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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-1"> ¤ Notre choix du soir. Mathilde Damoisel retrace, à travers ses figures emblématiques, près de deux siècles de combats pour l’émancipation des femmes (sur France 5 à 22 h 40).
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TV - « Simone, Louise, Olympe et les autres... »

Notre choix du soir. Mathilde Damoisel retrace, à travers ses figures emblématiques, près de deux siècles de combats pour l’émancipation des femmes (sur France 5 à 22 h 40).



Le Monde
 |    11.03.2018 à 18h00
    |

                            Philippe-Jean Catinchi








                        


Documentaire sur France 5 à 22 h 40



Durant la Grande Guerre, il ne fait pas bon être une institutrice syndiquée portant des vêtements masculins, féministe de surcroît. Et comme elle adhère au Comité international des femmes pour une paix permanente, Hélène Brion est suspecte. Bientôt suspendue, arrêtée pour propagande défaitiste, elle plaide la cause du féminisme, se jugeant iniquement poursuivie pour un délit politique puisqu’elle n’a pas les droits d’un citoyen dans une démocratie où le suffrage n’est universel qu’au masculin. Condamnée à trois ans de prison avec sursis, révoquée, elle va s’attacher à composer une Encyclopédie féministe dont elle reprend inlassablement l’index, découvrant que la seule identité concédée aux femmes tient dans leur prénom, le nom restant la marque d’une aliénation paternelle ou maritale.
Sans doute est-ce pour cela que Mathilde Damoisel n’a désigné les héroïnes phares de son documentaire sur l’histoire des féministes françaises que par leur prénom, Simone, Louise ou Olympe, remontant le temps, de l’auteure du Deuxième sexe (1949) à celle de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (1791).
Poids excessif des icônes
Ce parti pris a son revers. Si le long combat des femmes pour leur émancipation politique est rappelé, il s’appuie sur quelques figures célèbres (Olympe de Gouges donc, Flora Tristan, George Sand même, pourtant rétive à ce type de lutte collective, Louise Michel, plus tard Louise Weiss, Berty ­Albrecht, Simone de Beauvoir, ­Marie-Andrée Lagroua Weill-Hallé – curieusement mal orthographiée – Evelyne Sullerot ou Gisèle Halimi) plutôt que sur les champs qui ont nourri ces militantes : l’éducation, la science, la justice sociale et la représentation civique.
Et si l’on se réjouit de la place faite à Hubertine Auclert et à ses coups d’éclat médiatiques, pourquoi la préférer à Jeanne Deroin ou Désirée Gay, héroïnes de 1848, ou taire l’apport de la saint-simonienne Claire Démar ou des éducatrices Elisa Lemonnier et Marie Pape-Carpantier ? Ce souci d’établir un panthéon « grand public » a ses vertus aussi : Marguerite Durand et son quotidien féministe, La Fronde, lancé quand éclate l’affaire Dreyfus, ou Madeleine Pelletier, psychiatre qui revendique le bien-fondé de l’avortement, méritent mieux que l’oubli ; mais Marguerite Thibert, féministe et haut fonctionnaire internationale, dont Françoise Thébaud vient de livrer la Traversée du siècle (Belin, 2017) tout autant. Affaire de choix bien sûr.

   


Heureusement, le second volet, plus fluide, dissipe la plupart de ces réserves pour s’emparer d’une notion du collectif qui tempère le poids excessif des icônes. Même Beauvoir, très présente, l’est pour sa pensée bien plus que pour son parcours biographique ; et la fameuse cérémonie à l’Arc de triomphe, le 26 août 1970, où Monique Wittig, Christine Delphy, Anne Zelensky, Christiane Rochefort et quelques autres, devant la tombe du soldat inconnu, commémorent le 50e anniversaire du suffrage féminin américain en proclamant qu’« un homme sur deux est une femme », prend là toute sa force.
On regrettera toutefois que l’épopée s’arrête au début des années 1980, la piste proposée pour notre époque – la réinvention du féminisme par la lutte élargie contre toutes les discriminations – sonnant juste. De l’importance de ne pas conclure à tout prix quand il reste tant à faire.
Simone, Louise, Olympe et les autres : la grande histoire des féministes, de Mathilde Damoisel (Fr., 2 × 52 min).
Le second volet sera diffusé dimanche 18 mars à 22 h 35.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-2"> ¤ A voir aussi ce soir. Brett Morgen retrace le parcours de la primatologue en Tanzanie et rappelle ses découvertes primordiales (sur National Geographic à 20 h 45).
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TV – « Jane », mère adoptive des chimpanzés sauvages

A voir aussi ce soir. Brett Morgen retrace le parcours de la primatologue en Tanzanie et rappelle ses découvertes primordiales (sur National Geographic à 20 h 45).



Le Monde
 |    11.03.2018 à 17h45
    |

                            Louis Berthelot








                        


Documentaire sur National Geographic à 20 h 45

En avril 1957, le paléontologue britannique Louis Leakey organise des recherches sur les chimpanzés sauvages. Le but de l’étude est de mieux comprendre les modes de vie des premiers hommes à travers leurs lointains cousins. Afin d’observer les primates du parc national de Gombe Stream, dans le nord-ouest de la Tanzanie, il engage une secrétaire : Jane Goodall.
Agée de 26 ans, sans aucune formation ni diplôme scientifique, la jeune femme originaire de Bournemouth, en Angleterre, s’installe au milieu des primates. Elle est accompagnée par un cameraman, qui deviendra son mari quelques années plus tard, Hugo van Lawick. Les images d’archives, uniques, ont été tournées au cœur même de l’habitat des chimpanzés sauvages. Là où, en octobre 1960, Jane Goodall remarque l’un d’entre eux, occupé à arracher les feuilles d’une brindille pour en faire une longue tige, qu’il plonge dans une termitière, avant de la ressortir couverte d’insectes, qu’il engloutit aussitôt.
Soixante années d’observation
La découverte provoque une révolution au sein de la communauté scientifique. « Maintenant, nous de­vons redéfinir la notion d’homme, la notion d’outil, ou alors accepter le chimpanzé comme un être humain… », en conclura Louis Leakey. Le réalisateur Brett Morgen a choisi de donner la parole à Jane Goodall, 83 ans, afin qu’elle commente les images de ses missions à Gombe. Exercice auquel elle se plie volontiers, enrichissant le documentaire d’anecdotes tirées de ses soixante années d’observation et invitant à l’émerveillement devant les paysages grandioses de la Tanzanie. Sur une bande-son ­signée du compositeur Philip Glass, sa voix (et sa présence), non seulement rend plus vivante une narration chronologique plutôt lente, ­mais contribue aussi à l’égayer.

   


Le film, nommé aux British Academy Film Awards dans la catégorie « meilleur documentaire », souffre tout de même de l’absence d’un élément central dans la vie de Jane Goodall : son engagement pour la sauvegarde de la faune. Elle a créé le Jane Goodall Institute en 1977 et agit pour améliorer les conditions de vie des chimpanzés en captivité. Les rares instants consacrés à son combat pour l’environnement laissent un goût d’inachevé à ce portrait intime d’une femme d’exception.
Jane, de Brett Morgen (EU, 2018, 86 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-3"> ¤ Le journaliste et scénariste du comics « Black Panther », est revenu, lors du festival South by Southwest, sur sa participation à l’univers Marvel.
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Ta-Nehisi Coates : « Captain America est comme Barack Obama, il croit en l’idéal de l’Amérique »

Le journaliste et scénariste du comics « Black Panther », est revenu, lors du festival South by Southwest, sur sa participation à l’univers Marvel.



Le Monde
 |    11.03.2018 à 17h31
    |

            Pauline Croquet (Austin (États-Unis), envoyée spéciale)








                        


Journaliste et auteur à succès, Ta-Nehisi Coates est considéré comme l’un des penseurs afro-américains les plus influents de sa génération. Mais c’est sa contribution à l’univers des comic books — et plus particulièrement à Black Panther, dont l’adaptation au cinéma vient de dépasser le milliard de dollars de recettes — qui a été au cœur de son intervention au festival South by Southwest (SXSW), à Austin (Texas), samedi 10 mars.

