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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ La présence du virus de l’influenza aviaire de gène H5 a été mise en évidence lors d’un contrôle. Cet agent pathogène est « sans menace pour l’homme » selon la préfecture.
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Grippe aviaire : 7 450 canards abattus dans le Finistère

La présence du virus de l’influenza aviaire de gène H5 a été mise en évidence lors d’un contrôle. Cet agent pathogène est « sans menace pour l’homme » selon la préfecture.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 18h29
   





                        


Un cas d’influenza aviaire faiblement pathogène a été identifié dans un élevage de canards du Finistère, et 7 450 canards de l’élevage vont être abattus, a annoncé vendredi 9 mars la préfecture du Finistère.
La présence du virus de l’influenza aviaire de gène H5 a été mise en évidence lors d’un contrôle, dans le cadre d’un plan de dépistage de la direction générale de l’alimentation, dépendante du ministère de l’agriculture, a indiqué la préfecture du Finistère dans un communiqué. Afin d’éviter une propagation du virus, « une mesure de confinement des volailles avec restriction de leurs mouvements est prise temporairement dans un rayon d’un kilomètre autour de l’exploitation », a précisé le communiqué.
« L’agent pathogène, qui infecte les oiseaux sauvages et les oiseaux domestiques, et dont la circulation est connue, est sans menace pour l’homme » poursuit la préfecture du Finistère.
Plus de 120 000 canards abattus depuis début 2018
Cet abattage massif est loin d’être le premier en 2018. Depuis le début de l’année, ont été abattus par précaution :
25 000 canards dans le Morbihan, début février ;16 000 canards en Vendée, fin février ;19 000 canards dans le Gers, début et fin février ;8 500 canards dans les Deux-Sèvres, début mars ;19 000 canards en Maine-et-Loire, début mars ;20 200 canards en Loire-Atlantique, début février et début mars ;8 000 canards en Lot-et-Garonne, début mars ;7 450 canards dans le Finistère, début mars.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ A 15 km de Paris et situé entre deux aéroports, Roissy et le Bourget, le triangle de Gonesse est une zone à fort potentiel économique.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Bruxelles envisage entre autres une classification des produits financiers en fonction de critères écologiques et une réforme de la directive sur les agences de notation.
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L’Europe publie sa feuille de route pour ouvrir la finance aux enjeux climatiques

Bruxelles envisage entre autres une classification des produits financiers en fonction de critères écologiques et une réforme de la directive sur les agences de notation.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 17h27
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 18h30
    |

            Simon Roger








                        



   


Pour le moment, le calendrier de travail est respecté. Comme l’avait annoncé le vice-président de la Commission européenne Valdis Dombrovskis lors du sommet climat One Planet Summit, organisé le 12 décembre 2017 pour les deux ans de l’accord de Paris, Bruxelles publie sa feuille de route sur la finance verte. Dévoilé jeudi 8 mars, le document d’une vingtaine de pages développe différentes pistes pour intégrer l’impératif de lutte contre le réchauffement climatique dans les règles du jeu des marchés financiers.
Mais comme souvent avec la mécanique communautaire, l’annonce du 8 mars n’est qu’une étape dans un processus de plusieurs mois à l’issue duquel les Etats membres pourraient appliquer les préconisations de ce « plan d’action pour financer la croissance durable ». À courte échéance, c’est le Conseil européen des 22 et 23 mars qui va s’emparer du dossier : une conférence de haut niveau devrait être consacrée au sujet le 22 mars à Bruxelles.
« L’écart entre le besoin en financement climat et l’offre actuelle se chiffre à 179 milliards d’euros par an, soulignait Valdis Dombrovskis pendant le One Planet Summit. Cette somme ne pourra être compensée par les seules finances publiques, il faut la participation du secteur financier privé. » Mais les acteurs de la finance ayant peur du vide, il était crucial de baliser le terrain pour faciliter leur conversion vers des pratiques plus vertueuses.
« Développement résilient »
Fin 2016, la Commission a donc constitué un groupe d’experts européens sur la finance durable (dit groupe HLEG), d’une vingtaine de membres, chargé de réfléchir à cette évolution du secteur financier. Après un premier rapport intermédiaire publié en juillet 2017, le groupe a rendu ses conclusions définitives le 31 janvier.
Pour Pascal Canfin, le directeur du WWF France et l’un des quatre experts français intégrés au groupe de travail de la Commission, l’ambition « n’est pas d’aborder la finance verte comme un marché de niche, mais bien de transformer l’ensemble des acteurs financiers ». La démarche s’inscrit dans le cadre de l’accord de Paris, dont l’article 2 invite les Etats signataires à rendre « les flux financiers compatibles avec un profil d’évolution vers un développement à faible émission de gaz à effet de serre et résilient aux changements climatiques ».
A la tête du groupe HLEG, Christian Thimann, conseiller spécial auprès du président du groupe AXA, prône lui aussi un « changement systémique ». « Nous n’avons pas considéré un aspect de la finance durable en particulier, mais un ensemble de fonctionnements et un ensemble d’acteurs inhérents au système financier qui, si on met en œuvre les préconisations émises dans le rapport, peuvent changer le mode de fonctionnement de la finance », précisait-il fin janvier.
« Langue commune »
Comment ? L’une des idées du plan d’action européen est d’obliger les acteurs financiers à mieux prendre en compte les questions environnementales dans leurs politiques d’investissement. La question qui devrait agiter les instances communautaires est de savoir quels types de contraintes pourraient peser sur les investisseurs institutionnels et les gestionnaires d’actifs. Un autre axe retenu par Bruxelles consiste à dégager une « langue commune de la finance durable », afin de classifier les produits financiers en fonction de critères climatiques, environnementaux et sociaux, acceptés par les Vingt-Huit.
Ces deux mesures doivent faire l’objet d’une proposition législative de la Commission en mai. Un vote du Parlement européen sur la modification des règles prudentielles doit également intervenir ce mois-là. « La réglementation financière de l’UE ne fait actuellement pas de différence entre les investissements verts ou non », reconnaît-on à Bruxelles.

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Parmi les autres pistes envisagées figurent la création d’un standard européen pour les produits financiers verts et la modification de la directive sur les agences de notation. « Aujourd’hui, les enjeux de long terme et de soutenabilité ne sont pas pris en compte par les agences de notation », observe Pascal Canfin. Pour le directeur du WWW France, la feuille de route présentée le 8 mars devrait permettre aussi d’y voir plus clair dans le jeu des différents acteurs du secteur. « Dix ans après la crise financière, on va voir s’ils sont ont changé leur mode de fonctionnement, s’ils sont au rendez-vous de l’urgence climatique », lance-t-il.
Le plan d’action de l’Europe sur la finance verte intervient enfin dans un contexte d’expansion des obligations vertes, ces emprunts qui financent des initiatives liées à la transition énergétique. En novembre dernier, les émissions de ces green bonds ont, pour la première fois, franchi la barre des 100 milliards de dollars, a pointé l’ONG Climate Bonds Initiative. Un essor qu’il faut tout de même pondérer par un autre chiffre : les obligations vertes ne représentaient, fin 2017, que 0,9 % du total des obligations émises à l’échelle mondiale.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Le site, dont l’aménagement devait être annoncé vendredi 9 mars, ne verra en fait pas le jour en 2019 dans le bois de Vincennes.
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La mairie de Paris reporte le projet de baignade au lac Daumesnil

Le site, dont l’aménagement devait être annoncé vendredi 9 mars, ne verra en fait pas le jour en 2019 dans le bois de Vincennes.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 16h02
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 16h51
    |

                            Garance Feitama








                        



   


La maire (PS) de la capitale, Anne Hidalgo, a fait marche arrière jeudi 8 mars : la Ville de Paris a décidé de « reporter » le projet de baignade dans les bassins qui devaient être installés en 2019 dans le lac Daumesnil, en bordure du bois de Vincennes. L’annonce devait être officialisée le 9 mars, date à laquelle prend fin l’enquête publique lancée par la mairie du XIIe arrondissement, où se trouve le bois. A la place, les habitants du quartier verront s’installer un bassin estival mobile, sur les pelouses de Reuilly.

