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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ La sportive, connue jusqu’ici comme Wilfrid Forgues, a raconté à « L’Equipe » ce qui l’a conduite à réaliser sa transition, 22 ans après avoir remporté les JO d’Atlanta en canoë biplace.
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Sandra Forgues, première championne olympique française ouvertement transgenre

La sportive, connue jusqu’ici comme Wilfrid Forgues, a raconté à « L’Equipe » ce qui l’a conduite à réaliser sa transition, 22 ans après avoir remporté les JO d’Atlanta en canoë biplace.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 18h33
   





                        



   


Vingt-deux ans après les Jeux olympiques d’Atlanta où elle avait été sacrée championne olympique en canoë biplace (chez les hommes), celle qui s’appelait à l’époque Wilfrid Forgues refait à nouveau la « une » de L’Equipe, vendredi 9 mars. A 48 ans, Sandra Forgues est la première sportive française de haut niveau à raconter le parcours qui l’a amenée, il y a six mois, à réaliser sa transition.

L'OM et l'OL font la une de @lequipe ce vendredi ! 

— lequipe (@L'ÉQUIPE)


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« Je vis un rêve. Jusque-là, j’avais une vie sociale, familiale et professionnelle vraiment réussie. J’étais engagée dans un milliard de trucs. Mais ma vie intime était en prison, a expliqué Mme Forgues au quotidien sportif. En France, je suis la première. Mais je ne pense pas être la seule. »
« Le sport était un exutoire »
Sandra Forgues raconte que ses premiers souvenirs liés à son identité remontent à l’enfance, lorsqu’elle avait 6 ou 7 ans.
« Tous les soirs, je priais pour renaître en fille. J’avais des robes, des habits féminins que j’avais piqués ou fabriqués, que je planquais. […] Prendre l’apparence d’une femme a toujours été apaisant pour moi. »
Malgré ses questionnements, Sandra Forgues a vécu en homme, pendant des décennies. Elle s’est mariée, a eu deux enfants. Et a mené un « combat quotidien » contre elle-même.
« A chaque fois que je devais lutter contre moi-même, je me réfugiais dans le sport, dans mes capacités physiques qui étaient assez fortes. Je surjouais même. Je me forgeais un corps de “marines”. […] J’étais dans le refoulement, dans le mensonge.
[…] Pour moi, le sport était un exutoire, une façon de me dire, “mais si, tu es normal. Tu réussis, alors, arrête tes conneries”. Quand j’ai été sélectionné aux JO, je me suis dit, ça y est, tu es un vrai mec, tu es passé à autre chose. Mais on ne lutte pas contre soi-même. » 
En septembre 2016, l’épouse de Sandra Forgues découvre par hasard ses affaires féminines à leur domicile. C’est cet incident qui la décidera, finalement, à sortir de son silence.
« Je pensais que ce serait difficile, eh bien non »
Dans le milieu sportif, son entourage tombe des nues. Frank Adisson, avec qui elle a été sacrée championne olympique, est le premier à être informé de sa décision. « D’entrée de jeu, il a été super bienveillant, explique Sandra Forgues. Tous mes potes ont pris une claque mais il y a cette intelligence du sport qui est de dire, il faut que je comprenne. »
Elle rencontre la même bienveillance au Centre de ressources, d’expertise et de performance sportive (Creps) de Toulouse, où elle est présidente du conseil d’administration.
« C’est moi qui ai pris une claque. Je pensais que ce serait très difficile, eh bien non. […] Tout le monde m’a officiellement demandé de poursuivre mes missions. » 
Sandra Forgues regrette malgré tout « l’omerta très forte » qui règne dans le monde du sport concernant l’homosexualité ou la transidentité :
« En France, je suis la première [à révéler ma transidentité]. Mais je ne pense pas être la seule. Ce n’est pas le fait d’être la première qui m’intéresse, c’est le fait de ne pas être la seule. J’ai envie de transmettre un message de bonheur. » 
A l’étranger, d’autres sportifs de haut niveau ont déjà effectué et révélé leur transition, telles Caitlyn Jenner, une ancienne décathlonienne américaine née Bruce Jenner, ou Philippa York, ancienne cycliste britannique née Robert Millar.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ La présence du virus de l’influenza aviaire de gène H5 a été mise en évidence lors d’un contrôle. Cet agent pathogène est « sans menace pour l’homme » selon la préfecture.
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Grippe aviaire : 7 450 canards abattus dans le Finistère

La présence du virus de l’influenza aviaire de gène H5 a été mise en évidence lors d’un contrôle. Cet agent pathogène est « sans menace pour l’homme » selon la préfecture.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 18h29
   





                        


Un cas d’influenza aviaire faiblement pathogène a été identifié dans un élevage de canards du Finistère, et 7 450 canards de l’élevage vont être abattus, a annoncé vendredi 9 mars la préfecture du Finistère.
La présence du virus de l’influenza aviaire de gène H5 a été mise en évidence lors d’un contrôle, dans le cadre d’un plan de dépistage de la direction générale de l’alimentation, dépendante du ministère de l’agriculture, a indiqué la préfecture du Finistère dans un communiqué. Afin d’éviter une propagation du virus, « une mesure de confinement des volailles avec restriction de leurs mouvements est prise temporairement dans un rayon d’un kilomètre autour de l’exploitation », a précisé le communiqué.
« L’agent pathogène, qui infecte les oiseaux sauvages et les oiseaux domestiques, et dont la circulation est connue, est sans menace pour l’homme » poursuit la préfecture du Finistère.
Plus de 120 000 canards abattus depuis début 2018
Cet abattage massif est loin d’être le premier en 2018. Depuis le début de l’année, ont été abattus par précaution :
25 000 canards dans le Morbihan, début février ;16 000 canards en Vendée, fin février ;19 000 canards dans le Gers, début et fin février ;8 500 canards dans les Deux-Sèvres, début mars ;19 000 canards en Maine-et-Loire, début mars ;20 200 canards en Loire-Atlantique, début février et début mars ;8 000 canards en Lot-et-Garonne, début mars ;7 450 canards dans le Finistère, début mars.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ François Saint-Pierre, avocat spécialiste du droit pénal et également avocat au « Monde », a répondu à vos questions sur la réforme de la justice.
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« Il y a longtemps en France que l’on a abandonné un système de jurés populaires vraiment souverain »

François Saint-Pierre, avocat spécialiste du droit pénal et également avocat au « Monde », a répondu à vos questions sur la réforme de la justice.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 18h00
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 18h40
   





                        


François Saint-Pierre, avocat spécialiste du droit pénal et également avocat du Monde, répond à vos questions sur la réforme de la justice.

   


Arnaud : L’idée selon laquelle les magistrats professionnels jugeraient plus sévèrement que le jury d’assises vous semble-t-elle réaliste ? La création de cette nouvelle juridiction paraît être justifiée par cette hypothèse et par la volonté d’alléger la charge de travail des cours d’assises, qu’en pensez-vous ?
L’expérience des cours d’assises montre que les verdicts des jurés sont très variables d’un procès à l’autre, d’une ville à l’autre, sévères ou cléments. Et ceux des magistrats professionnels, dont c’est le métier, plus constants. Mais pas nécessairement plus durs. Les cours d’assises chargées de juger les affaires de terrorisme, sans jurés populaires, depuis 1986, ont montré à plusieurs reprises que, au contraire, elles pouvaient acquitter les accusés ou les condamnés plus modérément que des cours d’assises avec jurés populaires.
On ne peut donc pas soupçonner Nicole Belloubet, ministre de la justice, d’un tel but inavoué. D’ailleurs, souvenez-vous qu’en 2011, sous la présidence de M. Sarkozy, l’introduction de jurés devant les tribunaux correctionnels avait été envisagée justement pour plus de sévérité… Un projet vite abandonné.

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                Justice : pourquoi réformer les assises ?



Monik : Ne plus faire juger certains crimes par les citoyens, c’est remettre fondamentalement en cause un principe essentiel de la justice, non ? Considérez-vous que c’est un tournant ?
Le jury est une création révolutionnaire, c’est vrai, qui date de 1791. Mais depuis, que de changements. Sous le Ier Empire, les jurys étaient composés de bourgeois, seulement des hommes. Sous Vichy, en 1941, leur nombre a été réduit de douze à six, et les jurés délibèrent depuis avec les magistrats professionnels. Il y a longtemps en France que l’on a abandonné un système de jurés populaires vraiment souverain.
Jules : Cette dénomination qui est « tribunal criminel » n’est-elle pas une violation du droit fondamental de la présomption d’innocence ?
Ce terme désigne clairement le tribunal chargé de juger les crimes. Je ne pense pas qu’il induise un préjugement de culpabilité de l’accusé. En revanche, il sera essentiel que la procédure qui y sera suivie permette à l’accusé de se défendre de manière effective, avec une garantie forte de sa présomption d’innocence.

