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Espagne : hausse des salaires des fonctionnaires pour la première fois depuis 2009

L’accord prévoit une hausse allant de 6,1 à 8,8 % sur trois ans, en fonction de la croissance de l’économie espagnole sur cette période.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 18h32
   





                        


Les syndicats espagnols ont annoncé vendredi 9 mars avoir conclu avec le gouvernement un accord sur une hausse des salaires des fonctionnaires. C’est le premier depuis 2009, alors que la crise avait provoqué une cure d’austérité draconienne en Espagne.
L’accord prévoit une hausse allant de 6,1 à 8,8 % sur trois ans, en fonction de la croissance de l’économie espagnole sur cette période, selon le communiqué publié par le syndicat Commissions ouvrières (CCOO), l’un des principaux du pays. En 2017, le gouvernement avait proposé une hausse unilatérale de 1 % des traitements des fonctionnaires, rejetée par les syndicats, qui critiquaient son insuffisance.

        Lire aussi :
         

                Salaires en zone euro : à quand le dégel ?



« C’est la première hausse depuis 2009. Elle a été négociée et nous allons vers une augmentation qui suppose la récupération du pouvoir d’achat perdu dans la fonction publique », a expliqué Antonio Cabrera, secrétaire général de la branche santé de CCOO. Selon lui, il ne s’agit toutefois que du « début du redressement » car les fonctionnaires ont perdu entre 11 et 23 % de leur pouvoir d’achat pendant la crise, les plus touchés étant ceux du secteur de la santé.
Salaires gelés
Les salaires des fonctionnaires ont été totalement gelés de 2010 à 2015, tandis que des dizaines de milliers de postes étaient supprimés dans l’administration centrale, l’armée, la justice, la santé publique… Il y avait en Espagne 2,5 millions de fonctionnaires en 2016 contre 2,7 millions au début de l’année 2010, d’après des données officielles.
Outre les fonctionnaires, le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, au pouvoir depuis 2011, est confronté à une forte grogne des retraités, qui sont descendus par milliers dans la rue fin février pour dénoncer la très faible revalorisation de leurs pensions.
Le salaire minimum a été revalorisé de 8 % en 2017, soit la plus forte hausse depuis trente ans, et de 4 % en 2018, avec comme objectif d’atteindre 992 euros (sur douze mois) en 2020.
L’Espagne, quatrième économie de la zone euro, a conclu 2017 avec une croissance du PIB de 3,1 %, sa troisième année consécutive au-dessus de la barre des 3 %. Mais le pays est toujours concerné pour l’instant par la procédure européenne de sanction pour déficit excessif. Madrid espère en sortir en 2018, année pour laquelle il a promis à Bruxelles de ramener son déficit sous la barre des 3 % du PIB.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Une infographie met en avant 29 eurodéputés français qui n’ont pas voté en faveur de l’interdiction de ces méthodes destinées à faire changer d’orientation sexuelle. Mais plusieurs ont changé leur vote a posteriori.
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« Thérapies de conversion » des homosexuels : quels eurodéputés ont changé leur vote ?

Une infographie met en avant 29 eurodéputés français qui n’ont pas voté en faveur de l’interdiction de ces méthodes destinées à faire changer d’orientation sexuelle. Mais plusieurs ont changé leur vote a posteriori.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 17h40
    |

                            Jean-Gabriel Fernandez








                        


Le Parlement européen a voté, le 1er mars, un texte appelant les Etats membres à interdire les thérapies de conversion, c’est-à-dire les pratiques visant à « soigner » l’homosexualité. Avec 435 votes en faveur de la motion, 109 contre et 70 abstentions, le texte a été adopté largement, bien qu’il ne soit pas contraignant. Pourtant, certains eurodéputés français se sont opposés à la motion.
Des membres de la communauté LGBT+ dénoncent depuis le vote les « homophobes » parmi les députés européens. Une infographie diffusée sur Internet affirme que 34 eurodéputés français se sont opposés à la motion. Cette information est incorrecte.

🏳️‍🌈🇪🇺🇫🇷 Thérapies de conversion : Voici donc les 34 députés européens français irresponsables qui ont osé voter contre ou s'abstenir. Avec, sans surprise, majoritairement des @FN_officiel, @_LesPatriotes et @lesRepublicains dans cette ignominie 😷😷. #ShameOnYou pic.twitter.com/IZLhDodyuh— Nicolas (@NicoHikona) 4 mars 2018


Pourquoi c’est imprécis
6 députés ont changé leurs votes
Les 34 députés en question ont effectivement voté contre la motion dans un premier temps, mais 6 d’entre eux ont changé leur vote a posteriori. L’infographie ne tient en effet pas compte des corrections qui peuvent être émises dans les jours suivant un vote au Parlement européen.
Les eurodéputés Michèle Alliot-Marie et Geoffroy Didier (Les Républicains), Florian Philippot, Mireille d’Ornano et Sophie Montel (Les Patriotes) ainsi que Tokia Saïfi (Agir, la droite constructive) ont demandé la correction de leur vote, pour se prononcer en faveur de l’interdiction des thérapies de conversion. Brice Hortefeux, étonnamment, va à contre-courant. Alors qu’il avait voté en faveur de la motion, l’ex-ministre de l’intérieur sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy a choisi de se rétracter, rejoignant le camp opposé à la motion lors de la correction de son vote. Tous les représentants des Patriotes (extrême droite), et d’Agir, accusés d’être opposés à l’interdiction, ont donc en réalité voté en faveur de la motion.
Les 29 eurodéputés qui ont voté contre l’interdiction des thérapies de conversion sont donc les suivants :





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Liste des 29 candidats opposés à l'interdiction des thérapies de conversion



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    var dataSet = [["Marie-Christine Arnautu","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Nicolas Bay","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Jo\u00eblle Bergeron","Ex Front National","ELDD (droite populiste)","Contre"],["Dominique Bilde","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Marie-Christine Boutonnet","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Alain Cadec","Les R\u00e9publicains","PPE (centre droit\/droite)","Abstention"],["Aymeric Chauprade","Ex Front National","Non inscrit*","Contre"],["Jacques Colombier","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Arnaud Danjean","Les R\u00e9publicains","PPE (centre droit\/droite)","Abstention"],["Rachida Dati","Les R\u00e9publicains","PPE (centre droit\/droite)","Abstention"],["Ang\u00e9lique Delahaye","Les R\u00e9publicains","PPE (centre droit\/droite)","Abstention"],["Sylvie Goddyn","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Bruno Gollnisch","Front National","Non inscrit*","Contre"],["Fran\u00e7oise Grosset\u00eate","Les R\u00e9publicains","PPE (centre droit\/droite)","Abstention"],["Brice Hortefeux","Les R\u00e9publicains","PPE (centre droit\/droite)","Abstention"],["Jean-Fran\u00e7ois Jalkh","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Alain Lamassoure","Ex Les R\u00e9publicains","PPE (centre droit\/droite)","Abstention"],["Gilles Lebreton","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Christelle Lechevalier","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Philippe Loiseau","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Dominique Martin","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Jo\u00eblle M\u00e9lin","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Bernard Monot","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Nadine Morano","Les R\u00e9publicains","PPE (centre droit\/droite)","Abstention"],["Franck Proust","Les R\u00e9publicains","PPE (centre droit\/droite)","Abstention"],["Dominique Riquet","Union des d\u00e9mocrates et ind\u00e9pendants","ADLE (centre)","Abstention"],["Anne Sander","Les R\u00e9publicains","PPE (centre droit\/droite)","Abstention"],["Jean-Luc Schaffhauser","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Myl\u00e8ne Troszczynski","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"]];
        //dataSet = dataSet.replace("\t", "");

    var columns_list = ["D\u00e9put\u00e9", "Parti", "Groupe parlementaire europ\u00e9en", "Vote"];
    var cols_visible = "1111";
    var columns = [];
    console.log(columns_list, typeof(columns_list));
    for(var i=0;i        columns[i] =
        {
            title: columns_list[i].replace("'", ""),
            visible: (cols_visible[i] == "1" ? true : false),
        }
    }
    var myTable = $('#table20180309093017').dataTable( {
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        "rowCallback": function(nRow, aData)
            {
            
                switch(aData[1])
            {
                
                case "Front National":
                    $(nRow).css("background-color", "rgba(123, 159, 218," + ($(nRow).hasClass('even') ? 0.15 : 0.1) + ")");
                    break;
    

                case "Les Républicains":
                    $(nRow).css("background-color", "rgba(255, 142, 142," + ($(nRow).hasClass('even') ? 0.15 : 0.1) + ")");
                    break;
    

                case "Ex Front National":
                    $(nRow).css("background-color", "rgba(123, 159, 218," + ($(nRow).hasClass('even') ? 0.15 : 0.1) + ")");
                    break;
    

                case "Ex Les Républicains":
                    $(nRow).css("background-color", "rgba(255, 142, 142," + ($(nRow).hasClass('even') ? 0.15 : 0.1) + ")");
                    break;
    

                case "Union des démocrates et indépendants":
                    $(nRow).css("background-color", "rgba(255, 252, 201," + ($(nRow).hasClass('even') ? 0.15 : 0.1) + ")");
                    break;
    
