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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ L’Américaine fait son retour jeudi dans le tournoi californien d’Indian Wells, après plus d’un an d’absence pour cause de maternité.
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Tennis : Serena Williams peut-elle redevenir la « patronne » ?

L’Américaine fait son retour jeudi dans le tournoi californien d’Indian Wells, après plus d’un an d’absence pour cause de maternité.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 15h06
    |

            Elisabeth Pineau








                        



   


Les plus persifleurs des suiveurs du circuit finissaient par s’impatienter. Ça y est, la saison de tennis féminin démarre enfin. Officiellement, celle-ci a commencé au début de janvier. Mais, sur un circuit depuis quelques mois en mal de repères sans sa « patronne », un seul nom revient en boucle : Serena Williams. Et une question agite le microcosme tennistique : l’Américaine réussira-t-elle son pari de reconquérir les sommets après la naissance de son premier enfant ?
Mère d’une petite fille depuis le 1er septembre 2017 et absente du circuit depuis plus d’un an, la joueuse de 36 ans fera son retour à la compétition officielle jeudi 8 mars à Indian Wells (Californie). Elle doit y affronter au premier tour la Kazakhe Zarina Diyas, 53e mondiale.
L’ex-numéro un mondiale, qui n’a plus joué depuis l’Open d’Australie 2017 – qu’elle avait remporté alors qu’elle était déjà enceinte – n’est pas réputée pour sa propension à faire profil bas. Elle n’a donc pas minimisé ses ambitions, à l’heure d’évoquer sa reprise. « Cela va peut-être sans dire, mais autant le clamer haut et fort : oui, je veux absolument gagner d’autres Grands Chelems. Je suis au courant du record, et ce n’est pas un secret, mon objectif, c’est 25 », a-t-elle dit au magazine Vogue, au début de janvier, elle qui comptabilise à ce jour deux unités de moins.
Un record en ligne de mire
Elle dépasserait ainsi le record absolu de 24 victoires en simple détenu par Margaret Court, et pourrait se targuer d’inscrire un peu plus son nom dans la légende. L’Australienne avait, elle, 29 ans lorsqu’elle a donné naissance à son premier enfant, en 1972. Quelques mois plus tard, elle remportait successivement l’Open d’Australie, Roland-Garros et l’US Open.
Plus récemment, Lindsay Davenport et Kim Clijsters ont elles aussi opéré un retour gagnant après une pause maternité. En 2009, la Belge, éloignée du circuit pendant deux ans, était même parvenue à remporter l’US Open deux mois seulement après sa reprise. « J’ai retrouvé mes coups très vite. Physiquement, en revanche, ça n’a pas été facile de s’y remettre. Mais le plus dur, probablement, a été de devoir admettre que je ne serai plus, quoi qu’il advienne, la même joueuse que celle de 2007 », déclarait à l’époque la joueuse de 26 ans.
A en croire l’entraîneur de Serena Williams, Patrick Mouratoglou, la maternité n’a pas changé sa joueuse : « Dès qu’elle met les pieds sur un court de tennis, c’est la même personne. A l’entraînement, elle affiche la même détermination, le même niveau d’exigence. Il y a deux Serena : la maman quand elle est chez elle, et la compétitrice sur le court », explique-t-il dans une interview publiée lundi 5 mars sur le site de la WTA, le circuit féminin.
Si elle relève le défi, ce dont peu d’observateurs doutent, l’Américaine n’en serait pas à son premier retour gagnant. Ecartée des courts pendant un an en 2010-2011, à la suite d’une blessure au pied puis d’une embolie pulmonaire, elle avait retrouvé son meilleur niveau cinq mois seulement après son hospitalisation, puis un peu plus tard son trône de numéro un mondiale.
« Elle a 36 ans, elle vient d’avoir un enfant, elle a eu un caillot dans le sang et a passé plus d’un an sans compétition. On peut dire que c’est le plus grand défi de sa carrière », résume son coach
Sa pause maternité n’aura pas été des plus sereines. Les complications survenues au lendemain de son accouchement, qui a failli lui coûter la vie, comme elle le révélait en début d’année, l’ont contrainte à rester alitée près de six semaines. « Elle a 36 ans, elle vient d’avoir un enfant, elle a eu un caillot dans le sang et elle a passé plus d’un an sans compétition. Je pense que l’on peut dire sans aucun doute que c’est le plus grand défi de sa carrière », résume son coach, Patrick Mouratoglou, pour qui Kim Clijsters a montré que « quand on est capable de revenir aussi en forme physiquement qu’avant sa pause maternité, on peut obtenir les mêmes résultats qu’avant ».
« Ça m’a boostée »
Les exemples de retour au plus haut niveau chez les sportives ne se limitent évidemment pas au tennis. Outre Kim Clijsters, une autre Belge a choisi de reprendre sa carrière après la naissance de son premier enfant : l’athlète Tia Hellebaut. La championne olympique de la hauteur à Pékin, en 2008, a fait une première pause à la fin de cette année-là, puis une autre trois ans plus tard pour son deuxième enfant. A chaque fois, elle est revenue à la compétition, prenant la cinquième place aux Mondiaux en salle d’Istanbul en 2012 puis aux Jeux olympiques de Londres. « Je n’ai rien perdu de ma technique. Et je suis plus puissante qu’avant mes grossesses. Ces deux épreuves m’ont renforcée », disait-elle à L’Obs en 2012, un an avant de prendre sa retraite définitive. Même si les deux accouchements ont fragilisé certains de ses muscles, l’obligeant à « faire plus attention, être plus prudente à l’entraînement pour éviter les blessures ».
La sprinteuse Christine Arron se félicite quant à elle d’avoir « eu autant de médailles avant la naissance de [s]on fils [en 2002] qu’après », comme elle l’expliquait au Monde, à la fin de 2016. « Le médecin qui me suivait pendant ma grossesse m’a dit un truc simple et clair : une femme atteint sa maturité musculaire après 30 ans, ça m’a boostée. Je suis revenue encore plus forte physiquement et j’ai pu continuer à courir avec plus de sérénité. »
L’un des exemples les plus retentissants en la matière reste celui de Paula Radcliffe. Pour sa course de rentrée, moins de dix mois après son premier accouchement, en 2007, la Britannique avait remporté le marathon de New York, à 33 ans. Une performance qui lui valut de recevoir le prix du come-back de l’année. Serena Williams est très certainement déterminée à l’imiter.