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Anaïs : Ne pensez-vous pas qu’au regard du projet présenté actuellement et des nombreuses réformes retirant toute spécificité aux cours d’assises (je pense notamment au récent arrêt du Conseil constitutionnel instituant une obligation de motivation de la peine), cette juridiction telle qu’on la connaît soit finalement vouée à disparaître ? Ne sommes-nous pas simplement face à une première étape dans la suppression totale des jurés ?
Vous avez raison, la question se pose sérieusement. Mais ce n’est pas nouveau. En 1995, Jacques Toubon, qui était garde des sceaux, avait proposé un système similaire à celui que propose aujourd’hui Mme Belloubet, un peu différent : en première instance, des juges professionnels avec deux jurés, et en appel une cour d’assises complète. Les avocats s’y étaient farouchement opposés. Le projet avait été abandonné. Mais depuis, en 2000, la loi a permis de faire appel des verdicts, ce qui a entraîné en 2011 la réforme nécessaire de la motivation des verdicts.
Kik : La motivation principale de cette réforme est-elle la réduction des coûts du procès ?
C’est exact, le souci d’économie est toujours présent dans ces réformes. Mais pas seulement. Madame Belloubet a aussi avancé la durée des procédures qui est trop longue. La transformation de la procédure criminelle répond aussi à ce souci. Actuellement, la procédure devant le juge d’instruction dure en moyenne trois ans, puis il faut attendre un an pour le procès de cour d’assises de première instance, et encore douze à dix-huit mois pour passer en appel, où se tient un nouveau procès à l’identique du premier. C’est un système globalement très lourd, pas seulement économiquement, mais aussi moralement pour les victimes et leurs familles, pour les accusés et leur famille.
Bordelais : [Le Monde] parle d’une « réforme mineure de la carte judiciaire ». Pourtant, en cherchant à délester les cours d’appel « régionales » d’un certain nombre de contentieux spécialisés au profit des cours « territoriales », le ministère de la justice ne procède-t-il pas à une réforme au contraire massive de la carte judiciaire ?
C’est une question que nous pouvons légitimement nous poser. Ce n’est pas nous qui parlons de « réforme mineure de la carte judiciaire », mais la ministre ! Les avocats de tous les barreaux de France sont très attachés à leurs tribunaux, pas seulement pour eux-mêmes, mais surtout parce qu’ils savent par expérience professionnelle que les gens, les justiciables, ont besoin de tribunaux près de chez eux, comme d’hôpitaux et de médecins.
Soyons attentifs, sans préjuger du développement de la réforme en cours, car d’un autre côté, comment nier que l’organisation judiciaire a vraiment besoin d’être modernisée ?
Kik : « Aujourd’hui, des affaires sont requalifiées de crime en délit et passent en correctionnelle plutôt qu’en cour d’assises parce que les parties préfèrent avoir un jugement plus rapide. » Je m’étonne de ce propos de la ministre. Rencontre-t-on vraiment des parties défendant les intérêts de la victime (Parquet ou constitution de partie civile) qui préfèrent que le procès soit correctionnalisé ?
Oui, je vous le certifie. Les avocats conseillent leurs clients et clientes en leur expliquant comment se déroule un procès de cour d’assises, et nombreux préfèrent un procès correctionnel où ils ou elles n’auront pas à exhiber leur vie privée, leur souffrance, leur intimité, dans des délais de jugement beaucoup plus courts. C’est une réalité.
Kik : En tant qu’avocat, que pensez-vous de la mise en place d’un dossier numérique unique ? Quelles conséquences dans l’exercice de votre métier ?
La numérisation de la justice est en marche (sans jeu de mots) et c’est inéluctable. J’en suis personnellement un partisan convaincu. Les avocats travaillent beaucoup plus efficacement ainsi. Et il en est de même des magistrats, des greffiers, des policiers et des gendarmes, qui le confirmeront je pense. Bien sûr cela implique de nouvelles méthodes de travail auxquelles chacun doit s’accoutumer. Mais n’est-ce pas ainsi dans tous les domaines ?
Maxardéchois : La fusion des tribunaux d’instance et tribunaux de grande instance ne risque-t-elle pas de restreindre l’accès à la justice des justiciables vivant en zone rurale ?
C’est un risque, nous devons être vigilants sur les propositions concrètes qui seront faites. Je pense que les magistrats et les avocats qui exercent leurs fonctions dans les régions rurales défendent bien leur point de vue et seront entendus.
Myriam : Quel est le calendrier de cette réforme ?
Nous sommes en mars, souhaitons que les projets importants soient discutés au Parlement dans le courant de cette année 2018.
… : Pouvez-vous expliquer à des non initiés ce que signifie rendre les mesures exécutoires en première instance au civil ? Ce n’était pas le cas ?
Il y a un grand principe : c’est celui du droit de toute personne qui a perdu son procès de faire appel, et tant que cet appel n’est pas jugé, le jugement de première instance est suspendu, il n’est pas « exécutoire ». C’est cela qui semble devoir être remis en cause. Distinguons bien la justice pénale et la justice civile.
En matière de justice pénale, le caractère suspensif de l’appel est un droit constitutionnel et il est hors de question de le remettre en cause.En matière civile c’est différent, mais si l’appel ne devait plus être suspensif par principe, il faudrait prévoir une procédure très rapide permettant de demander à ce qu’il le soit, car, sans être vexant pour les magistrats, il arrive que de mauvais jugements soient rendus, dont l’exécution immédiate pourrait provoquer des conséquences très graves.
Je ne suis donc pas moi-même favorable à cette réforme.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Une infographie met en avant 29 eurodéputés français qui n’ont pas voté en faveur de l’interdiction de ces méthodes destinées à faire changer d’orientation sexuelle. Mais plusieurs ont changé leur vote a posteriori.
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« Thérapies de conversion » des homosexuels : quels eurodéputés ont changé leur vote ?

Une infographie met en avant 29 eurodéputés français qui n’ont pas voté en faveur de l’interdiction de ces méthodes destinées à faire changer d’orientation sexuelle. Mais plusieurs ont changé leur vote a posteriori.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 17h40
    |

                            Jean-Gabriel Fernandez








                        


Le Parlement européen a voté, le 1er mars, un texte appelant les Etats membres à interdire les thérapies de conversion, c’est-à-dire les pratiques visant à « soigner » l’homosexualité. Avec 435 votes en faveur de la motion, 109 contre et 70 abstentions, le texte a été adopté largement, bien qu’il ne soit pas contraignant. Pourtant, certains eurodéputés français se sont opposés à la motion.
Des membres de la communauté LGBT+ dénoncent depuis le vote les « homophobes » parmi les députés européens. Une infographie diffusée sur Internet affirme que 34 eurodéputés français se sont opposés à la motion. Cette information est incorrecte.

🏳️‍🌈🇪🇺🇫🇷 Thérapies de conversion : Voici donc les 34 députés européens français irresponsables qui ont osé voter contre ou s'abstenir. Avec, sans surprise, majoritairement des @FN_officiel, @_LesPatriotes et @lesRepublicains dans cette ignominie 😷😷. #ShameOnYou pic.twitter.com/IZLhDodyuh— Nicolas (@NicoHikona) 4 mars 2018


Pourquoi c’est imprécis
6 députés ont changé leurs votes
Les 34 députés en question ont effectivement voté contre la motion dans un premier temps, mais 6 d’entre eux ont changé leur vote a posteriori. L’infographie ne tient en effet pas compte des corrections qui peuvent être émises dans les jours suivant un vote au Parlement européen.
Les eurodéputés Michèle Alliot-Marie et Geoffroy Didier (Les Républicains), Florian Philippot, Mireille d’Ornano et Sophie Montel (Les Patriotes) ainsi que Tokia Saïfi (Agir, la droite constructive) ont demandé la correction de leur vote, pour se prononcer en faveur de l’interdiction des thérapies de conversion. Brice Hortefeux, étonnamment, va à contre-courant. Alors qu’il avait voté en faveur de la motion, l’ex-ministre de l’intérieur sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy a choisi de se rétracter, rejoignant le camp opposé à la motion lors de la correction de son vote. Tous les représentants des Patriotes (extrême droite), et d’Agir, accusés d’être opposés à l’interdiction, ont donc en réalité voté en faveur de la motion.
Les 29 eurodéputés qui ont voté contre l’interdiction des thérapies de conversion sont donc les suivants :





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        █▓▄ Γ▀▀▀▀▀ΓΓ ,  █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌  Σ▓▄,╙█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌   ▀█▓▄,Γ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓█
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Liste des 29 candidats opposés à l'interdiction des thérapies de conversion



