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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Le groupe a fait cette annonce au lendemain d’une trêve liée à la diffusion du spectacle des Enfoirés.
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Canal+ décide de rétablir définitivement la diffusion des chaînes de TF1 à tous ses abonnés

Le groupe a fait cette annonce au lendemain d’une trêve liée à la diffusion du spectacle des Enfoirés.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 16h13
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 16h31
   





                        


Au lendemain d’une trêve liée à la diffusion du spectacle des Enfoirés, Canal+ a annoncé, samedi 10 mars, avoir décidé de rétablir totalement l’accès à TF1 à tous ses abonnés et se dit prêt à trouver un accord avec la chaîne « sur une base raisonnable », selon un communiqué du groupe :
« Le groupe Canal+ a pris la décision de rétablir la diffusion du signal linéaire de TF1 le 9 mars sur l’ensemble de ses réseaux et pour l’ensemble de ses abonnés. »
Canal+ avait coupé à ses clients, dans la nuit du 1er au 2 mars, le signal de TF1 et des autres chaînes gratuites du groupe (TMC, TFX, TF1 Séries Films, LCI), après des mois de négociations infructueuses sur une somme réclamée par TF1 en échange de leur diffusion.
Le groupe avait déjà rétabli le signal mercredi pour ceux qui reçoivent Canal+ via le satellite, soit la plupart de ses près de 5 millions d’abonnés directs. Rétabli vendredi soir en grande pompe pour l’ensemble de ses abonnés, juste avant le spectacle de l’association de Coluche, le signal n’a pas été coupé depuis.

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                Télévision : Les Enfoirés réalisent leur plus mauvaise audience depuis 2000



Droits de diffusion
TF1, qui fournissait jusqu’ici ses chaînes gratuitement, tente désormais d’obtenir le paiement de droits de diffusion de la part des opérateurs qui les retransmettent à leurs abonnés. Selon le groupe de Vincent Bolloré, « les derniers jours (ont) confirmé que la diffusion des chaînes gratuites resterait gratuite, et que seuls les services complémentaires (replay, start over ...) pouvaient être payants ».
Réaffirmant sa position face à TF1, le groupe assure que « les abonnés aux offres Canal n’ont pas vocation à payer pour des chaînes en clair, ayant obtenu, à ce titre, de l’État des fréquences gratuites ».
Canal+ se dit en revanche « disposé à négocier avec le Groupe TF1 la rémunération » des « services et fonctionnalités associées à ces chaînes », et ce « sur une base raisonnable et non discriminatoire par rapport aux accords signés avec les autres distributeurs ».
TF1 a déjà trouvé un accord avec trois autres opérateurs, SFR, Orange et Bouygues, concernant les modalités financières de diffusion de ses chaînes sur leurs « box ». Outre Canal+, le groupe de Martin Bouygues reste en conflit avec Free.

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                Pourquoi Canal+ a coupé l’accès des chaînes de TF1 à ses abonnés ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ D’une part, l’institut de Francfort avance vers un retour à la normale de sa politique et, d’autre part, il souhaite relever la part des femmes parmi son encadrement.
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Les petits pas de la Banque centrale européenne

D’une part, l’institut de Francfort avance vers un retour à la normale de sa politique et, d’autre part, il souhaite relever la part des femmes parmi son encadrement.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 15h00
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Chronique. C’est le genre de détails sibyllins pour le grand public, mais que les spécialistes de la Banque centrale européenne (BCE) – les ECB watchers, en anglais – adorent décortiquer dans tous les sens. Jeudi 8 mars, à l’issue de sa réunion, l’institut monétaire a publié un communiqué où il confirme qu’il ne s’interdit pas de prolonger ses rachats de dettes publiques et privées (le quantitative easing, en anglais, ou QE), aujourd’hui de 30 milliards d’euros par mois, au-delà de septembre. En revanche, il a supprimé la formule selon laquelle il pourrait en augmenter le volume.
Sur le fond, cela ne change pas grand-chose, car la probabilité de voir la BCE gonfler ses rachats de dettes au-delà de la rentrée prochaine était très faible : toute sa stratégie est justement d’en réduire progressivement le volume. A l’inverse, en cas de choc économique majeur, susceptible de faire replonger la croissance européenne, nul doute que son président, Mario Draghi, attentif à tout ce qui est susceptible de heurter l’activité en zone euro, n’hésitera pas à augmenter le volume du QE, s’il le juge nécessaire.

Sur la forme, en revanche, le signal est important. En supprimant cette formule, la BCE fait un petit pas de plus, prudent et symbolique, vers le retour à la normale de sa politique. Mais pas seulement : elle tente également de déconnecter le QE des perspectives d’inflation, toujours plate. Et ce, afin que les marchés ne se concentrent plus uniquement sur la seule fin des rachats de dettes, mais sur l’ensemble des instruments monétaires – à commencer par les taux directeurs. Lentement, subtilement, l’institution modifie son « guidage des anticipations » (forward guidance, en anglais), c’est-à-dire sa communication envers les marchés, essentielle à la réussite de ses mesures.
Eviter les biais de genre
Jeudi 8 mars, la gardienne de l’euro a également fait un autre petit pas, d’une nature très différente....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Si, dans l’ensemble du Royaume-Uni, l’espérance de vie progresse encore, la tendance s’est inversée dans des dizaines de régions d’Angleterre. C’est le cas à Hartlepool, petite ville minée par le chômage, où malbouffe, alcoolisme et consommation de drogues raccourcissent la vie de ses habitants.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Au Royaume-Uni, pour la première fois depuis un siècle, l’espérance de vie baisse dans certaines régions. Pauvreté, mode de vie mais aussi coupes budgétaires en sont à l’origine.
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Voyage au pays où l’austérité fait reculer l’espérance de vie

Au Royaume-Uni, pour la première fois depuis un siècle, l’espérance de vie baisse dans certaines régions. Pauvreté, mode de vie mais aussi coupes budgétaires en sont à l’origine.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 16h56
    |

            Eric Albert (Hartlepool, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Paul Edmonson Jones sourit quand on lui mentionne l’étrange concept développé par quelques médecins pour résumer le problème de leurs patients : « shit life syndrome », littéralement « le syndrome d’une vie de merde ». « Oui, j’en ai entendu parler, confirme le directeur de la santé publique de la mairie de Hartlepool, une ville du nord-est de l’Angleterre. C’est vrai : ces gens sont malades parce qu’ils ont une vie de merde, qui va en empirant. Ils n’ont pas d’emploi, pas d’espoir, et trouvent consolation en allant boire des bières, fumer des cigarettes, et ils s’abîment la santé. »
Hartlepool est la 18e ville la plus pauvre d’Angleterre. Les chantiers navals, les mines et les usines chimiques ont fermé depuis bien longtemps. La dernière aciérie proche s’est éteinte en 2015. Voilà des générations que la pauvreté et les difficultés sociales sont généralisées.
Mais, depuis quelques années, un nouveau phénomène est venu s’ajouter : les gens meurent plus jeunes. Pour la première fois depuis un siècle, l’espérance de vie diminue. Jusqu’à récemment, même des endroits comme celui-ci voyaient la population vivre plus longtemps, malgré un fort retard sur les régions riches. C’est désormais fini.
« Si vous atteignez 60 ans, c’est déjà pas mal »
Si, dans l’ensemble du Royaume-Uni, l’espérance de vie progresse encore, la tendance s’est inversée dans des dizaines de régions d’Angleterre. A Hartlepool, pour les hommes, elle a chuté de plus d’un an, à 76 ans, de 2011-2013 à 2014-2016. Dans les quartiers les plus pauvres, elle n’est que de 71 ans. Pour les femmes, la tendance est stable, à 81 ans en moyenne et à 79 ans pour les plus pauvres.
« Dans le quartier, si vous atteignez 60 ans, c’est déjà pas mal. » Sacha Bedding prononce cette phrase le plus sérieusement du monde. Avec Teresa Driver, il dirige l’Annexe, une association plantée au cœur de Dyke House, l’un des endroits les plus pauvres...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Bruxelles redoute que le président des Etats-Unis, Donald Trump, réclame davantage de dépenses militaires aux pays de l’UE en échange d’une exemption de taxes sur l’acier et l’aluminium.
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Commerce : la Commission européenne refuse de transiger avec Washington