                            


                        

                        


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Ligue des champions : le PSG, risée de la presse européenne

Au lendemain de l’élimination du PSG, la presse européenne a fustigé les dépenses somptuaires du club parisien qui ne lui ont pas permis de franchir un cap en Ligue des champions.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 12h51
   





                        



   


Une équipe « médiocre », un club « en beurre », « arriviste » mais « tout petit », « tout l’argent du monde n’a aucune valeur »… plusieurs journaux européens étrillent le PSG, qui a dépensé 400 millions d’euros pour se faire sortir dès les huitièmes de finale de C1 contre le Real Madrid.

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En Espagne, la presse se moque cruellement du « nouveau riche » reparti les poches vides, malgré les recrutements astronomiques de Neymar et Kylian Mbappé l’été dernier. « 400 millions dépensés… et à nouveau éliminé dès les huitièmes », titre le quotidien sportif Marca en pages intérieures, avec une photo de Mbappé tête basse. « Le PSG faisait peur à toute l’Europe il y a seulement deux mois », relève le journal. « Deux mois plus tard, le Real est en quarts et les 400 millions d’euros, qui semblaient bien investis quand les buts tombaient en cascade, paraissent désormais un gaspillage. » 

#LaPortada Para que aprendan https://t.co/BwWSl5oh4j— marca (@MARCA)


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« Cheikh et mat »
Même acidité du côté du journal madrilène As, qui évoque « un PSG sans football ni classe ». « Galacticide à la parisienne », peut-on lire en pages intérieures, allusion aux Galactiques, ces stars du football assemblées au début des années 2000 au sein du Real. « Le PSG hypertrophié à grand renfort de stars finit par mordre la poussière. »
Le meilleur jeu de mots est pour Mundo Deportivo, qui ose un « Cheikh et mat » en « une » pour décrire l’échec du projet qatari à Paris. Chose rare, le quotidien pro-Barcelone en vient même à dire du bien du grand rival madrilène ! « Le Real Madrid renverse un PSG timoré qui a terminé à 10 et s’écroule à nouveau en Ligue des champions. Les Merengues passent en quarts après un excellent match, avec Cristiano (Ronaldo), (Lucas) Vazquez et (Marco) Asensio comme références ». « Le PSG a interprété merveilleusement son rôle d’équipe médiocre de Ligue des champions », relève pour sa part le journal barcelonais Sport. « Le PSG reste tout petit. Les millions ne suffisent pas pour acheter l’histoire et la grandeur, on l’a ou on ne l’a pas. »

'Rien de rien', por @SantiNollaMD https://t.co/So2J08VcFn #OpiniónMD https://t.co/Jq7uqGEewG— mundodeportivo (@Mundo Deportivo)


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En Italie, La Gazzetta dello Sport décrit le « nouveau flop du PSG » et titre en pages intérieures « un Real d’acier, un PSG en beurre ». « A l’aller, les Français avaient gâché des occasions. Cette fois non. Il n’y a eu ni illusions ni regrets. C’est leur pire match cette saison. » Le quotidien sportif italien se moque de l’entraîneur parisien Unai Emery : « Peut-être que l’émir va devoir mettre la main au portefeuille (+ hum… +) pour trouver un entraîneur à la hauteur. » Et stigmatise l’attitude de Marco Verratti, exclu pour un deuxième carton jaune : « Marco confirme qu’il est incapable de garder la tête froide et c’est un gros problème, y compris dans l’optique de la sélection. »

#Psg, altra #ChampionsLeague sfumata. Dentro un flop da 400 milioni #PsgRealMadrid https://t.co/NDIJui9421 #ucl https://t.co/pKqAY8fDqR— Gazzetta_it (@LaGazzettadelloSport)


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En Angleterre, le Guardian présente les Parisiens comme des « plastic galacticos », des « galactiques de plastique » bien loin des vrais Galactiques que sont les Madrilènes. « Emery peut s’inquiéter pour son avenir. »

Cristiano Ronaldo ensures Real Madrid ease through as PSG's vaulting ambition again fails to get past spring. By… https://t.co/mc0EKiEeB6— guardian_sport (@Guardian sport)


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« Tous les millions du monde ne valent rien ! »
« C’est la sortie pour le PSG et également pour son entraîneur Unai Emery », abonde le journal allemand Bild. « Contre le roi de la compétition reine (le Real, double tenant du titre en C1), tous les millions du monde ne valent rien ! » « Sans le transféré royal Neymar, rien ne fonctionne contre la Maison royale », enchaîne le quotidien.
Le site allemand Sport 1 reprend les commentaires de l’ancien gardien de but international Oliver Kahn, désormais consultant, très critique envers le PSG : « Ils avaient toutes les armes pour gagner. C’est une équipe qui peut nourrir les plus hautes ambitions, et aujourd’hui : rien ! On peut s’acheter tous les meilleurs joueurs, mais on ne peut pas acheter du caractère. Ça doit se construire au fil des années. »
En Belgique, La Dernière Heure/Les Sports se demande comment « le PSG va pouvoir garder Neymar, motivé, alors que son prochain match important en club aura lieu dans… un an (en Ligue des champions) » et ajoute : « Les Français s’entêtent à vouloir grimper une montagne qui reste trop haute pour eux. »

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ L’attaquant congolais, auteur de 9 buts en Liga avec Villarreal, a été transféré début mars au club chinois de Beijing Guoan pour 74 millions d’euros.
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Décryptage

Comment Cédric Bakambu est devenu le joueur africain le plus cher de l’histoire

L’attaquant congolais, auteur de 9 buts en Liga avec Villarreal, a été transféré début mars au club chinois de Beijing Guoan pour 74 millions d’euros.

Par                                            Alexis Billebault




LE MONDE
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        Le 07.03.2018 à 09h39

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        Mis à jour le 07.03.2018 à 09h54






    
L’attaquant congolais Cedric Bakambu, après son arrivée dans le club chinois des Beijing Guoan le 1er mars 2018.
Crédits : GREG BAKER/AFP


L’attaquant congolais Cédric Bakambu, auteur de neuf buts en Liga avec Villarreal, a rejoint, jeudi 1er mars, le club chinois de Beijing Guoan pour la coquette somme de 74 millions d’euros. Un transfert record qui nécessite quelques explications.
Un transfert qui a duré près de deux mois
Au début du mois de janvier, l’affaire semblait réglée. Cédric Bakambu, 26 ans, déjà auteur de 9 buts en Liga avec Villarreal, allait signer très vite un contrat de quatre ans avec Beijing Guoan, sur la base d’un salaire brut annuel de 18 millions d’euros, soit le même que Kylian Mbappé au Paris Saint-Germain (PSG). Pourtant, le transfert du joueur formé au FC Sochaux a pris beaucoup plus de temps que prévu.
Le montant de la clause libératoire de l’attaquant à Villarreal était de 37 millions d’euros. Depuis l’année dernière, le gouvernement chinois taxe à 100 % les clubs du pays qui achètent un footballeur étranger pour un montant d’au moins 5,9 millions d’euros, afin de financer la formation des jeunes joueurs locaux. Grâce à un savant montage financier, Cédric Bakambu a lui-même racheté cette clause – avec l’aide de Beijing Guoan – et donc sa liberté.

