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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ Les arguments mis en avant par les centres d’étude et de conservation des œufs et du sperme sont fallacieux, juge le professeur Stéphane Viville, du CHU de Strasbourg, dans une tribune au « Monde ». Il est temps qu’ils abandonnent leur discours idéologique et qu’ils modifient leur vision datée de la famille.
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Don de gamètes : « Il est temps de lever l’anonymat »

Les arguments mis en avant par les centres d’étude et de conservation des œufs et du sperme sont fallacieux, juge le professeur Stéphane Viville, du CHU de Strasbourg, dans une tribune au « Monde ». Il est temps qu’ils abandonnent leur discours idéologique et qu’ils modifient leur vision datée de la famille.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 15h28
    |

Stéphane Viville (Professeur à la faculté de médecine de Strasbourg)







                        



   


Tribune. Dans son dernier avis sur l’assistance médicale à la procréation (AMP), le Comité consultatif national d’éthique se montre, une fois de plus, très timoré : il préconise essentiellement d’ouvrir l’accès à l’AMP aux femmes célibataires ou en couple homosexuel, mais n’aborde malheureusement pas la problématique de l’anonymat du don de gamètes, alors même que ces femmes auront recours à cette pratique. En effet, l’anonymat fait l’objet de polémiques depuis de longues années.
L’insémination artificielle avec donneur fut introduite en tant que pratique médicale dans les années 1930 en Angleterre. C’est la très forte opposition de l’Eglise anglicane à cette pratique, l’assimilant à un adultère, qui a incité le corps médical à imposer l’anonymat du don de gamètes, instaurant ainsi une forme de clandestinité à cette activité. Le don de gamètes s’est mis en place en France à partir des années 1970, sous l’impulsion du professeur Georges David. Elle est assurée par vingt-trois centres d’étude et de conservation des œufs et du sperme (Cecos).
Eviter toute discussion éthique
Afin de ne pas avancer d’arguments à connotation religieuse, omniprésents à l’époque, mais peu avouables en cette période post-Mai 68, le don de gamètes a été présenté comme un don de sang. Se référer à une pratique clinique permettait ainsi d’éviter toute discussion éthique. Or, cet amalgame est peu justifié tant la finalité du don d’organes et celle du don de gamètes diffèrent : l’un soigne, l’autre engendre une vie nouvelle, une part d’humanité.
Depuis, la situation a évolué, et nombre de pays pratiquent ce don avec la possibilité, pour la personne le souhaitant, d’obtenir des renseignements sur le donneur. Cette évolution est liée à un changement radical de la perception du don de gamètes, mais aussi à l’avènement du droit à connaître ses origines. Le Royaume-Uni a levé l’anonymat en 2005, autorisant la divulgation d’informations identifiantes sur le donneur aux personnes majeures concernées.

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                « La découverte de l’identité d’un donneur de gamètes risque d’engendrer des situations explosives »



La France reste très pusillanime sur le sujet. Dans les faits, il ne s’agit pas de faire des dons nominatifs, mais d’offrir la possibilité aux personnes conçues par don de gamètes d’avoir accès à l’identité du donneur. Il n’est nullement question, par ailleurs, d’envisager une rétroactivité de la loi : les donneurs anonymes le resteront.
Depuis bientôt cinquante ans, les Cecos n’ont pas évolué et campent sur leurs positions. Ils restent violemment opposés à la possibilité de levée de l’anonymat. Or, il est temps d’accepter la possibilité d’une double filiation : génétique/biologique et intentionnelle. La transmission génétique est une réalité, la transmission culturelle, sociale et affective une autre. Pour ce faire, une vraie rupture conceptuelle de la notion de famille est nécessaire afin de dépasser celle du XIXe siècle.
Une prétendue pénurie de donneurs
La faiblesse des arguments contre la levée de l’anonymat est étonnante. En particulier, il est avancé qu’aucune étude de l’impact psychologique de cette levée sur les personnes nées après don de gamètes n’a été réalisée. Et qui mieux que les Cecos pouvaient conduire de tels travaux ? De même, ils auraient dû, a contrario, et à l’instar des Britanniques, mener des études sur l’impact psychologique de l’anonymat du don de gamètes.
Un deuxième argument est celui de la prétendue pénurie de donneurs que la levée de l’anonymat engendrerait, alors même qu’il y a déjà un manque criant de dons. Cette justification est balayée par l’expérience anglaise : en dix ans de pratique de levée de l’anonymat, les dons ont doublé. Cet argument est donc un mythe ! Il est inconcevable que les responsables des Cecos l’ignorent.

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                Anonymat du don de gamètes : « Il faut prendre en considération la construction psychique de l’enfant »



Est-ce bien surprenant ? Avec la levée de l’anonymat, le statut du donneur change, il passe d’une clandestinité honteuse à une reconnaissance de son altruisme. L’anonymat génère un sentiment de transgression, il revient à réaliser un acte inavouable, lié, plus ou moins consciemment, à l’adultère. Sa levée place au contraire le donneur dans une situation valorisante, il n’est plus le fournisseur d’un produit illicite. Il acquiert une identité, son acte est reconnu. Il devient une personne. Il est donc temps d’abolir certaines considérations morales assimilant la pratique de l’AMP, et en particulier avec tiers donneurs, à une transgression.
L’importance de s’inscrire dans une filiation, de connaître ses origines, est souvent remise en question par certains responsables de Cecos, qui avancent le peu de demandes qu’ils reçoivent. Est-ce étonnant dans un système où les parents ne sont pas, contrairement à l’Angleterre, incités à révéler à leurs enfants leur mode d’engendrement et où les personnes conçues par don, et qui en sont informées, savent que la levée de l’anonymat est interdite et passible de sévères condamnations en cas de violation ?
Attachement ancestral à la filiation
On est en droit de s’interroger sur les fondements de ce besoin de connaître ses origines et sa filiation, mais non sur l’importance de ce besoin. Il est facile de le nier, alors même que le négateur connaît ses propres origines. Nous pourrions multiplier les exemples qui soulignent l’attachement ancestral de l’homme à sa filiation. Tous les domaines de l’art traitent du sujet, citons ne serait-ce que le mythe d’Œdipe.
L’engouement que rencontrent les sociétés qui proposent des tests génétiques directement disponibles au consommateur illustre aussi ce besoin d’inscription dans une filiation. Ces analyses d’ADN permettent de la retracer et d’identifier des parents plus au moins proches. Ils peuvent ainsi servir de tests de paternité ou de maternité, permettre l’identification de demi-frères ou demi-sœurs, de cousins. De ce fait, l’anonymat des donneurs de gamètes ne saurait être garanti.

