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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ De la grève générale des femmes en Espagne à une manifestation contre les viols en Inde, de nombreux événements et manifestations ont eu lieu, jeudi, dans le monde.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Selon la plateforme Halte aux féminicides, 47 femmes ont été tuées en février, et 2 000 depuis 2010.
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Les femmes se mobilisent contre la violence conjugale en Turquie

Selon la plateforme Halte aux féminicides, 47 femmes ont été tuées en février, et 2 000 depuis 2010.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 17h48
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        



   


Chaque 8 mars, Beril, une jeune étudiante stambouliote, participe à la manifestation de défense des droits des femmes sur l’avenue Istiklal, au cœur d’Istanbul. Des rassemblements semblables ont lieu dans quatorze villes de Turquie sauf à Diyarbakir, dans le sud-est kurdophone, et dans les zones considérées comme sensibles où toute manifestation est interdite. Beril se fondra d’autant plus volontiers dans le cortège cette année que « les droits des femmes sont en recul au quotidien : nos tenues, notre comportement sont examinés sous toutes les coutures, le climat social est lourd parce que chacun se sent l’âme d’un procureur ».
Elle en a fait l’expérience. Visage poupon, la tête couverte d’un foulard à fleurs, pantalon collant et petite liquette, la jeune femme raconte comment, un soir de septembre 2017, elle et son compagnon se sont fait tancer vertement par un représentant des « Aigles de nuit », des volontaires qui patrouillent les rues le soir venu, pour avoir échangé un baiser passionné dans un parc.
Il y a plus grave. Dans une étude réalisée en janvier et février par l’université privée Kadir Has, 61 % des personnes interrogées désignent « la violence » comme le principal problème auquel les femmes turques sont confrontées. Alarmant, ce phénomène est en progrès constant. C’est contre ce fléau que les associations appellent à défiler.
Lois non appliquées
Selon la plateforme Halte aux féminicides, qui publie régulièrement des statistiques sur le sujet, près de 2 000 femmes ont été assassinées depuis 2010. Chaque année, la liste des victimes s’allonge : 237 femmes en 2013, 409 en 2017. Rien qu’en février, 47 femmes ont été tuées, le plus souvent par balles ou à l’arme blanche. Elles étaient 28 en janvier.
Les auteurs de ces assassinats sont, dans 39 % des cas, les conjoints ou ex-conjoints, et dans 24 % les pères, fils, beau-fils ou autres parents. La plupart du temps, la femme est tuée parce qu’elle a cherché la séparation ou le divorce, qui est pourtant légal. Il y a aussi les « crimes d’honneur » perpétrés par des proches sur des femmes accusées de mauvaise conduite.
Selon Gülsüm Kav, fondatrice de Halte aux féminicides, « ces meurtres pourraient être empêchés ». Les lois existent mais ne sont pas appliquées : « La police et la justice ne protègent pas assez les femmes. Elles ne sont pas prises au sérieux lorsqu’elles s’adressent aux policiers et aux juges. » Elle en est sûre, « ce problème est sociétal, éducationnel et culturel. Tant que nous n’avancerons pas sur ce terrain-là, il n’y aura pas de progrès ».
Lancé par Mustafa Kemal Atatürk en 1934 – date à laquelle les Turques reçurent le droit de vote, dix ans avant les Françaises –, le processus d’émancipation des femmes en Turquie file un mauvais coton. Peu présentes sur le marché du ­travail (28 %), absentes de la haute fonction publique, victimes de violences conjugales, elles souffrent.
« Trois enfants au moins »
Les associations déplorent les vues rétrogrades du Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur), au pouvoir depuis 2002, sur le rôle des femmes dans la société. L’AKP, il est vrai, ne leur fait pas la part belle en politique. Le gouvernement ne compte qu’une seule ministre femme, Fatma Betül Sayan Kaya, bien sûr chargée de la famille. Sur 550 députés au Parlement, 79 seulement sont des femmes.
En 2016, le président Erdogan avait provoqué la fureur des féministes en déclarant que les femmes sans enfants étaient « incomplètes » et en recommandant la mise au monde de « trois enfants au moins ». Il convient aussi de ne pas laisser les femmes rire en public « au nom de la décence », avait souligné en 2014 Bülent Arinç, l’un des fondateurs de l’AKP, à l’époque président du Parlement. En 2016, un projet de loi en faveur d’une amnistie des violeurs prêts à épouser leurs victimes, poussé par l’AKP, a été abandonné après un tollé des associations de femmes.

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Mais les islamo-conservateurs ont plus d’un tour dans leur sac. Ainsi le mariage précoce, qui constitue le frein le plus sérieux à l’éducation des femmes, est désormais favorisé par la reconnaissance du mariage religieux. Depuis l’automne 2017, les muftis – des chefs religieux qui sont aussi des fonctionnaires du Diyanet, le ministère du culte musulman – peuvent célébrer des mariages au même titre que les maires.
Cette nouvelle disposition risque d’accroître le nombre de mariages précoces. Le problème se pose de façon plus aiguë depuis que la Turquie a accueilli 3 millions de réfugiés syriens qui, confrontés à la pauvreté, sont parfois tentés de ­marier leurs fillettes à un prétendant aisé et âgé, contre rétribution.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ L’ex-guérilla a annoncé, jeudi, qu’elle ne participera pas à l’élection présidentielle à la suite des problèmes de santé de son leader, Rodrigo Londoño, victime d’un infarctus la première semaine de mars.
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Colombie : leur leader souffrant, les FARC se retirent de l’élection présidentielle

L’ex-guérilla a annoncé, jeudi, qu’elle ne participera pas à l’élection présidentielle à la suite des problèmes de santé de son leader, Rodrigo Londoño, victime d’un infarctus la première semaine de mars.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 17h06
   





                        



   


L’ex-guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, extrême gauche), devenue Force alternative révolutionnaire commune (FARC), a annoncé, jeudi 8 mars, qu’elle se retirait de l’élection présidentielle en Colombie, prévue à la fin du mois de mai, à la suite des problèmes de santé de son leader et candidat, Rodrigo Londoño, alias Timochenko.
L’ex-commandant guérillero Ivan Marquez, candidat au Sénat lors des législatives du dimanche 11 mars, a déclaré en conférence de presse que l’intervention cardiaque qu’a récemment subie son leader amène le groupe « à retirer [son] aspiration à la présidence ».

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                « Timochenko », chef des FARC, candidat à la présidence de la Colombie



Rodrigo Londoño, âgé de 59 ans, a été victime d’un infarctus pendant la première semaine de mars et a dû subir un pontage coronarien. La clinique de Bogota, où l’opération a été effectuée, avait précisé mercredi dans un communiqué que l’état de santé du leader des FARC évoluait de manière « satisfaisante », mais qu’il était sous « thérapie respiratoire intensive » du fait de problèmes dus au tabagisme.
Des chances de victoire minimes
Timochenko, dernier commandant de ce qui fut la plus puissante guérilla d’Amérique, issue en 1964 d’une insurrection paysanne, avait annulé tout meeting électoral public depuis le 9 février, à la suite de manifestations violentes à son encontre.
Le parti de la Force alternative révolutionnaire commune (FARC) a été créé en septembre 2017 à l’issue du désarmement de quelque 7 000 combattants de l’ancienne guérilla, comme prévu par l’accord de paix signé en novembre 2016 avec le président Juan Manuel Santos.
Ivan Marquez a affirmé que la FARC se maintient pour les législatives et a appelé à un dialogue avec tous les secteurs politiques afin de tendre des ponts pour réaliser une grande convergence nationale. « Le fait de ne pas participer directement avec un candidat à la course pour la présidentielle ne veut pas dire que nous n’ayons pas de voix face aux autres candidats », a-t-il ajouté, en affirmant qu’aucun rapprochement n’a été initié.
Timochenko se plaçait en queue des sondages pour le premier tour de la présidentielle prévu le 27 mai. L’élection doit désigner le successeur de M. Santos, chef de l’Etat depuis 2010, qui ne peut se représenter après deux mandats consécutifs.
Le leader des FARC a souffert ces dernières années de plusieurs problèmes de santé, dont un autre infarctus pendant les négociations de paix menées à Cuba de 2012 à 2016, et un léger AVC en juillet 2017.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Pour Olivier Mauco, spécialiste du jeu vidéo, le lobby du secteur a peu à craindre de sa rencontre avec le président américain, jeudi.
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Le jeu vidéo accusé par Trump après la tuerie de Parkland : « C’est un effet d’annonce »

