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Espagne : hausse des salaires des fonctionnaires pour la première fois depuis 2009

L’accord prévoit une hausse allant de 6,1 à 8,8 % sur trois ans, en fonction de la croissance de l’économie espagnole sur cette période.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 18h32
   





                        


Les syndicats espagnols ont annoncé vendredi 9 mars avoir conclu avec le gouvernement un accord sur une hausse des salaires des fonctionnaires. C’est le premier depuis 2009, alors que la crise avait provoqué une cure d’austérité draconienne en Espagne.
L’accord prévoit une hausse allant de 6,1 à 8,8 % sur trois ans, en fonction de la croissance de l’économie espagnole sur cette période, selon le communiqué publié par le syndicat Commissions ouvrières (CCOO), l’un des principaux du pays. En 2017, le gouvernement avait proposé une hausse unilatérale de 1 % des traitements des fonctionnaires, rejetée par les syndicats, qui critiquaient son insuffisance.

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                Salaires en zone euro : à quand le dégel ?



« C’est la première hausse depuis 2009. Elle a été négociée et nous allons vers une augmentation qui suppose la récupération du pouvoir d’achat perdu dans la fonction publique », a expliqué Antonio Cabrera, secrétaire général de la branche santé de CCOO. Selon lui, il ne s’agit toutefois que du « début du redressement » car les fonctionnaires ont perdu entre 11 et 23 % de leur pouvoir d’achat pendant la crise, les plus touchés étant ceux du secteur de la santé.
Salaires gelés
Les salaires des fonctionnaires ont été totalement gelés de 2010 à 2015, tandis que des dizaines de milliers de postes étaient supprimés dans l’administration centrale, l’armée, la justice, la santé publique… Il y avait en Espagne 2,5 millions de fonctionnaires en 2016 contre 2,7 millions au début de l’année 2010, d’après des données officielles.
Outre les fonctionnaires, le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, au pouvoir depuis 2011, est confronté à une forte grogne des retraités, qui sont descendus par milliers dans la rue fin février pour dénoncer la très faible revalorisation de leurs pensions.
Le salaire minimum a été revalorisé de 8 % en 2017, soit la plus forte hausse depuis trente ans, et de 4 % en 2018, avec comme objectif d’atteindre 992 euros (sur douze mois) en 2020.
L’Espagne, quatrième économie de la zone euro, a conclu 2017 avec une croissance du PIB de 3,1 %, sa troisième année consécutive au-dessus de la barre des 3 %. Mais le pays est toujours concerné pour l’instant par la procédure européenne de sanction pour déficit excessif. Madrid espère en sortir en 2018, année pour laquelle il a promis à Bruxelles de ramener son déficit sous la barre des 3 % du PIB.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Le président américain utilise des arguments liés à la défense nationale pour limiter l’importation de produits et de biens aux Etats-Unis.
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Ce qu’il faut retenir de la décision de Donald Trump sur l’acier et l’aluminium

Le président américain utilise des arguments liés à la défense nationale pour limiter l’importation de produits et de biens aux Etats-Unis.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 18h24
   





                        


L’essentiel
Donald Trump a imposé, jeudi 8 mars, des taxes de 25 % sur les importations d’acier et de 10 % sur celles d’aluminium. Elles entreront en vigueur dans 15 jours.Le Canada, premier fournisseur d’acier et d’aluminium des Etats-Unis, en sera exempté « pour le moment », de même que le Mexique.Ce dispositif de droits de douane, qui prévoit une « flexibilité » et de possibles négociations avec les pays tiers, est largement dénoncé par les pays occidentaux.

   


Le contexte
Donald Trump l’avait promis durant la campagne présidentielle : il prendrait, s’il était élu, des mesures afin de rompre avec des pratiques commerciales qu’il juge déloyales et protéger l’emploi aux Etats-Unis. C’est ainsi que jeudi, treize mois après son arrivée au pouvoir, il a justifié la signature de deux documents qui marquent un virage protectionniste. Il a répété à cette occasion que les Etats-Unis avaient, selon lui, pendant des décennies été victimes d’une « agression ».
La citation
« Nous devons protéger notre pays et nos travailleurs. Notre industrie sidérurgique est en mauvaise posture. SI VOUS N’AVEZ PAS D’ACIER, VOUS N’AVEZ PLUS DE PAYS ».
Dans un message publié sur Facebook, Donald Trump a dit que son objectif était de protéger l’emploi aux Etats-Unis. Pour mettre en place ces droits de douane, il s’est appuyé sur une procédure rarement invoquée de la législation commerciale américaine : l’article 232, qui repose sur des arguments liés à la défense nationale.
35,6 millions de tonnes
C’est le volume des importations d’acier par les Etats-Unis en 2017, selon le groupe Wood Mackenzie. Ce qui équivaut à environ 36 % de leur propre production. En valeur, ces importations représentent 33,6 milliards de dollars (27,4 milliards d’euros).
La riposte des partenaires des Etats-Unis
La décision de M. Trump a été dénoncée, vendredi, par de nombreux pays qui y voient une attaque contre le libre-échange et un risque de conflit commercial international.
Le Brésil, deuxième fournisseur d’acier des Etats-Unis, a fait savoir, dès jeudi soir, qu’il allait « prendre toutes les mesures nécessaires » pour « protéger ses intérêts ». « Nous allons tenter d’exclure le Brésil de ces mesures », a déclaré le ministre du commerce, Marcos Jorge, après une rencontre avec son homologue américain Wilbur Ross.
Angela Merkel a prôné le « dialogue » pour que l’UE soit également « exemptée » de ces taxes
En Allemagne, plusieurs responsables ont critiqué « le protectionnisme » américain, un « affront » envers des alliés et des mesures « illégales ». La chancelière Angela Merkel a assuré que « personne ne gagnera » à un conflit commercial international, alors que M. Trump estime lui que de telles guerres sont « bonnes et faciles à gagner ». Elle a prôné le « dialogue » pour que l’Union européenne (UE) soit également « exemptée » de ces taxes.
Le dialogue, c’est aussi ce que la commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström, a présenté comme « la première option ». Dans le même temps, l’UE a fait savoir qu’elle irait si nécessaire devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour amener les Etats-Unis à revenir sur leur décision.
L’UE a d’ores et déjà établi une liste de produits américains qui pourraient être taxés pour compenser en valeur le dommage causé à l’industrie européenne.
Aux Etats-unis, la décision de M. Trump est accueillie avec hostilité par une partie du camp républicain. En désaccord, son principal conseiller économique, Gary Cohn, a démissionné mardi. Le président de la Chambre des représentants, Paul Ryan, a marqué sa désapprobation, tandis que le sénateur Jeff Flake a annoncé le prochain dépôt d’une proposition de loi visant à annuler ces taxes.

Pour aller plus loin
Commerce : Trump révise à la marge son offensiveTaxes américaines sur l’acier : les Européens espèrent encore en être exemptésL’industrie de l’acier récupère tout juste de dix ans de criseAvec le départ de Gary Cohn, le retour du « mauvais » Trump





                            


                        

                        


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La présidente chilienne sortante lance la réforme de la Constitution de Pinochet

Dimanche 11 mars, Sebastian Piñera est investi à la présidence que quitte Michelle Bachelet, consacrant pour la deuxième fois l’alternance entre le centre-gauche et la droite.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 17h58
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 18h01
    |

            Christine Legrand (Buenos Aires, correspondante)








                        



   


Six jours avant de quitter la présidence, la socialiste Michelle Bachelet a présenté un projet de loi pour modifier la Constitution chilienne héritée du général Augusto Pinochet (1973-1990), qui devra être traité par le nouveau gouvernement de droite de Sebastian Piñera. Ce dernier, qui avait déjà gouverné de 2010 à 2014, prend ses fonctions dimanche 11 mars. « Je vais gouverner jusqu’au dernier jour, cela ne devrait surprendre personne », a déclaré Mme Bachelet, qui avait exercé un premier mandat présidentiel de 2006 à 2010. Son initiative a suscité des critiques venues non seulement des conservateurs mais également de sa propre coalition de centre-gauche, la Nouvelle Majorité.
Grand admirateur de Pinochet, l’ancien candidat à la présidence José Antonio Kast a interpellé le futur président sur les réseaux sociaux, demandant à M. Piñera de « retirer dès lundi matin un projet mal fait et envoyé au Congrès au dernier moment ». M. Kast avait créé la surprise au premier tour de la présidentielle, en novembre 2017, en remportant 7,8 % des suffrages. Le sénateur Juan Antonio Coloma a qualifié le projet d’« absurde ». Le parti des deux hommes, l’Union démocratique indépendante (UDI, droite), fait partie de la nouvelle coalition gouvernementale. Ni M. Piñera ni ses futurs ministres n’ont fait de commentaires.
« Héritage républicain »
En fait, le changement de la Constitution, imposée en 1980 par la dictature militaire pour remplacer celle de 1833, a toujours été l’une des grandes promesses de Mme Bachelet, maintes fois repoussée. « Il ne s’agit pas de partir de zéro, mais de recueillir notre héritage républicain et de le perfectionner » en fonction « des changements politiques, sociaux et culturels » qui se sont produits au Chili ces dernières années, justifie le projet.
Les droits fondamentaux que souhaite garantir la présidente sortante sont « la dignité, la liberté, l’égalité, la solidarité et le respect des droits fondamentaux de l’homme ». Le texte garantit certains droits comme l’accès à la santé, l’éducation, la non-discrimination, l’égalité salariale entre les femmes et les hommes et la reconnaissance constitutionnelle des peuples indigènes, qui pourraient ainsi être représentés au Parlement. Le mandat présidentiel serait étendu de quatre à six ans mais sans possibilité de réélection, comme cela est actuellement le cas.
Malgré une trentaine de modifications effectuées depuis le retour de la démocratie, notamment sous la présidence du socialiste Ricardo Lagos (2000-2006), l’actuelle Constitution maintient les grands principes imposés par le régime militaire. Selon divers sondages, près de 70 % des Chiliens la considèrent « illégitime » et souhaitent son remplacement. Depuis 2016, Mme Bachelet a favorisé une participation citoyenne avec la tenue d’assemblées dans tout le pays, qui avaient attiré moins de participants que prévu.
Mécanisme
Le projet signé le 6 mars devra être examiné par le nouveau Congrès, élu lors des élections générales de novembre 2017. Un nouveau groupe parlementaire y siège désormais : le Frente Amplio (Front élargi), une coalition de la gauche radicale, arrivée en troisième position au premier tour de la présidentielle avec plus de 20 % des voix, qui est parvenue à élire vingt députés et un sénateur. Cette gauche de la gauche est représentée au Congrès à la suite d’une réforme du système électoral, adoptée sous la présidence Bachelet, qui a remplacé le système binominal hérité de la dictature par un scrutin à la proportionnelle plus favorable aux petits partis.
Le chemin vers une nouvelle Constitution s’annonce long et semé d’embûches. Au Congrès, aucune formation ne détient la majorité nécessaire. Les parlementaires devront décider, à la majorité qualifiée des trois cinquièmes, d’un mécanisme permettant l’adoption d’une nouvelle Constitution – commission bicamérale, commission mixte de parlementaires et de citoyens, Assemblée constituante ou plébiscite ? Dans les trois premiers cas, un référendum devra de toute façon sanctionner la fin du processus.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Une infographie met en avant 29 eurodéputés français qui n’ont pas voté en faveur de l’interdiction de ces méthodes destinées à faire changer d’orientation sexuelle. Mais plusieurs ont changé leur vote a posteriori.
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« Thérapies de conversion » des homosexuels : quels eurodéputés ont changé leur vote ?

