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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ A 15 km de Paris et situé entre deux aéroports, Roissy et le Bourget, le triangle de Gonesse est une zone à fort potentiel économique.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Le constructeur automobile dit son engagement pour « rechercher un repreneur potentiel », confirmant sa volonté d’un retrait total.
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Ford ne voit « aucune opportunité de production » après 2019 pour son site en Gironde

Le constructeur automobile dit son engagement pour « rechercher un repreneur potentiel », confirmant sa volonté d’un retrait total.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 17h46
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 18h26
   





                        



   


Ford a annoncé, vendredi 9 mars, ne voir « aucune opportunité de production Ford » au-delà de 2019 pour son site de Blanquefort (Gironde), et souligné son engagement pour « rechercher un repreneur potentiel intéressé par le site ». Il confirme ainsi sa volonté d’un retrait total de ce site de production de boîtes de vitesses.
Dans un communiqué publié en marge d’une réunion de suivi à Bordeaux entre Etat, direction du constructeur automobile, syndicats et élus locaux, la direction de Ford France déclare que les projections actuelles de production sont « saines jusqu’au cours de 2019 ». Cela devrait permettre la poursuite de l’activité et des 910 emplois jusqu’alors, « bien que cela dépende de la demande du marché ».
Ford France confirme avoir déjà lancé le processus de création « d’une équipe dédiée à l’identification d’un potentiel repreneur » du site de Blanquefort, Ford Aquitaine Industries (FAI), qui comprendra le directeur du site, et informera le comité d’entreprise le 15 mars de l’agenda à venir.
Refus de la « fatalité d’un retrait »
Par son communiqué, Ford confirme qu’il envisage pour Blanquefort l’hypothèse d’un repreneur « intéressé et engagé à proposer une solution viable et pérenne pour FAI ». Il exclut de fait tout autre scénario, en particulier celui du maintien d’une quelconque activité Ford sur le site.
Ce refus de la « fatalité d’un retrait » de Ford, et la volonté de voir le constructeur se maintenir était précisément la revendication des syndicats, qui ont mobilisé vendredi un millier de manifestants, salariés Ford, élus locaux, habitants de Blanquefort mêlés, à travers le centre de Bordeaux jusqu’à la réunion prévue en préfecture.
Ford a annoncé le 27 février dernier qu’il allait cesser d’investir dans son site de Blanquefort, implanté dans l’agglomération bordelaise depuis 1972, en s’appuyant sur étude qui aurait démontré que la production d’une nouvelle boîte de vitesses n’y était « économiquement pas viable ».
Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, recevant le 2 mars à Bercy salariés et élus, a exprimé « la détermination totale de l’Etat, des élus locaux, des salariés à maintenir l’activité sur ce beau site de Blanquefort ». Auparavant, il avait demandé à Ford d’y « maintenir une charge de travail suffisante (…) jusqu’à fin 2019 », pour permettre une recherche optimale de nouvelles activités pour l’usine, « au sein du groupe Ford ou en lien avec des partenaires externes ».

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Trois mois de retard et trois millions d’euros de pénalités pour le groupe en charge du Vélib’, qui a mis en service 355 stations, sur les 1 400 prévues fin mars.
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Vélib’à Paris : le montant des pénalités s’élève à 3 millions pour le groupe Smovengo

Trois mois de retard et trois millions d’euros de pénalités pour le groupe en charge du Vélib’, qui a mis en service 355 stations, sur les 1 400 prévues fin mars.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 17h39
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 17h59
   





                        



   


La facture augmente mois après mois. Le groupe Smovengo, très critiqué pour son retard dans le déploiement du Vélib’ à Paris, a reçu 1 million d’euros de pénalités pour le mois de mars, soit un total de 3 millions depuis janvier, a annoncé vendredi 9 mars le Syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole.
Le syndicat gestionnaire du service de vélos en libre partage, qui regroupe les élus des communes dans lesquelles le Vélib’ sera déployé, dit avoir « constaté que les 700 stations prévues au contrat pour le 1er janvier n’étaient toujours pas en service au 1er mars ». Les élus ont décidé de sanctionner le groupe, en appliquant 1 million d’euros de pénalités à Smovengo pour le mois en cours. Ce sont ainsi « 3 millions d’euros de pénalités appliquées à Smovengo pour janvier, février et mars », précise un communiqué du bureau des élus.
Catherine Baratti-Elbaz, présidente du syndicat, a déclaré que l’organisme travaillait avec le groupe pour accélérer l’ouverture des stations et pallier les dysfonctionnements techniques et informatiques.
Au 7 mars, 355 stations étaient en service, a précisé le syndicat, très loin donc de l’objectif initial de 700 stations au 1er janvier et de 1 400 fin mars. Mercredi, la maire PS de Paris, Anne Hidalgo, avait estimé que le système serait totalement opérationnel « fin avril, début mai ».

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Deux mois de remboursement pour les abonnés
Le syndicat rappelle que les mois de janvier et février seront remboursés aux abonnés, la demande pouvant être faite sur le site Velib-metropole.fr en avril, après un nouveau bilan des élus.
Par ailleurs, le syndicat a lancé un « Comité des usagers Velib’ Métropolitain » afin d’« instaurer un dialogue direct avec les abonnés Vélib’ ». Les candidatures peuvent être déposées du 6 au 15 mars sur le blog Velib-metropole.fr. Un tirage au sort des 30 membres du comité aura lieu le 16 mars et une première séance se tiendra d’ici la fin du mois.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ La Ville de Paris va lancer une consultation pour remanier le quartier parisien, un chantier qui s’étendra sur 9 hectares au cœur de la capitale
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Comment Paris veut métamorphoser le quartier Montparnasse

La Ville de Paris va lancer une consultation pour remanier le quartier parisien, un chantier qui s’étendra sur 9 hectares au cœur de la capitale



Le Monde
 |    09.03.2018 à 17h33
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 18h20
    |

            Grégoire Allix








                        



   


