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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Lors de sa visite, du 9 au 12 mars, le président français souhaite faire de Paris la porte d’entrée de New Delhi dans l’UE. Pour le moment, la France n’est qu’un partenaire commercial marginal.
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Emmanuel Macron veut consolider la place de la France en Inde

Lors de sa visite, du 9 au 12 mars, le président français souhaite faire de Paris la porte d’entrée de New Delhi dans l’UE. Pour le moment, la France n’est qu’un partenaire commercial marginal.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 15h15
    |

            Julien Bouissou (New Delhi, correspondance) et 
Bastien Bonnefous (New-Delhi, envoyé spécial)








                        



   


Après la Chine en janvier et avant de recevoir en juillet, à Paris, le premier ministre du Japon, Emmanuel Macron se rend dans l’autre géant asiatique, l’Inde, pour une visite d’Etat de plus de trois jours, du 9 au 12 mars. Attendu vendredi en fin de journée à New Delhi, le président de la République est accompagné de son épouse Brigitte Macron, de cinq ministres et de plusieurs parlementaires, ainsi que d’une délégation composée de nombreux dirigeants de grandes entreprises, PME et start-up. Il se rend dans le deuxième pays le plus peuplé au monde avec l’ambition d’y renforcer la présence française, encore timide.
Selon Paris, le marché indien est encore trop « limité » pour les investisseurs français. Les échanges commerciaux entre les deux pays sont certes équilibrés, mais restent faibles et dominés par le secteur aéronautique : l’Inde n’est que le 18e client de la France et son 20e fournisseur à l’échelle internationale. M. Macron entend donc vanter les mérites français, notamment en matière d’énergie, de défense et d’environnement, et plaider pour le libre-échange, quelques semaines seulement après que l’Inde a relevé ses taxes douanières, notamment sur les importations de panneaux solaires ou de pièces automobiles.
Profitant du départ des Britanniques de l’Union européenne l’an prochain, Emmanuel Macron souhaite que la France remplace le Royaume-Uni comme porte d’entrée de l’Inde sur le Vieux Continent. « Votre partenaire historique, traditionnel en Europe a toujours été le Royaume-Uni, et je veux que la France devienne le nouveau partenaire, le partenaire de référence du XXIe siècle », a-t-il déclaré cette semaine à l’hebdomadaire India Today.
Hélicoptères et Rafale
Le chef de l’Etat a eu les honneurs de la couverture du dernier numéro de ce magazine qui consacre plus de vingt pages à sa visite. « C’est la première fois qu’un président français fait la une de India Today », s’est empressé de faire savoir le cabinet élyséen, comme un signe selon Paris de l’importance du déplacement de M. Macron. Avec ses faux airs de la série House of Cards, la « une » d’India Today rappelle la mise en scène du portrait présidentiel officiel. Le chef de l’Etat y pose en contre-plongée, debout devant son bureau à l’Elysée, ses deux mains posées sur le meuble. Le menton haut, il affiche le sourire conquérant et l’insolence de sa jeunesse politique. « Macron le manager » y est décrit comme un « mâle alpha » à « l’allure sportive », qui « n’a pas peur d’user [en France] de méthodes non conventionnelles pour arriver à ses fins ».

Why French President Macron told India Today '#Rafale deal is a win-win' | @aroonpurie | https://t.co/J91UfHGDZ2 pic.twitter.com/CCrnz3O967— DailyO (@DailyO_) 9 mars 2018


Si M. Macron espère une moisson de contrats conséquente, la France n’est pour autant que le quatrième partenaire commercial de l’Inde dans l’UE, après l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Belgique. Selon les derniers chiffres de la direction du Trésor, l’Hexagone n’était que la 12e destination des investissements indiens en Europe, et la 65e dans le monde, entre avril et septembre 2017. Sur les 140 multinationales dont les dirigeants étaient invités au château de Versailles par le chef de l’Etat en janvier, seules trois étaient indiennes.
« Comme lors du voyage en Chine, on ne part pas en Inde avec une logique de compteur, mais il y aura des annonces », a déclaré la présidence française sans dévoiler l’ampleur ni la teneur des contrats et des partenariats envisagés. Les deux pays pourraient notamment conclure un accord qui permettra aux navires indiens d’accéder aux bases françaises de l’océan Indien, une zone où New Delhi s’inquiète de l’influence grandissante de la Chine.

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Dans le secteur de la défense, l’Inde, qui s’est longtemps approvisionnée en matériels militaires russes, a acheté à la France six sous-marins Scorpène en 2005 (dont le premier a été livré en décembre 2017) et 36 avions de chasse Rafale en 2016. Paris espère convaincre New Dehli d’acquérir des Rafale et des Scorpène supplémentaires, ainsi que des hélicoptères Panther d’Airbus. Par ailleurs, la visite de M. Macron sera l’occasion de relancer les négociations sur la construction de six réacteurs nucléaires de type EPR, un projet vieux de huit ans qui n’a toujours pas abouti.
M. Macron et Narendra Modi, le premier ministre indien, doivent coprésider dimanche le premier sommet de l’Alliance solaire internationale (ASI), une coalition issue de la COP21 sur le climat, portée par l’Inde et la France et destinée à promouvoir l’énergie solaire dans les pays en développement. M. Macron doit également inaugurer la centrale solaire de Mirzapur, construite dans la région de l’Uttar Pradesh par Solairedirect, filiale d’Engie.
Entre une séance d’échanges avec des étudiants venus de plusieurs régions du pays et une rencontre avec des artistes et des intellectuels indiens, le couple présidentiel a aussi prévu de se rendre en petit comité à Agra, où se dresse le célèbre dôme de marbre blanc du Taj Mahal. Il ira ensuite à Bénarès, la ville sainte de l’hindouisme, pour une « croisière » de quelques minutes sur le Gange sacré avec M. Modi.
« Le chemin du Dharma »
Emmanuel Macron, qui ne s’est rendu qu’une fois en Inde, à Bangalore, lorsqu’il travaillait pour la banque Rothschild, veut convaincre les Indiens de sa passion pour leur pays. Il est peu probable, toutefois, que le président de la République s’habille en costume traditionnel ou danse sur de la musique pendjabie, comme le fit le premier ministre canadien Justin Trudeau lors de sa visite en février.
Dans la préface de l’édition indienne de son livre Révolution, sortie en décembre 2017, M. Macron dit avoir découvert l’Inde sur « le chemin du Dharma [l’enseignement du Bouddha] qui nous rend tous responsables – chacun d’entre nous dans nos domaines respectifs et en solidarité avec tous ». Il confie aussi avoir souvent pensé, dans ses combats, à cette phrase de Gandhi : « Vous devez être le changement que vous voulez voir dans le monde. » Le chef de l’Etat rend enfin hommage à la « passion pour le pluralisme » et au « dynamisme de la démocratie » dans une Inde nationaliste hindoue qui pourtant s’en éloigne.
Le journaliste d’India Today qui l’a rencontré à Paris note d’ailleurs que des ouvrages d’intellectuels indiens comme Ramachandra Guha ou Amartya Sen ont été posés sur son bureau à l’Elysée – des voix toutes très critiques du régime nationaliste hindou de Narendra Modi.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Mathieu Duchâtel, spécialiste de l’Asie et de la Chine à l’European Council of Foreign Relations, a répondu aux questions des lecteurs du « Monde ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Corée du Nord : « La Corée du Sud est revenue au centre du jeu »

Mathieu Duchâtel, spécialiste de l’Asie et de la Chine à l’European Council of Foreign Relations, a répondu aux questions des lecteurs du « Monde ».



Le Monde
 |    09.03.2018 à 16h15
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 17h05
   





                        



Yannick : Pourquoi ce revirement nord-coréen ? La situation semble se détendre soudainement.
La priorité tactique de la Corée du Nord est d’éviter une frappe préventive américaine. Ce scénario était de plus en plus crédible depuis la fin de l’année dernière, l’opinion internationale commençant à être exposée à l’idée d’une frappe limitée, dite « nez ensanglanté », sur les sites de missiles nord-coréens. La reprise de la diplomatie intercoréenne et l’offre spectaculaire d’un sommet Trump-Kim rendent ce scénario impossible à court terme. Un autre bénéfice immédiat pour Pyongyang, qui conserve l’initiative, est de paraître comme la partie ouverte, désireuse de négocier.
BBBrune : Quel a été le rôle de la Corée du Sud dans ce nouveau rebondissement ?
La Corée du Sud est revenue au centre du jeu, après une année d’incapacité à influencer le cours des événements. La diplomatie secrète entre les deux Corées en fin d’année 2017 a préparé le terrain pour la participation des Nord-Coréens aux Jeux olympiques de Pyeongchang. La Corée du Sud a ouvert un espace diplomatique et fermé la fenêtre aux Américains en se démarquant soudainement de l’approche « pression maximale » de l’administration Trump.

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George : La guerre est-elle définitivement à exclure ?
En aucun cas. Un échec du sommet pourrait mener à la guerre. La négociation fait monter les enchères pour tout le monde. La question-clef porte sur le désarmement de la Corée du Nord. Le programme nucléaire est la plus grande réussite du pays ; plus qu’une arme de survie (la dissuasion nord-coréenne repose aussi sur ses forces conventionnelles et son armement chimique et biologique), c’est une arme de statut ; c’est l’arme qui permet au régime de parler d’égal à égal avec le président des Etats-Unis. La confrontation reste donc tout à fait possible sur le cœur du problème, le programme nucléaire.
Osloviking : Selon vous quel sera le lieu choisi pour cette rencontre historique ?
Le plus probable est Panmunjeom, à la frontière de la Corée du Sud. On imagine mal Kim Jong-un sortir de Corée du Nord, et que Donald Trump aille à Pyongyang paraît très prématuré.
Ludovic : La Chine aurait-elle contraint Kim Jong-un à faire cette proposition afin de renforcer Donald Trump aux yeux du monde, sachant que Trump est souvent défini comme du « pain bénit » pour la Chine ?
C’est impossible. La Chine a perdu toute influence sur la Corée du Nord, et elle n’est en aucune mesure capable de contraindre Kim Jong-un à quoi que ce soit. En acceptant de soutenir un régime de sanctions beaucoup plus strict, la Chine a pourtant contribué à créer cet environnement où la reprise spectaculaire de la diplomatie semble la seule alternative à une inévitable confrontation.
Gab : Les similitudes entre Donald Trump et Kim Jong-un ne sont-elles pas plus grandes que leurs divisions ?
Le goût du risque, la quête de la surprise, la volonté de dominer le temps stratégique – ce sont trois éléments où leur style de leadership se ressemble beaucoup. La croyance dans la centralité du rapport de force les rapproche aussi. L’un et l’autre veulent gagner, mais peuvent-ils gagner ensemble ?
Il n’y aura de solution gagnant-gagnant que si l’une des deux parties accepte une concession radicale et historique : le désarmement unilatéral ou une forme d’acceptation de la Corée du Nord comme Etat nucléaire. Mais imagine-t-on Donald Trump et Kim Jong-un abandonner leur objectif initial ?