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*Les députés non inscrits n’appartiennent à aucune formation politique au sein du Parlement européen. La plupart sont d’extrême droite. Les trois non inscrits français sont Bruno Gollnisch, Aymeric Chauprade et Jean-Marie Le Pen.
Que sont les thérapies de conversion ?
Les thérapies de conversion, ou thérapies de réorientation sexuelle, sont un ensemble de pratiques visant à changer l’orientation sexuelle d’une personne. Communes aux Etats-Unis, elles sont souvent employées sur des adolescents homosexuels ou transgenres contre leur gré. Ces thérapies peuvent passer par l’injection massive de testostérone ou par l’aversion, qui consiste à faire subir des électrochocs au sujet tout en lui montrant des images d’actes homosexuels afin de l’en dégoûter. Quelque 700 000 Américains âgés de 18 à 59 ans auraient été soumis à ce genre de pratiques, selon une récente étude de The Williams Institute.
Avec ce vote, le Parlement européen emboîte le pas à l’Organisation des nations unies, qui s’était déjà prononcée contre les thérapies de conversion en 2015, les qualifiant de « violentes » et « abusives ».
En France, ces pratiques sont encore légales, bien que rares. Dans l’Union européenne, les thérapies de conversion ne sont illégales qu’à Malte et dans certaines régions autonomes espagnoles (Madrid et Valence). Le Brésil est le premier pays à les avoir bannies en 1999, mais le débat sur leur légalité a repris en 2017. Hormis ceux-là, seuls la Suisse, Taïwan et neuf Etats américains ont interdit les procédures médicales visant à changer l’orientation sexuelle d’une personne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ La Ville de Paris va lancer une consultation pour remanier le quartier parisien, un chantier qui s’étendra sur 9 hectares au cœur de la capitale
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Comment Paris veut métamorphoser le quartier Montparnasse

La Ville de Paris va lancer une consultation pour remanier le quartier parisien, un chantier qui s’étendra sur 9 hectares au cœur de la capitale



Le Monde
 |    09.03.2018 à 17h33
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 18h20
    |

            Grégoire Allix








                        



   


Après la tour, la dalle. La maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo, a annoncé, vendredi 9 mars, le lancement d’une consultation pour remanier profondément le quartier Montparnasse. Un chantier de 9 hectares en plein Paris, qui vise à réparer « le traumatisme de l’urbanisme des années 1970 », selon les mots de Mme Hidalgo, et à redonner de l’attrait à « ce quartier emblématique de Paris ». « Nous allons casser la dalle et faire disparaître le centre commercial, on pourra aller à pied et à l’air libre de la rue de Rennes à la gare SNCF », résume son adjoint chargé de l’urbanisme, Jean-Louis Missika. Une révolution.
Au pied de la tour de 210 mètres, mal-aimée des parisiens, le quartier Montparnasse, qui fut, il y a un siècle un des moteurs culturels de la capitale, a souffert de la brutalité de l’urbanisme qu’on appelait alors moderne : un aménagement sur dalle qui rend l’espace public confus, un dédale souterrain d’équipements, de voiries, de parkings, un parc hors-sol – le Jardin atlantique – caché derrière des barres d’immeubles, un centre commercial massif qui ferme par un mur la perspective depuis la rue de Rennes…
Les nouveaux habits de la tour Montparnasse ont été dévoilés le 19 septembre 2017. L’équipe Nouvelle AOM, lauréate du concours d’architecture, promet de transformer le monolithe marron de 1973 en éclat de verre clair, alliant ouverture, végétalisation et recherche de sobriété énergétique. Restait à transformer son environnement. « Il faut recomposer un tissu urbain cohérent avec l’urbanisme parisien », résume Gilles Vuillemard, le président de l’Ensemble immobilier tour Maine-Montparnasse (EITMM), qui regroupe les 290 copropriétaires de la tour et de l’ensemble commercial de 35 000 m2.
Le temps presse
Le temps presse : une partie des acteurs du quartier ont commencé leur mue sans attendre la Ville. Au-delà de la métamorphose de la tour Montparnasse, les propriétaires de sa petite sœur, la tour CIT, posée sur le centre commercial, préparent sa transformation. La gare SNCF est déjà en travaux pour absorber une hausse de 50 % de son trafic de 55 millions de voyageurs par an.
A deux pas de la gare, un autre centre commercial, Gaîté-Montparnasse, a entrepris, à l’été 2017, son chantier de rénovation sous la houlette de l’architecte néerlandais Winy Maas – un centre Leclerc va s’y installer, peut-être suivi par un magasin Ikea. Au-dessus de la gare, face au jardin Atlantique, la barre CNP envisage un rafraîchissement et les locaux du Musée du Général-Leclerc, qui va déménager, font l’objet d’un appel à projets de la municipalité… « Il va falloir mettre tous ces projets en cohérence et bien coordonner ce qui relève de l’espace public et du secteur privé », relève M. Missika.
Une délibération va être mise au vote, d’ici la fin mars, au Conseil de Paris, pour lancer une étude urbaine par le biais d’un groupement de commandes entre la Ville de Paris et l’EITMM. Quatre équipes pluridisciplinaires – urbanistes, architectes, paysagistes, spécialistes du commerce ou de la mobilité… – seront retenues avant l’été et entreront dans un « dialogue compétitif » avec la Ville et l’EITMM pour proposer les grands principes d’aménagement du nouveau quartier. L’équipe lauréate sera désignée début 2019.
« Retrouver un schéma urbain parisien »
« Nous avons une idée majeure : prolonger la rue de Rennes jusqu’à la gare et retrouver un schéma urbain parisien, un aménagement en pleine terre, avec le même volume de commerces, mais disposés le long des rues », explique Jean-Louis Missika. Encore faudra-t-il convaincre l’ensemble des propriétaires de boutiques – de gros acteurs comme Habitat et les Galeries Lafayette, mais aussi une myriade de petites sociétés – de s’associer au projet. Faute de quoi, la Ville devrait en passer par une déclaration d’utilité publique et des expropriations. « Ce sera compliqué, mais c’est faisable, l’objectif est que personne ne soit lésé », assure M. Missika.
Pour le reste, la programmation du futur quartier est libre : les équipes pourront proposer des espaces publics et paysagers, mais aussi la construction d’ensembles de logements ou de bureaux le long des nouvelles rues… sans se sentir enfermées dans le gabarit haussmannien, qui limite à 37 mètres la hauteur des bâtiments. Une liberté d’autant plus précieuse que c’est la vente des droits à construire qui financera l’opération d’aménagement…
« Solutions sensibles et douces »
« Je ne crois pas que la solution soit d’ajouter deux ou trois nouveaux gratte-ciel à côté de la tour Montparnasse, il faudra privilégier des solutions sensibles et douces », précise néanmoins Anne Hidalgo, alors que le débat sur les hauteurs des bâtiments enflamme régulièrement la politique parisienne. Le projet devra enfin désenclaver le Jardin atlantique et, à l’autre extrémité de la zone, « piétonniser » la place du 18-juin-1940, aujourd’hui toute dévolue à l’automobile.
Vaste chantier, parti pour durer des années dans un périmètre qui constitue une importante porte d’entrée dans la capitale. « Il va falloir qu’on s’organise pour que le quartier ne soit pas en travaux pendant les Jeux olympiques [JO] », reconnaît Jean-Louis Missika. Une première phase de travaux pourrait être programmée pour s’achever au printemps 2024, puis une seconde démarrer à l’automne, à l’issue des JO. Un planning chirurgical qui témoigne d’une grande confiance dans le déroulement des chantiers.

Voies sur berges : Valérie Pécresse en appelle à l’Etat
La présidente (LR) de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, a, vendredi 9 mars, appelé l’Etat à intervenir dans le dossier de la piétonnisation des voies sur berges, à Paris, « pour mettre en cohérence l’ensemble des plans » de circulation de la capitale et des communes alentours. « Paris est au cœur de la région » ; or le nouvel arrêté interdisant la circulation routière signé par la maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo, « n’est pas compatible avec le plan de déplacement urbain de l’Ile-de-France », a critiqué Mme Pécresse sur CNews. Jeudi 8 mars, Anne Hidalgo a annoncé avoir signé un nouvel arrêté interdisant la circulation routière sur la rive droite, la précédente mesure ayant été retoquée par le tribunal administratif.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ L’entrepreneur et patron du Medef Hauts-de-Seine a annoncé sa candidature. L’élection est fixée au 3 juillet.
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Medef : Pierre Brajeux, septième candidat à la succession de Pierre Gattaz

L’entrepreneur et patron du Medef Hauts-de-Seine a annoncé sa candidature. L’élection est fixée au 3 juillet.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 17h24
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 17h27
   





                        


Un septième candidat se présente à la succession de Pierre Gattaz, le patron du Medef. Pierre Brajeux, patron du Medef Hauts-de-Seine, a annoncé sa candidature dans un communiqué vendredi 9 mars. « Convaincu que l’environnement dans lequel le Medef évolue est en profond changement, il souhaite faire de l’organisation patronale un Medef de conquête, qui s’adapte pour répondre aux attentes de l’ensemble de ses adhérents », indique le texte.