Pour Olivier Mauco, spécialiste du jeu vidéo, le lobby du secteur a peu à craindre de sa rencontre avec le président américain, jeudi.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 16h52
 • Mis à jour le
08.03.2018 à 17h19
    |

            William Audureau








                        



   


Après la tuerie du lycée de Parkland, en Floride, au cours de laquelle 17 élèves et membres du personnel éducatif ont été tués le 14 février, l’Entertainment Software Association (ESA), le principal lobby représentant les intérêts de l’industrie du jeu vidéo aux Etats-Unis, est convoquée par Donald Trump, jeudi 8 mars, pour discuter du possible lien entre jeux violents et tueries de masse.
Olivier Mauco, spécialiste des questions de régulation du secteur qui enseigne à Sciences Po Paris, voit dans cette rencontre un effet d’annonce de la part du président américain, mais n’écarte pas l’introduction de mesures protectionnistes.
Une convocation des représentants de l’industrie du jeu vidéo par un président, est-ce une première ?
La première convocation politique remonte à vingt-cinq ans ! C’était après la sortie de Mortal Kombat, l’émergence du CD-ROM, le succès de Doom, autant de facteurs qui ont redistribué les cartes de l’industrie. Il y a trois auditions lourdes entre 1993 et 1994 au Congrès américain à l’initiative des sénateurs [démocrates] Herb Kohl et Joe Lieberman. Nous avons ensuite eu des auditions en 1997 et après la tuerie de Columbine [en 1999].
Depuis les années 2000, les pouvoirs publics semblaient avoir déplacé la question du jeu vidéo sur le champ de la compétitivité économique et non plus de la santé publique et de la jeunesse. Comment expliquer ce retour en arrière ?
Pendant longtemps, ce sont le secteur associatif ou les ministères en charge des affaires familiales qui s’emparent de ces questions. N’oublions pas que ces deux approches, économie et famille, sont conjointes à la naissance du jeu domestique : on joue à la maison, en famille, sur les premières consoles Atari.
Le travail de lobby des acteurs de l’industrie a été de cadrer la question en termes économiques. Cela passe par la légitimation économique : première industrie culturelle (ce qui est faux), secteur générateur d’emplois (oui, mais à plusieurs niveaux), public d’adulte (partiellement vrai), etc. Les premières auditions sont marquées par ce double problème : fait social, fait économique, qui se rencontrent dans le foyer familial autour de la console.
L’une des pistes avancées par Donald Trump est celle d’un système de classification des jeux par niveau de violence. Or, un tel système existe aux Etats-Unis depuis 1994 (ESRB) et en Europe depuis 2003 (PEGI). Du coup, qu’attendre d’une telle rencontre ?
Le système ESRB définit des catégories d’âge, mais ces catégories sont informatives et l’accès aux jeux appliqué selon le libre choix des réseaux de distribution, en ligne ou physique. La mission de prévention et d’éducation, cosubstantielle à la régulation et inscrite dans les missions de l’ESRB, pourrait être accentuée.
Une nouvelle étude pourra être proposée, mais sans financement réel. Pour rappel, celle post-Columbine n’avait pas réussi à prouver de lien de causalité entre contenu des jeux vidéo et passage à l’acte des tueurs.
Enfin, quelque chose plus surréaliste, mais dans la ligne d’une politique protectionniste, pourrait être une redevance ou une taxe sur les productions étrangères jugées mature (à partir de 17 ans) ou adults only (à partir de 18 ans), afin d’alimenter des fonds d’aide aux victimes.
Ce qui pourrait changer la donne serait le poids de l’alt-right, déjà énervée par certains jeux vidéo comme Far Cry 5 ou Wolfenstein II [qui, dans leur communication, tournent en dérision l’extrême droite américaine].
Faisons un peu de politique-fiction : l’alt-right pourrait pousser dans l’opinion publique le thème de la violence des jeux vidéo, crier au racisme antiblanc, ce qui encouragerait Donald Trump à prendre des mesures protectionnistes pour des raisons de politique nationale.
Mais ce serait toucher à la liberté d’expression, ce qui est donc peu probable.
Dans les années 1990, l’industrie du jeu vidéo a répondu aux accusations d’influence néfaste en établissant une autorégulation. Ce modèle peut-il être remis en question ?
Le modèle a survécu à de nombreux événements dramatiques similaires et récits de causalité explicatifs. C’est un effet d’annonce, une manière pour le politique de dire qu’il gère. Passé le choc et le deuil, le récit tombera à l’eau et aucune remise en cause ne sera entreprise.
Pour rappel, la plus grande remise en cause du système a été en interne, avec GTA San Andreas, quand l’éditeur Rockstar avait été accusé d’avoir trahi la confiance du système [en dissimulant des scènes de sexe dans ce jeu vidéo malgré sa classification, en 2005]. Là, nous sommes dans du classique gérable par l’industrie.
Une nouvelle scène de jeux vidéo artisanaux, qui glorifient les tueries de masse, est apparue, même si elle est confidentielle. Que peut l’ESA contre ces productions qui ne relèvent pas de son périmètre ?
Les jeux artisanaux politiques néonazis existent depuis 1987 et avaient sévi en Europe jusqu’en 1993. Personne ne peut réellement quoi que ce soit contre cela. L’industrie se désolidarise bien entendu de ce type de mouvements.
En ce moment, l’ESA doit déjà répondre à deux fronts majeurs, celui des lootbox (coffres virtuels renfermant des bonus aléatoires) et de l’addiction. L’ouverture d’un nouveau front, a priori par un acteur aussi imprévisible que Donald Trump, peut-il désorganiser le puissant syndicat et ébranler l’industrie ?
L’industrie sait gérer depuis 1993 la mise à distance du politique et maîtrise l’art de la controverse, transformée en valeur marketing. Il y a peu de chance qu’une attaque sur les contenus ou sur les pratiques ait un effet structurant – au mieux, le pictogramme « jeu d’argent » sera ajouté.
A un niveau plus structurant, des politiques publiques entreprises par Donald Trump ont déjà un impact beaucoup plus fort, comme la politique migratoire ou fiscale. C’est sur le front « humain » que va se jouer le futur de l’industrie, de l’intérieur.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ La déléguée ministérielle à l’égalité hommes-femmes s’est attiré une avalanche de critique en proposant d’expurger le chant de ses connotations patriarcales.
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Berlin ne veut pas « dégenrer » son hymne national

La déléguée ministérielle à l’égalité hommes-femmes s’est attiré une avalanche de critique en proposant d’expurger le chant de ses connotations patriarcales.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 16h04
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



   