Après la tour, la dalle. La maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo, a annoncé, vendredi 9 mars, le lancement d’une consultation pour remanier profondément le quartier Montparnasse. Un chantier de 9 hectares en plein Paris, qui vise à réparer « le traumatisme de l’urbanisme des années 1970 », selon les mots de Mme Hidalgo, et à redonner de l’attrait à « ce quartier emblématique de Paris ». « Nous allons casser la dalle et faire disparaître le centre commercial, on pourra aller à pied et à l’air libre de la rue de Rennes à la gare SNCF », résume son adjoint chargé de l’urbanisme, Jean-Louis Missika. Une révolution.
Au pied de la tour de 210 mètres, mal-aimée des parisiens, le quartier Montparnasse, qui fut, il y a un siècle un des moteurs culturels de la capitale, a souffert de la brutalité de l’urbanisme qu’on appelait alors moderne : un aménagement sur dalle qui rend l’espace public confus, un dédale souterrain d’équipements, de voiries, de parkings, un parc hors-sol – le Jardin atlantique – caché derrière des barres d’immeubles, un centre commercial massif qui ferme par un mur la perspective depuis la rue de Rennes…
Les nouveaux habits de la tour Montparnasse ont été dévoilés le 19 septembre 2017. L’équipe Nouvelle AOM, lauréate du concours d’architecture, promet de transformer le monolithe marron de 1973 en éclat de verre clair, alliant ouverture, végétalisation et recherche de sobriété énergétique. Restait à transformer son environnement. « Il faut recomposer un tissu urbain cohérent avec l’urbanisme parisien », résume Gilles Vuillemard, le président de l’Ensemble immobilier tour Maine-Montparnasse (EITMM), qui regroupe les 290 copropriétaires de la tour et de l’ensemble commercial de 35 000 m2.
Le temps presse
Le temps presse : une partie des acteurs du quartier ont commencé leur mue sans attendre la Ville. Au-delà de la métamorphose de la tour Montparnasse, les propriétaires de sa petite sœur, la tour CIT, posée sur le centre commercial, préparent sa transformation. La gare SNCF est déjà en travaux pour absorber une hausse de 50 % de son trafic de 55 millions de voyageurs par an.
A deux pas de la gare, un autre centre commercial, Gaîté-Montparnasse, a entrepris, à l’été 2017, son chantier de rénovation sous la houlette de l’architecte néerlandais Winy Maas – un centre Leclerc va s’y installer, peut-être suivi par un magasin Ikea. Au-dessus de la gare, face au jardin Atlantique, la barre CNP envisage un rafraîchissement et les locaux du Musée du Général-Leclerc, qui va déménager, font l’objet d’un appel à projets de la municipalité… « Il va falloir mettre tous ces projets en cohérence et bien coordonner ce qui relève de l’espace public et du secteur privé », relève M. Missika.
Une délibération va être mise au vote, d’ici la fin mars, au Conseil de Paris, pour lancer une étude urbaine par le biais d’un groupement de commandes entre la Ville de Paris et l’EITMM. Quatre équipes pluridisciplinaires – urbanistes, architectes, paysagistes, spécialistes du commerce ou de la mobilité… – seront retenues avant l’été et entreront dans un « dialogue compétitif » avec la Ville et l’EITMM pour proposer les grands principes d’aménagement du nouveau quartier. L’équipe lauréate sera désignée début 2019.
« Retrouver un schéma urbain parisien »
« Nous avons une idée majeure : prolonger la rue de Rennes jusqu’à la gare et retrouver un schéma urbain parisien, un aménagement en pleine terre, avec le même volume de commerces, mais disposés le long des rues », explique Jean-Louis Missika. Encore faudra-t-il convaincre l’ensemble des propriétaires de boutiques – de gros acteurs comme Habitat et les Galeries Lafayette, mais aussi une myriade de petites sociétés – de s’associer au projet. Faute de quoi, la Ville devrait en passer par une déclaration d’utilité publique et des expropriations. « Ce sera compliqué, mais c’est faisable, l’objectif est que personne ne soit lésé », assure M. Missika.
Pour le reste, la programmation du futur quartier est libre : les équipes pourront proposer des espaces publics et paysagers, mais aussi la construction d’ensembles de logements ou de bureaux le long des nouvelles rues… sans se sentir enfermées dans le gabarit haussmannien, qui limite à 37 mètres la hauteur des bâtiments. Une liberté d’autant plus précieuse que c’est la vente des droits à construire qui financera l’opération d’aménagement…
« Solutions sensibles et douces »
« Je ne crois pas que la solution soit d’ajouter deux ou trois nouveaux gratte-ciel à côté de la tour Montparnasse, il faudra privilégier des solutions sensibles et douces », précise néanmoins Anne Hidalgo, alors que le débat sur les hauteurs des bâtiments enflamme régulièrement la politique parisienne. Le projet devra enfin désenclaver le Jardin atlantique et, à l’autre extrémité de la zone, « piétonniser » la place du 18-juin-1940, aujourd’hui toute dévolue à l’automobile.
Vaste chantier, parti pour durer des années dans un périmètre qui constitue une importante porte d’entrée dans la capitale. « Il va falloir qu’on s’organise pour que le quartier ne soit pas en travaux pendant les Jeux olympiques [JO] », reconnaît Jean-Louis Missika. Une première phase de travaux pourrait être programmée pour s’achever au printemps 2024, puis une seconde démarrer à l’automne, à l’issue des JO. Un planning chirurgical qui témoigne d’une grande confiance dans le déroulement des chantiers.

Voies sur berges : Valérie Pécresse en appelle à l’Etat
La présidente (LR) de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, a, vendredi 9 mars, appelé l’Etat à intervenir dans le dossier de la piétonnisation des voies sur berges, à Paris, « pour mettre en cohérence l’ensemble des plans » de circulation de la capitale et des communes alentours. « Paris est au cœur de la région » ; or le nouvel arrêté interdisant la circulation routière signé par la maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo, « n’est pas compatible avec le plan de déplacement urbain de l’Ile-de-France », a critiqué Mme Pécresse sur CNews. Jeudi 8 mars, Anne Hidalgo a annoncé avoir signé un nouvel arrêté interdisant la circulation routière sur la rive droite, la précédente mesure ayant été retoquée par le tribunal administratif.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ L’entrepreneur et patron du Medef Hauts-de-Seine a annoncé sa candidature. L’élection est fixée au 3 juillet.
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Medef : Pierre Brajeux, septième candidat à la succession de Pierre Gattaz

L’entrepreneur et patron du Medef Hauts-de-Seine a annoncé sa candidature. L’élection est fixée au 3 juillet.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 17h24
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 17h27
   





                        


Un septième candidat se présente à la succession de Pierre Gattaz, le patron du Medef. Pierre Brajeux, patron du Medef Hauts-de-Seine, a annoncé sa candidature dans un communiqué vendredi 9 mars. « Convaincu que l’environnement dans lequel le Medef évolue est en profond changement, il souhaite faire de l’organisation patronale un Medef de conquête, qui s’adapte pour répondre aux attentes de l’ensemble de ses adhérents », indique le texte.

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                Alexandre Saubot, candidat à la présidence du Medef



Pierre Brajeux, entrepreneur, est le président-fondateur de Torann France, une société de sécurité privée de plus de 2 000 collaborateurs.
« Indépendance financière envers les pouvoirs publics »
Il appelle à « assurer l’indépendance financière du mouvement vis-à-vis des pouvoirs publics, agir en mode projet, apporter les services innovants qui répondent aux besoins des entreprises adhérentes, et travailler en complémentarité pour réconcilier branches et territoires ». « La seule représentation et le paritarisme traditionnel ne peuvent suffire à incarner la création de valeurs de demain », ajoute-t-il.

