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Succession de Pierre Gattaz à la tête du Medef : 8 candidats, 8 hommes

Fabrice Le Saché, entrepreneur de 35 ans, a annoncé dimanche dans un communiqué qu’il se présentait à la succession du président du Medef, Pierre Gattaz.



Le Monde
 |    11.03.2018 à 14h41
 • Mis à jour le
11.03.2018 à 15h25
   





                        


Un nouveau candidat se lance dans la course : Fabrice Le Saché, entrepreneur de 35 ans, a annoncé dimanche 11 mars dans un communiqué qu’il se présentait à la succession du président du Medef, Pierre Gattaz.
L’occasion de revenir sur le profil des huit candidats à la présidence du Mouvement des entreprises de France.

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Huit candidats sont en lice
Patrick Martin 
A 58 ans, le patron du Medef Auvergne Rhône-Alpes est le PDG du groupe de distribution industrielle Martin Belaysoud Expansion, où travaillent 1 900 collaborateurs.
Frédéric Motte
A 53 ans, le patron du Medef Hauts-de-France est cofondateur de Cèdres industries, un groupe de sous-traitance industrielle d’environ 400 collaborateurs et administrateur d’Entreprises & cités, un fonds de dotation visant à promouvoir la Responsabilité sociale des entreprises (RSE), qu’il a également présidé entre 2014 et 2016.
Jean-Charles Simon
A 47 ans, l’ancien codélégué général du Medef est président de Stacian, une société d’intelligence statistique et d’analyse économique. Il avait démissionné en 2010 de son poste de codélégué, sous la présidence de Laurence Parisot.
Geoffroy Roux de Bézieux
A 55 ans, le vice-président du Medef s’est fait un nom dans la téléphonie : il a créé en 1996 The Phone House, puis l’opérateur de réseau mobile virtuel Omea Telecom (qui opère en France Virgin Mobile France, Breizh Mobile, Tele2 Mobile et Casino Mobile), revendu en 2014 à Numericable. Il a également investi en 2015 dans la plateforme de financement participatif Credit.fr, spécialisée dans le prêt aux PME.
Alexandre Saubot
A 53 ans, le vice-président du Medef et président de l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) a décidé de quitter ses mandats pour se présenter à la succession de Pierre Gattaz. Il dirige Haulotte, une entreprise familiale de plus de 1 700 collaborateurs, qui construit des matériels d’élévation.
Olivier Klotz
A 56 ans, le patron du Medef Alsace dirige également depuis 1992 Heuft France, entreprise de 49 salariés, commercialise des équipements de contrôle pour l’industrie de l’emballage.
Pierre Brajeux
A 57 ans, le patron du Medef Hauts-de-Seine est également le président fondateur de Torann France, une société de sécurité privée de plus de 2 000 collaborateurs.
Fabrice Le Saché 
A 35 ans, cet administrateur de Medef International (l’association qui représente l’organisation patronale française dans le monde) depuis 2015 dirige Aera Group, société de conseil et de négoce qui se définit comme le premier groupe de finance carbone en Afrique. Il a également créé l’index Up40, qui rassemble les start-up françaises les plus actives en Afrique.

Le président de Michelin ne sera pas candidat
Autre candidat pressenti pour succéder à Pierre Gattaz : Jean-Dominique Senard, président de Michelin. M. Senard est cependant empêché de se présenter par les statuts du Medef, qui imposent de ne pas avoir « plus de 65 ans au jour de l’élection ». Or le patron de l’équipementier atteindra cet âge le 7 mars 2018, soit quatre mois avant la date prévue, en juillet.

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Où sont les femmes ?
Au cours de sa longue histoire, le principal syndicat patronal a été principalement dirigé par des hommes. Depuis 1945, date de création du Conseil national du patronat français, transformé en Medef en 1998 par Ernest-Antoine Seillière, seule Laurence Parisot, ancienne présidente de l’institut privé Ifop, a exercé ce poste entre 2005 et 2013.
Quant aux candidats à la présidence du Medef, ils étaient majoritairement masculins, exception faite de 2010. Cette année-là, Laurence Parisot était l’unique candidate à sa réélection.


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Depuis 2005, les candidats à la présidence du Medef sont majoritairement des hommes
Depuis la naissance du Medef en 1998, la seule femme candidate à la présidence du syndicat patronal était Laurence Parisot





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A la suite d’un incendie, la Guadeloupe sans CHU pendant au moins un an

Depuis trois mois, différents lieux tentent d’assurer aujourd’hui la continuité de l’offre de soins.



Le Monde
 |    11.03.2018 à 11h24
   





                        



   


La Guadeloupe n’a pratiquement plus de CHU depuis trois mois, à la suite d’un incendie a priori d’origine humaine. L’hôpital ne devrait pas être réinvesti avant environ « une année », selon Jean Claude Lucina, directeur général adjoint de l’ARS.
En attendant, une partie de l’offre de soins a été délocalisée dans les autres centres de soin de l’île. L’autre partie a réinvesti les bâtiments déjà nettoyés du CHU depuis janvier, mais l’offre de soins demeure restreinte et une partie du personnel se plaint de « malaises ».
Tensions autour du nettoyage du site après l’incendie
Un collectif de défense du CHU demande la « délocalisation externe et totale » le temps de « réhabiliter » ce « bâtiment malsain », selon la cardiologue Mona Hedreville, porte-parole du collectif. La direction, de son côté, demeure « persuadée que le plan de nettoyage en site occupé est la meilleure solution ».
La tension monte, les arrêts maladie de médecins se succèdent et, lors de sa visite en Guadeloupe au début de mars, Annick Girardin, ministre des outre-mer, suspend la décision de la direction.
Le conseil de surveillance du CHU demande quelques jours plus tard une délocalisation partielle externe. Vendredi 9 mars, cette orientation a été suivie par l’agence régionale de santé (ARS) Guadeloupe.
Il s’agit, pour Jean-Claude Lucina, directeur général adjoint de l’ARS, d’une délocalisation « en plusieurs phases », mais avec la volonté de conserver sur le site du CHU « le plateau technique [urgences, laboratoire, imagerie et réanimation] sinon on met la population en danger ».
Selon lui, « on va avoir pendant pratiquement une année des travaux de nettoyage, de remise en état », avant de réintégrer le CHU.
Une solution qui ne convient pas au collectif de défense : « le risque est avéré, imminent (…) il faut sauver les personnels, sauver les malades, sauver le CHU », martèle Gaby Clavier, dirigeant et délégué syndical UGTG et porte-parole du collectif de défense.
Eclatement géographique temporaire de l’offre de soins
En attendant la fin des travaux dans le CHU, une série de mesures a été mise en place pour assurer la continuité de l’offre de soins.
Un hôpital de campagne a été installé pendant deux mois ;La polyclinique des Abymes accueille les services maternité et chirurgie gynécologique ;Le service de réanimation néonatale, un temps transféré au centre hospitalier de la Basse-Terre, est de retour à Pointe-à-Pitre depuis février ;Les urgences médicales peuvent être traitées au CHU, en partie sous des tentes ;Les urgences chirurgicales sont traitées dans la clinique privée Les Eaux claires, à Baie-Mahault.
« L’urgence c’est de récupérer nos blocs », a confié le directeur du CHU Pierre Thépot à l’AFP, même si le CHU ne retrouvera pas sa capacité initiale : sur 12 blocs opératoires, seuls sept devraient être remis en service, parmi lesquels deux blocs mobiles, à l’extérieur du CHU.
Une plainte contre X pour « mise en danger de la vie d’autrui » a été déposée
Le 28 novembre 2017, une partie de l’hôpital est partie en fumée : la maternité, les urgences, la réanimation et 4 blocs opératoires ont été détruits.
Mille deux cents personnes ont été évacuées, parmi lesquelles 450 patients hospitalisés. Le feu s’est déclaré dans un local technique, près des urgences.
La ministre de la santé, Agnès Buzyn, s’est rapidement rendue sur place. Une plainte contre X pour « mise en danger de la vie d’autrui » a été déposée par la direction de l’hôpital et un agent de l’hôpital qui a été grièvement intoxiqué : il était présent dans le local technique d’où est parti l’incendie.
Selon un rapport d’expertise judiciaire, le sinistre serait d’origine humaine, dû à « un mégot », a précisé Xavier Bonhomme, procureur de la République de Pointe-à-Pitre. Les investigations se poursuivent.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Les lycéens de terminale ont jusqu’à mardi pour finaliser leurs vœux sur la nouvelle plateforme d’admission postbac.
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Parcoursup 2018 : CV, lettre de motivation, inscription, vœux… tout ce qu’il faut savoir

Les lycéens de terminale ont jusqu’à mardi pour finaliser leurs vœux sur la nouvelle plateforme d’admission postbac.



