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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ « Je me demande combien de temps il serait resté ainsi si je n’étais pas intervenue », raconte l’enseignante Mara Goyet sur son blog.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Longtemps marginal en France, le tatouage fait de plus en plus d’adeptes. Retour sur l’histoire plurielle de cet art, à l’occasion du Mondial du tatouage, à Paris.
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Le tatouage, un art primitif devenu populaire

Longtemps marginal en France, le tatouage fait de plus en plus d’adeptes. Retour sur l’histoire plurielle de cet art, à l’occasion du Mondial du tatouage, à Paris.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 15h37
    |

            Romain Geoffroy et 
                                Rédaction Snapchat - Le Monde








                        



   


Le tatouage fait de plus en plus d’adeptes. Selon un sondage IFOP réalisé en novembre 2016 pour le Syndicat national des artistes tatoueurs auprès de 1 002 personnes, 14 % des Français ont déjà été tatoués. Chez les 18-24 ans, cette proportion atteint même 26 %.
A l’occasion du Mondial du tatouage, qui se tient du vendredi 9 au dimanche 11 mars à la Grande Halle de la Villette, à Paris, retour sur l’histoire de cet art dont les origines sont multiples.
Cet article a été initialement publié dans l’édition « Discover » du Monde sur l’application Snapchat.
Ötzi, plus vieux tatoué connu
Vieux de plus de 5 300 ans (il serait né vers − 3 300 avant JC), l’« Homme des glaces », retrouvé en 1991 momifié à la frontière italo-autrichienne, portait 61 tatouages. Il s’agissait essentiellement de traits parallèles, dont la plus grande partie était sur le bas des jambes.

   


Ces tatouages (probablement faits pour soigner l’arthrose dont souffrait Ötzi) étaient faits par incisions, dans lesquelles on frottait du charbon de bois.
Le « tatau » polynésien, l’origine du mot
Le tatouage a été pratiqué dans toutes les régions du monde et à toutes les époques. L’origine du mot vient de Polynésie : le tatau y est une pratique ancestrale très importante qui pourrait remonter à − 1 300 ans avant JC.

   


Un rite durant lequel on coloriait sa peau lors des étapes importantes de la vie en utilisant des dents de requin et des os taillés. Il était aussi un marqueur social, car essentiellement pratiqué par les classes supérieures.
Au Japon, de l’outil punitif à l’interdiction
Durant l’époque d’Edo (1600-1868), l’irezumi (tatouage japonais) devient synonyme de punition : les criminels sont tatoués de force sur le bras ou sur le front.

   


Malgré son image négative dans la société, l’irezumi se développe et des Japonais se recouvrent tout le corps de dragons, personnages et autres motifs. En 1872, les tatouages seront finalement interdits par le gouvernement. Ils seront à nouveau autorisés à partir de 1948, lors de l’occupation américaine.
En Europe, une pratique réappropriée par les marins
Le tatouage est interdit en Europe, en 787, par l’Eglise, car jugé comme un symbole païen. Dans l’Ancien Testament (Lévitique 19:28), on peut lire :
« Vous ne ferez point d’incision dans votre chair pour un mort, et vous n’imprimerez point de figures sur vous. Je suis l’Eternel. »
Le tatouage réapparaîtra cependant au XVIIIe siècle, après que des marins européens de retour de Polynésie s’approprient la pratique.
En Russie, un CV criminel sur la peau
Pendant l’Union soviétique (dès 1922), le tatouage devient central dans les prisons et goulags russes. Par un système très codifié, les prisonniers se gravent leur parcours criminel sur la peau.

   


Les motifs et le nombre de tatouages donnent des indices sur la raison de leur séjour derrière les barreaux et instaurent une sorte de hiérarchie en prison. Les autorités soviétiques ayant commencé à déchiffrer certains symboles à partir des années 1960, le tatouage peut aussi trahir celui qui a la peau encrée.
1891 : invention de la machine à tatouer électrique
Le tatoueur américain Samuel O’Reilly est le premier inventeur d’une machine à tatouer électrique. Il s’inspire du stylo électrique, créé quelques années plus tôt par Thomas Edison, auquel il ajoute des aiguilles et un tube permettant d’insérer de l’encre dans la peau.

   


L’apparition du dermographe révolutionne l’art du tatouage, permettant d’aller beaucoup plus vite et de développer de nouvelles techniques.
De l’image du mauvais garçon à la pop culture
Si l’art et la technique évoluent, le tatouage reste jusqu’aux années 1980 une pratique underground. Aux Etats-Unis comme en Europe, il est souvent associé aux « mauvais garçons », aux gangs, mais aussi au rock, au punk puis au rap.

   


Mais les stars de la musique vont lui donner une image « cool » qui le fera entrer dans la pop culture.

        Lire aussi :
         

                Japonais, hyperréaliste, tribal ou old school... l’essor sans fin du tatouage



La question inévitable de la douleur
Difficile de séparer tatouage et douleur. Mais selon la partie du corps à tatouer, les aiguilles pénétrant la peau peuvent être plus ou moins désagréables.

   


Si vous êtes sensible, mieux vaut donc éviter de demander un dragon sur le pied.
Regrets et détatouage
On peut se lasser de son tatouage ou le trouver gênant dans le monde du travail… L’augmentation du nombre de tatoués s’accompagne donc d’une hausse des détatouages.

   


Le détatouage au laser, pratiqué par les dermatologues, permet de casser les billes d’encre sous la peau. Cela peut être long, douloureux et pas toujours complètement efficace. Il n’est pas remboursé par la Sécurité sociale.

        Lire aussi :
         

                Des bulles et des pointes : l’histoire ancestrale du tatouage en BD






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ De la visite virtuelle à l’état des lieux numérique en passant par la signature électronique, la gestion locative d’un bien se pilote désormais derrière l’écran de son smartphone ou depuis son ordinateur.
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Immobilier : la dématérialisation est en marche

De la visite virtuelle à l’état des lieux numérique en passant par la signature électronique, la gestion locative d’un bien se pilote désormais derrière l’écran de son smartphone ou depuis son ordinateur.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 10h39
    |

Ludovic Clérima







                        



                                


                            

High-tech or not high-tech ? Telle est la question que les start-up posent aux agents immobiliers. Ces entreprises avancent des solutions innovantes à l’aide des nouvelles technologies. C’est le cas, par exemple, de WeProov, jeune pousse lancée en 2015 sur le segment de l’état des lieux digitalisé. « Nous proposons un modèle d’état des lieux sur smartphone ou tablette que le locataire et le bailleur complètent avec des photos. Le nombre de conflits à la sortie du bien recule ainsi considérablement. Une image laisse peu de place à la mauvaise foi », affirme Gabriel Tissandier, cofondateur de la société.
La start-up n’est d’ailleurs pas la seule à fleurir sur ce segment. Check & Visit, HomePad, Excalibur… autant de nouveaux entrants dans l’immobilier qui obligent les professionnels à s’adapter. « L’état des lieux digitalisé est aujourd’hui la norme », assure Christine Fumagalli, nouvelle présidente du réseau d’agences immobilières Orpi. Visite virtuelle, signature électronique, photographie à 360 degrés, le groupe a fait sa mue numérique. « C’est capital pour l’avenir. La visite virtuelle est de plus en plus importante pour des parents qui se portent caution d’un enfant qu’ils envoient étudier loin de chez eux. Ils peuvent ainsi voir le bien et signer le contrat de location à distance. »
Prochaine étape pour le réseau, développer ses propres innovations en travaillant avec un incubateur de start-up californien nommé Plug and Play. Outre l’état des lieux, d’autres étapes de la location sont en cours de dématérialisation sous l’impulsion de ces jeunes entreprises. BailFacile met à la disposition des utilisateurs des contrats de location en loi Alur à personnaliser, ainsi qu’une liste de modèles de lettres et autres documents dont peut avoir besoin un locataire ou un propriétaire (préavis, quittance de loyer, déclaration d’un locataire aux services des impôts…).
Transparence
HappyRenting veut, lui, donner plus de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Cinq ans après son élection, le pape François doit faire face à plusieurs scandales : trois cardinaux proches de lui sont sur la sellette.
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Au Vatican, les embarras du C9, le cénacle chargé de transformer la curie

Cinq ans après son élection, le pape François doit faire face à plusieurs scandales : trois cardinaux proches de lui sont sur la sellette.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 10h21
    |

            Cécile Chambraud








                        



                                


                            

A la fois symbole et outil de la réforme selon François, le C9 est aujourd’hui dans l’épreuve. Peu après son élection, François avait réuni autour de lui, pour l’aider à réformer la curie romaine, un conseil de huit, puis neuf, cardinaux, d’où ce surnom de C9. Choisis pour représenter tous les continents, ses membres ont été nommés pour faire pièce à l’appareil curial, aider le pape à gouverner l’Eglise catholique et à dessiner la nouvelle « Constitution » qui régira l’administration vaticane, succédant à celle promulguée en 1988 par Jean Paul II, Pastor bonus.
Pour la troisième fois, seulement huit cardinaux du C9 étaient présents lors de sa dernière réunion, fin février. En juin 2017, le Vatican a en effet mis en « congé » le cardinal australien George Pell qui venait d’être inculpé, dans son pays, pour des « délits d’agressions sexuelles anciennes » impliquant de « multiples plaignants ».
Depuis lors, celui qui demeure, en titre, l’un des tout premiers responsables de l’administration vaticane, puisqu’il est chargé de la réforme financière à la tête du nouveau secrétariat à l’économie du Saint-Siège, prépare sa défense. L’ancien archevêque de Sydney a comparu, lundi 5 mars, devant un tribunal de Melbourne, qui décidera s’il existe assez d’éléments pour un procès. En attendant, sa fonction demeure en suspens.

