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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Grâce à leur victoire contre l’Écosse (28-8), les Irlandais ne sont plus qu’à une victoire du troisième Grand Chelem de leur histoire.
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Tournoi des six nations : l’Irlande bat l’Écosse et se rapproche du Grand Chelem

Grâce à leur victoire contre l’Écosse (28-8), les Irlandais ne sont plus qu’à une victoire du troisième Grand Chelem de leur histoire.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 17h37
   





                        



   


L’Irlande a fait un pas de plus vers la victoire finale et le Grand Chelem en dominant l’Écosse avec le bonus offensif (28-8), samedi à Dublin, lors de la 4ᵉ journée du Tournoi des six nations.
Le XV du Trèfle, territorialement dominé en première période, a attendu l’interception de Jacob Stockdale pour prendre les devants au tableau d’affichage (22ᵉ, 7-3) puis son doublé en bout de ligne juste avant la pause (40+1ᵉ, 14-3) alors que Greig Laidlaw avait ouvert le score sur pénalité (13ᵉ, 0-3). Souvent dans le camp irlandais, le XV du Chardon repartait bredouille à chaque fois.
L’Irlande a ensuite tué tout suspense avec un nouvel essai de Conor Murray (46ᵉ, 21-3) avant que Blair Kinghorn ne sauve l’honneur du XV du Chardon (52ᵉ, 21-8). Sean Cronin signait l’essai du bonus offensif à la 69ᵉ en se sortant au ras d’un ballon porté (28-8, 70ᵉ).
La balle est désormais dans le camp des Anglais : s’ils ne battent pas la France avec le bonus un peu plus tard samedi 10 mars, les Irlandais seront assurés de remporter l’édition 2018.

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Pour le Grand Chelem, il faudra aller s’imposer à Twickenham samedi prochain lors de la dernière journée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Après leur victoire poussive contre l’Italie, l’équipe de France de rugby reçoit le XV de la Rose, vainqueur des deux dernières éditions du Tournoi des six nations.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Les Français Anaïs Chevalier et Antonin Guigonnat se sont imposés en Finlande devant les duos autrichien et norvégien.
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Coupe du monde de biathlon : sans Fourcade, la France remporte le relais mixte simple de Kontiolahti

Les Français Anaïs Chevalier et Antonin Guigonnat se sont imposés en Finlande devant les duos autrichien et norvégien.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 14h52
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 14h54
   





                        



   


Le duo français composé d’Anaïs Chevalier et d’Antonin Guigonnat a remporté samedi 10 mars le relais mixte simple de Kontiolahti (Finlande), comptant pour la Coupe du monde de biathlon. Privés du quintuple champion olympique Martin Fourcade, victime d’une gastro-entérite, les Français ont devancé les Autrichiens (Lisa Hauser, Julian Eberhard) et les Norvégiens (Marte Olsbu, Johannes Boe).
Après un départ compliqué (quatre balles ratées sur les quinze premiers tirs), le succès français s’est dessiné à la mi-course, à partir du troisième relais assuré par Anaïs Chevalier. Auteure d’un 10/10 à la carabine, la biathlète a réussi à faire basculer la France en tête. Antonin Guigonnat a réussi ensuite à tenir le coup avec notamment un dernier tir debout magnifique (5/5), qui lui a permis de résister au retour du Norvégien Johannes Boe et de l’Autrichien Julian Eberhard.
Ce relais mixte simple sera suivi d’un relais mixte (départ à 16h45, avec Marie Dorin-Habert, Anaïs Bescond, Simon Desthieux et Quentin Fillon-Maillet pour la France), dont les Bleus sont champions olympiques en titre. Le petit Globe de la spécialité sera décerné à l’issue de cette course.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Il n’entrait pas dans les plans de Guy Novès, il est devenu un cadre de Jacques Brunel. Résistera-t-il à l’épreuve de l’Angleterre samedi au Stade de France ?
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Tournoi des six nations : Mathieu Bastareaud, le retour en grâce d’un joueur qui fait débat

Il n’entrait pas dans les plans de Guy Novès, il est devenu un cadre de Jacques Brunel. Résistera-t-il à l’épreuve de l’Angleterre samedi au Stade de France ?



Le Monde
 |    10.03.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 15h53
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


C’est le président qui le laisse entendre. Ce XV de France serait un repère de soldats inconnus, de bleusailles et d’espoirs qui n’en ont parfois plus l’âge ni vraiment le potentiel. « Aujourd’hui, les gens parlent encore de Chabal, de Michalak, de Dominici mais on ne parle pas des joueurs de l’équipe de France actuelle », déplorait Bernard Laporte au lendemain de son élection à la tête de la FFR.
Un an plus tard, les Bleus perdent toujours (sauf quand ils croisent la route d’une Italie compatissante) et la notoriété de leurs joueurs plafonne encore. A la question « pouvez-vous citer au moins trois joueurs de l’équipe de France de rugby ? », il est à parier que le nom de Mathieu Bastareaud revienne en tête de liste. Une histoire d’ancienneté, de charisme, de table basse mais aussi de performances sportives.

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Excellent avec son club de Toulon, le trois-quarts centre a effectué un retour pétaradant contre l’Italie lors de la troisième journée de ce Tournoi des six nations (victoire 34-17). Dans une équipe qui donne le sentiment d’avoir peur de son ombre (et même du Japon), Bastareaud rassure, surtout avant d’affronter l’Angleterre, samedi (17 h 45) au Stade de France. On connaissait le plaqueur féroce, le gratteur de ballon, le bulldozer de défense, on a aussi découvert que le garçon était accessoirement un bon joueur de rugby.
En une soirée, le centre qu’on disait pataud et dépassé lors de la dernière Coupe du monde a été paré de toutes les qualités. Pour un peu, on lui prêterait les jambes de Philippe Sella, la dextérité de Didier Codorniou et une taille mannequin. « Depuis son arrivée, Mathieu est un repère fort de notre équipe, vantait jeudi le sélectionneur Jacques Brunel. Toutes les équipes ont besoin de ces points forts à travers une personnalité. Il est devenu quelqu’un d’important. » 
« Comme si la France découvrait son Jonah Lomu »
A 29 ans, Mathieu Bastareaud ferait-il enfin l’unanimité, lui, le joueur segmentant par définition ? Cette querelle esthétique dure depuis presque dix ans et ses débuts internationaux avec d’un côté les pragmatiques qui vantent la puissance de ce précieux gagne-terrain, et de l’autre les derniers romantiques pour qui il reste un coffre à ballons, doublé de l’incarnation d’un reniement à une certaine idée du rugby français. On grossit le trait, mais il est souvent question de caricatures avec Bastareaud et ses 120 kg fluctuants. « Quand il est apparu, c’est un peu comme si la France découvrait son Jonah Lomu », explique au Guardian David Ellis, l’ancien spécialiste (anglais) de la défense du XV de France. Un commentaire qui en dit beaucoup sur l’attente que Bastareaud suscite depuis ses débuts. Qui d’autre a été convoqué en équipe de France (par un Bernard Laporte encore sélectionneur) alors qu’il barbotait encore dans le petit bassin de la Fédérale 1 à Massy à l’été 2007 ?
Blessé, l’intéressé avait raté la tournée néo-zélandaise mais depuis il doit composer avec l’attente suscitée par son profil hors norme à son poste. « Les gens ont toujours vu en moi un potentiel et m’en ont toujours fait part. Même dans les catégories de jeunes [à Créteil-Choisy, puis à Massy], on s’attendait à ce que je fasse gagner l’équipe. Donc, mine de rien, c’est de la pression », avouait au Monde le natif de Créteil en 2015. Longtemps, Bastareaud ne s’est pas couché de bonne heure. L’insomnie était la compagne de ce grand anxieux et les jeux vidéo un dérivatif à ses nuits blanches. « J’ai déjà eu neuf vies dans le rugby, comme dans Super Mario », expliquait avec humour ce garçon dont la subtilité tranche avec sa carrure.
Les Anglais se méfient de lui
Dans sa nouvelle vie, Mathieu Bastareaud dort mieux et aurait trouvé la sérénité en dehors du terrain selon ses proches. Indésirable quand Guy Novès promettait « le grand soir », il opère un nouveau retour en grâce avec un Jacques Brunel qui propose du pragmatisme comme plat unique. Un retour différé voire compromis dans un premier temps. Coupable d’avoir traité l’Italien Sebastian Negri de « putain de pédé » lors d’un match de Coupe d’Europe avec Toulon, le centre avait été suspendu pour l’ouverture du Tournoi contre l’Irlande, puis non retenu face à l’Ecosse histoire de respecter un certain délai de décence.
Depuis, le coupable a présenté ses plates excuses sur les réseaux sociaux et auprès de Negri lors du match face à l’Italie à Marseille. Au Vélodrome, Bastareaud a prouvé aussi qu’il avait apporté quelques variations à sa palette technique. Comme avec le RCT, il a fait jouer derrière lui avec des passes au contact (les fameux offload) et enfilé les habits de patron des lignes arrières. Mais ce n’était que l’Italie, une sélection qui ignore le concept de victoire dans le Tournoi depuis trois ans et un match avec une intensité toute relative. Un rugby de route départementale quand l’Angleterre va proposer un rythme d’autoroute. Et même s’il a progressé dans ces domaines, Mathieu Bastareaud n’est pas devenu en une nuit marseillaise le centre le plus mobile et endurant.

