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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Après la victoire de son club à Moscou, le président de l’Olympique lyonnais s’en est pris personnellement sur Twitter à un journaliste de la presse locale. La réaction ne s’est pas fait attendre.
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Excédés par Jean-Michel Aulas, des journalistes boycottent la conférence de presse de l’OL

Après la victoire de son club à Moscou, le président de l’Olympique lyonnais s’en est pris personnellement sur Twitter à un journaliste de la presse locale. La réaction ne s’est pas fait attendre.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 17h34
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 17h35
   





                        



   


Jean-Michel Aulas a-t-il été l’auteur du tweet de trop ? Habitué aux saillies et aux polémiques sur les réseaux sociaux en 140 puis 280 signes, le président de l’Olympique lyonnais s’en est pris hier à un journaliste du Progrès, le quotidien régional de Lyon, après la victoire des siens à Moscou en Ligue Europa.
Le tweet incriminé, photo volée à l’appui, sous-entendait que le journaliste se montrait ingrat avec le club, qui le transportait gratuitement en première classe. « L’OL va décoller de Moscou dans un Boeing affrété par le club qui permet aux journalistes de rentrer en 1re classe dans les meilleures conditions de voyage et à proximité des joueurs et dirigeants qu’ils ont critiqués injustement. L’OL est fair [juste] et généreux ». Or, chaque journaliste présent a payé sa prestation auprès d’OL Voyages, une filiale du club.

@MaximeJegat @JulienFroment 1200 pour être très précis. Après ce n'est pas une question de prix parce qu'il y avait… https://t.co/243lbJ88TC— BilelGhazi (@Bilel Ghazi)


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Mauvais résultats
La réaction des suiveurs de l’Olympique lyonnais a été vive cet après-midi. En effet, par solidarité avec Antoine Osanna, la conférence de presse d’avant-match (Lyon-Caen), que devaient tenir vendredi l’entraîneur Bruno Génésio et le milieu Lucas Tousart, a été boycottée par les médias.
« Suite à la communication ces jours-ci de Jean-Michel Aulas sur Twitter, communication malveillante, mensongère et indigne d’un président de club à l’égard de consultants et journalistes, les médias qui suivent l’Olympique lyonnais ont décidé en signe de protestation de passer sous silence son actualité d’ici au match face à Caen, dimanche. Par conséquent, nous ne participerons pas à cette conférence de presse. »
Après la lecture de ce court texte par l’un de leurs représentants, les journalistes se sont retirés de l’amphithéâtre. Deux jours auparavant, Jean-Michel Aulas avait déjà été l’auteur d’une remarque très déplacée sur le physique de Nicolas Puydebois, consultant pour le site spécialisé Olympique et Lyonnais et ex-gardien remplaçant de l’OL dans les années 2000.

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                Ligue 1 : Aulas, le président de la provoc’



L’enchaînement de ces deux incidents illustre la tension qui règne autour de l’OL, en posture délicate en championnat (4e place avec une série de six matchs sans victoire) et éliminé en quart de finale de Coupe de France. Les objectifs de début de saison, une place en Ligue des champions et un titre, s’éloignent de plus en plus. Et les contre-feux allumés par l’homme fort de l’OL ne semblent plus fonctionner.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Raconter l’histoire de joueurs de « Street Fighter » tout en respectant les codes de mangas de football ou de basket, c’est le pari réussi du trio français Izu, Kalon et Mado.
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« Versus Fighting Story » : premier round gagnant pour le manga français d’e-sport

Raconter l’histoire de joueurs de « Street Fighter » tout en respectant les codes de mangas de football ou de basket, c’est le pari réussi du trio français Izu, Kalon et Mado.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 16h56
    |

            William Audureau








                        



   


Le monde se divise en deux catégories : il y a ceux et celles qui appellent pierre-feuille-ciseaux shifumi, et celles qui connaissent son véritable nom japonais, jankenpon. Les trois auteurs français de Versus Fighting Story, premier manga consacré à l’e-sport, appartiennent à l’évidence à la seconde école, celle des puristes.
Tout au long des aventures de Maxime Volta, jeune surdoué du jeu de combat Street Fighter V trop imbu de sa personne et obligé de tout réapprendre après une défaite en tournoi, le manga témoigne d’une volonté d’authenticité obsédante. De la restitution fidèle de l’esthétique du titre de Capcom aux onomatopées en katakana, un syllabaire japonais, en passant par les personnages directement inspirés de célébrités réelles de la scène e-sport, comme le commentateur Ken Bogard, Versus Fighting Story transpire l’amour pour son sujet. Une approche sans concession qui fait autant sa limite – malgré les explications, certains enchaînements sont difficiles à saisir pour un profane – que sa force – cette œuvre exigeante restitue avec soin la richesse et l’histoire insoupçonnée de la scène e-sport, autant que sa dimension hautement psychologique.

   


Dans ses plus belles pages, Versus Fighting Story dit même quelque chose de notre époque, de cet emballement médiatique autour des compétitions de jeu vidéo et de l’avènement de l’e-sport-business, comme il y a eu le foot-business dans les années 1990. Et laisse poindre une certaine nostalgie des tournois d’antan, confidentiels, artisanaux, conviviaux. Tout autant qu’il salue avec affection la culture traditionnelle japonaise, les vieilles boutiques de jeu d’import du boulevard Voltaire à Paris, ou encore les stick arcade et la Dreamcast, non sans s’amuser parfois de son propre snobisme.

   


D’une manière générale, ce shonen exigeant et foisonnant ne cache pas sa double fascination pour le Japon et les années 1990. Au-delà d’une œuvre sur une scène électronique extrêmement technique et pointue, c’est aussi une déclaration d’amour à la culture des trentenaires d’aujourd’hui. A l’image de la caution humoristique de ce premier tome, le personnage déjanté de John-Claude Lafleur, qui évoque autant l’acteur Jean-Claude Van Damme, qui jouait Guile dans le film Street Fighter, que Rock Lee dans Naruto. Le trio livre une œuvre de référence sur l’e-sport, tout en restant un shonen vivant et à la passion communicative.

   


On aimerait parfois que Versus Fighting Story prenne un peu plus de temps pour exposer son importante galerie de personnages, qui ne déparailleraient pas dans un casting de jeu de combat. Mais difficile d’en tenir rigueur à ce manga hautement otaku, plein d’autodérision aussi pour cette figure, et qui restera comme un instantané précieux d’une nouvelle ère pour l’e-sport. Shoryuken !
Versus Fighting Story, de Izu, Kalon et Madd, tome 1 paru le 7 mars, éditions Glénat, 192 pages, 7,60 euros. Tome 2 le 4 juillet 2018, série en cours



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Malgré une troisième place au slalom géant, l’Américaine ne peut plus être mathématiquement rejointe à la tête du classement de la Coupe du monde.
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Ski alpin : Mikaela Shiffrin remporte à nouveau le gros globe de cristal

Malgré une troisième place au slalom géant, l’Américaine ne peut plus être mathématiquement rejointe à la tête du classement de la Coupe du monde.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 16h30
   





                        



   


Malgré une troisième place au slalom géant d’Ofterschwang, vendredi 9 mars, Mikaela Shiffrin est assurée de finir en tête du classement général de la Coupe du monde, et de remporter le gros globe de cristal en ski alpin pour la deuxième année consécutive.
La seule skieuse qui pouvait encore mathématiquement rejoindre Shiffrin à cinq courses de la fin, la Suissesse Wendy Holdener, a terminé 14e, loin derrière l’Américaine et celles qui l’ont précédée : l’Allemande Viktoria Rebensburg, deuxième, et la vainqueure du jour, Ragnhild Mowinckel. C’est la première victoire de la carrière de la Norvégienne, qui profite encore d’une bonne dynamique engrangée aux JO (médailles d’argent en descente et en géant).

   


A 22 ans, Mikaela Shiffrin devient seulement la deuxième Américaine à remporter la Coupe du monde de multiples fois, Lindsey Vonn l’ayant fait à quatre reprises. Seul bémol de la journée pour la championne olympique de géant : ne plus être en mesure de remporter le petit globe de cristal dans cette discipline pour la première fois, alors qu’elle en avait fait son « challenge de fin d’exercice ». L’épreuve de géant se jouera entre Rebensburg et la Française Tessa Worley, championne en titre et 13e à Ofterschwang.
Shiffrin pourra se consoler avec un autre petit globe de cristal auquel elle est habituée, celui de sa spécialité, le slalom. Sa victoire finale dans cette discipline est quasiment assurée, tellement son avance sur la Slovaque Petra Vlhova (780 points contre 605) est importante. Elle pourra tuer le peu de suspense qui reste, le 10 mars, en remportant la course (sa potentielle 42e victoire en Coupe du monde) et la compétition (sa cinquième Coupe du monde de slalom en six ans).

