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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Le groupe nucléaire va débourser plusieurs centaines de millions d’euros de pénalités pour le retard de dix ans du chantier du réacteur d’Olkiluoto.
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EPR : épilogue du feuilleton finlandais d’Areva

Le groupe nucléaire va débourser plusieurs centaines de millions d’euros de pénalités pour le retard de dix ans du chantier du réacteur d’Olkiluoto.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 10h46
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 12h11
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            

Après des années de fortes tensions entre Areva et l’électricien finlandais Teollisuuden Voima Oyj (TVO), les deux sociétés sont en train de mettre la dernière main à un accord sur le dossier de la construction du réacteur EPR (troisième génération) d’Olkiluoto (OL3). Au ministère français de l’économie et à la direction du groupe nucléaire, on estime que sa finalisation n’est plus qu’une question de jours.
Ce compromis permettra de clore la procédure d’arbitrage engagée par les deux parties devant la Chambre de commerce internationale de Londres : TVO réclamait 2,6 milliards d’euros à son fournisseur français pour un retard de dix ans dans la mise en service d’OL3, dont la facture initiale a triplé pour atteindre 9 milliards ; Areva demandait 3,4 milliards, imputant cette dérive du calendrier et certains surcoûts à TVO et aux lenteurs de STUK, l’autorité de sûreté nucléaire locale.

L’accord intervient un an avant la mise en service commercial du réacteur, prévue en mai 2019. Il est clair que c’est Areva SA, et non TVO, qui devra payer des pénalités. Mais la France s’en tire bien : elle est parvenue à un bon accord, qui l’obligera quand même à débourser plusieurs centaines de millions d’euros, fait savoir une source bien informée.
Reste que c’est finalement le contribuable qui paiera. Sur les 4,5 milliards de recapitalisation décidés par le gouvernement en 2017 pour l’ancien ensemble Areva, 2 milliards ont été affectés à Areva SA, notamment pour régler le passif d’OL3.
Errements des années 2000
Le solde de 2,5 milliards a été versé à Orano, nouvelle dénomination des activités de l’ancien Areva dans le cycle de combustible (mines, enrichissement de l’uranium, retraitement des déchets). Actionnaire à 87 % de l’ex-Areva, l’Etat règle ainsi la facture des errements des années 2000, qui ont poussé Areva à la quasi-faillite avec une perte cumulée de plus de 10 milliards entre 2011 et 2016.

Début 2016, Emmanuel Macron,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Lalgré les réticences de la population, le premier ministre Shinzo Abe continue de vouloir relancer 42 réacteurs.
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Sept ans après Fukushima, l’opposition japonaise se mobilise pour la sortie du nucléaire

Lalgré les réticences de la population, le premier ministre Shinzo Abe continue de vouloir relancer 42 réacteurs.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 10h44
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 11h30
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



   


Défi au gouvernement. Volonté de relancer le débat sur l’usage de l’atome pour la production d’électricité. Véritable ambition politique. Il y a un peu de tout cela dans le projet de loi prévoyant la sortie du nucléaire déposé, vendredi 9 mars, par quatre partis de l’opposition japonaise, à commencer par le Parti démocrate constitutionnel (PDC), qui avait fait campagne sur ce point lors des législatives d’octobre 2017.
Le texte prévoit d’arrêter tous les réacteurs d’ici cinq ans et de réduire de 30 % les besoins annuels en électricité d’ici 2030, par rapport au niveau de 2010. Il souhaite porter à 40 % la part des renouvelables. Pour financer le démantèlement des réacteurs, leur nationalisation est envisagée. « Le nucléaire pose des problèmes comme l’accumulation des déchets ou l’exposition des travailleurs aux radiations, a expliqué Yukio Edano, le dirigeant du PDC, qui a fait une tournée dans tout le Japon pour promouvoir ce texte. L’idée se généralise qu’il représente un risque pour l’humanité et dépasse les connaissances actuelles. »
Sept ans après la catastrophe de Fukushima de mars 2011, la défiance des Japonais envers l’atome reste réelle. Dimanche 11 mars, jour anniversaire de la pire catastrophe nucléaire depuis Tchernobyl, les opposants à l’atome ont appelé à manifester. Indépendamment de l’initiative du PDC, la sortie du nucléaire est aussi promue par les anciens premiers ministres, Junichiro Koizumi – mentor de Shinzo Abe, l’actuel premier ministre –, Morihiro Hosokawa ou encore Naoto Kan, qui dirigeait le gouvernement au moment de la catastrophe.
L’unanimité à soutenir l’atome semble se fissurer dans le cabinet du premier ministre japonais
MM. Koizumi et Hosokawa ont eux aussi travaillé sur un projet de législation pour sortir du nucléaire avec l’ONG Genjiren. « Les défenseurs du nucléaire privilégient leurs propres intérêts à ceux de la population et de l’environnement », a déploré M. Koizumi lors d’une conférence de presse, le 7 mars, au Club des correspondants de la presse étrangère.
Un point qui rappelle les critiques formulées au moment de la catastrophe sur l’opacité du « village nucléaire » nippon, une coterie de politiciens, d’industriels et d’universitaires jugée responsable du drame dont la résolution devrait prendre une quarantaine d’années et coûter, selon une estimation d’avril 2017 du Centre d’études économiques JCER, 70 000 milliards de yens (624 milliards d’euros). Le gouvernement, lui, l’estime à 22 000 milliards de yens (196 milliards d’euros).
A la centrale, les progrès pour le démantèlement sont réels mais lents. La Compagnie d’électricité de Tokyo (Tepco, responsable de Fukushima) doit notamment résoudre les problèmes de l’extraction du corium, le combustible fondu de trois réacteurs, et de l’eau contaminée, issue du refroidissement des réacteurs endommagés. 850 000 tonnes ont été accumulées.
La relance du débat intervient au moment où le gouvernement Abe prépare un nouveau cadre d’orientation pour l’énergie. La dernière révision date de 2014. Elle fixait la part du nucléaire à 20-22 % en 2030 – contre 28 avant Fukushima –, celle des renouvelables à 22-24 %, celle du gaz à 27 % et celle du charbon à 26 %. L’atome était alors considéré comme l’une des sources d’énergie « de base ». Ce texte avait enterré l’objectif, fixé en 2012 par l’administration précédente, d’une sortie du nucléaire d’ici à 2040.
« Lamentables »
Au sein du cabinet Abe, l’unanimité à soutenir le nucléaire semble se fissurer. Le ministre des affaires étrangères, Taro Kono, connu pour son hostilité à cette énergie, a profité d’une conférence à Abou Dhabi, le 17 janvier, pour critiquer les objectifs d’utilisation des énergies renouvelables, les qualifiant de « lamentables » et en retard car « le pays privilégie le statu quo par peur du changement ».
En janvier, quand MM. Koizumi et Hosokawa ont abordé leur projet, le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga, maintenait de son côté l’objectif de redémarrage des réacteurs. « Nous cherchons également à réduire la dépendance au nucléaire autant que possible en augmentant l’usage des renouvelables et par la mise en œuvre de mesures d’économies d’énergie », avait-il toutefois nuancé.
Proche d’une industrie inquiète des conséquences financières d’une sortie du nucléaire, le gouvernement Abe cherche à relancer 42 réacteurs sur les 54 en fonctionnement avant le 11 mars 2011. Après la catastrophe, l’ensemble du parc avait été mis à l’arrêt, faisant bondir les importations de combustible pour centrales thermiques. Mais le processus de redémarrage reste lent et complexe. Cinq réacteurs ont repris du service, 19 autres attendent une autorisation de redémarrer.
Outre les coûts d’adaptation aux nouvelles normes de sécurité édictées après Fukushima, qui s’élèveraient à près d’un milliard de dollars par réacteur, la relance se heurte aux réticences des populations. A la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, gérée par la Tepco, le gouverneur du département de Niigata, Ryuichi Yoneyama, s’y oppose. Il estime que les causes réelles de la catastrophe de Fukushima restent à déterminer, de même que l’impact réel d’un accident nucléaire sur le corps humain et la vie quotidienne.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ L’initiative imaginée par Paris et New Delhi lors de la COP21 est officiellement lancée dimanche 11 mars.
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En Inde, les promesses du premier sommet de l’Alliance solaire internationale

