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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ L’Ethiopie à cran (2). Après la vague d’amnisties décidée par le gouvernement, d’anciens détenus, opposants politiques, blogueurs ou journalistes, témoignent.
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Témoignages

Dans les prisons éthiopiennes : « Ils fouettaient mes pieds nus avec des câbles »

L’Ethiopie à cran (2). Après la vague d’amnisties décidée par le gouvernement, d’anciens détenus, opposants politiques, blogueurs ou journalistes, témoignent.

Par                                            Emeline Wuilbercq (Addis-Abeba, correspondance)




LE MONDE
              datetime="2018-03-11T18:00:24+01:00"

        Le 11.03.2018 à 18h00






    
Des partisans de l’opposant éthiopien Bekele Gerba célèbrent sa libération, le 13 février 2018, à Adama, dans la région Oromia.
Crédits : Tiksa Negeri / REUTERS


Eskinder Nega ne s’attendait pas à être libéré. Le journaliste éthiopien, accusé en 2012 de haute trahison et d’infractions liées au terrorisme, avait purgé un tiers de sa peine d’emprisonnement de dix-huit ans. Il a retrouvé l’espoir début janvier, quand le chef du gouvernement Hailemariam Desalegn – qui a démissionné entre-temps – a annoncé qu’il procéderait à une vague d’amnisties. C’était avant qu’on lui demande de signer une confession en échange de sa libération : « Je devais admettre que j’appartiens à Ginbot 7 [un groupe d’opposition considéré comme une organisation terroriste par le régime]. Il s’agissait d’accusations forgées de toutes pièces. » Malgré son refus d’obtempérer, Eskinder Nega a retrouvé la liberté le 14 février.

        Présentation de la série
         

          L’Ethiopie à cran



Le journaliste fait partie des milliers d’Ethiopiens libérés depuis janvier. Des prisonniers déjà condamnés ont été graciés, tandis que les charges pesant contre ceux qui sont en instance de jugement ont été abandonnées. Des figures de l’opposition, des membres de la communauté musulmane, des blogueurs étaient concernés par cette mesure visant à renforcer le « consensus national » et à « élargir l’espace politique », selon le premier ministre sortant. Ces libérations n’ont pas cessé malgré sa démission et l’annonce, mi-février, de l’instauration de l’état d’urgence, entériné le 2 mars par la chambre basse du Parlement.
« Nous ne sommes pas des voleurs »
Si Human Rights Watch (HRW) a interprété cette annonce comme « un pas vers la fin de la répression politique », d’autres y ont plutôt vu un fléchissement du pouvoir face à la pression populaire.
L’Ethiopie est secouée depuis plus de deux ans par une vague de manifestations anti-gouvernementales dont la répression a fait officiellement près d’un millier de morts en 2015-2016. L’une des revendications principales des rassemblements récents était la libération des prisonniers. Plus de 20 000 personnes avaient été emprisonnées sous le premier état d’urgence, en vigueur d’octobre 2016 à août 2017. Les deux tiers auraient été libérés, d’après le gouvernement, qui a toujours nié la présence de prisonniers politiques dans ses geôles. « Même si le gouvernement colle n’importe quelle étiquette sur n’importe qui, nous sommes des prisonniers politiques. Nous ne sommes pas des voleurs », affirmait l’opposant Merera Gudina, président du Congrès fédéraliste oromo (OFC), au lendemain de sa libération, en janvier.

        Episode 1
         

          En Ethiopie, les Oromo frappent à la porte du pouvoir



Des organisations de défense des droits humains se sont souvent indignées des contours flous de la loi anti-terroriste adoptée en 2009. Elles l’accusent d’être un instrument d’intimidation visant à réduire au silence les dissidents politiques. « Depuis qu’il a pris le pouvoir, le gouvernement a souvent utilisé le système juridique pour emprisonner les membres de l’opposition », écrit Awol Allo sur le site d’Al-Jazeera. Ce commentateur politique éthiopien qui enseigne le droit au Royaume-Uni estime que « les tribunaux ont servi d’instruments puissants de répression et de consolidation du pouvoir ».
« De nombreux prisonniers ont perdu la vue »
Lors de son dernier séjour en prison, l’opposant Bekele Gerba a « vécu dans une pièce sans fenêtre et dormi sur le sol pendant deux ans », raconte-t-il. Son état de santé inquiétant, aggravé par le manque d’accès aux soins, était l’une des raisons d’un appel à la grève mi-février dans la région Oromia. Militants de la diaspora et jeunes de la région – les qeerroo, « garçons non mariés », en langue afaan oromo – réclamaient sa libération immédiate. Après deux jours de grève, M. Bekele était relâché « grâce à la pression populaire ». « Je n’ai pas été torturé » en prison, précise-t-il. La raison, d’après lui, serait la médiatisation de son cas.

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                Le pouvoir éthiopien à l’heure du choix



De nombreux jeunes n’ont pas eu cette chance, notamment dans le centre de détention de Maekelawi, à Addis-Abeba, que le gouvernement veut transformer en musée. « J’ai entendu des gens pleurer. J’ai vu de mes propres yeux une personne rentrer inconsciente d’un interrogatoire. De nombreux prisonniers ont perdu la vue, certains l’ouïe », poursuit Bekele Gerba.
Dans un rapport accablant, HRW a documenté en 2013 la torture et les mauvais traitements à Maekelawi : « Les enquêteurs utilisent des méthodes coercitives sur les détenus pour leur extorquer des aveux. Les détenus se voient souvent refuser l’accès aux avocats et à leur famille. » Ils seraient punis ou récompensés en fonction de leur conformité aux exigences de ces enquêteurs qui refuseraient ou donneraient l’accès à l’eau, à la nourriture et à l’électricité, indique le rapport.
« Il y avait une sorte de torture médiévale »
Le blogueur éthiopien Befeqadu Hailu, 38 ans, a séjourné 84 jours dans ce centre de détention. C’était en 2014. « Ils fouettaient mes pieds nus avec des câbles, me giflaient tous les jours », raconte-t-il. Libéré sous caution dix-huit mois plus tard, il a été arrêté de nouveau en novembre 2016, peu après l’instauration de l’état d’urgence, et emmené dans un camp militaire sans être traduit en justice. Il y est resté 33 jours. « Ils ont pris soin de ne pas me maltraiter physiquement, contrairement à beaucoup de détenus de l’état d’urgence. » D’après lui, ceux-là ont été « battus âprement, il y avait une sorte de torture médiévale » pour pousser les gens à la confession.

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                Pression populaire et pouvoir divisé : les raisons de la démission du premier ministre éthiopien



Ensuite, « nous avons subi un entraînement forcé, dit-il, une sorte d’endoctrinement » divisé en six « modules ». L’un de ces modules louait le régime actuel en le comparant à l’empire de Hailé Sélassié et à la dictature militaire de Mengistu Haile Mariam. Un autre dénonçait les critiques « injustes » à l’encontre d’un gouvernement qui enregistre une croissance économique remarquable. La rééducation comprenait également des accusations à l’encontre d’agents locaux « sponsorisés par les néolibéraux », qui seraient les instigateurs d’une « révolution de couleur » à l’ukrainienne en Ethiopie, poursuit le blogueur, qui était directement visé. À la fin de la formation, les détenus étaient forcés de porter un tee-shirt sur lequel était inscrit « Plus jamais ».
Depuis, les charges contre Befeqadu Hailu ont été abandonnées dans le cadre de l’amnistie. « C’est un soulagement d’être une personne libre, même si je n’ai aucune garantie que les mêmes charges ne seront pas portées contre moi », lâche-t-il. La prudence est de mise : le blogueur Seyoum Teshome, très critique à l’égard du gouvernement, a été de nouveau arrêté jeudi 8 mars.

Sommaire de la série « L’Ethiopie à cran »
Entre état d’urgence et signes d’ouverture, Le Monde Afrique prend le pouls d’un pays qui vit une période charnière.

        Présentation de la série
         

          L’Ethiopie à cran




        Episode 1
         

          En Ethiopie, les Oromo frappent à la porte du pouvoir







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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Début mars, la présidence française avait affirmé que « la France et les Etats-Unis ne tolèrer [aient] pas l’impunité » en cas « d’utilisation avérée » d’armes chimiques en Syrie.
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Les Etats-Unis mettent, une fois encore, la Syrie en garde sur l’utilisation d’armes chimiques

Début mars, la présidence française avait affirmé que « la France et les Etats-Unis ne tolèrer [aient] pas l’impunité » en cas « d’utilisation avérée » d’armes chimiques en Syrie.



