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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Sur tous les terrains, l’équipe de Chris Froome subit les remontrances à répétition du président de l’Union cycliste internationale, David Lappartient, en rupture avec son prédécesseur.
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Cyclisme : Team Sky, de proche de l’UCI à cible numéro un

Sur tous les terrains, l’équipe de Chris Froome subit les remontrances à répétition du président de l’Union cycliste internationale, David Lappartient, en rupture avec son prédécesseur.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 15h42
 • Mis à jour le
08.03.2018 à 15h59
    |

            Clément Guillou








                        


Et si le grand perdant de l’élection à la présidence de l’Union cycliste internationale (UCI) n’avait pas été le Britannique Brian Cookson, mais son compatriote Dave Brailsford, manageur de la puissante équipe Sky ? Lorsque le tranquille président de l’UCI a été déposé en septembre 2017 au profit du Français David Lappartient, c’est tous les canaux directs entre la meilleure équipe du monde et la fédération internationale qui ont été coupés. Et la communication feutrée de Brian Cookson a laissé place à celle, moins contrôlée et plus offensive, de l’élu breton, de vingt-deux ans son cadet.

   


Depuis son élection, sur tous les sujets, le Français porte le fer contre la Team Sky. Cette attitude, consciente ou non, a atteint son apogée mercredi 7 mars dans une interview à la BBC, donc à forte résonance au pays de Christopher Froome : pêle-mêle, il a accusé Team Sky de « triche », recommandé qu’une enquête ait lieu sur ses pratiques passées et réclamé que Froome ne puisse pas courir le Tour de France si sa situation disciplinaire n’était pas tranchée, à la suite de son contrôle anormal au salbutamol.

   


« Ce serait un désastre pour l’image du cyclisme »
« Ce serait un désastre pour l’image du cyclisme. Et je ne veux pas mettre notre sport en danger. De mon point de vue, cela aurait été mieux qu’il ne coure pas », a-t-il dit à la BBC, alors que Chris Froome affine actuellement sur Tirreno-Adriatico sa préparation pour le prochain Tour d’Italie, en mai. David Lappartient n’est « pas sûr » que la sanction contre Chris Froome soit prononcée d’ici au départ du Giro mais redemandera à la Sky de ne pas aligner le quadruple vainqueur de l’épreuve sur le Tour de France si l’incertitude demeure, au début de juillet.

        Nos révélations de décembre 2017 :
         

          Le cas Froome ne sera pas tranché avant plusieurs mois



Sur cette question, le président de l’UCI n’a jamais ménagé la Team Sky. Il ne s’est pas défilé en décembre lorsque Le Monde et le Guardian lui ont demandé la confirmation du contrôle anormal subi par le Britannique sur le Tour d’Espagne, qu’il avait appris le jour de son élection à la présidence. Il a ensuite réclamé, un mois plus tard dans Le Télégramme, que Sky n’aligne pas son leadeur dans la situation actuelle, une suggestion que l’équipe britannique a écartée d’un revers de la main. La Sky est dans son droit, même si son attitude est considérée comme contraire à l’éthique et l’intérêt du cyclisme par de nombreuses équipes et plusieurs rivaux de Chris Froome.

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          Le président de l’UCI souhaite que Froome soit suspendu par son équipe



L’UCI aurait la possibilité de suspendre unilatéralement Christopher Froome, mais cette porte de sortie offerte par le code mondial antidopage n’a jamais été utilisée par aucune fédération sportive internationale. Si elle l’activait, l’UCI pourrait être poursuivie par Sky devant le Tribunal arbitral du sport, qui pourrait considérer que Froome fait l’objet d’un traitement défavorable.
L’enquête impossible
L’interview à la BBC tombait au surlendemain de la publication d’un rapport du Parlement britannique sur le dopage dans le sport, dont un pan important était consacré à Team Sky. L’équipe était accusée d’avoir profité des largesses du règlement antidopage pour améliorer les performances de Bradley Wiggins, vainqueur du Tour de France en 2012.

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          « Team Sky a utilisé des médicaments pour améliorer les performances de ses coureurs »



Loin de choisir une position de retrait, ce qu’il pourrait faire puisque Team Sky conteste les conclusions accablantes du rapport, David Lappartient adhère fermement aux accusations des parlementaires et particulièrement de Damian Collins, député conservateur à la tête de la commission d’enquête que le Breton avait rencontré durant sa campagne présidentielle.
« Si vous utilisez des substances pour améliorer vos performances, je crois que c’est la définition de la triche », a-t-il dit à la BBC.
Le Français a également souhaité que la Fondation antidopage du cyclisme (CADF), théoriquement indépendante de l’UCI, enquête sur la pratique des prises de corticoïdes chez Team Sky. « Bien sûr à l’époque ils avaient des AUT [autorisation d’usage thérapeutique] validées par cette institution [l’UCI], mais il semble désormais que cela ait été organisé », a-t-il dit.
En 2016, les pirates informatiques russes de Fancy Bears avaient révélé l’existence d’AUT accordées à Bradley Wiggins pour prendre de la triamcinolone, un puissant corticoïde, selon lui pour traiter des allergies au pollen. Deux ans plus tôt, Le Journal du dimanche avait révélé qu’une AUT avait été délivrée à la hâte par l’UCI pour permettre à Christopher Froome de prendre des corticoïdes lors du Tour de Romandie, qu’il avait remporté. Les procédures de délivrance des AUT, jusqu’alors à la discrétion du seul directeur médical de l’UCI, avaient été révisées à la demande de l’Agence mondiale antidopage.

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          Bradley Wiggins, les corticoïdes et le monstre du Loch Ness



Selon nos informations, la CADF a déjà revérifié, après les révélations des Fancy Bears, que ces AUT avaient été délivrées dans les règles. Et, si l’agence antidopage de l’UCI est en contact avec l’UKAD, son homologue britannique, elle n’a aucun moyen pour l’heure d’ouvrir une enquête sur des faits dont tout le monde s’accorde à dire qu’ils n’étaient pas en infraction des règles.
La situation changerait radicalement si le docteur Richard Freeman, à l’époque praticien de Team Sky et de Wiggins, se mettait à table et affirmait que de la triamcinolone a été administrée au coureur en juin 2011, au soir du Critérium du Dauphiné et hors de toute AUT. UKAD et les parlementaires britanniques le soupçonnent mais n’en ont pas la preuve.
Budgets encadrés, l’autre front

   


Cette interview particulièrement offensive a davantage pour objet de mettre la pression sur Sky et son patron, Dave Brailsford, très fragilisé dans son pays après la publication du rapport parlementaire.
La Sky est déjà dans le viseur de l’UCI pour son outrageuse domination sur le Tour de France, attribuée notamment à sa puissance collective. Sous la pression des organisateurs, Brian Cookson avait dû se résoudre à faire passer de neuf à huit le nombre de coureurs sur les grands tours, une innovation de l’édition 2018. Et David Lappartient réfléchit désormais à un encadrement de la masse salariale globale des équipes, afin d’équilibrer les chances entre Sky et des équipes dont le budget est deux à trois fois inférieur.

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Par cette attitude, le Français se distingue nettement de son prédécesseur. Les contacts entre l’équipe Cookson et Team Sky étaient fréquents, même si Dave Brailsford et lui n’étaient pas réputés pour s’entendre particulièrement bien. Et lorsqu’une question devait être tranchée, elle était rarement défavorable à Team Sky. Avant d’être élu à la tête du cyclisme mondial, Brian Cookson avait dirigé pendant quinze ans British Cycling, la fédération britannique, et supervisé la création de Team Sky en 2010.
David Lappartient aurait pu se retrouver dans la même position, mais le projet de Team Sky à la française, qu’il avait porté en tant que président de la Fédération française de cyclisme (2009-2017), n’avait pu être mené à bien.

        Lire notre article de 2014 :
         

          Entre Sky et l’UCI, des relations consanguines






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ L’Italien du PSG a laissé son équipe finir la rencontre à dix face au Real Madrid, après avoir reçu un second carton jaune.
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PSG : Verratti, symbole de la déroute parisienne en Ligue des champions

L’Italien du PSG a laissé son équipe finir la rencontre à dix face au Real Madrid, après avoir reçu un second carton jaune.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 11h44
 • Mis à jour le
08.03.2018 à 14h45
    |

                            Corentin Lesueur








                        



   


Il est incorrigible. Jamais avare d’un bon conseil arbitral ou d’une contestation avec geste théâtral à l’appui, Marco Verratti a au moins appris, mardi 6 mars 2018, l’extrême indulgence dont font preuve les arbitres de Ligue 1 à son égard.
Rappel des faits. Peu de temps après l’ouverture du score du Real Madrid, le milieu parisien piquait un sprint en direction de Felix Brych, préposé au sifflet, pour lui faire part avec véhémence de son indignation après ce qu’il estimait être une faute oubliée sur lui de Kovacic. L’Italien aurait pu s’en tirer avec une simple réprimande comme en championnat, mais l’arbitre allemand n’hésita pas à dégainer un second carton jaune fatal. Averti en première période pour un tacle désespéré sur Casemiro, Verratti prenait la porte à une demi-heure de la fin du match, et laissait ses coéquipiers finir à dix une rencontre déjà bien mal embarquée. Mino Raiola, son agent, a tenté de relativiser :
« Peut-être que Marco exagérait un peu, mais c’était juste la frustration d’un joueur qui voulait faire tout son possible pour aider l’équipe à se qualifier. C’était une réaction d’instinct et de fierté. Ronaldo a protesté plusieurs fois de manière flagrante, mais il a été gracié, même quand il a essayé de donner un coup de pied à Dani Alves. »

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Irrégularité et nervosité
Refusant comme à son habitude de s’épancher sur les prestations individuelles de ses joueurs, le président du PSG, Nasser Al-Khelaïfi, a tout de même regretté que « le carton rouge de Marco [ait] tué le match ». Il faut épargner le soldat Verratti. « C’est pas bien de parler d’un seul joueur ce soir, a coupé court son coéquipier Thiago Motta. Quand on perd, c’est ensemble. Moi le premier, je suis coupable de la défaite. Il faut l’assumer et être honnête. » Sauf que la propension de son protégé à ergoter les jugements arbitraux n’est pas nouvelle. A 25 ans et sept campagnes de Ligue des champions au compteur, l’excuse de la jeunesse ne tient plus. Cette nouvelle réaction épidermique traduit une immaturité incompatible avec le statut dont se prévaut le joueur, et ses représentants, dans l’effectif du PSG.
Verratti n’est plus cet inconnu débarqué à l’été 2012, le même jour qu’un certain Zlatan Ibrahimovic, en provenance de Pescara (Italie). Il est très vite devenu une pièce maîtresse du milieu parisien. Plus qu’une « bonne pioche » réalisée par Leonardo, le directeur sportif de l’époque, celui qu’on surnomme « Petit Hibou » s’est vu assigner le rôle du jeune espoir couvé et porté au sommet du foot européen par une structure qui montre ainsi qu’elle ne se contente pas d’aligner les millions pour récupérer des stars déjà accomplies.
Si son talent ne fait guère débat, l’irrégularité de ses performances et sa nervosité au moindre coup de sifflet laissent songeur. En dehors des terrains, Verratti fait aussi régulièrement parler de lui avec sa condition physique aléatoire au retour de vacances ou les menaces de départ de ses agents successifs pour obtenir une énième revalorisation. Presque toujours excusé dans un club dont il est devenu le chouchou, il n’échappe pas en revanche aux critiques en sélection, où il échoue pour l’instant à être le successeur annoncé d’Andrea Pirlo dans l’entrejeu.
« Les idées ne s’achètent pas »
Plus qu’un cas isolé, Marco Verratti apparaît comme le symbole d’une équipe sans réelle opposition dans les compétitions domestiques, mais qui trébuche année après année face aux grosses écuries européennes. Les changements de coachs et les transferts records n’ont pour le moment toujours pas permis au PSG de rallier le dernier carré de la Ligue des champions, principal objectif de l’actionnaire qatari, aux manettes depuis 2011.
Pis même, ces deux dernières saisons, malgré la fin de la « Zlatan dépendance » et les arrivées de Neymar et Mbappé, le PSG a pris la porte dès les huitièmes de finale de la C1. Tétanisés l’an passé lors du match retour au Camp Nou (Barcelone), dont ils avaient largement attribué l’issue à l’arbitrage, les Parisiens n’ont cette fois jamais mis en danger le Real. Inquiétant pour un club dont les dirigeants en appellent à l’indulgence et arguent sans cesse d’un manque préjudiciable d’expérience. Arrigo Sacchi, double vainqueur de la Ligue des champions, à la télévision italienne réagit ainsi :
« Le PSG n’est qu’un groupe de joueurs. Les idées, ça ne s’achète pas. Le club passe toujours avant tout. […] Je pense qu’au PSG, il manque l’institution. Quand tu vois Verratti et son attitude, ça veut dire qu’il n’y a pas de club derrière. »
L’Italien pourrait compter parmi les grands mouvements du prochain été parisien après avoir souvent nourri les rumeurs lors des derniers mercatos. Le PSG devra céder quelques actifs pour rentrer dans les clous du fair-play financier. Et malgré ses problèmes de comportement, Verratti garde une cote appréciable, en particulier du côté de l’Espagne, où le Real et le FC Barcelonne viennent régulièrement aux renseignements. « Ce n’est pas le moment pour parler de changement, a déclaré un Nasser Al-Khelaïfi dont la tendresse pour son milieu de terrain est bien connue. On veut se calmer avant de savoir quoi changer, il nous reste du temps pour réfléchir. » Pas sûr que l’actionnaire fasse, lui, preuve d’une patience éternelle.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Mercredi à Orlando, l’équipe de France s’est imposée 3 à 0 face aux championnes olympiques en titre lors de la SheBelieves Cup. De quoi rassurer la sélectionneuse Corinne Diacre.
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Football : les Bleues s’offrent l’Allemagne