Des questions émergent
Le degré d’information du pape sur la situation au Chili, au regard des accusations portées par des victimes d’un prêtre pédophile contre Juan Barros, un évêque qui l’aurait couvert, et le soutien de François à ce prélat, a fait émerger des questions concernant un autre membre du C9, le cardinal chilien Francisco Errazuriz. Ancien archevêque de Santiago de 1998 à 2010 et ancien président de la conférence épiscopale chilienne de 1998 à 2004, il connaît nécessairement très bien la situation.
Vendredi 9 mars, le site National Catholic Reporter a révélé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Cinq ans après son élection, François fait l’objet de critiques pour ses hésitations dans la lutte contre les abus sexuels commis par des prêtres.
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La réforme du pape à l’épreuve de la pédophilie

Cinq ans après son élection, François fait l’objet de critiques pour ses hésitations dans la lutte contre les abus sexuels commis par des prêtres.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 10h13
    |

            Cécile Chambraud








                        



                                


                            

Le 16 janvier, le pape François témoignait devant quatre-vingt-dix jésuites chiliens que « la grande paix » éprouvée par lui au moment où il a compris qu’il allait être élu pape « ne [l]’a[vait] pas quitté » depuis. Deux mois plus tard, pourrait-il encore l’affirmer ? Car depuis ce premier jour du voyage qui l’a conduit au Chili et au Pérou, s’est ouverte la crise la plus violente de son pontificat, cinq ans après son élection, le 13 mars 2013.
En l’espace de trois semaines, le scandale de pédophilie qui secoue le clergé chilien depuis des années est devenu le scandale qui ébranle la figure du pape François. A l’heure des premiers bilans d’un pontificat censé remettre de l’ordre à la tête de l’Eglise, cela tombe mal. Cette affaire est d’autant plus dommageable pour François qu’elle écorne trois des marqueurs attachés à son identité de pape.
François met constamment l’accent sur la défense des faibles, des démunis, des méprisés face aux forts et aux puissants. De Lampedusa, où il fulmine contre la « mondialisation de l’indifférence » qui laisse périr les migrants en mer, au discours de Santa Cruz (Bolivie), qui enrôle l’Eglise aux côtés des « mouvements populaires », des prisons qu’il ne cesse de visiter aux « esclaves sexuels » dont il prend la défense, le pape argentin tonne contre le « Dieu argent », les trafiquants d’êtres humains et les fabricants d’armes.
Le pontife argentin a accusé des fidèles et une partie du clergé du diocèse d’Osorno, au chili, d’être manipulés par des « gauchistes »
Pourquoi, alors, ne semble-t-il pas prêt à voler au secours de simples fidèles durablement meurtris par des « puissants » de sa propre Eglise, à savoir des prêtres et des évêques ? Pourquoi, lors de son voyage au Chili, a-t-il choisi de s’afficher à plusieurs reprises en compagnie d’un évêque, Mgr Juan Barros, accusé (il s’en défend) d’avoir couvert un prêtre, le père Fernando...




                        

                        


<article-nb="2018/03/10/19-6">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Les associations humanitaires s’inquiètent de voir des centaines de jeunes se priver d’alimentation.
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A Calais, les migrants refusent les repas de l’Etat

Les associations humanitaires s’inquiètent de voir des centaines de jeunes se priver d’alimentation.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 10h06
    |

            Maryline Baumard (Calais (Pas-de-Calais) - envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Personne n’avait imaginé que les exilés de Calais boycotteraient les repas servis par l’Etat. C’est pourtant ce qui s’est produit, vendredi 9 mars. Alors que l’Etat a repris les distributions de nourriture, mardi, après un arrêt de près de dix-sept mois, les migrants ne se déplacent quasiment pas vers les points de distribution. Et, quand les portions arrivent jusqu’à eux, une bonne part des 500 à 600 Erythréens, Ethiopiens et Afghans du Calaisis les refusent tout bonnement, excluant d’accepter « des dons d’un ennemi qui nous pourchasse », comme l’explique un jeune Oromo, arrivé depuis un peu plus de quatre mois « dans l’enfer de Calais ». 
Vendredi, un food truck flambant neuf, fier de son énorme logo « Préfet du Pas-de-Calais », attendait en début d’après-midi dans un enclos partiellement fermé d’un grillage surélevé de barbelés, non loin de l’ancienne « jungle ». Sous l’auvent, des salariés de La Vie active, l’entreprise mandatée par l’Etat pour les distributions, attendaient des migrants qui ne venaient pas. Alors que seul Le Monde était sur place, c’était, selon la version officielle de La Vie active, « la présence des journalistes » qui les empêchaient d’accéder au lieu.

Double langage
Entre 15 h 30 et 16 h 15, Le Monde a pu constater que seuls trois jeunes hommes avaient fait le déplacement depuis leurs abris de fortune et qu’un peu plus tard, près de l’hôpital de Calais, seul un groupe d’une dizaine d’Afghans est passé chercher le plat chaud-pain-fruits. Un carton d’une vingtaine de portions avait en revanche été préparé par La Vie active pour être livré au milieu des dunes, là où se terrent les exilés. L’entreprise a vite compris que les migrants préféraient se priver de repas plutôt que venir vers cet organisme installé dans un camion aux couleurs de la France.
Jean-Claude Lenoir, le président de l’association Salam, s’étonne de la stratégie du moment. « Le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ François Taddéi, chercheur à l’Inserm, fondateur du Centre de recherches interdisciplinaires (CRI), fait partie des personnalités qui livrent leurs conseils en vidéo lors de nos conférences O21 / s’orienter au 21e siècle, dont la prochaine édition a lieu les 17 et 18 mars à Paris.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

O21. François Taddéi : « L’entreprise a besoin de gens créatifs pour se réinventer »

François Taddéi, chercheur à l’Inserm, fondateur du Centre de recherches interdisciplinaires (CRI), fait partie des personnalités qui livrent leurs conseils en vidéo lors de nos conférences O21 / s’orienter au 21e siècle, dont la prochaine édition a lieu les 17 et 18 mars à Paris.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 09h45
    |

            Laure Belot








                        



   


Créer. « Une légende indienne raconte l’histoire d’un éléphant et de six aveugles. Chacun des aveugles touche une partie de l’éléphant. L’un attrape les défenses, persuadé qu’il s’agit d’une lance. L’autre saisit la trompe, certain qu’il est face à un serpent. Un autre frôle une oreille et s’imagine devant un éventail… Ils ne parviennent pas à se mettre d’accord sur l’objet qu’ils examinent. Un sage passe et leur dit qu’ils devraient apprendre à se parler et intégrer les morceaux de vérité de chacun. La réalité est toujours multidimensionnelle et complexe. On a besoin de regards systémiques, intégrateurs, qui observent cette réalité sous différents angles pour pouvoir la comprendre.

        Lire aussi :
         

                O21. Douze témoignages (inspirants) de personnalités pour trouver sa voie



Le CRI, dont je suis le directeur, est un centre de recherche interdisciplinaire, mais aussi un carrefour de rencontres intéressantes. On a la chance d’accueillir des vilains petits canards qui ne pouvaient pas faire ce qu’ils voulaient dans des contextes disciplinaires classiques et plus cloisonnés. On leur donne la possibilité de travailler ensemble pour qu’ils réussissent à développer des projets qui les surprennent eux-mêmes.
Certains pensent qu’on peut apprendre la créativité. Ce qui est sûr, c’est qu’il y a plein de façons de la détruire. En particulier si on impose trop de rigidité et qu’on ne laisse pas le droit à l’erreur. Les entreprises sont organisées sur un modèle très inspiré de l’ingénierie. Elles cherchent des rouages complémentaires. Quelqu’un de trop créatif n’est pas forcément capable d’entrer parfaitement dans l’un de ces rouages et peut poser des problèmes à l’organisation. Dans le même temps, les entreprises ont besoin de gens créatifs parce qu’elles doivent être capables de se réinventer avant de se faire “disrupter” par l’extérieur. Il faut alors mettre en place ce que j’appelle des “cadres de libertés évolutifs et féconds”. »

Participez à « O21 / S’orienter au 21e siècle » à Paris
Pour aider les 16-25 ans, leurs familles et les enseignants à se formuler les bonnes questions lors du choix des études supérieures, Le Monde organise la seconde saison d’« O21 / S’orienter au 21e siècle », avec cinq dates. Après Nancy (1er- 2 décembre), Lille (19 - 20 janvier), Nantes (16-17 février) et Bordeaux (2-3 mars), rendez-vous à Paris (samedi 17 et dimanche 18 mars 2018, à la Cité des sciences et de l’industrie).
Dans chaque ville, les conférences permettent au public de bénéficier des analyses et des conseils, en vidéo, d’acteurs et d’experts, et d’écouter et d’échanger avec des acteurs locaux innovants : responsables d’établissements d’universités et de grandes écoles, chefs d’entreprises et de start-up, jeunes diplômés, etc. Des ateliers pratiques sont aussi organisés.
Il reste des places pour O21 Paris ! Entrée libre sur inscription.

