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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Le stockage et l’utilisation des informations collectées par les géants de l’Internet inquiètent. En Europe, un règlement général sur la protection des données entrera en vigueur le 25 mai.
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Avec l’essor de la biométrie, la société en liberté surveillée

Le stockage et l’utilisation des informations collectées par les géants de l’Internet inquiètent. En Europe, un règlement général sur la protection des données entrera en vigueur le 25 mai.



Le Monde
 |    11.03.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
11.03.2018 à 17h12
    |

                            Sophy Caulier








                        



                                


                            

Ce jeune homme debout, les mains dans les poches, qui sourit à un écran dans l’entrée d’un fast-food, ne patiente pas devant une vidéo en attendant ses morceaux de poulet grillé. Il est en train de payer d’un sourire le repas qu’il vient de commander. Les restaurants KFC de Huangzhou, dans la région de Shanghaï, testent l’application Smile to Pay du groupe chinois Alibaba, qui permet aux clients de payer leurs achats par reconnaissance faciale.
Cette jeune femme qui montre rapidement son smartphone à la borne d’entrée d’une supérette, remplit son cabas et sort sans payer n’est ni distraite ni voleuse. Elle fait ses courses dans le magasin sans caisse Amazon Go de Seattle, sur la Côte ouest des Etats-Unis. Elle a été identifiée à l’entrée par le code-barres de son smartphone et dans tout le magasin par les caméras qui l’ont reconnue et suivie. Des capteurs ont enregistré ses achats, dont le montant est immédiatement prélevé sur son compte Amazon.
Des entreprises et non des Etats
Les technologies biométriques mises en œuvre dans ces applications sont à peu de chose près les mêmes que celles utilisées pour délivrer les documents d’identité électroniques (passeport, carte d’identité…), pour lutter contre le crime et le terrorisme, ou pour la vidéosurveillance dans les lieux publics.
La seule différence est que, dans les deux exemples cités, ce ne sont plus des Etats ni des gouvernements qui enregistrent les visages ou les empreintes digitales, mais de grandes entreprises privées, les Gafam (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) et les BATX (Baidu, Alibaba, Tencent, Xiaomi) en tête. Elles exploitent ces données pour identifier leurs clients dans leurs moindres activités, mieux les connaître pour leur vendre toujours plus en échange d’une « expérience utilisateur fluide et simple » !

La biométrie consiste à identifier une personne à travers ses caractéristiques physiques : empreintes digitales, visage, iris, réseau...




                        

                        


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En Chine, les start-up surfent sur les besoins de l’Etat policier

Le pouvoir chinois et les géants de la technologie avancent main dans la main.



Le Monde
 |    11.03.2018 à 17h00
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            

La photo a rapidement fait le tour des réseaux sociaux : une jeune policière en uniforme porte des lunettes noires, équipées d’une petite caméra. Au milieu de la gare de Zhengzhou, dans le Henan, une des provinces les plus peuplées de Chine, la jeune femme scanne la foule, grâce à un système de reconnaissance faciale. L’outil est connecté à la fois à un smartphone, dans les mains de l’agent de police, et à un écran dans le commissariat de la gare.
La scène futuriste aurait de quoi inquiéter des usagers français, mais en Chine, c’est la police locale elle-même qui a publié fièrement ces images juste avant le Nouvel An chinois. Grâce à cette technologie, elle aurait arrêté sept suspects recherchés et 26 personnes voyageant sous une fausse identité. Les lunettes ont été mises au point par LLVision, une entreprise basée à Pékin qui vend ces lunettes au grand public et a développé cette version équipée de la reconnaissance faciale en collaboration avec la police.
En Chine, les start-up de la biométrie se développent main dans la main avec l’Etat policier.
D’un côté, les autorités accueillent avec bienveillance, ou soutiennent, des technologies qui leur permettent de mieux contrôler les populations.
De l’autre, des jeunes pousses peuvent se hisser à la pointe dans leur domaine grâce à des ressources en intelligence artificielle et un accès facile aux informations de près de 1,4 milliard d’habitants, profitant de la faible protection des données personnelles.
176 millions de caméras de surveillance
Le résultat, ce sont des champions de la reconnaissance faciale, vocale, de la démarche, de la lecture des veines de la main, etc., qui collaborent à la fois avec le privé et avec la sécurité publique.
Si la reconnaissance faciale est plus impressionnante quand elle est installée sur des lunettes, elle équipe déjà largement les 176 millions de caméras de surveillance installées en Chine. Les entreprises SenseTime (Hongkong) et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Pour le spécialiste des sciences de l’information et de la communication, le développement du numérique et de la biométrie nous place au cœur de l’ambivalence actuelle entre notre besoin de liberté et une demande de protection de plus en plus forte.
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Pierre Musso : « L’identification des personnes pose des questions éthiques profondes »

Pour le spécialiste des sciences de l’information et de la communication, le développement du numérique et de la biométrie nous place au cœur de l’ambivalence actuelle entre notre besoin de liberté et une demande de protection de plus en plus forte.



Le Monde
 |    11.03.2018 à 17h00
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Professeur en sciences de l’information et de la communication à Télécom ParisTech, Pierre Musso souligne l’ambivalence entre le désir des internautes d’exposer leur vie privée et leur souci de préserver leur liberté.
Que change le mariage de la biométrie et du numérique ?
Pierre Musso.- Le développement de ces technologies nous place au cœur de l’ambivalence actuelle entre notre besoin de liberté et une demande de protection de plus en plus forte. Pour accéder à des services, nous acceptons de confier nos données les plus intimes. Parfois nous les mettons en scène sur les réseaux sociaux comme Facebook, pour gagner en réputation. C’est ce que le sociologue Serge Tisseron appelle « l’extimité ».
Après cinquante ans d’un régime où la production est pilotée par le consommateur, à l’image de Zara qui reconfigure en permanence son offre textile en fonction des ventes, nous passons dans une économie de la contribution où l’usager est actif et individualisé. Dans ce nouvel univers, la biométrie apporte la promesse d’une identification plus grande.
Au détriment de notre liberté ?
Cela touche en effet à cette liberté essentielle qu’est le respect de la vie privée. Il faut distinguer l’authentification, nécessaire pour valider une procédure, et l’identification des personnes qui pose des questions éthiques bien plus profondes. D’abord celle du consentement, mais aussi celle de la finalité de l’utilisation des données et enfin celle de la proportionnalité entre l’étendue de la collecte et son usage. C’est si délicat que certains demandent l’interdiction de la pratique.
La porte ouverte à toutes les dictatures ?
Il serait tentant, en effet, de penser que cette manipulation des données, poussée à l’extrême avec la biométrie, mène inévitablement vers la société de surveillance généralisée, dépassant celle décrite par Foucault avec l’image du panoptique qui...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Technologie numérique et biométrie font de plus en plus partie de notre vie quotidienne.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
      

Une technologie désormais omniprésente

Technologie numérique et biométrie font de plus en plus partie de notre vie quotidienne.