Bruxelles redoute que le président des Etats-Unis, Donald Trump, réclame davantage de dépenses militaires aux pays de l’UE en échange d’une exemption de taxes sur l’acier et l’aluminium.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 11h32
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 11h38
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen) et 
Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Au lendemain des annonces du président Trump de taxer « dans quinze jours » les importations américaines d’acier de 25 % et celles d’aluminium de 10 %, les Européens fourbissaient leurs arguments, vendredi 9 mars. Leur objectif : convaincre l’administration américaine de les épargner en leur accordant des exemptions, comme elle l’a fait avec le Mexique et le Canada.
Une réunion entre la commissaire, Cecilia Malmström, le représentant américain au commerce, Robert Lighthizer, et le ministre japonais de l’économie, Hiroshige Seko, devait se tenir dès samedi, à Bruxelles. « Nous voulons mieux comprendre ce que réclament les Américains en échange des exemptions. Ce n’était pas clair [dans le discours du président Trump] », relevait vendredi un responsable européen.

« Qu’est-ce que les Etats-Unis reprochent à l’Europe ? Nous sommes de très proches alliés, nous avons toujours travaillé ensemble pour trouver des solutions aux surcapacités chinoises dans l’acier », ajoutait cette source, estimant que l’Union n’avait aucune raison d’être pénalisée. Il est vrai que, ces dernières années, ce sont les énormes volumes d’exportations d’acier chinois à bas prix qui ont fragilisé le secteur sidérurgique dans le reste du monde.
Dans le cas où elle ne décrocherait pas d’exemptions pour l’Union, la Commission va continuer de peaufiner sa liste d’exportations américaines à taxer en représailles (pour un volume total de 2,8 milliards d’euros). Elle se dit prête à la mettre en place très rapidement, dans les 90 jours suivant la mise en place éventuelle des taxes américaines.
Pas question de marchander
Pas question en tout cas, soulignait-on vendredi à Bruxelles, de marchander quoi que ce soit « en échange » de ces exemptions. « Il serait totalement inacceptable de payer pour quelque chose dont nous ne sommes pas responsables », insistait la même source.
Les Européens s’inquiètent tout particulièrement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Les droits de douane annoncés par Donald Trump rappellent le précédent d’il y a seize ans, lorsque George W. Bush avait instauré des mesures protectionnistes pour « sauver » la sidérurgie nationale.
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En 2002, les Etats-Unis avaient déjà surtaxé les importations d’acier

Les droits de douane annoncés par Donald Trump rappellent le précédent d’il y a seize ans, lorsque George W. Bush avait instauré des mesures protectionnistes pour « sauver » la sidérurgie nationale.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 11h18
    |

            Marie Charrel








                        



   


Jusqu’à quel point les mesures protectionnistes actées par Donald Trump, jeudi 8 mars, profiteront-elles ou non à l’économie américaine ? Cela dépendra de la suite des événements, encore hypothétique. D’autant qu’après l’annonce de droits de douane à l’importation de 25 % sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium, Washington a aussitôt mis de l’eau dans son vin, en exemptant au moins temporairement Mexico et Ottawa.
Ce n’est pas la première fois que les Etats-Unis s’aventurent sur ce terrain, rappellent les économistes. En effet, en 2002, le président George W. Bush instaura des mesures protectionnistes pour « sauver » la sidérurgie américaine. Des droits de douanes de 8 % à 30 % furent imposés sur une série de produits tels que les tôles d’acier, les aciers laminés à chaud et à froid ou les aciers prélaqués.
Presque aussitôt, des pays asiatiques et européens répliquèrent en augmentant leurs propres droits de douane sur une série de produits américains, comme le jus d’orange de Floride. Les Etats de l’Union européenne déposèrent également plainte auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), qui leur donna raison au bout de quelques mois.

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                L’impact des taxes de Trump sur les importations d’acier et d’aluminium sera limité



« L’industrie américaine a fondu »
L’escalade des représailles n’alla pas plus loin. Néanmoins, les droits de douane sur l’acier restèrent en place pendant deux ans. « Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le bilan n’est pas très bon », explique Gregory Daco, chez Oxford Economics, à New York.
Les producteurs américains d’acier augmentèrent leurs prix, ce qui pénalisa directement les industries utilisatrices d’acier (comme l’automobile), où travaillaient à l’époque 12,8 millions de personnes, soit près de 75 fois plus que dans le seul secteur de la production d’acier (170 000 personnes).
Résultat : 200 000 emplois au total furent détruits, selon une étude de référence des économistes américains Joseph Francois et Laura M. Baughman, publiée en 2003. « Depuis, l’industrie américaine a fondu, remarque M. Daco. Aujourd’hui, les droits de douane instaurés par Donald Trump pourraient détruire 70 000 emplois, selon nos estimations ». La sidérurgie créerait 10 000 nouveaux postes, mais les industries utilisant l’acier, pénalisées par la hausse des tarifs, en perdraient de leur côté 80 000…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Une escalade pourrait mener à une guerre commerciale qui pèserait sur la croissance mondiale.
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L’impact des taxes de Trump sur les importations d’acier et d’aluminium sera limité

Une escalade pourrait mener à une guerre commerciale qui pèserait sur la croissance mondiale.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 11h03
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 14h04
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

« Affront », « menace grave », « attaque contre le libre-échange »… Vendredi 9 mars, les alliés et rivaux des Etats-Unis ont vivement réagi aux annonces de Donald Trump. Arguant qu’il s’agissait d’une question de sécurité nationale, le président américain a acté, jeudi, l’instauration de droits de douane à l’importation de 25 % sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium.
Ces mesures devraient entrer en vigueur dans quinze jours, Washington se gardant la possibilité d’en exempter certains pays. A l’exemple du Mexique et du Canada, épargnés au moins jusqu’au résultat de la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena), dont Trump menace de se retirer.
Les pertes potentielles pour l’UE sont évaluées entre 2 milliards et 2,5 milliards de dollars
Il est beaucoup trop tôt pour mesurer l’incidence que cette décision, aux contours encore flous, aura sur le commerce et la croissance mondiale. Les économistes s’accordent néanmoins sur un point : il est important de distinguer l’impact à court terme des nouvelles taxes d’un scénario catastrophe où l’escalade des représailles aboutirait à des mesures protectionnistes de grande ampleur.
« L’impact direct à lui seul sera limité », explique Gregory Daco, chez Oxford Economics, à New York. En 2017, l’Union européenne (UE) a exporté pour 5,3 milliards de dollars (4,3 milliards d’euros) d’acier et 1,3 milliard de dollars d’aluminium vers les Etats-Unis. Les pertes potentielles pour l’UE sont évaluées entre 2 milliards et 2,5 milliards de dollars. « Une goutte d’eau au regard des 23 000 milliards de dollars annuels que pèsent les échanges mondiaux », rassure Patrick Artus, chez Natixis.