Le projet généreux de baignade dans le lac Daumesnil s'est avéré plus compliqué et plus cher que prévu pour répondr… https://t.co/XkeijSgRdK— Baratti_Elbaz (@C Baratti-Elbaz)


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Le projet d’aménagement de la zone de baignade avait suscité la colère des riverains et des associations écologistes de quartier, dont le collectif Le Feu au lac, qui avait lancé une pétition il y a quelques semaines, recueillant près de 15 000 signatures. Ils craignaient « la dénaturation d’un lieu peuplé d’oiseaux – des paons, des cormorans, des cygnes, des bernaches et des colverts », ainsi qu’une hausse significative de la fréquentation des lieux puisque le site devait être prêt à accueillir plus de 2 000 baigneurs par jour.
« Les risques d’atteintes à l’environnement et à la biodiversité étaient trop importants », explique Yves Contassot, élu (EELV) du XIIIe arrondissement. La mairie prévoyait en effet la construction de trois bassins bétonnés de 8 000 m2 à l’intérieur du lac, l’aménagement des berges sud de l’île de Bercy pour y accueillir une plage, et l’installation de fontaines destinées à éloigner les oiseaux du site.
Avis défavorable
Dans son rapport publié en octobre 2017, l’inspectrice de la nature, des paysages et des sites de Paris avait donné un avis défavorable sur le projet, dont le coût était estimé à 9,5 millions d’euros. « Il ne permet pas de garantir le maintien de l’état et de l’aspect de ce site classé zone naturelle », conclut-elle. C’est une victoire pour les écologistes.
Pour autant, le président du groupe écologiste de Paris, David Belliard, déplore le manque de piscines dans la capitale. « Nos concitoyennes et concitoyens aspirent à nager et à profiter de points d’eau. Nous demandons donc une modification du projet de la ZAC Bercy-Charenton dans le XIIe arrondissement afin d’y intégrer un centre aquatique écologique », rappelle-t-il.
La Ville de Paris cherche à améliorer son offre pour les adeptes de la natation dans le cadre du plan « Nager à Paris ». Actuellement, elle dénombre 7 millions d’entrées par an dans ses piscines municipales, près de 70 000 usagers très réguliers, et une moyenne annuelle de 190 000 usagers par piscine, alors que celles-ci ont été conçues pour en accueillir 120 000.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Le tribunal administratif de Toulouse a jugé que « la carence des autorités nationales » pour rétablir l’ursidé dans un état de conservation favorable « constitue une faute ».
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L’Etat condamné pour n’avoir pas suffisamment protégé l’ours des Pyrénées

Le tribunal administratif de Toulouse a jugé que « la carence des autorités nationales » pour rétablir l’ursidé dans un état de conservation favorable « constitue une faute ».



Le Monde
 |    09.03.2018 à 13h19
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 16h44
    |

            Audrey Garric








                        



   


C’est une victoire pour les associations de défense de l’ours. Dans une décision rendue mardi 6 mars, le tribunal administratif de Toulouse a condamné l’Etat pour n’avoir pas suffisamment protégé l’ursidé dans les Pyrénées. Il devra verser 8 750 euros à chacune des deux ONG Pays de l’ours - Adet et Ferus, qui avaient déposé plainte en avril 2015 pour faire reconnaître la « carence de la France ».
A l’issue d’une audience le 13 février, les juges ont considéré que « la France ne satisfait pas à son obligation de rétablissement de l’ours brun dans un état de conservation favorable » et que « la carence des autorités nationales face à cette obligation constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l’Etat ». Ursus arctos est classé comme une espèce protégée sur le sol français depuis 1981, ainsi qu’en Europe par la directive Habitat faune flore de 1992.
« Effectif insuffisant »
Ils estiment que, malgré une tendance démographique « globalement positive », l’effectif actuel reste « insuffisant pour assurer la pérennité de l’espèce » et que « l’existence même du noyau occidental est menacée à court terme ».
En 2017, le massif pyrénéen comptait trente-neuf plantigrades après la naissance d’au moins sept oursons, répartis en deux noyaux disjoints sur une aire totale de 3 800 km2 : trente-sept individus dans les Pyrénées centrales et deux dans les Pyrénées occidentales. Mais la population ursine n’est toujours pas viable. « Elle peut disparaître à tout moment dans les Pyrénées occidentales, avec seulement deux mâles depuis 2007, explique Alain Reynes, le directeur de l’association Pays de l’ours-Adet. Dans les Pyrénées centrales, les effectifs, en hausse, restent fragiles et présentent un risque de consanguinité élevé. » Pour preuve, 70 % des oursons nés depuis vingt ans viennent du même père, le vieux mâle dominant Pyros.
En 2012, la Commission européenne avait déjà déclenché une procédure d’infraction contre la France pour « manquement à ses obligations de protection de l’ours brun des Pyrénées ». Un an plus tard, une expertise collective scientifique menée par le Muséum national d’histoire naturelle jugeait « défavorables » les perspectives futures pour l’animal. Elle chiffrait à deux cent cinquante individus matures l’objectif pour mettre la population à l’abri du danger, avec un premier seuil d’une cinquantaine d’animaux dans l’ensemble du massif. Les scientifiques recommandaient alors de réintroduire rapidement trois ou quatre individus, dont deux femelles, dans les Pyrénées-Atlantiques.
Aucune réintroduction depuis 2006
Pourtant, aucun lâcher n’a eu lieu depuis douze ans par les autorités françaises, à l’exception de l’arrivée d’un mâle slovène en 2016 du côté espagnol, passé en France depuis. Les dernières réintroductions datent de 2006 — cinq spécimens —, après les trois nouveaux individus de 1996 et 1997 sur une décision des ministères de l’environnement de l’époque.
Et aucun plan de conservation de l’espèce n’a été adopté depuis le dernier, qui couvrait la période 2006-2009. « L’importance des oppositions locales à la réintroduction des ours […] ne saurait suffire à justifier ces huit années de retard », dit le tribunal. Et d’ajouter : « Il n’est au demeurant pas établi que les oppositions locales feraient obstacle à toute opération de réintroduction alors qu’il apparaît que les dégâts imputés aux ours sur les troupeaux et les ruches restent relativement mesurés. »
Hausse des attaques
L’an dernier, les attaques avaient connu une forte augmentation, particulièrement dans l’Ariège, le département le plus touché, notamment en raison de chutes exceptionnelles d’ovins. La mort de plus de six cents animaux a été indemnisée (dont une partie au bénéfice du doute), contre cent soixante-deux attaques imputables à l’ursidé en 2016 — même si ces deux chiffres sont difficilement comparables. De quoi relancer l’opposition des éleveurs à la présence du plantigrade, dont la majorité estime que la cohabitation n’est pas possible.

        Lire le reportage :
         

          En Ariège, la présence des ours fait sortir les fusils



A l’inverse, les associations avancent un sondage réalisé par l’IFOP à la fin février pour quatorze ONG. Celui-ci montre que les Français sont favorables à 84 % au maintien d’une population d’ours dans les Pyrénées, tandis que 73 % des habitants des Pyrénées occidentales se prononcent pour le lâcher de deux femelles dans le Béarn.
Dans un communiqué commun, publié vendredi, Pays de l’ours - Adet et Ferus se félicitent du jugement et demandent au gouvernement de « programmer dès ce printemps les premiers lâchers de femelles afin d’éviter la disparition de l’espèce en Pyrénées occidentales » ainsi que « l’adoption rapide d’un nouveau plan de restauration de l’ours brun dans les Pyrénées ».
« Ce jugement ne dit pas qu’il faut des réintroductions, car le tribunal n’en a pas la compétence.  Il peut seulement condamner la destruction de spécimens ou de leur habitat », rétorque Bruno Besche-Commenge, le porte-parole de l’Association pour le développement durable de l’identité des Pyrénées, qui lutte contre le plantigrade. « Nous n’avons pas pris de décision sur ce sujet. Nicolas Hulot écoute tout le monde : les éleveurs, les associations et tous les acteurs du territoire », indique-t-on du côté du ministère de la transition écologique et solidaire. L’avenir de l’ours reste plus que jamais en suspens.

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                Quel avenir pour l’ours dans les Pyrénées ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Un nouveau débat public sur la gestion des déchets nucléaires sera organisé à la fin de l’année. Les opposants demandent l’abandon pur et simple du projet d’enfouissement.
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Bure : le gouvernement joue la carte de la concertation

Un nouveau débat public sur la gestion des déchets nucléaires sera organisé à la fin de l’année. Les opposants demandent l’abandon pur et simple du projet d’enfouissement.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 12h04
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 15h19
    |

            Pierre Le Hir








                        



                                


                            

Le bâton et la main tendue. La fermeté et le dialogue… Deux semaines après l’évacuation, par cinq cents gendarmes mobiles, d’un bois occupé, près de Bure (Meuse), par une quinzaine d’opposants au projet Cigéo d’enfouissement des déchets radioactifs, le gouvernement tente de relancer la concertation. Mercredi 7 mars, Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, a réuni à Paris, pour un « comité de haut niveau », une soixantaine de participants, dont l’ensemble des parlementaires de la Meuse et de la Haute-Marne, mais aussi les maires de plusieurs des communes concernées. Objectif : déminer un dossier devenu explosif.