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Mais le Toulonnais a au moins le mérite de susciter le respect et même une certaine crainte chez les Anglais à l’approche du crunch. « Il n’a pas le physique classique d’un trois-quarts centre, mais il est très efficace dans ce qu’il fait, observe son vis-à-vis du XV de la Rose, Jonathan Joseph. Il récupère beaucoup de ballons, il a un gros physique et il est très différent des joueurs qu’on a l’habitude d’affronter. » Cette différence, Mathieu Bastareaud a fini par l’intégrer avec le temps. « J’assume d’être atypique », disait-il au moment de la sortie de son autobiographie Tête haute en 2015. Atypique, attachant et enfin incontournable ? C’est encore à voir. Les vérités d’un match ne sont pas souvent celles du suivant. Surtout avec une équipe qui en perd en moyenne sept sur dix depuis un an.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Le premier ministre s’apprête à signer les statuts constitutifs du groupement d’intérêt public qui organisera la compétition en France.
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Coupe du monde de rugby 2023 : le calcul risqué de la Fédération avec les villes hôtes

Le premier ministre s’apprête à signer les statuts constitutifs du groupement d’intérêt public qui organisera la compétition en France.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 10h51
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 17h33
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Mieux vaut un peu tard que jamais. Le premier ministre, Edouard Philippe, va enfin signer les statuts constitutifs du groupement d’intérêt public (GIP) qui organisera en France la Coupe du monde 2023 de rugby. Signature prévue samedi 10 mars après-midi à Saint-Denis, en préambule du match France-Angleterre, dans l’auditorium du Stade de France. A ses côtés, Bernard Laporte, président de la Fédération française de rugby (FFR), et Jean-Michel Brun, secrétaire général du Comité national olympique.
La FFR s’était engagée auprès de la Fédération internationale, World Rugby, à constituer un GIP « dans les 90 jours » suivant sa désignation comme future hôte. Il aura finalement fallu en attendre 115. Et encore : le GIP ne devrait réellement être constitué qu’à partir d’avril, le temps de fixer son premier conseil d’administration qui déterminera l’identité précise de ses membres.
Pourquoi ce retard ? L’Etat a demandé auprès de World Rugby un délai supplémentaire pour vérifier quelques premiers éléments : sur les futurs principes de gouvernance du GIP, mais aussi sur la garantie financière très substantielle que l’Etat a dû fournir à la hâte, par l’intermédiaire de la Caisse des dépôts et consignations (171 millions d’euros).
Si l’inspection générale des finances, qui poursuit toujours sa contre-expertise, a déjà donné son aval à la constitution du GIP, des questions demeurent quant au financement de la compétition.
En juin 2017, une demi-année après l’élection de Bernard Laporte à la tête du rugby français, la FFR transmettait à World Rugby un épais dossier de candidature. Ces trois volumes, auxquels Le Monde a eu accès, donnent à voir le scénario espéré par la « fédé ». Dans ses hypothèses de travail, le comité de candidature a déjà mis en avant l’implication des municipalités et métropoles… sans même attendre que celles-ci fassent voter à leurs élus les investissements potentiels qui engageraient l’argent du contribuable. Une hypothèse de travail hâtive qui prend de court toute décision des conseils municipaux.

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La nouveauté des concessionnaires
Parmi les contributions publiques annoncées dans le document, 21 millions d’euros sont destinés au coût de la location des stades accueillant l’événement. Auxquels s’ajoutent 20 millions d’euros prévus pour les « fanzones » destinées à accueillir les spectateurs hors des enceintes.
Malgré des lettres d’intention envoyées en mars 2017 à la FFR, aucune des villes concernées ne s’est pourtant déjà engagée formellement à verser quelque somme d’argent que ce soit. « Le courrier précise bien que toute décision sera soumise au vote du conseil de Bordeaux métropole », indique au Monde la mairie bordelaise, sans préciser de date à venir. « Rien n’a pour le moment été contractualisé », poursuit la Métropole européenne de Lille.

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Contacté par Le Monde, Claude Atcher, qui a loué ses services de consultant à la FFR pour coordonner le dossier de candidature, déclare d’abord que cette somme de 21 millions correspond à « une valorisation commerciale » censée quantifier, à la demande de World Rugby, la mise à disposition gratuite des stades par les collectivités.
Mais les choses ne sont en réalité pas aussi simples. Si bien que M. Atcher, relancé sur la question, finit tout de même par reconnaître « le risque que tous les stades ne soient pas gratuits. » Certaines collectivités pourraient bien avoir à payer l’événement. Plusieurs enceintes retenues pour 2023 appartiennent aujourd’hui à des concessionnaires privés, et non plus à des municipalités. Dit autrement : ces concessionnaires, établis sur la base de partenariats publics-privés (PPP), seraient donc en mesure de demander un dédommagement pour l’exploitation des sites. Une différence fondamentale avec les stades du Mondial 2007, déjà en France.
Un ex-sénateur attendu
Reste à savoir si les collectivités en question accepteront finalement d’assumer les sommes demandées, ou si c’est le GIP qui devra payer ce qu’elles refuseraient de débourser. Plusieurs stades semblent correspondre à pareil cas de figure : le Vélodrome à Marseille (géré par la société Arema), le stade Pierre-Mauroy à Villeneuve-d’Asc (groupe Eiffage), le Matmut-Atlantique à Bordeaux (société Bordeaux-Atlantique) et l’Allianz Riviera à Nice (société Nice Eco Stadium, détenue pour moitié par Vinci Concessions).
Le Groupama Stadium, à Lyon, se trouve dans une situation légèrement différente. Il appartient directement au club de football de l’Olympique lyonnais et à son président, l’homme d’affaires Jean-Michel Aulas.
« Rien n’est joué, on va ouvrir des discussions et des négociations tout à fait franches et directes »
Enfin, le sujet s’annonce plus facile à négocier pour les métropoles restantes, qui ont conservé la latitude sur leurs équipements sportifs : Nantes pour le stade de la Beaujoire, Saint-Etienne pour le stade Geoffroy-Guichard, Toulouse pour le Stadium. Sans évoquer le cas à part du Stade de France, dont l’Etat est propriétaire.
Dans « les deux ou trois mois » à venir, Claude Atcher s’attend maintenant à négocier au cas par cas « sur les conditions finales de mise à disposition » de chaque stade avec les villes et, le cas échéant, les concessionnaires. Entreront en compte, notamment, le nombre de matchs dans chaque stade et les affiches proposées. « Il y a d’abord eu la candidature et maintenant on entre dans une phase de discussions qui est plus technique et financière. On va trouver des solutions, rien n’est joué, on va ouvrir des discussions et des négociations tout à fait franches et directes. »
Mais avant, le GIP devra déjà désigner son président et son directeur général. Le premier devrait être Didier Guillaume, ancien président du groupe socialiste au Sénat. Le second pourrait être Claude Atcher lui-même. L’intéressé garde pour l’instant le silence. La décision appartient au conseil d’administration de ce groupement réparti entre la FFR (62 % des droits et des voix), l’Etat français (37 %) et enfin le Comité national olympique (1 %). Le chantier commence à peine.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Scotchés à la dernière place du classement, les Lorrains refusent une relégation annoncée comme inéluctable. Voyage dans d’un club où l’espoir fait encore (un peu) vivre.
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Dans la foulée du Real, le FC Metz rêve de battre le PSG pour sauver sa peau en L1

Scotchés à la dernière place du classement, les Lorrains refusent une relégation annoncée comme inéluctable. Voyage dans d’un club où l’espoir fait encore (un peu) vivre.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 10h46
    |

                            Etienne Labrunie (Metz, envoyé spécial)








                        



   


Le championnat va accoucher d’une nouvelle affiche : le « déprimos ». Un choc de dépressifs. Il oppose le PSG version « le Real m’a tué » au FC Metz « Continuez sans nous ». Quatre jours après la débâcle de Madrid, la lanterne rouge de L1 (huit points de retard sur le premier non relégable) vient défier un PSG en choc post-traumatique depuis le 6 mars et la ruine de ses ambitions européennes. Sur le papier, pas de quoi se marrer. Quoique. « Le Real Madrid a su gagner à Paris, il n’y a pas de raison que Metz n’y parvienne pas », ironise un supporteur messin sur le Forum du club. « Ils sont en crise, on va les pulvériser », s’amuse un autre.