Faut-il modifier l’hymne national allemand au prétexte qu’il serait sexiste ? « Non, je ne suis pas favorable à l’idée de changer les paroles », a répondu le président de la République allemande, Frank-Walter Steinmeier, mercredi 7 mars, dans un entretien avec la Saarbrücker Zeitung. Deux jours plus tôt, le porte-parole d’Angela Merkel avait indiqué que la chancelière était également « très satisfaite de l’hymne dans sa version actuelle ».
L’idée de la déléguée à l’égalité hommes-femmes au ministère de la famille, Kristin Rose-Möhring, a donc fait long feu. « Pourquoi ne pas “dégenrer” notre hymne national ? », avait-elle demandé dans un courrier interne au ministère, vendredi 2 mars, estimant que la Journée internationale des droits des femmes, six jours plus tard, serait une bonne occasion de lancer le débat.
Dans ce courrier, Mme Rose-Möhring suggérait deux changements précis dans le troisième couplet du Chant de l’Allemagne, le seul qui continue d’être chanté depuis que les nazis ont rendu imprononçables les premières lignes du poème composé en 1841 par August Heinrich Hoffmann von Fallersleben (« Deutschland, Deutschland über alles », littéralement « L’Allemagne, L’Allemagne au-dessus de tout »).
A la place de Vaterland, qui signifie étymologiquement « le pays du père », elle proposait d’utiliser le mot Heimat, qui désigne lui aussi l’idée de « patrie » mais sans image masculine, d’autant plus qu’il est de genre féminin. Seconde modification : l’adverbe brüderlich, que l’on peut traduire par « fraternellement » mais qui véhiculerait lui aussi un imaginaire exclusivement masculin (Bruder signifiant « frère »). D’où son idée de le remplacer par couragiert, qui, comme on l’aura deviné, veut dire « courageusement ».
« Idée personnelle »
Dans ce même courrier, Mme Rose-Möhring rappelait que d’autres pays avaient déjà procédé à des modifications analogues. Ainsi de l’Autriche qui, depuis 2012, ne fait plus seulement référence à ses « grands fils » mais mentionne ses « filles et fils » dans le premier couplet de son hymne national. Autre exemple : le Canada. Depuis début février, la phrase « True patriot love in all thy sons command » (« Un véritable amour de la patrie anime tous tes fils ») a été remplacée par : « True patriot love in all of us command » (« Un véritable amour de la patrie nous anime tous »).
A vrai dire, Mme Rose-Möhring a vite pu constater qu’elle était bien isolée en Allemagne. A la suite de la parution d’extraits de sa lettre dans le quotidien conservateur Bild, dimanche, une avalanche de commentaires a envahi les réseaux sociaux, pratiquement tous négatifs. Sans surprise, le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) a très vite réagi, dénonçant une proposition « arrogante et inculte ».
Au sein de la droite conservatrice (CDU), plusieurs personnalités de premier plan ont également condamné cette initiative. « Il me semble qu’il y a des sujets plus importants pour les femmes que de changer l’hymne national », a ironisé Julia Klöckner, la future ministre de l’agriculture de Mme Merkel, l’un des visages de la nouvelle génération de la CDU, résolument conservatrice sur les questions de société. L’un des posts ayant le plus circulé est celui des « jeunes conservateurs » de Munich : on y voit un drapeau allemand accompagné de l’avertissement : « Pas touche à notre hymne national ! »
Dans son camp non plus, Mme Rose-Möhring n’a guère trouvé de soutien. « Il s’agit d’une idée personnelle de la déléguée à l’égalité hommes-femmes », s’est ainsi contenté de commenter le porte-parole du ministère de la famille, dirigé par les sociaux-démocrates.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Le documentaire « Voices from Kasserine » donne la parole aux habitants d’une région désenchantée du pays, berceau des « printemps arabes ».
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Reportage

En Tunisie, les voix amères de Kasserine

Le documentaire « Voices from Kasserine » donne la parole aux habitants d’une région désenchantée du pays, berceau des « printemps arabes ».

Frédéric Bobin (Bizerte, envoyé spécial)
    



LE MONDE
              datetime="2018-03-08T15:36:09+01:00"

        Le 08.03.2018 à 15h36






                        

Crédits : MOHAMED KHALIL / AFP


                    

Dans une ruelle du quartier du port de Bizerte, le Majestic a mis à l’affiche cet après-midi-là un film âpre et grinçant, une exploration au scalpel de l’envers du décor tunisien. Voices from Kasserine (Voix de Kasserine), documentaire signé Olfa Lamloum et Michel Tabet, a attiré un public modeste mais exigeant, et le débat qui suit la projection témoigne de l’acuité de la question sociale en Tunisie. Le Majestic est une salle historique de Bizerte (nord-ouest de Tunis) qui a récemment rouvert après un long sommeil. Dans le bar du vestibule, des jeunes emmitouflés dans des bonnets de laine sirotent un café. Les murs sont peinturlurés de portraits géants de stars du cinéma tunisien.

Dans la grande salle, Voices from Kasserine déroule son script révélant l’amertume sociale d’une ville de la Tunisie profonde, un monde éloigné du littoral de Bizerte et pourtant si proche. Dépourvu de voix off, le film enchaîne les témoignages d’habitants de Kasserine et de ses bourgs voisins, entrecoupés d’images bien léchées de cette région pierreuse jouxtant la frontière algérienne.
Une jeunesse qui désespère
On y découvre une Tunisie intérieure désenchantée, remâchant de vieux complexes vis-à-vis de la Tunisie côtière relativement plus prospère, marquée au fer rouge par le stigmate de la marginalité, de l’abandon, du dédain. Avec sa voisine Sidi Bouzid, Kasserine – située à environ 250 km au sud-ouest de Tunis – a été le berceau de la révolution de la fin 2010-début 2011, qui a acculé au départ le dictateur Zine El-Abidine Ben Ali. La mèche qui a allumé les « printemps arabes ».
Vieille affaire que cette révolte cyclique du sud tunisien. L’histoire nationale est rythmée par ces éruptions de l’« autre Tunisie » qui ébranlent le pouvoir de Tunis avant de sombrer dans l’oubli. 2011 n’a pas échappé à la règle. Sept ans après, les témoins de Voices from Kasserine racontent comment ils sont à leur tour négligés. Le développement...



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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ L’ancien vice-président de la RDC contestait sa condamnation pour subornation de témoins dans le cadre de son procès pour crimes de guerre.
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Compte rendu

L’appel de Jean-Pierre Bemba rejeté par la Cour pénale internationale

L’ancien vice-président de la RDC contestait sa condamnation pour subornation de témoins dans le cadre de son procès pour crimes de guerre.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-03-08T15:30:28+01:00"

        Le 08.03.2018 à 15h30






    
L’ex-chef de guerre Jean-Pierre Bemba lors de son procès devant la Cour pénale internationale, à La Haye, le 21 juin 2016.
Crédits : MICHAEL KOOREN / AFP


La chambre d’appel de la Cour pénale internationale (CPI) a rejeté, jeudi 8 mars, l’appel de l’ex-chef de guerre et ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC) Jean-Pierre Bemba, condamné à un an de prison pour subornation de témoins dans le cadre de son procès pour crimes de guerre. Les juges ont ordonné une nouvelle peine d’emprisonnement.
L’ancien homme d’affaires de 55 ans avait été condamné en juin 2016 à dix-huit ans de prison pour une vague de meurtres et de viols commis en Centrafrique par sa milice, le Mouvement de libération du Congo (MLC), entre octobre 2002 et mars 2003. Celui qui est surnommé le « Mobutu miniature » avait été reconnu coupable en octobre de la même année d’avoir corrompu quatorze témoins, présenté de fausses preuves et sollicité la déclaration de faux témoignages. Il avait écopé pour cela d’un an de prison et de 300 000 euros d’amende.

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Les cinq juges de la chambre d’appel de la Cour basée à La Haye, aux Pays-Bas, ont rejeté les douze motifs d’appel de la défense de M. Bemba et ordonné la révision en chambre de première instance des peines prononcées dans cette affaire de subornation de témoins. « La chambre d’appel a constaté que la chambre de première instance a commis une série d’erreurs en ce qui concerne les peines prononcées contre M. Bemba [et ses co-accusés] M. Magenda et M. Kilolo, a déclaré la juge-présidente Silvia Fernandez. Dans ces circonstances, la chambre d’appel estime qu’il est approprié d’annuler leur peine et de demander à la chambre de première instance de prononcer de nouvelles condamnations. »
Des cadeaux en échange de faux témoignages
M. Bemba, ses avocats Aimé Kilolo et Jean-Jacques Mangenda, ainsi que le député du MLC Fidèle Babala et le témoin de la défense, Narcisse Arido, avaient versé de l’argent et donné des cadeaux à des témoins ou leur avaient promis une installation en Europe en échange d’un faux témoignage devant la CPI. Les co-accusés de M. Bemba avaient écopé de peines allant de six mois à deux ans et demi de prison et d’une amende de 30 000 euros.
M. Bemba, « condamné sur la base de constatations factuelles qui ne sont pas étayées par des preuves », selon son avocate Melinda Taylor, avait fait appel du jugement. La procureure de la CPI, Fatou Bensouda, avait quant à elle fait appel des peines prononcées contre M. Bemba et les autres, les jugeant « manifestement inappropriées » et ne « reflétant pas la gravité » des actes. Elle a appelé la Cour à tous les condamner à cinq ans de prison.

