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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Sixième du classement au départ de la dernière étape, le coureur de la Movistar devance le Britannique Simon Yates au classement de la « Course au soleil ».
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Cyclisme : le jeune espagnol Marc Soler s’adjuge Paris-Nice

Sixième du classement au départ de la dernière étape, le coureur de la Movistar devance le Britannique Simon Yates au classement de la « Course au soleil ».



Le Monde
 |    11.03.2018 à 17h32
   





                        



   


Au terme d’une semaine de course, la 76e édition de Paris-Nice s’est jouée à quelques secondes d’écart. Comme lors des deux années précédentes. Mais après qu’Alberto Contador a échoué deux années de suite à quelques secondes du vainqueur, l’équipe espagnole de la Movistar a vu, dimanche 11 mars, l’un de ses coureurs décrocher le titre de cette « Course au soleil ». Leur jeune coureur Marc Soler (24 ans) a profité de la dernière étape de la course pour renverser le leader Simon Yates (Mitchelton-Scott) et s’imposer avec quatre secondes d’avance.
Sous une pluie battante, le jeune espagnol est sorti vainqueur d’une ultime étape animée par des attaques de loin et remportée par son compatriote de la Sky David de la Cruz. Sixième du classement, à 37 secondes du maillot jaune, au départ de la huitième et dernière étape, longue de 110 kilomètres, Soler a lancé une offensive de grande ampleur en début d’étape.
Le jeune Espagnol a attaqué dans la côte de Peille, à 48 kilomètres de l’arrivée, étant seulement suivi par De la Cruz. Ensemble, le duo a rejoint à l’avant leur compatriotes Omar Fraile, échappé dès la première partie de l’étape.
Victoire grâce aux bonifications
Généreux dans l’effort, Soler a maintenu son avantage d’une minute sur le groupe des favoris et Yates, qui a légèrement coincé dans l’ultime montée, le Col des Quatre Chemin – soit le col d’Èze amputé de son dernier tiers –.
En dépit d’un rapproché dans la descente à la faveur d’une chute de ses principaux concurrents, le Britannique, le plus fort la veille à l’arrivée en altitude dans la station de La Colmiane, n’a pu renverser la vapeur. Il a franchi la ligne 38 secondes après De la Cruz et Fraile, qui précèdent de 3 secondes Soler. Lequel remporte la course grâce aux bonifications octroyées au trio de tête.
Vainqueur du Tour de l’Avenir en 2015, la course de référence de la catégorie espoirs, Soler est le premier Espagnol à inscrire son nom au palmarès de Paris-Nice depuis Alberto Contador en 2010. Côté Français, Alexis Vuillermoz (AG2R) termine la course à la 8e place.

📺 De la pluie, des attaques et un final de folie ! ➡️ Le résumé en 30 secondes de cette dernière étape ! ⬇️… https://t.co/6fvUSNimuM— ParisNice (@Paris-Nice)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Vainqueur de son rival historique, le Celtic Glasgow remporte le 153e « Old Firm » de son histoire, et file vers un septième titre de champion d’affilée.
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Football : le Celtic Glasgow remporte le derby le plus chaud d’Europe, face aux Rangers

Vainqueur de son rival historique, le Celtic Glasgow remporte le 153e « Old Firm » de son histoire, et file vers un septième titre de champion d’affilée.



Le Monde
 |    11.03.2018 à 16h43
    |

                            Grégor Brandy








                        



   


Cent trente ans après le premier « Old Firm » (surnom des rencontres entre les deux formations de la ville de Glasgow), le Celtic a battu les Rangers, dimanche 11 mars (3-2), et mis la main sur le 411e derby de la ville écossaise (sa 153e victoire, contre 159 pour les Light Blues). Avec ce succès, le Celtic se rapproche un peu plus d’un septième titre de champion de suite. Les Rangers, deuxièmes, comptent désormais neuf points de retard, avec un match en plus sur leurs adversaires du jour.
Cela fait presque six ans, et une victoire 3-2 le 25 mars 2012, que les Rangers n’ont pas battu le Celtic et remporté ce fameux derby« Old Firm », l’une des plus fortes rivalités dans l’Europe du football. Depuis, les deux équipes se sont affrontées douze fois (en raison notamment de la rétrogradation administrative des Rangers en quatrième division, en 2012) pour neuf victoires du Celtic et trois matchs nuls.
Pourtant les choses avaient mal commencé pour les Bhoys du Celtic. Rapidement menés (Josh Windass, 3e) après une erreur défensive, les hommes de Brendan Rogers sont vite revenus à la marque grâce à une frappe magnifique de Tom Rogic (11e), avant de voir les Rangers reprendre l’avantage (Daniel Cadeias, 26e).
Le but de Moussa Dembélé, dans les arrêts de jeu de la première période, a permis aux deux équipes de rejoindre le vestiaire sur le score de 2 à 2. Réduit à dix après l’exclusion de Jozo Simunovic en début de seconde période pour un coup de coude (57e), le Celtic a cependant réussi à prendre l’avantage grâce à son autre Français, Odsonne Edouard (69e), avant de tenir jusqu’au bout pour remporter la rencontre.
Rivalité historique
Une nouvelle défaite qui fait mal, côté Rangers, car, dans ce derby bouillant, le football n’est pas le seul enjeu.
« On voit des grands-parents venir avec leurs petits-fils dans une opposition entre catholiques et protestants, expliquait l’ancien joueur du Celtic Didier Agathe dans So Foot, en décembre dernier, lors du premier match de la saison entre les deux équipes. On entend en continu des chants contre le pape ou la Vierge Marie, c’est malsain et cela respire la haine. »
« Oui, on adore les détester, reconnaissait Andrew Moore, fidèle des Gers, à propos des supporteurs du Celtic, quand on l’avait rencontré en 2017. C’est peut-être excessif, mais cela existe aussi dans d’autres grandes villes, comme à Manchester. Ça ne changera pas. » Un discours que l’on retrouve notamment dans un documentaire de Vice, en 2012.

Dimanche, dans le préambule de son direct du match, le quotidien britannique The Guardian a listé 27 synonymes du mot « haine » qui « ne veulent rien dire à côté d’un match entre les Rangers et le Celtic ». Dans cette ville de 600 000 habitants, ce match de foot est bien plus qu’un simple match de foot, continue Libération.
« Il se joue également sur les terrains de la religion et de l’identité nationale : les Bhoys sont pour beaucoup des cathos descendants de la vague d’immigration irlandaise du XIXe siècle tandis que leurs adversaires sont protestants et fidèles à la couronne d’Angleterre. Quand ces choses-là entrent en jeu, forcément, les passions s’exaltent. Ça explique ce truc de fous furieux qu’est ce derby. »
Deux clubs pas ennemis au départ
Pourtant les deux clubs et leurs supporteurs n’ont pas toujours été ennemis. La discorde remonte à 1912, note le Telegraph britannique, qui explique que « l’ouverture d’un chantier naval à Govan par les constructeurs navals de Belfast Harland & Wolff en 1912 est généralement identifiée comme le facteur qui a inséré la politique irlandaise à Glasgow. Les événements ultérieurs en Irlande, tels que l’insurrection de Pâques en 1916 et les pertes disproportionnées des régiments écossais et nord-irlandais dans la Somme ont contribué au durcissement des comportements en Ecosse. C’est durant cette période que les Rangers ont sciemment adopté une politique tacite consistant à ne pas faire signer de joueurs catholiques, ce qui a persisté jusqu’à ce que Graeme Souness recrute Mo Johnston en juillet 1989 ».
L’historienne française Géraldine Vaughan écrit que « toutefois, les premières manifestations de ce conflit politico-religieux sont bien plus lointaines, et peuvent être retracées dans les années 1890 », soit quelques années seulement après la création des deux clubs.
Cette rivalité est sans doute exacerbée par le fait que les deux équipes dominent le championnat écossais depuis plus d’un siècle. Les Rangers ont été sacrés champions 54 fois (la dernière fois, c’était en 2011), et le Celtic a remporté le titre à 48 reprises. Très loin derrière, trois autres clubs ont remporté le titre à quatre reprises seulement, et aucun autre que le Celtic ou les Rangers ne l’a fait depuis Aberdeen en 1985.
Si la course pour le titre semble jouée, et qu’un 49e championnat (le septième d’affilée) tend les bras au Celtic, les Rangers pourront toujours se venger en avril, en demi-finales de la Coupe d’Ecosse : une belle occasion de se rapprocher du record de victoires du Celtic dans cette compétition (37 à 33 pour les Bhoys actuellement). Dans le football écossais, tout, ou presque, est une question d’« Old Firm ».

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Pour sa course de reprise après les JO, le quintuple champion olympique a terminé second de la mass-start, en Finlande.
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Biathlon : revenu de loin, Martin Fourcade s’échappe au classement de la Coupe du monde

Pour sa course de reprise après les JO, le quintuple champion olympique a terminé second de la mass-start, en Finlande.



Le Monde
 |    11.03.2018 à 15h06
 • Mis à jour le
11.03.2018 à 16h05
   





                        



   


Martin Fourcade aime – parfois – se compliquer la tâche. Forfait jeudi du sprint de l’étape finlandaise de la Coupe du monde de biathlon, à Kontiolahti, le multimédaillé olympique français a entamé, dimanche 11 mars, l’épreuve de mass-start par deux fautes lors de son premier tir. Deux balles qui frappent légèrement à gauche de la cible.