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ La 12e édition des Jeux paralympiques s’ouvre, vendredi à Pyeongchang, avec 670 sportifs originaires de 46 pays.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ L’objectif de la délégation est d’être dans le top 5 du classement de médailles. Elle comptera sur la skieuse Marie Bochet, quadruple championne olympique à Sotchi.
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Jeux paralympiques 2018 : Marie Bochet et les Français voudront faire aussi bien qu’en 2014

L’objectif de la délégation est d’être dans le top 5 du classement de médailles. Elle comptera sur la skieuse Marie Bochet, quadruple championne olympique à Sotchi.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 12h06
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 13h41
   





                        



   


La France était partie des Jeux paralympiques de Sotchi avec une cinquième place au tableau des médailles (5 or, 3 argent, quatre bronze). A Pyeongchang, la délégation française (12 athlètes et trois guides présents dans toutes les disciplines, sauf le hockey et le curling), tentera de faire aussi bien.
« L’objectif est de faire aussi bien qu’à Sotchi, c’est-à-dire rester dans ce top 5, mais sans se donner d’objectifs de médailles », a dit Emmanuelle Assman, cheffe d’une délégation qui sera un peu moins nombreuse qu’il y a quatre ans (14 athlètes et un guide à l’époque). « Le problème ne réside pas dans le volume de la délégation, veut croire Pierrick Giraudeau, directeur de la mission performance de la Fédération française de handisport, mais bien dans la capacité à encadrer le mieux possible ceux qui vont chercher le résultat. »

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                Jeux paralympiques 2018 : 5 questions sur la compétition



Marie Bochet, favorite et porte-drapeau

   


Parmi celles et ceux qui chercheront un résultat, on retrouve inévitablement Marie Bochet. La skieuse de 24 ans avait gagné quatre médailles d’or en 2014 (descente, super-G, géant, combiné) et sera au départ des cinq épreuves de l’alpin debout (elle a une malformation de naissance des membres supérieurs). Sa première course – la descente – aura lieu le lendemain de la cérémonie d’ouverture, où elle sera porte-drapeau de la France.
Pour les responsables de la délégation française, elle arrive en Corée « à son meilleur niveau », avec un nouveau Globe de cristal du classement général de la Coupe du monde.
« Je pense avoir mes chances dans les cinq disciplines, a-t-elle dit à L’Equipe avant de se lancer, chacune apporte à l’autre (…) je me sens solide physiquement, ma technique est là et, malgré mes 24 années, j’ai déjà de l’expérience. »
Parmi les autres favoris de la délégation française, Benjamin Daviet (ski de fond et biathlon assis), le champion du monde en titre de biathlon et du 10 km style libre qui voudra faire mieux que le bronze en relais de ski de fond qu’il avait remporté en 2014, le champion du monde de slalom assis, Frédéric François, Maxime Montaggioni, champion du monde de slalom en snowboard debout, Cécile Hernandez, médaille d’argent en snowboardcross debout en 2014 et Arthur Bauchet, le plus jeune membre de la délégation qui sera dans toutes les épreuves de l’alpin debout.

La délégation de la France
Arthur Bauchet (17 ans, ski alpin, debout)
Marie Bochet (24 ans, ski alpin, debout)
Antoine Bollet (guide de Thomas Clarion)
Jordan Broisin (24 ans, ski alpin, debout)
Anthony Chalençon (27 ans, ski de fond et biathlon, déficient visuel)
Thomas Clarion (36 ans, ski de fond, déficient visuel)
Benjamin Daviet (24 ans, ski de fond et biathlon, debout)
Thomas Dubois (18 ans, biathlon, déficient visuel)
Frédéric François (41 ans, ski alpin, assis)
Cécile Hernandez (43 ans, snowboard, debout)
Maxime Montaggioni (28 ans, snowboard, debout)
Julien Roulet (21 ans, snowboard, debout)
Bastien Sauvage (guide de Thomas Dubois)
Yohann Taberlet (36 ans, ski alpin, assis)
Simon Valverde (guide d’Anthony Chalençon)





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ La 12e édition des Jeux paralympiques s’ouvre, vendredi à Pyeongchang. La France, menée par la skieuse Marie Bochet, vise la 5e place du classement des médailles, comme en 2014.
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Jeux paralympiques 2018 : 5 questions sur la compétition

La 12e édition des Jeux paralympiques s’ouvre, vendredi à Pyeongchang. La France, menée par la skieuse Marie Bochet, vise la 5e place du classement des médailles, comme en 2014.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 15h02
    |

            Luc Vinogradoff








                        


                                                                                                                         data-ui="carousel"
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            data-slide-description="La 12e édition des Jeux paralympiques s’est ouverte, vendredi 9 mars à Pyeongchang, avec une cérémonie et le défilé des 46 délégations."
Sur le même sujet : Jeux paralympiques 2018 : 5 questions sur la compétition"

        
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            data-slide-description="Les délégations sud et nord-coréennes n’ont finalement pas défilé ensemble, contrairement aux JO il y a un mois."
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            data-slide-description="Le symbole d’un rapprochement entre les deux voisins s’est résumé au port de la flamme olympique par Choi Bogue, de Corée du Sud, et Ma Yu Chol, de Corée du Nord."
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            data-slide-description="La France a défilé derrière la skieuse Marie Bochet."
Sur le même sujet : Jeux paralympiques 2018 : Marie Bochet et les Français voudront faire aussi bien qu’en 2014"

        
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            data-slide-description="La compétition aura lieu jusqu’au 18 mars."
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            data-slide-description="Au cours des neuf jours d’épreuves, 670 sportifs originaires de 46 pays seront en compétition pour 80 médailles."
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La 12e édition des Jeux paralympiques s’est ouverte, vendredi 9 mars à Pyeongchang, avec une cérémonie et le défilé des 46 délégations.

SIMON BRUTY / REUTERS

Sur le même sujet : 
Jeux paralympiques 2018 : 5 questions sur la compétition


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Les Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang, qui ont pris fin il y a deux semaines, s’effacent et laissent la place aux Jeux paralympiques. La 12e édition s’est officiellement ouverte, vendredi 9 mars, avec la cérémonie d’ouverture.
La compétition aura lieu jusqu’au 18 mars dans certains des mêmes lieux – le centre de biathlon d’Alpensia, le centre alpin de Jeongseon – que vous connaissez si vous avez suivi la couverture olympique en direct du Monde.fr.
Les Jeux paralympiques en chiffres
Au cours des neuf jours d’épreuves, 670 sportifs originaires de 46 pays seront en compétition pour 80 médailles. Ils se repartiront dans 6 disciplines : le ski alpin, le ski de fond, le biathlon, le snowboard, le hockey sur glace et le curling.
Le président du Comité paralympique international (IPC), Andrew Parsons, se félicite du nombre record de pays participant à ces Jeux paralympiques d’hiver, « notamment trois pays qui le font pour la première fois », la Géorgie, le Tadjikistan et la Corée du Nord.
Preuve de sa popularité, les organisateurs affirment que 98 % des 280 000 billets pour assister aux compétitions ont été vendus.
La France voudrait faire aussi bien qu’en 2014

   


La France avait terminé les Jeux paralympiques de Sotchi avec une cinquième place au tableau des médailles (5 or, 3 argent, 4 bronze). A Pyeongchang, la délégation française (12 athlètes et 3 guides présents dans toutes les disciplines, sauf le hockey et le curling), tentera de faire aussi bien. Elle comptera, comme en 2014, sur la skieuse Marie Bochet, qui avait gagné quatre médailles d’or.

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                Jeux paralympiques 2018 : Marie Bochet et les Français voudront faire aussi bien qu’en 2014



Une couverture en direct sur le service public
Les éditions paralympiques ont souvent dû dépasser un déficit médiatique, qui voulait que les retransmissions télévisées, comme la pression, retombaient une fois les compétitions des athlètes valides terminées.
A Rio en 2016, France Télévisions avait testé avec succès une couverture qui continuait, avec la même intensité, jusqu’à la fin des Jeux paralympiques. « La couverture en direct de France Télévisions, ça change tout », disait à l’époque au Monde Emmanuelle Assmann, présidente du Comité paralympique et sportif français (CPSF) et chef de la délégation.
Le même dispositif est mis en place à Pyeongchang : près de cent heures de direct pour les mêmes nuits blanches (entre 2 heures et 8 heures du matin) que lors des Jeux « valides ». Les épreuves seront visibles en replay sur FranceTVSport. Au niveau mondial, 47 médias couvrant plus de 100 pays ont acquis les droits de diffusion.
Les spécificités des sports paralympiques

   


Pour les épreuves à skis et sur snowboard, les athlètes concourent dans trois catégories, en fonction du handicap :
debout ;assis ;déficients visuels.
Les skieurs « debout » peuvent bénéficier de prothèses, si nécessaire, alors que les skieurs « assis » opèrent leur descente ou leur course de fond sur une « luge » (une coque montée sur un châssis et des amortisseurs) et à l’aide d’un « stabilo » (une canne rattachée à un petit ski pour assurer l’équilibre).
Les sportifs déficients visuels concourent avec un guide, qui indique les virages à prendre et la direction à suivre grâce à un transcepteur envoyant des messages sonores pendant la course. Dans le biathlon, ces athlètes tirent avec une carabine laser optronique. Le capteur acoustique leur permet de savoir, grâce à un signal sonore, quand il se rapproche le plus de la cible à atteindre.
Dans un souci d’équité, le degré du handicap est pris en compte dans les temps des épreuves individuelles de ski par le biais d’un coefficient. Ainsi pour Marie Bochet, dont le handicap au bras est considéré comme minimal, le chronomètre tourne à 100 %. Mais pour certains de ses adversaires dans la catégorie debout, il va être ralenti.
A Pyeongchang, le Comité paralympique international (IPC) a voulu accorder un podium pour chacune de ses trois catégories dans ces JO, dans un souci de clarté pour le spectateur qui était, parfois, un peu perdu dans la nomenclature paralympique des Jeux d’été en 2016.
Ce qui fait que dans le seul ski alpin, par exemple, il y a 30 médailles d’or en jeu : la descente, le super-G, le géant, le slalom et le combiné, pour hommes et pour femmes, et en fonction des handicaps.
La Corée du Nord et la Russie encore au centre du jeu