L’exécutif veut d’abord jouer la carte de « la transparence », avec un dispositif « hors norme » pour « un projet hors norme ». Un débat public national sera ainsi organisé de septembre à décembre 2018, sous l’égide de la Commission nationale du débat public, sur le Plan national de gestion des matières et des déchets radioactifs – dont ceux, à haute activité et à vie longue, destinés au site de Bure. En réalité, la consultation du public sur ce plan, mis à jour tous les trois ans, est déjà prévue par la loi. En outre, deux débats nationaux sur ce sujet ont déjà été menés, en 2005-2006 et en 2013 – celui-ci dans un climat de tension extrême qui a empêché son déroulement normal –, sans remettre en cause le projet de stockage profond.
Un débat supplémentaire peut-il changer la donne et ouvrir la voie à d’autres options ? Formellement, M. Lecornu assure que tout est possible : « Si, demain, les scientifiques lèvent le doigt pour dire qu’ils ont trouvé la solution miracle, on avisera. » Mais, ajoute-t-il aussitôt en reprenant une formule de Nicolas Hulot, « pour l’instant, la solution de l’enfouissement est la moins mauvaise ». Sauf « miracle » donc, il n’est pas question d’alternative.
Le processus de concertation mis en place...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ La journaliste Mathilde Golla a arpenté les marchés de producteurs et les épiceries coopératives, testé une Association pour le maintien d’une agriculture paysanne et les paniers recettes, dont elle a tiré un guide pratique.
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édition abonné


Comment vivre 100 jours sans supermarché ?

La journaliste Mathilde Golla a arpenté les marchés de producteurs et les épiceries coopératives, testé une Association pour le maintien d’une agriculture paysanne et les paniers recettes, dont elle a tiré un guide pratique.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 11h45
    |

            Audrey Garric








                        



                                


                            

Le livre. Elle a passé cent jours sans mettre un pied dans un supermarché. A la place, la journaliste du Figaro Mathilde Golla a arpenté les marchés de producteurs, les épiceries coopératives et autres potagers urbains, a adhéré à une Association pour le maintien d’une agriculture paysanne (Amap) et a testé la cueillette en plein champ. Elle a tiré de ce défi, réalisé en février 2016, un guide pratique qui vient de paraître aux éditions Flammarion.
Tout débute par une rencontre, celle d’un éleveur normand qui décide d’arrêter son activité faute de continuer à en vivre. Une situation loin d’être isolée. « En France, un agriculteur sur cinq perd de l’argent, tandis qu’un sur trois gagne moins de 350 euros par mois », rappelle la journaliste de 37 ans, spécialisée en économie. Car en dix ans, les paysans ont perdu plus de 30 % de plus-value au profit des transformateurs et des distributeurs. Et Mathilde Golla d’interroger : les circuits courts – des produits agricoles commercialisés en vente directe ou avec un seul intermédiaire – peuvent-ils être le « salut d’une agriculture aux abois » ?

Avec l’aide des internautes, la journaliste se lance alors dans une aventure pavée de bonnes intentions et de produits frais et locaux. Elle se fixe des règles : boycotter les grandes surfaces et petites supérettes, y compris bio, et éviter les commerces de bouche. Côté nourriture, l’auteure traque les petits producteurs sur les marchés mais aussi via des structures qui essaiment partout en France : La Ruche qui dit oui – forte de ses 1 300 points de distribution –, le Comptoir local – qui livre chez les consommateurs des produits frais et de saison provenant d’Ile-de-France –, Okadran ou Poiscaille – vente directe de viande et de poisson.
Investissement en temps
Elle teste également les paniers recettes (Foodette, Quitoque, Les Commis, etc.), les épiceries tenues par les adhérents (La Louve, Supercoop,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Editorial. En insistant pour pérenniser la piétonnisation des berges sur la rive droite de la Seine, la maire de Paris ouvre la voie dans le combat des villes contre la pollution.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Pollution : Anne Hidalgo va dans le bon sens

Editorial. En insistant pour pérenniser la piétonnisation des berges sur la rive droite de la Seine, la maire de Paris ouvre la voie dans le combat des villes contre la pollution.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 14h45
   





                        


Editorial du « Monde ». C’est la nouvelle bataille de Paris. Le sujet est à ne surtout pas aborder dans un taxi. L’objet de la querelle ? Ces 3 300 mètres de quais sur la rive droite de la Seine, qui hystérisent la vie parisienne depuis leur fermeture à la circulation automobile, en octobre 2016. Un rassemblement est organisé samedi 10 mars là où Paris Plages déploie ses transats l’été, avec comme cri de ralliement : « Des poussettes contre la pollution ! Non au retour des voitures ! »
Car le vrombissement des moteurs thermiques menace de chasser les promeneurs de ce tronçon de la voie Georges-Pompidou, cette autoroute urbaine traversant la capitale d’ouest en est. Le tribunal administratif de Paris a annulé la fermeture des voies sur berges le 21 février, au motif que l’étude d’impact environnemental comportait « des inexactitudes, des omissions et des insuffisances ».
Cette décision a obligé Anne Hidalgo à prendre un nouvel arrêté, le 8 mars. Pour éviter qu’il soit à son tour rejeté, la Mairie de Paris a soigneusement gommé toute référence à un objectif de réduction de la pollution atmosphérique ou de santé publique, se contentant d’invoquer la valorisation patrimoniale d’un site hautement touristique.
2 500 morts prématurées
Les voies sur berges, au centre de toutes les crispations, ne représentent que 0,16 % du kilométrage francilien. Mais leur fermeture s’inscrit dans une politique plus large de restriction de la place de la voiture dans la cité. Paris n’est pas la première ville du monde, ni de France, à s’attaquer à ce chantier. Bordeaux et Lyon ont achevé il y a bien longtemps leur reconquête des quais de la Garonne et du Rhône.
Mme Hidalgo a voulu aller plus loin, en instaurant les fameuses vignettes Crit’Air pour bannir progressivement les véhicules les plus polluants. D’ici à 2024, année où Paris accueillera les Jeux olympiques, les diesels ne pourront plus y circuler. En 2030, ce sera au tour des voitures à l’essence. Dans ce combat contre la pollution, la maire de Paris n’avance pas à contresens, elle ouvre la voie. Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire, veut en finir avec le moteur thermique à l’échelle du pays à l’horizon 2040. Certaines villes d’Allemagne, comme Stuttgart, berceau de Porsche et de Mercedes, envisagent même désormais de barrer leurs rues au diesel.

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          Voies sur berge à Paris : le nouvel arrêté ne se réfère plus à la réduction de la pollution



Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France, a beau critiquer la « méthode autoritaire » de sa rivale politique, Mme Hidalgo a raison de viser les véhicules polluants. Question de santé publique. Un Parisien sur deux est surexposé au dioxyde d’azote, majoritairement émis par le trafic routier. Des dépassements qui concernent également d’autres agglomérations et valent à la France d’être sous la menace d’un renvoi devant la Cour de justice de l’Union européenne. Les rejets de gaz toxiques sont responsables d’environ 48 000 morts prématurées en France chaque année, dont 2 500 à Paris.
Reste tous ces automobilistes désorientés que l’Etat a, pendant des décennies, incités à investir dans le diesel. Les alternatives font encore défaut. Les modèles électriques ou hybrides restent chers. Le changement d’opérateur des vélos en libre-service tourne à l’accident industriel. Les métros et RER sont en surchauffe.
L’Allemagne, qui est aussi dans le collimateur de Bruxelles, envisage la gratuité des transports en commun dans certaines villes. A Paris, cette mesure a déjà été expérimentée lors des pics de pollution. Valérie Pécresse y a mis fin. A la gratuité, pas aux pics.



                            


                        

                        


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Don d’organes : les femmes donnent davantage leur rein que les hommes

Aux Etats-Unis comme en France, cette tendance pour le don d’organes avec donneur vivant ne dépend pas seulement de la générosité mais aussi de paramètres médicaux et socio-économiques.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 07h46
    |

            Paul Benkimoun








                        