L’initiative imaginée par Paris et New Delhi lors de la COP21 est officiellement lancée dimanche 11 mars.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 10h28
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 10h30
    |

            Julien Bouissou (New Delhi, correspondance)








                        



                                


                            

C’est l’une des étapes-clés de la visite d’Emmanuel Macron en Inde, du 9 au 12 mars. New Delhi accueille, dimanche, le sommet fondateur de l’Alliance solaire internationale (ASI), imaginée par l’Inde et la France lors de la COP21, fin 2015, et destinée à regrouper les pays situés entre les tropiques du Cancer et du Capricorne. Sur les 121 pays concernés, 60 ont signé l’accord-cadre, près de la moitié de ces derniers l’ayant ratifié.
L’alliance est née d’un constat : les pays proches de l’équateur bénéficient d’un fort ensoleillement de trois cents jours par an en moyenne, mais ne disposent pas toujours des technologies, des financements ou de l’expertise nécessaires pour l’exploiter à son maximum. Entre 20 % à 50 % de leurs populations n’ont pas accès à l’électricité.
L’ASI prévoit d’aider surtout les nations les plus pauvres, ainsi que les petits Etats insulaires comme les îles Fidji, Tuvalu et Nauru ou encore les Comores. Pour eux, le principal obstacle au solaire est d’abord le coût du financement. L’ASI espère les diminuer en regroupant des appels d’offres et en mettant en place, dans le courant de l’année, un mécanisme commun de garantie, imaginé par la Banque mondiale.
L’alliance espère mobiliser 1 000 milliards de dollars d’ici à 2030, notamment auprès d’investisseurs privés et de bailleurs de fonds
« Au fur et à mesure que la technologie solaire devient maîtrisée et rentable, les investisseurs privés prennent le relais des bailleurs de fonds publics, et cette plate-forme de garantie devrait les inciter à augmenter leurs investissements », explique Nicolas Fornage, directeur de l’Agence française de développement (AFD) en Inde.
L’alliance espère mobiliser 1 000 milliards de dollars d’ici à 2030, notamment auprès d’investisseurs privés et de bailleurs de fonds comme l’AFD. « L’Alliance solaire facilitera les investissements dans les petits projets comme le solaire de toiture et les réseaux décentralisés »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ L’argument revient souvent dans la bouche des homophobes : l’homosexualité serait condamnable, car contraire aux lois de la nature. Pourtant, la science prouve tout le contraire.
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<article-nb="2018/03/10/19-5">
<filnamedate="20180310"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180310"><AAMMJJHH="2018031019">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Pour l’instance de régulation, le financement du compteur électrique communicant Linky sera « neutre » pour les particuliers, contrairement à ce qu’affirme une pétition de l’UFC-Que choisir.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

La Commission de régulation de l’énergie prend la défense de Linky

Pour l’instance de régulation, le financement du compteur électrique communicant Linky sera « neutre » pour les particuliers, contrairement à ce qu’affirme une pétition de l’UFC-Que choisir.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 20h19
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 20h48
   





                        


La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a pris la défense du compteur électrique communicant Linky, vendredi 9 mars, soulignant que son financement sera « neutre » pour les particuliers, au lendemain de lancement d’une pétition par l’UFC-Que choisir. Vendredi en début de soirée, elle avait reçu plus de 89 000 signatures.
L’association de défense des consommateurs affirme dans sa pétition que « [les particuliers vont] payer 15 euros par an pendant dix ans pour permettre à Enedis d’installer un compteur communicant pour lequel [ils n’auront] aucune contrepartie ».
Une affirmation que dément la Commission de régulation de l’Energie dans un communiqué :
« Sur le coût de ce projet, le président de la CRE [Jean-François Carenco] élève le ton pour rappeler que son financement sera totalement neutre pour les clients grâce aux nombreux gains que ces compteurs permettront, notamment pour maîtriser la demande d’énergie. »
Les compteurs Linky « rendent possible la réduction de la consommation d’énergie, le développement de nouveaux services énergétiques, l’émergence de nouveaux acteurs et l’optimisation des coûts des réseaux et de leur performance », assure la CRE.
La Cour des comptes avait dénoncé le coût de Linky
Une affirmation que la Cour des comptes, dans un rapport publié en février, nuançait très largement :
« Les gains que les compteurs peuvent apporter au consommateur sont encore insuffisants. Ce sont pourtant eux qui justifient l’importance de l’investissement réalisé. »
Autre pomme de discorde, pour l’UFC-Que choisir : « Les conditions de financement du compteur, et notamment les conditions de rémunération d’Enedis. » L’association de consommateurs s’appuie de nouveau sur le rapport de la haute juridiction financière, qui avait estimé que « les conditions de rémunérations d’Enedis sont généreuses et devraient être revues ».
Le déploiement des compteurs est en effet assuré par Enedis pour un coût de plus de 5 milliards d’euros entre 2014 et 2024. Pour ne pas faire peser cette somme sur les particuliers, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a mis en place un système de tarif différé. Enedis a avancé l’argent, et sera remboursé avec intérêts au moment où le programme portera ses fruits, à partir de 2021, dans la facture des consommateurs. Mais en analysant la construction de ce tarif, la Cour des comptes estime qu’il permettra à Enedis d’empocher au passage près de 500 millions d’euros.
La CRE et Enedis avaient contesté ces conclusions et accusent la cour de faire « une analyse erronée » en négligeant les bénéfices apportés par les compteurs lorsqu’ils seront installés.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ La présence du virus de l’influenza aviaire de gène H5 a été mise en évidence lors d’un contrôle. Cet agent pathogène est « sans menace pour l’homme » selon la préfecture.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Grippe aviaire : 7 450 canards abattus dans le Finistère

La présence du virus de l’influenza aviaire de gène H5 a été mise en évidence lors d’un contrôle. Cet agent pathogène est « sans menace pour l’homme » selon la préfecture.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 18h29
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 19h12
   





                        


Un cas d’influenza aviaire faiblement pathogène a été identifié dans un élevage de canards du Finistère, et 7 450 canards de l’élevage vont être abattus, a annoncé, vendredi 9 mars, la préfecture du Finistère.
La présence du virus de l’influenza aviaire de gène H5 a été mise en évidence lors d’un contrôle, dans le cadre d’un plan de dépistage de la direction générale de l’alimentation, dépendante du ministère de l’agriculture, a indiqué la préfecture du Finistère dans un communiqué. Afin d’éviter une propagation du virus, « une mesure de confinement des volailles avec restriction de leurs mouvements est prise temporairement dans un rayon d’un kilomètre autour de l’exploitation », a précisé le communiqué.
« L’agent pathogène, qui infecte les oiseaux sauvages et les oiseaux domestiques, et dont la circulation est connue, est sans menace pour l’homme » poursuit la préfecture du Finistère.
Plus de 120 000 canards abattus depuis début 2018
Cet abattage massif est loin d’être le premier en 2018. Depuis le début de l’année, ont été abattus par précaution :
25 000 canards dans le Morbihan, début février ;16 000 canards en Vendée, fin février ;19 000 canards dans le Gers, début et fin février ;8 500 canards dans les Deux-Sèvres, début mars ;19 000 canards en Maine-et-Loire, début mars ;20 200 canards en Loire-Atlantique, début février et début mars ;8 000 canards en Lot-et-Garonne, début mars ;7 450 canards dans le Finistère, début mars.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ A 15 km de Paris et situé entre deux aéroports, Roissy et le Bourget, le triangle de Gonesse est une zone à fort potentiel économique.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Bruxelles envisage entre autres une classification des produits financiers en fonction de critères écologiques et une réforme de la directive sur les agences de notation.
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L’Europe publie sa feuille de route pour ouvrir la finance aux enjeux climatiques