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Gagner au Parc. Le double champion d’Europe l’a fait, d’ici à imaginer que c’est à la portée de tous les crampons. Avant la débâcle de Madrid, Verratti et ses collègues restaient sur une invincibilité de plus de deux ans à domicile, 51 matchs toutes compétitions confondues. « De toute façon, dans notre situation, il ne nous reste que des exploits à faire », enfonce l’attaquant messin Nolan Roux. Bref, foutu pour foutu, autant tout gagner, telle est la tactique adoptée par le FC Metz. Et pas sûr que cela suffira avec un tel retard à combler. « C’est extrêmement compliqué, mais il reste encore dix matchs et des instants de vie à prendre », veut croire l’entraîneur Frédéric Hantz après le match nul à domicile (1-1) de ses protégés face à Toulouse.
« Vous êtes là pour nous regarder mourir ? »
L’opération « instant de vie » est lancée. Pourquoi pas. Plus poétique que les missions commando souvent décrétées dans de telles situations. La formule est même plutôt bien choisie et adaptée pour un club en état critique depuis si longtemps. Mais attention, il ne s’agit pas de tuer le dernier espoir. Et en Lorraine, on les voit arriver les journalistes avec leurs gros sabots et leurs tronches d’enterrement. « Vous êtes là pour nous regarder mourir ? », apostrophe un supporteur sexagénaire dans le froid glacial d’une séance matinale d’entraînement à Saint-Symphorien. La supplique fait son effet. Cet habitué a pu l’éprouver depuis quelques mois. Pour cause, son club se morfond à la dernière place du championnat depuis la 4e journée. On a craint le pire après onze défaites lors des douze premiers matchs. Allaient-ils passer l’hiver ? Au soir de la 12e journée, le FC Metz totalise 3 points, à 14 longueurs du premier non relégable. « Quelque chose qui n’arrive jamais, souligne Philippe Gaillot, le directeur sportif du club, il a donc fallu changer d’idée. »

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Donc d’entraîneur. Exit Philippe Hinschberger, qui avait pourtant sauvé le club de la relégation l’année passée, place à Frédéric Hantz, nommé la veille de la Toussaint. Fred Hantz, un samaritain version foot, qui s’est fait une spécialité, bien malgré lui, de sauver les clubs en détresse (Le Mans en 2006, Bastia en 2013 ou Montpellier en 2015). « Mais là, c’est de loin le challenge le plus difficile qu’on ait accepté avec Fred », souligne Arnaud Cormier, son fidèle adjoint. Son porte-parole aussi un peu car le boss se livre peu ou au gré de ses humeurs, a priori changeantes. L’homme a du tempérament. « Il a une autorité naturelle, sait ce qu’il veut et se donne les moyens d’y arriver grâce au travail », résume Cormier. « Il a des coups de speed, mais c’est le bon coach au bon moment. Si on peut se sauver, c’est avec lui. Je vous jure, je le connais, c’est le gars de la situation », plaide sans retenue le tempétueux défenseur Julian Palmieri, recruté fin novembre par Hantz, qui l’a connu à Bastia. « Si j’ai accepté ce challenge, c’est que j’y crois. Je n’ai pas envie de passer pour un guignol », ajoute le Corse, viré de Lille par Marcelo Bielsa en début de saison.
Soigner les têtes
Le coach pose ses bagages, diagnostique et ne promet rien si ce n’est d’y croire. « On a plus de chance de se maintenir en Ligue 1 que de gagner à l’Euromillions », lance-t-il lors de sa première conférence de presse. Hantz, père la rigueur, laisse peu de place au hasard. Son credo, c’est le boulot. « Nous sommes arrivés avec la conviction qu’on pouvait inverser la tendance, il a fallu convaincre tout le monde car le moral était bien touché », raconte Arnaud Cormier. Un peu de sang neuf (quatre recrues au mercato d’hiver), des séances d’entraînement musclées vont finir par nettoyer les têtes et redonner des jambes aux Messins. « On a beaucoup bossé, des séances plus intenses, plus dures, confirme le défenseur Jonathan Rivierez, mais on a retrouvé de la fraîcheur, on se sentait mieux. » Déjà ça de pris, faute de résultats immédiats. Le déclic arrive plus tard. Lors de la 18e journée, les Grenats enregistrent leur deuxième victoire de la saison à Montpellier (1-3).
Va suivre une série de cinq matchs sans défaite, dont deux victoires probantes face à Strasbourg et Saint-Etienne (3-0). De quoi soulever des montagnes, rêver d’une renaissance et d’une incroyable remontée au classement. « C’est la metztada », s’amuse un supporteur toujours convaincu que c’est encore possible. Sauf que depuis le club a rechuté et reste, avant d’affronter le PSG, sur cinq matchs sans victoire (trois défaites et deux nuls). « On vit l’instant présent », rappelle à son tour l’attaquant Nolan Roux. A chaque match suffit sa peine. Toutefois, l’ancien international espoir s’essaie à une prédiction. « On doit, on va être récompensés. Il y a des signes. Avant, le vestiaire était traumatisé, chacun dans son petit coin, là on est ensemble, soudés, tout le monde bosse. Il n’y a pas de tricheurs. »
Reste désormais dix matchs, 30 points de récompense et ce challenge de dingue. « De toute façon, on sait qu’on ne verra la lumière qu’en mai », avance Arnaud Cormier. Celle au bout du tunnel. Celle d’un maintien inédit car jamais dans l’histoire de l’élite, aucune équipe aussi mal embarquée dès le début du championnat n’a réussi à se maintenir*. A contrario, il y a bien la jurisprudence Pascal Dupraz en 2016, quand le Savoyard avait sauvé le Toulouse FC de la L2 au prix d’un sprint final ahurissant. A la veille de la 29e journée, les Violets comptaient 10 points de retard sur le premier non relégable. Deux de moins que le FC Metz…
Vice-champion de France il y a vingt ans
« On doit dépasser les pensées négatives, chasser le stress lié à notre place », répète à l’envie Frédéric Hantz. Dépasser aussi les ego et les gestions de carrière d’un sport en perpétuel mercato. « Si vous passez pour des pipes tous les week-ends, le mercato, c’est vite réglé », souligne Nolan Roux. Pourtant, à 30 ans, paradoxalement, l’ancien Stéphanois et Lillois vit l’une de ses saisons les plus accomplies et, avec 11 buts, et a déjà pulvérisé son record en L1 (9 réalisations). « Pas question de se cacher, dit pour sa part Julian Palmieri, moi je veux me donner à fond, gueuler, soulever des joueurs, mettre des coups ; je ne me calmerai que quand on gagnera. » Le carton rouge reçu lors du dernier match contre Toulouse après un tacle assassin devrait surtout l’aider à gagner en zénitude.
Bref, à Metz, on joue un peu la dispersion avec un fatalisme de circonstance. Mais l’espoir subsiste. « Le challenge est excitant », glisse Philippe Gaillot. Après, quoi qu’il arrive, il n’y a pas péril en la demeure. Le club a même une certaine expérience à faire valoir, habitué qu’il est à emprunter l’ascenseur entre les deux divisions. Le destin d’un petit budget (33 millions d’euros) dont on parle davantage au passé qu’au futur. « Notre histoire parle aux gens et à ceux qui aiment le foot », souligne Gaillot, ex-défenseur de devoir des Grenats (423 matchs en L1). Le FC Metz, 60 saisons en L1, vice-champion de France 1998, deux Coupe de France 1984 et 1988, une Coupe de la Ligue 1996, a frôlé la catastrophe en 2012 après une relégation en National. Mais c’est une autre histoire. « Là, il y aurait un beau truc à écrire », confie Julian Palmieri. En attendant, premier instant de vie au Parc. Et pourquoi pas un bel exploit au Parc. Le Real a bien montré l’exemple.
* Avant Metz, trois équipes avaient compté 3 points ou moins après 12 journées en D1. Il s’agit de Strasbourg (3 points en 1951-1952), Brest (2 en 1979-1980) et Grenoble (0 en 2009-2010). Ces trois équipes ont terminé la saison à la dernière place.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Marie Bochet (en descente) et Benjamin Daviet (en biathlon) ont obtenu les deux premiers titres tricolores des Jeux de Pyeongchang, en Corée du Sud.
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Jeux paralympiques 2018 : après la première journée, la France est 2e avec trois médailles, dont deux en or

Marie Bochet (en descente) et Benjamin Daviet (en biathlon) ont obtenu les deux premiers titres tricolores des Jeux de Pyeongchang, en Corée du Sud.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 09h02
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 15h37
   





                        



   


Après avoir remporté quatre titres paralympiques à Sotchi, l’insatiable Marie Bochet avait annoncé la couleur : elle venait à Pyeongchang pour ajouter de nouvelles médailles à son palmarès. La skieuse française s’est imposée samedi 10 mars dans la descente lors du premier jour des Jeux paralympiques 2018 en Corée du Sud, apportant aux Bleus leur première médaille.
La porte-drapeau de la délégation héxagonale a été suivie par son presque homonyme, Arthur Bauchet, en argent dans la descente messieur, et le biathlète Benjamin Daviet , qui a décroché la seconde médaille d’or française (7,5 km, catégorie debout).