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Sleinkh : Sur quels points les dirigeants vont discuter ? Des accords peuvent-ils être trouvés ? Si oui, dans quels domaines (économiques, militaires, diplomatiques) ?
Les points centraux sont les programmes proliférants (nucléaire, balistique), le passage de l’armistice à un traité de paix, l’établissement de relations diplomatiques, la levée des sanctions, des échanges dans le domaine de l’énergie, dont la Corée du Nord manque. Ces points ne sont pas nouveaux. Mais aucun accord n’est possible sans un consensus sur le point central, le programme nucléaire. On aura sans doute un affrontement entre deux logiques, le gel des essais contre le désarmement.
Vanilys : Quelle est l’opinion de la population nord-coréenne au sujet de cette rencontre Kim Jong-un-Donald Trump (si une telle opinion peut être connue bien sûr) ?
Il est impossible de le savoir mais on peut tout à fait imaginer la Corée du Nord mobiliser 100 000 citoyens à Pyongyang pour un accueil triomphal de Donald Trump.
Samuel Pike : Y a-t-il une réaction de la part du Japon ?
Shinzo Abe se rendra à Washington en avril pour obtenir de Donald Trump des garanties sur le sommet. Le gouvernement japonais a soutenu l’approche du président américain, centrée sur la pression maximale. La reprise de la diplomatie est aussi dans l’intérêt du Japon, en première ligne en cas de guerre, menacé de frappes nucléaires par les Nord-Coréens dans certaines de leurs publications et prises de position publiques. Aucun accord n’incluant pas le désarmement n’est dans l’intérêt du Japon.
Le Diplomate amateur : Serait-il envisageable qu’un rapprochement entre les Etats-Unis et la Corée du Nord se fasse sur le dos de la Chine ?
C’est un scénario de rupture stratégique qui paraît peu probable. La Chine n’est plus au centre du jeu, mais elle a la frontière. Sa position géographique en fait un partenaire économique clef pour la Corée du Nord en cas de légère ouverture du régime.
C74 : On sait que la Corée du Nord ne prend peu, voire jamais, en compte les recommandations du Conseil des droits de l’homme à Genève, malgré les conditions de vie terribles dans lesquelles vit la population. Pensez-vous que cette rencontre serait le premier pas vers une « coopération » avec les instances internationales pour la paix et la promotion des droits de l’homme ?
En 2013 une commission d’enquête créée par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies a détaillé de manière accablante les violations massives des droits de l’homme en Corée du Nord, et a recommandé que le Conseil de sécurité saisisse la Cour pénale internationale.
La reprise de la diplomatie porte sur le nucléaire et la paix et il est très improbable que Donald Trump puisse obtenir des garanties sur ce plan. Il est possible qu’il le tente, car la sensibilité à la question des droits de l’homme en Corée du Nord est présente dans le camp républicain américain et le point sera soulevé dans la préparation du sommet.
Sber81 : Peut-on envisager la ratification d’un traité de paix entre les deux Corées sous l’égide des Etats-Unis ?
Une fois dans le domaine de la politique-fiction, tout est possible, mais il semble plus logique que si les deux Corées signent un traité de paix, celui-ci soit purement bilatéral, ne serait-ce que pour une question essentielle, la dignité nationale.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ François Saint-Pierre, avocat spécialiste du droit pénal et également avocat au « Monde », a répondu à vos questions sur la réforme de la justice.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

« Il y a longtemps en France que l’on a abandonné un système de jurés populaires vraiment souverain »

François Saint-Pierre, avocat spécialiste du droit pénal et également avocat au « Monde », a répondu à vos questions sur la réforme de la justice.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 18h00
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 18h40
   





                        


François Saint-Pierre, avocat spécialiste du droit pénal et également avocat du Monde, répond à vos questions sur la réforme de la justice.

   


Arnaud : L’idée selon laquelle les magistrats professionnels jugeraient plus sévèrement que le jury d’assises vous semble-t-elle réaliste ? La création de cette nouvelle juridiction paraît être justifiée par cette hypothèse et par la volonté d’alléger la charge de travail des cours d’assises, qu’en pensez-vous ?
L’expérience des cours d’assises montre que les verdicts des jurés sont très variables d’un procès à l’autre, d’une ville à l’autre, sévères ou cléments. Et ceux des magistrats professionnels, dont c’est le métier, plus constants. Mais pas nécessairement plus durs. Les cours d’assises chargées de juger les affaires de terrorisme, sans jurés populaires, depuis 1986, ont montré à plusieurs reprises que, au contraire, elles pouvaient acquitter les accusés ou les condamnés plus modérément que des cours d’assises avec jurés populaires.
On ne peut donc pas soupçonner Nicole Belloubet, ministre de la justice, d’un tel but inavoué. D’ailleurs, souvenez-vous qu’en 2011, sous la présidence de M. Sarkozy, l’introduction de jurés devant les tribunaux correctionnels avait été envisagée justement pour plus de sévérité… Un projet vite abandonné.

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Monik : Ne plus faire juger certains crimes par les citoyens, c’est remettre fondamentalement en cause un principe essentiel de la justice, non ? Considérez-vous que c’est un tournant ?
Le jury est une création révolutionnaire, c’est vrai, qui date de 1791. Mais depuis, que de changements. Sous le Ier Empire, les jurys étaient composés de bourgeois, seulement des hommes. Sous Vichy, en 1941, leur nombre a été réduit de douze à six, et les jurés délibèrent depuis avec les magistrats professionnels. Il y a longtemps en France que l’on a abandonné un système de jurés populaires vraiment souverain.
Jules : Cette dénomination qui est « tribunal criminel » n’est-elle pas une violation du droit fondamental de la présomption d’innocence ?
Ce terme désigne clairement le tribunal chargé de juger les crimes. Je ne pense pas qu’il induise un préjugement de culpabilité de l’accusé. En revanche, il sera essentiel que la procédure qui y sera suivie permette à l’accusé de se défendre de manière effective, avec une garantie forte de sa présomption d’innocence.

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Anaïs : Ne pensez-vous pas qu’au regard du projet présenté actuellement et des nombreuses réformes retirant toute spécificité aux cours d’assises (je pense notamment au récent arrêt du Conseil constitutionnel instituant une obligation de motivation de la peine), cette juridiction telle qu’on la connaît soit finalement vouée à disparaître ? Ne sommes-nous pas simplement face à une première étape dans la suppression totale des jurés ?
Vous avez raison, la question se pose sérieusement. Mais ce n’est pas nouveau. En 1995, Jacques Toubon, qui était garde des sceaux, avait proposé un système similaire à celui que propose aujourd’hui Mme Belloubet, un peu différent : en première instance, des juges professionnels avec deux jurés, et en appel une cour d’assises complète. Les avocats s’y étaient farouchement opposés. Le projet avait été abandonné. Mais depuis, en 2000, la loi a permis de faire appel des verdicts, ce qui a entraîné en 2011 la réforme nécessaire de la motivation des verdicts.
Kik : La motivation principale de cette réforme est-elle la réduction des coûts du procès ?
C’est exact, le souci d’économie est toujours présent dans ces réformes. Mais pas seulement. Madame Belloubet a aussi avancé la durée des procédures qui est trop longue. La transformation de la procédure criminelle répond aussi à ce souci. Actuellement, la procédure devant le juge d’instruction dure en moyenne trois ans, puis il faut attendre un an pour le procès de cour d’assises de première instance, et encore douze à dix-huit mois pour passer en appel, où se tient un nouveau procès à l’identique du premier. C’est un système globalement très lourd, pas seulement économiquement, mais aussi moralement pour les victimes et leurs familles, pour les accusés et leur famille.
Bordelais : [Le Monde] parle d’une « réforme mineure de la carte judiciaire ». Pourtant, en cherchant à délester les cours d’appel « régionales » d’un certain nombre de contentieux spécialisés au profit des cours « territoriales », le ministère de la justice ne procède-t-il pas à une réforme au contraire massive de la carte judiciaire ?
C’est une question que nous pouvons légitimement nous poser. Ce n’est pas nous qui parlons de « réforme mineure de la carte judiciaire », mais la ministre ! Les avocats de tous les barreaux de France sont très attachés à leurs tribunaux, pas seulement pour eux-mêmes, mais surtout parce qu’ils savent par expérience professionnelle que les gens, les justiciables, ont besoin de tribunaux près de chez eux, comme d’hôpitaux et de médecins.
Soyons attentifs, sans préjuger du développement de la réforme en cours, car d’un autre côté, comment nier que l’organisation judiciaire a vraiment besoin d’être modernisée ?
Kik : « Aujourd’hui, des affaires sont requalifiées de crime en délit et passent en correctionnelle plutôt qu’en cour d’assises parce que les parties préfèrent avoir un jugement plus rapide. » Je m’étonne de ce propos de la ministre. Rencontre-t-on vraiment des parties défendant les intérêts de la victime (Parquet ou constitution de partie civile) qui préfèrent que le procès soit correctionnalisé ?
Oui, je vous le certifie. Les avocats conseillent leurs clients et clientes en leur expliquant comment se déroule un procès de cour d’assises, et nombreux préfèrent un procès correctionnel où ils ou elles n’auront pas à exhiber leur vie privée, leur souffrance, leur intimité, dans des délais de jugement beaucoup plus courts. C’est une réalité.
Kik : En tant qu’avocat, que pensez-vous de la mise en place d’un dossier numérique unique ? Quelles conséquences dans l’exercice de votre métier ?
La numérisation de la justice est en marche (sans jeu de mots) et c’est inéluctable. J’en suis personnellement un partisan convaincu. Les avocats travaillent beaucoup plus efficacement ainsi. Et il en est de même des magistrats, des greffiers, des policiers et des gendarmes, qui le confirmeront je pense. Bien sûr cela implique de nouvelles méthodes de travail auxquelles chacun doit s’accoutumer. Mais n’est-ce pas ainsi dans tous les domaines ?
Maxardéchois : La fusion des tribunaux d’instance et tribunaux de grande instance ne risque-t-elle pas de restreindre l’accès à la justice des justiciables vivant en zone rurale ?
C’est un risque, nous devons être vigilants sur les propositions concrètes qui seront faites. Je pense que les magistrats et les avocats qui exercent leurs fonctions dans les régions rurales défendent bien leur point de vue et seront entendus.
Myriam : Quel est le calendrier de cette réforme ?
Nous sommes en mars, souhaitons que les projets importants soient discutés au Parlement dans le courant de cette année 2018.
… : Pouvez-vous expliquer à des non initiés ce que signifie rendre les mesures exécutoires en première instance au civil ? Ce n’était pas le cas ?
Il y a un grand principe : c’est celui du droit de toute personne qui a perdu son procès de faire appel, et tant que cet appel n’est pas jugé, le jugement de première instance est suspendu, il n’est pas « exécutoire ». C’est cela qui semble devoir être remis en cause. Distinguons bien la justice pénale et la justice civile.
En matière de justice pénale, le caractère suspensif de l’appel est un droit constitutionnel et il est hors de question de le remettre en cause.En matière civile c’est différent, mais si l’appel ne devait plus être suspensif par principe, il faudrait prévoir une procédure très rapide permettant de demander à ce qu’il le soit, car, sans être vexant pour les magistrats, il arrive que de mauvais jugements soient rendus, dont l’exécution immédiate pourrait provoquer des conséquences très graves.
Je ne suis donc pas moi-même favorable à cette réforme.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Editorial. En insistant pour pérenniser la piétonnisation des berges sur la rive droite de la Seine, la maire de Paris ouvre la voie dans le combat des villes contre la pollution.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Pollution : Anne Hidalgo va dans le bon sens