Bruxelles envisage entre autres une classification des produits financiers en fonction de critères écologiques et une réforme de la directive sur les agences de notation.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 17h27
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 18h30
    |

            Simon Roger








                        



   


Pour le moment, le calendrier de travail est respecté. Comme l’avait annoncé le vice-président de la Commission européenne Valdis Dombrovskis lors du sommet climat One Planet Summit, organisé le 12 décembre 2017 pour les deux ans de l’accord de Paris, Bruxelles publie sa feuille de route sur la finance verte. Dévoilé jeudi 8 mars, le document d’une vingtaine de pages développe différentes pistes pour intégrer l’impératif de lutte contre le réchauffement climatique dans les règles du jeu des marchés financiers.
Mais comme souvent avec la mécanique communautaire, l’annonce du 8 mars n’est qu’une étape dans un processus de plusieurs mois à l’issue duquel les Etats membres pourraient appliquer les préconisations de ce « plan d’action pour financer la croissance durable ». À courte échéance, c’est le Conseil européen des 22 et 23 mars qui va s’emparer du dossier : une conférence de haut niveau devrait être consacrée au sujet le 22 mars à Bruxelles.
« L’écart entre le besoin en financement climat et l’offre actuelle se chiffre à 179 milliards d’euros par an, soulignait Valdis Dombrovskis pendant le One Planet Summit. Cette somme ne pourra être compensée par les seules finances publiques, il faut la participation du secteur financier privé. » Mais les acteurs de la finance ayant peur du vide, il était crucial de baliser le terrain pour faciliter leur conversion vers des pratiques plus vertueuses.
« Développement résilient »
Fin 2016, la Commission a donc constitué un groupe d’experts européens sur la finance durable (dit groupe HLEG), d’une vingtaine de membres, chargé de réfléchir à cette évolution du secteur financier. Après un premier rapport intermédiaire publié en juillet 2017, le groupe a rendu ses conclusions définitives le 31 janvier.
Pour Pascal Canfin, le directeur du WWF France et l’un des quatre experts français intégrés au groupe de travail de la Commission, l’ambition « n’est pas d’aborder la finance verte comme un marché de niche, mais bien de transformer l’ensemble des acteurs financiers ». La démarche s’inscrit dans le cadre de l’accord de Paris, dont l’article 2 invite les Etats signataires à rendre « les flux financiers compatibles avec un profil d’évolution vers un développement à faible émission de gaz à effet de serre et résilient aux changements climatiques ».
A la tête du groupe HLEG, Christian Thimann, conseiller spécial auprès du président du groupe AXA, prône lui aussi un « changement systémique ». « Nous n’avons pas considéré un aspect de la finance durable en particulier, mais un ensemble de fonctionnements et un ensemble d’acteurs inhérents au système financier qui, si on met en œuvre les préconisations émises dans le rapport, peuvent changer le mode de fonctionnement de la finance », précisait-il fin janvier.
« Langue commune »
Comment ? L’une des idées du plan d’action européen est d’obliger les acteurs financiers à mieux prendre en compte les questions environnementales dans leurs politiques d’investissement. La question qui devrait agiter les instances communautaires est de savoir quels types de contraintes pourraient peser sur les investisseurs institutionnels et les gestionnaires d’actifs. Un autre axe retenu par Bruxelles consiste à dégager une « langue commune de la finance durable », afin de classifier les produits financiers en fonction de critères climatiques, environnementaux et sociaux, acceptés par les Vingt-Huit.
Ces deux mesures doivent faire l’objet d’une proposition législative de la Commission en mai. Un vote du Parlement européen sur la modification des règles prudentielles doit également intervenir ce mois-là. « La réglementation financière de l’UE ne fait actuellement pas de différence entre les investissements verts ou non », reconnaît-on à Bruxelles.

        Lire aussi :
         

                Pollution : Anne Hidalgo va dans le bon sens



Parmi les autres pistes envisagées figurent la création d’un standard européen pour les produits financiers verts et la modification de la directive sur les agences de notation. « Aujourd’hui, les enjeux de long terme et de soutenabilité ne sont pas pris en compte par les agences de notation », observe Pascal Canfin. Pour le directeur du WWW France, la feuille de route présentée le 8 mars devrait permettre aussi d’y voir plus clair dans le jeu des différents acteurs du secteur. « Dix ans après la crise financière, on va voir s’ils sont ont changé leur mode de fonctionnement, s’ils sont au rendez-vous de l’urgence climatique », lance-t-il.
Le plan d’action de l’Europe sur la finance verte intervient enfin dans un contexte d’expansion des obligations vertes, ces emprunts qui financent des initiatives liées à la transition énergétique. En novembre dernier, les émissions de ces green bonds ont, pour la première fois, franchi la barre des 100 milliards de dollars, a pointé l’ONG Climate Bonds Initiative. Un essor qu’il faut tout de même pondérer par un autre chiffre : les obligations vertes ne représentaient, fin 2017, que 0,9 % du total des obligations émises à l’échelle mondiale.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Le site, dont l’aménagement devait être annoncé vendredi 9 mars, ne verra en fait pas le jour en 2019 dans le bois de Vincennes.
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La mairie de Paris reporte le projet de baignade au lac Daumesnil

Le site, dont l’aménagement devait être annoncé vendredi 9 mars, ne verra en fait pas le jour en 2019 dans le bois de Vincennes.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 16h02
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 16h51
    |

                            Garance Feitama








                        



   


La maire (PS) de la capitale, Anne Hidalgo, a fait marche arrière jeudi 8 mars : la Ville de Paris a décidé de « reporter » le projet de baignade dans les bassins qui devaient être installés en 2019 dans le lac Daumesnil, en bordure du bois de Vincennes. L’annonce devait être officialisée le 9 mars, date à laquelle prend fin l’enquête publique lancée par la mairie du XIIe arrondissement, où se trouve le bois. A la place, les habitants du quartier verront s’installer un bassin estival mobile, sur les pelouses de Reuilly.