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                Don de gamètes : « Les enfants ne régleront pas tous leurs problèmes en rencontrant leur géniteur »



S’il en était encore besoin, force est de constater que cela rend intenable le positionnement des Cecos. En effet, ces tests génétiques ont déjà permis à plusieurs personnes conçues par don de gamètes de découvrir l’identité du donneur. En attendant la levée de l’anonymat du don de gamètes, qu’ils ne pourront éternellement éviter, il est important que les Cecos informent les donneurs et les receveurs de gamètes que l’anonymat n’est plus assuré à 100 %. En effet, si l’entourage du donneur et la personne conçue font ce type de test, il y a une probabilité que non seulement le mode de conception soit révélé, mais aussi l’identité du donneur.
Il est temps pour les Cecos d’abandonner leur discours idéologique, de modifier leur vision datée de la famille et d’accepter la levée possible de l’anonymat des donneurs de gamètes, cela avant que la technologie ne la leur impose.
Stéphane Viville est praticien hospitalier au CHU de Strasbourg, responsable de l’unité fonctionnelle « génétique de l’infertilité », fondateur du Centre de diagnostic pré-implantatoire, ancien chef de service du laboratoire de fécondation in vitro du CHU de Strasbourg.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ Des chercheurs marseillais ont observé comment le pigment persistait indéfiniment alors que les cellules de la peau mouraient. Ce qui pourrait servir à faciliter la suppression des tatouages.
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Le secret de l’éternité des tatouages découvert

Des chercheurs marseillais ont observé comment le pigment persistait indéfiniment alors que les cellules de la peau mouraient. Ce qui pourrait servir à faciliter la suppression des tatouages.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 20h57
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 16h54
    |

            Paul Benkimoun








                        



   


Pourquoi les tatouages sont-ils si durables alors que les cellules présentes dans le derme qui absorbent le pigment meurent beaucoup plus rapidement ? Des chercheurs de l’Inserm, du CNRS et d’Aix-Marseille université regroupés au sein du centre d’immunologie de Marseille-Luminy ont élucidé cette énigme, ouvrant la voie à une solution plus efficace pour les effacer. Les travaux de cette équipe dirigée par Sandrine Henri et Bernard Malissen ont été publiés, mardi 6 mars, dans le Journal of Experimental Medicine.
Jusqu’à récemment, l’idée prévalait que le tatouage teintait les fibroblastes, cellules constituant le derme (la couche intermédiaire des trois que comprend la peau). Puis, il est apparu que les cellules du derme où se concentre l’encre sont en fait les macrophages, des cellules appartenant au système immunitaire dont « le rôle est de capter tous les objets étrangers ayant pénétré dans le corps », comme l’explique Sandrine Henri. Mais, ni les fibroblastes ni les macrophages ne persistent durant toute la vie d’un individu. « Un macrophage dure de l’ordre d’une vingtaine de jours », précise Sandrine Henri. Ils sont sans cesse renouvelés au cours de l’existence.
Les chercheurs marseillais qui étudiaient ces macrophages du derme chez des souris à peau noire avaient remarqué que le pigment qui donne cette couleur à leur peau, la mélanine, était réabsorbé par les macrophages lorsque les cellules qui le produisent meurent. Ils ont alors eu l’idée de vérifier s’il en allait de même avec l’encre des tatouages.
Des queues de souris tatouées
Pour ce faire, ils ont travaillé avec un modèle de souris génétiquement modifiées de façon à pouvoir détruire les macrophages présents dans leur derme. Les scientifiques ont mis au point un anticorps capable de reconnaître et de se lier spécifiquement aux macrophages, et lui ont accolé une toxine destinée à les détruire. Quelques semaines après la destruction des macrophages, ces cellules étaient remplacées par de nouveaux macrophages produits à partir de cellules précurseuses de la moelle osseuse.
Dans un premier temps, les chercheurs ont tatoué la queue des souris et ont constaté que seuls les macrophages du derme captaient le pigment. Puis, ils ont détruit ces cellules et ont observé que le tatouage ne se modifiait pas pour autant. « Les particules de pigment sont trop grosses pour se disperser facilement et restent sur place avant d’être captées par les nouveaux macrophages », détaille Sandrine Henri.

   


C’est donc une sorte de cycle qui se déroule dans le derme avec des cellules qui absorbent le pigment et meurent ensuite en le transmettant à de nouvelles cellules environnantes, et ainsi de suite. Un phénomène confirmé par le fait que lorsque de la peau tatouée d’une souris est greffée sur une autre souris non tatouée, six semaines plus tard, la plupart des macrophages contenant du pigment ont bien été produits par la souris receveuse et non par celle sur laquelle le greffon avait été prélevé.

   


Pour Bernard Malissen et Sandrine Henri, leurs constatations devrait servir à améliorer les traitements actuels de suppression des tatouages. En effet, ceux-ci font appel à des lasers sophistiqués pour détruire les cellules où se trouve le pigment. Cela nécessite des séances répétées pour détruire les cellules et fragmenter le pigment, et entraîne des dommages cutanés collatéraux. « Notre idée est de combiner notre technique d’anticorps spécifique combiné à une toxine pour détruire les macrophages avec le laser. Nous avons développé un anticorps pour la souris et nous allons travailler sur l’équivalent humain afin de collaborer avec des dermatologues sur de la peau humaine. La destruction très localisée des macrophages éviterait la recapture du pigment fragmenté et faciliterait son évacuation par les vaisseaux lymphatiques », explique Sandrine Henri. Un espoir pour les personnes qu’embarrassent leurs vieux tatouages.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ Septième volet de la collection Archéologie du « Monde » et de « National Geographic », Persépolis dont la reconstitution numérique permet de mettre en lumière ses nombreux points communs avec Babylone.
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Quand Persépolis copiait Babylone

Septième volet de la collection Archéologie du « Monde » et de « National Geographic », Persépolis dont la reconstitution numérique permet de mettre en lumière ses nombreux points communs avec Babylone.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 14h00
    |

            Florence Evin








                        



                                


                            