Une infographie met en avant 29 eurodéputés français qui n’ont pas voté en faveur de l’interdiction de ces méthodes destinées à faire changer d’orientation sexuelle. Mais plusieurs ont changé leur vote a posteriori.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 17h40
    |

                            Jean-Gabriel Fernandez








                        


Le Parlement européen a voté, le 1er mars, un texte appelant les Etats membres à interdire les thérapies de conversion, c’est-à-dire les pratiques visant à « soigner » l’homosexualité. Avec 435 votes en faveur de la motion, 109 contre et 70 abstentions, le texte a été adopté largement, bien qu’il ne soit pas contraignant. Pourtant, certains eurodéputés français se sont opposés à la motion.
Des membres de la communauté LGBT+ dénoncent depuis le vote les « homophobes » parmi les députés européens. Une infographie diffusée sur Internet affirme que 34 eurodéputés français se sont opposés à la motion. Cette information est incorrecte.

🏳️‍🌈🇪🇺🇫🇷 Thérapies de conversion : Voici donc les 34 députés européens français irresponsables qui ont osé voter contre ou s'abstenir. Avec, sans surprise, majoritairement des @FN_officiel, @_LesPatriotes et @lesRepublicains dans cette ignominie 😷😷. #ShameOnYou pic.twitter.com/IZLhDodyuh— Nicolas (@NicoHikona) 4 mars 2018


Pourquoi c’est imprécis
6 députés ont changé leurs votes
Les 34 députés en question ont effectivement voté contre la motion dans un premier temps, mais 6 d’entre eux ont changé leur vote a posteriori. L’infographie ne tient en effet pas compte des corrections qui peuvent être émises dans les jours suivant un vote au Parlement européen.
Les eurodéputés Michèle Alliot-Marie et Geoffroy Didier (Les Républicains), Florian Philippot, Mireille d’Ornano et Sophie Montel (Les Patriotes) ainsi que Tokia Saïfi (Agir, la droite constructive) ont demandé la correction de leur vote, pour se prononcer en faveur de l’interdiction des thérapies de conversion. Brice Hortefeux, étonnamment, va à contre-courant. Alors qu’il avait voté en faveur de la motion, l’ex-ministre de l’intérieur sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy a choisi de se rétracter, rejoignant le camp opposé à la motion lors de la correction de son vote. Tous les représentants des Patriotes (extrême droite), et d’Agir, accusés d’être opposés à l’interdiction, ont donc en réalité voté en faveur de la motion.
Les 29 eurodéputés qui ont voté contre l’interdiction des thérapies de conversion sont donc les suivants :





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   ╙▓█Γ              █▓▄ ██▀            ▓▌ ██▀Γ             ▀█▄╦ ▀██▀
                      ╙▀                ▀`                     ▀▀


Liste des 29 candidats opposés à l'interdiction des thérapies de conversion



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*Les députés non inscrits n’appartiennent à aucune formation politique au sein du Parlement européen. La plupart sont d’extrême droite. Les trois non inscrits français sont Bruno Gollnisch, Aymeric Chauprade et Jean-Marie Le Pen.
Que sont les thérapies de conversion ?
Les thérapies de conversion, ou thérapies de réorientation sexuelle, sont un ensemble de pratiques visant à changer l’orientation sexuelle d’une personne. Communes aux Etats-Unis, elles sont souvent employées sur des adolescents homosexuels ou transgenres contre leur gré. Ces thérapies peuvent passer par l’injection massive de testostérone ou par l’aversion, qui consiste à faire subir des électrochocs au sujet tout en lui montrant des images d’actes homosexuels afin de l’en dégoûter. Quelque 700 000 Américains âgés de 18 à 59 ans auraient été soumis à ce genre de pratiques, selon une récente étude de The Williams Institute.
Avec ce vote, le Parlement européen emboîte le pas à l’Organisation des nations unies, qui s’était déjà prononcée contre les thérapies de conversion en 2015, les qualifiant de « violentes » et « abusives ».
En France, ces pratiques sont encore légales, bien que rares. Dans l’Union européenne, les thérapies de conversion ne sont illégales qu’à Malte et dans certaines régions autonomes espagnoles (Madrid et Valence). Le Brésil est le premier pays à les avoir bannies en 1999, mais le débat sur leur légalité a repris en 2017. Hormis ceux-là, seuls la Suisse, Taïwan et neuf Etats américains ont interdit les procédures médicales visant à changer l’orientation sexuelle d’une personne.



                            


                        

                        


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<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Catalogne : le candidat indépendantiste à la présidence reste en prison

Jordi Sanchez avait été désigné candidat après que l’ancien président catalan Carles Puigdemont eut renoncé à briguer la présidence régionale le 1er mars.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 17h30
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 17h54
   





                        



   


Un juge du Tribunal suprême espagnol a refusé, vendredi 9 mars, d’accorder la permission de sortie de prison demandée par l’indépendantiste Jordi Sanchez, candidat indépendantiste à la présidence catalane, pour assister à sa propre investiture, programmée lundi 12 mars.
La session d’investiture, qui ne pourra avoir lieu qu’en la présence du candidat, ne sera donc probablement pas maintenue le 12 mars. Le président du Parlement catalan, Roger Torrent, ne s’est cependant pas encore prononcé à ce sujet.
Sanchez, 53 ans et militant séparatiste de longue date, est poursuivi pour sédition. Il est incarcéré depuis le 16 octobre, ce qui ne l’a pas empêché d’être élu député catalan le 21 décembre.
Selon l’AFP, le juge d’instruction Pablo Llarena a refusé la remise en liberté de Jordi Sanchez, en invoquant un « risque concret de réitération du délit ». Il lui a également refusé une permission de sortie exceptionnelle.

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Sanchez, remplaçant désigné de Puigdemont
Jeudi 1er mars, le favori des indépendantistes, Carles Puigdemont, avait annoncé qu’il renonçait « provisoirement » à briguer la présidence de la Généralité, l’exécutif catalan. Cet ancien président de la Catalogne, poursuivi pour rébellion et sédition, avait été destitué par Madrid le 26 octobre après la mise sous tutelle de la région rebelle.
Jeudi 1er mars, M. Puigdemont annonçait également que sa formation, Junts per Catalunya (« ensemble pour la Catalogne »), présenterait à sa place Jordi Sanchez, président de la puissante association indépendantiste Assemblée nationale catalane (ANC) et numéro deux de sa liste.
Une incarcération critiquée sur la scène internationale
Amnesty International considère que l’incarcération de Jordi Sanchez – comme celle de Jordi Cuixart, dirigeant d’une autre association indépendantiste – est « excessive ».
Le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al-Hussein, a, quant à lui, rappelé mercredi 7 mars « aux autorités espagnoles que la détention provisoire devrait être considérée comme une mesure de dernier recours ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Bruxelles envisage entre autres une classification des produits financiers en fonction de critères écologiques et une réforme de la directive sur les agences de notation.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

L’Europe publie sa feuille de route pour ouvrir la finance aux enjeux climatiques

Bruxelles envisage entre autres une classification des produits financiers en fonction de critères écologiques et une réforme de la directive sur les agences de notation.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 17h27
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 18h30
    |

            Simon Roger








                        



   