S’il est de nombreux domaines où les femmes sont encore tenues dans une position inférieure à celle des hommes, il en est d’autres où elles les devancent souvent. C’est entre autres le cas pour ce geste généreux qu’est le don d’organes avec donneur vivant, tout au moins s’agissant du rein.
Jagbir Gill (Université de Colombie britannique, Vancouver) et ses collègues ont publié, jeudi 8 mars, dans le Journal of the American Society of Nephrology, les tendances pour le don de rein aux Etats-Unis. Une fois les corrections statistiques apportées afin d’éliminer les biais possibles, il apparaît que la fréquence de don d’un rein est supérieure de 44 % chez les femmes par rapport aux hommes.
L’équipe de chercheurs canadiens a travaillé à partir des registres de transplantation et de recensement de la population aux Etats-Unis, en se concentrant sur deux paramètres : le sexe et le revenu. Entre 2005 et 2015, le taux non corrigé de don de rein aux Etats-Unis pour les femmes et pour les hommes est respectivement de 30,1 et de 19,3 par million d’habitants. Et si la tendance reste stable pour les femmes (– 5 %), le don émanant d’un donneur masculin est en diminution au cours de la décennie 2005-2015 (– 25 %), ce qui accroît d’autant les différences.
Prédominance féminine ancienne
De même, si pour les deux sexes, le taux de don de rein reste plus stable parmi les individus ayant les revenus les plus élevés que chez ceux possédant les plus faibles, la diminution de l’acte de don est plus spectaculaire pour les hommes ayant des bas revenus. L’impact du niveau de revenu est donc plus prononcé chez les hommes. Cela pourrait notamment s’expliquer par la situation aux Etats-Unis où, contrairement à d’autres pays, notamment la France, être donneur d’organe implique pour le volontaire des coûts importants qui peuvent être lourds à supporter, voire être dissuasifs.
En France, l’Agence de la biomédecine, qui suit l’activité du don d’organes et des greffes, précise que pour les greffés rénaux à partir de donneur vivant entre 2013 et 2017, les femmes représentent 62 % des donneurs et 34 % des receveurs. Une répartition que l’on ne retrouve pas pour le don de foie du vivant où les femmes constituent 41 % des donneurs et 46 % des receveurs.
« Malgré la prédominance de femmes qui donnent, nous ne pouvons pas forcément en déduire, sans étude plus approfondie, que les hommes sont moins candidats au don du vivant. En effet, pour pouvoir être éligible au don, les candidats doivent répondre à des critères de compatibilité médicale, avoir un très bon état de santé, passer devant un comité spécialisé et devant le tribunal de grande instance. Autant d’étapes qui ne relèvent pas que de la “volonté de donner” », précise-t-on à l’Agence de la biomédecine.
En effet, dans le don d’organe avec donneur vivant, il ne s’agit pas seulement d’une question de générosité. Dans un éditorial qui accompagne la publication de Jagbir Gill et de ses collègues, deux auteurs, Arthur Matas (Université du Minnesota) et Rebecca Hays (Université du Wisconsin), pointent les différents facteurs concourant à ces tendances aux Etats-Unis. La prédominance féminine parmi les donneurs est ancienne, soulignent-ils.
Semaine nationale de mobilisation
« La disparité est vraisemblablement multifactorielle et inclut des taux plus élevés de maladie rénale au stade terminal chez les hommes (ce qui fait que les membres de la famille non touchés ont plus de chances d’être des femmes) et des différences selon le sexe dans les taux de maladies concomitantes (par exemple l’hypertension artérielle), ce qui limite les volontaires pour le don », détaille l’éditorial.
Cependant, le paramètre du sexe demeure important, comme le montre la treizième Semaine nationale de mobilisation pour le don de moelle osseuse, qu’organise du 10 au 18 mars l’Agence de la biomédecine. L’Agence dit « “Bravo et merci” à tous ceux qui ont pris le temps de s’inscrire comme donneurs de moelle osseuse pour, peut-être un jour, sauver des vies. En effet, la moelle osseuse a un rôle vital dans le fonctionnement du corps humain : elle est à l’origine de la production des cellules sanguines ».
L’Agence précise qu’en « 2017, ils étaient 20 866 nouveaux inscrits sur le registre français, dont seulement 35 % d’hommes. Encourager le plus grand nombre d’hommes à devenir donneurs de moelle osseuse, c’est l’objectif prioritaire de cette nouvelle campagne ! » L’intérêt des dons de moelle osseuse masculin réside dans le fait qu’ils ne risquent pas de contenir des anticorps fréquemment produits chez les femmes au cours d’une grossesse et donc d’offrir plus de compatibilité en vue d’une greffe.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Les permis, qui seront accordés au « cas par cas », mettent fin à une interdiction prise par Obama et contredisent des déclarations publiques de Trump.
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Les Etats-Unis autorisent de nouveau l’importation de trophées de chasse à l’éléphant et au lion

Les permis, qui seront accordés au « cas par cas », mettent fin à une interdiction prise par Obama et contredisent des déclarations publiques de Trump.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 23h46
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 09h01
    |

            Audrey Garric








                        



   


La chasse aux trophées va-t-elle être relancée par l’administration américaine ? La question est ouverte alors que les Etats-Unis ont discrètement réautorisé les chasseurs à importer sur le territoire américain des morceaux de gros gibier, notamment des défenses d’éléphants et des peaux de lion, tués dans certains pays africains.
Les permis, qui seront accordés au « cas par cas », mettent fin à une interdiction prise par Barack Obama en 2014 d’importer des défenses, des oreilles ou encore des queues de pachydermes abattus au Zimbabwe et en Zambie, et contredisent des déclarations publiques de Donald Trump, qui s’était déclaré favorable, en novembre 2017, aux restrictions mises en place par son prédécesseur.
Tout a commencé il y a près de quatre mois, quand l’US Fish and Wildlife Service (FWS), l’organisme fédéral qui s’occupe de la gestion et la préservation de la faune aux Etats-Unis, a déclaré qu’il autoriserait à nouveau l’importation de trophées de chasse à l’éléphant tués au Zimbabwe et en Zambie. Une telle mesure est de fait permise par la loi américaine sur les espèces en danger (Endangered Species Act), à condition d’apporter la preuve que la chasse, par les fonds qu’elle génère – jusqu’à 50 000 dollars (40 600 euros) pour un éléphant ou un lion –, bénéficie à la conservation des espèces.
La mesure avait alors suscité une levée de boucliers de la part des associations de défense des animaux. Une photo du fils aîné du président posant couteau et queue d’éléphant en mains, à côté d’une carcasse, avait circulé sur les réseaux sociaux, renforçant l’indignation de l’opinion publique.

Donald #Trump Jr shows him holding the amputated tail of a dead #elephant https://t.co/F2JlvlxWYz— aprnews (@APR news)


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De quoi pousser Donald Trump à intervenir rapidement sur Twitter. « Il sera très difficile de me faire changer d’avis que ce spectacle d’horreur aide de quelque façon que ce soit à la conservation des éléphants ou de tout autre animal », déclarait-il le 19 novembre 2017, gelant la disposition jusqu’à nouvel ordre.

Big-game trophy decision will be announced next week but will be very hard pressed to change my mind that this horr… https://t.co/HgHgIVikj3— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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                Donald Trump recule sur les importations de trophées d’éléphants



Examens « au cas par cas »
Mais le 1er mars, l’agence supervisée par le secrétaire à l’intérieur Ryan Zinke, lui-même mordu de chasse, a publié une note officielle confirmant la levée de l’interdiction prise par Obama. Elle élargit par ailleurs cette mesure aux trophées de pachydermes, de lions et de blesboks (un type d’antilope) chassés dans six pays – le Zimbabwe, la Zambie, la Tanzanie, l’Afrique du Sud, le Botswana et la Namibie.
Selon les autorités, cette nouvelle politique ne signifie pas que tous les trophées seront automatiquement autorisés à l’importation. Les demandes seront examinées au « cas par cas » en fonction de « critères de conservation des espèces », assurent-elles. Auparavant, l’ensemble des importations d’une espèce en provenance d’un pays étaient autorisées ou interdites après une évaluation scientifique.
La note du FWS justifie ce revirement par une décision de justice, rendue en décembre 2017 par la cour d’appel des Etats-Unis pour le circuit du district de Columbia. Faisant suite à une plainte du Safari Club International, une organisation internationale de chasseurs, et de la National Rifle Association, le puissant lobby américain des armes, elle concluait que le FWS n’avait pas suivi les procédures réglementaires pour mettre en œuvre les interdictions prises par Obama. Mercredi 7 mars, le service de presse de la Maison Blanche a indiqué que la nouvelle réglementation du FWS « est une réponse à cette décision de justice » tout en précisant que « la position du président Trump reste la même ».
Crainte d’une hausse de la chasse
« C’est un pas dans la bonne direction, juge Richard Parsons, le directeur général du Safari Club International, cité par le New York Times. Bien que certaines personnes aient un dégoût pour la chasse, en Afrique australe ça marche et c’est très positif pour la conservation de la vie sauvage. » 
Un argument que réfutent les associations de protection animale, qui craignent que ce revirement n’augmente les importations de trophées et la chasse elle-même. « Les Etats-Unis sont le premier marché d’importation de trophées au monde, et comme il devient de plus en plus difficile pour les Américains de les rapporter, la chasse elle-même a décliné en Afrique. Nous avons vu des organisateurs stopper leurs opérations au Zimbabwe et en Tanzanie parce qu’elles ne sont plus économiquement viables, explique Masha Kalinina, spécialiste du commerce international à l’ONG Humane Society International. La nouvelle décision du FWS risque au contraire de les relancer. »
Entre 2013 et 2017, les parties de 1 261 éléphants ont été importées aux Etats-Unis, soit 252 par an en moyenne, selon les calculs de Humane Society International réalisés à partir de la base de données de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites). Le Zimbabwe était le premier fournisseur – malgré un arrêt à partir de 2016 quand est entrée en vigueur l’interdiction d’Obama. Sur la même période, les Américains ont importé des trophées correspondant à 2 526 lions et 317 blesboks sauvages et élevés en captivité, essentiellement depuis l’Afrique du Sud.
Manque de transparence
Masha Kalinina souligne en outre le manque de transparence dans lequel seront prises les autorisations d’importation. « Le grand public, les associations ou les entreprises d’écotourisme n’auront aucune explication sur les raisons pour lesquelles certaines importations sont autorisées, à moins de déposer une requête via le Freedom of Information Act, ce qui est extrêmement long et fastidieux. »
Le plus grand mammifère terrestre du monde, l’éléphant d’Afrique, a vu ses effectifs chuter de plus d’un tiers entre 2007 et 2014, pour atteindre 415 000 individus, sous l’effet de la destruction et de la fragmentation de son habitat naturel mais surtout du braconnage. Les mêmes menaces pèsent sur les lions, dont les deux tiers ont disparu au cours des cinquante dernières années, pour atteindre 32 000 individus.
La question de la chasse aux trophées, légale dans une trentaine de pays africains, divise davantage les experts. Selon l’Union internationale pour la conservation de la nature, cette activité peut être un outil de conservation comme une menace pour les espèces selon la manière dont elle est gérée et régulée.
L’organisation estime que ce secteur, qui rapporte 200 millions de dollars par an, peut financer des gardes pour protéger la faune sauvage. Mais souvent, la majorité des fonds n’atteint jamais les communautés locales – entre 3 % et 5 % seulement – ne les incitant pas à arrêter le braconnage et le développement des zones agricoles.
Par ailleurs, les quotas fixés – pour les lions – sont régulièrement trop élevés, non respectés ou visent des animaux trop jeunes, selon une étude scientifique publiée dans PLOS ONE en 2013. De quoi faire dire aux ONG qu’il y a d’autres moyens de conserver les espèces que de les tuer.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ De larges taches de guano repérées sur des images satellitaires de la NASA ont permis de localiser plus d’1,5 million de manchots dans l’Antarctique.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Une coalition internationale annonce un investissement de 37 millions de dollars pour financer les essais cliniques d’un futur vaccin.
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La fièvre de Lassa, maladie proche d’Ebola, se répand au Nigeria