Editorial. En insistant pour pérenniser la piétonnisation des berges sur la rive droite de la Seine, la maire de Paris ouvre la voie dans le combat des villes contre la pollution.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 14h45
   





                        


Editorial du « Monde ». C’est la nouvelle bataille de Paris. Le sujet est à ne surtout pas aborder dans un taxi. L’objet de la querelle ? Ces 3 300 mètres de quais sur la rive droite de la Seine, qui hystérisent la vie parisienne depuis leur fermeture à la circulation automobile, en octobre 2016. Un rassemblement est organisé samedi 10 mars là où Paris Plages déploie ses transats l’été, avec comme cri de ralliement : « Des poussettes contre la pollution ! Non au retour des voitures ! »
Car le vrombissement des moteurs thermiques menace de chasser les promeneurs de ce tronçon de la voie Georges-Pompidou, cette autoroute urbaine traversant la capitale d’ouest en est. Le tribunal administratif de Paris a annulé la fermeture des voies sur berges le 21 février, au motif que l’étude d’impact environnemental comportait « des inexactitudes, des omissions et des insuffisances ».
Cette décision a obligé Anne Hidalgo à prendre un nouvel arrêté, le 8 mars. Pour éviter qu’il soit à son tour rejeté, la Mairie de Paris a soigneusement gommé toute référence à un objectif de réduction de la pollution atmosphérique ou de santé publique, se contentant d’invoquer la valorisation patrimoniale d’un site hautement touristique.
2 500 morts prématurées
Les voies sur berges, au centre de toutes les crispations, ne représentent que 0,16 % du kilométrage francilien. Mais leur fermeture s’inscrit dans une politique plus large de restriction de la place de la voiture dans la cité. Paris n’est pas la première ville du monde, ni de France, à s’attaquer à ce chantier. Bordeaux et Lyon ont achevé il y a bien longtemps leur reconquête des quais de la Garonne et du Rhône.
Mme Hidalgo a voulu aller plus loin, en instaurant les fameuses vignettes Crit’Air pour bannir progressivement les véhicules les plus polluants. D’ici à 2024, année où Paris accueillera les Jeux olympiques, les diesels ne pourront plus y circuler. En 2030, ce sera au tour des voitures à l’essence. Dans ce combat contre la pollution, la maire de Paris n’avance pas à contresens, elle ouvre la voie. Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire, veut en finir avec le moteur thermique à l’échelle du pays à l’horizon 2040. Certaines villes d’Allemagne, comme Stuttgart, berceau de Porsche et de Mercedes, envisagent même désormais de barrer leurs rues au diesel.

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          Voies sur berge à Paris : le nouvel arrêté ne se réfère plus à la réduction de la pollution



Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France, a beau critiquer la « méthode autoritaire » de sa rivale politique, Mme Hidalgo a raison de viser les véhicules polluants. Question de santé publique. Un Parisien sur deux est surexposé au dioxyde d’azote, majoritairement émis par le trafic routier. Des dépassements qui concernent également d’autres agglomérations et valent à la France d’être sous la menace d’un renvoi devant la Cour de justice de l’Union européenne. Les rejets de gaz toxiques sont responsables d’environ 48 000 morts prématurées en France chaque année, dont 2 500 à Paris.
Reste tous ces automobilistes désorientés que l’Etat a, pendant des décennies, incités à investir dans le diesel. Les alternatives font encore défaut. Les modèles électriques ou hybrides restent chers. Le changement d’opérateur des vélos en libre-service tourne à l’accident industriel. Les métros et RER sont en surchauffe.
L’Allemagne, qui est aussi dans le collimateur de Bruxelles, envisage la gratuité des transports en commun dans certaines villes. A Paris, cette mesure a déjà été expérimentée lors des pics de pollution. Valérie Pécresse y a mis fin. A la gratuité, pas aux pics.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ La métropole de Californie du Sud est la capitale de la technologie pour la marine américaine. La sécurité informatique y emploie 7 600 personnes, mais les pénuries de main-d’œuvre inquiètent les militaires.
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San Diego, capitale de la cybersécurité

La métropole de Californie du Sud est la capitale de la technologie pour la marine américaine. La sécurité informatique y emploie 7 600 personnes, mais les pénuries de main-d’œuvre inquiètent les militaires.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 11h05
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 17h47
    |

            Corine Lesnes (San Diego (Californie), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Un complexe de hangars aveugles, aux vitres teintées, sur Pacific Highway, l’une des grandes artères qui traversent San Diego, le grand port de la Californie du Sud. C’est le Spawar, ou Space and Naval Warfare Systems Command, l’un des principaux commandements de la marine américaine. Jusqu’en 1997, l’organisme siégeait sur la Côte est, près de Washington. Depuis son installation sur la côte Pacifique, la région a pris rang dans la guerre électronique mondiale. Connue pour ses instituts de recherche sur les biotechnologies, ses start-up médicales, et ses sports nautiques, San Diego est en train de devenir le nouveau hub de l’industrie américaine de la cybersécurité.
Cinq mille ingénieurs, analystes, techniciens, civils et militaires, travaillent au Spawar de San Diego (sur 12 000 employés dans le monde). L’organisme est chargé des technologies de l’information pour toute la marine américaine. Il s’occupe d’acheter les équipements, de sécuriser les communications, les réseaux et les satellites. On y teste les futurs véhicules autonomes : sont-ils résistants aux piratages ? On y réfléchit aux drones sous-marins, aux applications navales de l’intelligence artificielle. Le Spawar est sur tous les fronts de « la guerre de l’information », résume son site Web.
Avec sa côte découpée en presqu’îles, et ses bassins en eau profonde, San Diego est le paradis de la marine américaine : le port d’attache de la plus grande flotte militaire du monde. Les navires de guerre n’occupent pas moins de 13 quais. Les touristes font la queue pour visiter le USS Midway, le porte-avions de 1945, trop grand à l’époque pour passer le canal de Panama, et qui a connu le Vietnam et la guerre du Golfe. Le poids du secteur de la défense est énorme : 25 milliards de dollars (20,2 milliards d’euros) de retombées économiques, soit un cinquième de l’économie de l’agglomération ; 20 % des emplois. La base navale occupe plus de 20 000 marins et gardes-côtes. Sans compter les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ La 12e édition des Jeux paralympiques s’ouvre, vendredi à Pyeongchang, avec 670 sportifs originaires de 46 pays.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ « Le Monde » s’est procuré le scénario proposé vendredi par les médiateurs du secteur du cinéma et de l’audiovisuel.
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Chronologie des médias  : bientôt des films plus récents sur tous les écrans ?

« Le Monde » s’est procuré le scénario proposé vendredi par les médiateurs du secteur du cinéma et de l’audiovisuel.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 11h02
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 11h47
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            

C’est un « scénario de compromis » que les médiateurs Dominique d’Hinnin (ancien dirigeant du groupe Lagardère) et François Hurard (ancien directeur du cinéma du Centre national du cinéma), mandatés pour favoriser un accord sur la chronologie des médias, ont présenté aux professionnels du cinéma et de l’audiovisuel, vendredi 9 mars.
Avec ce schéma, que Le Monde s’est procuré, le spectateur pourrait demain acheter la majorité des films à la demande trois mois après leur sortie en salles, au lieu de quatre aujourd’hui. Et les films resteraient disponibles à l’achat tout le temps, au lieu de disparaître des catalogues au bout de six mois. Sur Canal+, le téléspectateur pourrait regarder des films passés sur grand écran six ou sept mois auparavant, et non plus dix mois. Sur TF1, France 2 ou M6, les longs-métrages proposés seraient un peu plus récents.
De plus, certains services de vidéo à la demande par abonnement pourraient diffuser des films au bout de quinze mois et non plus trente-six mois, à la condition toutefois qu’ils s’engagent à financer le cinéma français comme le font les chaînes payantes OCS ou Ciné+. En revanche, les plates-formes étrangères, comme Netflix ou Amazon, n’auraient toujours pas le droit de proposer des films sortis en salles il y a moins de trois ans. Sauf s’ils acceptaient d’embrasser ces règles de l’exception culturelle française, et devenaient donc « vertueux ».
Les deux médiateurs, nommés en novembre 2017 par la ministre de la culture, Françoise Nyssen, ont suivi certains principes : ils conservent l’idée fondatrice selon laquelle plus un diffuseur finance le cinéma français, plus les films qu’il peut offrir sont récents. Mais ils avancent toutes les « fenêtres », pour lutter contre le téléchargement illégal. Les services de vidéo à la demande sur abonnement se voient offrir une petite porte pour entrer dans le système, sous réserve d’efforts de financement.
Le schéma proposé...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Le président américain utilise des arguments liés à la défense nationale pour limiter l’importation de produits et de biens aux Etats-Unis.
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Ce qu’il faut retenir de la décision de Donald Trump sur l’acier et l’aluminium

Le président américain utilise des arguments liés à la défense nationale pour limiter l’importation de produits et de biens aux Etats-Unis.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 18h24
   





                        


L’essentiel
Donald Trump a imposé, jeudi 8 mars, des taxes de 25 % sur les importations d’acier et de 10 % sur celles d’aluminium. Elles entreront en vigueur dans 15 jours.Le Canada, premier fournisseur d’acier et d’aluminium des Etats-Unis, en sera exempté « pour le moment », de même que le Mexique.Ce dispositif de droits de douane, qui prévoit une « flexibilité » et de possibles négociations avec les pays tiers, est largement dénoncé par les pays occidentaux.