Le Monde
 |    11.03.2018 à 17h46
   





                        



   


Alors que l’offensive du régime syrien se poursuit dans l’enclave rebelle de la Ghouta orientale, où plus de 1 000 civils sont morts en vingt jours, le secrétaire américain à la défense, Jim Mattis, en visite à Oman, a averti dimanche 11 mars que toute nouvelle attaque à l’arme chimique par Damas serait « très mal avisée ».
L’avertissement de M. Mattis intervient alors que des médecins dans un établissement médical de l’enclave ont assuré en fin de semaine que plusieurs patients présentaient des symptômes d’exposition au gaz de chlore.
Jim Mattis a indiqué avoir reçu des informations sur l’utilisation et l’existence de symptômes qui pourraient être causés par le chlore, mais ajouté ne pas disposer à ce stade de preuves concluantes sur un tel usage.
« Marge de manœuvre politique complète »
M. Mattis a toutefois refusé de dire clairement si l’utilisation d’armes chimiques suffirait à déclencher une riposte militaire américaine et s’est contenté de déclarer : « le président dispose d’une marge de manœuvre politique complète pour prendre la décision qu’il juge appropriée ».
« Il y a d’autres pays occidentaux qui ont été en contact avec nous et qui surveillent de très près la situation et qui sont tout à fait d’accord avec nous et avec ce que je viens de dire, à savoir qu’il serait très mal avisé pour quelqu’un d’utiliser des armes chimiques ». 

        Les réponses à vos questions :
         

          « Washington s’en tient à des déclarations musclées, sans sortir du registre diplomatique »



Le 2 mars, la présidence française avait en effet affirmé que « la France et les Etats-Unis ne tolèrer [aient] pas l’impunité » en cas « d’utilisation avérée » d’armes chimiques en Syrie.
En avril 2017, le président américain avait ordonné un tir de missile contre une base aérienne du régime syrien après que Washington a déclaré que cette installation avait été utilisée pour lancer une attaque meurtrière au gaz sarin sur une ville voisine.
L’utilisation du chlore comme arme est interdite par la loi internationale et la Russie était censée superviser la destruction de l’arsenal chimique syrien. Le fait que le régime du président Bachar Al-Assad ait encore des armes chimiques montre que « soit la Russie est incompétente, soit elle coopère avec Assad », a jugé M. Mattis.

La Ghouta orientale, au cœur du conflit syrien
Ancien « poumon vert » de Damas, situé à l’est de la capitale de la Syrie, la Ghouta orientale est un fief rebelle qui fait, depuis 2013, l’objet de bombardements quasi quotidiens.
Cette année-là, le conflit prend un nouveau tournant dans la zone avec des attaques chimiques dans les alentours de Damas ; en mai, les journalistes du Monde sur place sont les premiers à être témoins d’attaques chimiques lancées à l’entrée de la capitale durant plusieurs jours. Mais c’est surtout lors d’un massacre durant la nuit du 21 août de la même année que ces armes sont utilisées massivement.
A partir de 2015, des dizaines de civils sont affectées par les pénuries de nourriture et de médicaments.
Depuis l’été 2017, la région est censée être une des « zones de désescalade » créées en vertu d’un accord entre la Russie, l’Iran — principaux soutiens du régime — et la Turquie, qui appuie l’opposition. Mais les bombardements n’ont jamais cessé. Le 5 février, le régime lance une offensive aérienne d’une intensité inédite qui se poursuit actuellement par une offensive terrestre. Le 10 mars, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme a annoncé que 1 000 civils étaient morts en vingt jours dans l’enclave rebelle.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Le pouvoir chinois et les géants de la technologie avancent main dans la main.
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En Chine, les start-up surfent sur les besoins de l’Etat policier

Le pouvoir chinois et les géants de la technologie avancent main dans la main.



Le Monde
 |    11.03.2018 à 17h00
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            

La photo a rapidement fait le tour des réseaux sociaux : une jeune policière en uniforme porte des lunettes noires, équipées d’une petite caméra. Au milieu de la gare de Zhengzhou, dans le Henan, une des provinces les plus peuplées de Chine, la jeune femme scanne la foule, grâce à un système de reconnaissance faciale. L’outil est connecté à la fois à un smartphone, dans les mains de l’agent de police, et à un écran dans le commissariat de la gare.
La scène futuriste aurait de quoi inquiéter des usagers français, mais en Chine, c’est la police locale elle-même qui a publié fièrement ces images juste avant le Nouvel An chinois. Grâce à cette technologie, elle aurait arrêté sept suspects recherchés et 26 personnes voyageant sous une fausse identité. Les lunettes ont été mises au point par LLVision, une entreprise basée à Pékin qui vend ces lunettes au grand public et a développé cette version équipée de la reconnaissance faciale en collaboration avec la police.
En Chine, les start-up de la biométrie se développent main dans la main avec l’Etat policier.
D’un côté, les autorités accueillent avec bienveillance, ou soutiennent, des technologies qui leur permettent de mieux contrôler les populations.
De l’autre, des jeunes pousses peuvent se hisser à la pointe dans leur domaine grâce à des ressources en intelligence artificielle et un accès facile aux informations de près de 1,4 milliard d’habitants, profitant de la faible protection des données personnelles.
176 millions de caméras de surveillance
Le résultat, ce sont des champions de la reconnaissance faciale, vocale, de la démarche, de la lecture des veines de la main, etc., qui collaborent à la fois avec le privé et avec la sécurité publique.
Si la reconnaissance faciale est plus impressionnante quand elle est installée sur des lunettes, elle équipe déjà largement les 176 millions de caméras de surveillance installées en Chine. Les entreprises SenseTime (Hongkong) et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ L’objectif de cette coalition est de mobiliser 1 000 milliards de dollars pour développer 1 TW (térawatt) d’énergie solaire en 2030.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Les députés de l’Assemblée nationale populaire ont plébiscité un changement de la Constitution, qui limitait les mandats présidentiels à deux fois cinq ans.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Chine : Xi Jinping pourra officiellement rester chef de l’Etat au-delà de 2023

Les députés de l’Assemblée nationale populaire ont plébiscité un changement de la Constitution, qui limitait les mandats présidentiels à deux fois cinq ans.



Le Monde
 |    11.03.2018 à 09h15
 • Mis à jour le
11.03.2018 à 12h51
   





                        



   


Le Parlement chinois a validé, dimanche 11 mars, l’abolition de la limite des mandats présidentiels, offrant la possibilité à Xi Jinping, 64 ans, de se maintenir à la tête de l’Etat après le terme prévu de 2023.
Par 2 958 voix pour, deux contre et trois abstentions, les députés de l’Assemblée nationale populaire (ANP) ont plébiscité un changement de la Constitution, qui limitait les mandats présidentiels à deux fois cinq ans. La majorité des deux tiers était requise.
La limite de deux mandats avait été imposée dans la Constitution de 1982 par l’homme fort de l’époque, Deng Xiaoping, afin d’éviter un retour au régime dictatorial de l’ère Mao Tsé-toung (1949-76). « Quarante-deux ans plus tard, à l’ère de l’Internet et de la mondialisation, un nouveau grand leader, un nouveau tyran à la Mao se lève à nouveau sur la Chine », a dénoncé le dissident Hu Jia, interrogé au téléphone par l’Agence France-Presse dans le sud du pays, où les autorités l’ont emmené à l’écart de Pékin en « vacances forcées » à l’occasion de la session plénière annuelle de l’ANP.
La « pensée Xi Jinping » dans la Constitution
La réforme fait aussi entrer la « pensée Xi Jinping » dans la Constitution, ainsi que « le rôle dirigeant » du Parti communiste chinois (PCC) dans son article premier. Cette disposition peut laisser entrevoir une recrudescence de la répression à l’encontre des opposants au régime, qui pourraient se voir accusés d’atteinte à la Constitution pour avoir simplement contesté la mainmise du PCC sur le pouvoir.
Depuis son arrivée à la tête du PCC, à la fin de 2012, puis de l’Etat au début de 2013, Xi Jinping a encore accru l’autorité du régime, à grand renfort de propagande et d’une omniprésence dans les médias d’Etat. M. Xi, héraut de la « grande renaissance de la nation chinoise », cherche à incarner face à l’Occident la revanche d’une superpuissance moderne et respectée à l’horizon 2050.