   


Les deux pays au centre des discussions et des polémiques avant la cérémonie d’ouverture des Jeux paralympiques sont les deux mêmes que pour les Jeux olympiques : la Corée du Nord et la Russie.
Pour le premier, il s’agira encore de rapprochement avec un voisin contre lequel il est toujours officiellement en guerre. Pour la première fois dans l’histoire des JO, deux athlètes paralympiques nord-coréens participeront. Les deux délégations coréennes ne défileront en revanche pas ensemble lors de la cérémonie d’ouverture.
Comme pour les JO d’hiver, la Russie a été interdite de participation aux Jeux paralympiques par le CIO, conséquence de la découverte d’un système de dopage institutionnalisé. Et même si la suspension de la Russie en tant que nation a été officiellement levée trois jours après la cérémonie de clôture, la délégation paralympique russe reste écartée : la trentaine d’athlètes russes se présentera sous la bannière des « athlètes neutres paralympiques », un compromis encore plus flou que celui des « athlètes olympiques russes ».
La présence des athlètes russes, identifiés et invités par l’IPC, est considérée comme une « gifle pour tous les athlètes propres », selon l’expression du président du comité paralympique allemand, Friedhelm Julius Beucher. Andrew Parsons, tout nouveau président de l’IPC, a défendu cette décision en assurant « que ces athlètes sont aussi propres que n’importe quel autre athlète qui participe aux Jeux ». 

Le programme des Français :
Samedi 10 mars : 
1 h 30 : para ski alpin (descente messieurs et dames)
3 h 45 : para biathlon (7,5 km messieurs et 6 km dames)
Dimanche 11 mars : 
1 h 30 : para ski alpin (super G messieurs et dames),
Lundi 12 mars : 
2 h : para ski de fond (20 km libre messieurs et 15 km libre dames)
2 h 30 : para snowboard (cross messieurs et dames)
Mardi 13 mars : 
1 h 30 : para ski alpin (super combiné messieurs et dames),
4 h 30 : para biathlon (12,5 km messieurs et 10 km dames)
Mercredi 14 mars : 
1 h 30 : para ski alpin (slalom messieurs),
2 h : para ski de fond (sprint classique messieurs et dames)
Jeudi 15 mars : 
1 h 30 : para ski alpin (slalom dames)
Vendredi 16 mars : 
2 h 30 : para snowboard (banked slalom messieurs et dames),
4 h : para biathlon (15 km messieurs et 12,5 km dames)
Samedi 17 mars : 
1 h 30 : para ski alpin (slalom géant messieurs)
2 h : para ski de fond (10 km messieurs
Dimanche 18 mars : 
1 h 30 : para ski alpin (slalom géant dames)
3 h : para ski de fond (relais 4 x 2,5 km open)





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ A skis ou en snowboard, ils s’élancent sur des pentes vierges vertigineuses. Anatomie d’un sport à ne pas mettre entre toutes les spatules et qui dispose, depuis 2008, de son championnat du monde, le Freeride World Tour.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ 
<article-nb="2018/03/09/19-8">
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Les Jeux paralympiques de Pyeongchang, qui débutent vendredi, sont l’occasion de mettre en avant les initiatives prises en faveur des personnes handicapées dans un pays qui les a longtemps stigmatisés.
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En Corée du Sud, la lente intégration du handicap

Les Jeux paralympiques de Pyeongchang, qui débutent vendredi, sont l’occasion de mettre en avant les initiatives prises en faveur des personnes handicapées dans un pays qui les a longtemps stigmatisés.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 09h46
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 10h09
    |

            Philippe Mesmer (Séoul, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Quinze jours après la clôture des Jeux olympiques, Pyeongchang accueille, à partir du vendredi 9 mars, les 12es Jeux paralympiques. Pendant dix jours, près de 600 athlètes d’une cinquantaine de pays vont s’affronter dans six sports, du paraski alpin au paracurling, sous l’œil coquin de la mascotte, l’ours Bandabi.
Mais difficile de mesurer l’intérêt réel des Coréens du Sud pour cette compétition. Certes, 98 % des 280 000 billets ont été vendus, mais ils sont 10 % moins chers que ceux pour les Jeux olympiques, et les organisateurs ont programmé aux mêmes dates un festival, qui prévoit des concerts de stars de la K-pop sur les sites des compétitions.
La venue d’une délégation nord-coréenne de 24 personnes, dont six athlètes, suscite une certaine curiosité. La Corée du Sud aligne 36 athlètes – un record pour des paralympiques – et vise quatre médailles dont une en or. Contrairement aux JO en février, les délégations des deux Corées ne défileront pas ensemble.
L’événement, qui bénéficiera d’une couverture médiatique record – 47 groupes couvrant plus de cent territoires ont acquis les droits de diffusion des épreuves –, est l’occasion pour les autorités de mettre en avant les initiatives prises en faveur des personnes handicapées. Les trains KTX en direction des sites des compétitions ont été aménagés pour disposer de 15 places pour des fauteuils roulants, contre 5 normalement. Quarante-six bus et 139 minivans équipés d’un système d’accès pour les personnes en fauteuil sont déployés à Pyeongchang.
Face à la gare de Gangneung, ville accueillant les compétitions sur glace, un centre commercial a été provisoirement installé. Parmi les boutiques, un magasin propose plusieurs centaines de produits fabriqués par 114 entreprises à vocation sociale employant des personnes handicapées.
« Un tiers ne sortent jamais de chez eux »
Et le 8 mars, le ministre des sports, Do Jong-hwan, a annoncé, lors de la conférence sur les droits...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Les Bleus, qui reçoivent l’Angleterre samedi, n’ont plus gagné le Tournoi des six nations depuis huit ans.
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La mauvaise histoire du XV de France

Les Bleus, qui reçoivent l’Angleterre samedi, n’ont plus gagné le Tournoi des six nations depuis huit ans.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 09h34
    |

            Adrien Pécout








                        



                                


                            

« Il ne faut avoir aucun regret pour le passé, aucun remords pour le présent, et une confiance inébranlable pour l’avenir. » La maxime de Jean Jaurès figure en préambule du Livre blanc du rugby français, publié en 2012. Le XV de France ferait bien de s’en inspirer à l’instant de recevoir l’Angleterre, à Saint-Denis, samedi 10 mars, pour l’avant-dernier match de ce Tournoi des six nations.
Passé, présent, avenir : comment situer cette équipe de France, pour l’heure seulement 5e du tournoi, dans le temps long de l’histoire ? Question insoluble, mais réponse aisée pour certains. Avec pondération, comme souvent sur le réseau social Twitter, l’ex-entraîneur Clive Woodward l’a déjà cataloguée comme « le pire XV de France » qu’il ait jamais vu. Peut-être faut-il aussi déceler, de la part du champion du monde en 2003, une pointe de frustration : il y a trois ans, l’Anglais avait fait acte de candidature pour s’occuper des Bleus.
« Effets pervers du professionnalisme »
Ce jugement à l’emporte-pièce traduit surtout un (res)sentiment. Celui d’une dégringolade sportive, d’une accoutumance à l’idée de la défaite. Le récent succès sur l’Italie, à Marseille, a stoppé une longue série : huit matchs sans la moindre victoire entre celles de mars 2017 et février. « Bien sûr qu’on y pense, ça fait partie de l’histoire et on aimerait la changer. On se bat tous les jours, on y pense tous les jours », assurait Yacouba Camara après le dernier revers de la série, en Ecosse. Le jeune troisième-ligne, l’un des rares Bleus performants, doit se sentir bien esseulé dans le combat.

L’histoire, ce XV de France l’a déjà écrite en mal par la volonté de Bernard Laporte. Le 27 décembre 2017, le président de la Fédération française de rugby (FFR) limogeait Guy Novès sans autre forme de procès : une première pour un sélectionneur du XV de France, rôle qui échoit désormais à Jacques Brunel, ancien adjoint...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ La loi réformant l’accès à l’université prévoit la possibilité de commencer ses études supérieures par une année ou un semestre de césure, dès la rentrée 2018.
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Parcoursup 2018 : commencer ses études par une année de césure

La loi réformant l’accès à l’université prévoit la possibilité de commencer ses études supérieures par une année ou un semestre de césure, dès la rentrée 2018.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 07h30
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 15h05
    |

            Eric Nunès








                        



   


C’est une nouveauté de la rentrée 2018 : commencer ses études loin de l’université ou d’une école, par une année de césure entre la terminale et la première année d’enseignement supérieur. Un système qui existe déjà depuis la rentrée 2015 pour les étudiants du supérieur, qui peuvent faire un break d’une année ou d’un semestre pendant leur cursus, tout en conservant leur place et leurs droits.
Pionnière, c’est en 2008 que Cassandre Charrier a opté, bac L en poche, pour une année « off » qu’elle qualifie de « sauvage ». A 18 ans et pas trop d’idées sur le chemin à suivre pour poursuivre ses études, la néo-bachelière abandonne la fac de langue où elle s’était inscrite, faute de mieux, et se trouve un petit boulot pour mettre trois sous de côté. Elle traverse alors la Manche et expérimente le « wwoofing » : en échange du gîte et du couvert, elle participe à la vie d’un centre culturel. L’hiver arrive, elle trace une diagonale vers le Sud-Est, direction la Toscane, et poursuit son aventure dans un centre équestre.