« Effets » de détournement
Selon Gilles Moëc, économiste chez Bank of America ML, les taxes pourraient coûter 0,04 % de produit intérieur brut (PIB) à l’économie allemande, la plus exposée en Europe – elle représente 3,8 % des importations américaines d’acier. Le coût...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Le premier ministre s’apprête à signer les statuts constitutifs du groupement d’intérêt public qui organisera la compétition en France.
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Coupe du monde de rugby 2023 : le calcul risqué de la Fédération avec les villes hôtes

Le premier ministre s’apprête à signer les statuts constitutifs du groupement d’intérêt public qui organisera la compétition en France.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 10h51
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 17h33
    |

            Adrien Pécout








                        



   


Mieux vaut un peu tard que jamais. Le premier ministre, Edouard Philippe, va enfin signer les statuts constitutifs du groupement d’intérêt public (GIP) qui organisera en France la Coupe du monde 2023 de rugby. Signature prévue samedi 10 mars après-midi à Saint-Denis, en préambule du match France-Angleterre, dans l’auditorium du Stade de France. A ses côtés, Bernard Laporte, président de la Fédération française de rugby (FFR), et Jean-Michel Brun, secrétaire général du Comité national olympique.
La FFR s’était engagée auprès de la Fédération internationale, World Rugby, à constituer un GIP « dans les 90 jours » suivant sa désignation comme future hôte. Il aura finalement fallu en attendre 115. Et encore : le GIP ne devrait réellement être constitué qu’à partir d’avril, le temps de fixer son premier conseil d’administration qui déterminera l’identité précise de ses membres.
Pourquoi ce retard ? L’Etat a demandé auprès de World Rugby un délai supplémentaire pour vérifier quelques premiers éléments : sur les futurs principes de gouvernance du GIP, mais aussi sur la garantie financière très substantielle que l’Etat a dû fournir à la hâte, par l’intermédiaire de la Caisse des dépôts et consignations (171 millions d’euros).
Si l’inspection générale des finances, qui poursuit toujours sa contre-expertise, a déjà donné son aval à la constitution du GIP, des questions demeurent quant au financement de la compétition.
En juin 2017, une demi-année après l’élection de Bernard Laporte à la tête du rugby français, la FFR transmettait à World Rugby un épais dossier de candidature. Ces trois volumes, auxquels Le Monde a eu accès, donnent à voir le scénario espéré par la « fédé ». Dans ses hypothèses de travail, le comité de candidature a déjà mis en avant l’implication des municipalités et métropoles… sans même attendre que celles-ci fassent voter à leurs élus les investissements potentiels qui engageraient l’argent du contribuable. Une hypothèse de travail hâtive qui prend de court toute décision des conseils municipaux.

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La nouveauté des concessionnaires
Parmi les contributions publiques annoncées dans le document, 21 millions d’euros sont destinés au coût de la location des stades accueillant l’événement. Auxquels s’ajoutent 20 millions d’euros prévus pour les « fanzones » destinées à accueillir les spectateurs hors des enceintes.
Malgré des lettres d’intention envoyées en mars 2017 à la FFR, aucune des villes concernées ne s’est pourtant déjà engagée formellement à verser quelque somme d’argent que ce soit. « Le courrier précise bien que toute décision sera soumise au vote du conseil de Bordeaux métropole », indique au Monde la mairie bordelaise, sans préciser de date à venir. « Rien n’a pour le moment été contractualisé », poursuit la Métropole européenne de Lille.

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Contacté par Le Monde, Claude Atcher, qui a loué ses services de consultant à la FFR pour coordonner le dossier de candidature, déclare d’abord que cette somme de 21 millions correspond à « une valorisation commerciale » censée quantifier, à la demande de World Rugby, la mise à disposition gratuite des stades par les collectivités.
Mais les choses ne sont en réalité pas aussi simples. Si bien que M. Atcher, relancé sur la question, finit tout de même par reconnaître « le risque que tous les stades ne soient pas gratuits. » Certaines collectivités pourraient bien avoir à payer l’événement. Plusieurs enceintes retenues pour 2023 appartiennent aujourd’hui à des concessionnaires privés, et non plus à des municipalités. Dit autrement : ces concessionnaires, établis sur la base de partenariats publics-privés (PPP), seraient donc en mesure de demander un dédommagement pour l’exploitation des sites. Une différence fondamentale avec les stades du Mondial 2007, déjà en France.
Un ex-sénateur attendu
Reste à savoir si les collectivités en question accepteront finalement d’assumer les sommes demandées, ou si c’est le GIP qui devra payer ce qu’elles refuseraient de débourser. Plusieurs stades semblent correspondre à pareil cas de figure : le Vélodrome à Marseille (géré par la société Arema), le stade Pierre-Mauroy à Villeneuve-d’Asc (groupe Eiffage), le Matmut-Atlantique à Bordeaux (société Bordeaux-Atlantique) et l’Allianz Riviera à Nice (société Nice Eco Stadium, détenue pour moitié par Vinci Concessions).
Le Groupama Stadium, à Lyon, se trouve dans une situation légèrement différente. Il appartient directement au club de football de l’Olympique lyonnais et à son président, l’homme d’affaires Jean-Michel Aulas.
« Rien n’est joué, on va ouvrir des discussions et des négociations tout à fait franches et directes »
Enfin, le sujet s’annonce plus facile à négocier pour les métropoles restantes, qui ont conservé la latitude sur leurs équipements sportifs : Nantes pour le stade de la Beaujoire, Saint-Etienne pour le stade Geoffroy-Guichard, Toulouse pour le Stadium. Sans évoquer le cas à part du Stade de France, dont l’Etat est propriétaire.
Dans « les deux ou trois mois » à venir, Claude Atcher s’attend maintenant à négocier au cas par cas « sur les conditions finales de mise à disposition » de chaque stade avec les villes et, le cas échéant, les concessionnaires. Entreront en compte, notamment, le nombre de matchs dans chaque stade et les affiches proposées. « Il y a d’abord eu la candidature et maintenant on entre dans une phase de discussions qui est plus technique et financière. On va trouver des solutions, rien n’est joué, on va ouvrir des discussions et des négociations tout à fait franches et directes. »
Mais avant, le GIP devra déjà désigner son président et son directeur général. Le premier devrait être Didier Guillaume, ancien président du groupe socialiste au Sénat. Le second pourrait être Claude Atcher lui-même. L’intéressé garde pour l’instant le silence. La décision appartient au conseil d’administration de ce groupement réparti entre la FFR (62 % des droits et des voix), l’Etat français (37 %) et enfin le Comité national olympique (1 %). Le chantier commence à peine.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Le groupe nucléaire va débourser plusieurs centaines de millions d’euros de pénalités pour le retard de dix ans du chantier du réacteur d’Olkiluoto.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
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EPR : épilogue du feuilleton finlandais d’Areva

Le groupe nucléaire va débourser plusieurs centaines de millions d’euros de pénalités pour le retard de dix ans du chantier du réacteur d’Olkiluoto.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 10h46
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 12h11
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            

Après des années de fortes tensions entre Areva et l’électricien finlandais Teollisuuden Voima Oyj (TVO), les deux sociétés sont en train de mettre la dernière main à un accord sur le dossier de la construction du réacteur EPR (troisième génération) d’Olkiluoto (OL3). Au ministère français de l’économie et à la direction du groupe nucléaire, on estime que sa finalisation n’est plus qu’une question de jours.
Ce compromis permettra de clore la procédure d’arbitrage engagée par les deux parties devant la Chambre de commerce internationale de Londres : TVO réclamait 2,6 milliards d’euros à son fournisseur français pour un retard de dix ans dans la mise en service d’OL3, dont la facture initiale a triplé pour atteindre 9 milliards ; Areva demandait 3,4 milliards, imputant cette dérive du calendrier et certains surcoûts à TVO et aux lenteurs de STUK, l’autorité de sûreté nucléaire locale.

L’accord intervient un an avant la mise en service commercial du réacteur, prévue en mai 2019. Il est clair que c’est Areva SA, et non TVO, qui devra payer des pénalités. Mais la France s’en tire bien : elle est parvenue à un bon accord, qui l’obligera quand même à débourser plusieurs centaines de millions d’euros, fait savoir une source bien informée.
Reste que c’est finalement le contribuable qui paiera. Sur les 4,5 milliards de recapitalisation décidés par le gouvernement en 2017 pour l’ancien ensemble Areva, 2 milliards ont été affectés à Areva SA, notamment pour régler le passif d’OL3.
Errements des années 2000
Le solde de 2,5 milliards a été versé à Orano, nouvelle dénomination des activités de l’ancien Areva dans le cycle de combustible (mines, enrichissement de l’uranium, retraitement des déchets). Actionnaire à 87 % de l’ex-Areva, l’Etat règle ainsi la facture des errements des années 2000, qui ont poussé Areva à la quasi-faillite avec une perte cumulée de plus de 10 milliards entre 2011 et 2016.