        Lire la tribune de l’universitaire Jean-Pierre Cabestan :
         

          « Xi Jinping monte en puissance et se “poutinise” »



Mais il reste sans concession aux libertés individuelles. Une loi réprime sévèrement la dissidence sur Internet, des défenseurs des droits de l’homme ont été condamnés à de lourdes peines et le militant démocrate Liu Xiaobo, prix Nobel de la paix 2010, est mort en détention malgré les appels à la clémence venus de l’étranger.
Annoncé il y a tout juste deux semaines, ce projet de loi a stupéfié une partie de l’opinion publique, mais les critiques qui ont circulé un temps sur les réseaux sociaux ont été promptement effacées par les censeurs.

        De notre correspondant en Chine :
         

          Le « mandat à vie » de Xi Jinping réveille les envies d’exil







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ L’impressionnante pugnacité de Nétanyahou, de crise en crise, ne peut être comprise sans un retour sur ses années d’opérations au sein des forces spéciales israéliennes.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ 
<article-nb="2018/03/11/19-7">
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Emmanuel Macron a participé dimanche, aux côtés du dirigeant indien Narendra Modi, au premier sommet de la coalition issue de la COP21.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

L’Alliance solaire internationale, une coalition pour promouvoir le solaire dans les pays en développement

Emmanuel Macron a participé dimanche, aux côtés du dirigeant indien Narendra Modi, au premier sommet de la coalition issue de la COP21.



Le Monde
 |    11.03.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
11.03.2018 à 09h43
    |

                            Xemartin Laborde et 
                            Romain Imbach








                        


La France va accroître fortement ses financements pour promouvoir l’énergie solaire dans les pays émergents, une priorité dans la lutte contre les dérèglements climatiques, a annoncé Emmanuel Macron, dimanche 11 mars à New Delhi.
Dans un discours au sommet fondateur de l’Alliance solaire internationale (ASI) à New Delhi, coprésidé par l’Inde et la France, M. Macron a indiqué que la France allait engager d’ici 2022 700 millions d’euros supplémentaires, en prêts et en dons débloqués par l’Agence française de développement (AFD), pour soutenir des projets dans la soixantaine de pays adhérents de cette organisation. Cet effort portera à 1 milliard d’euros l’engagement de Paris depuis la création de l’ASI, une coalition issue du sommet de Paris de la COP21, puisque 300 millions d’euros y ont déjà été investis.

        Analyse :
         

          En Inde, les promesses du premier sommet de l’Alliance solaire internationale




   


Mise à jour le 11 mars à 9 h 45 : correction d’une erreur dans l’unité de l’irradiation solaire horizontale.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/11/19-8">
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ L’impulsivité du locataire de la Maison Blanche le pousse à parier d’abord, et à parler ensuite, prenant de vitesse son administration et ses conseillers.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Président Trump, an II : l’homme pressé

L’impulsivité du locataire de la Maison Blanche le pousse à parier d’abord, et à parler ensuite, prenant de vitesse son administration et ses conseillers.



Le Monde
 |    11.03.2018 à 06h40
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

Dieu que cela va être long ! Elu il y a seulement seize mois, Donald Trump attend déjà la prochaine campagne présidentielle, dans plus de deux ans et demi. Un directeur a été nommé il y a deux semaines, et le locataire de la Maison Blanche a réservé au public venu l’applaudir sans réserves, samedi soir 10 mars dans un hangar de l’aéroport de Pittsburgh (Pennsylvanie), la primeur du slogan qu’il a pour l’instant retenu.
Terminé le « Make America Great Again » décliné à l’infini sur les casquettes rouges qui piquetaient l’assemblée. Cela, a assuré Donald Trump, c’est déjà fait. « Le charbon est de retour », a-t-il proclamé, ce qui reste pourtant à vérifier, et l’acier américain ne devrait pas tarder grâce aux taxes imposées jeudi sur les importations. Place donc à « Keep America Great! », avec point d’exclamation. Et pour garder l’Amérique grande, il suffira… de garder le même président.
Cette impatience avait déjà été manifeste dans l’annonce de ce virage protectionniste, le 1er mars, qui avait pris de court la Maison Blanche elle-même. Il avait fallu attendre une semaine avant de savoir si ces taxes s’appliqueraient à tous, ou bien s’il y aurait des exemptions. Interrogé avec insistance par Chuck Todd, de la chaîne NBC, le secrétaire au commerce, Wilbur Ross, s’était montré catégorique, le 4 mars, à propos de la parole du président :
« Ce qu’il a dit, il l’a dit, et s’il dit quelque chose de différent, ce sera différent. »
« Cela va très bien se passer »
Rex Tillerson a sans doute soigneusement gardé la formule pour les jours de nécessité. Jeudi matin, interrogé à propos de possibles contacts directs avec la Corée du Nord, le secrétaire d’Etat, en visite en Afrique, avait assuré qu’on en était encore loin. Quelques heures plus tard, Donald Trump bousculait une nouvelle fois ses conseillers en acceptant une rencontre avec le maître de Pyongyang, Kim Jong-un.

Avant, les rencontres...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Le slogan « Make America great again » (« Rendons sa grandeur à l’Amérique ») avait occupé une place centrale dans la campagne électorale victorieuse de Donald Trump en 2016.
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« Keep America great ! » : Trump dévoile son slogan pour 2020

Le slogan « Make America great again » (« Rendons sa grandeur à l’Amérique ») avait occupé une place centrale dans la campagne électorale victorieuse de Donald Trump en 2016.



Le Monde
 |    11.03.2018 à 03h30
 • Mis à jour le
11.03.2018 à 14h42
   





                        



   


L’élection présidentielle américaine de 2020 peut sembler encore lointaine, mais Donald Trump a déjà son slogan de campagne pour se faire réélire, dévoilé samedi 10 mars : « Keep America great ! », que l’on peut traduire par « Gardons sa grandeur à l’Amérique ! ».
Le slogan « Make America great again » (« Rendons sa grandeur à l’Amérique ») avait occupé une place centrale dans la campagne électorale victorieuse de Donald Trump en 2016. Martelée dans les discours, déclinée dans les affiches et sur les casquettes, reprise abrégée en « MAGA » sur les réseaux sociaux, cette promesse a survécu à l’élection présidentielle, pour rester une expression fédérant les partisans de Trump. De quatre mots, le slogan passerait donc à trois, agrémentés d’un point d’exclamation.
Directeur de campagne nommé
Samedi, devant une foule rassemblée à Moon Township, Donald Trump, qui a nommé à la fin de février un directeur de campagne en vue de sa réélection en 2020, a redit son espoir d’avoir comme candidate rivale l’animatrice Oprah Winfrey, dont le nom a circulé en février après un discours remarqué lors de la cérémonie des Golden Globes.
M. Trump a répété sa certitude qu’il sortirait vainqueur d’un éventuel duel avec celle-ci car, a-t-il assuré, « je connais sa faiblesse ».

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Le ministère de la justice a soumis un texte en ce sens au Bureau de la gestion et du budget de la Maison Blanche.
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Etats-Unis : vers l’interdiction des « bump stocks », qui transforment les fusils en mitraillettes

Le ministère de la justice a soumis un texte en ce sens au Bureau de la gestion et du budget de la Maison Blanche.



Le Monde
 |    11.03.2018 à 00h06
 • Mis à jour le
11.03.2018 à 14h34
   





                        


Les autorités américaines ont franchi samedi 10 mars une nouvelle étape d’un long processus réglementaire visant à interdire les « bump stocks », ces dispositifs permettant à un fusil de tirer en rafales automatiques.
Le ministère de la justice a soumis un texte en ce sens au Bureau de la gestion et du budget de la Maison Blanche, organisme chargé de superviser les règlements élaborés par les agences fédérales. « Le président Trump est résolument engagé à assurer la sécurité de chaque Américain et il nous a demandé de proposer un règlement sur les bump stocks », a justifié dans un communiqué le ministre de la justice, Jeff Sessions.