Pour le moment, le calendrier de travail est respecté. Comme l’avait annoncé le vice-président de la Commission européenne Valdis Dombrovskis lors du sommet climat One Planet Summit, organisé le 12 décembre 2017 pour les deux ans de l’accord de Paris, Bruxelles publie sa feuille de route sur la finance verte. Dévoilé jeudi 8 mars, le document d’une vingtaine de pages développe différentes pistes pour intégrer l’impératif de lutte contre le réchauffement climatique dans les règles du jeu des marchés financiers.
Mais comme souvent avec la mécanique communautaire, l’annonce du 8 mars n’est qu’une étape dans un processus de plusieurs mois à l’issue duquel les Etats membres pourraient appliquer les préconisations de ce « plan d’action pour financer la croissance durable ». À courte échéance, c’est le Conseil européen des 22 et 23 mars qui va s’emparer du dossier : une conférence de haut niveau devrait être consacrée au sujet le 22 mars à Bruxelles.
« L’écart entre le besoin en financement climat et l’offre actuelle se chiffre à 179 milliards d’euros par an, soulignait Valdis Dombrovskis pendant le One Planet Summit. Cette somme ne pourra être compensée par les seules finances publiques, il faut la participation du secteur financier privé. » Mais les acteurs de la finance ayant peur du vide, il était crucial de baliser le terrain pour faciliter leur conversion vers des pratiques plus vertueuses.
« Développement résilient »
Fin 2016, la Commission a donc constitué un groupe d’experts européens sur la finance durable (dit groupe HLEG), d’une vingtaine de membres, chargé de réfléchir à cette évolution du secteur financier. Après un premier rapport intermédiaire publié en juillet 2017, le groupe a rendu ses conclusions définitives le 31 janvier.
Pour Pascal Canfin, le directeur du WWF France et l’un des quatre experts français intégrés au groupe de travail de la Commission, l’ambition « n’est pas d’aborder la finance verte comme un marché de niche, mais bien de transformer l’ensemble des acteurs financiers ». La démarche s’inscrit dans le cadre de l’accord de Paris, dont l’article 2 invite les Etats signataires à rendre « les flux financiers compatibles avec un profil d’évolution vers un développement à faible émission de gaz à effet de serre et résilient aux changements climatiques ».
A la tête du groupe HLEG, Christian Thimann, conseiller spécial auprès du président du groupe AXA, prône lui aussi un « changement systémique ». « Nous n’avons pas considéré un aspect de la finance durable en particulier, mais un ensemble de fonctionnements et un ensemble d’acteurs inhérents au système financier qui, si on met en œuvre les préconisations émises dans le rapport, peuvent changer le mode de fonctionnement de la finance », précisait-il fin janvier.
« Langue commune »
Comment ? L’une des idées du plan d’action européen est d’obliger les acteurs financiers à mieux prendre en compte les questions environnementales dans leurs politiques d’investissement. La question qui devrait agiter les instances communautaires est de savoir quels types de contraintes pourraient peser sur les investisseurs institutionnels et les gestionnaires d’actifs. Un autre axe retenu par Bruxelles consiste à dégager une « langue commune de la finance durable », afin de classifier les produits financiers en fonction de critères climatiques, environnementaux et sociaux, acceptés par les Vingt-Huit.
Ces deux mesures doivent faire l’objet d’une proposition législative de la Commission en mai. Un vote du Parlement européen sur la modification des règles prudentielles doit également intervenir ce mois-là. « La réglementation financière de l’UE ne fait actuellement pas de différence entre les investissements verts ou non », reconnaît-on à Bruxelles.

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Parmi les autres pistes envisagées figurent la création d’un standard européen pour les produits financiers verts et la modification de la directive sur les agences de notation. « Aujourd’hui, les enjeux de long terme et de soutenabilité ne sont pas pris en compte par les agences de notation », observe Pascal Canfin. Pour le directeur du WWW France, la feuille de route présentée le 8 mars devrait permettre aussi d’y voir plus clair dans le jeu des différents acteurs du secteur. « Dix ans après la crise financière, on va voir s’ils sont ont changé leur mode de fonctionnement, s’ils sont au rendez-vous de l’urgence climatique », lance-t-il.
Le plan d’action de l’Europe sur la finance verte intervient enfin dans un contexte d’expansion des obligations vertes, ces emprunts qui financent des initiatives liées à la transition énergétique. En novembre dernier, les émissions de ces green bonds ont, pour la première fois, franchi la barre des 100 milliards de dollars, a pointé l’ONG Climate Bonds Initiative. Un essor qu’il faut tout de même pondérer par un autre chiffre : les obligations vertes ne représentaient, fin 2017, que 0,9 % du total des obligations émises à l’échelle mondiale.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ En Suède, un photographe a diffusé pendant plusieurs années les photos d’un arbre à la forme caractéristique. Cette médiatisation s’est révélée néfaste.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ LE BILLET DE FRANCIS KPATINDÉ. Les élections donnent lieu à une profusion de candidatures, pour certaines farfelues. Mais cette situation est préférable à celle qui prévalait à l’époque du parti unique.
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Editorial

On se bouscule sur le parvis des palais africains ? Tant mieux !

LE BILLET DE FRANCIS KPATINDÉ. Les élections donnent lieu à une profusion de candidatures, pour certaines farfelues. Mais cette situation est préférable à celle qui prévalait à l’époque du parti unique.

Par                                            Francis Kpatindé (rédacteur en chef du Monde Afrique)




LE MONDE
              datetime="2018-03-09T17:16:26+01:00"

        Le 09.03.2018 à 17h16






    
Dans un bureau de vote à Niamey lors des élections présidentielles et législatives au Niger, le 21 février 2016.
Crédits : ISSOUF SANOGO / AFP


La Sierra Leone a ouvert le bal, lundi 7 mars, avec un scrutin présidentiel dont l’une des originalités requiert de chaque candidat de recueillir 55 % des suffrages exprimés valides pour l’emporter au premier tour. On est loin de la simple majorité absolue en vigueur dans la plupart des pays. Dans le sillage de l’ancienne colonie britannique, une dizaine d’élections présidentielles sont prévues en Afrique en 2018 : Egypte, Soudan du Sud, Mali, Zimbabwe, Cameroun, Madagascar et, si telle est la volonté du président Joseph Kabila, République démocratique du Congo (RDC). Ce rythme soutenu se prolongera en 2019 au Nigeria, au Sénégal et en Afrique du Sud, trois Etats influents appelés à désigner leur premier magistrat au suffrage universel direct ou indirect.
L’offre politique et le marketing électoral des candidats ont bien changé ces dernières années. Ils ne vont plus à la bataille avec le sourire et des promesses mirifiques comme seules armes de séduction. Ils sont pris en main, y compris à l’international, par des communicants, « écrivent » des ouvrages de circonstance, bien souvent édités à compte d’auteur. Chacun d’eux se vante d’avoir un compte Twitter, une page Facebook et un site Internet, qu’ils laissent dépérir une fois la compétition électorale terminée.
Quelques-unes des consultations attendues d’ici le mois de décembre devraient, comme en Sierra Leone, drainer du monde dans les bureaux de vote, surtout dans les pays où les électeurs peuvent espérer que les dés ne sont pas pipés d’avance. En revanche, en cas de simulacre d’élection, on peut redouter le pire, avec un « troisième tour » de scrutin dans la rue. L’expérience récente pousse par ailleurs à penser que, presque partout, les prétendants seront légion sur la ligne de départ.
Devenir calife à la place du calife
Ils étaient en effet 16, dont deux femmes, le 7 mars, à briguer le fauteuil de State House, le palais présidentiel niché sur l’une des collines de Freetown, la capitale sierra-léonaise. Contre 20, le 10 octobre 2017, au premier tour de la présidentielle au Liberia voisin. Ils étaient 14 au Sénégal en 2012, « seulement » 8 en Guinée, en 2015, 14 au Burkina Faso et 30 en République centrafricaine, la même année. Enfin, 15 au Niger, 25 aux Comores et 33 au Bénin, en 2016. C’est dire qu’on se bouscule sur le parvis des palais dont les fastes supposés ou réels suscitent bien des convoitises et des vocations.
Preuve de vitalité démocratique ? Dévoiement du pluralisme ? Difficile de trancher, mais les avancées sont indéniables, notamment en termes de libertés individuelles, et les résultats palpables pour ce qui concerne l’amélioration de la qualité de vie. Il n’y a pas match pour qui se remémore la situation de ces pays au tout début des années 1990. Elle pouvait se résumer à la formule suivante : un chef omnipotent, un parti dominant, un média monocorde et un citoyen modèle.
Rien, en tout cas, ne semble pouvoir freiner l’ardeur de ceux qui, à l’image du célèbre personnage de bande dessinée le grand vizir Iznogoud, ambitionnent de devenir calife à la place du calife. Rien. Ni les risques inhérents à la compétition électorale dans les pays qui se refusent avec obstination à amorcer un virage démocratique, ni la peur du ridicule liée à la perspective de finir la compétition avec un score anecdotique. Encore moins le coût – prohibitif pour le citoyen lambda – des cautions financières.
Des cautions rarement remboursées
Petite trouvaille des autorités pour écarter les candidatures fantaisistes et éviter une débauche d’ambitions qui ne manqueraient pas de peser sur les finances publiques, le principe du versement préalable d’une caution financière n’a, jusque-là, pas réussi à infléchir la courbe des aspirants. Remboursable uniquement à ceux qui recueillent 10 % des suffrages exprimés, elle caracolait en 2012 au Sénégal à 65 millions de francs CFA (plus de 99 000 euros). Soit 1 356 fois le salaire minimum interprofessionnel garanti ! Il en aurait fallu plus pour décourager les treize concurrents du chef de l’Etat sortant, Abdoulaye Wade, alors candidat à sa propre succession.
Au Gabon et au Cameroun, deux Etats d’Afrique centrale champions du scrutin uninominal à un tour, pour réduire tout risque d’avoir à perdre au second tour face à une opposition coalisée, la caution électorale est fixée à 30 millions de francs CFA et seuls les candidats ayant franchi la barre des 5 % des suffrages exprimés peuvent recouvrer leur mise de départ. Au Mali, le premier tour de la prochaine présidentielle est fixé au 29 juillet. Et chacun des prétendants doit débourser 25 millions de francs CFA, sans aucun espoir d’en récupérer la totalité car seule la moitié est remboursée aux compétiteurs ayant recueilli 5 % des voix.
La RDC, dont les dirigeants tardent à dessein à organiser des élections générales depuis 2016, a pris, pour sa part, une option radicale. La caution financière, 100 millions de francs congolais (plus de 50 000 euros) dans un pays où le salaire minimum atteint péniblement les 165 000 francs congolais, n’est pas remboursée. C’est bien connu, l’Etat engrange, bien souvent avec appétit, mais il débourse, presque toujours, avec parcimonie.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Mathieu Duchâtel, spécialiste de l’Asie et de la Chine à l’European Council of Foreign Relations, a répondu aux questions des lecteurs du « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Corée du Nord : « La Corée du Sud est revenue au centre du jeu »

Mathieu Duchâtel, spécialiste de l’Asie et de la Chine à l’European Council of Foreign Relations, a répondu aux questions des lecteurs du « Monde ».