Great conversation between The Atlantic’s Ta-Nehisi Coates and Jefferey Goldberg. #sxsw https://t.co/ZeIjSQzSjQ https://t.co/jUnqEUDtft— CurrencyTim (@Tim McAlpine)


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Devant plusieurs centaines de personnes, il s’est exprimé sur sa décision d’accepter d’écrire, pour Marvel, une partie des prochains épisodes de la célèbre franchise Captain America. Pourtant, Ta-Nehisi Coates le reconnaît : dans sa jeunesse à Baltimore bercée par la figure de Malcolm X — « il était comme Jésus à la maison » — ce héros blanc ultra-patriote ne l’intéressait pas. « Captain America est comme Barack Obama, il croit en l’idéal de l’Amérique », affirme l’écrivain avant de préciser : « Soyons clairs, il ne s’agit ni de louanges ni de critiques. Il croit vraiment en cet idéal ».
C’est justement ce qui amuse l’auteur de Une colère noire, lettre à mon fils (Autrement, 2016), fervent critique politique de l’administration Trump, mais aussi un grand déçu de la présidence Obama. Écrire Captain America est une façon de s’attaquer à cet idéalisme américain :
« Quand tu écris des comic books, tu ne peux pas rester dans ton monde. »
« Bizarrement optimiste »
Quid de la politique d’écriture dans l’univers Marvel ? « Quand vous faites des bandes dessinées dans un endroit comme Marvel, vous prenez une histoire qui est déjà en cours. Pour l’écrire, vous devez faire toutes ces recherches historiques, vous devez lire tous ces autres bandes dessinées. » Une règle à laquelle l’auteur ne dérogera pas pour Captain America :
« Toute proposition que je ferai sera basée sur ce qui s’est passé avant. J’aime ce genre de chose. Je pense que c’est vraiment, vraiment cool. J’aime faire partie d’un plus grand arc et d’une histoire plus grande. »
Ta-Nehisi Coates n’a pas tari d’éloges sur Ryan Coogler, « le grand réalisateur » du film Black Panther. Cette adaptation sur grand écran a été en partie inspirée par le travail de M. Coates en tant que scénariste de la bande dessinée depuis 2016.
« Ryan Coogler a réussi quelque chose que l’on avait jamais vu. Regardez le casting qui regroupe des acteurs noirs venus du monde entier. C’est un message important pour la diaspora. »

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                « Black Panther » : le premier super-héros noir reprend du pouvoir dans la pop culture américaine



« Le racisme est un luxe »
Jeffrey Goldberg, son rédacteur en chef à l’hebdomadaire The Atlantic et l’animateur de la conférence, a bien tenté de revenir sur le sujet de sa venue — le journalisme à l’ère de Donald Trump — en demandant à l’auteur comment il percevait la couverture médiatique de l’actuelle présidence : « Je me sens bizarrement optimiste. Je vois beaucoup moins d’indécision concernant Trump qu’il n’y en a eu dans le passé ». Et de lui demander s’il était se sentait militant : « mon travail d’écrivain est différent. Celui d’un activiste est de convaincre les gens de s’engager, faire quelque chose. Ce n’est pas ce que je fais ».
À la fin de la conférence, Ta-Nahisi Coates s’est aussi exprimé sur le racisme, thème central de son œuvre. Jeffrey Goldberg lui a demandé ce qui pourrait y mettre fin :
« Une perte complète de la blancheur et de sa suite de privilèges. Une redistribution massive de la richesse. […] Le racisme est un luxe. Tant que vous pouvez vous le permettre, vous allez faire ce que vous pouvez pour le garder. Quand il devient trop coûteux de garder, le racisme devient inutile. »

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                Les intellectuels afro-américains en pleine bataille d’idées






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-4"> ¤ Il est avant tout traducteur assidu de la littérature anglo-saxonne qui l’éblouit  : Pynchon, Brautignan… Mais à ses heures perdues, il écrit pour lui. « La Dissipation » en est la preuve.
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édition abonné


Nicolas Richard, bricoleur de génie

Il est avant tout traducteur assidu de la littérature anglo-saxonne qui l’éblouit  : Pynchon, Brautignan… Mais à ses heures perdues, il écrit pour lui. « La Dissipation » en est la preuve.



Le Monde
 |    11.03.2018 à 09h00
    |

                            Florence Bouchy (Collaboratrice du "Monde des livres")








                        



                                


                            

A défaut d’être une règle, cela pourrait être un principe : pour faire le portrait d’un auteur, ne pas hésiter à commencer par la fin. Non pas ses funérailles, bien sûr, même si, dans La Dissipation, Nicolas Richard évoque la possibilité, pour un écrivain, d’être « débriefé juste après sa mort ». Mais les derniers mots qu’il vous glisse, l’air de rien, en quittant le pub où vous avez discuté de son nouveau roman, autour de quelques bières. En l’occurrence, celui que l’on connaissait surtout, jusque-là, pour son remarquable travail de traduction d’une littérature anglo-saxonne exigeante (depuis les poèmes de Richard Brautigan jusqu’aux romans de Thomas Pynchon, Harry Crews, Richard Powers ou Paul Beatty) formule chaleureusement la hâte qu’il a de lire l’article consacré à son livre, et se dit « très curieux de voir comment [on va] réussir à se dépatouiller avec tout ça ».
Jeu de miroirs et de mise en abyme
Simple formule de politesse ? Sans doute pas. Peu avant, Nicolas Richard a longuement développé son goût pour « l’écriture sur la littérature ». « Je suis amateur de critique littéraire, avait-il expliqué, c’est une discipline que j’adore. A chaque fois que je commence à lire un article, je m’intéresse à la façon dont il est bâti, je me mets à la place du journaliste pour savoir comment il a fait, quelle est l’ouverture, quelle est la clôture, comment il intègre les citations… C’est presque de l’espionnage industriel. » S’il y a quelque chose d’un peu troublant, dans l’idée d’écrire la critique d’un livre dont l’auteur décortique la critique, ce jeu de miroirs et de mise en abyme paraît assez approprié lorsqu’il s’agit d’évoquer une rencontre avec le traducteur de l’écrivain américain Thomas Pynchon, né en 1937, auteur postmoderne par excellence, notamment connu pour le soin qu’il met à se préserver des médias, depuis la parution de son premier livre, en 1963. Et d’autant plus que le traducteur,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-5"> ¤ Notre choix du soir. En Pologne où règne encore ce combustible, des scientifiques tentent de créer un charbon « bleu » moins polluant (sur Arte à 22 h 55).
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TV - « Vers un charbon propre ? »

Notre choix du soir. En Pologne où règne encore ce combustible, des scientifiques tentent de créer un charbon « bleu » moins polluant (sur Arte à 22 h 55).



Le Monde
 |    10.03.2018 à 18h00
    |

            Alain Constant








                        


Documentaire sur Arte à 22 h 55

   


Astucieusement bâti sur des images aériennes, des graphiques animés et des témoignages d’experts, Vers un charbon propre ?,de Claus U. Eckert, dresse une histoire de ce combustible miracle de la révolution industrielle. Et qui, en dépit de ses rejets polluants (240 millions de tonnes de CO2 dans l’atmosphère chaque année), demeure indispensable à beaucoup de pays. Concentrant son enquête sur l’Allemagne et la Pologne, avec une ­incursion du côté de Lens, dans le Pas-de-Calais, pour faire le point sur l’après-charbon en France, le réalisateur passe en revue les innovations technologiques visant à rendre plus « propre » le charbon sous toutes ses formes.
Depuis la fin des années 1990, l’Allemagne a investi environ 500 milliards d’euros dans les énergies renouvelables. Cependant, l’éolien et le photovoltaïque ne couvrant aujourd’hui que 69 % des besoins en électricité, le troisième pays producteur de lignite au monde (derrière la Russie et l’Australie) ne peut suspendre le fonctionnement de ses centrales à charbon, qui contribueraient au réchauffement de la planète et dont les climatologues allemands recommandent la fermeture d’ici quinze ans.
Un bar à oxygène à Cracovie
Si l’objectif semble difficile à réaliser, des initiatives permettent encore d’espérer. Dans l’est du pays par exemple, où des mines ont été fermées, un réseau d’une vingtaine de lacs artificiels étendus sur près de 40 km constitue une petite merveille de reconversion, dont le coût s’est tout de même élevé à 10 milliards d’euros.
La réalité est beaucoup moins rose chez le voisin polonais, où règnent les poêles à charbon, 90 % de la production électrique provenant encore de la houille. Ce n’est sans doute pas un hasard si seize des vingt villes européennes les plus polluées sont polonaises. A Cracovie, l’air est tellement vicié qu’un bar à oxygène, où les clients peuvent venir s’offrir un shoot pour une dizaine d’euros, fait un tabac.
A l’Institut de traitement chimique du charbon de Zabrze, des études sont menées pour éliminer les substances volatiles qui contiennent le plus de particules polluantes ; le charbon dit « bleu » obtenu étant moins polluant (mais deux fois plus cher) que le charbon classique.
Vers un charbon propre ?, de Claus U. Eckert (Allemagne, 2017, 52 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-6"> ¤ Longtemps marginal en France, le tatouage fait de plus en plus d’adeptes. Retour sur l’histoire plurielle de cet art, à l’occasion du Mondial du tatouage, à Paris.
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Le tatouage, un art primitif devenu populaire

