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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ L’indice boursier français est dans une période faste, avec, en 2017, son meilleur bénéfice cumulé depuis dix ans. Que représente-t-il exactement ?
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Le CAC 40, comment ça marche ?

L’indice boursier français est dans une période faste, avec, en 2017, son meilleur bénéfice cumulé depuis dix ans. Que représente-t-il exactement ?



Le Monde
 |    08.03.2018 à 17h51
 • Mis à jour le
08.03.2018 à 18h01
    |

                            Jean-Gabriel Fernandez








                        


Les entreprises du CAC 40 ont réalisé 93,4 milliards d’euros de bénéfice net en 2017. Un chiffre impressionnant, mais qui ne parle pas forcément à tout le monde. Concrètement, qu’est-ce que le CAC 40 ? Pourquoi devrait-on s’en soucier ? Décryptage en cinq points.
1. Qu’est-ce que le CAC 40 ?
Le CAC 40, qui signifie « cotation assistée en continu », est un indice boursier exprimé en points qui représente les performances de quarante des plus grandes sociétés françaises cotées en Bourse, c’est-à-dire celles dont il est possible d’acheter des actions (des parts de l’entreprise).
Ces entreprises sont triées sur le volet parmi les cent sociétés françaises, dont on vend et achète le plus de titres. Elles sont choisies pour être représentatives de l’économie nationale en couvrant l’ensemble des domaines d’activité. On y trouve des groupes automobiles, des entreprises de luxe, des groupes industriels, des banques, des valeurs technologiques ou encore une entreprise spécialisée dans l’alcool. Les têtes de liste sont des entreprises comme Total, Axa, Carrefour ou Engie.
L’indice est une sorte de moyenne des échanges boursiers, permettant de prendre la température de la Bourse à tout moment. Il est mis à jour en temps réel, toutes les 15 secondes. Il est publié sur Internet du lundi au vendredi, de 9 heures à 17 h 30.
2. Pourquoi est-il important ?
Généralement, le CAC 40 est considéré comme l’indicateur phare de la santé économique française. Une augmentation de l’indice est interprétée comme une amélioration du climat économique, car elle traduit la confiance des investisseurs dans les grandes entreprises françaises. En plus de donner le pouls de l’économie, c’est également une vitrine pour ces entreprises. Celles-ci bénéficient d’une grande visibilité, particulièrement auprès d’investisseurs étrangers, et attirent donc plus de liquidités. Cela facilite leur développement, comme on le voit en 2017.


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Les entreprises du CAC 40 les plus profitables en 2017


Source : Le Monde, Sociétés



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        "",
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      [
        "",
        5.1
      ],
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        "",
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3. Comment sont choisies les entreprises qui le composent ?
La liste des entreprises du CAC 40 est régulièrement mise à jour pour assurer que l’indice reste aussi proche de la réalité que possible. C’est un conseil d’experts indépendants (le Comité scientifique des indices) qui se réunit tous les trois mois pour décider de sa composition. Une entreprise peut quitter le groupe des quarante si ses actions deviennent moins prisées en Bourse, par exemple. Dernier changement en date : le fabricant de puces électroniques STMicroelectronics a intégré le CAC 40, remplaçant le groupe Nokia (qui a racheté le français Alcatel) en septembre.
4. Que représente le bénéfice net obtenu en 2017 ?
Chacune des entreprises de l’indice a bouclé le bilan de l’année passée et a annoncé ses bénéfices individuels, c’est-à-dire ses profits. En additionnant ces derniers, on obtient le bénéfice cumulé du CAC 40. Avec 93,4 milliards d’euros de bénéfice cumulé, ces entreprises ont connu en 2017 leur meilleure année depuis dix ans.


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Bénéfice cumulé des entreprises du CAC depuis 2002
En milliards d'euros.

Source : Les Echos



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5. Quelle signification pour l’économie française ?
Le bénéfice des entreprises est un indicateur important de l’économie, mais il ne représente que les gains financiers engrangés par ces entreprises, qui peuvent être faussés par l’inflation ou la politique interne de chaque société. Le CAC 40 est avant tout exprimé en points. Lorsqu’il a été créé en 1988, l’indice avait 1 000 points de base. Le CAC 40 a aujourd’hui un peu plus de 5 000 points. S’il a retrouvé le niveau de profits d’avant la crise de 2008, le CAC 40 n’a pas tout à fait retrouvé toute sa vitalité en termes de points.
En 2007, avant la crise financière de 2008, l’indice dépassait les 6 100 points, soit bien plus que le niveau actuel. La tendance est pourtant clairement à la hausse à présent.


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Evolution du CAC 40 en 2017


Source : Euronext



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Au pire de la crise, en 2009, l’indice avait atteint un niveau historiquement bas, à seulement 2 569 points. Si la tendance se confirme, il pourrait bientôt retrouver son niveau d’avant 2008.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Pour Olivier Mauco, spécialiste du jeu vidéo, le lobby du secteur a peu à craindre de sa rencontre avec le président américain, jeudi.
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Le jeu vidéo accusé par Trump après la tuerie de Parkland : « C’est un effet d’annonce »

Pour Olivier Mauco, spécialiste du jeu vidéo, le lobby du secteur a peu à craindre de sa rencontre avec le président américain, jeudi.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 16h52
 • Mis à jour le
08.03.2018 à 17h19
    |

            William Audureau








                        



   