            }
    
        },
    

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        columns: columns,
        "scrollY": "500px", // Hauteur du tableau
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        "language": {
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            "info": "",
            "search": "Recherchez : ",
            "infoEmpty": "Pas de données disponibles avec cette recherche"
        }
    });



});


*Les députés non inscrits n’appartiennent à aucune formation politique au sein du Parlement européen. La plupart sont d’extrême droite. Les trois non inscrits français sont Bruno Gollnisch, Aymeric Chauprade et Jean-Marie Le Pen.
Que sont les thérapies de conversion ?
Les thérapies de conversion, ou thérapies de réorientation sexuelle, sont un ensemble de pratiques visant à changer l’orientation sexuelle d’une personne. Communes aux Etats-Unis, elles sont souvent employées sur des adolescents homosexuels ou transgenres contre leur gré. Ces thérapies peuvent passer par l’injection massive de testostérone ou par l’aversion, qui consiste à faire subir des électrochocs au sujet tout en lui montrant des images d’actes homosexuels afin de l’en dégoûter. Quelque 700 000 Américains âgés de 18 à 59 ans auraient été soumis à ce genre de pratiques, selon une récente étude de The Williams Institute.
Avec ce vote, le Parlement européen emboîte le pas à l’Organisation des nations unies, qui s’était déjà prononcée contre les thérapies de conversion en 2015, les qualifiant de « violentes » et « abusives ».
En France, ces pratiques sont encore légales, bien que rares. Dans l’Union européenne, les thérapies de conversion ne sont illégales qu’à Malte et dans certaines régions autonomes espagnoles (Madrid et Valence). Le Brésil est le premier pays à les avoir bannies en 1999, mais le débat sur leur légalité a repris en 2017. Hormis ceux-là, seuls la Suisse, Taïwan et neuf Etats américains ont interdit les procédures médicales visant à changer l’orientation sexuelle d’une personne.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/09/19-3">
<filnamedate="20180309"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180309"><AAMMJJHH="2018030919">
<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Jordi Sanchez avait été désigné candidat après que l’ancien président catalan Carles Puigdemont eut renoncé à briguer la présidence régionale le 1er mars.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Catalogne : le candidat indépendantiste à la présidence reste en prison

Jordi Sanchez avait été désigné candidat après que l’ancien président catalan Carles Puigdemont eut renoncé à briguer la présidence régionale le 1er mars.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 17h30
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 17h54
   





                        



   


Un juge du Tribunal suprême espagnol a refusé, vendredi 9 mars, d’accorder la permission de sortie de prison demandée par l’indépendantiste Jordi Sanchez, candidat indépendantiste à la présidence catalane, pour assister à sa propre investiture, programmée lundi 12 mars.
La session d’investiture, qui ne pourra avoir lieu qu’en la présence du candidat, ne sera donc probablement pas maintenue le 12 mars. Le président du Parlement catalan, Roger Torrent, ne s’est cependant pas encore prononcé à ce sujet.
Sanchez, 53 ans et militant séparatiste de longue date, est poursuivi pour sédition. Il est incarcéré depuis le 16 octobre, ce qui ne l’a pas empêché d’être élu député catalan le 21 décembre.
Selon l’AFP, le juge d’instruction Pablo Llarena a refusé la remise en liberté de Jordi Sanchez, en invoquant un « risque concret de réitération du délit ». Il lui a également refusé une permission de sortie exceptionnelle.

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Sanchez, remplaçant désigné de Puigdemont
Jeudi 1er mars, le favori des indépendantistes, Carles Puigdemont, avait annoncé qu’il renonçait « provisoirement » à briguer la présidence de la Généralité, l’exécutif catalan. Cet ancien président de la Catalogne, poursuivi pour rébellion et sédition, avait été destitué par Madrid le 26 octobre après la mise sous tutelle de la région rebelle.
Jeudi 1er mars, M. Puigdemont annonçait également que sa formation, Junts per Catalunya (« ensemble pour la Catalogne »), présenterait à sa place Jordi Sanchez, président de la puissante association indépendantiste Assemblée nationale catalane (ANC) et numéro deux de sa liste.
Une incarcération critiquée sur la scène internationale
Amnesty International considère que l’incarcération de Jordi Sanchez – comme celle de Jordi Cuixart, dirigeant d’une autre association indépendantiste – est « excessive ».
Le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al-Hussein, a, quant à lui, rappelé mercredi 7 mars « aux autorités espagnoles que la détention provisoire devrait être considérée comme une mesure de dernier recours ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Bruxelles envisage entre autres une classification des produits financiers en fonction de critères écologiques et une réforme de la directive sur les agences de notation.
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L’Europe publie sa feuille de route pour ouvrir la finance aux enjeux climatiques

Bruxelles envisage entre autres une classification des produits financiers en fonction de critères écologiques et une réforme de la directive sur les agences de notation.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 17h27
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 18h30
    |

            Simon Roger








                        



   


Pour le moment, le calendrier de travail est respecté. Comme l’avait annoncé le vice-président de la Commission européenne Valdis Dombrovskis lors du sommet climat One Planet Summit, organisé le 12 décembre 2017 pour les deux ans de l’accord de Paris, Bruxelles publie sa feuille de route sur la finance verte. Dévoilé jeudi 8 mars, le document d’une vingtaine de pages développe différentes pistes pour intégrer l’impératif de lutte contre le réchauffement climatique dans les règles du jeu des marchés financiers.
Mais comme souvent avec la mécanique communautaire, l’annonce du 8 mars n’est qu’une étape dans un processus de plusieurs mois à l’issue duquel les Etats membres pourraient appliquer les préconisations de ce « plan d’action pour financer la croissance durable ». À courte échéance, c’est le Conseil européen des 22 et 23 mars qui va s’emparer du dossier : une conférence de haut niveau devrait être consacrée au sujet le 22 mars à Bruxelles.
« L’écart entre le besoin en financement climat et l’offre actuelle se chiffre à 179 milliards d’euros par an, soulignait Valdis Dombrovskis pendant le One Planet Summit. Cette somme ne pourra être compensée par les seules finances publiques, il faut la participation du secteur financier privé. » Mais les acteurs de la finance ayant peur du vide, il était crucial de baliser le terrain pour faciliter leur conversion vers des pratiques plus vertueuses.
« Développement résilient »
Fin 2016, la Commission a donc constitué un groupe d’experts européens sur la finance durable (dit groupe HLEG), d’une vingtaine de membres, chargé de réfléchir à cette évolution du secteur financier. Après un premier rapport intermédiaire publié en juillet 2017, le groupe a rendu ses conclusions définitives le 31 janvier.
Pour Pascal Canfin, le directeur du WWF France et l’un des quatre experts français intégrés au groupe de travail de la Commission, l’ambition « n’est pas d’aborder la finance verte comme un marché de niche, mais bien de transformer l’ensemble des acteurs financiers ». La démarche s’inscrit dans le cadre de l’accord de Paris, dont l’article 2 invite les Etats signataires à rendre « les flux financiers compatibles avec un profil d’évolution vers un développement à faible émission de gaz à effet de serre et résilient aux changements climatiques ».
A la tête du groupe HLEG, Christian Thimann, conseiller spécial auprès du président du groupe AXA, prône lui aussi un « changement systémique ». « Nous n’avons pas considéré un aspect de la finance durable en particulier, mais un ensemble de fonctionnements et un ensemble d’acteurs inhérents au système financier qui, si on met en œuvre les préconisations émises dans le rapport, peuvent changer le mode de fonctionnement de la finance », précisait-il fin janvier.
« Langue commune »
Comment ? L’une des idées du plan d’action européen est d’obliger les acteurs financiers à mieux prendre en compte les questions environnementales dans leurs politiques d’investissement. La question qui devrait agiter les instances communautaires est de savoir quels types de contraintes pourraient peser sur les investisseurs institutionnels et les gestionnaires d’actifs. Un autre axe retenu par Bruxelles consiste à dégager une « langue commune de la finance durable », afin de classifier les produits financiers en fonction de critères climatiques, environnementaux et sociaux, acceptés par les Vingt-Huit.
Ces deux mesures doivent faire l’objet d’une proposition législative de la Commission en mai. Un vote du Parlement européen sur la modification des règles prudentielles doit également intervenir ce mois-là. « La réglementation financière de l’UE ne fait actuellement pas de différence entre les investissements verts ou non », reconnaît-on à Bruxelles.