Le Monde
 |    11.03.2018 à 09h45
 • Mis à jour le
11.03.2018 à 13h46
    |

            Séverin Graveleau








                        



   


Les quelque 800 000 élèves de terminale et étudiants en réorientation ont jusqu’à mardi 13 mars pour inscrire leurs vœux d’orientation dans le supérieur, et jusqu’au 31 mars pour finaliser leurs dossiers sur la nouvelle plateforme d’admission post-bac Parcoursup.
Parmi les nouveautés de cette session 2018 figure l’obligation de rédiger une lettre de motivation, et parfois un curriculum vitae, dans toutes les formations, y compris pour les licences de l’université qui étaient jusqu’ici non sélectives. Dans ces licences, ces éléments permettront, entre autres, de départager les candidats s’ils sont plus nombreux que les places disponibles.
Comment rédiger le projet de formation motivé ? Que mettre dans son CV ? Dans quelle mesure est-il possible de postuler hors de son académie ? Pourquoi dois-je indiquer une préférence dans mes vœux ? Comment interpréter le nombre de places et le nombre de vœux l’an dernier, qui découragent parfois de postuler dans une formation ? Si l’on vise une école d’arts appliqués, faut-il candidater en Manaa ou en DNMADE ? Voici les questions auxquelles répond cet article.

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                Parcoursup : les cinq choses à savoir sur la plate-forme qui succède à APB



Dans quelle mesure puis-je postuler en dehors de mon académie ?
Dans les filières sélectives (CPGE, BTS, DUT, écoles avec concours ou examen d’entrée, etc.), la sélection ne se fait pas, sauf mention contraire, en fonction du critère géographique, seule la qualité du dossier est prise en compte (notes, classement de l’élève dans sa classe, « projet de formation motivé », etc.).
Pour candidater à l’université (licence, Paces), le secteur géographique était, sur l’ancienne plateforme APB, l’un des deux critères utilisés (avec l’ordre des vœux) pour départager les candidats s’ils étaient plus nombreux que le nombre de places. Avec la nouvelle platforme Parcoursup, la priorité reste donnée, dans ces filières, aux candidats de l’académie. Cette dernière est définie par le domicile des parents (ou du responsable légal) du candidat, et on peut connaître son académie de rattachement en cliquant sur l’onglet « Secteurs licences » dans Parcoursup.
Pour augmenter ses chances d’être pris dans une filière très demandée, mieux vaut donc faire au moins un vœu dans son académie, quitte à en faire un autre sur la même licence d’une autre académie.
Il est en effet également possible de postuler dans des licences en dehors de son académie. Dans ce cas, une alerte sur fond jaune prévient que le candidat ne sera pas prioritaire si la formation reçoit plus de demandes que de places disponibles. Ce n’est qu’après la clôture des vœux que le recteur de l’académie fixera un quota de candidats « hors académie ». Moins la filière est en tension, plus celui-ci est susceptible d’être important. Comme le précise l’alerte sur Parcoursup, il est donc vivement conseillé de formuler « également » des vœux dans les licences de son académie.

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                Parcoursup : « La motivation et l’engagement sont fondamentaux pour postuler en IUT »




   


Comment rédiger ma lettre de motivation, appelée « projet de formation motivé » ?
Le « projet de formation motivé », autrement dit une « lettre de motivation » : c’est l’une des principales nouveautés, obligatoires, de Parcoursup. « L’idée n’est bien sûr pas de faire un copier-coller de celle-ci pour tous ses vœux », prévient Ferroudja Kaci, conseillère au Centre d’information et de documentation jeunesse (CIDJ). L’objectif est d’adapter et de personnaliser ce texte à chaque établissement, « de raconter quelles sont ses particularités ou options qui vont servir au candidat pour atteindre son objectif professionnel », précise-t-elle. La longueur maximale est de 1 500 signes, sauf si l’établissement de formation demande à ce qu’elle soit plus importante.
Après avoir rédigé une introduction avec une phrase d’accroche personnalisée ; du type « je candidate à telle formation parce que… », il faut décrire rapidement son parcours d’études antérieur, et, éventuellement, ses expériences professionnelles ou stages, « en expliquant en quoi ils ont permis d’acquérir des compétences, des questionnements, qui seront utiles dans la formation que l’on vise », explique la conseillère. « Si l’élève a réalisé un stage de troisième dans un cabinet d’avocats et qu’il souhaite tenter d’entrer dans un parcours d’affaires juridiques, il est important de le souligner, conseille de son côté Cécile Charasse, directrice de l’IUT d’Allier et vice-présidente de l’Association des directeurs d’IUT.
Il est ensuite possible d’aborder son projet professionnel et d’expliquer en quoi la formation va permettre de s’y préparer et d’y accéder. « Si le projet professionnel est encore flou, préciser le ou les domaines d’activité qui intéressent et montrer en quoi la formation souhaitée permettra de se diriger vers ce ou ces domaines, et de définir son projet ultérieurement », conseille la fiche d’information Parcoursup sur le projet de formation motivé. Les jurys vont essayer de voir « si le candidat sait bien où il met les pieds, s’il s’est renseigné sur la formation et sur ses débouchées », explique Mme Kaci.
Pour les filières sélectives, cette lettre de motivation est « déterminante », affirme-t-elle. « C’est l’élément-clé de la sélection en IUT : la motivation et l’engagement sont fondamentaux », confirme Mme Charasse. Pour ceux qui postulent une licence à l’université, le projet de formation motivé pourra être utilisé par les jurys pour départager les candidats dans les cas où ils seraient plus nombreux que les places disponibles. Le candidat ne pouvant savoir si ce sera le cas pour la licence qu’il convoite, autant peaufiner la rédaction de ce court texte, ce qui demeure possible jusqu’au 31 mars (date limite pour la finalisation des dossiers et la confirmation des vœux).

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                Comment les universités vont trier les lycéens



Que dois je mettre dans mon CV ? 
« Je n’ai rien à mettre dans mon CV » est une phrase qu’enseignants et conseillers entendent régulièrement de la part des élèves qui doivent faire leurs vœux d’orientation sur la nouvelle plateforme Parcoursup 2018 d’ici à mardi 13 mars, et finaliser leurs dossiers (CV compris) au plus tard le 31 mars. Dorénavant, ce ne sont plus seulement les formations sélectives (CPGE, BTS, IUT, etc.) qui peuvent demander aux candidats de rédiger un curriculum vitæ, mais aussi les licences universitaires. « Les jurys savent bien que les candidats sont jeunes, qu’ils n’ont donc pas nécessairement fait beaucoup de choses en dehors de l’école », rassure Ferroudja Kaci, conseillère au Centre d’information et de documentation jeunesse (CIDJ).
Sur Parcoursup, le CV est découpé en cinq rubriques à remplir : « Formation », « Langues », « Compétences », « Expériences professionnelles » et « Centres d’intérêt ». Dans les trois dernières rubriques, il peut être judicieux de valoriser « toutes les activités extrascolaires auxquelles le candidat ne pense pas spontanément », explique la conseillère. Cela peut-être « d’avoir fait du bénévolat, avoir été baby-sitter, même si c’est dans un cadre familial, de faire du sport dans un club, etc. ». Il peut aussi être intéressant d’évoquer les activités ou les projets en groupe réalisés pendant ses études (type travaux pratiques encadrés,TPE). Après chacune de ces activités, le candidat peut détailler succinctement quelles compétences ou savoirs il en retire.
Attention, dans le cadre d’un CV comme dans celui de la lettre de motivation, la forme compte (presque) autant que le fond : un CV fait à la va-vite, simplement parce que c’est une obligation pour valider son vœu, ou bien à l’inverse de manière appliquée, sont des éléments qui montrent aussi la motivation de l’élève. Dans les licences non sélectives de l’université, le CV pourra être utilisé pour départager les candidats dans le cas où ils seraient plus nombreux que les places disponibles…

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Pourquoi dois-je indiquer une préférence dans mes vœux ?
Contrairement à l’ancienne plateforme Admission post-bac, Parcoursup ne permet pas aux candidats de classer leurs vœux. Mais il leur demande de saisir leur « préférence » en termes de vœu de formation. Cette information confidentielle et non transmise aux établissements a pour objectif « d’éclairer la commission d’accès à l’enseignement supérieur », indique Parcoursup aux candidats. Cette commission, créée à l’occasion de récente réforme d’accès aux études supérieures, sera chargée de « faire des propositions si le candidat n’a reçu aucune proposition sur l’un de ses vœux confirmés ou s’il n’a reçu que des réponses négatives ». 
Le champ de 1 500 caractères à remplir est donc censé guider cette commission pour qu’elle lui propose une formation proche de ses aspirations. « Cette rubrique demande un peu au jeune de réfléchir à son plan B s’il n’obtient aucun de ses vœux » précise Ferroudja Kaci. Celui-ci doit donc y indiquer le type de formation, la spécialité ou le secteur qu’il visait prioritairement, avant de préciser quel pourrait être ce plan B. De cette précision peut dépendre la proposition du recteur, plus ou moins proche des vœux initiaux…