        Voir aussi :
         

          En images : les temps forts d’O21 à Nancy



Pour inscrire un groupe de participants, merci d’envoyer un e-mail à education-O21@lemonde.fr. L’éducation nationale étant partenaire de l’événement, les lycées peuvent organiser la venue de leurs élèves durant le temps scolaire.






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ L’argument revient souvent dans la bouche des homophobes : l’homosexualité serait condamnable, car contraire aux lois de la nature. Pourtant, la science prouve tout le contraire.
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<article-nb="2018/03/10/19-9">
<filnamedate="20180310"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180310"><AAMMJJHH="2018031019">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Que l’on postule en prépa, BTS, DUT, ou en licence ou Paces, dans quelle mesure le critère de l’origine géographique sera-t-il pris en compte ? Explications avant la date limite pour faire ses voeux, mardi 13 mars.
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Parcoursup 2018 : peut-on faire des voeux d’inscription postbac en dehors de son académie ?

Que l’on postule en prépa, BTS, DUT, ou en licence ou Paces, dans quelle mesure le critère de l’origine géographique sera-t-il pris en compte ? Explications avant la date limite pour faire ses voeux, mardi 13 mars.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 07h45
    |

            Séverin Graveleau








                        



   


A savoir avant de formuler ses dernières voeux d’orientation sur la plateforme Parcoursup, au plus tard mardi 13 mars à 18 heures : dans les filières sélectives (CPGE, BTS, DUT, écoles avec concours ou examen d’entrée, etc.), la sélection ne se fait pas, sauf rares mentions contraires, en fonction du critère géographique, seule la qualité du dossier est prise en compte (notes, classement de l’élève dans sa classe, « projet de formation motivé », etc.).
Pour candidater à l’université (licence, Paces), le secteur géographique était, sur l’ancienne plate-forme APB, l’un des deux critères utilisés (avec l’ordre des vœux) pour départager les candidats s’ils étaient plus nombreux que le nombre de places. Avec la nouvelle plate-forme Parcoursup, la priorité reste donnée, dans ces filières, aux candidats de l’académie. Cette dernière est définie par le domicile des parents (ou du responsable légal) du candidat, et on peut connaître son académie de rattachement en cliquant sur l’onglet « Secteurs licences » dans Parcoursup.
Pour augmenter ses chances d’être pris dans une filière très demandée, mieux vaut donc faire au moins un vœu dans son académie, quitte à en faire un autre sur la même licence d’une autre académie.
Il est en effet également possible de postuler dans des licences en dehors de son académie. Dans ce cas, une alerte sur fond jaune (voir la capture d’écran) prévient que le candidat ne sera pas prioritaire si la formation reçoit plus de demandes que de places disponibles. Ce n’est qu’après la clôture des vœux que le recteur de l’académie fixera un quota de candidats « hors académie ». Moins la filière est en tension, plus celui-ci est susceptible d’être important. Comme le précise l’alerte sur Parcoursup, il est donc vivement conseillé de formuler « également » des vœux dans les licences de son académie.

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« Le Monde » aide les jeunes à s’orienter vers les études supérieures
Pour aider les 16-25 ans, leurs familles et les enseignants à se formuler les bonnes questions au moment d’effectuer les vœux d’orientation, Le Monde organise les conférences O21/S’orienter au 21e siècle, à Paris (17 et 18 mars), après Nancy, Lille, Nantes et Bordeaux.

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                Choisir son orientation : participez à nos conférences O21 à Paris, les 17 et 18 mars



A la veille de la clôture des vœux sur la nouvelle plate-forme d’admission post-bac, Parcoursup, sera organisé un tchat en direct avec des psychologues du Centre d’information et d’orientation Mediacom, lundi 12 mars à 13 heures. A consulter également : notre rubrique Le Monde Campus, et tout particulièrement ses sous-rubriques O21, Etudes supérieures et Parcoursup APB.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Confrontés à deux nouvelles plaintes, en France et aux Etats-Unis, les avocats du prédicateur musulman mis en examen pour viol doivent faire face à la contestation et au complotisme de ses soutiens
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Article sélectionné dans La Matinale du 09/03/2018
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Les défenseurs de Tariq Ramadan obligés de revoir leur stratégie face aux nouvelles accusations

Confrontés à deux nouvelles plaintes, en France et aux Etats-Unis, les avocats du prédicateur musulman mis en examen pour viol doivent faire face à la contestation et au complotisme de ses soutiens



Le Monde
 |    10.03.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 11h14
    |

            Raphaëlle Bacqué








                        



                                


                            

Tariq Ramadan a quitté, jeudi 8 mars, la prison de Fleury-Mérogis (Essonne) où il était incarcéré depuis un mois, pour être admis à La Pitié-Salpêtrière au sein de l’unité surveillée de l’établissement hospitalier parisien. Le prédicateur musulman, mis en examen depuis le 2 février pour « viol », et détenu jusqu’ici à l’isolement sans pouvoir communiquer avec sa famille, souffre selon ses défenseurs de « douleurs dans les membres inférieurs liés à une affection neurologique » et « d’une profonde dépression ».
Vendredi, il a pu rencontrer dans sa chambre d’hôpital Me Yassine Bouzrou, qui assure sa défense depuis octobre 2017. Ce dernier était accompagné de son confrère Emmanuel Marsigny, venu rejoindre le pôle d’avocats de M. Ramadan. Avec Me Julie Granier, l’associée de Me Bouzrou, et les deux avocats suisses Marc Bonnant et Yaël Hayat, ils sont désormais cinq à tenter d’ajuster une stratégie de défense dans un dossier de plus en plus délicat.
Jusqu’ici, le petit-fils du fondateur des Frères musulmans nie farouchement les accusations de viol portées contre lui les 20 et 27 octobre 2017 par Henda Ayari et « Christelle » (un prénom d’emprunt destiné à préserver son anonymat). « Les faits dont vous me parlez ne m’évoquent rien », avait-il déclaré lors de sa confrontation avec cette dernière.
Un possible alibi fait long feu
Tariq Ramadan avait alors réfuté en bloc non seulement le viol mais aussi toute relation sexuelle et même être monté avec la jeune femme dans sa chambre d’hôtel avant sa conférence à Lyon, le 9 octobre 2009, comme elle le soutient. Le 6 février, le juge des libertés et de la détention avait cependant refusé de libérer le théologien suisse, comme le demandaient ses avocats. Une décision confirmée par la cour d’appel le 22 février.
Entre-temps, une réservation d’avion, présentée par M. Ramadan comme un possible alibi, avait fait long feu : les enquêteurs ont...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Les plaintes en diffamation envers des universitaires ébranlent une dimension essentielle de leur travail : la critique. Mais l’idée de légiférer contre de telles procédures divise.
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Les chercheurs face aux « procédures bâillons »

Les plaintes en diffamation envers des universitaires ébranlent une dimension essentielle de leur travail : la critique. Mais l’idée de légiférer contre de telles procédures divise.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 11h01
    |

                            Cécile Michaut








                        



                                


                            
Les chercheurs et les enseignants-chercheurs doivent-ils bénéficier d’une liberté d’expression accrue ? La question peut sembler étrange : les experts issus des universités et des institutions de recherche se trouvent tous les jours sur les plateaux de télévision ou interviewés dans les journaux et ne semblent pas se censurer. Pourtant, nombre d’entre eux craignent aujourd’hui des poursuites judiciaires – et cette inquiétude est ravivée par la récente mise en examen du sociologue Jean-Claude Kaufmann pour diffamation contre le « sociologue » de l’émission de téléréalité « Mariés au premier regard ».