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M. Bemba a par ailleurs interjeté appel en 2016 de sa première condamnation à dix-huit ans de prison pour crimes de guerre. Reconnu coupable en vertu du principe de « la responsabilité du commandant », M. Bemba avait été condamné à la peine la plus lourde jamais imposée par la Cour de La Haye. La défense du Congolais a demandé à la CPI, lors d’une audience publique en janvier, d’annuler la condamnation en première instance, accusant les juges de « manque d’impartialité ».


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Transport militaire : la Cour des comptes commence une nouvelle enquête

Le travail d’investigation sera « plus large que les transports aériens stratégiques et tactiques » et couvrira diverses sous-traitances comme la restauration.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 15h19
 • Mis à jour le
08.03.2018 à 15h24
    |

            Nathalie Guibert








                        


Nouvelle enquête sur le transport des armées : la Cour des comptes a commencé début mars des investigations sur les « contrats d’externalisation du soutien aux armées en opérations extérieures », selon les informations du Monde. Comme l’a mentionné le 13 février le premier président de la Cour, Didier Migaud, dans sa lettre à la commission des finances de l’Assemblée nationale qui l’avait saisi, le travail couvrira diverses sous-traitances, y compris la restauration, un vieux cheval de bataille des magistrats financiers.
Le sujet est « plus large que les transports aériens stratégiques et tactiques », précise M. Migaud, deux sujets au cœur de nombreuses attentions depuis plusieurs mois. Le transport stratégique, soit les vols de fret et de personnels militaires entre la France et ses opérations extérieures, fait l’objet de remarques de la Cour en 2015. En 2017, une enquête pénale a été confiée à la section de recherches financières de la gendarmerie, sous la conduite du Parquet national financier, comme l’a révélé Le Monde.

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« Compte tenu d’une probable difficulté d’accès aux pièces en raison de l’enquête judiciaire en cours », la Cour des comptes prévoit de remettre son nouveau rapport aux députés « au plus tard le 25 janvier 2019 ». Un rapport interne du contrôle général des armées a également été réalisé, qui pourrait déboucher sur des sanctions disciplinaires.

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Dans le prolongement du transport aérien stratégique, les magistrats financiers se pencheront sur le transport tactique, soit les vols entre les différentes bases françaises au sein même des zones d’opérations extérieures, un autre sujet complexe.
Au Sahel surtout, aute de moyens patrimoniaux, l’immensité de la zone d’action de l’armée exige de recourir à de nombreux prestataires privés, au service des opérations « Barkhane » et « Sabre » – son volet forces spéciales. Il s’agit grosso modo, selon les années, de transporter quelque 3 000 tonnes de matériels et 15 000 passagers. Les impératifs militaires exigent des procédures particulières et des décisions rapides, les conditions de sécurité étant appréciées par les responsables du terrain.
« Poursuivre les investigations »
Pour louer des avions en Afrique, des petits Beechcraft, des transporteurs Antonov 26 ou Antonov 32 (ou même des hélicoptères lourds russes MI8 comme l’avait révélé en juillet 2017 Ouest-France), l’armée ne recourt pas aux procédures des marchés publics. Les acteurs du secteur décrivent un Far West, car la concurrence est rude.
Le contrôle général avait ainsi alerté dans son rapport intermédiaire sur « des modalités de mise en œuvre des principes d’égalité de traitement des candidats et de transparence de procédure qui invitent à poursuivre les investigations ». Le contrôle interne de ces prestations présente des faiblesses « notables », a souligné le contrôle général.
En 2017, cinq sociétés d’affrètement se sont partagé le marché aérien « intra-théâtre » au Sahel, pour un montant de 25 millions d’euros au total : Daher, Dynami Aviation, SNC-Lavalin, Pegase Air Drop et Air Attack. Elles ont eu recours à des compagnies diverses : sud-africaine, arménienne, géorgienne, russe ou moldave. En octobre 2017, l’accident d’un Antonov 126 à Abidjan avec quatre militaires des forces spéciales à bord a provoqué la mort de quatre membres d’équipage ukrainiens.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ L’addition des travaux avait doublé en trois ans pour atteindre près de 2,3 milliards de couronnes (237 millions d’euros). L’élu conservateur assurait pourtant que les coûts étaient sous contrôle.
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En Norvège, le président du Parlement démissionne à la suite d’un scandale de surcoûts

L’addition des travaux avait doublé en trois ans pour atteindre près de 2,3 milliards de couronnes (237 millions d’euros). L’élu conservateur assurait pourtant que les coûts étaient sous contrôle.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 13h51
   





                        


Le président du Storting, le Parlement norvégien, Olemic Thommessen, a annoncé jeudi 8 mars qu’il renonçait à ses fonctions, à la suite d’un scandale de surcoûts ayant entaché des travaux autour de l’enceinte parlementaire.
M. Thommessen était vivement critiqué ces dernières semaines en raison de l’envolée de la facture liée à la construction d’un tunnel d’accès au Parlement et à la rénovation d’un bâtiment attenant. L’addition des travaux avait doublé en trois ans pour atteindre près de 2,3 milliards de couronnes (237 millions d’euros), selon les dernières estimations. L’élu conservateur assurait pourtant encore le 20 décembre que les coûts étaient sous contrôle.
« Je vais naturellement quitter ces fonctions »
Plusieurs partis de l’opposition ont réclamé le départ du président du Parlement. Son sort dépendait du Parti populaire chrétien (KrF), appui traditionnel de la coalition au pouvoir, minoritaire au Parlement sans ses voix. « J’ai été informé que le Parti populaire chrétien me retirait son soutien (…) et je vais donc naturellement quitter ces fonctions », a déclaré M. Thommessen lors d’une intervention au Parlement, qu’il présidait depuis 2013.
Le dirigeant du parti, Knut Arild Hareide, a expliqué la décision de sa formation par l’échec de M. Thommessen à tenir suffisamment compte des signaux d’alarme tirés dès juin 2017 par le Parlement. Principale formation d’opposition, le Parti travailliste social-démocrate s’est félicité de ce départ. « Je pense qu’il aurait dû le faire avant, mais il le fait maintenant et c’est une bonne décision », a commenté son chef, Jonas Gahr Støre.



                            


                        

                        


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Le créateur de Pepe the Frog porte plainte contre le site conspirationniste Infowars

Le site américain vend des posters pro-Trump sur lesquels apparaît la fameuse grenouille, devenue symbole de l’extrême droite malgré l’opposition de son créateur.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 13h40
 • Mis à jour le
08.03.2018 à 14h37
    |

                            Perrine Signoret








                        



   


L’artiste américain Matt Furie poursuit son combat contre les réutilisations de « Pepe the Frog ». Son personnage de grenouille de bande dessinée, créé au début des années 2000 et devenu malgré lui un symbole de l’extrême droite depuis 2015, s’est récemment retrouvé sur des posters vendus par le site conspirationniste américain Infowars. De quoi agacer son créateur, qui a déposé plainte lundi 5 mars pour violation de droit d’auteur.
Sur le poster en question, vendu 30 dollars [environ 24 euros], on aperçoit Pepe the Frog aux côtés de personnalités présentées comme « des icônes antisystème », comme Donald Trump, le néoconservateur Milo Yiannopoulos, ou encore Alex Jones, le fondateur d’Infowars.