Le Monde
 |    09.03.2018 à 16h15
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 17h05
   





                        



Yannick : Pourquoi ce revirement nord-coréen ? La situation semble se détendre soudainement.
La priorité tactique de la Corée du Nord est d’éviter une frappe préventive américaine. Ce scénario était de plus en plus crédible depuis la fin de l’année dernière, l’opinion internationale commençant à être exposée à l’idée d’une frappe limitée, dite « nez ensanglanté », sur les sites de missiles nord-coréens. La reprise de la diplomatie intercoréenne et l’offre spectaculaire d’un sommet Trump-Kim rendent ce scénario impossible à court terme. Un autre bénéfice immédiat pour Pyongyang, qui conserve l’initiative, est de paraître comme la partie ouverte, désireuse de négocier.
BBBrune : Quel a été le rôle de la Corée du Sud dans ce nouveau rebondissement ?
La Corée du Sud est revenue au centre du jeu, après une année d’incapacité à influencer le cours des événements. La diplomatie secrète entre les deux Corées en fin d’année 2017 a préparé le terrain pour la participation des Nord-Coréens aux Jeux olympiques de Pyeongchang. La Corée du Sud a ouvert un espace diplomatique et fermé la fenêtre aux Américains en se démarquant soudainement de l’approche « pression maximale » de l’administration Trump.

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                L’annonce du futur sommet entre Trump et Kim saluée dans le monde entier



George : La guerre est-elle définitivement à exclure ?
En aucun cas. Un échec du sommet pourrait mener à la guerre. La négociation fait monter les enchères pour tout le monde. La question-clef porte sur le désarmement de la Corée du Nord. Le programme nucléaire est la plus grande réussite du pays ; plus qu’une arme de survie (la dissuasion nord-coréenne repose aussi sur ses forces conventionnelles et son armement chimique et biologique), c’est une arme de statut ; c’est l’arme qui permet au régime de parler d’égal à égal avec le président des Etats-Unis. La confrontation reste donc tout à fait possible sur le cœur du problème, le programme nucléaire.
Osloviking : Selon vous quel sera le lieu choisi pour cette rencontre historique ?
Le plus probable est Panmunjeom, à la frontière de la Corée du Sud. On imagine mal Kim Jong-un sortir de Corée du Nord, et que Donald Trump aille à Pyongyang paraît très prématuré.
Ludovic : La Chine aurait-elle contraint Kim Jong-un à faire cette proposition afin de renforcer Donald Trump aux yeux du monde, sachant que Trump est souvent défini comme du « pain bénit » pour la Chine ?
C’est impossible. La Chine a perdu toute influence sur la Corée du Nord, et elle n’est en aucune mesure capable de contraindre Kim Jong-un à quoi que ce soit. En acceptant de soutenir un régime de sanctions beaucoup plus strict, la Chine a pourtant contribué à créer cet environnement où la reprise spectaculaire de la diplomatie semble la seule alternative à une inévitable confrontation.
Gab : Les similitudes entre Donald Trump et Kim Jong-un ne sont-elles pas plus grandes que leurs divisions ?
Le goût du risque, la quête de la surprise, la volonté de dominer le temps stratégique – ce sont trois éléments où leur style de leadership se ressemble beaucoup. La croyance dans la centralité du rapport de force les rapproche aussi. L’un et l’autre veulent gagner, mais peuvent-ils gagner ensemble ?
Il n’y aura de solution gagnant-gagnant que si l’une des deux parties accepte une concession radicale et historique : le désarmement unilatéral ou une forme d’acceptation de la Corée du Nord comme Etat nucléaire. Mais imagine-t-on Donald Trump et Kim Jong-un abandonner leur objectif initial ?

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                « Les Etats-Unis ne lèveront les sanctions qu’en échange d’un désarmement vérifiable »



Sleinkh : Sur quels points les dirigeants vont discuter ? Des accords peuvent-ils être trouvés ? Si oui, dans quels domaines (économiques, militaires, diplomatiques) ?
Les points centraux sont les programmes proliférants (nucléaire, balistique), le passage de l’armistice à un traité de paix, l’établissement de relations diplomatiques, la levée des sanctions, des échanges dans le domaine de l’énergie, dont la Corée du Nord manque. Ces points ne sont pas nouveaux. Mais aucun accord n’est possible sans un consensus sur le point central, le programme nucléaire. On aura sans doute un affrontement entre deux logiques, le gel des essais contre le désarmement.
Vanilys : Quelle est l’opinion de la population nord-coréenne au sujet de cette rencontre Kim Jong-un-Donald Trump (si une telle opinion peut être connue bien sûr) ?
Il est impossible de le savoir mais on peut tout à fait imaginer la Corée du Nord mobiliser 100 000 citoyens à Pyongyang pour un accueil triomphal de Donald Trump.
Samuel Pike : Y a-t-il une réaction de la part du Japon ?
Shinzo Abe se rendra à Washington en avril pour obtenir de Donald Trump des garanties sur le sommet. Le gouvernement japonais a soutenu l’approche du président américain, centrée sur la pression maximale. La reprise de la diplomatie est aussi dans l’intérêt du Japon, en première ligne en cas de guerre, menacé de frappes nucléaires par les Nord-Coréens dans certaines de leurs publications et prises de position publiques. Aucun accord n’incluant pas le désarmement n’est dans l’intérêt du Japon.
Le Diplomate amateur : Serait-il envisageable qu’un rapprochement entre les Etats-Unis et la Corée du Nord se fasse sur le dos de la Chine ?
C’est un scénario de rupture stratégique qui paraît peu probable. La Chine n’est plus au centre du jeu, mais elle a la frontière. Sa position géographique en fait un partenaire économique clef pour la Corée du Nord en cas de légère ouverture du régime.
C74 : On sait que la Corée du Nord ne prend peu, voire jamais, en compte les recommandations du Conseil des droits de l’homme à Genève, malgré les conditions de vie terribles dans lesquelles vit la population. Pensez-vous que cette rencontre serait le premier pas vers une « coopération » avec les instances internationales pour la paix et la promotion des droits de l’homme ?
En 2013 une commission d’enquête créée par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies a détaillé de manière accablante les violations massives des droits de l’homme en Corée du Nord, et a recommandé que le Conseil de sécurité saisisse la Cour pénale internationale.
La reprise de la diplomatie porte sur le nucléaire et la paix et il est très improbable que Donald Trump puisse obtenir des garanties sur ce plan. Il est possible qu’il le tente, car la sensibilité à la question des droits de l’homme en Corée du Nord est présente dans le camp républicain américain et le point sera soulevé dans la préparation du sommet.
Sber81 : Peut-on envisager la ratification d’un traité de paix entre les deux Corées sous l’égide des Etats-Unis ?
Une fois dans le domaine de la politique-fiction, tout est possible, mais il semble plus logique que si les deux Corées signent un traité de paix, celui-ci soit purement bilatéral, ne serait-ce que pour une question essentielle, la dignité nationale.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Les deux dirigeants se menaçaient mutuellement d’une frappe nucléaire depuis l’été 2017. Aujourd’hui ils veulent parler de paix.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Les élections de dimanche, complètement verrouillées par le Parti communiste, doivent déboucher sur la désignation du successeur de Raul Castro à la tête de l’Etat, le 19 avril.
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édition abonné


Simulacre de législatives à Cuba

Les élections de dimanche, complètement verrouillées par le Parti communiste, doivent déboucher sur la désignation du successeur de Raul Castro à la tête de l’Etat, le 19 avril.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 15h42
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 15h47
    |

                            Paulo A. Paranagua








                        



                                


                            

Dimanche 11 mars se tiennent à Cuba des élections législatives. Un candidat unique est présent dans chaque circonscription, choisi par la Commission nationale des candidatures, qui dépend du Parti communiste, le parti unique. C’est ainsi que le pouvoir cubain désigne les 612 membres de l’Assemblée nationale, le parlement monocaméral qui se réunit deux fois par an pendant deux jours et vote à main levée tout ce qu’on lui soumet. Cette année, il sera chargé de désigner le successeur de Raul Castro, au pouvoir depuis 2006. Le reste de l’année, l’Assemblée laisse le Capitole, récemment restauré, aux touristes ravis de découvrir cette imitation du Congrès de Washington.
De fait, tous les Cubains savent que les jeux sont faits. Les candidats sont pour la plupart inconnus du public, seul un mini-CV officiel, reprenant les poncifs du militant loyal, est affiché. Il n’y a pas de campagne électorale : pas de promesses et donc pas de comptes à rendre. Pour les habitants, aller voter est un simulacre qui sert à montrer patte blanche ou à ne pas se faire remarquer.
Les éventuels courants au sein du régime castriste ne peuvent pas s’incarner dans diverses candidatures, comme c’est le cas dans d’autres régimes autoritaires. Le droit de tendance n’existe pas au sein du parti unique. Les voix critiques sont donc condamnées à se taire ou à se démettre. Le risque ? La retraite et l’ostracisme – « le plan pyjama » comme on dit à La Havane – voire la prison.
Des « fidelistas » aux « raulistas »
L’Assemblée nationale désigne le Conseil d’Etat, qui à son tour choisit le nouveau président. Ce dernier est à la fois chef d’Etat et chef du gouvernement. Tout est verrouillé. Cette année, Raul Castro, 86 ans, a promis de passer la main. Cela aurait dû se faire en février, mais le cyclone Irma, en septembre 2017, a servi de prétexte pour remettre sa succession à une date ultérieure, le 19 avril. Ultimes ajustements au sommet ? Difficile à dire, tant l’opacité...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Ameenah Gurib-Fakim est accusée d’avoir utilisé une carte bancaire fournie par une ONG pour effectuer des achats personnels.
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Compte rendu