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Immense favorite de la première épreuve des JO, Marie Bochet – qui skie avec une prothèse au bras gauche – n’a pas manqué ses débuts dans la compétition. Elle qui avait sans discontinuer tout raflé en Coupe du monde et aux Mondiaux depuis 2014 et l’édition russe des Paralympiques, la skieuse de Chambéry a devancé largement l’Allemande Andrea Rothfuss (à 2 sec 23/100) et la Canadienne Mollie Jepsen (à 4 sec 30/100), ses principales rivales en Coupe du monde.
Quatre autres épreuves en vue pour Bochet
Sacrée en descente, super-G, slalom géant et super-combiné à Sotchi en 2014, quinze fois championne du monde, Marie Bochet a l’occasion de considérablement parfaire sa collection puisqu’elle participe à quatre autres épreuves de ski alpin (catégorie debout) en Corée. « Les médailles sont encore plus belles quand elles sont partagées! Bravo », a réagi la skieuse de Chambéry, en référence aux deux autres Français, montés sur des podiums en ce premier jour d’épreuves.

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A seulement 17 ans, le benjamin de l’équipe de France, Arthur Bauchet a terminé en argent en descente (catégorie debout) pour sa première course paralympique, derrière le Suisse Markus Salcher. En biathlon, Benjamin Daviet (24 ans), déjà en bronze à Sotchi avec le relais, a offert une deuxième récompense en or à la France au 7,5 km (catégorie debout). Il a terminé devant le Canadien Mark Arendz et l’Ukrainien Ihor Reptyukh.
« Ces Jeux paralympiques de Pyeongchang ont débuté de la plus belle des manières » a félicité Emmanuel Macron sur Twitter. A Pyeongchang, l’équipe de France, composée de 12 athlètes et 3 guides, a pour but d’au moins égaler son résultat de Sotchi où elle avait terminé 5e au tableau des médailles (5 or, 3 argent, 4 bronze). Au terme du premier jour, elle occupe la seconde place provisoire du classement, derrière les Etats-Unis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ La porte-drapeau de la délégation tricolore est le plus gros espoir français pour ces Jeux. A Sotchi, en 2014, elle avait décroché l’or dans quatre épreuves.
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Jeux paralympiques : la skieuse française Marie Bochet remporte l’or en descente

La porte-drapeau de la délégation tricolore est le plus gros espoir français pour ces Jeux. A Sotchi, en 2014, elle avait décroché l’or dans quatre épreuves.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 02h34
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 02h55
   





                        



   


La skieuse française de 24 ans Marie Bochet a remporté l’or samedi 10 mars au matin à Pyeongchang en descente, à l’occasion des Jeux paralympiques. Elle est en compétition dans quatre autres disciplines : super-G, slalom, slalom géant et super-combiné.
La France entend poursuivre avec ses athlètes paralympiques sa moisson de médailles, après les 15 qu’elle a gagnées il y a deux semaines. Quinze sportifs français sont engagés pour ces Jeux paralympiques.

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Née en 1994 à Chambéry, Marie Bochet a intégré le club handisport d’Albertville en 2006, puis le pôle France de la Fédération de ski et la section ski du lycée Jean-Moulin d’Albertville en juillet 2009. C’est la première fois qu’une athlète en situation de handicap y est acceptée. La skieuse est née avec une malformation de l’avant-bras gauche appelée « agénésie », ce qui la pousse à concourir avec une prothèse pour avoir plus d’équilibre.
Aux Jeux paralympiques de Sotchi, en 2014, elle avait décroché l’or dans quatre épreuves : descente, super-G, slalom géant et super-combiné, cumulant quatre des cinq médailles d’or tricolores. La même année, elle a été élevée au rang de chevalier de la Légion d’honneur.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Monaco conforte sa 2e place à 11 points du Paris-Saint-Germain, qui jouera samedi après-midi face au FC Metz, lanterne rouge du championnat de France.
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Ligue 1 : Monaco s’impose face à Strasbourg 3-1

Monaco conforte sa 2e place à 11 points du Paris-Saint-Germain, qui jouera samedi après-midi face au FC Metz, lanterne rouge du championnat de France.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 23h01
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 23h19
   





                        


Monaco a conforté sa place de dauphin du Paris SG et mis la pression sur Marseille et Lyon en s’imposant (3-1) à Strasbourg, vendredi 9 mars en ouverture de la 29e journée de Championnat de France.
L’ASM n’a pas eu besoin de faire jouer Falcao, de retour sur le banc cinq semaines après sa blessure à la cuisse gauche. Elle a parfaitement négocié la rencontre et n’a jamais tremblé sur la pelouse endommagée de la Meinau, se mettant à l’abri dès la première période grâce à des buts de Stevan Jovetic (5), de la tête, Rony Lopes (21), du gauche, en pivot, et Fabinho (41), du droit.
Deux semaines après avoir gâché un avantage de deux buts à Toulouse (3-3), les joueurs du Rocher n’ont cette fois pas laissé filer les trois points.
Forts de leur avantage, les joueurs de Leonardo Jardim ont pu gérer en seconde période. Solides et réalistes, ils ont finalement empoché, logiquement, leur 19e victoire de la saison.
Cinq victoires sur six
Monaco, toujours invaincu en championnat en 2018 (6 victoires, 4 nuls), a enregistré son cinquième succès sur les six derniers matches et semble solidement accroché à sa deuxième place.
Avec 63 points, l’ASM a en effet provisoirement repoussé l’OM et l’OL, qui affronteront Toulouse et Caen dimanche, à respectivement sept et douze longueurs.
A l’inverse, le Racing, qui n’a pas démérité et avait obtenu une égalisation méritée par Stéphane Bahoken (21) en milieu de première période, continue de glisser vers la zone de relégation.
Même s’ils ont beaucoup tenté pour réduire l’écart, les Alsaciens ont manqué de précision dans la dernière passe et à la finition. Huitièmes à la mi-décembre, ils n’ont pris que sept points lors des onze dernières rencontres et restent quinzièmes avec trois points d’avance sur le barragiste, Troyes, qui jouera samedi à Nantes.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ La Fédération anglaise a sanctionné l’entraîneur de Manchester City pour avoir arboré un ruban jaune en soutien aux indépendantistes catalans emprisonnés en Espagne.
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Pep Guardiola condamné à 20 000 livres d’amende pour « port d’un message politique »

La Fédération anglaise a sanctionné l’entraîneur de Manchester City pour avoir arboré un ruban jaune en soutien aux indépendantistes catalans emprisonnés en Espagne.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 20h22
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 14h46
   





                        



   


L’entraîneur de Manchester City, Pep Guardiola, a été condamné à 20 000 livres (22 500 euros) d’amende par la Fédération anglaise de football (FA) pour le port d’un ruban jaune en soutien aux indépendantistes catalans emprisonnés en Espagne, a annoncé la FA vendredi 9 mars. La fédération a aussi donné un avertissement au technicien espagnol, accusé de « port d’un message politique ».