Mercredi à Orlando, l’équipe de France s’est imposée 3 à 0 face aux championnes olympiques en titre lors de la SheBelieves Cup. De quoi rassurer la sélectionneuse Corinne Diacre.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 10h37
 • Mis à jour le
08.03.2018 à 11h46
   





                        



   


Corinne Diacre peut être soulagée. Une semaine après une déroute 4-1 contre les Anglaises, ses Bleues ont affiché un autre visage mercredi 7 mars aux Etats-Unis. L’équipe de France a surclassé l’Allemagne (3-0), à Orlando, lors du troisième et dernier match de la SheBelieves Cup, traditionnel tournoi qui regroupe les meilleures sélections de la planète. En novembre, lors d’un match amical en Allemagne, la France s’était largement inclinée 4 à 0.

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Cette victoire donne une couleur nettement plus positive au séjour américain des Françaises, qui avaient déjà un peu redressé le tir en tenant en échec les Etats-Unis (1-1). Hier à Orlando, face aux championnes olympiques en titre et deuxième nation mondiale (classement FIFA), les buts ont été inscrits par la capitaine, Amandine Henry, et les attaquantes Eugénie Le Sommer et Valérie Gauvin. Gaëtane Thiney, de retour en sélection après quatre mois d’absence, a réalisé une bonne performance au milieu de terrain.

Les Américaines sacrées
Les joueuses de Corinne Diacre, en préparation pour le Mondial 2019, qu’elles accueillent en France, n’ont toutefois pas réussi à rééditer l’exploit de l’an dernier où elles avaient remporté la compétition. A la suite de la victoire des Etats-Unis face à l’Angleterre (1-0), la France se classe troisième, devancée à la différence de buts par les Anglaises. C’est donc le pays hôte qui s’impose pour la deuxième fois en trois éditions.
Une blessure est venue toutefois ternir cette dernière rencontre. A la suite d’une intervention de l’Allemande Dzsenifer Marozsan, la joueuse de la section féminine du Paris FC (anciennement Juvisy), Aïssatou Toukara, a été opérée quelques heures après la rencontre d’une double fracture tibia péroné.
A plus d’un an de la prochaine Coupe du monde, alors que les Bleues ne disputeront que des matchs amicaux, les tests vont certainement se poursuivre pour la nouvelle sélectionneuse Corinne Diacre. Aux Etats-Unis, certaines joueuses, comme Amel Majri, Grace Geyoro ou Sarah Bouhaddi, ont montré qu’elles étaient indispensables.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Samedi 10 mars, Trinh-Duc sera associé à la charnière à Maxime Machenaud, pour une troisième paire de demis alignée par Jacques Brunel depuis sa prise de fonctions.
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Tournoi des six nations : Trinh-Duc titularisé pour apporter un « petit plus » face à l’Angleterre

Samedi 10 mars, Trinh-Duc sera associé à la charnière à Maxime Machenaud, pour une troisième paire de demis alignée par Jacques Brunel depuis sa prise de fonctions.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 10h27
 • Mis à jour le
08.03.2018 à 12h50
   





                        



   


Un seul changement, mais il est de taille. Le sélectionneur du XV de France, Jacques Brunel, a décidé de confier l’ouverture à François Trinh-Duc plutôt qu’à Lionel Beauxis, pour le match samedi 10 mars contre l’Angleterre au Stade de France, dans le Tournoi des six nations.
Trinh-Duc ne figurait pas dans la liste initiale de Brunel pour le Tournoi mais a été rappelé après l’éviction de son coéquipier à Toulon, Anthony Belleau, à la suite de la virée nocturne qui avait suivi la défaite en Ecosse le 11 février (26-32). Le joueur de Toulon, âgé de 31 ans, avait joué dix minutes contre l’Italie le 23 février (34-17) lors de la précédente journée.

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« Ce petit plus qui nous avait manqué »
« Trinh-Duc a fait de bons entraînements. On espère qu’il va nous apporter ce petit plus qui nous avait manqué contre l’Italie pour finir ces mouvements qu’on s’est créés : on est entrés quinze fois dans les 22 mètres, on a marqué trois fois seulement, ça fait peu », a expliqué Jacques Brunel. Beauxis (32 ans, 22 sélections), convoqué, lui, après la blessure de Matthieu Jalibert en ouverture face à l’Irlande (13-15), s’était montré assez terne dans le jeu face aux Transalpins.
Trinh-Duc sera associé à la charnière à Maxime Machenaud, pour une troisième paire de demis alignée par Jacques Brunel depuis sa prise de fonctions, le 27 décembre (après Machenaud-Jalibert et Machenaud-Beauxis, donc). Il aura derrière lui son coéquipier au RCT, Mathieu Bastareaud, (associé au centre à Geoffrey Doumayrou), un facteur qui a joué selon Brunel : « Son association avec Mathieu va, on l’espère, nous amener un petit plus. »

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Le sélectionneur a également reconduit au poste d’arrière Hugo Bonneval, de nouveau préféré à Geoffrey Palis, qui avait démarré les deux premiers matchs, et en deuxième-ligne Paul Gabrillagues. Le joueur du Stade français, en concurrence avec Romain Taofifénua, a disputé quatre-vingts minutes dimanche en Top 14 contre Oyonnax, après avoir déjà joué l’intégralité du match contre l’Italie, alors que le Toulonnais était au repos le week-end passé.
Jacques Brunel n’a en revanche effectué aucun changement sur le banc, hormis le glissement de Beauxis à la place de Trinh-Duc.

La composition du XV de France face à l’Angleterre samedi
Seront alignés face à l’Angleterre : H. Bonneval - Fall, Bastareaud, Doumayrou, Grosso - (o) Trinh-Duc, (m) Machenaud - Y. Camara, Tauleigne, Lauret - Vahaamahina, Gabrillagues - Slimani, Guirado (cap.), Poirot
Remplaçants : A. Pelissié, Priso, Gomes Sa, R. Taofifenua, K. Galletier, Couilloud, Beauxis, Fickou





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Stratégie d’investissements, manque à gagner et image de marque : l’impact financier du fiasco du club parisien en huitièmes de finale de Ligue des champions est contrasté.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Football : l’élimination du PSG aura un impact mesuré sur ses finances

Stratégie d’investissements, manque à gagner et image de marque : l’impact financier du fiasco du club parisien en huitièmes de finale de Ligue des champions est contrasté.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
08.03.2018 à 10h09
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Dans les entrailles du Parc des Princes, Nasser Al-Khelaïfi a été catégorique, mardi 6 mars, après l’élimination du Paris-Saint-Germain par le Real Madrid, en huitièmes de finale de Ligue des champions. « Cela ne remet pas en cause notre stratégie d’investissements. On veut continuer notre projet », a dit le président du club. Malgré ses mésaventures chroniques sur la scène européenne (quatre éliminations en quarts et deux en huitièmes du tournoi depuis son rachat, en 2011), le PSG version Qatar Sports Investments (QSI) n’entend pas changer de ligne après avoir déboursé 417 millions d’euros sur le marché des transferts, à l’été 2017, pour notamment recruter Neymar (222 millions d’euros), joueur le plus onéreux du monde, et Kylian Mbappé (180 millions d’euros).
Puissance émergente du football continental, le club de la capitale prône la patience et prend volontiers comme exemple la formation londonienne de Chelsea, rachetée en 2003 par l’oligarque russe Roman Abramovitch et qui aura mis neuf ans pour remporter la Ligue des champions. Propriété du cheikh Mansour Bin Zayed Al-Nahyan, prince héritier d’Abou Dhabi, Manchester City a également dépensé des sommes colossales (1,5 milliard d’euros en neuf saisons) sans le succès escompté, en dépit d’une qualification pour les demi-finales de Ligue des champions, en 2016.