Longtemps marginal en France, le tatouage fait de plus en plus d’adeptes. Retour sur l’histoire plurielle de cet art, à l’occasion du Mondial du tatouage, à Paris.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 15h37
 • Mis à jour le
11.03.2018 à 06h39
    |

            Romain Geoffroy et 
                                Rédaction Snapchat - Le Monde








                        



   


Le tatouage fait de plus en plus d’adeptes. Selon un sondage IFOP réalisé en novembre 2016 pour le Syndicat national des artistes tatoueurs auprès de 1 002 personnes, 14 % des Français ont déjà été tatoués. Chez les 18-24 ans, cette proportion atteint même 26 %.
A l’occasion du Mondial du tatouage, qui se tient jusqu’au dimanche 11 mars à la Grande Halle de la Villette, à Paris, retour sur l’histoire de cet art dont les origines sont multiples.
Cet article a été initialement publié dans l’édition « Discover » du Monde sur l’application Snapchat.
Ötzi, plus vieux tatoué connu
Vieux de plus de 5 300 ans (il serait né vers − 3 300 avant JC), l’« Homme des glaces », retrouvé en 1991 momifié à la frontière italo-autrichienne, portait 61 tatouages. Il s’agissait essentiellement de traits parallèles, dont la plus grande partie était sur le bas des jambes.

   


Ces tatouages (probablement faits pour soigner l’arthrose dont souffrait Ötzi) étaient faits par incisions, dans lesquelles on frottait du charbon de bois.
Le « tatau » polynésien, l’origine du mot
Le tatouage a été pratiqué dans toutes les régions du monde et à toutes les époques. L’origine du mot vient de Polynésie : le tatau y est une pratique ancestrale très importante qui pourrait remonter à – 1 300 ans avant JC.

   


Un rite durant lequel on coloriait sa peau lors des étapes importantes de la vie en utilisant des dents de requin et des os taillés. Il était aussi un marqueur social, car essentiellement pratiqué par les classes supérieures.
Au Japon, de l’outil punitif à l’interdiction
Durant l’époque d’Edo (1600-1868), l’irezumi (tatouage japonais) devient synonyme de punition : les criminels sont tatoués de force sur le bras ou sur le front.

   


Malgré son image négative dans la société, l’irezumi se développe et des Japonais se recouvrent tout le corps de dragons, de personnages et d’autres motifs. En 1872, les tatouages seront finalement interdits par le gouvernement. Ils seront à nouveau autorisés à partir de 1948, lors de l’occupation américaine.
En Europe, une pratique réappropriée par les marins
Le tatouage est interdit en Europe, en 787, par l’Eglise, car jugé comme un symbole païen. Dans l’Ancien Testament (Lévitique 19:28), on peut lire :
« Vous ne ferez point d’incision dans votre chair pour un mort, et vous n’imprimerez point de figures sur vous. Je suis l’Eternel. »
Le tatouage réapparaîtra cependant au XVIIIe siècle, après que des marins européens de retour de Polynésie s’approprient la pratique.
En Russie, un CV criminel sur la peau
En Union soviétique (dès 1922), le tatouage devient central dans les prisons et goulags. Par un système très codifié, les prisonniers se gravent leur parcours criminel sur la peau.

   


Les motifs et le nombre de tatouages donnent des indices sur la raison de leur séjour derrière les barreaux et instaurent une sorte de hiérarchie en prison. Les autorités soviétiques ayant commencé à déchiffrer certains symboles à partir des années 1960, le tatouage peut aussi trahir celui qui a la peau encrée.
1891 : invention de la machine à tatouer électrique
Le tatoueur américain Samuel O’Reilly est le premier inventeur d’une machine à tatouer électrique. Il s’inspire du stylo électrique, créé quelques années plus tôt par Thomas Edison, auquel il ajoute des aiguilles et un tube permettant d’insérer de l’encre dans la peau.

   


L’apparition du dermographe révolutionne l’art du tatouage, permettant d’aller beaucoup plus vite et de développer de nouvelles techniques.
De l’image du mauvais garçon à la pop culture
Si l’art et la technique évoluent, le tatouage reste jusqu’aux années 1980 une pratique underground. Aux Etats-Unis comme en Europe, il est souvent associé aux « mauvais garçons », aux gangs, mais aussi au rock, au punk puis au rap.

   


Mais les stars de la musique vont lui donner une image « cool » qui le fera entrer dans la pop culture.

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                Japonais, hyperréaliste, tribal ou old school... l’essor sans fin du tatouage



La question inévitable de la douleur
Difficile de séparer tatouage et douleur. Mais selon la partie du corps à tatouer, les aiguilles pénétrant la peau peuvent être plus ou moins désagréables.

   


Si vous êtes sensible, mieux vaut donc éviter de demander un dragon sur le pied.
Regrets et détatouage
On peut se lasser de son tatouage ou le trouver gênant dans le monde du travail… L’augmentation du nombre de tatoués s’accompagne donc d’une hausse des détatouages.

   


Le détatouage au laser, pratiqué par les dermatologues, permet de casser les billes d’encre sous la peau. Cela peut être long, douloureux et pas toujours complètement efficace. En France, il n’est pas remboursé par la Sécurité sociale.

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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-7"> ¤ Analyse. Cette répartition entre divertissement mondialisé et galéjade nationale n’est pas que française, relève le journaliste du « Monde », Jacques Mandelbaum.
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Cinéma : super-héros planétaires et infra-héros nationaux se partagent le haut de l’affiche

Analyse. Cette répartition entre divertissement mondialisé et galéjade nationale n’est pas que française, relève le journaliste du « Monde », Jacques Mandelbaum.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 12h39
 • Mis à jour le
11.03.2018 à 13h38
    |

            Jacques Mandelbaum








                        



                                


                            

Analyse. Connaissez-vous beaucoup de films qui, en l’espace de cinq jours, rassemblent 2 millions de spectateurs dans les salles françaises ? C’est ce qui s’est produit avec La Ch’tite Famille, sixième long-métrage de Dany Boon, sorti mercredi 28 février, qui fait une entrée en fanfare en tête du box-office. Il s’ajoute à l’autre « phénomène » national de ce début 2018, Les Tuche (troisième du nom), d’Olivier Baroux, qui agrège 5 millions de spectateurs en cinquième semaine d’exploitation.
Face à ce tandem français typé, un autre prodige, hollywoodien et globalisé celui-ci, domine la partie, avec 2 400 000 entrées en troisième semaine d’exploitation. On a évidemment nommé Black Panther, de Ryan Coogler, qui engrange à ce jour la somme faramineuse de 800 millions de dollars (650 millions d’euros) dans le monde. Le succès rencontré par ces films, qui se joue dans un cas à l’échelle planétaire, dans les autres sur la scène nationale, est incommensurable. Il n’en reste pas moins intéressant à souligner, tant le cinéma y apparaît comme un bon marqueur du découplage qui caractérise le phénomène de la mondialisation.
Menace hégémonique de Disney
L’affaire n’est pas nouvelle. Voilà beau temps que blockbusters hollywoodiens et comédies françaises se partagent le haut de l’affiche du box-office national. Cette répartition entre divertissement mondialisé, dont Hollywood se pose en maître absolu, et galéjade nationale, localement plébiscitée mais plus ou moins inexportable, n’est pas que française. On retrouve ce schéma à peu près partout en Europe.
Chez nous, sans surprise, la confrontation oppose au sommet mythologie planétaire et légende gauloise, esprit d’aventure et irréductibilité du terroir, rêve de grandeur universelle et passion du particularisme. Jacques Tati, génie hors sol, l’avait vu très tôt, en incarnant, dès Jour de fête (1949), un facteur berrichon qui, sous la double influence...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-8"> ¤ Pour créer les décors du film, la décoratrice Hannah Beachler a croisé des éléments d’architecture africaine à des références futuristes.
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Comment le film « Black Panther » rebâtit l’Afrique