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Sur Parcoursup, le nombre de candidatures reçues et de places proposées l’année précédente est indiqué pour chaque formation, et donne parfois le sentiment qu’on a aucune chance d’être pris...
Ces informations, disponibles dans la rubrique « Contexte et chiffres », « peuvent impressionner lorsque le nombre de places est faible par rapport au nombre de candidatures », commente Ferroudja Kaci, du CIDJ. Mais c’est une information « qui ne doit pas décourager le candidat », et qui ne permet pas de se faire une idée précise de la pression à l’entrée de la formation : sont comptabilisés tous les vœux, quel que soit leur rang de classement – Admission post-bac demandait en effet aux candidats de classer leurs vœux (jusqu’à 24) par ordre de préférence, mais recevaient au maximum une réponse positive.
« Un élève qui postule en CPGE peut faire des vœux dans vingt établissements différents (s’il choisit deux filières), ce qui veut dire que cent élèves peuvent postuler dans deux mille établissements. Cela représentera donc deux mille candidatures alors que ces élèves n’occuperont finalement que cent places », calcule le président de l’Union des professeurs de classes préparatoires scientifiques, Mickaël Prost, pour qui les chances d’obtenir au moins une réponse positive sont « très élevées » à condition d’élargir au maximum sa liste de candidatures.
Pour se rassurer « il peut être intéressant d’aller aux journées portes ouvertes de ces formations, de contacter les établissements ou de chercher sur leur site Internet quel est le profil d’élèves attendu », conseille Mme Kaci.

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Si l’on vise les écoles d’arts appliqués, faut-il candidater en Manaa ou en DNMADE ?
Sur Parcoursup, les élèves qui n’ont pas obtenu de baccalauréat sciences et technologies du design et des arts appliqués (STD2A) et qui se destinent à une école d’arts appliqués n’auront pas tous à postuler à une année de mise à niveau en arts appliqués (Manaa), à la différence de ces dernières années. En effet, treize académies sur trente ont décidé d’appliquer, dès la rentrée 2018, la réforme du premier cycle des études d’art, qui prévoit la création d’un diplôme national des métiers d’art et du design (DNMADE, en trois ans, de grade licence), pour remplacer à la fois l’actuelle Manaa (mise à niveau en arts appliqués), les BTS en arts appliqués et le DMA (diplôme des métiers d’arts).

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Les treize académies concernées dès cette année par la réforme sont celles de Besançon, Clermont-Ferrand, Créteil, Dijon, Limoges, Lyon, Montpellier, Orléans-Tours, Rennes, Strasbourg, Versailles, Paris et Toulouse. Sur Parcoursup, les candidats concernés doivent sélectionner « DN made » dans l’onglet « Par type de formation ».
Pour les dix-sept autres académies, la Manaa ne disparaîtra qu’à la rentrée 2019. Pour postuler dans ce cursus sur Parcoursup, les candidats doivent sélectionner « Formations préparatoires à l’enseignement supérieur » dans l’onglet « Par type de formation », puis « Mise à niveau » dans l’onglet « Par Formation », puis « Arts appliqués » dans l’onglet « Par spécialité ».

« Le Monde » aide les jeunes à s’orienter vers les études supérieures
Pour aider les 16-25 ans, leurs familles et les enseignants à se formuler les bonnes questions au moment d’effectuer les vœux d’orientation, Le Monde organise les conférences O21/S’orienter au 21e siècle, à Paris (17 et 18 mars), après Nancy, Lille, Nantes et Bordeaux.

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A la veille de la clôture des vœux sur la nouvelle plate-forme d’admission post-bac, Parcoursup, sera organisé un tchat en direct avec des psychologues du Centre d’information et d’orientation Mediacom, lundi 12 mars à 13 heures. A consulter également : notre rubrique Le Monde Campus, et tout particulièrement ses sous-rubriques O21, Etudes supérieures et Parcoursup APB.





                            


                        

                        


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MBA : les couples à l’épreuve de l’expatriation

Les MBA, tout comme les diplômes des grandes écoles de commerce, débouchent souvent sur une carrière à l’étranger, qui peut être source de sacrifices pour les conjoints, le plus souvent des femmes.



Le Monde
 |    11.03.2018 à 07h30
    |

            Jessica Gourdon








                        


Anne-Cécile Dewavrin se rappelle bien de cet e-mail, reçu un jour de mars 2013. Il était adressé à tous les conjoints des élèves du MBA de l’Insead, la grande école de Fontainebleau. Les destinataires – la liste comprenait une écrasante majorité de femmes – étaient invités à partager leur « recette préférée », en vue de la constitution du « livre de cuisine » de la promotion des maris. « Là, je me suis dit, c’est dingue, je suis entrée dans le monde des Mad Men », se souvient la jeune femme, qui travaillait alors comme avocate en droit des sociétés dans un cabinet parisien.
Ce n’était que le début. Quelques mois plus tard, Anne-Cécile Dewavrin a plié ­bagages, direction le New Jersey, aux Etats-Unis. Son mari y a décroché, à la sortie de l’Insead, un poste chez Suez. Terminé le métier d’avocate – son diplôme français ne lui sert à rien de ce côté de ­l’Atlantique. A 32 ans, elle se retrouve à la maison avec deux jeunes enfants et, face à elle, « un grand vide ».
« Je n’avais aucun entourage amical, aucun entourage familial, aucun réseau professionnel. Mais ce que je n’avais pas ­anticipé, c’est la perte de mon statut social. Que j’allais devenir la “femme de”, c’est-à-dire rien du tout », se rappelle-t-elle. Elle tente de chercher un travail, fréquente les réseaux de conjoints d’expatriés, peuplés de femmes dans sa situation. « C’était rassurant, mais c’était aussi un miroir grossissant de ce que je ne voulais pas être, ­raconte Anne-Cécile Dewavrin. Il y a chez beaucoup de conjoints de la frustration, ou du renoncement. Alors qu’on avait toutes des boulots en France, on se retrouve dans des vies dignes des années 1960. » Quant à son mari, il accuse le coup lui aussi : « Il se sentait coupable, cela lui pesait, bref c’était la cata. On a mis plus d’un an à atterrir. »
Des conjointes plus diplômées qu’avant
Cette situation, de nombreux jeunes ­expatriés sont amenés à la connaître. Car lorsqu’il s’agit de déménager en couple à l’étranger, certaines choses ne changent pas : ce sont presque toujours des femmes qui « suivent » des hommes – dans 92 % des cas, selon une enquête récente menée auprès de 3 000 expatriés par la Caisse des Français de l’étranger (CFE) et Expat Communication.
Si cette configuration n’est pas nouvelle, elle l’est dans son ampleur, à mesure que la proportion des jeunes actifs effectuant tout ou partie de leur carrière à l’étranger augmente. Selon la dernière étude de la Conférence des grandes écoles, trois ans après leur diplôme, 27 % des jeunes issus d’écoles de commerce sont en poste à l’international (ils étaient moitié moins il y a dix ans). Cette tendance est encore plus présente pour les MBA. Ainsi, la moitié des élèves du MBA de HEC trouvent leur premier emploi post-diplôme ailleurs que dans leur pays d’origine.