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« Le club chinois a ensuite tenté d’échapper à cette taxe ou au moins de la faire diminuer, résume une source proche du dossier. Mais les autorités du football chinois ont refusé. Soit Beijing Guoan passait à la caisse, soit le transfert ne se faisait pas. » Cédric Bakambu est devenu un joueur de Beijing Guoan le jeudi 1er mars pour 74 millions d’euros, après avoir passé près d’un mois à se préparer avec sa future équipe au Portugal. Dimanche 4 mars, le Congolais a connu des débuts difficiles dans le championnat chinois puisque son club s’est incliné (3-0) sur le terrain du Shandong Luneng.
La Chine, un eldorado pour les footballeurs ?
Le signal donné par les autorités aux clubs de la Chinese Super League (CSL) est clair. En 2016, 1,1 milliard d’euros avait été dépensé sur le marché des transferts. Et 300 millions d’euros supplémentaires à l’hiver 2017.
Le président de la République populaire de Chine, Xi Jinping, grand amateur de football, a imposé un peu plus de retenue de la part des clubs. « En Chine, les droits télé ne sont pas très élevés, explique Raffaele Poli, le directeur de l’observatoire du football du Centre International d’étude du sport (CIES) à Neuchâtel (Suisse). Les billets vendus dans les stades le sont à un tarif modeste. Ces transferts, associés à des salaires élevés, ne sont pour l’instant pas rentables. L’Etat souhaite donc que les clubs chinois investissent dans la formation de jeunes joueurs afin de les faire évoluer d’abord en Super League avant de vendre les meilleurs à l’étranger, ce qui rapportera de l’argent. Mais cela prendra des années. »
Choix sportif ou choix financier ?
A Villarreal, Cédric Bakambu émargeait à environ 2 millions d’euros par an, hors primes. « Il y a des sommes qui ne se refusent pas », admet Romarin Billong, l’ancien international camerounais de Lyon, Saint-Etienne et Nancy. Le buteur congolais lui-même ne fait pas mystère de l’aspect financier dans le choix qui l’a poussé à accepter l’offre de Beijing Guoan. « Bien sûr que cela est important. Je sais ce que les gens disent : que je ne suis parti que pour l’argent… Mais je me fiche de ce qu’ils peuvent penser. J’assume mon choix ! Oui, je vais très bien gagner ma vie, mais je vais aussi faire ce que j’aime, jouer au football », explique Cédric Bakambu, réputé pour sa franchise.

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« Il a fait un choix que je comprends. Il va gagner beaucoup d’argent. Il va mettre sa famille à l’abri et ses qualités de joueur ne vont pas disparaître sous prétexte qu’il va évoluer dans un championnat moyen. A sa place, beaucoup feraient la même chose. Aujourd’hui, les joueurs ont tendance à privilégier l’aspect financier avant le sportif. C’est dans l’air du temps », analyse François Zahoui, le sélectionneur ivoirien du Niger.

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L’agent français Alain Gauci, qui travaille avec plusieurs internationaux africains – le Marocain Yunis Abdelhamid (Reims, Ligue 2), le Cap-Verdien Nuno Da Costa (Strasbourg, Ligue 1), le Centrafricain Eloge Enza Yamissi (Valenciennes, Ligue 2) – rappelle que Pierre-Emerick Aubameyang, lui aussi courtisé par des clubs chinois prêts à lui offrir un pont d’or, a préféré quitter le Borussia Dortmund (Allemagne) pour Arsenal et la prestigieuse Premier League anglaise. « Il aurait pu gagner plus en Chine, mais il a fait le choix du sportif. Je constate qu’aujourd’hui, de très bons joueurs partent en Chine, en Russie, en Turquie alors qu’ils sont encore jeunes. Bakambu n’a que 26 ans. Il y a encore quelques années, ils rejoignaient ces championnats moins relevés que ceux du top 5 européen (Angleterre, Allemagne, Espagne, France, Italie) souvent vers 30 ans… Mais je ne suis pas certain que Bakambu restera quatre ans en Chine. Il pourrait revenir plus tôt en Europe. »
La cote des joueurs africains est-elle en hausse ?
Cédric Bakambu a rejoint la Chine pour 74 millions d’euros. Quelques jours avant lui, Arsenal avait déboursé 63 millions d’euros (hors bonus) pour s’offrir le Gabonais Pierre-Emerick Aubameyang. Liverpool, après avoir acheté en juin à l’AS Roma (ITA) l’Egyptien Mohamed Salah pour 42 millions d’euros (hors bonus) et le Sénégalais Sadio Mané (ex-Southampton) 36 millions d’euros un an plus tôt, a de nouveau puisé dans son bas de laine en dépensant 54 millions d’euros (70 millions d’euros selon l’agence allemande SID) pour faire venir en juin le Guinéen Naby Keita (RB Leipzig) sur les bords de la Mersey.

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« Ce n’est pas la nationalité du joueur qui fixe les tarifs, mais son statut. Qu’il soit africain, européen ou sud-américain. Mohamed Salah, qui réalise une superbe saison avec Liverpool (co-meilleur buteur du championnat avec 24 buts, ex æquo avec Harry Kane) vaut plus de 100 millions d’euros aujourd’hui. Si on prend le cas de Bakambu, il a coûté cher à cause de la taxe de 100 %. S’il avait été transféré en Europe, l’opération aurait atteint 40 millions d’euros car ce n’est pas encore un joueur de très haut niveau, et il n’aurait pas gagné 18 millions par an », assure Romarin Billong.