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Il s’agit du septième candidat qui se lance dans la course, après Patrick Martin, patron du Medef Auvergne-Rhône-Alpes, Frédéric Motte, patron du Medef Hauts-de-France, Jean-Charles Simon, ancien directeur général du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président du Medef, Alexandre Saubot, patron de l’Union des industries et métiers de la métallurgie, et Olivier Klotz, patron du Medef Alsace. L’élection est fixée au 3 juillet.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Le distributeur a annoncé, vendredi, un bénéfice net – part du groupe – en baisse de plus de 53,4 % en 2017, à 275 millions d’euros. En cause, ses mauvais résultats en France, en Italie et en Russie.
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Auchan peine à récolter les fruits de sa transformation

Le distributeur a annoncé, vendredi, un bénéfice net – part du groupe – en baisse de plus de 53,4 % en 2017, à 275 millions d’euros. En cause, ses mauvais résultats en France, en Italie et en Russie.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 16h47
    |

            Cécile Prudhomme








                        



   


L’hypothèse d’une alliance entre Amazon et Système U, qui permettrait à ce dernier de devenir fournisseur de produit de grande consommation du géant américain en France, inquiète-t-elle Auchan ? Absolument pas, si l’on en croit Wilhelm Hubner, le directeur général d’Auchan Retail, la branche commerce du groupe : « ce n’est pas possible sans notre accord. C’est marqué dans les contrats ». Car Système U et le groupe nordiste achètent leurs produits de grande marque en commun afin d’obtenir de meilleures conditions de prix. « Vous imaginez si on négocie les conditions d’achats et qu’on retrouve ces produits sur Amazon ? Serge [Papin, le PDG de Système U] aurait du mieux lire les contrats avant de faire des effets d’annonce », a indiqué au Monde M. Hubner, en marge de la présentation des résultats annuels de l’enseigne, vendredi 9 mars. La plupart des distributeurs sont d’ailleurs liés entre eux par des alliances à l’achat. Une situation qui complique la tâche du géant américain pour s’associer à l’un d’eux sur l’approvisionnement.
Dans l’immédiat Auchan a un autre chantier à mener : redresser la barre dans les pays qui plombent sa situation financière. En 2017, le bénéfice net – part du groupe – d’Auchan Holding a été réduit de plus de la moitié, à 275 millions d’euros. Le chiffre d’affaires hors taxes de sa division commerce, Auchan Retail, n’a progressé que de 0,5 % à changes courants, à 52 milliards d’euros.
Baisse du pouvoir d’achat en Russie
Le groupe a été pénalisé par la baisse du pouvoir d’achat en Russie et, en Italie, du retard pris dans son programme de convergence de marque. En France, où son chiffre d’affaires a reculé de 0,6 %, Auchan souffre de son positionnement sur les hypermarchés, un format en difficulté dans le monde de la distribution. Le groupe possède en France 137 hypermarchés et 350 magasins de proximité, dont une quarantaine d’ultra-proximité. L’enseigne a aussi été pénalisée par la multiplication des opérations de promotion de ses concurrents. « En France, nous avons baissé un peu fortement le poids de la promotion, concède M. Hubner. A mon avis un peu trop. Cela a affecté l’activité de nos hypermarchés. Il faut le faire par palier ».
Depuis plusieurs années, le marché français pèse sur les résultats de l’enseigne, malgré ses nombreuses transformations. En 2015, l’entreprise a été réorganisée sous forme de holding avec trois entités Auchan Retail, pour les activités de distribution, Immochan, pour l’immobilier, et Oney, pour les services financiers. Les responsables des pays ont été remplacés et le groupe a pris le virage du numérique. Fin septembre 2016, une stratégie de « convergence des marques » a été annoncée, juste avant la mise en place début 2017 du plan stratégique « Vision 2025 », centré sur l’alimentaire et le numérique. « En France, à fin juin 100 % du parc de magasins Simply Market aura basculé sous l’enseigne Auchan Supermarché », a indiqué vendredi M. Hubner, précisant que fin 2019 l’ensemble des magasins de proximité dans le monde devra avoir pris le nom Auchan.
Des « espaces cuisine » testés dans certains magasins
Malgré ses efforts de réorganisation (l’état-major a récemment été renouvelé) et ses nombreux projets (en 2017, le groupe annonçait un investissement de 1,3 milliard d’euros sur trois ans pour moderniser ses magasins), le groupe tarde à récolter les fruits de cette stratégie. Il s’est fait distancer sur les produits de grande consommation et les produits frais. Auchan se place en cinquième position, avec seulement 10,7 % du marché au dernier trimestre selon les données de Kantar Worldpanel. Là où d’autres comme Leclerc (21 % du marché), Intermarché (14,8 %), ou Lidl (5,4 %) continuent de progresser.
Si Auchan n’envisage pas, comme certains de ses concurrents de réduire les surfaces de ses hypermarchés, il poursuit actuellement une autre piste. « Notre offre n’est plus suffisamment en ligne avec ce que les clients attendent », constate M. Hubner. L’enseigne teste par exemple des « espaces cuisine » dans une douzaine de ses magasins, où des professionnels de la restauration préparent des petits plats. Sans entrer dans le détail de ses projets, M. Hubner a déclaré, vendredi, que ces tests sont plutôt « satisfaisants. Nous accélérons les projets internes de la révolution de l’hypermarché. Mais nous en sommes encore au même niveau que les concepts car dans l’automobile ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Du canard digérateur de Jacques de Vaucanson aux versions humanoïdes les plus évoluées... « Le Monde » consacre un hors-série au pays des robots.
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édition abonné


Omniprésents robots

Du canard digérateur de Jacques de Vaucanson aux versions humanoïdes les plus évoluées... « Le Monde » consacre un hors-série au pays des robots.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 15h47
    |

                            Alain Abellard








                        



                                


                            

Il fait rêver, fantasmer. Pourtant, ce n’est qu’une machine créée par l’homme et pour l’homme. Parfois, le robot emprunte selon un narcissisme terriblement humain l’apparence de son créateur, avec des versions humanoïdes. Depuis les premiers automates, la robotique est devenue sophistiquée ; à l’échelle du temps humain son histoire est brève, mais indissociable de l’Intelligence artificielle, en pleine expansion, qui simule et reproduit le fonctionnement de l’intelligence humaine avec l’absorption de données gérées avec une puissance de calcul phénoménale.
Le mot « robot » est né en 1920 sous la plume de l’auteur tchèque Karel Capek, qui l’utilisa dans sa pièce de théâtre R.U.R. (Rossum’s Universal Robots). Dérivé de robota, terme tchèque qui signifie « travail, corvée, besogne », le mot dit tout. La robotique, le processus qui permet la conception et la réalisation de machines, mobilise les chercheurs pour maîtriser l’interaction avec le monde réel, à travers des capteurs, des contacts, des actionneurs.
Les robots tiennent aussi de la magie, voire du charme, que leur a donné un Jacques de Vaucanson au XVIIIe siècle avec son canard digérateur et ses autres automates. Voltaire chanta en quelques vers les louanges de cet homme qui osa imiter la vie avec ses créations : « Le hardi Vaucanson, rival de Prométhée, Semblait, de la nature imitant les ressorts, Prendre le feu des cieux pour animer les corps. »
Fiable, sans état d’âme, bosseur
Si les robots ont battu les champions du jeu d’échecs et du jeu de go, grâce aux progrès fulgurants de l’intelligence artificielle, ils demeurent patauds. Hors conditions expérimentales, la maîtrise de la bipédie nécessite des ressources hallucinantes, le toucher pareillement, pour des résultats médiocres, et quant aux émotions et sentiments, voire la conscience, inutile d’en parler, sauf à être un passionné de romans de science-fiction et de transhumanisme, mouvement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Lors d’un point presse improvisé, le ministre de l’économie et des finances a exhorté à « continuer à réduire les déficits et la dette publique ».
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Taxes sur l’acier : Bruno Le Maire met en garde contre « une guerre commerciale avec les Etats-Unis »

Lors d’un point presse improvisé, le ministre de l’économie et des finances a exhorté à « continuer à réduire les déficits et la dette publique ».