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Mais la vraie nouveauté tient aux ­attentes de ces conjoints, bien différentes de celles d’hier, constate Alix Carnot, l’une des dirigeantes d’Expat Communication. « Depuis une dizaine d’années, c’est une évidence que les femmes qui suivent leur compagnon à l’étranger veulent travailler et progresser dans leur carrière, souligne-t-elle. Mais globalement, cela reste très compliqué, car ces femmes se ­retrouvent sans réseau, avec parfois des visas qui ne permettent pas de travailler sur place, des diplômes non reconnus, des problèmes de langue, des salaires locaux peu incitatifs… Alors souvent la déception est forte, car ce sont des femmes qui ont investi dans leurs études. Dans notre ­enquête, 76 % des conjoints accompagnateurs avaient un bac + 4 ou plus. »
Toujours selon cette étude de la CFE, seulement 46 % des conjoints expatriés ont trouvé un emploi, pour moitié à temps partiel. Alors qu’avant le départ 73 % travaillaient. En outre, un tiers des sondés estiment que l’expatriation est une « rétrogradation » dans leur carrière. Alix Carnot souligne les risques de cette situation : « Le couple se retrouve en plein décalage, avec cette question de la ­dépendance financière à gérer, et une ­répercussion directe sur le bien-être des deux personnes. »
D’autant que naguère, lorsque un ou une cadre était envoyé à l’étranger pour trois ou quatre ans, la prise en charge du conjoint faisait souvent partie du ­« package » de l’expatrié, avec des aides à la ­recherche d’emploi sur place, des cours de langue… « Aujourd’hui, la plupart des gens arrivent avec des contrats locaux. Du coup, c’est à chacun de se débrouiller. Et c’est d’autant plus dur qu’il n’y a pas de durée précise, tout peut se ­terminer au bout d’un an ou au bout de dix ans », constate Magdalena Zilveti, coach spécialisée dans la ­reconversion des conjoints expatriés.
Des réseaux via les écoles
Pour préparer leurs élèves à ces défis, certaines écoles de commerce ont mis en place des dispositifs, particulièrement pour leurs élèves de MBA. Des étudiants davantage confrontés à la problématique du couple en expatriation en raison de leur âge moyen (autour de 30 ans). A l’Insead ou à l’IMD de Lausanne, des groupes Facebook permettent aux conjoints du MBA d’échanger, notamment sur le sujet des doubles carrières et des défis de ­l’expatriation. Les écoles leur permettent aussi de participer aux clubs et activités de networking.
« On sent cette problématique monter, et on a d’ailleurs beaucoup plus de couples présents sur le campus. Depuis peu, on ­invite les conjoints au week-end d’intégration, pour qu’ils développent leur réseau », illustre Benoît Banchereau, directeur des admissions du MBA de HEC. A Fontainebleau et Lausanne ont aussi été mis en place des ateliers pour les « partenaires », afin de les aider à valoriser leurs parcours dans une perspective de carrière internationale plus subie que choisie et d’apprendre à « gérer le changement ».
Une fois le diplôme en poche, chaque couple a sa stratégie. « Les décisions ­d’emplois sont le fruit de négociations, constate Benoît Banchereau. “D’accord pour tel endroit, mais pas pour tel autre”. Ou alors : “Un coup c’est toi qui choisis, un coup c’est moi”… »
Un sentiment de sacrifice
Reste que, dans les faits, c’est souvent celui qui a la première opportunité sérieuse qui décide du lieu d’emménagement. C’est ce qui s’est passé pour Amaia Guillé et Alexandre Le Cann. Ces deux ingénieurs trentenaires sont tous les deux diplômés du MBA de l’Insead, à une promo d’écart. Quand Alexandre a décroché un poste à Montréal, Amaia a cherché un emploi dans la même ville. Mais celui qu’elle a trouvé est un peu en deçà de ce qu’elle imaginait.
« C’est un poste qui est très bien, mais pas idéal, car il y a beaucoup de déplacements. Et en termes de salaire, si je n’avais pas été contrainte de chercher à Montréal, j’aurais sans doute pu avoir mieux », estime-t-elle. Tout est affaire de compromis. « Le risque, c’est que l’un sente qu’il se ­sacrifie pour l’autre, reconnaît Alexandre. On a des discussions ouvertes là-dessus, car c’est un problème majeur. D’autant que, aujourd’hui, il est devenu difficile de trouver un bon poste en contrat local à l’étranger. La concurrence est bien plus forte qu’il y a une dizaine d’années. »

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                Quand le MBA met le couple à l’épreuve



« Les écoles devraient davantage aborder ces questions, et mieux poser la problématique du coût des carrières internationales à tous les niveaux », estime Anne-Cécile Dewavrin, qui a finalement trouvé son chemin aux Etats-Unis en s’inscrivant dans un master et en travaillant à temps partiel pour une ONG d’aide juridique aux demandeurs d’asile.
D’autres créent une entreprise, changent de carrière, exercent un métier à distance, explorent une passion artistique…Laure Pallez, qui avait quitté un poste à la Société générale pour suivre en Chine son conjoint diplômé du MBA de HEC, a réussi à transformer ce défi en force. « Au début, c’était difficile, car je me suis retrouvée dans une situation que je ne trouvais pas très juste. Mais j’ai appris le chinois, j’ai repris des études, je me suis ouverte à d’autres choses », explique cette diplômée de HEC.Trois ans plus tard, elle a obtenu un poste à l’Institut Pasteur de Shanghaï.
Après neuf années en Chine et un passage en Floride, Laure Pallez vient d’être embauchée au service économique de l’ambassade de France aux Etats-Unis. Et cette fois, c’est son mari qui l’a suivie.

Participez au MBA Fair du Monde, samedi 17 mars à Paris
Le groupe Le Monde organise, samedi 17 mars, au palais Brongniart, à Paris, la huitième édition du MBA Fair, le Salon des MBA & Executive Masters.
Cet événement est destiné aux cadres qui souhaitent donner un nouvel élan à leur carrière, et renforcer leur employabilité. Sont attendus les responsables de plus de 35 programmes de MBA et d’Executive Masters parmi les plus reconnus des classements internationaux, dans des domaines variés : stratégie, marketing, finances, ressources humaines et management… Des conférences thématiques animées par un journaliste du Monde, ainsi que des prises de parole organisées par les écoles présentes sont également prévues.
L’entrée est gratuite, la préinscription est recommandée pour éviter l’attente.
Ce Salon sera précédé de la publication, dans Le Monde daté du jeudi 15 mars, d’un supplément sur les MBA, à retrouver également sur notre page Lemonde.fr/mba.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Le ministère de la justice a soumis un texte en ce sens au Bureau de la gestion et du budget de la Maison Blanche.
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Etats-Unis : vers l’interdiction des « bump stocks », qui transforment les fusils en mitraillettes

Le ministère de la justice a soumis un texte en ce sens au Bureau de la gestion et du budget de la Maison Blanche.



Le Monde
 |    11.03.2018 à 00h06
 • Mis à jour le
11.03.2018 à 14h34
   





                        


Les autorités américaines ont franchi samedi 10 mars une nouvelle étape d’un long processus réglementaire visant à interdire les « bump stocks », ces dispositifs permettant à un fusil de tirer en rafales automatiques.
Le ministère de la justice a soumis un texte en ce sens au Bureau de la gestion et du budget de la Maison Blanche, organisme chargé de superviser les règlements élaborés par les agences fédérales. « Le président Trump est résolument engagé à assurer la sécurité de chaque Américain et il nous a demandé de proposer un règlement sur les bump stocks », a justifié dans un communiqué le ministre de la justice, Jeff Sessions.

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          Donald Trump veut interdire les « bump stocks »



Une fois le feu vert donné par la Maison Blanche, le texte sera publié et débattu publiquement, avant l’entrée en vigueur d’une version finale.
Tuerie de Vegas
Cette avancée relative dans le processus illustre la volonté de l’exécutif de régler la question des « bump stocks », au sujet desquels ont surgi des appels à l’interdiction après le massacre commis le 1er octobre 2017 lors d’un concert de musique country à Las Vegas.

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                Après la tuerie de Las Vegas, le débat sur les armes se déplace vers les « bump stocks »



Le « bump stock » est une crosse amovible qui utilise l’énergie du recul de l’arme pour imprimer un mouvement de va-et-vient extrêmement rapide au fusil, dont les projectiles se rechargent au même rythme.
Le tueur de Las Vegas, dont 12 de ses fusils étaient équipés d’un tel système, a tiré à une cadence allant jusqu’à 9 balles par seconde. Cela lui a permis de faucher des centaines de spectateurs, faisant 58 morts.
La NRA, premier lobby des armes à feu en Amérique, ne s’est pas vraiment mobilisée pour défendre les bump stocks. Elle s’est dite opposée à une nouvelle loi mais a accepté que l’ATF, l’agence fédérale qui régule les armes à feu, tranche la question.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ A Auch, dans le Gers, entre 500 et 600 motards se sont rassemblées à l’hippodrome.
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En Occitanie, des centaines de motards défilent contre la limitation à 80 km/h

A Auch, dans le Gers, entre 500 et 600 motards se sont rassemblées à l’hippodrome.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 22h06
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 22h32
   





                        


Des centaines de motards ont manifesté samedi 10 mars en Occitanie contre la future limitation de la vitesse à 80 km/h sur les routes secondaires sans séparateur de voies, notamment à Auch (Gers) et Perpignan (Pyrénées-Orientales).

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                Le gouvernement maintient la limitation à 80 km/h sur l’ensemble des routes secondaires



A Auch, un cortège long de plusieurs centaines de mètres, composé de 500 à 600 motards selon la police (de 500 à 800 selon la Fédération des motards en colère (FFMC) du Gers), s’est dirigé vers le centre-ville, bloquant la circulation, a constaté un correspondant de l’Agence France-Presse.
« L’énervement va gagner les usagers »
« C’est vraiment un raz-le-bol que les gens sont venus donner au gouvernement », a déclaré Bruno Laumenerche, le coordinateur de la manifestation à laquelle ont participé des motards d’Agen (Lot-et-Garonne) et de Toulouse. Ils ont également été rejoints par une trentaine d’artisans taxis. « On demande un retrait pur et simple de la réglementation », a-t-il ajouté. De son côté, le président de la FFCM du Gers, Alain Burnichon a dénoncé une « mesure complètement arbitraire (…), sachant qu’en toute honnêteté, l’accidentologie ne va pas être diminuée pour autant ». Et ajoute :
« Les véhicules ne sont pas équipés de systèmes leur permettant de stabiliser la vitesse à 80, donc on va être limité à 70-75 km/h. L’énervement va gagner les usagers de la route. Il va y avoir des dépassements, et il y aura certainement plus d’accidents qu’on peut le croire. »
Le député LREM du Gers Jean-René Cazeneuve a échangé quelques mots avec M. Burnichon pour lui dire son incompréhension quant au refus d’une mesure qui selon lui « va renforcer la sécurité routière pour tous ».
A Perpignan, quelque 310 motards selon la police ont répondu à l’appel de la FFMC des Pyrénées-Orientales.
Selon le gouvernement, la limitation de la vitesse à 80 km/h sera appliquée le 1er juillet sur l’ensemble des routes secondaires sans séparateur de voies, un dispositif dont l’efficacité sera évaluée en 2020.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Pour la retraite de base des salariés, une période d’arrêt maladie est validée pour le calcul du montant de la pension sur la base d’un trimestre tous les soixante jours d’indemnisation, rappelle dans sa chronique Marc Darnault, associé chez Optimaretraite.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Arrêt maladie : que pouvez-vous perdre à la retraite ?