Début 2016, Emmanuel Macron,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Le spectacle des Enfoirés a attiré 9,7 millions de téléspectateurs sur TF1 vendredi, soit 45,2 % de part d’audience, réalisant un des plus mauvais scores de ces dernières années dans un contexte tendu avec Canal Plus.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Télévision : Les Enfoirés réalisent leur plus mauvaise audience depuis 2000

Le spectacle des Enfoirés a attiré 9,7 millions de téléspectateurs sur TF1 vendredi, soit 45,2 % de part d’audience, réalisant un des plus mauvais scores de ces dernières années dans un contexte tendu avec Canal Plus.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 10h45
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 13h34
   





                        


Diffusé vendredi 9 mars sur TF1, le spectacle des Enfoirés a réalisé, pour la première fois depuis 2000, une audience inférieure à 10 millions de téléspectateurs.
Un coup dur pour TF1, qui réalise habituellement avec ce spectacle la meilleure audience de l’année (hors rencontres sportives), selon les chiffres de Médiamétrie.


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Les Enfoirés n'avaient pas réalisé pareille audience depuis le spectacle de l'an 2000 et ses 8 millions de téléspectateurs.
Nombre de télespectateurs ayant regardé en direct la soirée des Enfoirées. Ces chiffres d'audience ne prennent pas en compte les visionnages en replay (J+7).

Source : Médiamétrie



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« Echec » à relativiser
La chaîne réalise cependant le meilleur score depuis le début de l’année et était loin devant ses concurrentes vendredi soir : France 2 a attiré 2,9 millions avec son téléfilm Lanester, tandis que M6 séduisait 2 millions de téléspectateurs avec la série Mac Gyver.
Par ailleurs, il est possible que les récentes tensions entre TF1 et Canal+ aient participé à ce score inhabituel : Canal+ avait coupé le signal de TF1 pour ses abonnés le 1er mars, à la suite d’un différend commercial. Le groupe de télévision payante, avait cependant annoncé, vendredi 9 mars, qu’il allait rétablir la retransmission de TF1 à tous ses abonnés, à l’occasion de l’émission des « Enfoirés ».
Canal+, qui avait coupé le signal de TF1 à quasiment 6 millions de clients, avait déjà rétabli la transmission de TF1, mercredi 7 mars pour 3,7 millions de foyers satellites. La chaîne avait pris cette décision après un communiqué du ministère de la culture lui intimant de remettre en place le signal chez les 1,5 million de foyers TNT Sat installés dans des zones où le satellite est le seul moyen de recevoir la télévision.

        Lire aussi :
         

                Canal+ rétablit la diffusion de TF1 sur les offres satellite



Hommage à Johnny Hallyday
Coup d’envoi de la 33e campagne des Restos du Cœur, le spectacle des Enfoirés, enregistré au Zénith de Strasbourg, proposait à l’affiche 33 artistes, d’Amir à Zazie, en passant par Jean-Louis Aubert, Bénabar, Patrick Bruel, Nicolas Canteloup, Julien Clerc, Marc Lavoine, MC Solaar, Michaël Youn et Marie-Agnès Gillot, Etoile du Ballet de l’Opéra de Paris.
Un hommage y a été rendu à Johnny Hallyday, l’un des tout premiers Enfoirés, au côté de Coluche lors de la tournée inaugurale en 1989, quatre ans après la création des Restos du Cœur.
Le double CD et le DVD « Enfoirés 2018 : Musique ! », avec l’intégralité du concert et de nombreux bonus, seront mis en vente au profit des Restos du Cœur. Chaque vente assurera à l’association la distribution de dix-sept repas. L’an dernier, les fonds recueillis ont permis de distribuer 15 millions de repas.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ De la visite virtuelle à l’état des lieux numérique en passant par la signature électronique, la gestion locative d’un bien se pilote désormais derrière l’écran de son smartphone ou depuis son ordinateur.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
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Immobilier : la dématérialisation est en marche

De la visite virtuelle à l’état des lieux numérique en passant par la signature électronique, la gestion locative d’un bien se pilote désormais derrière l’écran de son smartphone ou depuis son ordinateur.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 10h39
    |

Ludovic Clérima







                        



                                


                            

High-tech or not high-tech ? Telle est la question que les start-up posent aux agents immobiliers. Ces entreprises avancent des solutions innovantes à l’aide des nouvelles technologies. C’est le cas, par exemple, de WeProov, jeune pousse lancée en 2015 sur le segment de l’état des lieux digitalisé. « Nous proposons un modèle d’état des lieux sur smartphone ou tablette que le locataire et le bailleur complètent avec des photos. Le nombre de conflits à la sortie du bien recule ainsi considérablement. Une image laisse peu de place à la mauvaise foi », affirme Gabriel Tissandier, cofondateur de la société.
La start-up n’est d’ailleurs pas la seule à fleurir sur ce segment. Check & Visit, HomePad, Excalibur… autant de nouveaux entrants dans l’immobilier qui obligent les professionnels à s’adapter. « L’état des lieux digitalisé est aujourd’hui la norme », assure Christine Fumagalli, nouvelle présidente du réseau d’agences immobilières Orpi. Visite virtuelle, signature électronique, photographie à 360 degrés, le groupe a fait sa mue numérique. « C’est capital pour l’avenir. La visite virtuelle est de plus en plus importante pour des parents qui se portent caution d’un enfant qu’ils envoient étudier loin de chez eux. Ils peuvent ainsi voir le bien et signer le contrat de location à distance. »
Prochaine étape pour le réseau, développer ses propres innovations en travaillant avec un incubateur de start-up californien nommé Plug and Play. Outre l’état des lieux, d’autres étapes de la location sont en cours de dématérialisation sous l’impulsion de ces jeunes entreprises. BailFacile met à la disposition des utilisateurs des contrats de location en loi Alur à personnaliser, ainsi qu’une liste de modèles de lettres et autres documents dont peut avoir besoin un locataire ou un propriétaire (préavis, quittance de loyer, déclaration d’un locataire aux services des impôts…).
Transparence
HappyRenting veut, lui, donner plus de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ La concentration des médias aux mains des oligarques menace le pluralisme.
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L’inquiétant recul de la liberté de la presse en Europe centrale et orientale

La concentration des médias aux mains des oligarques menace le pluralisme.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 10h28
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 13h29
    |

                            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        



                                


                            

Même s’il avait conscience que les nuages menaçants s’amoncelaient à l’horizon, Michal Badin ne pensait sans doute pas devoir un jour pleurer l’un de ses confrères. Ce journaliste travaille pour le grand site slovaque d’information Aktuality.sk, qui appartient au groupe Ringier Axel Springer. Depuis l’assassinat de Jan Kuciak, 27 ans, retrouvé mort chez lui avec sa compagne, dans la nuit du dimanche 25 au lundi 26 février, il se pose de sérieuses questions sur les conditions d’exercice de son métier au cours des années à venir.
« Cela n’a jamais été facile de faire de l’investigation dans mon pays, mais je crois que ce sera désormais plus dur que jamais », souligne-t-il. De fait, c’est la première fois qu’un reporter est tué dans l’un des pays membres de l’Union européenne issus de l’ancien bloc communiste ou de la Yougoslavie, depuis le début de leur intégration, en 2004.
Jan Kuciak enquêtait sur la corruption et les liens tissés entre le monde des affaires et les élites politiques. La police a déclaré que sa mort était « très probablement liée » à son activité professionnelle. Ce précédent est un choc qui secoue toute la région, provoquant colère et inquiétude. En effet, il survient dans un contexte de recul très marqué de la liberté de la presse, alors que la Russie exerce toujours son influence sur cette zone dépendante d’elle au niveau énergétique.
« Discours hostile »
« La détérioration des conditions dans lesquelles les journalistes doivent travailler est nette ces dix dernières années », déplore Pauline Adès-Mével, responsable du bureau Europe-Balkans de Reporters sans frontières (RSF). « Les élus sont de plus en plus enclins à développer un discours hostile aux médias, qui a des répercussions quand les reporters se retrouvent sur le terrain. Ensuite, on a constaté une concentration des groupes de presse entre les mains de quelques oligarques, qui les mettent au service de leurs...