Une coalition internationale annonce un investissement de 37 millions de dollars pour financer les essais cliniques d’un futur vaccin.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 12h47
    |

            Chloé Hecketsweiler








                        



                                


                            

La lutte contre les virus émergents s’accélère. Créée en 2017 à la suite de l’épidémie d’Ebola, la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations (CEPI) a annoncé, mercredi 7 mars, un premier investissement de 37 millions de dollars (30 millions d’euros) dans deux candidats vaccins contre la fièvre de Lassa et le virus MERS. Cet argent alloué à la biotech autrichienne Themis doit financer les deux premières phases d’essais cliniques.
La coalition, qui réunit Etats, organisations internationales, instituts de recherche et laboratoires pharmaceutiques a déjà levé 630 millions de dollars avec l’ambition d’accélérer le développement de nouveaux vaccins. Issu des découvertes de l’Institut Pasteur, celui contre la fièvre Lassa est une priorité car cette maladie aux symptômes proches d’Ebola a fait 72 morts depuis le début de l’année au Nigeria, a indiqué récemment l’Organisation mondiale de la santé (OMS) – parlant de « record » –, tandis que les autorités sanitaires du pays annoncent désormais un bilan de 110 morts.
Les moyens du bord
Selon ces dernières, le nombre de personnes infectées s’élève à 353 en 2018, contre 143 sur l’ensemble de 2017. « On est sur un taux de transmission interhumain bien plus faible qu’Ebola, donc il est peu probable que l’épidémie s’accentue de façon exponentielle. Mais c’est préoccupant car plus le nombre de cas est élevé, plus on a du mal à limiter les contacts et plus l’épidémie sera difficile à contenir », estime Sylvain Baize, spécialiste des fièvres hémorragiques à l’Institut Pasteur, dont l’équipe est à l’origine du candidat vaccin contre Lassa. Transmise à l’homme par des rongeurs, la fièvre de Lassa est endémique dans plusieurs pays d’Afrique occidentale dont le Bénin, le Ghana, le Mali, la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone. Au Nigeria, la majorité des cas ont été diagnostiqués dans le sud, dans les Etats d’Edo, d’Ondo et d’Ebony.
L’hôpital d’Irrua...




                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 07/03/2018
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Voies sur berge à Paris : le nouvel arrêté ne se réfère plus à la réduction de la pollution

Le texte qui entre en vigueur jeudi, deux semaines après l’annulation par le tribunal administratif de la fermeture à la circulation automobile des voies sur berge, s’appuie sur la valorisation du patrimoine.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 06h32
 • Mis à jour le
08.03.2018 à 11h02
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


Deux semaines après l’annulation par le tribunal administratif de la fermeture à la circulation des voies sur berge, la maire de Paris, Anne Hidalgo, vient de signer un nouvel arrêté afin de pérenniser l’une de ses mesures les plus emblématiques et aussi les plus contestées. Le texte, auquel Le Monde a eu accès, est entré en vigueur jeudi 8 mars en même temps que son affichage dans les mairies d’arrondissement.
Contrairement à l’arrêté d’octobre 2016 retoqué par le tribunal, le nouveau texte ne fait plus référence à un quelconque objectif de « réduction des émissions de polluants atmosphériques et d’amélioration de la santé publique », le grand motif invoqué par Mme Hidalgo pour justifier la piétonnisation de ces 3,3 kilomètres de quais sur la rive droite de la Seine.
Les juristes qui l’ont concocté se fondent cette fois uniquement sur des arguments patrimoniaux et touristiques. Ainsi, « l’interdiction de circulation des véhicules à moteur sur les quais bas des berges de la Seine contribue à préserver l’authenticité et l’intégrité du bien classé [au patrimoine mondial] », stipule le texte. Il considère que la circulation « compromet également la valorisation du site à des fins esthétiques et touristiques ».
L’arrêté emprunte les chemins du guide touristique lorsqu’il estime que l’interdiction de la circulation est « nécessaire à la mise en valeur du site, en permettant de déambuler le long de la Seine, sans interruption et en longeant les monuments les plus fréquentés de Paris avec une perspective visuelle inédite ». Il s’aventure même sur le terrain de la sensorialité, considérant qu’« une voie sans circulation de véhicules à moteur (…) dans le cœur de Paris, offre la possibilité de retrouver un accès direct au fleuve, de profiter d’un contact avec l’eau au cœur du milieu urbain dense et de disposer d’un îlot de fraîcheur unique par son échelle ».
Plus de considérations environnementales
« Cet arrêté ne vise pas à contourner la décision du tribunal, il en tire les conséquences et s’y adapte », explique-t-on à la mairie. Il n’empêche, en gommant toute référence à des considérations environnementales, la mairie s’évite le passage par une nouvelle étude d’impact dont les juges avaient estimé qu’elle comportait « des inexactitudes, des omissions et des insuffisances ».
Faut-il y voir un reniement ou un renoncement dans la politique de lutte contre la pollution de l’air à Paris ? « Absolument pas », assure-t-on à l’Hôtel De Ville. Dans l’entourage d’Anne Hidalgo, on regrette surtout que « le code de l’environnement ait été utilisé pour contester un projet qui a mis fin à une autoroute urbaine ».
Un avis partagé par l’ancienne ministre de l’environnement Corinne Lepage : « c’est dommage que le droit de l’environnement se retourne contre des projets qui vont précisément dans le sens de la protection de l’environnement et du long terme ». L’avocate dresse un parallèle avec le retard pris en France dans le développement de l’éolien : « On a eu le même problème avec l’éolien où le droit de l’environnement a été utilisé pour s’opposer à des projets car on estimait qu’ils portaient atteinte au paysage. » Pour Mme Lepage, « il y a une réflexion à mener pour donner des priorités car aujourd’hui le droit est pensé pour le court terme et non pour le long terme ».
55 % des Parisiens pour le maintien de la piétonnisation
La Mairie de Paris, elle, a jusqu’au 21 mai pour faire appel du jugement. D’ici-là, elle compte sur le soutien des Parisiens. Un sondage commandé à Ipsos et réalisé auprès de 1 000 personnes entre le 2 et le 6 mars montre ainsi que 55 % des Parisiens sont pour le maintien de la piétonnisation des berges et que 66 % sont favorables à la politique de réduction de la place de la voiture pour lutter contre la pollution.
Une partie d’entre eux a décidé de se mobiliser. L’association Respire et plusieurs collectifs appellent à un grand rassemblement samedi 10 mars sur les quais avec comme cri de ralliement « Des poussettes contre la pollution. Non au retour des voitures ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Le site de Bure a été choisi pour accueillir un laboratoire souterrain qui doit préparer l’enfouissement à 500 mètres sous terre des déchets nucléaires les plus radioactifs ou à vie longue du parc français.
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Bure : un « débat national » sur la gestion des déchets nucléaires à la fin de l’année