Le Monde
 |    09.03.2018 à 14h35
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 14h36
    |

            Audrey Tonnelier








                        


Lors d’un point presse improvisé, vendredi 9 mars à Bercy, le ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, a réagi aux agissements du président américain Donald Trump, qui a signé jeudi les documents imposant des taxes sur les importations d’acier et d’aluminium aux Etats-Unis. Côté français, il a aussi envoyé une fin de non-recevoir face à la grogne parlementaire autour de l’usage à faire de la « cagnotte fiscale ».

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                Donald Trump impose des taxes sur les importations d’acier et d’aluminium



« La France regrette la décision annoncée hier par le président des Etats-Unis d’établir des tarifs sur l’aluminium, l’acier, qui vont peser sur le prix de l’acier et par conséquent sur les activités de toutes les aciéries, en France et en Europe. Je réunirai lundi à Bruxelles l’ensemble des industriels de l’acier qui opèrent en France, pour voir avec eux quelles sont les conséquences sur leurs activités, et quelles sont les mesures qu’ils attendent de la part des pouvoirs publics. »
« Je veux dire très clairement qu’une guerre commerciale entre les Etats-Unis et le reste du monde ne fera que des perdants, a martelé M. Le Maire. Nous allons donc aussi examiner la situation avec l’ensemble de nos partenaires européens, les conséquences au-delà de la France et les mesures qui pourraient être prises par l’ensemble des pays européens. Notre réaction ne peut être que collective si nous voulons qu’elle soit efficace. »
« Ne pas refaire les erreurs du passé »
Interrogé pour savoir si ces mesures pourraient être des mesures de rétorsion, le ministre a rappelé que « la Commission européenne a dit que toutes les mesures étaient sur la table » et a indiqué : « Nous allons en discuter avec elle. » Selon lui, « la première chose à faire, c’est d’avoir une évaluation de l’impact des décisions américaines sur l’industrie européenne et ensuite voir les mesures de réponse à prendre. » 

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                Taxes américaines sur l’acier : les Européens espèrent encore en être exemptés



Par ailleurs, M. Le Maire a réagi aux propos du rapporteur de la commission des finances, Joël Giraud. Ce dernier a estimé, vendredi, dans Les Echos que, compte tenu des rentrées fiscales meilleures que prévu engendrées par la bonne conjoncture économique tricolore, on peut « redistribuer une part de [la] bonne fortune fiscale de la France » aux Ehpad et aux territoires en proie à la désindustrialisation, voire aux personnes bénéficiant de minima sociaux.
Au contraire, le locataire de Bercy a exhorté à « ne pas refaire les erreurs du passé. Dès que les choses allaient mieux, immédiatement, on se mettait à redistribuer l’argent public, c’est-à-dire l’argent des contribuables. La meilleure façon de répondre aux attentes des Français, c’est de rétablir les comptes de la nation, de réduire le déficit, la dette publique. »
« Il ne s’agit pas d’avoir l’obsession du chiffre »
« Les résultats commencent à venir puisque nous serons sous les 3 % de déficit en 2017 », a estimé M. Le Maire, sans confirmer la fourchette de « proche de 2,7 % ou 2,8 % » donnée par M. Giraud. Jusqu’à présent, le gouvernement tablait sur 2,9 % de déficit au titre de 2017.
« Le cap de la réduction des déficits et de la réduction de la dette publique doit être tenu, et il sera tenu, a martelé le ministre. Réduire le déficit sous la barre des 3 %, c’est ce qui nous permettra d’avoir une économie française qui tourne mieux, plus forte, qui créé des emplois pour tous les Français. Il ne s’agit pas d’avoir l’obsession du chiffre, mais l’obsession de comptes publics bien tenus. Aujourd’hui, la dette publique, c’est de l’appauvrissement pour les Français. » Et ce, a-t-il rappelé, « d’autant plus que nous savons que les taux d’intérêts risquent d’augmenter d’ici la fin de 2018 ou le début 2019 et que par conséquent, la charge d’intérêt de la dette sera toujours plus forte ». 

        Lire aussi :
         

                La France va sortir de la situation de « déséquilibres macroéconomiques », selon la Commission européenne



« Nous sommes là pour faire en sorte que les choses aillent mieux pour les Français, que le travail paye davantage », a-t-il encore indiqué. Selon lui, redistribuer une éventuelle « cagnotte fiscale », « ce n’est pas le mandat du président de la République ». « La bonne piste, c’est de continuer avec constance à réduire la dette, à respecter nos engagements européens pour que la parole française conserve toute sa crédibilité en Europe. La voix de la raison, c’est la réduction des déficits et de la dette. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Dans un contexte patrimonial contraint, en plein cœur du Marais, à Paris, l’architecte néerlandais a conçu un jeu de plates-formes permettant de modifier l’espace en une multitude de configurations.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
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Lafayette Ancitipations : la tour de magie architecturale de Rem Koolhaas

Dans un contexte patrimonial contraint, en plein cœur du Marais, à Paris, l’architecte néerlandais a conçu un jeu de plates-formes permettant de modifier l’espace en une multitude de configurations.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 14h00
    |

            Jean-Jacques Larrochelle








                        



                                


                            

Une architecture discrète attend son heure derrière une façade industrielle du XIXe siècle au cœur du quartier du Marais, à Paris. C’est ainsi et ici que ­Lafayette Anticipations - Fondation d’entreprise Galeries ­Lafayette a choisi de se poser. Sur quelque 2 200 m2, l’enseigne privée qui s’ouvre au public le 10 mars se veut à la fois lieu de vie, d’échange, de conception et d’exposition, et revendique une vocation d’intérêt général en faveur des transformations artistiques. A la manœuvre, l’architecte néerlandais Rem Koolhaas et son agence, l’Office for Metropolitan Architecture (OMA), qui signent pour l’occasion leur première réalisation parisienne.
« Il nous fallait un projet radical pour répondre à la dimension modulable du projet, explique Guillaume Houzé, directeur de l’image et de la communication du groupe Galeries Lafayette. Si la présence artistique est palpable, l’activité de production, elle, ne sera pas visible par le public. » Dans le sous-sol du bâtiment, 350 m2 sont consacrés aux outils nécessitant une mise en œuvre lourde (bois, métal, peinture), tandis que les productions plus légères (3D, photo, tissu) seront réservées à des espaces en bordure des étages. Pour le reste : un espace central sans entrave, accessible au plus grand nombre.
Principe de l’ascenseur
L’affaire relève du cas d’école : comment insérer un projet architectural capable de multiplier les scénarios d’espaces dans une échelle plutôt modeste et dans l’un des périmètres les plus protégés de la capitale. Entre les premières esquisses en octobre 2012 et septembre 2014, date à laquelle ont débuté les travaux, les conditions de réalisation se sont complexifiées. Le bâtiment n’est pas inscrit à l’Inventaire des monuments historiques, mais des révisions successives du plan de sauvegarde, élargi depuis 2013 dans le Marais aux bâtiments du XIXe siècle, ont malmené les desseins d’OMA.
Après de multiples...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’économiste Sébastien estime que la réplique de l’Union européenne à la volonté de Donald Trump de taxer fortement les importations d’acier et d’aluminium doit être ferme et coordonnée avec ses partenaires.
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Guerre commerciale : « Il faut répondre à Trump par la politique »

Dans une tribune au « Monde », l’économiste Sébastien estime que la réplique de l’Union européenne à la volonté de Donald Trump de taxer fortement les importations d’acier et d’aluminium doit être ferme et coordonnée avec ses partenaires.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 15h05
    |