Après la tuerie du lycée de Parkland, en Floride, au cours de laquelle 17 élèves et membres du personnel éducatif ont été tués le 14 février, l’Entertainment Software Association (ESA), le principal lobby représentant les intérêts de l’industrie du jeu vidéo aux Etats-Unis, est convoquée par Donald Trump, jeudi 8 mars, pour discuter du possible lien entre jeux violents et tueries de masse.
Olivier Mauco, spécialiste des questions de régulation du secteur qui enseigne à Sciences Po Paris, voit dans cette rencontre un effet d’annonce de la part du président américain, mais n’écarte pas l’introduction de mesures protectionnistes.
Une convocation des représentants de l’industrie du jeu vidéo par un président, est-ce une première ?
La première convocation politique remonte à vingt-cinq ans ! C’était après la sortie de Mortal Kombat, l’émergence du CD-ROM, le succès de Doom, autant de facteurs qui ont redistribué les cartes de l’industrie. Il y a trois auditions lourdes entre 1993 et 1994 au Congrès américain à l’initiative des sénateurs [démocrates] Herb Kohl et Joe Lieberman. Nous avons ensuite eu des auditions en 1997 et après la tuerie de Columbine [en 1999].
Depuis les années 2000, les pouvoirs publics semblaient avoir déplacé la question du jeu vidéo sur le champ de la compétitivité économique et non plus de la santé publique et de la jeunesse. Comment expliquer ce retour en arrière ?
Pendant longtemps, ce sont le secteur associatif ou les ministères en charge des affaires familiales qui s’emparent de ces questions. N’oublions pas que ces deux approches, économie et famille, sont conjointes à la naissance du jeu domestique : on joue à la maison, en famille, sur les premières consoles Atari.
Le travail de lobby des acteurs de l’industrie a été de cadrer la question en termes économiques. Cela passe par la légitimation économique : première industrie culturelle (ce qui est faux), secteur générateur d’emplois (oui, mais à plusieurs niveaux), public d’adulte (partiellement vrai), etc. Les premières auditions sont marquées par ce double problème : fait social, fait économique, qui se rencontrent dans le foyer familial autour de la console.
L’une des pistes avancées par Donald Trump est celle d’un système de classification des jeux par niveau de violence. Or, un tel système existe aux Etats-Unis depuis 1994 (ESRB) et en Europe depuis 2003 (PEGI). Du coup, qu’attendre d’une telle rencontre ?
Le système ESRB définit des catégories d’âge, mais ces catégories sont informatives et l’accès aux jeux appliqué selon le libre choix des réseaux de distribution, en ligne ou physique. La mission de prévention et d’éducation, cosubstantielle à la régulation et inscrite dans les missions de l’ESRB, pourrait être accentuée.
Une nouvelle étude pourra être proposée, mais sans financement réel. Pour rappel, celle post-Columbine n’avait pas réussi à prouver de lien de causalité entre contenu des jeux vidéo et passage à l’acte des tueurs.
Enfin, quelque chose plus surréaliste, mais dans la ligne d’une politique protectionniste, pourrait être une redevance ou une taxe sur les productions étrangères jugées mature (à partir de 17 ans) ou adults only (à partir de 18 ans), afin d’alimenter des fonds d’aide aux victimes.
Ce qui pourrait changer la donne serait le poids de l’alt-right, déjà énervée par certains jeux vidéo comme Far Cry 5 ou Wolfenstein II [qui, dans leur communication, tournent en dérision l’extrême droite américaine].
Faisons un peu de politique-fiction : l’alt-right pourrait pousser dans l’opinion publique le thème de la violence des jeux vidéo, crier au racisme antiblanc, ce qui encouragerait Donald Trump à prendre des mesures protectionnistes pour des raisons de politique nationale.
Mais ce serait toucher à la liberté d’expression, ce qui est donc peu probable.
Dans les années 1990, l’industrie du jeu vidéo a répondu aux accusations d’influence néfaste en établissant une autorégulation. Ce modèle peut-il être remis en question ?
Le modèle a survécu à de nombreux événements dramatiques similaires et récits de causalité explicatifs. C’est un effet d’annonce, une manière pour le politique de dire qu’il gère. Passé le choc et le deuil, le récit tombera à l’eau et aucune remise en cause ne sera entreprise.
Pour rappel, la plus grande remise en cause du système a été en interne, avec GTA San Andreas, quand l’éditeur Rockstar avait été accusé d’avoir trahi la confiance du système [en dissimulant des scènes de sexe dans ce jeu vidéo malgré sa classification, en 2005]. Là, nous sommes dans du classique gérable par l’industrie.
Une nouvelle scène de jeux vidéo artisanaux, qui glorifient les tueries de masse, est apparue, même si elle est confidentielle. Que peut l’ESA contre ces productions qui ne relèvent pas de son périmètre ?
Les jeux artisanaux politiques néonazis existent depuis 1987 et avaient sévi en Europe jusqu’en 1993. Personne ne peut réellement quoi que ce soit contre cela. L’industrie se désolidarise bien entendu de ce type de mouvements.
En ce moment, l’ESA doit déjà répondre à deux fronts majeurs, celui des lootbox (coffres virtuels renfermant des bonus aléatoires) et de l’addiction. L’ouverture d’un nouveau front, a priori par un acteur aussi imprévisible que Donald Trump, peut-il désorganiser le puissant syndicat et ébranler l’industrie ?
L’industrie sait gérer depuis 1993 la mise à distance du politique et maîtrise l’art de la controverse, transformée en valeur marketing. Il y a peu de chance qu’une attaque sur les contenus ou sur les pratiques ait un effet structurant – au mieux, le pictogramme « jeu d’argent » sera ajouté.
A un niveau plus structurant, des politiques publiques entreprises par Donald Trump ont déjà un impact beaucoup plus fort, comme la politique migratoire ou fiscale. C’est sur le front « humain » que va se jouer le futur de l’industrie, de l’intérieur.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Les prix du rosé flambent. Notamment en raison du succès de ce vin aux Etats-Unis, où les ventes ont bondi de 40 % en 2017, selon le Conseil interprofessionnel des vins de Provence.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Coup de chaud sur les vins rosés de Provence

Les prix du rosé flambent. Notamment en raison du succès de ce vin aux Etats-Unis, où les ventes ont bondi de 40 % en 2017, selon le Conseil interprofessionnel des vins de Provence.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 16h26
    |

            Laurence Girard








                        



   


La spéculation n’épargne par le vignoble de Provence. Bien au contraire. L’exemple du rachat du Château Margüi à Châteauvert (Var) par l’américain George Lucas, il y a quasiment un an le prouve. Le père de la saga Star Wars aurait déboursé près de 9,5 millions d’euros pour cette propriété d’une centaine d’hectares. Suivant la voie ouverte par Angelina Jolie et Brad Pitt, qui avaient jeté leur dévolu sur le château de Miraval.

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Ces transactions mettent en lumière l’aura des rosés de Provence outre-Atlantique. Selon les chiffres publiés jeudi 8 mars, par le Conseil interprofessionnel des vins de Provence (CIVP), les ventes de bouteilles de rosé ont bondi de 40 % aux Etats-Unis en 2017.
10 % du volume de vin consommé dans le monde
Ce pays représente 50 % des exportations de cette production en valeur, soit 114 millions d’euros. Suivent de très loin, le Royaume-Uni à 12 %, puis l’Allemagne à 5 %. Sachant que globalement le chiffre d’affaires des vins de Provence a atteint 1,5 milliard d’euros en 2017.
L’appel d’air a été particulièrement fort en décembre. La petite récolte de 2017, inférieure de 12 % à celle de l’année précédente, a inquiété les importateurs soucieux de s’assurer des volumes. De quoi échauffer les esprits et faire monter les prix. « Le prix du vrac a flambé de 26 % en janvier 2018, par rapport à l’année précédente, pour atteindre 2,6 à 2,7 euros le litre », affirme Brice Eymard, directeur du CIVP.

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Les producteurs de Provence profitent du développement des ventes de rosé dans de nombreux marchés. Il représente aujourd’hui 10 % des volumes de vin consommés dans le monde, contre un tiers en France. En dix ans, le prix de la bouteille départ cave a progressé de 73 %, pour atteindre en moyenne 4,44 euros en 2017.
Plantation et irrigation
Reste aujourd’hui à faire face à la demande. Les vins de Provence vont demander cette année pour près de 300 hectares d’autorisation de plantation, soit un accroissement de près de 1 % du vignoble.