Les « procédures bâillons », ces plaintes en diffamation visant parfois plus à intimider et à faire taire qu’à obtenir réparation, n’épargnent pas les universitaires, mais elles sont très rares : dans un rapport rendu en avril 2017, le juriste Denis Mazeaud en recensait seulement huit, la plupart aboutissant à une relaxe, voire à une condamnation des parties civiles à verser des dommages et intérêts aux chercheurs pour procédure abusive. Le plus important organisme de recherche français, le CNRS, confirme d’ailleurs que les procédures à l’encontre de ses chercheurs sont très peu fréquentes.
Laurent Neyret, chercheur en droit constitutionnel, affirme que sa plume ne sera plus la même après la procédure bâillon intentée par Chimirec en 2014
Si ces procédures sont rares, elles ne sont pas forcément sans conséquence. Ainsi, Laurent Neyret, chercheur en droit constitutionnel, affirme que sa plume ne sera plus la même après la procédure bâillon intentée par Chimirec en 2014. Dans une revue juridique, il avait commenté une décision de justice en droit de l’environnement défavorable à l’entreprise.
Laurent Neyret a été poursuivi pour diffamation par Chimirec mais le tribunal de grande instance de Paris lui a donné raison : soulignant que « le seul fait d’examiner le caractère diffamatoire d’un article tel que celui rédigé par Laurent Neyret était...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Dans une tribune au « Monde », la présidente de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs juge que légaliser l’euthanasie et le suicide assisté n’est pas la solution.
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Débat sur l’euthanasie : « Défier la mort est plus facile de loin que de près »

Dans une tribune au « Monde », la présidente de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs juge que légaliser l’euthanasie et le suicide assisté n’est pas la solution.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 14h20
    |

Anne  de la Tour (Présidente de la SFAP, la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs, qui  fédère plus de 10 000 soignants et 6 00...







                        



                                


                            

Tribune. Tout le monde a en tête la belle pomme rouge fatale à Blanche-Neige. C’est une pomme luisante, appétissante, et qui exaucera tous ses vœux. Mais qu’elle croque de ce fruit, et la voilà plongée dans le ­sommeil de la mort : son sang se ­glacera, son souffle s’arrêtera, et ses yeux se fermeront à jamais.
Si l’on en croit la clameur impatiente en faveur de l’euthanasie et du suicide assisté supposée monter des sondages, c’est le type de mort que désirent aujourd’hui une bonne partie de nos concitoyens : sans méchante sorcière sans doute, mais une mort qui vient, en blouse blanche, vous faire la piqûre ­létale ou vous donner le comprimé qui produira l’effet instantané, sans les souffrances et les embarras du « mourir ».
La tribune signée par 156 députés dans Le Monde daté du 1er mars, et qui fait suite au dépôt, ces derniers mois, de trois propositions de loi visant déjà à dépénaliser l’euthanasie, se présente, elle aussi, à l’opinion comme une pomme magnifique, survitaminée, désirable : qui s’opposerait à une « nouvelle liberté », un « nouveau droit » ? Qui serait assez « frileux » ou archaïque, ou conservateur, ou têtu, pour s’opposer à un vœu que l’on nous dit désormais majoritaire ?
Etre soulagé et accompagné par des soignants compétents
Forte de son expérience de dizaines de milliers de patients accompagnés chaque jour, au total quelques millions de patients depuis près de trente ans, la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) est bien placée pour déplorer, avec les 156 élus, qu’on ne meure pas mieux en France, ou que « l’offre de soins palliatifs ne satisfasse pas à la multiplicité des situations individuelles ». Est-ce à dire cependant que l’on meurt en France si mal ? La plupart des 580 000 décès annuels interviennent de façon apaisée.
Nous regrettons bien sûr avec les élus les euthanasies clandestines : une lecture correcte des données...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Pour l’instance de régulation, le financement du compteur électrique communicant Linky sera « neutre » pour les particuliers, contrairement à ce qu’affirme une pétition de l’UFC-Que choisir.
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La Commission de régulation de l’énergie prend la défense de Linky

Pour l’instance de régulation, le financement du compteur électrique communicant Linky sera « neutre » pour les particuliers, contrairement à ce qu’affirme une pétition de l’UFC-Que choisir.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 20h19
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 20h48
   





                        


La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a pris la défense du compteur électrique communicant Linky, vendredi 9 mars, soulignant que son financement sera « neutre » pour les particuliers, au lendemain de lancement d’une pétition par l’UFC-Que choisir. Vendredi en début de soirée, elle avait reçu plus de 89 000 signatures.
L’association de défense des consommateurs affirme dans sa pétition que « [les particuliers vont] payer 15 euros par an pendant dix ans pour permettre à Enedis d’installer un compteur communicant pour lequel [ils n’auront] aucune contrepartie ».
Une affirmation que dément la Commission de régulation de l’Energie dans un communiqué :
« Sur le coût de ce projet, le président de la CRE [Jean-François Carenco] élève le ton pour rappeler que son financement sera totalement neutre pour les clients grâce aux nombreux gains que ces compteurs permettront, notamment pour maîtriser la demande d’énergie. »
Les compteurs Linky « rendent possible la réduction de la consommation d’énergie, le développement de nouveaux services énergétiques, l’émergence de nouveaux acteurs et l’optimisation des coûts des réseaux et de leur performance », assure la CRE.
La Cour des comptes avait dénoncé le coût de Linky
Une affirmation que la Cour des comptes, dans un rapport publié en février, nuançait très largement :
« Les gains que les compteurs peuvent apporter au consommateur sont encore insuffisants. Ce sont pourtant eux qui justifient l’importance de l’investissement réalisé. »
Autre pomme de discorde, pour l’UFC-Que choisir : « Les conditions de financement du compteur, et notamment les conditions de rémunération d’Enedis. » L’association de consommateurs s’appuie de nouveau sur le rapport de la haute juridiction financière, qui avait estimé que « les conditions de rémunérations d’Enedis sont généreuses et devraient être revues ».
Le déploiement des compteurs est en effet assuré par Enedis pour un coût de plus de 5 milliards d’euros entre 2014 et 2024. Pour ne pas faire peser cette somme sur les particuliers, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a mis en place un système de tarif différé. Enedis a avancé l’argent, et sera remboursé avec intérêts au moment où le programme portera ses fruits, à partir de 2021, dans la facture des consommateurs. Mais en analysant la construction de ce tarif, la Cour des comptes estime qu’il permettra à Enedis d’empocher au passage près de 500 millions d’euros.
La CRE et Enedis avaient contesté ces conclusions et accusent la cour de faire « une analyse erronée » en négligeant les bénéfices apportés par les compteurs lorsqu’ils seront installés.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ La sportive, connue jusqu’ici comme Wilfrid Forgues, a raconté à « L’Equipe » ce qui l’a conduite à réaliser sa transition, 22 ans après avoir remporté les JO d’Atlanta en canoë biplace.
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Sandra Forgues, première championne olympique française ouvertement transgenre

La sportive, connue jusqu’ici comme Wilfrid Forgues, a raconté à « L’Equipe » ce qui l’a conduite à réaliser sa transition, 22 ans après avoir remporté les JO d’Atlanta en canoë biplace.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 18h33
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 19h03
   





                        


Vingt-deux ans après les Jeux olympiques d’Atlanta où elle avait été sacrée championne olympique en canoë biplace (chez les hommes), celle qui s’appelait à l’époque Wilfrid Forgues refait à nouveau la « une » de L’Equipe, vendredi 9 mars. A 48 ans, Sandra Forgues est la première sportive française de haut niveau à raconter le parcours qui l’a amenée, il y a six mois, à réaliser sa transition.

Wilfrid Forgues, champion olympique de C2 en 1996, devenu Sandra: «Ma vie intime était en prison»… https://t.co/FGnuqlvG5P— FredWaringuez (@Frédéric Waringuez)


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« Je vis un rêve. Jusque-là, j’avais une vie sociale, familiale et professionnelle vraiment réussie. J’étais engagée dans un milliard de trucs. Mais ma vie intime était en prison, a expliqué Mme Forgues au quotidien sportif. En France, je suis la première. Mais je ne pense pas être la seule. »
« Le sport était un exutoire »
Sandra Forgues raconte que ses premiers souvenirs liés à son identité remontent à l’enfance, lorsqu’elle avait 6 ou 7 ans.
« Tous les soirs, je priais pour renaître en fille. J’avais des robes, des habits féminins que j’avais piqués ou fabriqués, que je planquais. […] Prendre l’apparence d’une femme a toujours été apaisant pour moi. »
Malgré ses questionnements, Sandra Forgues a vécu en homme, pendant des décennies. Elle s’est mariée, a eu deux enfants. Et a mené un « combat quotidien » contre elle-même.
« A chaque fois que je devais lutter contre moi-même, je me réfugiais dans le sport, dans mes capacités physiques qui étaient assez fortes. Je surjouais même. Je me forgeais un corps de “marines”. […] J’étais dans le refoulement, dans le mensonge.
[…] Pour moi, le sport était un exutoire, une façon de me dire, “mais si, tu es normal. Tu réussis, alors, arrête tes conneries”. Quand j’ai été sélectionné aux JO, je me suis dit, ça y est, tu es un vrai mec, tu es passé à autre chose. Mais on ne lutte pas contre soi-même. » 
En septembre 2016, l’épouse de Sandra Forgues découvre par hasard ses affaires féminines à leur domicile. C’est cet incident qui la décidera, finalement, à sortir de son silence.
« Je pensais que ce serait difficile, eh bien non »
Dans le milieu sportif, son entourage tombe des nues. Frank Adisson, avec qui elle a été sacrée championne olympique, est le premier à être informé de sa décision. « D’entrée de jeu, il a été super bienveillant, explique Sandra Forgues. Tous mes potes ont pris une claque mais il y a cette intelligence du sport qui est de dire, il faut que je comprenne. »
Elle rencontre la même bienveillance au Centre de ressources, d’expertise et de performance sportive (Creps) de Toulouse, où elle est présidente du conseil d’administration.
« C’est moi qui ai pris une claque. Je pensais que ce serait très difficile, eh bien non. […] Tout le monde m’a officiellement demandé de poursuivre mes missions. » 
Sandra Forgues regrette malgré tout « l’omerta très forte » qui règne dans le monde du sport concernant l’homosexualité ou la transidentité :
« En France, je suis la première [à révéler ma transidentité]. Mais je ne pense pas être la seule. Ce n’est pas le fait d’être la première qui m’intéresse, c’est le fait de ne pas être la seule. J’ai envie de transmettre un message de bonheur. » 
A l’étranger, d’autres sportifs de haut niveau ont déjà effectué et révélé leur transition, telles Caitlyn Jenner, une ancienne décathlonienne américaine née Bruce Jenner, ou Philippa York, ancienne cycliste britannique née Robert Millar.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ La présence du virus de l’influenza aviaire de gène H5 a été mise en évidence lors d’un contrôle. Cet agent pathogène est « sans menace pour l’homme » selon la préfecture.
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Grippe aviaire : 7 450 canards abattus dans le Finistère