   


Le contexte
Donald Trump l’avait promis durant la campagne présidentielle : il prendrait, s’il était élu, des mesures afin de rompre avec des pratiques commerciales qu’il juge déloyales et protéger l’emploi aux Etats-Unis. C’est ainsi que jeudi, treize mois après son arrivée au pouvoir, il a justifié la signature de deux documents qui marquent un virage protectionniste. Il a répété à cette occasion que les Etats-Unis avaient, selon lui, pendant des décennies été victimes d’une « agression ».
La citation
« Nous devons protéger notre pays et nos travailleurs. Notre industrie sidérurgique est en mauvaise posture. SI VOUS N’AVEZ PAS D’ACIER, VOUS N’AVEZ PLUS DE PAYS ».
Dans un message publié sur Facebook, Donald Trump a dit que son objectif était de protéger l’emploi aux Etats-Unis. Pour mettre en place ces droits de douane, il s’est appuyé sur une procédure rarement invoquée de la législation commerciale américaine : l’article 232, qui repose sur des arguments liés à la défense nationale.
35,6 millions de tonnes
C’est le volume des importations d’acier par les Etats-Unis en 2017, selon le groupe Wood Mackenzie. Ce qui équivaut à environ 36 % de leur propre production. En valeur, ces importations représentent 33,6 milliards de dollars (27,4 milliards d’euros).
La riposte des partenaires des Etats-Unis
La décision de M. Trump a été dénoncée, vendredi, par de nombreux pays qui y voient une attaque contre le libre-échange et un risque de conflit commercial international.
Le Brésil, deuxième fournisseur d’acier des Etats-Unis, a fait savoir, dès jeudi soir, qu’il allait « prendre toutes les mesures nécessaires » pour « protéger ses intérêts ». « Nous allons tenter d’exclure le Brésil de ces mesures », a déclaré le ministre du commerce, Marcos Jorge, après une rencontre avec son homologue américain Wilbur Ross.
Angela Merkel a prôné le « dialogue » pour que l’UE soit également « exemptée » de ces taxes
En Allemagne, plusieurs responsables ont critiqué « le protectionnisme » américain, un « affront » envers des alliés et des mesures « illégales ». La chancelière Angela Merkel a assuré que « personne ne gagnera » à un conflit commercial international, alors que M. Trump estime lui que de telles guerres sont « bonnes et faciles à gagner ». Elle a prôné le « dialogue » pour que l’Union européenne (UE) soit également « exemptée » de ces taxes.
Le dialogue, c’est aussi ce que la commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström, a présenté comme « la première option ». Dans le même temps, l’UE a fait savoir qu’elle irait si nécessaire devant l’Organisation mondiale du commerce (OMC) pour amener les Etats-Unis à revenir sur leur décision.
L’UE a d’ores et déjà établi une liste de produits américains qui pourraient être taxés pour compenser en valeur le dommage causé à l’industrie européenne.
Aux Etats-unis, la décision de M. Trump est accueillie avec hostilité par une partie du camp républicain. En désaccord, son principal conseiller économique, Gary Cohn, a démissionné mardi. Le président de la Chambre des représentants, Paul Ryan, a marqué sa désapprobation, tandis que le sénateur Jeff Flake a annoncé le prochain dépôt d’une proposition de loi visant à annuler ces taxes.

Pour aller plus loin
Commerce : Trump révise à la marge son offensiveTaxes américaines sur l’acier : les Européens espèrent encore en être exemptésL’industrie de l’acier récupère tout juste de dix ans de criseAvec le départ de Gary Cohn, le retour du « mauvais » Trump





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Bruxelles envisage entre autres une classification des produits financiers en fonction de critères écologiques et une réforme de la directive sur les agences de notation.
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L’Europe publie sa feuille de route pour ouvrir la finance aux enjeux climatiques

Bruxelles envisage entre autres une classification des produits financiers en fonction de critères écologiques et une réforme de la directive sur les agences de notation.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 17h27
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 18h30
    |

            Simon Roger








                        



   


Pour le moment, le calendrier de travail est respecté. Comme l’avait annoncé le vice-président de la Commission européenne Valdis Dombrovskis lors du sommet climat One Planet Summit, organisé le 12 décembre 2017 pour les deux ans de l’accord de Paris, Bruxelles publie sa feuille de route sur la finance verte. Dévoilé jeudi 8 mars, le document d’une vingtaine de pages développe différentes pistes pour intégrer l’impératif de lutte contre le réchauffement climatique dans les règles du jeu des marchés financiers.
Mais comme souvent avec la mécanique communautaire, l’annonce du 8 mars n’est qu’une étape dans un processus de plusieurs mois à l’issue duquel les Etats membres pourraient appliquer les préconisations de ce « plan d’action pour financer la croissance durable ». À courte échéance, c’est le Conseil européen des 22 et 23 mars qui va s’emparer du dossier : une conférence de haut niveau devrait être consacrée au sujet le 22 mars à Bruxelles.
« L’écart entre le besoin en financement climat et l’offre actuelle se chiffre à 179 milliards d’euros par an, soulignait Valdis Dombrovskis pendant le One Planet Summit. Cette somme ne pourra être compensée par les seules finances publiques, il faut la participation du secteur financier privé. » Mais les acteurs de la finance ayant peur du vide, il était crucial de baliser le terrain pour faciliter leur conversion vers des pratiques plus vertueuses.
« Développement résilient »
Fin 2016, la Commission a donc constitué un groupe d’experts européens sur la finance durable (dit groupe HLEG), d’une vingtaine de membres, chargé de réfléchir à cette évolution du secteur financier. Après un premier rapport intermédiaire publié en juillet 2017, le groupe a rendu ses conclusions définitives le 31 janvier.
Pour Pascal Canfin, le directeur du WWF France et l’un des quatre experts français intégrés au groupe de travail de la Commission, l’ambition « n’est pas d’aborder la finance verte comme un marché de niche, mais bien de transformer l’ensemble des acteurs financiers ». La démarche s’inscrit dans le cadre de l’accord de Paris, dont l’article 2 invite les Etats signataires à rendre « les flux financiers compatibles avec un profil d’évolution vers un développement à faible émission de gaz à effet de serre et résilient aux changements climatiques ».
A la tête du groupe HLEG, Christian Thimann, conseiller spécial auprès du président du groupe AXA, prône lui aussi un « changement systémique ». « Nous n’avons pas considéré un aspect de la finance durable en particulier, mais un ensemble de fonctionnements et un ensemble d’acteurs inhérents au système financier qui, si on met en œuvre les préconisations émises dans le rapport, peuvent changer le mode de fonctionnement de la finance », précisait-il fin janvier.
« Langue commune »
Comment ? L’une des idées du plan d’action européen est d’obliger les acteurs financiers à mieux prendre en compte les questions environnementales dans leurs politiques d’investissement. La question qui devrait agiter les instances communautaires est de savoir quels types de contraintes pourraient peser sur les investisseurs institutionnels et les gestionnaires d’actifs. Un autre axe retenu par Bruxelles consiste à dégager une « langue commune de la finance durable », afin de classifier les produits financiers en fonction de critères climatiques, environnementaux et sociaux, acceptés par les Vingt-Huit.
Ces deux mesures doivent faire l’objet d’une proposition législative de la Commission en mai. Un vote du Parlement européen sur la modification des règles prudentielles doit également intervenir ce mois-là. « La réglementation financière de l’UE ne fait actuellement pas de différence entre les investissements verts ou non », reconnaît-on à Bruxelles.

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                Pollution : Anne Hidalgo va dans le bon sens



Parmi les autres pistes envisagées figurent la création d’un standard européen pour les produits financiers verts et la modification de la directive sur les agences de notation. « Aujourd’hui, les enjeux de long terme et de soutenabilité ne sont pas pris en compte par les agences de notation », observe Pascal Canfin. Pour le directeur du WWW France, la feuille de route présentée le 8 mars devrait permettre aussi d’y voir plus clair dans le jeu des différents acteurs du secteur. « Dix ans après la crise financière, on va voir s’ils sont ont changé leur mode de fonctionnement, s’ils sont au rendez-vous de l’urgence climatique », lance-t-il.
Le plan d’action de l’Europe sur la finance verte intervient enfin dans un contexte d’expansion des obligations vertes, ces emprunts qui financent des initiatives liées à la transition énergétique. En novembre dernier, les émissions de ces green bonds ont, pour la première fois, franchi la barre des 100 milliards de dollars, a pointé l’ONG Climate Bonds Initiative. Un essor qu’il faut tout de même pondérer par un autre chiffre : les obligations vertes ne représentaient, fin 2017, que 0,9 % du total des obligations émises à l’échelle mondiale.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Le constructeur automobile dit son engagement pour « rechercher un repreneur potentiel », confirmant sa volonté d’un retrait total.
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Ford ne voit « aucune opportunité de production » après 2019 pour son site en Gironde

Le constructeur automobile dit son engagement pour « rechercher un repreneur potentiel », confirmant sa volonté d’un retrait total.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 17h46
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 18h26
   





                        



   