Pour créer les décors du film, la décoratrice Hannah Beachler a croisé des éléments d’architecture africaine à des références futuristes.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
11.03.2018 à 08h55
    |

            Marc-Olivier Bherer








                        



                                


                            

Au creux de montagnes verdoyantes, une ville s’élève. Son architecture est difficile à identifier et si l’homme a laissé une profonde empreinte, hérissant le paysage de gratte-ciel, il s’est aussi entouré d’arbres. Une oasis plutôt qu’une jungle urbaine, c’est ainsi que l’on pourrait décrire la capitale du royaume africain du Wakanda, Golden City. Ici règne le prince T’Challa, alias Black Panther, superhéros du film du même nom réalisé par Ryan Coogler, véritable phénomène de société aux Etats-Unis et au-delà. En mettant en scène quasi uniquement des acteurs à la peau noire, l’œuvre casse les codes jusque-là en vigueur à Hollywood, où les Afro-Américains sont souvent cantonnés à des rôles de voyous ou de subalternes.
Ici, c’est tout le contraire. L’homme et la femme noirs en imposent à l’homme blanc. Leur ville est à l’image de la civilisation qu’ils ont construite : résolument africaine, technologiquement avancée et harmonieuse, à l’opposé des « shithole countries » (« pays de merde »), ainsi que Donald Trump aurait qualifié les pays d’Afrique, Haïti et le Salvador. Le film invente une nation africaine qui aurait échappé à l’esclavage grâce au vibranium, un métal aux propriétés extraordinaires. Pour faire vivre ce monde fantastique, la chef décoratrice Hannah Beachler a dû inventer tout un univers. « Le défi était d’imaginer une vision futuriste de l’Afrique. Qu’est-ce que les Africains auraient fait s’ils avaient gardé le contrôle de leur culture, s’ils n’avaient pas été colonisés ? Comment leurs cultures se seraient-elles entremêlées ? », ­explique-t-elle au magazine Wired.
L’horizon urbain qu’elle déploie associe différentes références à l’architecture du continent noir. Les tours du palais royal, qui figure au premier plan, sont hérissées de poutres. Elles évoquent ainsi la ville de Tombouctou, au Mali, où certaines des mosquées construites aux XIVe et XVe siècles sont faites de briques de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-9"> ¤ Dans sa chronique, Frédéric Potet, journaliste au « Monde », raconte sa rencontre avec le dresseur de fauves du cirque Pinder, à l’heure où les associations de défense du bien-être animal dénoncent les pratiques ayant cours, selon elles, dans le milieu circassien.
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« Des coups de griffes, le dompteur de fauves Frédéric Edelstein en a essuyé quelques-uns »

Dans sa chronique, Frédéric Potet, journaliste au « Monde », raconte sa rencontre avec le dresseur de fauves du cirque Pinder, à l’heure où les associations de défense du bien-être animal dénoncent les pratiques ayant cours, selon elles, dans le milieu circassien.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 10h58
    |

            Frédéric Potet








                        



                                


                            
Chronique. Né à Lyon sous le signe du lion, élevé par un père administrateur de plusieurs cirques traditionnels (Bouglione, Amar, Cirque d’hiver, Pinder), Frédéric Edelstein ne pouvait pas échapper à son destin : devenir dompteur. De fauves, s’entend. Sous le chapiteau rouge et or du cirque Pinder, l’homme présente actuellement un numéro de dressage au milieu de douze lions blancs : deux mâles et dix femelles qu’il fait parader nonchalamment sur la piste, sauter d’un tabouret à l’autre, et marcher debout, dressés sur les pattes arrière. En guise de final, les mammifères se couchent sur le corps du dresseur, allongé sur la sciure.

Le baiser, que celui-ci a l’habitude de poser sur le museau de la lionne la plus proche est donné avec une énergie appuyée, ces derniers temps. Comme un message envoyé à destination des associations de défense du bien-être animal qui, ces derniers mois, ont pris la parole dans les médias et les réseaux sociaux pour dénoncer les pratiques ayant cours, selon elles, dans le milieu du cirque. Coups de bâton, privations, punitions, mutilations… Le doute s’est installé chez ceux qui allaient jusque-là au cirque le cœur léger, gourmands de strass et de paillettes, sans se demander si les animaux présentés pouvaient être maltraités. Et si les cages, dans lesquelles sont enfermées les bêtes sauvages une grande partie de la journée, étaient devenues intolérables pour nos sociétés éprises de justice ?
Dix fois, vingt fois au cours des deux heures que nous passerons ensemble, Frédéric Edelstein répétera qu’il n’a jamais brutalisé un animal de sa vie, aussi féroce que soit un carnivore de 300 kg aux canines acérées. Le dresseur préfère parler d’« exploit », d’un « lien incroyable avec un animal dangereux », d’une relation faite de « respect réciproque ». D’« amour » aussi, finit-il par lâcher. Il faudrait être une petite souris et s’introduire dans les séances d’entraînement pour...




                        

                        


<article-nb="2018/03/11/19-10">
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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-10"> ¤ Le spectacle des Enfoirés a attiré 9,7 millions de téléspectateurs sur TF1 vendredi, soit 45,2 % de part d’audience, réalisant un des plus mauvais scores de ces dernières années dans un contexte tendu avec Canal Plus.
<filname="PROF-0,2-3246,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Télévision : Les Enfoirés réalisent leur plus mauvaise audience depuis 2000

Le spectacle des Enfoirés a attiré 9,7 millions de téléspectateurs sur TF1 vendredi, soit 45,2 % de part d’audience, réalisant un des plus mauvais scores de ces dernières années dans un contexte tendu avec Canal Plus.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 10h45
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 13h34
   





                        


Diffusé vendredi 9 mars sur TF1, le spectacle des Enfoirés a réalisé, pour la première fois depuis 2000, une audience inférieure à 10 millions de téléspectateurs.
Un coup dur pour TF1, qui réalise habituellement avec ce spectacle la meilleure audience de l’année (hors rencontres sportives), selon les chiffres de Médiamétrie.


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Les Enfoirés n'avaient pas réalisé pareille audience depuis le spectacle de l'an 2000 et ses 8 millions de téléspectateurs.
Nombre de télespectateurs ayant regardé en direct la soirée des Enfoirées. Ces chiffres d'audience ne prennent pas en compte les visionnages en replay (J+7).

Source : Médiamétrie



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« Echec » à relativiser
La chaîne réalise cependant le meilleur score depuis le début de l’année et était loin devant ses concurrentes vendredi soir : France 2 a attiré 2,9 millions avec son téléfilm Lanester, tandis que M6 séduisait 2 millions de téléspectateurs avec la série Mac Gyver.
Par ailleurs, il est possible que les récentes tensions entre TF1 et Canal+ aient participé à ce score inhabituel : Canal+ avait coupé le signal de TF1 pour ses abonnés le 1er mars, à la suite d’un différend commercial. Le groupe de télévision payante, avait cependant annoncé, vendredi 9 mars, qu’il allait rétablir la retransmission de TF1 à tous ses abonnés, à l’occasion de l’émission des « Enfoirés ».
Canal+, qui avait coupé le signal de TF1 à quasiment 6 millions de clients, avait déjà rétabli la transmission de TF1, mercredi 7 mars pour 3,7 millions de foyers satellites. La chaîne avait pris cette décision après un communiqué du ministère de la culture lui intimant de remettre en place le signal chez les 1,5 million de foyers TNT Sat installés dans des zones où le satellite est le seul moyen de recevoir la télévision.