En Europe, seuls cinq ou six clubs – PSG, Real Madrid, FC Barcelone, Manchester City, Manchester United – sont capables de mettre au moins 100 millions d’euros sur la table pour acheter un joueur. « Le Bayern Munich ou Arsenal pourraient le faire, ajoute Romarin Billong. Mais philosophiquement, ils s’y refusent. »
« Arsenal a plutôt fait une bonne affaire en achetant Aubameyang, l’un des meilleurs attaquants d’Europe, estime Alain Gauci. Avec ses statistiques, il vaut à mon sens un peu plus. Mais je ne pense pas que les Africains, aujourd’hui, soient plus abordables. Pas pour les meilleurs joueurs. »
Aujourd’hui, si les salaires perçus par les Africains sont en phase avec leur statut, ils le doivent aussi à leurs agents. « Ils sont mieux entourés. C’est important d’avoir un bon agent, capable de bien négocier un contrat », insiste François Zahoui. Pourtant, certains clubs sont encore hésitants, notamment à cause de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) qui jusqu’à présent se déroulait en plein hiver et privait les clubs de leurs joueurs pendant quelques semaines. La réforme de la compétition, qui se jouera en juin et juillet 2019 au Cameroun, devrait vaincre les dernières réticences.


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Si le PSG n’a pas su combler l’absence de l’attaquant, c’est désormais tout un pays qui redoute de ne pas le voir lors de la Coupe du monde en Russie.
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Le Brésil au chevet de Neymar, à trois mois du Mondial

Si le PSG n’a pas su combler l’absence de l’attaquant, c’est désormais tout un pays qui redoute de ne pas le voir lors de la Coupe du monde en Russie.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 09h28
    |

            Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)








                        



   


Eduardo Diniz s’est fait une raison. « S’il n’y a pas de caïpirinha, je boirai de la vodka ! » Voilà des semaines que le Brésilien, professeur de techniques d’information à la Fondation Getulio Vargas de Sao Paulo, prépare son voyage à Moscou pour assister aux matchs de la Coupe du monde, qui aura lieu en Russie du 14 juin au 15 juillet. Avec sa femme, Lilian, ils ont déjà acheté leurs billets pour passer dix jours dans la capitale russe. Mais depuis quelques jours, la préoccupation du couple ne concerne plus seulement la carte des cocktails moscovites.

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Comme les autres fans de la Seleçao, l’équipe nationale de football brésilienne, Eduardo et Lilian s’interrogent : et si Neymar da Silva Santos Junior, la star de l’équipe, ne se remettait pas à temps de sa blessure ? Et si la Seleçao devait se passer de lui comme lors de la Coupe du monde 2014 ? Le fantôme de la « tragédie du 7 à 1 », cette défaite cuisante face à l’Allemagne en demi-finale, rôde encore. Eduardo refuse d’y penser. « Non, non, non, il n’y aura pas de drame. Au contraire, c’est positif. Neymar va se reposer pendant trois mois, pendant que les autres joueurs vont se fatiguer. Il va se rétablir et il sera en pleine forme ! », se rassure-t-il. Après l’élimination du PSG par le Real Madrid en Ligue des champions, l’Auriverde va pouvoir se concentrer sur sa rééducation, avec le Mondial en ligne de mire.
« Le Brésil cherche un nouveau Pelé »
Les Brésiliens, inquiets pour leur prodige, ont suivi presque heure par heure l’évolution de la blessure au cinquième métatarsien de l’attaquant du Paris-Saint-Germain. Aux vidéos montrant le champion hurlant de douleur sur le terrain, le 25 février, lors de la rencontre face à l’Olympique de Marseille, ont succédé les clichés de son arrivée à l’hôpital de Belo Horizonte, au Brésil, les bulletins cliniques, les schémas explicatifs, l’analyse de l’opération à venir… Puis le soulagement à sa sortie du bloc opératoire : « L’opération a été un succès », titraient, soulagés, les journaux brésiliens, lundi 5 mars.
Difficile d’imaginer que l’évolution de la blessure de l’os prolongeant le petit doigt de pied d’un joueur de football puisse à ce point tenir en haleine un pays secoué par une crise politique, meurtri par la violence des gangs et ravagé par les inégalités. « On est face à un phénomène complexe qui permet de comprendre l’âme du Brésil », décortique Paulo Calçade, commentateur sur la chaîne sportive ESPN. « Le Brésil cherche un héros, un leadeur comme Pelé. Neymar, d’origine modeste, talentueux, peut être ce modèle auquel on veut s’identifier », poursuit-il. Les Brésiliens tentent donc de se rassurer comme ils peuvent. En 1962, Pelé, blessé, n’avait pu finir le tournoi, qui avait vu la victoire de l’équipe auriverde.
Disproportion
Neymar, pris en photo sur un fauteuil roulant, souriant et réconforté par sa compagne avant son envol dans un jet privé pour poursuivre sa convalescence dans une résidence estimée à 7 millions d’euros à Mangaratiba, station balnéaire de l’Etat de Rio de Janeiro, est conscient de la pression qui repose sur ses épaules. Mais une partie du pays, y compris parmi les fans, s’est insurgée face à cette abondance de bulletins de santé. « C’est insensé ! Neymar est blessé, c’est regrettable, mais un métatarsien ne va tout de même pas provoquer un choc national. C’est “too much” ! », s’emporte Jose Antonio Gomes de Pinho, professeur à l’école d’administration de l’université fédérale de Bahia et supporteur de la Seleçao.

   


Devenue « Neymar-dépendante », la Seleçao devra, quoi qu’il advienne de la cheville du Paulistano, se passer de lui dès les matchs amicaux face à l’Allemagne et la Russie. « Pour le Brésil, Neymar est un atout mais aussi un problème », analyse Paulo Calçade. « Sans lui, l’équipe devra apprendre à jouer plus collectif. C’est un aspect positif. Le Brésil peut gagner, mais il va falloir travailler », conclut le commentateur. Un défi que le PSG n’a pas su relever.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ L’arbitrage vidéo a été officiellement inscrit dans les « lois du jeu » et sera utilisé lors de la prochaine Coupe du monde. Retour sur cinq fois où les règles ont changé l’histoire de ce sport.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Battu (2-1) par le Real Madrid, mardi, le club parisien est une nouvelle fois éliminé en huitièmes de finale de la Ligue des champions.
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Article sélectionné dans La Matinale du 06/03/2018
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Les ambitions foudroyées du PSG version qatarie

Battu (2-1) par le Real Madrid, mardi, le club parisien est une nouvelle fois éliminé en huitièmes de finale de la Ligue des champions.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 03h42
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 09h56
    |

            Rémi Dupré








                        



   


L’émir du Qatar, Tamim Ben Hamad Al-Thani, va finir par se lasser des échecs à répétition du Paris-Saint-Germain sur la scène européenne. Depuis les tribunes du Parc des Princes, le souverain n’a pas dû apprécier de voir « son » club se faire une nouvelle fois éliminer en huitièmes de finale de Ligue des champions. Un an après l’humiliante débâcle face au FC Barcelone (6-1) à ce stade de la compétition, l’équipe de la capitale a été battue (1-2) et boutée hors du tournoi, mardi 6 mars, par un autre grand d’Espagne : le vénérable Real Madrid, entraîné par l’icône française Zinédine Zidane, double tenant du titre et récipiendaire du trophée à douze reprises.