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Parmi les autres pistes envisagées figurent la création d’un standard européen pour les produits financiers verts et la modification de la directive sur les agences de notation. « Aujourd’hui, les enjeux de long terme et de soutenabilité ne sont pas pris en compte par les agences de notation », observe Pascal Canfin. Pour le directeur du WWW France, la feuille de route présentée le 8 mars devrait permettre aussi d’y voir plus clair dans le jeu des différents acteurs du secteur. « Dix ans après la crise financière, on va voir s’ils sont ont changé leur mode de fonctionnement, s’ils sont au rendez-vous de l’urgence climatique », lance-t-il.
Le plan d’action de l’Europe sur la finance verte intervient enfin dans un contexte d’expansion des obligations vertes, ces emprunts qui financent des initiatives liées à la transition énergétique. En novembre dernier, les émissions de ces green bonds ont, pour la première fois, franchi la barre des 100 milliards de dollars, a pointé l’ONG Climate Bonds Initiative. Un essor qu’il faut tout de même pondérer par un autre chiffre : les obligations vertes ne représentaient, fin 2017, que 0,9 % du total des obligations émises à l’échelle mondiale.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ En Suède, un photographe a diffusé pendant plusieurs années les photos d’un arbre à la forme caractéristique. Cette médiatisation s’est révélée néfaste.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’économiste Sébastien estime que la réplique de l’Union européenne à la volonté de Donald Trump de taxer fortement les importations d’acier et d’aluminium doit être ferme et coordonnée avec ses partenaires.
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Guerre commerciale : « Il faut répondre à Trump par la politique »

Dans une tribune au « Monde », l’économiste Sébastien estime que la réplique de l’Union européenne à la volonté de Donald Trump de taxer fortement les importations d’acier et d’aluminium doit être ferme et coordonnée avec ses partenaires.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 15h05
    |

Sébastien Jean (Directeur du Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii)







                        



                                


                            
Tribune. L’annonce par Donald Trump de la décision imminente de frapper les importations américaines d’acier d’une taxe de 25 % et celles d’aluminium de 10 % n’est pas seulement un incident commercial de plus. Si elle était confirmée, elle serait profondément déstabilisante pour les relations commerciales internationales et leur cadre institutionnel, pour plusieurs raisons.
Cette annonce suggère que les tenants du nationalisme économique tiennent désormais le haut du pavé à la maison blanche
La taille, d’abord. Les mesures annoncées concerneraient près de 50 milliards de dollars d’importations, une valeur probablement sans précédent pour ce type de mesures, qui plus est dans des secteurs sensibles et sans limitation de durée. La manière, ensuite. En invoquant la sécurité nationale, le président américain signifie on ne peut plus clairement que le politique prime l’économique dans son approche des questions commerciales. C’est aller à l’encontre de l’essence même du système commercial multilatéral, dont l’objet est de s’entendre sur des règles permettant de gérer les tensions éventuelles sans avoir recours au rapport de force politique.

La signification politique, enfin. La question commerciale est âprement débattue depuis le début du mandat de Donald Trump au sein même de la Maison Blanche. Cette annonce suggère que les tenants du nationalisme économique tiennent désormais le haut du pavé, ce que confirme la démission annoncée mardi 6 mars de Gary Cohn, principal conseiller économique du président et représentant emblématique des milieux d’affaires parmi ses proches.
Eviter la surenchère
Même si rien n’est figé dans une administration aussi instable et imprévisible, cela n’augure rien de bon pour la suite, d’autant que l’enquête en cours sur les violations présumées de droits de propriété intellectuelle par la Chine pourrait bientôt venir jeter de l’huile sur le feu, et que le signal envoyé aux lobbys les incitera à redoubler...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Dans une tribune au « Monde », les membres du Cercle Freyssinet Philippe Deleur et Denis Tersen estiment que l’Union européenne doit à la fois préserver les règles multilatérales du commerce et leur donner une nouvelle légitimité.
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Guerre commerciale : « Pour l’Europe, c’est un moment de vérité » face à Washington

Dans une tribune au « Monde », les membres du Cercle Freyssinet Philippe Deleur et Denis Tersen estiment que l’Union européenne doit à la fois préserver les règles multilatérales du commerce et leur donner une nouvelle légitimité.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 14h00
    |

Philippe Delleur et Denis Tersen (Membres  du Cercle Freyssinet, réseau d’anciens responsables  de la direction des relations économiques extérieures)







                        



                                


                            
Tribune. Le président des Etats-Unis avait commencé fort. Dès le lendemain de son installation à la Maison Blanche, il retirait son pays du projet de Partenariat transpacifique, qui devait intégrer commercialement les deux rives du Pacifique, sauf la Chine, et demandait la renégociation de l’Alena, le traité de libre-échange nord-américain. Puis plus rien, ou presque, sur le plan commercial, comme une pause.
Pour le président américain, « les guerres commerciales sont bonnes et faciles à gagner »
Profitant des règlements de comptes au sein de l’administration américaine, les « faucons » ont repris l’initiative. Donald Trump vient d’annoncer l’imposition de droits de douane de respectivement 25 % et 10 % sur l’acier et l’aluminium importés aux Etats-Unis. Et quand le président de la Commission européenne répond que l’Europe fera valoir ses droits et prendra des mesures miroirs contre des produits américains – ce qu’autoriseraient les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) –, le président américain double la mise en prévoyant dans ce cas des droits supplémentaires sur les automobiles européennes (allemandes) achetées par les consommateurs américains, proclamant que « les guerres commerciales sont bonnes et faciles à gagner ».
Si la Chine est l’objectif principal – ou devrait l’être –, elle ne pèse que 6 % des importations américaines d’acier et d’aluminium. Ce sont donc les alliés des Etats-Unis – Europe, Corée du Sud, peut-être Canada – qui sont ciblés en priorité. La désinvolture du président américain n’étonne plus. Restrictions commerciales, escalade des rétorsions et contre-rétorsions, effets de contagion (car il faut bien vendre ailleurs les produits détournés des Etats-Unis)…, la menace est réelle pour toutes les économies majeures.
Un statu quo intenable
Pour l’Europe, c’est un moment de vérité. Elle est en première ligne et va devoir s’affirmer. L’épreuve est sérieuse tant elle peut être tiraillée...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Après la mort en prison de l’avocat russe Sergueï Magnitski, son ex-employeur, Bill Browder, a convaincu Washington d’adopter une loi sanctionnant les Russes accusés de violations des droits de l’homme. Une mesure qui a séduit d’autres pays, au grand mécontentement de Moscou, qui crie à l’ingérence.
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L’affaire Magnitski en Russie : des relents de guerre froide

Après la mort en prison de l’avocat russe Sergueï Magnitski, son ex-employeur, Bill Browder, a convaincu Washington d’adopter une loi sanctionnant les Russes accusés de violations des droits de l’homme. Une mesure qui a séduit d’autres pays, au grand mécontentement de Moscou, qui crie à l’ingérence.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 12h03
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 15h08
    |

            Benoît Vitkine








                        



                                


                            
Le 20 décembre 2017, lorsque Ramzan Kadyrov a appris qu’il rejoignait la liste des personnalités russes sanctionnées par les Etats-Unis, l’autoritaire dirigeant de la Tchétchénie a haussé les épaules. « Je n’en dors plus », a-t-il ironisé sur Instagram et Facebook, ses deux outils de communication préférés, sur lesquels il a pris, depuis des années, l’habitude de partager avec ses 4 millions d’abonnés ses poses viriles et ses pensées. Peu lui importait d’être accusé, par le Trésor et le département d’Etat américains, d’exécutions extrajudiciaires, de tortures ou de disparitions forcées. Interdiction d’entrée aux Etats-Unis ? Ses avoirs gelés dans les banques américaines et, par ricochet, dans celles de quasiment tous les pays du monde ?… Kadyrov s’en arrangerait, assurait-il.