Le site de Bure a été choisi pour accueillir un laboratoire souterrain qui doit préparer l’enfouissement à 500 mètres sous terre des déchets nucléaires les plus radioactifs ou à vie longue du parc français.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 19h54
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 20h12
   





                        


Un « débat national » se tiendra entre septembre et décembre sur la gestion des déchets nucléaires, qui sont pour l’instant destinés à être enfouis sur le site de Bure (Meuse), a annoncé, mercredi 7 mars, le secrétaire d’Etat à la transition écologique, Sébastien Lecornu.
Cette concertation, organisée sous l’égide de la Commission nationale du débat public, comprendra aussi la mise en place « d’ici l’été » d’un centre de ressources en ligne ouvert au public et d’une « instance de dialogue » d’experts, ne signifie pas l’arrêt du processus en cours à Bure, a précisé M. Lecornu. Mais « à projet hors norme, il est normal que la concertation soit hors norme », a-t-il dit.
« Nous souhaitons que le public local soit associé à ce débat, mais aussi l’opinion publique nationale », a déclaré Sébastien Lecornu à la presse au terme d’une réunion avec les acteurs, notamment les élus, concernés.
Un projet très contesté, notamment par des militants écologistes
Le projet demeure contesté par des militants écologistes, dont certains ont occupé le site, devenu temporairement une zone à défendre (ZAD), à l’image de Notre-Dame-des-Landes, avant d’en être délogés par la force jeudi 22 février.
Dimanche 4 mars, un gendarme et trois opposants au projet d’enfouissement des déchets ont été légèrement blessés lors de brefs affrontements aux abords du bois Lejuc, selon la préfecture.
Le calendrier de réalisation des travaux est encore long puisque la demande de déclaration d’utilité publique doit être déposée en 2019 et sera validée en théorie aux alentours de 2022, la phase pilote ne devant commencer qu’en 2025 environ.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Ces derniers jours, plusieurs internautes ont affirmé que les chutes de neige étaient liées à un étrange complot, pseudo-démonstrations à l’appui.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le philosophe Dominique Bourg mêle sa voix à celle de juristes et de scientifiques pour élargir le débat constitutionnel à l’ensemble des paramètres environnementaux – pertes de biodiversité, acidification des océans, aérosols atmosphériques, pollution chimique, etc. –, et pas seulement le climat.
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« Inscrire la protection du climat dans la Constitution ne suffit pas »

Dans une tribune au « Monde », le philosophe Dominique Bourg mêle sa voix à celle de juristes et de scientifiques pour élargir le débat constitutionnel à l’ensemble des paramètres environnementaux – pertes de biodiversité, acidification des océans, aérosols atmosphériques, pollution chimique, etc. –, et pas seulement le climat.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 17h53
 • Mis à jour le
08.03.2018 à 08h54
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Emmanuel Macron souhaite-t-il devenir « le leader de la transition écologique » sur la scène internationale ? Si telle est sa volonté, il va falloir faire de la France un modèle et passer à l’action. Le droit est alors un outil incontournable. Vu l’état de la planète qui continue de se dégrader à un rythme inquiétant, comme le rappelaient encore récemment 15 364 scientifiques, issus de 184 pays dans une tribune (« Il sera bientôt trop tard pour dévier de notre trajectoire vouée à l’échec, et le temps presse », Le Monde, 14 novembre), on ne pourra se passer d’une évolution du droit. Pour accélérer la transition écologique, il conviendra de modifier la Constitution et la façon de produire les lois : traiter les problèmes de façon cloisonnée et en conséquence concevoir les lois isolément les unes des autres, est un gage d’inefficacité environnementale.

Prétendre protéger le climat sans se soucier du marché de l’énergie, de l’urbanisme, des subventions aux énergies fossiles, etc., est le plus sûr moyen de ne pas atteindre le résultat qu’on s’est fixé. La nature est systémique. Ni l’organisation de l’économie, ni la production des lois ne peuvent l’ignorer impunément. En raison des ambitions du président de la République, il est donc permis d’espérer que la révision constitutionnelle prévue pour 2018 permettra un renforcement opératoire de la protection de l’environnement, et au premier chef du climat.
Effets pervers
Mais sous quelle forme renforcer la protection de l’environnement, et notamment du climat, dans la Constitution ? Faut-il ne parler que du climat ? Mais quid alors du caractère systémique des difficultés ? En outre, ce serait assez mal avisé, l’année d’une importante conférence mondiale sur la biodiversité (COP), de ne pas la prendre en compte.
L’introduction du climat seul dans la Constitution pourrait en outre nourrir des effets pervers. Par exemple, c’est au nom du...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Un an et demi après la mise en place de la mesure, la mairie de Paris et la région Ile-de-France s’opposent toujours sur ses effets environnementaux.
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Fermeture des voies sur berge à Paris : le difficile bilan de la pollution

Un an et demi après la mise en place de la mesure, la mairie de Paris et la région Ile-de-France s’opposent toujours sur ses effets environnementaux.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 16h08
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 18h50
    |

            Gary Dagorn








                        



   


Interrogée par Léa Salamé sur France Inter lundi 5 mars, Valérie Pécresse a défendu sa proposition concernant l’avenir des voies sur berge à Paris. La présidente de la région Ile-de-France s’est opposée à la piétonnisation de 3,3 km de la voie Georges Pompidou mise en place en septembre 2016 par la mairie de Paris, symbole de la réduction de la place des automobiles dans les centres urbains.

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   	                            	    	    	Paris	

Elle propose, pour sa part, la réintégration de ces dernières sur une voie unique limitée à 30 km/h. Pour défendre sa proposition, Valérie Pécresse affirme que la fermeture de ce tronçon à la circulation n’a fait que déplacer le problème de la pollution. Qu’en est-il réellement ?
Ce qu’elle a dit :
« Ce que je veux, c’est réduire la pollution, et pas la déplacer chez les autres. Or, aujourd’hui, on sait bien que la fermeture des voies sur berge n’a pas diminué la pollution, elle a diminué dans le cœur de Paris, elle l’a transféré sur le périphérique, en embouteillages, puis sur l’A86, puis sur les itinéraires de délestage. »
Pourquoi c’est plus compliqué
C’est un argument très utilisé par l’opposition à la piétonnisation. Celui-ci se fonde en grande partie sur un rapport d’Airparif publié le 10 octobre 2017. Le rapport détaille le résultat du suivi de la qualité de l’air qui a été mis en place par l’association après la piétonnisation d’une partie des voies sur berge en septembre 2016.
Ledit rapport a été utilisé à la fois par les soutiens à la piétonnisation et par ses opposants, chaque partie y trouvant des arguments pertinents à soulever.
Pour suivre les conséquences sur la qualité de l’air de la décision de la mairie de Paris de fermer la circulation de 3,3 km de la voie Georges Pompidou, qui constitue une autoroute urbaine de 13 kilomètres le long de la Seine (dont la partie ouverte à la circulation est désormais de 9,7 km), Airparif a mis en place deux campagnes de relevés d’un mois chacune :
une en hiver (de mi-novembre à mi-décembre 2016) ;une en été (de fin mai à fin juin 2017).
Les résultats ont ensuite été comparés aux niveaux de pollution constatés avant la fermeture (période 2015-2016).
Soutiens et opposants s’échinent sur la lecture des résultats contenus dans le rapport. Ceux-ci montrent deux tendances :
une réelle et importante baisse de la pollution sur la partie piétonnisée des voies sur berge, accompagnée d’une baisse modérée sur la voie haute parallèle à la voie fermée ainsi que sur l’ouest de la voie sur berge, en amont de la zone piétonnisée ;une hausse de la pollution sur l’est de la zone piétonnisée, due à une congestion accrue du trafic provoqué par la piétonnisation.

   




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Voie piétonnisée : jusqu'à -25 % de pollution



Concernant la zone désormais accessible aux piétons et aux vélos, le rapport indique que la fermeture de ces 3 500 mètres de voie rapide a permis une chute de 20 à 25 % de la pollution sur cette même zone ainsi que sur les voies à proximité (en amont, notamment, donc à l’ouest), et a augmenté de 10 à 15 % la pollution sur les voies en aval (à l’est).
Selon Airparif, « le report de véhicules sur le quai haut ne représente pas la totalité des véhicules qui circulaient sur le quai bas » et, par conséquent, « la suppression totale de deux voies de circulation sur les quais bas compense les augmentations des quais hauts dont le nombre de voies est resté identique ». Ce qui signifie concrètement que tout le monde ne s’est pas déporté sur la même voie, et que le bénéfice sur la pollution est clair sur la partie désormais accessible à pied et en vélo.