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« Il ne reste plus que quatre Ligues des champions avant la Coupe du monde 2022 [organisée au Qatar] et je pense que le PSG ira encore plus loin en termes de recrutement pour gagner l’une d’elles », estime l’économiste Bastien Drut, qui sort en mai l’ouvrage Mercato 2.0 : l’économie du football au XXIe siècle (Bréal). Pour l’économiste du sport Jérémie Bastien, de l’université de Reims-Champagne-Ardenne, « cette élimination a un impact sur la stratégie globale de développement du PSG et sur la stratégie d’investissements des actionnaires qataris. Elle complique le schéma stratégique ». Il développe :
« Depuis 2011, l’objectif des investisseurs qataris du PSG est de faire entrer le club dans le cercle privé des meilleurs clubs européens (pour qu’il devienne une marque reconnue internationalement). Cela est d’abord passé par une domination sportive dans les compétitions domestiques, mais cela implique dorénavant que le PSG fasse presque systématiquement partie des huit derniers clubs présents en Ligue des champions chaque saison, d’où la nécessité d’accéder au moins aux quarts du tournoi, la finalité restant de remporter la compétition sur du court terme. Ce qui serait l’aboutissement du projet qatari. »
« Une goutte d’eau »
Sur le plan financier, le club parisien doit faire une croix sur la manne prévue (13 millions d’euros) en cas de qualification pour les quarts du tournoi, au titre des dotations de l’UEFA et à l’aune des retombées liées à la billetterie, aux droits télévisés et au marketing. Il pouvait espérer remporter 100 millions d’euros si d’aventure il avait atteint la finale de l’épreuve.
« Cette perte sèche est dérisoire, considère Jérémie Bastien alors que le club a gagné 55,3 millions d’euros l’an dernier, malgré son élimination par le FC Barcelone, en huitièmes de finale de Ligue des champions. La dotation financière promise aux clubs accédant aux quarts [6,5 millions d’euros] est une goutte d’eau dans le budget annuel du PSG [540 millions d’euros]. »
De facto, le club parisien ne perdra pas d’argent par rapport à la saison dernière. Il devrait même en gagner davantage : l’élimination dès le premier tour de l’autre représentant français, Monaco, favorise le PSG, qui touchera une part plus importante du market pool (« droits télévisés »).
Privée de sa star et vitrine commerciale Neymar, blessée et indisponible durant plusieurs mois, la formation de la capitale va-t-elle pâtir de cette énième sortie de route en termes d’image et de retombées marketing ? La question est d’autant plus sensible que le club est désireux de renégocier à la hausse, voire tripler, ses contrats de sponsoring avec Nike et Fly Emirates (environ 25 millions d’euros annuels). « On peut également envisager que cela implique le non-versement de bonus de performance de la part de certains sponsors, confie Bastien Drut. En revanche, je ne pense pas que cela joue significativement sur l’attrait du PSG pour les sponsors, car le club fait tout de même partie des meilleurs d’Europe et détient de possibles futurs Ballons d’or (Neymar, Mbappé). »
« Il y a des craintes autour du retrait de certains sponsors après l’élimination, mais je ne suis pas certain qu’on assiste à un tel processus. D’autant plus que l’arrivée de Neymar au PSG l’été dernier va certainement attirer de nouveaux sponsors et partenaires », abonde Jérémie Bastien. Alors que les revenus du club avaient baissé de 35 millions d’euros au terme de l’exercice 2016-2017 (486 millions), d’après le classement annuel de la Football Money League, établi par le cabinet d’audit Deloitte, le recrutement de la star brésilienne est censé avoir un effet bénéfique sur ce plan.
Un faible impact à l’aune du fair-play financier
« Pour résumer, je suis donc peu inquiet pour le PSG dans l’immédiat, dit Jérémie Bastien. Seule véritable ombre au tableau : la difficulté que pourrait avoir le PSG pour vendre certains joueurs au mercato prochain en raison de cette mauvaise performance (pas d’acheteurs ou vente à un prix minoré), ce qui pourrait poser problème quand on connaît toute l’importance pour le PSG de vendre des joueurs au prochain mercato dans le cadre du fair-play financier (FPF). »
Depuis septembre 2017, le club parisien fait l’objet d’une enquête de l’Instance de contrôle financier des clubs (ICFC) dans le cadre du FPF, ce mécanisme de régulation créé par l’UEFA en 2010. Pour être dans les clous et ainsi échapper à une éventuelle sanction, il est censé générer au moins 75 millions d’euros de revenus d’ici au 30 juin, date de clôture de ses comptes. Après la vente contre 28 millions d’euros du Brésilien Lucas à Tottenham, lors du mercato hivernal, le PSG doit désormais « trouver » autour de 45 millions d’euros.
L’ICFC a d’ailleurs demandé au PSG de faire estimer la valeur de ses contrats de sponsoring avec des partenaires qataris (Qatar National Bank, Ooredoo, BeIN Sports, Qatar Tourism Authority, Aspetar) par une société indépendante et spécialisée. Les experts du FPF craignent que ces accords soient surévalués par l’émirat gazier. En 2014, le partenariat (200 millions d’euros) scellé entre QTA et l’équipe parisienne avait été décoté de moitié par l’UEFA. Le PSG avait alors été sanctionné.
L’échec européen du club de la capitale constitue-t-il un handicap supplémentaire à l’aune du FPF ? « Ce n’est pas vraiment embarrassant », souffle une source proche de l’enquête diligentée par l’ICFC. Sur ce point, les dirigeants du PSG peuvent se rassurer.

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PSG : Unai Emery, coupable tout désigné des ambitions contrariées de Paris

En fin de contrat cet été, l’entraîneur espagnol sait son sort scellé depuis l’élimination face au Real Madrid. Un nouvel échec qui n’est pas que le sien.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 18h45
 • Mis à jour le
08.03.2018 à 09h43
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Unai Emery n’a pas encore calé la date de son pot de départ, ni vidé son bureau, ni rendu les clés de la salle vidéo où il peut passer des heures à disséquer un match contre Troyes, mais son avenir au sein de l’entreprise PSG paraît déjà limpide. En fin de contrat le 30 juin, le technicien ne passera pas l’été même avec un très possible triplé national (championnat, Coupe de France et de la Ligue). Quand il débarque à Paris le 28 juin 2016, l’Espagnol connaît le deal de départ : deux ans de contrat et un troisième en option en cas d’accessit aux demi-finales de Ligue des champions.

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Deux fois il a échoué en huitièmes de finale, deux fois il a maudit ces mains innocentes qui ont mis un grand d’Espagne – le FC Barcelone puis le Real Madrid – sur sa route. Deux fois il a été le responsable tout désigné et assumé de l’échec d’un projet plus global. « C’est un processus dans le temps mais je suis sûr que le PSG gagnera la Ligue des champions », positivait-il mardi soir, tant bien que mal, dans la foulée de l’élimination face au Real (1-2). Emery ne dit plus « on ». Comme si ce projet n’était déjà plus le sien.
L’entraîneur qui voulait changer les mentalités
Le plus pénible commence maintenant pour lui. Vendredi l’attend une conférence de presse avant une rencontre de championnat contre Metz, et Emery sait déjà qu’il sera assez peu question de Nolan Roux, des forces et faiblesses des Messins, mais que l’exercice risque de ressembler à la première journée d’un long procès : le sien. A vrai dire, Unai Emery n’a jamais connu de période de grâce à la tête du PSG. A son arrivée, il est regardé de haut malgré ses trois Ligues Europa remportées avec le FC Séville par un pays qui n’a jamais gagné que deux trophées européens en six décennies. Ancien modeste joueur de D2 espagnole, Emery n’a pas le nom ronflant pour lui, mais il avance avec des références et un style marqué comme entraîneur. L’homme est vampirisé par ce métier que ce jeune divorcé de 46 ans dit avoir privilégié au détriment de sa vie familiale.
Avec lui, le PSG ronronnant et obsédé par la possession de balle de Laurent Blanc, devait gagner en folie et verticalité. Le Basque théorise alors dans le magazine So Foot cette révolution copernicienne qu’il tente d’instaurer. « Après la récupération du ballon, on avait tendance à trop le faire tourner. C’était quasi automatique. J’ai dû convaincre le groupe qu’il fallait qu’on puisse maîtriser les phases de contre-attaque, qui nous seraient précieuses à des moments-clés de la saison. » Mais les débuts sont poussifs, l’ombre de Zlatan encombrante, ses suggestions mercato font flop (Krychowiak, Jesé), les cadres du vestiaire se braquent et Emery leur concède le retour au confort du 4-3-3.
Ephémère « génie tactique »

   


Cette synthèse entre ses idées et les desiderata du vestiaire accouchera d’un chef-d’œuvre, cette démonstration collective face au Barça (4-0) en huitièmes de finale aller de l’édition 2017 de la Ligue des champions. On loue alors le devoir d’inventaire du Basque, Le Parisien salue même son « génie tactique ». Le PSG s’est assis à la table des grands d’Europe, mais en dégage trois semaines plus tard. Ce soir-là, au Camp Nou, le charme est rompu. Emery redevient un entraîneur en sursis. Tout sera désormais retenu contre lui après cette improbable remontada (6-1). Son coaching souvent prudent et pas toujours avisé, sa nervosité qu’on dit rejaillir sur ses joueurs, ses interminables séances vidéo et sans oublier sa communication. Passionnant dans la langue de Cervantès, il s’éparpille pour ne pas dire grand-chose dans celle de Molière, lui qui a arrêté les cours proposés par son employeur pour « s’imprégner du français de la rue ».
Presque deux ans plus tard, le PSG n’est pas beaucoup plus avancé que son niveau linguistique de son futur ex-entraîneur. QSI a investi 417 millions d’euros pour ne pas faire beaucoup mieux que le FC Bâle en Ligue des champions. D’où vient le problème ? Bien sûr, Emery traîne quelques casseroles. Il a assumé certains choix forts comme la titularisation du trop frêle Lo Celso ou la mise sur le banc du capitaine Thiago Silva lors du match aller face au Real et il s’est trompé. Comme Laurent Blanc et son 3-5-2 bricolé contre Manchester City, il a perdu tout crédit sur le seul rendez-vous qui compte du côté de Doha. Et si le problème se situait à ce niveau-là ?
Déjà des rumeurs de remplacement
A répéter jusqu’à saturation que « c’est en Ligue des champions qu’on jugera ». Comme si l’ambition et les moyens suffisaient à effacer l’histoire finalement assez verte d’un club qui n’existait pas quand le Real avait déjà soulevé six fois la coupe aux grandes oreilles, à vouloir passer au-dessus de la volatilité d’un sport comme le football où l’injustice et la chance font partie du kit de base.
Ce mercredi, la rumeur du jour donnait Luis Enrique pour s’asseoir sur ce confortable siège éjectable. Demain cela sera peut-être Diego Simeone, Maurizio Sarri ou pourquoi pas José Mourinho. Le nom et les méthodes changeront. Le successeur portera peut-être moins avantageusement le foulard, mais l’écueil risque d’être le même. Celui d’un club qui rêve encore trop grand et n’a presque pas avancé en sept ans. Et Unai Emery n’est jamais qu’un maillon parmi d’autres dans cet échec.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ L’Américaine fait son retour jeudi dans le tournoi californien d’Indian Wells, après plus d’un an d’absence pour cause de maternité.
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Tennis : Serena Williams peut-elle redevenir la « patronne » ?

L’Américaine fait son retour jeudi dans le tournoi californien d’Indian Wells, après plus d’un an d’absence pour cause de maternité.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 15h06
    |

            Elisabeth Pineau








                        



   