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          L'année de césure, accélérateur de réussite



En quelques mois, la lycéenne apprend « l’anglais », « la responsabilité », « l’autonomie », « l’indépendance », « la débrouille ». Cette année de césure, c’est pour Cassandre un master de maturité :
« Je suis revenue avec une énorme envie de reprendre des études et un projet bien défini. »
La jeune femme a, sans le savoir, défriché le concept de cette année un peu à part, répandu dans d’autres pays – on parle ainsi de gap year aux Etats-Unis –, dont les lycéens français, après le bac, vont pouvoir désormais bénéficier.

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          La fille de Barack Obama entrera à Harvard après une année sabbatique



Comment ça marche ? La demande doit être réalisée par le futur étudiant lors de la saisie de ses vœux d’orientation sur la nouvelle plate-forme d’Admission post-bac, Parcoursup. Pour postuler, le lycéen doit cocher sur Parcoursup la case adéquate. Mais les établissements sollicités ne seront informés du projet du candidat qu’« au moment de l’inscription administrative », précise le ministère de l’enseignement supérieur. Son souhait d’une période de césure ne devrait donc pas affecter son orientation.
Toutefois, demander à faire une césure est une possibilité mais pas un droit. L’année – ou le semestre – de césure « est accordée ou non par le président ou le directeur de l’établissement, qui jugera de la pertinence du projet ». Si une convention est conclue entre le chef d’établissement et l’étudiant, ce dernier pourra intégrer l’école ou l’université à l’issue de la période convenue.
A quoi peut ressembler un projet de césure ? Dans les lycées, « les demandes de renseignement sur la césure post-bac sont déjà nombreuses », témoigne Ferroudja Kaci, conseillère d’orientation au Centre d’information et de documentation jeunesse (CIDJ), qui précise :
« Toutefois, nous constatons que cette année est souvent l’option du non-choix. Celui qu’on fait par défaut parce qu’on ne se sait pas où se diriger. »
Or, le lycéen qui envisage une année hors du cadre estudiantin doit présenter un projet qui a du sens, permettant d’acquérir une expérience qui alimentera le cursus d’études prévu ensuite. En aucun cas, ce break accordé ne doit prendre la forme d’une année de farniente.
Le projet peut prendre de nombreuses formes : comme Cassandre, il peut s’agir de voyager afin d’acquérir de nouvelles expériences et d’améliorer ses compétences en langues étrangères ; il peut également s’agir d’un projet entrepreneurial, associatif, ou encore civique, comme celui de Lily Grepinet, 18 ans, bachelière en 2017 et qui réalise aujourd’hui un service civique de cinq mois au sein de l’Association des jeunes Européens, structure dédiée à la sensibilisation, dans les écoles, aux valeurs européennes.
Pourquoi faut-il obtenir l’accord du chef d’établissement ? « Pour protéger l’étudiant », répond le ministère. « Beaucoup de lycéens se l’imaginent comme une année de vacances ou encore une échappatoire pour éviter ou repousser à plus tard la question de l’orientation », avance Ferroudja Kaci. Pour éviter que cette période ne prenne l’allure d’une année blanche ou d’un décrochage post-baccalauréat, non seulement l’étudiant devra conclure une convention avec l’établissement d’accueil où il s’est inscrit, mais il devra également présenter une restitution de son année ou semestre de césure. Celle-ci pourra prendre la forme d’un rapport, comme c’est déjà le cas dans le cadre d’un stage.
Quel statut pour l’étudiant en césure ? Bien qu’il n’ait pas encore réellement intégré l’enseignement supérieur, l’étudiant admis en césure post-bac aura le statut d’étudiant et ses avantages sur les frais de transport, un accès privilégié à la culture, aux restaurants universitaires… Toutefois, pour les étudiants répondant aux critères pour obtenir une bourse sur critères sociaux du Crous (Centre régional des œuvres universitaires et scolaires), le versement de celle-ci durant la période de césure n’est pas garanti. C’est le chef d’établissement qui jugera, « en fonction de la convention signée avec l’étudiant, au vu du projet », précise le ministère.
Quels sont les risques ? C’est par défaut d’orientation que de nombreux lycéens ont choisi par le passé d’improviser une année de césure. Pour certains, comme Cassandre, le break a été salutaire. Son année « off » lui a rendu l’envie d’étudier, que le lycée avait émoussée. Elle est aujourd’hui titulaire d’un master 2 en communication et employée dans une importante association étudiante.

        Lire les conseils de la déléguée générale d’Animafac :
         

          « L’année de césure permet de rompre avec les études linéaires, de découvrir autre chose »



Mais pour d’autres lycéens, l’année de césure officieusement prise a sonné la fin des études supérieures avant même qu’elles aient commencé. En 2016, Noëlla Taombé, son bac L en poche, s’engage ainsi dans une mission de service civique de huit mois, où elle enseigne le français à des demandeurs d’asile. « J’ai alors acquis de la liberté ; le droit de prendre des initiatives, de ne pas être d’accord et d’exposer mon point de vue. Je ne peux plus aujourd’hui reprendre le statut d’élève et repartir tout en bas d’une hiérarchie sans le droit d’être et d’exister », estime la jeune femme, aujourd’hui âgée de 22 ans.
C’est aussi le risque de l’année de césure, pour ceux qui accèdent à un job, une rémunération et l’indépendance qui en découle : le retour à la case études est parfois difficile, voire inenvisageable. L’année de césure cesse alors d’être une opportunité, mais un aller simple pour le décrochage.

« Le Monde » aide les jeunes à s’orienter vers les études supérieures
Pour aider les 16-25 ans, leurs familles et les enseignants à se formuler les bonnes questions au moment d’effectuer les vœux d’orientation, Le Monde organise les conférences O21/S’orienter au 21e siècle, à Paris (17 et 18 mars), après Nancy, Lille, Nantes et Bordeaux.

        Lire aussi :
         

                Choisir son orientation : participez à nos conférences O21 à Paris, les 17 et 18 mars



A la veille de la clôture des vœux sur la nouvelle plate-forme d’admission post-bac, Parcoursup, sera organisé un tchat en direct avec des psychologues du Centre d’information et d’orientation Mediacom, lundi 12 mars à 13 heures. A consulter également : notre rubrique Le Monde Campus, et tout particulièrement ses sous-rubriques O21, Etudes supérieures et Parcoursup APB.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Les clubs français ont battu Moscou et Bilbao. Match retour le 15 mars.
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Europa League : Lyon et Marseille remportent les 8e aller

Les clubs français ont battu Moscou et Bilbao. Match retour le 15 mars.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 23h22
   





                        



   


Lyon a ramené de Moscou une victoire précieuse contre le CSKA (1-0), tandis que Marseille s’est donné beaucoup d’espoir en battant l’Athletic Bilbao (3-1), jeudi 8 mars lors des 8es de finale aller de l’Europa League. Dans la soirée, Arsenal a remporté le choc européen à l’AC Milan (2-0) pour également prendre une sérieuse option sur la qualification.
Un match plein, mais un bémol. Voilà comment résumer la rencontre de l’OM, dont la prestation offensive très encourageante a été assombrie par la blessure inquiétante de son artificier principal, Florian Thauvin, touché à une cheville et sorti sur civière alors que la messe était dite après un doublé de Lucas Ocampos (1re, 57e) et un but de Dimitri Payet (14e).
Plus tôt jeudi, le Lyon de Ligue 1, à l’arrêt après avoir pris trois points lors des six derniers matches, avait laissé place au Lyon d’Europe, plus solide et plus réaliste.
Bouffée d’oxygène
Cet OL en mode C3 a encore été efficace à Moscou, en prenant peu à peu la mesure du CSKA pour finalement s’imposer grâce à une tête de Marcelo sur un corner de Memphis Depay (68e). En difficulté sur le plan national comme l’OL, Arsenal a également pris une grande bouffée d’oxygène. Après quatre défaites consécutives toutes compétitions confondues, les hommes d’Arsène Wenger ont réagi au bon moment contre un AC Milan invaincu depuis le 23 décembre.
Autre favori, l’Atlético Madrid a été à la hauteur contre le Lokomotiv Moscou (3-0), au contraire de la Lazio Rome qui a concédé le nul chez elle devant le Dynamo Kiev (2-2).
Pour Dortmund, le match retour sera très incertain, après la défaite subie à domicile contre le Red Bull Salzbourg (1-2). L’autre club du géant Red Bull, Leipzig, a lui confirmé sa bonne forme européenne, en battant le Zenit Saint-Pétersbourg (2-1) après avoir éliminé Naples en 16es.
Enfin, le Sporting, dernier représentant portugais en Coupe européenne, est aussi bien en vie, après son succès devant les Tchèques de Plzen (2-0). Les matches retour ont lieu le 15 mars.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Le capitaine de la Fiorentina est mort subitement à l’âge de 31 ans. Des milliers de supporteurs étaient présents à ses funérailles, jeudi 8 mars à Florence.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Des footballeuses, des responsables de fédération, une arbitre… En cette Journée internationale des femmes, « Le Monde Afrique » vous présente son équipe type.
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Décryptage

Ces onze femmes qui font tourner le ballon rond africain

Des footballeuses, des responsables de fédération, une arbitre… En cette Journée internationale des femmes, « Le Monde Afrique » vous présente son équipe type.