Sébastien Jean (Directeur du Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii)







                        



                                


                            
Tribune. L’annonce par Donald Trump de la décision imminente de frapper les importations américaines d’acier d’une taxe de 25 % et celles d’aluminium de 10 % n’est pas seulement un incident commercial de plus. Si elle était confirmée, elle serait profondément déstabilisante pour les relations commerciales internationales et leur cadre institutionnel, pour plusieurs raisons.
Cette annonce suggère que les tenants du nationalisme économique tiennent désormais le haut du pavé à la maison blanche
La taille, d’abord. Les mesures annoncées concerneraient près de 50 milliards de dollars d’importations, une valeur probablement sans précédent pour ce type de mesures, qui plus est dans des secteurs sensibles et sans limitation de durée. La manière, ensuite. En invoquant la sécurité nationale, le président américain signifie on ne peut plus clairement que le politique prime l’économique dans son approche des questions commerciales. C’est aller à l’encontre de l’essence même du système commercial multilatéral, dont l’objet est de s’entendre sur des règles permettant de gérer les tensions éventuelles sans avoir recours au rapport de force politique.

La signification politique, enfin. La question commerciale est âprement débattue depuis le début du mandat de Donald Trump au sein même de la Maison Blanche. Cette annonce suggère que les tenants du nationalisme économique tiennent désormais le haut du pavé, ce que confirme la démission annoncée mardi 6 mars de Gary Cohn, principal conseiller économique du président et représentant emblématique des milieux d’affaires parmi ses proches.
Eviter la surenchère
Même si rien n’est figé dans une administration aussi instable et imprévisible, cela n’augure rien de bon pour la suite, d’autant que l’enquête en cours sur les violations présumées de droits de propriété intellectuelle par la Chine pourrait bientôt venir jeter de l’huile sur le feu, et que le signal envoyé aux lobbys les incitera à redoubler...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Dans une tribune au « Monde », les membres du Cercle Freyssinet Philippe Deleur et Denis Tersen estiment que l’Union européenne doit à la fois préserver les règles multilatérales du commerce et leur donner une nouvelle légitimité.
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Guerre commerciale : « Pour l’Europe, c’est un moment de vérité » face à Washington

Dans une tribune au « Monde », les membres du Cercle Freyssinet Philippe Deleur et Denis Tersen estiment que l’Union européenne doit à la fois préserver les règles multilatérales du commerce et leur donner une nouvelle légitimité.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 14h00
    |

Philippe Delleur et Denis Tersen (Membres  du Cercle Freyssinet, réseau d’anciens responsables  de la direction des relations économiques extérieures)







                        



                                


                            
Tribune. Le président des Etats-Unis avait commencé fort. Dès le lendemain de son installation à la Maison Blanche, il retirait son pays du projet de Partenariat transpacifique, qui devait intégrer commercialement les deux rives du Pacifique, sauf la Chine, et demandait la renégociation de l’Alena, le traité de libre-échange nord-américain. Puis plus rien, ou presque, sur le plan commercial, comme une pause.
Pour le président américain, « les guerres commerciales sont bonnes et faciles à gagner »
Profitant des règlements de comptes au sein de l’administration américaine, les « faucons » ont repris l’initiative. Donald Trump vient d’annoncer l’imposition de droits de douane de respectivement 25 % et 10 % sur l’acier et l’aluminium importés aux Etats-Unis. Et quand le président de la Commission européenne répond que l’Europe fera valoir ses droits et prendra des mesures miroirs contre des produits américains – ce qu’autoriseraient les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) –, le président américain double la mise en prévoyant dans ce cas des droits supplémentaires sur les automobiles européennes (allemandes) achetées par les consommateurs américains, proclamant que « les guerres commerciales sont bonnes et faciles à gagner ».
Si la Chine est l’objectif principal – ou devrait l’être –, elle ne pèse que 6 % des importations américaines d’acier et d’aluminium. Ce sont donc les alliés des Etats-Unis – Europe, Corée du Sud, peut-être Canada – qui sont ciblés en priorité. La désinvolture du président américain n’étonne plus. Restrictions commerciales, escalade des rétorsions et contre-rétorsions, effets de contagion (car il faut bien vendre ailleurs les produits détournés des Etats-Unis)…, la menace est réelle pour toutes les économies majeures.
Un statu quo intenable
Pour l’Europe, c’est un moment de vérité. Elle est en première ligne et va devoir s’affirmer. L’épreuve est sérieuse tant elle peut être tiraillée...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ L’économiste Thomas Breda rappelle, dans une tribune au « Monde », que l’introduction en 2006 en Suisse d’un logiciel mesurant les « écarts injustifiés » n’a guère modifié les inégalités observées.
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« Le logiciel ne permet pas de s’attaquer au problème central du plafond de verre des salaires »

L’économiste Thomas Breda rappelle, dans une tribune au « Monde », que l’introduction en 2006 en Suisse d’un logiciel mesurant les « écarts injustifiés » n’a guère modifié les inégalités observées.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 13h02
    |

Thomas Breda (Chercheur à l’Ecole d’économie de Paris et au CNRS)







                        



                                


                            
Tribune. A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le gouvernement a présenté une cinquantaine de mesures pour s’attaquer à ce qui fut annoncé par le président comme « grande cause du quinquennat », à savoir les inégalités entre les femmes et les hommes. L’une des mesures phares consiste à créer un programme informatique pour les entreprises de plus de cinquante salariés. Il serait intégré aux logiciels de paie et permettrait de calculer les écarts « injustifiés » de salaires.
Le résultat serait obligatoirement rendu public dans l’entreprise et communiqué aux élus du personnel et aux délégués syndicaux. Les entreprises auraient alors trois ans pour résorber ces éventuels écarts « injustifiés » calculés par le logiciel, sous peine de se voir appliquer une pénalité financière, qui serait de 1 % de la masse salariale.

Aurait-on enfin trouvé l’arme ultime pour supprimer les écarts de salaire entre les femmes et les hommes, si difficiles à résorber ? Il se trouve que la proposition faite par le gouvernement n’est en fait pas tellement novatrice. La Suisse en 2006, puis l’Allemagne, le Luxembourg et l’Union européenne, ont mis en place ou proposé des outils similaires. Et il existe déjà un logiciel en accès libre pour la France (http://www.equal-pace.eu/france/). La réforme suisse de 2006 ne rend pas l’utilisation du logiciel obligatoire, mais les entreprises qui détiennent des marchés publics peuvent en revanche être contrôlées et inviter, sous peine de sanctions, à réduire les écarts calculés par le logiciel si les écarts injustifiés dépassent 5 %.

Pour évaluer cette réforme (lien vers PDF en anglais, http://www.sole-jole.org/16275.pdf), l’économiste Giannina Vaccaro a utilisé le fait que seules les entreprises de plus de cinquante salariés sont concernées. En comparant l’évolution des écarts de salaire avant et après la réforme suisse dans les entreprises dont l’effectif est...