   


Une plainte pour violation de droits d’auteur
La plainte a été déposée auprès d’une cour californienne. « Furie n’a pas autorisé l’utilisation de l’image ou du personnage de Pepe sur ce poster, et [n’en] approuve pas l’association, avec Alex Jones ou toute autre figure représentée sur ce poster, ou avec le slogan “MAGA” [acronyme de « Make America Great Again », le slogan de Donald Trump pendant la campagne présidentielle américaine] », est-il détaillé.
En guise de réparation, Matt Furie exige dans sa plainte une compensation financière, mais aussi une injonction qui interdise à l’avenir Infowars ou tout tiers agissant « de concert » avec Infowars d’utiliser l’image de Pepe the Frog.
Depuis que la plainte a été déposée, Infowars a ajouté sur la page où le poster est toujours en vente une mention. Elle dit que le site sera bientôt « forcé de retirer [l’objet] à tout jamais » de la vente.
Alex Jones a précisé à l’agence Associated Press que le poster s’était déjà écoulé à environ un millier d’exemplaires, et qu’il s’agissait de l’un des articles les plus prisés de sa boutique. Il a ajouté qu’Infowars n’avait « pas d’autre choix que de répliquer ». Selon lui, « la loi est de [leur] côté ».
La bataille juridique continue
Depuis l’été 2017, Matt Furie a engagé une bataille juridique contre les réutilisations de son batracien. Lui et ses avocats ont envoyé des lettres de mise en demeure, publiées par le site Motherboard, à plusieurs personnalités de l’alt-right. Il a également adressé une injonction à Twitter, Reddit et Amazon, qui stipule que toute image détournant Pepe postée sur ces plates-formes serait considérée comme une potentielle violation de droit d’auteur.
L’artiste a déjà gagné en justice contre les détracteurs de son personnage. En août 2017, il a ainsi réussi à faire retirer de la vente un livre raciste pour enfants qui mettait son personnage en scène. Il a parallèlement lancé une cagnotte sur Kickstarter, « Save Pepe » [sauvez Pepe], qui a lui permis de récolter plus de 34 000 dollars. La somme a servi à lancer en janvier le magazine Pepe Now, qui compte bien redonner à la grenouille son innocence d’antan.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Le PDG du groupe d’aluminium Constellium appelle les Etats-Unis à revoir leur position
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Acier, aluminium : « M. Trump, une autre solution est possible », plaide le PDG de Constellium

Le PDG du groupe d’aluminium Constellium appelle les Etats-Unis à revoir leur position



Le Monde
 |    08.03.2018 à 12h48
    |

            Denis Cosnard








                        



   


Est-il encore temps de faire revenir Donald Trump sur son projet de taxer massivement les importations d’acier et d’aluminium ? Jean-Marc Germain veut le croire. Depuis l’annonce du président américain, le 1er mars, le patron de Constellium, grand fabricant de produits en aluminium né sur les décombres de Pechiney, multiplie les contacts pour éviter une guerre commerciale dont les industriels seraient les premières victimes. « Il y a bien des distorsions de concurrence dans l’aluminium, mais la taxe de 10 % prévue n’est pas la bonne réponse », juge ce polytechnicien, qui passe la moitié de sa vie aux Etats-Unis.

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Avec les autres professionnels des métaux, le PDG de Constellium espère infléchir la position américaine. Si une taxe est bien mise en place, il demande à ce que le Canada et l’Europe, alliés économiques historiques des Etats-Unis, en soient exemptés : « M. Trump, le problème est en Chine, pas en Europe ni ailleurs ».
« Le problème est en Chine, pas en Europe ni ailleurs ».
La Chine, voilà le sujet clé. En vingt ans, le pays s’est construit une très puissante industrie des métaux, grâce, notamment, à une fiscalité incitant à produire de l’aluminium, à le transformer sur place, puis à le vendre hors des frontières : les exportations de produits semi-finis bénéficient d’un rabais de TVA de l’ordre de 15 %. Le résultat ? Entre 1998 et 2018, la part de la Chine est passée de 5 % à… 55 % du marché mondial de l’aluminium, laminant par ricochet l’industrie américaine et européenne.

   


Rétablir des règles du jeu équitables
Contrer cette concurrence en taxant les importations américaines n’est pas la bonne solution, plaide le patron de Constellium : « Cela va obliger toute la profession à augmenter les prix, et risque d’inciter les producteurs chinois bloqués aux Etats-Unis à déverser leur production en Europe. » Sans compter de possibles mesures de rétorsion européennes qui seraient « contre-productives ». 
A ses yeux, « une autre solution est possible » : celle d’un accord négocié au niveau du G20 et de l’Organisation mondiale du commerce. Tous les grands pays producteurs se retrouveraient autour de la table, en vue de réduire les surcapacités chinoises et de rétablir des règles du jeu équitables. Utopie ? « Il y a eu un précédent, en 1994, lorsque l’effondrement de l’Union soviétique a provoqué un afflux d’aluminium russe en Europe et aux Etats-Unis, rappelle M. Germain. Un accord gelant 10 % de la production mondiale avait été signé entre les principaux pays, et ce fut un succès. Pourquoi ne pas recommencer ? » Pas sûr que M. Trump saisisse la perche.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Le photographe Tommy Trenchard rend compte de la journée de scrutin à Kono, dans l’est du pays, et à Freetown, la capitale.
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Sierra Leone : a voté !
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Sierra Leone : a voté !

LE MONDE |

08.03.2018 à 12h30

Les Sierra-Léonais se sont déplacés en nombre, mercredi 7 mars, pour les élections présidentielle, législatives et communales. Le vote s’est généralement déroulé dans le calme, mais deux personnes ont été arrêtées à la suite d’une altercation entre partisans du Congrès de tout le peuple (APC, au pouvoir) et du Parti du peuple de Sierra Leone (SLPP, opposition) à Freetown. Un autre parti, la Grande Coalition nationale (NGC), a dénoncé des « tentatives de votes multiples » et des « bulletins de vote manquants » à Port Loko et Tonkolili, fiefs de l’APC.
Chargement en cours…




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            data-slide-description="Dans un bureau de vote à Kono, dans l’est de la Sierra Leone, mercredi 7 mars 2018, jour d’élections générales dans ce petit pays anglophone d’Afrique de l’Ouest."
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            data-slide-description="Une agente électorale à Kono. Quelque 3,1 millions de Sierra-Léonais étaient appelés aux urnes."
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            data-slide-description="Des électeurs font la queue devant un bureau de vote à Kono, le 7 mars."
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            data-slide-description="Ils devaient choisir non seulement leur président, mais aussi les membres du Parlement et leurs maires."
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            data-slide-description="Seize candidats se disputaient l’élection présidentielle."
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            data-slide-description="Le président sortant, Ernest Bai Koroma, élu pour la première fois en 2007, ne se représentait pas."
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            data-slide-description="Dans un bureau de vote à Kono, le 7 mars."
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            data-slide-description="Les quelque 2 700 bureaux de vote ont ouvert de 7 heures à 18 heures."
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            data-slide-description="De premiers résultats partiels sont attendus vendredi 9 mars."
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            data-slide-description="Une fillette attend devant un bureau de vote à Kono, le 7 mars."
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            data-slide-description="A Freetown, la capitale, des partisans de Julius Maada Bio affrontent la police après qu’elle a tenté de perquisitionner le domicile de leur candidat, le 7 mars."
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            data-slide-description="Selon un porte-parole du du Parti du peuple de Sierra Leone (SLPP, opposition), il s’agit d’« un acte d’intimidation » visant a nuire à la régularité du scrutin."
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            data-slide-description="Après une intervention de l’ancien président ghanéen John Dramani Mahama, la police a été autorisée à entrer dans la résidence de Julius Maada Bio, à Freetown."
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            data-slide-description="Les policiers ont examiné plusieurs ordinateurs portables et sont sortis de la résidence de Julius Maada Bio vers 20 heures."
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            data-slide-description="Julius Maada Bio est un vétéran de la guerre civile (1991-2002) et l’ancien chef de l’éphémère junte de 1996 qui rendit le pouvoir aux civils."
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            data-slide-description="Il s’était déjà présenté, sans succès, à l’élection présidentielle de 2012."
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            data-slide-description="Un partisan du SLPP blessé après des heurts avec la police, le 7 mars, à Freetown."
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Dans un bureau de vote à Kono, dans l’est de la Sierra Leone, mercredi 7 mars 2018, jour d’élections générales dans ce petit pays anglophone d’Afrique de l’Ouest.