        Revivez
         

          la mass start finlandaise avec Martin Fourcade



« Je me suis fait peur », expliquait après la course le récent champion olympique de la discipline, confessant « beaucoup d’incompréhension » lors de ce premier tir ne correspondant pas à ses standards d’exigence. Revenant d’une gastro-entérite, le Pyrénéen, marqué par l’effort, se satisfaisait cependant de sa seconde place, derrière l’Autrichien Julian Eberhard.
« Il y avait beaucoup de fatigue à l’arrivée », a souligné le quintuple champion olympique, incapable « mettre les watts » et de résister dans le dernier tour au retour sur les skis de l’Autrichien. « Cette seconde place, dans beaucoup de situations elle m’aurait frustré mais aujourd’hui, c’est plutôt une bonne chose. »

.@martinfkde : "je me suis fait très peur" #lequipeBIATHLON https://t.co/q1GJ6yBRjh— lachainelequipe (@la chaine L'ÉQUIPE)


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Pour son retour à la compétition depuis ses exploits des JO en Corée, Martin Fourcade a finalement accentué son avance au classement général de la Coupe du monde de biathlon. Avec son 16e podium en autant de courses sur le circuit de la Coupe du monde cette année, le skieur de Font-Romeu inscrit des points précieux dans son duel avec Johannes Boe pour le gain d’un 7e gros globe de cristal d’affilée.
Le Norvégien n’ayant terminé que 19e, Fourcade dispose désormais de 43 longueurs d’avance sur son principal rival à cinq courses du terme de la saison, le 25 mars à Tyumen en Russie. Pour établir le classement final, il faudra néanmoins retrancher les deux plus mauvais résultats de chaque biathlète.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Le Français renforce sa position de leader de la Coupe du monde de biathlon en prenant la deuxième place de l’épreuve finlandaise dimanche.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ En remportant la rencontre, samedi 10 mars à Grenoble (18-17), les Tricolores font un pas vers le grand chelem.
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Tournoi des six nations : les Bleues aussi l’emportent sur l’Angleterre

En remportant la rencontre, samedi 10 mars à Grenoble (18-17), les Tricolores font un pas vers le grand chelem.



Le Monde
 |    11.03.2018 à 12h16
 • Mis à jour le
11.03.2018 à 14h41
   





                        


La voie est maintenant libre pour viser le grand chelem, dans une semaine au Pays de Galles : samedi 10 mars, les Françaises se sont imposées face aux Anglaises, tenantes du titre, sur un score de 18 à 17.

ELLE L'ONT FAIT !!!! Les Bleues remportent le 2e crunch du jour à la dernière minute devant un Stade des Alpes en f… https://t.co/OS15l2C2D2— FFRugby (@FF Rugby)


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Le même jour, leurs homologues masculins se sont également imposés face à l’Angleterre : après une victoire contre l’Italie à Marseille, les Bleus ont battu (22-16) le XV de la Rose. Leur premier succès à Saint-Denis depuis un an.

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Suspense jusqu’au bout
Le suspense a tenu le public en haleine jusqu’à la fin du match et la victoire des Bleues arrachée par l’arrière Jessy Trémoulière, avec un essai à la 79e minute de jeu.
Les Anglaises ont alors eu une dernière cartouche pour reprendre l’avantage mais la deuxième-ligne Audrey Forlani a délivré le stade des Alpes en poussant l’attaquante anglaise en touche.
Avec cette victoire, la France prend la tête du classement avec trois points d’avance sur l’Angleterre. Elle devra s’imposer face au Pays de Galles, modeste quatrième, pour remporter le Tournoi des six nations et s’offrir le grand chelem.
Records d’affluence
Signe de la reconnaissance de plus en plus importante des professionnelles féminines dans le rugby : l’importante affluence dans les gradins, où plus de 17 440 personnes s’étaient rassemblées.

A world record crowd for a women's international: 17,440 👏chapeau 🇫🇷🏴󠁧󠁢󠁥󠁮󠁧󠁿@Womens6Nations @FFRugby @EnglandRugby https://t.co/NPtt0OOxnl— SkySportsRugby (@Sky Sports Rugby)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ L’équipe tricolore est deuxième du classement général derrière les Etats-Unis, grâce aux titres de la skieuse Marie Bochet et du biathlète Benjamin Daviet.
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Jeux paralympiques 2018 : la France a six médailles, dont trois en or, après deux journées

L’équipe tricolore est deuxième du classement général derrière les Etats-Unis, grâce aux titres de la skieuse Marie Bochet et du biathlète Benjamin Daviet.



Le Monde
 |    11.03.2018 à 08h13
 • Mis à jour le
11.03.2018 à 12h23
   





                        


Partis fort lors de la première journée, les Français poursuivent sur le même rythme aux Jeux paralympiques de Pyeongchang, en Corée du Sud. Déjà titrée samedi en descente, la porte-drapeau et grand espoir de la délégation française, Marie Bochet, a décroché une deuxième médaille d’or, dimanche 11 mars, en super-G. Elle a devancé l’Allemande Andrea Rothfuss de 0,27 seconde.

🇨🇵🥇 ALERTE MÉDAILLE 🥇🇨🇵
Qu'on la couvre d'or ! 
— francetvsport (@France tv sport)


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Sacrée à quatre reprises à Sotchi en 2014 (descente, super-G, slalom géant et super-combiné), quinze fois championne du monde, Marie Bochet a l’occasion de considérablement parfaire sa collection puisqu’elle participe, au total, à cinq épreuves de ski alpin (catégorie debout) en Corée.

        Portrait :
         

          La skieuse Marie Bochet, espoir français des Jeux paralympiques, remporte l’or à nouveau



Samedi, le biathlète Benjamin Daviet avait également décroché l’or sur 7,5 km (catégorie debout).
Deux médailles d’argent pour Arthur Bauchet
Médaillé d’argent samedi en descente, le benjamin de l’équipe de France (Arthur Bauchet) a de nouveau accroché la deuxième place du podium, dimanche en super-G. Il a terminé à 1,8 seconde du Suisse Theo Gmur, déjà titré en descente la veille.

🇨🇵🥈 ALERTE MÉDAILLE 🥈🇨🇵
— francetvsport (@France tv sport)


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L’équipe de France a enregistré une sixième médaille avec le bronze de Frédéric François en descente super-G, catégorie assis.
Au classement général, la France est deuxième derrière les Etats-Unis et leurs 9 médailles, dont 4 en or.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ A l’issue des tests hivernaux, pilotes, ingénieurs et patrons d’écurie reprochent à cet arceau imposé par la Fédération de gêner la visibilité des pilotes.
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Formule 1 : le halo de protection des pilotes pourra-t-il empêcher de nouveaux morts ?

A l’issue des tests hivernaux, pilotes, ingénieurs et patrons d’écurie reprochent à cet arceau imposé par la Fédération de gêner la visibilité des pilotes.



Le Monde
 |    11.03.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
11.03.2018 à 12h51
    |

            Catherine Pacary (Envoyée spéciale à Barcelone)








                        



   


C’est un pic, c’est un cap, c’est un halo : comme le nez au milieu du visage de Cyrano, impossible de ne pas voir cet arceau en « V » posé au-dessus du cockpit des véhicules de formule 1 et qui prend appui devant les yeux des pilotes pour mieux les protéger. C’est « la » nouveauté du championnat 2018 qui débute à Melbourne le 25 mars. Ingénieurs, techniciens, patrons d’écurie ont eu six mois pour s’adapter à l’appendice en titane imposé par la FIA, le fameux halo (auréole en anglais). Les pilotes, eux, n’ont disposé que de huit jours, lors des essais hivernaux qui se sont terminés le 9 mars à Barcelone, pour appréhender ce nouveau dispositif.

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Ce sont bien ces derniers, précise la Fédération internationale de l’automobile (FIA), qui en sont les initiateurs. En juillet 2016, le syndicat des pilotes de F1, (Grand Prix Drivers Association, GPDA) a ainsi demandé à la FIA une forme de protection du cockpit frontal « le plus rapidement possible ». En cause, les morts d’Henry Surtees, fils du champion du monde de F1 John Surtees, en juillet 2009, et de Justin Wilson en Indycar, le 24 août 2015, tous deux frappés à la tête par un objet propulsé dans les airs.
Un immense changement pour les pilotes
Le halo représente néanmoins un immense changement pour les pilotes. Ce n’est pas la barre verticale dans leur champ de vision qui les gêne le plus. L’épaisseur et sa distance ont été calculées de telle sorte que la vision naturellement stéréoscopique de l’homme – sa capacité à faire converger le regard de ses deux yeux – en atténue l’épaisseur. Ainsi « Après deux tours, on oublie complètement le support », s’est réjoui Carlos Sainz Jr (Renault).
Plus délicate est la perte de visibilité. En hauteur, elle peut empêcher de voir les feux de départ. Le pilote Haas Romain Grosjean relativise toutefois en rappelant que sur le circuit de Monaco, il lui est arrivé de ne voir qu’un feu sur les 5… Et sans halo.