Le Monde
 |    11.03.2018 à 17h00
    |

                            Maxime Mainguet et 
Philippe Da Silva








                        



   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Fabrice Le Saché, entrepreneur de 35 ans, a annoncé dimanche dans un communiqué qu’il se présentait à la succession du président du Medef, Pierre Gattaz.
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Succession de Pierre Gattaz à la tête du Medef : 8 candidats, 8 hommes

Fabrice Le Saché, entrepreneur de 35 ans, a annoncé dimanche dans un communiqué qu’il se présentait à la succession du président du Medef, Pierre Gattaz.



Le Monde
 |    11.03.2018 à 14h41
 • Mis à jour le
11.03.2018 à 15h25
   





                        


Un nouveau candidat se lance dans la course : Fabrice Le Saché, entrepreneur de 35 ans, a annoncé dimanche 11 mars dans un communiqué qu’il se présentait à la succession du président du Medef, Pierre Gattaz.
L’occasion de revenir sur le profil des huit candidats à la présidence du Mouvement des entreprises de France.

        Lire aussi :
         

                Medef : l’après-Gattaz déclenche la guerre des ego



Huit candidats sont en lice
Patrick Martin 
A 58 ans, le patron du Medef Auvergne Rhône-Alpes est le PDG du groupe de distribution industrielle Martin Belaysoud Expansion, où travaillent 1 900 collaborateurs.
Frédéric Motte
A 53 ans, le patron du Medef Hauts-de-France est cofondateur de Cèdres industries, un groupe de sous-traitance industrielle d’environ 400 collaborateurs et administrateur d’Entreprises & cités, un fonds de dotation visant à promouvoir la Responsabilité sociale des entreprises (RSE), qu’il a également présidé entre 2014 et 2016.
Jean-Charles Simon
A 47 ans, l’ancien codélégué général du Medef est président de Stacian, une société d’intelligence statistique et d’analyse économique. Il avait démissionné en 2010 de son poste de codélégué, sous la présidence de Laurence Parisot.
Geoffroy Roux de Bézieux
A 55 ans, le vice-président du Medef s’est fait un nom dans la téléphonie : il a créé en 1996 The Phone House, puis l’opérateur de réseau mobile virtuel Omea Telecom (qui opère en France Virgin Mobile France, Breizh Mobile, Tele2 Mobile et Casino Mobile), revendu en 2014 à Numericable. Il a également investi en 2015 dans la plateforme de financement participatif Credit.fr, spécialisée dans le prêt aux PME.
Alexandre Saubot
A 53 ans, le vice-président du Medef et président de l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) a décidé de quitter ses mandats pour se présenter à la succession de Pierre Gattaz. Il dirige Haulotte, une entreprise familiale de plus de 1 700 collaborateurs, qui construit des matériels d’élévation.
Olivier Klotz
A 56 ans, le patron du Medef Alsace dirige également depuis 1992 Heuft France, entreprise de 49 salariés, commercialise des équipements de contrôle pour l’industrie de l’emballage.
Pierre Brajeux
A 57 ans, le patron du Medef Hauts-de-Seine est également le président fondateur de Torann France, une société de sécurité privée de plus de 2 000 collaborateurs.
Fabrice Le Saché 
A 35 ans, cet administrateur de Medef International (l’association qui représente l’organisation patronale française dans le monde) depuis 2015 dirige Aera Group, société de conseil et de négoce qui se définit comme le premier groupe de finance carbone en Afrique. Il a également créé l’index Up40, qui rassemble les start-up françaises les plus actives en Afrique.

Le président de Michelin ne sera pas candidat
Autre candidat pressenti pour succéder à Pierre Gattaz : Jean-Dominique Senard, président de Michelin. M. Senard est cependant empêché de se présenter par les statuts du Medef, qui imposent de ne pas avoir « plus de 65 ans au jour de l’élection ». Or le patron de l’équipementier atteindra cet âge le 7 mars 2018, soit quatre mois avant la date prévue, en juillet.

        Lire aussi :
         

                Quand le Medef hésite entre deux âges





Où sont les femmes ?
Au cours de sa longue histoire, le principal syndicat patronal a été principalement dirigé par des hommes. Depuis 1945, date de création du Conseil national du patronat français, transformé en Medef en 1998 par Ernest-Antoine Seillière, seule Laurence Parisot, ancienne présidente de l’institut privé Ifop, a exercé ce poste entre 2005 et 2013.
Quant aux candidats à la présidence du Medef, ils étaient majoritairement masculins, exception faite de 2010. Cette année-là, Laurence Parisot était l’unique candidate à sa réélection.


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Depuis 2005, les candidats à la présidence du Medef sont majoritairement des hommes
Depuis la naissance du Medef en 1998, la seule femme candidate à la présidence du syndicat patronal était Laurence Parisot





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La truffe pointe son nez dans le débat politique