TOMMY TRENCHARD POUR LE MONDE



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\r\n\r\n\r\n\r\n   \r\n      \r\n         1 \/ 17\r\n         \r\n            \r\nDans un bureau de vote \u00e0 Kono, dans l\u2019est de la Sierra Leone, mercredi 7\u00a0mars 2018, jour d\u2019\u00e9lections g\u00e9n\u00e9rales dans ce petit pays anglophone d\u2019Afrique de l\u2019Ouest.\r\nCr\u00e9dits : TOMMY TRENCHARD POUR LE MONDE\r\n                \r\n                  facebook\r\n                  twitter\r\n                  google +\r\n                  linkedin\r\n                  pinterest\r\n               \r\n            \r\n\r\n         \r\n      \r\n   \r\n\r\n","titre":null,"legende":"Dans un bureau de vote \u00e0 Kono, dans l\u2019est de la Sierra Leone, mercredi 7\u00a0mars 2018, jour d\u2019\u00e9lections g\u00e9n\u00e9rales dans ce petit pays anglophone d\u2019Afrique de l\u2019Ouest.","source":"TOMMY TRENCHARD POUR LE MONDE","index":0,"position":1,"total_count":17,"item_lie":null,"link":"\/afrique\/portfolio\/2018\/03\/08\/sierra-leone-a-vote_5267658_3212.html","isCurrent":true,"img":{"id":5267639,"masque":6,"lazyload":"false","width":996,"height_fullscreen":4000,"width_fullscreen":6000,"ratio":1.5,"height":664}},
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Les Sierra-Léonais se sont déplacés en nombre, mercredi 7 mars, pour les élections présidentielle, législatives et communales. Le vote s’est généralement déroulé dans le calme, mais deux personnes ont été arrêtées à la suite d’une altercation entre partisans du Congrès de tout le peuple (APC, au pouvoir) et du Parti du peuple de Sierra Leone (SLPP, opposition) à Freetown. Un autre parti, la Grande Coalition nationale (NGC), a dénoncé des « tentatives de votes multiples » et des « bulletins de vote manquants » à Port Loko et Tonkolili, fiefs de l’APC.'
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Carolyn Fairbairn, la patronne des patrons britanniques, estime qu’il est temps que Bruxelles négocie le Brexit de bonne foi.
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Brexit : le patronat britannique demande à l’Europe de tendre la main

Carolyn Fairbairn, la patronne des patrons britanniques, estime qu’il est temps que Bruxelles négocie le Brexit de bonne foi.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 12h27
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Rarement le patronat britannique aura été autant en porte-à-faux avec un gouvernement, particulièrement conservateur. Depuis que les électeurs du Royaume-Uni ont voté en faveur du Brexit, Carolyn Fairbairn, la directrice générale de la Confederation of British Industry (CBI), bataille pour faire entendre la voix des entreprises dans un débat miné, et rester le plus proche possible du marché européen.
Toutefois, selon la dirigeante de la principale organisation patronale du pays, le gouvernement britannique est enfin en train de devenir « réaliste, pragmatique ». A l’entendre, le discours dans lequel Theresa May a précisé sa vision du Brexit, vendredi 2 mars, change la donne. La première ministre britannique a, pour la première fois, averti les partisans de la sortie de l’Union européenne (UE) qu’il y aurait des concessions à faire et elle a énuméré certains secteurs dans lesquels elle souhaite conserver les normes européennes et rester dans les agences européennes qui les gèrent (aviation, médicaments, chimie).
« Une base de négociation juste et solide »
Dans ce contexte, Mme Fairbairn ne cache pas un certain agacement face à l’attitude de Bruxelles, qu’elle juge trop rigide. « Il est temps que l’Union européenne ait une approche ouverte et discute l’offre de négociation présentée par la première ministre, a-t-elle estimé dans un entretien à un groupe de journaux européens, dont Le Monde. On espère que la position [de Mme May] sera traitée sérieusement, avec respect, sans les petites phrases qu’on a entendues par le passé. Bien sûr, tout ne sera pas universellement populaire et accepté, mais il s’agit d’une base de négociation juste et solide. »

Mme Fairbairn cherche bien entendu à défendre les intérêts des entreprises britanniques. Mais trouver un accord bénéficierait aussi à ceux de la communauté d’affaires européenne, insiste-t-elle....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Amr Al-Garhy, le ministre des finances, explique les réformes engagées par le président Abdel Fattah Al-Sissi, candidat à sa propre succession lors de l’élection du 26 mars.
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Entretien

« L’Egypte est un marché bien trop grand pour que l’économie soit dominée par l’Etat »

Amr Al-Garhy, le ministre des finances, explique les réformes engagées par le président Abdel Fattah Al-Sissi, candidat à sa propre succession lors de l’élection du 26 mars.

Hélène Sallon
    



LE MONDE
              datetime="2018-03-08T12:12:33+01:00"

        Le 08.03.2018 à 12h12

     •
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          datetime="2018-03-08T17:25:27+01:00"

        Mis à jour le 08.03.2018 à 17h25






                        

Crédits : Mohamed Abd El Ghany / REUTERS


                    

En Egypte, l’élection présidentielle du 26 mars s’annonce comme une formalité pour le chef de l’Etat sortant, Abdel Fattah Al-Sissi, qui dirige le pays d’une main de fer depuis sept ans et brigue un nouveau mandat. Tous ses concurrents se sont retirés de la campagne électorale en condamnant des agissements visant à lui assurer une victoire facile, quatre ans après avoir remporté 96,9 % des voix.

Mercredi 7 mars, le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al-Hussein, a déclaré qu’il y avait un « climat généralisé d’intimidation » en Egypte, avec de multiples arrestations et la censure des médias indépendants. « La loi empêche les candidats et leurs partisans d’organiser des rassemblements, a-t-il noté dans un rapport annuel auprès du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, à Genève. Les médias indépendants ont été réduits au silence, avec plus de 400 médias et sites d’ONG entièrement bloqués. »
Sur le plan économique, M. Al-Sissi a entrepris une série de réformes économiques destinées à sortir l’Egypte d’un modèle d’Etat-providence hérité de l’époque nassérienne, devenu intenable avec la crise qui secoue le pays depuis la révolution de 2011. A la manœuvre, Amr Al-Garhy, qui a été nommé ministre des finances en mars 2016, après une carrière débutée en 1981 dans le secteur bancaire et financier. Entretien.

Quelle est la vision qui sous-tend le programme de réformes ?
Amr Al-Garhy De nombreux problèmes n’ont pas été gérés correctement par les gouvernements précédents. Certains secteurs étaient sous une trop forte pression du fait du niveau des subventions étatiques et de structures inefficaces. Nous étions arrivés à un point où le déficit commercial et comptable affectait réellement l’économie, après les événements de 2011 et, surtout, après le crash de l’avion russe en octobre 2015 [dans le Sinaï]. Il était impératif que...