La présence du virus de l’influenza aviaire de gène H5 a été mise en évidence lors d’un contrôle. Cet agent pathogène est « sans menace pour l’homme » selon la préfecture.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 18h29
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 19h12
   





                        


Un cas d’influenza aviaire faiblement pathogène a été identifié dans un élevage de canards du Finistère, et 7 450 canards de l’élevage vont être abattus, a annoncé, vendredi 9 mars, la préfecture du Finistère.
La présence du virus de l’influenza aviaire de gène H5 a été mise en évidence lors d’un contrôle, dans le cadre d’un plan de dépistage de la direction générale de l’alimentation, dépendante du ministère de l’agriculture, a indiqué la préfecture du Finistère dans un communiqué. Afin d’éviter une propagation du virus, « une mesure de confinement des volailles avec restriction de leurs mouvements est prise temporairement dans un rayon d’un kilomètre autour de l’exploitation », a précisé le communiqué.
« L’agent pathogène, qui infecte les oiseaux sauvages et les oiseaux domestiques, et dont la circulation est connue, est sans menace pour l’homme » poursuit la préfecture du Finistère.
Plus de 120 000 canards abattus depuis début 2018
Cet abattage massif est loin d’être le premier en 2018. Depuis le début de l’année, ont été abattus par précaution :
25 000 canards dans le Morbihan, début février ;16 000 canards en Vendée, fin février ;19 000 canards dans le Gers, début et fin février ;8 500 canards dans les Deux-Sèvres, début mars ;19 000 canards en Maine-et-Loire, début mars ;20 200 canards en Loire-Atlantique, début février et début mars ;8 000 canards en Lot-et-Garonne, début mars ;7 450 canards dans le Finistère, début mars.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ François Saint-Pierre, avocat spécialiste du droit pénal et également avocat au « Monde », a répondu à vos questions sur la réforme de la justice.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

« Il y a longtemps en France que l’on a abandonné un système de jurés populaires vraiment souverain »

François Saint-Pierre, avocat spécialiste du droit pénal et également avocat au « Monde », a répondu à vos questions sur la réforme de la justice.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 18h00
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 18h40
   





                        


François Saint-Pierre, avocat spécialiste du droit pénal et également avocat du Monde, répond à vos questions sur la réforme de la justice.

   


Arnaud : L’idée selon laquelle les magistrats professionnels jugeraient plus sévèrement que le jury d’assises vous semble-t-elle réaliste ? La création de cette nouvelle juridiction paraît être justifiée par cette hypothèse et par la volonté d’alléger la charge de travail des cours d’assises, qu’en pensez-vous ?
L’expérience des cours d’assises montre que les verdicts des jurés sont très variables d’un procès à l’autre, d’une ville à l’autre, sévères ou cléments. Et ceux des magistrats professionnels, dont c’est le métier, plus constants. Mais pas nécessairement plus durs. Les cours d’assises chargées de juger les affaires de terrorisme, sans jurés populaires, depuis 1986, ont montré à plusieurs reprises que, au contraire, elles pouvaient acquitter les accusés ou les condamnés plus modérément que des cours d’assises avec jurés populaires.
On ne peut donc pas soupçonner Nicole Belloubet, ministre de la justice, d’un tel but inavoué. D’ailleurs, souvenez-vous qu’en 2011, sous la présidence de M. Sarkozy, l’introduction de jurés devant les tribunaux correctionnels avait été envisagée justement pour plus de sévérité… Un projet vite abandonné.

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Monik : Ne plus faire juger certains crimes par les citoyens, c’est remettre fondamentalement en cause un principe essentiel de la justice, non ? Considérez-vous que c’est un tournant ?
Le jury est une création révolutionnaire, c’est vrai, qui date de 1791. Mais depuis, que de changements. Sous le Ier Empire, les jurys étaient composés de bourgeois, seulement des hommes. Sous Vichy, en 1941, leur nombre a été réduit de douze à six, et les jurés délibèrent depuis avec les magistrats professionnels. Il y a longtemps en France que l’on a abandonné un système de jurés populaires vraiment souverain.
Jules : Cette dénomination qui est « tribunal criminel » n’est-elle pas une violation du droit fondamental de la présomption d’innocence ?
Ce terme désigne clairement le tribunal chargé de juger les crimes. Je ne pense pas qu’il induise un préjugement de culpabilité de l’accusé. En revanche, il sera essentiel que la procédure qui y sera suivie permette à l’accusé de se défendre de manière effective, avec une garantie forte de sa présomption d’innocence.

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Anaïs : Ne pensez-vous pas qu’au regard du projet présenté actuellement et des nombreuses réformes retirant toute spécificité aux cours d’assises (je pense notamment au récent arrêt du Conseil constitutionnel instituant une obligation de motivation de la peine), cette juridiction telle qu’on la connaît soit finalement vouée à disparaître ? Ne sommes-nous pas simplement face à une première étape dans la suppression totale des jurés ?
Vous avez raison, la question se pose sérieusement. Mais ce n’est pas nouveau. En 1995, Jacques Toubon, qui était garde des sceaux, avait proposé un système similaire à celui que propose aujourd’hui Mme Belloubet, un peu différent : en première instance, des juges professionnels avec deux jurés, et en appel une cour d’assises complète. Les avocats s’y étaient farouchement opposés. Le projet avait été abandonné. Mais depuis, en 2000, la loi a permis de faire appel des verdicts, ce qui a entraîné en 2011 la réforme nécessaire de la motivation des verdicts.
Kik : La motivation principale de cette réforme est-elle la réduction des coûts du procès ?
C’est exact, le souci d’économie est toujours présent dans ces réformes. Mais pas seulement. Madame Belloubet a aussi avancé la durée des procédures qui est trop longue. La transformation de la procédure criminelle répond aussi à ce souci. Actuellement, la procédure devant le juge d’instruction dure en moyenne trois ans, puis il faut attendre un an pour le procès de cour d’assises de première instance, et encore douze à dix-huit mois pour passer en appel, où se tient un nouveau procès à l’identique du premier. C’est un système globalement très lourd, pas seulement économiquement, mais aussi moralement pour les victimes et leurs familles, pour les accusés et leur famille.
Bordelais : [Le Monde] parle d’une « réforme mineure de la carte judiciaire ». Pourtant, en cherchant à délester les cours d’appel « régionales » d’un certain nombre de contentieux spécialisés au profit des cours « territoriales », le ministère de la justice ne procède-t-il pas à une réforme au contraire massive de la carte judiciaire ?
C’est une question que nous pouvons légitimement nous poser. Ce n’est pas nous qui parlons de « réforme mineure de la carte judiciaire », mais la ministre ! Les avocats de tous les barreaux de France sont très attachés à leurs tribunaux, pas seulement pour eux-mêmes, mais surtout parce qu’ils savent par expérience professionnelle que les gens, les justiciables, ont besoin de tribunaux près de chez eux, comme d’hôpitaux et de médecins.
Soyons attentifs, sans préjuger du développement de la réforme en cours, car d’un autre côté, comment nier que l’organisation judiciaire a vraiment besoin d’être modernisée ?
Kik : « Aujourd’hui, des affaires sont requalifiées de crime en délit et passent en correctionnelle plutôt qu’en cour d’assises parce que les parties préfèrent avoir un jugement plus rapide. » Je m’étonne de ce propos de la ministre. Rencontre-t-on vraiment des parties défendant les intérêts de la victime (Parquet ou constitution de partie civile) qui préfèrent que le procès soit correctionnalisé ?
Oui, je vous le certifie. Les avocats conseillent leurs clients et clientes en leur expliquant comment se déroule un procès de cour d’assises, et nombreux préfèrent un procès correctionnel où ils ou elles n’auront pas à exhiber leur vie privée, leur souffrance, leur intimité, dans des délais de jugement beaucoup plus courts. C’est une réalité.
Kik : En tant qu’avocat, que pensez-vous de la mise en place d’un dossier numérique unique ? Quelles conséquences dans l’exercice de votre métier ?
La numérisation de la justice est en marche (sans jeu de mots) et c’est inéluctable. J’en suis personnellement un partisan convaincu. Les avocats travaillent beaucoup plus efficacement ainsi. Et il en est de même des magistrats, des greffiers, des policiers et des gendarmes, qui le confirmeront je pense. Bien sûr cela implique de nouvelles méthodes de travail auxquelles chacun doit s’accoutumer. Mais n’est-ce pas ainsi dans tous les domaines ?
Maxardéchois : La fusion des tribunaux d’instance et tribunaux de grande instance ne risque-t-elle pas de restreindre l’accès à la justice des justiciables vivant en zone rurale ?
C’est un risque, nous devons être vigilants sur les propositions concrètes qui seront faites. Je pense que les magistrats et les avocats qui exercent leurs fonctions dans les régions rurales défendent bien leur point de vue et seront entendus.
Myriam : Quel est le calendrier de cette réforme ?
Nous sommes en mars, souhaitons que les projets importants soient discutés au Parlement dans le courant de cette année 2018.
… : Pouvez-vous expliquer à des non initiés ce que signifie rendre les mesures exécutoires en première instance au civil ? Ce n’était pas le cas ?
Il y a un grand principe : c’est celui du droit de toute personne qui a perdu son procès de faire appel, et tant que cet appel n’est pas jugé, le jugement de première instance est suspendu, il n’est pas « exécutoire ». C’est cela qui semble devoir être remis en cause. Distinguons bien la justice pénale et la justice civile.
En matière de justice pénale, le caractère suspensif de l’appel est un droit constitutionnel et il est hors de question de le remettre en cause.En matière civile c’est différent, mais si l’appel ne devait plus être suspensif par principe, il faudrait prévoir une procédure très rapide permettant de demander à ce qu’il le soit, car, sans être vexant pour les magistrats, il arrive que de mauvais jugements soient rendus, dont l’exécution immédiate pourrait provoquer des conséquences très graves.
Je ne suis donc pas moi-même favorable à cette réforme.