        Lire aussi :
         

                Canal+ rétablit la diffusion de TF1 sur les offres satellite



Hommage à Johnny Hallyday
Coup d’envoi de la 33e campagne des Restos du Cœur, le spectacle des Enfoirés, enregistré au Zénith de Strasbourg, proposait à l’affiche 33 artistes, d’Amir à Zazie, en passant par Jean-Louis Aubert, Bénabar, Patrick Bruel, Nicolas Canteloup, Julien Clerc, Marc Lavoine, MC Solaar, Michaël Youn et Marie-Agnès Gillot, Etoile du Ballet de l’Opéra de Paris.
Un hommage y a été rendu à Johnny Hallyday, l’un des tout premiers Enfoirés, au côté de Coluche lors de la tournée inaugurale en 1989, quatre ans après la création des Restos du Cœur.
Le double CD et le DVD « Enfoirés 2018 : Musique ! », avec l’intégralité du concert et de nombreux bonus, seront mis en vente au profit des Restos du Cœur. Chaque vente assurera à l’association la distribution de dix-sept repas. L’an dernier, les fonds recueillis ont permis de distribuer 15 millions de repas.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-11"> ¤ Aux Feux de la rampe, Estelle Danière évoque en chansons et en danse la vie d’une meneuse de revue.
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« Passage en revue », tendre hommage au music-hall

Aux Feux de la rampe, Estelle Danière évoque en chansons et en danse la vie d’une meneuse de revue.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 10h16
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 11h29
    |

            Sylvain Siclier








                        



                                


                            

SPECTACLE
Derrière un rideau de fils, se détache la silhouette d’Estelle Danière, de profil, agrandie par le port d’un chapeau, des chaussures à hauts talons. Sur une petite estrade installée sur la scène du théâtre parisien Les Feux de la rampe, elle chante Folies Bergère. Une adaptation par le musicien et metteur en scène Flannan Obé de l’une des chansons les plus connues de la comédie musicale Nine écrite par Maury Yeston. Une chanson évocation de la salle située à quelques mètres, où Estelle Danière a été meneuse de revue à la fin des années 1980 jusqu’au début des années 1990, par laquelle débute le spectacle Passage en revue, conçu par Estelle Danière et Flannan Obé (mise en scène).
Entre chansons et intermèdes parlés, Estelle Danière, accompagnée par le pianiste Patrick Laviosa rend à la fois hommage au monde du music-hall, au répertoire chanté par celle qui fut l’une de ses « reines » dit-elle, Zizi Jeanmaire, à des airs tirés du répertoire et raconte un parcours. Le sien, de danseuse et chanteuse, de femme artiste avec des espoirs et des déceptions, de femme amoureuse, avec d’autres joies, d’autres peines.
A mi-parcours, le récit-tour de chant devient plus personnel
Monologues, dialogues parfois avec Patrick Laviosa et chansons se répondent dans une construction bien menée. Voici la jeune Estelle, tremblante, pour sa première descente des marches des Folies Bergère, qui peuvent accueillir à peine un demi-pied, après Quand ça balance, les avances des hommes, pas toujours de première fraîcheur, qui font miroiter des bijoux à La Croqueuse de diamants, les rencontres avec Toto l’aristo. Les coulisses, où l’on s’amuse, on flirte, la chute sur la grande passerelle. Bonne idée, elle ne chante pas le Truc en plume de Zizi Jeanmaire qui serait venu trop appuyer ce qui constitue une première partie du spectacle.
A mi-parcours, le récit-tour de chant devient plus...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-12"> ¤ Grâce aux réductions d’impôts prévues dans la loi Aillagon de 2003, les fondations d’entreprise se multiplient.
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La défiscalisation a permis aux Galeries Lafayette de créer un nouveau lieu consacré à l’art contemporain à Paris

Grâce aux réductions d’impôts prévues dans la loi Aillagon de 2003, les fondations d’entreprise se multiplient.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 09h41
    |

            Nicole Vulser








                        



                                


                            

« Il y a eu un avant et un après la loi Aillagon [de 2003]. Sans cette loi sur le mécénat, Lafayette anticipations n’aurait pas été possible », déclare Guillaume Houzé, président de la fondation d’entreprise des Galeries Lafayette. Après cinq ans de gestation, ce nouveau lieu réservé à l’art contemporain, magnifiquement dessiné par le Néerlandais Rem Koolhaas, ouvre au public, samedi 10 mars, en plein cœur du Marais, à Paris. Avec une particularité : la place importante faite aux artistes, pour qu’ils réalisent in situ les œuvres destinées à être exposées.
L’éclosion des fondations d’entreprises consacrées à l’art contemporain en France – comme Cartier, le pionnier, Ricard, Yves Rocher et bientôt Emerige et Carmignac… – est étroitement corrélée à la loi sur le mécénat, qui a permis de multiplier par deux le montant des défiscalisations pour les entreprises. L’Admical, une association qui développe le mécénat, rappelle que la réduction d’impôt est de 60 % du montant des versements de dons des entreprises mécènes dans la limite de 0,5 % de leur chiffre d’affaires hors taxes. L’organisation d’expositions, l’acquisition d’œuvres d’art et la construction du bâtiment d’une fondation d’entreprise peuvent, sous certaines conditions, bénéficier de crédits d’impôts.

Pour les Galeries Lafayette, deux structures distinctes ont été mises en place : la fondation d’entreprise Lafayette anticipations, qui bénéficiera d’un budget quinquennal de fonctionnement de 21 millions d’euros, dont 60 % seront défiscalisés, et le fonds de dotation Famille Moulin, qui abrite une collection de 300 œuvres d’art et la mettra à la disposition de la fondation.
« Toutes les causes d’intérêt général »
« Si j’avais fait une loi réservée au mécénat culturel, estime Jean-Jacques Aillagon, ancien ministre de la culture de Jacques Chirac et conseiller culturel de François Pinault, le fondateur de Kering, ce ne serait jamais passé. La loi...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-13"> ¤ En écrivant « Homo sapienne », qui traite d’identité sexuelle et de violence sociale, Niviaq Korneliussen s’attendait à choquer les Inuits. Mais pas à signer un best-seller.
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Histoire d’un livre. Abattre les tabous groenlandais

En écrivant « Homo sapienne », qui traite d’identité sexuelle et de violence sociale, Niviaq Korneliussen s’attendait à choquer les Inuits. Mais pas à signer un best-seller.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 09h00
    |

            Anne Pélouas (Montréal, correspondance)








                        



                                


                            
Homo sapienne, de Niviaq Korneliussen, traduit du danois par Inès Jorgensen, La Peuplade, 232 p., 21 €.

Niviaq Korneliussen affirme avoir écrit son roman de près de 200 pages en quelques semaines, comme poussée par une urgente volonté de libération de la parole. Quelques mois plus tôt, en 2012, cette Inuite, née en 1990 à Nanortalik, un village groenlandais de 1 500 habitants, qui écrivait pour « [s’]évader du quotidien, rompre l’isolement », avait gagné un concours de nouvelles organisé par la maison d’édition locale Milik – celle-là même qui publierait Homo sapienne en 2014. L’œuvre primée, « San Francisco », mettait déjà en scène les cinq personnages du roman à venir : deux lesbiennes, un gay, une bisexuelle et une transsexuelle.
Abordées clairement et avec un point de vue affirmé, les questions d’identité sexuelle mais aussi d’identité nationale et d’indépendance du Groenland, « pays constitutif » du royaume du Danemark, sont au cœur du roman. Si Niviaq Korneliussen se réclame à cet égard d’un « mouvement d’indépendance nationale qui est très fort aujourd’hui », c’est pour mieux critiquer « ceux qui pensent qu’elle résoudrait tous leurs problèmes, dont celui de la violence. Ce n’est pas le cas. On doit faire cela lentement, posément, en restant ouvert sur le monde, sans couper les ponts avec le Danemark », dit-elle quand on la rencontre à Montréal cet automne, durant la promotion québécoise de son livre.
« J’ai même reçu des menaces »
Quand Homo sapienne paraît, l’auteure a 24 ans et vit à Nuuk, la petite capitale de la grande île arctique. « L’accueil a d’abord été mitigé. J’ai même reçu des menaces, se souvient l’écrivaine, parce que je critiquais beaucoup de choses du Groenland et que je parlais de sexualité, un tabou dans une société qui reste traditionnelle et très masculine. Mais j’y étais préparée. »
Homo...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-14"> ¤ Pour son deuxième concert complet à l’AccorHotels Arena de Paris, le 9 mars, le duo formé par Kool Shen et JoeyStarr a rendu hommage à la culture hip-hop.
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Le groupe NTM en concert à Paris : juste suprême