        Lire aussi :
         

                Alexandre Saubot, candidat à la présidence du Medef



Pierre Brajeux, entrepreneur, est le président-fondateur de Torann France, une société de sécurité privée de plus de 2 000 collaborateurs.
« Indépendance financière envers les pouvoirs publics »
Il appelle à « assurer l’indépendance financière du mouvement vis-à-vis des pouvoirs publics, agir en mode projet, apporter les services innovants qui répondent aux besoins des entreprises adhérentes, et travailler en complémentarité pour réconcilier branches et territoires ». « La seule représentation et le paritarisme traditionnel ne peuvent suffire à incarner la création de valeurs de demain », ajoute-t-il.

        Lire aussi :
         

                Petites phrases et petites manœuvres au Medef



Il s’agit du septième candidat qui se lance dans la course, après Patrick Martin, patron du Medef Auvergne-Rhône-Alpes, Frédéric Motte, patron du Medef Hauts-de-France, Jean-Charles Simon, ancien directeur général du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président du Medef, Alexandre Saubot, patron de l’Union des industries et métiers de la métallurgie, et Olivier Klotz, patron du Medef Alsace. L’élection est fixée au 3 juillet.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Bourses et réseaux spécifiques, recul du management à la papa... La féminisation des fonctions de direction est en marche.
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MBA : quand les femmes se font une place

Bourses et réseaux spécifiques, recul du management à la papa... La féminisation des fonctions de direction est en marche.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 15h46
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 16h17
    |

                            Gwenole Guiomard








                        



                                


                            

Le temps des MBA est-il enfin venu pour les femmes ? Une fenêtre de tir semble ouverte à l’intention des « apprenties manageuses ». Volonté de briser le « plafond de verre », de diversifier les équipes, de promouvoir des diplômes qui « rapportent » – autant qu’ils coûtent cher –, pousse les écoles à ­féminiser à tout-va leurs MBA.
L’Essec (44 000 euros le MBA temps plein) met en place « des politiques pour diversifier le MBA en termes de nationalités, d’expériences et de genre, commente Thomas Jeanjean, directeur général adjoint de l’établissement chargé de la formation continue. Ces programmes sont pleins à craquer et la liste d’attente pour les ­intégrer est longue ».
L’Insead (80 000 euros), qui s’apprête à fêter le 50e anniversaire de la première femme ayant intégré le MBA (1968), lève des fonds pour augmenter les bourses destinées aux femmes. « Nous espérons leur faciliter l’accès au programme MBA », confie Nida Januskis, la dirigeante du département des anciens élèves de l’Insead.
« Gérer l’incertitude »
A l’heure de #metoo, les changements managériaux connaissent un coup d’accélérateur dans les entreprises – et donc dans le contenu des MBA. « Les dirigeants faisant pleurer leurs collaborateurs sont condamnés à disparaître. C’est donc le bon ­moment pour les femmes, réputées fortes dans le lien social, de décrocher un MBA et sa technicité managériale pour devenir dirigeantes », affirme Elisabeth Moreno, PDG de Lenovo France et diplômée de l’EMBA Essec-université de Mannheim (2006).

« Si le “clonage” consistant à n’embaucher que des patrons masculins n’était pas dangereux dans l’ancien monde, il l’est dans le nôtre où il faut gérer l’incertitude », observe Clarisse Reille, présidente de Grandes écoles au féminin. Aujourd’hui, les entreprises les plus performantes sont à la recherche d’une gestion du personnel différente. Elles veulent ­s’entourer de manageurs sachant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ L’imam est visé par une procédure d’expulsion engagée par le ministre de l’intérieur en janvier 2018 pour des propos incitant à la haine et à la discrimination.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Voie ouverte à l’expulsion d’un imam salafiste algérien installé à Marseille

L’imam est visé par une procédure d’expulsion engagée par le ministre de l’intérieur en janvier 2018 pour des propos incitant à la haine et à la discrimination.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 15h31
   





                        


Une commission de magistrats a ouvert, jeudi 8 mars, la voie à l’expulsion d’un influent imam salafiste algérien, El Hadi Doudi, à la demande du ministre de l’intérieur. Il est soupçonné d’avoir mené des prêches radicaux et haineux à l’encontre des juifs et de ceux qu’il qualifie de « mécréants » dans sa mosquée marseillaise.
L’avis de la commission fait suite à la procédure d’expulsion engagée par le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, à la fin du mois de janvier 2018. Quelques semaines plus tôt, au mois de décembre 2017, un arrêté de la préfecture de police des Bouches-du-Rhône daté du 11 décembre 2017 avait ordonné la fermeture pour six mois de la mosquée As-Sounna où officie l’imam.

        Lire aussi :
         

                Procédure d’expulsion engagée contre El Hadi Doudi, imam d’une mosquée salafiste marseillaise



Pour éviter l’expulsion, M. Doudi, arrivé en France en 1981 et père de sept enfants dont les trois derniers sont mineurs, a proposé à l’audience, par la voix de son avocat, de cesser ses prêches et de « renoncer à son poste d’imam ». La commission a de son côté relevé sa « situation familiale ambiguë » ; divorcé, il conteste deux mariages religieux avec des femmes étrangères de 43 et 21 ans, évoqués par les services de renseignement.
Des appels à la discrimination, à la haine ou à la violence
La commission départementale d’expulsion des étrangers relève qu’une « forme d’impunité a longtemps prévalu » face à « l’idéologie » de M. Doudi, qui nie l’autre « dans sa singularité et son humanité », de façon « attentatoire aux principes fondamentaux de la République ». Vingt-cinq prêches prononcés entre 2013 et septembre 2017 ont été épinglés par une note blanche des services de renseignement.
En cause, des discours qui « appellent à la défaite et à la destruction des mécréants », « incitent à l’application de la loi du talion à l’encontre de ceux qui combattent Dieu et son prophète et à l’égard desquels la sentence de Dieu est la mort ou la crucifixion ». Ou encore des propos qui « présentent les juifs comme des “impurs”, “les frères des singes et des porcs” et incitent à prononcer la formule “Allah akbar” dans les lieux publics pour “effrayer les mécréants” ».
Ses positions sur la mise à mort des auteurs d’adultère lui sont également reprochées. « Il m’est insupportable d’entendre des musulmans critiquer la lapidation, la qualifiant de barbarie, alors que la loi de Dieu y fait référence pour les personnes coupables d’adultère », avait-il déclaré publiquement. « Oui, j’ai parlé de cela », a précisé l’imam à l’audience mercredi, « car c’est la charia islamique mais je n’ai pas dit qu’il fallait pratiquer cette loi ».

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Egalement questionné sur des propos très violents tenus en 2013 à l’encontre des caricaturistes de Mahomet et maintenus en ligne sur son site, même après les attentats perpétrés en France, M. Doudi s’est défendu : « J’ai dit qu’on n’était pas d’accord mais je n’ai pas incité les gens à les tuer, ni à manifester. »
Son avocat, Nabil Boudi, avait accusé les autorités d’avoir « extirpé quelques citations parmi des dizaines de milliers de prêches ». « Il peut s’agir de versets du Coran, de propos tronqués par la traduction ou de bouts de phrases », avait-il souligné. M. Doudi représente « un islam rigoriste, orthodoxe » que les autorités peuvent parfois considérer comme « borderline », mais « il n’y a pas d’appel au djihad, pas d’appel au terrorisme », selon lui.
Une influence qui dépasse la ville de Marseille
La mosquée de l’imam El Hadi Doudi, installée dans l’un des quartiers les plus pauvres de Marseille, est l’une des cinq plus vastes de la cité phocéenne. Elle a accueilli ces dernières années plusieurs fidèles se réclamant d’Al-Qaida ou qui ont rejoint l’Irak et la Syrie, soulignait le préfet de police en décembre.
La note des services de renseignement recense dix-sept mosquées du département où s’exercerait l’influence de l’imam Doudi et où il « a implanté un de ses fervents disciples ». Comme par exemple à Gardanne, où l’imam qui « assure les cinq prières de la semaine à As-Sounna délivre à une mosquée le prêche du vendredi ».
Mais l’influence de l’imam dépasse les frontières du département par le biais d’Internet, où il est très suivi ; son site cumule 3,5 millions de consultations depuis le mois d’avril 2005.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Le premier ministre, Edouard Philippe, et la ministre de la justice, Nicole Belloubet, ont dévoilé, vendredi, les principaux axes de la réforme de la justice.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Le dernier survivant des commandos du 13-Novembre a dédouané un suspect soupçonné de l’avoir aidé dans sa cavale, mais refusé d’évoquer sa propre implication dans les attentats.
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Attentats du 13-Novembre : Salah Abdeslam s’exprime pour la première fois

Le dernier survivant des commandos du 13-Novembre a dédouané un suspect soupçonné de l’avoir aidé dans sa cavale, mais refusé d’évoquer sa propre implication dans les attentats.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 15h15
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 18h46
   





                        


Muet depuis deux ans, Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos djihadistes du 13 novembre 2015, s’est exprimé pour la première fois devant le juge français chargé de l’enquête. Il a dédouané un suspect soupçonné de l’avoir aidé dans sa cavale, mais refusé d’évoquer sa propre implication dans les attentats.
Confronté vendredi 9 mars à Ali Oulkadi, un proche de son frère Brahim, mort en kamikaze dans les attaques du 13-Novembre, Salah Abdeslam, 28 ans, a ainsi affirmé n’avoir « jamais sollicité » l’aide de ce suspect, selon une source proche du dossier.
Le suspect-clé des attentats qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis a en revanche exercé son droit au silence pendant le reste de la confrontation, qui a duré un peu plus d’une heure, dans le bureau de Christophe Teissier, l’un des six magistrats chargés du dossier. Il a refusé d’être assisté par un avocat. Détenu le plus surveillé de France à Fleury-Mérogis, au sud de Paris, Salah Abdeslam avait été extrait de sa cellule vendredi matin.

