<FILE-date="2018/03/10/19">

<article-nb="2018/03/10/19-1">
<filnamedate="20180310"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180310"><AAMMJJHH="2018031019">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ D’une part, l’institut de Francfort avance vers un retour à la normale de sa politique et, d’autre part, il souhaite relever la part des femmes parmi son encadrement.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Les petits pas de la Banque centrale européenne

D’une part, l’institut de Francfort avance vers un retour à la normale de sa politique et, d’autre part, il souhaite relever la part des femmes parmi son encadrement.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 15h00
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Chronique. C’est le genre de détails sibyllins pour le grand public, mais que les spécialistes de la Banque centrale européenne (BCE) – les ECB watchers, en anglais – adorent décortiquer dans tous les sens. Jeudi 8 mars, à l’issue de sa réunion, l’institut monétaire a publié un communiqué où il confirme qu’il ne s’interdit pas de prolonger ses rachats de dettes publiques et privées (le quantitative easing, en anglais, ou QE), aujourd’hui de 30 milliards d’euros par mois, au-delà de septembre. En revanche, il a supprimé la formule selon laquelle il pourrait en augmenter le volume.
Sur le fond, cela ne change pas grand-chose, car la probabilité de voir la BCE gonfler ses rachats de dettes au-delà de la rentrée prochaine était très faible : toute sa stratégie est justement d’en réduire progressivement le volume. A l’inverse, en cas de choc économique majeur, susceptible de faire replonger la croissance européenne, nul doute que son président, Mario Draghi, attentif à tout ce qui est susceptible de heurter l’activité en zone euro, n’hésitera pas à augmenter le volume du QE, s’il le juge nécessaire.

Sur la forme, en revanche, le signal est important. En supprimant cette formule, la BCE fait un petit pas de plus, prudent et symbolique, vers le retour à la normale de sa politique. Mais pas seulement : elle tente également de déconnecter le QE des perspectives d’inflation, toujours plate. Et ce, afin que les marchés ne se concentrent plus uniquement sur la seule fin des rachats de dettes, mais sur l’ensemble des instruments monétaires – à commencer par les taux directeurs. Lentement, subtilement, l’institution modifie son « guidage des anticipations » (forward guidance, en anglais), c’est-à-dire sa communication envers les marchés, essentielle à la réussite de ses mesures.
Eviter les biais de genre
Jeudi 8 mars, la gardienne de l’euro a également fait un autre petit pas, d’une nature très différente....




                        

                        


<article-nb="2018/03/10/19-2">
<filnamedate="20180310"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180310"><AAMMJJHH="2018031019">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Si, dans l’ensemble du Royaume-Uni, l’espérance de vie progresse encore, la tendance s’est inversée dans des dizaines de régions d’Angleterre. C’est le cas à Hartlepool, petite ville minée par le chômage, où malbouffe, alcoolisme et consommation de drogues raccourcissent la vie de ses habitants.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ 
<article-nb="2018/03/10/19-3">
<filnamedate="20180310"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180310"><AAMMJJHH="2018031019">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Au Royaume-Uni, pour la première fois depuis un siècle, l’espérance de vie baisse dans certaines régions. Pauvreté, mode de vie mais aussi coupes budgétaires en sont à l’origine.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Voyage au pays où l’austérité fait reculer l’espérance de vie

Au Royaume-Uni, pour la première fois depuis un siècle, l’espérance de vie baisse dans certaines régions. Pauvreté, mode de vie mais aussi coupes budgétaires en sont à l’origine.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 16h56
    |

            Eric Albert (Hartlepool, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Paul Edmonson Jones sourit quand on lui mentionne l’étrange concept développé par quelques médecins pour résumer le problème de leurs patients : « shit life syndrome », littéralement « le syndrome d’une vie de merde ». « Oui, j’en ai entendu parler, confirme le directeur de la santé publique de la mairie de Hartlepool, une ville du nord-est de l’Angleterre. C’est vrai : ces gens sont malades parce qu’ils ont une vie de merde, qui va en empirant. Ils n’ont pas d’emploi, pas d’espoir, et trouvent consolation en allant boire des bières, fumer des cigarettes, et ils s’abîment la santé. »
Hartlepool est la 18e ville la plus pauvre d’Angleterre. Les chantiers navals, les mines et les usines chimiques ont fermé depuis bien longtemps. La dernière aciérie proche s’est éteinte en 2015. Voilà des générations que la pauvreté et les difficultés sociales sont généralisées.
Mais, depuis quelques années, un nouveau phénomène est venu s’ajouter : les gens meurent plus jeunes. Pour la première fois depuis un siècle, l’espérance de vie diminue. Jusqu’à récemment, même des endroits comme celui-ci voyaient la population vivre plus longtemps, malgré un fort retard sur les régions riches. C’est désormais fini.
« Si vous atteignez 60 ans, c’est déjà pas mal »
Si, dans l’ensemble du Royaume-Uni, l’espérance de vie progresse encore, la tendance s’est inversée dans des dizaines de régions d’Angleterre. A Hartlepool, pour les hommes, elle a chuté de plus d’un an, à 76 ans, de 2011-2013 à 2014-2016. Dans les quartiers les plus pauvres, elle n’est que de 71 ans. Pour les femmes, la tendance est stable, à 81 ans en moyenne et à 79 ans pour les plus pauvres.
« Dans le quartier, si vous atteignez 60 ans, c’est déjà pas mal. » Sacha Bedding prononce cette phrase le plus sérieusement du monde. Avec Teresa Driver, il dirige l’Annexe, une association plantée au cœur de Dyke House, l’un des endroits les plus pauvres...




                        

                        


<article-nb="2018/03/10/19-4">
<filnamedate="20180310"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180310"><AAMMJJHH="2018031019">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Cinq ans après son élection, le pape François doit faire face à plusieurs scandales : trois cardinaux proches de lui sont sur la sellette.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Au Vatican, les embarras du C9, le cénacle chargé de transformer la curie

Cinq ans après son élection, le pape François doit faire face à plusieurs scandales : trois cardinaux proches de lui sont sur la sellette.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 10h21
    |

            Cécile Chambraud








                        



                                


                            

A la fois symbole et outil de la réforme selon François, le C9 est aujourd’hui dans l’épreuve. Peu après son élection, François avait réuni autour de lui, pour l’aider à réformer la curie romaine, un conseil de huit, puis neuf, cardinaux, d’où ce surnom de C9. Choisis pour représenter tous les continents, ses membres ont été nommés pour faire pièce à l’appareil curial, aider le pape à gouverner l’Eglise catholique et à dessiner la nouvelle « Constitution » qui régira l’administration vaticane, succédant à celle promulguée en 1988 par Jean Paul II, Pastor bonus.
Pour la troisième fois, seulement huit cardinaux du C9 étaient présents lors de sa dernière réunion, fin février. En juin 2017, le Vatican a en effet mis en « congé » le cardinal australien George Pell qui venait d’être inculpé, dans son pays, pour des « délits d’agressions sexuelles anciennes » impliquant de « multiples plaignants ».
Depuis lors, celui qui demeure, en titre, l’un des tout premiers responsables de l’administration vaticane, puisqu’il est chargé de la réforme financière à la tête du nouveau secrétariat à l’économie du Saint-Siège, prépare sa défense. L’ancien archevêque de Sydney a comparu, lundi 5 mars, devant un tribunal de Melbourne, qui décidera s’il existe assez d’éléments pour un procès. En attendant, sa fonction demeure en suspens.

Des questions émergent
Le degré d’information du pape sur la situation au Chili, au regard des accusations portées par des victimes d’un prêtre pédophile contre Juan Barros, un évêque qui l’aurait couvert, et le soutien de François à ce prélat, a fait émerger des questions concernant un autre membre du C9, le cardinal chilien Francisco Errazuriz. Ancien archevêque de Santiago de 1998 à 2010 et ancien président de la conférence épiscopale chilienne de 1998 à 2004, il connaît nécessairement très bien la situation.
Vendredi 9 mars, le site National Catholic Reporter a révélé...




                        

                        


<article-nb="2018/03/10/19-5">
<filnamedate="20180310"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180310"><AAMMJJHH="2018031019">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Les troupes loyalistes cherchent à scinder la poche insurgée.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Syrie : Damas cherche à couper en deux l’enclave de la Ghouta

Les troupes loyalistes cherchent à scinder la poche insurgée.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 10h15
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 10h43
    |

            Laure Stephan (Beyrouth, correspondance)








                        



   


Près de quinze jours après le début de leur offensive terrestre dans la Ghouta orientale, les forces pro-régime ont réduit de moitié la taille du territoire contrôlé par les combattants anti-Assad. Mais le cœur urbain de l’enclave rebelle assiégée, en lisière de Damas, leur échappe toujours. Appuyées par l’aviation russe et syrienne, dont les frappes ont causé la mort de plus de 950 civils depuis le 18 février, les troupes loyalistes cherchent à couper en deux la poche insurgée. Si les commandos d’élite avancent, ils font face aux contre-attaques des insurgés.
L’offensive en vue de sectionner l’enclave pourrait s’accélérer. « Vladimir Poutine veut obtenir une victoire symbolique avant l’élection présidentielle russe du 18 mars, explique Ibrahim Hamidi, journaliste au quotidien panarabe Asharq Al-Awsat. Si les Forces du tigre [sur le flanc est] et la 4e  division [à l’ouest] opèrent la jonction, ce sera un succès pour les Russes. Cela ne signifie pas la fin de la bataille. »
Selon M. Hamidi, les Russes souhaitent « renouveler l’accord de désescalade signé en juillet dans le nord de la Ghouta orientale avec Jaych Al-Islam et maintenir la pression sur la partie sud [fief de la faction Faylaq Al-Rahmane], jusqu’à obtenir l’expulsion des combattants de [l’ex- Front Al-] Nosra. » Ces derniers ne seraient que quelques centaines, éparpillés dans le sud de la Ghouta orientale. Moscou a obtenu que ces djihadistes soient exclus du cessez-le-feu humanitaire voté par l’ONU.
Départ de l’ex-Front Al-Nosra
Semblant déterminé à jouer sa propre partition, Jaych Al-Islam, le plus puissant groupe insurgé local, a annoncé, vendredi 9 mars, le départ de son territoire des hommes de Tahrir Al-Cham, l’actuelle appellation de l’ex-Front Al-Nosra, émanation d’Al-Qaida, après des « consultations avec les Nations unies et plusieurs acteurs internationaux. » Il ne s’agit pas de combattants actifs, mais de prisonniers détenus par Jaysh Al-Islam, qui a combattu Tahrir Al-Cham en 2017.