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Ni le tifo géant déployé au Parc ni la campagne de communication du PSG et ses slogans optimistes et mobilisateurs n’ont permis de renverser la vapeur. Trois semaines après sa rageante défaite (3-1) concédée à Santiago-Bernabeu lors de la manche aller, la formation parisienne a été de nouveau domptée par les Merengue du Portugais Cristiano Ronaldo, auteur de trois buts sur les deux confrontations. Encline à se référer à son glorieux passé, elle n’a donc pu rééditer, face au Real, son exploit (victoire 4-1 après un revers 3-1 à l’aller) de 1993, en quarts de finale de la défunte Coupe de l’UEFA.
Pour les dirigeants du PSG, le constat est douloureux : depuis son rachat, en 2011, par le fonds Qatar Sports Investments (QSI), le club n’est jamais parvenu à atteindre le dernier carré de la Ligue des champions, l’objectif minimal fixé cette saison. Moins cauchemardesque que la « remontada » des Blaugrana en 2017, cette énième sortie de route renvoie toutefois les investisseurs de Doha à leurs infortunes chroniques sur l’échiquier continental.
L’échec de Unai Emery
« Tout le monde est très énervé, on n’est pas contents du tout », a tempêté, le regard noir, Nasser Al-Khelaïfi, président qatari du club et homme de confiance de l’émir. Cette fois, le patron du PSG n’a pas pu se plaindre de l’arbitrage de l’Allemand Felix Brych, alors que lui et ses lieutenants avaient multiplié les critiques envers son collègue italien Gianluca Rocchi après le match aller.

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Irrémédiablement, ce revers scelle le sort de l’entraîneur parisien Unai Emery, dont le contrat devait être prolongé en juin en cas de qualification pour les demi-finales du tournoi. Son échec est patent. En tête de la Ligue 1 et qualifié pour la finale de la Coupe de la Ligue (programmée le 31 mars, face à Monaco), le technicien peut déjà préparer ses valises. Ses méthodes de travail sont contestées en interne depuis plusieurs mois et il est en froid avec plusieurs cadres de son vestiaire.
Triple vainqueur de la Ligue Europa (entre 2014 et 2016) avec le Séville FC, le Basque avait été recruté à l’été 2016, quelques mois après l’élimination traumatisante contre le rival Manchester City, propriété du cheikh Mansour d’Abou Dhabi, en quarts de Ligue des champions. Sa feuille de route était claire : faire entrer le PSG dans une autre dimension après quatre échecs consécutifs aux portes des demi-finales.
A Santiago-Bernabeu, ses choix trop audacieux et risqués avaient clairement fragilisé sa formation et précipité sa chute lors du match aller. De surcroît, l’Ibère a souffert de la comparaison avec son homologue madrilène Zinédine Zidane, dont le coaching s’est révélé décisif. Le visage fermé, Unai Emery n’a pas cherché d’excuses. En conférence de presse, il ne s’est pas réfugié derrière l’absence préjudiciable de sa star brésilienne Neymar, victime « d’une fissure du cinquième métatarsien droit » et qui sera sur le flanc pendant plusieurs mois.

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Symboles des désillusions parisiennes depuis six saisons, le vétéran Thiago Motta (35 ans) et le capitaine, Thiago Silva, ont fait part de leur sentiment d’impuissance. « Il faut assumer, on n’était pas capables de se qualifier », a confié le premier. « On n’a pas fait le match qu’il fallait faire », a glissé le second.
A l’unisson, les joueurs et dirigeants du PSG ont souligné le gouffre culturel qui les sépare du Real Madrid, véritable machine à remporter des titres. Le manque d’expérience des Parisiens fut incarné par l’Italien Marco Verratti, 25 ans, expulsé de manière absurde, à l’heure de jeu, pour protestation. Une expulsion qui a définitivement étouffé les dernières velléités du PSG.
« Ça montre qu’il faut encore travailler, être plus mature et avoir plus d’expérience, on a vu que le Real a su être bon sur certains détails, a concédé le défenseur brésilien Marquinhos, glacial. Je pense qu’on ne peut pas remporter cette compétition tout de suite, tout le monde nous le dit. Il faut beaucoup perdre pour apprendre et [la] gagner. »
417 millions d’euros investis
Sauf que la patience de Tamim Ben Hamad Al-Thani a ses limites. Son objectif est de remporter le tournoi européen avant l’organisation de la Coupe du monde 2022 par l’émirat gazier. Le naufrage du PSG face au Barça, la perte des droits télévisés de la Ligue des champions (pour le cycle 2018-2021) par la chaîne qatarie BeIN Sports au profit du groupe SFR Altice de Patrick Drahi et l’isolement diplomatique de son pays, confronté au blocus imposé par ses voisins du Golfe, ont définitivement convaincu le souverain de passer à la vitesse supérieure à l’été 2017.
Les dirigeants parisiens ont ainsi investi 417 millions d’euros sur le marché des transferts pour enrôler notamment Neymar, devenu le joueur le plus cher du monde (222 millions) et le prodige français Kylian Mbappé (180). Triple vainqueur de la Ligue des champions, le Brésilien Daniel Alves, 34 ans, a également été recruté pour apporter sa culture de la gagne et son expérience à l’équipe. Sur le plan politique, l’état-major du club a été chamboulé avec l’arrivée d’un nouveau directeur sportif, le Portugais Antero Henrique, ex-recruteur en chef du FC Porto et homme de réseaux.
Mais force est de constater que les dépenses consenties et la stratégie très ambitieuse de QSI n’ont guère porté leurs fruits sur le plan sportif. Avec ce fiasco face au Real Madrid, le PSG donne l’impression de faire du surplace. Son image de marque est écornée par ce statut d’éternel perdant. « Cela ne remet pas en cause notre stratégie d’investissements. On croit en nos joueurs. On veut continuer notre projet », a balayé Nasser Al-Khelaïfi, qui va devoir trouver cet été un successeur à Unai Emery.
Annus horribilis
Malgré le recrutement en grande pompe de Neymar, vitrine commerciale et porte-drapeau des ambitions européennes du club, le PSG a connu une annus horribilis. Outre la blessure – au pire moment – de sa star et les atermoiements autour du diagnostic médical, la formation parisienne a multiplié les déconvenues.
Depuis septembre 2017, elle fait l’objet d’une enquête de l’Instance de contrôle financier des clubs dans le cadre du fair-play financier (FPF). Pour être dans les clous du FPF et ainsi échapper à une éventuelle sanction, elle va devoir générer 75 millions d’euros de revenus d’ici au 30 juin, date de clôture de ses comptes. D’autant que le PSG ne pourra pas compter sur la manne (13 millions d’euros) prévue en cas de qualification pour les quarts de Ligue des champions, au titre des dotations de l’UEFA et à l’aune des retombées liées à la billetterie, aux droits télévisés et au marketing.