Les plus persifleurs des suiveurs du circuit finissaient par s’impatienter. Ça y est, la saison de tennis féminin démarre enfin. Officiellement, celle-ci a commencé au début de janvier. Mais, sur un circuit depuis quelques mois en mal de repères sans sa « patronne », un seul nom revient en boucle : Serena Williams. Et une question agite le microcosme tennistique : l’Américaine réussira-t-elle son pari de reconquérir les sommets après la naissance de son premier enfant ?
Mère d’une petite fille depuis le 1er septembre 2017 et absente du circuit depuis plus d’un an, la joueuse de 36 ans fera son retour à la compétition officielle jeudi 8 mars à Indian Wells (Californie). Elle doit y affronter au premier tour la Kazakhe Zarina Diyas, 53e mondiale.
L’ex-numéro un mondiale, qui n’a plus joué depuis l’Open d’Australie 2017 – qu’elle avait remporté alors qu’elle était déjà enceinte – n’est pas réputée pour sa propension à faire profil bas. Elle n’a donc pas minimisé ses ambitions, à l’heure d’évoquer sa reprise. « Cela va peut-être sans dire, mais autant le clamer haut et fort : oui, je veux absolument gagner d’autres Grands Chelems. Je suis au courant du record, et ce n’est pas un secret, mon objectif, c’est 25 », a-t-elle dit au magazine Vogue, au début de janvier, elle qui comptabilise à ce jour deux unités de moins.
Un record en ligne de mire
Elle dépasserait ainsi le record absolu de 24 victoires en simple détenu par Margaret Court, et pourrait se targuer d’inscrire un peu plus son nom dans la légende. L’Australienne avait, elle, 29 ans lorsqu’elle a donné naissance à son premier enfant, en 1972. Quelques mois plus tard, elle remportait successivement l’Open d’Australie, Roland-Garros et l’US Open.
Plus récemment, Lindsay Davenport et Kim Clijsters ont elles aussi opéré un retour gagnant après une pause maternité. En 2009, la Belge, éloignée du circuit pendant deux ans, était même parvenue à remporter l’US Open deux mois seulement après sa reprise. « J’ai retrouvé mes coups très vite. Physiquement, en revanche, ça n’a pas été facile de s’y remettre. Mais le plus dur, probablement, a été de devoir admettre que je ne serai plus, quoi qu’il advienne, la même joueuse que celle de 2007 », déclarait à l’époque la joueuse de 26 ans.
A en croire l’entraîneur de Serena Williams, Patrick Mouratoglou, la maternité n’a pas changé sa joueuse : « Dès qu’elle met les pieds sur un court de tennis, c’est la même personne. A l’entraînement, elle affiche la même détermination, le même niveau d’exigence. Il y a deux Serena : la maman quand elle est chez elle, et la compétitrice sur le court », explique-t-il dans une interview publiée lundi 5 mars sur le site de la WTA, le circuit féminin.
Si elle relève le défi, ce dont peu d’observateurs doutent, l’Américaine n’en serait pas à son premier retour gagnant. Ecartée des courts pendant un an en 2010-2011, à la suite d’une blessure au pied puis d’une embolie pulmonaire, elle avait retrouvé son meilleur niveau cinq mois seulement après son hospitalisation, puis un peu plus tard son trône de numéro un mondiale.
« Elle a 36 ans, elle vient d’avoir un enfant, elle a eu un caillot dans le sang et a passé plus d’un an sans compétition. On peut dire que c’est le plus grand défi de sa carrière », résume son coach
Sa pause maternité n’aura pas été des plus sereines. Les complications survenues au lendemain de son accouchement, qui a failli lui coûter la vie, comme elle le révélait en début d’année, l’ont contrainte à rester alitée près de six semaines. « Elle a 36 ans, elle vient d’avoir un enfant, elle a eu un caillot dans le sang et elle a passé plus d’un an sans compétition. Je pense que l’on peut dire sans aucun doute que c’est le plus grand défi de sa carrière », résume son coach, Patrick Mouratoglou, pour qui Kim Clijsters a montré que « quand on est capable de revenir aussi en forme physiquement qu’avant sa pause maternité, on peut obtenir les mêmes résultats qu’avant ».
« Ça m’a boostée »
Les exemples de retour au plus haut niveau chez les sportives ne se limitent évidemment pas au tennis. Outre Kim Clijsters, une autre Belge a choisi de reprendre sa carrière après la naissance de son premier enfant : l’athlète Tia Hellebaut. La championne olympique de la hauteur à Pékin, en 2008, a fait une première pause à la fin de cette année-là, puis une autre trois ans plus tard pour son deuxième enfant. A chaque fois, elle est revenue à la compétition, prenant la cinquième place aux Mondiaux en salle d’Istanbul en 2012 puis aux Jeux olympiques de Londres. « Je n’ai rien perdu de ma technique. Et je suis plus puissante qu’avant mes grossesses. Ces deux épreuves m’ont renforcée », disait-elle à L’Obs en 2012, un an avant de prendre sa retraite définitive. Même si les deux accouchements ont fragilisé certains de ses muscles, l’obligeant à « faire plus attention, être plus prudente à l’entraînement pour éviter les blessures ».
La sprinteuse Christine Arron se félicite quant à elle d’avoir « eu autant de médailles avant la naissance de [s]on fils [en 2002] qu’après », comme elle l’expliquait au Monde, à la fin de 2016. « Le médecin qui me suivait pendant ma grossesse m’a dit un truc simple et clair : une femme atteint sa maturité musculaire après 30 ans, ça m’a boostée. Je suis revenue encore plus forte physiquement et j’ai pu continuer à courir avec plus de sérénité. »
L’un des exemples les plus retentissants en la matière reste celui de Paula Radcliffe. Pour sa course de rentrée, moins de dix mois après son premier accouchement, en 2007, la Britannique avait remporté le marathon de New York, à 33 ans. Une performance qui lui valut de recevoir le prix du come-back de l’année. Serena Williams est très certainement déterminée à l’imiter.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Au lendemain de l’élimination du PSG, la presse européenne a fustigé les dépenses somptuaires du club parisien qui ne lui ont pas permis de franchir un cap en Ligue des champions.
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Ligue des champions : le PSG, risée de la presse européenne

Au lendemain de l’élimination du PSG, la presse européenne a fustigé les dépenses somptuaires du club parisien qui ne lui ont pas permis de franchir un cap en Ligue des champions.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 12h51
   





                        



   


Une équipe « médiocre », un club « en beurre », « arriviste » mais « tout petit », « tout l’argent du monde n’a aucune valeur »… plusieurs journaux européens étrillent le PSG, qui a dépensé 400 millions d’euros pour se faire sortir dès les huitièmes de finale de C1 contre le Real Madrid.

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En Espagne, la presse se moque cruellement du « nouveau riche » reparti les poches vides, malgré les recrutements astronomiques de Neymar et Kylian Mbappé l’été dernier. « 400 millions dépensés… et à nouveau éliminé dès les huitièmes », titre le quotidien sportif Marca en pages intérieures, avec une photo de Mbappé tête basse. « Le PSG faisait peur à toute l’Europe il y a seulement deux mois », relève le journal. « Deux mois plus tard, le Real est en quarts et les 400 millions d’euros, qui semblaient bien investis quand les buts tombaient en cascade, paraissent désormais un gaspillage. » 

#LaPortada Para que aprendan https://t.co/BwWSl5oh4j— marca (@MARCA)


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« Cheikh et mat »
Même acidité du côté du journal madrilène As, qui évoque « un PSG sans football ni classe ». « Galacticide à la parisienne », peut-on lire en pages intérieures, allusion aux Galactiques, ces stars du football assemblées au début des années 2000 au sein du Real. « Le PSG hypertrophié à grand renfort de stars finit par mordre la poussière. »
Le meilleur jeu de mots est pour Mundo Deportivo, qui ose un « Cheikh et mat » en « une » pour décrire l’échec du projet qatari à Paris. Chose rare, le quotidien pro-Barcelone en vient même à dire du bien du grand rival madrilène ! « Le Real Madrid renverse un PSG timoré qui a terminé à 10 et s’écroule à nouveau en Ligue des champions. Les Merengues passent en quarts après un excellent match, avec Cristiano (Ronaldo), (Lucas) Vazquez et (Marco) Asensio comme références ». « Le PSG a interprété merveilleusement son rôle d’équipe médiocre de Ligue des champions », relève pour sa part le journal barcelonais Sport. « Le PSG reste tout petit. Les millions ne suffisent pas pour acheter l’histoire et la grandeur, on l’a ou on ne l’a pas. »

'Rien de rien', por @SantiNollaMD https://t.co/So2J08VcFn #OpiniónMD https://t.co/Jq7uqGEewG— mundodeportivo (@Mundo Deportivo)


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En Italie, La Gazzetta dello Sport décrit le « nouveau flop du PSG » et titre en pages intérieures « un Real d’acier, un PSG en beurre ». « A l’aller, les Français avaient gâché des occasions. Cette fois non. Il n’y a eu ni illusions ni regrets. C’est leur pire match cette saison. » Le quotidien sportif italien se moque de l’entraîneur parisien Unai Emery : « Peut-être que l’émir va devoir mettre la main au portefeuille (+ hum… +) pour trouver un entraîneur à la hauteur. » Et stigmatise l’attitude de Marco Verratti, exclu pour un deuxième carton jaune : « Marco confirme qu’il est incapable de garder la tête froide et c’est un gros problème, y compris dans l’optique de la sélection. »

#Psg, altra #ChampionsLeague sfumata. Dentro un flop da 400 milioni #PsgRealMadrid https://t.co/NDIJui9421 #ucl https://t.co/pKqAY8fDqR— Gazzetta_it (@LaGazzettadelloSport)


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En Angleterre, le Guardian présente les Parisiens comme des « plastic galacticos », des « galactiques de plastique » bien loin des vrais Galactiques que sont les Madrilènes. « Emery peut s’inquiéter pour son avenir. »

Cristiano Ronaldo ensures Real Madrid ease through as PSG's vaulting ambition again fails to get past spring. By… https://t.co/mc0EKiEeB6— guardian_sport (@Guardian sport)


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« Tous les millions du monde ne valent rien ! »
« C’est la sortie pour le PSG et également pour son entraîneur Unai Emery », abonde le journal allemand Bild. « Contre le roi de la compétition reine (le Real, double tenant du titre en C1), tous les millions du monde ne valent rien ! » « Sans le transféré royal Neymar, rien ne fonctionne contre la Maison royale », enchaîne le quotidien.
Le site allemand Sport 1 reprend les commentaires de l’ancien gardien de but international Oliver Kahn, désormais consultant, très critique envers le PSG : « Ils avaient toutes les armes pour gagner. C’est une équipe qui peut nourrir les plus hautes ambitions, et aujourd’hui : rien ! On peut s’acheter tous les meilleurs joueurs, mais on ne peut pas acheter du caractère. Ça doit se construire au fil des années. »
En Belgique, La Dernière Heure/Les Sports se demande comment « le PSG va pouvoir garder Neymar, motivé, alors que son prochain match important en club aura lieu dans… un an (en Ligue des champions) » et ajoute : « Les Français s’entêtent à vouloir grimper une montagne qui reste trop haute pour eux. »

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ L’attaquant congolais, auteur de 9 buts en Liga avec Villarreal, a été transféré début mars au club chinois de Beijing Guoan pour 74 millions d’euros.
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Décryptage

Comment Cédric Bakambu est devenu le joueur africain le plus cher de l’histoire

L’attaquant congolais, auteur de 9 buts en Liga avec Villarreal, a été transféré début mars au club chinois de Beijing Guoan pour 74 millions d’euros.

Par                                            Alexis Billebault




LE MONDE
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        Le 07.03.2018 à 09h39

     •
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        Mis à jour le 07.03.2018 à 09h54






    
L’attaquant congolais Cedric Bakambu, après son arrivée dans le club chinois des Beijing Guoan le 1er mars 2018.
Crédits : GREG BAKER/AFP


L’attaquant congolais Cédric Bakambu, auteur de neuf buts en Liga avec Villarreal, a rejoint, jeudi 1er mars, le club chinois de Beijing Guoan pour la coquette somme de 74 millions d’euros. Un transfert record qui nécessite quelques explications.
Un transfert qui a duré près de deux mois
Au début du mois de janvier, l’affaire semblait réglée. Cédric Bakambu, 26 ans, déjà auteur de 9 buts en Liga avec Villarreal, allait signer très vite un contrat de quatre ans avec Beijing Guoan, sur la base d’un salaire brut annuel de 18 millions d’euros, soit le même que Kylian Mbappé au Paris Saint-Germain (PSG). Pourtant, le transfert du joueur formé au FC Sochaux a pris beaucoup plus de temps que prévu.
Le montant de la clause libératoire de l’attaquant à Villarreal était de 37 millions d’euros. Depuis l’année dernière, le gouvernement chinois taxe à 100 % les clubs du pays qui achètent un footballeur étranger pour un montant d’au moins 5,9 millions d’euros, afin de financer la formation des jeunes joueurs locaux. Grâce à un savant montage financier, Cédric Bakambu a lui-même racheté cette clause – avec l’aide de Beijing Guoan – et donc sa liberté.

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« Le club chinois a ensuite tenté d’échapper à cette taxe ou au moins de la faire diminuer, résume une source proche du dossier. Mais les autorités du football chinois ont refusé. Soit Beijing Guoan passait à la caisse, soit le transfert ne se faisait pas. » Cédric Bakambu est devenu un joueur de Beijing Guoan le jeudi 1er mars pour 74 millions d’euros, après avoir passé près d’un mois à se préparer avec sa future équipe au Portugal. Dimanche 4 mars, le Congolais a connu des débuts difficiles dans le championnat chinois puisque son club s’est incliné (3-0) sur le terrain du Shandong Luneng.
La Chine, un eldorado pour les footballeurs ?
Le signal donné par les autorités aux clubs de la Chinese Super League (CSL) est clair. En 2016, 1,1 milliard d’euros avait été dépensé sur le marché des transferts. Et 300 millions d’euros supplémentaires à l’hiver 2017.
Le président de la République populaire de Chine, Xi Jinping, grand amateur de football, a imposé un peu plus de retenue de la part des clubs. « En Chine, les droits télé ne sont pas très élevés, explique Raffaele Poli, le directeur de l’observatoire du football du Centre International d’étude du sport (CIES) à Neuchâtel (Suisse). Les billets vendus dans les stades le sont à un tarif modeste. Ces transferts, associés à des salaires élevés, ne sont pour l’instant pas rentables. L’Etat souhaite donc que les clubs chinois investissent dans la formation de jeunes joueurs afin de les faire évoluer d’abord en Super League avant de vendre les meilleurs à l’étranger, ce qui rapportera de l’argent. Mais cela prendra des années. »
Choix sportif ou choix financier ?
A Villarreal, Cédric Bakambu émargeait à environ 2 millions d’euros par an, hors primes. « Il y a des sommes qui ne se refusent pas », admet Romarin Billong, l’ancien international camerounais de Lyon, Saint-Etienne et Nancy. Le buteur congolais lui-même ne fait pas mystère de l’aspect financier dans le choix qui l’a poussé à accepter l’offre de Beijing Guoan. « Bien sûr que cela est important. Je sais ce que les gens disent : que je ne suis parti que pour l’argent… Mais je me fiche de ce qu’ils peuvent penser. J’assume mon choix ! Oui, je vais très bien gagner ma vie, mais je vais aussi faire ce que j’aime, jouer au football », explique Cédric Bakambu, réputé pour sa franchise.