                        

                        


<article-nb="2018/03/09/19-14">
<filnamedate="20180309"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180309"><AAMMJJHH="2018030919">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Barista, pizzaïolo, cuistot du futur... Ces machines développées par des start-up s’activent déjà derrière le comptoir ou les fourneaux.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
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En Californie, les robots s’invitent au restaurant

Barista, pizzaïolo, cuistot du futur... Ces machines développées par des start-up s’activent déjà derrière le comptoir ou les fourneaux.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 13h01
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 13h50
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



                                


                            

Robin n’est pas un barista comme les autres, mais il est peut-être « le » barista du futur. Installé depuis fin janvier dans le quartier financier de San Francisco (Californie), ce petit bras mécanique pouvant pivoter sur six axes prépare depuis les boissons commandées par ses clients. Cette première mondiale, selon son concepteur, la start-up californienne Cafe X, illustre le processus d’automatisation qui commence à gagner les cafés et les restaurants.
« La préparation de repas repose en grande partie sur la répétition de tâches physiques qui peuvent être automatisées », souligne Michael Chui, associé au sein du McKinsey Global Institute. D’après cet organisme de recherche, 54 % des actions réalisées dans la restauration et l’hôtellerie peuvent potentiellement être réalisées par un robot. « Cela ne signifie pas pour autant qu’elles le seront car il faut encore que l’automatisation fasse économiquement sens », nuance M. Chui.
Chez Cafe X, l’ensemble du processus est déjà pris en charge par la technologie. Les commandes s’effectuent depuis une application mobile ou la tablette présente sur place. Robin se met ensuite en action. Il saisit un gobelet, le place sous une machine café professionnelle, puis le récupère et le remue légèrement. Moins d’une minute plus tard, le client reçoit une alerte sur son smartphone avec un code lui permettant de récupérer sa boisson. En guise de remerciement, le robot lui adresse alors un petit signe de la main.
L’intelligence artificielle au service du burger
Un seul employé est présent sur place pour répondre aux questions, apporter des conseils et s’assurer du bon fonctionnement de Robin. Les cafés sont vendus entre 3 et 4 dollars (entre 2,40 et 3,25 euros), soit un peu moins cher que chez Starbucks ou Blue Bottle Coffee, une chaîne de la région rachetée en 2017 par Nestlé. Selon les amateurs de café rencontrés sur place, la qualité est au rendez-vous. Sur le site de notation Yelp, Cafe...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Les kits de la société californienne 23andMe seront vendus aux Etats-Unis sans ordonnance. Mais, insistent les autorités de santé, on peut présenter un risque génétique sans pour autant tomber malade.
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Cancer du sein : aux Etats-Unis, des tests de prédisposition bientôt en vente libre

Les kits de la société californienne 23andMe seront vendus aux Etats-Unis sans ordonnance. Mais, insistent les autorités de santé, on peut présenter un risque génétique sans pour autant tomber malade.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 13h00
    |

            Chloé Hecketsweiler








                        



                                


                            

Un test de prédisposition au cancer du sein sera bientôt en rayon chez Walmart ou Amazon. Mardi 6 mars, l’agence de santé américaine, la FDA, a donné son feu vert à la commercialisation des kits de la société californienne 23andMe. Il sera accessible sans ordonnance, contrairement aux tests génétiques déjà sur le marché.

Il suffira aux Américaines de cracher dans un petit tube et de le poster pour savoir si elles sont porteuses de certaines mutations des gènes BRCA1 et BRCA2 associées à un risque élevé de cancer du sein. Les altérations recherchées par 23andMe – 3 sur plus de 1 000 identifiées pour les gènes BRCA – sont le plus souvent retrouvées chez les femmes d’origine ashkénaze (juifs d’Europe orientale et centrale).
Ce test de prédisposition est le second lancé par la société. Le premier a été autorisé par la FDA le 6 avril 2017 et cible dix maladies et syndromes, dont Parkinson et Alzheimer. Vendu 199 dollars (162 euros), il est couplé à un test censé informer le client sur ses origines géographiques et ethniques.
Un tournant dans la position de la FDA
L’autorisation de ces kits marque un tournant dans la position de la FDA qui, en 2013, avait ordonné à 23andMe de les retirer du marché. Dans un courrier adressé à la fondatrice de la société, Anne Wojcicki, l’agence soulignait alors les risques encourus par les patients en cas d’erreur ou de mauvaise interprétation.
Elle estime aujourd’hui que les données communiquées par 23andMe sont suffisantes pour garantir la fiabilité des tests, et que la décision doit revenir au consommateur. Cette décision ouvre la voie aux concurrents de 23andMe – dont Pathway Genomics, Counsyl ou Color Genomics –, qui pourront s’appuyer dessus pour lancer des tests comparables.
Pionnier, 23andMe possède déjà l’une des plus grandes bases de données génétiques au monde, avec plus de 2 millions de profils. Ces informations sont une mine d’or pour les laboratoires pharmaceutiques, qui cherchent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Le risque pour les marchés financiers aujourd’hui n’est pas la volatilité, mais l’instabilité, qui est tout autre chose, juge dans sa chronique pour « Le Monde » Didier Saint-Georges, membre du comité d’investissement de Carmignac.
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« Le véritable risque réside dans des ruptures d’ampleur suffisante pour hypothéquer des années d’accumulation d’épargne »

Le risque pour les marchés financiers aujourd’hui n’est pas la volatilité, mais l’instabilité, qui est tout autre chose, juge dans sa chronique pour « Le Monde » Didier Saint-Georges, membre du comité d’investissement de Carmignac.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 12h54
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 14h49
    |

Didier Saint-Georges (Membre du comité d’investissement de Carmignac)







                        



   


Tout observateur un peu attentif n’a pu manquer de remarquer que la soudaine correction des marchés d’actions au début du mois de février s’est accompagnée d’une brutale remontée des indicateurs de volatilité. Il n’en faut probablement pas davantage pour conforter la perception que volatilité équivaut à risque, et que le fameux indice « Vix » mérite bien son surnom médiatique d’« indicateur de la peur ».
La volatilité représente, techniquement, rien de plus que l’ampleur des variations d’un indicateur quelconque autour de sa moyenne historique. Et les indicateurs de volatilité couramment utilisés, comme le « Vix », sont simplement ceux qui sont implicitement retenus par les professionnels de marchés dans le prix des options sur indices boursiers qu’ils proposent.

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                Comprendre la correction des marchés



Par un mouvement de prudence bien naturel des teneurs de marché, ces volatilités implicites bondissent quand des investisseurs paniqués en grand nombre cherchent à leur acheter des options pour protéger leurs positions. Et cette envolée soudaine de la volatilité est d’autant plus spectaculaire qu’elle fait suite à une longue période où le sentiment de grande confiance des investisseurs (merci les banques centrales !) se reflétait dans un besoin de couvertures très faible, donc des volatilités stables et très basses.
La réalité est qu’il est normal qu’un marché, soumis par nature à de très nombreuses incertitudes, affiche une certaine volatilité
Au fond, c’est d’un seul coup la « volatilité de la volatilité » qui se réveille. Mais tout ceci n’a vraiment d’importance que pour les traders, ou les apprentis spéculateurs qui auraient parié un peu prématurément sur la mort de la volatilité. La réalité est qu’il est normal qu’un marché, soumis par nature à de très nombreuses incertitudes, affiche une certaine volatilité. Depuis le pic de février, l’indice « Vix » est d’ailleurs revenu à des niveaux d’une grande banalité.

