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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ L’Union syndicale des magistrats, majoritaire dans la profession, déplore des « inepties », et le Syndicat de la magistrature dénonce des « contre-vérités ».
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Prisons : les syndicats de magistrats « consternés » par les annonces de Macron

L’Union syndicale des magistrats, majoritaire dans la profession, déplore des « inepties », et le Syndicat de la magistrature dénonce des « contre-vérités ».



Le Monde
 |    07.03.2018 à 18h20
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 18h32
   





                        


Les syndicats de magistrats ont vivement critiqué, mercredi 7 mars, la réforme du système des peines de prison annoncée par Emmanuel Macron. Le syndicat majoritaire, l’Union syndicale des magistrats (USM), se dit « consterné » par les déclarations du président de la République, et déplore des « inepties ». Il critique « une méconnaissance inquiétante des dispositions actuellement applicables en matière de prononcé et d’exécution des peines » et « un profond mépris pour le travail » des professionnels.

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                Réforme pénitentiaire : « L’interdiction des peines inférieures à un mois de prison aura un effet marginal sur la population carcérale »



« Non, les aménagements de peine ne sont pas automatiques » pour les condamnations inférieures à un an, écrit le syndicat dans un communiqué. « 10 000 détenus purgent actuellement des peines de moins d’un an », précise l’USM.
Emmanuel Macron a annoncé mardi que « l’aménagement systématique des peines » serait transformé. « Pour les peines inférieures à un an, nous mettrons un terme à l’automaticité », a-t-il dit. Actuellement, tout primo-délinquant condamné à une peine inférieure ou égale à deux ans a la possibilité de demander un aménagement de cette peine.
« Cela augmentera encore le travail du juge »
« Non, les peines alternatives ou aménagées ne pourront pas être systématiquement prononcées à l’audience », affirme l’USM. « Cela augmentera encore le travail du juge alors que les audiences se terminent souvent entre 22 heures et minuit. On ne peut pas prendre quinze minutes de plus par dossier », a expliqué Céline Parisot, secrétaire générale de l’USM.
Le président de la République a annoncé le recrutement de 1 500 conseillers d’insertion et de probation, mais ces nouveaux postes sont évoqués depuis 2014, selon le syndicat.
L’USM déplore « le renoncement » d’Emmanuel Macron « à sa promesse de construire 15 000 places de prison ». Seulement 7 000 places seront construites pendant le quinquennat, a reconnu le président. « Il y a des objectifs louables, comme réduire la surpopulation carcérale et élargir les peines en milieu ouvert, mais sans effectifs suffisants, cela restera de la communication », ajoute Céline Parisot.
Le Syndicat de la magistrature (SM, de sensibilité de gauche) dénonce, lui, des « mesures gadgets », et estime que M. Macron « ne fait que reprendre à son compte une rengaine sécuritaire ». « Il surfe sur le faux scandale des peines inexécutées », selon le syndicat : « Il produit de la confusion, des contre-vérités. »

        Lire aussi :
         

                Prisons : une nécessaire réforme




Les Républicains déplorent une « politique du renoncement »
Les Républicains ont critiqué mardi 6 mars la réforme des prisons annoncée par le président de la République. « Dans la continuité de son ancienne collègue au gouvernement Christiane Taubira, qui avait fait du laxisme son dogme, Emmanuel Macron répond clairement à la surpopulation carcérale par un allègement des sanctions », écrit la porte-parole des Républicains, Laurence Sailliet, dans un communiqué. « Alors que le premier rôle de l’Etat est d’assurer la protection des personnes et des biens, cette désolante politique du renoncement n’est absolument pas à la hauteur des enjeux », poursuit-elle, dénonçant un « angélisme coupable ».





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Dénoncée par Laurent Wauquiez, l’immigration à Mayotte est un problème majeur de l’île. La majorité des Mahorais sont étrangers ou enfants d’étrangers, et l’immigration clandestine y est très importante.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤                     
                                                

L’immigration, un facteur important de la démographie à Mayotte

Dénoncée par Laurent Wauquiez, l’immigration à Mayotte est un problème majeur de l’île. La majorité des Mahorais sont étrangers ou enfants d’étrangers, et l’immigration clandestine y est très importante.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 17h35
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 17h56
    |

                            Jean-Gabriel Fernandez








                        



   


Alors que l’île de Mayotte connaît sa troisième semaine de grève générale contre l’insécurité et pour l’amélioration des conditions de vie, le président des Républicains, Laurent Wauquiez, s’est insurgé, mardi 6 mars, contre la situation du 101e département français, déplorant notamment le niveau d’immigration qu’il enregistre. « Mayotte est submergée par une immigration illégale qui n’est pas gérée », a-t-il affirmé lors d’un déplacement sur l’île : 
« On ne peut plus continuer à accueillir à Mayotte autant de personnes qui viennent de l’ensemble des Comores et de toutes les îles qui sont autour. » 
Qu’en est-il exactement ?
13 000 à 21 000 migrants éloignés de Mayotte chaque année
Mayotte connaît un afflux de migrants, particulièrement venant de l’archipel des Comores, dont les îles Anjouan, Mohéli et Grande Comore sont à proximité. Radars, patrouilles aériennes et maritimes et centres de rétention ont été installés à Mayotte par la métropole pour tenter d’endiguer l’immigration clandestine sur l’île.
Les migrants refoulés en 2014 représentaient 10 % de la population
Près de 20 000 migrants en ont été refoulés en 2014. C’est l’équivalent de près de 10 % de la population totale de l’île, qui s’élève aujourd’hui à 256 500 individus. Ce sont entre 13 000 et 21 000 migrants, majoritairement comoriens, qui ont été éloignés du territoire mahorais chaque année depuis 2006.


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Nombre d'éloignements de migrants à Mayotte


Source : Data.gouv.fr



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L’Insee estime que de nombreux migrants ne sont pourtant pas comptabilisés. Sur une année moyenne, il y a plus d’éloignements à Mayotte que dans tous les autres départements d’outre-mer réunis.


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Nombre de migrants éloignés dans les départements d'outre-mer


Source : Data.gouv.fr



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        "",
        67
      ],
      [
        "",
        74
      ],
      [
        "",
        70
      ]
    ],
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        "",
        16725
      ],
      [
        "",
        20429
      ],
      [
        "",
        16374
      ],
      [
        "",
        13001
      ]
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    "lineWidth": 2,
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			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


La moitié des migrants à Mayotte sont en situation irrégulière, en particulier les Comoriens, dont 51 % à 53 % résident sur l’île sans titre de séjour, selon une étude de l’Insee. Le taux d’irrégularité administrative diminue fortement avec l’âge, passant de 74 % chez les moins de 25 ans à 30 % pour les 45 ans et plus.
On estime que 70 % des bébés nés dans la maternité de Mamoudzou, le chef-lieu de Mayotte, naissent de migrantes en situation irrégulière. Celles-ci donnent naissance à Mayotte dans l’espoir que leur enfant devienne français. Si un enfant né de parents étrangers est né en France et vit plus de cinq ans sur le territoire, il obtient en effet la citoyenneté française à ses 18 ans.
Plus de la moitié de la population directement issue de l’immigration
Mayotte est le département français où la part d’étrangers dans la population est la plus importante. Seuls 45,1 % des Mahorais sont nés à Mayotte. Environ 30 % des personnes résidant à Mayotte sont nées à Anjouan, île comorienne la plus proche, et 12,4 % sont nées dans les autres îles des Comores.


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		text-align: right;
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	}



Composition de la population de Mayotte selon le lieu de naissance


Source : Insee



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15204194305",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
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	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#821400","#b50b11","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
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	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
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		series: {
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					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
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				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
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			},
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				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
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			dataLabels:{
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			}
		}
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	yAxis:[{
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		title: {
			text:""
		},
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			useHTML: false,
			format: "{value}  %",
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		},
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		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
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		plotLines: [{
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				x: -3
			}
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				useHTML: false,
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			text:""
		},
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	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["18 à 24 ans","25 à 34 ans","35 à 44 ans","45 ans ou plus"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Mayotte",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        49.4
      ],
      [
        "",
        34.5
      ],
      [
        "",
        39.9
      ],
      [
        "",
        57.4
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Anjouan",
    "color": "#FFc832",
    "data": [
      [
        "",
        35.5
      ],
      [
        "",
        36.1
      ],
      [
        "",
        31.9
      ],
      [
        "",
        19.1
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Grande Comore et Mohéli",
    "color": "#ff3232",
    "data": [
      [
        "",
        11.7
      ],
      [
        "",
        15.1
      ],
      [
        "",
        14.6
      ],
      [
        "",
        8.1
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Autre",
    "color": "#821400",
    "data": [
      [
        "",
        3.5
      ],
      [
        "",
        14.4
      ],
      [
        "",
        14.5
      ],
      [
        "",
        15.5
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: 1,
		valueDecimals: 1,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " %",
		backgroundColor: '#FFF',
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		},
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{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
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		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Parmi les natifs de Mayotte, 21 % sont nés d’une mère ayant immigré, selon l’Insee. Ce phénomène est particulièrement marqué chez les jeunes, 48,3 % des Mahorais entre 18 et 24 ans étant nés d’une mère étrangère. Au moins 58,5 % des Mahorais sont donc immigrés de première ou de seconde génération, et 52,6 % sont d’origine comorienne.