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« Il a fait un choix que je comprends. Il va gagner beaucoup d’argent. Il va mettre sa famille à l’abri et ses qualités de joueur ne vont pas disparaître sous prétexte qu’il va évoluer dans un championnat moyen. A sa place, beaucoup feraient la même chose. Aujourd’hui, les joueurs ont tendance à privilégier l’aspect financier avant le sportif. C’est dans l’air du temps », analyse François Zahoui, le sélectionneur ivoirien du Niger.

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L’agent français Alain Gauci, qui travaille avec plusieurs internationaux africains – le Marocain Yunis Abdelhamid (Reims, Ligue 2), le Cap-Verdien Nuno Da Costa (Strasbourg, Ligue 1), le Centrafricain Eloge Enza Yamissi (Valenciennes, Ligue 2) – rappelle que Pierre-Emerick Aubameyang, lui aussi courtisé par des clubs chinois prêts à lui offrir un pont d’or, a préféré quitter le Borussia Dortmund (Allemagne) pour Arsenal et la prestigieuse Premier League anglaise. « Il aurait pu gagner plus en Chine, mais il a fait le choix du sportif. Je constate qu’aujourd’hui, de très bons joueurs partent en Chine, en Russie, en Turquie alors qu’ils sont encore jeunes. Bakambu n’a que 26 ans. Il y a encore quelques années, ils rejoignaient ces championnats moins relevés que ceux du top 5 européen (Angleterre, Allemagne, Espagne, France, Italie) souvent vers 30 ans… Mais je ne suis pas certain que Bakambu restera quatre ans en Chine. Il pourrait revenir plus tôt en Europe. »
La cote des joueurs africains est-elle en hausse ?
Cédric Bakambu a rejoint la Chine pour 74 millions d’euros. Quelques jours avant lui, Arsenal avait déboursé 63 millions d’euros (hors bonus) pour s’offrir le Gabonais Pierre-Emerick Aubameyang. Liverpool, après avoir acheté en juin à l’AS Roma (ITA) l’Egyptien Mohamed Salah pour 42 millions d’euros (hors bonus) et le Sénégalais Sadio Mané (ex-Southampton) 36 millions d’euros un an plus tôt, a de nouveau puisé dans son bas de laine en dépensant 54 millions d’euros (70 millions d’euros selon l’agence allemande SID) pour faire venir en juin le Guinéen Naby Keita (RB Leipzig) sur les bords de la Mersey.

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« Ce n’est pas la nationalité du joueur qui fixe les tarifs, mais son statut. Qu’il soit africain, européen ou sud-américain. Mohamed Salah, qui réalise une superbe saison avec Liverpool (co-meilleur buteur du championnat avec 24 buts, ex æquo avec Harry Kane) vaut plus de 100 millions d’euros aujourd’hui. Si on prend le cas de Bakambu, il a coûté cher à cause de la taxe de 100 %. S’il avait été transféré en Europe, l’opération aurait atteint 40 millions d’euros car ce n’est pas encore un joueur de très haut niveau, et il n’aurait pas gagné 18 millions par an », assure Romarin Billong.



En Europe, seuls cinq ou six clubs – PSG, Real Madrid, FC Barcelone, Manchester City, Manchester United – sont capables de mettre au moins 100 millions d’euros sur la table pour acheter un joueur. « Le Bayern Munich ou Arsenal pourraient le faire, ajoute Romarin Billong. Mais philosophiquement, ils s’y refusent. »
« Arsenal a plutôt fait une bonne affaire en achetant Aubameyang, l’un des meilleurs attaquants d’Europe, estime Alain Gauci. Avec ses statistiques, il vaut à mon sens un peu plus. Mais je ne pense pas que les Africains, aujourd’hui, soient plus abordables. Pas pour les meilleurs joueurs. »
Aujourd’hui, si les salaires perçus par les Africains sont en phase avec leur statut, ils le doivent aussi à leurs agents. « Ils sont mieux entourés. C’est important d’avoir un bon agent, capable de bien négocier un contrat », insiste François Zahoui. Pourtant, certains clubs sont encore hésitants, notamment à cause de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) qui jusqu’à présent se déroulait en plein hiver et privait les clubs de leurs joueurs pendant quelques semaines. La réforme de la compétition, qui se jouera en juin et juillet 2019 au Cameroun, devrait vaincre les dernières réticences.


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Si le PSG n’a pas su combler l’absence de l’attaquant, c’est désormais tout un pays qui redoute de ne pas le voir lors de la Coupe du monde en Russie.
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Le Brésil au chevet de Neymar, à trois mois du Mondial

Si le PSG n’a pas su combler l’absence de l’attaquant, c’est désormais tout un pays qui redoute de ne pas le voir lors de la Coupe du monde en Russie.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 09h28
    |

            Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)








                        



   


Eduardo Diniz s’est fait une raison. « S’il n’y a pas de caïpirinha, je boirai de la vodka ! » Voilà des semaines que le Brésilien, professeur de techniques d’information à la Fondation Getulio Vargas de Sao Paulo, prépare son voyage à Moscou pour assister aux matchs de la Coupe du monde, qui aura lieu en Russie du 14 juin au 15 juillet. Avec sa femme, Lilian, ils ont déjà acheté leurs billets pour passer dix jours dans la capitale russe. Mais depuis quelques jours, la préoccupation du couple ne concerne plus seulement la carte des cocktails moscovites.

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Comme les autres fans de la Seleçao, l’équipe nationale de football brésilienne, Eduardo et Lilian s’interrogent : et si Neymar da Silva Santos Junior, la star de l’équipe, ne se remettait pas à temps de sa blessure ? Et si la Seleçao devait se passer de lui comme lors de la Coupe du monde 2014 ? Le fantôme de la « tragédie du 7 à 1 », cette défaite cuisante face à l’Allemagne en demi-finale, rôde encore. Eduardo refuse d’y penser. « Non, non, non, il n’y aura pas de drame. Au contraire, c’est positif. Neymar va se reposer pendant trois mois, pendant que les autres joueurs vont se fatiguer. Il va se rétablir et il sera en pleine forme ! », se rassure-t-il. Après l’élimination du PSG par le Real Madrid en Ligue des champions, l’Auriverde va pouvoir se concentrer sur sa rééducation, avec le Mondial en ligne de mire.
« Le Brésil cherche un nouveau Pelé »
Les Brésiliens, inquiets pour leur prodige, ont suivi presque heure par heure l’évolution de la blessure au cinquième métatarsien de l’attaquant du Paris-Saint-Germain. Aux vidéos montrant le champion hurlant de douleur sur le terrain, le 25 février, lors de la rencontre face à l’Olympique de Marseille, ont succédé les clichés de son arrivée à l’hôpital de Belo Horizonte, au Brésil, les bulletins cliniques, les schémas explicatifs, l’analyse de l’opération à venir… Puis le soulagement à sa sortie du bloc opératoire : « L’opération a été un succès », titraient, soulagés, les journaux brésiliens, lundi 5 mars.
Difficile d’imaginer que l’évolution de la blessure de l’os prolongeant le petit doigt de pied d’un joueur de football puisse à ce point tenir en haleine un pays secoué par une crise politique, meurtri par la violence des gangs et ravagé par les inégalités. « On est face à un phénomène complexe qui permet de comprendre l’âme du Brésil », décortique Paulo Calçade, commentateur sur la chaîne sportive ESPN. « Le Brésil cherche un héros, un leadeur comme Pelé. Neymar, d’origine modeste, talentueux, peut être ce modèle auquel on veut s’identifier », poursuit-il. Les Brésiliens tentent donc de se rassurer comme ils peuvent. En 1962, Pelé, blessé, n’avait pu finir le tournoi, qui avait vu la victoire de l’équipe auriverde.
Disproportion
Neymar, pris en photo sur un fauteuil roulant, souriant et réconforté par sa compagne avant son envol dans un jet privé pour poursuivre sa convalescence dans une résidence estimée à 7 millions d’euros à Mangaratiba, station balnéaire de l’Etat de Rio de Janeiro, est conscient de la pression qui repose sur ses épaules. Mais une partie du pays, y compris parmi les fans, s’est insurgée face à cette abondance de bulletins de santé. « C’est insensé ! Neymar est blessé, c’est regrettable, mais un métatarsien ne va tout de même pas provoquer un choc national. C’est “too much” ! », s’emporte Jose Antonio Gomes de Pinho, professeur à l’école d’administration de l’université fédérale de Bahia et supporteur de la Seleçao.

   


Devenue « Neymar-dépendante », la Seleçao devra, quoi qu’il advienne de la cheville du Paulistano, se passer de lui dès les matchs amicaux face à l’Allemagne et la Russie. « Pour le Brésil, Neymar est un atout mais aussi un problème », analyse Paulo Calçade. « Sans lui, l’équipe devra apprendre à jouer plus collectif. C’est un aspect positif. Le Brésil peut gagner, mais il va falloir travailler », conclut le commentateur. Un défi que le PSG n’a pas su relever.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ L’arbitrage vidéo a été officiellement inscrit dans les « lois du jeu » et sera utilisé lors de la prochaine Coupe du monde. Retour sur cinq fois où les règles ont changé l’histoire de ce sport.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Battu (2-1) par le Real Madrid, mardi, le club parisien est une nouvelle fois éliminé en huitièmes de finale de la Ligue des champions.
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Article sélectionné dans La Matinale du 06/03/2018
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Les ambitions foudroyées du PSG version qatarie

Battu (2-1) par le Real Madrid, mardi, le club parisien est une nouvelle fois éliminé en huitièmes de finale de la Ligue des champions.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 03h42
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 09h56
    |

            Rémi Dupré








                        



   


L’émir du Qatar, Tamim Ben Hamad Al-Thani, va finir par se lasser des échecs à répétition du Paris-Saint-Germain sur la scène européenne. Depuis les tribunes du Parc des Princes, le souverain n’a pas dû apprécier de voir « son » club se faire une nouvelle fois éliminer en huitièmes de finale de Ligue des champions. Un an après l’humiliante débâcle face au FC Barcelone (6-1) à ce stade de la compétition, l’équipe de la capitale a été battue (1-2) et boutée hors du tournoi, mardi 6 mars, par un autre grand d’Espagne : le vénérable Real Madrid, entraîné par l’icône française Zinédine Zidane, double tenant du titre et récipiendaire du trophée à douze reprises.