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Autre piste de réflexion : un accès accru à l’irrigation pour accroître le rendement des vignes. « Une réflexion est en cours pour signer une convention avec le canal de Provence », affirme Alain Baccino, président du CIVB. Enfin, pour mieux faire face aux aléas de production, le centre de recherche travaille sur le sujet de conservation du rosé.
Mais si la hausse des prix du vin donne le sourire aux vignerons tout autant qu’aux négociants, la spéculation foncière inquiète les premiers. Comme dans d’autres appellations françaises, les exploitations familiales sont menacées par l’appétit des investisseurs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Marie Petitcuénot, consultante en communication, explique dans une tribune au « Monde » comment les femmes, dans les grandes entreprises, sont amenées à « garder le silence », se privant ainsi de la reconnaissance nécessaire.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Les femmes sont l’actif le plus silencieux de l’entreprise »

Marie Petitcuénot, consultante en communication, explique dans une tribune au « Monde » comment les femmes, dans les grandes entreprises, sont amenées à « garder le silence », se privant ainsi de la reconnaissance nécessaire.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 16h11
    |

Marie Petitcuénot (Associée fondatrice de 15 Juillet, cabinet de conseil en communication)







                        



                                


                            

Tribune. Il y a trois ans, Sheryl Sandberg, la directrice générale de Yahoo, dénonçait la confiscation de la parole des femmes en entreprise. Selon elle, les hommes qui parlent beaucoup en réunion seraient jugés 10 % plus compétents que les autres, alors qu’une femme qui parle beaucoup serait considérée 14 % moins compétente que celles qui se taisent.
Le « double bind » des femmes est le réflexe culturel le mieux partagé en entreprise : si elles parlent avec autorité, on méprise les femmes au prétexte qu’elles se comportent comme des hommes. Si elles font preuve d’empathie, on doute de leur capacité au leadership. Entre ces deux maux, on comprend que les femmes choisissent souvent le silence.
Invisibilisation des grandes oratrices de l’histoire
Cette confiscation résonne avec l’invisibilisation des grandes oratrices de l’histoire. Êtes-vous capable d’en citer cinq ? Non, mais cela ne vient pas de vous. Vous avez sûrement pensé à Olympe de Gouge, plus récemment à Emma Watson ou encore à Malala Yousafzai. Dans les récits historiques, les femmes n’ont pas le droit à la parole.
Est-ce la théorie rousseauiste selon laquelle elles ne peuvent dominer leur nature irrationnelle et leurs émotions ? Est-ce la violence que l’image d’une oratrice capable de lever les foules inflige au mythe de la Madone et de « l’Ange du Foyer » comme l’appelait Virginia Woolf ? Aujourd’hui encore, les plateaux de télévision éclipsent la parole des femmes : elles n’obtiennent que 32,8 % du temps de parole et elles ne représentent que 20 % des experts interrogés selon le Conseil supérieur de l’audiovisuel lui-même.
Le « manterrupting » (contraction de « man » et « interrupting ») et le « mansplaining » (« man » et « explaining ») conceptualisent désormais des scènes du quotidien. Les femmes sont plus souvent interrompues lorsqu’elles prennent la parole. Elles courent alors...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Jeudi 8 mars, la Commission a lancé une procédure d’infraction à l’encontre du Royaume-Uni accusé d’avoir laissé entrer en Europe des produits chinois sous-taxés.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Bruxelles réclame 2,7 milliards d’euros à Londres pour avoir mal protégé les frontières de l’Union

Jeudi 8 mars, la Commission a lancé une procédure d’infraction à l’encontre du Royaume-Uni accusé d’avoir laissé entrer en Europe des produits chinois sous-taxés.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 15h48
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        


Des procédures d’infraction au droit de l’Union européenne (UE), la Commission européenne en prononce tous les mois, parfois plus d’une dizaine à la fois. Mais celle que l’institution communautaire a rendue publique jeudi 8 mars, prend un relief particulier, en pleine négociation sur le Brexit.
Elle réclame au Royaume-Uni la somme considérable de 2,7 milliards d’euros, correspondant aux droits de douane destinés au budget européen que le pays aurait dû percevoir s’il n’avait pas, par négligence, laissé entrer en Europe des produits chinois largement sous-taxés.
« Bien que le Royaume-Uni ait été informé des risques de fraude liés à l’importation de textiles et de chaussures originaires de la République populaire de Chine dès 2007 et qu’il lui ait été demandé de prendre des mesures de contrôle des risques appropriées, il a négligé d’intervenir pour empêcher la fraude », explique la Commission dans un communiqué.
C’est un rapport de l’OLAF (l’Office européen de lutte antifraude) de 2017, révélé initialement par le site Politico, qui avait mis le doigt sur le problème. Selon ce rapport, des importateurs chinois ont falsifié des factures, affichant de fausses déclarations de valeur aux douanes britanniques. Le Royaume-Uni avait été alerté dès 2007 mais n’a pas pris les mesures adéquates pour mettre fin à ces fraudes organisées.
Les négociateurs du Brexit sont intransigeants avec Londres
« Le Royaume-Uni doit assumer les conséquences financières de ses violations de la réglementation de l’Union », insiste la Commission. Cette affaire de douanes un peu trop perméables aux chaussures et aux vêtements chinois, explique en partie la raison pour laquelle, à Bruxelles, les négociateurs du Brexit sont si intransigeants avec Londres. Le gouvernement britannique a exprimé sa volonté de quitter le marché intérieur et l’Union douanière, une fois le divorce prononcé, le 30 mars 2019.
La conséquence directe serait le retour d’une frontière terrestre entre la République d’Irlande (toujours dans l’UE, évidemment) et l’Irlande du Nord. Au début des discussions entre Européens et Britanniques, ces derniers ont suggéré que le retour de postes frontières, et de douaniers sur ces 360 kilomètres séparant l’île d’Irlande en deux, ne serait pas nécessaire. Ce qui aurait pour énorme avantage de préserver le « Good friday agreement » de 1998, ayant mis fin à trente ans de troubles en Irlande du Nord.

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                Brexit : Londres rejette fermement la proposition de Bruxelles sur l’accord de divorce



L’absence de toute démarquation visible à la frontière est en effet au cœur de cet accord de paix. Mais les Européens ont refusé : dès lors que le Royaume-Uni quitte l’Union douanière, de nouveaux tarifs doivent s’appliquer à l’entrée des denrées en République d’Irlande, et en provenance du Royaume-Uni.
Pas question que cette frontière virtuelle sillonnant la verte campagne irlandaise, serve de cheval de Troie aux contrebandiers du monde entier. Si les douaniers britanniques avaient montré plus de zèle, peut-être que les négociateurs européens auraient été plus souples. Pour préserver l’accord de paix, les Européens proposent plutôt la solution, politiquement explosive, de contrôles aux frontières s’opérant avant d’arriver sur l’île d’Irlande. Une réunification de fait par le commerce…
« Nous réfutons les allégations de la commission concernant les pertes de droits de douane. Nous prenons la surveillance douanière très au sérieux et continuerons à faire évoluer notre contrôle en fonction de l’émergence de nouvelles menaces » a répliqué un porte-parole du gouvernement britannique, jeudi.
La procédure bruxelloise constitue à ce stade une « lettre de mise en demeure ». Si Londres n’envoie pas son chèque au budget de l’Union (les droits de douane constituent une de ses sources non négligeables de revenu), la Commission pourrait assigner le pays devant la Cour de justice de l’UE. Cette Cour dont les « Brexiters » tiennent tant à se débarrasser.