Le projet généreux de baignade dans le lac Daumesnil s'est avéré plus compliqué et plus cher que prévu pour répondr… https://t.co/XkeijSgRdK— Baratti_Elbaz (@C Baratti-Elbaz)


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Le projet d’aménagement de la zone de baignade avait suscité la colère des riverains et des associations écologistes de quartier, dont le collectif Le Feu au lac, qui avait lancé une pétition il y a quelques semaines, recueillant près de 15 000 signatures. Ils craignaient « la dénaturation d’un lieu peuplé d’oiseaux – des paons, des cormorans, des cygnes, des bernaches et des colverts », ainsi qu’une hausse significative de la fréquentation des lieux puisque le site devait être prêt à accueillir plus de 2 000 baigneurs par jour.
« Les risques d’atteintes à l’environnement et à la biodiversité étaient trop importants », explique Yves Contassot, élu (EELV) du XIIIe arrondissement. La mairie prévoyait en effet la construction de trois bassins bétonnés de 8 000 m2 à l’intérieur du lac, l’aménagement des berges sud de l’île de Bercy pour y accueillir une plage, et l’installation de fontaines destinées à éloigner les oiseaux du site.
Avis défavorable
Dans son rapport publié en octobre 2017, l’inspectrice de la nature, des paysages et des sites de Paris avait donné un avis défavorable sur le projet, dont le coût était estimé à 9,5 millions d’euros. « Il ne permet pas de garantir le maintien de l’état et de l’aspect de ce site classé zone naturelle », conclut-elle. C’est une victoire pour les écologistes.
Pour autant, le président du groupe écologiste de Paris, David Belliard, déplore le manque de piscines dans la capitale. « Nos concitoyennes et concitoyens aspirent à nager et à profiter de points d’eau. Nous demandons donc une modification du projet de la ZAC Bercy-Charenton dans le XIIe arrondissement afin d’y intégrer un centre aquatique écologique », rappelle-t-il.
La Ville de Paris cherche à améliorer son offre pour les adeptes de la natation dans le cadre du plan « Nager à Paris ». Actuellement, elle dénombre 7 millions d’entrées par an dans ses piscines municipales, près de 70 000 usagers très réguliers, et une moyenne annuelle de 190 000 usagers par piscine, alors que celles-ci ont été conçues pour en accueillir 120 000.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Le tribunal administratif de Toulouse a jugé que « la carence des autorités nationales » pour rétablir l’ursidé dans un état de conservation favorable « constitue une faute ».
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L’Etat condamné pour n’avoir pas suffisamment protégé l’ours des Pyrénées

Le tribunal administratif de Toulouse a jugé que « la carence des autorités nationales » pour rétablir l’ursidé dans un état de conservation favorable « constitue une faute ».



Le Monde
 |    09.03.2018 à 13h19
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 18h53
    |

            Audrey Garric








                        



   


C’est une victoire pour les associations de défense de l’ours. Dans une décision rendue mardi 6 mars, le tribunal administratif de Toulouse a condamné l’Etat pour n’avoir pas suffisamment protégé l’ursidé dans les Pyrénées. Il devra verser 8 750 euros à chacune des deux ONG Pays de l’ours - Adet et Ferus, qui avaient déposé plainte en avril 2015 pour faire reconnaître la « carence de la France ».
A l’issue d’une audience le 13 février, les juges ont considéré que « la France ne satisfait pas à son obligation de rétablissement de l’ours brun dans un état de conservation favorable » et que « la carence des autorités nationales face à cette obligation constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l’Etat ». Ursus arctos est classé comme une espèce protégée sur le sol français depuis 1981, ainsi qu’en Europe par la directive Habitat faune flore de 1992.
« Effectif insuffisant »
Ils estiment que, malgré une tendance démographique « globalement positive », l’effectif actuel reste « insuffisant pour assurer la pérennité de l’espèce » et que « l’existence même du noyau occidental est menacée à court terme ».
En 2017, le massif pyrénéen comptait trente-neuf plantigrades après la naissance d’au moins sept oursons, répartis en deux noyaux disjoints sur une aire totale de 3 800 km2 : trente-sept individus dans les Pyrénées centrales et deux dans les Pyrénées occidentales. Mais la population ursine n’est toujours pas viable. « Elle peut disparaître à tout moment dans les Pyrénées occidentales, avec seulement deux mâles depuis 2007, explique Alain Reynes, le directeur de l’association Pays de l’ours-Adet. Dans les Pyrénées centrales, les effectifs, en hausse, restent fragiles et présentent un risque de consanguinité élevé. » Pour preuve, 70 % des oursons nés depuis vingt ans viennent du même père, le vieux mâle dominant Pyros.
En 2012, la Commission européenne avait déjà déclenché une procédure d’infraction contre la France pour « manquement à ses obligations de protection de l’ours brun des Pyrénées ». Un an plus tard, une expertise collective scientifique menée par le Muséum national d’histoire naturelle jugeait « défavorables » les perspectives futures pour l’animal. Elle chiffrait à deux cent cinquante individus matures l’objectif pour mettre la population à l’abri du danger, avec un premier seuil d’une cinquantaine d’animaux dans l’ensemble du massif. Les scientifiques recommandaient alors de réintroduire rapidement trois ou quatre individus, dont deux femelles, dans les Pyrénées-Atlantiques.
Aucune réintroduction depuis 2006
Pourtant, aucun lâcher n’a eu lieu depuis douze ans par les autorités françaises, à l’exception de l’arrivée d’un mâle slovène en 2016 du côté espagnol, passé en France depuis. Les dernières réintroductions datent de 2006 — cinq spécimens —, après les trois nouveaux individus de 1996 et 1997 sur une décision des ministères de l’environnement de l’époque.
Et aucun plan de conservation de l’espèce n’a été adopté depuis le dernier, qui couvrait la période 2006-2009. « L’importance des oppositions locales à la réintroduction des ours […] ne saurait suffire à justifier ces huit années de retard », dit le tribunal. Et d’ajouter : « Il n’est au demeurant pas établi que les oppositions locales feraient obstacle à toute opération de réintroduction alors qu’il apparaît que les dégâts imputés aux ours sur les troupeaux et les ruches restent relativement mesurés. »
Hausse des attaques
L’an dernier, les attaques avaient connu une forte augmentation, particulièrement dans l’Ariège, le département le plus touché, notamment en raison de chutes exceptionnelles d’ovins. La mort de 689 animaux a été indemnisée (dont une partie au bénéfice du doute), contre 228 en 2016, selon les chiffres de la préfecture de l’Ariège. De quoi relancer l’opposition des éleveurs à la présence du plantigrade, dont la majorité estime que la cohabitation n’est pas possible.

        Lire le reportage :
         

          En Ariège, la présence des ours fait sortir les fusils



A l’inverse, les associations avancent un sondage réalisé par l’IFOP à la fin février pour quatorze ONG. Celui-ci montre que les Français sont favorables à 84 % au maintien d’une population d’ours dans les Pyrénées, tandis que 73 % des habitants des Pyrénées occidentales se prononcent pour le lâcher de deux femelles dans le Béarn.
Dans un communiqué commun, publié vendredi, Pays de l’ours - Adet et Ferus se félicitent du jugement et demandent au gouvernement de « programmer dès ce printemps les premiers lâchers de femelles afin d’éviter la disparition de l’espèce en Pyrénées occidentales » ainsi que « l’adoption rapide d’un nouveau plan de restauration de l’ours brun dans les Pyrénées ».
« Ce jugement ne dit pas qu’il faut des réintroductions, car le tribunal n’en a pas la compétence.  Il peut seulement condamner la destruction de spécimens ou de leur habitat », rétorque Bruno Besche-Commenge, le porte-parole de l’Association pour le développement durable de l’identité des Pyrénées, qui lutte contre le plantigrade. « Nous n’avons pas pris de décision sur ce sujet. Nicolas Hulot écoute tout le monde : les éleveurs, les associations et tous les acteurs du territoire », indique-t-on du côté du ministère de la transition écologique et solidaire. L’avenir de l’ours reste plus que jamais en suspens.