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                Attentat du 13-Novembre : deux ans après, les révélations de l’enquête



Au lendemain des attentats, déposé à Bruxelles par deux amis, Mohamed Amri et Hamza Attou, venus de Belgique le récupérer en région parisienne, il avait rejoint Ali Oulkadi dans un café de la capitale belge.
Les enquêteurs considèrent que ce dernier ne pouvait ignorer la préparation des attaques, son ADN ayant été retrouvé dans l’un des appartements « conspiratifs » de la cellule franco-belge ayant servi à la confection des ceintures explosives des commandos, à Schaerbeek.
Lors de cette confrontation également révélée par France Inter et Europe 1, Salah Abdeslam a affirmé qu’Ali Oulkadi n’était jamais entré dans cet appartement, d’après la source proche du dossier. Le 14 novembre 2015, « il ne pouvait pas savoir que j’étais l’ennemi numéro un », a-t-il ajouté, selon cette source.
« Cacher la vérité »
L’avocate française d’Ali Oulkadi, Marie Dosé, a déclaré qu’elle allait « dans les meilleurs délais déposer une demande de remise en liberté pour [son] client ». « Salah Abdeslam n’a parlé que pour une chose : innocenter Ali Oulkadi », a relevé de son côté l’avocat belge de ce dernier, Didier de Quévy. Mais pour Samia Maktouf, avocate de parties civiles, on ne peut pas dire que Salah Abdeslam « coopère avec la justice (…), ses interventions étant toujours orientées pour cacher la vérité ».
Arrêté le 18 mars 2016 dans la commune bruxelloise de Molenbeek après quatre mois de cavale, Salah Abdeslam avait minimisé son rôle devant les enquêteurs belges avant de se murer dans le silence : il avait jusqu’à présent refusé de parler aux juges français depuis son transfert en France et sa mise en examen, le 27 avril 2016, pour assassinats terroristes. En avril 2017, il avait ainsi écouté en silence les quelque 150 questions de Christophe Tessier.
Et, lors du procès en février à Bruxelles pour la fusillade survenue en mars 2016 avec des policiers dans la capitale belge qui avait précipité la fin de sa cavale, il n’avait pris la parole que très brièvement, uniquement pour contester la légitimité du tribunal, affirmant « placer [sa] confiance en Allah et c’est tout ». Il avait ensuite refusé de retourner à l’audience.
Des zones d’ombre entourent encore son rôle précis au sein de la cellule. Les investigations montrent qu’il a déposé ce soir-là les trois kamikazes du Stade de France, au nord de Paris, avant d’abandonner une ceinture explosive, laissant penser qu’il devait lui aussi mener une attaque suicide.
Proche du Belgo-Marocain Abdelhamid Abaaoud, coordinateur présumé des attentats, il a aussi eu un rôle important de logisticien, louant véhicules et planques en région parisienne, et est également soupçonné d’avoir convoyé à travers l’Europe, depuis la zone irako-syrienne, dix djihadistes pour la plupart impliqués dans les tueries de Paris et de Bruxelles du 22 mars 2016 (32 morts).

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                Cinq questions sur le procès à Bruxelles de Salah Abdeslam






                            


                        

                        


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Du beau-frère au beauf, pour le meilleur et pour le pire


                      Il n’est pas toujours beau. Et ce n’est jamais votre frère. Le beau-frère, devenu héros populaire au cinéma en beauf, vaut-il mieux que sa caricature ?



Le Monde
 |    09.03.2018 à 15h03
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 16h57
    |

                            Michel Dalloni








                              

                        

Le beau-père a son film, Beau-père. Une œuvre sombre tournée par Bertrand Blier (1981), d’après son propre roman ­ (Robert Laffont, 1980). Le beau-fils a son livre, Le Beau-fils. Un ouvrage tout aussi sombre signé par Emmanuel Bove (Grasset, 1934 ; réédition au Castor Astral, 2016). Le beau-frère, lui, n’a pas grand-chose. Mis à part une tête d’affiche à moustache, Gérard Jugnot dans Le Beauf (Yves Amoureux, 1986), ou récemment, une incarnation sur grand écran sous les traits de Jeff Tuche (moustache toujours, coupe mulet, chaussettes de sport à toute heure) et, dans la vraie vie, une place aux dîners de fête familiaux, généralement située pile en face d’un des quatre pieds de la table. La vie du beau-frère n’est pas un long fleuve tranquille, plutôt un interminable bizutage.
Alors que, selon les chercheurs, la famille du XXIe siècle prospère plus par les alliances que par les liens du sang, on aurait pu croire que ce germain affin (son nom scientifique) montre la voie, qu’il incarne la modernité malgré les pulls marron et les cravates en tricot qu’on s’obstine à lui offrir. Eh bien non, cette occasion-là aussi, il l’a ratée. Il reste pour l’éternité une pièce rapportée, un inconnu, un dadais quand il est grand, une demi-portion quand il est trop petit, et, dans tous les cas, le mari de votre sœur (ou de votre frère depuis la loi du 17 mai 2013 sur le mariage pour tous). Bref, le type qui a commis l’irréparable.
Le mariage ne suffit pas à l’intégration du beau-frère  
Tout commence à la mairie la plus proche. Deux familles. Des amis. Un sermon républicain. Deux « oui ». Un baiser. Des applaudissements. Quelques youyous, s’il le faut. Des registres à signer. Un concert d’avertisseurs, un convoi de véhicules automobiles (le Hummer jaune canari piloté par Jeff Tuche). Et hop, le beau-frère nouveau est arrivé ! A partir de maintenant, il va lui falloir déployer une stratégie, faire ses preuves. Devenir un autre,...




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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Le terme a connu une drôle de trajectoire : titre élogieux au Moyen Age, le vocable, abrégé au XXe siècle, a viré à la caricature. Et c’est ainsi que le beauf est devenu infréquentable.
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Du « beau-frère » au « beauf », retour sur l’évolution d’un mot


                      Le terme a connu une drôle de trajectoire : titre élogieux au Moyen Age, le vocable, abrégé au XXe siècle, a viré à la caricature. Et c’est ainsi que le beauf est devenu infréquentable.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 15h01
    |

                            Michel Dalloni








                              

                        

Dans la famille, il est là depuis aussi longtemps que le mariage. Dans le lexique, sa présence remonte au Moyen Age, circa 1300. Ses racines sont latines. Selon Aurore Vincenti, linguiste, auteure du récent Les Mots du bitume (Le Robert, 2017), l’union de cet adjectif (« beau ») et de ce nom (« frère ») a été consacrée « pour célébrer la bonté, la valeur, l’appréciabilité de ce membre rapporté du cercle familial. “Beaux-arts”, qui apparaît, lui, au XVIIe siècle, est construit de la même façon », relève la linguiste. Beau-frère était donc un terme élogieux, un titre enviable et son attribution, une marque d’affection. Limite compliment. Le Moyen Age, tout une époque… Quelques siècles auparavant, on employait le mot de « sororge » ou « sœurorge », du latin sororius, désignant ce qui est relatif à la sœur. Moche comme tout, sororge n’a pas résisté à l’usage.
Une institution malmenée par Mai 1968
Beau-frère s’est imposé avant d’être raboté au fil du temps, réduit à son abréviation. « “Beauf” apparaît dans les années 1930 dans le langage populaire, assure Aurore Vincenti. On raccourcit, ce qui est la preuve d’une familiarité certaine. Il n’y a alors rien de négatif là-dedans. Beau-frère, c’est un peu guindé. Beauf, c’est complice. » Ça ne va pas durer. Après Mai 1968, comme beaucoup d’institutions, la famille est emportée par la révolution (ou par la chienlit, c’est selon). Le beau-frère, le beauf, le tonton, malmené par ses neveux en colère, devient sa propre caricature. Cabu s’en empare. Un personnage est né (Mon Beauf’, Ed. du Square, 1976). Une expression aussi.
Et voilà notre beauf rejoignant au panthéon de l’ignoble le BOF de Jean Dutourd (Au bon beurre, Gallimard, 1952), commerçant en beurre, œufs et fromage, d’où l’acronyme, qui s’enrichit sans vergogne durant l’Occupation grâce au marché noir. Une honte. Une plaie. Le sort en est jeté : le beauf est disqualifié, méprisable...