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Une fois le feu vert donné par la Maison Blanche, le texte sera publié et débattu publiquement, avant l’entrée en vigueur d’une version finale.
Tuerie de Vegas
Cette avancée relative dans le processus illustre la volonté de l’exécutif de régler la question des « bump stocks », au sujet desquels ont surgi des appels à l’interdiction après le massacre commis le 1er octobre 2017 lors d’un concert de musique country à Las Vegas.

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Le « bump stock » est une crosse amovible qui utilise l’énergie du recul de l’arme pour imprimer un mouvement de va-et-vient extrêmement rapide au fusil, dont les projectiles se rechargent au même rythme.
Le tueur de Las Vegas, dont 12 de ses fusils étaient équipés d’un tel système, a tiré à une cadence allant jusqu’à 9 balles par seconde. Cela lui a permis de faucher des centaines de spectateurs, faisant 58 morts.
La NRA, premier lobby des armes à feu en Amérique, ne s’est pas vraiment mobilisée pour défendre les bump stocks. Elle s’est dite opposée à une nouvelle loi mais a accepté que l’ATF, l’agence fédérale qui régule les armes à feu, tranche la question.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Le représentant au commerce américain a participé, samedi, à une réunion avec la commissaire au commerce de l’UE à Bruxelles, sans parvenir à un accord.
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Taxes américaines : l’Union européenne demande toujours une exemption

Le représentant au commerce américain a participé, samedi, à une réunion avec la commissaire au commerce de l’UE à Bruxelles, sans parvenir à un accord.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 19h40
 • Mis à jour le
11.03.2018 à 06h39
   





                        



   


L’Union européenne n’a pas obtenu, samedi 10 mars, satisfaction sur sa demande d’être exemptée des taxes douanières imposées par Donald Trump sur l’acier et l’aluminium, après avoir mis en garde Washington contre le risque d’une guerre commerciale.
Les Européens ont signifié leur déception samedi au représentant au commerce américain Robert Lighthizer, venu à Bruxelles pour une réunion prévue de longue date avec la commissaire au commerce Cecilia Malmström et le ministre japonais de l’économie Hiroshige Seko. Le Japon, comme l’Union européenne, exige d’être exempté des taxes américaines.

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« La discussion a été franche » mais « nous n’avons pas obtenu de clarté immédiate sur la procédure pour être exemptés et les discussions vont se poursuivre la semaine prochaine », a annoncé Mme Malmström dans un message sur son compte Twitter, à l’issue de la rencontre qui a duré environ quatre heures.
« Nous sommes un allié proche et un partenaire commercial des Etats-Unis. A ce titre, l’Union européenne doit être exclue des mesures annoncées » par le président Donald Trump, a encore répété Mme Malmström.
Mise en garde sur les conséquences
Les entretiens ont également porté sur la coopération entre les trois partenaires pour lutter contre les pratiques de dumping et les problèmes posés par les surcapacités dans le secteur de la sidérurgie. Les Européens ont fait état de bons résultats sur cette partie de la rencontre et espèrent que leurs efforts seront pris en compte par Donald Trump.
Les Européens et les Japonais n’attendaient pas de décision samedi mais ils ont souhaité mettre la pression sur les Américains. Le président français Emmanuel Macron avait quant à lui, mis en garde vendredi soir son homologue américain contre les conséquences de sa décision :
« De telles mesures visant des pays alliés, qui respectent les règles du commerce mondial, ne seraient pas efficaces pour lutter [contre] les pratiques déloyales. L’Europe répondra de manière claire et proportionnée contre toute pratique infondée et contraire aux règles du commerce mondial. »
Le vice-président de la Commission Jyrki Katainen a également commenté la décision américaine vendredi à Bruxelles :
« Il ne s’agit pas d’une négociation commerciale. Ce dont nous parlons, c’est d’une action unilatérale contre les règles internationales. Nous voulons solder cela avant que ça devienne réellement un problème. »
L’UE a préparé des contre-mesures si Donald Trump persiste dans son intention de sanctionner ses sidérurgistes. Ainsi trois options existent :
La plus immédiate, applicable en trois mois, consisterait à taxer lourdement, en guise de rétorsion, certains produits américains emblématiques, comme les jeans, les motos de grosse cylindrée ou le beurre de cacahuète, dont Bruxelles a établi une liste.L’UE envisage également de mettre en œuvre des mesures dites « de sauvegarde » pour protéger son industrie des importations étrangères d’acier et d’aluminium.Enfin, elle prévoit de déposer, le cas échéant, une plainte devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC), estimant que les mesures américaines, sous couvert de protéger la sécurité nationale, ne servent qu’à avantager ses entreprises.

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Un « affront » pour l’Allemagne 
L’Europe a exporté 5,3 milliards d’euros d’acier et 1,1 milliard d’euros d’aluminium en 2017 vers les Etats-Unis. Les Européens restent pour l’instant unis, mais la Commission européenne redoute les initiatives américaines pour les diviser.
« Nous ne pourrons pas accepter que l’UE soit divisée par l’administration américaine », a averti Jyrki Katainen, très explicite à l’adresse des Britanniques, en train de négocier leur départ de l’UE. Il a rappelé que « le Royaume-Uni est toujours membre de l’Union européenne et que cela lui impose des obligations ».
Les alliés et les rivaux des Etats-Unis ont dénoncé depuis jeudi le net virage protectionniste américain et une attaque contre le libre-échange. L’Allemagne, un des plus grands pays exportateurs au monde, directement pointée du doigt par Donald Trump, a été particulièrement virulente, dénonçant un « affront » envers ses alliés.
Pour le ministère chinois du commerce, il s’agit d’un « abus », et le chef de la diplomatie, Wang Yi, a promis une « réponse appropriée » en cas de guerre commerciale avec Washington. La Chine, de loin le premier producteur mondial d’acier, est régulièrement accusée d’être à l’origine de la surcapacité dans le secteur, en raison de ses subventions massives.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Pendant plus de deux heures, samedi, « Macron le manager » a joué de sa relative jeunesse et de son image nouvelle pour tenter de séduire cette partie de la population indienne.
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La « masterclass » du professeur Macron à la jeunesse indienne

Pendant plus de deux heures, samedi, « Macron le manager » a joué de sa relative jeunesse et de son image nouvelle pour tenter de séduire cette partie de la population indienne.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 16h53
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 17h02
    |

            Julien Bouissou (New Delhi, correspondance) et 
Bastien Bonnefous (New-Delhi, envoyé spécial)








                        



   


En bras de chemise (blanche) et en anglais. Emmanuel Macron a profité de sa visite d’État en Inde pour s’adresser plus spécifiquement, et à sa manière, à la jeunesse du pays, samedi 10 mars. Le chef de l’État rêve en effet d’attirer une grande partie des jeunes cerveaux du géant asiatique en France, alors que 600 millions d’Indiens ont moins de 25 ans.
Pendant plus de deux heures, « Macron le manager », comme l’a surnommé l’hebdomadaire India Today, a donc joué de sa relative jeunesse (40 ans) et de son image nouvelle, pour tenter de séduire cette partie de la population indienne. Devant un auditoire de plus de 200 étudiants réunis en plein air sous les arbres et le soleil d’une résidence de New Dehli, il a livré une masterclass sur le pouvoir, debout sur une scène, micro à la main et le tout en anglais. Si l’exercice avait été une réussite à Ouagadougou, lors de son déplacement au Burkina Faso en novembre 2017, il a été cette fois plus compassé du fait des questions bien sages des étudiants triés en amont et appartenant pour la plupart aux classes aisées indiennes.
« Vous avez quelque chose à apporter à la France et la France a quelque chose à vous apporter », a déclaré M. Macron qui veut doubler le nombre d’étudiants indiens venant dans l’Hexagone d’ici deux ans. A ce jour, seuls cinq petits milliers viennent étudier en France, préférant nettement, en Europe, le voisin britannique. Paris voudrait bénéficier des craintes suscitées en Inde par le Brexit pour dévier une partie de ces étudiants vers la France.

   


Reconnaissance mutuelle des diplômes
Pour cela, le président de la République a signé à New Dehli un accord pour faciliter la reconnaissance mutuelle des diplômes entre la France et l’Inde, ainsi que plusieurs « mémorandum d’entente » entre des grandes écoles ou centres de recherche français (Ecoles Normales Supérieures, CNRS, Mines-Télécom, Centrale, etc) et leurs homologues indiens. « Beaucoup de jeunes chercheurs indiens qui vont à l’étranger ne vont pas en France. Vous devez aller en France ! Nous avons d’excellentes universités et d’excellents centres de recherches en sciences, en sciences sociales, en lettres », a insisté M. Macron.