                            


                        

                        


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« Thérapies de conversion » des homosexuels : quels eurodéputés ont changé leur vote ?

Une infographie met en avant 29 eurodéputés français qui n’ont pas voté en faveur de l’interdiction de ces méthodes destinées à faire changer d’orientation sexuelle. Mais plusieurs ont changé leur vote a posteriori.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 17h40
    |

                            Jean-Gabriel Fernandez








                        


Le Parlement européen a voté, le 1er mars, un texte appelant les Etats membres à interdire les thérapies de conversion, c’est-à-dire les pratiques visant à « soigner » l’homosexualité. Avec 435 votes en faveur de la motion, 109 contre et 70 abstentions, le texte a été adopté largement, bien qu’il ne soit pas contraignant. Pourtant, certains eurodéputés français se sont opposés à la motion.
Des membres de la communauté LGBT+ dénoncent depuis le vote les « homophobes » parmi les députés européens. Une infographie diffusée sur Internet affirme que 34 eurodéputés français se sont opposés à la motion. Cette information est incorrecte.

🏳️‍🌈🇪🇺🇫🇷 Thérapies de conversion : Voici donc les 34 députés européens français irresponsables qui ont osé voter contre ou s'abstenir. Avec, sans surprise, majoritairement des @FN_officiel, @_LesPatriotes et @lesRepublicains dans cette ignominie 😷😷. #ShameOnYou pic.twitter.com/IZLhDodyuh— Nicolas (@NicoHikona) 4 mars 2018


Pourquoi c’est imprécis
6 députés ont changé leurs votes
Les 34 députés en question ont effectivement voté contre la motion dans un premier temps, mais 6 d’entre eux ont changé leur vote a posteriori. L’infographie ne tient en effet pas compte des corrections qui peuvent être émises dans les jours suivant un vote au Parlement européen.
Les eurodéputés Michèle Alliot-Marie et Geoffroy Didier (Les Républicains), Florian Philippot, Mireille d’Ornano et Sophie Montel (Les Patriotes) ainsi que Tokia Saïfi (Agir, la droite constructive) ont demandé la correction de leur vote, pour se prononcer en faveur de l’interdiction des thérapies de conversion. Brice Hortefeux, étonnamment, va à contre-courant. Alors qu’il avait voté en faveur de la motion, l’ex-ministre de l’intérieur sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy a choisi de se rétracter, rejoignant le camp opposé à la motion lors de la correction de son vote. Tous les représentants des Patriotes (extrême droite), et d’Agir, accusés d’être opposés à l’interdiction, ont donc en réalité voté en faveur de la motion.
Les 29 eurodéputés qui ont voté contre l’interdiction des thérapies de conversion sont donc les suivants :





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              ▄▓▄
            ▄▓▓█       ▄▄▄▓▓▓▓▄╦          ▄▓▄               ▄▓▄▄
           ▓▓▓▓▄,,▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓╕    ╓▄▓▓▓▓▓▓▓▄        ,▄▓▓▓▓▓▓▓▓▄╦
       ╒▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄  ▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▄▄▄▓▓▌
       ╫▓ ╙▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀Γ ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀  ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀Γ
        █▓▄ Γ▀▀▀▀▀ΓΓ ,  █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌  Σ▓▄,╙█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌   ▀█▓▄,Γ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓█
                     ▐▓ ▐▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌    ╙▓Q ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌       ▀█▌  ▓▓▓▓▓▓Γ
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌          ▄▓▓▓▓▓▓▓
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌       ⌐ ▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌      ▓ ╟▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▐▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓µ     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓      ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ╟▓▓▓▓▓▓▓█       ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ▐▀ ▓▓▓▓▓█▀         ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                      ╓▓▓▓█Γ            ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                      █▀                ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
               ▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄╦          ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓
          ,▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▓▓▌   ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄,,▄▓╕
       ╓▄▓▓▓▓▓▓██████▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▀     ▓▓ █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀
     ▄▓▓██▀Γ     ≈4▄▄, ▀▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▀█▓▓▓▓▓▓█▀Γ
   ╙▓█Γ              █▓▄ ██▀            ▓▌ ██▀Γ             ▀█▄╦ ▀██▀
                      ╙▀                ▀`                     ▀▀


Liste des 29 candidats opposés à l'interdiction des thérapies de conversion



require(['jquery', 'dataTables', "jquery-ui/core", "jquery-ui/tooltip"], function($, dataTables, jqueryUICore,tooltipdecodeurs) {

    var dataSet = [["Marie-Christine Arnautu","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Nicolas Bay","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Jo\u00eblle Bergeron","Ex Front National","ELDD (droite populiste)","Contre"],["Dominique Bilde","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Marie-Christine Boutonnet","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Alain Cadec","Les R\u00e9publicains","PPE (centre droit\/droite)","Abstention"],["Aymeric Chauprade","Ex Front National","Non inscrit*","Contre"],["Jacques Colombier","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Arnaud Danjean","Les R\u00e9publicains","PPE (centre droit\/droite)","Abstention"],["Rachida Dati","Les R\u00e9publicains","PPE (centre droit\/droite)","Abstention"],["Ang\u00e9lique Delahaye","Les R\u00e9publicains","PPE (centre droit\/droite)","Abstention"],["Sylvie Goddyn","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Bruno Gollnisch","Front National","Non inscrit*","Contre"],["Fran\u00e7oise Grosset\u00eate","Les R\u00e9publicains","PPE (centre droit\/droite)","Abstention"],["Brice Hortefeux","Les R\u00e9publicains","PPE (centre droit\/droite)","Abstention"],["Jean-Fran\u00e7ois Jalkh","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Alain Lamassoure","Ex Les R\u00e9publicains","PPE (centre droit\/droite)","Abstention"],["Gilles Lebreton","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Christelle Lechevalier","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Philippe Loiseau","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Dominique Martin","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Jo\u00eblle M\u00e9lin","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Bernard Monot","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Nadine Morano","Les R\u00e9publicains","PPE (centre droit\/droite)","Abstention"],["Franck Proust","Les R\u00e9publicains","PPE (centre droit\/droite)","Abstention"],["Dominique Riquet","Union des d\u00e9mocrates et ind\u00e9pendants","ADLE (centre)","Abstention"],["Anne Sander","Les R\u00e9publicains","PPE (centre droit\/droite)","Abstention"],["Jean-Luc Schaffhauser","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Myl\u00e8ne Troszczynski","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"]];
        //dataSet = dataSet.replace("\t", "");

    var columns_list = ["D\u00e9put\u00e9", "Parti", "Groupe parlementaire europ\u00e9en", "Vote"];
    var cols_visible = "1111";
    var columns = [];
    console.log(columns_list, typeof(columns_list));
    for(var i=0;i        columns[i] =
        {
            title: columns_list[i].replace("'", ""),
            visible: (cols_visible[i] == "1" ? true : false),
        }
    }
    var myTable = $('#table20180309093017').dataTable( {
        "orderClasses": false,
        