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		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15204221114{
		height:500px;
	}
	#container_15204221114 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
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		}
	#container_15204221114 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
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	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15204221114.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15204221114 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Part de la population issue directement de l'immigration


Source : Insee



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15204221114",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "column",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y}  %",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
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		title: {
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		},
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			format: "{value}  %",
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		},
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		endOnTick:true,
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		plotLines: [{
			color: "#ccc",
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			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
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			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
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				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
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			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
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	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Part de la population"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Immigrés Comoriens",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        42.4
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Natifs Mahorais non-immigrés",
    "color": "#FFc832",
    "data": [
      [
        "",
        41.5
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Enfants d'immigrés Comoriens",
    "color": "#ff3232",
    "data": [
      [
        "",
        10.2
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Immigrés autre que Comoriens",
    "color": "#F19300",
    "data": [
      [
        "",
        4.7
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Enfants d'immigrés autre que Comoriens",
    "color": "#28beaa",
    "data": [
      [
        "",
        1.1
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 1,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " %",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
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		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


18 ans d’âge médian pour les hommes, 16 ans pour les femmes
L’immigration de jeunes et de femmes enceintes à Mayotte contribue à la jeunesse de la population. L’âge médian sur l’île est de 18 ans pour les hommes et de 16 ans pour les femmes (« médian » signifie qu’il y a autant de personnes de moins de 18 et 16 ans que de personnes plus âgées). Autre illustration de la proportion importante de jeunes : 46 % de la population a moins de 14 ans, et 30 %, moins de 10 ans. Cela fait de Mayotte le département le plus jeune de France, peuplé en grande partie de mineurs étrangers, nés à Mayotte, qui pourront accéder à la nationalité française à leur majorité.
Depuis le début des années 2000, le solde migratoire de Mayotte est pourtant négatif en raison d’un grand nombre de départs de jeunes Mahorais, principalement pour la France métropolitaine. Entre 2007 et 2012, on estime à 18 000 le nombre total de départs. En 2012, 26 % des Mahorais résidaient hors de Mayotte, et 56,7 % avaient vécu en France métropolitaine ou à La Réunion pendant une partie de leur vie. Seuls 15 % des natifs de Mayotte résident de façon permanente sur l’île.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Luc Carvounas, Olivier Faure, Stéphane Le Foll et Emmanuel Maurel : qui sont les quatre candidats au poste de premier secrétaire du PS qui débattent mercredi 7 mars ?
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Qui sont les candidats à la tête du Parti socialiste ?

Luc Carvounas, Olivier Faure, Stéphane Le Foll et Emmanuel Maurel : qui sont les quatre candidats au poste de premier secrétaire du PS qui débattent mercredi 7 mars ?



Le Monde
 |    07.03.2018 à 17h32
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 18h13
    |

            Adrien Sénécat








                        


Quatre hommes pour un fauteuil. Luc Carvounas, Olivier Faure, Stéphane Le Foll et Emmanuel Maurel, tous prétendants au poste de premier secrétaire du Parti socialiste (PS) qui sera désigné au congrès d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), en avril, débattront mercredi 7 mars sur RTL et LCI à 21 heures. L’occasion de brosser le portrait de chacun des prétendants, à l’approche du vote des militants, les 15 et 29 mars.
Luc Carvounas et la « gauche arc-en-ciel »

   


Age : 46 ans.
Sexe : masculin.
Fonctions actuelles : député de la 9e circonscription du Val-de-Marne.
Parcours politique : militant au PS depuis 1995, Luc Carvounas s’est implanté à Alfortville (Val-de-Marne), commune dont il fut maire de 2012 à 2017. Ancien proche de Manuel Valls, dont il fut le directeur de campagne pendant la primaire socialiste de 2011, il a néanmoins critiqué le choix de ce dernier de rejoindre le groupe de la majorité d’Emmanuel Macron à l’Assemblée nationale. Il participa également à la campagne de Benoît Hamon en 2017, après la primaire.
Idées : sa motion, « Un progrès partagé pour faire gagner la gauche », veut « rappeler la persistance du clivage gauche-droite ». Il défend une gauche « arc-en-ciel » qui inclut « l’ensemble des forces progressistes, écologistes et républicaines dans une approche ouverte ». 
Olivier Faure et la « gauche crédible et responsable »

   


Age : 49 ans.
Sexe : masculin.
Fonctions actuelles : président du groupe Nouvelle Gauche à l’Assemblée nationale, porte-parole du PS, député de la 11e circonscription de Seine-et-Marne.
Parcours politique : conseiller de Martine Aubry au ministère de l’emploi, puis directeur adjoint du cabinet de François Hollande au PS au début des années 2000, il fut ensuite chargé de la communication de ce dernier pendant la primaire socialiste de 2011. En 2017, il soutint Manuel Valls face à Benoît Hamon au second tour de la primaire de la gauche, puis exprima des désaccords avec la campagne de ce dernier pendant la présidentielle.
Idées : sa motion « Socialistes, le chemin de la renaissance », plaide pour trouver une voie entre La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon et le gouvernement. Le texte fixe ainsi pour objectif d’« incarner dans le pays une opposition de gauche crédible et responsable, une gauche à la fois de gouvernement et de transformation sociale. Il y a une gauche radicale qui n’est pas de gouvernement et un gouvernement qui n’est pas de gauche. »
Stéphane Le Foll et la « gauche sociale-démocrate »

   


Age : 58 ans.
Sexe : masculin.
Fonctions actuelles : député de la 4e circonscription de la Sarthe.
Parcours politique : élu municipal pour la première fois à Longnes (Sarthe) en 1983, Stéphane Le Foll s’inscrit dans le sillage de François Hollande dans les années 1990. Il fut son directeur de cabinet de 1997 à 2008, puis son directeur de campagne en 2011 pour la primaire socialiste et son responsable de l’organisation de la campagne présidentielle de 2012. Elu député dans la foulée de la victoire du socialiste à la présidentielle, Stéphane Le Foll fut ministre de l’agriculture tout au long du quinquennat, et porte-parole du gouvernement de 2014 à 2017. Fidèle jusqu’au bout à l’ancien chef de l’Etat, il dit n’avoir plus de contact avec ce dernier aujourd’hui.
Idées : sa motion, « Cher·e·s camarades », défend la vocation du PS à rassembler les « sociaux-démocrates » (l’expression est répétée quatre fois dans le texte), en opposition à « l’échec de Benoît Hamon », qui fut celui lui de croire « qu’il était possible de créer une alternative politique au sein même de la majorité à laquelle ils appartenaient ». Il appelle le PS à « retrouver [sa] place » face « à La France insoumise et à la République en marche ». 
Emmanuel Maurel et la « gauche non libérale »

   


Age : 44 ans.
Sexe : masculin.
Fonctions actuelles : député européen.
Parcours politique : Emmanuel Maurel fut d’abord conseiller municipal de Persan (Val-d’Oise) à partir de 2001, puis exerça ses premières responsabilités nationales comme secrétaire national du PS chargé, notamment, de l’organisation des universités d’été de La Rochelle de 2008 à 2012. Conseiller régional d’Ile-de-France de 2004 à 2015, puis député européen à partir de 2014, il faisait partie des « frondeurs » de l’aile gauche du PS pendant le quinquennat Hollande. Il soutint Arnaud Montebourg au premier tour de la primaire de 2017, puis Benoît Hamon au second.
Idées : sa motion, « L’Union et l’Espoir », appelle à « réaffirmer la nécessité d’une voie socialiste distincte du social-libéralisme » et à « assumer clairement » d’être en « opposition à la politique d’Emmanuel Macron ». Il souhaite que « l’ensemble de la gauche non libérale » s’allie sur la base d’un programme commun en 2022.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Un an et demi après la mise en place de la mesure, la mairie de Paris et la région Ile-de-France s’opposent toujours sur ses effets environnementaux.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤                     
                                                

Fermeture des voies sur berge à Paris : le difficile bilan de la pollution

Un an et demi après la mise en place de la mesure, la mairie de Paris et la région Ile-de-France s’opposent toujours sur ses effets environnementaux.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 16h08
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 18h50
    |

            Gary Dagorn








                        



   


Interrogée par Léa Salamé sur France Inter lundi 5 mars, Valérie Pécresse a défendu sa proposition concernant l’avenir des voies sur berge à Paris. La présidente de la région Ile-de-France s’est opposée à la piétonnisation de 3,3 km de la voie Georges Pompidou mise en place en septembre 2016 par la mairie de Paris, symbole de la réduction de la place des automobiles dans les centres urbains.