Pour son deuxième concert complet à l’AccorHotels Arena de Paris, le 9 mars, le duo formé par Kool Shen et JoeyStarr a rendu hommage à la culture hip-hop.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 08h01
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 10h47
    |

                            Stéphanie Binet








                        



   


« Combien étaient là en 1983 quand on a commencé ? », demande JoeyStarr pour le deuxième concert parisien complet de sa formation, NTM, avant que son complice Kool Shen lui réponde en faisant une brève histoire de leurs parcours dans le graffiti, le breakdance et le rap. « A l’époque, on a appelé ça le hip-hop, une contre-culture. Ils pensaient que c’était une mode, que ça allait durer 2 mois, 2 ans… Ça fait 35 ans et on est encore là. »
Depuis, des concerts de rap français comme américain se sont, en effet, succédé à l’AccorHotels Arena de Paris, anciennement Palais Omnisports de Bercy, avec plus ou moins de bonheur. Vendredi 9 mars, les Suprême NTM ont certainement donné le meilleur show du genre dans cette salle, rendant hommage à leur culture tout entière, du graffiti aux danses hip-hop, et en faisant monter sur scène les meilleurs plumes de cette expression qui a dépoussiéré la langue française, dépassant les limites de leur seul cercle pour partager la scène le temps de That’s my people avec le poète du collectif Time Bomb, Oxmo Puccino et le Marseillais, Le Rat Luciano.
Après cinq Bercy complets en 2008, plus aucun nouveau morceau du groupe depuis bien plus longtemps, les aficionados du hip-hop français attendaient peu de ces énièmes concerts parisiens. Sauf que « le live, c’est l’ADN de NTM », fanfaronne JoeyStarr après seulement deux morceaux, On est encore là et Qu’est-ce qu’on attend pour foutre le feu ?. En phase avec leur époque, les deux vétérans, « un siècle à eux deux », ont fait appel à l’équipe de Jeremie Lippman, qui avait déjà mis en scène JoeyStarr pour Eloquence à l’Assemblée au théâtre de l’Atelier, afin de retranscrire visuellement leurs classiques. Une réussite, et en toute simplicité.
Famille musicale
Chacun perché sur un chiffre, le 9 pour Pone, le 3 pour R-Ash, les DJ, véritables musiciens de cette soirée sont mis sur un piédestal, à leur juste place. Des écrans vidéo forment les lettres NTM, et diffusent le décor urbain de cette culture. Plus besoin comme en 2008 de faire venir une rame de métro pour Paris sous les Bombes, les écrans entraînent le public dans les souterrains, terrain de jeux des taggeurs. Sans se laisser écraser par une scénographie trop présente, les NTM ont surtout fait jouer le collectif et fait appel à leur famille pour réussir leur retour.

        A vous de jouer :
         

          NTM fête ses 30 ans : testez vos connaissances sur le duo mythique du rap français



Déjà, en première partie, les fils de JoeyStarr et de Kool Shen accompagnaient sur scène le rappeur, Sofiane. Le frère du premier, DJ Morvilous ouvrait la soirée avec sa fédération française de B.A.G.A.R.R.E, mêlant tambours gwo ka et fusion hip-hop rock. Quant à la famille musicale, elle est là au complet. Encore plus frais que les NTM, les Raggasonic brillent sur Aiguisés comme une lame. Jaeyez du groupe Afro Jazz n’a pas pris une ride sur le très sombre, C’est arrivé près de chez vous. Busta Flex, Lord Kossity, Zoxea des Sages Poètes de la Rue, Nathy Boss de Caribbean Dandee ont égrené ces deux heures de concert, avec assez de temps de respiration pour ménager les deux bêtes de scène. Le Seine-Saint-Denis Style a toujours la formule secrète, comme le rappaient à leurs débuts sur l’antenne de Radio Nova, JoeyStarr et Kool Shen en compagnie d’Assassin.
Le 10 mars à l’AccorHotels Arena de Paris, en tournée à partir du 8 avril.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-15"> ¤ Pour son troisième film en tant que réalisatrice, Sophie Marceau s’essaye au récit fantaisiste.
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« Madame Mills, une voisine si parfaite » : une comédie sans ressort

Pour son troisième film en tant que réalisatrice, Sophie Marceau s’essaye au récit fantaisiste.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 07h49
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 10h45
    |

            Isabelle Regnier








                        



   


L’avis du « Monde » – On peut éviter
Troisième incursion de Sophie Marceau derrière la caméra après Parlez-moi d’amour (2002) et La Disparue de Deauville (2007), Madame Mills marque ses débuts dans la comédie. L’actrice-réalisatrice s’y met en scène dans le rôle d’Hélène, une femme à qui l’on est bien en peine de donner un âge tant son visage a été lavé de toute aspérité, et qu’elle a omis par ailleurs de doter d’une véritable personnalité. Héritière d’une maison d’édition spécialisée dans des romans de gare qui peinent de plus en plus à trouver un public, Hélène n’a pas de famille, pas d’amant, pas d’ami, pas de vie sociale. Elle vit par procuration à travers les fantasmes que lui inspirent ces histoires surannées. Jusqu’au jour où un hurluberlu interprété par Pierre Richard, vieil escroc travesti en américaine farfelue (la Madame Mills du titre), s’installe dans l’appartement voisin du sien et chamboule son existence.
Le récit se veut fantaisiste, mais faute de savoir-faire, il est surtout indigeste. Voire indigent. Pourquoi Hélène n’a pas de vie ? Pourquoi aime-t-elle tant ces récits à l’eau de rose ? Pourquoi tient-elle à les publier contre vents et marées ? Pourquoi le personnage de Pierre Richard a-t-il besoin de se déguiser en femme pour l’approcher ? Pourquoi Hélène s’entiche-t-elle de cette ridicule Madame Mills, pourquoi l’appointe-t-elle égérie de sa maison d’édition ? Pourquoi Madame Mills devient-elle du jour au lendemain la coqueluche des médias, et pourquoi décide-t-elle de « récupérer sa paire de couilles » ? À toutes ces questions, une seule et même réponse : mystère et boule de gomme.
Agrippée à son vieil acteur dont elle n’arrive à tirer que de grossières clowneries, à son scénario maladroitement inspiré des comédies à l’ancienne de Philippe de Broca, et plus encore à son désir de maintenir intacte l’image d’égérie bobo qu’elle a si bien incarné, de La Boum (1980) jusqu’à LOL (2009) en passant par L’Étudiante (1988), Sophie Marceau perd son spectateur en route. Si toutefois on accepte de voir le film comme un autoportrait à deux faces – face A : la femme qui s’accroche pathétiquement à un âge d’or révolu, face B : l’escroc qui a lâché prise et a décidé de s’amuser – il en devient assez touchant.
Film français de Sophie Marceau. Avec Sophie Marceau, Pierre Richard, Nicolas Vaude (1h28)



                            


                        

                        


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Compte rendu

L’autodérision radicale du dessinateur algérien Salim Zerrouki

Installé à Tunis, Salim Zerrouki fait paraître une première bande dessinée où il se moque crûment des travers des sociétés maghrébines.