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                Brexit : l’Union européenne défend ses positions






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Le 29 octobre 2015, Denis X commande en ligne, auprès de la société Auto-ies, un véhicule Renault Kadjar, avec carrosserie gris métallisé et l’installation d’une alerte de distance de sécurité, qui font l’objet d’un supplément de prix, par rapport à l’offre standard. A-t-il le droit d’annuler sa commande sans dommage ?
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ 
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<filnamedate="20180308"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180308"><AAMMJJHH="2018030819">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Si les inégalités salariales entre hommes et femmes persistent en France, certaines régions progressent.
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Egalité salariale : la Bretagne donne l’exemple

Si les inégalités salariales entre hommes et femmes persistent en France, certaines régions progressent.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 15h39
    |

                            Gaëlle Picut








                        



                                


                            

A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, l’Insee a publié des études régionales mettant en lumière des indicateurs départementaux sur les inégalités entre femmes et hommes sur le marché du travail. Les inégalités salariales restent bien présentes. Si certaines régions restent très inégalitaires, d’autres progressent. C’est notamment le cas de la Bretagne, où l’Insee note que les écarts de salaires femmes-hommes sont plus faibles pour les jeunes générations.
Plusieurs éléments concourent à cette évolution encourageante. En Bretagne, les femmes sont presque aussi nombreuses que les hommes à travailler. Ces quinze dernières années, le taux d’emploi féminin a beaucoup progressé. Entre 1999 et 2014, le taux d’emploi féminin a ainsi augmenté de 7 points (73,7 % à 80,7 %) alors que celui des hommes a baissé de 1,8 point. De même, les filles bretonnes obtiennent de meilleurs résultats scolaires que les garçons et leur niveau de formation ne cesse de s’élever. Cela est un fait avéré au niveau national, mais l’Insee souligne que c’est en particulier le cas en Bretagne.
De multiples facteurs
Malgré ces éléments, les inégalités salariales entre femmes et hommes persistent (18,7 %) mais diminuent. L’écart salarial est plus faible en Bretagne qu’au niveau national, Ile-de-France exceptée et la tendance est encourageante : l’écart de salaires pour la tranche d’âge 25-34 ans est de 12 % et de 7 % pour les moins de 25 ans.

Pour expliquer ces inégalités salariales, de multiples facteurs entrent en compte, parmi lesquels deux principaux : les différences de temps de travail et de secteurs d’activité. Ainsi les femmes en Bretagne travaillent plus souvent à temps partiel que les hommes et restent davantage présentes dans des secteurs peu rémunérateurs (hôtellerie/restauration, services aux particuliers, santé, commerce); 80 % de l’emploi féminin continue à se répartir dans seulement 28 métiers sur les 87 que compte la nomenclature...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Le premier syndicat de la SNCF a présenté mercredi 7 mars son « Rapport sur l’avenir du service public ferroviaire et contre le statu quo libéral ».
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La contre-réforme ferroviaire de la CGT en sept propositions clés

Le premier syndicat de la SNCF a présenté mercredi 7 mars son « Rapport sur l’avenir du service public ferroviaire et contre le statu quo libéral ».



Le Monde
 |    08.03.2018 à 14h59
    |

                            Éric Béziat








                        



   


Face à la « feuille de route des libéraux » et au « démembrement » à venir de la SNCF, autrement dit face à la vaste transformation de la SNCF, qui sera présentée sous forme de projet de loi en conseil des ministres mercredi 14 mars, la CGT Cheminots, premier syndicat du groupe ferroviaire public, a décidé de dégainer ses propositions de contre-réforme du rail français.
Mercredi 7 mars, au siège du syndicat, à Montreuil (Seine-Saint-Denis), Laurent Brun, secrétaire général de la CGT Cheminots a présenté à la presse un rapport intitulé « Ensemble pour le Fer » et sous-titré « Rapport sur l’avenir du service public ferroviaire et contre le statu quo libéral ». Le document de 45 pages sera transmis au premier ministre Edouard Philippe dans les prochains jours dans le but de « réorienter les décisions du gouvernement ». M. Philippe s’est, selon M. Brun, engagé à recevoir la CGT pour en discuter.
Que contient ce texte ? D’abord un constat qui prend le contre-pied de ceux du rapport publié le 15 février par Jean-Cyril Spinetta, sur lequel le gouvernement s’appuie pour réformer la SNCF : non, la concurrence n’a pas partout permis une augmentation des trafics et une amélioration de la qualité de service ; non, le rail n’est pas très subventionné si on le compare à la route ; non, la SNCF n’est pas inefficace, citant la société de conseil Boston Consulting Group ; non, ajouter une dose de privé dans le système et recourir à la sous-traitance ne fait pas baisser les coûts…
Il découle de cet ensemble une série de propositions radicalement inverses de celles de Cyril Spinetta et dont voici une sélection.
Renoncer à la concurrence dans le ferroviaire
Selon la CGT, l’argument d’un passage obligatoire à la concurrence imposé par Bruxelles est contestable. Si le syndicat ne nie pas que le quatrième Paquet ferroviaire européen prévoyant la concurrence a bien été adopté, il a déniché dans les textes communautaires des clauses techniques, économiques et sociales permettant, selon lui, de s’en affranchir. Ces clauses ont d’ailleurs été invoquées, dit la CGT, pour retarder bien au-delà de 2023 la concurrence dans le transport ferroviaire francilien.
Lancer un effort national pour augmenter la part du train dans les transports
« Nous sommes effarés que le premier ministre ne fasse plus aucune référence à une ambition publique de report modal, a déclaré Laurent Brun. Le tout routier se confirme dans cette omission. » La CGT propose donc un plan extrêmement volontariste que l’on pourrait appeler « plan 25 % ». La part du train dans le transport devrait atteindre 25 % partout : 25 % pour les marchandises, 25 % pour les voyageurs sur longue distance, 25 % pour les trajets courts.
L’effort pour le fret serait considérable (il implique une hausse de 330 % des marchandises transportées en train) mais aussi sur les voyages de courte distance pour lesquels le rail occupe moins de 12 % du marché. Il faut donc 3 milliards d’euros supplémentaires annuels, de l’aveu même du syndicat, pour financer cet effort national.
Désendetter la SNCF en utilisant une structure de défaisance
La première piste pour dégager des marges de manœuvre financières serait une reprise de la dette de la SNCF – 54,5 milliards d’euros au total – par l’Etat. Cela soulagerait l’entreprise de 1,7 milliard d’euros d’intérêts annuels a calculé le syndicat. Point original : cette transformation en dette publique ne serait pas une reprise pure et simple mais un transfert vers une structure dédiée, un peu comme cela a pu être fait il y a quelques années pour le Crédit lyonnais. La CGT a trouvé un nom à cette structure dite de défaisance : la Cadefe (Caisse d’amortissement de la dette ferroviaire de l’Etat).
Nationaliser les autoroutes pour financer le désendettement
Afin d’abonder cette nouvelle caisse, la CGT propose de renationaliser la « rente » sur laquelle sont assises les sociétés concessionnaires d’autoroutes issues de la privatisation de 2007 et d’affecter cette ressource à l’apurement de la dette ferroviaire cantonnée dans la Cadefe, « afin de ne pas faire supporter au seul contribuable le poids de la dette ferroviaire de l’Etat ».
Réserver la TICPE aux infrastructures de transport
Payée essentiellement par les automobilistes et camionneurs lorsqu’ils font le plein de leur véhicule, la Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) est l’une des principales ressources de l’Etat. La CGT propose de la sanctuariser et de consacrer l’intégralité des 28 milliards d’euros qu’elle rapporte au financement des infrastructures de transport (routier, ferroviaire, portuaire et fluvial), dont 6 milliards directement pour le réseau ferré national.
Revenir à un groupe public unique et intégré
Pas question pour la CGT d’accepter la proposition du gouvernement de transformer la SNCF en une société anonyme. Mais le syndicat ne veut pas non plus de l’actuel éclatement en plusieurs entités : une branche réseau et une branche mobilité sous-divisée en une branche Voyageurs, une branche TER, une branche Fret, une branche Ile-de-France… Sans compter les centaines de filiales de la SNCF. Surtout, la CGT ne veut plus d’une séparation juridique entre la gestion du réseau et la circulation des trains.
Pérenniser et même renforcer le statut de cheminot
« L’affirmation maintes fois assénée par les partisans de la fin du statut de cheminots que celui-ci coûterait 30 % de plus que les salariés de la concurrence n’est pas démontrée », dit le rapport. La CGT estime que ce statut est « consubstantiel au service public » et le garant de la continuité du ferroviaire sur le territoire national. Mais elle va plus loin, considérant qu’il y a eu des attaques contre ce statut en particulier par des embauches de plus en plus nombreuses de contractuels (environ 30 % aujourd’hui). « Le statut de cheminot, non seulement je vais le défendre mais je veux le renforcer », a expliqué Laurent Brun.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Au nom de l’Association nationale des directeurs des ressources humaines (ANDRH), Audrey Richard et Aline Crépin proposent, dans une tribune au « Monde », une série de mesures destinées à favoriser l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.
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« Huit impulsions pour l’égalité réelle »