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Voies proches de la partie piétonnisée : -1 à 5 % de pollution



Les zones proches ont elles aussi bénéficié d’une légère chute de la pollution : les environs immédiats à l’ouest de la zone piétonnisée, les quais de la Mégisserie et de l’Hôtel-de-Ville.


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Quais des Célestins et Henri IV : +10 à 15 % de pollution



Selon les données récoltées, le trafic est indéniablement plus difficile à l’est de la section piétonnisée, notamment sur les quais des Célestins et Henri-IV (+ 22 % de circulation), jusqu’au quai de Bercy. Ce qui a entraîné une augmentation de la pollution sur les voiries concernées.

   



   




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Quais des tuileries et François Mitterrand : +5 à 10 % de pollution



Situés en parallèle des voies sur berge fermées à la circulation motorisée, ces deux quais ont connu une augmentation substantielle de la pollution depuis septembre 2016, du fait, note le rapport, des conditions de dispersion moins favorables des polluants ou de l’encaissement des rues.
Impossible d’en tirer un bilan à l’échelle de Paris et de la région
Tous ces chiffres, indique Airparif, ne concernent évidemment que la pollution atmosphérique sur la voirie uniquement. L’organisme note que la piétonnisation « n’a eu d’impact ni à la hausse ni à la baisse en termes d’exposition de la population résidente ». Autrement dit, le projet de la mairie de Paris n’a eu aucune conséquence sur les résidents, du fait de leur éloignement géographique de la voirie concernée.
Il est donc possible d’adopter plusieurs lectures du même rapport : non, la fermeture de ce tronçon n’a pas diminué la pollution pour les résidents, mais elle ne l’a pas fait augmenter non plus (elle n’a concerné que la pollution sur les voiries). Oui, le bénéfice est clair pour le tronçon piétonnisé, mais cela a également accru certaines difficultés dans la circulation automobile sur des tronçons localisés.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Voies sur berge fermées à Paris : le « oui mais » du préfet de police



Il est cependant impossible, au vu des données acquises aujourd’hui, de tirer un bilan global, c’est-à-dire au niveau de Paris et de sa région, des conséquences de la piétonnisation partielle des voies sur berge. Contacté à ce sujet, Airparif précise que le calcul est complexe à réaliser. Reste à observer comment la circulation motorisée réagira à plus long terme, au-delà d’une première année qui a probablement concentré plus de difficultés du fait du temps d’adaptation des usages des moyens de transport.

        Lire :
         

          La fermeture des voies sur berge à Paris a entraîné une augmentation des nuisances sonores






                            


                        

                        


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Six questions sur EuropaCity, le projet immobilier géant au nord de Paris

La justice a annulé mardi l’arrêté créant la zone d’aménagement concerté du triangle de Gonesse, ce qui pourrait compromettre le plus grand investissement privé en France depuis la construction de Disneyland Paris.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 15h18
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 15h53
   





                        



   


L’ovni architectural verra-t-il le jour ? Le gigantesque projet immobilier EuropaCity a subi un revers en justice mardi 6 mars. Un épisode judiciaire qui pourrait compromettre le plus grand investissement privé en France depuis la construction de Disneyland Paris, en 1992. Explications en six questions sur ce dossier complexe, qui suscite une vive opposition.

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          La justice annule la création de la zone d’aménagement devant accueillir EuropaCity



Qu’est-ce que le projet EuropaCity ?
EuropaCity est un projet de parc d’activités à vocation touristique et culturelle, prévu pour s’étendre sur 80 hectares de terres encore agricoles du Val-d’Oise, à une quinzaine de kilomètres au nord-est de Paris, dans le « triangle de Gonesse » — une zone située entre les aéroports du Bourget et de Roissy, inhabitable en raison des nuisances sonores.
Ce futur complexe pharaonique, dont la livraison était prévue en 2024, devrait comprendre un parc d’attractions, des espaces verts, un parc aquatique, un centre commercial, des salles de spectacle, des restaurants, deux mille chambres d’hôtel, une ferme urbaine, et même un « parc des neiges » incluant une piste de ski…
Un projet à 3,1 milliards d’euros porté par Immochan, la filiale immobilière du groupe de distribution Auchan, et cofinancé par le géant de l’immobilier chinois Wanda. L’objectif est d’attirer à EuropaCity 31 millions de visiteurs (gratuits et payants) par an.
Pourquoi et par qui le projet est-il contesté ?
Emblématique des conflits entre grands projets d’aménagement et préservation de zones agricoles, EuropaCity a rencontré une forte opposition, notamment locale.
Le projet d’urbanisation du triangle de Gonesse, qui comprend aussi un centre d’affaires de 800 000 m2 et une gare du Grand Paris Express, va en effet détruire en tout 260 hectares de terres cultivables, soit l’équivalent du 5e arrondissement de Paris. Les opposants y voient un scandale écologique — la construction entraînera une imperméabilisation des sols et une dégradation de la ressource en eau potable — et une gabegie financière, symbolisés par cette piste de ski comprise dans le projet.

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                Partout en France, des dizaines de projets d’aménagements farouchement contestés



Parmi ses détracteurs, on trouve ainsi des agriculteurs de la Confédération paysanne et du réseau d’associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP) d’Ile-de-France, la chaîne de magasins Biocoop, des associations citoyennes et écologistes, des élus de la Seine-Saint-Denis, ou encore la Confédération des commerçants de France et les architectes et urbanistes de l’Atelier citoyen. Le ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot, a lui-même critiqué en juillet 2017 la « folie des grandeurs » du projet, affirmant qu’il n’était « pas compatible » avec le plan climat.
Des arguments rejetés par les acteurs principaux du projet, notamment par le maire (PS) de Gonesse, Jean-Pierre Blazy, qui martèle qu’EuropaCity devrait apporter 40 millions de recettes fiscales pour les communes avoisinantes et permettre la création de dix mille emplois brut, à nuancer par la destruction d’environ deux mille emplois dans la zone géographique.

   


Où en est le projet ?
Face à ces critiques, Auchan et Wanda ont procédé à des modifications, assurant ne pas vouloir faire un « Dubaï aux portes de Paris ». Une version remaniée du projet a été présentée en septembre 2017, selon laquelle des concours d’architecte devraient avoir lieu pour l’attribution de huit bâtiments : une salle de concert, une salle de cirque contemporain, un centre culturel consacré au cinéma, et cinq hôtels. Mais le fond du projet reste globalement le même — le « parc des neiges » et sa piste de ski, qui cristallisent la colère, n’ont pas été abandonnés.

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                Urbanisme : EuropaCity revoit sa copie pour améliorer son image



Les autorisations administratives doivent être déposées à la fin de l’année, pour un début de chantier prévu à la fin de 2019. Le calendrier de fin de chantier a quant à lui été modifié par le gouvernement, qui a reporté de trois ans, à 2027, la mise en service de la gare du Grand Paris Express desservant le triangle de Gonesse, étape essentielle pour la viabilité du projet.
Qu’est-ce qui a été décidé par la justice et qu’est ce que ça change ?
Plusieurs opposants au chantier ont déposé des recours, notamment à la suite de l’enquête publique remise à l’été 2017, qui considère le projet comme peu compatible avec la notion de développement durable.
Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé, mardi 6 mars, l’arrêté du préfet du Val-d’Oise autorisant la création de la zone d’aménagement concerté (ZAC) devant accueillir le mégacomplexe. Le tribunal a estimé « que l’étude d’impact mise à disposition du public dans le cadre de l’enquête publique (…) était insuffisante » sur plusieurs points, notamment environnementaux.

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Quelles sont les réactions ?
Les porteurs du projet ont fait savoir qu’ils prenaient acte de la décision de justice, mais n’abandonnaient pas le projet pour autant. Le directeur du développement d’EuropaCity, David Lebon, a déclaré que la décision du tribunal administratif ne portait « pas un coup d’arrêt » au projet. Le maire de Gonesse, Jean-Pierre Blazy, estime également qu’« il s’agit plus d’un contretemps que d’une remise en cause ».

   


En revanche, pour Me Etienne Ambroselli, avocat des opposants à EuropaCity, cette entreprise démesurée se conjugue déjà au passé. « La décision du tribunal est un coup d’arrêt », a-t-il martelé, rappelant que « l’Etat français veut donner des leçons à tout le monde en matière de lutte contre le changement climatique, il ne devrait donc pas s’acharner dans cette urbanisation ». Et le conseil de comparer la situation avec l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, qui « procède de la même logique ».
Que va-t-il se passer maintenant ?
Etant donné qu’il s’agit d’une ZAC d’Etat, créée et aménagée par son aménageur Grand Paris Aménagement, c’est au préfet du Val-d’Oise qu’il reviendra de décider de faire appel ou non de cette décision, et de choisir ou non de compléter l’étude d’impact. Mardi, la préfecture disait seulement que « les services de l’Etat analysent cette décision ainsi que les suites à donner ». 
Du côté des opposants, on prévoit déjà la suite. « Même si l’on ne pense pas que la décision du juge soit suffisante pour empêcher l’urbanisation de ces terres agricoles, elle ne peut que nous encourager et nous donner l’espoir d’aller au bout », explique ainsi un responsable du Collectif pour le triangle de Gonesse au site Reporterre.