   


« Personnellement je ne suis pas encore habitué » reconnaît Esteban Cocon (Force India), à l’issue de ses premiers tests. « Nous avons juste besoin d’apprendre à conduire avec, résume le jeune Français. Cela a certainement un impact sur votre visibilité, (…) mais les avantages en termes de sécurité sont importants. Je sais que certains fans n’aiment pas ça, mais je pense qu’ils s’y habitueront assez rapidement. » « La sécurité est la priorité », rappelle la jeune pilote essayeuse de Sauber Alfa Roméo, relayant à Barcelone le message officiel, de Lewis Hamilton à Sebastian Vettel.
C’est pourtant sur ce point crucial que Romain Grosjean avait émis des doutes dès le 26 août 2017, au moment de l’annonce par la FIA. Il s’exprimait alors en tant que nouveau directeur du DGPA : « Le halo paraît vraiment efficace pour nous éviter d’être touché par un pneu qui se détacherait, mais il pose aussi beaucoup de questions », comme, en cas d’incendie, celle du temps d’extraction de la voiture qui a été augmenté. Lorsqu’on demande, quelque six mois plus tard, à Romain Grosjean s’il se sent plus en sécurité aujourd’hui, il laisse planer un long silence avant de lâcher un lapidaire : « Non. »
Les ingénieurs ont fait le job
Chez les ingénieurs, la satisfaction du devoir bien accompli domine. Prévenus officiellement en juillet 2017, ils ont fait le travail : intégrer et fixer sur les cockpits un halo de 10 kg, pour tous le même, capable de résister à une charge de 12 tonnes. Le plus compliqué pour eux a été de le faire à poids quasi constant, les monoplaces étant limitées à 733 kg, pilote inclus. Le centre de gravité a également été déplacé, d’où certaines modifications aérodynamiques.
« Heureusement, nous avions déjà travaillé sur un halo en 2016, tempère Nike Chester, directeur technique châssis chez Renault Sport F1. Nous avions étudié toutes les éventualités. Cela a été relativement facile et bien mené. » Avant de rappeler : « Nous avons eu des pilotes qui sont morts à cause de projectiles. C’est donc une bonne chose. »

   


Pour les patrons d’écuries, le débat est fini
Les patrons, eux, sont moins enthousiastes. Le « Donnez moi une tronçonneuse que je l’enlève ! » du patron de Mercedes Toto Wolff fin février restera dans les annales. Quatre arguments reviennent régulièrement. D’abord, le halo n’est pas esthétique. Ensuite, il ne s’inscrit pas dans l’ADN de la F1. « Si vous carénez les roues ou si vous couvrez la tête des pilotes, ce n’est plus de la F1 », assure un responsable. Enfin, cela déplaît aux fans, qui ont largement moqué le halo via les réseaux sociaux. Or le fan étant une denrée qui se raréfie, autant ne pas le contrarier. Seule solution, « remettre l’humain, c’est-à-dire le pilote, au cœur de la F1. » Pas gagné, derrière ses lunettes opaques, son casque et maintenant son halo.
Le temps a aussi posé problème. Cyril Abiteboul, directeur général de Renault Sport, et Eric Boulier, directeur sportif de McLaren, insistent. « Cela a pris des mois ! », lance ce dernier. Et ce temps représente « plusieurs centaines de milliers voire un million de dollars » de coûts supplémentaires, évalue le directeur des opérations Andrew Green de Force India. Néanmoins, Frédéric Vasseur, patron de Sauber Alfa Roméo, y voit toutefois plus d’avantages que d’inconvénients, en particulier en matière de sécurité : « Indéniablement, [le halo] est une protection pour le pilote. »
Indéniablement ? Le halo n’aurait pas empêché la mort de Jules Bianchi, qui a percuté un engin de levage lors du Grand Prix du Japon de 2014, et certains dénoncent une forme d’hypocrisie. « La FIA joue sur du velours, confie un responsable de communication. Qui va dire qu’elle ne veut pas plus de sécurité pour les pilotes ? » « Maintenant c’est un débat du passé, stoppe, pragmatique, Cyril Abiteboul. Le halo existe, il est là », après un vote à l’unanimité des écuries, condition à toute décision prise par la FIA. « Maintenant il faut l’exécuter du mieux possible. » Sur la piste refaite du circuit Catalunya, les voitures tournent à des vitesses jamais atteintes.

Immense lap times, and close to THREE race distances for some runners 👀

— F1 (@Formula 1)


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Des dizaines de fans lillois ont envahi le terrain à l’issue de la rencontre Lille-Montpellier, s’en prenant parfois physiquement aux joueurs.
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Ligue 1 : scène de chaos à Lille, des supporteurs envahissent le terrain et s’en prennent aux joueurs

Des dizaines de fans lillois ont envahi le terrain à l’issue de la rencontre Lille-Montpellier, s’en prenant parfois physiquement aux joueurs.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 23h08
 • Mis à jour le
11.03.2018 à 10h02
    |

            Clément Martel








                        


Mécontents de la situation sportive de leur club, certains supporteurs lillois ont « choisi », samedi 10 mars, de manifester leur énervement en s’en prenant – parfois physiquement – à leurs joueurs. A peine Sébastien Moreira, l’abitre de la rencontre Lille-Montpellier, avait-il porté à la bouche son sifflet, mettant terme à cette rencontre de la 29e journée de Ligue 1 que, quittant les tribunes du stade Pierre-Mauroy, plusieurs dizaines de supporteurs ont envahi la pelouse, prenant de vitesse la sécurité du stade.

[🎞️VIDEO] 🏟️ La pelouse de Lille envahie !
Des joueurs ont reçu des coups...
https://t.co/cyilLbsDdz
— beinsports_FR (@beIN SPORTS)


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Face à ce débordement soudain et violent – les images du diffuseur BeIn Sports montrent certains « supporteurs » frappant les joueurs à coups de pieds ou de poing – les stadiers de l’enceinte lilloise ont rapidement exfiltré les joueurs de l’équipe lilloise, 19e du championnat et une nouvelle fois tenue en échec samedi (1-1, après avoir mené à la marque).
Criant des slogans menaçants envers la direction lilloise (des « si on descend [en Ligue 2], on vous descend » ont été proférés), les fans des Dogues ont été maintenu près de dix minutes durant sur la pelouse par un cordon de sécurité, les empêchant de rejoindre la tribune officielle où se trouvaient les dirigeants du club. Avant d’évacuer vers les tribunes.

LOSC limited https://t.co/45hvJcn7Zh— NandoChachalana (@Fernando Chachalana)


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« Comme s’ils n’y croyaient plus alors qu’on y croit encore »
Après la rencontre, les joueurs lillois ont fait part de leur incrédulité face à la réaction de leurs supporteurs. « On comprend la réaction, mais on ne peut pas accepter que des joueurs de l’équipe aient été agressés, a souligné à l’AFP le milieu de terrain Yacine Benzia, qui avait rejoint les vestiaires avant les échauffourées. Il y a une limite à ne pas franchir, dans le vestiaire des joueurs ont eu peur, on a un groupe assez jeune et ce n’est pas tous les jours qu’on voit ce genre d’images. »
« Les supporters ont réagi comme si le championnat était fini et qu’on était déjà descendu alors qu’il reste neuf matches, a abondé son capitaine, Ibrahim Amadou. Comme s’il n’y croyaient plus alors que nous, on y croit encore ».
Très ambitieux après avoir été racheté l’an passé par Gerard Lopez, le club lillois est loin de rencontrer sur le terrain le succès auquel il aspirait. Après l’échec de la greffe Marcelo Bielsa – remercié en novembre en raison de résultats insuffisants – les dirigeants nordistes s’en sont remis à Christophe Galtier, l’ancien coach de l’AS Saint-Etienne, pour remettre à flot le navire lillois en péril.

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A la tête d’un effectif très jeune et inexpérimenté aux joutes de la Ligue 1 – et modelé selon les desideratas de son prédécesseur argentin – le technicien nordiste peine à obtenir les résultats escomptés. Et l’interdiction de recrutement prononcée par la DNCG contre le club en raison de son instabilité financière avant le mercato hivernal ne l’a pas aidé à mener à bien sa mission. A neuf journées de la fin du championnat, le club, cinquième budget du championnat (90 millions d’euros) ne parvient pas à quitter la 19e et pénultième place, en dépit de progrès relevés par son entraîneur.
Saison noire pour le LOSC
Lors de la conférence de presse d’avant match, vendredi, Christophe Galtier soulignait le nouvel état d’esprit de ses ouailles, dont « certains s’étaient écartés du métier ». Et de se réjouir de « l’évolution importante dans l’intensité » de « la quasi-totalité » de ses joueurs. Qui ont malgré tout une nouvelle fois cédé samedi face à Montpellier, alors qu’ils menaient à la marque.
Les événements ayant suivi la recontre sont une pierre de plus ponctuant la saison noire du club lillois. Qui n’a pas été épargné en dehors du terrain non plus. Fin septembre, une trentaine de ses supporteurs avaient été blessés dans l’effondrement d’une barrière du stade d’Amiens, provoquant l’interruption de la rencontre.

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Samedi après-midi, de l’autre côté de la Manche, des fans de West Ham se sont également signalés par un envahissement de terrain à la suite de la déroute de leur club face à Burnley. En colère, l’un des joueurs emblématiques du club londonien, Mark Noble, s’est montré virulent face à un fan venu en découdre, le plaquant au sol avant d’être calmé par son gardien Joe Hart.