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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Avocate de la neutralité du Net, la présidente de Mozilla multiplie les initiatives afin de contrer la décision de la Commission fédérale des communications aux Etats-Unis.
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Mitchell Baker : « La question est de savoir quel Internet nous voulons »

Avocate de la neutralité du Net, la présidente de Mozilla multiplie les initiatives afin de contrer la décision de la Commission fédérale des communications aux Etats-Unis.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 12h00
    |

            Vincent Fagot








                        



                                


                            

Présidente de Mozilla, l’entreprise qui développe le navigateur Firefox, Mitchell Baker dirige également la Fondation Mozilla qui défend « la santé d’Internet ». Son combat du moment : la neutralité du Net aux Etats-Unis.
Pourquoi Mozilla se mobilise-t-elle pour défendre la neutralité du Net ?
L’idée derrière la neutralité du Net, c’est que tous les contenus sont égaux sur le réseau et vous pouvez décider quels contenus vous voulez voir. Avec la nouvelle réglementation établie par la Federal Communications Commission (FCC), l’autorité des télécommunications américaine, votre fournisseur d’accès à Internet (FAI) peut décider que des sites qui n’accepteraient pas de payer pour utiliser leurs services seront difficiles à trouver, voire plus du tout disponibles. C’est le même modèle que celui des télévisions par câble aux Etats-Unis : le contenu est éparpillé entre différents acteurs, et si vous voulez avoir accès à tout le contenu, vous devez vous abonner à chacun d’eux. Basculer dans ce système, c’est sûrement plus rentable pour les FAI, mais très préjudiciable pour les citoyens. Et puis ça empêche des nouveaux acteurs numériques, qui n’ont pas l’assise financière pour le faire, d’émerger. Voulu ou non, cela renforce la position des gros acteurs.

Que pouvez-vous faire contre cela ?
D’abord mener la charge contre la FCC et sa décision d’abroger la neutralité du Net. C’est pour ça que nous avons déposé une plainte afin d’obtenir une annulation par la justice de cette décision. Et puis agir auprès des Etats. Il y en a déjà plusieurs qui ont pris des initiatives contre cette mesure [dont celui de Washington qui a signé une loi en ce sens le 5 mars]. Aujourd’hui, une majorité d’Américains défendent la neutralité du Net. Cette décision n’est pas populaire dans le pays.

Vous défendez l’idée d’un Internet plus sain. Que voulez-vous...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Le seul modèle qui reste à proposer au Royaume-Uni est un accord de libre-échange, a résumé mercredi le président du Conseil européen Donald Tusk.
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Brexit : l’Union européenne défend ses positions

Le seul modèle qui reste à proposer au Royaume-Uni est un accord de libre-échange, a résumé mercredi le président du Conseil européen Donald Tusk.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 11h49
 • Mis à jour le
08.03.2018 à 13h06
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Difficile de faire plus clair. La « future relation » entre l’Union européenne (UE) et le Royaume-Uni après le Brexit ? Depuis le Luxembourg, il n’a pas fallu plus de cinq minutes à Donald Tusk, le président du Conseil européen, pour mettre les points sur les « i ».
« Dans son discours [vendredi 2 mars], la première ministre, Theresa May, a confirmé que le Royaume-Uni quitterait le marché unique, l’union douanière, et s’affranchirait des décisions de la Cour de justice de l’Union. Dans ce cas, le seul modèle qui nous reste [à proposer] est un accord de libre-échange », a martelé l’ancien premier ministre polonais, mercredi 7 mars.
« Il s’agira du premier traité de libre-échange qui distend des liens économiques », a noté Donald Tusk.
Et M. Tusk d’enfoncer le clou : ce futur traité sera, il l’espère, « ambitieux et avancé », mais « l’essence même » du Brexit, c’est que « nous allons nous éloigner. En fait, il s’agira du premier traité de libre-échange de l’histoire qui distend des liens économiques au lieu de les consolider. Notre accord (…) rendra le commerce entre nous plus compliqué et coûteux qu’aujourd’hui, pour nous tous ».
Ni droits de douane ni quotas
Le président du Conseil européen ne prononçait pas des paroles en l’air : il résumait un document de six pages envoyé le matin même par son institution aux capitales de l’UE (hors Londres évidemment). Sans valeur juridique, certes, mais déjà très formel, car il trace les « lignes de négociation » des Européens dans le cadre des discussions à venir sur la « relation future ».

Ce texte explicite ce qu’ils sont prêts à accepter et ce qu’ils refuseront assurément. Les 27 Etats doivent encore l’adopter dans les jours qui viennent, mais cette étape ne devrait pas poser trop de difficultés. Ils ont déjà été consultés et jusqu’à présent, ils ont réussi à parler d’une seule voix face à Londres.
Seule...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Montée de l’autoritarisme politique, retour de la course aux armements nucléaires et esquisse d’une guerre commerciale. Dans sa chronique, Alain Frachon, éditorialiste au « Monde », revient sur trois journées récentes à Pékin, Moscou et Washington.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
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« Trois jours dans le monde multipolaire d’aujourd’hui »

Montée de l’autoritarisme politique, retour de la course aux armements nucléaires et esquisse d’une guerre commerciale. Dans sa chronique, Alain Frachon, éditorialiste au « Monde », revient sur trois journées récentes à Pékin, Moscou et Washington.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 11h40
 • Mis à jour le
08.03.2018 à 16h04
    |

            Alain Frachon








                        



                                


                            
Chronique. A quoi ressemble le monde multipolaire d’aujourd’hui ? Il n’est jamais facile d’attraper le souffle de l’air du temps. L’exercice est aussi périlleux qu’ambitieux. Modestement, prenons les trois dernières manifestations des super grands de l’époque – Pékin, Moscou, Washington. Chacune a sa singularité, certes, mais, mises bout à bout, elles confirment trois tendances majeures : la montée de l’autoritarisme politique, le retour de la course aux armements nucléaires et l’esquisse d’une guerre commerciale.
La promotion de l’autocratie fait partie de la bataille idéologique à mener dans le monde d’aujourd’hui, dit l’un des quotidiens du Parti communiste chinois
Pékin, lundi 26 février. Les autorités annoncent une prochaine réforme de la Constitution pour permettre au chef de l’Etat de rester en poste à vie. Depuis les années 1980, la règle était de limiter l’exercice de la présidence à deux mandats. La mémoire des dérives de l’époque Mao était encore vive. Il fallait se prémunir contre les risques du pouvoir personnel et assurer une relève régulière de la direction politique.
Retour en arrière : le pouvoir de Xi Jinping sur le Parti communiste chinois (PCC) est tel que le président, déjà pourvu de tous les leviers de commande, a pu exiger « sa » réforme. S’il le veut, Xi Jinping, qui commence un deuxième mandat de cinq ans, peut rester président à vie.
Dans un régime de parti unique, la limitation dans le temps de l’exercice de la présidence faisait de la Chine une exception. Elle avait trouvé le moyen de remédier au point le plus faible des autocraties : passer sans drame d’un chef à l’autre – ni putsch ni guerre civile. Ce fut d’ailleurs le cas lors de la transition entre Jiang Zemin et Hu Jintao, les prédécesseurs de Xi Jinping. L’abolition de la règle des deux mandats ressemble fort à une dérive vers un régime de plus en plus autocratique.

Mais comme l’autocratie est un bon système de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Depuis l’arrivée d’Alpha Condé au pouvoir en 2010, l’opposition dénombre 90 personnes tuées par les forces de l’ordre lors de diverses manifestations.
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Compte rendu

En Guinée, des milliers d’« Amazones » exigent la fin des violences policières meurtrières

Depuis l’arrivée d’Alpha Condé au pouvoir en 2010, l’opposition dénombre 90 personnes tuées par les forces de l’ordre lors de diverses manifestations.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 08.03.2018 à 11h28

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        Mis à jour le 08.03.2018 à 12h01






    
Des manifestants dénoncent les résutats des élections locales, le 6 février 2018, à Conakry.
Crédits : CELLOU BINANI / AFP


Plusieurs milliers de femmes en blanc, qui se font appeler les « Amazones », ont marché, mercredi 7 mars, dans les rues de Conakry pour dénoncer les violences policières meurtrières lors de manifestations politiques en Guinée sous la présidence d’Alpha Condé. Répondant à l’appel des femmes de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), le principal parti d’opposition, les manifestantes ont défilé pendant plusieurs heures dans la banlieue, sur le principal axe de la capitale.
Vêtues de blanc, couleur du deuil en Guinée, elles arboraient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : « Trop de morts, l’Etat dort encore » ou « Alpha rime avec crime », en référence au président Condé, élu en 2010 et réélu en 2015. « Mon fils est le 90e jeune tué par les forces de l’ordre depuis que M. Alpha Condé est au pouvoir, j’espère qu’il sera la dernière victime », a déclaré devant la foule la mère de Boubacar Sidy Diallo, un jeune homme de 32 ans tué à Conakry en marge d’une manifestation le 26 février.