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Le Monde
 |    11.03.2018 à 12h00
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Chronique. Dans le sud de la France, les trufficulteurs cavent leurs derniers diamants noirs. Sur le marché de Lalbenque (Lot), un spécimen de tuber melanosporum, la fameuse truffe noire, s’est arraché au prix de 1 300 euros le kilo, mardi 27 février. L’enchère de la dernière chance d’un amateur… Pour les professionnels, l’heure du bilan a sonné.
« Nous estimons la production de melanosporums pour la saison 2017-2018 à près de 30 millions de tonnes, contre 40 millions à 50 millions lors d’une année normale », affirme Michel Tournayre, qui exploite 20 hectares de chênes truffiers près d’Uzès (Gard). La sécheresse a balayé les espoirs de récolte et contraint nombre de chiens truffiers à se balader le nez en l’air. Les plus chanceux ont été les trufficulteurs du Sud-Ouest, plus arrosé, et les adeptes de l’irrigation.
Cette dernière méthode tient à cœur à M. Tournayre, également président de la Fédération française des trufficulteurs (FFT), qui compte 6 000 adhérents dont la moitié seulement se revendiquent agriculteurs. Pour beaucoup, la culture de la melanosporum est une activité d’appoint, une poire pour la soif. Mais M. Tournayre, pour qui le champignon « sauvage » ne pèse plus que 10 % des volumes, en est persuadé : « La trufficulture doit se professionnaliser. »
Replanter, moderniser, irriguer
Preuve de cette volonté affichée, les trufficulteurs ont décidé de profiter des Etats généraux de l’alimentation pour sortir du bois. Et ont déposé, comme l’a demandé le président Emmanuel Macron, un projet de filière. Avec un chiffre d’affaires total estimé à 67 millions d’euros, dont 24 millions liés à la vente de la seule production, elle fait figure de Petit Poucet face aux poids lourds du lait, de la viande, des céréales ou des spiritueux. Mais pas question d’être pris pour des truffes ! Le précieux champignon et ses promoteurs, pépiniéristes, producteurs, courtiers comme conserveurs,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Le président de la République a prévenu qu’il n’avait pas l’intention de ralentir le rythme des multiples réformes menées simultanément.
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Depuis l’Inde, Macron aux « commentateurs fatigués » : « Nous allons continuer à réformer »

Le président de la République a prévenu qu’il n’avait pas l’intention de ralentir le rythme des multiples réformes menées simultanément.



Le Monde
 |    11.03.2018 à 10h58
 • Mis à jour le
11.03.2018 à 11h01
    |

            Bastien Bonnefous








                        



   


C’est devenu une habitude pour Emmanuel Macron. Comme chaque fois que le chef de l’Etat s’exprime devant les communautés françaises de l’étranger, il a vanté dimanche 11 mars, devant les Français de New Delhi, son action dans l’Hexagone et prévenu qu’il n’avait pas l’intention de ralentir le rythme des réformes.
S’exprimant dans les jardins de l’ambassade française à New Delhi, le président de la République, au deuxième jour de sa visite d’Etat en Inde, a fait la publicité de son action en France et répondu aux critiques contre son réformisme tous azimuts depuis son élection. Un discours guère nouveau, qu’il avait déjà tenu plus ou moins dans les mêmes termes à Athènes ou à New York, lors de précédents déplacements ces derniers mois.
« En France, nous allons continuer à réformer en profondeur pour mettre fin à un chômage de masse auquel nous nous sommes habitués, et mettre fin à des habitudes qui n’avaient plus de justification », a expliqué Emmanuel Macron qui, après la réforme du droit du travail, a lancé celles de l’assurance chômage et de la formation professionnelle, ou de la SNCF, en plus des réformes de l’école, de l’asile et de l’immigration, de l’audiovisuel public…
Emmanuel Macron, qui devait poursuivre dimanche après-midi son voyage indien par une étape au Taj Mahal avec son épouse, Brigitte, a pris ainsi soin de repolitiser son déplacement avant cette séquence « people ». « Cela ne s’arrêtera ni demain, ni dans le mois prochain, ni dans les trois mois », a précisé le chef de l’Etat car « les Français et les Françaises le souhaitent profondément, seuls des commentateurs fatigués voudraient qu’il y ait un terme à ce mouvement ».

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                Emmanuel Macron, la réforme au pas de charge






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Les alertes et pastilles apparaissant sur les téléphones sont assez peu encadrées, symbole de l’absence de consensus sur la question de l’attention des utilisateurs.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Surfant sur le vieillissement de la population, sicav ou fonds commun de placement parient sur des sociétés capables de trouver des moteurs de croissance liés à l’essor des seniors.
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Ces fonds qui jouent la « silver économie »

Surfant sur le vieillissement de la population, sicav ou fonds commun de placement parient sur des sociétés capables de trouver des moteurs de croissance liés à l’essor des seniors.



Le Monde
 |    11.03.2018 à 07h00
    |

                            Laurence Boccara








                        



                                


                            

Gestion collective. Pour une sicav ou un fonds commun de placement (FCP), jouer l’économie liée aux seniors, appelée « silver économie », ne semble pas un pari très osé. Cela semble même évident, tant le phénomène de vieillissement de la population est enclenché depuis longtemps. « En 2030, un tiers de la population française aura plus de 65 ans, et on comptera 2 millions de personnes dépendantes », rappelle Nicolas Menet, directeur général de Silver Valley, une association qui fédère les acteurs franciliens de la silver économie. Et en 2050, il y aura sur la planète 3 milliards de plus de 60 ans, contre moins de 1 milliard aujourd’hui.
Pourtant, aussi étonnant que cela puisse paraître, seuls quatre véhicules de fonds de gestion collective – logeables, selon les cas, dans un plan d’épargne en actions (PEA), un contrat d’assurance-vie ou un compte titres – surfent sur cette thématique : Silver Age et Global Silver Age, de CPR, Golden Age, de Lombard Odier IM, et Silver Economie, de CM-CIC AM.
Même si les moteurs de croissance sont bien identifiés grâce à l’augmentation prévisible de cette population, les gestionnaires ont mis du temps pour sélectionner les titres en lien avec cette thématique. « Il n’est parfois pas facile de cerner l’exposition de certaines sociétés à l’univers des seniors. C’est le cas lorsque la part d’activité réalisée avec cette frange de clientèle n’est pas évidente, notamment pour des produits qui ne sont commercialement pas conçus et présentés pour les plus âgés », indique Alexis Bossard, gérant du fonds de CM-CIC AM.