Par                Aliou Goloko (contributeur Le Monde Afrique)



LE MONDE
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        Le 08.03.2018 à 19h00

     •
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        Mis à jour le 09.03.2018 à 09h12





Qu’elles soient joueuses professionnelles, arbitres ou à la tête d’institutions, elles ne vivent que pour leur passion : le ballon rond. En ce jeudi 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, Le Monde Afrique a sélectionné onze femmes dont le seul but est de développer le football féminin sur le continent et même au-delà.

    
Le président libérien, George Weah, et son épouse Clar, à Monrovia, en janvier 2018.
Crédits : Thierry Gouegnon / REUTERS


Une belle « équipe type » qui pourrait être entraînée par Clar Weah, l’épouse du tout nouveau président du Liberia, nommée ambassadrice du football féminin pour la Confédération africaine de football (CAF) lors du Symposium du football féminin qui s’est tenu du lundi 5 au mardi 6 mars à Marrakech. L’épouse de George Weah, seul Ballon d’or africain, aura désormais pour mission de promouvoir le football féminin sur le continent.
Fatma Samoura, secrétaire générale de la FIFA

    
Fatma Samoura, à Abuja, en juillet 2016.
Crédits : AI Project / Action Images / Reuters


Ancienne fonctionnaire des Nations unies, Fatma Samoura, 55 ans, est la femme la plus influente du monde en matière de sport. Secrétaire générale de la Fédération internationale de football (FIFA) depuis mai 2016, la Sénégalaise a contribué à renforcer la présence des femmes au sein de l’instance dirigeante du football mondial. Lors du symposium de Marrakech, la numéro deux de la FIFA a demandé encore plus de responsabilités pour les femmes dans la gouvernance du football. Son slogan ? « La femme est l’avenir du foot. »
Lydia Nsekera, membre du conseil de la FIFA et du CIO

    
Lydia Nsekera, à Zurich, en mai 2015.
Crédits : Ruben Sprich / REUTERS


Lydia Nsekera, 50 ans, est certainement la dame des « premières » en Afrique et dans le domaine du football. Première femme présidente d’une fédération sur le continent, celle du Burundi, de 2004 à 2013, elle tient sa passion pour ce sport de son père, ancien dirigeant d’un grand club de Bujumbura. Elle est aussi la première à avoir intégré le comité exécutif de la CAF et de la FIFA, en 2013, où elle a par la suite été réélue pour un mandat de quatre ans. Enfin, Lydia Nsekera est membre du Comité international olympique (CIO) depuis 2009.
Nawal El Moutawakel, responsable du football féminin au Maroc

    
Nawal El Moutawakel, à Tokyo, en novembre 2016.
Crédits : Toru Hanai / REUTERS


Ancienne ministre marocaine des sports (2007-2009) et membre du Comité international olympique (CIO), Nawal El Moutawakel, 55 ans, a présidé les travaux du Symposium féminin de Marrakech. L’ancienne championne olympique du 400 mètres haies des JO de Los Angeles (1984) signe un retour en force en héritant du poste de responsable du football féminin au sein de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), qui déposera le 16 mars sa candidature pour l’organisation du Mondial 2026.
Isha Johansen, membre du comité exécutif de la CAF

    
Isha Johansen, à Londres, en mai 2016.
Crédits : POOL New / REUTERS


La Sierra-Léonaise Isha Johansen, 53 ans, est responsable du football féminin au sein de la CAF. Fondatrice d’un club de football à Freetown, le FC Johansen, destiné aux jeunes garçons défavorisés, elle dirige la fédération sierra-léonaise depuis 2013. Au sein du comité exécutif de la CAF, elle milite pour que plus de places soient attribuées aux femmes dans le football africain.
Sue Destombes, secrétaire générale de la zone Afrique australe
La Sud-Africaine Sue Destombes est la seule femme à diriger une zone de football en Afrique, et non la moindre puisqu’elle s’occupe de la gestion du Conseil des associations de football en Afrique australe (Cosafa). Elle est aussi responsable des grands événements de la CAF, pour lesquels elle anime les équipes protocolaires.
Nathalie Basque Léon, directrice du comité d’organisation de la CAN 2021
Nathalie Basque Léon est la figure montante de la gouvernance du football féminin ivoirien, après sa nomination au poste de directrice exécutive du comité d’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2021. Elle travaille également pour la CAF et la FIFA sur tout ce qui touche aux affaires de protocole.
Meskerem Tadesse Goshime, secrétaire générale adjointe de la fédération éthiopienne

    
Meskerem Tadesse Goshime, à Marrakech, en mars 2018.
Crédits : Aliou Gokolo


Passionnée de football depuis sa plus tendre enfance, fan de Manchester United, Meskerem Tadesse Goshime a été joueuse puis entraîneuse de l’équipe de l’université d’Addis-Abeba, avec laquelle elle a remporté le titre de championne universitaire. Diplômée du programme FIFA/CIES en management du sport, elle est secrétaire générale adjointe de la Fédération éthiopienne de football depuis février 2017 et a été coordinatrice générale du site de Marrakech lors du dernier Championnat d’Afrique des Nations (CHAN 2018).
Latré-Kayi Edzona Lawson-Hogban, arbitre-instructrice de la CAF

    
Latré-Kayi Edzona Lawson-Hogban, à Marrakech, en mars 2018.
Crédits : Aliou Goloko


Joueuse dans son enfance, la Togolaise Latré-Kayi Edzona Lawson-Hogban est devenue la première femme membre de la commission des arbitres de la CAF, pour laquelle elle a officié pendant les CAN féminines. Elle est désormais arbitre-instructrice de la FIFA et attire de plus en plus de femmes africaines dans l’arbitrage.
Asisat Oshoala, triple Ballon d’or

    
Asisat Oshoala, à Accra, en janvier 2018.
Crédits : CRISTINA ALDEHUELA / AFP


Asisat Oshoala, 23 ans, est certainement la meilleure footballeuse africaine du moment. Cette talentueuse attaquante nigériane évolue depuis 2017 en Chine avec le club de Dalian Quianjian, après des passages au sein des clubs anglais de Liverpool et d’Arsenal. Elle a gagné trois fois (2014, 2016 et 2017) le Ballon d’or africain du football féminin et a été désignée en 2014 meilleure joueuse de la Coupe du monde féminine des moins de 20 ans. Asisat Oshoala a inscrit cette saison 19 buts dans le championnat féminin chinois.
Gabrielle Onguéné, membre de l’équipe nationale du Cameroun

    
Gabrielle Onguéné, à Edmonton, en juin 2015.
Crédits : Kevin C. Cox / AFP


La Camerounaise Gabrielle Onguéné a été la révélation de la dernière CAN féminine, organisée dans son pays en 2016 : elle a été élue meilleure joueuse de la compétition. Cette attaquante de 29 ans évolue en Chine, nouvel eldorado du football féminin, et a terminé en 2016 et 2017 à la deuxième place du classement du ballon d’or africain, derrière Asisat Oshoala.
Nathalie Rabe, directrice de communication de la CAF
L’ancienne ministre malgache de la communication Nathalie Rabe est la nouvelle directrice de la communication de la CAF. Sa nomination valide ses nombreuses années au sein de l’institution en tant que responsable de presse. Nathalie Rabe était auparavant membre du panel des experts-médias de la CAF.


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ L’athlète français, multiple médaillé aux JO d’hiver, souffre d’une gastro-entérite et n’est pas en mesure de participer à cette épreuve finlandaise comptant pour la Coupe du monde.
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Coupe du monde de biathlon : Martin Fourcade déclare forfait au sprint de Kontilolahti

L’athlète français, multiple médaillé aux JO d’hiver, souffre d’une gastro-entérite et n’est pas en mesure de participer à cette épreuve finlandaise comptant pour la Coupe du monde.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 18h26
 • Mis à jour le
08.03.2018 à 19h12
   





                        



   


Martin Fourcade veut se préserver. Jeudi 8 mars, le quintuple champion olympique, n’a pas pris, jeudi 8 mars, le départ du sprint de Kontilolahti en Finlande, comptant pour la Coupe du monde de biathlon.
Le leader du classement général souffre d’une gastro-entérite et a préféré faire l’impasse sur cette course, la première au programme de la Coupe du monde depuis les Jeux olympiques de Pyeongchang.