Extraordinary scenes at the London Stadium. Burnley players have allowed children to sit on the bench to escape cha… https://t.co/8PWK7usMbg— TeleFootball (@Telegraph Football)


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Dans le même temps, d’autres « supporteurs » tentaient d’entrer en contact avec les dirigeants des Hammers, forçant certains remplaçants de Burnley à offrir leur siège à des enfants présents en tribunes, afin de les mettre en sécurité.
Lille risque de grosses sanctions
La déplorable scène de l’envahissement du terrain à Lille et la violence déployé par certains fans nordistes a « rassuré » certains observateurs britanniques. « Au moins, les fans de West Hams ne sont plus les fans de foot les plus stupides et en colère d’Europe », a tweeté, sarcastique, un journaliste du Guardian. 

Well, West Ham fans are no longer the most angry or ridiculous football fans in Europe today, as Lille fans storm t… https://t.co/UjYmwoy4r4— sluggahjells (@Andrew Jerell Jones)


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Avec cet envahissement du terrain et les violence qui ont suivi, le club lillois sera à n’en pas douter sanctionné par la Ligue nationale de football (LNF), et des matchs à huis clos pourraient être prononcés, agrémentés d’amendes. Cependant, la Ligue n’ayant pas de barème de sanction dans son règlement, et le club lillois étant jusque là exempt de reproches, difficile d’anticiper le verdict de la commission de discipline.
Les joueurs, eux, devront se remettre d’applomb après cette mésaventure et tenter de décrocher le maintien en Ligue 1. Alors que leur entraîneur saluait l’état d’esprit des supporteurs lillois, qui avaient appelé à « l’union sacrée » et à « faire bloc d’une seule voix, dans le seul but d’aider au maintien du club ». « La pression, les insultes, la violence, ça n’amènerait à rien », insistait Christophe Galtier vendredi. Des propos que l’on interprète différemment, à peine vingt-quatre heures plus tard.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Après une victoire contre l’Italie à Marseille, les Français ont battu (22-16), samedi, le XV de la Rose. Leur premier succès à Saint-Denis depuis un an.
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Article sélectionné dans La Matinale du 10/03/2018
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Rugby : le XV de France reprend confiance contre l’Angleterre

Après une victoire contre l’Italie à Marseille, les Français ont battu (22-16), samedi, le XV de la Rose. Leur premier succès à Saint-Denis depuis un an.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 22h39
 • Mis à jour le
11.03.2018 à 18h15
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Information trafic : une rupture de caténaire immobilise tous les trains du RER D. Mais cette annonce est un détail. Si les gradins du Stade de France se vident moins rapidement, en ce samedi 10 mars, que lors des précédents matchs, c’est pour acclamer les joueurs du XV de France. Déjà victorieux le 23 février à Marseille contre l’Italie, les Tricolores viennent de confirmer en battant (22-16) un adversaire d’un tout autre calibre, l’Angleterre.
Que les joueurs aient envie de prolonger le plaisir sur la pelouse, qui en agitant un drapeau, qui en saluant de la main, cela se comprend au vu de cet avant-dernier match du Tournoi des six nations. Cette victoire redonne confiance non seulement à l’équipe de France, mais aussi à un public jusque-là plus accoutumé aux broncas qu’aux vivats.
Dans le jargon sportif, jamais avare en expressions toutes faites, on pourrait appeler ça une victoire référence. De celles qui vous légitiment, qui vous offrent du crédit pour la suite. Surtout pour un groupe qui avait enchaîné huit matchs sans victoire jusqu’à son récent succès, il y a deux semaines, contre les Italiens.

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Les journalistes avaient quitté Sébastien Vahaamahina tête basse après la défaite en Ecosse. Le voilà souriant : « La confiance revient petit à petit, confirme le deuxième-ligne de Clermont. » François Trinh-Duc, l’ouvreur toulonnais, savoure « un vrai exploit, une vraie joie de pouvoir enchaîner une deuxième victoire. » A plus forte raison lors d’un « Crunch », comme l’on dit d’un match France-Angleterre.
« Le début de quelque chose »
Les Anglais, deuxièmes au classement mondial, restaient sur une défaite contre l’Ecosse. Ce nouveau revers, cette fois contre la France, a quelque chose d’exceptionnel : c’est seulement la troisième fois que le XV de la Rose chute en vingt-sept test-matches depuis l’arrivée d’Eddie Jones à la tête de la sélection.
« Tout le monde nous voyait perdant contre l’Angleterre », fait observer Vahaamahina, qui résume à peu de chose près le discrédit dont souffrait le XV de France.
Est-ce la fin de la sinistrose ? Le début d’une nouvelle dynamique ? « Ouais, ça peut être le début de quelque chose, veut croire l’ailier clermontois Rémy Grosso, très en jambes cet après-midi, au point d’avoir été désigné homme du match. S’il faut noter des matchs sur un calendrier, je pense qu’on peut cocher celui-là. » Avant d’ajouter, avec une lucidité de bon aloi :
« Faut pas s’enflammer, on est conscient qu’il y a encore du travail. »
Côté positif : la défense du XV de France a fini par « prendre le pas sur l’attaque » de l’Angleterre (selon le centre Geoffrey Doumayrou, reconnaissant envers ses coéquipiers des lignes avant). Les joueurs ont également su se remobiliser en fin de match pour éviter de laisser filer la victoire, à l’inverse des dénouements rageants contre l’Irlande puis l’Ecosse : « On sait maintenant comment gagner les matchs », acquiesce Sébastien Vahaamahina.
Le Clermontois ajoute :
« Déjà, on arrive à se trouver beaucoup mieux sur le terrain. Il y a une bonne communication entre nous, personne ne veut faire gagner l’équipe de France à lui tout seul. C’est peut-être ce truc qui manquait. »
« On va se faire un peu plus respecter »
Ce groupe travaille ensemble depuis moins d’un mois à peine : Jacques Brunel, nommé sélectionneur fin 2017 après le limogeage express de Guy Novès, l’a composé à la hâte. Non sans avoir préalablement exclu huit joueurs ayant un peu trop arrosé leur soirée post-défaite en Ecosse, le 11 février, certains d’entre eux ayant même été entendus par la police d’Edimbourg comme témoins potentiels après un signalement d’agression sexuelle.

   


Jean-Baptiste Elissalde, l’entraîneur des arrières, note toutefois plusieurs défauts persistants. Notamment cette incapacité, par moments, dans « les animations offensives » à conclure près de l’en-but adverse. Plusieurs occasions pour le XV de France, mais seulement un essai de pénalité, accordé après un plaquage haut d’Anthony Watson sur Benjamin Fall (48e minute, 16-9). L’Angleterre réagit, mais trop tard : essai de Jonny May à six minutes du terme (73e, 19-16). D’où la joie du Rochelais Geoffrey Doumayrou : « On sentait que ce match, on le tenait. Tout le monde nous a craché dessus depuis un moment et là, on tient une bonne performance. On va se faire un peu plus respecter. »

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Un regain de crédibilité plutôt bienvenu avant de clore le Tournoi, dans une semaine, le 17 mars, au pays de Galles. Le XV de France vient de remonter à la troisième place de la compétition, déjà acquise cette année à l’Irlande (quatre victoires sur quatre possibles).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Le XV de France a confirmé sa victoire poussive en Italie en remportant un « crunch » serré, samedi (22-16) face à l’Angleterre, double tenante du trophée.
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Tournoi des six nations : l’équipe de France de rugby « renverse la montagne » anglaise

Le XV de France a confirmé sa victoire poussive en Italie en remportant un « crunch » serré, samedi (22-16) face à l’Angleterre, double tenante du trophée.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 20h49
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 23h43
   





                        



   


Ils étaient « prêts à renverser des montagnes ». Après leur victoire - fort poussive - en Italie la semaine passée, mettant fin à onze mois de disette, l’équipe de France de rugby a renoué avec la victoire à domicile en s’imposant au courage face à l’Angleterre, samedi 10 mars au Stade de France (22-16). De quoi réjouir son capitaine, Guilhem Guirado, vainqueur de son premier « Crunch » face aux double tenants du titre anglais.

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« La mentalité du groupe qui fait plaisir, a souligné le talonneur toulonnais, qui a mangé son pain noir depuis le début de son capitanat en bleu. On travaille dur depuis de longues années, c’est un groupe neuf, on a souffert des deux premières défaites. Mais on a fait le dos rond. »
Et son équipe, moribonde depuis de longs mois, s’est offert sa première victoire depuis quatre ans dans le Tournoi des six nations face aux Anglais (il fallait remonter à un 26-24, en 2014, pour voir une victoire bleue face au XV de la Rose). Et s’est rassurée en s’imposant au terme d’une fine de match étouffante. Ce samedi, foin de « défaite encourageante », comme les premiers matchs de l’ère Brunel s’étaient souvent achevés. Après avoir été battus sur le fil face à l’Irlande (13-15) et en Ecosse (32-26), les Bleus ont su conserver leur avantage face aux vagues anglaises en fin de rencontre.
Après avoir eu deux occasions de définitivement distancer l’Angleterre dans la dernière demi-heure, après avoir mené 19 à 9 jusqu’à cinq minutes de la fin (essai de Jonny May, 74e), puis 22 à 16 après une pénalité de Lionel Beauxis (79e), la victoire a en effet failli échapper aux Bleus. Mais les Anglais, qui devaient applatir derrière la ligne, ne sont pas parvenus à ôter le sourire aux 80 000 spectateurs du Stade de France. Pas même lorsque Beauxis leur a offert une ultime cartouche en ne parvenant pas à trouver une touche qui aurait signifié la fin de la rencontre.
Des Bleus disciplinés en défense
Héroïques - et disciplinés - en défense, les Bleus enchaînent une seconde victoire d’affilée, bien aidés par la régularité du jeu au pied de son demi de mêlée Maxime Machenaud (auteur de quatre pénalités à 100 % de réussite). Ils ont également bénéficié de l’irrégularité des Anglais, dont l’indiscipline a offert de nombreuses occasions aux Français.
Après une première période relativement équilibrée, le tournant de la rencontre est intervenu au retour des vestiaires. Après un placage haut de Watson sur Fall, l’arbitre octoyait un essai de pénalité en faveur des Bleus, qui n’allaient plus lâcher les rennes du match. Derrière un Bastareaud une nouvelle fois exemplaire en défense et offensif en attaque, les Bleus ont certes manqué plusieurs occasions de creuser l’écart, mais ils ont sécurisé leur victoire. Comme le synthétisait Rémy Grosso, élu homme de la rencontre : « Il y a peut-être eu un peu de crispation (à la fin). On s’est fait peur, mais on a réussi à gagner, c’est l’essentiel. »