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                « Les indices de volatilité seraient les détonateurs de la crise de février »



Le véritable risque de marché pour un investisseur est ailleurs. Il réside dans des ruptures d’ampleur suffisante pour hypothéquer parfois des années d’accumulation d’épargne. De tels phénomènes restés célèbres se sont produits dans les marchés actions lors du krach d’octobre 1987, lors de l’invasion du Koweït par l’Irak en août 1990, en 2002 dans le sillage de l’éclatement de la bulle Internet, et bien sûr en 2008.
Facteurs de déstabilisation
En se gardant d’exagérer les parallèles entre des situations radicalement différentes, il faut toutefois reconnaître dans ces phénomènes de véritables déstabilisations de situations d’équilibre apparemment bien installées. On peut même voir dans les périodes de grande stabilité l’origine, si ce n’est la cause, d’une grande vulnérabilité à un choc externe, lui-même souvent très difficile à anticiper. Si l’on veut scruter les risques de marchés aujourd’hui, c’est dans les éventuels facteurs de déstabilisation de la longue et fructueuse convalescence des marchés post-2008 qu’il faut donc chercher.
En partant du constat que l’intervention extraordinaire des banques centrales a été la première cause de confort des marchés depuis 2009, la modification de leur attitude constitue bien le premier risque de déstabilisation. Les banques centrales ont acheté pour 11 000 milliards de dollars d’actifs financiers depuis 2009. En 2018, la Fed en revendra pour 400 milliards, et la banque centrale européenne réduira progressivement à zéro ses achats. Ce renversement de tendance constitue un risque d’instabilité majeur, a fortiori dans un monde toujours surendetté.
L’intervention des banques centrales a eu une autre conséquence indirecte : le creusement des inégalités entre les détenteurs de patrimoines financiers, qui ont profité de la hausse des marchés, et les simples salariés qui n’ont pas constaté d’amélioration de leur niveau de vie. Ce creusement a favorisé (parmi d’autres facteurs) l’avènement de dynamiques contestataires puissantes (de ce point de vue, l’issue des récentes élections en Italie fait écho à l’élection de Donald Trump aux Etats-Unis en 2016).

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                Des « dérivés sur indice » à la dérive des marchés



Ces mouvements sont enclins à remettre en cause les credo du libéralisme économique et de la globalisation, au profit de ceux du keynésianisme et du protectionnisme. Ils représentent en ce sens pour les marchés une menace à l’équilibre qui les a portés depuis de longues années.
Moteur économique
Heureusement pour les investisseurs, les marchés ont pour moteur central la microéconomie (la santé des entreprises) et la macroéconomie (la santé des économies), qui est capable de transcender ces risques. Tant que ce moteur économique tourne lui-même de façon équilibrée sur tous ses cylindres, les marchés peuvent s’accommoder de beaucoup de menaces hypothétiques. C’est encore le cas aujourd’hui. Mais il faut être lucide sur le fait que le prochain ralentissement économique mettra à jour ces fragilités.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Dans le cas de la SNCF ou d’EDF, l’Etat dispose de tous les leviers pour faire converger performance et « enjeux sociaux et environnementaux ». Mais sans profits, l’objet social reste inatteignable, explique Philippe Escande, journaliste au « Monde ».
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Objet social : des entreprises publiques en première ligne

Dans le cas de la SNCF ou d’EDF, l’Etat dispose de tous les leviers pour faire converger performance et « enjeux sociaux et environnementaux ». Mais sans profits, l’objet social reste inatteignable, explique Philippe Escande, journaliste au « Monde ».



Le Monde
 |    09.03.2018 à 12h46
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. A quoi sert une entreprise ? A créer de la richesse pour la société, pour ses employés et pour ses actionnaires, diront les économistes. La difficulté réside évidemment dans l’arbitrage entre ces trois bénéficiaires, chacun s’estimant injustement servi. Mais au-delà se pose également la question de sa responsabilité. Elle doit respecter la loi, mais doit-elle aller au-delà ? C’est l’enjeu de la discussion ouverte par le gouvernement sur l’objet social de l’entreprise.

Ce vendredi 9 mars, Nicole Notat, ancienne dirigeante de la CFDT, et Jean-Dominique Senard, PDG de Michelin, ont remis leur rapport sur le sujet. Ils suggèrent qu’elle considère désormais aussi « les enjeux sociaux et environnementaux de son activité ». Mais quels sont ces enjeux qui dépassent le cadre législatif ? Le bien-être de la population en général ? La protection de l’environnement ? Et qui les fixe ? A ce tarif, un fabricant de tabac, d’alcool ou de canons devrait rapidement arrêter son activité.
Le gouvernement qui reçoit ces propositions peut déjà se faire les dents sur deux cas intéressants pour lesquels il dispose de tous les leviers. Il s’agit de la SNCF et d’EDF.
L’Etat, pompier pyromane
Dans les deux cas, il cherche à faire converger objectifs sociaux et économiques. C’est pour, dit-il, sauver le train, ses qualités écologiques et territoriales, qu’il estime que l’entreprise doit profiter de l’ouverture à la concurrence pour gagner en efficacité et en productivité. Sauver l’objet social par la contrainte du marché. Si l’entreprise était plus économe, en termes d’organisation et de coûts salariaux, elle pourrait consacrer ses ressources retrouvées à l’investissement, évitant au passage à l’Etat de jouer régulièrement les pompiers pyromanes.

EDF est confronté à une problématique similaire, même si le groupe est plus avancé dans le processus. Pour lui, la concurrence est déjà là, il perd une centaine...




                        

                        


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Nouvelles suppressions d’emplois chez Snap

La maison-mère de l’application de messagerie instantanée va supprimer 120 postes d’ingénieurs informatiques aux Etats-Unis. C’est la quatrième vague de licenciements en six mois.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 12h35
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 13h39
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



   


Nouvelle vague de licenciements chez Snap, la quatrième en six mois. Jeudi 8 mars, la maison-mère de l’application de messagerie instantanée Snapchat a confirmé la suppression de plus de 120 postes d’ingénieurs informatiques, soit environ 4 % de ses effectifs. Chahutée à Wall Street depuis ses débuts boursiers en mars 2017, la société cherche à contenir la hausse de ses dépenses. Selon le site spécialisé The Information, elle ambitionne même de devenir rentable dès cette année.

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                Snapchat : des résultats décevants vont conduire à une refonte de l’application