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Une occasion pour Boe
Il devait y retrouver notamment son grand rival, le Norvégien Johannes Boe. Fourcade se réserve ainsi pour la prochaine épreuve individuelle au programme de l’étape de Kontiolahti, une mass start dimanche. Samedi, un relais mixte simple et un relais mixte sont prévus.
Cette défection pourrait permettre à Johannes Boe, le dauphin de Fourcade dans la course au gros globe de cristal avec 54 points de retard, de s’emparer de la première place de la Coupe du monde s’il termine au moins 2e du sprint du jour. Au terme de la saison, il faudra néanmoins retrancher les deux plus mauvais résultats de chaque biathlète, afin d’établir le classement final.
A l’issue du sprint de Kontiolahti, il ne restera plus que six épreuves à disputer d’ici à la fin de la saison, le 25 mars à Tyumen en Russie.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Sur tous les terrains, l’équipe de Chris Froome subit les remontrances à répétition du président de l’Union cycliste internationale, David Lappartient, en rupture avec son prédécesseur.
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Cyclisme : Team Sky, de proche de l’UCI à cible numéro un

Sur tous les terrains, l’équipe de Chris Froome subit les remontrances à répétition du président de l’Union cycliste internationale, David Lappartient, en rupture avec son prédécesseur.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 15h42
 • Mis à jour le
08.03.2018 à 15h59
    |

            Clément Guillou








                        


Et si le grand perdant de l’élection à la présidence de l’Union cycliste internationale (UCI) n’avait pas été le Britannique Brian Cookson, mais son compatriote Dave Brailsford, manageur de la puissante équipe Sky ? Lorsque le tranquille président de l’UCI a été déposé en septembre 2017 au profit du Français David Lappartient, c’est tous les canaux directs entre la meilleure équipe du monde et la fédération internationale qui ont été coupés. Et la communication feutrée de Brian Cookson a laissé place à celle, moins contrôlée et plus offensive, de l’élu breton, de vingt-deux ans son cadet.

   


Depuis son élection, sur tous les sujets, le Français porte le fer contre la Team Sky. Cette attitude, consciente ou non, a atteint son apogée mercredi 7 mars dans une interview à la BBC, donc à forte résonance au pays de Christopher Froome : pêle-mêle, il a accusé Team Sky de « triche », recommandé qu’une enquête ait lieu sur ses pratiques passées et réclamé que Froome ne puisse pas courir le Tour de France si sa situation disciplinaire n’était pas tranchée, à la suite de son contrôle anormal au salbutamol.

   


« Ce serait un désastre pour l’image du cyclisme »
« Ce serait un désastre pour l’image du cyclisme. Et je ne veux pas mettre notre sport en danger. De mon point de vue, cela aurait été mieux qu’il ne coure pas », a-t-il dit à la BBC, alors que Chris Froome affine actuellement sur Tirreno-Adriatico sa préparation pour le prochain Tour d’Italie, en mai. David Lappartient n’est « pas sûr » que la sanction contre Chris Froome soit prononcée d’ici au départ du Giro mais redemandera à la Sky de ne pas aligner le quadruple vainqueur de l’épreuve sur le Tour de France si l’incertitude demeure, au début de juillet.

        Nos révélations de décembre 2017 :
         

          Le cas Froome ne sera pas tranché avant plusieurs mois



Sur cette question, le président de l’UCI n’a jamais ménagé la Team Sky. Il ne s’est pas défilé en décembre lorsque Le Monde et le Guardian lui ont demandé la confirmation du contrôle anormal subi par le Britannique sur le Tour d’Espagne, qu’il avait appris le jour de son élection à la présidence. Il a ensuite réclamé, un mois plus tard dans Le Télégramme, que Sky n’aligne pas son leadeur dans la situation actuelle, une suggestion que l’équipe britannique a écartée d’un revers de la main. La Sky est dans son droit, même si son attitude est considérée comme contraire à l’éthique et l’intérêt du cyclisme par de nombreuses équipes et plusieurs rivaux de Chris Froome.

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          Le président de l’UCI souhaite que Froome soit suspendu par son équipe



L’UCI aurait la possibilité de suspendre unilatéralement Christopher Froome, mais cette porte de sortie offerte par le code mondial antidopage n’a jamais été utilisée par aucune fédération sportive internationale. Si elle l’activait, l’UCI pourrait être poursuivie par Sky devant le Tribunal arbitral du sport, qui pourrait considérer que Froome fait l’objet d’un traitement défavorable.
L’enquête impossible
L’interview à la BBC tombait au surlendemain de la publication d’un rapport du Parlement britannique sur le dopage dans le sport, dont un pan important était consacré à Team Sky. L’équipe était accusée d’avoir profité des largesses du règlement antidopage pour améliorer les performances de Bradley Wiggins, vainqueur du Tour de France en 2012.

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          « Team Sky a utilisé des médicaments pour améliorer les performances de ses coureurs »



Loin de choisir une position de retrait, ce qu’il pourrait faire puisque Team Sky conteste les conclusions accablantes du rapport, David Lappartient adhère fermement aux accusations des parlementaires et particulièrement de Damian Collins, député conservateur à la tête de la commission d’enquête que le Breton avait rencontré durant sa campagne présidentielle.
« Si vous utilisez des substances pour améliorer vos performances, je crois que c’est la définition de la triche », a-t-il dit à la BBC.
Le Français a également souhaité que la Fondation antidopage du cyclisme (CADF), théoriquement indépendante de l’UCI, enquête sur la pratique des prises de corticoïdes chez Team Sky. « Bien sûr à l’époque ils avaient des AUT [autorisation d’usage thérapeutique] validées par cette institution [l’UCI], mais il semble désormais que cela ait été organisé », a-t-il dit.
En 2016, les pirates informatiques russes de Fancy Bears avaient révélé l’existence d’AUT accordées à Bradley Wiggins pour prendre de la triamcinolone, un puissant corticoïde, selon lui pour traiter des allergies au pollen. Deux ans plus tôt, Le Journal du dimanche avait révélé qu’une AUT avait été délivrée à la hâte par l’UCI pour permettre à Christopher Froome de prendre des corticoïdes lors du Tour de Romandie, qu’il avait remporté. Les procédures de délivrance des AUT, jusqu’alors à la discrétion du seul directeur médical de l’UCI, avaient été révisées à la demande de l’Agence mondiale antidopage.

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          Bradley Wiggins, les corticoïdes et le monstre du Loch Ness



Selon nos informations, la CADF a déjà revérifié, après les révélations des Fancy Bears, que ces AUT avaient été délivrées dans les règles. Et, si l’agence antidopage de l’UCI est en contact avec l’UKAD, son homologue britannique, elle n’a aucun moyen pour l’heure d’ouvrir une enquête sur des faits dont tout le monde s’accorde à dire qu’ils n’étaient pas en infraction des règles.
La situation changerait radicalement si le docteur Richard Freeman, à l’époque praticien de Team Sky et de Wiggins, se mettait à table et affirmait que de la triamcinolone a été administrée au coureur en juin 2011, au soir du Critérium du Dauphiné et hors de toute AUT. UKAD et les parlementaires britanniques le soupçonnent mais n’en ont pas la preuve.
Budgets encadrés, l’autre front

   


Cette interview particulièrement offensive a davantage pour objet de mettre la pression sur Sky et son patron, Dave Brailsford, très fragilisé dans son pays après la publication du rapport parlementaire.
La Sky est déjà dans le viseur de l’UCI pour son outrageuse domination sur le Tour de France, attribuée notamment à sa puissance collective. Sous la pression des organisateurs, Brian Cookson avait dû se résoudre à faire passer de neuf à huit le nombre de coureurs sur les grands tours, une innovation de l’édition 2018. Et David Lappartient réfléchit désormais à un encadrement de la masse salariale globale des équipes, afin d’équilibrer les chances entre Sky et des équipes dont le budget est deux à trois fois inférieur.

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Par cette attitude, le Français se distingue nettement de son prédécesseur. Les contacts entre l’équipe Cookson et Team Sky étaient fréquents, même si Dave Brailsford et lui n’étaient pas réputés pour s’entendre particulièrement bien. Et lorsqu’une question devait être tranchée, elle était rarement défavorable à Team Sky. Avant d’être élu à la tête du cyclisme mondial, Brian Cookson avait dirigé pendant quinze ans British Cycling, la fédération britannique, et supervisé la création de Team Sky en 2010.
David Lappartient aurait pu se retrouver dans la même position, mais le projet de Team Sky à la française, qu’il avait porté en tant que président de la Fédération française de cyclisme (2009-2017), n’avait pu être mené à bien.