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Avec cette défaite de l’Angleterre, l’Irlande, vainqueur de l’Ecosse plus tôt dans l’après-midi, remporte cette édition 2018 du Tournoi des Six Nations. Les Irlandais pourront même s’offrir un Grand Chelem, le troisème de leur histoire, s’ils s’imposent sur la pelouse de Twickenham, face aux Anglais, samedi prochain. Les Bleus, eux, prennent provisoirement la troisième place du Tournoi, en attendant le Pays de Galles - Italie de ce dimanche, et iront affronter ces mêmes Gallois, la semaine prochaine.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Le Paris SG, large vainqueur de Metz (5-0) samedi, a cherché à évacuer sa frustration aux dépens de la lanterne rouge, après son élimination en Ligue des champions.
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Football : quatre jours après la désillusion du Real, le PSG écrase Metz et revient aux affaires courantes

Le Paris SG, large vainqueur de Metz (5-0) samedi, a cherché à évacuer sa frustration aux dépens de la lanterne rouge, après son élimination en Ligue des champions.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 20h20
   





                        



   


Passer du double champion d’Europe en titre au dernier de Ligue 1... le retour sur terre au Parc des Princes a pris la forme d’un grand écart sur tous les plans. Grâce notamment à un doublé du jeune Christopher Nkunku (20e, 28e), les Parisiens ont surclassé, samedi 10 mars, les Messins pour aligner leur quinzième victoire en quinze matches de... championnat.
Pas sûr toutefois que cette statistique flatteuse ne redonne à Unai Emery le crédit épuisé après l’élimination prématurée en huitièmes de finale de Ligue des champions face au Real Madrid. D’autant plus que le double champion d’Europe en titre avait mis fin à sa série d’invincibilité à domicile mardi (2-1).

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Sans les titulaires habituels, les Parisiens ont mis moins de cinq minutes pour plier la rencontre : à l’affût d’une frappe contrée de Kylian Mbappé, bien servi en retrait par Yuri Berchiche, Thomas Meunier a bien suivi pour tromper le gardien adverse d’une frappe croisée limpide (5e, 1-0).
Loin d’être pleinement souverain, à l’image des nombreuses maladresses techniques et des espaces béants laissés derrière, le PSG a failli se faire punir par Mathieu Dossevi, le joueur messin le plus dangereux en contre.
Nkunku, héros du jour
Après avoir vu sa frappe déviée par Presnel Kimpembe être repoussée par la barre (12e), le Togolais a récidivé quatre minutes plus tard mais Alphonse Aréola était bien attentif (16e). « Ils ne sont pas très dangereux mais à chaque fois qu’ils rentrent dans la surface, c’est but », a-t-il déploré au micro de Canal+, à la mi-temps.
Nkunku en a été la meilleure illustration. Brouillon en début du match, le jeune milieu français s’est offert un doublé, d’abord d’une frappe du gauche (20e, 2-0) puis d’un tir croisé du droit (29e, 3-0), sur ses deux premières occasions. Il aurait même pu signer le triplé mais son troisième but de la tête a été signalé hors jeu (44e), et il n’a pu tromper Kawashima sur le service parfait de Meunier (59e).

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Cible des critiques après son exclusion évitable face à Madrid, Marco Verratti a de son côté réussi son entreprise de réhabilitation. Déjà passeur décisif sur le deuxième but de Nkunku, l’Italien a récidivé pour offrir l’un des cinq buts de la soirée à Mbappé (45+1), globalement maladroit sur ce match. Le capitaine Thiago Silva a alourdi la marque en de la tête en fin de match (82e, 5-0).
Avec un Neymar convalescent au Brésil, et des titulaires encore un peu sonnés, le PSG peut compter sur ses jeunes pousses pour ne pas finir la saison en roue libre.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Grâce à leur victoire contre l’Écosse (28-8), les Irlandais ne sont plus qu’à une victoire du troisième Grand Chelem de leur histoire.
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Tournoi des six nations : l’Irlande bat l’Écosse et se rapproche du Grand Chelem

Grâce à leur victoire contre l’Écosse (28-8), les Irlandais ne sont plus qu’à une victoire du troisième Grand Chelem de leur histoire.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 17h37
   





                        



   


L’Irlande a fait un pas de plus vers la victoire finale et le Grand Chelem en dominant l’Écosse avec le bonus offensif (28-8), samedi à Dublin, lors de la 4ᵉ journée du Tournoi des six nations.
Le XV du Trèfle, territorialement dominé en première période, a attendu l’interception de Jacob Stockdale pour prendre les devants au tableau d’affichage (22ᵉ, 7-3) puis son doublé en bout de ligne juste avant la pause (40+1ᵉ, 14-3) alors que Greig Laidlaw avait ouvert le score sur pénalité (13ᵉ, 0-3). Souvent dans le camp irlandais, le XV du Chardon repartait bredouille à chaque fois.
L’Irlande a ensuite tué tout suspense avec un nouvel essai de Conor Murray (46ᵉ, 21-3) avant que Blair Kinghorn ne sauve l’honneur du XV du Chardon (52ᵉ, 21-8). Sean Cronin signait l’essai du bonus offensif à la 69ᵉ en se sortant au ras d’un ballon porté (28-8, 70ᵉ).
La balle est désormais dans le camp des Anglais : s’ils ne battent pas la France avec le bonus un peu plus tard samedi 10 mars, les Irlandais seront assurés de remporter l’édition 2018.

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Pour le Grand Chelem, il faudra aller s’imposer à Twickenham samedi prochain lors de la dernière journée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Le XV de France a pris le dessus sur l’Angleterre (22-16) au Stade de France, lors de la 4e journée du Tournoi des six nations.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Les Français Anaïs Chevalier et Antonin Guigonnat se sont imposés en Finlande devant les duos autrichien et norvégien.
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Coupe du monde de biathlon : sans Fourcade, la France remporte le relais mixte simple de Kontiolahti

Les Français Anaïs Chevalier et Antonin Guigonnat se sont imposés en Finlande devant les duos autrichien et norvégien.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 14h52
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 14h54
   





                        



   


Le duo français composé d’Anaïs Chevalier et d’Antonin Guigonnat a remporté samedi 10 mars le relais mixte simple de Kontiolahti (Finlande), comptant pour la Coupe du monde de biathlon. Privés du quintuple champion olympique Martin Fourcade, victime d’une gastro-entérite, les Français ont devancé les Autrichiens (Lisa Hauser, Julian Eberhard) et les Norvégiens (Marte Olsbu, Johannes Boe).
Après un départ compliqué (quatre balles ratées sur les quinze premiers tirs), le succès français s’est dessiné à la mi-course, à partir du troisième relais assuré par Anaïs Chevalier. Auteure d’un 10/10 à la carabine, la biathlète a réussi à faire basculer la France en tête. Antonin Guigonnat a réussi ensuite à tenir le coup avec notamment un dernier tir debout magnifique (5/5), qui lui a permis de résister au retour du Norvégien Johannes Boe et de l’Autrichien Julian Eberhard.
Ce relais mixte simple sera suivi d’un relais mixte (départ à 16h45, avec Marie Dorin-Habert, Anaïs Bescond, Simon Desthieux et Quentin Fillon-Maillet pour la France), dont les Bleus sont champions olympiques en titre. Le petit Globe de la spécialité sera décerné à l’issue de cette course.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Il n’entrait pas dans les plans de Guy Novès, il est devenu un cadre de Jacques Brunel. Résistera-t-il à l’épreuve de l’Angleterre samedi au Stade de France ?
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Tournoi des six nations : Mathieu Bastareaud, le retour en grâce d’un joueur qui fait débat

Il n’entrait pas dans les plans de Guy Novès, il est devenu un cadre de Jacques Brunel. Résistera-t-il à l’épreuve de l’Angleterre samedi au Stade de France ?



Le Monde
 |    10.03.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 15h53
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


C’est le président qui le laisse entendre. Ce XV de France serait un repère de soldats inconnus, de bleusailles et d’espoirs qui n’en ont parfois plus l’âge ni vraiment le potentiel. « Aujourd’hui, les gens parlent encore de Chabal, de Michalak, de Dominici mais on ne parle pas des joueurs de l’équipe de France actuelle », déplorait Bernard Laporte au lendemain de son élection à la tête de la FFR.
Un an plus tard, les Bleus perdent toujours (sauf quand ils croisent la route d’une Italie compatissante) et la notoriété de leurs joueurs plafonne encore. A la question « pouvez-vous citer au moins trois joueurs de l’équipe de France de rugby ? », il est à parier que le nom de Mathieu Bastareaud revienne en tête de liste. Une histoire d’ancienneté, de charisme, de table basse mais aussi de performances sportives.