Au nom de l’Association nationale des directeurs des ressources humaines (ANDRH), Audrey Richard et Aline Crépin proposent, dans une tribune au « Monde », une série de mesures destinées à favoriser l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 14h58
    |

Audrey Richard (Membre du bureau national et porte-parole de l’ANDRH, présidente du groupe Neuilly-Levallois-Clichy) et Aline Crépin (Animatrice de...







                        



                                


                            
Tribune. Il est indéniable que l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes progresse. Les femmes des générations récentes sont même plus diplômées que les hommes : en 2016, 32 % des femmes (contre 26 % des hommes) de 25 à 34 ans sont diplômées du supérieur.
La part des femmes parmi les cadres est passée de 31 % en 1995 à 42 % en 2015, avec une progression encore plus marquée pour les jeunes générations (source Insee 27/02/2018).

Mais, il est aussi indéniable qu’elle progresse lentement et que le plafond de verre a du mal à se fissurer. Seulement 22,5 % des cadres dirigeants en 2014 étaient des femmes (contre 21,5 % en 2010) (source Insee 21/02/2018) et en 2017, on ne compte encore que cinq femmes directrices générales dans les entreprises du SBF120 [les cent vingt premiers groupes cotés français, la catégorie juste au-dessous du CAC40].
Dans la fonction RH, ce n’est guère mieux. Les femmes y sont surreprésentées par rapport aux autres services de l’entreprise. Selon le baromètre de l’Association pour l’emploi des cadres (APEC)/Association nationale des directeurs des ressources humaines (ANDRH) du 29 novembre 2017, elles représentent 80 % des cadres présents dans la fonction RH contre seulement 37 % pour toutes les fonctions cadres confondues.
Mieux et plus vite
Si sur les premiers niveaux de cadres RH, 81 % sont des femmes, sur les postes de management marqués par une responsabilité budgétaire, le taux de femmes n’est plus que de 38 %. Et s’agissant des DRH du CAC 40 les femmes sont actuellement moins d’un tiers. Cette pyramide inversée des ressources humaines révèle des paradoxes non négligeables.

Nous sommes persuadées que les entreprises peuvent faire mieux et plus vite, si nous, professionnels des ressources humaines prenons ce sujet ensemble. C’est pourquoi nous proposons au nom de l’ANDRH, huit impulsions pour une égalité réelle.
Impulsion n° 1 : Augmenter le nombre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ L’institution de Francfort a renoncé, jeudi 8 mars, à la possibilité d’augmenter le volume mensuel de ses rachats de dettes publiques et privées.
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La BCE fait un petit pas vers l’abandon de son programme de soutien à l’économie

L’institution de Francfort a renoncé, jeudi 8 mars, à la possibilité d’augmenter le volume mensuel de ses rachats de dettes publiques et privées.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 14h16
 • Mis à jour le
08.03.2018 à 15h47
   





                        


C’est un petit pas, mais il amorce peut-être une nouvelle étape pour la Banque centrale européenne (BCE). L’institution de Francfort a renoncé, jeudi 8 mars, à la possibilité d’augmenter le volume mensuel de ses rachats de dettes publiques et privées.
Dans son traditionnel communiqué sur les taux, la BCE a supprimé la phrase, répétée à chaque réunion depuis décembre 2016, prévoyant « d’accroître » si nécessaire « le volume » de ce programme, actuellement fixé à 30 milliards d’euros par mois. Celui-ci représente déjà près de 2 400 milliards d’euros depuis son lancement, en mars 2015.

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                La France a-t-elle profité des largesses de la Banque centrale européenne ?



Décrue irréversible
Par ce net changement de communication, la BCE amorce une décrue irréversible du « quantitative easing » (QE), passé en avril 2016 de 80 milliards à 60 milliards d’euros mensuels, puis tombé à 30 milliards d’euros par mois depuis janvier.
En revanche, la Banque centrale européenne a maintenu ses taux directeurs au plus bas. Le principal taux de refinancement a été laissé à zéro, tandis que les banques continueront à payer à la BCE un intérêt négatif de 0,40 % pour les liquidités dont elles n’ont pas l’utilité immédiate.
Cette annonce « est sans doute le premier pas prudent de la BCE sur la voie d’une normalisation progressive de sa politique monétaire, ce qui explique la hausse immédiate de l’euro », a commenté l’organisme d’étude économique Capital economics.
Le calendrier de l’abandon des rachats d’actifs demeure néanmoins mystérieux, la BCE devant à la fois intégrer la conjoncture solide, la faiblesse durable de l’inflation, et désormais les menaces d’une guerre commerciale déclenchée par Washington.
La semaine dernière le président américain a annoncé son intention d’imposer 25 % de taxes sur les importations d’acier et 10 % sur celles d’aluminium, ravivant le spectre de sanctions commerciales croisées.
Une menace qui n’a pas manqué de faire réagir, jeudi, le président de la BCE, Mario Draghi, qui s’est inquiété des relations internationales actuelles :
« Il y a une certaine inquiétude ou préoccupation sur l’état des relations internationales, parce que si vous adoptez des taxes contre (…) vos alliés, on peut se demander qui sont les ennemis. »
Selon lui, la résolution des conflits internationaux doit se faire dans un cadre « multilatéral », faute de quoi des « représailles » sont à craindre, avec un impact « difficile à prévoir » sur le climat économique.
Colombes et faucons
Si la BCE s’est montrée optimiste ces derniers mois quant à la croissance dans la zone euro, l’évolution des prix peine à suivre celle de la conjoncture. Lors de ses dernières prévisions, en décembre, la BCE attendait 1,7 % d’inflation en 2020, un niveau pas encore conforme à son objectif « proche mais inférieur à 2 % » par an.
Dans ce contexte, les observateurs attendent peu d’indications ce jeudi de M. Draghi sur le calendrier de l’abandon de son vaste soutien à l’économie. La majorité table sur un arrêt du QE en fin d’année, dont la BCE a dit qu’il serait suivi « bien après » par une première hausse de taux.
La querelle, qui couve depuis plusieurs mois au sein de l’institution sur la vitesse d’application de ce plan, devrait aboutir à des annonces plus concrètes au mois de juin, estime la majorité des économistes.
Le clan des « colombes », emmenées par M. Draghi, qui plaide pour conserver un ton accommodant tant que les perspectives d’inflation ne s’éclaircissent pas, conserverait ainsi l’avantage sur les « faucons », qui veulent voir la BCE durcir rapidement le ton.