        Lire aussi :
         

                Syrie : un nouveau convoi d’aide humanitaire entre dans la Ghouta orientale



« C’est un pas politique, une façon de dire pour Jaych Al-Islam qu’ils remplissent leur part du contrat [par rapport à la résolution de l’ONU] et d’embarrasser les Russes, juge Monzer Akbik, porte-parole de La Syrie de demain, mouvement d’opposition impliqué dans les négociations de 2017 pour une désescalade. Mais les Russes affirment désormais que le départ des combattants de Nosra ne suffit pas. La situation est très complexe. » Des canaux de communication sont toujours maintenus entre les camps belligérants, mais la confrontation militaire l’emporte pour l’instant.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/10/19-6">
<filnamedate="20180310"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180310"><AAMMJJHH="2018031019">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Cinq ans après son élection, François fait l’objet de critiques pour ses hésitations dans la lutte contre les abus sexuels commis par des prêtres.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
édition abonné


La réforme du pape à l’épreuve de la pédophilie

Cinq ans après son élection, François fait l’objet de critiques pour ses hésitations dans la lutte contre les abus sexuels commis par des prêtres.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 10h13
    |

            Cécile Chambraud








                        



                                


                            

Le 16 janvier, le pape François témoignait devant quatre-vingt-dix jésuites chiliens que « la grande paix » éprouvée par lui au moment où il a compris qu’il allait être élu pape « ne [l]’a[vait] pas quitté » depuis. Deux mois plus tard, pourrait-il encore l’affirmer ? Car depuis ce premier jour du voyage qui l’a conduit au Chili et au Pérou, s’est ouverte la crise la plus violente de son pontificat, cinq ans après son élection, le 13 mars 2013.
En l’espace de trois semaines, le scandale de pédophilie qui secoue le clergé chilien depuis des années est devenu le scandale qui ébranle la figure du pape François. A l’heure des premiers bilans d’un pontificat censé remettre de l’ordre à la tête de l’Eglise, cela tombe mal. Cette affaire est d’autant plus dommageable pour François qu’elle écorne trois des marqueurs attachés à son identité de pape.
François met constamment l’accent sur la défense des faibles, des démunis, des méprisés face aux forts et aux puissants. De Lampedusa, où il fulmine contre la « mondialisation de l’indifférence » qui laisse périr les migrants en mer, au discours de Santa Cruz (Bolivie), qui enrôle l’Eglise aux côtés des « mouvements populaires », des prisons qu’il ne cesse de visiter aux « esclaves sexuels » dont il prend la défense, le pape argentin tonne contre le « Dieu argent », les trafiquants d’êtres humains et les fabricants d’armes.
Le pontife argentin a accusé des fidèles et une partie du clergé du diocèse d’Osorno, au chili, d’être manipulés par des « gauchistes »
Pourquoi, alors, ne semble-t-il pas prêt à voler au secours de simples fidèles durablement meurtris par des « puissants » de sa propre Eglise, à savoir des prêtres et des évêques ? Pourquoi, lors de son voyage au Chili, a-t-il choisi de s’afficher à plusieurs reprises en compagnie d’un évêque, Mgr Juan Barros, accusé (il s’en défend) d’avoir couvert un prêtre, le père Fernando...




                        

                        


<article-nb="2018/03/10/19-7">
<filnamedate="20180310"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180310"><AAMMJJHH="2018031019">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Les associations humanitaires s’inquiètent de voir des centaines de jeunes se priver d’alimentation.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


A Calais, les migrants refusent les repas de l’Etat

Les associations humanitaires s’inquiètent de voir des centaines de jeunes se priver d’alimentation.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 10h06
    |

            Maryline Baumard (Calais (Pas-de-Calais) - envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Personne n’avait imaginé que les exilés de Calais boycotteraient les repas servis par l’Etat. C’est pourtant ce qui s’est produit, vendredi 9 mars. Alors que l’Etat a repris les distributions de nourriture, mardi, après un arrêt de près de dix-sept mois, les migrants ne se déplacent quasiment pas vers les points de distribution. Et, quand les portions arrivent jusqu’à eux, une bonne part des 500 à 600 Erythréens, Ethiopiens et Afghans du Calaisis les refusent tout bonnement, excluant d’accepter « des dons d’un ennemi qui nous pourchasse », comme l’explique un jeune Oromo, arrivé depuis un peu plus de quatre mois « dans l’enfer de Calais ». 
Vendredi, un food truck flambant neuf, fier de son énorme logo « Préfet du Pas-de-Calais », attendait en début d’après-midi dans un enclos partiellement fermé d’un grillage surélevé de barbelés, non loin de l’ancienne « jungle ». Sous l’auvent, des salariés de La Vie active, l’entreprise mandatée par l’Etat pour les distributions, attendaient des migrants qui ne venaient pas. Alors que seul Le Monde était sur place, c’était, selon la version officielle de La Vie active, « la présence des journalistes » qui les empêchaient d’accéder au lieu.

Double langage
Entre 15 h 30 et 16 h 15, Le Monde a pu constater que seuls trois jeunes hommes avaient fait le déplacement depuis leurs abris de fortune et qu’un peu plus tard, près de l’hôpital de Calais, seul un groupe d’une dizaine d’Afghans est passé chercher le plat chaud-pain-fruits. Un carton d’une vingtaine de portions avait en revanche été préparé par La Vie active pour être livré au milieu des dunes, là où se terrent les exilés. L’entreprise a vite compris que les migrants préféraient se priver de repas plutôt que venir vers cet organisme installé dans un camion aux couleurs de la France.
Jean-Claude Lenoir, le président de l’association Salam, s’étonne de la stratégie du moment. « Le...




                        

                        


<article-nb="2018/03/10/19-8">
<filnamedate="20180310"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180310"><AAMMJJHH="2018031019">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Les habitants protestent depuis qu’ils ont appris que la mairie s’apprêtait à changer l’attribution de l’ancien théâtre d’anatomie, un palazzo du XVIIe siècle, pour qu’il devienne un restaurant.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
édition abonné


A Venise, la résistance à l’industrie du tourisme s’organise

Les habitants protestent depuis qu’ils ont appris que la mairie s’apprêtait à changer l’attribution de l’ancien théâtre d’anatomie, un palazzo du XVIIe siècle, pour qu’il devienne un restaurant.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 10h00
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Chronique. Les forces de l’ordre sont arrivées au petit jour, mardi 6 mars, dans le centre de Venise, place San Giacomo dell’ Orio. Cent cinquante policiers, carabiniers et membres de la Guardia di Finanza avaient été réquisitionnés et les rues adjacentes bloquées, à l’heure où le seul bruit, d’ordinaire, est celui des valises à roulettes résonnant dans le silence des petites rues désertes.
Leur mission ? Déloger les occupants du rez-de-chaussée de l’ancien théâtre d’anatomie. Enfin, les occupants… Face à eux, ils n’ont trouvé qu’un habitant du quartier assoupi, veillant sur un matériel dérisoire : des jouets pour enfants, quelques livres, des affiches. Rien de très subversif.
Alors, pourquoi une telle démonstration de force ? C’est que, depuis cinq mois, ce palazzo du XVIIe siècle est le lieu d’une contestation très embarrassante pour la mairie et la région, visant la principale ressource économique de la ville : l’industrie touristique, dont les excès nourrissent la rancœur de la population.
Tout est parti en septembre de la vente, pour 900 000 euros, de ce local appartenant à la région et désaffecté depuis des années. Lorsque les habitants des environs ont appris que la mairie s’apprêtait à changer l’attribution du lieu pour qu’il devienne un restaurant, ils ont décidé d’occuper ce local.

Refus de la « privatisation » de la lagune
« Dans les années 1980, c’était un endroit très malfamé, avec de forts problèmes de toxicomanie. Et les habitants l’ont reconquis, en ont fait un lieu familial, où les enfants viennent jouer au foot après l’école. Mais ces dernières années, les terrasses des cafés et restaurants l’ont peu à peu grignoté. Résultat : cette fois-ci, ils ne se sont pas laissé faire », explique Giancarlo Ghigi, qui a travaillé à coordonner le mouvement. L’occupation s’organise, les habitants de tous âges et de tous milieux se relaient. La mairie coupe l’électricité ? On passe...




                        

                        


<article-nb="2018/03/10/19-9">
<filnamedate="20180310"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180310"><AAMMJJHH="2018031019">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Les marchés financiers avaient anticipé la percée des populismes aux élections italiennes du 4 mars et n’ont que peu réagi à l’annonce des résultats.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le risque politique ressurgit sur les Bourses

Les marchés financiers avaient anticipé la percée des populismes aux élections italiennes du 4 mars et n’ont que peu réagi à l’annonce des résultats.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 09h42
    |

                            Emmanuel Schafroth








                        



                                


                            

Chronique. « Che bordello ! » Nul besoin de traduire le titre du quotidien italien Il Tempo, qui a salué à sa façon le résultat des élections italiennes du 4 mars. En termes plus choisis, mais toujours dans la langue d’Umberto Eco, on peut aussi qualifier d’imbroglio la situation qui résulte de cette double poussée du populisme : 54 % des votants se sont portés sur des partis radicaux sans désigner de vrai vainqueur, tandis que le Parti démocrate de Matteo Renzi apparaît comme le grand perdant, M. Renzi, un temps surnommé le « rottamatore » (le démolisseur), n’ayant pas su se réinventer en un Macron italien.
De quoi déclencher une panique sur les marchés ? Que nenni ! Certes, le FTSE MIB, indice de la Bourse de Milan, a d’abord pris le chemin de la baisse, reculant de 0,42 %… pour s’apprécier ensuite de 4 % lors des trois séances suivantes. « Le marché semble vivre avec sérénité les derniers événements électoraux italiens. Mercredi soir, la Bourse de Milan était plus haute qu’en fin de semaine précédente et l’écart des taux à 10 ans entre l’Italie et l’Allemagne, un peu plus faible. Les investisseurs paraissent faire un triple pari : la croissance économique se maintiendra à un bon rythme, la vocation européenne du pays ne sera pas remise en cause et les taux d’intérêt ne remonteront que lentement », note Hervé Goulletquer, stratégiste à La Banque postale AM.

Réunion de la Banque centrale européenne
Le CAC 40, lui, n’a même pas daigné s’inquiéter du résultat de lundi et conclut la semaine sur 5 séances de hausse. C’est toutefois celle de jeudi qui a été la plus nette : la journée était marquée par un événement toujours très attendu, une réunion de la Banque centrale européenne (BCE), un événement qui a servi de catalyseur à la hausse du marché (le CAC 40 finissant à + 1,28 %). Or, selon l’humeur du marché, l’annonce en question pouvait être perçue comme le verre à moitié vide ou à moitié plein. « Tel...




                        

                        


<article-nb="2018/03/10/19-10">
<filnamedate="20180310"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180310"><AAMMJJHH="2018031019">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Dans sa chronique au « Monde », l’économiste estime que pour changer le cours de la mondialisation, la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne doivent impulser une Union politique et fiscale renforcée au sein de l’UE.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 09/03/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Thomas Piketty : « Pour une Union dans l’Union »

Dans sa chronique au « Monde », l’économiste estime que pour changer le cours de la mondialisation, la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne doivent impulser une Union politique et fiscale renforcée au sein de l’UE.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 10h48
    |

                            Thomas Piketty (Directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, Ecole d’économie de Paris)








                        



                                


                            

Chronique. Après les élections italiennes et les pitreries commerciales trumpistes, il pourrait être tentant de déprimer et d’utiliser l’Europe pour jouer au même jeu stupide du repli : durcissement migratoire, escalade protectionniste. Ce faisant, on oublierait deux points essentiels.
Un : contrairement à ce que l’on entend parfois, la montée du populisme européen ne s’explique pas par une quelconque déferlante migratoire. En vérité, le nombre de migrants entrant dans l’Union européenne (UE) était beaucoup plus élevé avant la crise financière (1,2 million par an entre 2000 et 2008). Il s’est effondré ensuite (500 000 par an entre 2008 et 2016), alors que la situation géopolitique aurait exigé une ouverture accrue.
Si l’on n’avait pas commis de lourdes fautes de politique économique, provoquant une nouvelle récession en 2011-2012, et une explosion du chômage en Europe du Sud, alors l’UE aurait pu – et pourrait encore – être plus ouverte, et éviter de se défausser sur les camps turcs pour gérer la crise. Les responsables de la montée du populisme sont ceux qui ont conduit ces politiques austéritaires à contretemps, et non les migrants et ceux qui les soutiennent.
Deux : les sanctions commerciales américaines, aussi bêtes soient-elles, ne sont que des gesticulations symboliques permettant à Trump de se démarquer des démocrates et de faire vibrer à peu de frais la corde nationaliste. Le cœur du programme trumpiste, ce sont les centaines de milliards de dollars engloutis dans la réforme fiscale adoptée en décembre 2017, qui vise à réduire massivement l’imposition des bénéfices des sociétés et des revenus et patrimoines des contribuables les plus aisés.
« Ce qui menace le monde, ce n’est pas la guerre commerciale : c’est la guerre sociale, menée à grands coups de dumping fiscal au profit des plus riches »
Ce qui menace le monde aujourd’hui, ce n’est pas la guerre commerciale : c’est la guerre sociale, menée à grands...