Pour la retraite de base des salariés, une période d’arrêt maladie est validée pour le calcul du montant de la pension sur la base d’un trimestre tous les soixante jours d’indemnisation, rappelle dans sa chronique Marc Darnault, associé chez Optimaretraite.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 19h00
    |

                            Marc Darnault (Associé chez Optimaretraite)








                        



   


Question à un expert. Pour la retraite de base des salariés, une période d’arrêt maladie est validée pour le calcul du montant de la pension sur la base d’un trimestre tous les soixante jours d’indemnisation par la Caisse primaire d’assurance-maladie.
Un arrêt de travail plus court ne permet pas la validation de trimestres. Cependant, il le sera si la personne a travaillé le reste de l’année. Il faut savoir que le nombre de trimestres acquis, que ce soit des trimestres cotisés, de maladie ou autres, ne pourra jamais dépasser quatre sur une année civile.
Préjudice en fin de carrière
Si la période de maladie risque d’avoir peu ou pas d’impact sur le nombre trimestres validés, il est à noter que les indemnités perçues durant l’arrêt maladie ne sont pas comptabilisées lors du calcul du salaire annuel moyen. Une période de maladie en fin de carrière, là où se trouvent généralement les vingt-cinq meilleures années, peut donc être préjudiciable au montant de la pension de base, celle qui est versée par la Sécurité sociale.
A souligner également que les trimestres acquis durant l’arrêt maladie ne pourront être pris en compte, pour répondre aux conditions de durée d’assurance pour un départ anticipé pour carrière longue, que dans une limite de quatre au total.
Du point de vue des régimes complémentaires, des points Arrco, et Agirc pour les cadres, peuvent être attribués si la période d’arrêt maladie dure plus de soixante jours consécutifs et si elle vient interrompre une période où des cotisations étaient versées à ces régimes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ « Je me demande combien de temps il serait resté ainsi si je n’étais pas intervenue », raconte l’enseignante Mara Goyet sur son blog.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Longtemps marginal en France, le tatouage fait de plus en plus d’adeptes. Retour sur l’histoire plurielle de cet art, à l’occasion du Mondial du tatouage, à Paris.
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Le tatouage, un art primitif devenu populaire

Longtemps marginal en France, le tatouage fait de plus en plus d’adeptes. Retour sur l’histoire plurielle de cet art, à l’occasion du Mondial du tatouage, à Paris.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 15h37
 • Mis à jour le
11.03.2018 à 06h39
    |

            Romain Geoffroy et 
                                Rédaction Snapchat - Le Monde








                        



   


Le tatouage fait de plus en plus d’adeptes. Selon un sondage IFOP réalisé en novembre 2016 pour le Syndicat national des artistes tatoueurs auprès de 1 002 personnes, 14 % des Français ont déjà été tatoués. Chez les 18-24 ans, cette proportion atteint même 26 %.
A l’occasion du Mondial du tatouage, qui se tient jusqu’au dimanche 11 mars à la Grande Halle de la Villette, à Paris, retour sur l’histoire de cet art dont les origines sont multiples.
Cet article a été initialement publié dans l’édition « Discover » du Monde sur l’application Snapchat.
Ötzi, plus vieux tatoué connu
Vieux de plus de 5 300 ans (il serait né vers − 3 300 avant JC), l’« Homme des glaces », retrouvé en 1991 momifié à la frontière italo-autrichienne, portait 61 tatouages. Il s’agissait essentiellement de traits parallèles, dont la plus grande partie était sur le bas des jambes.

   


Ces tatouages (probablement faits pour soigner l’arthrose dont souffrait Ötzi) étaient faits par incisions, dans lesquelles on frottait du charbon de bois.
Le « tatau » polynésien, l’origine du mot
Le tatouage a été pratiqué dans toutes les régions du monde et à toutes les époques. L’origine du mot vient de Polynésie : le tatau y est une pratique ancestrale très importante qui pourrait remonter à – 1 300 ans avant JC.

   


Un rite durant lequel on coloriait sa peau lors des étapes importantes de la vie en utilisant des dents de requin et des os taillés. Il était aussi un marqueur social, car essentiellement pratiqué par les classes supérieures.
Au Japon, de l’outil punitif à l’interdiction
Durant l’époque d’Edo (1600-1868), l’irezumi (tatouage japonais) devient synonyme de punition : les criminels sont tatoués de force sur le bras ou sur le front.

   


Malgré son image négative dans la société, l’irezumi se développe et des Japonais se recouvrent tout le corps de dragons, de personnages et d’autres motifs. En 1872, les tatouages seront finalement interdits par le gouvernement. Ils seront à nouveau autorisés à partir de 1948, lors de l’occupation américaine.
En Europe, une pratique réappropriée par les marins
Le tatouage est interdit en Europe, en 787, par l’Eglise, car jugé comme un symbole païen. Dans l’Ancien Testament (Lévitique 19:28), on peut lire :
« Vous ne ferez point d’incision dans votre chair pour un mort, et vous n’imprimerez point de figures sur vous. Je suis l’Eternel. »
Le tatouage réapparaîtra cependant au XVIIIe siècle, après que des marins européens de retour de Polynésie s’approprient la pratique.
En Russie, un CV criminel sur la peau
En Union soviétique (dès 1922), le tatouage devient central dans les prisons et goulags. Par un système très codifié, les prisonniers se gravent leur parcours criminel sur la peau.

   


Les motifs et le nombre de tatouages donnent des indices sur la raison de leur séjour derrière les barreaux et instaurent une sorte de hiérarchie en prison. Les autorités soviétiques ayant commencé à déchiffrer certains symboles à partir des années 1960, le tatouage peut aussi trahir celui qui a la peau encrée.
1891 : invention de la machine à tatouer électrique
Le tatoueur américain Samuel O’Reilly est le premier inventeur d’une machine à tatouer électrique. Il s’inspire du stylo électrique, créé quelques années plus tôt par Thomas Edison, auquel il ajoute des aiguilles et un tube permettant d’insérer de l’encre dans la peau.

   


L’apparition du dermographe révolutionne l’art du tatouage, permettant d’aller beaucoup plus vite et de développer de nouvelles techniques.
De l’image du mauvais garçon à la pop culture
Si l’art et la technique évoluent, le tatouage reste jusqu’aux années 1980 une pratique underground. Aux Etats-Unis comme en Europe, il est souvent associé aux « mauvais garçons », aux gangs, mais aussi au rock, au punk puis au rap.

   


Mais les stars de la musique vont lui donner une image « cool » qui le fera entrer dans la pop culture.

        Lire aussi :
         

                Japonais, hyperréaliste, tribal ou old school... l’essor sans fin du tatouage



La question inévitable de la douleur
Difficile de séparer tatouage et douleur. Mais selon la partie du corps à tatouer, les aiguilles pénétrant la peau peuvent être plus ou moins désagréables.

   


Si vous êtes sensible, mieux vaut donc éviter de demander un dragon sur le pied.
Regrets et détatouage
On peut se lasser de son tatouage ou le trouver gênant dans le monde du travail… L’augmentation du nombre de tatoués s’accompagne donc d’une hausse des détatouages.

   


Le détatouage au laser, pratiqué par les dermatologues, permet de casser les billes d’encre sous la peau. Cela peut être long, douloureux et pas toujours complètement efficace. En France, il n’est pas remboursé par la Sécurité sociale.