                        

                        


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En Inde, les promesses du premier sommet de l’Alliance solaire internationale

L’initiative imaginée par Paris et New Delhi lors de la COP21 est officiellement lancée dimanche 11 mars.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 10h28
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 10h30
    |

            Julien Bouissou (New Delhi, correspondance)








                        



                                


                            

C’est l’une des étapes-clés de la visite d’Emmanuel Macron en Inde, du 9 au 12 mars. New Delhi accueille, dimanche, le sommet fondateur de l’Alliance solaire internationale (ASI), imaginée par l’Inde et la France lors de la COP21, fin 2015, et destinée à regrouper les pays situés entre les tropiques du Cancer et du Capricorne. Sur les 121 pays concernés, 60 ont signé l’accord-cadre, près de la moitié de ces derniers l’ayant ratifié.
L’alliance est née d’un constat : les pays proches de l’équateur bénéficient d’un fort ensoleillement de trois cents jours par an en moyenne, mais ne disposent pas toujours des technologies, des financements ou de l’expertise nécessaires pour l’exploiter à son maximum. Entre 20 % à 50 % de leurs populations n’ont pas accès à l’électricité.
L’ASI prévoit d’aider surtout les nations les plus pauvres, ainsi que les petits Etats insulaires comme les îles Fidji, Tuvalu et Nauru ou encore les Comores. Pour eux, le principal obstacle au solaire est d’abord le coût du financement. L’ASI espère les diminuer en regroupant des appels d’offres et en mettant en place, dans le courant de l’année, un mécanisme commun de garantie, imaginé par la Banque mondiale.
L’alliance espère mobiliser 1 000 milliards de dollars d’ici à 2030, notamment auprès d’investisseurs privés et de bailleurs de fonds
« Au fur et à mesure que la technologie solaire devient maîtrisée et rentable, les investisseurs privés prennent le relais des bailleurs de fonds publics, et cette plate-forme de garantie devrait les inciter à augmenter leurs investissements », explique Nicolas Fornage, directeur de l’Agence française de développement (AFD) en Inde.
L’alliance espère mobiliser 1 000 milliards de dollars d’ici à 2030, notamment auprès d’investisseurs privés et de bailleurs de fonds comme l’AFD. « L’Alliance solaire facilitera les investissements dans les petits projets comme le solaire de toiture et les réseaux décentralisés »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a redit sa priorité au désendettement, face à ceux dans la majorité qui souhaitent une part de redistribution.
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L’exécutif tente de contenir le débat naissant sur la « cagnotte fiscale »

Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a redit sa priorité au désendettement, face à ceux dans la majorité qui souhaitent une part de redistribution.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 10h27
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 10h29
    |

            Audrey Tonnelier








                        


Officiellement, personne ne prononce le mot. Pas à l’Assemblée nationale, encore moins au gouvernement. Mais la polémique gronde au sein de la majorité : quel usage faut-il faire de la « cagnotte fiscale » ? L’amélioration de la conjoncture a permis une accélération des recettes fiscales de 4,3 milliards d’euros en 2017.
Le gouvernement, lui, a fait volontairement preuve de prudence en maintenant dans la loi de finance rectificative de décembre sa prévision de croissance du PIB à 1,7 % pour 2017, alors que celle-ci s’est finalement élevée à 2 %. Résultat : l’embellie économique place l’exécutif face à un débat qu’il n’avait visiblement pas anticipé. Et qui tombe au plus mal, alors que le gouvernement peine à convaincre sur la question du pouvoir d’achat.

        Lire aussi :
         

                La croissance française revue à la hausse à 2 %



Le ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, a tenu un point presse improvisé, vendredi 9 mars à Bercy.
« Ne refaisons pas les erreurs du passé, a mis en garde l’ex-membre du parti Les Républicains. Dès que les choses allaient mieux, on se mettait à redistribuer l’argent public, c’est-à-dire l’argent des contribuables. La meilleure façon de répondre aux attentes des Français, c’est (…) de réduire le déficit, la dette publique. (…) C’est ce qui nous permettra d’avoir une économie française qui tourne mieux, qui créé des emplois pour tous les Français. »
M. Le Maire réagissait aux propos du rapporteur de la commission des finances, Joël Giraud. Dans un entretien aux Echos publié jeudi soir, le député LRM des Hautes-Alpes a estimé qu’on peut « redistribuer une part de [la] bonne fortune fiscale de la France » aux Ehpad et aux territoires en proie à la désindustrialisation, voire aux personnes bénéficiant de minima sociaux. Affirmant que le déficit de la France au titre de 2017 sera meilleur que prévu – « proche de 2,7 % ou 2,8 %, inférieur à l’objectif du gouvernement de 2,9 % » –, M. Giraud propose de « consacrer 80 % [des surplus de recettes fiscales] au désendettement et 20 % à des mesures d’urgence ».
« Ayons ce débat calmement »
A Matignon, l’heure est aussi au déminage. « L’amélioration de la situation de la France est le fruit de notre travail, on ne va pas changer de cap », balaie-t-on. Début janvier, le premier ministre, Edouard Philippe, avait affirmé au Journal du dimanche qu’« il n’y a pas de cagnotte quand depuis quarante ans on dépense bien plus qu’on ne gagne. S’il y a de bonnes nouvelles sur les recettes, ce sera un moyen d’accélérer notre désendettement ».
Au sein de la majorité parlementaire, où l’on tente de minimiser les propos de M. Giraud, on se serait bien passé de cette nouvelle fronde. « Ces 4 milliards, c’est d’abord une manière de réfléchir à la façon dont on allouera les crédits lors du prochain projet de loi de finances [présenté en septembre]. Il n’y a aucun bras de fer avec le gouvernement ! », assure-t-on. « Ayons ce débat calmement, par les véhicules parlementaires classiques », abonde l’entourage de la députée Amélie de Montchalin, porte-parole du groupe LRM à la commission des finances et autre poids lourd de la majorité sur ces sujets.
Ironie du calendrier, le débat ressurgit alors que l’une des principales hypothèques qui pesaient sur le respect des 3 % de déficit par la France en 2017 vient d’être levée. L’organisme de statistiques européen Eurostat a officiellement validé, vendredi, l’étalement entre 2017 et 2018 des 10 milliards d’euros que l’Etat doit rembourser aux entreprises après l’invalidation de la taxe sur les dividendes. Cette décision, attendue à l’origine pour le mois d’avril, devrait, sauf énorme surprise, permettre au déficit français de passer sous les 3 %, comme exigé par les traités européens. De quoi valider les engagements d’Emmanuel Macron en la matière.
« C’est une bonne nouvelle, Eurostat confirme notre analyse et celle de l’Insee que nous soutenions pleinement », se réjouit-on dans l’entourage de M. Le Maire. « On est sur la bonne voie pour sortir de la procédure de déficit excessif », glissait-on vendredi dans les couloirs de Bercy. « Mais on se garde de tout triomphalisme… » Entre bonnes nouvelles économiques et sérieux budgétaire, la marge de manœuvre de l’exécutif semble, ces temps-ci, particulièrement étroite.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Les habitants protestent depuis qu’ils ont appris que la mairie s’apprêtait à changer l’attribution de l’ancien théâtre d’anatomie, un palazzo du XVIIe siècle, pour qu’il devienne un restaurant.
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A Venise, la résistance à l’industrie du tourisme s’organise