Il n’en reste pas moins que ce thème transversal couvre un large spectre. « Nous avons recensé un univers de plus de 600 titres », affirme Meret Gaugler, gérante du fonds Golden Age de chez Lombard Odier Investment Managers, lancé en 2009. Avec près de 2,5 milliards d’euros d’actifs sous gestion, CPR AM est un pionnier de ces fonds thématiques. « Notre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ A Auch, dans le Gers, entre 500 et 600 motards se sont rassemblées à l’hippodrome.
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En Occitanie, des centaines de motards défilent contre la limitation à 80 km/h

A Auch, dans le Gers, entre 500 et 600 motards se sont rassemblées à l’hippodrome.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 22h06
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 22h32
   





                        


Des centaines de motards ont manifesté samedi 10 mars en Occitanie contre la future limitation de la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires sans séparateur de voies, notamment à Auch (Gers) et Perpignan (Pyrénées-Orientales).

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                Le gouvernement maintient la limitation à 80 km/h sur l’ensemble des routes secondaires



A Auch, un cortège long de plusieurs centaines de mètres, composé de 500 à 600 motards selon la police (de 500 à 800 selon la Fédération des motards en colère (FFMC) du Gers), s’est dirigé vers le centre-ville, bloquant la circulation, a constaté un correspondant de l’Agence France-Presse.
« L’énervement va gagner les usagers »
« C’est vraiment un raz-le-bol que les gens sont venus donner au gouvernement », a déclaré Bruno Laumenerche, le coordinateur de la manifestation à laquelle ont participé des motards d’Agen (Lot-et-Garonne) et de Toulouse. Ils ont également été rejoints par une trentaine d’artisans taxis. « On demande un retrait pur et simple de la réglementation », a-t-il ajouté. De son côté, le président de la FFCM du Gers, Alain Burnichon a dénoncé une « mesure complètement arbitraire (…), sachant qu’en toute honnêteté, l’accidentologie ne va pas être diminuée pour autant ». Et ajoute :
« Les véhicules ne sont pas équipés de systèmes leur permettant de stabiliser la vitesse à 80, donc on va être limité à 70-75 km/h. L’énervement va gagner les usagers de la route. Il va y avoir des dépassements, et il y aura certainement plus d’accidents qu’on peut le croire. »
Le député LREM du Gers Jean-René Cazeneuve a échangé quelques mots avec M. Burnichon pour lui dire son incompréhension quant au refus d’une mesure qui selon lui « va renforcer la sécurité routière pour tous ».
A Perpignan, quelque 310 motards selon la police ont répondu à l’appel de la FFMC des Pyrénées-Orientales.
Selon le gouvernement, la limitation de la vitesse à 80 km/h sera appliquée le 1er juillet sur l’ensemble des routes secondaires sans séparateur de voies, un dispositif dont l’efficacité sera évaluée en 2020.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Le représentant au commerce américain a participé, samedi, à une réunion avec la commissaire au commerce de l’UE à Bruxelles, sans parvenir à un accord.
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Taxes américaines : l’Union européenne demande toujours une exemption

Le représentant au commerce américain a participé, samedi, à une réunion avec la commissaire au commerce de l’UE à Bruxelles, sans parvenir à un accord.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 19h40
 • Mis à jour le
11.03.2018 à 06h39
   





                        



   


L’Union européenne n’a pas obtenu, samedi 10 mars, satisfaction sur sa demande d’être exemptée des taxes douanières imposées par Donald Trump sur l’acier et l’aluminium, après avoir mis en garde Washington contre le risque d’une guerre commerciale.
Les Européens ont signifié leur déception samedi au représentant au commerce américain Robert Lighthizer, venu à Bruxelles pour une réunion prévue de longue date avec la commissaire au commerce Cecilia Malmström et le ministre japonais de l’économie Hiroshige Seko. Le Japon, comme l’Union européenne, exige d’être exempté des taxes américaines.

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                Commerce : la Commission européenne refuse de transiger avec Washington



« La discussion a été franche » mais « nous n’avons pas obtenu de clarté immédiate sur la procédure pour être exemptés et les discussions vont se poursuivre la semaine prochaine », a annoncé Mme Malmström dans un message sur son compte Twitter, à l’issue de la rencontre qui a duré environ quatre heures.
« Nous sommes un allié proche et un partenaire commercial des Etats-Unis. A ce titre, l’Union européenne doit être exclue des mesures annoncées » par le président Donald Trump, a encore répété Mme Malmström.
Mise en garde sur les conséquences
Les entretiens ont également porté sur la coopération entre les trois partenaires pour lutter contre les pratiques de dumping et les problèmes posés par les surcapacités dans le secteur de la sidérurgie. Les Européens ont fait état de bons résultats sur cette partie de la rencontre et espèrent que leurs efforts seront pris en compte par Donald Trump.
Les Européens et les Japonais n’attendaient pas de décision samedi mais ils ont souhaité mettre la pression sur les Américains. Le président français Emmanuel Macron avait quant à lui, mis en garde vendredi soir son homologue américain contre les conséquences de sa décision :
« De telles mesures visant des pays alliés, qui respectent les règles du commerce mondial, ne seraient pas efficaces pour lutter [contre] les pratiques déloyales. L’Europe répondra de manière claire et proportionnée contre toute pratique infondée et contraire aux règles du commerce mondial. »
Le vice-président de la Commission Jyrki Katainen a également commenté la décision américaine vendredi à Bruxelles :
« Il ne s’agit pas d’une négociation commerciale. Ce dont nous parlons, c’est d’une action unilatérale contre les règles internationales. Nous voulons solder cela avant que ça devienne réellement un problème. »
L’UE a préparé des contre-mesures si Donald Trump persiste dans son intention de sanctionner ses sidérurgistes. Ainsi trois options existent :
La plus immédiate, applicable en trois mois, consisterait à taxer lourdement, en guise de rétorsion, certains produits américains emblématiques, comme les jeans, les motos de grosse cylindrée ou le beurre de cacahuète, dont Bruxelles a établi une liste.L’UE envisage également de mettre en œuvre des mesures dites « de sauvegarde » pour protéger son industrie des importations étrangères d’acier et d’aluminium.Enfin, elle prévoit de déposer, le cas échéant, une plainte devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC), estimant que les mesures américaines, sous couvert de protéger la sécurité nationale, ne servent qu’à avantager ses entreprises.