        Lire aussi :
         

                Des bulles et des pointes : l’histoire ancestrale du tatouage en BD






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ De la visite virtuelle à l’état des lieux numérique en passant par la signature électronique, la gestion locative d’un bien se pilote désormais derrière l’écran de son smartphone ou depuis son ordinateur.
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Immobilier : la dématérialisation est en marche

De la visite virtuelle à l’état des lieux numérique en passant par la signature électronique, la gestion locative d’un bien se pilote désormais derrière l’écran de son smartphone ou depuis son ordinateur.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 10h39
    |

Ludovic Clérima







                        



                                


                            

High-tech or not high-tech ? Telle est la question que les start-up posent aux agents immobiliers. Ces entreprises avancent des solutions innovantes à l’aide des nouvelles technologies. C’est le cas, par exemple, de WeProov, jeune pousse lancée en 2015 sur le segment de l’état des lieux digitalisé. « Nous proposons un modèle d’état des lieux sur smartphone ou tablette que le locataire et le bailleur complètent avec des photos. Le nombre de conflits à la sortie du bien recule ainsi considérablement. Une image laisse peu de place à la mauvaise foi », affirme Gabriel Tissandier, cofondateur de la société.
La start-up n’est d’ailleurs pas la seule à fleurir sur ce segment. Check & Visit, HomePad, Excalibur… autant de nouveaux entrants dans l’immobilier qui obligent les professionnels à s’adapter. « L’état des lieux digitalisé est aujourd’hui la norme », assure Christine Fumagalli, nouvelle présidente du réseau d’agences immobilières Orpi. Visite virtuelle, signature électronique, photographie à 360 degrés, le groupe a fait sa mue numérique. « C’est capital pour l’avenir. La visite virtuelle est de plus en plus importante pour des parents qui se portent caution d’un enfant qu’ils envoient étudier loin de chez eux. Ils peuvent ainsi voir le bien et signer le contrat de location à distance. »
Prochaine étape pour le réseau, développer ses propres innovations en travaillant avec un incubateur de start-up californien nommé Plug and Play. Outre l’état des lieux, d’autres étapes de la location sont en cours de dématérialisation sous l’impulsion de ces jeunes entreprises. BailFacile met à la disposition des utilisateurs des contrats de location en loi Alur à personnaliser, ainsi qu’une liste de modèles de lettres et autres documents dont peut avoir besoin un locataire ou un propriétaire (préavis, quittance de loyer, déclaration d’un locataire aux services des impôts…).
Transparence
HappyRenting veut, lui, donner plus de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Cinq ans après son élection, le pape François doit faire face à plusieurs scandales : trois cardinaux proches de lui sont sur la sellette.
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Au Vatican, les embarras du C9, le cénacle chargé de transformer la curie

Cinq ans après son élection, le pape François doit faire face à plusieurs scandales : trois cardinaux proches de lui sont sur la sellette.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 10h21
    |

            Cécile Chambraud








                        



                                


                            

A la fois symbole et outil de la réforme selon François, le C9 est aujourd’hui dans l’épreuve. Peu après son élection, François avait réuni autour de lui, pour l’aider à réformer la curie romaine, un conseil de huit, puis neuf, cardinaux, d’où ce surnom de C9. Choisis pour représenter tous les continents, ses membres ont été nommés pour faire pièce à l’appareil curial, aider le pape à gouverner l’Eglise catholique et à dessiner la nouvelle « Constitution » qui régira l’administration vaticane, succédant à celle promulguée en 1988 par Jean Paul II, Pastor bonus.
Pour la troisième fois, seulement huit cardinaux du C9 étaient présents lors de sa dernière réunion, fin février. En juin 2017, le Vatican a en effet mis en « congé » le cardinal australien George Pell qui venait d’être inculpé, dans son pays, pour des « délits d’agressions sexuelles anciennes » impliquant de « multiples plaignants ».
Depuis lors, celui qui demeure, en titre, l’un des tout premiers responsables de l’administration vaticane, puisqu’il est chargé de la réforme financière à la tête du nouveau secrétariat à l’économie du Saint-Siège, prépare sa défense. L’ancien archevêque de Sydney a comparu, lundi 5 mars, devant un tribunal de Melbourne, qui décidera s’il existe assez d’éléments pour un procès. En attendant, sa fonction demeure en suspens.

Des questions émergent
Le degré d’information du pape sur la situation au Chili, au regard des accusations portées par des victimes d’un prêtre pédophile contre Juan Barros, un évêque qui l’aurait couvert, et le soutien de François à ce prélat, a fait émerger des questions concernant un autre membre du C9, le cardinal chilien Francisco Errazuriz. Ancien archevêque de Santiago de 1998 à 2010 et ancien président de la conférence épiscopale chilienne de 1998 à 2004, il connaît nécessairement très bien la situation.
Vendredi 9 mars, le site National Catholic Reporter a révélé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Cinq ans après son élection, François fait l’objet de critiques pour ses hésitations dans la lutte contre les abus sexuels commis par des prêtres.
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La réforme du pape à l’épreuve de la pédophilie

Cinq ans après son élection, François fait l’objet de critiques pour ses hésitations dans la lutte contre les abus sexuels commis par des prêtres.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 10h13
    |

            Cécile Chambraud








                        



                                


                            

Le 16 janvier, le pape François témoignait devant quatre-vingt-dix jésuites chiliens que « la grande paix » éprouvée par lui au moment où il a compris qu’il allait être élu pape « ne [l]’a[vait] pas quitté » depuis. Deux mois plus tard, pourrait-il encore l’affirmer ? Car depuis ce premier jour du voyage qui l’a conduit au Chili et au Pérou, s’est ouverte la crise la plus violente de son pontificat, cinq ans après son élection, le 13 mars 2013.
En l’espace de trois semaines, le scandale de pédophilie qui secoue le clergé chilien depuis des années est devenu le scandale qui ébranle la figure du pape François. A l’heure des premiers bilans d’un pontificat censé remettre de l’ordre à la tête de l’Eglise, cela tombe mal. Cette affaire est d’autant plus dommageable pour François qu’elle écorne trois des marqueurs attachés à son identité de pape.
François met constamment l’accent sur la défense des faibles, des démunis, des méprisés face aux forts et aux puissants. De Lampedusa, où il fulmine contre la « mondialisation de l’indifférence » qui laisse périr les migrants en mer, au discours de Santa Cruz (Bolivie), qui enrôle l’Eglise aux côtés des « mouvements populaires », des prisons qu’il ne cesse de visiter aux « esclaves sexuels » dont il prend la défense, le pape argentin tonne contre le « Dieu argent », les trafiquants d’êtres humains et les fabricants d’armes.
Le pontife argentin a accusé des fidèles et une partie du clergé du diocèse d’Osorno, au chili, d’être manipulés par des « gauchistes »
Pourquoi, alors, ne semble-t-il pas prêt à voler au secours de simples fidèles durablement meurtris par des « puissants » de sa propre Eglise, à savoir des prêtres et des évêques ? Pourquoi, lors de son voyage au Chili, a-t-il choisi de s’afficher à plusieurs reprises en compagnie d’un évêque, Mgr Juan Barros, accusé (il s’en défend) d’avoir couvert un prêtre, le père Fernando...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Les associations humanitaires s’inquiètent de voir des centaines de jeunes se priver d’alimentation.
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A Calais, les migrants refusent les repas de l’Etat

Les associations humanitaires s’inquiètent de voir des centaines de jeunes se priver d’alimentation.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 10h06
    |

            Maryline Baumard (Calais (Pas-de-Calais) - envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Personne n’avait imaginé que les exilés de Calais boycotteraient les repas servis par l’Etat. C’est pourtant ce qui s’est produit, vendredi 9 mars. Alors que l’Etat a repris les distributions de nourriture, mardi, après un arrêt de près de dix-sept mois, les migrants ne se déplacent quasiment pas vers les points de distribution. Et, quand les portions arrivent jusqu’à eux, une bonne part des 500 à 600 Erythréens, Ethiopiens et Afghans du Calaisis les refusent tout bonnement, excluant d’accepter « des dons d’un ennemi qui nous pourchasse », comme l’explique un jeune Oromo, arrivé depuis un peu plus de quatre mois « dans l’enfer de Calais ». 
Vendredi, un food truck flambant neuf, fier de son énorme logo « Préfet du Pas-de-Calais », attendait en début d’après-midi dans un enclos partiellement fermé d’un grillage surélevé de barbelés, non loin de l’ancienne « jungle ». Sous l’auvent, des salariés de La Vie active, l’entreprise mandatée par l’Etat pour les distributions, attendaient des migrants qui ne venaient pas. Alors que seul Le Monde était sur place, c’était, selon la version officielle de La Vie active, « la présence des journalistes » qui les empêchaient d’accéder au lieu.