Ford a annoncé, vendredi 9 mars, ne voir « aucune opportunité de production Ford » au-delà de 2019 pour son site de Blanquefort (Gironde), et souligné son engagement pour « rechercher un repreneur potentiel intéressé par le site ». Il confirme ainsi sa volonté d’un retrait total de ce site de production de boîtes de vitesses.
Dans un communiqué publié en marge d’une réunion de suivi à Bordeaux entre Etat, direction du constructeur automobile, syndicats et élus locaux, la direction de Ford France déclare que les projections actuelles de production sont « saines jusqu’au cours de 2019 ». Cela devrait permettre la poursuite de l’activité et des 910 emplois jusqu’alors, « bien que cela dépende de la demande du marché ».
Ford France confirme avoir déjà lancé le processus de création « d’une équipe dédiée à l’identification d’un potentiel repreneur » du site de Blanquefort, Ford Aquitaine Industries (FAI), qui comprendra le directeur du site, et informera le comité d’entreprise le 15 mars de l’agenda à venir.
Refus de la « fatalité d’un retrait »
Par son communiqué, Ford confirme qu’il envisage pour Blanquefort l’hypothèse d’un repreneur « intéressé et engagé à proposer une solution viable et pérenne pour FAI ». Il exclut de fait tout autre scénario, en particulier celui du maintien d’une quelconque activité Ford sur le site.
Ce refus de la « fatalité d’un retrait » de Ford, et la volonté de voir le constructeur se maintenir était précisément la revendication des syndicats, qui ont mobilisé vendredi un millier de manifestants, salariés Ford, élus locaux, habitants de Blanquefort mêlés, à travers le centre de Bordeaux jusqu’à la réunion prévue en préfecture.
Ford a annoncé le 27 février dernier qu’il allait cesser d’investir dans son site de Blanquefort, implanté dans l’agglomération bordelaise depuis 1972, en s’appuyant sur étude qui aurait démontré que la production d’une nouvelle boîte de vitesses n’y était « économiquement pas viable ».
Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, recevant le 2 mars à Bercy salariés et élus, a exprimé « la détermination totale de l’Etat, des élus locaux, des salariés à maintenir l’activité sur ce beau site de Blanquefort ». Auparavant, il avait demandé à Ford d’y « maintenir une charge de travail suffisante (…) jusqu’à fin 2019 », pour permettre une recherche optimale de nouvelles activités pour l’usine, « au sein du groupe Ford ou en lien avec des partenaires externes ».

        Lire aussi :
         

                L’usine Ford de Blanquefort menacée






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ La sportive, connue jusqu’ici comme Wilfrid Forgues, a raconté à « L’Equipe » ce qui l’a conduite à réaliser sa transition, 22 ans après avoir remporté les JO d’Atlanta en canoë biplace.
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Sandra Forgues, première championne olympique française ouvertement transgenre

La sportive, connue jusqu’ici comme Wilfrid Forgues, a raconté à « L’Equipe » ce qui l’a conduite à réaliser sa transition, 22 ans après avoir remporté les JO d’Atlanta en canoë biplace.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 18h33
   





                        



   


Vingt-deux ans après les Jeux olympiques d’Atlanta où elle avait été sacrée championne olympique en canoë biplace (chez les hommes), celle qui s’appelait à l’époque Wilfrid Forgues refait à nouveau la « une » de L’Equipe, vendredi 9 mars. A 48 ans, Sandra Forgues est la première sportive française de haut niveau à raconter le parcours qui l’a amenée, il y a six mois, à réaliser sa transition.

L'OM et l'OL font la une de @lequipe ce vendredi ! 

— lequipe (@L'ÉQUIPE)


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« Je vis un rêve. Jusque-là, j’avais une vie sociale, familiale et professionnelle vraiment réussie. J’étais engagée dans un milliard de trucs. Mais ma vie intime était en prison, a expliqué Mme Forgues au quotidien sportif. En France, je suis la première. Mais je ne pense pas être la seule. »
« Le sport était un exutoire »
Sandra Forgues raconte que ses premiers souvenirs liés à son identité remontent à l’enfance, lorsqu’elle avait 6 ou 7 ans.
« Tous les soirs, je priais pour renaître en fille. J’avais des robes, des habits féminins que j’avais piqués ou fabriqués, que je planquais. […] Prendre l’apparence d’une femme a toujours été apaisant pour moi. »
Malgré ses questionnements, Sandra Forgues a vécu en homme, pendant des décennies. Elle s’est mariée, a eu deux enfants. Et a mené un « combat quotidien » contre elle-même.
« A chaque fois que je devais lutter contre moi-même, je me réfugiais dans le sport, dans mes capacités physiques qui étaient assez fortes. Je surjouais même. Je me forgeais un corps de “marines”. […] J’étais dans le refoulement, dans le mensonge.
[…] Pour moi, le sport était un exutoire, une façon de me dire, “mais si, tu es normal. Tu réussis, alors, arrête tes conneries”. Quand j’ai été sélectionné aux JO, je me suis dit, ça y est, tu es un vrai mec, tu es passé à autre chose. Mais on ne lutte pas contre soi-même. » 
En septembre 2016, l’épouse de Sandra Forgues découvre par hasard ses affaires féminines à leur domicile. C’est cet incident qui la décidera, finalement, à sortir de son silence.
« Je pensais que ce serait difficile, eh bien non »
Dans le milieu sportif, son entourage tombe des nues. Frank Adisson, avec qui elle a été sacrée championne olympique, est le premier à être informé de sa décision. « D’entrée de jeu, il a été super bienveillant, explique Sandra Forgues. Tous mes potes ont pris une claque mais il y a cette intelligence du sport qui est de dire, il faut que je comprenne. »
Elle rencontre la même bienveillance au Centre de ressources, d’expertise et de performance sportive (Creps) de Toulouse, où elle est présidente du conseil d’administration.
« C’est moi qui ai pris une claque. Je pensais que ce serait très difficile, eh bien non. […] Tout le monde m’a officiellement demandé de poursuivre mes missions. » 
Sandra Forgues regrette malgré tout « l’omerta très forte » qui règne dans le monde du sport concernant l’homosexualité ou la transidentité :
« En France, je suis la première [à révéler ma transidentité]. Mais je ne pense pas être la seule. Ce n’est pas le fait d’être la première qui m’intéresse, c’est le fait de ne pas être la seule. J’ai envie de transmettre un message de bonheur. » 
A l’étranger, d’autres sportifs de haut niveau ont déjà effectué et révélé leur transition, telles Caitlyn Jenner, une ancienne décathlonienne américaine née Bruce Jenner, ou Philippa York, ancienne cycliste britannique née Robert Millar.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ L’accord prévoit une hausse allant de 6,1 à 8,8 % sur trois ans, en fonction de la croissance de l’économie espagnole sur cette période.
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Espagne : hausse des salaires des fonctionnaires pour la première fois depuis 2009

L’accord prévoit une hausse allant de 6,1 à 8,8 % sur trois ans, en fonction de la croissance de l’économie espagnole sur cette période.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 18h32
   





                        


Les syndicats espagnols ont annoncé vendredi 9 mars avoir conclu avec le gouvernement un accord sur une hausse des salaires des fonctionnaires. C’est le premier depuis 2009, alors que la crise avait provoqué une cure d’austérité draconienne en Espagne.
L’accord prévoit une hausse allant de 6,1 à 8,8 % sur trois ans, en fonction de la croissance de l’économie espagnole sur cette période, selon le communiqué publié par le syndicat Commissions ouvrières (CCOO), l’un des principaux du pays. En 2017, le gouvernement avait proposé une hausse unilatérale de 1 % des traitements des fonctionnaires, rejetée par les syndicats, qui critiquaient son insuffisance.

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« C’est la première hausse depuis 2009. Elle a été négociée et nous allons vers une augmentation qui suppose la récupération du pouvoir d’achat perdu dans la fonction publique », a expliqué Antonio Cabrera, secrétaire général de la branche santé de CCOO. Selon lui, il ne s’agit toutefois que du « début du redressement » car les fonctionnaires ont perdu entre 11 et 23 % de leur pouvoir d’achat pendant la crise, les plus touchés étant ceux du secteur de la santé.
Salaires gelés
Les salaires des fonctionnaires ont été totalement gelés de 2010 à 2015, tandis que des dizaines de milliers de postes étaient supprimés dans l’administration centrale, l’armée, la justice, la santé publique… Il y avait en Espagne 2,5 millions de fonctionnaires en 2016 contre 2,7 millions au début de l’année 2010, d’après des données officielles.
Outre les fonctionnaires, le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, au pouvoir depuis 2011, est confronté à une forte grogne des retraités, qui sont descendus par milliers dans la rue fin février pour dénoncer la très faible revalorisation de leurs pensions.
Le salaire minimum a été revalorisé de 8 % en 2017, soit la plus forte hausse depuis trente ans, et de 4 % en 2018, avec comme objectif d’atteindre 992 euros (sur douze mois) en 2020.
L’Espagne, quatrième économie de la zone euro, a conclu 2017 avec une croissance du PIB de 3,1 %, sa troisième année consécutive au-dessus de la barre des 3 %. Mais le pays est toujours concerné pour l’instant par la procédure européenne de sanction pour déficit excessif. Madrid espère en sortir en 2018, année pour laquelle il a promis à Bruxelles de ramener son déficit sous la barre des 3 % du PIB.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Une superbe exposition au Musée du Luxembourg fête le 500e anniversaire de la naissance du peintre.
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Article sélectionné dans La Matinale du 08/03/2018
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Le Tintoret, amant des corps en mouvement

Une superbe exposition au Musée du Luxembourg fête le 500e anniversaire de la naissance du peintre.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 09h41
    |

                            Philippe Dagen








                        



                                


                            