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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Selon Nicolas Jonas, professeur agrégé de sciences économiques et sociales, le beau-frère acquiert une vraie place dans la famille grâce aux enfants, que ce soit les siens ou ses neveux.
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« En tant que mari de la sœur, le beau-frère part de loin car cette relation, qui est aussi sexuelle, est un tabou »


                      Selon Nicolas Jonas, professeur agrégé de sciences économiques et sociales, le beau-frère acquiert une vraie place dans la famille grâce aux enfants, que ce soit les siens ou ses neveux.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 14h59
    |

                            Michel Dalloni








                              

                        

Nicolas Jonas, professeur agrégé de sciences économiques et sociales, aujourd’hui analyste à l’OCDE, est l’un des rares chercheurs français à avoir enquêté sur la place des germains affins, ces parents par alliance dont l’étude aide à comprendre les contours de la famille moderne. Il est, entre autres, l’auteur de « Beaux-frères, belles-sœurs. Les relations entre germains affins » (Terrains & Travaux n° 10, 2006), « Famille ou belle-famille ? La matrilatéralité des échanges au sein de la parenté » (avec Marie-Clémence Le Pape, SociologieS, 2007), « Au nom du sang : amour et filiations » (avec Marie-Clémence Le Pape et Bérangère Véron, Informations Sociales n° 144, décembre 2007).
Cabu le ringardise, Renaud le brocarde. « Les Tuche » en fait un emblème. Pourquoi le beauf est-il une figure si populaire ?
Au contraire de Cabu ou de Renaud, Les Tuche (réalisé par Olivier Baroux) ne met pas en scène un beau-frère (ou beauf) mais une famille où se mêle la naïveté, la ringardise et les fautes de goût qu’on regroupe souvent sous le terme condescendant de « beaufitude ». Le rapprochement entre le personnage du beau-frère et celui du beauf, justement, est ce qui traduit le mieux la popularité de la figure du beau-frère : ce parent, qui n’en est pas un, cet étranger familier qu’on ne prend aucun risque à railler puisque nous sommes nous-même le beau-frère de notre beauf.
Pourquoi vous êtes-vous intéressé à la place du beau-frère dans la famille ?
L’analyse de la parenté a longtemps été réservée à l’ethnologie. Quand les sociologues se sont emparés du sujet, ils se sont concentrés sur la filiation directe (parents/enfants) ou alternée (grands-parents/petits-enfants). Les travaux se limitaient aux consanguins en ignorant l’ensemble des alliés. Par exemple, il existe très peu de statistiques sur les beaux-frères ou les belles-sœurs. Or, la famille se construit actuellement...




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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Le gouvernement veut réserver les procès d’assises aux crimes « les plus graves ». Mais en quoi consiste cette juridiction particulière, qui associe les citoyens aux décisions ?
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Justice : pourquoi réformer les assises ?

Le gouvernement veut réserver les procès d’assises aux crimes « les plus graves ». Mais en quoi consiste cette juridiction particulière, qui associe les citoyens aux décisions ?



Le Monde
 |    09.03.2018 à 13h53
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 17h44
    |

            Adrien Sénécat et 
Anne-Aël Durand








                        


Le gouvernement veut « accélérer » le délai de jugement des affaires criminelles en réformant les assises, qui pourraient désormais être réservées aux crimes les plus graves, punis de plus de vingt ans de prison, comme l’explique la ministre de la justice, Nicole Belloubet, dans un entretien au Monde publié vendredi 9 mars. Quels sont les enjeux de cette réforme ? Quels étaient le fonctionnement et le rôle des assises jusqu’à présent ? Le point en cinq questions.

        Lire aussi :
         

                Nicole Belloubet veut un « tribunal criminel » à la place des assises



1. En quoi consistent les jurys d’assises ?
La cour d’assises, dont le nom est instauré sous Napoléon, en 1810, est l’héritage du tribunal criminel, mis en place à la Révolution française, sur le modèle anglo-saxon. Pour en finir avec la justice arbitraire de l’Ancien Régime, les accusés y sont jugés par leurs concitoyens, aidés de magistrats.
Le nombre de jurés a évolué dans le temps, passant de douze à neuf, puis désormais six citoyens tirés au sort sur les listes électorales. Agés d’au moins 23 ans, ils doivent savoir lire et écrire, et ne pas se trouver en incapacité (être sous tutelle, avoir déjà été condamné pour un crime ou un délit, ou être un fonctionnaire révoqué) ou dans des cas d’incompatibilité (parlementaire, membre du gouvernement, magistrat, policier ou gendarme, proche d’une des parties prenantes de la procédure…). Etre juré est un devoir civique et les jurés sont tenus de répondre à la convocation. Ils sont formés et indemnisés. Quatre peuvent être récusés par l’accusé et trois par le ministère public (que l’on appelle aussi « parquet »).
Outre ces jurés, la cour est aussi composée de trois juges professionnels, un président et deux assesseurs, qui sont des magistrats du tribunal de grande instance ou de la cour d’appel. Le ministère public y est représenté par l’avocat général.
Comme le jury d’assises est censé constituer une représentation du peuple français, son verdict a longtemps été incontestable (hors recours à la Cour de cassation ou à des révisions), mais la loi de 2000 sur la présomption d’innocence a instauré la possibilité de faire appel pour réexaminer l’affaire, devant une autre cour d’assises. Dans ce cas, le nombre de jurés populaires passe de six à neuf.

        Lire aussi :
         

                La lente érosion du rôle des jurés citoyens



2. Dans quel cas siègent-ils ?
La cour d’assises a pour objet de juger des majeurs ou des mineurs de plus de 16 ans qui sont accusés d’avoir commis des crimes de droit commun, c’est-à-dire les infractions les plus graves du code pénal, passibles de plus de dix ans de prison, alors que les délits sont jugés par les tribunaux correctionnels, composés de magistrats professionnels.
Il peut s’agir de meurtre ou d’assassinat (homicide prémédité), de torture, de viol, de vol avec violence, de trahison envers l’Etat, escroquerie en bande organisée…
Les crimes liés au terrorisme ou au trafic de drogue sont jugés par une cour d’assises spéciale, où les jurés sont remplacés par des magistrats professionnels. Ceux qui sont commis par un membre du gouvernement dans le cadre de ses fonctions sont jugés par la Cour de justice de la République (qu’Emmanuel Macron souhaite supprimer) où les jurés sont des parlementaires.
Il existe une cour d’assises dans chaque département mais ce n’est pas une juridiction permanente. Elle se réunit généralement tous les trois mois pour une quinzaine de jours, mais c’est le président qui décide de la durée accordée à chaque affaire. Les audiences sont en principe publiques, sauf si le jury décide d’un huis clos.
La cour d’assises peut prononcer des peines de prison, ferme ou avec sursis, des amendes ou des peines complémentaires (obligation de soins). Les arrêts rendus doivent être motivés par écrit.
3. Combien d’affaires sont jugées aux assises ?
En 2016, les cours d’assises ont rendu 3 280 verdicts dont 536 en appel, selon les chiffres du ministère de la justice. Soit environ 0,3 % des 1,2 million de décisions rendues par les juridictions pénales françaises.

   


Les principales données existantes montrent que les cours d’assises ne sont pas particulièrement clémentes avec les accusés. Entre 90 % et 95 % sont condamnés en premier ressort en moyenne.


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Plus de 90 % des prévenus sont condamnés en cour d’assises
Ratio entre condamnés et acquittés en cour d’assises en premier ressort de 2010 à 2014

Source : Ministère de la justice



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Environ 90 % des affaires ayant fait l’objet de condamnation aux assises en 2014 étaient des crimes. Il s’agissait en premier lieu de viols (environ 38 %), de vols criminels (25 %) et d’homicides volontaires (16 %).
4. Quelles sont les critiques parfois formulées contre les assises ?
Une partie des difficultés des cours d’assises sont techniques. Depuis plusieurs années, les assises font face à un afflux de dossiers supérieur à leur capacité de traitement. Dans la mesure où il n’y a qu’une cour d’assises par département, cela se traduit par un « stock » de dossiers, c’est-à-dire d’affaires en attente de jugement, qui augmente au fil des années. On en comptait ainsi 1 800 au 31 décembre 2014 – ainsi que 530 en cour d’assises d’appel, chiffre en hausse de 42 % en trois ans, selon le ministère.
Cette situation est l’une des raisons qui poussent à la correctionnalisation de certains dossiers. Par exemple, des affaires de viols sont régulièrement requalifiées en agressions sexuelles, ce qui fait qu’ils sont ensuite jugés en correctionnelle, et non aux assises. Une différence qui réduit grandement le délai entre la fin de l’instruction et le jugement.