                        

                        


<article-nb="2018/03/10/19-11">
<filnamedate="20180310"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180310"><AAMMJJHH="2018031019">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Le président russe a donné une interview à la chaîne de télévision NBC dans laquelle il se moque de l’enquête menée par la justice américaine.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

A ce stade, Poutine « se moque éperdument » de l’ingérence dans l’élection américaine

Le président russe a donné une interview à la chaîne de télévision NBC dans laquelle il se moque de l’enquête menée par la justice américaine.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 06h03
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 09h06
   





                        



   


Le président russe Vladimir Poutine a dit qu’il se « moquait éperdument » si des ressortissants russes se sont immiscés dans l’élection présidentielle américaine de 2016, insistant sur le fait qu’il n’y avait aucun lien avec le Kremlin, dans une interview publiée vendredi 9 mars. « Pourquoi avez-vous décidé que les autorités russes, y compris moi-même, ont donné la permission de faire cela ? », s’est interrogé M. Poutine dans une interview accordée à la chaîne de télévision américaine NBC, durant laquelle il a souvent adopté une attitude combative.
Le procureur spécial Robert Mueller mène une enquête à grande échelle afin de déterminer si le président Donald Trump a bénéficié de l’aide de Moscou durant la campagne électorale.
En février, Mueller a inculpé treize ressortissants russes, dont un proche de M. Poutine, et trois compagnies russes pour avoir épaulé la campagne de Trump, en calomniant sa rivale démocrate Hillary Clinton et en s’immisçant dans le processus électoral.

        Synthèse :
         

          Tout comprendre à l’affaire Trump-Russie



« S’ils sont Russes, et alors ?, a dit Poutine quant à ces allégations. Il y a 146 millions de Russes. Et alors ? (…) Cela m’est égal. Je m’en moque éperdument (…) Ils ne représentent pas les intérêts de l’Etat russe. »
« Nous allons y jeter un coup d’œil »
La campagne de déstabilisation russe, financée à coups de millions de dollars, aurait en effet débuté dès 2014, selon l’acte d’accusation. Ce document dressé par le procureur Mueller a 37 pages, mais Vladimir Poutine a affirmé qu’il n’avait pas vu pour l’instant de preuve démontrant que l’ingérence présumée avait violé la loi américaine.
« Est-ce nous qui avons imposé des sanctions contre les Etats-Unis ? Les Etats-Unis nous ont imposé des sanctions, a-t-il poursuivi. « Nous en Russie, on ne peut juger personne tant qu’elle n’a pas violé la loi russe (…) Au moins, envoyez-nous un bout de papier (…) Donnez-nous un document. Donnez-nous une demande officielle. Et nous allons y jeter un coup d’œil. »

        Lire aussi :
         

                Campagne de Trump : une prostituée arrêtée en Thaïlande menace la Russie de révélations



Les principaux services de renseignement américains avaient déjà dénoncé l’ingérence russe dans la campagne électorale, mais Donald Trump a constamment rejeté toute collusion avec Moscou.
« Quelqu’un peut-il croire que la Russie, à des milliers de kilomètres de distance (…) a influencé le résultat de l’élection ? A vous, cela ne vous semble pas ridicule ? », a demandé le chef de l’Etat russe. « Ce n’est pas notre but de s’immiscer. Nous ne voyons pas quel objectif aurions pu atteindre en s’immisçant. Il n’y a pas de but », a-t-il martelé.
Les chefs des renseignements américains ont indiqué le mois dernier que les tentatives russes d’ingérence dans la politique américaine se poursuivaient et affirmé qu’elles représentaient une menace pour les élections parlementaires cruciales de novembre.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/10/19-12">
<filnamedate="20180310"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180310"><AAMMJJHH="2018031019">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ La justice a ordonné leur remise en liberté, le temps de leur procès pour subversion. Ils sont poursuivis pour leurs liens présumés avec le prédicateur en exil Fethullah Gülen.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Turquie : deux journalistes du quotidien d’opposition « Cumhuriyet » libérés

La justice a ordonné leur remise en liberté, le temps de leur procès pour subversion. Ils sont poursuivis pour leurs liens présumés avec le prédicateur en exil Fethullah Gülen.



Le Monde
 |    10.03.2018 à 00h33
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 06h14
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        



   


Samedi 10 mars, il est minuit passé et des centaines de personnes sont regroupées devant Silivri, la prison de la lointaine périphérie d’Istanbul. Elles attendent fébrilement la libération des journalistes du quotidien d’opposition Cumhuriyet, Ahmet Sik et Murat Sabuncu, le rédacteur en chef, incarcérés depuis près de 500 jours pour leur présumé « soutien à des organisations terroristes ».
Leur remise en liberté conditionnelle a été ordonnée quelques heures plus tôt par le tribunal de la prison. En revanche, le tribunal de Silivri a décidé de maintenir en détention le patron du quotidien, Akin Atalay. « Le capitaine quitte le navire en dernier », a ironisé Abdurrahman Orkun Dag, le président du tribunal.
Devant la prison, une légère anxiété est palpable. Vont-ils vraiment sortir? Les décisions de justice ne sont pas toujours suivies à la lettre en Turquie, on l’a vu le 11 janvier quand un tribunal pénal de quartier a refusé de libérer deux journalistes – Mehmet Altan et Sahin Alpay – malgré la décision de la Cour constitutionnelle, la plus haute instance juridique du pays. A minuit trente, Ahmet Sik et Murat Sabuncu sortent enfin. La joie est immense.
Cohue à la prison
Pour autant, leur libération ne met pas un point final au procès intenté par l’Etat turc contre dix-sept salariés de Cumhuriyet, pris dans la machine infernale des purges du post coup d’état manqué du 15 juillet 2016, quand plus de 50 000 personnes ont été incarcérées pour «terrorisme ».
Avec ses 11 000 détenus, la prison de Silivri tourne à plein régime. Vendredi, c’est la cohue. Non seulement une nouvelle audience s’ouvre pour les dix-sept collaborateurs de Cumhuriyet – quatorze libres, trois incarcérés – mais c’est aussi jour de visite pour les familles qui se hâtent en grappes compactes sur la route de la prison où les voitures roulent au pas entre deux barrages de gendarmes.
Policiers anti émeute, gendarmes, hommes en tenue de camouflage lourdement armés, le palais de justice est bien gardé. Journalistes, parents, amis et observateurs sont priés de laisser leurs téléphones portables à l’entrée. Les soutiens des accusés tentent d’improviser une conférence de presse, les policiers tentent de l’empêcher. Le député du Parti républicain du peuple (CHP, principal parti d’opposition) Utku Cakirozer parvient à briser l’interdit.
Le procès traîne
Dans l’immense salle d’audience, l’ambiance est tendue. Les avocats de la défense, plusieurs dizaines, demandent à ce que les journalistes présents soient placés plus près de la barre, ce qui est fait. Les observateurs, parmi eux des diplomates étrangers, sont assis tout au fond de la salle à six cent mètres des accusés. Mais les micros fonctionnent et des écrans plats diffusent les visages des intervenants.
Mehmet Faraç, premier témoin entendu, dépose à charge contre Cumhuriyet, où il a travaillé par le passé. Il pérore contre le changement de ligne éditoriale du quotidien, accusé d’avoir abandonné les sacro saints principes de la République fondée par Atatürk en 1923. Pour lui, le changement de ligne éditoriale relève du code pénal.
En cours depuis neuf mois, le procès traîne en longueur sans convaincre. Accusés d’avoir soutenu en même temps trois groupes terroristes antagonistes (FETO : les partisans de Fethullah Gülen, le cerveau du putsch de juillet 2016 selon Ankara ; le Parti des travailleurs du Kurdistan ; le DHKP-C, une organisation d’extrême gauche violente) les dix-sept collaborateurs de Cumhuriyet risquent jusqu’à quarante-trois ans de prison alors que leurs dossiers d’accusations sont vides, ou plutôt ne contiennent que leurs articles, devenus pièces à conviction.
« Ces accusations sont inimaginables », a déclaré Altan Oymen, un ancien de Cumhuriyet, venu témoigner. Le cas du journaliste d’investigation Ahmet Sik est particulièrement poignant. Emprisonné pendant un an en 2011 pour avoir enquêté sur l’infiltration des institutions d’Etat par la communauté dirigée par Gülen, il vient de passer 434 jours en prison sous l’accusation de soutien à l’organisation qu’il a toujours dénoncé. Vendredi, à l’annonce de sa libération, il n’a pas pu retenir ses larmes.
Le bout du tunnel ?
Le procès Cumhuriyet se poursuit. Prochaine audience, le 16 mars. Les soutiens des journalistes veulent croire que la lumière est au bout du tunnel. Détenu depuis plus d’un an, le journaliste turco-allemand Deniz Yücel, le correspondant de Die Welt en Turquie, n’a-t-il pas été libéré le 16 février?
Mais il aura fallu pour cela des tractations secrètes entre Sigmar Gabriel, l’ex-ministre allemand des affaires étrangères et le président turc Recep Tayyip Erdogan dont on ne sait sur quoi elles ont porté. Emprisonné sans jamais avoir été mis en examen, Deniz Yücel s’est vu remettre son acte d’inculpation à sa sortie de prison, peu avant son départ pour l’Allemagne.
Ces libérations pourraient être dues au fait que M. Erdogan cherche à apparaître sous un meilleur jour à deux semaines du sommet Turquie-Union européenne prévu à Varna (Bulgarie) le 26 mars, avancent des diplomates européens.
La justice continue d’avoir la main lourde. Après les journalistes Ahmet Altan, Mehmet Altan et Nazli Iliçak, condamnés le 16 février à des peines de « perpétuité aggravée » (confinement, droit de visites limités, promenade restreinte), vingt-cinq journalistes accusés d’avoir été impliqués dans la tentative de putsch ont été condamnés jeudi à des peines allant jusqu’à sept ans et demi de prison.
Vendredi, la Cour de cassation a annulé une condamnation à cinq ans de prison datant de 2016 pour les journalistes Can Dündar, ex-rédacteur en chef de Cumhuriyet, réfugié en Allemagne, et Erdem Gül, chef du bureau d’Ankara, réclamant des condamnations plus lourdes encore, cette fois ci pour « espionnage ».