C’est un grand tableau, peint à la fin des années 1540 par le Vénitien Jacopo Robusti, dit en italien Tintoretto et en français Tintoret. Il y aurait été aidé par un nommé Giovanni Galizzi. La toile a des airs de théâtre : au centre, le bras droit replié sur la poitrine, la reine de Saba, légèrement penchée, s’adresse au roi Salomon, à droite, sur son trône. De part et d’autre, des architectures monumentales et deux groupes, féminin derrière la reine, principalement masculin derrière le roi. Au fond, au centre, un portail ouvre sur un jardin.
La scène est supposée se situer à Jérusalem, où la reine, dont le royaume s’étendrait de la péninsule arabique à l’Ethiopie, est arrivée avec des présents somptueux. Sur la raison de son voyage et ses effets, les récits divergent, selon que l’on se fie à l’Ancien Testament ou aux traditions copte, juive ou musulmane. Ils précisent qu’un miroir était posé au sol pour que Salomon puisse voir les jambes de la reine, qu’elle aurait eues très poilues. Détail scabreux, car, selon certaines légendes, la reine était à moitié démone.
Salomon l’aima-t-il néanmoins ? Interrogation sans réponse. Mais Tintoret souhaite nettement suggérer un moment de séduction. Sa reine est blonde, chaste et effarouchée. Salomon fait le beau, avec son sceptre trop long et sa couronne dorée. Les historiens supposent qu’il y aurait là une allusion au retour à Venise de la reine de Chypre, qui remit sa couronne au doge Barbarigo. Cela se passait en 1489 et l’on peut douter que le Tintoret y ait songé plus d’un demi-siècle plus tard. De toute façon, le plus intéressant de l’œuvre est dans les étrangetés qu’elle révèle si l’on prend le temps de la regarder.
Apologie de la volupté visuelle
Premier point : Tintoret, qui a autour de 30 ans – il est né en 1518 ou en 1519 –, construit par la géométrie une composition nette et spectaculaire. Dallage, escaliers et colonnes quadrillent la surface et définissent l’espace. Si Tintoret veut tant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ La Ville de Paris va lancer une consultation pour remanier le quartier parisien, un chantier qui s’étendra sur 9 hectares au cœur de la capitale
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Comment Paris veut métamorphoser le quartier Montparnasse

La Ville de Paris va lancer une consultation pour remanier le quartier parisien, un chantier qui s’étendra sur 9 hectares au cœur de la capitale



Le Monde
 |    09.03.2018 à 17h33
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 18h20
    |

            Grégoire Allix








                        



   


Après la tour, la dalle. La maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo, a annoncé, vendredi 9 mars, le lancement d’une consultation pour remanier profondément le quartier Montparnasse. Un chantier de 9 hectares en plein Paris, qui vise à réparer « le traumatisme de l’urbanisme des années 1970 », selon les mots de Mme Hidalgo, et à redonner de l’attrait à « ce quartier emblématique de Paris ». « Nous allons casser la dalle et faire disparaître le centre commercial, on pourra aller à pied et à l’air libre de la rue de Rennes à la gare SNCF », résume son adjoint chargé de l’urbanisme, Jean-Louis Missika. Une révolution.
Au pied de la tour de 210 mètres, mal-aimée des parisiens, le quartier Montparnasse, qui fut, il y a un siècle un des moteurs culturels de la capitale, a souffert de la brutalité de l’urbanisme qu’on appelait alors moderne : un aménagement sur dalle qui rend l’espace public confus, un dédale souterrain d’équipements, de voiries, de parkings, un parc hors-sol – le Jardin atlantique – caché derrière des barres d’immeubles, un centre commercial massif qui ferme par un mur la perspective depuis la rue de Rennes…
Les nouveaux habits de la tour Montparnasse ont été dévoilés le 19 septembre 2017. L’équipe Nouvelle AOM, lauréate du concours d’architecture, promet de transformer le monolithe marron de 1973 en éclat de verre clair, alliant ouverture, végétalisation et recherche de sobriété énergétique. Restait à transformer son environnement. « Il faut recomposer un tissu urbain cohérent avec l’urbanisme parisien », résume Gilles Vuillemard, le président de l’Ensemble immobilier tour Maine-Montparnasse (EITMM), qui regroupe les 290 copropriétaires de la tour et de l’ensemble commercial de 35 000 m2.
Le temps presse
Le temps presse : une partie des acteurs du quartier ont commencé leur mue sans attendre la Ville. Au-delà de la métamorphose de la tour Montparnasse, les propriétaires de sa petite sœur, la tour CIT, posée sur le centre commercial, préparent sa transformation. La gare SNCF est déjà en travaux pour absorber une hausse de 50 % de son trafic de 55 millions de voyageurs par an.
A deux pas de la gare, un autre centre commercial, Gaîté-Montparnasse, a entrepris, à l’été 2017, son chantier de rénovation sous la houlette de l’architecte néerlandais Winy Maas – un centre Leclerc va s’y installer, peut-être suivi par un magasin Ikea. Au-dessus de la gare, face au jardin Atlantique, la barre CNP envisage un rafraîchissement et les locaux du Musée du Général-Leclerc, qui va déménager, font l’objet d’un appel à projets de la municipalité… « Il va falloir mettre tous ces projets en cohérence et bien coordonner ce qui relève de l’espace public et du secteur privé », relève M. Missika.
Une délibération va être mise au vote, d’ici la fin mars, au Conseil de Paris, pour lancer une étude urbaine par le biais d’un groupement de commandes entre la Ville de Paris et l’EITMM. Quatre équipes pluridisciplinaires – urbanistes, architectes, paysagistes, spécialistes du commerce ou de la mobilité… – seront retenues avant l’été et entreront dans un « dialogue compétitif » avec la Ville et l’EITMM pour proposer les grands principes d’aménagement du nouveau quartier. L’équipe lauréate sera désignée début 2019.
« Retrouver un schéma urbain parisien »
« Nous avons une idée majeure : prolonger la rue de Rennes jusqu’à la gare et retrouver un schéma urbain parisien, un aménagement en pleine terre, avec le même volume de commerces, mais disposés le long des rues », explique Jean-Louis Missika. Encore faudra-t-il convaincre l’ensemble des propriétaires de boutiques – de gros acteurs comme Habitat et les Galeries Lafayette, mais aussi une myriade de petites sociétés – de s’associer au projet. Faute de quoi, la Ville devrait en passer par une déclaration d’utilité publique et des expropriations. « Ce sera compliqué, mais c’est faisable, l’objectif est que personne ne soit lésé », assure M. Missika.
Pour le reste, la programmation du futur quartier est libre : les équipes pourront proposer des espaces publics et paysagers, mais aussi la construction d’ensembles de logements ou de bureaux le long des nouvelles rues… sans se sentir enfermées dans le gabarit haussmannien, qui limite à 37 mètres la hauteur des bâtiments. Une liberté d’autant plus précieuse que c’est la vente des droits à construire qui financera l’opération d’aménagement…
« Solutions sensibles et douces »
« Je ne crois pas que la solution soit d’ajouter deux ou trois nouveaux gratte-ciel à côté de la tour Montparnasse, il faudra privilégier des solutions sensibles et douces », précise néanmoins Anne Hidalgo, alors que le débat sur les hauteurs des bâtiments enflamme régulièrement la politique parisienne. Le projet devra enfin désenclaver le Jardin atlantique et, à l’autre extrémité de la zone, « piétonniser » la place du 18-juin-1940, aujourd’hui toute dévolue à l’automobile.
Vaste chantier, parti pour durer des années dans un périmètre qui constitue une importante porte d’entrée dans la capitale. « Il va falloir qu’on s’organise pour que le quartier ne soit pas en travaux pendant les Jeux olympiques [JO] », reconnaît Jean-Louis Missika. Une première phase de travaux pourrait être programmée pour s’achever au printemps 2024, puis une seconde démarrer à l’automne, à l’issue des JO. Un planning chirurgical qui témoigne d’une grande confiance dans le déroulement des chantiers.

Voies sur berges : Valérie Pécresse en appelle à l’Etat
La présidente (LR) de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, a, vendredi 9 mars, appelé l’Etat à intervenir dans le dossier de la piétonnisation des voies sur berges, à Paris, « pour mettre en cohérence l’ensemble des plans » de circulation de la capitale et des communes alentours. « Paris est au cœur de la région » ; or le nouvel arrêté interdisant la circulation routière signé par la maire (PS) de Paris, Anne Hidalgo, « n’est pas compatible avec le plan de déplacement urbain de l’Ile-de-France », a critiqué Mme Pécresse sur CNews. Jeudi 8 mars, Anne Hidalgo a annoncé avoir signé un nouvel arrêté interdisant la circulation routière sur la rive droite, la précédente mesure ayant été retoquée par le tribunal administratif.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Jordi Sanchez avait été désigné candidat après que l’ancien président catalan Carles Puigdemont eut renoncé à briguer la présidence régionale le 1er mars.
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Catalogne : le candidat indépendantiste à la présidence reste en prison

Jordi Sanchez avait été désigné candidat après que l’ancien président catalan Carles Puigdemont eut renoncé à briguer la présidence régionale le 1er mars.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 17h30
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 17h54
   





                        



   


Un juge du Tribunal suprême espagnol a refusé, vendredi 9 mars, d’accorder la permission de sortie de prison demandée par l’indépendantiste Jordi Sanchez, candidat indépendantiste à la présidence catalane, pour assister à sa propre investiture, programmée lundi 12 mars.
La session d’investiture, qui ne pourra avoir lieu qu’en la présence du candidat, ne sera donc probablement pas maintenue le 12 mars. Le président du Parlement catalan, Roger Torrent, ne s’est cependant pas encore prononcé à ce sujet.
Sanchez, 53 ans et militant séparatiste de longue date, est poursuivi pour sédition. Il est incarcéré depuis le 16 octobre, ce qui ne l’a pas empêché d’être élu député catalan le 21 décembre.
Selon l’AFP, le juge d’instruction Pablo Llarena a refusé la remise en liberté de Jordi Sanchez, en invoquant un « risque concret de réitération du délit ». Il lui a également refusé une permission de sortie exceptionnelle.