Double langage
Entre 15 h 30 et 16 h 15, Le Monde a pu constater que seuls trois jeunes hommes avaient fait le déplacement depuis leurs abris de fortune et qu’un peu plus tard, près de l’hôpital de Calais, seul un groupe d’une dizaine d’Afghans est passé chercher le plat chaud-pain-fruits. Un carton d’une vingtaine de portions avait en revanche été préparé par La Vie active pour être livré au milieu des dunes, là où se terrent les exilés. L’entreprise a vite compris que les migrants préféraient se priver de repas plutôt que venir vers cet organisme installé dans un camion aux couleurs de la France.
Jean-Claude Lenoir, le président de l’association Salam, s’étonne de la stratégie du moment. « Le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ François Taddéi, chercheur à l’Inserm, fondateur du Centre de recherches interdisciplinaires (CRI), fait partie des personnalités qui livrent leurs conseils en vidéo lors de nos conférences O21 / s’orienter au 21e siècle, dont la prochaine édition a lieu les 17 et 18 mars à Paris.
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O21. François Taddéi : « L’entreprise a besoin de gens créatifs pour se réinventer »

François Taddéi, chercheur à l’Inserm, fondateur du Centre de recherches interdisciplinaires (CRI), fait partie des personnalités qui livrent leurs conseils en vidéo lors de nos conférences O21 / s’orienter au 21e siècle, dont la prochaine édition a lieu les 17 et 18 mars à Paris.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 09h45
    |

            Laure Belot








                        



   


Créer. « Une légende indienne raconte l’histoire d’un éléphant et de six aveugles. Chacun des aveugles touche une partie de l’éléphant. L’un attrape les défenses, persuadé qu’il s’agit d’une lance. L’autre saisit la trompe, certain qu’il est face à un serpent. Un autre frôle une oreille et s’imagine devant un éventail… Ils ne parviennent pas à se mettre d’accord sur l’objet qu’ils examinent. Un sage passe et leur dit qu’ils devraient apprendre à se parler et intégrer les morceaux de vérité de chacun. La réalité est toujours multidimensionnelle et complexe. On a besoin de regards systémiques, intégrateurs, qui observent cette réalité sous différents angles pour pouvoir la comprendre.

        Lire aussi :
         

                O21. Douze témoignages (inspirants) de personnalités pour trouver sa voie



Le CRI, dont je suis le directeur, est un centre de recherche interdisciplinaire, mais aussi un carrefour de rencontres intéressantes. On a la chance d’accueillir des vilains petits canards qui ne pouvaient pas faire ce qu’ils voulaient dans des contextes disciplinaires classiques et plus cloisonnés. On leur donne la possibilité de travailler ensemble pour qu’ils réussissent à développer des projets qui les surprennent eux-mêmes.
Certains pensent qu’on peut apprendre la créativité. Ce qui est sûr, c’est qu’il y a plein de façons de la détruire. En particulier si on impose trop de rigidité et qu’on ne laisse pas le droit à l’erreur. Les entreprises sont organisées sur un modèle très inspiré de l’ingénierie. Elles cherchent des rouages complémentaires. Quelqu’un de trop créatif n’est pas forcément capable d’entrer parfaitement dans l’un de ces rouages et peut poser des problèmes à l’organisation. Dans le même temps, les entreprises ont besoin de gens créatifs parce qu’elles doivent être capables de se réinventer avant de se faire “disrupter” par l’extérieur. Il faut alors mettre en place ce que j’appelle des “cadres de libertés évolutifs et féconds”. »

Participez à « O21 / S’orienter au 21e siècle » à Paris
Pour aider les 16-25 ans, leurs familles et les enseignants à se formuler les bonnes questions lors du choix des études supérieures, Le Monde organise la seconde saison d’« O21 / S’orienter au 21e siècle », avec cinq dates. Après Nancy (1er- 2 décembre), Lille (19 - 20 janvier), Nantes (16-17 février) et Bordeaux (2-3 mars), rendez-vous à Paris (samedi 17 et dimanche 18 mars 2018, à la Cité des sciences et de l’industrie).
Dans chaque ville, les conférences permettent au public de bénéficier des analyses et des conseils, en vidéo, d’acteurs et d’experts, et d’écouter et d’échanger avec des acteurs locaux innovants : responsables d’établissements d’universités et de grandes écoles, chefs d’entreprises et de start-up, jeunes diplômés, etc. Des ateliers pratiques sont aussi organisés.
Il reste des places pour O21 Paris ! Entrée libre sur inscription.

        Voir aussi :
         

          En images : les temps forts d’O21 à Nancy



Pour inscrire un groupe de participants, merci d’envoyer un e-mail à education-O21@lemonde.fr. L’éducation nationale étant partenaire de l’événement, les lycées peuvent organiser la venue de leurs élèves durant le temps scolaire.






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ L’argument revient souvent dans la bouche des homophobes : l’homosexualité serait condamnable, car contraire aux lois de la nature. Pourtant, la science prouve tout le contraire.
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<article-nb="2018/03/11/19-16">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Que l’on postule en prépa, BTS, DUT, ou en licence ou Paces, dans quelle mesure le critère de l’origine géographique sera-t-il pris en compte ? Explications avant la date limite pour faire ses voeux, mardi 13 mars.
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Parcoursup 2018 : peut-on faire des voeux d’inscription postbac en dehors de son académie ?

Que l’on postule en prépa, BTS, DUT, ou en licence ou Paces, dans quelle mesure le critère de l’origine géographique sera-t-il pris en compte ? Explications avant la date limite pour faire ses voeux, mardi 13 mars.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 07h45
    |

            Séverin Graveleau








                        



   


A savoir avant de formuler ses dernières voeux d’orientation sur la plateforme Parcoursup, au plus tard mardi 13 mars à 18 heures : dans les filières sélectives (CPGE, BTS, DUT, écoles avec concours ou examen d’entrée, etc.), la sélection ne se fait pas, sauf rares mentions contraires, en fonction du critère géographique, seule la qualité du dossier est prise en compte (notes, classement de l’élève dans sa classe, « projet de formation motivé », etc.).
Pour candidater à l’université (licence, Paces), le secteur géographique était, sur l’ancienne plate-forme APB, l’un des deux critères utilisés (avec l’ordre des vœux) pour départager les candidats s’ils étaient plus nombreux que le nombre de places. Avec la nouvelle plate-forme Parcoursup, la priorité reste donnée, dans ces filières, aux candidats de l’académie. Cette dernière est définie par le domicile des parents (ou du responsable légal) du candidat, et on peut connaître son académie de rattachement en cliquant sur l’onglet « Secteurs licences » dans Parcoursup.
Pour augmenter ses chances d’être pris dans une filière très demandée, mieux vaut donc faire au moins un vœu dans son académie, quitte à en faire un autre sur la même licence d’une autre académie.
Il est en effet également possible de postuler dans des licences en dehors de son académie. Dans ce cas, une alerte sur fond jaune (voir la capture d’écran) prévient que le candidat ne sera pas prioritaire si la formation reçoit plus de demandes que de places disponibles. Ce n’est qu’après la clôture des vœux que le recteur de l’académie fixera un quota de candidats « hors académie ». Moins la filière est en tension, plus celui-ci est susceptible d’être important. Comme le précise l’alerte sur Parcoursup, il est donc vivement conseillé de formuler « également » des vœux dans les licences de son académie.

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« Le Monde » aide les jeunes à s’orienter vers les études supérieures
Pour aider les 16-25 ans, leurs familles et les enseignants à se formuler les bonnes questions au moment d’effectuer les vœux d’orientation, Le Monde organise les conférences O21/S’orienter au 21e siècle, à Paris (17 et 18 mars), après Nancy, Lille, Nantes et Bordeaux.

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A la veille de la clôture des vœux sur la nouvelle plate-forme d’admission post-bac, Parcoursup, sera organisé un tchat en direct avec des psychologues du Centre d’information et d’orientation Mediacom, lundi 12 mars à 13 heures. A consulter également : notre rubrique Le Monde Campus, et tout particulièrement ses sous-rubriques O21, Etudes supérieures et Parcoursup APB.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Confrontés à deux nouvelles plaintes, en France et aux Etats-Unis, les avocats du prédicateur musulman mis en examen pour viol doivent faire face à la contestation et au complotisme de ses soutiens.
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Article sélectionné dans La Matinale du 09/03/2018
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La défense de Tariq Ramadan embarrassée par ses soutiens

Confrontés à deux nouvelles plaintes, en France et aux Etats-Unis, les avocats du prédicateur musulman mis en examen pour viol doivent faire face à la contestation et au complotisme de ses soutiens.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
11.03.2018 à 12h28
    |

            Raphaëlle Bacqué








                        



                                


                            