Collection Archéologie. A Persépolis en Iran, comme à ­Angkor au Cambodge ou à Pétra en Jordanie, les archéologues traquent les vestiges urbains après avoir privilégié le monumental et sa sauvegarde. La construction de la capitale perse du grand roi achéménide Darius Ier, adossée au flanc du Kuh-e Rahmat (la « montagne de la Miséricorde »), face à une plaine sans fin, commença autour de 515 av. J.-C. et se prolongea deux siècles durant, jusqu’à l’incendie que les troupes d’Alexandre le Grand auraient allumé en 330 av. J.-C., qui ravagea la cité.
La démesure de la ville royale était à l’égal de l’empire de Darius, qui embrassait trois continents, de l’Indus à la mer Egée, du Caucase à la Nubie. Une terrasse artificielle monumentale – 450 mètres sur 300 mètres –, surélevée de 15 mètres, portait les palais et espaces administratifs, dont la Salle des cent colonnes, les magasins du Trésor et les casernes. Le long des escaliers accédant à la grande salle d’audience de l’Apadana court une frise de bas-reliefs toujours visible. celle-ci représente l’interminable procession des sujets de l’empire, en file indienne par satrapies – les provinces assujetties –, portant au souverain les tributs qui lui étaient dus. Scènes de propagande célébrant la puissance du roi.
A visiter l’été prochain
A l’université de Téhéran, la traduction des milliers de tablettes d’argile crue, en écriture cunéiforme majoritairement élamite, trouvées sur place, se poursuit. Des jardins urbains étaient aménagés pour le campement royal lorsque le souverain séjournait à Persépolis avec sa suite de dix mille personnes. Retrouver les quartiers habités par les ouvriers, les artisans, les paysans, comme les résidences des dignitaires, tel est l’objet du projet irano-italien « Du palais à la ville », lancé en 2008. A 3,5 km à l’ouest de la terrasse, depuis 2011, la fouille est dirigée par Alireza Askari Chaverdi, codirecteur du Centre iranien pour la recherche...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ La Venice Time Machine reconstitue l’évolution de Venise sur mille ans. Le projet pourrait s’étendre à d’autres cités historiques.
<filname="PROF-env_sciences-4"> ¤                     
                                                   
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Les villes d’Europe prêtes à remonter le temps

La Venice Time Machine reconstitue l’évolution de Venise sur mille ans. Le projet pourrait s’étendre à d’autres cités historiques.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 14h00
    |

                            Fabien Goubet (Le Temps)








                        



                                


                            

Numérique. C’est une machine à remonter le temps qui garde un œil tourné vers le passé et un autre vers le futur. Vers le passé parce qu’il s’agit de la nature même de la ­Venice Time Machine (VTM), vaste projet lancé en 2012 visant à reconstruire, à partir de millions de documents historiques, une Venise numérique qu’il sera un jour possible d’explorer, géographiquement et temporellement, sur une période de mille ans. « Un Google Maps et un Facebook du passé » de la cité italienne, comme aime à la qualifier Frédéric Kaplan, directeur du Laboratoire d’humanités digitales à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et maître artisan de ce programme scientifique en collaboration avec l’université Ca’Foscari de Venise.
Mais la machine au strabisme temporel lorgne aussi vers l’avenir. Un avenir aux couleurs de l’Europe, puisque le projet est candidat pour devenir un nouveau FET Flagship (en français « Initiative-phare des technologies futures et émergentes »), un de ces ­superprojets scientifiques financés à hauteur de 1 milliard d’euros sur dix ans par l’Union européenne (UE) et les pays participants. Le Human Brain Project (HBP, qui vise à simuler sur ordinateur le fonctionnement du cerveau) et l’initiative Graphene (ayant pour objectif de développer des applications autour de ce nouveau matériau) sont des FET Flagships depuis 2013. L’UE souhaite sélectionner un ou deux nouveaux projets en 2020.
La candidature a été déposée le 20 février, annonce Frédéric ­Kaplan : « La VTM en est à une période charnière. Le projet va changer d’échelle et former un réseau européen. » Dans une tribune publiée notamment par le quotidien suisse Le Temps en 2016, le spécialiste appelait à construire la première Time Machine européenne. « Les progrès de la robotique et de l’intelligence artificielle permettent d’envisager une infrastructure à l’échelle du continent pour numériser, analyser, reconstituer notre patrimoine...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ L’administration rapide d’un vaccin de façon ciblée endigue la maladie.
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La stratégie qui touche le choléra au cœur

L’administration rapide d’un vaccin de façon ciblée endigue la maladie.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 14h00
    |

                            Benoît Crépin








                        



                                


                            

Epidémiologie. La septième pandémie de choléra, infection intestinale aiguë dont on estime qu’elle cause, en moyenne, environ 95 000 décès par an, dure depuis 1961. Pour réduire la mortalité de 90 % d’ici à 2030, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) préconise notamment un meilleur traitement de l’eau potable, une amélioration de l’hygiène ou encore l’administration de vaccins anticholériques oraux. Des mesures appliquées à grande échelle, mais aussi parfois de façon plus localisée par les autorités de santé des 69 pays où la maladie est endémique.
Les stratégies massives se heurtent en effet à deux obstacles : d’abord leur coût, ensuite le temps nécessaire à leur mise en œuvre. Des actions beaucoup plus ciblées semblent tout indiquées, mais aucune évaluation de leur efficacité n’existait jusqu’à présent. Un manque que viennent de pallier les travaux de modélisation mathématique d’une équipe de chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), publiés le 27 février dans la revue PLOS Medicine.
Deux modes d’action
A l’aide des données issues de l’épidémie survenue en 2011 au Tchad, ces chercheurs du Laboratoire d’écohydrologie de l’EPFL ont créé un modèle inédit, fondé non seulement sur la courbe épidémique de la maladie mais aussi sur la répartition spatio-temporelle de ses foyers. « Ce modèle à très haute résolution prend en compte la structure spatiale d’une épidémie urbaine. Nos autres modèles ont toujours été appliqués à l’échelle d’un pays, avec ses subdivisions administratives comme unités spatiales », explique Flavio Finger, chercheur en modélisation épidémiologique et auteur principal de l’étude, conduite en étroite collaboration avec Andrew Azman, épidémiologiste en maladies infectieuses à l’université Johns-Hopkins de Baltimore (Etats-Unis). Ce dernier est également membre du Groupe spécial mondial de lutte contre le choléra, un réseau de spécialistes géré par l’OMS.
Les résultats...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ Etat des lieux et perspectives d’une technique qui est aussi une science, l’informatique.
<filname="PROF-env_sciences-6"> ¤                     
                                                   