Les licenciements d’ingénieurs sont très rares dans les entreprises high-tech américaines cotées en Bourse. La direction de Snap assure cependant que sa décision n’est pas motivée par les finances, mais par la volonté de restructurer son organisation pour la rendre plus efficace. « Nous souhaitons débrider la vitesse et la productivité », assure Jerry Hunter, le responsable de l’ingénierie, dans un message adressé aux salariés. Il espère également corriger « les carences technologiques accumulées ces dernières années », peut-être une référence à l’application Android, toujours à la traîne.
Colère des usagers
Cette annonce intervient alors que Snapchat vient de lancer le déploiement d’une nouvelle version. Celle-ci sépare les contenus partagés par les amis et ceux postés par la communauté et les médias partenaires. Elle introduit aussi un algorithme informatique pour déterminer l’ordre d’affichage. Ces changements ont suscité la colère de nombreux utilisateurs. Sur l’AppStore d’Apple, la note de l’application ne s’élève qu’à 1,8 sur 5.
Par ailleurs, une pétition en ligne totalisant plus de 1,2 million de signatures, réclame le retour au précédent design. Et plusieurs célébrités, comme la star de la télé-réalité Kylie Jenner, ont exprimé leur mécontentement. Fidèle à ses habitudes, la société n’a pas testé cette refonte auprès d’un petit groupe d’utilisateurs comme le font ses rivaux, reconnaît-on en interne. De quoi susciter l’inquiétude des investisseurs redoutant une baisse de l’activité et des recettes publicitaires. Depuis le 15 janvier, l’action a chuté de 10 %.
Les précédents plans sociaux avaient été plus modestes, ne concernant chacun qu’une vingtaine de salariés. Ils avaient touché les équipes de recrutement, la branche responsable des contenus pour la rubrique Discover et la division chargée des Spectacles, des lunettes de soleil dotées d’une caméra dont les ventes décevantes se sont traduites par une charge de 40 millions de dollars (32,5 millions d’euros). En 2017, M. Spiegel avait prévenu que le rythme des embauches allait ralentir en 2018. Et il avait annoncé des « choix difficiles ».
Un moyen de maintenir la pression
D’après Bloomberg, Snap aurait notamment décidé de ne pas verser de bonus en 2017, expliquant que les objectifs annuels n’avaient pas été atteints. Connue pour ses méthodes de managements brutales, l’entreprise s’est aussi dotée d’un nouveau système de notation de ses employés. Un moyen de maintenir la pression : les 120 personnes licenciées faisaient partie des moins bien classées.
Après une année difficile en Bourse, Snap a publié début février des résultats financiers jugés encourageants par les marchés. Son chiffre d’affaires a progressé plus fortement que prévu au quatrième trimestre 2017. Sa perte nette a été moins importante que redouté. Son application a également attiré neuf millions de nouveaux utilisateurs, la meilleure performance en près de deux ans.
Mais devenir rentable dès 2018 est un objectif ambitieux, si ce n’est impossible à atteindre. L’an passé, la société de Venice Beach a en effet accusé une perte nette de 1,4 milliard de dollars (1,1 milliard d’euros), sans tenir compte des 2 milliards de dollars liés à l’enregistrement dans les comptes, au moment de l’introduction en Bourse, des actions versés ces dernières années aux salariés.
En 2017, les dépenses de Snap ont augmenté à un rythme plus élevé que son chiffre d’affaires. Et elles ont été trois fois supérieures aux recettes. En moyenne, les analystes anticipent un déficit de 600 millions de dollars pour 2018. Ils n’attendent pas la rentabilité avant 2021. Au mieux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Le sociologue Vincent-Arnaud Chappe rappelle dans une tribune au « Monde » la généalogie de la mesure des inégalités de salaire homme-femme en entreprise, et le risque de s’en tenir à des évaluations biaisées.
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« Les indicateurs ne peuvent se substituer à une réelle politique d’égalité professionnelle »

Le sociologue Vincent-Arnaud Chappe rappelle dans une tribune au « Monde » la généalogie de la mesure des inégalités de salaire homme-femme en entreprise, et le risque de s’en tenir à des évaluations biaisées.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 12h30
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 14h41
    |

Vincent-Arnaud Chappe (Sociologue)







                        



                                


                            

Tribune. Le gouvernement vient de décider de généraliser l’usage d’un logiciel pour calculer l’écart de salaire entre les femmes et les hommes dans les entreprises, afin d’obliger ces dernières à résorber les inégalités salariales d’ici 2022. Ce logiciel s’inscrit dans une longue histoire des équipements statistiques des entreprises en faveur de l’égalité.
A l’origine, avec la grande loi Roudy de 1983 sur l’égalité professionnelle, les entreprises de plus de 300 salariées et salariés se voient obligées de produire annuellement un « rapport de situation comparée entre les femmes et les hommes » (RSC). On attend de lui qu’il objective les écarts de situation avec l’idée que leur révélation suffira à faire bouger les directions. Mais l’outil reste très peu défini par la loi et sera de fait très peu utilisé.
Changement de logique
Un tournant a lieu en 2001, avec le vote de la « loi Génisson » qui instaure pour les entreprises de plus de 50 salariés une obligation de négocier sur l’égalité professionnelle. Dans cette optique, le RSC est rénové, l’Etat fixant un nombre important d’indicateurs obligatoires.
En 2006, une loi sur l’égalité salariale oblige les entreprises à résorber les écarts salariaux d’ici 2010. Cette date butoir sera finalement supprimée, mais entame un changement de logique : le passage d’une obligation de moyen – négocier avec les syndicats – à une obligation de résultat – supprimer les écarts. Le RSC ne sert plus tant à établir un constat en amont qu’à être un outil de suivi des politiques d’égalité.

Dans cette optique, une commission est mise sur pied et aboutit à la création d’un modèle Excel standardisé. Progressivement, les différents acteurs investissent le RSC, surtout avec l’apparition, à partir de 2013, de sanctions pour les entreprises qui n’ont pas négocié. Les syndicats créent des formations, les cabinets de conseil aident les entreprises à produire et analyser leur diagnostic chiffré.
L’Agence...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Seuils, intéressement, participation... Le texte doit comprendre une soixantaine de mesures pour aider les PME-ETI à grandir et mieux associer les salariés à leurs résultats.
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Ce que prévoit le projet de loi Pacte pour les entreprises

Seuils, intéressement, participation... Le texte doit comprendre une soixantaine de mesures pour aider les PME-ETI à grandir et mieux associer les salariés à leurs résultats.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 12h30
    |

            Audrey Tonnelier








                        



                                


                            

Ce doit être un texte de « transformation » de l’économie, à même de donner une « nouvelle armature » au tissu entrepreneurial français, selon le ministre de l’économie Bruno Le Maire. Le projet de loi du Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte) devrait comprendre une soixantaine de mesures hétéroclites, souvent techniques, tournées vers deux objectifs : aider les PME-ETI (petites et moyennes entreprises, entreprises de taille intermédiaire) françaises à grandir et mieux associer les salariés à leurs résultats.
Le texte, qui sera présenté le 18 avril en conseil des ministres, doit faire l’objet d’une ultime réunion à Matignon, samedi 10 mars, en présence, outre M. Le Maire, des ministres Nicole Belloubet (justice) et Muriel Pénicaud (travail) et des secrétaires d’Etat Mounir Mahjoubi (numérique) et Delphine Gény-Stéphann (économie). Il sera envoyé la semaine prochaine au Conseil d’Etat.

Selon la méthode, chère à l’exécutif, de « co-construction », Pacte a fait l’objet d’une vaste consultation des chefs d’entreprises, des partenaires sociaux et des parlementaires. L’ouverture à la concurrence de nouveaux secteurs ou la désindexation du smic, trop sensibles politiquement, ont été écartées.
Réforme de l’intéressement
Outre les éléments relatifs à la mission des entreprises inspirés du rapport Notat-Senard, il devrait comprendre une réforme de l’intéressement et de la participation, pour « faire en sorte que tous les salariés, même ceux des PME, puissent en bénéficier », plaide-t-on à Bercy. Cela devrait notamment passer par une baisse du forfait social, cette contribution à la charge des employeurs, appliquée sur les rémunérations, et pouvant aller jusqu’à 20 %.
Simplification des seuils sociaux et fiscaux
Ensuite, une simplification des seuils sociaux et fiscaux qui imposent de nouvelles obligations aux entreprises à partir de 11, 20 ou 50 salariés (aide au logement,...




                        

                        