Tariq Ramadan a quitté, jeudi 8 mars, la prison de Fleury-Mérogis (Essonne) où il était incarcéré depuis un mois, pour être admis à La Pitié-Salpêtrière au sein de l’unité surveillée de l’établissement hospitalier parisien. Le prédicateur musulman, mis en examen depuis le 2 février pour « viol », et détenu jusqu’ici à l’isolement sans pouvoir communiquer avec sa famille, souffre selon ses défenseurs de « douleurs dans les membres inférieurs liés à une affection neurologique » et « d’une profonde dépression ».
Vendredi, il a pu rencontrer dans sa chambre d’hôpital Me Yassine Bouzrou, qui assure sa défense depuis octobre 2017. Ce dernier était accompagné de son confrère Emmanuel Marsigny, venu rejoindre le pôle d’avocats de M. Ramadan. Avec Me Julie Granier, l’associée de Me Bouzrou, et les deux avocats suisses Marc Bonnant et Yaël Hayat, ils sont désormais cinq à tenter d’ajuster une stratégie de défense dans un dossier de plus en plus délicat.
Jusqu’ici, le petit-fils du fondateur des Frères musulmans nie farouchement les accusations de viol portées contre lui les 20 et 27 octobre 2017 par Henda Ayari et « Christelle » (un prénom d’emprunt destiné à préserver son anonymat). « Les faits dont vous me parlez ne m’évoquent rien », avait-il déclaré lors de sa confrontation avec cette dernière.
Un possible alibi fait long feu
Tariq Ramadan avait alors réfuté en bloc non seulement le viol mais aussi toute relation sexuelle et même être monté avec la jeune femme dans sa chambre d’hôtel avant sa conférence à Lyon, le 9 octobre 2009, comme elle le soutient. Le 6 février, le juge des libertés et de la détention avait cependant refusé de libérer le théologien suisse, comme le demandaient ses avocats. Une décision confirmée par la cour d’appel le 22 février.
Entre-temps, une réservation d’avion, présentée par M. Ramadan comme un possible alibi, avait fait long feu : les enquêteurs ont...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Les plaintes en diffamation envers des universitaires ébranlent une dimension essentielle de leur travail : la critique. Mais l’idée de légiférer contre de telles procédures divise.
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Les chercheurs face aux « procédures bâillons »

Les plaintes en diffamation envers des universitaires ébranlent une dimension essentielle de leur travail : la critique. Mais l’idée de légiférer contre de telles procédures divise.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 11h01
    |

                            Cécile Michaut








                        



                                


                            
Les chercheurs et les enseignants-chercheurs doivent-ils bénéficier d’une liberté d’expression accrue ? La question peut sembler étrange : les experts issus des universités et des institutions de recherche se trouvent tous les jours sur les plateaux de télévision ou interviewés dans les journaux et ne semblent pas se censurer. Pourtant, nombre d’entre eux craignent aujourd’hui des poursuites judiciaires – et cette inquiétude est ravivée par la récente mise en examen du sociologue Jean-Claude Kaufmann pour diffamation contre le « sociologue » de l’émission de téléréalité « Mariés au premier regard ».

Les « procédures bâillons », ces plaintes en diffamation visant parfois plus à intimider et à faire taire qu’à obtenir réparation, n’épargnent pas les universitaires, mais elles sont très rares : dans un rapport rendu en avril 2017, le juriste Denis Mazeaud en recensait seulement huit, la plupart aboutissant à une relaxe, voire à une condamnation des parties civiles à verser des dommages et intérêts aux chercheurs pour procédure abusive. Le plus important organisme de recherche français, le CNRS, confirme d’ailleurs que les procédures à l’encontre de ses chercheurs sont très peu fréquentes.
Laurent Neyret, chercheur en droit constitutionnel, affirme que sa plume ne sera plus la même après la procédure bâillon intentée par Chimirec en 2014
Si ces procédures sont rares, elles ne sont pas forcément sans conséquence. Ainsi, Laurent Neyret, chercheur en droit constitutionnel, affirme que sa plume ne sera plus la même après la procédure bâillon intentée par Chimirec en 2014. Dans une revue juridique, il avait commenté une décision de justice en droit de l’environnement défavorable à l’entreprise.
Laurent Neyret a été poursuivi pour diffamation par Chimirec mais le tribunal de grande instance de Paris lui a donné raison : soulignant que « le seul fait d’examiner le caractère diffamatoire d’un article tel que celui rédigé par Laurent Neyret était...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Dans une tribune au « Monde », la présidente de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs juge que légaliser l’euthanasie et le suicide assisté n’est pas la solution.
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Article sélectionné dans La Matinale du 10/03/2018
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Débat sur l’euthanasie : « Défier la mort est plus facile de loin que de près »

Dans une tribune au « Monde », la présidente de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs juge que légaliser l’euthanasie et le suicide assisté n’est pas la solution.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
11.03.2018 à 07h10
    |

Anne  de la Tour (Présidente de la SFAP, la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs, qui  fédère plus de 10 000 soignants et 6 00...







                        



                                


                            

Tribune. Tout le monde a en tête la belle pomme rouge fatale à Blanche-Neige. C’est une pomme luisante, appétissante, et qui exaucera tous ses vœux. Mais qu’elle croque de ce fruit, et la voilà plongée dans le ­sommeil de la mort : son sang se ­glacera, son souffle s’arrêtera, et ses yeux se fermeront à jamais.
Si l’on en croit la clameur impatiente en faveur de l’euthanasie et du suicide assisté supposée monter des sondages, c’est le type de mort que désirent aujourd’hui une bonne partie de nos concitoyens : sans méchante sorcière sans doute, mais une mort qui vient, en blouse blanche, vous faire la piqûre ­létale ou vous donner le comprimé qui produira l’effet instantané, sans les souffrances et les embarras du « mourir ».
La tribune signée par 156 députés dans Le Monde daté du 1er mars, et qui fait suite au dépôt, ces derniers mois, de trois propositions de loi visant déjà à dépénaliser l’euthanasie, se présente, elle aussi, à l’opinion comme une pomme magnifique, survitaminée, désirable : qui s’opposerait à une « nouvelle liberté », un « nouveau droit » ? Qui serait assez « frileux » ou archaïque, ou conservateur, ou têtu, pour s’opposer à un vœu que l’on nous dit désormais majoritaire ?
Etre soulagé et accompagné par des soignants compétents
Forte de son expérience de dizaines de milliers de patients accompagnés chaque jour, au total quelques millions de patients depuis près de trente ans, la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) est bien placée pour déplorer, avec les 156 élus, qu’on ne meure pas mieux en France, ou que « l’offre de soins palliatifs ne satisfasse pas à la multiplicité des situations individuelles ». Est-ce à dire cependant que l’on meurt, en France, si mal ? La plupart des 580 000 décès annuels interviennent de façon apaisée.
Nous regrettons bien sûr avec les élus les euthanasies clandestines : une lecture correcte des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Pour l’instance de régulation, le financement du compteur électrique communicant Linky sera « neutre » pour les particuliers, contrairement à ce qu’affirme une pétition de l’UFC-Que choisir.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

La Commission de régulation de l’énergie prend la défense de Linky

Pour l’instance de régulation, le financement du compteur électrique communicant Linky sera « neutre » pour les particuliers, contrairement à ce qu’affirme une pétition de l’UFC-Que choisir.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 20h19
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 20h48
   





                        


La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a pris la défense du compteur électrique communicant Linky, vendredi 9 mars, soulignant que son financement sera « neutre » pour les particuliers, au lendemain de lancement d’une pétition par l’UFC-Que choisir. Vendredi en début de soirée, elle avait reçu plus de 89 000 signatures.
L’association de défense des consommateurs affirme dans sa pétition que « [les particuliers vont] payer 15 euros par an pendant dix ans pour permettre à Enedis d’installer un compteur communicant pour lequel [ils n’auront] aucune contrepartie ».
Une affirmation que dément la Commission de régulation de l’Energie dans un communiqué :
« Sur le coût de ce projet, le président de la CRE [Jean-François Carenco] élève le ton pour rappeler que son financement sera totalement neutre pour les clients grâce aux nombreux gains que ces compteurs permettront, notamment pour maîtriser la demande d’énergie. »
Les compteurs Linky « rendent possible la réduction de la consommation d’énergie, le développement de nouveaux services énergétiques, l’émergence de nouveaux acteurs et l’optimisation des coûts des réseaux et de leur performance », assure la CRE.
La Cour des comptes avait dénoncé le coût de Linky
Une affirmation que la Cour des comptes, dans un rapport publié en février, nuançait très largement :
« Les gains que les compteurs peuvent apporter au consommateur sont encore insuffisants. Ce sont pourtant eux qui justifient l’importance de l’investissement réalisé. »
Autre pomme de discorde, pour l’UFC-Que choisir : « Les conditions de financement du compteur, et notamment les conditions de rémunération d’Enedis. » L’association de consommateurs s’appuie de nouveau sur le rapport de la haute juridiction financière, qui avait estimé que « les conditions de rémunérations d’Enedis sont généreuses et devraient être revues ».
Le déploiement des compteurs est en effet assuré par Enedis pour un coût de plus de 5 milliards d’euros entre 2014 et 2024. Pour ne pas faire peser cette somme sur les particuliers, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a mis en place un système de tarif différé. Enedis a avancé l’argent, et sera remboursé avec intérêts au moment où le programme portera ses fruits, à partir de 2021, dans la facture des consommateurs. Mais en analysant la construction de ce tarif, la Cour des comptes estime qu’il permettra à Enedis d’empocher au passage près de 500 millions d’euros.
La CRE et Enedis avaient contesté ces conclusions et accusent la cour de faire « une analyse erronée » en négligeant les bénéfices apportés par les compteurs lorsqu’ils seront installés.




                            


                        

                        