Impliquée dans un scandale financier, la présidente mauricienne démissionne

Ameenah Gurib-Fakim est accusée d’avoir utilisé une carte bancaire fournie par une ONG pour effectuer des achats personnels.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-03-09T15:41:30+01:00"

        Le 09.03.2018 à 15h41

     •
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        Mis à jour le 09.03.2018 à 16h14






    
La présidente de Maurice Ameenah Gurib-Fakim, à Johannesburg, le 9 mars 2018.
Crédits : KAREL PRINSLOO / AFP


La seule femme chef d’Etat d’Afrique, la présidente mauricienne Ameenah Gurib-Fakim, impliquée dans un scandale financier, va démissionner après les cérémonies du 50e anniversaire de l’indépendance du 12 mars, a annoncé vendredi 9 mars à la presse le premier ministre Pravind Jugnauth. « La présidente de la République m’a confié qu’elle démissionnerait de ses fonctions. Nous sommes tombés d’accord sur la date de son départ, mais nous ne pouvons pas annoncer la date », a déclaré à la presse M. Jugnauth.

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Ce départ interviendra toutefois « peu après les célébrations du 50e anniversaire de l’indépendance », le 12 mars, et avant la rentrée parlementaire, à la fin du mois, a-t-il ajouté, expliquant qu’à ses yeux « l’intérêt du pays passe avant tout ».
Au moins 25 000 euros
Mme Gurib-Fakim, 58 ans, occupe son poste depuis juin 2015. Elle est la première femme à occuper cette fonction honorifique dans l’histoire de l’île Maurice. Scientifique et biologiste de renommée internationale, elle était depuis plusieurs jours sous forte pression, car accusée d’avoir utilisé une carte bancaire fournie par une ONG pour effectuer des achats personnels.
Tout a commencé il y a dix jours quand le quotidien mauricien L’Express a publié des documents bancaires démontrant que la présidente avait utilisé à des fins personnelles une carte bancaire qui lui avait été remise par l’ONG Planet Earth Institute.
Basée à Londres, cette ONG est financée par le milliardaire angolais Alvaro Sobrinho. Homme d’affaires proche du pouvoir angolais, poursuivi au Portugal et en Suisse, celui-ci a détourné plus de 600 millions de dollars de la Banco Espirito Santo Angola lorsqu’il dirigeait la banque, avait révélé début mars le journal en ligne français Mediapart.

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Selon L’Express, Mme Gurib-Fakim a utilisé cette carte pour faire des achats personnels à l’étranger pour un montant d’au moins 25 000 euros. Cette association avec l’ONG et M. Sobrino avait été unanimement condamnée par la classe politique mauricienne. Mme Gurib-Fakim a d’abord tenté de s’accrocher à son poste, avant de changer d’avis.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Le dernier survivant des commandos du 13-Novembre a dédouané un suspect soupçonné de l’avoir aidé dans sa cavale, mais refusé d’évoquer sa propre implication dans les attentats.
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Attentats du 13-Novembre : Salah Abdeslam s’exprime pour la première fois

Le dernier survivant des commandos du 13-Novembre a dédouané un suspect soupçonné de l’avoir aidé dans sa cavale, mais refusé d’évoquer sa propre implication dans les attentats.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 15h15
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 18h46
   





                        


Muet depuis deux ans, Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos djihadistes du 13 novembre 2015, s’est exprimé pour la première fois devant le juge français chargé de l’enquête. Il a dédouané un suspect soupçonné de l’avoir aidé dans sa cavale, mais refusé d’évoquer sa propre implication dans les attentats.
Confronté vendredi 9 mars à Ali Oulkadi, un proche de son frère Brahim, mort en kamikaze dans les attaques du 13-Novembre, Salah Abdeslam, 28 ans, a ainsi affirmé n’avoir « jamais sollicité » l’aide de ce suspect, selon une source proche du dossier.
Le suspect-clé des attentats qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis a en revanche exercé son droit au silence pendant le reste de la confrontation, qui a duré un peu plus d’une heure, dans le bureau de Christophe Teissier, l’un des six magistrats chargés du dossier. Il a refusé d’être assisté par un avocat. Détenu le plus surveillé de France à Fleury-Mérogis, au sud de Paris, Salah Abdeslam avait été extrait de sa cellule vendredi matin.

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Au lendemain des attentats, déposé à Bruxelles par deux amis, Mohamed Amri et Hamza Attou, venus de Belgique le récupérer en région parisienne, il avait rejoint Ali Oulkadi dans un café de la capitale belge.
Les enquêteurs considèrent que ce dernier ne pouvait ignorer la préparation des attaques, son ADN ayant été retrouvé dans l’un des appartements « conspiratifs » de la cellule franco-belge ayant servi à la confection des ceintures explosives des commandos, à Schaerbeek.
Lors de cette confrontation également révélée par France Inter et Europe 1, Salah Abdeslam a affirmé qu’Ali Oulkadi n’était jamais entré dans cet appartement, d’après la source proche du dossier. Le 14 novembre 2015, « il ne pouvait pas savoir que j’étais l’ennemi numéro un », a-t-il ajouté, selon cette source.
« Cacher la vérité »
L’avocate française d’Ali Oulkadi, Marie Dosé, a déclaré qu’elle allait « dans les meilleurs délais déposer une demande de remise en liberté pour [son] client ». « Salah Abdeslam n’a parlé que pour une chose : innocenter Ali Oulkadi », a relevé de son côté l’avocat belge de ce dernier, Didier de Quévy. Mais pour Samia Maktouf, avocate de parties civiles, on ne peut pas dire que Salah Abdeslam « coopère avec la justice (…), ses interventions étant toujours orientées pour cacher la vérité ».
Arrêté le 18 mars 2016 dans la commune bruxelloise de Molenbeek après quatre mois de cavale, Salah Abdeslam avait minimisé son rôle devant les enquêteurs belges avant de se murer dans le silence : il avait jusqu’à présent refusé de parler aux juges français depuis son transfert en France et sa mise en examen, le 27 avril 2016, pour assassinats terroristes. En avril 2017, il avait ainsi écouté en silence les quelque 150 questions de Christophe Tessier.
Et, lors du procès en février à Bruxelles pour la fusillade survenue en mars 2016 avec des policiers dans la capitale belge qui avait précipité la fin de sa cavale, il n’avait pris la parole que très brièvement, uniquement pour contester la légitimité du tribunal, affirmant « placer [sa] confiance en Allah et c’est tout ». Il avait ensuite refusé de retourner à l’audience.
Des zones d’ombre entourent encore son rôle précis au sein de la cellule. Les investigations montrent qu’il a déposé ce soir-là les trois kamikazes du Stade de France, au nord de Paris, avant d’abandonner une ceinture explosive, laissant penser qu’il devait lui aussi mener une attaque suicide.
Proche du Belgo-Marocain Abdelhamid Abaaoud, coordinateur présumé des attentats, il a aussi eu un rôle important de logisticien, louant véhicules et planques en région parisienne, et est également soupçonné d’avoir convoyé à travers l’Europe, depuis la zone irako-syrienne, dix djihadistes pour la plupart impliqués dans les tueries de Paris et de Bruxelles du 22 mars 2016 (32 morts).

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Lors de sa visite, du 9 au 12 mars, le président français souhaite faire de Paris la porte d’entrée de New Delhi dans l’UE. Pour le moment, la France n’est qu’un partenaire commercial marginal.
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Emmanuel Macron veut consolider la place de la France en Inde

Lors de sa visite, du 9 au 12 mars, le président français souhaite faire de Paris la porte d’entrée de New Delhi dans l’UE. Pour le moment, la France n’est qu’un partenaire commercial marginal.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 15h15
    |

            Julien Bouissou (New Delhi, correspondance) et 
Bastien Bonnefous (New-Delhi, envoyé spécial)








                        



   


Après la Chine en janvier et avant de recevoir en juillet, à Paris, le premier ministre du Japon, Emmanuel Macron se rend dans l’autre géant asiatique, l’Inde, pour une visite d’Etat de plus de trois jours, du 9 au 12 mars. Attendu vendredi en fin de journée à New Delhi, le président de la République est accompagné de son épouse Brigitte Macron, de cinq ministres et de plusieurs parlementaires, ainsi que d’une délégation composée de nombreux dirigeants de grandes entreprises, PME et start-up. Il se rend dans le deuxième pays le plus peuplé au monde avec l’ambition d’y renforcer la présence française, encore timide.
Selon Paris, le marché indien est encore trop « limité » pour les investisseurs français. Les échanges commerciaux entre les deux pays sont certes équilibrés, mais restent faibles et dominés par le secteur aéronautique : l’Inde n’est que le 18e client de la France et son 20e fournisseur à l’échelle internationale. M. Macron entend donc vanter les mérites français, notamment en matière d’énergie, de défense et d’environnement, et plaider pour le libre-échange, quelques semaines seulement après que l’Inde a relevé ses taxes douanières, notamment sur les importations de panneaux solaires ou de pièces automobiles.
Profitant du départ des Britanniques de l’Union européenne l’an prochain, Emmanuel Macron souhaite que la France remplace le Royaume-Uni comme porte d’entrée de l’Inde sur le Vieux Continent. « Votre partenaire historique, traditionnel en Europe a toujours été le Royaume-Uni, et je veux que la France devienne le nouveau partenaire, le partenaire de référence du XXIe siècle », a-t-il déclaré cette semaine à l’hebdomadaire India Today.
Hélicoptères et Rafale
Le chef de l’Etat a eu les honneurs de la couverture du dernier numéro de ce magazine qui consacre plus de vingt pages à sa visite. « C’est la première fois qu’un président français fait la une de India Today », s’est empressé de faire savoir le cabinet élyséen, comme un signe selon Paris de l’importance du déplacement de M. Macron. Avec ses faux airs de la série House of Cards, la « une » d’India Today rappelle la mise en scène du portrait présidentiel officiel. Le chef de l’Etat y pose en contre-plongée, debout devant son bureau à l’Elysée, ses deux mains posées sur le meuble. Le menton haut, il affiche le sourire conquérant et l’insolence de sa jeunesse politique. « Macron le manager » y est décrit comme un « mâle alpha » à « l’allure sportive », qui « n’a pas peur d’user [en France] de méthodes non conventionnelles pour arriver à ses fins ».