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   	                            	    	    	Paris	

Elle propose, pour sa part, la réintégration de ces dernières sur une voie unique limitée à 30 km/h. Pour défendre sa proposition, Valérie Pécresse affirme que la fermeture de ce tronçon à la circulation n’a fait que déplacer le problème de la pollution. Qu’en est-il réellement ?
Ce qu’elle a dit :
« Ce que je veux, c’est réduire la pollution, et pas la déplacer chez les autres. Or, aujourd’hui, on sait bien que la fermeture des voies sur berge n’a pas diminué la pollution, elle a diminué dans le cœur de Paris, elle l’a transféré sur le périphérique, en embouteillages, puis sur l’A86, puis sur les itinéraires de délestage. »
Pourquoi c’est plus compliqué
C’est un argument très utilisé par l’opposition à la piétonnisation. Celui-ci se fonde en grande partie sur un rapport d’Airparif publié le 10 octobre 2017. Le rapport détaille le résultat du suivi de la qualité de l’air qui a été mis en place par l’association après la piétonnisation d’une partie des voies sur berge en septembre 2016.
Ledit rapport a été utilisé à la fois par les soutiens à la piétonnisation et par ses opposants, chaque partie y trouvant des arguments pertinents à soulever.
Pour suivre les conséquences sur la qualité de l’air de la décision de la mairie de Paris de fermer la circulation de 3,3 km de la voie Georges Pompidou, qui constitue une autoroute urbaine de 13 kilomètres le long de la Seine (dont la partie ouverte à la circulation est désormais de 9,7 km), Airparif a mis en place deux campagnes de relevés d’un mois chacune :
une en hiver (de mi-novembre à mi-décembre 2016) ;une en été (de fin mai à fin juin 2017).
Les résultats ont ensuite été comparés aux niveaux de pollution constatés avant la fermeture (période 2015-2016).
Soutiens et opposants s’échinent sur la lecture des résultats contenus dans le rapport. Ceux-ci montrent deux tendances :
une réelle et importante baisse de la pollution sur la partie piétonnisée des voies sur berge, accompagnée d’une baisse modérée sur la voie haute parallèle à la voie fermée ainsi que sur l’ouest de la voie sur berge, en amont de la zone piétonnisée ;une hausse de la pollution sur l’est de la zone piétonnisée, due à une congestion accrue du trafic provoqué par la piétonnisation.

   




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Voie piétonnisée : jusqu'à -25 % de pollution



Concernant la zone désormais accessible aux piétons et aux vélos, le rapport indique que la fermeture de ces 3 500 mètres de voie rapide a permis une chute de 20 à 25 % de la pollution sur cette même zone ainsi que sur les voies à proximité (en amont, notamment, donc à l’ouest), et a augmenté de 10 à 15 % la pollution sur les voies en aval (à l’est).
Selon Airparif, « le report de véhicules sur le quai haut ne représente pas la totalité des véhicules qui circulaient sur le quai bas » et, par conséquent, « la suppression totale de deux voies de circulation sur les quais bas compense les augmentations des quais hauts dont le nombre de voies est resté identique ». Ce qui signifie concrètement que tout le monde ne s’est pas déporté sur la même voie, et que le bénéfice sur la pollution est clair sur la partie désormais accessible à pied et en vélo.


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Voies proches de la partie piétonnisée : -1 à 5 % de pollution



Les zones proches ont elles aussi bénéficié d’une légère chute de la pollution : les environs immédiats à l’ouest de la zone piétonnisée, les quais de la Mégisserie et de l’Hôtel-de-Ville.


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Quais des Célestins et Henri IV : +10 à 15 % de pollution



Selon les données récoltées, le trafic est indéniablement plus difficile à l’est de la section piétonnisée, notamment sur les quais des Célestins et Henri-IV (+ 22 % de circulation), jusqu’au quai de Bercy. Ce qui a entraîné une augmentation de la pollution sur les voiries concernées.

   



   




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Quais des tuileries et François Mitterrand : +5 à 10 % de pollution



Situés en parallèle des voies sur berge fermées à la circulation motorisée, ces deux quais ont connu une augmentation substantielle de la pollution depuis septembre 2016, du fait, note le rapport, des conditions de dispersion moins favorables des polluants ou de l’encaissement des rues.
Impossible d’en tirer un bilan à l’échelle de Paris et de la région
Tous ces chiffres, indique Airparif, ne concernent évidemment que la pollution atmosphérique sur la voirie uniquement. L’organisme note que la piétonnisation « n’a eu d’impact ni à la hausse ni à la baisse en termes d’exposition de la population résidente ». Autrement dit, le projet de la mairie de Paris n’a eu aucune conséquence sur les résidents, du fait de leur éloignement géographique de la voirie concernée.
Il est donc possible d’adopter plusieurs lectures du même rapport : non, la fermeture de ce tronçon n’a pas diminué la pollution pour les résidents, mais elle ne l’a pas fait augmenter non plus (elle n’a concerné que la pollution sur les voiries). Oui, le bénéfice est clair pour le tronçon piétonnisé, mais cela a également accru certaines difficultés dans la circulation automobile sur des tronçons localisés.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Voies sur berge fermées à Paris : le « oui mais » du préfet de police



Il est cependant impossible, au vu des données acquises aujourd’hui, de tirer un bilan global, c’est-à-dire au niveau de Paris et de sa région, des conséquences de la piétonnisation partielle des voies sur berge. Contacté à ce sujet, Airparif précise que le calcul est complexe à réaliser. Reste à observer comment la circulation motorisée réagira à plus long terme, au-delà d’une première année qui a probablement concentré plus de difficultés du fait du temps d’adaptation des usages des moyens de transport.

        Lire :
         

          La fermeture des voies sur berge à Paris a entraîné une augmentation des nuisances sonores






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Le ministre des affaires étrangères a pu faire inscrire ses petits-enfants au lycée français de Barcelone après la date limite officielle. L’ambassade de France à Madrid dément tout « piston ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤                     
                                                

La famille Le Drian soupçonnée d’avoir bénéficié d’un passe-droit scolaire en Espagne

Le ministre des affaires étrangères a pu faire inscrire ses petits-enfants au lycée français de Barcelone après la date limite officielle. L’ambassade de France à Madrid dément tout « piston ».



Le Monde
 |    07.03.2018 à 15h33
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        


Les deux petits-enfants de Jean-Yves Le Drian auraient-ils obtenu une place dans le très prisé lycée français de Barcelone sans l’intervention du consul ? Selon Mediapart, le ministre des affaires étrangères aurait en tout cas sorti l’artillerie lourde et mis en branle la machine du Quai d’Orsay pour garantir toutes les chances de succès à leur demande d’inscription, comme l’attesterait un échange de courriels entre le consul de France d’alors, Edouard Beslay, et le proviseur, Dominique Duthel.
« Dominique, je viens d’être appelé par le directeur de cabinet de M. Le Drian à propos de (…) petits-enfants de M. Le Drian, dont le fils vient de s’installer à Barcelone, écrit ainsi M. Beslay dans un courrier électronique daté du 7 juin, une semaine après la date limite officielle de dépôt des dossiers d’inscription. Il serait donc souhaitable qu’ils obtiennent une place. » Histoire de mettre toutes les chances de son côté, le consul ajoute : « Peut-être aurez-vous ainsi une oreille plus attentive au plus haut niveau et la joie d’avoir la visite du ministre l’an prochain. »
Ce à quoi le proviseur répond que « ce ne sont pas les niveaux les plus faciles, mais on fera le nécessaire au plus vite bien sûr. » Affaire réglée.
« Il n’y a pas d’affaires, pas de piston »
Pour le proviseur du lycée français de Barcelone, qui dit à Mediapart ne pas se souvenir du message de M. Beslay, si les deux enfants ont obtenu une place, c’est que les classes demandées n’étaient pas saturées.
L’échange de courriers n’en demeure pas moins troublant. Les demandes d’inscription dans le lycée français de Barcelone ont explosé ces dernières années, au rythme de la croissance de la population française dans la ville catalane. Dans un article publié en septembre sur le site d’un média français à Barcelone, Equinoxradio, la responsable des inscriptions reconnaissait que le lycée avait dû rejeter 300 dossiers avant la rentrée 2017, faute de place. Beaucoup de parents se plaignaient de l’opacité des critères d’attribution.
« Avec neuf classes par niveau, le lycée est globalement saturé », reconnaît-on au consulat, « mais surtout pour les premières inscriptions, en début de cursus scolaire. Alors que des places peuvent se libérer dans des classes de niveaux plus avancés. » Pour l’ambassade de France à Madrid :
« Il n’y a pas d’affaires, pas de piston. Nous avons fait les vérifications opportunes et le dossier est arrivé avant la réunion de la commission d’attribution des places. Les services ont fait même tellement de zèle qu’ils ont demandé des pièces supplémentaires pour compléter le dossier des enfants, lesquels répondaient aux critères prioritaires : être français, scolarisés dans un établissement français et avec des parents mutés… »
« Il n’y a eu aucune intervention du ministre ou du cabinet pour un quelconque passe-droit », assure aussi au Monde le cabinet de M. Le Drian. Pour des questions de sécurité, la présence de ses petites-enfants a en revanche pu être communiquée au consul.
Le ministre, lui, n’est pas encore venu à Barcelone. Et aucune visite prochaine n’est à l’agenda…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ La limitation de la vitesse à 80 km/h s’appliquera sur toutes les routes secondaires à partir du 1er juillet, malgré la contestation des élus locaux.
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Le gouvernement maintient la limitation à 80 km/h sur l’ensemble des routes secondaires