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Comment le PSG version QSI va-t-il relancer son projet ? « Ce n’est pas le moment de parler de changements, a déclaré Nasser Al-Khelaïfi, sous le coup d’une procédure pénale ouverte, en 2017, par le parquet suisse, dans le cadre de l’octroi à BeIN Media des droits de diffusion des Mondiaux 2026 et 2030. On va se reposer la tête pour réfléchir à ce qu’il faut changer. » Nul doute que l’émir du Qatar l’aidera à trancher dans le vif.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Les Parisiens ne sont pas parvenus à renverser le score du match aller, et quittent la Ligue des champions en huitièmes de finale après leur défaite face au Real Madrid.
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PSG-Real : les buts de l’élimination du Paris-Saint-Germain en vidéo

Les Parisiens ne sont pas parvenus à renverser le score du match aller, et quittent la Ligue des champions en huitièmes de finale après leur défaite face au Real Madrid.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 00h36
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 08h10
   





                        


Double tenant du titre continental, le Real Madrid s’est autorisé à croire à un hypothétique triplé. Le club entraîné par Zinédine Zidane s’est imposé, mardi 6 mars, en huitièmes de finale retour de la Ligue des champions sur la pelouse du Parc des Princes (2-1), éliminant le Paris-Saint-Germain de la compétition européenne.

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Déjà vainqueurs 3-1 lors du match aller, les coéquipiers de Cristiano Ronaldo ont maîtrisé leur sujet et le rythme du match face à un PSG privé de Neymar et de repères. S’ils ont beaucoup tenté, les joueurs d’Unai Emery ont rarement été dangereux lors de la première période, voyant leur adversaire manquer de les surprendre en contre à plusieurs reprises.
Et dès le retour des vestiaires, la star portugaise du Real, Cristiano Ronaldo, n’a pas manqué de concrétiser la domination de son équipe (51e). Après une première tête hors du cadre, le Ballon d’or s’est élevé plus haut que Yuri Berchiche pour ouvrir la marque au cœur des fumigènes des fans parisiens.

[⚽️ VIDEO BUT] 🏆  🔴🔵 #PSGRMA 
💥 Cristiano Ronaldo ouvre le score de la tête contre le PSG !
— beinsports_FR (@beIN SPORTS)


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Déjà ardue, la mission est devenue impossible pour les joueurs d’Unai Emery, qui ont été contraints à terminer la rencontre en infériorité numérique après l’expulsion de Marco Verratti pour un second carton jaune (sur contestation).

[📺 VIDEO] 🏆  🔴🔵 #PSGRMA 
❌ Le deuxième carton jaune synonyme d'expulsion pour Verratti !
— beinsports_FR (@beIN SPORTS)


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Les 47 000 spectateurs du Parc des Princes se sont mis à espérer à une hypothétique remontada après un but chanceux de leur Matador uruguayen, Edinson Cavani (71e).

[⚽️ VIDEO BUT] 🏆  🔴🔵 #PSGRMA 
🔥 Cavani égalise pour le PSG !
— beinsports_FR (@beIN SPORTS)


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Mais Casemiro a enterré les espoirs de qualification du PSG en inscrivant le but de la victoire madrilène quelques minutes plus tard (80e).

[⚽️ VIDEO BUT] 🏆  🔴🔵 #PSGRMA 
☄ Casemiro redonne l'avantage au Real Madrid !
➡️ Une frappe déviée qui lobe Areola
— beinsports_FR (@beIN SPORTS)


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Au terme d’une partie maîtrisée de bout en bout, le Real Madrid de Zinédine Zidane se hisse une nouvelle fois en quarts de finale de la compétition reine en Europe. Pour Paris, en dépit de plus de 400 millions d’investissement à l’été, les années se suivent et se ressemblent en Ligue des champions.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Paris a été incapable de renverser la situation face au Real Madrid en 8e de finale retour (1-2). Comme la saison passée, les Parisiens ne verront pas les quarts.
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Face au Real, le PSG rate encore son rendez-vous avec la Ligue des champions

Paris a été incapable de renverser la situation face au Real Madrid en 8e de finale retour (1-2). Comme la saison passée, les Parisiens ne verront pas les quarts.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 00h06
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 07h52
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Tout ça pour ça. Promis, cette fois le PSG version QSI (Qatar Sports Investments) avait rendez-vous avec son destin, le seul à la hauteur de ses moyens et de ses envies de « rêver plus grand ». La pièce allait finir par tomber du bon côté, les planètes allaient enfin s’aligner. Mais, mardi 6 mars au soir, le Paris Saint-Germain n’a ni manqué de chance, ni pu se défausser sur l’arbitrage ou pleurer un but assassin de Pedro ou Demba Ba. Il n’a juste pas été à la hauteur de l’histoire que ses dirigeants ont cherché à imprimer à grand renfort de storytelling pendant trois semaines entre injonctions à se rallier à leur cause au nom de l’intérêt supérieur du football français et coup d’œil appuyé sur cette nuit du 18 mars 1993 quand les Kombouaré, Ginola et Weah renversaient le Real Madrid pour l’acte de naissance en Europe d’un club à l’histoire encore fraîche. Avoir perdu 3-1 à Santiago-Bernabeu un match globalement maîtrisé n’était pas l’idée du siècle, perdre Neymar en route non plus. Mais comme le rappelait Thomas Meunier avant la rencontre « on a bien battu Barcelone 4-0 sans lui la saison passée ». Alors pourquoi pas ? Pourquoi ne pas profiter des fébrilités d’un Real qui ne réalise pas vraiment sa meilleure saison ?