Les habitants protestent depuis qu’ils ont appris que la mairie s’apprêtait à changer l’attribution de l’ancien théâtre d’anatomie, un palazzo du XVIIe siècle, pour qu’il devienne un restaurant.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 10h00
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Chronique. Les forces de l’ordre sont arrivées au petit jour, mardi 6 mars, dans le centre de Venise, place San Giacomo dell’ Orio. Cent cinquante policiers, carabiniers et membres de la Guardia di Finanza avaient été réquisitionnés et les rues adjacentes bloquées, à l’heure où le seul bruit, d’ordinaire, est celui des valises à roulettes résonnant dans le silence des petites rues désertes.
Leur mission ? Déloger les occupants du rez-de-chaussée de l’ancien théâtre d’anatomie. Enfin, les occupants… Face à eux, ils n’ont trouvé qu’un habitant du quartier assoupi, veillant sur un matériel dérisoire : des jouets pour enfants, quelques livres, des affiches. Rien de très subversif.
Alors, pourquoi une telle démonstration de force ? C’est que, depuis cinq mois, ce palazzo du XVIIe siècle est le lieu d’une contestation très embarrassante pour la mairie et la région, visant la principale ressource économique de la ville : l’industrie touristique, dont les excès nourrissent la rancœur de la population.
Tout est parti en septembre de la vente, pour 900 000 euros, de ce local appartenant à la région et désaffecté depuis des années. Lorsque les habitants des environs ont appris que la mairie s’apprêtait à changer l’attribution du lieu pour qu’il devienne un restaurant, ils ont décidé d’occuper ce local.

Refus de la « privatisation » de la lagune
« Dans les années 1980, c’était un endroit très malfamé, avec de forts problèmes de toxicomanie. Et les habitants l’ont reconquis, en ont fait un lieu familial, où les enfants viennent jouer au foot après l’école. Mais ces dernières années, les terrasses des cafés et restaurants l’ont peu à peu grignoté. Résultat : cette fois-ci, ils ne se sont pas laissé faire », explique Giancarlo Ghigi, qui a travaillé à coordonner le mouvement. L’occupation s’organise, les habitants de tous âges et de tous milieux se relaient. La mairie coupe l’électricité ? On passe...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Les marchés financiers avaient anticipé la percée des populismes aux élections italiennes du 4 mars et n’ont que peu réagi à l’annonce des résultats.
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Le risque politique ressurgit sur les Bourses

Les marchés financiers avaient anticipé la percée des populismes aux élections italiennes du 4 mars et n’ont que peu réagi à l’annonce des résultats.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 09h42
    |

                            Emmanuel Schafroth








                        



                                


                            

Chronique. « Che bordello ! » Nul besoin de traduire le titre du quotidien italien Il Tempo, qui a salué à sa façon le résultat des élections italiennes du 4 mars. En termes plus choisis, mais toujours dans la langue d’Umberto Eco, on peut aussi qualifier d’imbroglio la situation qui résulte de cette double poussée du populisme : 54 % des votants se sont portés sur des partis radicaux sans désigner de vrai vainqueur, tandis que le Parti démocrate de Matteo Renzi apparaît comme le grand perdant, M. Renzi, un temps surnommé le « rottamatore » (le démolisseur), n’ayant pas su se réinventer en un Macron italien.
De quoi déclencher une panique sur les marchés ? Que nenni ! Certes, le FTSE MIB, indice de la Bourse de Milan, a d’abord pris le chemin de la baisse, reculant de 0,42 %… pour s’apprécier ensuite de 4 % lors des trois séances suivantes. « Le marché semble vivre avec sérénité les derniers événements électoraux italiens. Mercredi soir, la Bourse de Milan était plus haute qu’en fin de semaine précédente et l’écart des taux à 10 ans entre l’Italie et l’Allemagne, un peu plus faible. Les investisseurs paraissent faire un triple pari : la croissance économique se maintiendra à un bon rythme, la vocation européenne du pays ne sera pas remise en cause et les taux d’intérêt ne remonteront que lentement », note Hervé Goulletquer, stratégiste à La Banque postale AM.

Réunion de la Banque centrale européenne
Le CAC 40, lui, n’a même pas daigné s’inquiéter du résultat de lundi et conclut la semaine sur 5 séances de hausse. C’est toutefois celle de jeudi qui a été la plus nette : la journée était marquée par un événement toujours très attendu, une réunion de la Banque centrale européenne (BCE), un événement qui a servi de catalyseur à la hausse du marché (le CAC 40 finissant à + 1,28 %). Or, selon l’humeur du marché, l’annonce en question pouvait être perçue comme le verre à moitié vide ou à moitié plein. « Tel...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Grâce aux réductions d’impôts prévues dans la loi Aillagon de 2003, les fondations d’entreprise se multiplient.
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La défiscalisation a permis aux Galeries Lafayette de créer un nouveau lieu consacré à l’art contemporain à Paris

Grâce aux réductions d’impôts prévues dans la loi Aillagon de 2003, les fondations d’entreprise se multiplient.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 09h41
    |

            Nicole Vulser








                        



                                


                            

« Il y a eu un avant et un après la loi Aillagon [de 2003]. Sans cette loi sur le mécénat, Lafayette anticipations n’aurait pas été possible », déclare Guillaume Houzé, président de la fondation d’entreprise des Galeries Lafayette. Après cinq ans de gestation, ce nouveau lieu réservé à l’art contemporain, magnifiquement dessiné par le Néerlandais Rem Koolhaas, ouvre au public, samedi 10 mars, en plein cœur du Marais, à Paris. Avec une particularité : la place importante faite aux artistes, pour qu’ils réalisent in situ les œuvres destinées à être exposées.
L’éclosion des fondations d’entreprises consacrées à l’art contemporain en France – comme Cartier, le pionnier, Ricard, Yves Rocher et bientôt Emerige et Carmignac… – est étroitement corrélée à la loi sur le mécénat, qui a permis de multiplier par deux le montant des défiscalisations pour les entreprises. L’Admical, une association qui développe le mécénat, rappelle que la réduction d’impôt est de 60 % du montant des versements de dons des entreprises mécènes dans la limite de 0,5 % de leur chiffre d’affaires hors taxes. L’organisation d’expositions, l’acquisition d’œuvres d’art et la construction du bâtiment d’une fondation d’entreprise peuvent, sous certaines conditions, bénéficier de crédits d’impôts.

Pour les Galeries Lafayette, deux structures distinctes ont été mises en place : la fondation d’entreprise Lafayette anticipations, qui bénéficiera d’un budget quinquennal de fonctionnement de 21 millions d’euros, dont 60 % seront défiscalisés, et le fonds de dotation Famille Moulin, qui abrite une collection de 300 œuvres d’art et la mettra à la disposition de la fondation.
« Toutes les causes d’intérêt général »
« Si j’avais fait une loi réservée au mécénat culturel, estime Jean-Jacques Aillagon, ancien ministre de la culture de Jacques Chirac et conseiller culturel de François Pinault, le fondateur de Kering, ce ne serait jamais passé. La loi...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ L’Elysée revendique la signature de 20 contrats d’une valeur totale de 13 milliards d’euros, dont un de 12 milliards pour le groupe Safran.
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Safran, Alstom, EDF... 13 milliards d’euros de contrats pour la France en Inde

L’Elysée revendique la signature de 20 contrats d’une valeur totale de 13 milliards d’euros, dont un de 12 milliards pour le groupe Safran.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 09h19
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 12h10
    |

            Bastien Bonnefous (New Delhi, envoyé spécial) et 
Julien Bouissou (New Delhi, correspondance)








                        



   