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Un « affront » pour l’Allemagne 
L’Europe a exporté 5,3 milliards d’euros d’acier et 1,1 milliard d’euros d’aluminium en 2017 vers les Etats-Unis. Les Européens restent pour l’instant unis, mais la Commission européenne redoute les initiatives américaines pour les diviser.
« Nous ne pourrons pas accepter que l’UE soit divisée par l’administration américaine », a averti Jyrki Katainen, très explicite à l’adresse des Britanniques, en train de négocier leur départ de l’UE. Il a rappelé que « le Royaume-Uni est toujours membre de l’Union européenne et que cela lui impose des obligations ».
Les alliés et les rivaux des Etats-Unis ont dénoncé depuis jeudi le net virage protectionniste américain et une attaque contre le libre-échange. L’Allemagne, un des plus grands pays exportateurs au monde, directement pointée du doigt par Donald Trump, a été particulièrement virulente, dénonçant un « affront » envers ses alliés.
Pour le ministère chinois du commerce, il s’agit d’un « abus », et le chef de la diplomatie, Wang Yi, a promis une « réponse appropriée » en cas de guerre commerciale avec Washington. La Chine, de loin le premier producteur mondial d’acier, est régulièrement accusée d’être à l’origine de la surcapacité dans le secteur, en raison de ses subventions massives.

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                Ce qu’il faut retenir de la décision de Donald Trump sur l’acier et l’aluminium






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Pour la retraite de base des salariés, une période d’arrêt maladie est validée pour le calcul du montant de la pension sur la base d’un trimestre tous les soixante jours d’indemnisation, rappelle dans sa chronique Marc Darnault, associé chez Optimaretraite.
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Arrêt maladie : que pouvez-vous perdre à la retraite ?

Pour la retraite de base des salariés, une période d’arrêt maladie est validée pour le calcul du montant de la pension sur la base d’un trimestre tous les soixante jours d’indemnisation, rappelle dans sa chronique Marc Darnault, associé chez Optimaretraite.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 19h00
    |

                            Marc Darnault (Associé chez Optimaretraite)








                        



   


Question à un expert. Pour la retraite de base des salariés, une période d’arrêt maladie est validée pour le calcul du montant de la pension sur la base d’un trimestre tous les soixante jours d’indemnisation par la Caisse primaire d’assurance-maladie.
Un arrêt de travail plus court ne permet pas la validation de trimestres. Cependant, il le sera si la personne a travaillé le reste de l’année. Il faut savoir que le nombre de trimestres acquis, que ce soit des trimestres cotisés, de maladie ou autres, ne pourra jamais dépasser quatre sur une année civile.
Préjudice en fin de carrière
Si la période de maladie risque d’avoir peu ou pas d’impact sur le nombre trimestres validés, il est à noter que les indemnités perçues durant l’arrêt maladie ne sont pas comptabilisées lors du calcul du salaire annuel moyen. Une période de maladie en fin de carrière, là où se trouvent généralement les vingt-cinq meilleures années, peut donc être préjudiciable au montant de la pension de base, celle qui est versée par la Sécurité sociale.
A souligner également que les trimestres acquis durant l’arrêt maladie ne pourront être pris en compte, pour répondre aux conditions de durée d’assurance pour un départ anticipé pour carrière longue, que dans une limite de quatre au total.
Du point de vue des régimes complémentaires, des points Arrco, et Agirc pour les cadres, peuvent être attribués si la période d’arrêt maladie dure plus de soixante jours consécutifs et si elle vient interrompre une période où des cotisations étaient versées à ces régimes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Le groupe a fait cette annonce au lendemain d’une trêve liée à la diffusion du spectacle des Enfoirés.
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Canal+ décide de rétablir définitivement la diffusion des chaînes de TF1 à tous ses abonnés

Le groupe a fait cette annonce au lendemain d’une trêve liée à la diffusion du spectacle des Enfoirés.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 16h13
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 16h31
   





                        


Au lendemain d’une trêve liée à la diffusion du spectacle des Enfoirés, Canal+ a annoncé, samedi 10 mars, avoir décidé de rétablir totalement l’accès à TF1 à tous ses abonnés et se dit prêt à trouver un accord avec la chaîne « sur une base raisonnable », selon un communiqué du groupe :
« Le groupe Canal+ a pris la décision de rétablir la diffusion du signal linéaire de TF1 le 9 mars sur l’ensemble de ses réseaux et pour l’ensemble de ses abonnés. »
Canal+ avait coupé à ses clients, dans la nuit du 1er au 2 mars, le signal de TF1 et des autres chaînes gratuites du groupe (TMC, TFX, TF1 Séries Films, LCI), après des mois de négociations infructueuses sur une somme réclamée par TF1 en échange de leur diffusion.
Le groupe avait déjà rétabli le signal mercredi pour ceux qui reçoivent Canal+ via le satellite, soit la plupart de ses près de 5 millions d’abonnés directs. Rétabli vendredi soir en grande pompe pour l’ensemble de ses abonnés, juste avant le spectacle de l’association de Coluche, le signal n’a pas été coupé depuis.

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                Télévision : Les Enfoirés réalisent leur plus mauvaise audience depuis 2000



Droits de diffusion
TF1, qui fournissait jusqu’ici ses chaînes gratuitement, tente désormais d’obtenir le paiement de droits de diffusion de la part des opérateurs qui les retransmettent à leurs abonnés. Selon le groupe de Vincent Bolloré, « les derniers jours (ont) confirmé que la diffusion des chaînes gratuites resterait gratuite, et que seuls les services complémentaires (replay, start over ...) pouvaient être payants ».
Réaffirmant sa position face à TF1, le groupe assure que « les abonnés aux offres Canal n’ont pas vocation à payer pour des chaînes en clair, ayant obtenu, à ce titre, de l’État des fréquences gratuites ».
Canal+ se dit en revanche « disposé à négocier avec le Groupe TF1 la rémunération » des « services et fonctionnalités associées à ces chaînes », et ce « sur une base raisonnable et non discriminatoire par rapport aux accords signés avec les autres distributeurs ».
TF1 a déjà trouvé un accord avec trois autres opérateurs, SFR, Orange et Bouygues, concernant les modalités financières de diffusion de ses chaînes sur leurs « box ». Outre Canal+, le groupe de Martin Bouygues reste en conflit avec Free.