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Ni le tifo géant déployé au Parc ni la campagne de communication du PSG et ses slogans optimistes et mobilisateurs n’ont permis de renverser la vapeur. Trois semaines après sa rageante défaite (3-1) concédée à Santiago-Bernabeu lors de la manche aller, la formation parisienne a été de nouveau domptée par les Merengue du Portugais Cristiano Ronaldo, auteur de trois buts sur les deux confrontations. Encline à se référer à son glorieux passé, elle n’a donc pu rééditer, face au Real, son exploit (victoire 4-1 après un revers 3-1 à l’aller) de 1993, en quarts de finale de la défunte Coupe de l’UEFA.
Pour les dirigeants du PSG, le constat est douloureux : depuis son rachat, en 2011, par le fonds Qatar Sports Investments (QSI), le club n’est jamais parvenu à atteindre le dernier carré de la Ligue des champions, l’objectif minimal fixé cette saison. Moins cauchemardesque que la « remontada » des Blaugrana en 2017, cette énième sortie de route renvoie toutefois les investisseurs de Doha à leurs infortunes chroniques sur l’échiquier continental.
L’échec de Unai Emery
« Tout le monde est très énervé, on n’est pas contents du tout », a tempêté, le regard noir, Nasser Al-Khelaïfi, président qatari du club et homme de confiance de l’émir. Cette fois, le patron du PSG n’a pas pu se plaindre de l’arbitrage de l’Allemand Felix Brych, alors que lui et ses lieutenants avaient multiplié les critiques envers son collègue italien Gianluca Rocchi après le match aller.

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Irrémédiablement, ce revers scelle le sort de l’entraîneur parisien Unai Emery, dont le contrat devait être prolongé en juin en cas de qualification pour les demi-finales du tournoi. Son échec est patent. En tête de la Ligue 1 et qualifié pour la finale de la Coupe de la Ligue (programmée le 31 mars, face à Monaco), le technicien peut déjà préparer ses valises. Ses méthodes de travail sont contestées en interne depuis plusieurs mois et il est en froid avec plusieurs cadres de son vestiaire.
Triple vainqueur de la Ligue Europa (entre 2014 et 2016) avec le Séville FC, le Basque avait été recruté à l’été 2016, quelques mois après l’élimination traumatisante contre le rival Manchester City, propriété du cheikh Mansour d’Abou Dhabi, en quarts de Ligue des champions. Sa feuille de route était claire : faire entrer le PSG dans une autre dimension après quatre échecs consécutifs aux portes des demi-finales.
A Santiago-Bernabeu, ses choix trop audacieux et risqués avaient clairement fragilisé sa formation et précipité sa chute lors du match aller. De surcroît, l’Ibère a souffert de la comparaison avec son homologue madrilène Zinédine Zidane, dont le coaching s’est révélé décisif. Le visage fermé, Unai Emery n’a pas cherché d’excuses. En conférence de presse, il ne s’est pas réfugié derrière l’absence préjudiciable de sa star brésilienne Neymar, victime « d’une fissure du cinquième métatarsien droit » et qui sera sur le flanc pendant plusieurs mois.

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Symboles des désillusions parisiennes depuis six saisons, le vétéran Thiago Motta (35 ans) et le capitaine, Thiago Silva, ont fait part de leur sentiment d’impuissance. « Il faut assumer, on n’était pas capables de se qualifier », a confié le premier. « On n’a pas fait le match qu’il fallait faire », a glissé le second.
A l’unisson, les joueurs et dirigeants du PSG ont souligné le gouffre culturel qui les sépare du Real Madrid, véritable machine à remporter des titres. Le manque d’expérience des Parisiens fut incarné par l’Italien Marco Verratti, 25 ans, expulsé de manière absurde, à l’heure de jeu, pour protestation. Une expulsion qui a définitivement étouffé les dernières velléités du PSG.
« Ça montre qu’il faut encore travailler, être plus mature et avoir plus d’expérience, on a vu que le Real a su être bon sur certains détails, a concédé le défenseur brésilien Marquinhos, glacial. Je pense qu’on ne peut pas remporter cette compétition tout de suite, tout le monde nous le dit. Il faut beaucoup perdre pour apprendre et [la] gagner. »
417 millions d’euros investis
Sauf que la patience de Tamim Ben Hamad Al-Thani a ses limites. Son objectif est de remporter le tournoi européen avant l’organisation de la Coupe du monde 2022 par l’émirat gazier. Le naufrage du PSG face au Barça, la perte des droits télévisés de la Ligue des champions (pour le cycle 2018-2021) par la chaîne qatarie BeIN Sports au profit du groupe SFR Altice de Patrick Drahi et l’isolement diplomatique de son pays, confronté au blocus imposé par ses voisins du Golfe, ont définitivement convaincu le souverain de passer à la vitesse supérieure à l’été 2017.
Les dirigeants parisiens ont ainsi investi 417 millions d’euros sur le marché des transferts pour enrôler notamment Neymar, devenu le joueur le plus cher du monde (222 millions) et le prodige français Kylian Mbappé (180). Triple vainqueur de la Ligue des champions, le Brésilien Daniel Alves, 34 ans, a également été recruté pour apporter sa culture de la gagne et son expérience à l’équipe. Sur le plan politique, l’état-major du club a été chamboulé avec l’arrivée d’un nouveau directeur sportif, le Portugais Antero Henrique, ex-recruteur en chef du FC Porto et homme de réseaux.
Mais force est de constater que les dépenses consenties et la stratégie très ambitieuse de QSI n’ont guère porté leurs fruits sur le plan sportif. Avec ce fiasco face au Real Madrid, le PSG donne l’impression de faire du surplace. Son image de marque est écornée par ce statut d’éternel perdant. « Cela ne remet pas en cause notre stratégie d’investissements. On croit en nos joueurs. On veut continuer notre projet », a balayé Nasser Al-Khelaïfi, qui va devoir trouver cet été un successeur à Unai Emery.
Annus horribilis
Malgré le recrutement en grande pompe de Neymar, vitrine commerciale et porte-drapeau des ambitions européennes du club, le PSG a connu une annus horribilis. Outre la blessure – au pire moment – de sa star et les atermoiements autour du diagnostic médical, la formation parisienne a multiplié les déconvenues.
Depuis septembre 2017, elle fait l’objet d’une enquête de l’Instance de contrôle financier des clubs dans le cadre du fair-play financier (FPF). Pour être dans les clous du FPF et ainsi échapper à une éventuelle sanction, elle va devoir générer 75 millions d’euros de revenus d’ici au 30 juin, date de clôture de ses comptes. D’autant que le PSG ne pourra pas compter sur la manne (13 millions d’euros) prévue en cas de qualification pour les quarts de Ligue des champions, au titre des dotations de l’UEFA et à l’aune des retombées liées à la billetterie, aux droits télévisés et au marketing.

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Comment le PSG version QSI va-t-il relancer son projet ? « Ce n’est pas le moment de parler de changements, a déclaré Nasser Al-Khelaïfi, sous le coup d’une procédure pénale ouverte, en 2017, par le parquet suisse, dans le cadre de l’octroi à BeIN Media des droits de diffusion des Mondiaux 2026 et 2030. On va se reposer la tête pour réfléchir à ce qu’il faut changer. » Nul doute que l’émir du Qatar l’aidera à trancher dans le vif.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Les Parisiens ne sont pas parvenus à renverser le score du match aller, et quittent la Ligue des champions en huitièmes de finale après leur défaite face au Real Madrid.
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PSG-Real : les buts de l’élimination du Paris-Saint-Germain en vidéo

Les Parisiens ne sont pas parvenus à renverser le score du match aller, et quittent la Ligue des champions en huitièmes de finale après leur défaite face au Real Madrid.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 00h36
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 08h10
   





                        


Double tenant du titre continental, le Real Madrid s’est autorisé à croire à un hypothétique triplé. Le club entraîné par Zinédine Zidane s’est imposé, mardi 6 mars, en huitièmes de finale retour de la Ligue des champions sur la pelouse du Parc des Princes (2-1), éliminant le Paris-Saint-Germain de la compétition européenne.

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Déjà vainqueurs 3-1 lors du match aller, les coéquipiers de Cristiano Ronaldo ont maîtrisé leur sujet et le rythme du match face à un PSG privé de Neymar et de repères. S’ils ont beaucoup tenté, les joueurs d’Unai Emery ont rarement été dangereux lors de la première période, voyant leur adversaire manquer de les surprendre en contre à plusieurs reprises.
Et dès le retour des vestiaires, la star portugaise du Real, Cristiano Ronaldo, n’a pas manqué de concrétiser la domination de son équipe (51e). Après une première tête hors du cadre, le Ballon d’or s’est élevé plus haut que Yuri Berchiche pour ouvrir la marque au cœur des fumigènes des fans parisiens.

[⚽️ VIDEO BUT] 🏆  🔴🔵 #PSGRMA 
💥 Cristiano Ronaldo ouvre le score de la tête contre le PSG !
— beinsports_FR (@beIN SPORTS)


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Déjà ardue, la mission est devenue impossible pour les joueurs d’Unai Emery, qui ont été contraints à terminer la rencontre en infériorité numérique après l’expulsion de Marco Verratti pour un second carton jaune (sur contestation).

[📺 VIDEO] 🏆  🔴🔵 #PSGRMA 
❌ Le deuxième carton jaune synonyme d'expulsion pour Verratti !
— beinsports_FR (@beIN SPORTS)


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Les 47 000 spectateurs du Parc des Princes se sont mis à espérer à une hypothétique remontada après un but chanceux de leur Matador uruguayen, Edinson Cavani (71e).

[⚽️ VIDEO BUT] 🏆  🔴🔵 #PSGRMA 
🔥 Cavani égalise pour le PSG !
— beinsports_FR (@beIN SPORTS)


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Mais Casemiro a enterré les espoirs de qualification du PSG en inscrivant le but de la victoire madrilène quelques minutes plus tard (80e).

[⚽️ VIDEO BUT] 🏆  🔴🔵 #PSGRMA 
☄ Casemiro redonne l'avantage au Real Madrid !
➡️ Une frappe déviée qui lobe Areola
— beinsports_FR (@beIN SPORTS)


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Au terme d’une partie maîtrisée de bout en bout, le Real Madrid de Zinédine Zidane se hisse une nouvelle fois en quarts de finale de la compétition reine en Europe. Pour Paris, en dépit de plus de 400 millions d’investissement à l’été, les années se suivent et se ressemblent en Ligue des champions.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Paris a été incapable de renverser la situation face au Real Madrid en 8e de finale retour (1-2). Comme la saison passée, les Parisiens ne verront pas les quarts.
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Face au Real, le PSG rate encore son rendez-vous avec la Ligue des champions

Paris a été incapable de renverser la situation face au Real Madrid en 8e de finale retour (1-2). Comme la saison passée, les Parisiens ne verront pas les quarts.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 00h06
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 07h52
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Tout ça pour ça. Promis, cette fois le PSG version QSI (Qatar Sports Investments) avait rendez-vous avec son destin, le seul à la hauteur de ses moyens et de ses envies de « rêver plus grand ». La pièce allait finir par tomber du bon côté, les planètes allaient enfin s’aligner. Mais, mardi 6 mars au soir, le Paris Saint-Germain n’a ni manqué de chance, ni pu se défausser sur l’arbitrage ou pleurer un but assassin de Pedro ou Demba Ba. Il n’a juste pas été à la hauteur de l’histoire que ses dirigeants ont cherché à imprimer à grand renfort de storytelling pendant trois semaines entre injonctions à se rallier à leur cause au nom de l’intérêt supérieur du football français et coup d’œil appuyé sur cette nuit du 18 mars 1993 quand les Kombouaré, Ginola et Weah renversaient le Real Madrid pour l’acte de naissance en Europe d’un club à l’histoire encore fraîche. Avoir perdu 3-1 à Santiago-Bernabeu un match globalement maîtrisé n’était pas l’idée du siècle, perdre Neymar en route non plus. Mais comme le rappelait Thomas Meunier avant la rencontre « on a bien battu Barcelone 4-0 sans lui la saison passée ». Alors pourquoi pas ? Pourquoi ne pas profiter des fébrilités d’un Real qui ne réalise pas vraiment sa meilleure saison ?

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Sauf que très vite, les Parisiens ont donné l’impression d’une équipe tiraillée entre l’envie d’emballer ce match et la crainte d’être punie en retour. Alors les hommes d’Emery n’ont pas choisi. Le Basque avait opté lui pour Thiago Motta plutôt que Lassana Diarra au poste de sentinelle, comme la promesse que son équipe allait assumer le contrôle du jeu. Le PSG n’a rien assumé. Aucun tir cadré avant la 42e minute quand Kylian Mbappé, pris en flagrant délit d’individualisme, oublie de servir Cavani et préfère allumer Keylor Navas.