Deux jours plus tard, la « vraie » sanction est tombée : les fameux comptes Instagram et Facebook fermaient coup sur coup, les deux sociétés expliquant devoir se plier à la législation américaine. Cette fois, Kadyrov enrage. Le Kremlin dénonce des mesures « illégales et inamicales ». Cette punition, le dirigeant tchétchène ne la doit pas – contrairement à la plupart des autres Russes sous sanctions américaines – à son rôle dans le conflit ukrainien, mais à une loi américaine de 2012, le « Magnitsky Act », qui permet d’imposer des mesures restrictives à toute personnalité russe accusée par les Etats-Unis de violations des droits de l’homme en Russie.
L’obstination d’un homme
En janvier 2017, Alexandre Bastrykine, le puissant chef du Comité d’enquête de la Fédération de Russie (un organe qui a pouvoir d’investigation et d’inculpation, placé sous l’autorité du président), Andreï Lougovoï ou encore Dmitri Kovtoun, jugés responsables de la mort, le 23 octobre 2006, au Royaume-Uni, de l’ancien agent russe Alexandre Litvinenko, empoisonné au polonium 210, une substance radioactive, étaient déjà tombés sous le coup de cette loi. Ces sanctions à répétition sont...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ La hausse des droits de douane américains décidée par donald Trump, qui fragilisera surtout les producteurs asiatiques, peut aussi se révéler contre-productives aux Etats-Unis.
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L’industrie de l’acier récupère tout juste de dix ans de crise

La hausse des droits de douane américains décidée par donald Trump, qui fragilisera surtout les producteurs asiatiques, peut aussi se révéler contre-productives aux Etats-Unis.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 12h00
    |

            Philippe Jacqué








                        



                                


                            

Les décisions de Donald Trump vont-elles chambouler le marché de l’acier ? Alors que le président américain a décidé d’imposer, jeudi 8 mars, des droits de douane de 25 % sur l’importation d’acier, et de 10 % sur l’aluminium, pour l’ensemble de ses pays fournisseurs, à l’exception – pour le moment provisoire – du Canada et du Mexique, le monde de l’acier s’inquiète.

Le marché est en effet tout juste en train de récupérer après dix années de crise profonde. « L’Europe ne doit pas permettre que la reprise modeste survenue dans notre secteur cette année soit détruite par son allié politique le plus important », a récemment prévenu Axel Eggert, président d’Eurofer, le lobby européen du secteur.
En 2017, les prix ont commencé à remonter, du fait de la mise à l’arrêt de quelques usines, notamment en Europe et en Chine, et d’une croissance de la demande. Mais cette évolution reste fragile, en raison des surcapacités du secteur. Selon l’OCDE, les capacités de production dépassaient largement les 2 milliards de tonnes pour une consommation d’à peine 1,6 milliard. Si la reprise du marché a permis de viabiliser un certain nombre d’aciéries, le taux moyen d’utilisation des usines reste insuffisant, autour de 72 %.
Les asiatiques plus dépendants de l’exportation
Grâce à la légère amélioration des prix, les plus grands acteurs commencent cependant à tirer leur épingle du jeu. ArcelorMittal, le numéro un mondial, a vu son chiffre d’affaires total bondir en 2017 de près de 21 %, pour atteindre près de 68,7 milliards de dollars (soit 55,7 milliards d’euros). De même, l’allemand ThyssenKrupp a également vu ses résultats financiers progresser sur les derniers trimestres, tandis qu’aux Etats-Unis US Steel a renoué avec les bénéfices, quand Nucor ou Steel Dynamics sont particulièrement rentables.
Alors que les Etats-Unis importent 27 % de leur acier, dont un tiers du Canada et du Mexique, l’augmentation de ses droits de douane devrait...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Trois hommes et trois femmes issus du Parti social-démocrate occuperont des postes importants dans le nouveau gouvernement d’Angela Merkel.
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Allemagne : le SPD dévoile la liste de ses ministres

Trois hommes et trois femmes issus du Parti social-démocrate occuperont des postes importants dans le nouveau gouvernement d’Angela Merkel.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 11h39
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 11h49
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



   


C’était la dernière inconnue qui restait à lever avant l’investiture du nouveau gouvernement allemand, prévue mercredi 14 mars : qui le Parti social-démocrate (SPD) allait-il choisir pour occuper les ministères qui lui ont été réservés dans le « contrat de coalition » scellé, le 7 février, avec les conservateurs de la CDU-CSU ? La réponse a été donnée, vendredi 9 mars, lors d’une conférence de presse, à Berlin, par Andrea Nahles, chef de file des députés sociaux-démocrates au Bundestag et candidate à la présidence du parti, et Olaf Scholz, président du SPD par intérim depuis la démission de Martin Schulz, le 13 février.

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                Allemagne : Martin Schulz démissionne de la direction du SPD, Olaf Scholz assure l’intérim



Olaf Scholz, ministre des finances
Comme cela avait été annoncé, M. Scholz sera ministre des finances et vice-chancelier. Maire de Hambourg depuis 2011, il fut déjà ministre d’Angela Merkel de 2007 à 2009, chargé à l’époque du travail et des affaires sociales. Avocat résolu de la réforme du marché du travail entreprise par le chancelier Gerhard Schröder au début des années 2000, cet homme de 60 ans peu expansif est politiquement plus proche de certains conservateurs que de la gauche du SPD.
Heiko Maas, ministre des affaires étrangères
Pour le ministère des affaires étrangères, le SPD a choisi Heiko Maas. Agé de 51 ans, il était, depuis 2013, ministre de la justice. Très engagé dans la lutte contre l’extrême droite, auteur d’une loi controversée visant à réprimer les propos haineux sur les réseaux sociaux (entrée en vigueur le 1er janvier), ce Sarrois n’a pas d’experience particulière dans le domaine des affaires étrangères. En juillet 2017, il s’était toutefois distingué par des propos très durs contre le régime du président turc, Recep Tayyip Erdogan. « M. Erdogan remplit les prisons avec ses adversaires et ceux qui le critiquent. Cela n’a plus rien à voir avec ce que doit être un Etat de droit », avait-il déclaré à l’époque, quelques jours après l’arrestation, en Turquie, de plusieurs défenseurs des droits de l’homme.
Aux affaires étrangères, Heiko Maas remplacera Sigmar Gabriel. Dès jeudi matin, celui-ci avait annoncé son départ du gouvernement. Ce n’est qu’une demi-surprise. Même si ses partisans au sein du parti faisaient campagne pour son maintien, celui-ci paraissait peu probable, en particulier en raison de ses relations difficiles avec l’actuelle direction provisoire du SPD. Ministre de l’environnement de 2005 à 2009, de l’économie de 2013 à 2017, puis des affaires étrangères au cours des douze derniers mois, M. Gabriel, qui était devenu la personnalité politique préférée du pays depuis son arrivée à la tête de la diplomatie allemande, était l’un des piliers du gouvernement sortant.
Katarina Barley, ministre de la justice
Pour succéder à Heiko Maas à la justice, le SPD a désigné Katarina Barley. Nommée en juin 2017 ministre de la famille, cette élue du Land de Rhénanie-Palatinat avait également récupéré le portefeuille du travail qui avait été laissé vacant par Andrea Nahles depuis l’élection de celle-ci à la présidence du groupe SPD au Bundestag, au lendemain des élections législatives du 24 septembre 2017.
Agée de 50 ans, Mme Barley ne cachait pas sa volonté de continuer à siéger autour de la table du conseil des ministres. « Je suis un couteau suisse », déclarait-elle encore récemment pour signifier sa disponibilité. De père britannique, bilingue en anglais et très à l’aise en français, elle était pressentie aux affaires étrangères.
Hubertus Heil, ministre du travail et des affaires sociales
Pour lui succéder au travail et aux affaires sociales, le SPD a choisi Hubertus Heil, député depuis 1998 et homme d’appareil : il fut secrétaire général du SPD de 2005 à 2009 avant de réoccuper cette fonction depuis l’été 2017, remplaçant (déjà) Katarina Barley à ce poste.
Franziska Giffey, ministre de la famille
Au ministère de la famille, le SPD a désigné Franziska Giffey. Peu connue du grand public, elle était, depuis 2015, maire de Neukölln, un des arrondissements les plus pauvres de Berlin, où vit une importante communauté étrangère. Agée de 39 ans, elle est originaire de Francfort-sur-l’Oder (Brandebourg), à la frontière polonaise, ce qui n’est peut-être pas étranger à sa nomination : ces dernières semaines, plusieurs élus des Länder d’ex-Allemagne de l’Est avaient critiqué le fait que la CDU n’ait pas nommé de ministres issus de ces territoires.
Svenja Schulze, ministre de l’environnement
Enfin, pour le ministère de l’environnement, le SPD a désigné Svenja Schulze. Agée de 50 ans, elle fut de 2010 à 2017 ministre de l’innovation et de la recherche de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, et était depuis 2017 secrétaire générale du parti dans ce Land, le plus peuplé d’Allemagne et le bastion historique de la sociale-démocratie. Elle succède à Barbara Hendricks, qui était ministre de l’environnement depuis 2013 et était, elle aussi, une élue de ce Land du nord-ouest de l’Allemagne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ S’éloignant de la ligne de son parti Droit et justice (PiS), le président polonais Andrzej Duda a présenté des excuses inhabituelles le 8 mars, lors du 50e anniversaire des « événements de mars 1968 ».
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La vraie-fausse contrition polonaise sur l’antisémitisme de 1968

S’éloignant de la ligne de son parti Droit et justice (PiS), le président polonais Andrzej Duda a présenté des excuses inhabituelles le 8 mars, lors du 50e anniversaire des « événements de mars 1968 ».