La limitation de la vitesse à 80 km/h s’appliquera sur toutes les routes secondaires à partir du 1er juillet, malgré la contestation des élus locaux.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 15h11
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 16h23
   





                        


Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a assuré, mercredi 7 mars, que la limitation de la vitesse à 80 km/h sur toutes les routes secondaires serait appliquée comme prévu, à partir du 1er juillet.
Cette prise de parole survient trois jours après la publication d’une lettre ouverte de 32 présidents des conseils départementaux, dimanche 4 mars. Ces derniers se font le relais des revendications de l’association 40 millions d’automobilistes, demandant au gouvernement de « renoncer au projet d’abaissement global de la limitation de vitesse de 90 à 80 km/h sur les routes du réseau secondaire » et de « privilégier des solutions pragmatiques, au cas par cas, en concertation avec les départements sur les tronçons les plus accidentogènes ».
L’efficacité du dispositif sera testée entre 2018 et 2020
« A ce stade », une application au « cas par cas […] n’est pas ce qui est prévu », a répondu Benjamin Griveaux lors du compte rendu du conseil des ministres. L’expérimentation aura lieu « sur l’ensemble des routes secondaires sans séparateur de voie », a-t-il ajouté, excluant tout aménagement.
« Le dispositif qui a été imaginé et présenté, c’est une mise en œuvre à partir du 1er juillet 2018 pour une phase qui, jusqu’au 1er juillet 2020, nous permettra d’évaluer l’efficacité de ce dispositif » qui « doit permettre de sauver des vies », a poursuivi le porte-parole du gouvernement.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Dans sa chronique, le juriste Jean-Emmanuel Ray explique que la requalification d’une succession de contrats à durée déterminée en contrat à durée indéterminé n’est plus automatique.
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Requalifier un CDD en CDI : pas si simple

Dans sa chronique, le juriste Jean-Emmanuel Ray explique que la requalification d’une succession de contrats à durée déterminée en contrat à durée indéterminé n’est plus automatique.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 14h30
    |

                            Jean-Emmanuel Ray (Professeur à l'école de droit de Paris-I-Panthéon-Sorbonne)








                        



                                


                            
Question de droit social. Des dizaines de contrats successifs de remplacement avec le même salarié doivent-ils automatiquement conduire le juge prud’homal à requalifier l’ensemble en un contrat à durée indéterminée (CDI) ?
La jurisprudence de la Cour de cassation était jusqu’à présent raide : ces contrats à durée déterminée successifs « avec la même qualification, le même salaire et des tâches similaires » visaient forcément selon elle à « combler un besoin structurel de main-d’œuvre » (CS, 2 juin 2010). Ils étaient donc systématiquement requalifiés en CDI, en application du principe général posé par l’article L.1242-1 : « Quel que soit son motif, un CDD [contrat à durée déterminée] ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise. »
Cet article transposait la directive du 28 juin 1999 sur le CDD, rappelant que « le bénéfice de la stabilité de l’emploi étant un élément majeur de la protection des travailleurs, les CDI sont la forme générale des relations de travail » ; et, soucieuse de « prévenir les abus résultant de l’utilisation de CDD successifs », exigeant que le juge vérifie « les raisons objectives justifiant le renouvellement de tels contrats ».
Approche très réaliste
Mais dans l’arrêt Bianca Kücük du 26 janvier 2012, la Cour de Luxembourg avait retenu une approche très réaliste. Dans une entreprise employant des centaines de salariés, « il est inévitable que des remplacements temporaires soient fréquemment nécessaires, en raison notamment de l’indisponibilité d’employés bénéficiant de congés maladie, maternité, parentaux ou autres ». Lorsque « chacun des contrats, pris individuellement, a été conclu en vue d’assurer un remplacement ayant un caractère temporaire », la fraude n’est donc pas automatiquement avérée : car il n’est pas surprenant qu’un employeur ayant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Dans une tribune au « Monde », les universitaires Lyn Carson et David M. Pritchard estiment que les hommes politiques gagneraient à aborder ouvertement les problèmes budgétaires avec leurs compatriotes, à l’exemple des débats de la démocratie grecque de l’Antiquité.
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« Les élus devraient écouter les excellentes solutions proposées par leurs concitoyens »

Dans une tribune au « Monde », les universitaires Lyn Carson et David M. Pritchard estiment que les hommes politiques gagneraient à aborder ouvertement les problèmes budgétaires avec leurs compatriotes, à l’exemple des débats de la démocratie grecque de l’Antiquité.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 18h08
    |

Lyn Carson (Professeure à l’université de Sydney (Australie) et directrice de la recherche de la Fondation NewDemocracy) et David M. Pritchard (His...







                        



                                


                            
Tribune. De nos jours, les décisions financières difficiles sont prises dans le plus grand secret. En agissant ainsi, les représentants élus démocratiquement se fondent sur les conseils de bureaucrates de la finance qui, fréquemment, répondent aux besoins politiques du gouvernement en place.
Les hommes politiques demandent rarement aux électeurs ce qu’ils pensent des diverses options budgétaires et expliquent généralement mal les décisions prises, se contentant souvent de justifications dénuées de sens comme « l’emploi et la croissance ». Ils n’entrent jamais dans le détail des concessions difficiles et inévitables, ou de leur raisonnement budgétaire global.
de plus de plus d’exemples d’implication de citoyens ordinaires permettant d’établir de meilleurs budgets
Le même problème se retrouve dans la plupart des démocraties : les élus pensent que les citoyens ne peuvent pas comprendre les réalités financières et partent du principe que la démocratie ne sait pas gérer l’équilibre des finances publiques. Pendant plusieurs décennies, nous avons étudié les démocraties d’aujourd’hui et de l’Antiquité, et avons découvert que ce préjugé est indubitablement erroné. En effet, nous trouvons de plus de plus d’exemples d’implication de citoyens ordinaires permettant d’établir de meilleurs budgets.
En 1989, des conseils municipaux de villes brésiliennes ont commencé à faire appel aux résidents pour l’élaboration des budgets, et ce processus s’est rapidement étendu à travers l’Amérique du Sud. Aujourd’hui, il a été testé avec succès en Allemagne, en Espagne, en Italie, au Portugal, en Suède, en Pologne et en Australie. Le budget participatif est fondé sur un principe clair : les personnes les plus affectées par un budget contraint doivent être impliquées dans son élaboration.
Démocratie athénienne
Il y a deux mille cinq cents ans, dans la démocratie athénienne, le budget était décidé par les citoyens ordinaires....




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Emmanuel Macron a fait une série d’annonces, mardi, sur la politique carcérale. Jean-Baptiste Jacquin, journaliste au « Monde », a répondu aux questions des internautes.
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Réforme pénitentiaire : « L’interdiction des peines inférieures à un mois de prison aura un effet marginal sur la population carcérale »

Emmanuel Macron a fait une série d’annonces, mardi, sur la politique carcérale. Jean-Baptiste Jacquin, journaliste au « Monde », a répondu aux questions des internautes.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 12h53
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 16h35
   





                        


Le chef de l’Etat a présenté mardi 6 mars sa vision de la sanction pénale et plaidé pour une justice qui prononce moins de peines d’emprisonnement, mais des peines mieux exécutées. Objectif : lutter contre la surpopulation carcérale et de redonner du sens à la peine. Au cours d’un tchat, le journaliste spécialiste des questions judiciaires au Monde, Jean-Baptiste Jacquin, a répondu aux questions des internautes.
T : Le président Macron annonce que les peines inférieures à six mois pourront être exécutées hors prison. Mais c’est déjà le cas pour des peines inférieures à deux ans qui imposent aux juges des mesures d’aménagement…
Jean-Baptiste Jacquin : Son idée est même que les peines inférieures à six mois « devront », plutôt que « pourront », être exécutées hors prison (bracelet électronique, travail d’intérêt général, placement extérieur, etc.). Aujourd’hui, le code pénal n’impose pas aux juges d’aménager les peines inférieures à deux ans de prison, contrairement à ce que beaucoup veulent faire croire. L’aménagement de la peine est une possibilité sur laquelle doit statuer un juge spécialisé, le juge d’application des peines. L’idée de M. Macron est que cet aménagement soit décidé, pour les peines comprises entre six mois et un an, par le juge correctionnel qui prononce la condamnation et non remise à plus tard et à un autre juge.