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                Pourquoi Canal+ a coupé l’accès des chaînes de TF1 à ses abonnés ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ D’une part, l’institut de Francfort avance vers un retour à la normale de sa politique et, d’autre part, il souhaite relever la part des femmes parmi son encadrement.
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Les petits pas de la Banque centrale européenne

D’une part, l’institut de Francfort avance vers un retour à la normale de sa politique et, d’autre part, il souhaite relever la part des femmes parmi son encadrement.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 15h00
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Chronique. C’est le genre de détails sibyllins pour le grand public, mais que les spécialistes de la Banque centrale européenne (BCE) – les ECB watchers, en anglais – adorent décortiquer dans tous les sens. Jeudi 8 mars, à l’issue de sa réunion, l’institut monétaire a publié un communiqué où il confirme qu’il ne s’interdit pas de prolonger ses rachats de dettes publiques et privées (le quantitative easing, en anglais, ou QE), aujourd’hui de 30 milliards d’euros par mois, au-delà de septembre. En revanche, il a supprimé la formule selon laquelle il pourrait en augmenter le volume.
Sur le fond, cela ne change pas grand-chose, car la probabilité de voir la BCE gonfler ses rachats de dettes au-delà de la rentrée prochaine était très faible : toute sa stratégie est justement d’en réduire progressivement le volume. A l’inverse, en cas de choc économique majeur, susceptible de faire replonger la croissance européenne, nul doute que son président, Mario Draghi, attentif à tout ce qui est susceptible de heurter l’activité en zone euro, n’hésitera pas à augmenter le volume du QE, s’il le juge nécessaire.

Sur la forme, en revanche, le signal est important. En supprimant cette formule, la BCE fait un petit pas de plus, prudent et symbolique, vers le retour à la normale de sa politique. Mais pas seulement : elle tente également de déconnecter le QE des perspectives d’inflation, toujours plate. Et ce, afin que les marchés ne se concentrent plus uniquement sur la seule fin des rachats de dettes, mais sur l’ensemble des instruments monétaires – à commencer par les taux directeurs. Lentement, subtilement, l’institution modifie son « guidage des anticipations » (forward guidance, en anglais), c’est-à-dire sa communication envers les marchés, essentielle à la réussite de ses mesures.
Eviter les biais de genre
Jeudi 8 mars, la gardienne de l’euro a également fait un autre petit pas, d’une nature très différente....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Si, dans l’ensemble du Royaume-Uni, l’espérance de vie progresse encore, la tendance s’est inversée dans des dizaines de régions d’Angleterre. C’est le cas à Hartlepool, petite ville minée par le chômage, où malbouffe, alcoolisme et consommation de drogues raccourcissent la vie de ses habitants.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Au Royaume-Uni, pour la première fois depuis un siècle, l’espérance de vie baisse dans certaines régions. Pauvreté, mode de vie mais aussi coupes budgétaires expliquent ce phénomène.
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Voyage au pays où l’austérité fait reculer l’espérance de vie

Au Royaume-Uni, pour la première fois depuis un siècle, l’espérance de vie baisse dans certaines régions. Pauvreté, mode de vie mais aussi coupes budgétaires en sont à l’origine.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 16h56
    |

            Eric Albert (Hartlepool, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Paul Edmonson Jones sourit quand on lui mentionne l’étrange concept développé par quelques médecins pour résumer le problème de leurs patients : « shit life syndrome », littéralement « le syndrome d’une vie de merde ». « Oui, j’en ai entendu parler, confirme le directeur de la santé publique de la mairie de Hartlepool, une ville du nord-est de l’Angleterre. C’est vrai : ces gens sont malades parce qu’ils ont une vie de merde, qui va en empirant. Ils n’ont pas d’emploi, pas d’espoir, et trouvent consolation en allant boire des bières, fumer des cigarettes, et ils s’abîment la santé. »
Hartlepool est la 18e ville la plus pauvre d’Angleterre. Les chantiers navals, les mines et les usines chimiques ont fermé depuis bien longtemps. La dernière aciérie proche s’est éteinte en 2015. Voilà des générations que la pauvreté et les difficultés sociales sont généralisées.
Mais, depuis quelques années, un nouveau phénomène est venu s’ajouter : les gens meurent plus jeunes. Pour la première fois depuis un siècle, l’espérance de vie diminue. Jusqu’à récemment, même des endroits comme celui-ci voyaient la population vivre plus longtemps, malgré un fort retard sur les régions riches. C’est désormais fini.
« Si vous atteignez 60 ans, c’est déjà pas mal »
Si, dans l’ensemble du Royaume-Uni, l’espérance de vie progresse encore, la tendance s’est inversée dans des dizaines de régions d’Angleterre. A Hartlepool, pour les hommes, elle a chuté de plus d’un an, à 76 ans, de 2011-2013 à 2014-2016. Dans les quartiers les plus pauvres, elle n’est que de 71 ans. Pour les femmes, la tendance est stable, à 81 ans en moyenne et à 79 ans pour les plus pauvres.
« Dans le quartier, si vous atteignez 60 ans, c’est déjà pas mal. » Sacha Bedding prononce cette phrase le plus sérieusement du monde. Avec Teresa Driver, il dirige l’Annexe, une association plantée au cœur de Dyke House, l’un des endroits les plus pauvres...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Bruxelles redoute que le président des Etats-Unis, Donald Trump, réclame davantage de dépenses militaires aux pays de l’UE en échange d’une exemption de taxes sur l’acier et l’aluminium.
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Commerce : la Commission européenne refuse de transiger avec Washington

Bruxelles redoute que le président des Etats-Unis, Donald Trump, réclame davantage de dépenses militaires aux pays de l’UE en échange d’une exemption de taxes sur l’acier et l’aluminium.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 11h32
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 11h38
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Au lendemain des annonces du président Trump de taxer « dans quinze jours » les importations américaines d’acier de 25 % et celles d’aluminium de 10 %, les Européens fourbissaient leurs arguments, vendredi 9 mars. Leur objectif : convaincre l’administration américaine de les épargner en leur accordant des exemptions, comme elle l’a fait avec le Mexique et le Canada.
Une réunion entre la commissaire, Cecilia Malmström, le représentant américain au commerce, Robert Lighthizer, et le ministre japonais de l’économie, Hiroshige Seko, devait se tenir dès samedi, à Bruxelles. « Nous voulons mieux comprendre ce que réclament les Américains en échange des exemptions. Ce n’était pas clair [dans le discours du président Trump] », relevait vendredi un responsable européen.