Le Monde
 |    09.03.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 14h51
    |

                            Intérim








                        



                                


                            

« S’il vous plaît, pardonnez à la République polonaise, pardonnez aux Polonais, pardonnez à la Pologne de l’époque pour cet acte honteux. » Le ton et les mots choisis par le président polonais Andrzej Duda, jeudi 8 mars, à l’occasion du 50e anniversaire des « événements de mars 1968 », sont d’autant plus inhabituels qu’ils concernent un sujet brûlant, celui de l’antisémitisme, qui a largement contribué à ternir les relations entre Varsovie et ses voisins européens.
En mars 1968, des manifestations étudiantes contre la censure avaient alors été dispersées à la matraque et au gaz lacrymogène avant de servir de prétexte au régime communiste pour le lancement d’une campagne antisémite. Elle avait conduit à des purges dans les emplois publics ainsi qu’à l’émigration forcée de dix à quinze mille citoyens polonais d’origine juive. Wladyslaw Gomulka, premier secrétaire du parti communiste polonais et autorité suprême du pays, avait associé la « partie de la jeunesse estudiantine d’origine ou de nationalité juive a [yant] pris une part active dans les manifestations » à « cette catégorie de juifs citoyens polonais dont le cœur et la raison n’[étaient] pas attachés à la Pologne, mais à l’Etat d’Israël ».
Un tel acte de contrition est rare dans la bouche des ultraconservateurs au pouvoir en Pologne depuis 2015. Et il ne fait apparemment pas l’unanimité. La veille des commémorations officielles, le premier ministre Mateusz Morawiecki confiait « rêver que nul ne force à des excuses ceux qui n’ont pas à s’excuser » : la Pologne populaire était un pays « occupé » qui « n’était pas un Etat indépendant et souverain. Sa politique dépendait de l’Union soviétique ».
Répartition des rôles
En opposant cette « vérité historique » à la « mythologie de mars 1968 », Mateusz...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ L’opportunité d’une coalition avec le parti protestataire, grand vainqueur des élections du 4 mars, divise la gauche.
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Italie : Renzi laisse un Parti démocrate en plein dilemme face aux Cinq étoiles

L’opportunité d’une coalition avec le parti protestataire, grand vainqueur des élections du 4 mars, divise la gauche.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 15h48
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Sa position était devenue intenable depuis les élections législatives. Matteo Renzi n’aura pas résisté plus de trois jours à la défaite historique du Parti démocrate lors du scrutin du 4 mars. Après avoir d’abord annoncé que sa démission ne serait effective qu’une fois formé le prochain gouvernement, l’ancien premier ministre a été forcé d’admettre, jeudi 8 mars, qu’il n’avait plus les moyens politiques de continuer à diriger sa formation.
Son départ sera donc effectif dès lundi 12 mars, au sortir d’une réunion de la direction du PD qui, sans lui nommer de successeur, devrait confier à l’actuel secrétaire adjoint du parti, Maurizio Martina, la charge de participer aux consultations menées par le président de la République, Sergio Mattarella, en vue de mettre en place le prochain exécutif. Ce pas de côté était la seule solution pour ne pas mettre en péril l’unité du parti. Dans quelques jours, Matteo Renzi ne sera plus qu’un simple sénateur de Toscane. Bravache, comme à son habitude, il a affirmé à plusieurs parlementaires de son parti qu’il prenait la chose avec « sérénité ».

L’ancien premier ministre sait que l’essentiel est ailleurs : en focalisant sur sa personne le débat au lendemain de l’élection, il est parvenu à faire reculer les partisans d’un accord de gouvernement avec le grand vainqueur des élections de dimanche, le Mouvement 5 étoiles. La tentation n’a pas disparu, bien sûr, et l’expérience montre qu’à ce stade des tractations, rien ne saurait être considéré comme définitif. Mais Matteo Renzi a au moins acquis la certitude qu’aucune décision ne serait prise à chaud.
Laminé
Pour l’heure, c’est la ligne qu’il avait définie lundi qui l’a emporté : pas d’alliance d’aucune sorte avec les partisans de Luigi Di Maio ou le centre droit. Comme l’avançait jeudi matin Ettore Rosato, actuel chef du groupe démocrate à la Chambre des députés, « il faut que ceux qui ont reçu des Italiens le mandat de gouverner le fassent,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Au premier jour de son procès, l’accusé a nié le meurtre, en août 2017, de la journaliste Kim Wall dans son sous-marin.
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Peter Madsen, un savant fou danois à « tendance psychopathe »

Au premier jour de son procès, l’accusé a nié le meurtre, en août 2017, de la journaliste Kim Wall dans son sous-marin.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 11h16
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 14h54
    |

                            Anne-Françoise Hivert (envoyée spéciale à Copenhague)








                        



                                


                            

Sur son visage coiffé d’une épaisse tignasse blonde, aucun signe d’agitation, mais un large sourire. « Je vais très bien », lance Peter Madsen, le pouce levé vers le ciel, aux curieux rassemblés dans le petit port de Dragor, au sud de Copenhague. Il est environ 11 h 30, le 11 août 2017. Combinaison kaki et grosses chaussures noires, le Danois de 46 ans descend du bateau à moteur venu le secourir après le naufrage de son sous-marin, le Nautilus, dans le détroit de l’Öresund, entre le Danemark et la Suède.

Pour quelques instants encore, il est toujours « raket-Madsen », l’inventeur excentrique qui rêve d’être le premier homme à voler dans l’espace à bord d’une fusée amateur, après avoir construit le plus long sous-marin artisanal du monde. Un sujet en or, pour la journaliste suédoise Kim Wall, 30 ans, qui lui a demandé une interview, quelques semaines plus tôt. Il l’a recontactée dans l’après-midi du 10 août, pour lui proposer un rendez-vous le soir même, à bord de son submersible. Elle n’en ressortira pas.

« Marrant et un peu désorienté »
Le procureur, Jakob Buch-Jepsen, est convaincu que Peter Madsen a prémédité le meurtre, emportant à bord « scie, couteau, tournevis aiguisé, sangle et collier de serrage ». Au premier jour de son procès, jeudi 8 mars, à Copenhague, l’accusé nie, décrivant un accident : une dépressurisation dans l’habitacle alors qu’il se trouvait sur le pont du sous-marin, le panneau de l’écoutille qui se ferme, un gaz toxique qui emplit le submersible.
Quand il réussit enfin à pénétrer dans le Nautilus, raconte-t-il, Kim Wall est allongée sur le sol, inconsciente. Il essaie en vain de la ranimer. Une thèse qui pourrait être crédible si l’accusé avait appelé les secours, au lieu de démembrer le corps de la jeune femme, avant d’en jeter les morceaux à la mer et d’envoyer le Nautilus au fond de la Baltique.
Huit mois plus tard, ses proches ne parviennent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Poursuivi pour meurtre avec préméditation, agression sexuelle, violation de l’intégrité d’un cadavre, l’inventeur danois risque la prison à vie.
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Meurtre de la journaliste Kim Wall : ouverture du procès de Peter Madsen au Danemark

Poursuivi pour meurtre avec préméditation, agression sexuelle, violation de l’intégrité d’un cadavre, l’inventeur danois risque la prison à vie.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 22h21
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 13h23
    |

                            Anne-Françoise Hivert (Envoyée spéciale à Copenhague)








                        


Au premier jour de son procès, devant le tribunal de Copenhague au Danemark, jeudi 8 mars, l’inventeur danois, Peter Madsen, s’est accroché à sa dernière version des faits. S’il a reconnu avoir décapité la journaliste Kim Wall, 30 ans, à bord de son sous-marin, le Nautilus, dans la nuit du 10 au 11 août 2017, puis l’avoir démembrée, avant de jeter son corps à la mer, il continue d’affirmer que sa mort était un accident et nie l’avoir torturée et agressée sexuellement.
Jeudi après-midi, le Danois de 47 ans a longuement été interrogé par le procureur, Jakob Buch-Jepsen, sur les circonstances du drame. Tee-shirt noir, pantalon jogging bleu et chaussures de sport, Madsen finit par perdre son calme, forçant son avocate à demander une brève interruption de séance. Quand il revient à la barre, il annonce qu’il va enfin révéler « ce qui s’est vraiment passé » à bord du Nautilus, cette nuit d’été.