        Lire aussi :
         

                Les marchés financiers craignent la fin de « l’argent facile »







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Dans sa chronique, Corine Lesnes, correspondante du « Monde » à San Francisco, revient sur le combat idéologique opposant, dans la « vallée du silicium », la « droite crypto » à la « gauche IA », illustré par le départ de l’investisseur libertarien Peter Thiel.
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« On ne sera bientôt plus républicain ou démocrate dans la Silicon Valley. On sera “crypto” ou “IA” »

Dans sa chronique, Corine Lesnes, correspondante du « Monde » à San Francisco, revient sur le combat idéologique opposant, dans la « vallée du silicium », la « droite crypto » à la « gauche IA », illustré par le départ de l’investisseur libertarien Peter Thiel.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 14h00
    |

            Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)








                        



                                


                            
Transformations. Emoi dans la Silicon Valley ! Peter Thiel déménage. Peter Thiel est l’un des seigneurs de la Tech. Le trublion de San Francisco, toujours aux avant-postes de la bataille idéologique. L’investisseur – libertarien – a fondé PayPal avec Elon Musk et quelques autres. Il a été l’un des premiers à investir dans Facebook. Et il a toujours été très à droite. A Stanford, il avait lancé en 1987 une revue professant que le multiculturalisme affaiblit l’excellence académique. Après l’université, il a regretté de ne pas avoir été recruté par le juge Antonin Scalia, le maestro de la pensée conservatrice à la Cour suprême.
A L.A., on prête l’intention à ce trublion de lancer une chaîne câblée conservatrice : une alternative à Fox News dotée d’un peu de subtilité
En 2016, Thiel a pris parti pour Donald Trump, spécimen quasi unique parmi ses pairs. Il a figuré dans l’équipe de transition du nouveau président. Rapidement, il a pris ses distances et il est revenu à San Francisco, non sans avoir placé quelques amis dans l’administration à Washington. D’origine allemande, Peter Thiel, 50 ans, est un anticonformiste, ou comme on le dit aux Etats-Unis, un « contrarien ». Il ne suit personne, pas même sur Twitter. Quand son départ a été annoncé par le Wall Street Journal, certains ont pensé qu’il s’embarquait pour la Nouvelle-Zélande, où, comme plusieurs des milliardaires de la Vallée, il s’est construit un bunker, « une assurance sur l’apocalypse », comme dit son ancien camarade de Stanford, Reid Hoffman, le cofondateur de LinkedIn.

Mais non. Peter Thiel s’en va tout simplement à Los Angeles. Il délocalise ses sociétés Thiel Capital et Thiel Foundation, mais ne claque pas complètement la porte : son Founders Fund, qui a pris très tôt des parts dans Space X et dans Airbnb, reste à San Francisco. A L.A., on lui prête l’intention de lancer une chaîne câblée conservatrice : une alternative à Fox News dotée d’un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Dans sa chronique, l’économiste Pierre-Yves Gomez estime que le projet de loi Pacte devra préciser en quoi l’entreprise est l’objet d’un « intérêt commun » pour les parties prenantes, à commencer par les différents détenteurs d’actions.
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Quand « Cigale » et « Fourmi » vont à l’assemblée générale

Dans sa chronique, l’économiste Pierre-Yves Gomez estime que le projet de loi Pacte devra préciser en quoi l’entreprise est l’objet d’un « intérêt commun » pour les parties prenantes, à commencer par les différents détenteurs d’actions.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
08.03.2018 à 15h15
    |

                            Pierre-Yves Gomez (Professeur à l'EM Lyon)








                        



                                


                            
Entreprises. En perspective du prochain « plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises » (Pacte), dont le projet de loi devrait être discuté au Parlement au printemps, on s’agite beaucoup pour redéfinir la responsabilité des entreprises, notamment à l’égard de ses parties prenantes et de la société tout entière. Mais que dira-t-on de la responsabilité des actionnaires à l’égard de l’entreprise ?
Pour justifier de la qualité d’actionnaire, il suffit aujourd’hui de posséder des actions d’une entreprise au moins trois jours ouvrés avant l’assemblée générale (AG) annuelle. Le détenteur d’un titre acheté soixante-douze heures avant l’AG et revendu le lendemain a le même droit de participer aux votes que celui qui le détient et le conserve durant de longues années.

La plupart des entreprises cotées découvrent ainsi, le jour de l’AG, qui contrôle la part fluctuante de leur actionnariat – justement appelée « le flottant », représentant souvent les deux tiers des titres des très grandes entreprises.
Orthodoxie néolibérale
Dans la même veine, le dividende voté en AG est perçu par l’actionnaire quelle que soit la durée de détention des actions, et même s’il vient de les acquérir le jour du paiement. Certes, depuis 2009, « une majoration de dividendes dans la limite de 10 % peut être attribuée par les statuts » à un actionnaire justifiant d’une détention d’action « depuis deux ans au moins et du maintien de celle-ci à la date de mise en paiement du dividende » (article L 232-14 du code de commerce).
Tout se passe comme si les touristes avaient le droit exorbitant de participer aux élections au seul prétexte qu’ils le traversent le jour du scrutin
La fidélité est récompensée. Mais, attachée à l’orthodoxie néolibérale selon laquelle tous les détenteurs d’actions sont identiques, la Banque centrale européenne a observé que ce dividende majoré conduit à une intolérable inégalité de traitement....




                        

                        


<article-nb="2018/03/08/19-13">
<filnamedate="20180308"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180308"><AAMMJJHH="2018030819">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Sylvie Jéhanno, PDG de Dalkia, déplore que les femmes n’occupent pas les mêmes emplois que les hommes et appelle à changer la représentation sexuée des carrières scientifiques et techniques.
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« Nos entreprises et nos clients ont besoin des énergies féminines »

Dans une tribune au « Monde », Sylvie Jéhanno, PDG de Dalkia, déplore que les femmes n’occupent pas les mêmes emplois que les hommes et appelle à changer la représentation sexuée des carrières scientifiques et techniques.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
08.03.2018 à 14h59
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Sylvie Jéhanno (Présidente directrice générale de Dalkia, entreprise spécialisée dans les services énergétiques)







                        



                                


                            
Tribune. Je fais souvent cet exercice mental, quand j’entre dans une salle de réunion, de compter le nombre de femmes présentes. Il m’arrive encore de n’en voir aucune autre. Quand je fais la remarque à voix haute, on me dit que les choses changent, mais que cela prend du temps, que l’évolution des mentalités exige de la patience. C’est probablement vrai.
On me dit aussi que c’est la faute du « sourcing », du manque de vivier de recrutement, parce que trop peu de femmes choisissent les filières industrielles. Nous avons effectivement dans l’industrie beaucoup de mal à recruter des femmes sur les métiers techniques. En attendant, depuis mes études jusqu’à aujourd’hui, mon constat reste le même : je n’ai toujours travaillé qu’avec une majorité d’hommes.
Les femmes et les hommes n’occupent pas les mêmes emplois, notamment parce que leurs parcours scolaires sont différenciés
L’égalité femmes-hommes est l’un des maillons de la cohésion sociale dans l’ensemble des organisations. Le chantier est vaste, et les chevaux de bataille de l’égalité femmes-hommes nombreux. Il y a évidemment l’évolution des représentations dès l’enfance – cet âge délicat où l’on offre des dînettes aux filles et des kits de mécanicien aux garçons. Il y a le phénomène d’autocensure, la remise en question par certaines femmes de leurs capacités, de leur légitimité, même. Il y a aussi le sujet connu de l’égalité des salaires, avec un écart de plus de 20 % en 2014 en France, selon l’Insee.
Mais il y a aussi, donc, cette sous-représentation des femmes dans les carrières scientifiques. Les femmes et les hommes n’occupent pas les mêmes emplois, notamment parce que leurs parcours scolaires sont différenciés. L’enjeu est donc de favoriser la diversification des choix d’orientation scolaire et professionnelle des filles et des garçons, des jeunes femmes et des jeunes hommes, pour parvenir à une plus grande mixité des filières et des métiers. Si les filles obtiennent un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Bien qu’elle recrute dans un territoire à fort taux de chômage, cette entreprise roannaise attire très peu de candidatures masculines. Elle compte seulement deux hommes pour un effectif d’une centaine de personnes.
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Chez Pacau Couture, seules des femmes sont à l’ouvrage