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Pour comprendre l’informatisation du monde

Etat des lieux et perspectives d’une technique qui est aussi une science, l’informatique.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 16h42
    |

            David Larousserie








                        



                                


                            

Livre. « Un bug n’est pas une panne de la machine ou du logiciel, c’est une panne de ceux qui ont écrit le logiciel. » Voici l’une des leçons favorites de l’informaticien Gérard Berry, académicien des sciences notamment, que l’on trouve dès les premières pages de son livre, véritable plaidoyer pro domo pour sa discipline. Son but est de montrer qu’au-delà des modes, l’informatique est autant une technique qu’une science. Elle possède même son propre schéma mental, la pensée algorithmique, différent de celui des sciences naturelles : l’informatique « construit » une sorte de « nature synthétique ».
Pour convaincre de cette hyperpuissance, Gérard Berry construit un livre assez fourre-tout pas toujours limpide. La première partie est un panorama, qui n’échappe pas aux défauts d’un catalogue un peu rébarbatif, destiné à montrer l’omniprésence de l’informatique dans les communications, Internet, les objets connectés, la médecine… L’ironie et le ton personnel de l’auteur aident tout de même à digérer les informations.
D’autres chapitres sont plus fouillés et techniques, tel celui consacré aux fameux bugs, avec une quantité d’histoires incroyables et malheureusement vraies. Ou comment quelques lettres dans un programme peuvent tout changer, causer des accidents, et même des morts. Un autre chapitre, remarquable de précision, nous plonge dans tous les algorithmes qui peuplent les appareils photo numériques pour aider à la prise de vue en corrigeant les expositions, les couleurs, les aberrations, les tremblements…
Vulgarisation insuffisante
L’ensemble se termine un peu comme il avait commencé, par des pages plus personnelles sur les perspectives de la discipline et surtout sa place dans la société. On y retrouve une autre marotte de Gérard Berry (en plus des bugs et de la sécurité) : l’enseignement de l’informatique. Même s’il y a mis tout son poids et a obtenu des progrès, avec notamment des options au lycée, il reconnaît...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ Le chercheur Christophe Boëte explique, dans une tribune au « Monde », qu’il est urgent qu’une expertise indépendante contrecarre les stratégies de communication des biotechs, qui entendent mettre en application des outils génétiques de contrôle ou d’éradication de certaines espèces.
<filname="PROF-env_sciences-7"> ¤                     
                                                   
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Lobbying industriel sur le « forçage génétique »

Le chercheur Christophe Boëte explique, dans une tribune au « Monde », qu’il est urgent qu’une expertise indépendante contrecarre les stratégies de communication des biotechs, qui entendent mettre en application des outils génétiques de contrôle ou d’éradication de certaines espèces.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 17h02
    |

Christophe Boëte (Chargé de recherche à l’Institut de recherche pour le développement à l’Institut des sciences de l’évolution de Montpellier, unit...







                        



                                


                            

Tribune. « Rapide », « puissant », « prometteur », « disruptif ». Tels sont les qualificatifs souvent attribués au gene drive, ou « forçage génétique », une technique qui vise à favoriser l’héritage d’un gène particulier. Avouons-le, cette innovation a quelque chose du couteau suisse biotechnologique version 2.0.
Qu’il s’agisse de protéger des récoltes agricoles contre des ravageurs, de supprimer des espèces invasives, d’éradiquer des moustiques vecteurs de maladies infectieuses ou encore de les empêcher de les transmettre, ses applications potentielles semblent constituer un arsenal à bien des maux pour lesquels les remèdes nous manquent.
Revers de la médaille, la maîtrise toute relative des aspects moléculaires et l’efficacité envisagée de la méthode vont de pair avec de grandes incertitudes et un manque de contrôle évident du système, une fois passé un éventuel lâcher dans les populations naturelles.
Controverse
Si les aspects biologiques de cette technologie suscitent la controverse, jusqu’à des demandes de moratoire, les questions éthiques, sociales et légales de son utilisation restent entières. elles conduisent aussi à des débats sur la communication et l’engagement du public. Plusieurs réunions ont d’ailleurs déjà été mises en place par deux organisations états-uniennes, l’ILSI (International Life Sciences Institute) et la FNIH (Foundation for the ­National Institutes of Health), et le ­Nepad (Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique) en Afrique sub-saharienne, avec une attention toute particulière portée à la lutte contre les maladies transmises par les moustiques.
S’il semble louable que les nouvelles technologies soient présentées et discutées là où elles sont susceptibles d’être testées, voire déployées, l’implication de l’ILSI dans l’organisation de ces ateliers sur le forçage génétique peut être questionnable, voire problématique, si l’on se réfère à ses financements et à son...




                        

                        


<article-nb="2018/03/07/19-8">
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<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ Cette semaine, Marc Gozlan vous invite à découvrir un billet de blog très différent de ceux que qu’il vous propose habituellement car Il comporte des vidéos amusantes, drôles, hilarantes, ayant pour thème la recherche biomédicale.
<filname="PROF-env_sciences-8"> ¤ 
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<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ Martinique, Guyane et Guadeloupe sont aussi touchées par la maladie, possiblement mortelle. Pourtant, le vaccin du laboratoire Sanofi n’y est pas autorisé.
<filname="PROF-env_sciences-9"> ¤                     
                                                   
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Pourquoi la France refuse le vaccin contre la dengue pour ses territoires d’outre-mer

Martinique, Guyane et Guadeloupe sont aussi touchées par la maladie, possiblement mortelle. Pourtant, le vaccin du laboratoire Sanofi n’y est pas autorisé.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 12h01
    |

                            Lise Barnéoud et 
Chloé Hecketsweiler








                        



                                


                            

« Si la France, pays fabricant du Dengvaxia, n’en veut pas pour sa propre population, c’est bien qu’il y a un problème avec ce vaccin et que Sanofi nous prend pour ses cobayes ! » L’accusation revient en boucle dans les médias et sur les réseaux sociaux philippins. De fait, certains départements et régions d’outre-mer français (Martinique, Guyane et Guadeloupe) connaissent une prévalence de la dengue aussi élevée qu’aux Philippines. D’où cette légitime question : pourquoi ne pas y vacciner les populations ? Première réponse : parce que le Dengvaxia n’a toujours pas d’autorisation de mise sur le marché (AMM) en Europe, la demande n’ayant été déposée qu’en avril 2016. Une stratégie assumée par Sanofi : « C’était important avant toute chose de rendre ce vaccin disponible dans les pays qui souffrent le plus de la maladie. Nous avons donc décidé de nous concentrer en premier lieu sur l’Asie et l’Amérique latine », indique Thomas Triomphe, vice-président de la région Asie-Pacifique chez Sanofi Pasteur.