La France et l’Inde devaient signer, samedi 10 mars, une cinquantaine de contrats et d’accords de coopération dans les domaines de la science, de l’environnement et du développement urbain, lors de la première journée de la visite d’Emmanuel Macron dans le sous-continent, qui dure jusqu’au lundi 12 mars. L’Elysée revendique la signature de vingt contrats, d’une valeur totale de 13 milliards d’euros.
Le contrat remporté par Safran pour la vente et la maintenance des moteurs d’avion de la compagnie aérienne indienne SpiceJet représente, à lui seul, 12 milliards d’euros, selon les chiffres communiqués par l’Elysée. EDF doit aussi annoncer un nouveau protocole d’accord prévoyant la livraison de six réacteurs EPR dans l’ouest de l’Inde, similaire à celui qui avait déjà été signé en 2009. Aucune vente n’a été conclue, mais le calendrier des négociations doit cette fois être précisé. « La marche arrière nous semble impossible aujourd’hui », affirme l’Elysée, qui y voit « une étape majeure ». Une petite ville du sud de l’Inde va aussi confier à Suez la distribution de son eau potable ainsi que la modernisation de son réseau. Enfin, Alstom a remporté des marchés de 75 millions d’euros pour plusieurs projets ferroviaires. « Du sol au ciel, il n’y a pas de domaines dans lesquels nous ne travaillons pas ensemble », a déclaré samedi le premier ministre indien Narendra Modi lors d’une allocution commune à New Delhi avec Emmanuel Macron.
Un marché difficile à pénétrer, surtout pour les PME
Malgré tout, les relations commerciales entre la France et l’Inde restent modestes. « Nous pouvons faire bien plus en termes de bons investissements, de commerce et d’ouverture de nos marchés », a reconnu le président de la République française dans un entretien accordé, jeudi 8 mars, à l’hebdomadaire India Today. L’objet est désormais de « faire de l’Inde le premier partenaire stratégique de la France dans la région [asiatique] et faire de la France le premier partenaire stratégique de l’Inde en Europe », a-t-il ajouté samedi.
L’Inde n’est que le 18e client de la France et son 20e fournisseur à l’échelle internationale. A chaque visite d’un chef d’Etat français dans le sous-continent, c’est la même rengaine : la France ne parvient pas à tirer profit du marché indien. En 1967, l’ambassadeur d’Inde se plaignait déjà dans le bureau du général de Gaulle de la faible présence économique française. A l’époque, l’Hexagone ne comptait que huit entreprises sur le sol indien, contre plus d’un demi-millier aujourd’hui…
L’Inde n’est que le 18e client de la France et son 20e fournisseur à l’échelle internationale
Depuis l’arrivée au pouvoir de Narendra Modi, en 2014, le pays a progressé dans le classement Doing Business de la Banque mondiale, qui mesure la facilité d’entreprendre. Mais l’Inde revient de loin. Il faut attendre jusqu’à deux ans pour obtenir un permis ou une autorisation administrative. « Il est parfois difficile d’identifier dans l’administration les bons interlocuteurs, surtout dans les Etats régionaux ; or, parfois, ces derniers ne sont pas au courant des règles, car elles changent souvent », reconnaît Payal S. Kanwar, la secrétaire générale de la Chambre de commerce et d’industrie franco-indienne.
45 lois du travail différentes
Dernier exemple en date : la réforme de la taxe généralisée sur la valeur ajoutée, à l’été 2017. Avec des taux différents sur les prix du lait, des noisettes et du beurre, les pâtissiers ne savaient plus quel taux de TVA appliquer à leurs pâtisseries. Les textes réglementaires sont parfois plus longs à lire que les contes épiques indiens. L’Inde possède près de 45 lois du travail différentes au niveau national et plus de 100 dans les différents Etats. Autant dire qu’aucune, ou presque, n’est respectée.
Le pays, qui affiche une des croissances les plus élevées de la planète, est donc un marché difficile à pénétrer, surtout pour les PME. Celles qui décident de s’implanter en Inde arrivent souvent dans le giron de grands groupes ou sont spécialisées dans des technologies à forte valeur ajoutée. L’entreprise française Ciel & Terre va, par exemple, signer un contrat pour la fourniture et l’installation d’une centrale solaire flottante dans le Tamil Nadu, dans le sud du pays.
La plupart des promesses de M. Modi, qui ont redonné tant d’espoir aux investisseurs au moment de son élection, tardent à produire des résultats. Plusieurs secteurs ont été ouverts aux investissements étrangers mais le programme « Make in India », destiné à développer le secteur industriel, a surtout consisté en une vaste campagne de communication. « La plupart des industries françaises en Inde étaient implantées dans le pays bien avant le lancement de ce programme », constate Payal S. Kanwar. Le secrétaire d’Etat à la défense, Subhash Bhamre, a d’ailleurs admis devant le Parlement indien que les investissements directs étrangers dans le secteur de l’armement n’avaient pas dépassé 180 000 dollars (146 000 euros) entre avril 2014 et décembre 2017.
L’Inde, première importatrice d’armes au monde
De plus, quelques semaines après avoir défendu les vertus du libre-échange au Forum économique mondial de Davos, en janvier, où il avait comparé le protectionnisme à la menace du « terrorisme » ou du « changement climatique », M. Modi avait relevé les droits de douane dans son pays. Les produits concernés – de l’électronique aux pièces automobiles, en passant par les bougies ou les cerfs-volants – devraient surtout avoir un impact sur les importations en provenance de Chine ou d’Allemagne.
Les échanges commerciaux franco-indiens ont doublé au cours des neuf dernières années pour dépasser les 10 milliards d’euros en 2017, et ils sont désormais à l’équilibre entre les deux pays. La hausse des exportations françaises est principalement due à la vente d’avions Airbus et à la signature de contrats de défense. L’Inde, première importatrice d’armes au monde, a acheté à la France six sous-marins Scorpène en 2005 (dont le premier a été livré en décembre 2017) et 36 avions de chasse Rafale en 2016.
Mais l’Elysée veut croire que les deux pays sont « dans une phase de diversification » de leurs échanges. La France espère trouver de nouveaux débouchés dans les secteurs des énergies renouvelables et de la ville intelligente. L’Agence française de développement doit annoncer, samedi, le déblocage d’une ligne de crédit de 100 millions d’euros pour soutenir le programme indien des smart cities. Plusieurs entreprises françaises, dont Paprec et 3Wayste, vont également signer des contrats de recyclage de déchets. « La France doit devenir le meilleur partenaire de l’Inde en Europe », a déclaré, samedi matin, Emmanuel Macron, à l’issue de la courte cérémonie d’accueil au Rashtrapati Bhavan, le palais de la présidence de la République à New Delhi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ En France, seul l’Executive MBA de Paris-Dauphine (en partenariat avec l’UQAM) mêle business et culture universitaire. Une formation davantage axée sur l’expérience internationale que le retour sur investissement.
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MBA universitaire, le cas unique de Paris-Dauphine

En France, seul l’Executive MBA de Paris-Dauphine (en partenariat avec l’UQAM) mêle business et culture universitaire. Une formation davantage axée sur l’expérience internationale que le retour sur investissement.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 08h30
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                            Béatrice Madeline








                        



   