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Catherine : Combien de personnes sont potentiellement concernées par cette évolution ? Allons-nous enfin avoir 100 % d’occupation des prisons ?
L’interdiction de prononcer des peines inférieures à un mois de prison aura un effet marginal sur la population carcérale. Environ 10 000 peines de moins d’un mois sont prononcées chaque année, mais la plupart sont déjà converties en peines alternatives. Les prisons comptent actuellement un peu moins de 300 personnes purgeant une peine de moins d’un mois. Les délits routiers ou de consommation de cannabis y sont surreprésentés. Pour le chef de l’Etat, faire perdre leur emploi à ces personnes en les jetant en prison pour quelques semaines ne protège pas mieux la société.
Plus globalement, il est très difficile de mesurer l’impact de cette volonté politique sur l’évolution de la population carcérale. Ce sont les juges qui décident des peines. Si en principe il n’y aura plus de peines inférieures à six mois exécutées en détention, la suppression de la possibilité d’aménager les peines supérieures à un an aura un effet contraire. Dernier impact non mesurable : dans quelles proportions les juges prononceront les autres peines proposées de façon autonome comme le bracelet électronique et le travail d’intérêt général ?
DB : Emmanuel Macron compte-t-il supprimer la loi Taubira qui aménageait les peines inférieures à deux ans ?
C’est amusant de voir comment le pays s’est convaincu que Christiane Taubira était laxiste… Cette loi qui permet au juge d’application des peines d’aménager une condamnation inférieure à deux années d’emprisonnement ferme est une loi Rachida Dati de 2009. Auparavant, cela avait été instauré pour les peines jusqu’à un an de prison par une loi de 2004, quand Dominique Perben était à la justice et Nicolas Sarkozy à l’intérieur. Emmanuel Macron souhaite limiter les possibilités d’aménagement pour les peines inférieures à un an.
François 32 : L’un des objectifs de ce projet de réforme est de faire en sorte qu’une peine de prison soit mise à exécution immédiatement après qu’elle a été prononcée. Pensez-vous que cet objectif est réalisable à court terme compte tenu du taux de remplissage des prisons et des délais dans l’institution judiciaire ?
La mise en œuvre immédiate et automatique de toutes les peines de prison ferme prononcées provoquerait en quelques mois l’explosion du système carcéral. En effet le nombre de détenus (69 695 au 1er février) est régulé de façon plus ou moins tacite par les délais qui existent entre le prononcé d’une sanction et sa mise à exécution. Environ 30 % des peines de prison ferme sont accompagnées d’un mandat de dépôt, c’est-à-dire que le condamné est emmené en prison directement à la sortie du tribunal. Pour les autres, le « stock » de peines à exécuter est en permanence d’environ 90 000, avec un délai médian de mise en œuvre de près de quatre mois.
Cyril : En quoi consisteront les travaux d’intérêt général ?
Le travail d’intérêt général (TIG) est non rémunéré et exécuté dans un service non marchand au bénéfice de la collectivité. Par exemple, à Pontoise (Val-d’Oise), des chantiers collectifs sont organisés en relation avec l’Office national des forêts pour que ces personnes condamnées nettoient les forêts des déchets plastiques. La nouveauté du plan Macron est de permettre aux entreprises privées d’en proposer. Cela devra être contrôlé afin que ce ne soit pas une façon d’employer une main-d’œuvre gratuite pour produire des biens ou des services marchands. Le TIG doit avoir une dimension de réinsertion par le travail.

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Lulu : Pour les personnes ayant un bracelet électronique, comment cela se passe-t-il concernant leur logement ? Comment peuvent-ils régler leur loyer ?
La pose du bracelet électronique est accompagnée de règles strictes sur les heures de sorties autorisées. En fonction de la peine, de la personnalité de l’individu et de ses besoins (aller à un travail, voir ses enfants, suivre un traitement, etc.), les horaires sont censés être adaptés.
Seraf : Est-ce que Macron n’a pas plus intérêt à revoir la classification des délits et des peines afin de lutter contre le problème de la surincarceration plutôt que de se préoccuper du symptôme qu’est la surpopulation ?
La classification des délits ne sera pas revue, mais celle des peines le sera. Une nouvelle échelle des peines sera inscrite dans le code pénal. Par ordre croissant : les interdictions, les stages (désintoxication, citoyenneté, etc.), le jour-amende, l’amende, le travail d’intérêt général, la probation, le bracelet électronique, la prison. L’objectif est que ces sanctions soient considérées comme de véritables peines par la victime, la société et l’auteur de l’infraction. Si ces peines sont aujourd’hui trop peu prononcées, c’est qu’elles sont considérées comme de simples alternatives à la seule véritable sanction qui serait la prison, des succédanés.
Mandragore : En quoi consiste la probation ?
La probation regroupe des mesures d’interdiction (de se rendre dans telle ville, de rencontrer telle personne, etc.) et d’obligation (de suivre des soins de désintoxication, un stage de citoyenneté, une formation, de rechercher un emploi, etc.). Il s’agit, par un accompagnement personnalisé, de limiter le risque de récidive d’une personne sous main de justice mais non incarcérée et d’améliorer ses chances de réinsertion. Ce sont les conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation qui sont chargés de suivre le respect de ces mesures. Problème : ils ont souvent plus de 100 personnes à suivre…
Seb : Quelle différence entre le projet de Macron et ce qu’a fait, ou souhaité faire, Taubira durant le quinquennat précédent ?
Il est vrai qu’Emmanuel Macron rejoint Christiane Taubira lorsqu’il affirme que la prison n’est pas la solution pour un certain nombre de personnes qui sont incarcérées. Le député Les Républicains Eric Ciotti a d’ailleurs dès ce matin attaqué le chef de l’Etat sur ce thème. Mais, « en même temps », comme on dit à l’Elysée, M. Macron affiche une grande fermeté en réduisant les possibilités d’aménager les peines et en voulant faire exécuter au plus vite les sanctions. Ce qui ne figurait pas dans les intentions de la garde des sceaux de François Hollande.
Paul : On nous raconte que la prison est un moyen de réparer le mal que l’on a causé et on dit qu’il importe d’aider les ex-détenus à se (ré) insérer dans la société. J’en ai toujours déduit qu’une fois la peine subie, l’on redevenait un citoyen comme un autre. Je n’ai pas le sentiment que ce soit le cas. Donc avant de réfléchir aux moyens de la politique carcérale, ne devrions-nous pas réfléchir au sens à donner à la prison ?
Vous posez une vaste question. J’ai le sentiment que ce que M. Macron a dit de sa philosophie de la peine y répond en partie. Reste à savoir si ce beau discours qui propose une révolution culturelle sera suivi d’effet… Mais annoncer devant les surveillants, dont le mouvement social de janvier a été le plus dur depuis vingt-cinq ans, que les détenus sont leurs « concitoyens » qui devront retourner dans la société et y trouver une place, quoi qu’ils aient fait, est un signal fort. Plus concrètement, l’annonce de la création de 1 500 postes de conseillers d’insertion et de probation (ils sont actuellement 4 000) sur le quinquennat devrait permettre d’améliorer l’accompagnement des personnes condamnées pour mieux préparer leur sortie. Actuellement, environ 80 % des sorties de prisons seraient « sèches ».
Hervé : Ceci est-il déjà un projet de loi, quand serait-il présenté au Parlement et appliqué ?
Cela s’inscrit dans un projet de loi de programmation de la justice et de réforme pénale qui sera présenté, en principe, en conseil des ministres le 11 avril, et soumis au Parlement avant l’été.

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Nicostob : Le projet de loi prévoit-il l’ouverture, comme d’autres pays, de prisons ouvertes pour les peines courtes avec encadrement pour la réinsertion notamment professionnelle ?
Ce ne sera pas dans la loi, mais l’administration pénitentiaire travaille effectivement à une plus grande différenciation des niveaux de sécurité des établissements à construire. Sachant que les moins sécurisés, comme les prisons dites ouvertes, sont les moins coûteux et les plus rapides à faire sortir de terre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Le président des Républicains, dont des enregistrements d’un précédent cours avaient fait polémique, achèvera le module d’enseignement convenu avec l’école de commerce.
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L’EM Lyon maintient les cours de Laurent Wauquiez, appréciés de ses étudiants

Le président des Républicains, dont des enregistrements d’un précédent cours avaient fait polémique, achèvera le module d’enseignement convenu avec l’école de commerce.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 11h43
   





                        



   


Un « excellent niveau des évaluations du cours par les étudiants ». C’est la raison invoquée par la direction de l’Ecole de management (EM) de Lyon pour justifier le maintien des cours de Laurent Wauquiez. « Cela est conforme à notre politique de qualité », a précisé l’école de commerce à l’Agence France-Presse, mardi 6 mars.