Why French President Macron told India Today '#Rafale deal is a win-win' | @aroonpurie | https://t.co/J91UfHGDZ2 pic.twitter.com/CCrnz3O967— DailyO (@DailyO_) 9 mars 2018


Si M. Macron espère une moisson de contrats conséquente, la France n’est pour autant que le quatrième partenaire commercial de l’Inde dans l’UE, après l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Belgique. Selon les derniers chiffres de la direction du Trésor, l’Hexagone n’était que la 12e destination des investissements indiens en Europe, et la 65e dans le monde, entre avril et septembre 2017. Sur les 140 multinationales dont les dirigeants étaient invités au château de Versailles par le chef de l’Etat en janvier, seules trois étaient indiennes.
« Comme lors du voyage en Chine, on ne part pas en Inde avec une logique de compteur, mais il y aura des annonces », a déclaré la présidence française sans dévoiler l’ampleur ni la teneur des contrats et des partenariats envisagés. Les deux pays pourraient notamment conclure un accord qui permettra aux navires indiens d’accéder aux bases françaises de l’océan Indien, une zone où New Delhi s’inquiète de l’influence grandissante de la Chine.

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                L’Inde compte sur l’aide de Macron pour contenir la Chine



Dans le secteur de la défense, l’Inde, qui s’est longtemps approvisionnée en matériels militaires russes, a acheté à la France six sous-marins Scorpène en 2005 (dont le premier a été livré en décembre 2017) et 36 avions de chasse Rafale en 2016. Paris espère convaincre New Dehli d’acquérir des Rafale et des Scorpène supplémentaires, ainsi que des hélicoptères Panther d’Airbus. Par ailleurs, la visite de M. Macron sera l’occasion de relancer les négociations sur la construction de six réacteurs nucléaires de type EPR, un projet vieux de huit ans qui n’a toujours pas abouti.
M. Macron et Narendra Modi, le premier ministre indien, doivent coprésider dimanche le premier sommet de l’Alliance solaire internationale (ASI), une coalition issue de la COP21 sur le climat, portée par l’Inde et la France et destinée à promouvoir l’énergie solaire dans les pays en développement. M. Macron doit également inaugurer la centrale solaire de Mirzapur, construite dans la région de l’Uttar Pradesh par Solairedirect, filiale d’Engie.
Entre une séance d’échanges avec des étudiants venus de plusieurs régions du pays et une rencontre avec des artistes et des intellectuels indiens, le couple présidentiel a aussi prévu de se rendre en petit comité à Agra, où se dresse le célèbre dôme de marbre blanc du Taj Mahal. Il ira ensuite à Bénarès, la ville sainte de l’hindouisme, pour une « croisière » de quelques minutes sur le Gange sacré avec M. Modi.
« Le chemin du Dharma »
Emmanuel Macron, qui ne s’est rendu qu’une fois en Inde, à Bangalore, lorsqu’il travaillait pour la banque Rothschild, veut convaincre les Indiens de sa passion pour leur pays. Il est peu probable, toutefois, que le président de la République s’habille en costume traditionnel ou danse sur de la musique pendjabie, comme le fit le premier ministre canadien Justin Trudeau lors de sa visite en février.
Dans la préface de l’édition indienne de son livre Révolution, sortie en décembre 2017, M. Macron dit avoir découvert l’Inde sur « le chemin du Dharma [l’enseignement du Bouddha] qui nous rend tous responsables – chacun d’entre nous dans nos domaines respectifs et en solidarité avec tous ». Il confie aussi avoir souvent pensé, dans ses combats, à cette phrase de Gandhi : « Vous devez être le changement que vous voulez voir dans le monde. » Le chef de l’Etat rend enfin hommage à la « passion pour le pluralisme » et au « dynamisme de la démocratie » dans une Inde nationaliste hindoue qui pourtant s’en éloigne.
Le journaliste d’India Today qui l’a rencontré à Paris note d’ailleurs que des ouvrages d’intellectuels indiens comme Ramachandra Guha ou Amartya Sen ont été posés sur son bureau à l’Elysée – des voix toutes très critiques du régime nationaliste hindou de Narendra Modi.

        Lire aussi l’enquête :
         

          L’Inde dans une bataille identitaire






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ L’Ethiopie à cran (1). Longtemps marginalisée, la plus grande communauté du pays espère que la coalition gouvernementale désignera un premier ministre issu de ses rangs.
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Reportage

En Ethiopie, les Oromo frappent à la porte du pouvoir

L’Ethiopie à cran (1). Longtemps marginalisée, la plus grande communauté du pays espère que la coalition gouvernementale désignera un premier ministre issu de ses rangs.

Par                                            Emeline Wuilbercq (Jimma et Agaro, Ethiopie, envoyée spéciale)




LE MONDE
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        Le 09.03.2018 à 15h00

     •
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        Mis à jour le 09.03.2018 à 15h16






    
A Jimma, dans la région Oromia, en Ethiopie, en 2011.
Crédits : Stijn Debrouwere/Flickr/Creative Commons


Isaac hésite. Parler de politique en Ethiopie, « c’est dangereux ». « Ici, la démocratie, ce n’est que de la théorie », affirme-t-il sur le campus de l’université de Jimma, dans la région Oromia, à 350 km d’Addis-Abeba. L’étudiant de 20 ans est oromo, comme plus du tiers de la population éthiopienne (94 millions d’habitants). Cette communauté, la plus grande du pays, était en première ligne de la contestation anti-gouvernementale qui a débuté en novembre 2015.
A Jimma, les étudiants ont été témoins de la répression des manifestations, qui a fait des centaines de morts à travers le pays. Des milliers d’entre eux ont protesté sur le campus, certains ont été battus, d’autres arrêtés. « Les Oromo ont été opprimés pendant longtemps » par les dirigeants tigréens, qui ne regroupent que 6 % de la population, râle Isaac. Malgré son amertume, il n’a pas perdu l’espoir. Pour lui, le prochain premier ministre doit être oromo. Son favori est donc « Dr Abiy ». « J’espère que les choses vont changer si c’est lui », lâche-t-il.

        Présentation de la série
         

          L’Ethiopie à cran



L’Ethiopie doit désigner son nouveau premier ministre après la démission surprise de Hailemariam Desalegn, le 15 février. Traditionnellement, la coalition au pouvoir depuis vingt-sept ans, le Front démocratique révolutionnaire des peuples éthiopiens (EPRDF), choisit parmi les présidents des partis qui la composent, constitués sur une base communautaire et régionale. Les candidats seraient donc Shiferaw Shigute pour le Mouvement démocratique des peuples du sud de l’Ethiopie (SEPDM, le parti du premier ministre sortant), Demeke Mekonnen pour le Mouvement national démocratique amhara (ANDM), Debretsion Gebremichael pour le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) – dont la candidature reste incertaine – et, enfin, Abiy Ahmed Ali pour l’Organisation démocratique des peuples oromo (OPDO).
Le protégé du « prophète »
« Dr Abiy », vice-président de la région Oromia, a été désigné président de l’OPDO le 22 février. Une annonce surprise puisque le nom du président de la région – qui était aussi celui du parti –, Lemma Megersa, était sur toutes les lèvres. Nommé à ce poste fin 2016 alors que l’Ethiopie venait de déclarer un premier état d’urgence – en vigueur jusqu’en août 2017 –, il a engagé avec son équipe une série de réformes très appréciées. Sa popularité auprès des Oromo est telle que certains vont jusqu’à le qualifier de « prophète ». « Lemma aurait été le candidat le plus fédérateur, mais il n’est pas membre du Parlement et n’est donc pas éligible », explique un observateur de la politique éthiopienne, qui voit dans cette décision une volonté du parti d’éliminer tout obstacle susceptible d’empêcher la désignation d’un premier ministre oromo.
D’autant que « Dr Abiy », 41 ans, est le « protégé de Lemma », pense Hassan Hussein, éditorialiste pour le site éthiopien d’information Opride (basé aux Etats-Unis). « Ils partagent les mêmes objectifs politiques : réformer le système, valoriser les Oromo et éliminer les causes sous-jacentes des manifestations. » « Sa nomination marquerait une étape cruciale pour l’EPRDF, en particulier dans le contexte plus large de la réforme politique [le gouvernement a libéré des milliers de prisonniers depuis janvier], car il ne serait pas perçu comme un choix du TPLF », accusé de monopoliser les postes clés du gouvernement, de l’armée, des organes de sécurité et de l’administration, analyse de son côté Ahmed Salim, vice-président de Teneo Intelligence, un cabinet de conseil spécialisé dans le risque politique. Hailemariam Desalegn, lui, n’a jamais réussi à se défaire de son image de « pantin » des dirigeants tigréens.