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Pep Guardiola, né en Catalogne, avait indiqué mardi qu’il accepterait la décision de la FA. Il n’avait d’ailleurs pas contesté les accusations de l’instance. « J’accepte la décision parce que je dois le faire, mais cela ne veut pas dire que je suis d’accord ou pas, ou qu’ils ont raison ou pas. Je suis ici, je travaille ici et il y a des règles et je les accepte, avait-il expliqué. J’ai dit dès le début que si la FA considère que je ne dois pas porter le ruban jaune, je l’accepterais. Mais le fait que je le porte ou non ne veut rien dire. »
Contraire au règlement
Guardiola avait arboré le ruban jaune pendant plusieurs matchs, notamment la finale de la Coupe de la ligue, malgré les demandes de la FA de le retirer. Cette dernière avait souligné que le port de ce ruban à caractère politique contrevient à son règlement.
L’entraîneur avait indiqué qu’il entendait porter le ruban jaune lors des conférences de presse après les matchs, quand le règlement de la FA ne s’applique plus, et lors des matchs de Ligue des champions. Le symbole n’est en effet pas interdit par l’UEFA, organisatrice de la compétition.
Le Catalan avait estimé fin février que son ruban jaune participait « à la même idée » que le ruban rose pour soutenir les initiatives contre le cancer du sein ou au badge contre le cancer de la prostate. Selon lui, il ne s’agit pas d’un message politique, mais plutôt d’un message humanitaire. « Je suis à peu près sûr qu’en Espagne, en Catalogne et dans le monde, il y a des gens qui ne veulent pas l’indépendance mais qui ne sont pas d’accord pour mettre les gens en prison de manière préventive », avait-il argué.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ La jeune femme de 24 ans est le plus grand espoir de médaille pour la délégation tricolore aux Jeux de Pyeongchang, qui se sont ouverts vendredi.
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Article sélectionné dans La Matinale du 09/03/2018
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La skieuse Marie Bochet, espoir français des Jeux paralympiques, remporte l’or

La jeune femme de 24 ans est le plus grand espoir de médaille pour la délégation tricolore aux Jeux de Pyeongchang, qui se sont ouverts vendredi.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 18h58
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 09h24
   





                        



   


Avec un palmarès que bien des sportifs peuvent envier – pas moins de vingt médailles d’or en Jeux Paralympiques et en championnats du monde –, Marie Bochet est sans conteste l’espoir français pour les Jeux paralympiques de Pyeongchang qui se sont ouverts vendredi 9 mars. Dès les premières heures, la skieuse de 24 ans, qui est également porte-drapeau de la délégation tricolore, a remporté sa première épreuve : la descente, pour laquelle elle a récolté l’or.

        Résumé de la première journée :
         

          Jeux paralympiques 2018 : trois médailles, dont deux en or, pour la France après la première journée



Bien qu’elle se dise « sous pression » à cause de ce rôle auprès du journal L’Equipe, elle se décrivait comme « vraiment en forme » à l’approche de la compétition. Ses statistiques ont aussi de quoi rassurer. Pour les responsables de la délégation, elle est arrivée en Corée du Sud « à son meilleur niveau », avec un nouveau Globe de cristal du classement général de la Coupe du monde.
Sur les skis depuis l’école maternelle
Marie Bochet est la fille d’un couple d’agriculteurs et fait partie d’une fratrie de quatre enfants. Née en 1994 à Chambéry, elle chausse ses skis en maternelle et adhère au club des sports des Saisies à l’âge de 5 ans, pour suivre les traces de son grand frère. Le goût du ski vient après, et les médailles aussi.
En 2006, elle intègre le club handisport d’Albertville (Savoie), puis le pôle France de la Fédération de ski et la section ski du lycée Jean-Moulin d’Albertville en juillet 2009. C’était la première fois qu’une athlète en situation de handicap y était acceptée.

   


La skieuse est née avec une malformation de l’avant-bras gauche appelée « agénésie », ce qui la pousse à concourir avec une prothèse pour avoir plus d’équilibre. Mais Marie Bochet ne considère pas sa malformation comme un poids, expliquant que « [s]on handicap [lui] a permis d’aller aux Jeux de Sotchi [en Russie, en 2014] ».
Un an plus tard, en 2010, lors de ses premiers Jeux, à 16 ans, elle touche le podium du bout des skis, terminant quatrième en slalom et en super-combiné. Se décrivant comme impressionnée par ses premiers JO, Marie Bochet explique au Monde avoir été alors « incapable de [s]’exprimer pleinement sur ses skis ». 
Grand chelem
Quatre ans plus tard, elle revient, cette fois à Sotchi, et enchaîne les performances jusqu’à décrocher l’or dans quatre épreuves : descente, super-G, slalom géant et super-combiné. Une chute lors du slalom la prive d’un parcours sans faute. A elle seule, la skieuse cumule quatre des cinq médailles d’or tricolores aux Jeux paralympiques. Un record.

        Lire :
         

          Jeux paralympiques 2018 : Marie Bochet et les Français voudront faire aussi bien qu’en 2014



La même année, elle est élevée au rang de chevalier de la Légion d’honneur aux côtés du biathlète Martin Fourcade, qui avait obtenu trois médailles lors des Jeux olympiques. Elle est récompensée dans la foulée aux Laureus World Sports Awards pour ses performances sportives de l’année 2013 ; elle a remporté l’or à toutes les courses individuelles auxquelles elle a participé lors des Mondiaux d’Espagne, devenant la première athlète à remporter le grand chelem des cinq épreuves du Championnat du monde de ski.
Difficile de ne pas penser au grand chelem pour Pyeongchang. Sans le crier trop fort pour ne pas ajouter de pression, l’idée est dans les esprits.

        Lire :
         

          Jeux paralympiques 2018 : 5 questions sur la compétition






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ La sportive, connue jusqu’ici comme Wilfrid Forgues, a raconté à « L’Equipe » ce qui l’a conduite à réaliser sa transition, 22 ans après avoir remporté les JO d’Atlanta en canoë biplace.
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Sandra Forgues, première championne olympique française ouvertement transgenre

La sportive, connue jusqu’ici comme Wilfrid Forgues, a raconté à « L’Equipe » ce qui l’a conduite à réaliser sa transition, 22 ans après avoir remporté les JO d’Atlanta en canoë biplace.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 18h33
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 19h03
   





                        


Vingt-deux ans après les Jeux olympiques d’Atlanta où elle avait été sacrée championne olympique en canoë biplace (chez les hommes), celle qui s’appelait à l’époque Wilfrid Forgues refait à nouveau la « une » de L’Equipe, vendredi 9 mars. A 48 ans, Sandra Forgues est la première sportive française de haut niveau à raconter le parcours qui l’a amenée, il y a six mois, à réaliser sa transition.

Wilfrid Forgues, champion olympique de C2 en 1996, devenu Sandra: «Ma vie intime était en prison»… https://t.co/FGnuqlvG5P— FredWaringuez (@Frédéric Waringuez)


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« Je vis un rêve. Jusque-là, j’avais une vie sociale, familiale et professionnelle vraiment réussie. J’étais engagée dans un milliard de trucs. Mais ma vie intime était en prison, a expliqué Mme Forgues au quotidien sportif. En France, je suis la première. Mais je ne pense pas être la seule. »
« Le sport était un exutoire »
Sandra Forgues raconte que ses premiers souvenirs liés à son identité remontent à l’enfance, lorsqu’elle avait 6 ou 7 ans.
« Tous les soirs, je priais pour renaître en fille. J’avais des robes, des habits féminins que j’avais piqués ou fabriqués, que je planquais. […] Prendre l’apparence d’une femme a toujours été apaisant pour moi. »
Malgré ses questionnements, Sandra Forgues a vécu en homme, pendant des décennies. Elle s’est mariée, a eu deux enfants. Et a mené un « combat quotidien » contre elle-même.
« A chaque fois que je devais lutter contre moi-même, je me réfugiais dans le sport, dans mes capacités physiques qui étaient assez fortes. Je surjouais même. Je me forgeais un corps de “marines”. […] J’étais dans le refoulement, dans le mensonge.
[…] Pour moi, le sport était un exutoire, une façon de me dire, “mais si, tu es normal. Tu réussis, alors, arrête tes conneries”. Quand j’ai été sélectionné aux JO, je me suis dit, ça y est, tu es un vrai mec, tu es passé à autre chose. Mais on ne lutte pas contre soi-même. » 
En septembre 2016, l’épouse de Sandra Forgues découvre par hasard ses affaires féminines à leur domicile. C’est cet incident qui la décidera, finalement, à sortir de son silence.
« Je pensais que ce serait difficile, eh bien non »
Dans le milieu sportif, son entourage tombe des nues. Frank Adisson, avec qui elle a été sacrée championne olympique, est le premier à être informé de sa décision. « D’entrée de jeu, il a été super bienveillant, explique Sandra Forgues. Tous mes potes ont pris une claque mais il y a cette intelligence du sport qui est de dire, il faut que je comprenne. »
Elle rencontre la même bienveillance au Centre de ressources, d’expertise et de performance sportive (Creps) de Toulouse, où elle est présidente du conseil d’administration.
« C’est moi qui ai pris une claque. Je pensais que ce serait très difficile, eh bien non. […] Tout le monde m’a officiellement demandé de poursuivre mes missions. » 
Sandra Forgues regrette malgré tout « l’omerta très forte » qui règne dans le monde du sport concernant l’homosexualité ou la transidentité :
« En France, je suis la première [à révéler ma transidentité]. Mais je ne pense pas être la seule. Ce n’est pas le fait d’être la première qui m’intéresse, c’est le fait de ne pas être la seule. J’ai envie de transmettre un message de bonheur. » 
A l’étranger, d’autres sportifs de haut niveau ont déjà effectué et révélé leur transition, telles Caitlyn Jenner, une ancienne décathlonienne américaine née Bruce Jenner, ou Philippa York, ancienne cycliste britannique née Robert Millar.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Après la victoire de son club à Moscou, le président de l’Olympique lyonnais s’en est pris personnellement sur Twitter à un journaliste de la presse locale. La réaction ne s’est pas fait attendre.
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Excédés par Jean-Michel Aulas, des journalistes boycottent la conférence de presse de l’OL