« Qu’est-ce que les Etats-Unis reprochent à l’Europe ? Nous sommes de très proches alliés, nous avons toujours travaillé ensemble pour trouver des solutions aux surcapacités chinoises dans l’acier », ajoutait cette source, estimant que l’Union n’avait aucune raison d’être pénalisée. Il est vrai que, ces dernières années, ce sont les énormes volumes d’exportations d’acier chinois à bas prix qui ont fragilisé le secteur sidérurgique dans le reste du monde.
Dans le cas où elle ne décrocherait pas d’exemptions pour l’Union, la Commission va continuer de peaufiner sa liste d’exportations américaines à taxer en représailles (pour un volume total de 2,8 milliards d’euros). Elle se dit prête à la mettre en place très rapidement, dans les 90 jours suivant la mise en place éventuelle des taxes américaines.
Pas question de marchander
Pas question en tout cas, soulignait-on vendredi à Bruxelles, de marchander quoi que ce soit « en échange » de ces exemptions. « Il serait totalement inacceptable de payer pour quelque chose dont nous ne sommes pas responsables », insistait la même source.
Les Européens s’inquiètent tout particulièrement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Les droits de douane annoncés par Donald Trump rappellent le précédent d’il y a seize ans, lorsque George W. Bush avait instauré des mesures protectionnistes pour « sauver » la sidérurgie nationale.
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En 2002, les Etats-Unis avaient déjà surtaxé les importations d’acier

Les droits de douane annoncés par Donald Trump rappellent le précédent d’il y a seize ans, lorsque George W. Bush avait instauré des mesures protectionnistes pour « sauver » la sidérurgie nationale.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 11h18
    |

            Marie Charrel








                        



   


Jusqu’à quel point les mesures protectionnistes actées par Donald Trump, jeudi 8 mars, profiteront-elles ou non à l’économie américaine ? Cela dépendra de la suite des événements, encore hypothétique. D’autant qu’après l’annonce de droits de douane à l’importation de 25 % sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium, Washington a aussitôt mis de l’eau dans son vin, en exemptant au moins temporairement Mexico et Ottawa.
Ce n’est pas la première fois que les Etats-Unis s’aventurent sur ce terrain, rappellent les économistes. En effet, en 2002, le président George W. Bush instaura des mesures protectionnistes pour « sauver » la sidérurgie américaine. Des droits de douanes de 8 % à 30 % furent imposés sur une série de produits tels que les tôles d’acier, les aciers laminés à chaud et à froid ou les aciers prélaqués.
Presque aussitôt, des pays asiatiques et européens répliquèrent en augmentant leurs propres droits de douane sur une série de produits américains, comme le jus d’orange de Floride. Les Etats de l’Union européenne déposèrent également plainte auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), qui leur donna raison au bout de quelques mois.

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                L’impact des taxes de Trump sur les importations d’acier et d’aluminium sera limité



« L’industrie américaine a fondu »
L’escalade des représailles n’alla pas plus loin. Néanmoins, les droits de douane sur l’acier restèrent en place pendant deux ans. « Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le bilan n’est pas très bon », explique Gregory Daco, chez Oxford Economics, à New York.
Les producteurs américains d’acier augmentèrent leurs prix, ce qui pénalisa directement les industries utilisatrices d’acier (comme l’automobile), où travaillaient à l’époque 12,8 millions de personnes, soit près de 75 fois plus que dans le seul secteur de la production d’acier (170 000 personnes).
Résultat : 200 000 emplois au total furent détruits, selon une étude de référence des économistes américains Joseph Francois et Laura M. Baughman, publiée en 2003. « Depuis, l’industrie américaine a fondu, remarque M. Daco. Aujourd’hui, les droits de douane instaurés par Donald Trump pourraient détruire 70 000 emplois, selon nos estimations ». La sidérurgie créerait 10 000 nouveaux postes, mais les industries utilisant l’acier, pénalisées par la hausse des tarifs, en perdraient de leur côté 80 000…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Une escalade pourrait mener à une guerre commerciale qui pèserait sur la croissance mondiale.
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L’impact des taxes de Trump sur les importations d’acier et d’aluminium sera limité

Une escalade pourrait mener à une guerre commerciale qui pèserait sur la croissance mondiale.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 11h03
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 14h04
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

« Affront », « menace grave », « attaque contre le libre-échange »… Vendredi 9 mars, les alliés et rivaux des Etats-Unis ont vivement réagi aux annonces de Donald Trump. Arguant qu’il s’agissait d’une question de sécurité nationale, le président américain a acté, jeudi, l’instauration de droits de douane à l’importation de 25 % sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium.
Ces mesures devraient entrer en vigueur dans quinze jours, Washington se gardant la possibilité d’en exempter certains pays. A l’exemple du Mexique et du Canada, épargnés au moins jusqu’au résultat de la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena), dont Trump menace de se retirer.
Les pertes potentielles pour l’UE sont évaluées entre 2 milliards et 2,5 milliards de dollars
Il est beaucoup trop tôt pour mesurer l’incidence que cette décision, aux contours encore flous, aura sur le commerce et la croissance mondiale. Les économistes s’accordent néanmoins sur un point : il est important de distinguer l’impact à court terme des nouvelles taxes d’un scénario catastrophe où l’escalade des représailles aboutirait à des mesures protectionnistes de grande ampleur.
« L’impact direct à lui seul sera limité », explique Gregory Daco, chez Oxford Economics, à New York. En 2017, l’Union européenne (UE) a exporté pour 5,3 milliards de dollars (4,3 milliards d’euros) d’acier et 1,3 milliard de dollars d’aluminium vers les Etats-Unis. Les pertes potentielles pour l’UE sont évaluées entre 2 milliards et 2,5 milliards de dollars. « Une goutte d’eau au regard des 23 000 milliards de dollars annuels que pèsent les échanges mondiaux », rassure Patrick Artus, chez Natixis.

« Effets » de détournement
Selon Gilles Moëc, économiste chez Bank of America ML, les taxes pourraient coûter 0,04 % de produit intérieur brut (PIB) à l’économie allemande, la plus exposée en Europe – elle représente 3,8 % des importations américaines d’acier. Le coût...