        Lire aussi :
         

                Affaires de viols : le jugement hors des cours d’assises est déjà une réalité



D’autres critiques questionnent le fait même de faire participer des citoyens ordinaires au travail judiciaire. Certains pointent le supposé « aléa des verdicts » des décisions des cours d’assises ou critiquent le fait que les critères de sélection des jurés ne seraient pas suffisamment exigeants.
5. En quoi la réforme voulue par le gouvernement consiste-t-elle ?
L’idée du gouvernement est de réserver les cours d’assises en première instance aux crimes « les plus graves », ceux qui sont punis de plus de vingt ans de prison, explique la ministre de la justice, Nicole Belloubet. C’est le cas de l’ensemble des meurtres et assassinats (entre trente ans de prison et la perpétuité selon les cas), ainsi que des crimes commis en récidive.
Les crimes punis de vingt ans de réclusion ou moins, comme les viols et les vols criminels, ne seront plus renvoyés aux assises. Ils seront désormais jugés dans un nouveau « tribunal criminel départemental ». Mais ils seront transférés aux assises en cas d’appel.
Les détails de la mesure, qualifiée d’« expérimentation » par la ministre, ne sont pas encore arbitrés.

        Lire aussi :
         

                Les principaux axes de la réforme de la justice






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ L’économiste Thomas Breda rappelle, dans une tribune au « Monde », que l’introduction en 2006 en Suisse d’un logiciel mesurant les « écarts injustifiés » n’a guère modifié les inégalités observées.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
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« Le logiciel ne permet pas de s’attaquer au problème central du plafond de verre des salaires »

L’économiste Thomas Breda rappelle, dans une tribune au « Monde », que l’introduction en 2006 en Suisse d’un logiciel mesurant les « écarts injustifiés » n’a guère modifié les inégalités observées.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 13h02
    |

Thomas Breda (Chercheur à l’Ecole d’économie de Paris et au CNRS)







                        



                                


                            
Tribune. A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le gouvernement a présenté une cinquantaine de mesures pour s’attaquer à ce qui fut annoncé par le président comme « grande cause du quinquennat », à savoir les inégalités entre les femmes et les hommes. L’une des mesures phares consiste à créer un programme informatique pour les entreprises de plus de cinquante salariés. Il serait intégré aux logiciels de paie et permettrait de calculer les écarts « injustifiés » de salaires.
Le résultat serait obligatoirement rendu public dans l’entreprise et communiqué aux élus du personnel et aux délégués syndicaux. Les entreprises auraient alors trois ans pour résorber ces éventuels écarts « injustifiés » calculés par le logiciel, sous peine de se voir appliquer une pénalité financière, qui serait de 1 % de la masse salariale.

Aurait-on enfin trouvé l’arme ultime pour supprimer les écarts de salaire entre les femmes et les hommes, si difficiles à résorber ? Il se trouve que la proposition faite par le gouvernement n’est en fait pas tellement novatrice. La Suisse en 2006, puis l’Allemagne, le Luxembourg et l’Union européenne, ont mis en place ou proposé des outils similaires. Et il existe déjà un logiciel en accès libre pour la France (http://www.equal-pace.eu/france/). La réforme suisse de 2006 ne rend pas l’utilisation du logiciel obligatoire, mais les entreprises qui détiennent des marchés publics peuvent en revanche être contrôlées et inviter, sous peine de sanctions, à réduire les écarts calculés par le logiciel si les écarts injustifiés dépassent 5 %.

Pour évaluer cette réforme (lien vers PDF en anglais, http://www.sole-jole.org/16275.pdf), l’économiste Giannina Vaccaro a utilisé le fait que seules les entreprises de plus de cinquante salariés sont concernées. En comparant l’évolution des écarts de salaire avant et après la réforme suisse dans les entreprises dont l’effectif est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Les kits de la société californienne 23andMe seront vendus aux Etats-Unis sans ordonnance. Mais, insistent les autorités de santé, on peut présenter un risque génétique sans pour autant tomber malade.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
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Cancer du sein : aux Etats-Unis, des tests de prédisposition bientôt en vente libre

Les kits de la société californienne 23andMe seront vendus aux Etats-Unis sans ordonnance. Mais, insistent les autorités de santé, on peut présenter un risque génétique sans pour autant tomber malade.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 13h00
    |

            Chloé Hecketsweiler








                        



                                


                            

Un test de prédisposition au cancer du sein sera bientôt en rayon chez Walmart ou Amazon. Mardi 6 mars, l’agence de santé américaine, la FDA, a donné son feu vert à la commercialisation des kits de la société californienne 23andMe. Il sera accessible sans ordonnance, contrairement aux tests génétiques déjà sur le marché.

Il suffira aux Américaines de cracher dans un petit tube et de le poster pour savoir si elles sont porteuses de certaines mutations des gènes BRCA1 et BRCA2 associées à un risque élevé de cancer du sein. Les altérations recherchées par 23andMe – 3 sur plus de 1 000 identifiées pour les gènes BRCA – sont le plus souvent retrouvées chez les femmes d’origine ashkénaze (juifs d’Europe orientale et centrale).
Ce test de prédisposition est le second lancé par la société. Le premier a été autorisé par la FDA le 6 avril 2017 et cible dix maladies et syndromes, dont Parkinson et Alzheimer. Vendu 199 dollars (162 euros), il est couplé à un test censé informer le client sur ses origines géographiques et ethniques.
Un tournant dans la position de la FDA
L’autorisation de ces kits marque un tournant dans la position de la FDA qui, en 2013, avait ordonné à 23andMe de les retirer du marché. Dans un courrier adressé à la fondatrice de la société, Anne Wojcicki, l’agence soulignait alors les risques encourus par les patients en cas d’erreur ou de mauvaise interprétation.
Elle estime aujourd’hui que les données communiquées par 23andMe sont suffisantes pour garantir la fiabilité des tests, et que la décision doit revenir au consommateur. Cette décision ouvre la voie aux concurrents de 23andMe – dont Pathway Genomics, Counsyl ou Color Genomics –, qui pourront s’appuyer dessus pour lancer des tests comparables.
Pionnier, 23andMe possède déjà l’une des plus grandes bases de données génétiques au monde, avec plus de 2 millions de profils. Ces informations sont une mine d’or pour les laboratoires pharmaceutiques, qui cherchent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Le sociologue Vincent-Arnaud Chappe rappelle dans une tribune au « Monde » la généalogie de la mesure des inégalités de salaire homme-femme en entreprise, et le risque de s’en tenir à des évaluations biaisées.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
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« Les indicateurs ne peuvent se substituer à une réelle politique d’égalité professionnelle »

Le sociologue Vincent-Arnaud Chappe rappelle dans une tribune au « Monde » la généalogie de la mesure des inégalités de salaire homme-femme en entreprise, et le risque de s’en tenir à des évaluations biaisées.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 12h30
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 14h41
    |

Vincent-Arnaud Chappe (Sociologue)







                        



                                


                            

Tribune. Le gouvernement vient de décider de généraliser l’usage d’un logiciel pour calculer l’écart de salaire entre les femmes et les hommes dans les entreprises, afin d’obliger ces dernières à résorber les inégalités salariales d’ici 2022. Ce logiciel s’inscrit dans une longue histoire des équipements statistiques des entreprises en faveur de l’égalité.
A l’origine, avec la grande loi Roudy de 1983 sur l’égalité professionnelle, les entreprises de plus de 300 salariées et salariés se voient obligées de produire annuellement un « rapport de situation comparée entre les femmes et les hommes » (RSC). On attend de lui qu’il objective les écarts de situation avec l’idée que leur révélation suffira à faire bouger les directions. Mais l’outil reste très peu défini par la loi et sera de fait très peu utilisé.
Changement de logique
Un tournant a lieu en 2001, avec le vote de la « loi Génisson » qui instaure pour les entreprises de plus de 50 salariés une obligation de négocier sur l’égalité professionnelle. Dans cette optique, le RSC est rénové, l’Etat fixant un nombre important d’indicateurs obligatoires.
En 2006, une loi sur l’égalité salariale oblige les entreprises à résorber les écarts salariaux d’ici 2010. Cette date butoir sera finalement supprimée, mais entame un changement de logique : le passage d’une obligation de moyen – négocier avec les syndicats – à une obligation de résultat – supprimer les écarts. Le RSC ne sert plus tant à établir un constat en amont qu’à être un outil de suivi des politiques d’égalité.