Après la victoire de son club à Moscou, le président de l’Olympique lyonnais s’en est pris personnellement sur Twitter à un journaliste de la presse locale. La réaction ne s’est pas fait attendre.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 17h34
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 17h35
   





                        



   


Jean-Michel Aulas a-t-il été l’auteur du tweet de trop ? Habitué aux saillies et aux polémiques sur les réseaux sociaux en 140 puis 280 signes, le président de l’Olympique lyonnais s’en est pris hier à un journaliste du Progrès, le quotidien régional de Lyon, après la victoire des siens à Moscou en Ligue Europa.
Le tweet incriminé, photo volée à l’appui, sous-entendait que le journaliste se montrait ingrat avec le club, qui le transportait gratuitement en première classe. « L’OL va décoller de Moscou dans un Boeing affrété par le club qui permet aux journalistes de rentrer en 1re classe dans les meilleures conditions de voyage et à proximité des joueurs et dirigeants qu’ils ont critiqués injustement. L’OL est fair [juste] et généreux ». Or, chaque journaliste présent a payé sa prestation auprès d’OL Voyages, une filiale du club.

@MaximeJegat @JulienFroment 1200 pour être très précis. Après ce n'est pas une question de prix parce qu'il y avait… https://t.co/243lbJ88TC— BilelGhazi (@Bilel Ghazi)


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Mauvais résultats
La réaction des suiveurs de l’Olympique lyonnais a été vive cet après-midi. En effet, par solidarité avec Antoine Osanna, la conférence de presse d’avant-match (Lyon-Caen), que devaient tenir vendredi l’entraîneur Bruno Génésio et le milieu Lucas Tousart, a été boycottée par les médias.
« Suite à la communication ces jours-ci de Jean-Michel Aulas sur Twitter, communication malveillante, mensongère et indigne d’un président de club à l’égard de consultants et journalistes, les médias qui suivent l’Olympique lyonnais ont décidé en signe de protestation de passer sous silence son actualité d’ici au match face à Caen, dimanche. Par conséquent, nous ne participerons pas à cette conférence de presse. »
Après la lecture de ce court texte par l’un de leurs représentants, les journalistes se sont retirés de l’amphithéâtre. Deux jours auparavant, Jean-Michel Aulas avait déjà été l’auteur d’une remarque très déplacée sur le physique de Nicolas Puydebois, consultant pour le site spécialisé Olympique et Lyonnais et ex-gardien remplaçant de l’OL dans les années 2000.

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                Ligue 1 : Aulas, le président de la provoc’



L’enchaînement de ces deux incidents illustre la tension qui règne autour de l’OL, en posture délicate en championnat (4e place avec une série de six matchs sans victoire) et éliminé en quart de finale de Coupe de France. Les objectifs de début de saison, une place en Ligue des champions et un titre, s’éloignent de plus en plus. Et les contre-feux allumés par l’homme fort de l’OL ne semblent plus fonctionner.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Raconter l’histoire de joueurs de « Street Fighter » tout en respectant les codes de mangas de football ou de basket, c’est le pari réussi du trio français Izu, Kalon et Mado.
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« Versus Fighting Story » : premier round gagnant pour le manga français d’e-sport

Raconter l’histoire de joueurs de « Street Fighter » tout en respectant les codes de mangas de football ou de basket, c’est le pari réussi du trio français Izu, Kalon et Mado.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 16h56
    |

            William Audureau








                        



   


Le monde se divise en deux catégories : il y a ceux et celles qui appellent pierre-feuille-ciseaux shifumi, et celles qui connaissent son véritable nom japonais, jankenpon. Les trois auteurs français de Versus Fighting Story, premier manga consacré à l’e-sport, appartiennent à l’évidence à la seconde école, celle des puristes.
Tout au long des aventures de Maxime Volta, jeune surdoué du jeu de combat Street Fighter V trop imbu de sa personne et obligé de tout réapprendre après une défaite en tournoi, le manga témoigne d’une volonté d’authenticité obsédante. De la restitution fidèle de l’esthétique du titre de Capcom aux onomatopées en katakana, un syllabaire japonais, en passant par les personnages directement inspirés de célébrités réelles de la scène e-sport, comme le commentateur Ken Bogard, Versus Fighting Story transpire l’amour pour son sujet. Une approche sans concession qui fait autant sa limite – malgré les explications, certains enchaînements sont difficiles à saisir pour un profane – que sa force – cette œuvre exigeante restitue avec soin la richesse et l’histoire insoupçonnée de la scène e-sport, autant que sa dimension hautement psychologique.

   


Dans ses plus belles pages, Versus Fighting Story dit même quelque chose de notre époque, de cet emballement médiatique autour des compétitions de jeu vidéo et de l’avènement de l’e-sport-business, comme il y a eu le foot-business dans les années 1990. Et laisse poindre une certaine nostalgie des tournois d’antan, confidentiels, artisanaux, conviviaux. Tout autant qu’il salue avec affection la culture traditionnelle japonaise, les vieilles boutiques de jeu d’import du boulevard Voltaire à Paris, ou encore les stick arcade et la Dreamcast, non sans s’amuser parfois de son propre snobisme.

   


D’une manière générale, ce shonen exigeant et foisonnant ne cache pas sa double fascination pour le Japon et les années 1990. Au-delà d’une œuvre sur une scène électronique extrêmement technique et pointue, c’est aussi une déclaration d’amour à la culture des trentenaires d’aujourd’hui. A l’image de la caution humoristique de ce premier tome, le personnage déjanté de John-Claude Lafleur, qui évoque autant l’acteur Jean-Claude Van Damme, qui jouait Guile dans le film Street Fighter, que Rock Lee dans Naruto. Le trio livre une œuvre de référence sur l’e-sport, tout en restant un shonen vivant et à la passion communicative.

   


On aimerait parfois que Versus Fighting Story prenne un peu plus de temps pour exposer son importante galerie de personnages, qui ne déparailleraient pas dans un casting de jeu de combat. Mais difficile d’en tenir rigueur à ce manga hautement otaku, plein d’autodérision aussi pour cette figure, et qui restera comme un instantané précieux d’une nouvelle ère pour l’e-sport. Shoryuken !
Versus Fighting Story, de Izu, Kalon et Madd, tome 1 paru le 7 mars, éditions Glénat, 192 pages, 7,60 euros. Tome 2 le 4 juillet 2018, série en cours



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Malgré une troisième place au slalom géant, l’Américaine ne peut plus être mathématiquement rejointe à la tête du classement de la Coupe du monde.
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Ski alpin : Mikaela Shiffrin remporte à nouveau le gros globe de cristal

Malgré une troisième place au slalom géant, l’Américaine ne peut plus être mathématiquement rejointe à la tête du classement de la Coupe du monde.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 16h30
   





                        



   


Malgré une troisième place au slalom géant d’Ofterschwang, vendredi 9 mars, Mikaela Shiffrin est assurée de finir en tête du classement général de la Coupe du monde, et de remporter le gros globe de cristal en ski alpin pour la deuxième année consécutive.
La seule skieuse qui pouvait encore mathématiquement rejoindre Shiffrin à cinq courses de la fin, la Suissesse Wendy Holdener, a terminé 14e, loin derrière l’Américaine et celles qui l’ont précédée : l’Allemande Viktoria Rebensburg, deuxième, et la vainqueure du jour, Ragnhild Mowinckel. C’est la première victoire de la carrière de la Norvégienne, qui profite encore d’une bonne dynamique engrangée aux JO (médailles d’argent en descente et en géant).