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                Danemark : Peter Madsen, accusé du meurtre de la journaliste Kim Wall, plaide non coupable



Depuis sa mise en garde à vue, le 11 août, ses témoignages varient au fil des macabres découvertes réalisées par les plongeurs dans le détroit de l’Oresund, entre la Suède et le Danemark. Pour commencer, Peter Madsen affirme avoir déposé Kim Wall dans le centre de Copenhague, vers 22 h 30, le 10 août, avant de reprendre la mer. Puis, lorsque le torse de la journaliste est repêché dans l’eau, au sud de la capitale danoise, le 21 août, il déclare qu’elle a été tuée, en recevant la porte de l’écoutille sur la tête.
Récit changeant
Nouvelle version, début octobre : la tête de la jeune femme vient d’être retrouvée. L’autopsie ayant révélé l’absence de traumatisme crânien, Madsen évoque alors un empoisonnement au monoxyde de carbone. Devant la cour, il se lance dans un long exposé technique, expliquant qu’une soudaine dépressurisation de l’habitacle a fait tomber le panneau de l’écoutille, piégeant la jeune femme dans le sous-marin, qui s’emplit de gaz toxiques, alors que lui-même se trouve sur le pont.
« Quand j’ai enfin réussi à ouvrir le panneau d’écoutille, un nuage de chaleur me prend au visage, raconte-t-il. Je la trouve inanimée sur le sol, je reste près d’elle et j’essaie de la faire revenir à elle, je lui donne des tapes sur les joues, je tâte son pouls. » En vain.
Le récit est détaillé, presque crédible. Sauf, rappelle le procureur, qu’il ne s’agit que d’une énième version des faits. Pourquoi ne pas avoir avoué immédiatement ? Pourquoi n’a-t-il pas appelé les secours, quand il découvre le corps ? Madsen esquive : « J’ai décidé de me suicider. »

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Mais d’abord, il essaie de hisser le corps de la journaliste hors du sous-marin – ce qui expliquerait les traces de sangle sur le corps de la jeune femme. Echouant, il s’allonge. « A ce moment-là, Peter Madsen n’en peut plus », lâche-t-il. Il dort deux heures. A son réveil, il démembre le corps avec une scie, retrouvée au fond de la mer.
Le procureur ne semble pas convaincu. Il l’interroge sur ses préférences sexuelles : « Combien de temps avons-nous ? », ironise Madsen, qui se décrit comme « une personne aux mœurs légères » et reconnaît avoir fréquenté les milieux sado-masochistes. Mais quand Jakob Buch-Jepsen insinue qu’il aurait tué Kim Wall pour assouvir un fantasme sexuel, il s’emporte. Et accuse le procureur d’avoir l’esprit mal tourné.
Films de femmes torturées
Les preuves, pourtant, sont nombreuses. Questionné sur les traces de sperme, dans son caleçon, il raille : « Pour une personne aux mœurs dissolues comme moi, ce n’est pas étonnant. » Il y a aussi les films de femmes torturées et étranglées, retrouvés sur un disque dur dans son atelier. Peter Madsen affirme que ce genre de vidéos « l’affecte émotionnellement, pas sexuellement ».
En reconstituant l’historique de navigation de son téléphone portable, les enquêteurs ont également découvert qu’il avait fait une recherche sur Google en utilisant les mots « décapitation », « femme » et « agonie », seize heures avant d’embarquer avec Kim Wall, à bord du Nautilus.
Sur sa chaise, l’accusé s’agite. Il souffle, corrige le procureur, se plaint – du traumatisme qu’il a subi, de sa situation actuelle, de sa vie qui est finie. Pas un mot pour les proches de la journaliste, présents dans la salle. Rien non plus à propos de la victime, si ce n’est qu’il n’y a « rien de pire » que de perdre un membre d’équipage.
« Tendances narcissique et psychopathe »
A l’automne, Madsen a subi une expertise psychiatrique. Jeudi matin, le procureur a présenté les conclusions des deux médecins et du psychologue qui l’ont examiné. L’inventeur, selon eux, a une « personnalité polymorphe, sévèrement divergente », avec « des tendances narcissique et psychopathe ». Ils le décrivent comme un « manipulateur », incapable de ressentir de l’empathie ou d’éprouver de la culpabilité, doté d’une sexualité « obscure », et dont ils estiment qu’il présente « un danger » pour la société.
L’avocate de Madsen, Betina Hald Engmark, a souligné, pour sa part, que les causes de la mort de Kim Wall n’ayant pu être déterminées, il était impossible d’exclure la thèse de l’accident. Le procès reprendra le 21 mars. Trente-sept témoins sont appelés à la barre. Le verdict est attendu le 25 avril.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Parmi les accusés figurent notamment le chanteur et journaliste Atilla Tas, condamné à plus de trois ans de prison, et le journaliste Murat Aksoy, condamné à plus de deux ans.
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Turquie : 25 journalistes condamnés lors d’un procès contre la presse

Parmi les accusés figurent notamment le chanteur et journaliste Atilla Tas, condamné à plus de trois ans de prison, et le journaliste Murat Aksoy, condamné à plus de deux ans.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 21h35
   





                        


Un tribunal turc a condamné, jeudi 8 mars, vingt-cinq journalistes à des peines allant jusqu’à sept ans et demi de prison à l’issue de l’un des nombreux procès ouverts contre la presse après la tentative de coup d’Etat de juillet 2016.
La plupart des personnes condamnées ont collaboré avec des médias proches du mouvement du prédicateur Fethullah Gülen, accusé par Ankara d’avoir ourdi le putsch manqué. Tous nient toute implication dans la tentative de renversement du gouvernement turc.
Parmi les accusés figurent notamment le chanteur et journaliste Atilla Tas, condamné à plus de trois ans de prison, et le journaliste Murat Aksoy, condamné à plus de deux ans, selon l’agence de presse Dogan. Les deux hommes, qui resteront en liberté conditionnelle en attendant le procès en appel, ont été reconnus coupables d’avoir « aidé une organisation terroriste sans en être membres », a rapporté Dogan.
Ankara considère comme « terroriste » le mouvement de Fethullah Gülen, qui, installé aux Etats-Unis, dément fermement avoir joué un rôle dans la tentative de putsch.
« Qu’écrire et commenter »
MM. Tas et Aksoy avaient été remis en liberté conditionnelle à la fin d’octobre dernier après plus de 400 jours passés derrière les barreaux. Les accusations de « tentative de renversement de l’ordre constitutionnel » et « tentative de renversement du gouvernement », qui les visaient ont été abandonnées.

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                Turquie : six personnes condamnées à la perpétuité, un journaliste libéré



« C’est une décision de justice, nous la respectons », a déclaré M. Tas, jeudi, à l’annonce de la décision du juge, selon une vidéo publiée sur le site du quotidien d’opposition Cumhuriyet. « Si être dans l’opposition dans un pays est un crime, alors je suis coupable », a-t-il dit.
« La procédure judiciaire n’est pas terminée », a tweeté, pour sa part, M. Aksoy. « Je crois que je serai finalement acquitté. Je n’ai fait qu’écrire et commenter », a-t-il déclaré. Les deux hommes étaient jugés avec 27 autres accusés, dont 19 comparaissaient en détention provisoire, selon Dogan.
Treize des accusés, dont l’ancienne rédactrice du quotidien guléniste Zaman Hanim Büsra Erdal, ont été condamnés à six ans et trois mois d’emprisonnement pour appartenance à une organisation terroriste. Et dix d’entre eux ont été condamnés à sept ans et demi pour cette même accusation.
Vestiges de l’Etat de droit
La Turquie est régulièrement critiquée pour l’ampleur des purges qu’elle a lancées après la tentative de coup d’Etat : plus de 50 000 personnes ont été arrêtées et plus de 140 000 ont été limogées ou suspendues.
Le secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF), Christophe Deloire, a dénoncé un « verdict qui relève de l’arbitraire politique plutôt que de la justice ». La condamnation des journalistes, jeudi, montre selon lui que « tout vestige de l’Etat de droit a disparu en Turquie ». Il appelle à la « libération immédiate » de tous les journalistes condamnés en lien avec le putsch avorté.
Le représentant de l’OSCE pour la liberté de la presse, Harlem Désir, a fait part de sa « préoccupation » sur Twitter. « J’exhorte la Turquie à libérer les journalistes et à abandonner les accusations infondées qui pèsent contre eux », a-t-il ajouté.