Cette stratégie de demande d’autorisation pays par pays, en se passant des deux grandes agences de régulation que sont l’Agence européenne du médicament (EMA) et la Food and Drug Administration (FDA), est inédite dans l’histoire du médicament. « Cela accélère la disponibilité du vaccin là où il y en a besoin. Mais il faut reconnaître que les agences de régulation de ces pays ont moins l’habitude d’analyser des dossiers aussi complexes et ont moins accès à des experts très qualifiés », analyse ­Joachim Hombach, du Groupe stratégique consultatif d’experts sur la vaccination de l’OMS, rappelant que des réunions d’information ont été organisées en 2015 pour épauler les autorités de santé de ces pays.
En cours d’évaluation depuis deux ans…
Aujourd’hui, le dossier semble coincer à l’EMA : alors qu’il faut en général 277 jours pour obtenir une autorisation, le Dengvaxia est toujours en cours d’évaluation près de 700 jours...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ Avec l’exemple du Dengvaxia, du laboratoire Sanofi, un véritable problème d’éthique est posé.
<filname="PROF-env_sciences-10"> ¤                     
                                                   
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Vaccin contre la dengue : faut-il privilégier le bénéfice collectif ?

Avec l’exemple du Dengvaxia, du laboratoire Sanofi, un véritable problème d’éthique est posé.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 11h59
    |

                            Lise Barnéoud et 
Chloé Hecketsweiler








                        



                                


                            


A travers le cas du vaccin Dengvaxia, une question éthique brûlante se pose : peut-on accepter, au nom d’un bénéfice collectif, qu’une innovation nuise à certains individus ? En 2016, l’OMS jugeait « acceptable » cette vaccination dès lors que le pourcentage de la population déjà infectée par la dengue dépassait 50 %, tout en notant qu’« il est possible que la vaccination soit inefficace, ou même, en théorie, qu’elle augmente le risque futur d’hospitalisations ou de dengue sévère chez les personnes séronégatives au moment de la première vaccination, quel que soit leur âge. Si c’est le cas, il pourrait y avoir, même dans des contextes de forte transmission, un risque accru pour les personnes séronégatives, en dépit d’un recul de la dengue au niveau de la population ».
Le positionnement de l’OMS a divisé les scientifiques. Certains ont soutenu cette recommandation pour son bénéfice collectif, arguant qu’une vaccination massive dans les régions de forte prévalence permettrait de diminuer de 10 % à 30 % les cas symptomatiques de dengue et d’hospitalisations. « Du point de vue de la santé publique, [ce vaccin] devrait être considéré comme un moyen de contrôler un problème grandissant dans les pays affectés », affirmaient plusieurs chercheurs, en décembre 2016, dans The Journal of Infectious Diseases.
Au contraire, d’autres spécialistes ont immédiatement critiqué ce feu vert de l’OMS, mettant en avant les risques pour les personnes non encore infectées. « Il est inacceptable qu’un médicament fasse du mal, même à une petite partie de la population, même s’il existe un impact collectif positif », estime pour sa part Scott Halstead, infectiologue américain. Il critique la défense actuelle de Sanofi qui consiste à dire que, pour un cas de dengue sévère lié à la vaccination des personnes séronégatives, 10 cas sont évités chez les personnes séropositives vaccinées. « C’est un argument irresponsable »,...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ L’élimination – volontaire – de tous les rats d’un atoll du Pacifique a conduit à la disparition inattendue du moustique-tigre.
<filname="PROF-env_sciences-11"> ¤                     
                                                   
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Le moustique-tigre éradiqué par accident

L’élimination – volontaire – de tous les rats d’un atoll du Pacifique a conduit à la disparition inattendue du moustique-tigre.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 09h45
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 09h52
    |

            Pierre Barthélémy








                        



                                


                            
Zoologie. Au beau milieu de nulle part. L’expression est parfaite pour décrire l’atoll Palmyra, un assemblage d’îlots entourant un lagon au centre de l’océan Pacifique. Il connut son heure de gloire au cours de la seconde guerre mondiale comme base aéronavale pour 2 400 soldats américains. Après le conflit, la base fut démantelée et l’atoll finit par devenir une réserve naturelle, seulement habitée par ses locataires naturels, les oiseaux marins, et quelques espèces invasives : les humains – une poignée de chercheurs – et ceux qui avaient fait le voyage avec eux au fil des décennies, à savoir les rats et les moustiques.
Deux sortes d’insectes piqueurs s’étaient installées, Culex quinquefasciatus et Aedes albopictus, plus gros, plus agressif et plus connu sous son nom commun de moustique-tigre. Si les femelles de ces deux espèces ont absolument besoin de sang frais pour mener à terme la ponte de leurs œufs, elles ne s’approvisionnent pas aux mêmes sources : C. quinquefasciatus a une prédilection pour les oiseaux tandis qu’A. albopictus préfère les rats – mais aucune ne dédaigne les humains.
Incapable de s’adapter
En juin 2011, face au pullulement des rongeurs, dont la population, sur cet atoll de quelques kilomètres carrés, avoisinait les 40 000 individus menaçant la survie des oiseaux du cru, on procéda à leur élimination totale. Après que la mort-aux-rats eut fait son œuvre, on pouvait s’attendre à ce que, privé de ses cibles favorites, le moustique-tigre vînt jouer les vampires auprès des humains ou des oiseaux. Or, comme le raconte une étude américaine publiée le 28 février par Biology Letters, les Homo sapiens présents sur l’atoll Palmyra, s’ils se faisaient encore piquer le soir par les Culex, n’avaient plus besoin d’antimoustique le jour, aux heures où le moustique-tigre attaque. Etait-il mort avec les rats ?
Pour le savoir, les auteurs de l’étude ont mené plusieurs...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ Depuis trente ans, inlassablement, l’astrophysicienne braque son viseur sur Beta Pictoris, un astre qui lui permet de valider ses théories et de tester les instruments d’observation qu’elle concourt à mettre au point.
<filname="PROF-env_sciences-12"> ¤                     
                                                   