        Lire notre article de 2014 :
         

          Entre Sky et l’UCI, des relations consanguines






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ L’Italien du PSG a laissé son équipe finir la rencontre à dix face au Real Madrid, après avoir reçu un second carton jaune.
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PSG : Verratti, symbole de la déroute parisienne en Ligue des champions

L’Italien du PSG a laissé son équipe finir la rencontre à dix face au Real Madrid, après avoir reçu un second carton jaune.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 11h44
 • Mis à jour le
08.03.2018 à 14h45
    |

                            Corentin Lesueur








                        



   


Il est incorrigible. Jamais avare d’un bon conseil arbitral ou d’une contestation avec geste théâtral à l’appui, Marco Verratti a au moins appris, mardi 6 mars 2018, l’extrême indulgence dont font preuve les arbitres de Ligue 1 à son égard.
Rappel des faits. Peu de temps après l’ouverture du score du Real Madrid, le milieu parisien piquait un sprint en direction de Felix Brych, préposé au sifflet, pour lui faire part avec véhémence de son indignation après ce qu’il estimait être une faute oubliée sur lui de Kovacic. L’Italien aurait pu s’en tirer avec une simple réprimande comme en championnat, mais l’arbitre allemand n’hésita pas à dégainer un second carton jaune fatal. Averti en première période pour un tacle désespéré sur Casemiro, Verratti prenait la porte à une demi-heure de la fin du match, et laissait ses coéquipiers finir à dix une rencontre déjà bien mal embarquée. Mino Raiola, son agent, a tenté de relativiser :
« Peut-être que Marco exagérait un peu, mais c’était juste la frustration d’un joueur qui voulait faire tout son possible pour aider l’équipe à se qualifier. C’était une réaction d’instinct et de fierté. Ronaldo a protesté plusieurs fois de manière flagrante, mais il a été gracié, même quand il a essayé de donner un coup de pied à Dani Alves. »

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Irrégularité et nervosité
Refusant comme à son habitude de s’épancher sur les prestations individuelles de ses joueurs, le président du PSG, Nasser Al-Khelaïfi, a tout de même regretté que « le carton rouge de Marco [ait] tué le match ». Il faut épargner le soldat Verratti. « C’est pas bien de parler d’un seul joueur ce soir, a coupé court son coéquipier Thiago Motta. Quand on perd, c’est ensemble. Moi le premier, je suis coupable de la défaite. Il faut l’assumer et être honnête. » Sauf que la propension de son protégé à ergoter les jugements arbitraux n’est pas nouvelle. A 25 ans et sept campagnes de Ligue des champions au compteur, l’excuse de la jeunesse ne tient plus. Cette nouvelle réaction épidermique traduit une immaturité incompatible avec le statut dont se prévaut le joueur, et ses représentants, dans l’effectif du PSG.
Verratti n’est plus cet inconnu débarqué à l’été 2012, le même jour qu’un certain Zlatan Ibrahimovic, en provenance de Pescara (Italie). Il est très vite devenu une pièce maîtresse du milieu parisien. Plus qu’une « bonne pioche » réalisée par Leonardo, le directeur sportif de l’époque, celui qu’on surnomme « Petit Hibou » s’est vu assigner le rôle du jeune espoir couvé et porté au sommet du foot européen par une structure qui montre ainsi qu’elle ne se contente pas d’aligner les millions pour récupérer des stars déjà accomplies.
Si son talent ne fait guère débat, l’irrégularité de ses performances et sa nervosité au moindre coup de sifflet laissent songeur. En dehors des terrains, Verratti fait aussi régulièrement parler de lui avec sa condition physique aléatoire au retour de vacances ou les menaces de départ de ses agents successifs pour obtenir une énième revalorisation. Presque toujours excusé dans un club dont il est devenu le chouchou, il n’échappe pas en revanche aux critiques en sélection, où il échoue pour l’instant à être le successeur annoncé d’Andrea Pirlo dans l’entrejeu.
« Les idées ne s’achètent pas »
Plus qu’un cas isolé, Marco Verratti apparaît comme le symbole d’une équipe sans réelle opposition dans les compétitions domestiques, mais qui trébuche année après année face aux grosses écuries européennes. Les changements de coachs et les transferts records n’ont pour le moment toujours pas permis au PSG de rallier le dernier carré de la Ligue des champions, principal objectif de l’actionnaire qatari, aux manettes depuis 2011.
Pis même, ces deux dernières saisons, malgré la fin de la « Zlatan dépendance » et les arrivées de Neymar et Mbappé, le PSG a pris la porte dès les huitièmes de finale de la C1. Tétanisés l’an passé lors du match retour au Camp Nou (Barcelone), dont ils avaient largement attribué l’issue à l’arbitrage, les Parisiens n’ont cette fois jamais mis en danger le Real. Inquiétant pour un club dont les dirigeants en appellent à l’indulgence et arguent sans cesse d’un manque préjudiciable d’expérience. Arrigo Sacchi, double vainqueur de la Ligue des champions, à la télévision italienne réagit ainsi :
« Le PSG n’est qu’un groupe de joueurs. Les idées, ça ne s’achète pas. Le club passe toujours avant tout. […] Je pense qu’au PSG, il manque l’institution. Quand tu vois Verratti et son attitude, ça veut dire qu’il n’y a pas de club derrière. »
L’Italien pourrait compter parmi les grands mouvements du prochain été parisien après avoir souvent nourri les rumeurs lors des derniers mercatos. Le PSG devra céder quelques actifs pour rentrer dans les clous du fair-play financier. Et malgré ses problèmes de comportement, Verratti garde une cote appréciable, en particulier du côté de l’Espagne, où le Real et le FC Barcelonne viennent régulièrement aux renseignements. « Ce n’est pas le moment pour parler de changement, a déclaré un Nasser Al-Khelaïfi dont la tendresse pour son milieu de terrain est bien connue. On veut se calmer avant de savoir quoi changer, il nous reste du temps pour réfléchir. » Pas sûr que l’actionnaire fasse, lui, preuve d’une patience éternelle.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Mercredi à Orlando, l’équipe de France s’est imposée 3 à 0 face aux championnes olympiques en titre lors de la SheBelieves Cup. De quoi rassurer la sélectionneuse Corinne Diacre.
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Football : les Bleues s’offrent l’Allemagne

Mercredi à Orlando, l’équipe de France s’est imposée 3 à 0 face aux championnes olympiques en titre lors de la SheBelieves Cup. De quoi rassurer la sélectionneuse Corinne Diacre.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 10h37
 • Mis à jour le
08.03.2018 à 11h46
   





                        



   


Corinne Diacre peut être soulagée. Une semaine après une déroute 4-1 contre les Anglaises, ses Bleues ont affiché un autre visage mercredi 7 mars aux Etats-Unis. L’équipe de France a surclassé l’Allemagne (3-0), à Orlando, lors du troisième et dernier match de la SheBelieves Cup, traditionnel tournoi qui regroupe les meilleures sélections de la planète. En novembre, lors d’un match amical en Allemagne, la France s’était largement inclinée 4 à 0.

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Cette victoire donne une couleur nettement plus positive au séjour américain des Françaises, qui avaient déjà un peu redressé le tir en tenant en échec les Etats-Unis (1-1). Hier à Orlando, face aux championnes olympiques en titre et deuxième nation mondiale (classement FIFA), les buts ont été inscrits par la capitaine, Amandine Henry, et les attaquantes Eugénie Le Sommer et Valérie Gauvin. Gaëtane Thiney, de retour en sélection après quatre mois d’absence, a réalisé une bonne performance au milieu de terrain.

Les Américaines sacrées
Les joueuses de Corinne Diacre, en préparation pour le Mondial 2019, qu’elles accueillent en France, n’ont toutefois pas réussi à rééditer l’exploit de l’an dernier où elles avaient remporté la compétition. A la suite de la victoire des Etats-Unis face à l’Angleterre (1-0), la France se classe troisième, devancée à la différence de buts par les Anglaises. C’est donc le pays hôte qui s’impose pour la deuxième fois en trois éditions.
Une blessure est venue toutefois ternir cette dernière rencontre. A la suite d’une intervention de l’Allemande Dzsenifer Marozsan, la joueuse de la section féminine du Paris FC (anciennement Juvisy), Aïssatou Toukara, a été opérée quelques heures après la rencontre d’une double fracture tibia péroné.
A plus d’un an de la prochaine Coupe du monde, alors que les Bleues ne disputeront que des matchs amicaux, les tests vont certainement se poursuivre pour la nouvelle sélectionneuse Corinne Diacre. Aux Etats-Unis, certaines joueuses, comme Amel Majri, Grace Geyoro ou Sarah Bouhaddi, ont montré qu’elles étaient indispensables.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Samedi 10 mars, Trinh-Duc sera associé à la charnière à Maxime Machenaud, pour une troisième paire de demis alignée par Jacques Brunel depuis sa prise de fonctions.
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Tournoi des six nations : Trinh-Duc titularisé pour apporter un « petit plus » face à l’Angleterre

Samedi 10 mars, Trinh-Duc sera associé à la charnière à Maxime Machenaud, pour une troisième paire de demis alignée par Jacques Brunel depuis sa prise de fonctions.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 10h27
 • Mis à jour le
08.03.2018 à 12h50
   





                        



   


Un seul changement, mais il est de taille. Le sélectionneur du XV de France, Jacques Brunel, a décidé de confier l’ouverture à François Trinh-Duc plutôt qu’à Lionel Beauxis, pour le match samedi 10 mars contre l’Angleterre au Stade de France, dans le Tournoi des six nations.
Trinh-Duc ne figurait pas dans la liste initiale de Brunel pour le Tournoi mais a été rappelé après l’éviction de son coéquipier à Toulon, Anthony Belleau, à la suite de la virée nocturne qui avait suivi la défaite en Ecosse le 11 février (26-32). Le joueur de Toulon, âgé de 31 ans, avait joué dix minutes contre l’Italie le 23 février (34-17) lors de la précédente journée.