Faire un Executive MBA (EMBA) à l’université ? Alors, ce sera Paris-Dauphine, la seule en France à proposer une telle formation, aux côtés de quelques MBA plus spécialisés (Ressources humaines, Santé, Management international….). Créé en 1998, en partenariat avec l’Université du Québec à Montréal (UQAM), ce MBA se distingue des autres par une coloration universitaire marquée.
« Notre philosophie est plutôt d’apprendre à nos étudiants comment on crée des valeurs, plutôt que leur apprendre comment on crée de la valeur, déclare Nicolas Berland, directeur de Dauphine Recherches en Management (DRM) et co-directeur de l’Executive MBA. Nous voulons former des manageurs qui vont accompagner le collectif, incarner la responsabilité managériale, promouvoir un management bienveillant. Ce sont des valeurs dans lesquelles la plupart de nos étudiants se reconnaissent. »
Autre particularité, les enseignants du MBA ne sont pas des cadres en entreprise mais des universitaires, et s’appuient sur leurs recherches pour leurs enseignements : « Nous reproduisons dans le MBA ce qui fait l’ADN de Dauphine », insiste Nicolas Berland. Ce qui n’empêche que la formation dispensée est loin des cours d’amphi : grâce à une mallette pédagogique, comprenant ouvrages et CD, les étudiants peuvent préparer cours et séminaires chez eux. Le temps passé en « session » est de la sorte entièrement consacré aux travaux en équipe projet, études de cas et retours d’expérience par petits groupes de 20 à 25 étudiants.
Des étudiants expérimentés
Le programme s’organise autour de cinq thématiques : (1) hommes, décisions et responsabilités, (2) marchés, clients, ressources financières et données comptables, (3) ressources humaines, systèmes de production et réseaux d’information, (4) innovations, stratégies organisationnelles, (5) pratiques de gestion en contexte internationalisé. Le rythme « VSD » (vendredi, samedi, dimanche, une fois par mois pendant 22 mois) permet d’alterner travaux personnels et travaux en équipe, et de concilier les études avec la poursuite de l’activité professionnelle.
Peut-être en raison de cette orientation plus universitaire et tournée vers la recherche, le MBA de Paris-Dauphine recrute des étudiants un peu plus âgés qu’ailleurs. L’écrasante majorité des étudiants a entre 30 et 50 ans, et 5 % ont même dépassé la cinquantaine. Sept ans minimum d’expérience professionnelle sont exigés pour postuler. « Au fil des années, notre public a mûri, constate le responsable de l’Excutive MBA. L’âge moyen de nos étudiants a glissé de cinq ans. » 
Une évolution plutôt bienvenue, ajoute-t-il, « car la pédagogie s’appuie sur l’expérience des gens. Lorsque nous voyons des candidats trop jeunes, nous leur disons de ne pas venir, que c’est trop tôt ». Les femmes représentent environ un quart des promotions, et les étudiants étrangers sont relativement peu nombreux, une grande partie des enseignements se faisant en français – ce qui, de fait, en interdit l’accès aux non-francophones.
Le partenariat avec l’UQAM se traduit d’abord par les interventions de professeurs canadiens auprès des étudiants à Paris-Dauphine, mais aussi via un séminaire commun avec les étudiants québécois, autour d’un projet de création d’entreprise. Les étudiants de Paris-Dauphine partent une semaine fin août à Montréal pour un séminaire international. Ils y côtoient leurs homologues québécois, au profil assez spécifique.
« Notre université est tournée vers la reprise d’études, plutôt que vers la formation initiale, et recrute de ce fait des gens de catégories relativement modestes, précise Guy Cucumel, professeur en sciences de Paris-Dauphine et vice-doyen à la recherche de l’École des sciences de la gestion de l’UQAM. De plus, nos normes de recrutement font que nous exigeons que nos étudiants aient un emploi lorsqu’ils intègrent le MBA, de sorte qu’ils soient moins mobiles que d’autres. »
Un autre objectif que l’argent
Au Canada, l’Executive MBA Dauphine ESG-UQAM est très valorisé : classé premier pour les MBA francophones, il arrive deuxième après celui de l’Université McGill, la puissante voisine de l’UQAM à Montréal. Les élèves particulièrement intéressés par une expérience internationale ont la possibilité de suivre des enseignements des deux côtés de l’Atlantique, par exemple en commencant leur MBA à Paris et en le terminant à Montréal.

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A la clé de ce MBA universitaire franco-canadien : un double diplôme, celui de l’Université Paris-Dauphine et celui de l’UQAM. Dauphine propose, en outre, aux étudiants du MBA un voyage d’études optionnel en Thaïlande ou au Brésil.
Enfin, la dernière différence marquante entre le MBA Paris-Dauphine et ceux des business schools est le prix : 35 000 euros – « non négociable », précise Nicolas Berland. A l’issue du MBA, 91 % des étudiants estiment que la formation a eu un impact sur leur poste et leur métier, et 69 % disent qu’il a eu un impact sur leur rémunération annuelle, selon une enquête réalisée, entre juillet et septembre 2015, sur les promotions 2013 à 2015 par TNS Analysis. Plus précisément, 52 % des étudiants ont eu jusqu’à 10 % d’augmentation, 29 % entre 11 et 40 %, et 19 % plus de 41 % d’augmentation.
Mais gagner plus n’est pas l’objectif affiché de ce MBA. « On ne dit pas à nos étudiants : “venez chez nous, vous aller décrocher 25 % d’augmentation salariale à la sortie”, remarque Nicolas Berland. Ça, ce n’est pas nous. »

Participez au MBA Fair du Monde, samedi 17 mars à Paris
Le groupe Le Monde organise, samedi 17 mars, au palais Brongniart, à Paris, la huitième édition du MBA Fair, le Salon des MBA & Executive Masters.
Cet événement est destiné aux cadres qui souhaitent donner un nouvel élan à leur carrière, et renforcer leur employabilité. Sont attendus les responsables de plus de 35 programmes de MBA et d’Executive Masters parmi les plus reconnus des classements internationaux, dans des domaines variés : stratégie, marketing, finances, ressources humaines et management… Des conférences thématiques animées par un journaliste du Monde, ainsi que des prises de parole organisées par les écoles présentes sont également prévues.
L’entrée est gratuite, la préinscription est recommandée pour éviter l’attente.
Ce Salon sera précédé de la publication, dans Le Monde daté du jeudi 15 mars, d’un supplément sur les MBA, à retrouver également sur notre page Lemonde.fr/mba.





                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 09/03/2018
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Thomas Piketty : « Pour une Union dans l’Union »

Dans sa chronique au « Monde », l’économiste estime que pour changer le cours de la mondialisation, la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne doivent impulser une Union politique et fiscale renforcée au sein de l’UE.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 10h48
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                            Thomas Piketty (Directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, Ecole d’économie de Paris)








                        



                                


                            

Chronique. Après les élections italiennes et les pitreries commerciales trumpistes, il pourrait être tentant de déprimer et d’utiliser l’Europe pour jouer au même jeu stupide du repli : durcissement migratoire, escalade protectionniste. Ce faisant, on oublierait deux points essentiels.
Un : contrairement à ce que l’on entend parfois, la montée du populisme européen ne s’explique pas par une quelconque déferlante migratoire. En vérité, le nombre de migrants entrant dans l’Union européenne (UE) était beaucoup plus élevé avant la crise financière (1,2 million par an entre 2000 et 2008). Il s’est effondré ensuite (500 000 par an entre 2008 et 2016), alors que la situation géopolitique aurait exigé une ouverture accrue.
Si l’on n’avait pas commis de lourdes fautes de politique économique, provoquant une nouvelle récession en 2011-2012, et une explosion du chômage en Europe du Sud, alors l’UE aurait pu – et pourrait encore – être plus ouverte, et éviter de se défausser sur les camps turcs pour gérer la crise. Les responsables de la montée du populisme sont ceux qui ont conduit ces politiques austéritaires à contretemps, et non les migrants et ceux qui les soutiennent.
Deux : les sanctions commerciales américaines, aussi bêtes soient-elles, ne sont que des gesticulations symboliques permettant à Trump de se démarquer des démocrates et de faire vibrer à peu de frais la corde nationaliste. Le cœur du programme trumpiste, ce sont les centaines de milliards de dollars engloutis dans la réforme fiscale adoptée en décembre 2017, qui vise à réduire massivement l’imposition des bénéfices des sociétés et des revenus et patrimoines des contribuables les plus aisés.
« Ce qui menace le monde, ce n’est pas la guerre commerciale : c’est la guerre sociale, menée à grands coups de dumping fiscal au profit des plus riches »
Ce qui menace le monde aujourd’hui, ce n’est pas la guerre commerciale : c’est la guerre sociale, menée à grands...




                        

                        