        "rowCallback": function(nRow, aData)
            {
            
                switch(aData[1])
            {
                
                case "Front National":
                    $(nRow).css("background-color", "rgba(123, 159, 218," + ($(nRow).hasClass('even') ? 0.15 : 0.1) + ")");
                    break;
    

                case "Les Républicains":
                    $(nRow).css("background-color", "rgba(255, 142, 142," + ($(nRow).hasClass('even') ? 0.15 : 0.1) + ")");
                    break;
    

                case "Ex Front National":
                    $(nRow).css("background-color", "rgba(123, 159, 218," + ($(nRow).hasClass('even') ? 0.15 : 0.1) + ")");
                    break;
    

                case "Ex Les Républicains":
                    $(nRow).css("background-color", "rgba(255, 142, 142," + ($(nRow).hasClass('even') ? 0.15 : 0.1) + ")");
                    break;
    

                case "Union des démocrates et indépendants":
                    $(nRow).css("background-color", "rgba(255, 252, 201," + ($(nRow).hasClass('even') ? 0.15 : 0.1) + ")");
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*Les députés non inscrits n’appartiennent à aucune formation politique au sein du Parlement européen. La plupart sont d’extrême droite. Les trois non inscrits français sont Bruno Gollnisch, Aymeric Chauprade et Jean-Marie Le Pen.
Que sont les thérapies de conversion ?
Les thérapies de conversion, ou thérapies de réorientation sexuelle, sont un ensemble de pratiques visant à changer l’orientation sexuelle d’une personne. Communes aux Etats-Unis, elles sont souvent employées sur des adolescents homosexuels ou transgenres contre leur gré. Ces thérapies peuvent passer par l’injection massive de testostérone ou par l’aversion, qui consiste à faire subir des électrochocs au sujet tout en lui montrant des images d’actes homosexuels afin de l’en dégoûter. Quelque 700 000 Américains âgés de 18 à 59 ans auraient été soumis à ce genre de pratiques, selon une récente étude de The Williams Institute.
Avec ce vote, le Parlement européen emboîte le pas à l’Organisation des nations unies, qui s’était déjà prononcée contre les thérapies de conversion en 2015, les qualifiant de « violentes » et « abusives ».
En France, ces pratiques sont encore légales, bien que rares. Dans l’Union européenne, les thérapies de conversion ne sont illégales qu’à Malte et dans certaines régions autonomes espagnoles (Madrid et Valence). Le Brésil est le premier pays à les avoir bannies en 1999, mais le débat sur leur légalité a repris en 2017. Hormis ceux-là, seuls la Suisse, Taïwan et neuf Etats américains ont interdit les procédures médicales visant à changer l’orientation sexuelle d’une personne.



                            


                        

                        


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Comment Paris veut métamorphoser le quartier Montparnasse

La Ville de Paris va lancer une consultation pour remanier le quartier parisien, un chantier qui s’étendra sur 9 hectares au cœur de la capitale



Le Monde
 |    09.03.2018 à 17h33
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 09h55
    |

            Grégoire Allix








                        



   


Après la tour, la dalle. La maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo, a annoncé, vendredi 9 mars, le lancement d’une consultation pour remanier profondément le quartier Montparnasse. Un chantier de 9 hectares en plein Paris, qui vise à réparer « le traumatisme de l’urbanisme des années 1970 », selon les mots de Mme Hidalgo, et à redonner de l’attrait à « ce quartier emblématique de Paris ». « Nous allons casser la dalle et faire disparaître le centre commercial, on pourra aller à pied et à l’air libre de la rue de Rennes à la gare SNCF », résume son adjoint chargé de l’urbanisme, Jean-Louis Missika. Une révolution.
Au pied de la tour de 210 mètres, mal-aimée des parisiens, le quartier Montparnasse, qui fut, il y a un siècle un des moteurs culturels de la capitale, a souffert de la brutalité de l’urbanisme qu’on appelait alors moderne : un aménagement sur dalle qui rend l’espace public confus, un dédale souterrain d’équipements, de voiries, de parkings, un parc hors-sol – le Jardin atlantique – caché derrière des barres d’immeubles, un centre commercial massif qui ferme par un mur la perspective depuis la rue de Rennes…
Les nouveaux habits de la tour Montparnasse ont été dévoilés le 19 septembre 2017. L’équipe Nouvelle AOM, lauréate du concours d’architecture, promet de transformer le monolithe marron de 1973 en éclat de verre clair, alliant ouverture, végétalisation et recherche de sobriété énergétique. Restait à transformer son environnement. « Il faut recomposer un tissu urbain cohérent avec l’urbanisme parisien », résume Gilles Vuillemard, le président de l’Ensemble immobilier tour Maine-Montparnasse (EITMM), qui regroupe les 290 copropriétaires de la tour et de l’ensemble commercial de 35 000 m2.

   


Le temps presse
Le temps presse : une partie des acteurs du quartier ont commencé leur mue sans attendre la Ville. Au-delà de la métamorphose de la tour Montparnasse, les propriétaires de sa petite sœur, la tour CIT, posée sur le centre commercial, préparent sa transformation. La gare SNCF est déjà en travaux pour absorber une hausse de 50 % de son trafic de 55 millions de voyageurs par an.
A deux pas de la gare, un autre centre commercial, Gaîté-Montparnasse, a entrepris, à l’été 2017, son chantier de rénovation sous la houlette de l’architecte néerlandais Winy Maas – un centre Leclerc va s’y installer, peut-être suivi par un magasin Ikea. Au-dessus de la gare, face au jardin Atlantique, la barre CNP envisage un rafraîchissement et les locaux du Musée du Général-Leclerc, qui va déménager, font l’objet d’un appel à projets de la municipalité… « Il va falloir mettre tous ces projets en cohérence et bien coordonner ce qui relève de l’espace public et du secteur privé », relève M. Missika.
Une délibération va être mise au vote, d’ici la fin mars, au Conseil de Paris, pour lancer une étude urbaine par le biais d’un groupement de commandes entre la Ville de Paris et l’EITMM. Quatre équipes pluridisciplinaires – urbanistes, architectes, paysagistes, spécialistes du commerce ou de la mobilité… – seront retenues avant l’été et entreront dans un « dialogue compétitif » avec la Ville et l’EITMM pour proposer les grands principes d’aménagement du nouveau quartier. L’équipe lauréate sera désignée début 2019.
« Retrouver un schéma urbain parisien »
« Nous avons une idée majeure : prolonger la rue de Rennes jusqu’à la gare et retrouver un schéma urbain parisien, un aménagement en pleine terre, avec le même volume de commerces, mais disposés le long des rues », explique Jean-Louis Missika. Encore faudra-t-il convaincre l’ensemble des propriétaires de boutiques – de gros acteurs comme Habitat et les Galeries Lafayette, mais aussi une myriade de petites sociétés – de s’associer au projet. Faute de quoi, la Ville devrait en passer par une déclaration d’utilité publique et des expropriations. « Ce sera compliqué, mais c’est faisable, l’objectif est que personne ne soit lésé », assure M. Missika.
Pour le reste, la programmation du futur quartier est libre : les équipes pourront proposer des espaces publics et paysagers, mais aussi la construction d’ensembles de logements ou de bureaux le long des nouvelles rues… sans se sentir enfermées dans le gabarit haussmannien, qui limite à 37 mètres la hauteur des bâtiments. Une liberté d’autant plus précieuse que c’est la vente des droits à construire qui financera l’opération d’aménagement…
« Solutions sensibles et douces »
« Je ne crois pas que la solution soit d’ajouter deux ou trois nouveaux gratte-ciel à côté de la tour Montparnasse, il faudra privilégier des solutions sensibles et douces », précise néanmoins Anne Hidalgo, alors que le débat sur les hauteurs des bâtiments enflamme régulièrement la politique parisienne. Le projet devra enfin désenclaver le Jardin atlantique et, à l’autre extrémité de la zone, « piétonniser » la place du 18-juin-1940, aujourd’hui toute dévolue à l’automobile.
Vaste chantier, parti pour durer des années dans un périmètre qui constitue une importante porte d’entrée dans la capitale. « Il va falloir qu’on s’organise pour que le quartier ne soit pas en travaux pendant les Jeux olympiques [JO] », reconnaît Jean-Louis Missika. Une première phase de travaux pourrait être programmée pour s’achever au printemps 2024, puis une seconde démarrer à l’automne, à l’issue des JO. Un planning chirurgical qui témoigne d’une grande confiance dans le déroulement des chantiers.