   


A 22 ans, Mikaela Shiffrin devient seulement la deuxième Américaine à remporter la Coupe du monde de multiples fois, Lindsey Vonn l’ayant fait à quatre reprises. Seul bémol de la journée pour la championne olympique de géant : ne plus être en mesure de remporter le petit globe de cristal dans cette discipline pour la première fois, alors qu’elle en avait fait son « challenge de fin d’exercice ». L’épreuve de géant se jouera entre Rebensburg et la Française Tessa Worley, championne en titre et 13e à Ofterschwang.
Shiffrin pourra se consoler avec un autre petit globe de cristal auquel elle est habituée, celui de sa spécialité, le slalom. Sa victoire finale dans cette discipline est quasiment assurée, tellement son avance sur la Slovaque Petra Vlhova (780 points contre 605) est importante. Elle pourra tuer le peu de suspense qui reste, le 10 mars, en remportant la course (sa potentielle 42e victoire en Coupe du monde) et la compétition (sa cinquième Coupe du monde de slalom en six ans).

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ La 12e édition des Jeux paralympiques s’ouvre, vendredi à Pyeongchang, avec 670 sportifs originaires de 46 pays.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ L’objectif de la délégation est d’être dans le top 5 du classement de médailles. Elle comptera sur la skieuse Marie Bochet, quadruple championne olympique à Sotchi.
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Jeux paralympiques 2018 : Marie Bochet et les Français voudront faire aussi bien qu’en 2014

L’objectif de la délégation est d’être dans le top 5 du classement de médailles. Elle comptera sur la skieuse Marie Bochet, quadruple championne olympique à Sotchi.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 12h06
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 13h41
   





                        



   


La France était partie des Jeux paralympiques de Sotchi avec une cinquième place au tableau des médailles (5 or, 3 argent, quatre bronze). A Pyeongchang, la délégation française (12 athlètes et trois guides présents dans toutes les disciplines, sauf le hockey et le curling), tentera de faire aussi bien.
« L’objectif est de faire aussi bien qu’à Sotchi, c’est-à-dire rester dans ce top 5, mais sans se donner d’objectifs de médailles », a dit Emmanuelle Assman, cheffe d’une délégation qui sera un peu moins nombreuse qu’il y a quatre ans (14 athlètes et un guide à l’époque). « Le problème ne réside pas dans le volume de la délégation, veut croire Pierrick Giraudeau, directeur de la mission performance de la Fédération française de handisport, mais bien dans la capacité à encadrer le mieux possible ceux qui vont chercher le résultat. »

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                Jeux paralympiques 2018 : cinq questions sur la compétition



Marie Bochet, favorite et porte-drapeau

   


Parmi celles et ceux qui chercheront un résultat, on retrouve inévitablement Marie Bochet. La skieuse de 24 ans avait gagné quatre médailles d’or en 2014 (descente, super-G, géant, combiné) et sera au départ des cinq épreuves de l’alpin debout (elle a une malformation de naissance des membres supérieurs). Sa première course – la descente – aura lieu le lendemain de la cérémonie d’ouverture, où elle sera porte-drapeau de la France.
Pour les responsables de la délégation française, elle arrive en Corée « à son meilleur niveau », avec un nouveau Globe de cristal du classement général de la Coupe du monde.
« Je pense avoir mes chances dans les cinq disciplines, a-t-elle dit à L’Equipe avant de se lancer, chacune apporte à l’autre (…) je me sens solide physiquement, ma technique est là et, malgré mes 24 années, j’ai déjà de l’expérience. »
Parmi les autres favoris de la délégation française, Benjamin Daviet (ski de fond et biathlon assis), le champion du monde en titre de biathlon et du 10 km style libre qui voudra faire mieux que le bronze en relais de ski de fond qu’il avait remporté en 2014, le champion du monde de slalom assis, Frédéric François, Maxime Montaggioni, champion du monde de slalom en snowboard debout, Cécile Hernandez, médaille d’argent en snowboardcross debout en 2014 et Arthur Bauchet, le plus jeune membre de la délégation qui sera dans toutes les épreuves de l’alpin debout.

La délégation de la France
Arthur Bauchet (17 ans, ski alpin, debout)
Marie Bochet (24 ans, ski alpin, debout)
Antoine Bollet (guide de Thomas Clarion)
Jordan Broisin (24 ans, ski alpin, debout)
Anthony Chalençon (27 ans, ski de fond et biathlon, déficient visuel)
Thomas Clarion (36 ans, ski de fond, déficient visuel)
Benjamin Daviet (24 ans, ski de fond et biathlon, debout)
Thomas Dubois (18 ans, biathlon, déficient visuel)
Frédéric François (41 ans, ski alpin, assis)
Cécile Hernandez (43 ans, snowboard, debout)
Maxime Montaggioni (28 ans, snowboard, debout)
Julien Roulet (21 ans, snowboard, debout)
Bastien Sauvage (guide de Thomas Dubois)
Yohann Taberlet (36 ans, ski alpin, assis)
Simon Valverde (guide d’Anthony Chalençon)





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ La 12e édition s’ouvre, vendredi à Pyeongchang. La France, menée par la skieuse Marie Bochet, vise la cinquième place du classement des médailles, comme en 2014.
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Jeux paralympiques 2018 : cinq questions sur la compétition

La 12e édition s’ouvre, vendredi à Pyeongchang. La France, menée par la skieuse Marie Bochet, vise la cinquième place du classement des médailles, comme en 2014.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 01h43
    |

            Luc Vinogradoff








                        


                                                                                                                         data-ui="carousel"
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            data-slide-description="La 12e édition des Jeux paralympiques s’est ouverte, vendredi 9 mars à Pyeongchang, avec une cérémonie et le défilé des 46 délégations."
Sur le même sujet : Jeux paralympiques 2018 : cinq questions sur la compétition"

        
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            data-slide-description="Les délégations sud et nord-coréennes n’ont finalement pas défilé ensemble, contrairement aux JO il y a un mois."
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            data-slide-description="Le symbole d’un rapprochement entre les deux voisins s’est résumé au port de la flamme olympique par Choi Bogue, de Corée du Sud, et Ma Yu Chol, de Corée du Nord."
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            data-slide-description="La France a défilé derrière la skieuse Marie Bochet."
Sur le même sujet : Jeux paralympiques 2018 : Marie Bochet et les Français voudront faire aussi bien qu’en 2014"

        
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            data-slide-description="La compétition aura lieu jusqu’au 18 mars."
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            data-slide-description="Au cours des neuf jours d’épreuves, 670 sportifs originaires de 46 pays seront en compétition pour 80 médailles."
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La 12e édition des Jeux paralympiques s’est ouverte, vendredi 9 mars à Pyeongchang, avec une cérémonie et le défilé des 46 délégations.

SIMON BRUTY / REUTERS

Sur le même sujet : 
Jeux paralympiques 2018 : cinq questions sur la compétition


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Les Jeux olympiques (JO) d’hiver de Pyeongchang (Corée du Sud), qui ont pris fin il y a deux semaines, s’effacent et laissent la place aux Jeux paralympiques. La 12e édition s’est officiellement ouverte, vendredi 9 mars, avec la cérémonie d’ouverture.
La compétition aura lieu jusqu’au 18 mars dans certains des mêmes lieux – le centre de biathlon d’Alpensia, le centre alpin de Jeongseon – que vous connaissez si vous avez suivi la couverture olympique en direct du Monde.fr.
Les Jeux paralympiques en chiffres
Au cours des neuf jours d’épreuves, 670 sportifs originaires de 46 pays seront en compétition pour 80 médailles. Ils se repartiront dans six disciplines : le ski alpin, le ski de fond, le biathlon, le snowboard, le hockey sur glace et le curling.
Le président du Comité paralympique international (IPC), Andrew Parsons, se félicite du nombre record de pays participant à ces Jeux, « notamment trois pays qui le font pour la première fois », la Géorgie, le Tadjikistan et la Corée du Nord.
Preuve de sa popularité, les organisateurs affirment que 98 % des 280 000 billets pour assister aux compétitions ont été vendus.
La France veut faire aussi bien qu’en 2014

   


La France avait terminé les Jeux paralympiques de Sotchi (Russie) avec une cinquième place au tableau des médailles (5 or, 3 argent, 4 bronze). A Pyeongchang, la délégation tricolore (douze athlètes et trois guides présents dans toutes les disciplines, sauf le hockey et le curling), tentera de faire aussi bien. Elle comptera, comme en 2014, sur la skieuse Marie Bochet, qui avait gagné quatre médailles d’or.