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Mais le chef de l’État a surtout profité de son stand-up politique pour répondre à des questions sur son propre profil et sa propre réussite. « J’ai eu beaucoup de chance, mais je n’ai jamais cherché de solution dans les certitudes des autres, j’ai toujours suivi la direction qui me semblait la bonne », a-t-il expliqué. Revenant sur son parcours – énarque, puis banquier d’affaires, puis responsable politique – il l’a pris comme exemple pour démontrer à son jeune auditoire que « rien n’est figé à 20 ou 25 ans ». « A votre âge, je n’avais pas dans l’idée d’intégrer l’administration. Au début du XXIe siècle, être fonctionnaire n’était pas vu comme quelque chose de cool. Mon projet initial était d’être écrivain, mais j’ai fait autre chose. J’ai toujours agi à contre-courant », s’est vanté M. Macron, ajoutant à propos de son élection, il y a bientôt un an, que « tout le monde en France pensait qu’on ne pouvait rien changer en politique et que l’avenir était aux populismes et aux extrêmes, mais j’ai démontré le contraire ».
M. Macron a bien tenté d’utiliser également cet échange pour envoyer des messages sur les rapports hommes-femmes, ou les relations entre les religions, au gouvernement indien de son « ami », le premier ministre nationaliste hindou Narendra Modi. Mais en vain, aucun étudiant ne répondant à son invitation de l’interroger sur ces sujets.

   


La France aurait changé
Vikrant Zutschi, étudiant à l’université d’Ashoka près de New-Delhi, a découvert Emmanuel Macron sur les réseaux sociaux en 2017, en voyant une vidéo de lui recevant un œuf sur la tête au salon de l’agriculture. Il s’est depuis intéressé aux idées de celui qui est le « seul en Europe à avoir battu le populisme ». « Il est le symbole d’un monde qui change, il est tellement jeune qu’il ne ressemble pas à un président », témoigne-t-il.
Au parlement Indien, l’âge médian des parlementaires est deux fois plus élevé que celui de la population du pays. « Son discours n’a jamais été aussi pertinent qu’aujourd’hui. On doit aussi dépasser en Inde les clivages politiques pour résoudre les questions comme le changement climatique » ajoute Aashna Lal, qui étudie les Sciences Politiques à l’université Ashoka. Et l’étudiante de préciser : « Son discours fait sens car nous sommes une petite minorité éduquée parlant anglais, mais il ne peut pas résonner dans le reste de l’Inde. »
En s'adressant à la jeunesse indienne, M. Macron a voulu faire passer un autre message, déjà répété lors de son voyage en Chine en janvier : depuis son arrivée à l’Elysée, la France aurait changé. « Il faut toujours changer les mentalités, surtout pour la France », a-t-il expliqué, précisant que le début de son quinquennat a fait « changer l’état d’esprit français » en facilitant « davantage l’entreprenariat » et en augmentant « le nombre de preneurs de risques » dans le pays. « Il faut toujours inciter à essayer, peut-être pour échouer, mais jamais pour abandonner », a conclu M. Macron, avant de s’offrir une longue séance de selfies avec ses invités.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Les forces loyalistes ont fait une percée majeure dans l’enclave rebelle, samedi, et sont parvenues à diviser le fief insurgé en trois.
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Article sélectionné dans La Matinale du 10/03/2018
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Syrie : 1 000 civils sont morts en vingt jours dans la Ghouta orientale

Les forces loyalistes ont fait une percée majeure dans l’enclave rebelle, samedi, et sont parvenues à diviser le fief insurgé en trois.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 15h52
 • Mis à jour le
11.03.2018 à 06h39
   





                        



   


Appuyées par les aviations russe et syrienne, les troupes du régime ont effectué, samedi 10 mars, une percée majeure dans la partie rebelle de la Ghouta orientale, isolant la principale ville du dernier fief insurgé aux portes de Damas, Douma.
Les forces loyalistes « ont isolé Douma du reste de la Ghouta orientale, après avoir pris le contrôle de la route la reliant à Harasta à l’ouest et à Misraba au sud », a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Elles sont parvenues à diviser la Ghouta orientale en trois : Douma et sa périphérie au nord, Harasta à l’ouest et le reste des localités au sud. Leur objectif est d’affaiblir les factions rebelles contrôlant l’enclave, d’où des obus sont tirés sur des secteurs de la capitale Damas, fief du pouvoir, faisant des victimes.

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« Les loyalistes progressent sur plusieurs fronts », a expliqué à l’Agence France-presse (AFP) Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH. « Les avions syriens et russes ont largué des barils d’explosifs sur Douma » et poursuivent les raids sur d’autres localités.
La vaine contre-offensive des groupes rebelles
Selon un correspondant de l’AFP à Douma, la ville était, en milieu de journée, la cible de bombardements aériens et de tirs d’artillerie. Selon le dernier bilan de l’OSDH, 1 000 civils ont été tués dans la Ghouta orientale depuis le 18 février.
Les groupes rebelles ont tenté, en vain, une contre-offensive avant de reculer, samedi, sous la pluie de bombes du régime et la progression au sol. « Des combats ont eu lieu avec le groupe Jaich al-Islam aux abords de Douma tandis que d’autres ont opposé le régime au groupe Faylaq al-Rahmane », poursuit Abdel Rahmane.

   


Cette nouvelle offensive rend difficile le travail des médecins : samedi, les ambulances transportant les blessés ne sont parvenues que difficilement à atteindre les hôpitaux ou cliniques de fortune, à cause de l’intensité des bombardements.

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Le représentant en Syrie du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Sajjad Malik, qui est entré dans la Ghouta avec un premier convoi lundi, a affirmé que la région était « au bord d’une catastrophe majeure ». « Je n’ai jamais vu autant de peur sur les visages », a-t-il affirmé dans un entretien publié sur le site du HCR. Il a décrit un immeuble de cinq étages réduit en décombres et une forte odeur nauséabonde se dégageant d’édifices où plusieurs corps sont ensevelis.
« Appel au secours »
Le conseil local de Douma a lancé un « appel au secours » adressé aux organisations internationales, soulignant que « de nombreuses personnes dormaient désormais dans les jardins publics et sur les routes, les abris et sous-sol étant débordés ».
Il affirme également que « l’enterrement [des morts] devient difficile », en raison notamment de bombardements ayant touché le cimetière de la ville.

   


Selon la télévision d’Etat syrienne, « l’armée intensifie ses opérations » sur plusieurs fronts. Elle a diffusé des images en direct de la ville de Misraba, montrant des dizaines de civils dans un sous-sol sans lumière et un vieillard en pleurs racontant comment sa famille avait dû fuir les bombardements et s’était réfugiée à Douma.
En près de trois semaines, 976 civils ont péri, dont 208 enfants, et plus de 4 300 ont été blessés, selon l’OSDH.


La Ghouta orientale, au cœur du conflit syrien
Ancien « poumon vert » de Damas, situé à l’est de la capitale de la Syrie, la Ghouta orientale est un fief rebelle qui fait, depuis 2013, l’objet de bombardements quasi quotidiens.
Cette année-là, le conflit prend un nouveau tournant dans la zone avec des attaques chimiques dans les alentours de Damas ; en mai, les journalistes du Monde sur place sont les premiers à être témoins d’attaques chimiques lancées à l’entrée de la capitale durant plusieurs jours. Mais c’est surtout lors d’un massacre durant la nuit du 21 août de la même année que ces armes sont utilisées massivement.
A partir de 2015, des dizaines de civils sont affectées par les pénuries de nourriture et de médicaments.
Depuis l’été 2017, la région est censée être une des « zones de désescalade » créées en vertu d’un accord entre la Russie, l’Iran — principaux soutiens du régime — et la Turquie, qui appuie l’opposition. Mais les bombardements n’ont jamais cessé. Le 5 février, le régime lance une offensive aérienne d’une intensité inédite qui se poursuit actuellement par une offensive terrestre. Le 10 mars, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme a annoncé que 1 000 civils étaient morts en vingt jours dans l’enclave rebelle.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ L’ancien conseiller de Donald Trump était l’invité vedette du congrès du parti d’extrême droite, qui se tient à Lille jusqu’à dimanche.
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Article sélectionné dans La Matinale du 10/03/2018
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Steve Bannon, invité vedette du congrès du FN : « L’Histoire est de notre côté »