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« Ce petit plus qui nous avait manqué »
« Trinh-Duc a fait de bons entraînements. On espère qu’il va nous apporter ce petit plus qui nous avait manqué contre l’Italie pour finir ces mouvements qu’on s’est créés : on est entrés quinze fois dans les 22 mètres, on a marqué trois fois seulement, ça fait peu », a expliqué Jacques Brunel. Beauxis (32 ans, 22 sélections), convoqué, lui, après la blessure de Matthieu Jalibert en ouverture face à l’Irlande (13-15), s’était montré assez terne dans le jeu face aux Transalpins.
Trinh-Duc sera associé à la charnière à Maxime Machenaud, pour une troisième paire de demis alignée par Jacques Brunel depuis sa prise de fonctions, le 27 décembre (après Machenaud-Jalibert et Machenaud-Beauxis, donc). Il aura derrière lui son coéquipier au RCT, Mathieu Bastareaud, (associé au centre à Geoffrey Doumayrou), un facteur qui a joué selon Brunel : « Son association avec Mathieu va, on l’espère, nous amener un petit plus. »

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Le sélectionneur a également reconduit au poste d’arrière Hugo Bonneval, de nouveau préféré à Geoffrey Palis, qui avait démarré les deux premiers matchs, et en deuxième-ligne Paul Gabrillagues. Le joueur du Stade français, en concurrence avec Romain Taofifénua, a disputé quatre-vingts minutes dimanche en Top 14 contre Oyonnax, après avoir déjà joué l’intégralité du match contre l’Italie, alors que le Toulonnais était au repos le week-end passé.
Jacques Brunel n’a en revanche effectué aucun changement sur le banc, hormis le glissement de Beauxis à la place de Trinh-Duc.

La composition du XV de France face à l’Angleterre samedi
Seront alignés face à l’Angleterre : H. Bonneval - Fall, Bastareaud, Doumayrou, Grosso - (o) Trinh-Duc, (m) Machenaud - Y. Camara, Tauleigne, Lauret - Vahaamahina, Gabrillagues - Slimani, Guirado (cap.), Poirot
Remplaçants : A. Pelissié, Priso, Gomes Sa, R. Taofifenua, K. Galletier, Couilloud, Beauxis, Fickou





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Stratégie d’investissements, manque à gagner et image de marque : l’impact financier du fiasco du club parisien en huitièmes de finale de Ligue des champions est contrasté.
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Football : l’élimination du PSG aura un impact mesuré sur ses finances

Stratégie d’investissements, manque à gagner et image de marque : l’impact financier du fiasco du club parisien en huitièmes de finale de Ligue des champions est contrasté.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
08.03.2018 à 10h09
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            Rémi Dupré








                        



   


Dans les entrailles du Parc des Princes, Nasser Al-Khelaïfi a été catégorique, mardi 6 mars, après l’élimination du Paris-Saint-Germain par le Real Madrid, en huitièmes de finale de Ligue des champions. « Cela ne remet pas en cause notre stratégie d’investissements. On veut continuer notre projet », a dit le président du club. Malgré ses mésaventures chroniques sur la scène européenne (quatre éliminations en quarts et deux en huitièmes du tournoi depuis son rachat, en 2011), le PSG version Qatar Sports Investments (QSI) n’entend pas changer de ligne après avoir déboursé 417 millions d’euros sur le marché des transferts, à l’été 2017, pour notamment recruter Neymar (222 millions d’euros), joueur le plus onéreux du monde, et Kylian Mbappé (180 millions d’euros).
Puissance émergente du football continental, le club de la capitale prône la patience et prend volontiers comme exemple la formation londonienne de Chelsea, rachetée en 2003 par l’oligarque russe Roman Abramovitch et qui aura mis neuf ans pour remporter la Ligue des champions. Propriété du cheikh Mansour Bin Zayed Al-Nahyan, prince héritier d’Abou Dhabi, Manchester City a également dépensé des sommes colossales (1,5 milliard d’euros en neuf saisons) sans le succès escompté, en dépit d’une qualification pour les demi-finales de Ligue des champions, en 2016.

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« Il ne reste plus que quatre Ligues des champions avant la Coupe du monde 2022 [organisée au Qatar] et je pense que le PSG ira encore plus loin en termes de recrutement pour gagner l’une d’elles », estime l’économiste Bastien Drut, qui sort en mai l’ouvrage Mercato 2.0 : l’économie du football au XXIe siècle (Bréal). Pour l’économiste du sport Jérémie Bastien, de l’université de Reims-Champagne-Ardenne, « cette élimination a un impact sur la stratégie globale de développement du PSG et sur la stratégie d’investissements des actionnaires qataris. Elle complique le schéma stratégique ». Il développe :
« Depuis 2011, l’objectif des investisseurs qataris du PSG est de faire entrer le club dans le cercle privé des meilleurs clubs européens (pour qu’il devienne une marque reconnue internationalement). Cela est d’abord passé par une domination sportive dans les compétitions domestiques, mais cela implique dorénavant que le PSG fasse presque systématiquement partie des huit derniers clubs présents en Ligue des champions chaque saison, d’où la nécessité d’accéder au moins aux quarts du tournoi, la finalité restant de remporter la compétition sur du court terme. Ce qui serait l’aboutissement du projet qatari. »
« Une goutte d’eau »
Sur le plan financier, le club parisien doit faire une croix sur la manne prévue (13 millions d’euros) en cas de qualification pour les quarts du tournoi, au titre des dotations de l’UEFA et à l’aune des retombées liées à la billetterie, aux droits télévisés et au marketing. Il pouvait espérer remporter 100 millions d’euros si d’aventure il avait atteint la finale de l’épreuve.
« Cette perte sèche est dérisoire, considère Jérémie Bastien alors que le club a gagné 55,3 millions d’euros l’an dernier, malgré son élimination par le FC Barcelone, en huitièmes de finale de Ligue des champions. La dotation financière promise aux clubs accédant aux quarts [6,5 millions d’euros] est une goutte d’eau dans le budget annuel du PSG [540 millions d’euros]. »
De facto, le club parisien ne perdra pas d’argent par rapport à la saison dernière. Il devrait même en gagner davantage : l’élimination dès le premier tour de l’autre représentant français, Monaco, favorise le PSG, qui touchera une part plus importante du market pool (« droits télévisés »).
Privée de sa star et vitrine commerciale Neymar, blessée et indisponible durant plusieurs mois, la formation de la capitale va-t-elle pâtir de cette énième sortie de route en termes d’image et de retombées marketing ? La question est d’autant plus sensible que le club est désireux de renégocier à la hausse, voire tripler, ses contrats de sponsoring avec Nike et Fly Emirates (environ 25 millions d’euros annuels). « On peut également envisager que cela implique le non-versement de bonus de performance de la part de certains sponsors, confie Bastien Drut. En revanche, je ne pense pas que cela joue significativement sur l’attrait du PSG pour les sponsors, car le club fait tout de même partie des meilleurs d’Europe et détient de possibles futurs Ballons d’or (Neymar, Mbappé). »
« Il y a des craintes autour du retrait de certains sponsors après l’élimination, mais je ne suis pas certain qu’on assiste à un tel processus. D’autant plus que l’arrivée de Neymar au PSG l’été dernier va certainement attirer de nouveaux sponsors et partenaires », abonde Jérémie Bastien. Alors que les revenus du club avaient baissé de 35 millions d’euros au terme de l’exercice 2016-2017 (486 millions), d’après le classement annuel de la Football Money League, établi par le cabinet d’audit Deloitte, le recrutement de la star brésilienne est censé avoir un effet bénéfique sur ce plan.
Un faible impact à l’aune du fair-play financier
« Pour résumer, je suis donc peu inquiet pour le PSG dans l’immédiat, dit Jérémie Bastien. Seule véritable ombre au tableau : la difficulté que pourrait avoir le PSG pour vendre certains joueurs au mercato prochain en raison de cette mauvaise performance (pas d’acheteurs ou vente à un prix minoré), ce qui pourrait poser problème quand on connaît toute l’importance pour le PSG de vendre des joueurs au prochain mercato dans le cadre du fair-play financier (FPF). »
Depuis septembre 2017, le club parisien fait l’objet d’une enquête de l’Instance de contrôle financier des clubs (ICFC) dans le cadre du FPF, ce mécanisme de régulation créé par l’UEFA en 2010. Pour être dans les clous et ainsi échapper à une éventuelle sanction, il est censé générer au moins 75 millions d’euros de revenus d’ici au 30 juin, date de clôture de ses comptes. Après la vente contre 28 millions d’euros du Brésilien Lucas à Tottenham, lors du mercato hivernal, le PSG doit désormais « trouver » autour de 45 millions d’euros.
L’ICFC a d’ailleurs demandé au PSG de faire estimer la valeur de ses contrats de sponsoring avec des partenaires qataris (Qatar National Bank, Ooredoo, BeIN Sports, Qatar Tourism Authority, Aspetar) par une société indépendante et spécialisée. Les experts du FPF craignent que ces accords soient surévalués par l’émirat gazier. En 2014, le partenariat (200 millions d’euros) scellé entre QTA et l’équipe parisienne avait été décoté de moitié par l’UEFA. Le PSG avait alors été sanctionné.
L’échec européen du club de la capitale constitue-t-il un handicap supplémentaire à l’aune du FPF ? « Ce n’est pas vraiment embarrassant », souffle une source proche de l’enquête diligentée par l’ICFC. Sur ce point, les dirigeants du PSG peuvent se rassurer.

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