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Sauf que très vite, les Parisiens ont donné l’impression d’une équipe tiraillée entre l’envie d’emballer ce match et la crainte d’être punie en retour. Alors les hommes d’Emery n’ont pas choisi. Le Basque avait opté lui pour Thiago Motta plutôt que Lassana Diarra au poste de sentinelle, comme la promesse que son équipe allait assumer le contrôle du jeu. Le PSG n’a rien assumé. Aucun tir cadré avant la 42e minute quand Kylian Mbappé, pris en flagrant délit d’individualisme, oublie de servir Cavani et préfère allumer Keylor Navas.

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Jusque-là, le gardien du Real passait une soirée tranquille, toute juste dérangé par les odeurs des fumigènes d’un Parc des Princes qui renouait avec son ambiance sauvage. Alphonse Aréola avait lui davantage à s’employer et détournait une reprise presque gagnante de Sergio Ramos (19e) puis remportait son duel face à Karim Benzema (38e). Dans la foulée, Marco Verratti voyait jaune en essayant de récupérer un ballon égaré par Angel Di Maria. A l’image de l’Argentin, le trio offensif parisien est passé à travers son match avec en prime une implication défensive proche d’un samedi après-midi au stade de la Licorne. D’un coup, Mbappé faisait ses 19 ans tous timorés à côté d’un Cavani introuvable.
Emery, coupable déjà tout désigné
Cristiano Ronaldo n’a pas touché beaucoup plus de ballon non plus. Plus son registre l’âge aidant, sauf que le Portugais a eu le mérite d’être à la réception d’un centre de Lucas Vasquez (51e). Un but symptomatique des insuffisances parisiennes du soir qui part d’une perte de balle de Daniel Alves en milieu de terrain et se termine par un oubli de Berchiche dans la surface. A ce niveau-là, le football ne pardonne pas ce genre de politesse. Marco Verratti poursuivait l’opération sabordage. Expulsé pour un second carton jaune (66e), l’Italien n’a toujours pas compris qu’on ne s’adresse pas à un arbitre en Ligue des champions comme à son coloc qui a oublié de descendre les poubelles.

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En passant par là sur un corner, Cavani égalisera bien de la rotule (71e). Mais le mal est déjà fait. A onze contre dix, le Real prépare la mise à mort et ce sont encore les Parisiens qui offrent la banderille. Adrien Rabiot dégage sans regarder dans l’axe sur Casemiro dont la frappe déviée par Marquinhos termine au fond des filets (80e). Pas la peine de sortir les mouchoirs, cette fois le PSG quitte la Ligue des champions sans regret ni goût d’injustice en bouche. On se console comme on peut. Mercredi, il se réveillera juste avec une méchante gueule de bois et se cherchera sans doute des coupables. Ensemble, tout pouvait être possible. Seul, c’est Unai Emery qui paiera l’addition. Le technicien était prévenu : à Paris, il n’existe pas d’autres horizons que celui de la Ligue des champions. Et pour l’instant, il est indépassable.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Le boxeur professionnel, champion olympique, ne devrait toutefois pas échapper à une suspension ferme.
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Dopage : le boxeur français Tony Yoka suspendu un an avec sursis

Le boxeur professionnel, champion olympique, ne devrait toutefois pas échapper à une suspension ferme.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 19h35
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 20h31
    |

            Anthony Hernandez et 
Clément Guillou








                        



   


C’est le premier accroc dans la courte carrière professionnelle de Tony Yoka : le champion olympique de boxe des super-lourds, en 2016 à Rio, est visé par une procédure pour une infraction à la réglementation antidopage.
Yoka, 25 ans, est coupable de trois « no show » (absence à un contrôle antidopage inopiné ou non-respect de l’obligation de localisation) en moins d’un an, a fait savoir, mardi 6 mars, son avocat, Arnaud Péricard, confirmant une information de L’Equipe.
« Le dernier date de juillet 2017. Il a péché par manque de rigueur après les Jeux olympiques et n’a pas été rigoureux dans ses obligations de localisation », rapporte l’avocat du champion olympique. La commission antidopage de la Fédération française de boxe, réunie le 12 décembre 2017, quatre jours avant le troisième combat professionnel de Yoka, l’a suspendu un an avec sursis.
Tony Yoka n’a pas fait appel, mais l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) ne devrait pas laisser passer cette décision indulgente de la Fédération française de boxe. Le jugement passera mécaniquement devant le collège de l’AFLD.
Les peines avec sursis dans les affaires de dopage sont rarissimes. Et pour cause : « Il n’y a pas de sursis pour une sanction antidopage sauf dans le cas d’une aide substantielle », rappelle le secrétaire général de l’AFLD Mathieu Teoran, sans se référer au cas de Tony Yoka.
Tony Yoka n’est pas dans cette situation. « L’aide substantielle » réclame qu’un sportif contrôlé positif fournisse aux autorités de lutte contre le dopage des informations précieuses, permettant d’engager des poursuites à l’encontre d’une personne ayant facilité son dopage.
« On pourrait considérer que la Fédération a mal appliqué la loi »
« Dans l’hypothèse où nous recevrions un dossier dans lequel une peine avec sursis a été imposée par une fédération sans qu’il y ait d’aide substantielle, on pourrait considérer qu’elle a mal appliqué la loi », poursuit Mathieu Teoran. Laissant ainsi présager d’un alourdissement de la peine une fois le dossier Yoka passé devant le collège de l’AFLD.
Pour cette infraction, la sanction prévue par le code du sport est comprise entre un et deux ans de suspension. Le règlement concernant les défauts de localisation ou les « no show » a été assoupli en 2015. Jusqu’alors, trois infractions en l’espace de dix-huit mois suffisaient à déclencher une sanction.
« Ils [l’AFLD] ont insisté auprès de nous, parce que Tony Yoka, à chaque fois qu’il était convoqué [par les contrôleurs antidopage], il ne venait jamais », s’étonne le président de la Fédération française de boxe, André Martin, dans L’Equipe.
Après trois victoires, dont deux avant la limite contre des adversaires de faible envergure, Tony Yoka doit disputer le 7 avril son quatrième combat contre son compatriote Cyril Léonet. Pour que ce combat ait lieu, il faudrait que son dossier ne passe pas devant le collège de l’AFLD d’ici à un mois, ou que l’AFLD ne prononce pas de suspension.
Ces trois défauts de localisation, s’il s’agit bien « d’une négligence » comme on le dit à la fédération française de boxe, ne manquent pas de surprendre s’agissant d’un boxeur très entouré.
« Pendant sa carrière, il n’a eu qu’un ou deux manquements, nous étions très attentifs, dit-on à la Fédération française de boxe. Depuis qu’il est pro, c’est à lui de le gérer seul. Et son équipe doit sans doute davantage gérer le marketing et la préparation que cet aspect-là. »
Depuis novembre 2017, le boxeur n’est plus dans la liste des sportifs soumis à des obligations de localisation, précise son avocat.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Privé de Neymar, le Paris SG n’a rien pu faire face au double champion en titre, qui s’impose et l’élimine de la compétition européenne dès les 8e de finale (2-1)
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<filnamedate="20180307"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180307"><AAMMJJHH="2018030719">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Cette suspension fait suite aux révélations dans la presse allemande en décembre 2014 sur la mise en place d’un système de dopage généralisé dans l’athlétisme russe.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Dopage : la Fédération internationale d’athlétisme maintient la suspension des athlètes russes