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                Jeux paralympiques 2018 : Marie Bochet et les Français voudront faire aussi bien qu’en 2014



Couverture en direct sur le service public
Les éditions paralympiques ont souvent dû dépasser un déficit médiatique, qui voulait que les retransmissions télévisées, comme la pression, retombaient une fois les compétitions des athlètes valides terminées.
A Rio (Brésil) en 2016, France Télévisions avait testé avec succès une couverture qui continuait, avec la même intensité, jusqu’à la fin des Jeux paralympiques. « La couverture en direct de France Télévisions, ça change tout », disait à l’époque au Monde Emmanuelle Assmann, présidente du Comité paralympique et sportif français (CPSF) et chef de la délégation tricolore.
Le même dispositif est mis en place à Pyeongchang : près de cent heures de direct pour les mêmes nuits blanches (entre 2 heures et 8 heures du matin) que lors des Jeux « valides ». Les épreuves seront aussi visibles en replay sur FranceTVSport. Au niveau mondial, 47 médias couvrant plus de 100 pays ont acquis les droits de diffusion.
Les spécificités des sports paralympiques

   


Pour les épreuves à skis et sur snowboard, les athlètes concourent dans trois catégories, en fonction du handicap :
debout ;assis ;déficients visuels.
Les skieurs « debout » peuvent bénéficier de prothèses, si nécessaire, alors que les skieurs « assis » opèrent leur descente ou leur course de fond sur une « luge » (une coque montée sur un châssis et des amortisseurs) et à l’aide d’un « stabilo » (une canne rattachée à un petit ski pour assurer l’équilibre).
Les sportifs déficients visuels concourent avec un guide, qui indique les virages à prendre et la direction à suivre grâce à un transcepteur envoyant des messages sonores pendant la course. Dans le biathlon, ces athlètes tirent avec une carabine laser optronique. Le capteur acoustique leur permet de savoir, grâce à un signal sonore, quand il se rapproche le plus de la cible à atteindre.
Dans un souci d’équité, le degré du handicap est pris en compte dans les temps des épreuves individuelles de ski par le biais d’un coefficient. Ainsi pour Marie Bochet, dont le handicap au bras est considéré comme minimal, le chronomètre tourne à 100 %. Mais pour certains de ses adversaires dans la catégorie debout, il va être ralenti.
A Pyeongchang, le Comité paralympique international (IPC) a voulu accorder un podium pour chacune de ses trois catégories dans ces JO, dans un souci de clarté pour le spectateur qui était, parfois, un peu perdu dans la nomenclature paralympique des Jeux d’été en 2016.
Ce qui fait que dans le seul ski alpin, par exemple, il y a 30 médailles d’or en jeu : la descente, le super-G, le géant, le slalom et le combiné, pour hommes et pour femmes, et en fonction des handicaps.
La Corée du Nord et la Russie encore au centre du jeu

   


Les deux pays au centre des discussions et des polémiques avant la cérémonie d’ouverture des Jeux paralympiques sont les deux mêmes que pour les JO : la Corée du Nord et la Russie.
Pour le premier, il s’agira encore de rapprochement avec un voisin contre lequel il est toujours officiellement en guerre. Pour la première fois dans l’histoire des JO, deux athlètes paralympiques nord-coréens participeront. Les deux délégations coréennes ne défileront en revanche pas ensemble lors de la cérémonie d’ouverture.
Comme pour les JO d’hiver, la Russie a été interdite de participation aux Jeux paralympiques par le CIO, conséquence de la découverte d’un système de dopage institutionnalisé. Et même si la suspension du pays en tant que nation a été officiellement levée trois jours après la cérémonie de clôture de JO, la délégation paralympique russe reste écartée : la trentaine d’athlètes russes se présentera sous la bannière des « athlètes neutres paralympiques », un compromis encore plus flou que celui des « athlètes olympiques russes ».
La présence des athlètes russes, identifiés et invités par l’IPC, est considérée comme une « gifle pour tous les athlètes propres », selon l’expression du président du Comité paralympique allemand, Friedhelm Julius Beucher. Andrew Parsons, tout nouveau président de l’IPC, a défendu cette décision en assurant « que ces athlètes sont aussi propres que n’importe quel autre athlète qui participe aux Jeux ». 

Le programme des Français :
Samedi 10 mars : 
1 h 30 : para ski alpin (descente messieurs et dames)
3 h 45 : para biathlon (7,5 km messieurs et 6 km dames)
Dimanche 11 mars : 
1 h 30 : para ski alpin (super G messieurs et dames),
Lundi 12 mars : 
2 h : para ski de fond (20 km libre messieurs et 15 km libre dames)
2 h 30 : para snowboard (cross messieurs et dames)
Mardi 13 mars : 
1 h 30 : para ski alpin (super combiné messieurs et dames),
4 h 30 : para biathlon (12,5 km messieurs et 10 km dames)
Mercredi 14 mars : 
1 h 30 : para ski alpin (slalom messieurs),
2 h : para ski de fond (sprint classique messieurs et dames)
Jeudi 15 mars : 
1 h 30 : para ski alpin (slalom dames)
Vendredi 16 mars : 
2 h 30 : para snowboard (banked slalom messieurs et dames),
4 h : para biathlon (15 km messieurs et 12,5 km dames)
Samedi 17 mars : 
1 h 30 : para ski alpin (slalom géant messieurs)
2 h : para ski de fond (10 km messieurs
Dimanche 18 mars : 
1 h 30 : para ski alpin (slalom géant dames)
3 h : para ski de fond (relais 4 x 2,5 km open)





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ A skis ou en snowboard, ils s’élancent sur des pentes vierges vertigineuses. Anatomie d’un sport à ne pas mettre entre toutes les spatules et qui dispose, depuis 2008, de son championnat du monde, le Freeride World Tour.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Les Jeux paralympiques de Pyeongchang, qui débutent vendredi, sont l’occasion de mettre en avant les initiatives prises en faveur des personnes handicapées dans un pays qui les a longtemps stigmatisés.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
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En Corée du Sud, la lente intégration du handicap

Les Jeux paralympiques de Pyeongchang, qui débutent vendredi, sont l’occasion de mettre en avant les initiatives prises en faveur des personnes handicapées dans un pays qui les a longtemps stigmatisés.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 09h46
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 10h09
    |

            Philippe Mesmer (Séoul, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Quinze jours après la clôture des Jeux olympiques, Pyeongchang accueille, à partir du vendredi 9 mars, les 12es Jeux paralympiques. Pendant dix jours, près de 600 athlètes d’une cinquantaine de pays vont s’affronter dans six sports, du paraski alpin au paracurling, sous l’œil coquin de la mascotte, l’ours Bandabi.
Mais difficile de mesurer l’intérêt réel des Coréens du Sud pour cette compétition. Certes, 98 % des 280 000 billets ont été vendus, mais ils sont 10 % moins chers que ceux pour les Jeux olympiques, et les organisateurs ont programmé aux mêmes dates un festival, qui prévoit des concerts de stars de la K-pop sur les sites des compétitions.
La venue d’une délégation nord-coréenne de 24 personnes, dont six athlètes, suscite une certaine curiosité. La Corée du Sud aligne 36 athlètes – un record pour des paralympiques – et vise quatre médailles dont une en or. Contrairement aux JO en février, les délégations des deux Corées ne défileront pas ensemble.
L’événement, qui bénéficiera d’une couverture médiatique record – 47 groupes couvrant plus de cent territoires ont acquis les droits de diffusion des épreuves –, est l’occasion pour les autorités de mettre en avant les initiatives prises en faveur des personnes handicapées. Les trains KTX en direction des sites des compétitions ont été aménagés pour disposer de 15 places pour des fauteuils roulants, contre 5 normalement. Quarante-six bus et 139 minivans équipés d’un système d’accès pour les personnes en fauteuil sont déployés à Pyeongchang.
Face à la gare de Gangneung, ville accueillant les compétitions sur glace, un centre commercial a été provisoirement installé. Parmi les boutiques, un magasin propose plusieurs centaines de produits fabriqués par 114 entreprises à vocation sociale employant des personnes handicapées.
« Un tiers ne sortent jamais de chez eux »
Et le 8 mars, le ministre des sports, Do Jong-hwan, a annoncé, lors de la conférence sur les droits...




                        

                        