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Longtemps, les dirigeants de l’OPDO, qui détient un tiers des sièges à la chambre basse du Parlement, étaient accusés d’obéir au doigt et à l’œil au gouvernement central, et surtout au TPLF. « Le parti était détesté. Quand les gens exprimaient leurs revendications, ils étaient harcelés, emprisonnés. Mais l’OPDO s’est renouvelé, il est désormais du côté du peuple », veut croire Dawit, un étudiant filiforme, veste en cuir sur le dos. Dans un contexte très tendu, le parti n’a eu d’autre choix que de se plier aux revendications populaires. Un mouvement qui a cependant permis à la nouvelle direction d’obtenir la confiance de manifestants à cran et désabusés.
Le bloc EPRDF s’est publiquement brisé. L’OPDO a opéré sa « renaissance », se plaît à dire le maire de Jimma, Meriyu Mohamed. « Nous ne pouvons pas survivre sans réforme car le pays est dans une situation critique », pense l’édile. Des dissensions fortes existent toutefois au sein de la coalition et à l’intérieur des différents partis entre partisans du changement et défenseurs du statu quo. L’ANDM et l’OPDO abriteraient les camps les plus réformistes qui ont pris leurs distances avec l’aile dure de l’EPRDF. En première ligne, Lemma Megersa et son équipe, surnommée la « team Lemma », dont Abiy Ahmed Ali est membre.
« Abiy est le candidat du peuple »
Dans l’étroite rue du marché de Jimma, où des couturiers s’affairent sur de vieilles machines à coudre, Abdi, 27 ans, explique pourquoi il respecte ces dirigeants. « Les gens sont plus libres de s’exprimer qu’avant et ne sont plus considérés comme des éléments anti-paix », assure-t-il. La « team Lemma » a amorcé une « révolution économique oromo » en œuvrant à la réappropriation de certaines terres accaparées par des investisseurs – première revendication des manifestants – et en lançant un programme de lutte contre le chômage des jeunes.
« La “police spéciale” de la région est devenue pacifique », ajoute Abdi, en soulignant les bonnes relations de ces militaires en treillis vert clair avec les manifestants, bien différentes de celles de la police fédérale et de l’armée. « Abiy est le candidat du peuple », soutient le couturier, jurant qu’il n’a pas que le soutien des Oromo. L’actuel vice-premier ministre, Demeke Mekonnen, et l’ancien ministre de l’éducation, Shiferaw Shigute, sont loin d’être perçus comme tels. « Ils font partie du système », dit un étudiant.

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Pourtant, Abiy Ahmed Ali fait aussi partie de l’élite. Adolescent, il a rejoint la lutte armée contre la dictature de Mengistu Haile Mariam. Celle-ci fut renversée par une guérilla marxiste, avec à sa tête l’ex-premier ministre Meles Zenawi (TPLF). Après l’accession au pouvoir de l’EPRDF, « Dr Abiy » a suivi une éducation militaire puis un cursus plus académique, en Ethiopie et en Afrique du Sud. Il a ensuite opté pour une carrière politique au sein de l’OPDO. Député depuis 2010, il a fait partie du gouvernement Hailemariam Desalegn. Parmi les accomplissements de sa carrière, il faut compter la création et la direction d’un des organes de surveillance du pays, l’Agence éthiopienne de sécurité des réseaux d’information (INSA).
Une popularité qui dérange
Les habitants d’Agaro, la ville où « Dr Abiy » a grandi, ne lui tiennent pas rigueur de ce passé. Ici, on célèbre déjà l’enfant du pays, même si les jeux sont loin d’être faits. La réunion du comité exécutif de l’EPRDF, reportée à plusieurs reprises, doit avoir lieu dimanche 11 mars, avant celle du conseil de la coalition lors de laquelle le premier ministre sera désigné. Pour l’instant, aucun candidat ne semble faire l’unanimité. Et la popularité d’Abiy Ahmed Ali semble déranger les instances dirigeantes. « Les faiseurs de roi de la coalition n’aiment pas le populisme », pense un observateur, qui estime que seul un politicien docile peut être choisi.
Pour Genet Shigute, si « Dr Abiy » n’est pas désigné, il y aura des conséquences. « C’est ce que disaient les passagers du minibus », s’inquiète cette dame élégante de 60 ans qui a hébergé Abiy Ahmed Ali lorsqu’il était enfant. Il a suivi sa scolarité ici, à une quarantaine de kilomètres de Jimma. Genet se souvient d’un petit garçon charismatique, qui aimait diriger et voulait s’engager dans l’armée très jeune. « Maintenant, c’est un homme politique avec des gardes du corps », remarque-t-elle. Elle assure que les jeunes de la région – qui répondent au nom de qeerroo (« garçons non mariés », en langue afaan oromo) – sont plus calmes grâce à Lemma et « Dr Abiy ». « Ils ont cruellement besoin de ces dirigeants », veut-elle croire.

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« Le changement de premier ministre, je n’y crois pas. Je ne vois pas comment un seul individu peut changer le système », lâche de son côté Yidnekachew, 24 ans, dans un café d’Agaro, sous le regard approbateur d’une bande de commerçants et de chauffeurs. Pour lui, les revendications populaires vont au-delà de la communauté d’origine du prochain chef du gouvernement. « On a besoin d’un dirigeant qui peut apporter l’unité, l’égalité, la démocratie », ajoute-t-il. Et pas du nouvel état d’urgence approuvé par la chambre basse du Parlement le 2 mars. Cette décision a entraîné des manifestations dans la région Oromia qui auraient fait plusieurs morts, et une grève de trois jours qui s’est achevée le 7 mars, malgré l’interdiction de manifester qui prévaut. Sur les 547 députés, seuls 88 ont voté contre l’état d’urgence, sept se sont abstenus. « Dr Abiy », lui, n’était pas présent à la session parlementaire.

Sommaire de la série « L’Ethiopie à cran »
Entre état d’urgence et signes d’ouverture, Le Monde Afrique prend le pouls d’un pays qui vit une période charnière.

        Présentation de la série
         

          L’Ethiopie à cran




        Episode 1
         

          En Ethiopie, les Oromo frappent à la porte du pouvoir







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Enquête

L’Ethiopie à cran : présentation de notre série

Après la démission du premier ministre, mi-février, le pays vit une période charnière, entre état d’urgence et signes d’ouverture.

Par                                            Le Monde Afrique




LE MONDE
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        Le 09.03.2018 à 15h00

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        Mis à jour le 09.03.2018 à 15h23






    
Des policiers éthiopiens patrouillent à Addis-Abeba, le 21 février 2018.
Crédits : Tiksa Negeri / REUTERS


Imprévisible. C’est ainsi que de nombreux observateurs décrivent la désignation du prochain premier ministre éthiopien après la démission surprise de Hailemariam Desalegn, mi-février. La course à la primature s’inscrit dans un contexte très tendu, alors que l’état d’urgence – le deuxième instauré en moins de dix-huit mois – a été approuvé par la chambre basse du Parlement, vendredi 2 mars. Cette décision a été suivie par des manifestations qui auraient fait plusieurs morts et par un mouvement de grève – pourtant interdite sous ce régime d’exception – dans la région Oromia, la plus vaste du pays. Des militants de la diaspora et certains opposants politiques estiment que ce vote a été « truqué ».

        Episode 1
         

          En Ethiopie, les Oromo frappent à la porte du pouvoir



Le Front démocratique révolutionnaire des peuples éthiopiens (EPRDF, la coalition au pouvoir) est déjà très affaibli par plus de deux années de manifestations. La répression, qui s’est soldée par des centaines de décès et des milliers d’arrestations, n’a fait que renforcer l’animosité d’un large pan de la population à l’encontre du pouvoir, à commencer par les Oromo et les Amhara, qui représentent près des deux tiers des 94 millions d’habitants. Les manifestants faisaient notamment grief au Front de libération du peuple du Tigré (TPLF, l’un des partis de la coalition) de monopoliser les postes clés du gouvernement, de l’armée, des organes de sécurité et de l’administration depuis plus d’un quart de siècle.
Luttes intestines
L’Ethiopie avait pourtant réussi l’exploit de se forger une réputation de pays stable dans une région minée par les conflits et d’allié de l’Occident dans la lutte contre le terrorisme. Sa croissance fulgurante depuis plus d’une décennie – estimée à 8,5 % en 2017 par le Fonds monétaire international (FMI) – avait permis de balayer les images de corps faméliques d’un pays en proie à des famines meurtrières, malgré une grave sécheresse qui touche encore des millions d’Ethiopiens.

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Le pouvoir doit désormais satisfaire une population excédée, qu’il avait un tant soit peu apaisée avec la libération de milliers de prisonniers depuis début janvier. Mais la reprise en main qu’implique le nouvel état d’urgence envoie des signaux contraires à ceux qui espéraient une ouverture du régime. D’aucuns évoquent même un retour à une répression de grande ampleur. L’avenir du pays est incertain et les attentes vis-à-vis du prochain premier ministre sont énormes. Il devra faire mieux que son impopulaire prédécesseur, Hailemariam Desalegn, qui n’avait aucune influence au sein de l’EPRDF. Les luttes intestines au sein de cette coalition au fonctionnement très opaque restent un mystère pour la plupart des observateurs.
Notre correspondante Emeline Wuilbercq s’est rendue dans plusieurs villes de la région Oromia et a rencontré une jeunesse à cran, déterminée à mettre un terme à l’oppression et aux violations des libertés. Elle a recueilli les confidences d’anciens prisonniers qui ont raconté l’enfer de leur détention. Dans cette série de reportages, Le Monde Afrique vous propose de prendre le pouls d’un pays qui vit une période charnière et dont la stabilité dépendra de la réponse du pouvoir central aux revendications populaires.

Sommaire de la série « L’Ethiopie à cran »
Entre état d’urgence et signes d’ouverture, Le Monde Afrique prend le pouls d’un pays qui vit une période charnière.