Bien qu’elle recrute dans un territoire à fort taux de chômage, cette entreprise roannaise attire très peu de candidatures masculines. Elle compte seulement deux hommes pour un effectif d’une centaine de personnes.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 12h51
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                            Catherine Quignon








                        


Au sein de l’entreprise de textile Pacau Couture, implantée à Roanne, en Rhône-Alpes, les doigts s’activent sous les machines à coudre. Les gestes sont minutieux pour couper et assembler les vêtements, qui partiront rejoindre les collections de grandes marques de luxe et de prêt-à-porter. Mais une chose frappe : seules des femmes sont à l’ouvrage. Et pour cause : cette entreprise de façonnerie compte seulement deux hommes dans ses effectifs : son directeur et un manutentionnaire. Sur une centaine de personnes au total.

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                Ces métiers en mal d’hommes



Le cas n’est pas étonnant : selon l’Insee, la part des femmes dans les ouvriers non qualifiés du textile et du cuir était de 74 % en 2014. Un héritage de la division sexuée des métiers : en comparaison, elles sont seulement autour de 10 % dans le travail du bois et de l’ameublement.
L’entreprise recrute
« On reçoit très peu de candidatures masculines », reconnaît Eric Ciampi, le directeur de Pacau Couture. Pourtant, l’entreprise, qui a doublé ses effectifs en l’espace de quelques années, recrute : plus d’une dizaine de postes étaient à pourvoir en 2017-2018. Une aubaine dans la région, vu son passé textile et son taux de chômage élevé (20 % sur la commune de Roanne, le double de la moyenne nationale).
Mais le façonnier a du mal à trouver chaussure à son pied. En cause, la difficulté du métier : « il faut être précis et rigoureux dans le geste », explique son directeur. Pour pallier ses besoins en recrutement, l’entreprise envisage d’ouvrir sa propre école de formation – ouverte, évidemment, aux deux sexes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Ouvrier du textile, aide à domicile, puériculteur… Bien qu’ils recrutent, ces métiers peinent à attirer les candidatures masculines. Le volet oublié de la mixité des métiers.
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Ces métiers en mal d’hommes

Ouvrier du textile, aide à domicile, puériculteur… Bien qu’ils recrutent, ces métiers peinent à attirer les candidatures masculines. Le volet oublié de la mixité des métiers.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 12h50
    |

                            Catherine Quignon








                        



                                


                            
La mixité des métiers gagne du terrain… du côté des femmes : depuis l’accord national interprofessionnel de 2004 relatif à l’égalité professionnelle, on ne compte plus les initiatives et les campagnes de communication pour inciter les femmes à s’orienter vers des carrières scientifiques. Avec un certain succès : la proportion de femmes ingénieurs a bondi de 3 % en 1982 à près de 30 % de nos jours. Preuve que les mentalités évoluent, et que les stéréotypes ne sont pas indéboulonnables.
La vision stéréotypée des métiers subsiste, malgré des évolutions dans certains domaines
En revanche, les professions dites « féminisées » – métiers du textile, aide à domicile, puériculture… – peinent toujours à attirer des hommes. Selon l’Insee, on compte seulement 1 % des assistants maternels et 3 % des aides-soignants de sexe masculin en France. Pourtant, tous ces secteurs manquent de bras.
La vision stéréotypée des métiers subsiste, malgré des évolutions dans certains domaines : les emplois qui nécessitaient l’utilisation d’un ordinateur, par exemple, étaient très féminisés dans les années 1980. Mais des bastions demeurent, du fait d’une perception essentialiste de certains métiers. « Les professions de la petite enfance, par exemple, demanderaient des qualités que les hommes n’auraient pas », fustige Françoise Vouillot, membre du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes.
Aux femmes les couches-culottes, aux hommes la perceuse ? Si cette vision paraît trop caricaturale de nos jours, il est vrai que la division sexuée des métiers n’a été remise en cause que récemment. Ainsi, la profession d’éducateur de jeunes enfants est ouverte aux hommes depuis… 1973 seulement en France :
« Les garçons qui s’orientent vers les métiers de la petite enfance subissent une discrimination à la fois identitaire, sociale – ils sont accusés d’aller vers des filières pas très prestigieuses – et parfois morale : ils sont “soupçonnés” d’être homosexuels,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Le PDG du groupe d’aluminium Constellium appelle les Etats-Unis à revoir leur position
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Acier, aluminium : « M. Trump, une autre solution est possible », plaide le PDG de Constellium

Le PDG du groupe d’aluminium Constellium appelle les Etats-Unis à revoir leur position



Le Monde
 |    08.03.2018 à 12h48
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            Denis Cosnard








                        



   


Est-il encore temps de faire revenir Donald Trump sur son projet de taxer massivement les importations d’acier et d’aluminium ? Jean-Marc Germain veut le croire. Depuis l’annonce du président américain, le 1er mars, le patron de Constellium, grand fabricant de produits en aluminium né sur les décombres de Pechiney, multiplie les contacts pour éviter une guerre commerciale dont les industriels seraient les premières victimes. « Il y a bien des distorsions de concurrence dans l’aluminium, mais la taxe de 10 % prévue n’est pas la bonne réponse », juge ce polytechnicien, qui passe la moitié de sa vie aux Etats-Unis.

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                L’UE prête à riposter à la décision américaine sur l’acier et l’aluminium



Avec les autres professionnels des métaux, le PDG de Constellium espère infléchir la position américaine. Si une taxe est bien mise en place, il demande à ce que le Canada et l’Europe, alliés économiques historiques des Etats-Unis, en soient exemptés : « M. Trump, le problème est en Chine, pas en Europe ni ailleurs ».
« Le problème est en Chine, pas en Europe ni ailleurs ».
La Chine, voilà le sujet clé. En vingt ans, le pays s’est construit une très puissante industrie des métaux, grâce, notamment, à une fiscalité incitant à produire de l’aluminium, à le transformer sur place, puis à le vendre hors des frontières : les exportations de produits semi-finis bénéficient d’un rabais de TVA de l’ordre de 15 %. Le résultat ? Entre 1998 et 2018, la part de la Chine est passée de 5 % à… 55 % du marché mondial de l’aluminium, laminant par ricochet l’industrie américaine et européenne.