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                Le directeur de l’école où Wauquiez donne des cours défend sa démarche



La direction de l’EM Lyon Business School s’était pourtant interrogée sur l’opportunité de poursuivre cette collaboration, après le tollé suscité par les déclarations du patron des Républicains et président de la région Auvergne-Rhône-Alpes lors d’un précédent cours, le 15 février. Enregistré à son insu, M. Wauquiez avait porté des accusations à l’encontre de plusieurs personnalités politiques, telles que Nicolas Sarkozy et Emmanuel Macron. Des propos diffusés dès le lendemain dans l’émission « Quotidien » (TMC).
Les socialistes d’Auvergne-Rhône-Alpes avaient appelé l’EM Lyon à cesser sa collaboration avec l’homme politique, dénonçant une « tribune de propagande personnelle » plus qu’un cours. Quant au président de l’école de commerce, Bruno Bonnell (par ailleurs député La République en marche), il avait déploré une « tribune politique et désespérante ».

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                Les personnalités politiques sont nombreuses à donner des cours dans les grandes écoles



L’EM Lyon a finalement fait le choix de maintenir ce cours. Plusieurs étudiants de l’école, dans une tribune relayée sur le réseau social Twitter, avaient défendu le cours contesté de Laurent Wauquiez, « à la hauteur de [leurs] attentes », avec des « échanges parfois abrupts mais toujours respectueux ».

Étudiant à @EMLYON je me joins à cette initative qui rétablit la vérité sur le cours que @laurentwauquiez à donné.… https://t.co/Qq1ltPqkLA— alexis_camus (@Alexis Camus)


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M. Wauquiez donnera ses deux nouveaux cours les 16 et 17 mars, selon un responsable de l’école.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Editorial. L’objectif de la « refondation » pénale proposée par Emmanuel Macron, mardi, vise à rendre les peines plus efficaces mais aussi à lutter contre la surpopulation carcérale.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤                     
                                                

Prisons : une nécessaire réforme

Editorial. L’objectif de la « refondation » pénale proposée par Emmanuel Macron, mardi, vise à rendre les peines plus efficaces mais aussi à lutter contre la surpopulation carcérale.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 11h42
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 13h13
   





                        


Editorial du « Monde ». Réformer les peines pour rendre à la justice sa crédibilité. Emmanuel Macron a proposé, mardi 6 mars, une profonde refondation de la prison en France. Plutôt que de se contenter d’annoncer la construction de nouveaux établissements pénitentiaires pour répondre à la question de la surpopulation carcérale, le président de la république souhaite aller au-delà, en changeant carrément le logiciel de la sanction et de son application.
La réforme repose sur deux piliers : effectivité et dignité de la peine. La première passe par une réduction drastique des possibilités d’aménagement de celle-ci. Ainsi, une condamnation à un an de prison ferme ne pourra pas être allégée. Pour les peines entre six et douze mois, le juge d’application ne pourra intervenir que s’il est directement saisi par le juge correctionnel. En revanche, les peines de moins d’un mois de prison, « particulièrement inutiles et contre-productives », selon M. Macron, doivent disparaître de l’arsenal des sanctions.

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L’idée est de redonner tout son sens à la sanction d’un délit. Pour cela, il faut que la peine soit exécutée « telle qu’elle a été prononcée », rapidement, et surtout qu’elle soit utile tout en respectant un double objectif : la protection de la société et la réinsertion des condamnés.
Cure de désintoxication
Alors que le taux d’occupation des maisons d’arrêt est en moyenne de 141 % et que l’on compte 100 détenus pour 100 000 habitants, contre seulement 80 en Allemagne, M. Macron s’attaque à une véritable cure de désintoxication de la France à la prison, qui ne doit plus être l’alpha et l’oméga de la sanction pénale. Une philosophie qui est censée alléger la pression sur les capacités des établissements pénitentiaires. De façon cohérente, avec ce changement de paradigme, le président a ramené l’objectif de construction de nouvelles places de prison de 15 000 à 7 000 en cinq ans.
Face à une profession de surveillant qui a été agitée en janvier par un conflit social, notamment sur les questions de sécurité, M. Macron a insisté sur le fait que priver quelqu’un de liberté ne signifie pas lui ôter ses droits. « Pour les prochaines élections européennes, je veux que tous les détenus en France puissent exercer leur droit de vote », a dit le chef de l’Etat, qui a également souhaité que le droit du travail soit adapté aux contraintes de la prison.

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Rendre la justice plus efficiente et la prison moins « déshumanisante » est un pari louable, mais il comporte encore beaucoup d’inconnues dans sa réalisation. Ainsi, le plan ne propose pas de solution à la question des petits délinquants multirécidivistes pour lesquels la justice prononce de la prison après avoir tout essayé (stage, sursis, travail d’intérêt général, etc.). Ces cas entrent dans la catégorie des petites peines censées disparaître. De la même façon, pas un mot sur les comparutions immédiates, ces audiences à la chaîne, grandes pourvoyeuses de ces incarcérations de courte durée.
La vision humaniste que le président de la République souhaite donner à la justice est incontestablement ambitieuse et courageuse. Il parle de libérer plusieurs milliers de personnes qui n’ont objectivement rien à faire en prison. Reste à convaincre à la fois l’institution judiciaire, qui se plaint de ne pas avoir été associée à la réflexion, et l’opinion qui, dans sa grande majorité, est convaincue que l’incarcération est la solution à toutes les questions de sécurité, sans réellement s’interroger sur son utilité.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ La baisse du nombre de parlementaires et la limitation du cumul des mandats dans le temps devraient faire l’objet d’une loi organique votée à la majorité absolue.
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Réforme des institutions : les modalités de vote dévoilées

La baisse du nombre de parlementaires et la limitation du cumul des mandats dans le temps devraient faire l’objet d’une loi organique votée à la majorité absolue.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 11h34
    |

            Manon Rescan








                        


Si les grandes lignes de la réforme des institutions sont connues depuis de longs mois, une incertitude demeurait sur leur mise en musique législative. Les consultations lancées lundi 5 mars par Edouard Philippe auprès des groupes parlementaires ont permis d’en savoir davantage.
Le président du groupe MoDem de l’Assemblée nationale, Marc Fesneau, qui a été le premier reçu à Matignon, a détaillé lors d’une conférence de presse les véhicules législatifs qui seront employés. On sait désormais que l’introduction d’une dose de proportionnelle (« entre 10 % et 25 % », a dit le premier ministre aux députés MoDem) ne sera pas inscrite dans la Constitution, mais fera l’objet d’une loi ordinaire. Cela facilitera son adoption : seule une majorité relative à l’Assemblée nationale sera nécessaire pour la voter.
La baisse du nombre de parlementaires et la limitation du cumul des mandats dans le temps devraient, elles, faire l’objet d’une loi organique (votée à la majorité absolue). La procédure sera un peu particulière : les sénateurs étant directement concernés, l’Assemblée nationale ne pourra pas avoir le dernier mot, contrairement à une loi ordinaire. En cas de désaccord sur la baisse du nombre de sénateurs, ces derniers pourront donc bloquer le processus. Et Emmanuel Macron les contourner en déclenchant un référendum.
Le chantier ne fait que commencer
Sur le cumul des mandats, la procédure peut toutefois être différente. Lors de l’adoption de la précédente loi sur le cumul – entre un mandat de parlementaire et un exécutif local –, en janvier 2014, cette procédure ne s’était pas appliquée et l’Assemblée avait eu le dernier mot. Si c’est le cas, l’opposition du Sénat à cette mesure, dont Gérard Larcher a fait sa « ligne rouge », sera contournée.
Le volet purement constitutionnel comportera, lui, des mesures qui font l’objet d’un consensus, comme la suppression de la Cour de justice de la République, la réforme du Conseil supérieur de la magistrature ou encore la fin du siège à vie des anciens présidents de la République au Conseil constitutionnel. L’exécutif veut en outre inscrire dans la Constitution la Corse, la lutte contre le réchauffement climatique et l’instauration d’un service national universel.