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                En Turquie, perpétuité requise pour un « message subliminal de coup d’Etat »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Le capitaine de la Fiorentina est mort subitement à l’âge de 31 ans. Des milliers de supporteurs étaient présents à ses funérailles, jeudi 8 mars à Florence.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Selon la plate-forme Halte aux féminicides, 47 femmes ont été tuées en février, et 2 000 depuis 2010
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Les femmes se mobilisent contre la violence conjugale en Turquie

Selon la plate-forme Halte aux féminicides, 47 femmes ont été tuées en février, et 2 000 depuis 2010



Le Monde
 |    08.03.2018 à 17h48
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 09h44
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        



   


Chaque 8 mars, Beril, une jeune étudiante stambouliote, participe à la manifestation de défense des droits des femmes sur l’avenue Istiklal, au cœur d’Istanbul. Des rassemblements semblables ont lieu dans quatorze villes de Turquie, sauf à Diyarbakir, dans le sud-est kurdophone, et dans les zones considérées comme sensibles où toute manifestation est interdite. Beril se fondra d’autant plus volontiers dans le cortège cette année que « les droits des femmes sont en recul au quotidien : nos tenues et notre comportement sont examinés sous toutes les coutures, le climat social est lourd parce que chacun se sent l’âme d’un procureur ».
Elle en a fait l’expérience. Visage poupon, la tête couverte d’un foulard à fleurs, pantalon collant et petite liquette, la jeune femme raconte comment, un soir de septembre 2017, elle et son compagnon se sont fait tancer vertement par un représentant des « aigles de nuit », des volontaires qui patrouillent dans les rues le soir venu, pour avoir échangé un baiser dans un parc.
Il y a plus grave. Dans une étude réalisée en janvier et février par l’université privée Kadir Has, 61 % des personnes interrogées désignent « la violence » comme le principal problème auquel les femmes turques sont confrontées. Alarmant, ce phénomène est en progression constante. C’est contre ce fléau que les associations appellent à défiler.
Selon la plate-forme Halte aux féminicides, qui publie régulièrement des statistiques sur le sujet, près de 2 000 femmes ont été assassinées depuis 2010. Chaque année, la liste des victimes s’allonge : 237 femmes en 2013, 409 en 2017. Rien qu’en février 47 ont été tuées, le plus souvent par balles ou à l’arme blanche. Elles étaient 28 en janvier.
Les auteurs de ces assassinats sont, dans 39 % des cas, les conjoints ou ex-conjoints et, dans 24 %, les pères, fils, beau-fils ou autres parents. La plupart du temps, la femme est tuée parce qu’elle a cherché la séparation ou le divorce, qui est pourtant légal. Il y a aussi les « crimes d’honneur » perpétrés par des proches sur des femmes accusées de mauvaise conduite. Selon Gülsüm Kav, fondatrice de Halte aux féminicides, « ces meurtres pourraient être empêchés ». Les lois existent mais ne sont pas appliquées : « La police et la justice ne protègent pas assez les femmes. »
Lancé par Mustafa Kemal Atatürk en 1934 – date à laquelle les Turques reçurent le droit de vote, dix ans avant les Françaises –, le processus d’émancipation des femmes en Turquie est menacé. Peu présentes sur le marché du ­travail (28 %), absentes de la haute fonction publique, victimes de violences conjugales, elles souffrent.
« Trois enfants au moins »
Les associations déplorent les vues rétrogrades du Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur), au pouvoir depuis 2002, sur le rôle des femmes dans la société. L’AKP, il est vrai, ne leur fait pas la part belle en politique. Le gouvernement ne compte qu’une seule ministre, Fatma Betül Sayan Kaya, bien sûr chargée de la famille. Sur 550 députés au Parlement, 79 sont des femmes.
En 2016, le président Recep Tayyip Erdogan avait provoqué la fureur des féministes en déclarant que les femmes sans enfants étaient « incomplètes » et en recommandant la mise au monde de « trois enfants au moins ». Il convient aussi de ne pas laisser les femmes rire en public « au nom de la décence », avait souligné en 2014 Bülent Arinç, l’un des fondateurs de l’AKP, à l’époque président du Parlement. En 2016, un projet de loi en faveur d’une amnistie des violeurs prêts à épouser leurs victimes, poussé par l’AKP, a été abandonné après un tollé des associations de femmes.

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Mais les islamo-conservateurs ont plus d’un tour dans leur sac. Ainsi le mariage précoce, qui constitue le frein le plus sérieux à l’éducation des femmes, est désormais favorisé par la reconnaissance du mariage religieux. Depuis l’automne 2017, les muftis – des chefs religieux qui sont aussi des fonctionnaires du Diyanet, le ministère du culte musulman – peuvent célébrer des mariages au même titre que les maires.



                            


                        

                        


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Berlin ne veut pas « dégenrer » son hymne national

La déléguée ministérielle à l’égalité hommes-femmes s’est attiré une avalanche de critique en proposant d’expurger le chant de ses connotations patriarcales.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 16h04
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



   


Faut-il modifier l’hymne national allemand au prétexte qu’il serait sexiste ? « Non, je ne suis pas favorable à l’idée de changer les paroles », a répondu le président de la République allemande, Frank-Walter Steinmeier, mercredi 7 mars, dans un entretien avec la Saarbrücker Zeitung. Deux jours plus tôt, le porte-parole d’Angela Merkel avait indiqué que la chancelière était également « très satisfaite de l’hymne dans sa version actuelle ».
L’idée de la déléguée à l’égalité hommes-femmes au ministère de la famille, Kristin Rose-Möhring, a donc fait long feu. « Pourquoi ne pas “dégenrer” notre hymne national ? », avait-elle demandé dans un courrier interne au ministère, vendredi 2 mars, estimant que la Journée internationale des droits des femmes, six jours plus tard, serait une bonne occasion de lancer le débat.
Dans ce courrier, Mme Rose-Möhring suggérait deux changements précis dans le troisième couplet du Chant de l’Allemagne, le seul qui continue d’être chanté depuis que les nazis ont rendu imprononçables les premières lignes du poème composé en 1841 par August Heinrich Hoffmann von Fallersleben (« Deutschland, Deutschland über alles », littéralement « L’Allemagne, L’Allemagne au-dessus de tout »).
A la place de Vaterland, qui signifie étymologiquement « le pays du père », elle proposait d’utiliser le mot Heimat, qui désigne lui aussi l’idée de « patrie » mais sans image masculine, d’autant plus qu’il est de genre féminin. Seconde modification : l’adverbe brüderlich, que l’on peut traduire par « fraternellement » mais qui véhiculerait lui aussi un imaginaire exclusivement masculin (Bruder signifiant « frère »). D’où son idée de le remplacer par couragiert, qui, comme on l’aura deviné, veut dire « courageusement ».
« Idée personnelle »
Dans ce même courrier, Mme Rose-Möhring rappelait que d’autres pays avaient déjà procédé à des modifications analogues. Ainsi de l’Autriche qui, depuis 2012, ne fait plus seulement référence à ses « grands fils » mais mentionne ses « filles et fils » dans le premier couplet de son hymne national. Autre exemple : le Canada. Depuis début février, la phrase « True patriot love in all thy sons command » (« Un véritable amour de la patrie anime tous tes fils ») a été remplacée par : « True patriot love in all of us command » (« Un véritable amour de la patrie nous anime tous »).
A vrai dire, Mme Rose-Möhring a vite pu constater qu’elle était bien isolée en Allemagne. A la suite de la parution d’extraits de sa lettre dans le quotidien conservateur Bild, dimanche, une avalanche de commentaires a envahi les réseaux sociaux, pratiquement tous négatifs. Sans surprise, le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) a très vite réagi, dénonçant une proposition « arrogante et inculte ».
Au sein de la droite conservatrice (CDU), plusieurs personnalités de premier plan ont également condamné cette initiative. « Il me semble qu’il y a des sujets plus importants pour les femmes que de changer l’hymne national », a ironisé Julia Klöckner, la future ministre de l’agriculture de Mme Merkel, l’un des visages de la nouvelle génération de la CDU, résolument conservatrice sur les questions de société. L’un des posts ayant le plus circulé est celui des « jeunes conservateurs » de Munich : on y voit un drapeau allemand accompagné de l’avertissement : « Pas touche à notre hymne national ! »
Dans son camp non plus, Mme Rose-Möhring n’a guère trouvé de soutien. « Il s’agit d’une idée personnelle de la déléguée à l’égalité hommes-femmes », s’est ainsi contenté de commenter le porte-parole du ministère de la famille, dirigé par les sociaux-démocrates.