        Lire aussi :
         

                Turquie : 25 journalistes condamnés lors d’un procès contre la presse






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/10/19-13">
<filnamedate="20180310"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180310"><AAMMJJHH="2018031019">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Trois jours durant, le Royaume-Uni a déroulé le tapis rouge à Mohammed Ben Salman, le nouvel homme fort d’Arabie saoudite.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

A Londres, le prince héritier saoudien soigne son image et promet des débouchés post-Brexit

Trois jours durant, le Royaume-Uni a déroulé le tapis rouge à Mohammed Ben Salman, le nouvel homme fort d’Arabie saoudite.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 22h04
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 04h50
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



   


Déjeuner avec la reine Elizabeth II, dîner avec la première ministre Theresa May, rencontre avec les banquiers de la City, le ministre des finances et l’archevêque de Canterbury : trois jours durant, le Royaume-Uni a déroulé le tapis rouge au prince héritier saoudien Mohammed Ben Salman, dit « MBS ». De part et d’autre, les bénéfices attendus de la visite, qui s’est achevée vendredi 9 mars, étaient clairement affichés.
Pour le prince de 32 ans récemment hissé au pouvoir de l’un des régimes les plus conservateurs de la planète, il s’agissait de promouvoir son image de réformateur en matière de mœurs – il a accordé aux femmes le droit de conduire – et de mettre en lumière sa volonté de diversification économique destinée à faire face à l’hémorragie budgétaire consécutive à l’effondrement du cours du pétrole.
Aucun passant londonien, aucun lecteur de journal britannique n’ignore plus que le « plan Vision 2030 » du prince Ben Salman « apporte le changement à l’Arabie saoudite ». Une spectaculaire campagne de publicité portant notamment ce slogan a accompagné la tournée princière sur des panneaux, des camionnettes et des taxis. Partout, le sourire conquérant de l’homme fort d’Arabie saoudite s’est imposé. Un autre placard juxtaposait les drapeaux britannique et saoudien frappés du slogan « Royaumes-unis ».
Dans les journaux, la bataille de communication faisait parfois cohabiter des messages contradictoires. Mercredi, le même numéro du Guardian publiait une tribune d’Emily Thornberry, ministre des affaires étrangères du cabinet fantôme travailliste (opposition) dénonçant le « honteux tapis rouge » déroulé pour le prince par Mme May et une publicité vantant les avancées pour les femmes permises par « MBS ». 
« Enormes opportunités commerciales »
Se positionnant en meilleur ami de Londres, Mohammed Ben Salman a fait valoir qu’il y avait d’« énormes opportunités » commerciales entre son pays et le Royaume-Uni au moment où ce dernier est en quête de nouveaux partenaires commerciaux pour l’après-Brexit. « Les Saoudiens peuvent être un lien essentiel pour une nouvelle sphère de partenariat qui ne serait pas tournée vers le passé comme le Commonwealth, a déclaré le ministre de l’énergie Khalid Al-Falih devant des investisseurs britanniques, mais serait tournée vers l’avenir et la démographie du Moyen-Orient, de l’Afrique et du monde musulman, dont l’Arabie saoudite est le cœur ». Grand défenseur du prince, le ministre des affaires étrangères, Boris Johnson, ne figurait cependant pas sur la liste des tête-à-tête approuvée par Mme May.
Au cours de la visite, les deux pays ont dit viser des échanges commerciaux et investissements d’un montant d’environ 65 milliards de livres (73 milliards d’euros) « sur les prochaines années » dans des domaines variés, des services financiers à l’énergie et la défense en passant par l’éducation. Les Britanniques ont aussi plaidé pour que la Bourse de Londres soit préférée à celle de New York lors de l’introduction sur les marchés du géant pétrolier saoudien Aramco.
Mais le voyage princier a surtout marqué un pas vers l’achat par Riyad de 48 avions de combat Eurofighter Typhoon, un contrat potentiel de plusieurs milliards de dollars. Vendredi 9 mars, un protocole d’accord a été signé avec le groupe de défense britannique BAE Systems. L’appareil, grand concurrent du Rafale français, est fabriqué dans le cadre d’un programme conclu entre le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne. Les ventes d’armes britanniques à l’Arabie saoudite sont controversées non seulement à cause de leur utilisation dans la guerre du Yémen, mais aussi depuis une affaire de corruption d’officiels saoudiens dans un énorme contrat datant de 1985. En 2006, le premier ministre d’alors, Tony Blair, a fait clore une enquête à ce sujet après que Riyad eut menacé de stopper la fourniture de renseignements antiterroristes. Selon l’ONG Avaaz, la valeur des exportations d’armes britanniques vers l’Arabie saoudite s’élevait à 1,22 milliard d’euros pour le seul premier semestre 2017.
Rencontre avec le chef de l’Eglise anglicane
Mais le prince Ben Salman n’a pas seulement parlé affaires à Londres : il a rencontré Justin Welby, archevêque de Canterbury. Le chef de l’Eglise anglicane a exprimé sa « douleur » à propos de la situation humanitaire au Yémen, où les Saoudiens sont accusés de prendre les civils pour cibles. L’archevêque a aussi critiqué l’interdiction aux non-musulmans de pratiquer leur foi publiquement en Arabie saoudite sans recevoir de réponse sur ce point. Alors que la pratique de la sorcellerie est punie de mort par Riyad, les Saoudiens vont pouvoir voir les films d’Harry Potter. « Je n’y vois aucun problème si cela est considéré comme un divertissement », a déclaré le ministre du commerce, Majid Al-Qasabi.
Mais la visite princière n’était pas du goût de tous les Britanniques. Tandis que Theresa May a fait part de sa « profonde préoccupation concernant la situation humanitaire au Yémen », le chef de l’opposition travailliste, Jeremy Corbyn, a déclenché la polémique en affirmant au Parlement que « des conseillers militaires britanniques conduisent la guerre ». Ce que Downing Street a démenti.
Des rassemblements de protestation de quelques centaines de personnes ont eu lieu devant Downing Street. « Bas les pattes au Yémen », « MBS devrait être poursuivi en justice, pas invité », criaient les porteurs de pancartes. Devant le Parlement de Westminster, l’ONG Save The Children a installé une statue d’un enfant levant les yeux au ciel au milieu de décombres pour « attirer l’attention sur la violence alimentée, en partie, par les bombes fabriquées au Royaume-Uni ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/10/19-14">
<filnamedate="20180310"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180310"><AAMMJJHH="2018031019">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ La Fédération anglaise a sanctionné l’entraîneur de Manchester City pour avoir arboré un ruban jaune en soutien aux indépendantistes catalans emprisonnés en Espagne.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Pep Guardiola condamné à 20 000 livres d’amende pour « port d’un message politique »

La Fédération anglaise a sanctionné l’entraîneur de Manchester City pour avoir arboré un ruban jaune en soutien aux indépendantistes catalans emprisonnés en Espagne.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 20h22
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 14h46
   





                        



   


L’entraîneur de Manchester City, Pep Guardiola, a été condamné à 20 000 livres (22 500 euros) d’amende par la Fédération anglaise de football (FA) pour le port d’un ruban jaune en soutien aux indépendantistes catalans emprisonnés en Espagne, a annoncé la FA vendredi 9 mars. La fédération a aussi donné un avertissement au technicien espagnol, accusé de « port d’un message politique ».

        Lire aussi :
         

                Puigdemont renonce « provisoirement » à la présidence de la Catalogne



Pep Guardiola, né en Catalogne, avait indiqué mardi qu’il accepterait la décision de la FA. Il n’avait d’ailleurs pas contesté les accusations de l’instance. « J’accepte la décision parce que je dois le faire, mais cela ne veut pas dire que je suis d’accord ou pas, ou qu’ils ont raison ou pas. Je suis ici, je travaille ici et il y a des règles et je les accepte, avait-il expliqué. J’ai dit dès le début que si la FA considère que je ne dois pas porter le ruban jaune, je l’accepterais. Mais le fait que je le porte ou non ne veut rien dire. »
Contraire au règlement
Guardiola avait arboré le ruban jaune pendant plusieurs matchs, notamment la finale de la Coupe de la ligue, malgré les demandes de la FA de le retirer. Cette dernière avait souligné que le port de ce ruban à caractère politique contrevient à son règlement.
L’entraîneur avait indiqué qu’il entendait porter le ruban jaune lors des conférences de presse après les matchs, quand le règlement de la FA ne s’applique plus, et lors des matchs de Ligue des champions. Le symbole n’est en effet pas interdit par l’UEFA, organisatrice de la compétition.
Le Catalan avait estimé fin février que son ruban jaune participait « à la même idée » que le ruban rose pour soutenir les initiatives contre le cancer du sein ou au badge contre le cancer de la prostate. Selon lui, il ne s’agit pas d’un message politique, mais plutôt d’un message humanitaire. « Je suis à peu près sûr qu’en Espagne, en Catalogne et dans le monde, il y a des gens qui ne veulent pas l’indépendance mais qui ne sont pas d’accord pour mettre les gens en prison de manière préventive », avait-il argué.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/10/19-15">
<filnamedate="20180310"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180310"><AAMMJJHH="2018031019">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ L’accord prévoit une hausse allant de 6,1 à 8,8 % sur trois ans, en fonction de la croissance de l’économie espagnole sur cette période.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Espagne : hausse des salaires des fonctionnaires pour la première fois depuis 2009

L’accord prévoit une hausse allant de 6,1 à 8,8 % sur trois ans, en fonction de la croissance de l’économie espagnole sur cette période.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 18h32
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 10h16
   





                        


Les syndicats espagnols ont annoncé vendredi 9 mars avoir conclu avec le gouvernement un accord sur une hausse des salaires des fonctionnaires. C’est le premier depuis 2009, alors que la crise avait provoqué une cure d’austérité draconienne en Espagne.
L’accord prévoit une hausse allant de 6,1 à 8,8 % sur trois ans, en fonction de la croissance de l’économie espagnole sur cette période, selon le communiqué publié par le syndicat Commissions ouvrières (CCOO), l’un des principaux du pays. En 2017, le gouvernement avait proposé une hausse unilatérale de 1 % des traitements des fonctionnaires, rejetée par les syndicats, qui critiquaient son insuffisance.
« C’est la première hausse depuis 2009. Elle a été négociée et nous allons vers une augmentation qui suppose la récupération du pouvoir d’achat perdu dans la fonction publique », a expliqué Antonio Cabrera, secrétaire général de la branche santé de CCOO. Selon lui, il ne s’agit toutefois que du « début du redressement » car les fonctionnaires ont perdu entre 11 et 23 % de leur pouvoir d’achat pendant la crise, les plus touchés étant ceux du secteur de la santé.

        Lire aussi :
         

                Salaires en zone euro : à quand le dégel ?



Salaires gelés
Les salaires des fonctionnaires ont été totalement gelés de 2010 à 2015, tandis que des dizaines de milliers de postes étaient supprimés dans l’administration centrale, l’armée, la justice, la santé publique… Il y avait en Espagne 2,5 millions de fonctionnaires en 2016 contre 2,7 millions au début de l’année 2010, d’après des données officielles.
Outre les fonctionnaires, le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, au pouvoir depuis 2011, est confronté à une forte contestation des retraités, qui sont descendus par milliers dans la rue fin février pour dénoncer la très faible revalorisation de leurs pensions.
Le salaire minimum a été revalorisé de 8 % en 2017, soit la plus forte hausse depuis trente ans, et de 4 % en 2018, avec comme objectif d’atteindre 992 euros (sur douze mois) en 2020.
L’Espagne, quatrième économie de la zone euro, a conclu 2017 avec une croissance du PIB de 3,1 %, sa troisième année consécutive au-dessus de la barre des 3 %. Mais le pays est toujours concerné pour l’instant par la procédure européenne de sanction pour déficit excessif. Madrid espère en sortir en 2018, année pour laquelle il a promis à Bruxelles de ramener son déficit sous la barre des 3 % du PIB.

        Lire aussi :
         

                L’Insee va intégrer le trafic de drogue dans son calcul du produit intérieur brut






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/10/19-16">
<filnamedate="20180310"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180310"><AAMMJJHH="2018031019">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Une infographie met en avant 29 eurodéputés français qui n’ont pas voté en faveur de l’interdiction de ces méthodes destinées à faire changer d’orientation sexuelle. Mais plusieurs ont changé leur vote a posteriori.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

« Thérapies de conversion » des homosexuels : quels eurodéputés ont changé leur vote ?

Une infographie met en avant 29 eurodéputés français qui n’ont pas voté en faveur de l’interdiction de ces méthodes destinées à faire changer d’orientation sexuelle. Mais plusieurs ont changé leur vote a posteriori.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 17h40
    |

                            Jean-Gabriel Fernandez








                        


Le Parlement européen a voté, le 1er mars, un texte appelant les Etats membres à interdire les thérapies de conversion, c’est-à-dire les pratiques visant à « soigner » l’homosexualité. Avec 435 votes en faveur de la motion, 109 contre et 70 abstentions, le texte a été adopté largement, bien qu’il ne soit pas contraignant. Pourtant, certains eurodéputés français se sont opposés à la motion.
Des membres de la communauté LGBT+ dénoncent depuis le vote les « homophobes » parmi les députés européens. Une infographie diffusée sur Internet affirme que 34 eurodéputés français se sont opposés à la motion. Cette information est incorrecte.