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Excellent avec son club de Toulon, le trois-quarts centre a effectué un retour pétaradant contre l’Italie lors de la troisième journée de ce Tournoi des six nations (victoire 34-17). Dans une équipe qui donne le sentiment d’avoir peur de son ombre (et même du Japon), Bastareaud rassure, surtout avant d’affronter l’Angleterre, samedi (17 h 45) au Stade de France. On connaissait le plaqueur féroce, le gratteur de ballon, le bulldozer de défense, on a aussi découvert que le garçon était accessoirement un bon joueur de rugby.
En une soirée, le centre qu’on disait pataud et dépassé lors de la dernière Coupe du monde a été paré de toutes les qualités. Pour un peu, on lui prêterait les jambes de Philippe Sella, la dextérité de Didier Codorniou et une taille mannequin. « Depuis son arrivée, Mathieu est un repère fort de notre équipe, vantait jeudi le sélectionneur Jacques Brunel. Toutes les équipes ont besoin de ces points forts à travers une personnalité. Il est devenu quelqu’un d’important. » 
« Comme si la France découvrait son Jonah Lomu »
A 29 ans, Mathieu Bastareaud ferait-il enfin l’unanimité, lui, le joueur segmentant par définition ? Cette querelle esthétique dure depuis presque dix ans et ses débuts internationaux avec d’un côté les pragmatiques qui vantent la puissance de ce précieux gagne-terrain, et de l’autre les derniers romantiques pour qui il reste un coffre à ballons, doublé de l’incarnation d’un reniement à une certaine idée du rugby français. On grossit le trait, mais il est souvent question de caricatures avec Bastareaud et ses 120 kg fluctuants. « Quand il est apparu, c’est un peu comme si la France découvrait son Jonah Lomu », explique au Guardian David Ellis, l’ancien spécialiste (anglais) de la défense du XV de France. Un commentaire qui en dit beaucoup sur l’attente que Bastareaud suscite depuis ses débuts. Qui d’autre a été convoqué en équipe de France (par un Bernard Laporte encore sélectionneur) alors qu’il barbotait encore dans le petit bassin de la Fédérale 1 à Massy à l’été 2007 ?
Blessé, l’intéressé avait raté la tournée néo-zélandaise mais depuis il doit composer avec l’attente suscitée par son profil hors norme à son poste. « Les gens ont toujours vu en moi un potentiel et m’en ont toujours fait part. Même dans les catégories de jeunes [à Créteil-Choisy, puis à Massy], on s’attendait à ce que je fasse gagner l’équipe. Donc, mine de rien, c’est de la pression », avouait au Monde le natif de Créteil en 2015. Longtemps, Bastareaud ne s’est pas couché de bonne heure. L’insomnie était la compagne de ce grand anxieux et les jeux vidéo un dérivatif à ses nuits blanches. « J’ai déjà eu neuf vies dans le rugby, comme dans Super Mario », expliquait avec humour ce garçon dont la subtilité tranche avec sa carrure.
Les Anglais se méfient de lui
Dans sa nouvelle vie, Mathieu Bastareaud dort mieux et aurait trouvé la sérénité en dehors du terrain selon ses proches. Indésirable quand Guy Novès promettait « le grand soir », il opère un nouveau retour en grâce avec un Jacques Brunel qui propose du pragmatisme comme plat unique. Un retour différé voire compromis dans un premier temps. Coupable d’avoir traité l’Italien Sebastian Negri de « putain de pédé » lors d’un match de Coupe d’Europe avec Toulon, le centre avait été suspendu pour l’ouverture du Tournoi contre l’Irlande, puis non retenu face à l’Ecosse histoire de respecter un certain délai de décence.
Depuis, le coupable a présenté ses plates excuses sur les réseaux sociaux et auprès de Negri lors du match face à l’Italie à Marseille. Au Vélodrome, Bastareaud a prouvé aussi qu’il avait apporté quelques variations à sa palette technique. Comme avec le RCT, il a fait jouer derrière lui avec des passes au contact (les fameux offload) et enfilé les habits de patron des lignes arrières. Mais ce n’était que l’Italie, une sélection qui ignore le concept de victoire dans le Tournoi depuis trois ans et un match avec une intensité toute relative. Un rugby de route départementale quand l’Angleterre va proposer un rythme d’autoroute. Et même s’il a progressé dans ces domaines, Mathieu Bastareaud n’est pas devenu en une nuit marseillaise le centre le plus mobile et endurant.

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Mais le Toulonnais a au moins le mérite de susciter le respect et même une certaine crainte chez les Anglais à l’approche du crunch. « Il n’a pas le physique classique d’un trois-quarts centre, mais il est très efficace dans ce qu’il fait, observe son vis-à-vis du XV de la Rose, Jonathan Joseph. Il récupère beaucoup de ballons, il a un gros physique et il est très différent des joueurs qu’on a l’habitude d’affronter. » Cette différence, Mathieu Bastareaud a fini par l’intégrer avec le temps. « J’assume d’être atypique », disait-il au moment de la sortie de son autobiographie Tête haute en 2015. Atypique, attachant et enfin incontournable ? C’est encore à voir. Les vérités d’un match ne sont pas souvent celles du suivant. Surtout avec une équipe qui en perd en moyenne sept sur dix depuis un an.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Le premier ministre s’apprête à signer les statuts constitutifs du groupement d’intérêt public qui organisera la compétition en France.
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Coupe du monde de rugby 2023 : le calcul risqué de la Fédération avec les villes hôtes

Le premier ministre s’apprête à signer les statuts constitutifs du groupement d’intérêt public qui organisera la compétition en France.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 10h51
 • Mis à jour le
11.03.2018 à 18h17
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Mieux vaut un peu tard que jamais. Le premier ministre, Edouard Philippe, va enfin signer les statuts constitutifs du groupement d’intérêt public (GIP) qui organisera en France la Coupe du monde 2023 de rugby. Signature prévue samedi 10 mars après-midi à Saint-Denis, en préambule du match France-Angleterre, dans l’auditorium du Stade de France. A ses côtés, Bernard Laporte, président de la Fédération française de rugby (FFR), et Jean-Michel Brun, secrétaire général du Comité national olympique.
La FFR s’était engagée auprès de la Fédération internationale, World Rugby, à constituer un GIP « dans les 90 jours » suivant sa désignation comme future hôte. Il aura finalement fallu en attendre 115. Et encore : le GIP ne devrait réellement être constitué qu’à partir d’avril, le temps de fixer son premier conseil d’administration qui déterminera l’identité précise de ses membres.
Pourquoi ce retard ? L’Etat a demandé auprès de World Rugby un délai supplémentaire pour vérifier quelques premiers éléments : sur les futurs principes de gouvernance du GIP, mais aussi sur la garantie financière très substantielle que l’Etat a dû fournir à la hâte, par l’intermédiaire de la Caisse des dépôts et consignations (171 millions d’euros).
Si l’inspection générale des finances, qui poursuit toujours sa contre-expertise, a déjà donné son aval à la constitution du GIP, des questions demeurent quant au financement de la compétition.
En juin 2017, une demi-année après l’élection de Bernard Laporte à la tête du rugby français, la FFR transmettait à World Rugby un épais dossier de candidature. Ces trois volumes, auxquels Le Monde a eu accès, donnent à voir le scénario espéré par la « fédé ». Dans ses hypothèses de travail, le comité de candidature a déjà mis en avant l’implication des municipalités et métropoles… sans même attendre que celles-ci fassent voter à leurs élus les investissements potentiels qui engageraient l’argent du contribuable. Une hypothèse de travail hâtive qui prend de court toute décision des conseils municipaux.

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La nouveauté des concessionnaires
Parmi les contributions publiques annoncées dans le document, 21 millions d’euros sont destinés au coût de la location des stades accueillant l’événement. Auxquels s’ajoutent 20 millions d’euros prévus pour les « fanzones » destinées à accueillir les spectateurs hors des enceintes.
Malgré des lettres d’intention envoyées en mars 2017 à la FFR, toutes les villes concernées ne se sont pourtant pas encore engagées formellement à verser quelque somme d’argent que ce soit. « Le courrier précise bien que toute décision sera soumise au vote du conseil de Bordeaux métropole », indique au Monde la mairie bordelaise, sans préciser de date à venir. « Rien n’a pour le moment été contractualisé », poursuit la Métropole européenne de Lille.