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Sanchez, remplaçant désigné de Puigdemont
Jeudi 1er mars, le favori des indépendantistes, Carles Puigdemont, avait annoncé qu’il renonçait « provisoirement » à briguer la présidence de la Généralité, l’exécutif catalan. Cet ancien président de la Catalogne, poursuivi pour rébellion et sédition, avait été destitué par Madrid le 26 octobre après la mise sous tutelle de la région rebelle.
Jeudi 1er mars, M. Puigdemont annonçait également que sa formation, Junts per Catalunya (« ensemble pour la Catalogne »), présenterait à sa place Jordi Sanchez, président de la puissante association indépendantiste Assemblée nationale catalane (ANC) et numéro deux de sa liste.
Une incarcération critiquée sur la scène internationale
Amnesty International considère que l’incarcération de Jordi Sanchez – comme celle de Jordi Cuixart, dirigeant d’une autre association indépendantiste – est « excessive ».
Le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al-Hussein, a, quant à lui, rappelé mercredi 7 mars « aux autorités espagnoles que la détention provisoire devrait être considérée comme une mesure de dernier recours ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Trois mois de retard et trois millions d’euros de pénalités pour le groupe en charge du Vélib’, qui a mis en service 355 stations, sur les 1 400 prévues fin mars.
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Vélib’à Paris : le montant des pénalités s’élève à 3 millions pour le groupe Smovengo

Trois mois de retard et trois millions d’euros de pénalités pour le groupe en charge du Vélib’, qui a mis en service 355 stations, sur les 1 400 prévues fin mars.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 17h39
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 17h59
   





                        



   


La facture augmente mois après mois. Le groupe Smovengo, très critiqué pour son retard dans le déploiement du Vélib’ à Paris, a reçu 1 million d’euros de pénalités pour le mois de mars, soit un total de 3 millions depuis janvier, a annoncé vendredi 9 mars le Syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole.
Le syndicat gestionnaire du service de vélos en libre partage, qui regroupe les élus des communes dans lesquelles le Vélib’ sera déployé, dit avoir « constaté que les 700 stations prévues au contrat pour le 1er janvier n’étaient toujours pas en service au 1er mars ». Les élus ont décidé de sanctionner le groupe, en appliquant 1 million d’euros de pénalités à Smovengo pour le mois en cours. Ce sont ainsi « 3 millions d’euros de pénalités appliquées à Smovengo pour janvier, février et mars », précise un communiqué du bureau des élus.
Catherine Baratti-Elbaz, présidente du syndicat, a déclaré que l’organisme travaillait avec le groupe pour accélérer l’ouverture des stations et pallier les dysfonctionnements techniques et informatiques.
Au 7 mars, 355 stations étaient en service, a précisé le syndicat, très loin donc de l’objectif initial de 700 stations au 1er janvier et de 1 400 fin mars. Mercredi, la maire PS de Paris, Anne Hidalgo, avait estimé que le système serait totalement opérationnel « fin avril, début mai ».

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Deux mois de remboursement pour les abonnés
Le syndicat rappelle que les mois de janvier et février seront remboursés aux abonnés, la demande pouvant être faite sur le site Velib-metropole.fr en avril, après un nouveau bilan des élus.
Par ailleurs, le syndicat a lancé un « Comité des usagers Velib’ Métropolitain » afin d’« instaurer un dialogue direct avec les abonnés Vélib’ ». Les candidatures peuvent être déposées du 6 au 15 mars sur le blog Velib-metropole.fr. Un tirage au sort des 30 membres du comité aura lieu le 16 mars et une première séance se tiendra d’ici la fin du mois.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Après la victoire de son club à Moscou, le président de l’Olympique lyonnais s’en est pris personnellement sur Twitter à un journaliste de la presse locale. La réaction ne s’est pas fait attendre.
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Excédés par Jean-Michel Aulas, des journalistes boycottent la conférence de presse de l’OL

Après la victoire de son club à Moscou, le président de l’Olympique lyonnais s’en est pris personnellement sur Twitter à un journaliste de la presse locale. La réaction ne s’est pas fait attendre.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 17h34
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 17h35
   





                        



   


Jean-Michel Aulas a-t-il été l’auteur du tweet de trop ? Habitué aux saillies et aux polémiques sur les réseaux sociaux en 140 puis 280 signes, le président de l’Olympique lyonnais s’en est pris hier à un journaliste du Progrès, le quotidien régional de Lyon, après la victoire des siens à Moscou en Ligue Europa.
Le tweet incriminé, photo volée à l’appui, sous-entendait que le journaliste se montrait ingrat avec le club, qui le transportait gratuitement en première classe. « L’OL va décoller de Moscou dans un Boeing affrété par le club qui permet aux journalistes de rentrer en 1re classe dans les meilleures conditions de voyage et à proximité des joueurs et dirigeants qu’ils ont critiqués injustement. L’OL est fair [juste] et généreux ». Or, chaque journaliste présent a payé sa prestation auprès d’OL Voyages, une filiale du club.

@MaximeJegat @JulienFroment 1200 pour être très précis. Après ce n'est pas une question de prix parce qu'il y avait… https://t.co/243lbJ88TC— BilelGhazi (@Bilel Ghazi)


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Mauvais résultats
La réaction des suiveurs de l’Olympique lyonnais a été vive cet après-midi. En effet, par solidarité avec Antoine Osanna, la conférence de presse d’avant-match (Lyon-Caen), que devaient tenir vendredi l’entraîneur Bruno Génésio et le milieu Lucas Tousart, a été boycottée par les médias.
« Suite à la communication ces jours-ci de Jean-Michel Aulas sur Twitter, communication malveillante, mensongère et indigne d’un président de club à l’égard de consultants et journalistes, les médias qui suivent l’Olympique lyonnais ont décidé en signe de protestation de passer sous silence son actualité d’ici au match face à Caen, dimanche. Par conséquent, nous ne participerons pas à cette conférence de presse. »
Après la lecture de ce court texte par l’un de leurs représentants, les journalistes se sont retirés de l’amphithéâtre. Deux jours auparavant, Jean-Michel Aulas avait déjà été l’auteur d’une remarque très déplacée sur le physique de Nicolas Puydebois, consultant pour le site spécialisé Olympique et Lyonnais et ex-gardien remplaçant de l’OL dans les années 2000.

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L’enchaînement de ces deux incidents illustre la tension qui règne autour de l’OL, en posture délicate en championnat (4e place avec une série de six matchs sans victoire) et éliminé en quart de finale de Coupe de France. Les objectifs de début de saison, une place en Ligue des champions et un titre, s’éloignent de plus en plus. Et les contre-feux allumés par l’homme fort de l’OL ne semblent plus fonctionner.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Une infographie met en avant 29 eurodéputés français qui n’ont pas voté en faveur de l’interdiction de ces méthodes destinées à faire changer d’orientation sexuelle. Mais plusieurs ont changé leur vote a posteriori.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

« Thérapies de conversion » des homosexuels : quels eurodéputés ont changé leur vote ?

Une infographie met en avant 29 eurodéputés français qui n’ont pas voté en faveur de l’interdiction de ces méthodes destinées à faire changer d’orientation sexuelle. Mais plusieurs ont changé leur vote a posteriori.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 17h40
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                            Jean-Gabriel Fernandez








                        


Le Parlement européen a voté, le 1er mars, un texte appelant les Etats membres à interdire les thérapies de conversion, c’est-à-dire les pratiques visant à « soigner » l’homosexualité. Avec 435 votes en faveur de la motion, 109 contre et 70 abstentions, le texte a été adopté largement, bien qu’il ne soit pas contraignant. Pourtant, certains eurodéputés français se sont opposés à la motion.
Des membres de la communauté LGBT+ dénoncent depuis le vote les « homophobes » parmi les députés européens. Une infographie diffusée sur Internet affirme que 34 eurodéputés français se sont opposés à la motion. Cette information est incorrecte.

🏳️‍🌈🇪🇺🇫🇷 Thérapies de conversion : Voici donc les 34 députés européens français irresponsables qui ont osé voter contre ou s'abstenir. Avec, sans surprise, majoritairement des @FN_officiel, @_LesPatriotes et @lesRepublicains dans cette ignominie 😷😷. #ShameOnYou pic.twitter.com/IZLhDodyuh— Nicolas (@NicoHikona) 4 mars 2018


Pourquoi c’est imprécis
6 députés ont changé leurs votes
Les 34 députés en question ont effectivement voté contre la motion dans un premier temps, mais 6 d’entre eux ont changé leur vote a posteriori. L’infographie ne tient en effet pas compte des corrections qui peuvent être émises dans les jours suivant un vote au Parlement européen.
Les eurodéputés Michèle Alliot-Marie et Geoffroy Didier (Les Républicains), Florian Philippot, Mireille d’Ornano et Sophie Montel (Les Patriotes) ainsi que Tokia Saïfi (Agir, la droite constructive) ont demandé la correction de leur vote, pour se prononcer en faveur de l’interdiction des thérapies de conversion. Brice Hortefeux, étonnamment, va à contre-courant. Alors qu’il avait voté en faveur de la motion, l’ex-ministre de l’intérieur sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy a choisi de se rétracter, rejoignant le camp opposé à la motion lors de la correction de son vote. Tous les représentants des Patriotes (extrême droite), et d’Agir, accusés d’être opposés à l’interdiction, ont donc en réalité voté en faveur de la motion.
Les 29 eurodéputés qui ont voté contre l’interdiction des thérapies de conversion sont donc les suivants :





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        █▓▄ Γ▀▀▀▀▀ΓΓ ,  █▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌  Σ▓▄,╙█▓▓▓▓▓▓▓▓▓▌   ▀█▓▄,Γ▀█▓▓▓▓▓▓▓▓█
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                      ╙▀                ▀`                     ▀▀