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La guérilla judiciaire entre soutiens du projet et opposants promet en effet d’être longue. D’autres recours, portant notamment sur la modification du plan local d’urbanisme (PLU), ont été déposés et ne seront pas tranchés avant l’été. En attendant, les opposants prévoient un rassemblement d’ampleur le 27 mai sur les terres du triangle de Gonesse.



                            


                        

                        


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Chasse à la baleine : la Norvège augmente ses quotas pour relancer l’activité

Les autorités ont autorisé les chasseurs à harponner 1 278 baleines, près de 300 de plus que l’an dernier, dans le but de relancer l’activité.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 15h15
 • Mis à jour le
08.03.2018 à 14h04
   





                        



   


La Norvège a fixé à 1 278 le nombre de baleines susceptibles d’être harponnées dans ses eaux en 2018, soit une hausse de 28 % par rapport à l’an dernier.
Grâce à cette décision prise mardi 6 mars, le pays tente de relancer une activité qui semble s’éteindre. « J’espère que les quotas et la fusion des zones de pêche constitueront un bon point de départ pour une bonne saison de chasse pour le secteur baleinier », a déclaré le ministre de la pêche, Per Sandberg, dans un communiqué.
En 1986, un moratoire international avait été mis en place par la Commission baleinière internationale (CBI) pour interdire la chasse à la baleine à des fins commerciales. La Norvège avait émis des réserves face à cet interdit. Le pays a repris la chasse au petit rorqual (ou baleine de Minke) quelques années plus tard, en 1993. Le pays juge la population de cétacés suffisamment abondante dans ses eaux, plus de 100 000 individus d’après les autorités.

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Baisse de la demande
Malgré les efforts des autorités pour l’encourager, la chasse à la baleine est en déclin. Les chasseurs peinent à remplir les quotas et le nombre de bateaux engagés dans cette activité ne cesse de diminuer. Ils étaient 350 environ en 1950 et n’étaient plus que 11 en 2017. Le nombre de prises a parallèlement sensiblement reculé, de 660 cétacés harponnés en 2015 à 432 l’an dernier (sur un quota de 999), le chiffre « le plus bas depuis de nombreuses années » de l’aveu même du ministère. En 2014, année où le nombre de baleines harponnées a été le plus élevé depuis 1993, une baisse de la demande se faisait déjà sentir.
Pour les défenseurs des animaux, cette tendance traduit une désaffection des consommateurs pour la viande de baleine, qui fut autrefois le « plat du pauvre » en Norvège. « La Norvège devrait tirer les conséquences logiques du moratoire de la CBI sur la chasse commerciale à la baleine, de l’opposition large à la chasse, ainsi que de l’absence d’un marché local pour les produits, et démanteler cette industrie dépassée et superflue », a commenté le chef de Greenpeace Norvège, Truls Gulowsen.
Mais pour les professionnels, c’est l’engorgement des usines de conditionnement à terre, le coût élevé du carburant ou les zones de chasse trop éloignées, qui posent problème.
La Norvège et l’Islande sont les seuls pays à autoriser la chasse à la baleine. Le Japon la pratique aussi, mais officiellement à des fins scientifiques, même si une grande partie de la viande est ensuite vendue sur le marché.




                            


                        

                        


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L’ONU veut renforcer les droits environnementaux

Les Nations unies ont lancé une « Initiative pour les droits environnementaux » et alertent sur l’augmentation des assassinats de militants écologistes.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 11h36
    |

            Rémi Barroux








                        



   


« Ceux qui luttent pour protéger la planète et les peuples peuvent être considérés comme des héros, mais la triste réalité est que beaucoup d’entre eux paient leur engagement d’un prix élevé, certains le payent de leur vie » : ainsi s’est exprimé Erik Solheim, le directeur exécutif de l’ONU-Environnement – nouvelle appellation du Programme des Nations unies pour l’environnement –, lors du lancement d’une « Initiative pour les droits environnementaux », mercredi 6 mars à Genève. « Il est de notre devoir d’être aux côtés de ceux qui sont du bon côté de l’histoire, ce qui signifie défendre le plus fondamental et universel des droits humains », a-t-il souligné.
« Le temps est venu de reconnaître l’interdépendance entre les droits humains et ceux de l’environnement, pas seulement au niveau national mais aussi à celui des Nations unies », a expliqué, à cette occasion, John Knox, le rapporteur spécial sur les droits de l’homme et l’environnement. Assurer la protection des défenseurs de l’environnement et renforcer les capacités des Etats à développer les cadres juridiques adéquats dans leur Constitution : voilà en résumé les recommandations d’ONU-Environnement.
Il s’agit de « rapprocher la protection de l’environnement des populations, en les aidant à mieux comprendre leurs droits et comment les défendre, en travaillant avec les médias pour améliorer la couverture des violations de droits, en appelant le secteur privé à aller au-delà de la culture de la conformité, et en aidant les gouvernements à instaurer des droits visant à protéger l’environnement ».
Quatre militants tués chaque semaine
Le constat est rude : « Près de quatre défenseurs de l’environnement ont été tués dans le monde chaque semaine en 2017, selon des chiffres de l’ONG Global Witness. Environ 40 à 50 % des 197 défenseurs de l’environnement tués en 2017 étaient issus de communautés indigènes ou locales », rapporte l’ONU-Environnement. Les Nations unies ont recensé 908 personnes tuées pour avoir défendu la cause environnementale, dans 35 pays, entre 2002 et 2013.
Dans un rapport publié en juillet 2017, Global Witness a alerté sur l’aggravation des conditions d’activité des mouvements de défense de l’environnement. Le nombre de pays touchés par des assassinats de manifestants luttant contre l’accaparement des terres a ainsi triplé entre 2015 et 2016. Et les meurtres de 200 militants en 2016 (185 en 2015) ont été constatés dans 24 pays, contre 16 un an plus tôt, soit une nette tendance à la propagation des exactions, indique l’ONG. L’Amérique latine reste, selon ses observations, la région la plus touchée avec 60 % de morts violentes.
Pour Zeid Ra’ad Al Hussein, Haut-Commissaire des Nations unies pour les droits humains, « les violations des droits environnementaux ont un profond impact sur une large diversité de droits de l’homme, dont le droit à la vie, à l’autodétermination, à l’alimentation, à l’eau, à la santé, à l’habitat, ainsi qu’aux droits culturels, civils et politiques ».
Les militants écologistes agissent aussi dans des conditions de plus en plus difficiles. Ainsi, entre 1993 et 2016, 48 Etats ont adopté des lois restreignant les activités d’ONG locales qui recevaient des financements internationaux et 68 des lois contre l’action des ONG internationales sur leur territoire.
Progression globale des droits environnementaux
Depuis près d’une vingtaine d’années, l’ONU-Environnement étudie l’évolution des droits humains et environnementaux, identifiant les bonnes pratiques et sensibilisant le monde judiciaire, notamment à la constitutionnalisation des droits dans ces deux domaines. Selon les Nations unies, si les conditions d’action des associations se durcissent, si la répression sévit dans de nombreux pays, la tendance globale est néanmoins plutôt favorable – comme si les violences accrues contre les militants qui défendent l’environnement étaient une réponse à un cadre institutionnel et réglementaire plus contraignant vis-à-vis de ceux qui le détruisent.
En effet, depuis les années 1970, les droits environnementaux ont progressé plus rapidement qu’aucun autre droit de l’homme, avance l’agence de l’ONU. « Les tribunaux d’au moins 44 pays ont pris des décisions pour inscrire le droit constitutionnel à un environnement sain. Et les droits environnementaux sont inscrits dans plus de cent constitutions », annonce-t-elle.
L’ONU-Environnement met aussi en avant un accord de la région Amérique latine, signé le 4 mars, à San José, au Costa Rica, qui porte sur l’information du public, sa participation aux processus de décision sur les projets ayant une incidence sur l’environnement, ainsi qu’à un meilleur accès à la justice dans ce domaine. « Cela représente une opportunité pour donner aux droits environnementaux le même statut légal que les droits de l’homme, au niveau global », a fait valoir le directeur du bureau d’Amérique latine et des Caraïbes du Programme des Nations unies pour l’environnement, Leo Heileman.



                            


                        

                        