🏳️‍🌈🇪🇺🇫🇷 Thérapies de conversion : Voici donc les 34 députés européens français irresponsables qui ont osé voter contre ou s'abstenir. Avec, sans surprise, majoritairement des @FN_officiel, @_LesPatriotes et @lesRepublicains dans cette ignominie 😷😷. #ShameOnYou pic.twitter.com/IZLhDodyuh— Nicolas (@NicoHikona) 4 mars 2018


Pourquoi c’est imprécis
6 députés ont changé leurs votes
Les 34 députés en question ont effectivement voté contre la motion dans un premier temps, mais 6 d’entre eux ont changé leur vote a posteriori. L’infographie ne tient en effet pas compte des corrections qui peuvent être émises dans les jours suivant un vote au Parlement européen.
Les eurodéputés Michèle Alliot-Marie et Geoffroy Didier (Les Républicains), Florian Philippot, Mireille d’Ornano et Sophie Montel (Les Patriotes) ainsi que Tokia Saïfi (Agir, la droite constructive) ont demandé la correction de leur vote, pour se prononcer en faveur de l’interdiction des thérapies de conversion. Brice Hortefeux, étonnamment, va à contre-courant. Alors qu’il avait voté en faveur de la motion, l’ex-ministre de l’intérieur sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy a choisi de se rétracter, rejoignant le camp opposé à la motion lors de la correction de son vote. Tous les représentants des Patriotes (extrême droite), et d’Agir, accusés d’être opposés à l’interdiction, ont donc en réalité voté en faveur de la motion.
Les 29 eurodéputés qui ont voté contre l’interdiction des thérapies de conversion sont donc les suivants :





.grumpyTable table.dataTable {
	width: 100%;
	margin: 0 auto;
	clear: both;
	border-collapse: separate;
	border-spacing: 0
}
.grumpyTable table.dataTable thead th, table.dataTable tfoot th {
	font-weight: bold
}
.grumpyTable table.dataTable thead th, table.dataTable thead td {
	padding: 10px 18px;
	border-bottom: 1px solid #111
}
.grumpyTable table.dataTable thead th:active, table.dataTable thead td:active {
	outline: none
}
.grumpyTable table.dataTable tfoot th, table.dataTable tfoot td {
	padding: 10px 18px 6px 18px;
	border-top: 1px solid #111
}
.grumpyTable table.dataTable thead .sorting, table.dataTable thead .sorting_asc, table.dataTable thead .sorting_desc, table.dataTable thead .sorting_asc_disabled, table.dataTable thead .sorting_desc_disabled {
	cursor: pointer;
	*cursor: hand;
	background-repeat: no-repeat;
	background-position: center right
}
.grumpyTable table.dataTable thead .sorting {
	background-image: url("../images/sort_both.png")
}
.grumpyTable table.dataTable thead .sorting_asc {
	background-image: url("../images/sort_asc.png")
}
.grumpyTable table.dataTable thead .sorting_desc {
	background-image: url("../images/sort_desc.png")
}
.grumpyTable table.dataTable thead .sorting_asc_disabled {
	background-image: url("../images/sort_asc_disabled.png")
}
.grumpyTable table.dataTable thead .sorting_desc_disabled {
	background-image: url("../images/sort_desc_disabled.png")
}
.grumpyTable table.dataTable tbody tr.selected {
	background-color: #B0BED9
}
.grumpyTable table.dataTable tbody th, table.dataTable tbody td {
	padding: 8px 10px
}
.grumpyTable table.dataTable.row-border tbody th, table.dataTable.row-border tbody td, table.dataTable.display tbody th, table.dataTable.display tbody td {
	border-top: 1px solid #ddd
}
.grumpyTable table.dataTable.row-border tbody tr:first-child th, table.dataTable.row-border tbody tr:first-child td, table.dataTable.display tbody tr:first-child th, table.dataTable.display tbody tr:first-child td {
	border-top: none
}
.grumpyTable table.dataTable.cell-border tbody th, table.dataTable.cell-border tbody td {
	border-top: 1px solid #ddd;
	border-right: 1px solid #ddd
}
.grumpyTable table.dataTable.cell-border tbody tr th:first-child, table.dataTable.cell-border tbody tr td:first-child {
	border-left: 1px solid #ddd
}
.grumpyTable table.dataTable.cell-border tbody tr:first-child th, table.dataTable.cell-border tbody tr:first-child td {
	border-top: none
}
.grumpyTable table tbody tr.odd, table tbody tr.odd {
	background-color: #f9f9f9!important
}
.grumpyTable table.dataTable.stripe tbody tr.odd.selected, table.dataTable.display tbody tr.odd.selected {
	background-color: #acbad4
}
.grumpyTable table.dataTable.hover tbody tr:hover, table.dataTable.display tbody tr:hover {
	background-color: #f6f6f6
}
.grumpyTable table.dataTable.hover tbody tr:hover.selected, table.dataTable.display tbody tr:hover.selected {
	background-color: #aab7d1
}
.sorting_1, table.dataTable.order-column tbody tr>.sorting_2, table.dataTable.order-column tbody tr>.sorting_3, table.dataTable.display tbody tr>.sorting_1, table.dataTable.display tbody tr>.sorting_2, table.dataTable.display tbody tr>.sorting_3 {
	background-color: #fafafa
}
.sorting_1, table.dataTable.order-column tbody tr.selected>.sorting_2, table.dataTable.order-column tbody tr.selected>.sorting_3, table.dataTable.display tbody tr.selected>.sorting_1, table.dataTable.display tbody tr.selected>.sorting_2, table.dataTable.display tbody tr.selected>.sorting_3 {
	background-color: #acbad5
}
.sorting_1, table.dataTable.order-column.stripe tbody tr.odd>.sorting_1 {
	background-color: #f1f1f1
}
.sorting_2, table.dataTable.order-column.stripe tbody tr.odd>.sorting_2 {
	background-color: #f3f3f3
}
.sorting_3, table.dataTable.order-column.stripe tbody tr.odd>.sorting_3 {
	background-color: whitesmoke
}
.sorting_1, table.dataTable.order-column.stripe tbody tr.odd.selected>.sorting_1 {
	background-color: #a6b4cd
}
.sorting_2, table.dataTable.order-column.stripe tbody tr.odd.selected>.sorting_2 {
	background-color: #a8b5cf
}
.sorting_3, table.dataTable.order-column.stripe tbody tr.odd.selected>.sorting_3 {
	background-color: #a9b7d1
}
.sorting_1, table.dataTable.order-column.stripe tbody tr.even>.sorting_1 {
	background-color: #fafafa
}
.sorting_2, table.dataTable.order-column.stripe tbody tr.even>.sorting_2 {
	background-color: #fcfcfc
}
.sorting_3, table.dataTable.order-column.stripe tbody tr.even>.sorting_3 {
	background-color: #fefefe
}
.sorting_1, table.dataTable.order-column.stripe tbody tr.even.selected>.sorting_1 {
	background-color: #acbad5
}
.sorting_2, table.dataTable.order-column.stripe tbody tr.even.selected>.sorting_2 {
	background-color: #aebcd6
}
.sorting_3, table.dataTable.order-column.stripe tbody tr.even.selected>.sorting_3 {
	background-color: #afbdd8
}
.sorting_1, table.dataTable.order-column.hover tbody tr:hover>.sorting_1 {
	background-color: #eaeaea
}
.sorting_2, table.dataTable.order-column.hover tbody tr:hover>.sorting_2 {
	background-color: #ececec
}
.sorting_3, table.dataTable.order-column.hover tbody tr:hover>.sorting_3 {
	background-color: #efefef
}
.sorting_1, table.dataTable.order-column.hover tbody tr:hover.selected>.sorting_1 {
	background-color: #a2aec7
}
.sorting_2, table.dataTable.order-column.hover tbody tr:hover.selected>.sorting_2 {
	background-color: #a3b0c9
}
.sorting_3, table.dataTable.order-column.hover tbody tr:hover.selected>.sorting_3 {
	background-color: #a5b2cb
}
.grumpyTable table.dataTable.no-footer {
	border-bottom: 1px solid #111
}
.grumpyTable table.dataTable.nowrap th, table.dataTable.nowrap td {
	white-space: nowrap
}
.grumpyTable table.dataTable.compact thead th, table.dataTable.compact thead td {
	padding: 4px 17px 4px 4px
}
.grumpyTable table.dataTable.compact tfoot th, table.dataTable.compact tfoot td {
	padding: 4px
}
.grumpyTable table.dataTable.compact tbody th, table.dataTable.compact tbody td {
	padding: 4px
}
.grumpyTable table.dataTable th.dt-left, table.dataTable td.dt-left {
	text-align: left
}
.grumpyTable table.dataTable th.dt-center, table.dataTable td.dt-center, table.dataTable td.dataTables_empty {
	text-align: center
}
.grumpyTable table.dataTable th.dt-right, table.dataTable td.dt-right {
	text-align: right
}
.grumpyTable table.dataTable th.dt-justify, table.dataTable td.dt-justify {
	text-align: justify
}
.grumpyTable table.dataTable th.dt-nowrap, table.dataTable td.dt-nowrap {
	white-space: nowrap
}
.grumpyTable table.dataTable thead th.dt-head-left, table.dataTable thead td.dt-head-left, table.dataTable tfoot th.dt-head-left, table.dataTable tfoot td.dt-head-left {
	text-align: left
}
.grumpyTable table.dataTable thead th.dt-head-center, table.dataTable thead td.dt-head-center, table.dataTable tfoot th.dt-head-center, table.dataTable tfoot td.dt-head-center {
	text-align: center
}
.grumpyTable table.dataTable thead th.dt-head-right, table.dataTable thead td.dt-head-right, table.dataTable tfoot th.dt-head-right, table.dataTable tfoot td.dt-head-right {
	text-align: right
}
.grumpyTable table.dataTable thead th.dt-head-justify, table.dataTable thead td.dt-head-justify, table.dataTable tfoot th.dt-head-justify, table.dataTable tfoot td.dt-head-justify {
	text-align: justify
}
.grumpyTable table.dataTable thead th.dt-head-nowrap, table.dataTable thead td.dt-head-nowrap, table.dataTable tfoot th.dt-head-nowrap, table.dataTable tfoot td.dt-head-nowrap {
	white-space: nowrap
}
.grumpyTable table.dataTable tbody th.dt-body-left, table.dataTable tbody td.dt-body-left {
	text-align: left
}
.grumpyTable table.dataTable tbody th.dt-body-center, table.dataTable tbody td.dt-body-center {
	text-align: center
}
.grumpyTable table.dataTable tbody th.dt-body-right, table.dataTable tbody td.dt-body-right {
	text-align: right
}
.grumpyTable table.dataTable tbody th.dt-body-justify, table.dataTable tbody td.dt-body-justify {
	text-align: justify
}
.grumpyTable table.dataTable tbody th.dt-body-nowrap, table.dataTable tbody td.dt-body-nowrap {
	white-space: nowrap
}
.grumpyTable table.dataTable, table.dataTable th, table.dataTable td {
	box-sizing: content-box
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper {
	position: relative;
	clear: both;
	*zoom: 1;
	zoom: 1
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_length {
	float: left
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_filter {
	float: right;
	text-align: right
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_filter input {
	margin-left: 0.5em
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_info {
	clear: both;
	float: left;
	padding-top: 0.755em
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_paginate {
	float: right;
	text-align: right;
	padding-top: 0.25em
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_paginate .paginate_button {
	box-sizing: border-box;
	display: inline-block;
	min-width: 1.5em;
	padding: 0.5em 1em;
	margin-left: 2px;
	text-align: center;
	text-decoration: none !important;
	cursor: pointer;
	*cursor: hand;
	color: #333 !important;
	border: 1px solid transparent;
	border-radius: 2px
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_paginate .paginate_button.current, .dataTables_wrapper .dataTables_paginate .paginate_button.current:hover {
	color: #333 !important;
	border: 1px solid #979797;
	background-color: white;
	background: -webkit-gradient(linear, left top, left bottom, color-stop(0%, #fff), color-stop(100%, #dcdcdc));
	background: -webkit-linear-gradient(top, #fff 0%, #dcdcdc 100%);
	background: -moz-linear-gradient(top, #fff 0%, #dcdcdc 100%);
	background: -ms-linear-gradient(top, #fff 0%, #dcdcdc 100%);
	background: -o-linear-gradient(top, #fff 0%, #dcdcdc 100%);
	background: linear-gradient(to bottom, #fff 0%, #dcdcdc 100%)
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_paginate .paginate_button.disabled, .dataTables_wrapper .dataTables_paginate .paginate_button.disabled:hover, .dataTables_wrapper .dataTables_paginate .paginate_button.disabled:active {
	cursor: default;
	color: #666 !important;
	border: 1px solid transparent;
	background: transparent;
	box-shadow: none
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_paginate .paginate_button:hover {
	color: white !important;
	border: 1px solid #111;
	background-color: #585858;
	background: -webkit-gradient(linear, left top, left bottom, color-stop(0%, #585858), color-stop(100%, #111));
	background: -webkit-linear-gradient(top, #585858 0%, #111 100%);
	background: -moz-linear-gradient(top, #585858 0%, #111 100%);
	background: -ms-linear-gradient(top, #585858 0%, #111 100%);
	background: -o-linear-gradient(top, #585858 0%, #111 100%);
	background: linear-gradient(to bottom, #585858 0%, #111 100%)
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_paginate .paginate_button:active {
	outline: none;
	background-color: #2b2b2b;
	background: -webkit-gradient(linear, left top, left bottom, color-stop(0%, #2b2b2b), color-stop(100%, #0c0c0c));
	background: -webkit-linear-gradient(top, #2b2b2b 0%, #0c0c0c 100%);
	background: -moz-linear-gradient(top, #2b2b2b 0%, #0c0c0c 100%);
	background: -ms-linear-gradient(top, #2b2b2b 0%, #0c0c0c 100%);
	background: -o-linear-gradient(top, #2b2b2b 0%, #0c0c0c 100%);
	background: linear-gradient(to bottom, #2b2b2b 0%, #0c0c0c 100%);
	box-shadow: inset 0 0 3px #111
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_paginate .ellipsis {
	padding: 0 1em
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_processing {
	position: absolute;
	top: 50%;
	left: 50%;
	width: 100%;
	height: 40px;
	margin-left: -50%;
	margin-top: -25px;
	padding-top: 20px;
	text-align: center;
	font-size: 1.2em;
	background-color: white;
	background: -webkit-gradient(linear, left top, right top, color-stop(0%, rgba(255, 255, 255, 0)), color-stop(25%, rgba(255, 255, 255, 0.9)), color-stop(75%, rgba(255, 255, 255, 0.9)), color-stop(100%, rgba(255, 255, 255, 0)));
	background: -webkit-linear-gradient(left, rgba(255, 255, 255, 0) 0%, rgba(255, 255, 255, 0.9) 25%, rgba(255, 255, 255, 0.9) 75%, rgba(255, 255, 255, 0) 100%);
	background: -moz-linear-gradient(left, rgba(255, 255, 255, 0) 0%, rgba(255, 255, 255, 0.9) 25%, rgba(255, 255, 255, 0.9) 75%, rgba(255, 255, 255, 0) 100%);
	background: -ms-linear-gradient(left, rgba(255, 255, 255, 0) 0%, rgba(255, 255, 255, 0.9) 25%, rgba(255, 255, 255, 0.9) 75%, rgba(255, 255, 255, 0) 100%);
	background: -o-linear-gradient(left, rgba(255, 255, 255, 0) 0%, rgba(255, 255, 255, 0.9) 25%, rgba(255, 255, 255, 0.9) 75%, rgba(255, 255, 255, 0) 100%);
	background: linear-gradient(to right, rgba(255, 255, 255, 0) 0%, rgba(255, 255, 255, 0.9) 25%, rgba(255, 255, 255, 0.9) 75%, rgba(255, 255, 255, 0) 100%)
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_length, .dataTables_wrapper .dataTables_filter, .dataTables_wrapper .dataTables_info, .dataTables_wrapper .dataTables_processing, .dataTables_wrapper .dataTables_paginate {
	color: #333
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_scroll {
	clear: both
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_scroll div.dataTables_scrollBody {
	*margin-top: -1px;
	-webkit-overflow-scrolling: touch
}
table>thead>tr>th, .dataTables_wrapper .dataTables_scroll div.dataTables_scrollBody>table>thead>tr>td, .dataTables_wrapper .dataTables_scroll div.dataTables_scrollBody>table>tbody>tr>th, .dataTables_wrapper .dataTables_scroll div.dataTables_scrollBody>table>tbody>tr>td {
	vertical-align: middle
}
table>thead>tr>th>div.dataTables_sizing, .dataTables_wrapper .dataTables_scroll div.dataTables_scrollBody>table>thead>tr>td>div.dataTables_sizing, .dataTables_wrapper .dataTables_scroll div.dataTables_scrollBody>table>tbody>tr>th>div.dataTables_sizing, .dataTables_wrapper .dataTables_scroll div.dataTables_scrollBody>table>tbody>tr>td>div.dataTables_sizing {
	height: 0;
	overflow: hidden;
	margin: 0 !important;
	padding: 0 !important
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper.no-footer .dataTables_scrollBody {
	border-bottom: 1px solid #111
}
table {
	border-bottom: none
}
.grumpyTable .dataTables_wrapper:after {
	visibility: hidden;
	display: block;
	content: "";
	clear: both;
	height: 0
}
@media screen and (max-width: 767px) {
	.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_info, .dataTables_wrapper .dataTables_paginate {
		float: none;
		text-align: center
	}
	.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_paginate {
		margin-top: 0.5em
	}
}
@media screen and (max-width: 640px) {
	.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_length, .dataTables_wrapper .dataTables_filter {
		float: none;
		text-align: center
	}
	.grumpyTable .dataTables_wrapper .dataTables_filter {
		margin-top: 0.5em
	}
}