Liste des 29 candidats opposés à l'interdiction des thérapies de conversion



require(['jquery', 'dataTables', "jquery-ui/core", "jquery-ui/tooltip"], function($, dataTables, jqueryUICore,tooltipdecodeurs) {

    var dataSet = [["Marie-Christine Arnautu","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Nicolas Bay","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Jo\u00eblle Bergeron","Ex Front National","ELDD (droite populiste)","Contre"],["Dominique Bilde","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Marie-Christine Boutonnet","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Alain Cadec","Les R\u00e9publicains","PPE (centre droit\/droite)","Abstention"],["Aymeric Chauprade","Ex Front National","Non inscrit*","Contre"],["Jacques Colombier","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Arnaud Danjean","Les R\u00e9publicains","PPE (centre droit\/droite)","Abstention"],["Rachida Dati","Les R\u00e9publicains","PPE (centre droit\/droite)","Abstention"],["Ang\u00e9lique Delahaye","Les R\u00e9publicains","PPE (centre droit\/droite)","Abstention"],["Sylvie Goddyn","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Bruno Gollnisch","Front National","Non inscrit*","Contre"],["Fran\u00e7oise Grosset\u00eate","Les R\u00e9publicains","PPE (centre droit\/droite)","Abstention"],["Brice Hortefeux","Les R\u00e9publicains","PPE (centre droit\/droite)","Abstention"],["Jean-Fran\u00e7ois Jalkh","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Alain Lamassoure","Ex Les R\u00e9publicains","PPE (centre droit\/droite)","Abstention"],["Gilles Lebreton","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Christelle Lechevalier","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Philippe Loiseau","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Dominique Martin","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Jo\u00eblle M\u00e9lin","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Bernard Monot","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Nadine Morano","Les R\u00e9publicains","PPE (centre droit\/droite)","Abstention"],["Franck Proust","Les R\u00e9publicains","PPE (centre droit\/droite)","Abstention"],["Dominique Riquet","Union des d\u00e9mocrates et ind\u00e9pendants","ADLE (centre)","Abstention"],["Anne Sander","Les R\u00e9publicains","PPE (centre droit\/droite)","Abstention"],["Jean-Luc Schaffhauser","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"],["Myl\u00e8ne Troszczynski","Front National","ENL (extr\u00eame droite)","Contre"]];
        //dataSet = dataSet.replace("\t", "");

    var columns_list = ["D\u00e9put\u00e9", "Parti", "Groupe parlementaire europ\u00e9en", "Vote"];
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    var columns = [];
    console.log(columns_list, typeof(columns_list));
    for(var i=0;i        columns[i] =
        {
            title: columns_list[i].replace("'", ""),
            visible: (cols_visible[i] == "1" ? true : false),
        }
    }
    var myTable = $('#table20180309093017').dataTable( {
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        "rowCallback": function(nRow, aData)
            {
            
                switch(aData[1])
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                case "Front National":
                    $(nRow).css("background-color", "rgba(123, 159, 218," + ($(nRow).hasClass('even') ? 0.15 : 0.1) + ")");
                    break;
    

                case "Les Républicains":
                    $(nRow).css("background-color", "rgba(255, 142, 142," + ($(nRow).hasClass('even') ? 0.15 : 0.1) + ")");
                    break;
    

                case "Ex Front National":
                    $(nRow).css("background-color", "rgba(123, 159, 218," + ($(nRow).hasClass('even') ? 0.15 : 0.1) + ")");
                    break;
    

                case "Ex Les Républicains":
                    $(nRow).css("background-color", "rgba(255, 142, 142," + ($(nRow).hasClass('even') ? 0.15 : 0.1) + ")");
                    break;
    

                case "Union des démocrates et indépendants":
                    $(nRow).css("background-color", "rgba(255, 252, 201," + ($(nRow).hasClass('even') ? 0.15 : 0.1) + ")");
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            }
    
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});


*Les députés non inscrits n’appartiennent à aucune formation politique au sein du Parlement européen. La plupart sont d’extrême droite. Les trois non inscrits français sont Bruno Gollnisch, Aymeric Chauprade et Jean-Marie Le Pen.
Que sont les thérapies de conversion ?
Les thérapies de conversion, ou thérapies de réorientation sexuelle, sont un ensemble de pratiques visant à changer l’orientation sexuelle d’une personne. Communes aux Etats-Unis, elles sont souvent employées sur des adolescents homosexuels ou transgenres contre leur gré. Ces thérapies peuvent passer par l’injection massive de testostérone ou par l’aversion, qui consiste à faire subir des électrochocs au sujet tout en lui montrant des images d’actes homosexuels afin de l’en dégoûter. Quelque 700 000 Américains âgés de 18 à 59 ans auraient été soumis à ce genre de pratiques, selon une récente étude de The Williams Institute.
Avec ce vote, le Parlement européen emboîte le pas à l’Organisation des nations unies, qui s’était déjà prononcée contre les thérapies de conversion en 2015, les qualifiant de « violentes » et « abusives ».
En France, ces pratiques sont encore légales, bien que rares. Dans l’Union européenne, les thérapies de conversion ne sont illégales qu’à Malte et dans certaines régions autonomes espagnoles (Madrid et Valence). Le Brésil est le premier pays à les avoir bannies en 1999, mais le débat sur leur légalité a repris en 2017. Hormis ceux-là, seuls la Suisse, Taïwan et neuf Etats américains ont interdit les procédures médicales visant à changer l’orientation sexuelle d’une personne.



                            


                        

                        


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<filnamedate="20180309"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180309"><AAMMJJHH="2018030919">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ En Suède, un photographe a diffusé pendant plusieurs années les photos d’un arbre à la forme caractéristique. Cette médiatisation s’est révélée néfaste.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ 
<article-nb="2018/03/09/19-20">
<filnamedate="20180309"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180309"><AAMMJJHH="2018030919">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Le site, dont l’aménagement devait être annoncé vendredi 9 mars, ne verra en fait pas le jour en 2019 dans le bois de Vincennes.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

La mairie de Paris reporte le projet de baignade au lac Daumesnil

Le site, dont l’aménagement devait être annoncé vendredi 9 mars, ne verra en fait pas le jour en 2019 dans le bois de Vincennes.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 16h02
 • Mis à jour le
09.03.2018 à 16h51
    |

                            Garance Feitama








                        



   


La maire (PS) de la capitale, Anne Hidalgo, a fait marche arrière jeudi 8 mars : la Ville de Paris a décidé de « reporter » le projet de baignade dans les bassins qui devaient être installés en 2019 dans le lac Daumesnil, en bordure du bois de Vincennes. L’annonce devait être officialisée le 9 mars, date à laquelle prend fin l’enquête publique lancée par la mairie du XIIe arrondissement, où se trouve le bois. A la place, les habitants du quartier verront s’installer un bassin estival mobile, sur les pelouses de Reuilly.

Le projet généreux de baignade dans le lac Daumesnil s'est avéré plus compliqué et plus cher que prévu pour répondr… https://t.co/XkeijSgRdK— Baratti_Elbaz (@C Baratti-Elbaz)


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Le projet d’aménagement de la zone de baignade avait suscité la colère des riverains et des associations écologistes de quartier, dont le collectif Le Feu au lac, qui avait lancé une pétition il y a quelques semaines, recueillant près de 15 000 signatures. Ils craignaient « la dénaturation d’un lieu peuplé d’oiseaux – des paons, des cormorans, des cygnes, des bernaches et des colverts », ainsi qu’une hausse significative de la fréquentation des lieux puisque le site devait être prêt à accueillir plus de 2 000 baigneurs par jour.
« Les risques d’atteintes à l’environnement et à la biodiversité étaient trop importants », explique Yves Contassot, élu (EELV) du XIIIe arrondissement. La mairie prévoyait en effet la construction de trois bassins bétonnés de 8 000 m2 à l’intérieur du lac, l’aménagement des berges sud de l’île de Bercy pour y accueillir une plage, et l’installation de fontaines destinées à éloigner les oiseaux du site.
Avis défavorable
Dans son rapport publié en octobre 2017, l’inspectrice de la nature, des paysages et des sites de Paris avait donné un avis défavorable sur le projet, dont le coût était estimé à 9,5 millions d’euros. « Il ne permet pas de garantir le maintien de l’état et de l’aspect de ce site classé zone naturelle », conclut-elle. C’est une victoire pour les écologistes.
Pour autant, le président du groupe écologiste de Paris, David Belliard, déplore le manque de piscines dans la capitale. « Nos concitoyennes et concitoyens aspirent à nager et à profiter de points d’eau. Nous demandons donc une modification du projet de la ZAC Bercy-Charenton dans le XIIe arrondissement afin d’y intégrer un centre aquatique écologique », rappelle-t-il.
La Ville de Paris cherche à améliorer son offre pour les adeptes de la natation dans le cadre du plan « Nager à Paris ». Actuellement, elle dénombre 7 millions d’entrées par an dans ses piscines municipales, près de 70 000 usagers très réguliers, et une moyenne annuelle de 190 000 usagers par piscine, alors que celles-ci ont été conçues pour en accueillir 120 000.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/09/19-21">
<filnamedate="20180309"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180309"><AAMMJJHH="2018030919">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Les kits de la société californienne 23andMe seront vendus aux Etats-Unis sans ordonnance. Mais, insistent les autorités de santé, on peut présenter un risque génétique sans pour autant tomber malade.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤                     
                                                   
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Cancer du sein : aux Etats-Unis, des tests de prédisposition bientôt en vente libre

Les kits de la société californienne 23andMe seront vendus aux Etats-Unis sans ordonnance. Mais, insistent les autorités de santé, on peut présenter un risque génétique sans pour autant tomber malade.



Le Monde
 |    09.03.2018 à 13h00
    |

            Chloé Hecketsweiler








                        



                                


                            

Un test de prédisposition au cancer du sein sera bientôt en rayon chez Walmart ou Amazon. Mardi 6 mars, l’agence de santé américaine, la FDA, a donné son feu vert à la commercialisation des kits de la société californienne 23andMe. Il sera accessible sans ordonnance, contrairement aux tests génétiques déjà sur le marché.

Il suffira aux Américaines de cracher dans un petit tube et de le poster pour savoir si elles sont porteuses de certaines mutations des gènes BRCA1 et BRCA2 associées à un risque élevé de cancer du sein. Les altérations recherchées par 23andMe – 3 sur plus de 1 000 identifiées pour les gènes BRCA – sont le plus souvent retrouvées chez les femmes d’origine ashkénaze (juifs d’Europe orientale et centrale).
Ce test de prédisposition est le second lancé par la société. Le premier a été autorisé par la FDA le 6 avril 2017 et cible dix maladies et syndromes, dont Parkinson et Alzheimer. Vendu 199 dollars (162 euros), il est couplé à un test censé informer le client sur ses origines géographiques et ethniques.
Un tournant dans la position de la FDA
L’autorisation de ces kits marque un tournant dans la position de la FDA qui, en 2013, avait ordonné à 23andMe de les retirer du marché. Dans un courrier adressé à la fondatrice de la société, Anne Wojcicki, l’agence soulignait alors les risques encourus par les patients en cas d’erreur ou de mauvaise interprétation.
Elle estime aujourd’hui que les données communiquées par 23andMe sont suffisantes pour garantir la fiabilité des tests, et que la décision doit revenir au consommateur. Cette décision ouvre la voie aux concurrents de 23andMe – dont Pathway Genomics, Counsyl ou Color Genomics –, qui pourront s’appuyer dessus pour lancer des tests comparables.
Pionnier, 23andMe possède déjà l’une des plus grandes bases de données génétiques au monde, avec plus de 2 millions de profils. Ces informations sont une mine d’or pour les laboratoires pharmaceutiques, qui cherchent...




                        

                        