        Lire aussi :
         

                Quel avenir pour l’ours dans les Pyrénées ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Un nouveau débat public sur la gestion des déchets nucléaires sera organisé à la fin de l’année. Les opposants demandent l’abandon pur et simple du projet d’enfouissement.
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Bure : le gouvernement joue la carte de la concertation

Un nouveau débat public sur la gestion des déchets nucléaires sera organisé à la fin de l’année. Les opposants demandent l’abandon pur et simple du projet d’enfouissement.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 12h04
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 15h19
    |

            Pierre Le Hir








                        



                                


                            

Le bâton et la main tendue. La fermeté et le dialogue… Deux semaines après l’évacuation, par cinq cents gendarmes mobiles, d’un bois occupé, près de Bure (Meuse), par une quinzaine d’opposants au projet Cigéo d’enfouissement des déchets radioactifs, le gouvernement tente de relancer la concertation. Mercredi 7 mars, Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, a réuni à Paris, pour un « comité de haut niveau », une soixantaine de participants, dont l’ensemble des parlementaires de la Meuse et de la Haute-Marne, mais aussi les maires de plusieurs des communes concernées. Objectif : déminer un dossier devenu explosif.

L’exécutif veut d’abord jouer la carte de « la transparence », avec un dispositif « hors norme » pour « un projet hors norme ». Un débat public national sera ainsi organisé de septembre à décembre 2018, sous l’égide de la Commission nationale du débat public, sur le Plan national de gestion des matières et des déchets radioactifs – dont ceux, à haute activité et à vie longue, destinés au site de Bure. En réalité, la consultation du public sur ce plan, mis à jour tous les trois ans, est déjà prévue par la loi. En outre, deux débats nationaux sur ce sujet ont déjà été menés, en 2005-2006 et en 2013 – celui-ci dans un climat de tension extrême qui a empêché son déroulement normal –, sans remettre en cause le projet de stockage profond.
Un débat supplémentaire peut-il changer la donne et ouvrir la voie à d’autres options ? Formellement, M. Lecornu assure que tout est possible : « Si, demain, les scientifiques lèvent le doigt pour dire qu’ils ont trouvé la solution miracle, on avisera. » Mais, ajoute-t-il aussitôt en reprenant une formule de Nicolas Hulot, « pour l’instant, la solution de l’enfouissement est la moins mauvaise ». Sauf « miracle » donc, il n’est pas question d’alternative.
Le processus de concertation mis en place...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ La journaliste Mathilde Golla a arpenté les marchés de producteurs et les épiceries coopératives, testé une Association pour le maintien d’une agriculture paysanne et les paniers recettes, dont elle a tiré un guide pratique.
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Comment vivre 100 jours sans supermarché ?

La journaliste Mathilde Golla a arpenté les marchés de producteurs et les épiceries coopératives, testé une Association pour le maintien d’une agriculture paysanne et les paniers recettes, dont elle a tiré un guide pratique.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 11h45
    |

            Audrey Garric








                        



                                


                            

Le livre. Elle a passé cent jours sans mettre un pied dans un supermarché. A la place, la journaliste du Figaro Mathilde Golla a arpenté les marchés de producteurs, les épiceries coopératives et autres potagers urbains, a adhéré à une Association pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap) et a testé la cueillette en plein champ. Elle a tiré de ce défi, réalisé en février 2016, un guide pratique qui vient de paraître aux éditions Flammarion.
Tout débute par une rencontre, celle d’un éleveur normand qui décide d’arrêter son activité faute de continuer à en vivre. Une situation loin d’être isolée. « En France, un agriculteur sur cinq perd de l’argent, tandis qu’un sur trois gagne moins de 350 euros par mois », rappelle la journaliste de 37 ans, spécialisée en économie. Car en dix ans, les paysans ont perdu plus de 30 % de plus-value au profit des transformateurs et des distributeurs. Et Mathilde Golla d’interroger : les circuits courts – des produits agricoles commercialisés en vente directe ou avec un seul intermédiaire – peuvent-ils être le « salut d’une agriculture aux abois » ?

Avec l’aide des internautes, la journaliste se lance alors dans une aventure pavée de bonnes intentions et de produits frais et locaux. Elle se fixe des règles : boycotter les grandes surfaces et petites supérettes, y compris bio, et éviter les commerces de bouche. Côté nourriture, l’auteure traque les petits producteurs sur les marchés mais aussi via des structures qui essaiment partout en France : La Ruche qui dit oui – forte de ses 1 300 points de distribution –, le Comptoir local – qui livre chez les consommateurs des produits frais et de saison provenant d’Ile-de-France –, Okadran ou Poiscaille – vente directe de viande et de poisson.
Investissement en temps
Elle teste également les paniers recettes (Foodette, Quitoque, Les Commis, etc.), les épiceries tenues par les adhérents (La Louve, Supercoop,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Editorial. En insistant pour pérenniser la piétonnisation des berges sur la rive droite de la Seine, la maire de Paris ouvre la voie dans le combat des villes contre la pollution.
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Pollution : Anne Hidalgo va dans le bon sens

Editorial. En insistant pour pérenniser la piétonnisation des berges sur la rive droite de la Seine, la maire de Paris ouvre la voie dans le combat des villes contre la pollution.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 14h45
   





                        


Editorial du « Monde ». C’est la nouvelle bataille de Paris. Le sujet est à ne surtout pas aborder dans un taxi. L’objet de la querelle ? Ces 3 300 mètres de quais sur la rive droite de la Seine, qui hystérisent la vie parisienne depuis leur fermeture à la circulation automobile, en octobre 2016. Un rassemblement est organisé samedi 10 mars là où Paris Plages déploie ses transats l’été, avec comme cri de ralliement : « Des poussettes contre la pollution ! Non au retour des voitures ! »
Car le vrombissement des moteurs thermiques menace de chasser les promeneurs de ce tronçon de la voie Georges-Pompidou, cette autoroute urbaine traversant la capitale d’ouest en est. Le tribunal administratif de Paris a annulé la fermeture des voies sur berges le 21 février, au motif que l’étude d’impact environnemental comportait « des inexactitudes, des omissions et des insuffisances ».
Cette décision a obligé Anne Hidalgo à prendre un nouvel arrêté, le 8 mars. Pour éviter qu’il soit à son tour rejeté, la Mairie de Paris a soigneusement gommé toute référence à un objectif de réduction de la pollution atmosphérique ou de santé publique, se contentant d’invoquer la valorisation patrimoniale d’un site hautement touristique.
2 500 morts prématurées
Les voies sur berges, au centre de toutes les crispations, ne représentent que 0,16 % du kilométrage francilien. Mais leur fermeture s’inscrit dans une politique plus large de restriction de la place de la voiture dans la cité. Paris n’est pas la première ville du monde, ni de France, à s’attaquer à ce chantier. Bordeaux et Lyon ont achevé il y a bien longtemps leur reconquête des quais de la Garonne et du Rhône.
Mme Hidalgo a voulu aller plus loin, en instaurant les fameuses vignettes Crit’Air pour bannir progressivement les véhicules les plus polluants. D’ici à 2024, année où Paris accueillera les Jeux olympiques, les diesels ne pourront plus y circuler. En 2030, ce sera au tour des voitures à l’essence. Dans ce combat contre la pollution, la maire de Paris n’avance pas à contresens, elle ouvre la voie. Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire, veut en finir avec le moteur thermique à l’échelle du pays à l’horizon 2040. Certaines villes d’Allemagne, comme Stuttgart, berceau de Porsche et de Mercedes, envisagent même désormais de barrer leurs rues au diesel.

        Lire aussi.
         