.grumpyTable table.dataTable thead .sorting,
.grumpyTable table.dataTable thead .sorting_asc,
.grumpyTable table.dataTable thead .sorting_desc,
.grumpyTable table.dataTable thead .sorting_asc_disabled,
.grumpyTable table.dataTable thead .sorting_desc_disabled {
    background-repeat: no-repeat;
    background-position: center right;
}

.grumpyTable table.dataTable thead .sorting,
.grumpyTable table.dataTable thead .sorting_asc,
.grumpyTable table.dataTable thead .sorting_desc {
    cursor: pointer;
    *cursor: hand;
}

.grumpyTable table.dataTable thead .sorting {
    background-image: url('data:image/png;base64,iVBORw0KGgoAAAANSUhEUgAAABMAAAATCAQAAADYWf5HAAAAkElEQVQoz7XQMQ5AQBCF4dWQSJxC5wwax1Cq1e7BAdxD5SL+Tq/QCM1oNiJidwox0355mXnG/DrEtIQ6azioNZQxI0ykPhTQIwhCR+BmBYtlK7kLJYwWCcJA9M4qdrZrd8pPjZWPtOqdRQy320YSV17OatFC4euts6z39GYMKRPCTKY9UnPQ6P+GtMRfGtPnBCiqhAeJPmkqAAAAAElFTkSuQmCC');
}

.grumpyTable table.dataTable thead .sorting_asc {
    background-image: url('data:image/gif;base64,R0lGODlhEwATAMQZAAgICAYGBoqKig0NDQUFBW9vbxEREcPDw/X19RwcHNzc3J6enpSUlGJiYm5ubiQkJPLy8tXV1UdHR6ampvn5+fj4+L6+vkFBQQAAAP///wAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAACH/C1hNUCBEYXRhWE1QPD94cGFja2V0IGJlZ2luPSLvu78iIGlkPSJXNU0wTXBDZWhpSHpyZVN6TlRjemtjOWQiPz4gPHg6eG1wbWV0YSB4bWxuczp4PSJhZG9iZTpuczptZXRhLyIgeDp4bXB0az0iQWRvYmUgWE1QIENvcmUgNS42LWMxMzggNzkuMTU5ODI0LCAyMDE2LzA5LzE0LTAxOjA5OjAxICAgICAgICAiPiA8cmRmOlJERiB4bWxuczpyZGY9Imh0dHA6Ly93d3cudzMub3JnLzE5OTkvMDIvMjItcmRmLXN5bnRheC1ucyMiPiA8cmRmOkRlc2NyaXB0aW9uIHJkZjphYm91dD0iIiB4bWxuczp4bXBNTT0iaHR0cDovL25zLmFkb2JlLmNvbS94YXAvMS4wL21tLyIgeG1sbnM6c3RSZWY9Imh0dHA6Ly9ucy5hZG9iZS5jb20veGFwLzEuMC9zVHlwZS9SZXNvdXJjZVJlZiMiIHhtbG5zOnhtcD0iaHR0cDovL25zLmFkb2JlLmNvbS94YXAvMS4wLyIgeG1wTU06T3JpZ2luYWxEb2N1bWVudElEPSJ4bXAuZGlkOjA0NTk4N2UwLTZlMjItNDEwZi1hYjBmLWNlZTJlZThlMDk2MyIgeG1wTU06RG9jdW1lbnRJRD0ieG1wLmRpZDpGNDRFRjk3QUYxRTUxMUU2OEYxMEI1NDMyMTdBMkM3OCIgeG1wTU06SW5zdGFuY2VJRD0ieG1wLmlpZDpGNDRFRjk3OUYxRTUxMUU2OEYxMEI1NDMyMTdBMkM3OCIgeG1wOkNyZWF0b3JUb29sPSJBZG9iZSBQaG90b3Nob3AgQ0MgMjAxNyAoTWFjaW50b3NoKSI+IDx4bXBNTTpEZXJpdmVkRnJvbSBzdFJlZjppbnN0YW5jZUlEPSJ4bXAuaWlkOjA0NTk4N2UwLTZlMjItNDEwZi1hYjBmLWNlZTJlZThlMDk2MyIgc3RSZWY6ZG9jdW1lbnRJRD0ieG1wLmRpZDowNDU5ODdlMC02ZTIyLTQxMGYtYWIwZi1jZWUyZWU4ZTA5NjMiLz4gPC9yZGY6RGVzY3JpcHRpb24+IDwvcmRmOlJERj4gPC94OnhtcG1ldGE+IDw/eHBhY2tldCBlbmQ9InIiPz4B//79/Pv6+fj39vX08/Lx8O/u7ezr6uno5+bl5OPi4eDf3t3c29rZ2NfW1dTT0tHQz87NzMvKycjHxsXEw8LBwL++vby7urm4t7a1tLOysbCvrq2sq6qpqKempaSjoqGgn56dnJuamZiXlpWUk5KRkI+OjYyLiomIh4aFhIOCgYB/fn18e3p5eHd2dXRzcnFwb25tbGtqaWhnZmVkY2JhYF9eXVxbWllYV1ZVVFNSUVBPTk1MS0pJSEdGRURDQkFAPz49PDs6OTg3NjU0MzIxMC8uLSwrKikoJyYlJCMiISAfHh0cGxoZGBcWFRQTEhEQDw4NDAsKCQgHBgUEAwIBAAAh+QQBAAAZACwAAAAAEwATAAAFNmAmjmRpnmiaIQWlmgLBvGSUYI9Ciw3mOzuLwYcZHF6QC9EnqagWAYBUGpjsrtisdsvter/dEAA7');
}