L’ancien conseiller de Donald Trump était l’invité vedette du congrès du parti d’extrême droite, qui se tient à Lille jusqu’à dimanche.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 12h30
 • Mis à jour le
11.03.2018 à 07h06
    |

            Lucie Soullier (Lille, envoyée spéciale)








                        



   


« L’Histoire est de notre côté et nous propulsera de victoire en victoire. » Encadré par deux drapeaux américains, l’ancien conseiller du président américain Donald Trump, le controversé Steve Bannon, était l’invité vedette du XVIe congrès du Front national (FN), samedi 10 mars. « Vous faites partie d’un mouvement mondial qui est plus grand que la France, plus grand que l’Italie, plus grand que la Pologne, plus grand que la Hongrie », a entonné le stratège, qui se définit lui-même comme « populiste et nationaliste ».
Incarnation de la droite américaine la plus dure, M. Bannon, dont la venue avait été annoncée à la dernière minute, vendredi soir, avait dirigé la fin de la campagne présidentielle de Donald Trump avant de devenir son conseiller à la Maison Blanche pendant sept mois.
« Pas exactement la définition de la dédiabolisation »
Un personnage polémique, soutenu par les milieux suprémacistes américains, invité par un FN qui cherche à rassurer en couronnant sa « refondation » d’un nouveau nom pour conquérir de nouvelles alliances et de nouveaux électeurs…
Jean-Marie Le Pen – membre cofondateur exclu pour ses propos polémiques sur la Shoah et le maréchal Pétain, et dont la présidence d’honneur doit être supprimée dans les nouveaux statuts de la formation frontiste – n’a pas manqué de pointer le paradoxe, samedi, auprès de l’Agence France-presse (AFP) : « J’ai plutôt de la sympathie pour Bannon [mais] je pense que [sa venue] n’est pas exactement la définition de la dédiabolisation. » 

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Le secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement et délégué général de La République en marche (LRM), Christophe Castaner, a quant à lui qualifié M. Bannon (ancien directeur du site Breitbart, connu pour relayer régulièrement de fausses informations) de « roi des “fake news” et des suprémacistes blancs ». Il a ajouté ne pas être « surpris » de sa venue. « Changement de nom, mais pas de ligne politique ! », a-t-il par ailleurs écrit dans un tweet.
« Laissez-les vous appeler racistes »
Tout en convenant qu’« il est dérangeant, probablement », le porte-parole du FN, Sébastien Chenu a de son côté estimé samedi matin sur France Inter que l’ex-conseiller de Donald Trump « incarne pour nous le rejet de l’establishment, de l’Union européenne [UE], du “système” politico-médiatique ».
Et Steve Bannon ne l’a pas démenti à la tribune, faisant siffler les journalistes, taxés ici de « chiens », ou là de « parti médiatique d’opposition. » « Laissez-les vous appeler racistes, xénophobes, islamophobes… Portez-le comme un badge d’honneur parce que chaque jour qui passe nous devenons plus forts, et eux s’affaiblissent », a-t-il lancé à l’adresse des adhérents frontistes.

   


Marine Le Pen, au premier rang du public, n’en finit plus de sourire. Elle qui ne cesse depuis des semaines de dénoncer une « guerre médiatique » à son encontre. « J’ai l’impression que la presse se paye l’opposition », déclarait-elle encore jeudi.
Mais « l’idée n’est pas de faire [de M. Bannon] un allié », se défendait-elle, samedi en glissant son bulletin de vote pour les nouveaux statuts, juste « d’entendre un personnage qui contre toute attente a gagné contre les pronostics. » 

Marine Le Pen sur la venue de Steve Bannon au congrès du FN, aujourd’hui : « L’idée n’est pas d’en faire un allié (… https://t.co/HUdGbX2C5G— LucieSoullier (@Lucie Soullier)


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« La France est très chanceuse »
Il ne faudrait donc voir dans la visite de M. Bannon qu’un simple « témoignage », ajoute Jean-Lin Lacapelle, secrétaire général adjoint aux fédérations pour qui cette venue « montre que Marine Le Pen a un vrai réseau, et aussi à l’international ». Un témoin à qui le FN a déroulé le tapis rouge, samedi : table d’honneur au dîner de gala, et conférence de presse commune… où la première question s’est orientée vers une autre Le Pen.
M. Bannon avait en effet, en juillet 2016, qualifié l’ex-députée de Vaucluse, Marion Maréchal-Le Pen, de « nouvelle étoile montante » de l’extrême droite. « Considère-t-il Marine Le Pen comme déclinante ? », attaque une journaliste.
Et Steve Bannon de répondre en encensant… la nièce. Il l’a rencontrée au lendemain de son discours remarqué devant les conservateurs américains – « Le meilleur discours après celui du président Trump ! » « L’une des personnes les plus impressionnantes de la planète », « La France est très chanceuse »… Les compliments n’en finissent plus.
Question suivante. « Cela vous fait plaisir d’entendre ça, Mme Le Pen ? » Marine Le Pen reprend le micro, expliquant à son invité que les journalistes, encore eux, tentent de créer une concurrence entre les deux femmes, qui n’existe pourtant pas. Sourire gêné de M. Bannon, qui déclenche sa réponse automatique : « C’est ce qu’on appelle une “fake news” ! » Le problème d’un témoin est qu’il peut toujours se montrer gênant là où on ne l’attend pas.

52 % des militants du FN favorables à un changement de nom
Les militants du Front national se sont prononcés à 52 % en faveur d’un changement de nom, a annoncé samedi Sébastien Chenu, porte-parole du parti, alors que cette courte majorité a été mise en doute vendredi.

Du moins parmi les quelques 30 000 qui ont renvoyé le questionnaire, lequel a été dépouillé sans contrôle d’huissie… https://t.co/taGfTfWJ3s— LucieSoullier (@Lucie Soullier)


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Les militants sont par ailleurs à 67 % favorables à une sortie de l’euro en estimant toutefois que cette question ne doit plus être « prioritaire » ;Les militants sont aussi à 90 % favorables à l’organisation d’un référendum « sur l’appartenance de la France à l’Union européenne ».
La sortie de l’euro a divisé le parti ces derniers mois. L’ex numéro deux du parti Florian Philippot, qui a claqué la porte du FN en septembre, avait plaidé pendant la campagne présidentielle pour une sortie immédiate de l’euro.
Sans surprise, les militants se sont prononcés quasi unanimement (98% contre 1%) pour réduire l’immigration « à un niveau incompressible », thème fédérateur dans ce parti.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Ali Khamenei a vivement critiqué les femmes qui se sont dévoilées en public. L’une d’entre elles a été condamnée à deux ans de prison.
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En Iran, le Guide suprême met en garde ceux qui contestent le port du voile

Ali Khamenei a vivement critiqué les femmes qui se sont dévoilées en public. L’une d’entre elles a été condamnée à deux ans de prison.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 12h12
    |

            Ghazal Golshiri (Téhéran, correspondance)








                        



                                


                            

Après des semaines de silence, le Guide suprême iranien, Ali Khamenei, a pris jeudi 8 mars à Téhéran une position très ferme à l’égard des femmes qui ôtent leur voile en public pour protester contre son port obligatoire. Les ennemis de la République islamique « ont dépensé beaucoup d’argent dans le but d’influencer l’identité indépendante de la femme musulmane. Le résultat de leurs actions a été que quatre filles, dupées, ont enlevé leur voile pour différentes motivations. Tous ces efforts ont donné ce résultat insignifiant », a déclaré la plus haute autorité du pays.
Fin décembre 2017, l’Iranienne Vida Movahed était montée sur une armoire électrique en plein centre de Téhéran, puis avait ôté son voile blanc pour le nouer autour d’un bâton et l’agiter devant les passants. Elle avait été arrêtée sur-le-champ. Les semaines suivantes, une trentaine d’autres femmes l’ont imitée dans la capitale et ailleurs dans le pays, et ont été détenues à leur tour. Bien que la plupart aient été libérées sous caution, toutes sont poursuivies par la justice. Le 7 mars, le procureur de Téhéran, Abbas Jafari Dolatabadi, a annoncé la condamnation de l’une d’entre elles à deux ans de prison, dont trois mois fermes, pour avoir « encouragé le peuple à la corruption » et être « apparue sans voile en public ». Le parquet a fait appel de ce verdict jugé trop peu « ferme ». Aucune information n’a été donnée sur le sort des autres prévenues.
« Péchés sociaux »
Dans un autre passage de son discours, le Guide suprême a mis en garde « les journalistes, les intellectuels et les membres du clergé » qui évoquent ouvertement la nécessité de débattre du port obligatoire du voile, voire de l’abroger. « Ainsi, consciemment ou inconsciemment, ils suivent le chemin que l’ennemi cherche à tracer sans succès », a condamné le Guide, qui a opposé la femme musulmane, symbole de « chasteté », à la femme occidentale, instrument...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Bruxelles redoute que le président des Etats-Unis, Donald Trump, réclame davantage de dépenses militaires aux pays de l’UE en échange d’une exemption de taxes sur l’acier et l’aluminium.
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Commerce : la Commission européenne refuse de transiger avec Washington