Voies sur berges : Valérie Pécresse en appelle à l’Etat
La présidente (LR) de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, a, vendredi 9 mars, appelé l’Etat à intervenir dans le dossier de la piétonnisation des voies sur berges, à Paris, « pour mettre en cohérence l’ensemble des plans » de circulation de la capitale et des communes alentours. « Paris est au cœur de la région » ; or le nouvel arrêté interdisant la circulation routière signé par la maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo, « n’est pas compatible avec le plan de déplacement urbain de l’Ile-de-France », a critiqué Mme Pécresse sur CNews. Jeudi 8 mars, Anne Hidalgo a annoncé avoir signé un nouvel arrêté interdisant la circulation routière sur la rive droite, la précédente mesure ayant été retoquée par le tribunal administratif.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ L’entrepreneur et patron du Medef Hauts-de-Seine a annoncé sa candidature. L’élection est fixée au 3 juillet.
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Medef : Pierre Brajeux, septième candidat à la succession de Pierre Gattaz

L’entrepreneur et patron du Medef Hauts-de-Seine a annoncé sa candidature. L’élection est fixée au 3 juillet.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 17h24
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 17h27
   





                        


Un septième candidat se présente à la succession de Pierre Gattaz, le patron du Medef. Pierre Brajeux, patron du Medef Hauts-de-Seine, a annoncé sa candidature dans un communiqué vendredi 9 mars. « Convaincu que l’environnement dans lequel le Medef évolue est en profond changement, il souhaite faire de l’organisation patronale un Medef de conquête, qui s’adapte pour répondre aux attentes de l’ensemble de ses adhérents », indique le texte.

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                Alexandre Saubot, candidat à la présidence du Medef



Pierre Brajeux, entrepreneur, est le président-fondateur de Torann France, une société de sécurité privée de plus de 2 000 collaborateurs.
« Indépendance financière envers les pouvoirs publics »
Il appelle à « assurer l’indépendance financière du mouvement vis-à-vis des pouvoirs publics, agir en mode projet, apporter les services innovants qui répondent aux besoins des entreprises adhérentes, et travailler en complémentarité pour réconcilier branches et territoires ». « La seule représentation et le paritarisme traditionnel ne peuvent suffire à incarner la création de valeurs de demain », ajoute-t-il.

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Il s’agit du septième candidat qui se lance dans la course, après Patrick Martin, patron du Medef Auvergne-Rhône-Alpes, Frédéric Motte, patron du Medef Hauts-de-France, Jean-Charles Simon, ancien directeur général du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président du Medef, Alexandre Saubot, patron de l’Union des industries et métiers de la métallurgie, et Olivier Klotz, patron du Medef Alsace. L’élection est fixée au 3 juillet.



                            


                        

                        


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MBA : quand les femmes se font une place

Bourses et réseaux spécifiques, recul du management à la papa... La féminisation des fonctions de direction est en marche.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 15h46
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 20h51
    |

                            Gwenole Guiomard








                        



   


Le temps des MBA est-il enfin venu pour les femmes ? Une fenêtre de tir semble ouverte à l’intention des « apprenties manageuses ». Volonté de briser le « plafond de verre », de diversifier les équipes, de promouvoir des diplômes qui « rapportent » – autant qu’ils coûtent cher –, pousse les écoles à ­féminiser à tout-va leurs MBA.
L’Essec (44 000 euros le MBA temps plein) met en place « des politiques pour diversifier le MBA en termes de nationalités, d’expériences et de genre, commente Thomas Jeanjean, directeur général adjoint de l’établissement chargé de la formation continue. Ces programmes sont pleins à craquer et la liste d’attente pour les ­intégrer est longue ».
L’Insead (80 000 euros), qui s’apprête à fêter le 50e anniversaire de la première femme ayant intégré le MBA (1968), lève des fonds pour augmenter les bourses destinées aux femmes. « Nous espérons leur faciliter l’accès au programme MBA », confie Nida Januskis, la dirigeante du département des anciens élèves de l’Insead.
« Gérer l’incertitude »
A l’heure de #metoo, les changements managériaux connaissent un coup d’accélérateur dans les entreprises – et donc dans le contenu des MBA. « Les dirigeants faisant pleurer leurs collaborateurs sont condamnés à disparaître. C’est donc le bon ­moment pour les femmes, réputées fortes dans le lien social, de décrocher un MBA et sa technicité managériale pour devenir dirigeantes », affirme Elisabeth Moreno, PDG de Lenovo France et diplômée de l’EMBA Essec-université de Mannheim (2006).

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                Comment alléger la facture d’un MBA ?



« Si le “clonage” consistant à n’embaucher que des patrons masculins n’était pas dangereux dans l’ancien monde, il l’est dans le nôtre où il faut gérer l’incertitude », observe Clarisse Reille, présidente de Grandes écoles au féminin. Aujourd’hui, les entreprises les plus performantes sont à la recherche d’une gestion du personnel différente. Elles veulent ­s’entourer de manageurs sachant provoquer l’adhésion, donner l’explication, développer la créativité, co-construire. Une évolution que doivent prendre en compte les MBA pour former cette nouvelle génération de dirigeants.
La « carrière à la française » a-t-elle fait son temps ? « Pour devenir dirigeant, le système français donnait (donne encore beaucoup) une prime au management de grosses équipes, de gros budgets, à la mobilité. Cela s’est fait au détriment des femmes, ayant majoritairement la charge des enfants et des tâches ménagères », rappelle Christophe Falcoz, professeur associé à l’IAE de Lyon, spécialiste des questions de genre et auteur de l’ouvrage L’Egalité femmes-hommes au travail (Editions EMS, 2017). Certes, en 2017, on ne comptait encore que 15 % de femmes dans les comités de direction des 120 premières entreprises françaises (SBF 120). Mais la féminisation est en marche, dans les esprits, les méthodes, sinon dans les organes de décision.
Une mixité encore en devenir
La dernière raison de la féminisation est d’ordre générationnel. Les apprenties dirigeantes sont (un peu) plus formées (et informées) que leurs devancières sur les causes du fameux « plafond de verre », et les moyens de le briser. « Les jeunes ­générations de femmes vivent dans un monde plus mixte où leurs ­conjoints sont plus à même de s’occuper des enfants à parité », veut croire Viviane de Beaufort, professeure et fondatrice des « Women Essec Programs » à l’école de Cergy-Pontoise.
« Deux obstacles majeurs limitent l’accession des femmes : le mode de fonctionnement des entreprises et les barrières qu’elles se mettent elles-mêmes. » Véronique Préaux-Cobti, directrice de Diafora
Ces cursus consacrés aux femmes ont été lancés en 2008. Certaines ­entreprises commençaient alors à changer leur politique de gestion de carrière en féminisant leurs fonctions de direction. Dix ans après, la mixité aux postes de leadership est encore en devenir. « Deux obstacles majeurs limitent l’accession des femmes : le mode de fonctionnement des entreprises et les barrières qu’elles se mettent elles-mêmes, note Véronique Préaux-Cobti, qui ­dirige Diafora, un cabinet qui accompagne les entreprises sur ce chemin. Les femmes pensent encore que la performance seule suffira. Conclusion : ­elles sont moins proposées et retenues pour des promotions. »
Entreprises vertueuses
Celles qui « oseraient » seraient donc davantage en phase avec les ­règles du jeu d’entreprises faites par des hommes pour des hommes ? Le débat est ouvert au sein des différents réseaux féminins et féministes.

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                Que font les écoles de commerce pour l’égalité salariale de leurs diplômées ?



En 2018, de plus en plus d’entreprises mettent cependant en exergue leur politique de diversité hommes-femmes, élément-clé de la « responsabilité sociale des entreprises », qui prend peu à peu sa place dans le rapport annuel de la plupart des sociétés cotées. Certains classements, comme l’indice Zimmermann ou l’étude de l’organisation Equileap, promeuvent ces entreprises réputées « vertueuses ».
Le fait que l’on y trouve de grands noms comme Axa, Engie, L’Oréal, Korian, Orange ou Technicolor « est un bon signal pour les trentenaires », insiste Anne-Françoise Bender, codirectrice du master « DRH et sociologie » du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM). « Cela doit les inciter à investir dans les MBA », conclut celle qui vient de publier une étude sur « La controverse française sur la loi de ­représentation équilibrée entre les femmes et les hommes dans les conseils d’administration des sociétés » (Les Cahiers du Lise, 2017).

Participez au MBA Fair du Monde, samedi 17 mars à Paris
Le groupe Le Monde organise, samedi 17 mars, au palais Brongniart, à Paris, la huitième édition du MBA Fair, le Salon des MBA & Executive Masters.
Cet événement est destiné aux cadres qui souhaitent donner un nouvel élan à leur carrière, et renforcer leur employabilité. Sont attendus les responsables de plus de 35 programmes de MBA et d’Executive Masters parmi les plus reconnus des classements internationaux, dans des domaines variés : stratégie, marketing, finances, ressources humaines et management… Des conférences thématiques animées par un journaliste du Monde, ainsi que des prises de parole organisées par les écoles présentes sont également prévues.
L’entrée est gratuite, la préinscription est recommandée pour éviter l’attente.
Ce Salon sera précédé de la publication, dans Le Monde daté du jeudi 15 mars, d’un supplément sur les MBA, à retrouver également sur notre page Lemonde.fr/mba.





                            


                        

                        