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Contacté par Le Monde, Claude Atcher, qui a loué ses services de consultant à la FFR pour coordonner le dossier de candidature, déclare d’abord que cette somme de 21 millions correspond à « une valorisation commerciale » censée quantifier, à la demande de World Rugby, la mise à disposition gratuite des stades par les collectivités.
Mais les choses ne sont en réalité pas aussi simples. Si bien que M. Atcher, relancé sur la question, finit tout de même par reconnaître « le risque que tous les stades ne soient pas gratuits. » Certaines collectivités pourraient bien avoir à payer l’événement. Plusieurs enceintes retenues pour 2023 appartiennent aujourd’hui à des concessionnaires privés, et non plus à des municipalités. Dit autrement : ces concessionnaires, établis sur la base de partenariats publics-privés (PPP), seraient donc en mesure de demander un dédommagement pour l’exploitation des sites. Une différence fondamentale avec les stades du Mondial 2007, déjà en France.
Un ex-sénateur attendu
Reste à savoir si les collectivités en question accepteront finalement d’assumer les sommes demandées, ou si c’est le GIP qui devra payer ce qu’elles refuseraient de débourser. Plusieurs stades semblent correspondre à pareil cas de figure : le Vélodrome à Marseille (géré par la société Arema), le stade Pierre-Mauroy à Villeneuve-d’Asc (groupe Eiffage), le Matmut-Atlantique à Bordeaux (société Bordeaux-Atlantique) et l’Allianz Riviera à Nice (société Nice Eco Stadium, détenue pour moitié par Vinci Concessions).
Le Groupama Stadium, à Lyon, se trouve dans une situation légèrement différente. Il appartient directement au club de football de l’Olympique lyonnais et à son président, l’homme d’affaires Jean-Michel Aulas.
« Rien n’est joué, on va ouvrir des discussions et des négociations tout à fait franches et directes »
Enfin, le sujet s’annonce plus facile à négocier pour les métropoles restantes, qui ont conservé la latitude sur leurs équipements sportifs : Nantes pour le stade de la Beaujoire, Saint-Etienne pour le stade Geoffroy-Guichard, Toulouse pour le Stadium. Sans évoquer le cas à part du Stade de France, dont l’Etat est propriétaire.
Dans « les deux ou trois mois » à venir, Claude Atcher s’attend maintenant à négocier au cas par cas « sur les conditions finales de mise à disposition » de chaque stade avec les villes et, le cas échéant, les concessionnaires. Entreront en compte, notamment, le nombre de matchs dans chaque stade et les affiches proposées. « Il y a d’abord eu la candidature et maintenant on entre dans une phase de discussions qui est plus technique et financière. On va trouver des solutions, rien n’est joué, on va ouvrir des discussions et des négociations tout à fait franches et directes. »
Mais avant, le GIP devra déjà désigner son président et son directeur général. Le premier devrait être Didier Guillaume, ancien président du groupe socialiste au Sénat. Le second pourrait être Claude Atcher lui-même. L’intéressé garde pour l’instant le silence. La décision appartient au conseil d’administration de ce groupement réparti entre la FFR (62 % des droits et des voix), l’Etat français (37 %) et enfin le Comité national olympique (1 %). Le chantier commence à peine.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Scotchés à la dernière place du classement, les Lorrains refusent une relégation annoncée comme inéluctable. Voyage dans d’un club où l’espoir fait encore (un peu) vivre.
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Dans la foulée du Real, le FC Metz rêve de battre le PSG pour sauver sa peau en L1

Scotchés à la dernière place du classement, les Lorrains refusent une relégation annoncée comme inéluctable. Voyage dans d’un club où l’espoir fait encore (un peu) vivre.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 10h46
    |

                            Etienne Labrunie (Metz, envoyé spécial)








                        



   


Le championnat va accoucher d’une nouvelle affiche : le « déprimos ». Un choc de dépressifs. Il oppose le PSG version « le Real m’a tué » au FC Metz « Continuez sans nous ». Quatre jours après la débâcle de Madrid, la lanterne rouge de L1 (huit points de retard sur le premier non relégable) vient défier un PSG en choc post-traumatique depuis le 6 mars et la ruine de ses ambitions européennes. Sur le papier, pas de quoi se marrer. Quoique. « Le Real Madrid a su gagner à Paris, il n’y a pas de raison que Metz n’y parvienne pas », ironise un supporteur messin sur le Forum du club. « Ils sont en crise, on va les pulvériser », s’amuse un autre.

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Gagner au Parc. Le double champion d’Europe l’a fait, d’ici à imaginer que c’est à la portée de tous les crampons. Avant la débâcle de Madrid, Verratti et ses collègues restaient sur une invincibilité de plus de deux ans à domicile, 51 matchs toutes compétitions confondues. « De toute façon, dans notre situation, il ne nous reste que des exploits à faire », enfonce l’attaquant messin Nolan Roux. Bref, foutu pour foutu, autant tout gagner, telle est la tactique adoptée par le FC Metz. Et pas sûr que cela suffira avec un tel retard à combler. « C’est extrêmement compliqué, mais il reste encore dix matchs et des instants de vie à prendre », veut croire l’entraîneur Frédéric Hantz après le match nul à domicile (1-1) de ses protégés face à Toulouse.
« Vous êtes là pour nous regarder mourir ? »
L’opération « instant de vie » est lancée. Pourquoi pas. Plus poétique que les missions commando souvent décrétées dans de telles situations. La formule est même plutôt bien choisie et adaptée pour un club en état critique depuis si longtemps. Mais attention, il ne s’agit pas de tuer le dernier espoir. Et en Lorraine, on les voit arriver les journalistes avec leurs gros sabots et leurs tronches d’enterrement. « Vous êtes là pour nous regarder mourir ? », apostrophe un supporteur sexagénaire dans le froid glacial d’une séance matinale d’entraînement à Saint-Symphorien. La supplique fait son effet. Cet habitué a pu l’éprouver depuis quelques mois. Pour cause, son club se morfond à la dernière place du championnat depuis la 4e journée. On a craint le pire après onze défaites lors des douze premiers matchs. Allaient-ils passer l’hiver ? Au soir de la 12e journée, le FC Metz totalise 3 points, à 14 longueurs du premier non relégable. « Quelque chose qui n’arrive jamais, souligne Philippe Gaillot, le directeur sportif du club, il a donc fallu changer d’idée. »

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Donc d’entraîneur. Exit Philippe Hinschberger, qui avait pourtant sauvé le club de la relégation l’année passée, place à Frédéric Hantz, nommé la veille de la Toussaint. Fred Hantz, un samaritain version foot, qui s’est fait une spécialité, bien malgré lui, de sauver les clubs en détresse (Le Mans en 2006, Bastia en 2013 ou Montpellier en 2015). « Mais là, c’est de loin le challenge le plus difficile qu’on ait accepté avec Fred », souligne Arnaud Cormier, son fidèle adjoint. Son porte-parole aussi un peu car le boss se livre peu ou au gré de ses humeurs, a priori changeantes. L’homme a du tempérament. « Il a une autorité naturelle, sait ce qu’il veut et se donne les moyens d’y arriver grâce au travail », résume Cormier. « Il a des coups de speed, mais c’est le bon coach au bon moment. Si on peut se sauver, c’est avec lui. Je vous jure, je le connais, c’est le gars de la situation », plaide sans retenue le tempétueux défenseur Julian Palmieri, recruté fin novembre par Hantz, qui l’a connu à Bastia. « Si j’ai accepté ce challenge, c’est que j’y crois. Je n’ai pas envie de passer pour un guignol », ajoute le Corse, viré de Lille par Marcelo Bielsa en début de saison.
Soigner les têtes
Le coach pose ses bagages, diagnostique et ne promet rien si ce n’est d’y croire. « On a plus de chance de se maintenir en Ligue 1 que de gagner à l’Euromillions », lance-t-il lors de sa première conférence de presse. Hantz, père la rigueur, laisse peu de place au hasard. Son credo, c’est le boulot. « Nous sommes arrivés avec la conviction qu’on pouvait inverser la tendance, il a fallu convaincre tout le monde car le moral était bien touché », raconte Arnaud Cormier. Un peu de sang neuf (quatre recrues au mercato d’hiver), des séances d’entraînement musclées vont finir par nettoyer les têtes et redonner des jambes aux Messins. « On a beaucoup bossé, des séances plus intenses, plus dures, confirme le défenseur Jonathan Rivierez, mais on a retrouvé de la fraîcheur, on se sentait mieux. » Déjà ça de pris, faute de résultats immédiats. Le déclic arrive plus tard. Lors de la 18e journée, les Grenats enregistrent leur deuxième victoire de la saison à Montpellier (1-3).
Va suivre une série de cinq matchs sans défaite, dont deux victoires probantes face à Strasbourg et Saint-Etienne (3-0). De quoi soulever des montagnes, rêver d’une renaissance et d’une incroyable remontée au classement. « C’est la metztada », s’amuse un supporteur toujours convaincu que c’est encore possible. Sauf que depuis le club a rechuté et reste, avant d’affronter le PSG, sur cinq matchs sans victoire (trois défaites et deux nuls). « On vit l’instant présent », rappelle à son tour l’attaquant Nolan Roux. A chaque match suffit sa peine. Toutefois, l’ancien international espoir s’essaie à une prédiction. « On doit, on va être récompensés. Il y a des signes. Avant, le vestiaire était traumatisé, chacun dans son petit coin, là on est ensemble, soudés, tout le monde bosse. Il n’y a pas de tricheurs. »
Reste désormais dix matchs, 30 points de récompense et ce challenge de dingue. « De toute façon, on sait qu’on ne verra la lumière qu’en mai », avance Arnaud Cormier. Celle au bout du tunnel. Celle d’un maintien inédit car jamais dans l’histoire de l’élite, aucune équipe aussi mal embarquée dès le début du championnat n’a réussi à se maintenir*. A contrario, il y a bien la jurisprudence Pascal Dupraz en 2016, quand le Savoyard avait sauvé le Toulouse FC de la L2 au prix d’un sprint final ahurissant. A la veille de la 29e journée, les Violets comptaient 10 points de retard sur le premier non relégable. Deux de moins que le FC Metz…
Vice-champion de France il y a vingt ans
« On doit dépasser les pensées négatives, chasser le stress lié à notre place », répète à l’envie Frédéric Hantz. Dépasser aussi les ego et les gestions de carrière d’un sport en perpétuel mercato. « Si vous passez pour des pipes tous les week-ends, le mercato, c’est vite réglé », souligne Nolan Roux. Pourtant, à 30 ans, paradoxalement, l’ancien Stéphanois et Lillois vit l’une de ses saisons les plus accomplies et, avec 11 buts, et a déjà pulvérisé son record en L1 (9 réalisations). « Pas question de se cacher, dit pour sa part Julian Palmieri, moi je veux me donner à fond, gueuler, soulever des joueurs, mettre des coups ; je ne me calmerai que quand on gagnera. » Le carton rouge reçu lors du dernier match contre Toulouse après un tacle assassin devrait surtout l’aider à gagner en zénitude.
Bref, à Metz, on joue un peu la dispersion avec un fatalisme de circonstance. Mais l’espoir subsiste. « Le challenge est excitant », glisse Philippe Gaillot. Après, quoi qu’il arrive, il n’y a pas péril en la demeure. Le club a même une certaine expérience à faire valoir, habitué qu’il est à emprunter l’ascenseur entre les deux divisions. Le destin d’un petit budget (33 millions d’euros) dont on parle davantage au passé qu’au futur. « Notre histoire parle aux gens et à ceux qui aiment le foot », souligne Gaillot, ex-défenseur de devoir des Grenats (423 matchs en L1). Le FC Metz, 60 saisons en L1, vice-champion de France 1998, deux Coupe de France 1984 et 1988, une Coupe de la Ligue 1996, a frôlé la catastrophe en 2012 après une relégation en National. Mais c’est une autre histoire. « Là, il y aurait un beau truc à écrire », confie Julian Palmieri. En attendant, premier instant de vie au Parc. Et pourquoi pas un bel exploit au Parc. Le Real a bien montré l’exemple.
* Avant Metz, trois équipes avaient compté 3 points ou moins après 12 journées en D1. Il s’agit de Strasbourg (3 points en 1951-1952), Brest (2 en 1979-1980) et Grenoble (0 en 2009-2010). Ces trois équipes ont terminé la saison à la dernière place.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Marie Bochet (en descente) et Benjamin Daviet (en biathlon) ont obtenu les deux premiers titres tricolores des Jeux de Pyeongchang, en Corée du Sud.
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Marie Bochet (en descente) et Benjamin Daviet (en biathlon) ont obtenu les deux premiers titres tricolores des Jeux de Pyeongchang, en Corée du Sud.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 09h02
 • Mis à jour le
11.03.2018 à 10h49
   