   


Rétablir des règles du jeu équitables
Contrer cette concurrence en taxant les importations américaines n’est pas la bonne solution, plaide le patron de Constellium : « Cela va obliger toute la profession à augmenter les prix, et risque d’inciter les producteurs chinois bloqués aux Etats-Unis à déverser leur production en Europe. » Sans compter de possibles mesures de rétorsion européennes qui seraient « contre-productives ». 
A ses yeux, « une autre solution est possible » : celle d’un accord négocié au niveau du G20 et de l’Organisation mondiale du commerce. Tous les grands pays producteurs se retrouveraient autour de la table, en vue de réduire les surcapacités chinoises et de rétablir des règles du jeu équitables. Utopie ? « Il y a eu un précédent, en 1994, lorsque l’effondrement de l’Union soviétique a provoqué un afflux d’aluminium russe en Europe et aux Etats-Unis, rappelle M. Germain. Un accord gelant 10 % de la production mondiale avait été signé entre les principaux pays, et ce fut un succès. Pourquoi ne pas recommencer ? » Pas sûr que M. Trump saisisse la perche.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Les emplois traditionnellement plus féminisés que les autres sont souvent aussi moins rémunérateurs. Pour atteindre l’égalité économique, une piste consisterait à ce que ces emplois soient revalorisés.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Carolyn Fairbairn, la patronne des patrons britanniques, estime qu’il est temps que Bruxelles négocie le Brexit de bonne foi.
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Brexit : le patronat britannique demande à l’Europe de tendre la main

Carolyn Fairbairn, la patronne des patrons britanniques, estime qu’il est temps que Bruxelles négocie le Brexit de bonne foi.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 12h27
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            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Rarement le patronat britannique aura été autant en porte-à-faux avec un gouvernement, particulièrement conservateur. Depuis que les électeurs du Royaume-Uni ont voté en faveur du Brexit, Carolyn Fairbairn, la directrice générale de la Confederation of British Industry (CBI), bataille pour faire entendre la voix des entreprises dans un débat miné, et rester le plus proche possible du marché européen.
Toutefois, selon la dirigeante de la principale organisation patronale du pays, le gouvernement britannique est enfin en train de devenir « réaliste, pragmatique ». A l’entendre, le discours dans lequel Theresa May a précisé sa vision du Brexit, vendredi 2 mars, change la donne. La première ministre britannique a, pour la première fois, averti les partisans de la sortie de l’Union européenne (UE) qu’il y aurait des concessions à faire et elle a énuméré certains secteurs dans lesquels elle souhaite conserver les normes européennes et rester dans les agences européennes qui les gèrent (aviation, médicaments, chimie).
« Une base de négociation juste et solide »
Dans ce contexte, Mme Fairbairn ne cache pas un certain agacement face à l’attitude de Bruxelles, qu’elle juge trop rigide. « Il est temps que l’Union européenne ait une approche ouverte et discute l’offre de négociation présentée par la première ministre, a-t-elle estimé dans un entretien à un groupe de journaux européens, dont Le Monde. On espère que la position [de Mme May] sera traitée sérieusement, avec respect, sans les petites phrases qu’on a entendues par le passé. Bien sûr, tout ne sera pas universellement populaire et accepté, mais il s’agit d’une base de négociation juste et solide. »

Mme Fairbairn cherche bien entendu à défendre les intérêts des entreprises britanniques. Mais trouver un accord bénéficierait aussi à ceux de la communauté d’affaires européenne, insiste-t-elle....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ La diminution de la publicité traditionnelle à la télévision, la radio mais également sur Internet affecte les acteurs de la pub mais aussi les médias.
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La publicité menacée de sortie de route

La diminution de la publicité traditionnelle à la télévision, la radio mais également sur Internet affecte les acteurs de la pub mais aussi les médias.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 12h04
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. C’est en souvenir des lacets enchaînés à un train d’enfer sur les routes des Alpes, lors de la course Liège-Rome-Liège de 1954, que Jean ­Rédélé a baptisé son entreprise Alpine, en 1955. En mémoire de cette légende des années d’après-guerre, Carlos Ghosn, le PDG de Renault, décide, en 2016, à l’occasion de la relance de la marque de sport, de proposer, fait inhabituel, la réservation des 1955 premières unités un an avant leur sortie. En quarante-huit heures, les aficionados se les sont arrachées. C’est à Grenoble, le 2 mars, que le premier client est venu prendre livraison de son exemplaire. Si vous le commandez aujourd’hui, il faudra attendre plus d’un an pour la livraison.
L’engouement est au rendez-vous pour cette renaissance, qui s’est pourtant passée de toute publicité traditionnelle. Pas de spot télé, de pages de journaux, d’affichage, ni même de bannières sur Internet. Les réseaux sociaux, le bouche-à-oreille et les articles de presse ont remplacé tout cela. Bien sûr, les ventes sont encore confidentielles, et la stratégie choisie est celle des produits exclusifs. Mais le phénomène est bien plus large. La publicité traditionnelle vacille. Non seulement dans les médias classiques, radio et télé, mais également sur Internet.
Depuis quelques mois, le phénomène se constate dans les résultats et les commentaires des acteurs du métier, comme Publicis ou WPP. Un sentiment renforcé, début mars, par les déclarations du patron marketing de Procter & Gamble, Marc Pritchard, l’un des principaux annonceurs mondiaux, qui a reconnu que son budget de publicité sur Internet avait été réduit, en 2017, de près de 200 millions de dollars sans dommages sur la vente de ses produits. « Nous transformons notre industrie d’un marketing de masse inefficace, dans lequel nous sommes depuis presque un siècle, vers une communication individualisée nourrie par les données apportées par le numérique », a-t-il déclaré.
De nouveaux...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Avocate de la neutralité du Net, la présidente de Mozilla multiplie les initiatives afin de contrer la décision de la Commission fédérale des communications aux Etats-Unis.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
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Mitchell Baker : « La question est de savoir quel Internet nous voulons »

Avocate de la neutralité du Net, la présidente de Mozilla multiplie les initiatives afin de contrer la décision de la Commission fédérale des communications aux Etats-Unis.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 12h00
    |

            Vincent Fagot








                        



                                


                            

Présidente de Mozilla, l’entreprise qui développe le navigateur Firefox, Mitchell Baker dirige également la Fondation Mozilla qui défend « la santé d’Internet ». Son combat du moment : la neutralité du Net aux Etats-Unis.
Pourquoi Mozilla se mobilise-t-elle pour défendre la neutralité du Net ?
L’idée derrière la neutralité du Net, c’est que tous les contenus sont égaux sur le réseau et vous pouvez décider quels contenus vous voulez voir. Avec la nouvelle réglementation établie par la Federal Communications Commission (FCC), l’autorité des télécommunications américaine, votre fournisseur d’accès à Internet (FAI) peut décider que des sites qui n’accepteraient pas de payer pour utiliser leurs services seront difficiles à trouver, voire plus du tout disponibles. C’est le même modèle que celui des télévisions par câble aux Etats-Unis : le contenu est éparpillé entre différents acteurs, et si vous voulez avoir accès à tout le contenu, vous devez vous abonner à chacun d’eux. Basculer dans ce système, c’est sûrement plus rentable pour les FAI, mais très préjudiciable pour les citoyens. Et puis ça empêche des nouveaux acteurs numériques, qui n’ont pas l’assise financière pour le faire, d’émerger. Voulu ou non, cela renforce la position des gros acteurs.

Que pouvez-vous faire contre cela ?
D’abord mener la charge contre la FCC et sa décision d’abroger la neutralité du Net. C’est pour ça que nous avons déposé une plainte afin d’obtenir une annulation par la justice de cette décision. Et puis agir auprès des Etats. Il y en a déjà plusieurs qui ont pris des initiatives contre cette mesure [dont celui de Washington qui a signé une loi en ce sens le 5 mars]. Aujourd’hui, une majorité d’Américains défendent la neutralité du Net. Cette décision n’est pas populaire dans le pays.

Vous défendez l’idée d’un Internet plus sain. Que voulez-vous...




                        

                        