          Voies sur berge à Paris : le nouvel arrêté ne se réfère plus à la réduction de la pollution



Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France, a beau critiquer la « méthode autoritaire » de sa rivale politique, Mme Hidalgo a raison de viser les véhicules polluants. Question de santé publique. Un Parisien sur deux est surexposé au dioxyde d’azote, majoritairement émis par le trafic routier. Des dépassements qui concernent également d’autres agglomérations et valent à la France d’être sous la menace d’un renvoi devant la Cour de justice de l’Union européenne. Les rejets de gaz toxiques sont responsables d’environ 48 000 morts prématurées en France chaque année, dont 2 500 à Paris.
Reste tous ces automobilistes désorientés que l’Etat a, pendant des décennies, incités à investir dans le diesel. Les alternatives font encore défaut. Les modèles électriques ou hybrides restent chers. Le changement d’opérateur des vélos en libre-service tourne à l’accident industriel. Les métros et RER sont en surchauffe.
L’Allemagne, qui est aussi dans le collimateur de Bruxelles, envisage la gratuité des transports en commun dans certaines villes. A Paris, cette mesure a déjà été expérimentée lors des pics de pollution. Valérie Pécresse y a mis fin. A la gratuité, pas aux pics.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Aux Etats-Unis comme en France, cette tendance pour le don d’organes avec donneur vivant ne dépend pas seulement de la générosité mais aussi de paramètres médicaux et socio-économiques.
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Article sélectionné dans La Matinale du 08/03/2018
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Don d’organes : les femmes donnent davantage leur rein que les hommes

Aux Etats-Unis comme en France, cette tendance pour le don d’organes avec donneur vivant ne dépend pas seulement de la générosité mais aussi de paramètres médicaux et socio-économiques.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 07h46
    |

            Paul Benkimoun








                        


S’il est de nombreux domaines où les femmes sont encore tenues dans une position inférieure à celle des hommes, il en est d’autres où elles les devancent souvent. C’est entre autres le cas pour ce geste généreux qu’est le don d’organes avec donneur vivant, tout au moins s’agissant du rein.
Jagbir Gill (Université de Colombie britannique, Vancouver) et ses collègues ont publié, jeudi 8 mars, dans le Journal of the American Society of Nephrology, les tendances pour le don de rein aux Etats-Unis. Une fois les corrections statistiques apportées afin d’éliminer les biais possibles, il apparaît que la fréquence de don d’un rein est supérieure de 44 % chez les femmes par rapport aux hommes.
L’équipe de chercheurs canadiens a travaillé à partir des registres de transplantation et de recensement de la population aux Etats-Unis, en se concentrant sur deux paramètres : le sexe et le revenu. Entre 2005 et 2015, le taux non corrigé de don de rein aux Etats-Unis pour les femmes et pour les hommes est respectivement de 30,1 et de 19,3 par million d’habitants. Et si la tendance reste stable pour les femmes (– 5 %), le don émanant d’un donneur masculin est en diminution au cours de la décennie 2005-2015 (– 25 %), ce qui accroît d’autant les différences.
Prédominance féminine ancienne
De même, si pour les deux sexes, le taux de don de rein reste plus stable parmi les individus ayant les revenus les plus élevés que chez ceux possédant les plus faibles, la diminution de l’acte de don est plus spectaculaire pour les hommes ayant des bas revenus. L’impact du niveau de revenu est donc plus prononcé chez les hommes. Cela pourrait notamment s’expliquer par la situation aux Etats-Unis où, contrairement à d’autres pays, notamment la France, être donneur d’organe implique pour le volontaire des coûts importants qui peuvent être lourds à supporter, voire être dissuasifs.
En France, l’Agence de la biomédecine, qui suit l’activité du don d’organes et des greffes, précise que pour les greffés rénaux à partir de donneur vivant entre 2013 et 2017, les femmes représentent 62 % des donneurs et 34 % des receveurs. Une répartition que l’on ne retrouve pas pour le don de foie du vivant où les femmes constituent 41 % des donneurs et 46 % des receveurs.
« Malgré la prédominance de femmes qui donnent, nous ne pouvons pas forcément en déduire, sans étude plus approfondie, que les hommes sont moins candidats au don du vivant. En effet, pour pouvoir être éligible au don, les candidats doivent répondre à des critères de compatibilité médicale, avoir un très bon état de santé, passer devant un comité spécialisé et devant le tribunal de grande instance. Autant d’étapes qui ne relèvent pas que de la “volonté de donner” », précise-t-on à l’Agence de la biomédecine.
En effet, dans le don d’organe avec donneur vivant, il ne s’agit pas seulement d’une question de générosité. Dans un éditorial qui accompagne la publication de Jagbir Gill et de ses collègues, deux auteurs, Arthur Matas (Université du Minnesota) et Rebecca Hays (Université du Wisconsin), pointent les différents facteurs concourant à ces tendances aux Etats-Unis. La prédominance féminine parmi les donneurs est ancienne, soulignent-ils.
Semaine nationale de mobilisation
« La disparité est vraisemblablement multifactorielle et inclut des taux plus élevés de maladie rénale au stade terminal chez les hommes (ce qui fait que les membres de la famille non touchés ont plus de chances d’être des femmes) et des différences selon le sexe dans les taux de maladies concomitantes (par exemple l’hypertension artérielle), ce qui limite les volontaires pour le don », détaille l’éditorial.
Cependant, le paramètre du sexe demeure important, comme le montre la treizième Semaine nationale de mobilisation pour le don de moelle osseuse, qu’organise du 10 au 18 mars l’Agence de la biomédecine. L’Agence dit « “Bravo et merci” à tous ceux qui ont pris le temps de s’inscrire comme donneurs de moelle osseuse pour, peut-être un jour, sauver des vies. En effet, la moelle osseuse a un rôle vital dans le fonctionnement du corps humain : elle est à l’origine de la production des cellules sanguines ».
L’Agence précise qu’en « 2017, ils étaient 20 866 nouveaux inscrits sur le registre français, dont seulement 35 % d’hommes. Encourager le plus grand nombre d’hommes à devenir donneurs de moelle osseuse, c’est l’objectif prioritaire de cette nouvelle campagne ! » L’intérêt des dons de moelle osseuse masculin réside dans le fait qu’ils ne risquent pas de contenir des anticorps fréquemment produits chez les femmes au cours d’une grossesse et donc d’offrir plus de compatibilité en vue d’une greffe.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Les permis, qui seront accordés au « cas par cas », mettent fin à une interdiction prise par Obama et contredisent des déclarations publiques de Trump.
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Les Etats-Unis autorisent de nouveau l’importation de trophées de chasse à l’éléphant et au lion

Les permis, qui seront accordés au « cas par cas », mettent fin à une interdiction prise par Obama et contredisent des déclarations publiques de Trump.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 23h46
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 09h01
    |

            Audrey Garric








                        



   


La chasse aux trophées va-t-elle être relancée par l’administration américaine ? La question est ouverte alors que les Etats-Unis ont discrètement réautorisé les chasseurs à importer sur le territoire américain des morceaux de gros gibier, notamment des défenses d’éléphants et des peaux de lion, tués dans certains pays africains.
Les permis, qui seront accordés au « cas par cas », mettent fin à une interdiction prise par Barack Obama en 2014 d’importer des défenses, des oreilles ou encore des queues de pachydermes abattus au Zimbabwe et en Zambie, et contredisent des déclarations publiques de Donald Trump, qui s’était déclaré favorable, en novembre 2017, aux restrictions mises en place par son prédécesseur.
Tout a commencé il y a près de quatre mois, quand l’US Fish and Wildlife Service (FWS), l’organisme fédéral qui s’occupe de la gestion et la préservation de la faune aux Etats-Unis, a déclaré qu’il autoriserait à nouveau l’importation de trophées de chasse à l’éléphant tués au Zimbabwe et en Zambie. Une telle mesure est de fait permise par la loi américaine sur les espèces en danger (Endangered Species Act), à condition d’apporter la preuve que la chasse, par les fonds qu’elle génère – jusqu’à 50 000 dollars (40 600 euros) pour un éléphant ou un lion –, bénéficie à la conservation des espèces.
La mesure avait alors suscité une levée de boucliers de la part des associations de défense des animaux. Une photo du fils aîné du président posant couteau et queue d’éléphant en mains, à côté d’une carcasse, avait circulé sur les réseaux sociaux, renforçant l’indignation de l’opinion publique.