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Jusque-là, le gardien du Real passait une soirée tranquille, toute juste dérangé par les odeurs des fumigènes d’un Parc des Princes qui renouait avec son ambiance sauvage. Alphonse Aréola avait lui davantage à s’employer et détournait une reprise presque gagnante de Sergio Ramos (19e) puis remportait son duel face à Karim Benzema (38e). Dans la foulée, Marco Verratti voyait jaune en essayant de récupérer un ballon égaré par Angel Di Maria. A l’image de l’Argentin, le trio offensif parisien est passé à travers son match avec en prime une implication défensive proche d’un samedi après-midi au stade de la Licorne. D’un coup, Mbappé faisait ses 19 ans tous timorés à côté d’un Cavani introuvable.
Emery, coupable déjà tout désigné
Cristiano Ronaldo n’a pas touché beaucoup plus de ballon non plus. Plus son registre l’âge aidant, sauf que le Portugais a eu le mérite d’être à la réception d’un centre de Lucas Vasquez (51e). Un but symptomatique des insuffisances parisiennes du soir qui part d’une perte de balle de Daniel Alves en milieu de terrain et se termine par un oubli de Berchiche dans la surface. A ce niveau-là, le football ne pardonne pas ce genre de politesse. Marco Verratti poursuivait l’opération sabordage. Expulsé pour un second carton jaune (66e), l’Italien n’a toujours pas compris qu’on ne s’adresse pas à un arbitre en Ligue des champions comme à son coloc qui a oublié de descendre les poubelles.

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En passant par là sur un corner, Cavani égalisera bien de la rotule (71e). Mais le mal est déjà fait. A onze contre dix, le Real prépare la mise à mort et ce sont encore les Parisiens qui offrent la banderille. Adrien Rabiot dégage sans regarder dans l’axe sur Casemiro dont la frappe déviée par Marquinhos termine au fond des filets (80e). Pas la peine de sortir les mouchoirs, cette fois le PSG quitte la Ligue des champions sans regret ni goût d’injustice en bouche. On se console comme on peut. Mercredi, il se réveillera juste avec une méchante gueule de bois et se cherchera sans doute des coupables. Ensemble, tout pouvait être possible. Seul, c’est Unai Emery qui paiera l’addition. Le technicien était prévenu : à Paris, il n’existe pas d’autres horizons que celui de la Ligue des champions. Et pour l’instant, il est indépassable.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Le boxeur professionnel, champion olympique, ne devrait toutefois pas échapper à une suspension ferme.
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Dopage : le boxeur français Tony Yoka suspendu un an avec sursis

Le boxeur professionnel, champion olympique, ne devrait toutefois pas échapper à une suspension ferme.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 19h35
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 20h31
    |

            Anthony Hernandez et 
Clément Guillou








                        



   


C’est le premier accroc dans la courte carrière professionnelle de Tony Yoka : le champion olympique de boxe des super-lourds, en 2016 à Rio, est visé par une procédure pour une infraction à la réglementation antidopage.
Yoka, 25 ans, est coupable de trois « no show » (absence à un contrôle antidopage inopiné ou non-respect de l’obligation de localisation) en moins d’un an, a fait savoir, mardi 6 mars, son avocat, Arnaud Péricard, confirmant une information de L’Equipe.
« Le dernier date de juillet 2017. Il a péché par manque de rigueur après les Jeux olympiques et n’a pas été rigoureux dans ses obligations de localisation », rapporte l’avocat du champion olympique. La commission antidopage de la Fédération française de boxe, réunie le 12 décembre 2017, quatre jours avant le troisième combat professionnel de Yoka, l’a suspendu un an avec sursis.
Tony Yoka n’a pas fait appel, mais l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) ne devrait pas laisser passer cette décision indulgente de la Fédération française de boxe. Le jugement passera mécaniquement devant le collège de l’AFLD.
Les peines avec sursis dans les affaires de dopage sont rarissimes. Et pour cause : « Il n’y a pas de sursis pour une sanction antidopage sauf dans le cas d’une aide substantielle », rappelle le secrétaire général de l’AFLD Mathieu Teoran, sans se référer au cas de Tony Yoka.
Tony Yoka n’est pas dans cette situation. « L’aide substantielle » réclame qu’un sportif contrôlé positif fournisse aux autorités de lutte contre le dopage des informations précieuses, permettant d’engager des poursuites à l’encontre d’une personne ayant facilité son dopage.
« On pourrait considérer que la Fédération a mal appliqué la loi »
« Dans l’hypothèse où nous recevrions un dossier dans lequel une peine avec sursis a été imposée par une fédération sans qu’il y ait d’aide substantielle, on pourrait considérer qu’elle a mal appliqué la loi », poursuit Mathieu Teoran. Laissant ainsi présager d’un alourdissement de la peine une fois le dossier Yoka passé devant le collège de l’AFLD.
Pour cette infraction, la sanction prévue par le code du sport est comprise entre un et deux ans de suspension. Le règlement concernant les défauts de localisation ou les « no show » a été assoupli en 2015. Jusqu’alors, trois infractions en l’espace de dix-huit mois suffisaient à déclencher une sanction.
« Ils [l’AFLD] ont insisté auprès de nous, parce que Tony Yoka, à chaque fois qu’il était convoqué [par les contrôleurs antidopage], il ne venait jamais », s’étonne le président de la Fédération française de boxe, André Martin, dans L’Equipe.
Après trois victoires, dont deux avant la limite contre des adversaires de faible envergure, Tony Yoka doit disputer le 7 avril son quatrième combat contre son compatriote Cyril Léonet. Pour que ce combat ait lieu, il faudrait que son dossier ne passe pas devant le collège de l’AFLD d’ici à un mois, ou que l’AFLD ne prononce pas de suspension.
Ces trois défauts de localisation, s’il s’agit bien « d’une négligence » comme on le dit à la fédération française de boxe, ne manquent pas de surprendre s’agissant d’un boxeur très entouré.
« Pendant sa carrière, il n’a eu qu’un ou deux manquements, nous étions très attentifs, dit-on à la Fédération française de boxe. Depuis qu’il est pro, c’est à lui de le gérer seul. Et son équipe doit sans doute davantage gérer le marketing et la préparation que cet aspect-là. »
Depuis novembre 2017, le boxeur n’est plus dans la liste des sportifs soumis à des obligations de localisation, précise son avocat.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Privé de Neymar, le Paris SG n’a rien pu faire face au double champion en titre, qui s’impose et l’élimine de la compétition européenne dès les 8e de finale (2-1)
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Cette suspension fait suite aux révélations dans la presse allemande en décembre 2014 sur la mise en place d’un système de dopage généralisé dans l’athlétisme russe.
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Dopage : la Fédération internationale d’athlétisme maintient la suspension des athlètes russes

Cette suspension fait suite aux révélations dans la presse allemande en décembre 2014 sur la mise en place d’un système de dopage généralisé dans l’athlétisme russe.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 15h31
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 16h26
   





                        



   


La Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) a décidé, mardi 6 mars, de maintenir la suspension des athlètes russes en vigueur depuis novembre 2015, sur recommandation d’un groupe de travail antidopage.
Ce maintien de la suspension des athlètes russes intervient une semaine après la levée, par le Comité international olympique (CIO), de la suspension du Comité olympique russe (ROC), effective depuis décembre en raison du scandale de dopage institutionnalisé en Russie.
Ramifications jusqu’en France
Le système de dopage généralisé mis en cause avait été dévoilé le 3 décembre 2014 par une enquête de la chaîne de télévision allemande ARD. L’Agence mondiale antidopage (AMA) avait alors créé une commission indépendante pour enquêter sur le sujet.
Un an plus tard, l’ex-président de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), Lamine Diack, son conseiller juridique, Habib Cissé, et l’ancien responsable de la lutte antidopage de l’IAAF, Gabriel Dollé, étaient mis en examen par le Parquet national financier (PNF) en France, car soupçonnés d’avoir dissimulé des cas de dopage en échange d’argent.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ L’absence du Brésilien renvoie à son poids sportif à l’heure du choc avec le club madrilène, mardi, en huitièmes de finale retour de Ligue des champions.
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PSG-Real Madrid : sans Neymar, c’est aussi bien, veut croire Paris

L’absence du Brésilien renvoie à son poids sportif à l’heure du choc avec le club madrilène, mardi, en huitièmes de finale retour de Ligue des champions.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 15h00
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 07h53
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Au bord du précipice, les joueurs et dirigeants du Paris-Saint-Germain se prêtent à un exercice alambiqué : donner l’illusion que l’absence de Neymar, victime d’une « fissure du cinquième métatarsien droit », n’est pas préjudiciable dans la perspective de la rencontre avec le Real Madrid, mardi 6 mars, en huitièmes de finale retour de Ligue des champions. « Ce n’est pas un cauchemar, s’est épanché, dans les colonnes de L’Equipe, Antero Henrique, le directeur sportif du club. On préfère jouer avec le meilleur joueur du monde que sans, c’est logique. Il n’est pas là mais il est là. Neymar est le leadeur de l’équipe mais ses partenaires vont tout donner pour lui, pour le club. »

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Envoyé en première ligne pour déminer le terrain médiatique avant la réception au Parc des Princes des Merengue, vainqueurs (3-1) à l’aller, le Portugais a expliqué que le joueur le plus cher du monde, recruté 222 millions d’euros en août 2017, pouvait « aider » le PSG « de l’extérieur ». « Par son esprit, sa relation avec les autres joueurs, le staff, les supporteurs, l’entourage du club », a développé M. Henrique, insistant sur le rôle d’ambassadeur du Brésilien, opéré à Belo Horizonte samedi 3 mars.
S’il en appelle à l’union sacrée, le Lusitanien ne s’est en revanche pas risqué à pointer la dimension symbolique que revêt cette absence prolongée – la date de reprise de la star sera fixée dans six semaines. Vitrine commerciale du club parisien et porte-drapeau des visées européennes de son propriétaire, Qatar Sports Investments (QSI), Neymar est l’homme qui devait permettre au PSG d’oublier l’humiliante « remontada » du FC Barcelone (6-1), en mars 2017, en huitièmes de finale de Ligue des champions, ainsi que les quatre éliminations consécutives en quarts du tournoi.
Les statistiques flatteuses du Brésilien
« Neymar a l’obligation de briller à l’occasion de la double confrontation contre le Real, voire au-delà, car justement il a été recruté pour être le joueur qui ferait basculer le PSG dans une nouvelle dimension, ce que n’était pas Zlatan Ibrahimovic, estimait, avant la blessure du prodige, Christophe Lepetit, économiste au Centre de droit et d’économie du sport de Limoges. Il y a donc une très forte pression sur lui pour tirer le PSG vers le haut et être ce fameux marquee player [footballeur star mais aussi décisif] que QSI attend depuis 2012. »

   