        Présentation de la série
         

          L’Ethiopie à cran




        Episode 1
         

          En Ethiopie, les Oromo frappent à la porte du pouvoir







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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Lors d’un point presse improvisé, le ministre de l’économie et des finances a exhorté à « continuer à réduire les déficits et la dette publique ».
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Taxes sur l’acier : Bruno Le Maire met en garde contre « une guerre commerciale avec les Etats-Unis »

Lors d’un point presse improvisé, le ministre de l’économie et des finances a exhorté à « continuer à réduire les déficits et la dette publique ».



Le Monde
 |    09.03.2018 à 14h35
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 14h36
    |

            Audrey Tonnelier








                        


Lors d’un point presse improvisé, vendredi 9 mars à Bercy, le ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, a réagi aux agissements du président américain Donald Trump, qui a signé jeudi les documents imposant des taxes sur les importations d’acier et d’aluminium aux Etats-Unis. Côté français, il a aussi envoyé une fin de non-recevoir face à la grogne parlementaire autour de l’usage à faire de la « cagnotte fiscale ».

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« La France regrette la décision annoncée hier par le président des Etats-Unis d’établir des tarifs sur l’aluminium, l’acier, qui vont peser sur le prix de l’acier et par conséquent sur les activités de toutes les aciéries, en France et en Europe. Je réunirai lundi à Bruxelles l’ensemble des industriels de l’acier qui opèrent en France, pour voir avec eux quelles sont les conséquences sur leurs activités, et quelles sont les mesures qu’ils attendent de la part des pouvoirs publics. »
« Je veux dire très clairement qu’une guerre commerciale entre les Etats-Unis et le reste du monde ne fera que des perdants, a martelé M. Le Maire. Nous allons donc aussi examiner la situation avec l’ensemble de nos partenaires européens, les conséquences au-delà de la France et les mesures qui pourraient être prises par l’ensemble des pays européens. Notre réaction ne peut être que collective si nous voulons qu’elle soit efficace. »
« Ne pas refaire les erreurs du passé »
Interrogé pour savoir si ces mesures pourraient être des mesures de rétorsion, le ministre a rappelé que « la Commission européenne a dit que toutes les mesures étaient sur la table » et a indiqué : « Nous allons en discuter avec elle. » Selon lui, « la première chose à faire, c’est d’avoir une évaluation de l’impact des décisions américaines sur l’industrie européenne et ensuite voir les mesures de réponse à prendre. » 

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Par ailleurs, M. Le Maire a réagi aux propos du rapporteur de la commission des finances, Joël Giraud. Ce dernier a estimé, vendredi, dans Les Echos que, compte tenu des rentrées fiscales meilleures que prévu engendrées par la bonne conjoncture économique tricolore, on peut « redistribuer une part de [la] bonne fortune fiscale de la France » aux Ehpad et aux territoires en proie à la désindustrialisation, voire aux personnes bénéficiant de minima sociaux.
Au contraire, le locataire de Bercy a exhorté à « ne pas refaire les erreurs du passé. Dès que les choses allaient mieux, immédiatement, on se mettait à redistribuer l’argent public, c’est-à-dire l’argent des contribuables. La meilleure façon de répondre aux attentes des Français, c’est de rétablir les comptes de la nation, de réduire le déficit, la dette publique. »
« Il ne s’agit pas d’avoir l’obsession du chiffre »
« Les résultats commencent à venir puisque nous serons sous les 3 % de déficit en 2017 », a estimé M. Le Maire, sans confirmer la fourchette de « proche de 2,7 % ou 2,8 % » donnée par M. Giraud. Jusqu’à présent, le gouvernement tablait sur 2,9 % de déficit au titre de 2017.
« Le cap de la réduction des déficits et de la réduction de la dette publique doit être tenu, et il sera tenu, a martelé le ministre. Réduire le déficit sous la barre des 3 %, c’est ce qui nous permettra d’avoir une économie française qui tourne mieux, plus forte, qui créé des emplois pour tous les Français. Il ne s’agit pas d’avoir l’obsession du chiffre, mais l’obsession de comptes publics bien tenus. Aujourd’hui, la dette publique, c’est de l’appauvrissement pour les Français. » Et ce, a-t-il rappelé, « d’autant plus que nous savons que les taux d’intérêts risquent d’augmenter d’ici la fin de 2018 ou le début 2019 et que par conséquent, la charge d’intérêt de la dette sera toujours plus forte ». 

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« Nous sommes là pour faire en sorte que les choses aillent mieux pour les Français, que le travail paye davantage », a-t-il encore indiqué. Selon lui, redistribuer une éventuelle « cagnotte fiscale », « ce n’est pas le mandat du président de la République ». « La bonne piste, c’est de continuer avec constance à réduire la dette, à respecter nos engagements européens pour que la parole française conserve toute sa crédibilité en Europe. La voix de la raison, c’est la réduction des déficits et de la dette. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’économiste Sébastien estime que la réplique de l’Union européenne à la volonté de Donald Trump de taxer fortement les importations d’acier et d’aluminium doit être ferme et coordonnée avec ses partenaires.
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Guerre commerciale : « Il faut répondre à Trump par la politique »

Dans une tribune au « Monde », l’économiste Sébastien estime que la réplique de l’Union européenne à la volonté de Donald Trump de taxer fortement les importations d’acier et d’aluminium doit être ferme et coordonnée avec ses partenaires.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 15h05
    |

Sébastien Jean (Directeur du Centre d’études prospectives et d’informations internationales (Cepii)







                        



                                


                            
Tribune. L’annonce par Donald Trump de la décision imminente de frapper les importations américaines d’acier d’une taxe de 25 % et celles d’aluminium de 10 % n’est pas seulement un incident commercial de plus. Si elle était confirmée, elle serait profondément déstabilisante pour les relations commerciales internationales et leur cadre institutionnel, pour plusieurs raisons.
Cette annonce suggère que les tenants du nationalisme économique tiennent désormais le haut du pavé à la maison blanche
La taille, d’abord. Les mesures annoncées concerneraient près de 50 milliards de dollars d’importations, une valeur probablement sans précédent pour ce type de mesures, qui plus est dans des secteurs sensibles et sans limitation de durée. La manière, ensuite. En invoquant la sécurité nationale, le président américain signifie on ne peut plus clairement que le politique prime l’économique dans son approche des questions commerciales. C’est aller à l’encontre de l’essence même du système commercial multilatéral, dont l’objet est de s’entendre sur des règles permettant de gérer les tensions éventuelles sans avoir recours au rapport de force politique.

La signification politique, enfin. La question commerciale est âprement débattue depuis le début du mandat de Donald Trump au sein même de la Maison Blanche. Cette annonce suggère que les tenants du nationalisme économique tiennent désormais le haut du pavé, ce que confirme la démission annoncée mardi 6 mars de Gary Cohn, principal conseiller économique du président et représentant emblématique des milieux d’affaires parmi ses proches.
Eviter la surenchère
Même si rien n’est figé dans une administration aussi instable et imprévisible, cela n’augure rien de bon pour la suite, d’autant que l’enquête en cours sur les violations présumées de droits de propriété intellectuelle par la Chine pourrait bientôt venir jeter de l’huile sur le feu, et que le signal envoyé aux lobbys les incitera à redoubler...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Dans une tribune au « Monde », les membres du Cercle Freyssinet Philippe Deleur et Denis Tersen estiment que l’Union européenne doit à la fois préserver les règles multilatérales du commerce et leur donner une nouvelle légitimité.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Guerre commerciale : « Pour l’Europe, c’est un moment de vérité » face à Washington

Dans une tribune au « Monde », les membres du Cercle Freyssinet Philippe Deleur et Denis Tersen estiment que l’Union européenne doit à la fois préserver les règles multilatérales du commerce et leur donner une nouvelle légitimité.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 14h00
    |

Philippe Delleur et Denis Tersen (Membres  du Cercle Freyssinet, réseau d’anciens responsables  de la direction des relations économiques extérieures)







                        



                                


                            
Tribune. Le président des Etats-Unis avait commencé fort. Dès le lendemain de son installation à la Maison Blanche, il retirait son pays du projet de Partenariat transpacifique, qui devait intégrer commercialement les deux rives du Pacifique, sauf la Chine, et demandait la renégociation de l’Alena, le traité de libre-échange nord-américain. Puis plus rien, ou presque, sur le plan commercial, comme une pause.
Pour le président américain, « les guerres commerciales sont bonnes et faciles à gagner »
Profitant des règlements de comptes au sein de l’administration américaine, les « faucons » ont repris l’initiative. Donald Trump vient d’annoncer l’imposition de droits de douane de respectivement 25 % et 10 % sur l’acier et l’aluminium importés aux Etats-Unis. Et quand le président de la Commission européenne répond que l’Europe fera valoir ses droits et prendra des mesures miroirs contre des produits américains – ce qu’autoriseraient les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) –, le président américain double la mise en prévoyant dans ce cas des droits supplémentaires sur les automobiles européennes (allemandes) achetées par les consommateurs américains, proclamant que « les guerres commerciales sont bonnes et faciles à gagner ».
Si la Chine est l’objectif principal – ou devrait l’être –, elle ne pèse que 6 % des importations américaines d’acier et d’aluminium. Ce sont donc les alliés des Etats-Unis – Europe, Corée du Sud, peut-être Canada – qui sont ciblés en priorité. La désinvolture du président américain n’étonne plus. Restrictions commerciales, escalade des rétorsions et contre-rétorsions, effets de contagion (car il faut bien vendre ailleurs les produits détournés des Etats-Unis)…, la menace est réelle pour toutes les économies majeures.
Un statu quo intenable
Pour l’Europe, c’est un moment de vérité. Elle est en première ligne et va devoir s’affirmer. L’épreuve est sérieuse tant elle peut être tiraillée...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Mathieu Duchâtel, spécialiste de l’Asie et de la Chine à l’European Council of Foreign Relations, à répondu aux questions des lecteurs du « Monde ».
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