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Bruxelles réclame 2,7 milliards d’euros à Londres pour avoir mal protégé les frontières de l’Union

Jeudi, la Commission a lancé une procédure d’infraction à l’encontre du Royaume-Uni accusé d’avoir laissé entrer en Europe des produits chinois sous-taxés.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 15h48
 • Mis à jour le
08.03.2018 à 20h57
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        


Des procédures d’infraction au droit de l’Union européenne (UE), la Commission européenne en prononce tous les mois, parfois plus d’une dizaine à la fois. Mais celle que l’institution communautaire a rendue publique jeudi 8 mars, prend un relief particulier, en pleine négociation sur le Brexit.
Elle réclame au Royaume-Uni la somme considérable de 2,7 milliards d’euros, correspondant aux droits de douane destinés au budget européen que le pays aurait dû percevoir s’il n’avait pas, par négligence, laissé entrer en Europe des produits chinois largement sous-taxés.
« Bien que le Royaume-Uni ait été informé des risques de fraude liés à l’importation de textiles et de chaussures originaires de la République populaire de Chine dès 2007 et qu’il lui ait été demandé de prendre des mesures de contrôle des risques appropriées, il a négligé d’intervenir pour empêcher la fraude », explique la Commission dans un communiqué.
C’est un rapport de l’OLAF (l’Office européen de lutte antifraude) de 2017, révélé initialement par le site Politico, qui avait mis le doigt sur le problème. Selon ce rapport, des importateurs chinois ont falsifié des factures, affichant de fausses déclarations de valeur aux douanes britanniques. Le Royaume-Uni avait été alerté dès 2007 mais n’a pas pris les mesures adéquates pour mettre fin à ces fraudes organisées.
Les négociateurs du Brexit sont intransigeants avec Londres
« Le Royaume-Uni doit assumer les conséquences financières de ses violations de la réglementation de l’Union », insiste la Commission. Cette affaire de douanes un peu trop perméables aux chaussures et aux vêtements chinois, explique en partie la raison pour laquelle, à Bruxelles, les négociateurs du Brexit sont si intransigeants avec Londres. Le gouvernement britannique a exprimé sa volonté de quitter le marché intérieur et l’Union douanière, une fois le divorce prononcé, le 30 mars 2019.
La conséquence directe serait le retour d’une frontière terrestre entre la République d’Irlande (toujours dans l’UE, évidemment) et l’Irlande du Nord. Au début des discussions entre Européens et Britanniques, ces derniers ont suggéré que le retour de postes frontières, et de douaniers sur ces 360 kilomètres séparant l’île d’Irlande en deux, ne serait pas nécessaire. Ce qui aurait pour énorme avantage de préserver le « Good friday agreement » de 1998, ayant mis fin à trente ans de troubles en Irlande du Nord.

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L’absence de toute démarquation visible à la frontière est en effet au cœur de cet accord de paix. Mais les Européens ont refusé : dès lors que le Royaume-Uni quitte l’Union douanière, de nouveaux tarifs doivent s’appliquer à l’entrée des denrées en République d’Irlande, et en provenance du Royaume-Uni.
Pas question que cette frontière virtuelle sillonnant la verte campagne irlandaise, serve de cheval de Troie aux contrebandiers du monde entier. Si les douaniers britanniques avaient montré plus de zèle, peut-être que les négociateurs européens auraient été plus souples. Pour préserver l’accord de paix, les Européens proposent plutôt la solution, politiquement explosive, de contrôles aux frontières s’opérant avant d’arriver sur l’île d’Irlande. Une réunification de fait par le commerce…
« Nous réfutons les allégations de la commission concernant les pertes de droits de douane. Nous prenons la surveillance douanière très au sérieux et continuerons à faire évoluer notre contrôle en fonction de l’émergence de nouvelles menaces » a répliqué un porte-parole du gouvernement britannique, jeudi.
La procédure bruxelloise constitue à ce stade une « lettre de mise en demeure ». Si Londres n’envoie pas son chèque au budget de l’Union (les droits de douane constituent une de ses sources non négligeables de revenu), la Commission pourrait assigner le pays devant la Cour de justice de l’UE. Cette Cour dont les « Brexiters » tiennent tant à se débarrasser.

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La BCE fait un petit pas vers l’abandon de son programme de soutien à l’économie

L’institution de Francfort a renoncé, jeudi 8 mars, à la possibilité d’augmenter le volume mensuel de ses rachats de dettes publiques et privées.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 14h16
 • Mis à jour le
08.03.2018 à 15h47
   





                        


C’est un petit pas, mais il amorce peut-être une nouvelle étape pour la Banque centrale européenne (BCE). L’institution de Francfort a renoncé, jeudi 8 mars, à la possibilité d’augmenter le volume mensuel de ses rachats de dettes publiques et privées.
Dans son traditionnel communiqué sur les taux, la BCE a supprimé la phrase, répétée à chaque réunion depuis décembre 2016, prévoyant « d’accroître » si nécessaire « le volume » de ce programme, actuellement fixé à 30 milliards d’euros par mois. Celui-ci représente déjà près de 2 400 milliards d’euros depuis son lancement, en mars 2015.

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Décrue irréversible
Par ce net changement de communication, la BCE amorce une décrue irréversible du « quantitative easing » (QE), passé en avril 2016 de 80 milliards à 60 milliards d’euros mensuels, puis tombé à 30 milliards d’euros par mois depuis janvier.
En revanche, la Banque centrale européenne a maintenu ses taux directeurs au plus bas. Le principal taux de refinancement a été laissé à zéro, tandis que les banques continueront à payer à la BCE un intérêt négatif de 0,40 % pour les liquidités dont elles n’ont pas l’utilité immédiate.
Cette annonce « est sans doute le premier pas prudent de la BCE sur la voie d’une normalisation progressive de sa politique monétaire, ce qui explique la hausse immédiate de l’euro », a commenté l’organisme d’étude économique Capital economics.
Le calendrier de l’abandon des rachats d’actifs demeure néanmoins mystérieux, la BCE devant à la fois intégrer la conjoncture solide, la faiblesse durable de l’inflation, et désormais les menaces d’une guerre commerciale déclenchée par Washington.
La semaine dernière le président américain a annoncé son intention d’imposer 25 % de taxes sur les importations d’acier et 10 % sur celles d’aluminium, ravivant le spectre de sanctions commerciales croisées.
Une menace qui n’a pas manqué de faire réagir, jeudi, le président de la BCE, Mario Draghi, qui s’est inquiété des relations internationales actuelles :
« Il y a une certaine inquiétude ou préoccupation sur l’état des relations internationales, parce que si vous adoptez des taxes contre (…) vos alliés, on peut se demander qui sont les ennemis. »
Selon lui, la résolution des conflits internationaux doit se faire dans un cadre « multilatéral », faute de quoi des « représailles » sont à craindre, avec un impact « difficile à prévoir » sur le climat économique.
Colombes et faucons
Si la BCE s’est montrée optimiste ces derniers mois quant à la croissance dans la zone euro, l’évolution des prix peine à suivre celle de la conjoncture. Lors de ses dernières prévisions, en décembre, la BCE attendait 1,7 % d’inflation en 2020, un niveau pas encore conforme à son objectif « proche mais inférieur à 2 % » par an.
Dans ce contexte, les observateurs attendent peu d’indications ce jeudi de M. Draghi sur le calendrier de l’abandon de son vaste soutien à l’économie. La majorité table sur un arrêt du QE en fin d’année, dont la BCE a dit qu’il serait suivi « bien après » par une première hausse de taux.
La querelle, qui couve depuis plusieurs mois au sein de l’institution sur la vitesse d’application de ce plan, devrait aboutir à des annonces plus concrètes au mois de juin, estime la majorité des économistes.
Le clan des « colombes », emmenées par M. Draghi, qui plaide pour conserver un ton accommodant tant que les perspectives d’inflation ne s’éclaircissent pas, conserverait ainsi l’avantage sur les « faucons », qui veulent voir la BCE durcir rapidement le ton.

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