                        



   


Après avoir remporté quatre titres paralympiques à Sotchi, l’insatiable Marie Bochet avait annoncé la couleur : elle venait à Pyeongchang pour ajouter de nouvelles médailles à son palmarès. La skieuse française s’est imposée samedi 10 mars dans la descente lors du premier jour des Jeux paralympiques 2018 en Corée du Sud, apportant aux Bleus leur première médaille.

BOCHET CONSERVE SON TITRE !! 🥇🥇
— francetvsport (@France tv sport)


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La porte-drapeau de la délégation héxagonale a été suivie par son presque homonyme, Arthur Bauchet, en argent dans la descente messieurs, et le biathlète Benjamin Daviet, qui a décroché la seconde médaille d’or française (7,5 km, catégorie debout).

🥇🇫🇷 ALERTE MÉDAILLE 🇫🇷 🥇
— francetvsport (@France tv sport)


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Immense favorite de la première épreuve des JO, Marie Bochet – qui skie avec une prothèse au bras gauche – n’a pas manqué ses débuts dans la compétition. Elle qui avait sans discontinuer tout raflé en Coupe du monde et aux Mondiaux depuis 2014 et l’édition russe des Paralympiques, la skieuse de Chambéry a devancé largement l’Allemande Andrea Rothfuss (à 2 s 23) et la Canadienne Mollie Jepsen (à 4 s 30), ses principales rivales en Coupe du monde.

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Quatre autres épreuves en vue pour Bochet
Sacrée en descente, super-G, slalom géant et super-combiné à Sotchi en 2014, quinze fois championne du monde, Marie Bochet a l’occasion de considérablement parfaire sa collection puisqu’elle participe à quatre autres épreuves de ski alpin (catégorie debout) en Corée. « Les médailles sont encore plus belles quand elles sont partagées ! Bravo », a réagi la skieuse de Chambéry, en référence aux deux autres Français, montés sur des podiums en ce premier jour d’épreuves.

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A seulement 17 ans, le benjamin de l’équipe de France, Arthur Bauchet a terminé en argent en descente (catégorie debout) pour sa première course paralympique, derrière le Suisse Markus Salcher. En biathlon, Benjamin Daviet (24 ans), déjà médaillé de bronze à Sotchi avec le relais, a offert une deuxième récompense en or à la France au 7,5 km (catégorie debout). Il a terminé devant le Canadien Mark Arendz et l’Ukrainien Igor Reptyukh.

Bauchet décroche l'argent !! 🥈🥈
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« Ces Jeux paralympiques de Pyeongchang ont débuté de la plus belle des manières » a félicité Emmanuel Macron sur Twitter. A Pyeongchang, l’équipe de France, composée de 12 athlètes et 3 guides, a pour but d’au moins égaler son résultat de Sotchi où elle avait terminé 5e au tableau des médailles (5 en or, 3 en argent, 4 en bronze). Au terme du premier jour, elle occupe la seconde place provisoire du classement, derrière les Etats-Unis.



                            


                        

                        


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Jeux paralympiques : la skieuse française Marie Bochet remporte l’or en descente

La porte-drapeau de la délégation tricolore est le plus gros espoir français pour ces Jeux. A Sotchi, en 2014, elle avait décroché l’or dans quatre épreuves.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 02h34
 • Mis à jour le
11.03.2018 à 10h37
   





                        



   


La skieuse française de 24 ans Marie Bochet a remporté l’or samedi 10 mars au matin à Pyeongchang en descente, à l’occasion des Jeux paralympiques. Elle est en compétition dans quatre autres disciplines : super-G, slalom, slalom géant et super-combiné.
La France entend poursuivre avec ses athlètes paralympiques sa moisson de médailles, après les 15 qu’elle a remportées il y a deux semaines. Quinze sportifs français sont engagés pour ces Jeux paralympiques.

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Née en 1994 à Chambéry, Marie Bochet a intégré le club handisport d’Albertville en 2006, puis le pôle France de la Fédération de ski et la section ski du lycée Jean-Moulin d’Albertville en juillet 2009. C’est la première fois qu’une athlète en situation de handicap y est acceptée. La skieuse est née avec une malformation de l’avant-bras gauche appelée « agénésie », ce qui la pousse à concourir avec une prothèse pour avoir plus d’équilibre.
Aux Jeux paralympiques de Sotchi, en 2014, elle avait décroché l’or dans quatre épreuves : descente, super-G, slalom géant et super-combiné, cumulant quatre des cinq médailles d’or tricolores. La même année, elle a été élevée au rang de chevalier de la Légion d’honneur.

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Monaco conforte sa 2e place à 11 points du Paris-Saint-Germain, qui jouera samedi après-midi face au FC Metz, lanterne rouge du championnat de France.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 23h01
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 23h19
   





                        


Monaco a conforté sa place de dauphin du Paris SG et mis la pression sur Marseille et Lyon en s’imposant (3-1) à Strasbourg, vendredi 9 mars en ouverture de la 29e journée de Championnat de France.
L’ASM n’a pas eu besoin de faire jouer Falcao, de retour sur le banc cinq semaines après sa blessure à la cuisse gauche. Elle a parfaitement négocié la rencontre et n’a jamais tremblé sur la pelouse endommagée de la Meinau, se mettant à l’abri dès la première période grâce à des buts de Stevan Jovetic (5), de la tête, Rony Lopes (21), du gauche, en pivot, et Fabinho (41), du droit.
Deux semaines après avoir gâché un avantage de deux buts à Toulouse (3-3), les joueurs du Rocher n’ont cette fois pas laissé filer les trois points.
Forts de leur avantage, les joueurs de Leonardo Jardim ont pu gérer en seconde période. Solides et réalistes, ils ont finalement empoché, logiquement, leur 19e victoire de la saison.
Cinq victoires sur six
Monaco, toujours invaincu en championnat en 2018 (6 victoires, 4 nuls), a enregistré son cinquième succès sur les six derniers matches et semble solidement accroché à sa deuxième place.
Avec 63 points, l’ASM a en effet provisoirement repoussé l’OM et l’OL, qui affronteront Toulouse et Caen dimanche, à respectivement sept et douze longueurs.
A l’inverse, le Racing, qui n’a pas démérité et avait obtenu une égalisation méritée par Stéphane Bahoken (21) en milieu de première période, continue de glisser vers la zone de relégation.
Même s’ils ont beaucoup tenté pour réduire l’écart, les Alsaciens ont manqué de précision dans la dernière passe et à la finition. Huitièmes à la mi-décembre, ils n’ont pris que sept points lors des onze dernières rencontres et restent quinzièmes avec trois points d’avance sur le barragiste, Troyes, qui jouera samedi à Nantes.

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