.grumpyTable table.dataTable thead .sorting_desc {
    background-image: url('data:image/gif;base64,R0lGODlhEwATAMQZAAgICAYGBoqKig0NDQUFBW9vbxEREcPDw/X19RwcHNzc3J6enpSUlGJiYm5ubiQkJPLy8tXV1UdHR6ampvn5+fj4+L6+vkFBQQAAAP///wAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAACH/C1hNUCBEYXRhWE1QPD94cGFja2V0IGJlZ2luPSLvu78iIGlkPSJXNU0wTXBDZWhpSHpyZVN6TlRjemtjOWQiPz4gPHg6eG1wbWV0YSB4bWxuczp4PSJhZG9iZTpuczptZXRhLyIgeDp4bXB0az0iQWRvYmUgWE1QIENvcmUgNS42LWMxMzggNzkuMTU5ODI0LCAyMDE2LzA5LzE0LTAxOjA5OjAxICAgICAgICAiPiA8cmRmOlJERiB4bWxuczpyZGY9Imh0dHA6Ly93d3cudzMub3JnLzE5OTkvMDIvMjItcmRmLXN5bnRheC1ucyMiPiA8cmRmOkRlc2NyaXB0aW9uIHJkZjphYm91dD0iIiB4bWxuczp4bXBNTT0iaHR0cDovL25zLmFkb2JlLmNvbS94YXAvMS4wL21tLyIgeG1sbnM6c3RSZWY9Imh0dHA6Ly9ucy5hZG9iZS5jb20veGFwLzEuMC9zVHlwZS9SZXNvdXJjZVJlZiMiIHhtbG5zOnhtcD0iaHR0cDovL25zLmFkb2JlLmNvbS94YXAvMS4wLyIgeG1wTU06T3JpZ2luYWxEb2N1bWVudElEPSJ4bXAuZGlkOjBhYjQyOGY3LWJmOTktNGJkZi05YjRhLTI3NGM5MDhjMmMwYyIgeG1wTU06RG9jdW1lbnRJRD0ieG1wLmRpZDpGNDRFRjk3RUYxRTUxMUU2OEYxMEI1NDMyMTdBMkM3OCIgeG1wTU06SW5zdGFuY2VJRD0ieG1wLmlpZDpGNDRFRjk3REYxRTUxMUU2OEYxMEI1NDMyMTdBMkM3OCIgeG1wOkNyZWF0b3JUb29sPSJBZG9iZSBQaG90b3Nob3AgQ0MgMjAxNyAoTWFjaW50b3NoKSI+IDx4bXBNTTpEZXJpdmVkRnJvbSBzdFJlZjppbnN0YW5jZUlEPSJ4bXAuaWlkOjBhYjQyOGY3LWJmOTktNGJkZi05YjRhLTI3NGM5MDhjMmMwYyIgc3RSZWY6ZG9jdW1lbnRJRD0ieG1wLmRpZDowYWI0MjhmNy1iZjk5LTRiZGYtOWI0YS0yNzRjOTA4YzJjMGMiLz4gPC9yZGY6RGVzY3JpcHRpb24+IDwvcmRmOlJERj4gPC94OnhtcG1ldGE+IDw/eHBhY2tldCBlbmQ9InIiPz4B//79/Pv6+fj39vX08/Lx8O/u7ezr6uno5+bl5OPi4eDf3t3c29rZ2NfW1dTT0tHQz87NzMvKycjHxsXEw8LBwL++vby7urm4t7a1tLOysbCvrq2sq6qpqKempaSjoqGgn56dnJuamZiXlpWUk5KRkI+OjYyLiomIh4aFhIOCgYB/fn18e3p5eHd2dXRzcnFwb25tbGtqaWhnZmVkY2JhYF9eXVxbWllYV1ZVVFNSUVBPTk1MS0pJSEdGRURDQkFAPz49PDs6OTg3NjU0MzIxMC8uLSwrKikoJyYlJCMiISAfHh0cGxoZGBcWFRQTEhEQDw4NDAsKCQgHBgUEAwIBAAAh+QQBAAAZACwAAAAAEwATAAAFNGAmjmRpnmiqrmzrvnAsz+UUADgeLGolYUDgBbI6DIIGS8sRbLgUD0wi8mIQBDBKAUHrlkIAOw==');
}







#datatable-table20180309093017, #table20180309093017 table {
    width: 100%!important;
}


#datatable-table20180309093017 table {
    display: table;
    border-collapse: separate;
    border-spacing: 2px;
    border-color: grey;
}

#datatable-table20180309093017 table.dataTable.display tbody tr.odd{background-color:#f9f9f9!important;}

#datatable-table20180309093017 table tbody th, table tbody td {
	border-top: 1px solid #ddd
}


#datatable-table20180309093017 dataTables_scrollHeadInner, #table20180309093017 dataTables_scrollBody {
    width: 100%!important;
}

#datatable-table20180309093017 .titre{
    text-align: center;
    width:100%;
}



              ▄▓▄
            ▄▓▓█       ▄▄▄▓▓▓▓▄╦          ▄▓▄               ▄▓▄▄
           ▓▓▓▓▄,,▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓╕    ╓▄▓▓▓▓▓▓▓▄        ,▄▓▓▓▓▓▓▓▓▄╦
       ╒▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄  ▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▄▄▄▓▓▌
       ╫▓ ╙▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀Γ ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀  ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀Γ
        █▓▄ Γ▀▀▀▀▀ΓΓ ,  █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌  Σ▓▄,╙█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌   ▀█▓▄,Γ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓█
                     ▐▓ ▐▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌    ╙▓Q ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌       ▀█▌  ▓▓▓▓▓▓Γ
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌          ▄▓▓▓▓▓▓▓
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌       ⌐ ▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌      ▓ ╟▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▐▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓µ     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ]▓▓▓▓▓▓▓▓▓      ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ]▓ ╟▓▓▓▓▓▓▓█       ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                     ▐▀ ▓▓▓▓▓█▀         ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                      ╓▓▓▓█Γ            ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
                      █▀                ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌
               ▄▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄╦          ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓
          ,▄▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄▄▓▓▌   ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▄,,▄▓╕
       ╓▄▓▓▓▓▓▓██████▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀     ▓▌ ▓▓▓▓▓▓▓▓▓▀     ▓▓ █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓▓█▀
     ▄▓▓██▀Γ     ≈4▄▄, ▀▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▓▓▓▓▓█▀Γ        ▓▌ ▀█▓▓▓▓▓▓█▀Γ
   ╙▓█Γ              █▓▄ ██▀            ▓▌ ██▀Γ             ▀█▄╦ ▀██▀
                      ╙▀                ▀`                     ▀▀


Liste des 29 candidats opposés à l'interdiction des thérapies de conversion



require(['jquery', 'dataTables', "jquery-ui/core", "jquery-ui/tooltip"], function($, dataTables, jqueryUICore,tooltipdecodeurs) {

    var dataSet = [["Marie-Christine Arnautu","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Nicolas Bay","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Jo\u00eblle Bergeron","Ex Front National","ELDD (droite populiste)","Contre"],["Dominique Bilde","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Marie-Christine Boutonnet","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Alain Cadec","Les R\u00e9publicains","PPE (centre droit\/droite)","Abstention"],["Aymeric Chauprade","Ex Front National","Non inscrit*","Contre"],["Jacques Colombier","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Arnaud Danjean","Les R\u00e9publicains","PPE (centre droit\/droite)","Abstention"],["Rachida Dati","Les R\u00e9publicains","PPE (centre droit\/droite)","Abstention"],["Ang\u00e9lique Delahaye","Les R\u00e9publicains","PPE (centre droit\/droite)","Abstention"],["Sylvie Goddyn","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Bruno Gollnisch","Front National","Non inscrit*","Contre"],["Fran\u00e7oise Grosset\u00eate","Les R\u00e9publicains","PPE (centre droit\/droite)","Abstention"],["Brice Hortefeux","Les R\u00e9publicains","PPE (centre droit\/droite)","Abstention"],["Jean-Fran\u00e7ois Jalkh","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Alain Lamassoure","Ex Les R\u00e9publicains","PPE (centre droit\/droite)","Abstention"],["Gilles Lebreton","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Christelle Lechevalier","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Philippe Loiseau","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Dominique Martin","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Jo\u00eblle M\u00e9lin","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Bernard Monot","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Nadine Morano","Les R\u00e9publicains","PPE (centre droit\/droite)","Abstention"],["Franck Proust","Les R\u00e9publicains","PPE (centre droit\/droite)","Abstention"],["Dominique Riquet","Union des d\u00e9mocrates et ind\u00e9pendants","ADLE (centre)","Abstention"],["Anne Sander","Les R\u00e9publicains","PPE (centre droit\/droite)","Abstention"],["Jean-Luc Schaffhauser","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Myl\u00e8ne Troszczynski","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"]];
        //dataSet = dataSet.replace("\t", "");

    var columns_list = ["D\u00e9put\u00e9", "Parti", "Groupe parlementaire europ\u00e9en", "Vote"];
    var cols_visible = "1111";
    var columns = [];
    console.log(columns_list, typeof(columns_list));
    for(var i=0;i        columns[i] =
        {
            title: columns_list[i].replace("'", ""),
            visible: (cols_visible[i] == "1" ? true : false),
        }
    }
    var myTable = $('#table20180309093017').dataTable( {
        "orderClasses": false,
        
        "rowCallback": function(nRow, aData)
            {
            
                switch(aData[1])
            {
                
                case "Front National":
                    $(nRow).css("background-color", "rgba(123, 159, 218," + ($(nRow).hasClass('even') ? 0.15 : 0.1) + ")");
                    break;
    

                case "Les Républicains":
                    $(nRow).css("background-color", "rgba(255, 142, 142," + ($(nRow).hasClass('even') ? 0.15 : 0.1) + ")");
                    break;
    

                case "Ex Front National":
                    $(nRow).css("background-color", "rgba(123, 159, 218," + ($(nRow).hasClass('even') ? 0.15 : 0.1) + ")");
                    break;
    

                case "Ex Les Républicains":
                    $(nRow).css("background-color", "rgba(255, 142, 142," + ($(nRow).hasClass('even') ? 0.15 : 0.1) + ")");
                    break;
    

                case "Union des démocrates et indépendants":
                    $(nRow).css("background-color", "rgba(255, 252, 201," + ($(nRow).hasClass('even') ? 0.15 : 0.1) + ")");
                    break;
    
            }
    
        },
    

        data: dataSet,
        columns: columns,
        "scrollY": "500px", // Hauteur du tableau
        "scrollX": true,
        "scrollCollapse": true,
        "responsive": true,
        "searching": ("True" == "False" ? false : true),
        "paging": ("True" == "False" ? false : true),
        
        sorting: false,
        
        "language": {
            "zeroRecords": "Pas de données disponibles avec cette recherche",
            "lengthMenu": "_MENU_ entrées affichées",
            "info": "",
            "search": "Recherchez : ",
            "infoEmpty": "Pas de données disponibles avec cette recherche"
        }
    });



});