                        

                        


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Coupe du monde de rugby 2023 : le calcul risqué de la Fédération avec les villes hôtes

Le premier ministre s’apprête à signer les statuts constitutifs du groupement d’intérêt public qui organisera la compétition en France.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 10h51
 • Mis à jour le
11.03.2018 à 18h17
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Mieux vaut un peu tard que jamais. Le premier ministre, Edouard Philippe, va enfin signer les statuts constitutifs du groupement d’intérêt public (GIP) qui organisera en France la Coupe du monde 2023 de rugby. Signature prévue samedi 10 mars après-midi à Saint-Denis, en préambule du match France-Angleterre, dans l’auditorium du Stade de France. A ses côtés, Bernard Laporte, président de la Fédération française de rugby (FFR), et Jean-Michel Brun, secrétaire général du Comité national olympique.
La FFR s’était engagée auprès de la Fédération internationale, World Rugby, à constituer un GIP « dans les 90 jours » suivant sa désignation comme future hôte. Il aura finalement fallu en attendre 115. Et encore : le GIP ne devrait réellement être constitué qu’à partir d’avril, le temps de fixer son premier conseil d’administration qui déterminera l’identité précise de ses membres.
Pourquoi ce retard ? L’Etat a demandé auprès de World Rugby un délai supplémentaire pour vérifier quelques premiers éléments : sur les futurs principes de gouvernance du GIP, mais aussi sur la garantie financière très substantielle que l’Etat a dû fournir à la hâte, par l’intermédiaire de la Caisse des dépôts et consignations (171 millions d’euros).
Si l’inspection générale des finances, qui poursuit toujours sa contre-expertise, a déjà donné son aval à la constitution du GIP, des questions demeurent quant au financement de la compétition.
En juin 2017, une demi-année après l’élection de Bernard Laporte à la tête du rugby français, la FFR transmettait à World Rugby un épais dossier de candidature. Ces trois volumes, auxquels Le Monde a eu accès, donnent à voir le scénario espéré par la « fédé ». Dans ses hypothèses de travail, le comité de candidature a déjà mis en avant l’implication des municipalités et métropoles… sans même attendre que celles-ci fassent voter à leurs élus les investissements potentiels qui engageraient l’argent du contribuable. Une hypothèse de travail hâtive qui prend de court toute décision des conseils municipaux.

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La nouveauté des concessionnaires
Parmi les contributions publiques annoncées dans le document, 21 millions d’euros sont destinés au coût de la location des stades accueillant l’événement. Auxquels s’ajoutent 20 millions d’euros prévus pour les « fanzones » destinées à accueillir les spectateurs hors des enceintes.
Malgré des lettres d’intention envoyées en mars 2017 à la FFR, toutes les villes concernées ne se sont pourtant pas encore engagées formellement à verser quelque somme d’argent que ce soit. « Le courrier précise bien que toute décision sera soumise au vote du conseil de Bordeaux métropole », indique au Monde la mairie bordelaise, sans préciser de date à venir. « Rien n’a pour le moment été contractualisé », poursuit la Métropole européenne de Lille.

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Contacté par Le Monde, Claude Atcher, qui a loué ses services de consultant à la FFR pour coordonner le dossier de candidature, déclare d’abord que cette somme de 21 millions correspond à « une valorisation commerciale » censée quantifier, à la demande de World Rugby, la mise à disposition gratuite des stades par les collectivités.
Mais les choses ne sont en réalité pas aussi simples. Si bien que M. Atcher, relancé sur la question, finit tout de même par reconnaître « le risque que tous les stades ne soient pas gratuits. » Certaines collectivités pourraient bien avoir à payer l’événement. Plusieurs enceintes retenues pour 2023 appartiennent aujourd’hui à des concessionnaires privés, et non plus à des municipalités. Dit autrement : ces concessionnaires, établis sur la base de partenariats publics-privés (PPP), seraient donc en mesure de demander un dédommagement pour l’exploitation des sites. Une différence fondamentale avec les stades du Mondial 2007, déjà en France.
Un ex-sénateur attendu
Reste à savoir si les collectivités en question accepteront finalement d’assumer les sommes demandées, ou si c’est le GIP qui devra payer ce qu’elles refuseraient de débourser. Plusieurs stades semblent correspondre à pareil cas de figure : le Vélodrome à Marseille (géré par la société Arema), le stade Pierre-Mauroy à Villeneuve-d’Asc (groupe Eiffage), le Matmut-Atlantique à Bordeaux (société Bordeaux-Atlantique) et l’Allianz Riviera à Nice (société Nice Eco Stadium, détenue pour moitié par Vinci Concessions).
Le Groupama Stadium, à Lyon, se trouve dans une situation légèrement différente. Il appartient directement au club de football de l’Olympique lyonnais et à son président, l’homme d’affaires Jean-Michel Aulas.
« Rien n’est joué, on va ouvrir des discussions et des négociations tout à fait franches et directes »
Enfin, le sujet s’annonce plus facile à négocier pour les métropoles restantes, qui ont conservé la latitude sur leurs équipements sportifs : Nantes pour le stade de la Beaujoire, Saint-Etienne pour le stade Geoffroy-Guichard, Toulouse pour le Stadium. Sans évoquer le cas à part du Stade de France, dont l’Etat est propriétaire.
Dans « les deux ou trois mois » à venir, Claude Atcher s’attend maintenant à négocier au cas par cas « sur les conditions finales de mise à disposition » de chaque stade avec les villes et, le cas échéant, les concessionnaires. Entreront en compte, notamment, le nombre de matchs dans chaque stade et les affiches proposées. « Il y a d’abord eu la candidature et maintenant on entre dans une phase de discussions qui est plus technique et financière. On va trouver des solutions, rien n’est joué, on va ouvrir des discussions et des négociations tout à fait franches et directes. »
Mais avant, le GIP devra déjà désigner son président et son directeur général. Le premier devrait être Didier Guillaume, ancien président du groupe socialiste au Sénat. Le second pourrait être Claude Atcher lui-même. L’intéressé garde pour l’instant le silence. La décision appartient au conseil d’administration de ce groupement réparti entre la FFR (62 % des droits et des voix), l’Etat français (37 %) et enfin le Comité national olympique (1 %). Le chantier commence à peine.



                            


                        

                        