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La mère de Zakaria Diallo, le premier opposant à Alpha Condé à être tombé, à 28 ans, lors d’une manifestation le 4 avril 2011, a également « exprimé [sa] douleur ». « Il y a sept ans que mon fils a été tué par balles, qu’on ne m’a jamais dit la vérité, que je n’ai pas eu le moindre réconfort des autorités guinéennes, pourtant responsables de l’assassinat de mon fils », a-t-elle déclaré. En l’absence de décompte officiel, un correspondant de l’AFP a évalué à environ 5 000 le nombre de participantes, qui évoquaient pour leur part le chiffre de 10 000 manifestantes.
Des grèves intersectorielles
La Guinée est agitée depuis près d’un mois par des manifestations qui ont fait une douzaine de morts, ce qui porte à 90 le nombre de tués par les forces de l’ordre depuis 2010, selon un décompte de l’opposition. Ces manifestations sont notamment liées aux élections locales du 4 février, remportées par le parti d’Alpha Condé, selon des résultats officiels, contestés par l’UFDG.
« Pendant que les contestations relatives aux résultats prennent une fois de plus une tournure violente, les populations attendent que cette consultation électorale arrive à son terme avec l’élection des maires et la désignation des chefs de quartier », a déploré mercredi dans un communiqué le porte-parole du gouvernement, Damantang Albert Camara. A ces contestations politiques s’ajoutent un conflit dans l’enseignement relancé début février et des grèves intersectorielles déclenchées fin février par un puissant syndicat.

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A travers Conakry, à la fois en banlieue et dans le quartier administratif de Kaloum, près du palais présidentiel, des centaines de femmes ont poursuivi la manifestation pour réclamer la fin de la grève dans l’enseignement, selon des témoins et un correspondant de l’AFP. « Nous voulons que nos enfants aillent à l’école, nous exigeons une solution maintenant entre le gouvernement et les syndicalistes », lançait avec force une mère de famille.
Les organisations de défense des droits humains dénoncent régulièrement le lourd bilan de victimes lors des manifestations politiques ou sociales en Guinée. « Jusqu’à présent, aucune des investigations menées dans le cadre des violences commises au cours de manifestations n’a conduit à un procès », avaient déploré en mars 2017 plusieurs de ces organisations, dont la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH).


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Sergueï Skripal, ancien espion russe recruté par les services secrets britanniques, et sa fille Youlia ont été victimes d’une attaque par une substance chimique qui agit sur le système nerveux.
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L’ex-espion russe a été victime d’une attaque par un agent innervant, selon la police britannique

Sergueï Skripal, ancien espion russe recruté par les services secrets britanniques, et sa fille Youlia ont été victimes d’une attaque par une substance chimique qui agit sur le système nerveux.



Le Monde
 |    08.03.2018 à 11h18
 • Mis à jour le
08.03.2018 à 11h55
   





                        



   


La police britannique tentait, jeudi 8 mars, de déterminer l’origine de l’agent innervant utilisé pour essayer de tuer l’ex-agent double russe Sergueï Skripal et sa fille, une attaque qui attise les tensions entre Londres et Moscou.
Sergueï Skripal, 66 ans, et sa fille Youlia, 33 ans, ont été victimes d’une « tentative de meurtre par l’administration d’un agent innervant » qui a pu être identifié, avait déclaré mercredi le chef de la police anti-terroriste, Mark Rowley. Cela « va aider à identifier la source » de la substance toxique, a-t-il ajouté, refusant toutefois de dévoiler sa nature. « Notre rôle est désormais d’établir qui est derrière tout ça et pourquoi ils ont commis cet acte », a-t-il dit.
M. Skripal et sa fille avaient été retrouvés dimanche inconscients et sans blessure visible, sur un banc d’un centre commercial à Salisbury (sud de l’Angleterre), où réside l’ex-officier des services de renseignement militaire russes. Ils sont depuis hospitalisés dans un état critique. « Ils ont été visés spécifiquement », a souligné M. Rowley, précisant que l’affaire était traitée comme « un incident majeur ».
Un officier de police, « l’un des premiers à arriver sur les lieux de l’incident, est aussi dans un état grave à l’hôpital », a-t-il précisé.

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Sergueï Skripal, ex-agent double russe condamné en 2006
Un agent innervant est une substance chimique qui agit sur le système nerveux. Ces agents pénètrent l’organisme par inhalation ou à travers la peau pour l’agent VX. Les symptômes incluent des brûlures aux yeux, des douleurs, de la toux et des difficultés à respirer et peuvent rapidement évoluer vers un évanouissement ou des convulsions, voire la mort.
« Nous ne pensons pas qu’il y ait le moindre risque pour la population », a ajouté le chef de l’antiterrorisme, appelant tout témoin à se manifester.
Sergueï Skripal avait connu une longue carrière au sein du GRU, les services de renseignements de l’armée russe, jusqu’à en devenir colonel. Sa position privilégiée avait attiré l’attention des services de renseignements britanniques, qui l’avaient recruté à partir de 1995, selon ses déclarations à la justice russe.
A partir de cette date, et jusqu’à son arrestation, en 2004, il avait fourni l’identité de plusieurs dizaines d’agents secrets russes opérant en Europe, des informations concernant les unités militaires russes ainsi que leur état de préparation au combat. En échange, il aurait reçu 100 000 dollars, perçus par un compte bancaire en Espagne.
Lors de son procès, M. Skripal avait reconnu sa culpabilité. Il avait été condamné en août 2006 à treize ans de camp et son titre de colonel lui avait été retiré. En 2010, il avait fait l’objet d’un échange d’espions entre Moscou d’une part, Londres et Washington d’autre part, et s’était installé en Angleterre.
Londres envisage un boycottage de la Coupe du monde de football
Sur le plan diplomatique, l’affaire Skripal a provoqué des remous entre Londres et Moscou. Bien que la police antiterroriste ait affirmé étudier toutes les pistes, le ministre des affaires étrangères, Boris Johnson, a accusé Moscou dès mardi.
Devant les députés, il a estimé que cette affaire faisait écho à l’empoisonnement au polonium-210 d’Alexandre Litvinenko, un ancien agent des services secrets russes, à Londres en 2006. Une enquête britannique avait mis en cause la responsabilité de Moscou.
« Si l’enquête démontre la responsabilité d’un Etat, le gouvernement répondra de façon appropriée et ferme », a prévenu M. Johnson devant les députés, avant de qualifier la Russie de « force néfaste et perturbatrice dans bien des aspects ».
La première ministre britannique, Theresa May, a déclaré que son gouvernement pourrait considérer un éventuel boycottage diplomatique de la prochaine Coupe du monde de football qui aura lieu en juillet 2018 en Russie.
« Cette histoire a dès le début commencé à être utilisée pour doper la campagne antirusse dans les médias », a dénoncé de son côté la porte-parole du ministère russe des affaires étrangères, Maria Zakharova. « Cette histoire va finir comme d’habitude : d’abord, des accusations sans fondement, puis ils garderont leurs secrets et ni les journalistes, ni la population, ni les politiques ne sauront ce qui s’est réellement passé », a-t-elle affirmé.

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