Frédéric Bobin (Tunis, correspondant)
    



LE MONDE
              datetime="2018-03-10T06:30:50+01:00"

        Le 10.03.2018 à 06h30






                        

Crédits : NICOLAS FAUQUE / WWW.IMAGESD


                    LETTRE DE TUNIS

C’est un jeu de massacre et Salim Zerrouki l’assume, rire espiègle. Il sait qu’il va choquer, qu’il pousse le crayon très loin. Le procès en « haine de soi », il s’y attend mais n’en a cure. Car l’humour qu’il pratique, l’autodérision, est après tout une affaire universellement partagée. Sauf qu’il trempe, lui, sa plume dans un tonneau de harissa au moindre trait.
Algérien installé à Tunis depuis une grosse décennie, Salim Zerrouki s’apprête à publier le 15 mars une bande dessinée – son premier album – moquant crûment les travers des siens, les Arabes : 100 % bled. Comment se débarrasser de nous pour un monde meilleur (coédition Lallah Hadria Editions et Encre de nuit).
C’est âpre, dur, cruel. Au départ, il se gausse bien sûr du fantasme des arabophobes de tout poil rêvant d’un tel « débarras ». Mais Salim Zerrouki n’a pas de temps à perdre avec ces gens-là. Ce qui l’intéresse, c’est bel et bien l’autocritique, la raillerie de soi, l’introspection à la serpe. Gaillard à la taille de basketteur, ce diplômé des Beaux-Arts d’Alger passé par la publicité a du toupet à revendre. Après la révolution tunisienne de 2011, il avait déjà affronté les « barbus » en plein essor à coups de caricatures sur son blog et sa page Facebook. Alors, les Arabes, c’est-à-dire lui-même…
« On ne se remet jamais en cause »
Tout a commencé en 2015 quand il assiste au grand rendez-vous international des publicitaires à Cannes (Alpes-Maritimes). C’est un choc : « Tout était propre, nickel, beau. » Une douleur soudain : « Ça fait mal de voir que l’on recule alors que le reste de l’humanité avance. » Ce qu’il ne souffre plus, c’est la fierté mal placée des siens. « Il y a en marre de se voiler la face, tempête-t-il. On ne se remet jamais en cause. Tous nos malheurs viennent de l’extérieur, c’est l’Occident qui nous veut du mal. Or ce qui se passe chez nous, c’est d’abord notre responsabilité. »
Alors,...



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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-17"> ¤ Le sermon, le pamphlet, le « caractère » font florès sur les réseaux sociaux. Ne sommes-nous pas entrés dans une nouvelle ère classique ?
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Le youtubeur Norman, héritier de La Bruyère

Le sermon, le pamphlet, le « caractère » font florès sur les réseaux sociaux. Ne sommes-nous pas entrés dans une nouvelle ère classique ?



Le Monde
 |    10.03.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 10h58
    |

                            Eric Loret








                        



                                


                            
Des difficultés de la presse et de l’édition, on déduit assez souvent que la lecture est en péril. La célèbre publicité pour les cours d’écriture de l’Américain James Patterson nous invite d’ailleurs para­doxalement à cesser cette activité obsolète pour nous mettre à écrire : « Stop reading this. Start writing. » Un minimum de bon sens et d’observation nous souffle pourtant qu’on n’a pas cessé de lire, mais que la place de l’écrit et de l’écrivain a été, comme on dit, réassignée : peut-être que l’on achète moins de livres et de journaux, mais la plupart d’entre nous lisons et aussi produisons de l’écrit en timeline, sur Twitter, sur ­Facebook, et nous lisons et produisons (certes moins) des images fixes ou animées, sur ­YouTube, en stories sur Instagram ou Snapchat, etc.
Car « lire », ce n’est pas seulement abouter des lettres pour déchiffrer des mots, c’est surtout savoir interpréter. Or, quand on regarde le genre de « textes » que sont les stories, dont la réussite repose sur un habile contrepoint de l’écrit et de l’image, on se dit que la lecture n’est vraiment pas en reste, ni l’inventivité en péril. Et qu’on est passé d’un système légitimant des « auteurs » (qui sont, comme leur nom l’indique, « autorisés ») à une société où il n’est plus illégitime (ni non plus légitime) pour personne d’écrire et de créer.
Fabrique du sens
Parallèlement, on entend dire que la littérature est morte, mais on sait par ailleurs que cette plainte date du milieu du XIXe siècle et de l’industrialisation de l’édition. Rien de neuf dans le déclinisme, donc. Ce qui a changé peut-être, enrevanche, c’est que, comme l’a analysé Alexandre Geffen dans son essai Réparer le monde (Le Monde du 29 décembre 2017), les lecteurs du XXIe siècle attendent surtout désormais que la « réparation » apportée par la fiction soit un soin direct, un pansement, et non plus un travail. Depuis deux siècles, ce qui portait le nom...




                        

                        


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Banlieue, croisade anti-IVG et puritanisme hollywoodien : nos idées de replays

Chaque samedi, « La Matinale du Monde » vous propose des programmes à voir ou à écouter en différé.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 06h29
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 06h51
   





                        



   


LES CHOIX DE LA MATINALE
Le regard de quatre femmes sur les quartiers en Seine-Saint-Denis dont elles sont originaires, une enquête sur les mouvements anti-avortement en Europe et un documentaire sur le tabou de la sexualité à Hollywood. Voici notre sélection hebdomadaire de replays.
« Le Parcours des combattantes »



Tishou, Laëtitia, Sylvie et Nadia ont grandi dans des cités en Seine-Saint-Denis. Ces filles du « 9-3 » ont eu à se battre dans un environnement violent et dominé par les hommes. Vingt ans ont passé. Elles sont aujourd’hui chorégraphe, écrivaine, réalisatrice et militantes. Et elles sont revenues au pied des immeubles où elles ont passé leur jeunesse pour raconter leur parcours à Olivier Delacroix.
Le documentariste et animateur possède une réelle qualité d’écoute et d’attention aux autres. Il l’exerce, ici, avec quatre personnes de caractère qui ont parfois été poussées à cacher leur féminité sous des vêtements et des attitudes masculines. Et qui, bien que vivant désormais dans Paris ou dans des communes voisines plus calmes, n’ont au fond jamais vraiment quitté le quartier de leur enfance.
Mais l’atmosphère d’entraide et de solidarité qu’elles ont connue malgré la pauvreté, a laissé la place au repli sur soi et à un islamisme radical dont s’inquiète Nadia. « Je ne veux pas que nos enfants nous demandent plus tard : qu’avez-vous fait pour nous protéger ? », confie la jeune femme qui a fondé l’association la Brigade des mères pour lutter contre la radicalisation des jeunes. Son témoignage, comme ceux de Tishou, de Laëtitia et de Sylvie, résonne comme un message d’espoir. Louis Berthelot
« Le Parcours des combattantes », d’Olivier Delacroix et Katia Maksym (France, 2018, 73 min). Sur France.tv
« Avortement, les croisés contre-attaquent »

« Les anti-avortement sont repartis en guerre », prévient la voix off. En Europe, en effet, une nouvelle génération de militants remet en cause le droit à l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Certains mouvements sont influencés par les milieux ultraconservateurs américains, d’autres potentiellement financés par des oligarques russes. C’est pourquoi Alexandra Jousset et Andrea Rawlins-Gaston ont tenu à mener leur travail d’investigation jusqu’en Russie et aux Etats-Unis.
Les deux auteures dressent ainsi le portrait des nouveaux chefs de file de ces groupes anti-avortement, ­rompus à l’exercice de la communication 3.0. Parmi eux, en France : Emile Duport, porte-parole des Survivants, qui planifie des cyberactions coup de poing pour faire parler de son mouvement dans les ­médias. ­
La lutte anti-IVG s’envisage aussi sur le terrain politique. En Europe, ses militants parviennent à faire entendre leur voix auprès des gouvernements et sont de plus en plus influents à Bruxelles. Leur cible : les fonds de l’Union européenne destinés à financer la contraception et l’avortement dans les pays en voie de développement. En 2013, la pétition « One of us », en faveur de la protection de l’embryon, avait obtenu plus de 1,7 million de signatures sur le Net, du jamais-vu. Preuves à l’appui, ce documentaire met au jour une « guerre » menée de front par-delà les frontières, dans l’arène médiatique et en souterrain à travers un important réseau d’individus qui « avancent masqués ». Camille Langlade
« Avortement, les croisés contre-attaquent », d’Alexandra Jousset et Andrea Rawlins-Gaston (France, 2017, 95 min). Sur Artetv
« Hollywood : pas de sexe s’il vous plaît »