Bruxelles redoute que le président des Etats-Unis, Donald Trump, réclame davantage de dépenses militaires aux pays de l’UE en échange d’une exemption de taxes sur l’acier et l’aluminium.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 11h32
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 11h38
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Au lendemain des annonces du président Trump de taxer « dans quinze jours » les importations américaines d’acier de 25 % et celles d’aluminium de 10 %, les Européens fourbissaient leurs arguments, vendredi 9 mars. Leur objectif : convaincre l’administration américaine de les épargner en leur accordant des exemptions, comme elle l’a fait avec le Mexique et le Canada.
Une réunion entre la commissaire, Cecilia Malmström, le représentant américain au commerce, Robert Lighthizer, et le ministre japonais de l’économie, Hiroshige Seko, devait se tenir dès samedi, à Bruxelles. « Nous voulons mieux comprendre ce que réclament les Américains en échange des exemptions. Ce n’était pas clair [dans le discours du président Trump] », relevait vendredi un responsable européen.

« Qu’est-ce que les Etats-Unis reprochent à l’Europe ? Nous sommes de très proches alliés, nous avons toujours travaillé ensemble pour trouver des solutions aux surcapacités chinoises dans l’acier », ajoutait cette source, estimant que l’Union n’avait aucune raison d’être pénalisée. Il est vrai que, ces dernières années, ce sont les énormes volumes d’exportations d’acier chinois à bas prix qui ont fragilisé le secteur sidérurgique dans le reste du monde.
Dans le cas où elle ne décrocherait pas d’exemptions pour l’Union, la Commission va continuer de peaufiner sa liste d’exportations américaines à taxer en représailles (pour un volume total de 2,8 milliards d’euros). Elle se dit prête à la mettre en place très rapidement, dans les 90 jours suivant la mise en place éventuelle des taxes américaines.
Pas question de marchander
Pas question en tout cas, soulignait-on vendredi à Bruxelles, de marchander quoi que ce soit « en échange » de ces exemptions. « Il serait totalement inacceptable de payer pour quelque chose dont nous ne sommes pas responsables », insistait la même source.
Les Européens s’inquiètent tout particulièrement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Les droits de douane annoncés par Donald Trump rappellent le précédent d’il y a seize ans, lorsque George W. Bush avait instauré des mesures protectionnistes pour « sauver » la sidérurgie nationale.
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En 2002, les Etats-Unis avaient déjà surtaxé les importations d’acier

Les droits de douane annoncés par Donald Trump rappellent le précédent d’il y a seize ans, lorsque George W. Bush avait instauré des mesures protectionnistes pour « sauver » la sidérurgie nationale.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 11h18
    |

            Marie Charrel








                        



   


Jusqu’à quel point les mesures protectionnistes actées par Donald Trump, jeudi 8 mars, profiteront-elles ou non à l’économie américaine ? Cela dépendra de la suite des événements, encore hypothétique. D’autant qu’après l’annonce de droits de douane à l’importation de 25 % sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium, Washington a aussitôt mis de l’eau dans son vin, en exemptant au moins temporairement Mexico et Ottawa.
Ce n’est pas la première fois que les Etats-Unis s’aventurent sur ce terrain, rappellent les économistes. En effet, en 2002, le président George W. Bush instaura des mesures protectionnistes pour « sauver » la sidérurgie américaine. Des droits de douanes de 8 % à 30 % furent imposés sur une série de produits tels que les tôles d’acier, les aciers laminés à chaud et à froid ou les aciers prélaqués.
Presque aussitôt, des pays asiatiques et européens répliquèrent en augmentant leurs propres droits de douane sur une série de produits américains, comme le jus d’orange de Floride. Les Etats de l’Union européenne déposèrent également plainte auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), qui leur donna raison au bout de quelques mois.

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« L’industrie américaine a fondu »
L’escalade des représailles n’alla pas plus loin. Néanmoins, les droits de douane sur l’acier restèrent en place pendant deux ans. « Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le bilan n’est pas très bon », explique Gregory Daco, chez Oxford Economics, à New York.
Les producteurs américains d’acier augmentèrent leurs prix, ce qui pénalisa directement les industries utilisatrices d’acier (comme l’automobile), où travaillaient à l’époque 12,8 millions de personnes, soit près de 75 fois plus que dans le seul secteur de la production d’acier (170 000 personnes).
Résultat : 200 000 emplois au total furent détruits, selon une étude de référence des économistes américains Joseph Francois et Laura M. Baughman, publiée en 2003. « Depuis, l’industrie américaine a fondu, remarque M. Daco. Aujourd’hui, les droits de douane instaurés par Donald Trump pourraient détruire 70 000 emplois, selon nos estimations ». La sidérurgie créerait 10 000 nouveaux postes, mais les industries utilisant l’acier, pénalisées par la hausse des tarifs, en perdraient de leur côté 80 000…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Une escalade pourrait mener à une guerre commerciale qui pèserait sur la croissance mondiale.
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L’impact des taxes de Trump sur les importations d’acier et d’aluminium sera limité

Une escalade pourrait mener à une guerre commerciale qui pèserait sur la croissance mondiale.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 11h03
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 14h04
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

« Affront », « menace grave », « attaque contre le libre-échange »… Vendredi 9 mars, les alliés et rivaux des Etats-Unis ont vivement réagi aux annonces de Donald Trump. Arguant qu’il s’agissait d’une question de sécurité nationale, le président américain a acté, jeudi, l’instauration de droits de douane à l’importation de 25 % sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium.
Ces mesures devraient entrer en vigueur dans quinze jours, Washington se gardant la possibilité d’en exempter certains pays. A l’exemple du Mexique et du Canada, épargnés au moins jusqu’au résultat de la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena), dont Trump menace de se retirer.
Les pertes potentielles pour l’UE sont évaluées entre 2 milliards et 2,5 milliards de dollars
Il est beaucoup trop tôt pour mesurer l’incidence que cette décision, aux contours encore flous, aura sur le commerce et la croissance mondiale. Les économistes s’accordent néanmoins sur un point : il est important de distinguer l’impact à court terme des nouvelles taxes d’un scénario catastrophe où l’escalade des représailles aboutirait à des mesures protectionnistes de grande ampleur.
« L’impact direct à lui seul sera limité », explique Gregory Daco, chez Oxford Economics, à New York. En 2017, l’Union européenne (UE) a exporté pour 5,3 milliards de dollars (4,3 milliards d’euros) d’acier et 1,3 milliard de dollars d’aluminium vers les Etats-Unis. Les pertes potentielles pour l’UE sont évaluées entre 2 milliards et 2,5 milliards de dollars. « Une goutte d’eau au regard des 23 000 milliards de dollars annuels que pèsent les échanges mondiaux », rassure Patrick Artus, chez Natixis.