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La bonne étoile d’Anne-Marie Lagrange

Depuis trente ans, inlassablement, l’astrophysicienne braque son viseur sur Beta Pictoris, un astre qui lui permet de valider ses théories et de tester les instruments d’observation qu’elle concourt à mettre au point.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 09h43
    |

                            Vahé Ter Minassian








                        



                                


                            

Elle a une étoile pour obsession. Un astre de la constellation du Peintre qui lui sert aussi bien à valider ses théories qu’à tester ses instruments. Anne-Marie Lagrange a fait de Beta Pictoris une référence. Spécialiste des exoplanètes à l’Institut de planétologie et d’astrophysique de Grenoble, elle consacre une partie de ses activités à l’étude de cette étoile désormais au cœur d’un jeune système solaire visible dans le ciel austral. Elle y revient systématiquement, depuis plus de trente ans, pour des comparaisons et des investigations, après chaque découverte majeure ou chaque progrès significatif dans les techniques d’observation. A 56 ans, l’astrophysicienne participe, cette année encore, à un réseau international qui braquera une armée de télescopes dans la direction de Beta Pictoris. Avec un ­espoir : assister au passage d’un corps céleste dix fois plus massif que Jupiter devant ou à proximité de son disque !
Celle qui fut maintes fois décorée et récompensée pour ses travaux dans le domaine de l’imagerie des planètes extrasolaires, dont elle fut l’une des premières à tirer le portrait, est décrite par ses confrères comme une femme « tenace » et « imaginative ». Pierre Léna, chercheur associé à l’Observatoire de Paris, évoque une personne « attachante » qui a su, par son « acharnement au travail » et par sa « capacité à rassembler », mener à bien une « brillante » carrière scientifique. « Et cela, sans jamais s’écarter de sa problématique de départ. »
Née en région Rhône-Alpes, Anne-Marie ­Lagrange passe ses premières années dans le quartier populaire de La Duchère à Lyon, avant que sa famille déménage dans le hameau de ses grands-parents agriculteurs à Ceyzérieu, une commune de l’Ain. C’est là que se déroule le reste de son enfance. L’école pallie le manque de distraction dans ces campagnes. La bonne élève occupe ses soirées à résoudre d’« amusants » exercices de...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-13"> ¤ La qualité d’une revue ne se mesure pas seulement à ses reprises d’articles récents. La preuve : plus une publication est ancienne, plus elle est citée.
<filname="PROF-env_sciences-13"> ¤                     
                                                   
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Mathématiques éternelles

La qualité d’une revue ne se mesure pas seulement à ses reprises d’articles récents. La preuve : plus une publication est ancienne, plus elle est citée.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 16h45
    |

                            Etienne Ghys (Mathématicien, directeur de recherche au CNRS à l'Ecole normale supérieure de Lyon)








                        



                                


                            

Carte blanche. Un article publié dans la lettre d’information de la Société mathématique européenne vient de démontrer, si c’était encore nécessaire, que les ­mathématiques sont éternelles. Bien sûr, on le savait déjà puisqu’un théorème, une fois démontré, reste vrai pour l’éternité. Le théorème de Pythagore a été établi il y a plus de deux mille ans et personne ne le remettra ­jamais en question. La situation est différente dans les autres sciences qui ne progressent pas de la même façon. Les physiciens ont dû se débarrasser de l’éther qui remplissait l’espace jusqu’à la fin du XIXe siècle. Quant aux biologistes, ils ont abandonné la théorie vitaliste il y a bien longtemps.
Les théorèmes du passé sont-ils oubliés par les chercheurs contemporains ? Pour le savoir, Adam Bannister et Olaf Teschke ont étudié les immenses bases de données dont on dispose aujourd’hui, soit des millions de publications mathématiques. Ils ont observé la manière dont les mathématiciens y font référence à leurs prédécesseurs. Tout d’abord, ils ont constaté qu’au fil des années les chercheurs citent des articles de plus en plus vieux, passant d’une moyenne de 5 ans d’ancienneté au début du XXe siècle à 17 ans aujourd’hui. La même évolution se produit également dans les autres sciences mais à un rythme moins soutenu.
En revanche, un phénomène plus surprenant semble caractéristique des mathématiques. En moyenne, tout se passe comme si les articles dans ce domaine avaient une ­espérance de vie infinie. Prenez par exemple un texte publié il y a un demi-siècle et observez le nombre de fois où il a été cité, année par année, depuis sa publication. Eh bien, ce nombre ne cesse d’augmenter.
Ainsi, un ­article est beaucoup plus cité cinquante ans après sa publication qu’après vingt-cinq ans : les mathématiciens n’oublient pas leurs anciens. Bien entendu, il ne s’agit que d’une moyenne et beaucoup de résultats sans intérêt tombent (heureusement)...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ A Paris, le Muséum national d’histoire naturelle reconstitue pour la première fois un squelette d’« Edmontosaurus annectens » avant de l’exposer au public, en juin.
<filname="PROF-env_sciences-14"> ¤                     
                                                   
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Un dinosaure renaît de ses os

A Paris, le Muséum national d’histoire naturelle reconstitue pour la première fois un squelette d’« Edmontosaurus annectens » avant de l’exposer au public, en juin.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 06h38
    |

                            Vahé Ter Minassian








                        



                                


                            