Dans cette optique, une commission est mise sur pied et aboutit à la création d’un modèle Excel standardisé. Progressivement, les différents acteurs investissent le RSC, surtout avec l’apparition, à partir de 2013, de sanctions pour les entreprises qui n’ont pas négocié. Les syndicats créent des formations, les cabinets de conseil aident les entreprises à produire et analyser leur diagnostic chiffré.
L’Agence...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Des forfaits allant jusqu’à 900 euros sont proposés pour aider à l’inscription à l’université.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
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Parcoursup, un nouveau marché pour les acteurs privés du conseil en orientation

Des forfaits allant jusqu’à 900 euros sont proposés pour aider à l’inscription à l’université.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 12h18
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 12h26
    |

            Séverin Graveleau








                        



                                


                            

Alors que les lycéens doivent inscrire, avant le 13 mars, leurs vœux d’orientation sur Parcoursup, la nouvelle plate-forme d’accès à l’enseignement supérieur, les acteurs privés du coaching et du conseil en orientation se frottent les mains. Les nouvelles règles à l’entrée de l’université, qui entrent en vigueur vendredi 9 mars, leur ont amené, racontent-ils, de nouveaux clients.
La fondatrice du cabinet Tonavenir.net, Sophie Laborde-Balen, estime ainsi la hausse de son activité « de 25 % à 30 % » par rapport à 2017. « Le tirage au sort l’an dernier et les nouveautés de Parcoursup ont rendu les parents inquiets », observe-t-elle. Ici, parmi les forfaits vendus dans le coffret cadeau « Yes future », le « Pass sérénité » à 560 euros permet une « prise en charge totale » des inscriptions postbac : définition du projet d’études avec le jeune, écriture avec lui des lettres de motivation… Et à ce prix-là, le conseiller se charge d’entrer les vœux sur la plate-forme.
Même constat chez Clotilde du Mesnil, fondatrice de Cowin Coaching, qui fait état d’une montée en puissance de l’activité cette année : « Les candidats sont inquiets de ne pas obtenir la formation qu’ils veulent, qu’il y ait une sélection cachée. » Elle propose un forfait de dix séances de conseil en orientation pour 910 euros.
Tonavenir.net, Cowin Coaching, Quiétude, ODIEP, Eurêka Study et autres Recto Versoi… S’il est compliqué de dresser un bilan pour l’ensemble du secteur, les entreprises spécialisées dans l’orientation sont nombreuses à s’être engouffrées sur le nouveau marché Parcoursup. Difficile pour les élèves d’échapper à leur communication intensive sur les réseaux sociaux et dans les salons d’orientation.
« Public mal informé »
Pour renouveler leur offre, ces acteurs, qui existaient déjà en grande partie, parient sur l’une des nouveautés de Parcoursup : l’obligation de rédiger une lettre de motivation...




                        

                        


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<filnamedate="20180309"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180309"><AAMMJJHH="2018030919">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Une nouvelle instance, avec des juges professionnels, va être expérimentée, qui jugera près de la moitié des affaires relevant actuellement des assises.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Les principaux axes de la réforme de la justice

Une nouvelle instance, avec des juges professionnels, va être expérimentée, qui jugera près de la moitié des affaires relevant actuellement des assises.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 12h07
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 14h26
   





                        


Cinq mois après leur lancement, les « chantiers de la justice » ouverts par le premier ministre, Edouard Philippe, vont déboucher sur de premières propositions concrètes, vendredi 9 mars. En déplacement à Reims, le chef du gouvernement et la ministre de la justice, Nicole Belloubet, doivent dévoiler dans l’après-midi les grands axes de la réforme de la justice, que Le Monde a pu obtenir en exclusivité.
La loi de programmation qui devrait être présentée en conseil des ministres le 11 avril est issue des chantiers ouverts sur : la numérisation de la justice ; la réforme des procédures pénales et civiles ; le sens et l’efficacité des peines ; l’organisation territoriale des juridictions.
Une réforme mineure de la carte judiciaire
« Nous ne souhaitons pas redessiner la carte judiciaire », prévient la garde des sceaux dans un entretien accordé au Monde. A la différence de ce qui avait été décidé sous la présidence de Nicolas Sarkozy, avec Rachida Dati, aucun tribunal ne sera supprimé et tous les tribunaux de grande instance seront maintenus. Dans les villes, ils seront fusionnés avec les tribunaux d’instance « en un lieu unique pour le justiciable ».
La ministre, qui souhaite faire du « sur-mesure » dans la réforme de la carte, demandera aux premiers présidents de cour d’appel et aux procureurs généraux de faire des propositions « pour constituer des pôles de compétences qui amélioreront l’efficacité de la justice et sa lisibilité pour le contribuable ». L’alignement des cours d’appel sur les régions administratives, un temps envisagé, ne sera finalement pas mis en œuvre.

        Lire aussi :
         

          notre entretien avec la ministre de la justice, Nicole Belloubet



Les cours d’assises dessaisies d’une partie des affaires criminelles
Dans le but « d’accélérer considérablement le jugement des affaires criminelles », le gouvernement veut essayer de dessaisir les cours d’assises de la moitié des affaires qu’elles jugent actuellement. Pour ce faire, une nouvelle instance va être expérimentée, le tribunal criminel départemental, composé de juges professionnels, qui sera compétent pour les crimes passibles de quinze ans ou de vingt ans d’emprisonnement, notamment les viols, les coups mortels et les vols à main armée.

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La cour d’assises ne sera plus compétente que pour les crimes punis de trente ans de réclusion ou de la perpétuité, tels les meurtres et les assassinats, et pour les crimes commis en récidive. En 2016, 3 280 décisions ont été prononcées par les cours d’assises, soit une hausse de 9,2 % en un an ; selon les calculs de la chancellerie, 54 % des affaires aujourd’hui jugées aux assises seraient à l’avenir traitées par le tribunal criminel.
Cette réforme marque la fin du grand principe de l’organisation judiciaire selon lequel les crimes sont jugés par les cours d’assises, avec un jury populaire, tandis que les délits sont jugés par les tribunaux correctionnels, composés de magistrats. Seule exception jusqu’à présent : les affaires de terrorisme, jugées depuis 1986 aux assises, mais par un jury de professionnels.

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Des procédures civiles et pénales clarifiées
Pour les affaires pénales, le gouvernement compte permettre le dépôt de plainte en ligne et la mise en place d’un « dossier numérique unique » : à compter de la plainte jusqu’au jugement, il sera ouvert à tous les acteurs (policier, avocat, magistrat, justiciable) avec des droits d’accès différents selon les étapes de la procédure.
Au civil, il s’agira surtout de simplifier la saisine des juridictions ; « il y aura un seul mode de saisine contre cinq aujourd’hui », annonce Nicole Belloubet au Monde.
Fin des partenariats public-privé pour la construction de prisons et de tribunaux
Au micro de Franceinfo, dans la matinée, la ministre de la justice a également annoncé que le gouvernement avait décidé d’« abandonner » les partenariats public-privé (PPP), jugés « trop onéreux ». Sept mille nouvelles places de prison ont été promises par Emmanuel Macron d’ici à la fin du quinquennat, au lieu des quinze mille initialement prévues.
En décembre, la Cour des comptes avait appelé, dans son rapport annuel, à « renoncer à l’avenir » à ce dispositif, qui a été notamment choisi pour la construction de 14 des 187 établissements pénitentiaires en France et du nouveau palais de justice à Paris, qui doit accueillir ses premières audiences en avril.
En réponse, Nicole Belloubet s’était alors déjà dite « très réservée » quant aux PPP, ajoutant qu’aucun nouveau partenariat public-privé n’était prévu « dans les prochaines années ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ La ministre de la justice annonce une expérimentation pour les crimes punis jusqu’à vingt ans de prison. Ils seront jugés par des magistrats et non plus par des jurés.
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Nicole Belloubet veut un « tribunal criminel » à la place des assises

La ministre de la justice annonce une expérimentation pour les crimes punis jusqu’à vingt ans de prison. Ils seront jugés par des magistrats et non plus par des jurés.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 12h06
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 14h43
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            

Le premier ministre, Edouard Philippe, et la ministre de la justice, Nicole Belloubet, devaient annoncer à Reims, vendredi 9 mars, les axes de la réforme de la justice. Une loi de programmation devrait être présentée en conseil des ministres le 11 avril. La garde des sceaux en dévoile les points forts, dont une remise en cause des cours d’assises.

Quelle est la mesure phare de la réforme de la justice que vous proposerez avec la loi de programmation ?
Il y en a plusieurs. Par exemple au civil, nous allons simplifier radicalement la saisine des juridictions. Il y aura un seul mode de saisine contre cinq différents aujourd’hui. Autre mesure importante, le caractère exécutoire des décisions de première instance, pour renforcer l’efficacité de la justice, qui est aujourd’hui la principale attente des justiciables. Au pénal, nous permettrons le dépôt de plainte en ligne et la mise en place d’un dossier numérique unique, de la plainte jusqu’au jugement, qui permettra à chacun des acteurs d’y accéder, selon les étapes de la procédure avec des droits différents, qu’il soit policier, avocat, magistrat ou justiciable.
Dernier exemple, nous allons expérimenter un tribunal criminel départemental. Il interviendra en première instance pour les crimes punis de quinze ans ou de vingt ans de réclusion, par exemple les viols, les coups mortels, les vols à main armée. Le seuil précis sera fixé avec les acteurs de l’expérimentation. L’objectif est d’accélérer considérablement le jugement des affaires criminelles.
Pourquoi décider ce qui ressemble à la fin de la cour d’assises, au profit de tribunaux composés de juges ­professionnels ?
Les cours d’assises demeurent et resteront compétentes pour les crimes les plus graves, ceux punis de plus de vingt ans de prison, comme les meurtres et assassinats, ou ceux commis en récidive. L’objectif est de permettre au justiciable d’avoir un jugement rendu dans des...




                        

                        