« Effets » de détournement
Selon Gilles Moëc, économiste chez Bank of America ML, les taxes pourraient coûter 0,04 % de produit intérieur brut (PIB) à l’économie allemande, la plus exposée en Europe – elle représente 3,8 % des importations américaines d’acier. Le coût...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Malgré les réticences de la population, le premier ministre Shinzo Abe continue de vouloir relancer 42 réacteurs.
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Article sélectionné dans La Matinale du 10/03/2018
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Sept ans après Fukushima, l’opposition japonaise se mobilise pour la sortie du nucléaire

Malgré les réticences de la population, le premier ministre Shinzo Abe continue de vouloir relancer 42 réacteurs.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 10h44
 • Mis à jour le
11.03.2018 à 09h45
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



   


Défi au gouvernement. Volonté de relancer le débat sur l’usage de l’atome pour la production d’électricité. Véritable ambition politique. Il y a un peu de tout cela dans le projet de loi prévoyant la sortie du nucléaire déposé, vendredi 9 mars, par quatre partis de l’opposition japonaise, à commencer par le Parti démocrate constitutionnel (PDC), qui avait fait campagne sur ce point lors des législatives d’octobre 2017.
Le texte prévoit d’arrêter tous les réacteurs d’ici à cinq ans et de réduire de 30 % les besoins annuels en électricité d’ici à 2030, par rapport au niveau de 2010. Il souhaite porter à 40 % la part des renouvelables. Pour financer le démantèlement des réacteurs, leur nationalisation est envisagée. « Le nucléaire pose des problèmes comme l’accumulation des déchets ou l’exposition des travailleurs aux radiations, a expliqué Yukio Edano, le dirigeant du PDC, qui a fait une tournée dans tout le Japon pour promouvoir ce texte. L’idée se généralise qu’il représente un risque pour l’humanité et dépasse les connaissances actuelles. »
Sept ans après la catastrophe de Fukushima de mars 2011, la défiance des Japonais envers l’atome reste réelle. Dimanche 11 mars, jour anniversaire de la pire catastrophe nucléaire depuis Tchernobyl, une cérémonie officielle s’est tenue à Tokyo, en présence du premier ministre Shinzo Abe, du prince Akishino, fils cadet de l’empereur Akihito, et de son épouse Kiko, tous deux représentant le couple impérial, ainsi que de survivants. Les opposants à l’atome ont également appelé à manifester.
Indépendamment de l’initiative du PDC, la sortie du nucléaire est aussi promue par les anciens premiers ministres, Junichiro Koizumi – mentor de Shinzo Abe, l’actuel premier ministre –, Morihiro Hosokawa ou encore Naoto Kan, qui dirigeait le gouvernement au moment de la catastrophe.
L’unanimité à soutenir l’atome semble se fissurer dans le cabinet du premier ministre japonais
MM. Koizumi et Hosokawa ont eux aussi travaillé sur un projet de législation pour sortir du nucléaire avec l’ONG Genjiren. « Les défenseurs du nucléaire privilégient leurs propres intérêts à ceux de la population et de l’environnement », a déploré M. Koizumi lors d’une conférence de presse, le 7 mars, au Club des correspondants de la presse étrangère.

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                Japon : premier feu vert depuis 2011 pour le redémarrage de réacteurs nucléaires Tepco



Un point qui rappelle les critiques formulées au moment de la catastrophe sur l’opacité du « village nucléaire » nippon, une coterie de politiciens, d’industriels et d’universitaires jugée responsable du drame dont la résolution devrait prendre une quarantaine d’années et coûter, selon une estimation d’avril 2017 du Centre d’études économiques JCER, 70 000 milliards de yens (624 milliards d’euros). Le gouvernement, lui, l’estime à 22 000 milliards de yens (196 milliards d’euros).
A la centrale, les progrès pour le démantèlement sont réels mais lents. La Compagnie d’électricité de Tokyo (Tepco, responsable de Fukushima) doit notamment résoudre les problèmes de l’extraction du corium, le combustible fondu de trois réacteurs, et de l’eau contaminée, issue du refroidissement des réacteurs endommagés. 850 000 tonnes ont été accumulées.

   


La relance du débat intervient au moment où le gouvernement Abe prépare un nouveau cadre d’orientation pour l’énergie. La dernière révision date de 2014. Elle fixait la part du nucléaire à 20-22 % en 2030 – contre 28 avant Fukushima –, celle des renouvelables à 22-24 %, celle du gaz à 27 % et celle du charbon à 26 %. L’atome était alors considéré comme l’une des sources d’énergie « de base ». Ce texte avait enterré l’objectif, fixé en 2012 par l’administration précédente, d’une sortie du nucléaire d’ici à 2040.
« Lamentables »
Au sein du cabinet Abe, l’unanimité à soutenir le nucléaire semble se fissurer. Le ministre des affaires étrangères, Taro Kono, connu pour son hostilité à cette énergie, a profité d’une conférence à Abou Dhabi, le 17 janvier, pour critiquer les objectifs d’utilisation des énergies renouvelables, les qualifiant de « lamentables » et en retard car « le pays privilégie le statu quo par peur du changement ».

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                Une bombe de la deuxième guerre mondiale découverte dans l’enceinte de la centrale de Fukushima



En janvier, quand MM. Koizumi et Hosokawa ont abordé leur projet, le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga, maintenait de son côté l’objectif de redémarrage des réacteurs. « Nous cherchons également à réduire la dépendance au nucléaire autant que possible en augmentant l’usage des renouvelables et par la mise en œuvre de mesures d’économies d’énergie », avait-il toutefois nuancé.
Proche d’une industrie inquiète des conséquences financières d’une sortie du nucléaire, le gouvernement Abe cherche à relancer 42 réacteurs sur les 54 en fonctionnement avant le 11 mars 2011. Après la catastrophe, l’ensemble du parc avait été mis à l’arrêt, faisant bondir les importations de combustible pour centrales thermiques. Mais le processus de redémarrage reste lent et complexe. Cinq réacteurs ont repris du service, 19 autres attendent une autorisation de redémarrer.
Outre les coûts d’adaptation aux nouvelles normes de sécurité édictées après Fukushima, qui s’élèveraient à près d’un milliard de dollars par réacteur, la relance se heurte aux réticences des populations. A la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, gérée par la Tepco, le gouverneur du département de Niigata, Ryuichi Yoneyama, s’y oppose. Il estime que les causes réelles de la catastrophe de Fukushima restent à déterminer, de même que l’impact réel d’un accident nucléaire sur le corps humain et la vie quotidienne.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Des interrogations subsistent, notamment sur les conditions que posera le pouvoir nord-coréen à cette future rencontre annoncée vendredi.
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Nucléaire coréen : que faut-il attendre de la rencontre entre Kim Jong-un et Donald Trump ?

Des interrogations subsistent, notamment sur les conditions que posera le pouvoir nord-coréen à cette future rencontre annoncée vendredi.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 10h29
 • Mis à jour le
11.03.2018 à 07h06
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            Philippe Pons (Séoul, envoyé spécial)








                        



                                


                            

C’est avec surprise et soulagement que les Sud-Coréens ont appris, vendredi 9 mars, que le président Donald Trump rencontrerait, probablement en mai, le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un. Les sommets de ces prochains mois – intercoréen en avril, puis entre les Etats-Unis et la République populaire démocratique de Corée (RPDC) – devraient donner sa chance à la paix après soixante-dix ans de confrontation.
Ces avancées représentent aussi pour les Sud-Coréens une cause de fierté : l’artisan en est leur président, Moon Jae-in. Et la Corée du Sud apparaît, pour la première fois de son histoire, comme l’initiatrice d’une reconfiguration de la situation dans la péninsule.
Selon M. Moon, la rencontre annoncée entre Donald Trump et Kim Jong-un est « une victoire de la diplomatie » et « le vendredi 9 mars sera un jour à marquer d’une pierre blanche ». « Le long chemin vers une Corée dénucléarisée ne fait que commencer », a-t-il ajouté. La route risque en effet d’être longue.

Le dialogue, demandé par le centre-gauche en Corée, ainsi que par la Chine et la Russie, est assurément préférable à la flambée de tensions qui, au cours de l’année écoulée, risquait de tourner à l’affrontement militaire.
« Je pense que Donald Trump a bien fait d’accepter la proposition de Kim Jong-un. C’est une chance à saisir. Pyongyang a fait des concessions démontrant que le régime est prêt à chercher un accord », estime John Delury, spécialiste de la Chine et de la RPDC à l’université Yonsei, à Séoul. « Il semble que se dessine un accord global, envisagé dans le passé par les prédécesseurs de Kim Jong-un, mais qui n’a jamais abouti », avance pour sa part Cheong Seong-chang, de l’Institut Sejong, à Séoul.
Conditions souvent inacceptables pour les Etats-Unis
Une fois la surprise passée et la volée d’enthousiasme propre au tempérament emporté des Coréens retombée commencent à poindre les interrogations, voire...




                        

                        