Il dormait dans la collection de paléontologie du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) depuis plus d’un siècle. Le squelette d’Edmontosaurus annectens, animal de la famille des hadrosaures ou dinosaures à bec de canard, gît maintenant dans une salle de la galerie de géologie et de minéralogie du Jardin des plantes, à Paris. Dispersé, mais provisoirement. Le temps de passer sous les doigts experts d’Hélène Bourget, la restauratrice du MNHN chargée de le renforcer à l’aide d’une colle à base d’acétone et de le débarrasser des traces de gangue, de mastic et de plâtre. Une étape essentielle avant que débutent, dans les semaines à venir, son « remontage » et son « soclage » par une entreprise spécialisée, sous la surveillance du paléontologue Ronan Allain.
Même dans cet état, le spécimen de 10 mètres de long est impressionnant. Ici, l’extrémité d’un de ses énormes fémurs s’échappe d’une caisse posée à même le sol. Là, les 87 vertèbres de son appendice caudal s’étalent, alignées, sur toute la surface d’un grand établi. Plus loin, sur une étagère, son crâne, encore emballé dans sa protection en résine, côtoie des petites boîtes remplies de dents et de tendons. Partout, dans cette partie de la pièce, des ossements. De la tête et de la queue. De la cage thoracique et du dos. Du bassin et du cou. Des pattes antérieures et postérieures.
Vieux de 67 millions d’années
La raison de cet étalage anatomique ? Une exposition du Muséum. A partir du 6 juin, la nef du bâtiment accueillera, mâchoire ouverte et comme prêt à bondir sur le visiteur pour le dévorer tout cru, le dénommé « Trix », un spectaculaire et très rare squelette de Tyrannosaurus rex en excellent état de conservation et complet à plus de 75 %. Mis au jour en 2013 dans le Montana (Etats-Unis), ce spécimen vieux de 67 millions d’années effectue une tournée en Europe, pendant que le musée néerlandais qui en a la propriété subit des travaux.

Or Trix ne sera pas...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ Le laboratoire français est-il allé trop vite ? Après le décès de plusieurs enfants aux Philippines, l’industriel a dû interrompre brutalement sa campagne contre cette maladie tropicale.
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Article sélectionné dans La Matinale du 05/03/2018
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Vaccination contre la dengue : le fiasco de Sanofi

Le laboratoire français est-il allé trop vite ? Après le décès de plusieurs enfants aux Philippines, l’industriel a dû interrompre brutalement sa campagne contre cette maladie tropicale.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 12h02
    |

                            Lise Barnéoud et 
Chloé Hecketsweiler








                        



                                


                            

« Les enfants philippins ne sont pas des cobayes ». Les pancartes brandies par les parents d’enfants vaccinés contre la dengue ont fait le tour du monde en décembre 2017. Quelques semaines plus tôt, l’industriel pharmaceutique français Sanofi avait révélé que son vaccin, Dengvaxia, lancé fin 2015, présentait un risque pour les personnes n’ayant jamais contracté cette maladie tropicale – transmise par des moustiques et provoquant un syndrome de type grippal parfois sévère – avant d’être vaccinées. La campagne est arrêtée. Pour la population, cette révélation est un choc : 830 000 écoliers ont reçu une ou plusieurs injections dans le cadre d’un programme de vaccination publique lancé en mars 2016. Les Philippines devaient être le premier pays au monde à bénéficier d’une vaccination de masse contre la dengue. Il est aujourd’hui au cœur d’une polémique. Avec une question centrale : ­Sanofi a-t-il minimisé les risques et commercialisé son vaccin dans plusieurs Etats malgré de nombreuses incertitudes quant à son innocuité et ses conséquences à long terme ?
Tous les ingrédients d’un succès étaient pourtant réunis. En 2008, Sanofi acquiert pour 332 millions d’euros une petite biotech anglo-américaine, Acambis, qui a mis au point un vaccin prometteur contre la dengue. Créé à partir du virus de la fièvre jaune génétiquement modifié pour exprimer certaines protéines de la dengue, il se distingue des vaccins testés jusque-là sans succès, y compris par Sanofi. Le laboratoire français imagine alors avoir mis la main sur le Graal : un vaccin permettant d’éviter plus de 3 millions de cas de dengue sévère et environ 10 000 décès par an sur 100 millions de cas symptomatiques. Qui ferait économiser plus de 7,2 milliards d’euros annuels à des pays en développement. Et qui pourrait rapporter plus de 1 milliard d’euros par an au laboratoire.
Le seul test possible se fait sur l’homme
Avec la technologie d’Acambis, Sanofi ambitionne de protéger simultanément...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-16"> ¤ « Raison Présente« , la revue de l’Union rationaliste, a publié dans son dernier numéro un volumineux dossier sur «la culture de l’ignorance».
<filname="PROF-env_sciences-16"> ¤ 
<article-nb="2018/03/07/19-17">
<filnamedate="20180307"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180307"><AAMMJJHH="2018030719">
<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ Deux études récentes révèlent un nouveau mode de développement des cancers. Il s’agit d’épigénétique, des mutations qui, au lieu d’affecter la séquence de l’ADN, touchent des marques chimiques qui régulent l’activité de nos gènes.
<filname="PROF-env_sciences-17"> ¤                     
                                                   
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Un nouveau mécanisme pour expliquer le cancer du sein ?

Deux études récentes révèlent un nouveau mode de développement des cancers. Il s’agit d’épigénétique, des mutations qui, au lieu d’affecter la séquence de l’ADN, touchent des marques chimiques qui régulent l’activité de nos gènes.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 15h42
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                            Florence Rosier








                        



                                


                            

D’où vient la prédisposition au risque de cancer du sein, dans les familles atteintes ? « De 5 % à 10 % des cancers du sein sont héréditaires », estime l’Institut national du cancer (INCa). Une partie de ces cancers familiaux est aujourd’hui expliquée par des mutations génétiques, dont les plus connues affectent deux gènes nommés BRCA1 et BRCA2. Ainsi, de 40 % à 85 % des femmes porteuses d’une telle mutation développeront la maladie avant l’âge de 70 ans, contre 10 % dans la population générale. Bien que minoritaires, ces formes héréditaires concernent de très nombreuses femmes en France, où l’on enregistre 54 000 nouveaux cas de cancer du sein par an.
Le fait qu’une mutation dans un gène BRCA ne soit trouvée que chez 10 % à 20 % des femmes dans ces familles à risque amène les généticiens à s’interroger. « Le défi est de découvrir les autres anomalies du génome expliquant ces histoires familiales », relève le docteur Olivier Caron, responsable du service d’oncogénétique à l’Institut Gustave-Roussy (Villejuif, Val-de-Marne). En particulier, quelle est la place, dans la transmission héréditaire de ces cancers, des « épimutations », ces changements d’activité des gènes qui sont transmis sans qu’aucune modification n’apparaisse dans la séquence de l’ADN ? Une nouvelle étude, publiée le 28 février par Nature Communications, suggère que certaines épimutations sont associées aux cancers du sein.
Un potentiel énorme pour le diagnostic
Ici s’imposent quelques explications sur l’épigénétique, qui chahute les lois de l’hérédité classique. Ce mode de transmission fascine : il n’est plus seulement fondé sur la sacro-sainte séquence de l’ADN. Avec l’épigénétique, ce sont des « marques chimiques » qui jalonnent notre génome en des sites précis et qui « allument » ou « éteignent » nos gènes. Dans notre corps, elles sont transmises d’une génération de cellules à l’autre. C’est grâce à elles que les cellules de notre cerveau...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-18"> ¤ Le cerveau des sportifs, soumis à des chocs de plus en plus violents, risque des affections graves. Les scientifiques s’en alarment.
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Les commotions cérébrales, une épidémie de moins en moins silencieuse