*Les députés non inscrits n’appartiennent à aucune formation politique au sein du Parlement européen. La plupart sont d’extrême droite. Les trois non inscrits français sont Bruno Gollnisch, Aymeric Chauprade et Jean-Marie Le Pen.
Que sont les thérapies de conversion ?
Les thérapies de conversion, ou thérapies de réorientation sexuelle, sont un ensemble de pratiques visant à changer l’orientation sexuelle d’une personne. Communes aux Etats-Unis, elles sont souvent employées sur des adolescents homosexuels ou transgenres contre leur gré. Ces thérapies peuvent passer par l’injection massive de testostérone ou par l’aversion, qui consiste à faire subir des électrochocs au sujet tout en lui montrant des images d’actes homosexuels afin de l’en dégoûter. Quelque 700 000 Américains âgés de 18 à 59 ans auraient été soumis à ce genre de pratiques, selon une récente étude de The Williams Institute.
Avec ce vote, le Parlement européen emboîte le pas à l’Organisation des nations unies, qui s’était déjà prononcée contre les thérapies de conversion en 2015, les qualifiant de « violentes » et « abusives ».
En France, ces pratiques sont encore légales, bien que rares. Dans l’Union européenne, les thérapies de conversion ne sont illégales qu’à Malte et dans certaines régions autonomes espagnoles (Madrid et Valence). Le Brésil est le premier pays à les avoir bannies en 1999, mais le débat sur leur légalité a repris en 2017. Hormis ceux-là, seuls la Suisse, Taïwan et neuf Etats américains ont interdit les procédures médicales visant à changer l’orientation sexuelle d’une personne.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/10/19-17">
<filnamedate="20180310"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180310"><AAMMJJHH="2018031019">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Un juge refuse la libération du candidat des indépendantistes à la présidence catalane.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

En Catalogne, le candidat à la présidence maintenu en prison préventive, l’investiture ajournée

Un juge refuse la libération du candidat des indépendantistes à la présidence catalane.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 17h30
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 10h05
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        



   


La justice espagnole a refusé, vendredi 9 mars, la sortie de prison de Jordi Sanchez, le candidat indépendantiste à la présidence de la Catalogne. Evoquant des « risques de récidive », le magistrat du Tribunal suprême Pablo Llarena a décidé de le maintenir en détention provisoire et de ne pas lui accorder de permis de sortie pour pouvoir participer au débat d’investiture prévu lundi 12 mars.
Le président du Parlement catalan, Roger Torrent, a suspendu la séance plénière, « le temps que Strasbourg se prononce sur les recours que présentera lundi l’avocat de Jordi Sanchez ». Ce dernier, considérant que « les droits à la participation politique » de son client ont été bafoués, a en effet décidé de saisir la Cour européenne des droits de l’homme. Les responsables catalans se disent victimes de « répression » de la part de l’Etat espagnol. Amnesty International a qualifié d’« excessive » la détention provisoire des quatre dirigeants indépendantistes catalans toujours incarcérés.

        Lire aussi :
         

                Trois dirigeants catalans contestent leur détention provisoire devant l’ONU



Poursuivi pour sédition et à ce titre placé en prison préventive depuis le 16 octobre 2017, M. Sanchez, ancien président de la puissante association indépendantiste ANC et numéro deux de la liste Ensemble pour la Catalogne (JxC), a été élu député en décembre, puisqu’il n’a pas été condamné. Mais le juge a rejeté ses demandes réitérées de remise en liberté, soulignant notamment des risques de troubles à l’ordre public du fait de sa capacité de mobilisation.
Créations d’institutions à Bruxelles
A la suite du retrait « provisoire » de la candidature de Carles Puigdemont, bloquée par le Tribunal constitutionnel, M. Sanchez a cependant été officiellement désigné candidat à la présidence de la Catalogne le 6 mars. C’est l’ancien président catalan, « exilé » en Belgique pour fuir la justice espagnole, qui l’a proposé comme successeur. En parallèle, M. Puigdemont – qui n’exclut pas le recours à de nouvelles élections – a annoncé la prochaine création à Bruxelles d’institutions visant à développer la « République catalane ».
Un plan qui n’a cependant pas convaincu les séparatistes de Candidature d’unité populaire (CUP). La petite formation anticapitaliste, qui compte quatre députés catalans, refusait de donner son soutien à la candidature de M. Sanchez. Elle considère que JxC et la Gauche républicaine (ERC) se sont « soumis à la légalité espagnole ». Or les voix de la CUP sont indispensables pour compléter leur majorité, amputée des voix des deux députés en Belgique.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/10/19-18">
<filnamedate="20180310"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180310"><AAMMJJHH="2018031019">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Bruxelles envisage entre autres une classification des produits financiers en fonction de critères écologiques et une réforme de la directive sur les agences de notation.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

L’Europe publie sa feuille de route pour ouvrir la finance aux enjeux climatiques

Bruxelles envisage entre autres une classification des produits financiers en fonction de critères écologiques et une réforme de la directive sur les agences de notation.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 17h27
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 18h30
    |

            Simon Roger








                        



   


Pour le moment, le calendrier de travail est respecté. Comme l’avait annoncé le vice-président de la Commission européenne Valdis Dombrovskis lors du sommet climat One Planet Summit, organisé le 12 décembre 2017 pour les deux ans de l’accord de Paris, Bruxelles publie sa feuille de route sur la finance verte. Dévoilé jeudi 8 mars, le document d’une vingtaine de pages développe différentes pistes pour intégrer l’impératif de lutte contre le réchauffement climatique dans les règles du jeu des marchés financiers.
Mais comme souvent avec la mécanique communautaire, l’annonce du 8 mars n’est qu’une étape dans un processus de plusieurs mois à l’issue duquel les Etats membres pourraient appliquer les préconisations de ce « plan d’action pour financer la croissance durable ». À courte échéance, c’est le Conseil européen des 22 et 23 mars qui va s’emparer du dossier : une conférence de haut niveau devrait être consacrée au sujet le 22 mars à Bruxelles.
« L’écart entre le besoin en financement climat et l’offre actuelle se chiffre à 179 milliards d’euros par an, soulignait Valdis Dombrovskis pendant le One Planet Summit. Cette somme ne pourra être compensée par les seules finances publiques, il faut la participation du secteur financier privé. » Mais les acteurs de la finance ayant peur du vide, il était crucial de baliser le terrain pour faciliter leur conversion vers des pratiques plus vertueuses.
« Développement résilient »
Fin 2016, la Commission a donc constitué un groupe d’experts européens sur la finance durable (dit groupe HLEG), d’une vingtaine de membres, chargé de réfléchir à cette évolution du secteur financier. Après un premier rapport intermédiaire publié en juillet 2017, le groupe a rendu ses conclusions définitives le 31 janvier.
Pour Pascal Canfin, le directeur du WWF France et l’un des quatre experts français intégrés au groupe de travail de la Commission, l’ambition « n’est pas d’aborder la finance verte comme un marché de niche, mais bien de transformer l’ensemble des acteurs financiers ». La démarche s’inscrit dans le cadre de l’accord de Paris, dont l’article 2 invite les Etats signataires à rendre « les flux financiers compatibles avec un profil d’évolution vers un développement à faible émission de gaz à effet de serre et résilient aux changements climatiques ».
A la tête du groupe HLEG, Christian Thimann, conseiller spécial auprès du président du groupe AXA, prône lui aussi un « changement systémique ». « Nous n’avons pas considéré un aspect de la finance durable en particulier, mais un ensemble de fonctionnements et un ensemble d’acteurs inhérents au système financier qui, si on met en œuvre les préconisations émises dans le rapport, peuvent changer le mode de fonctionnement de la finance », précisait-il fin janvier.
« Langue commune »
Comment ? L’une des idées du plan d’action européen est d’obliger les acteurs financiers à mieux prendre en compte les questions environnementales dans leurs politiques d’investissement. La question qui devrait agiter les instances communautaires est de savoir quels types de contraintes pourraient peser sur les investisseurs institutionnels et les gestionnaires d’actifs. Un autre axe retenu par Bruxelles consiste à dégager une « langue commune de la finance durable », afin de classifier les produits financiers en fonction de critères climatiques, environnementaux et sociaux, acceptés par les Vingt-Huit.
Ces deux mesures doivent faire l’objet d’une proposition législative de la Commission en mai. Un vote du Parlement européen sur la modification des règles prudentielles doit également intervenir ce mois-là. « La réglementation financière de l’UE ne fait actuellement pas de différence entre les investissements verts ou non », reconnaît-on à Bruxelles.

        Lire aussi :
         

                Pollution : Anne Hidalgo va dans le bon sens



Parmi les autres pistes envisagées figurent la création d’un standard européen pour les produits financiers verts et la modification de la directive sur les agences de notation. « Aujourd’hui, les enjeux de long terme et de soutenabilité ne sont pas pris en compte par les agences de notation », observe Pascal Canfin. Pour le directeur du WWW France, la feuille de route présentée le 8 mars devrait permettre aussi d’y voir plus clair dans le jeu des différents acteurs du secteur. « Dix ans après la crise financière, on va voir s’ils sont ont changé leur mode de fonctionnement, s’ils sont au rendez-vous de l’urgence climatique », lance-t-il.
Le plan d’action de l’Europe sur la finance verte intervient enfin dans un contexte d’expansion des obligations vertes, ces emprunts qui financent des initiatives liées à la transition énergétique. En novembre dernier, les émissions de ces green bonds ont, pour la première fois, franchi la barre des 100 milliards de dollars, a pointé l’ONG Climate Bonds Initiative. Un essor qu’il faut tout de même pondérer par un autre chiffre : les obligations vertes ne représentaient, fin 2017, que 0,9 % du total des obligations émises à l’échelle mondiale.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/10/19-19">
<filnamedate="20180310"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180310"><AAMMJJHH="2018031019">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ En Suède, un photographe a diffusé pendant plusieurs années les photos d’un arbre à la forme caractéristique. Cette médiatisation s’est révélée néfaste.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ 
<article-nb="2018/03/10/19-20">
<filnamedate="20180310"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180310"><AAMMJJHH="2018031019">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’économiste Sébastien Jean estime que la réplique de l’Union européenne à la volonté de Donald Trump de taxer fortement les importations d’acier et d’aluminium doit être ferme et coordonnée avec ses partenaires.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Guerre commerciale : « Il faut répondre à Trump par la politique »

Dans une tribune au « Monde », l’économiste Sébastien Jean estime que la réplique de l’Union européenne à la volonté de Donald Trump de taxer fortement les importations d’acier et d’aluminium doit être ferme et coordonnée avec ses partenaires.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
10.03.2018 à 14h50
    |

Sébastien Jean (Directeur du Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii)







                        



                                


                            
Tribune. L’annonce par Donald Trump de la décision imminente de frapper les importations américaines d’acier d’une taxe de 25 % et celles d’aluminium de 10 % n’est pas seulement un incident commercial de plus. Si elle était confirmée, elle serait profondément déstabilisante pour les relations commerciales internationales et leur cadre institutionnel, pour plusieurs raisons.
Cette annonce suggère que les tenants du nationalisme économique tiennent désormais le haut du pavé à la maison blanche
La taille, d’abord. Les mesures annoncées concerneraient près de 50 milliards de dollars d’importations, une valeur probablement sans précédent pour ce type de mesures, qui plus est dans des secteurs sensibles et sans limitation de durée. La manière, ensuite. En invoquant la sécurité nationale, le président américain signifie on ne peut plus clairement que le politique prime l’économique dans son approche des questions commerciales. C’est aller à l’encontre de l’essence même du système commercial multilatéral, dont l’objet est de s’entendre sur des règles permettant de gérer les tensions éventuelles sans avoir recours au rapport de force politique.

La signification politique, enfin. La question commerciale est âprement débattue depuis le début du mandat de Donald Trump au sein même de la Maison Blanche. Cette annonce suggère que les tenants du nationalisme économique tiennent désormais le haut du pavé, ce que confirme la démission annoncée mardi 6 mars de Gary Cohn, principal conseiller économique du président et représentant emblématique des milieux d’affaires parmi ses proches.
Eviter la surenchère
Même si rien n’est figé dans une administration aussi instable et imprévisible, cela n’augure rien de bon pour la suite, d’autant que l’enquête en cours sur les violations présumées de droits de propriété intellectuelle par la Chine pourrait bientôt venir jeter de l’huile sur le feu, et que le signal envoyé aux lobbys les incitera à redoubler...




                        

                        