Au-delà des atermoiements autour du diagnostic médical et des dissonances entre la communication du PSG et celle du clan Neymar, cette absence hypothèque-t-elle les chances du club de la capitale de renverser le Real Madrid, double tenant du titre ? Les statistiques flatteuses du Brésilien (19 buts et 13 passes décisives en Ligue 1, 6 buts en 7 matchs de Ligue des champions) témoignent de son emprise sur le jeu parisien, sa tendance à vampiriser le ballon. Son expérience des joutes continentales et son palmarès à rallonge constituent également des atouts d’envergure.
Si elle s’amuse sur les pelouses françaises, la star n’a toutefois pas donné la pleine mesure de son talent sur la scène européenne cette saison. Son apport fut insuffisant lors de la défaite (3-1) contre le Bayern Munich, en décembre, et surtout lors de la manche aller face au Real Madrid. Au stade Santiago-Bernabeu, le Brésilien s’est régulièrement enferré dans des dribbles inutiles, multipliant les raids solitaires et manquant d’efficacité.
« Cela nous donne une autre opportunité de jeu »
Depuis sa blessure, les regards se focalisent sur le « joker de luxe » Angel Di Maria, flamboyant depuis la reprise de janvier malgré son statut de remplaçant. « Il aura les crocs », a prévenu l’entraîneur parisien Unai Emery, sur la corde raide.
Désireux d’en découdre avec le Real, où il a sévi de 2010 à 2014, l’ailier argentin sera associé au buteur uruguayen Edinson Cavani et au Français Kylian Mbappé, 19 ans, dont les courses folles et la vitesse d’exécution ont régulièrement gêné la défense madrilène lors du premier acte. Rarement aligné depuis le début de saison, le trident offensif a brillé, le 28 février, lors du large succès (3-0) face à l’Olympique de Marseille, en Coupe de France.
A Troyes (victoire 2-0), où Cavani et Mbappé ont été préservés, le défenseur Thomas Meunier s’est ingénié à rappeler aux journalistes les atouts du PSG. Sans filtre, le Belge a même assuré, samedi 3 mars, que l’absence de Neymar n’aurait « aucun impact ».
« Neymar est exceptionnel, il faut dire ce qui est. Mais on n’a pas d’excuse quand on a un groupe comme le nôtre. Avec ou sans Neymar, on se doit de montrer à l’Europe entière que le PSG est sur la carte. »

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L’arrière droit a même invité ses partenaires à « voir les choses positivement », laissant entendre que le salut de son équipe, contrainte de revoir son schéma de jeu, passerait par un sursaut collectif. « Cela nous donne une autre opportunité de jeu, a-t-il avancé. Plus de combinaisons, moins d’exploits individuels, mettre plus l’accent sur le collectif. Parfois, on donne la balle à Neymar et on attend un exploit de sa part. Il y a toujours une solution à tout. » 
Le Parisien le plus proche de Neymar, son compatriote et coéquipier de Barcelone Daniel Alves, a résumé avec des accents guerriers : « Soit on s’assoit et on pleure, soit on y va. J’insiste pour la deuxième option. »
Le camp madrilène a accueilli avec retenue le forfait du numéro 10 parisien, bourreau attitré des Galactiques lorsqu’il évoluait au FC Barcelone (2013-2017). Pas question de fanfaronner ni de considérer la blessure du prodige comme une aubaine. En position de force, Zinédine Zidane a donc préféré « banaliser » l’absence du Brésilien.
« Le joueur qui va remplacer ce joueur-là sera très bon, sans aucun doute. Nous ne pensons pas que le match va être facile », a prudemment déclaré l’entraîneur du Real, qui pourra compter au Parc sur ses milieux Luka Modric et Toni Kroos, de retour de l’infirmerie. « Il n’y a pas plus de méfiance, il y a simplement de la méfiance, comme toujours », a balayé Zidane, sans doute soulagé au fond de lui de ne pas croiser la route de Neymar.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Pour accéder aux quarts de finale de la ligue des champions, les Parisiens doivent l’emporter avec deux buts d’avance dans le meilleur scénario. C’est ce que le club avait fait en 1993.
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PSG-Real : le précédent de 1993 et Kombouaré convoqués par les supporters parisiens

Pour accéder aux quarts de finale de la ligue des champions, les Parisiens doivent l’emporter avec deux buts d’avance dans le meilleur scénario. C’est ce que le club avait fait en 1993.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 13h19
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 16h15
   





                        


Avec un match aller perdu, un adversaire géant qu’est le Real et l’absence de Neymar, blessé à la cheville, le match entre le PSG et le Real, mardi soir, semble mal parti pour les Parisiens. Les chances d’accéder aux quarts de finale de la ligue des champions de football ne sont pas faramineuses.
Mais les supporteurs parisiens soutiennent leur équipe contre vents et marées. Et ils n’hésitent pas à convoquer l’« histoire » (avec un petit « h », ce n’est que du football...) pour se prouver que oui, c’est possible. En l’occcurence, l’« histoire » n’est pas si ancienne : elle renvoie vingt-cinq ans en arrière, en 1993.
Nul besoin de présentation pour les supporteurs de longue date. Pour les plus jeunes, un peu de contexte. A l’époque, les grandes lignes sont quasiment les mêmes : une compétition européenne, un match aller remporté par le Real (3-1) et le doux espoir de remporter le match avec au moins deux buts d’écart, trois si le Real marque. Et, au final, le PSG le fait.



George Weah ouvre le score à la 33e minute, soulageant les Parisiens. Plus qu’un but du PSG et la victoire est dans le sac. Les minutes passent mais le ballon ne rentre pas.
A la 81e minute, David Ginola inscrit un but de la tête et offre aux supporters une joie intense ; ça y est, Paris a décroché son ticket pour la demi-finale de la Coupe de l’UEFA.
Valdo inscrit un but quelques minutes plus tard, à la 89e minute. C’est l’extase pour les supporteurs.
Mais celle-ci est suivie de la douche froide. Iván Zamorano, joueur du Real, marque à la 92e. La place pour la demi-finale revient au Real.
Les minutes passent, 93e, 94e, la fin du temps additionnel approche, 95e, 96e, et Antoine Kombouaré survient, d’un coup de tête qui projette le ballon au fond des filets, il marque le but ultime.
Le pari est gagné, Paris élimine le Real. A l’époque, le journal L’Equipe titre « Le Bonheur total ».

#TWEETBIGGER #TeamPSG Une de l'équipe pour le plus grand match de l'histoire du club : PSG/Real 1993 http://t.co/rgmAAMCvfx— FayaProd (@FayaProd)


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Alors pourquoi pas une deuxième fois ? A coups de tweets, de publications et de commentaires Facebook, les supporteurs ravivent leurs souvenirs.
Sur Twitter, le Collectif Ultras Paris (CUP) a publié un texte pour encourager les joueurs de l’équipe et fait référence au match de 1993 dès la deuxième ligne.
« Le match tant attendu (…) qui pourrait entrer dans l’histoire au même titre que ce fameux PSG-Real de 1993 devenu mythique pour le club et ses supporteurs ! », écrit le CUP.

Appel au peuple Rouge et Bleu ! #PSGREAL https://t.co/M4YOFKLnca— Co_Ultras_Paris (@Collectif Ultras Paris)


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Le même jour, le Collectif invitait ses followers à changer leur photo de profil pour la mythique photo d’Antoine Kombouaré, auteur du but (de la tête) victorieux dans les arrêts de jeu, les bras levés.

Tous avec la même photo de profil !!! Ensemble on va le faire !!! @PSGLeb @ParisSG_Brasil https://t.co/ZebHW3gkCZ— Co_Ultras_Paris (@Collectif Ultras Paris)


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Sur Facebook aussi, les groupes de soutien au PSG évoquent le match. Deux jours après la défaite des joueurs parisiens au match aller, le groupe « PSG à vie » publie le score des matchs de 1993 et écrit « pourquoi ne pas réitérer l’exploit de 1993 !!! LET’S GO !!! ».






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ La nouvelle formule E électrique permet aux pilotes de disputer une course entière sans changer de véhicule. Suffisant pour relancer l’intérêt pour cette compétition ?
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Automobile : l’autonomie doublée des nouvelles formules E

La nouvelle formule E électrique permet aux pilotes de disputer une course entière sans changer de véhicule. Suffisant pour relancer l’intérêt pour cette compétition ?



Le Monde
 |    06.03.2018 à 12h59
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 13h39
    |

            Catherine Pacary








                        



   


Dans la nouvelle monoplace 100 % électrique présentée mardi 6 mars au Salon de l’automobile de Genève, l’essentiel n’était pas sur la carrosserie noire lui donnant des allures de Batmobile. Mais en dessous.
La formule E de deuxième génération, dévoilée sous les yeux d’Alejandro Agag, président de la FE, et Jean Todt, président de la Fédération internationale de l’automobile (FIA), permettra surtout aux pilotes de couvrir un ePrix entier sans avoir à changer de monture à mi-course. Jusqu’à présent, ces courses de quarante-cinq minutes, disputées dans des centres-villes, étaient rythmées par les changements de baquet, illustrant les faiblesses du modèle électrique pour la très haute vitesse.
Une évolution à laquelle personne n’osait croire il y a cinq ans, au moment de la discrète naissance du championnat électrique et de la suprématie incontestée de la F1 sur le sport automobile mondial.
« Cela reste une FE »
L’autonomie a été doublée en quatre ans. Les FE actuelles sont équipées d’une batterie de 28 kWh chacune. Il en faut donc deux pour couvrir quarante-cinq minutes. La saison prochaine, elles accueilleront une batterie de 54 kWh, pour une puissance en course de 200 kW – contre 180 kW actuellement. Le tout pour 20 kg de plus seulement.
On reste toutefois loin des presque 1 000 CV des formules 1 et de leurs pointes de vitesse à plus de 300 km/h. C’est pourquoi Xavier Mestelan Pinon, directeur de DS Performance, le concepteur de ces nouvelles FE, refuse de comparer, « pour l’instant », FE et F1. « Le look change, le bruit change, en vitesse pure la voiture progresse, mais pas de façon spectaculaire. Cela reste une FE. » 
Visuellement, la FE 2019 se distingue tout de suite d’une F1 hybride par l’absence d’aileron et la présence d’ailes sur les roues. Seul point commun, le halo, imposé par les normes sécuritaires de la FIA. Elle ne ressemble ni à une voiture de rallye ni à une LMP, les prototypes des 24 Heures du Mans.
A partir du châssis basic et de la batterie commune à toutes les écuries, chaque équipe pourra ensuite jouer sur les couleurs, l’aérodynamisme, mais surtout sur la gestion de l’énergie et des fluides pour faire la différence. La série électrique a enfin trouvé son identité visuelle, un look Batmobile que le patron de la jeune entité sportive de DS ne renie pas.

   


« Il faut arrêter la comparaison avec la F1 »
L’ancien grand patron de la formule 1, Bernie Ecclestone, rêve ouvertement d’« une nouvelle formule 1 100 % électrique ». « Une F1 du futur », sorte de « super formule E » à laquelle on ajouterait le son des vieilles monoplaces, avant l’hybridation, qui manque aux passionnés. Grâce aux progrès en matière d’autonomie des batteries, cette F1 électrique pourrait rouler tout un Grand Prix sans perte de vitesse. Mais il ne précise pas l’échéance de la prédiction.
La F1 de demain devra-t-elle se conjuguer à l’électrique pour survivre ? Xavier Mestelan Pinon ne le pense pas. Même s’il ne doute pas que la motorisation électrique soit une technologie d’avenir, contrairement au moteur thermique, il sait que le stockage de l’énergie a encore des progrès à faire. « Dans ce domaine, l’hydrogène offre de nouvelles possibilités. Mais il est trop tôt pour dire comment sera la technologie dans vingt ans. » En attendant, l’hybride lui paraît le meilleur choix.

   


Pas de concurrence, donc, « pour l’instant » entre la discipline reine des sports automobiles (hybride) et la dernière née des monoplaces (électrique), mais une cohabitation pragmatique. Les championnats F1 et FE ont tout intérêt à cultiver leur différence.
Les F1 roulent sur circuit, font du bruit, pour un public spécifique qui les apprécie ; les FE sifflent en centre-ville et captent un nouveau public. Xavier Mestelan Pinon pousse auprès des instances internationales pour que la FE joue « la qualité, pas la quantité. Les courses électriques doivent avoir lieu dans les cœurs urbains, sur l’Alexanderplatz à Berlin, par exemple ». Et non autour de l’aéroport, comme c’est le cas aujourd’hui.
« Il faut arrêter la comparaison », insiste Xavier Mestelan Pinon. Au point qu’il préconise de supprimer l’étape monégasque du championnat de FE, qui provoque automatiquement une mise en parallèle. « Nous [FE] devons aller justement là où le sport automobile ne va pas : dans Paris, dans New York, dans Tokyo. Parce que la formule E va au-delà du sport. L’efficience électrique est un vaste chantier qui dépasse l’automobile. » 

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