Le cerveau des sportifs, soumis à des chocs de plus en plus violents, risque des affections graves. Les scientifiques s’en alarment.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 10h46
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            Pascale Santi








                        



   


Dix mille pas et plus. L’ex-vedette canadienne du hockey féminin, Hayley Wickenheiser, a récemment déclaré qu’elle donnera son cerveau à la science. Après avoir raccroché ses patins – elle a représenté le Canada cinq fois aux Jeux olympiques d’hiver et y a remporté quatre médailles d’or –, elle s’implique fortement dans la prévention des commotions cérébrales. C’est qu’elle a assisté au déclin de son ami, le hockeyeur canadien Steve Montador, mort en 2015 à l’âge de 36 ans. Lui aussi a légué son cerveau à la science. L’analyse de celui-ci a révélé une encéphalite chronique, affection rare due aux nombreux chocs à la tête que le joueur avait subis. Les sports d’hiver sont à haut risque pour le cerveau, particulièrement les sports rapides et ceux impliquant de nombreux contacts physiques, comme le hockey sur glace.
D’autres disciplines sont concernées par le problème, comme le football américain et le rugby. En janvier, lors de son premier match de Top 14, l’ailier clermontois de 18 ans Samuel Ezeala a été rudement sonné. Victime d’un choc à la tête, il est resté inconscient pendant de longues secondes. Les soigneurs ont dressé des draps blancs autour de lui pour masquer l’intervention des services médicaux.
Si ce sujet est de plus en plus médiatisé, il n’est pas simple de dénombrer ces commotions cérébrales, ou traumatismes crâniens, les modes de calcul étant différents selon les études. En France, le ministère des sports va démarrer un état des lieux sur la question pour les sports collectifs, ceux de combat et ceux dits à haute cinétique (ski, vélo, équitation…), ce qui représente 6 millions de licenciés.
L’enjeu est d’importance. Car « si la majorité des commotions cérébrales sont bénignes, elles sont souvent cachées. Et s’il existe des règles dans les tournois professionnels, les problèmes restent généralement masqués pour les matchs amateurs », note Philippe Decq, chef du service de neurochirurgie de l’hôpital Beaujon, à Clichy (Hauts-de-Seine), qui travaille – à titre bénévole – pour la Fédération française de rugby. La plupart du temps, voulant rester sur la pelouse, les joueurs eux-mêmes minimisent le choc. Exactement ce qu’il ne faut pas faire, avertissent les médecins. Philippe Decq insiste : « Lorsqu’un joueur est groggy, nauséeux, a des vertiges, il doit sortir du terrain. Et le risque est d’autant plus grand que le joueur est jeune. »
Pas trop de têtes pour les footballeurs
Les dangers sont réels. D’abord, un sportif commotionné voit ses performances physiques diminuées. Il encourt alors d’autres blessures, notamment à la tête, ce qui peut engendrer un traumatisme cérébral grave. On parle du « syndrome du deuxième impact », explique Philippe Decq. Ensuite, même si le lien de causalité n’est pas établi, les études mentionnent des conséquences sur l’humeur, des troubles cognitifs, etc. Pour limiter ces effets, quelques mesures ont déjà été prises. Dans le football, il est désormais recommandé de ne pas répéter les têtes lors des entraînements. Au rugby, un joueur peut sortir du terrain pour subir une série de tests neurologiques afin d’évaluer ses capacités à revenir en jeu. Mais la prise de conscience reste lente.
Pour le neuropsychologue canadien Dave Ellemberg, le constat est pourtant clair : « Nous savons aujourd’hui avec certitude qu’une commotion cérébrale n’est pas une blessure mineure », écrit-il dans le livre d’un collectif qu’il a dirigé, Tenir tête à la commotion cérébrale, qui vient de sortir (Les Editions de l’Homme, 144 p., 16,90 €). Un ouvrage dans lequel il donne des conseils et décrit de façon didactique ce qu’il appelle une « épidémie silencieuse ».



                            


                        

                        


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Compte rendu

Afrique du Sud : une usine alimentaire à l’origine de l’épidémie de listériose

Une usine alimentaire dans le nord-est du pays est à l’origine de la pire épidémie de listériose jamais enregistrée dans le monde. Depuis janvier 2017, 180 personnes sont mortes.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-03-04T15:38:08+01:00"

        Le 04.03.2018 à 15h38





Les autorités de l’Afrique du Sud, qui connaît depuis plus d’un an la pire épidémie de listériose jamais enregistrée dans le monde, ont annoncé dimanche 4 mars avoir enfin identifié la source de cette contamination, qui a fait 180 morts depuis janvier 2017. Depuis cette date, près de 950 cas ont été déclarés, a précisé l’Institut national des maladies contagieuses.

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« Nous pouvons confirmer que la source de cette épidémie est une usine alimentaire, appartenant à la compagnie Enterprise établie à Polokwane », dans le nord-est du pays, a annoncé le ministre de la santé, Aaron Motsoaledi, dans un communiqué. Tous les produits sortis de cette usine vont être rappelés, et « nous conseillons au public d’éviter tous les produits cuisinés contenant de la viande », a-t-il ajouté. Enterprise n’était pas joignable dans l’immédiat pour commenter cette information.
La listériose, causée par des bactéries présentes dans le sol, l’eau, la végétation et les excréments d’animaux, peut contaminer la nourriture, notamment la viande, les produits laitiers et les produits de la mer. La maladie a une période d’incubation de trois semaines, ce qui rend difficile de déterminer son origine.
La plupart des cas, touchant principalement des enfants, étaient survenus dans la province de Gauteng, qui comprend Johannesburg et Pretoria, d’autres cas ayant été signalés dans les provinces du Cap occidental et du Natal.