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Le cœur des futures négociations devrait être la question de la procédure parlementaire et l’accélération du temps législatif. L’accord des députés et sénateurs sur ce texte sera nécessaire pour que la révision constitutionnelle aboutisse par la voie parlementaire et non par référendum. Le chantier ne fait donc que commencer. La volonté de l’exécutif est qu’une première lecture de ce « pack » institutionnel ait lieu avant l’été.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Les époux Balkany sont soupçonnés de ne pas avoir déclaré plusieurs millions d’euros au fisc et d’avoir dissimulé une partie de leur patrimoine.
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Le couple Balkany renvoyé devant le tribunal correctionnel pour fraude fiscale

Les époux Balkany sont soupçonnés de ne pas avoir déclaré plusieurs millions d’euros au fisc et d’avoir dissimulé une partie de leur patrimoine.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 11h23
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 13h04
   





                        


Le maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany, et son épouse, Isabelle, ont été renvoyés devant le tribunal pour fraude fiscale, a-t-on appris mercredi 7 mars de sources proches du dossier.
Le couple a été renvoyé le 22 février en correctionnelle, ont fait savoir ces sources, confirmant une information d’Europe 1. Patrick et Isabelle Balkany sont soupçonnés de ne pas avoir déclaré au fisc plusieurs millions d’euros en dissimulant ou en sous-évaluant une partie de leur patrimoine, notamment plusieurs propriétés en France et à l’étranger. Ils sont ainsi soupçonnés d’être les propriétaires d’une villa, la villa Pamplemousse, à Saint-Martin, et d’une autre, la villa Dar Gyucy, au Maroc.
Une autre enquête pour des faits de blanchiment et de corruption est toujours en cours ; ce qui pourrait retarder la tenue d’un procès si la justice décidait de joindre les deux procédures.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Dans sa chronique, Jean-Baptiste de Montvalon, journaliste au service politique, observe que les « couacs » accumulés par la maire de Paris auraient tout aussi bien pu être commis par des hommes.
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« Difficile de contredire Hidalgo sur la persistance du sexisme en politique »

Dans sa chronique, Jean-Baptiste de Montvalon, journaliste au service politique, observe que les « couacs » accumulés par la maire de Paris auraient tout aussi bien pu être commis par des hommes.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 11h22
    |

            Jean-Baptiste de Montvalon








                        



                                


                            
Dans quelle mesure Anne Hidalgo serait-elle victime de sexisme ? Il est impossible d’« isoler » cette donnée pour en évaluer le poids. La politique est loin d’être une science exacte, et tant de facteurs interviennent que le « toutes choses égales par ailleurs » est en la matière inopérant.
La question se pose dans la mesure où la maire de Paris a brandi elle-même l’argument dans son entretien à Libération du 5 mars, l’intégrant en bonne place dans sa « contre-attaque » qui a fait la « une » du quotidien. Mme Hidalgo l’invoque en réponse à la deuxième question qui lui est posée. Elle vient d’expliquer en quoi elle serait, selon elle, capable d’autocritique.
« Pourquoi, alors, avez-vous cette réputation de rigidité ? », lui demande Libération. Mme Hidalgo choisit alors de s’inscrire dans une lignée de femmes politiques – « Edith Cresson, Martine Aubry, Michèle Alliot-Marie, Ségolène Royal… Même Simone Veil, quand elle portait la loi sur l’avortement » – qui ont « toutes été taxées d’autoritaires, de rigides ».
« Il y a quand même une représentation extrêmement sexuée, parfois même machiste, de la femme au pouvoir, poursuit l’édile. Quand une femme exerce ses responsabilités, on dit qu’elle est autoritaire, voire autoritariste. Quand c’est un homme, cela fait partie des fondamentaux, de la capacité à transformer les choses. »
Lot d’attaques « genrées »
Difficile de la contredire sur la persistance du sexisme en politique. A « qualification égale », selon l’expression employée dans le monde du travail, il est établi que les femmes doivent surmonter bien plus d’obstacles que leurs homologues masculins pour se faire une place dans un monde qui reste régi par et pour les hommes. Une fois cette place acquise, elles subissent leur lot d’attaques « genrées », qui n’ont que fort peu à voir avec leurs compétences ou leurs décisions. L’une d’entre elles vise...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ « Le Monde » s’est procuré le document transmis par l’exécutif aux députés LRM, qui servira de base à la proposition de loi censée freiner la diffusion de fausses nouvelles.
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« Fake news » : les pistes du texte de loi en préparation

« Le Monde » s’est procuré le document transmis par l’exécutif aux députés LRM, qui servira de base à la proposition de loi censée freiner la diffusion de fausses nouvelles.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 11h16
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 11h39
    |

            Martin Untersinger et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            

Les travaux sur la future loi de lutte contre les « fake news », ou fausses nouvelles, ont avancé : Le Monde s’est procuré une copie du texte qui a été transmis par le gouvernement au groupe La République en marche de l’Assemblée nationale. Il doit servir de base de travail à la proposition de loi que déposeront les députés du parti d’Emmanuel Macron. Après désignation d’un rapporteur, le texte est susceptible d’être modifié et doit être examiné par le Conseil d’Etat, avant d’être débattu par l’Assemblée, a priori vers fin avril ou mai.
Politiquement sensible, le texte, annoncé par le président de la République, le 3 janvier, semble fortement inspiré par les récentes élections, en France et à l’étranger : « Propager puissamment une fausse nouvelle sur les réseaux sociaux ne requiert aujourd’hui que quelques dizaines de milliers d’euros », avait affirmé M. Macron, fustigeant « le bobard inventé pour salir ». Autant d’allusions aux rumeurs dont le futur chef de l’Etat estime avoir été victime pendant la campagne, ou aux enquêtes sur l’ingérence de la Russie dans la présidentielle américaine.

« C’est une loi nécessaire pour protéger notre démocratie contre les ingérences extérieures », a renchéri, dans Le Figaro du 5 mars, la ministre de la culture, Françoise Nyssen, précisant avoir travaillé sur ce dossier avec l’exécutif « depuis l’été » et avoir associé les parlementaires « depuis le début de l’année ».
Référé en période électorale 
Comme l’a martelé le ministère de la culture, la loi sur la liberté de la presse de 1881 réprime déjà la diffusion « de nouvelles fausses, de pièces fabriquées, falsifiées ou mensongèrement attribuées à des tiers lorsque, faite de mauvaise foi, elle aura troublé la paix publique ». Le texte cherche à en freiner la diffusion. Il propose une procédure judiciaire d’urgence pour les élections présidentielles, législatives,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ L’électorat de LR rejoint celui du FN sur un certain nombre de valeurs, mais rejette massivement l’alliance, dans le dernier baromètre d’image du Front national.
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A droite, l’union des idées, pas des partis

L’électorat de LR rejoint celui du FN sur un certain nombre de valeurs, mais rejette massivement l’alliance, dans le dernier baromètre d’image du Front national.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 11h13
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 16h17
    |

            Lucie Soullier








                        



                                


                            

L’union des droites existe-t-elle au sein de la population française ? A force d’observer Laurent Wauquiez labourer les terres électorales de Marine Le Pen, droitiser son discours, évoquer dans une référence maurrassienne « le pays réel » comme la dirigeante frontiste parlait à celle « des oubliés », la question du rapprochement de la droite et de l’extrême droite n’a eu de cesse de se poser ces derniers mois… et d’être balayée autant de fois par le nouveau président des Républicains. Mais la digue politique ainsi réaffirmée par Laurent Wauquiez est-elle aussi étanche dans son électorat ?

On pourrait le penser, en constatant que 67 % des sympathisants des Républicains se disent en désaccord avec les idées défendues par le FN (70 % dans l’ensemble de la population sondée), dans le baromètre d’image du Front national réalisé par KANTAR Sofres-OnePoint pour Le Monde, Franceinfo, LCP Assemblée nationale et Public Sénat. Une enquête réalisée du 22 au 26 février auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 personnes interrogées en face à face. Et pourtant, à y regarder de plus près, les électorats des deux partis de la « grande droite » se tiennent côte à côte sur les thèmes d’opinion évoqués.
Porosité des idées
Tous deux se retrouvent ainsi largement au-dessus de la moyenne des Français sur les questions chères au FN, estimant de concert que « les valeurs traditionnelles ne sont pas assez défendues en France » (79 % chez les sympathisants LR, 92 % pour le FN, contre 66 % dans l’ensemble de la population), qu’il y a « trop d’immigrés en France » (82 % chez LR, 96 % pour le FN, contre 50 % dans l’ensemble de la population), que la France « accorde trop de droits à l’islam et aux musulmans » (69 % pour LR, 91 % au FN, contre 48 % dans l’ensemble de la population). Même vision commune, également, d’une justice laxiste « pas assez sévère avec les petits délinquants »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Le banquier d’affaires a fait composer une musique pour « soigner par une catharsis l’extrême peine » que lui a infligée François Fillon lors de la présidentielle 2017.
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Le requiem de Philippe Villin « en hommage à la droite défunte »…

Le banquier d’affaires a fait composer une musique pour « soigner par une catharsis l’extrême peine » que lui a infligée François Fillon lors de la présidentielle 2017.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 13h41
    |

            Raphaëlle Bacqué








                        