Donald #Trump Jr shows him holding the amputated tail of a dead #elephant https://t.co/F2JlvlxWYz— aprnews (@APR news)


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De quoi pousser Donald Trump à intervenir rapidement sur Twitter. « Il sera très difficile de me faire changer d’avis que ce spectacle d’horreur aide de quelque façon que ce soit à la conservation des éléphants ou de tout autre animal », déclarait-il le 19 novembre 2017, gelant la disposition jusqu’à nouvel ordre.

Big-game trophy decision will be announced next week but will be very hard pressed to change my mind that this horr… https://t.co/HgHgIVikj3— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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        Lire aussi :
         

                Donald Trump recule sur les importations de trophées d’éléphants



Examens « au cas par cas »
Mais le 1er mars, l’agence supervisée par le secrétaire à l’intérieur Ryan Zinke, lui-même mordu de chasse, a publié une note officielle confirmant la levée de l’interdiction prise par Obama. Elle élargit par ailleurs cette mesure aux trophées de pachydermes, de lions et de blesboks (un type d’antilope) chassés dans six pays – le Zimbabwe, la Zambie, la Tanzanie, l’Afrique du Sud, le Botswana et la Namibie.
Selon les autorités, cette nouvelle politique ne signifie pas que tous les trophées seront automatiquement autorisés à l’importation. Les demandes seront examinées au « cas par cas » en fonction de « critères de conservation des espèces », assurent-elles. Auparavant, l’ensemble des importations d’une espèce en provenance d’un pays étaient autorisées ou interdites après une évaluation scientifique.
La note du FWS justifie ce revirement par une décision de justice, rendue en décembre 2017 par la cour d’appel des Etats-Unis pour le circuit du district de Columbia. Faisant suite à une plainte du Safari Club International, une organisation internationale de chasseurs, et de la National Rifle Association, le puissant lobby américain des armes, elle concluait que le FWS n’avait pas suivi les procédures réglementaires pour mettre en œuvre les interdictions prises par Obama. Mercredi 7 mars, le service de presse de la Maison Blanche a indiqué que la nouvelle réglementation du FWS « est une réponse à cette décision de justice » tout en précisant que « la position du président Trump reste la même ».
Crainte d’une hausse de la chasse
« C’est un pas dans la bonne direction, juge Richard Parsons, le directeur général du Safari Club International, cité par le New York Times. Bien que certaines personnes aient un dégoût pour la chasse, en Afrique australe ça marche et c’est très positif pour la conservation de la vie sauvage. » 
Un argument que réfutent les associations de protection animale, qui craignent que ce revirement n’augmente les importations de trophées et la chasse elle-même. « Les Etats-Unis sont le premier marché d’importation de trophées au monde, et comme il devient de plus en plus difficile pour les Américains de les rapporter, la chasse elle-même a décliné en Afrique. Nous avons vu des organisateurs stopper leurs opérations au Zimbabwe et en Tanzanie parce qu’elles ne sont plus économiquement viables, explique Masha Kalinina, spécialiste du commerce international à l’ONG Humane Society International. La nouvelle décision du FWS risque au contraire de les relancer. »
Entre 2013 et 2017, les parties de 1 261 éléphants ont été importées aux Etats-Unis, soit 252 par an en moyenne, selon les calculs de Humane Society International réalisés à partir de la base de données de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites). Le Zimbabwe était le premier fournisseur – malgré un arrêt à partir de 2016 quand est entrée en vigueur l’interdiction d’Obama. Sur la même période, les Américains ont importé des trophées correspondant à 2 526 lions et 317 blesboks sauvages et élevés en captivité, essentiellement depuis l’Afrique du Sud.
Manque de transparence
Masha Kalinina souligne en outre le manque de transparence dans lequel seront prises les autorisations d’importation. « Le grand public, les associations ou les entreprises d’écotourisme n’auront aucune explication sur les raisons pour lesquelles certaines importations sont autorisées, à moins de déposer une requête via le Freedom of Information Act, ce qui est extrêmement long et fastidieux. »
Le plus grand mammifère terrestre du monde, l’éléphant d’Afrique, a vu ses effectifs chuter de plus d’un tiers entre 2007 et 2014, pour atteindre 415 000 individus, sous l’effet de la destruction et de la fragmentation de son habitat naturel mais surtout du braconnage. Les mêmes menaces pèsent sur les lions, dont les deux tiers ont disparu au cours des cinquante dernières années, pour atteindre 32 000 individus.
La question de la chasse aux trophées, légale dans une trentaine de pays africains, divise davantage les experts. Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature, cette activité peut être un outil de conservation comme une menace pour les espèces selon la manière dont elle est gérée et régulée.
L’organisation estime que ce secteur, qui rapporte 200 millions de dollars par an, peut financer des gardes pour protéger la faune sauvage. Mais souvent, la majorité des fonds n’atteint jamais les communautés locales – entre 3 % et 5 % seulement – ne les incitant pas à arrêter le braconnage et le développement des zones agricoles.
Par ailleurs, les quotas fixés – pour les lions – sont régulièrement trop élevés, non respectés ou visent des animaux trop jeunes, selon une étude scientifique publiée dans PLOS ONE en 2013. De quoi faire dire aux ONG qu’il y a d’autres moyens de conserver les espèces que de les tuer.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ De larges taches de guano repérées sur des images satellitaires de la NASA ont permis de localiser plus d’1,5 million de manchots dans l’Antarctique.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Une coalition internationale annonce un investissement de 37 millions de dollars pour financer les essais cliniques d’un futur vaccin.
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La fièvre de Lassa, maladie proche d’Ebola, se répand au Nigeria

Une coalition internationale annonce un investissement de 37 millions de dollars pour financer les essais cliniques d’un futur vaccin.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 12h47
    |

            Chloé Hecketsweiler








                        



                                


                            

La lutte contre les virus émergents s’accélère. Créée en 2017 à la suite de l’épidémie d’Ebola, la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations (CEPI) a annoncé, mercredi 7 mars, un premier investissement de 37 millions de dollars (30 millions d’euros) dans deux candidats vaccins contre la fièvre de Lassa et le virus MERS. Cet argent alloué à la biotech autrichienne Themis doit financer les deux premières phases d’essais cliniques.
La coalition, qui réunit Etats, organisations internationales, instituts de recherche et laboratoires pharmaceutiques a déjà levé 630 millions de dollars avec l’ambition d’accélérer le développement de nouveaux vaccins. Issu des découvertes de l’Institut Pasteur, celui contre la fièvre Lassa est une priorité car cette maladie aux symptômes proches d’Ebola a fait 72 morts depuis le début de l’année au Nigeria, a indiqué récemment l’Organisation mondiale de la santé (OMS) – parlant de « record » –, tandis que les autorités sanitaires du pays annoncent désormais un bilan de 110 morts.
Les moyens du bord
Selon ces dernières, le nombre de personnes infectées s’élève à 353 en 2018, contre 143 sur l’ensemble de 2017. « On est sur un taux de transmission interhumain bien plus faible qu’Ebola, donc il est peu probable que l’épidémie s’accentue de façon exponentielle. Mais c’est préoccupant car plus le nombre de cas est élevé, plus on a du mal à limiter les contacts et plus l’épidémie sera difficile à contenir », estime Sylvain Baize, spécialiste des fièvres hémorragiques à l’Institut Pasteur, dont l’équipe est à l’origine du candidat vaccin contre Lassa. Transmise à l’homme par des rongeurs, la fièvre de Lassa est endémique dans plusieurs pays d’Afrique occidentale dont le Bénin, le Ghana, le Mali, la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone. Au Nigeria, la majorité des cas ont été diagnostiqués dans le sud, dans les Etats d’Edo, d’Ondo et d’Ebony.
L’hôpital d’Irrua...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Le texte qui entre en vigueur jeudi, deux semaines après l’annulation par le tribunal administratif de la fermeture à la circulation automobile des voies sur berge, s’appuie sur la valorisation du patrimoine.
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Article sélectionné dans La Matinale du 07/03/2018
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Voies sur berge à Paris : le nouvel arrêté ne se réfère plus à la réduction de la pollution