Comme le souligne l’historien Craig Detweiler, « les Américains ont toujours été plus à l’aise avec la violence qu’avec le sexe ». Dans le documentaire de Clara et Julia Kuperberg, l’évidence saute aux yeux lorsqu’il s’agit d’aborder ces relations complexes à travers le cinéma. Aux Etats-Unis, il est plus facile de parler de sexe que de le montrer.
Même si, au cours des années 1970, certains films comme Gorge profonde, Le Lauréat ou Macadam Cowboy marquent les esprits en montrant des femmes assumant une sexualité sans tabou ou décrivant des situations peu en phase avec le puritanisme local, la morale freine les ardeurs. « Je pense que les hommes américains sont gênés d’être assis à côté de leur épouse et d’être excités par une scène explicitement sexuelle au cinéma », ­estime le réalisateur britannique Adrien Lyne, auteur notamment de 9 semaines 1/2, projeté aux Etats-Unis dans une version édulcorée, les scènes sadomasochistes de la version originale ayant disparu.
En 1992, le célèbre Basic Instinct, avec son héroïne (interprétée par Sharon Stone) bisexuelle et ses scènes de sexe et de violence, sortira lui aussi en deux versions, celle destinée aux Etats-Unis étant évidemment plus soft. Paradoxalement, la télé se montre, à travers de nombreuses séries, très audacieuse en matière de sexe. Puritaine, l’Amérique ? Hypocrite avant tout. Alain Constant
« Hollywood : pas de sexe s’il vous plaît », de Clara et Julia Kuperberg (Etats-Unis, 2017, 60 min). Sur OCS en streaming.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-19"> ¤ Comportant treize morceaux, enregistrés en studio entre janvier 1968 et février 1970, « Both Sides of The Sky », est le dernier volume d’une trilogie d’inédits.
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Un nouveau disque de Jimi Hendrix, quarante-sept ans après sa mort

Comportant treize morceaux, enregistrés en studio entre janvier 1968 et février 1970, « Both Sides of The Sky », est le dernier volume d’une trilogie d’inédits.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 18h40
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 06h31
    |

            Sylvain Siclier








                        



   


Trois albums enregistrés en studio et un autre enregistré en public, telle a été la discographie du guitariste et chanteur américain Jimi Hendrix publiée de son vivant. Mort le 18 septembre 1970, à l’âge de 27 ans, il aura donné des centaines de concerts et passé beaucoup de temps en studio, où il ne cessait de créer. D’où une importante quantité d’enregistrements qui, au gré de sorties officielles – pendant que des dizaines de sorties pirates alimentaient un marché parallèle –, ont fait le bonheur des fans du guitariste depuis des décennies.
Ces disques ont d’abord été réalisés par le manager Michael Jeffery, mort en 1973, puis le producteur Alan Douglas (1931-2014), avant qu’en 1995, après des années de procédure, la structure familiale Experience Hendrix LLC obtienne le contrôle sur le patrimoine artistique de l’auteur-compositeur, guitariste et chanteur.
Aux rééditions des quatre premiers albums d’Hendrix (Are You Experienced, mai 1967, Axis : Bold as Love, décembre 1967, Electric Ladyland, octobre 1968 et le disque en public Band of Gypsys, mars 1970) ont succédé la recréation de ce qui aurait pu être le quatrième album studio d’Hendrix, First Rays of The New Rising Sun, publié en avril 1997 : plusieurs enregistrements de concerts, complets par rapport à de précédentes éditions (dont ceux des festivals de Woodstock, de l’île de Wight, de Miami), des coffrets anthologiques bien conçus, avec des inédits (notamment West Coast Seattle Boy : The Jimi Hendrix Anthology, en 2010).
Dernier volume d’une trilogie d’inédits
Dernier en date de ces recueils d’archives, Both Sides of The Sky (Experience Hendrix-Legacy/Sony Music.), commercialisé vendredi 9 mars. Ses concepteurs, l’ingénieur du son Eddie Kramer et les responsables d’Experience Hendrix LLC, le présentent comme le dernier volume d’une trilogie d’inédits commencée avec Valleys of Neptune, en mars 2010 et poursuivie avec People, Hell and Angels en mars 2013.
Comme ces deux prédécesseurs, Both Sides of The Sky s’adresse d’abord aux amateurs les plus avertis d’Hendrix, qui pourront surtout comparer les versions de différents morceaux avec d’autres interprétations publiées dans le passé. Il y a ici treize morceaux, enregistrés en studio entre janvier 1968 et février 1970, sans ordre chronologique. Dix sont annoncés comme inédits.
L’ensemble vaut surtout pour les découvertes de thèmes avec Stephen Stills ($20 Fine et Woodstock), le traitement rock’n’roll de Stepping Stone et les séances de 1968 dont le très étrange Cherokee Mist, duo entre Hendrix, au sitar et à la guitare, et le batteur Mitch Mitchell.
Hendrix, statufié en héros de la guitare, à la courte carrière prolifique, fera-t-il encore recette avec cette publication ? Si les rééditions des albums originaux à la fin des années 1990 et plusieurs compilations de ses titres les plus connus (Purple Haze, Hey Joe, Little Wing, Voodoo Child, etc.) ont connu de beaux succès commerciaux aux Etats-Unis – ces dernières à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires –, les albums plus « spécialisés » ont connu des résultats un peu plus modestes mais encore conséquents.
Début mars, comme l’indique une brève sur le site Internet du quotidien Ouest-France, les ventes cumulées de Valleys of Neptune et People, Hell and Angels auraient été, dans le monde – comprendre les Etats-Unis et les principaux marchés européens –, de l’ordre du million d’exemplaires depuis leur sortie.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-20"> ¤ Une exposition au Château des ducs de Bretagne retrace la saga de la scène locale, endormie puis foisonnante.
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Galériens oubliés et héros célébrés du rock nantais

Une exposition au Château des ducs de Bretagne retrace la saga de la scène locale, endormie puis foisonnante.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 18h31
    |

                            Stéphane Davet (Nantes, Loire-Atlantique)








                        



                                


                            

Membre du groupe nantais Iena Vox au début des années 1980, Laurent Charliot se souvient être allé « à l’époque, quatre ou cinq fois par semaine à Rennes » pour abreuver sa soif de sensations rock. En termes de disquaires, concerts, festivals et artistes (Marquis de Sade, Etienne Daho, Niagara…), le chef-lieu d’Ille-et-Vilaine dominait de la tête et des épaules sa voisine de Loire-Atlantique. Trente-cinq ans après, Nantes, sa profusion d’équipements culturels et sa lignée de figures pop d’envergure nationale – Dominique A, Katerine, Elmer Food Beat, The Little Rabbits, Dolly, Jeanne Cherhal, Pony Pony Run Run, Hocus Pocus, C2C, Pégase, Madeon… – n’ont plus rien à envier à la rivale du grand Ouest.
Devenu journaliste et auteur, encyclopédiste de la scène locale, Laurent Charliot a entrepris de retracer l’histoire de celle-ci et de ce renversement de destin, par le biais d’une exposition, « Rock ! Une histoire nantaise », accueillie jusqu’à fin 2019 sous les vastes charpentes du Château des ducs de Bretagne. Astucieusement scénographié par Pascal Payeur, ce parcours chronologique, divisé en neuf étapes, reconstitue lieux marquants et ambiances de chaque époque, en faisant entendre, grâce à un amusant gobelet amplificateur, les galériens oubliés ou héros célébrés de cette saga électrique.
Emouvantes prémices
Plus que d’un particularisme nantais, la première partie de l’exposition témoigne surtout d’une préhistoire rock peinant à voir la lumière en France. Comme dans la plupart des grandes villes de province, les premiers groupes balbutient en écho aux adaptations yéyé et parisiennes (Johnny Hallyday, Les Chats sauvages…) des pionniers américains. Ils se font leur place dans un concours d’accordéon, produisent leur premier vinyle (Les Rapaces, en 1962) dans un studio d’enregistrement pour réclames de cinéma, fabriquent leur propre basse électrique… Grands panneaux illustrés, vitrines, chambre d’ado ou local reconstitués immergent le visiteur...




                        

                        