La file des invités s’étend jusque sur le quai, devant la Seine. Il y a là des avocats d’affaires, des directeurs financiers de grandes entreprises, l’un des gendres de Serge Dassault, des Français installés à Londres, Paul Hermelin, le PDG de Capgemini, qui joue souvent les conseillers de l’ombre d’Emmanuel Macron, et tout un aréopage de patrons venus autant par curiosité politique que par amour de la musique. A l’entrée, un majordome distribue le programme de la soirée : « Création mondiale du Tenebrae, bref Requiem de Karol Beffa. Commande de Philippe Villin en hommage à une droite défunte. »
Ce mardi 6 mars, le banquier d’affaires donne un concert privé dans les salons de son duplex décoré d’œuvres d’art figuratifs des années 1930, lampes « seventies » et bronzes contemporains. Un an auparavant, Philippe Villin avait passé des journées pendu au téléphone, conjurant Nicolas Sarkozy d’obliger François Fillon à retirer sa candidature à l’élection présidentielle. Puis, cet adversaire acharné d’Emmanuel Macron, avait assisté devant sa télévision au baroud désespéré du candidat, place du Trocadéro.
« Ce jour-là, j’avais juré de faire créer un requiem en hommage à la droite défunte, raconte-t-il en souriant devant ses convives. Nous y voilà. »
La veille, un camion de déménagement est venu emporter les meubles de prix et des chaises ont été disposées pour la soixantaine d’invités. Deux violonistes, un flûtiste et un violoncelliste ont pris place, devant le compositeur, Karol Beffa. C’est à ce normalien, huit fois premier prix au Conservatoire de musique de Paris et neveu de l’ancien patron de Saint-Gobain Jean-Louis Beffa, que M. Villin a commandé, pour quelques milliers d’euros, son requiem. « La commande privée la plus originale qui m’ait été passée », reconnaît le compositeur.
« Karol Beffa l’a cependant immédiatement accepté, assure M. Villin. Il a compris qu’au-delà de la boutade, elle reflétait chez moi la nécessité de soigner par une catharsis l’extrême peine que m’avaient infligée M. Fillon et sa clique. » 
De droite, mais pourfendeur de l’euro, homosexuel militant, le banquier n’a jamais admis l’association du candidat Les Républicains avec Sens commun, ce groupement catholique farouchement opposé au mariage gay, et surtout le maintien de sa candidature malgré les affaires qui compromettaient définitivement ses chances d’élection.
« Ce sont mes reflux biliaires »
Le requiem tient en dix minutes et deux mouvements inquiétants et amers, dont l’harmonie finit par dérailler comme si les musiciens ne parvenaient plus à s’accorder. « Ce sont mes reflux biliaires », plaisante M. Villin avant de lancer à cette assemblée qui a voté en grande partie pour le candidat de la droite au premier tour de la présidentielle, puis s’est résolue à choisir Emmanuel Macron : « Je voudrais que Fillon écoute ces tonalités crépusculaires en boucle pour mieux expier sa faute. » 
Aux dernières notes funèbres, une convive souffle « là, il est définitivement enterré… » Nicolas Sarkozy, que le banquier a informé de son initiative musicale en a, paraît-il, « beaucoup ri ». Mardi, pour ne pas risquer d’ajouter une fausse note aux difficultés de l’opposition, il s’est abstenu d’assister au concert.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ L’irruption dans le paysage de LRM et d’une majorité rassemblant le centre gauche et le centre droit a conduit les Français proches des Républicains ou de la gauche à des positions souvent plus tranchées qu’en février 2017.
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Baromètre FN : les structures de l’opinion bousculées par les « marcheurs »

L’irruption dans le paysage de LRM et d’une majorité rassemblant le centre gauche et le centre droit a conduit les Français proches des Républicains ou de la gauche à des positions souvent plus tranchées qu’en février 2017.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 11h02
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 11h15
    |

            Gérard Courtois








                        



                                


                            

A première vue, l’élection présidentielle de 2017 n’a pas profondément modifié l’opinion des Français sur un certain nombre de questions régaliennes, dont le Front national a fait depuis longtemps ses thèmes favoris – sans pour autant en avoir l’apanage.
Ainsi, en matière d’identité nationale, les deux tiers des personnes interrogées dans le baromètre d’image du Front national réalisé par KANTAR Sofres-OnePoint pour Le Monde, Franceinfo, LCP Assemblée nationale et Public Sénat (66 %, comme en février 2017) considèrent que l’on ne défend pas assez les valeurs traditionnelles de la France, tandis que 40 % (en baisse de 3 points en un an) estiment qu’on ne se sent plus vraiment chez soi en France. De même pour l’immigration : 50 % des sondés (contre 51 % il y a un an) jugent qu’il y a trop d’immigrés en France, et 48 % (– 4 points) que l’on accorde trop de droits à l’islam et aux musulmans. Cette enquête a été menée du 22 au 26 février auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 personnes interrogées en face à face.

Le constat est similaire concernant la sécurité : 57 % des Français (– 2 points) estiment qu’il faut donner beaucoup plus de pouvoir à la police, et 70 % (– 2 points) que les djihadistes français binationaux devraient être déchus de leur nationalité française. Le reflux est plus net à propos de la justice : 62 % (– 5 points) jugent qu’elle n’est pas assez sévère avec les petits délinquants. Et 66 % (– 4 points) sont favorables au rétablissement du service militaire. Quant à l’idée de supprimer l’euro et de revenir au franc, défendue par le FN (quoique de façon plus confuse lors de la présidentielle), elle ne recueille plus que 20 % d’adhésion (en baisse de 2 points en un an mais de 14 points depuis 2011).
Positions plus tranchées
Mais cette assez grande stabilité d’ensemble masque des mouvements beaucoup plus marqués en fonction des sympathies partisanes. L’irruption dans le paysage de La République en marche...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Le journaliste du « Monde » chargé de la justice Jean-Baptiste Jacquin répond à vos questions.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ L’ancien chef de l’Etat était convié par Gérard Larcher au Palais du Luxembourg pour faire « un bilan de qui a fonctionné ou non » dans la révision constitutionnelle de 2008.
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Les mises en garde de Sarkozy à Macron sur la révision constitutionnelle

L’ancien chef de l’Etat était convié par Gérard Larcher au Palais du Luxembourg pour faire « un bilan de qui a fonctionné ou non » dans la révision constitutionnelle de 2008.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 10h17
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 10h22
    |

            Alexandre Lemarié








                        


Officiellement, il ne s’agissait que « d’un retour d’expérience ». Nicolas Sarkozy a participé, mardi 6 mars, à une réunion du groupe de travail du Sénat, qui travaille sur la réforme des institutions voulue par Emmanuel Macron. Selon son entourage, la venue de l’ancien président de la République ne devait servir qu’à enrichir les propositions des sénateurs pour la révision constitutionnelle préparée actuellement par l’exécutif, en faisant « un bilan de ce qui a fonctionné ou non » dans celle de 2008, qu’il avait lui-même menée lorsqu’il était à l’Elysée.
En réalité, M. Sarkozy ne s’est pas privé de faire passer plusieurs messages à M. Macron dans son discours, en lui lançant plusieurs mises en garde. En particulier contre la menace brandie par ce dernier de recourir au référendum pour faire approuver son projet. « Le référendum et la réforme constitutionnelle, cela ne peut pas marcher », a déclaré l’ancien chef de l’Etat, qui avait lui-même choisi de faire voter le Parlement en 2008, et non pas d’utiliser le référendum.

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Du miel aux oreilles du président du Sénat, Gérard Larcher, qui avait invité M. Sarkozy à cette réunion. Engagé dans un bras de fer avec Emmanuel Macron sur son projet de réforme constitutionnelle, l’élu Les Républicains des Yvelines préférerait que l’Elysée passe par la voie parlementaire, sans organiser une consultation populaire qui aurait pour effet de contourner le Palais du Luxembourg.
Autre prise de position avancée par M. Sarkozy et allant dans le sens des préconisations de M. Larcher : « préserver » le scrutin majoritaire pour l’élection des députés, alors que l’exécutif souhaite l’introduction d’une dose de proportionnelle aux législatives.
Un « beau coup politique »
D’une manière générale, l’ancien président s’est posé en défenseur du rôle du Parlement face à un pouvoir exécutif tout puissant. « On parlait de l’omniprésident (me concernant). Apparemment, j’ai fait école », a-t-il ironisé au sujet de M. Macron. Il a aussi souligné n’avoir « jamais été un partisan de la procédure des ordonnances », quelques jours après l’annonce du gouvernement de recourir à cette procédure pour réformer la SNCF, après en avoir déjà usé pour transformer le droit du travail. Avant d’ajouter, sous les ovations des sénateurs présents : « Une démocratie forte est une démocratie équilibrée, où l’opposition a des droits. Une majorité forte doit s’accommoder d’une opposition puissante. »

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Plusieurs élus présents y ont vu un « beau coup politique » réalisé par M. Larcher, qui profite de facto de l’influence de M. Sarkozy pour peser davantage dans sa négociation avec l’Elysée.
« Du fait de son expérience, Nicolas Sarkozy est le seul qui peut faire passer des messages à Macron, en lui disant ce qui est réalisable ou pas », observe le sénateur sarkozyste, Roger Karoutchi, qui était secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement au moment de la réforme de 2008.
Avant de conclure : « Si cela peut servir pour l’élaboration de la réforme constitutionnelle à venir, c’est tant mieux. » 



                            


                        

                        