Le texte qui entre en vigueur jeudi, deux semaines après l’annulation par le tribunal administratif de la fermeture à la circulation automobile des voies sur berge, s’appuie sur la valorisation du patrimoine.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
08.03.2018 à 11h02
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


Deux semaines après l’annulation par le tribunal administratif de la fermeture à la circulation des voies sur berge, la maire de Paris, Anne Hidalgo, vient de signer un nouvel arrêté afin de pérenniser l’une de ses mesures les plus emblématiques et aussi les plus contestées. Le texte, auquel Le Monde a eu accès, est entré en vigueur jeudi 8 mars en même temps que son affichage dans les mairies d’arrondissement.
Contrairement à l’arrêté d’octobre 2016 retoqué par le tribunal, le nouveau texte ne fait plus référence à un quelconque objectif de « réduction des émissions de polluants atmosphériques et d’amélioration de la santé publique », le grand motif invoqué par Mme Hidalgo pour justifier la piétonnisation de ces 3,3 kilomètres de quais sur la rive droite de la Seine.
Les juristes qui l’ont concocté se fondent cette fois uniquement sur des arguments patrimoniaux et touristiques. Ainsi, « l’interdiction de circulation des véhicules à moteur sur les quais bas des berges de la Seine contribue à préserver l’authenticité et l’intégrité du bien classé [au patrimoine mondial] », stipule le texte. Il considère que la circulation « compromet également la valorisation du site à des fins esthétiques et touristiques ».
L’arrêté emprunte les chemins du guide touristique lorsqu’il estime que l’interdiction de la circulation est « nécessaire à la mise en valeur du site, en permettant de déambuler le long de la Seine, sans interruption et en longeant les monuments les plus fréquentés de Paris avec une perspective visuelle inédite ». Il s’aventure même sur le terrain de la sensorialité, considérant qu’« une voie sans circulation de véhicules à moteur (…) dans le cœur de Paris, offre la possibilité de retrouver un accès direct au fleuve, de profiter d’un contact avec l’eau au cœur du milieu urbain dense et de disposer d’un îlot de fraîcheur unique par son échelle ».
Plus de considérations environnementales
« Cet arrêté ne vise pas à contourner la décision du tribunal, il en tire les conséquences et s’y adapte », explique-t-on à la mairie. Il n’empêche, en gommant toute référence à des considérations environnementales, la mairie s’évite le passage par une nouvelle étude d’impact dont les juges avaient estimé qu’elle comportait « des inexactitudes, des omissions et des insuffisances ».
Faut-il y voir un reniement ou un renoncement dans la politique de lutte contre la pollution de l’air à Paris ? « Absolument pas », assure-t-on à l’Hôtel De Ville. Dans l’entourage d’Anne Hidalgo, on regrette surtout que « le code de l’environnement ait été utilisé pour contester un projet qui a mis fin à une autoroute urbaine ».
Un avis partagé par l’ancienne ministre de l’environnement Corinne Lepage : « c’est dommage que le droit de l’environnement se retourne contre des projets qui vont précisément dans le sens de la protection de l’environnement et du long terme ». L’avocate dresse un parallèle avec le retard pris en France dans le développement de l’éolien : « On a eu le même problème avec l’éolien où le droit de l’environnement a été utilisé pour s’opposer à des projets car on estimait qu’ils portaient atteinte au paysage. » Pour Mme Lepage, « il y a une réflexion à mener pour donner des priorités car aujourd’hui le droit est pensé pour le court terme et non pour le long terme ».
55 % des Parisiens pour le maintien de la piétonnisation
La Mairie de Paris, elle, a jusqu’au 21 mai pour faire appel du jugement. D’ici-là, elle compte sur le soutien des Parisiens. Un sondage commandé à Ipsos et réalisé auprès de 1 000 personnes entre le 2 et le 6 mars montre ainsi que 55 % des Parisiens sont pour le maintien de la piétonnisation des berges et que 66 % sont favorables à la politique de réduction de la place de la voiture pour lutter contre la pollution.
Une partie d’entre eux a décidé de se mobiliser. L’association Respire et plusieurs collectifs appellent à un grand rassemblement samedi 10 mars sur les quais avec comme cri de ralliement « Des poussettes contre la pollution. Non au retour des voitures ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Le site de Bure a été choisi pour accueillir un laboratoire souterrain qui doit préparer l’enfouissement à 500 mètres sous terre des déchets nucléaires les plus radioactifs ou à vie longue du parc français.
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Bure : un « débat national » sur la gestion des déchets nucléaires à la fin de l’année

Le site de Bure a été choisi pour accueillir un laboratoire souterrain qui doit préparer l’enfouissement à 500 mètres sous terre des déchets nucléaires les plus radioactifs ou à vie longue du parc français.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 19h54
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 20h12
   





                        


Un « débat national » se tiendra entre septembre et décembre sur la gestion des déchets nucléaires, qui sont pour l’instant destinés à être enfouis sur le site de Bure (Meuse), a annoncé, mercredi 7 mars, le secrétaire d’Etat à la transition écologique, Sébastien Lecornu.
Cette concertation, organisée sous l’égide de la Commission nationale du débat public, comprendra aussi la mise en place « d’ici l’été » d’un centre de ressources en ligne ouvert au public et d’une « instance de dialogue » d’experts, ne signifie pas l’arrêt du processus en cours à Bure, a précisé M. Lecornu. Mais « à projet hors norme, il est normal que la concertation soit hors norme », a-t-il dit.
« Nous souhaitons que le public local soit associé à ce débat, mais aussi l’opinion publique nationale », a déclaré Sébastien Lecornu à la presse au terme d’une réunion avec les acteurs, notamment les élus, concernés.
Un projet très contesté, notamment par des militants écologistes
Le projet demeure contesté par des militants écologistes, dont certains ont occupé le site, devenu temporairement une zone à défendre (ZAD), à l’image de Notre-Dame-des-Landes, avant d’en être délogés par la force jeudi 22 février.
Dimanche 4 mars, un gendarme et trois opposants au projet d’enfouissement des déchets ont été légèrement blessés lors de brefs affrontements aux abords du bois Lejuc, selon la préfecture.
Le calendrier de réalisation des travaux est encore long puisque la demande de déclaration d’utilité publique doit être déposée en 2019 et sera validée en théorie aux alentours de 2022, la phase pilote ne devant commencer qu’en 2025 environ.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Ces derniers jours, plusieurs internautes ont affirmé que les chutes de neige étaient liées à un étrange complot, pseudo-démonstrations à l’appui.
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