Cette suspension fait suite aux révélations dans la presse allemande en décembre 2014 sur la mise en place d’un système de dopage généralisé dans l’athlétisme russe.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 15h31
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 16h26
   





                        



   


La Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) a décidé, mardi 6 mars, de maintenir la suspension des athlètes russes en vigueur depuis novembre 2015, sur recommandation d’un groupe de travail antidopage.
Ce maintien de la suspension des athlètes russes intervient une semaine après la levée, par le Comité international olympique (CIO), de la suspension du Comité olympique russe (ROC), effective depuis décembre en raison du scandale de dopage institutionnalisé en Russie.
Ramifications jusqu’en France
Le système de dopage généralisé mis en cause avait été dévoilé le 3 décembre 2014 par une enquête de la chaîne de télévision allemande ARD. L’Agence mondiale antidopage (AMA) avait alors créé une commission indépendante pour enquêter sur le sujet.
Un an plus tard, l’ex-président de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), Lamine Diack, son conseiller juridique, Habib Cissé, et l’ancien responsable de la lutte antidopage de l’IAAF, Gabriel Dollé, étaient mis en examen par le Parquet national financier (PNF) en France, car soupçonnés d’avoir dissimulé des cas de dopage en échange d’argent.

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PSG-Real Madrid : sans Neymar, c’est aussi bien, veut croire Paris

L’absence du Brésilien renvoie à son poids sportif à l’heure du choc avec le club madrilène, mardi, en huitièmes de finale retour de Ligue des champions.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 15h00
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 07h53
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Au bord du précipice, les joueurs et dirigeants du Paris-Saint-Germain se prêtent à un exercice alambiqué : donner l’illusion que l’absence de Neymar, victime d’une « fissure du cinquième métatarsien droit », n’est pas préjudiciable dans la perspective de la rencontre avec le Real Madrid, mardi 6 mars, en huitièmes de finale retour de Ligue des champions. « Ce n’est pas un cauchemar, s’est épanché, dans les colonnes de L’Equipe, Antero Henrique, le directeur sportif du club. On préfère jouer avec le meilleur joueur du monde que sans, c’est logique. Il n’est pas là mais il est là. Neymar est le leadeur de l’équipe mais ses partenaires vont tout donner pour lui, pour le club. »

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Envoyé en première ligne pour déminer le terrain médiatique avant la réception au Parc des Princes des Merengue, vainqueurs (3-1) à l’aller, le Portugais a expliqué que le joueur le plus cher du monde, recruté 222 millions d’euros en août 2017, pouvait « aider » le PSG « de l’extérieur ». « Par son esprit, sa relation avec les autres joueurs, le staff, les supporteurs, l’entourage du club », a développé M. Henrique, insistant sur le rôle d’ambassadeur du Brésilien, opéré à Belo Horizonte samedi 3 mars.
S’il en appelle à l’union sacrée, le Lusitanien ne s’est en revanche pas risqué à pointer la dimension symbolique que revêt cette absence prolongée – la date de reprise de la star sera fixée dans six semaines. Vitrine commerciale du club parisien et porte-drapeau des visées européennes de son propriétaire, Qatar Sports Investments (QSI), Neymar est l’homme qui devait permettre au PSG d’oublier l’humiliante « remontada » du FC Barcelone (6-1), en mars 2017, en huitièmes de finale de Ligue des champions, ainsi que les quatre éliminations consécutives en quarts du tournoi.
Les statistiques flatteuses du Brésilien
« Neymar a l’obligation de briller à l’occasion de la double confrontation contre le Real, voire au-delà, car justement il a été recruté pour être le joueur qui ferait basculer le PSG dans une nouvelle dimension, ce que n’était pas Zlatan Ibrahimovic, estimait, avant la blessure du prodige, Christophe Lepetit, économiste au Centre de droit et d’économie du sport de Limoges. Il y a donc une très forte pression sur lui pour tirer le PSG vers le haut et être ce fameux marquee player [footballeur star mais aussi décisif] que QSI attend depuis 2012. »

   


Au-delà des atermoiements autour du diagnostic médical et des dissonances entre la communication du PSG et celle du clan Neymar, cette absence hypothèque-t-elle les chances du club de la capitale de renverser le Real Madrid, double tenant du titre ? Les statistiques flatteuses du Brésilien (19 buts et 13 passes décisives en Ligue 1, 6 buts en 7 matchs de Ligue des champions) témoignent de son emprise sur le jeu parisien, sa tendance à vampiriser le ballon. Son expérience des joutes continentales et son palmarès à rallonge constituent également des atouts d’envergure.
Si elle s’amuse sur les pelouses françaises, la star n’a toutefois pas donné la pleine mesure de son talent sur la scène européenne cette saison. Son apport fut insuffisant lors de la défaite (3-1) contre le Bayern Munich, en décembre, et surtout lors de la manche aller face au Real Madrid. Au stade Santiago-Bernabeu, le Brésilien s’est régulièrement enferré dans des dribbles inutiles, multipliant les raids solitaires et manquant d’efficacité.
« Cela nous donne une autre opportunité de jeu »
Depuis sa blessure, les regards se focalisent sur le « joker de luxe » Angel Di Maria, flamboyant depuis la reprise de janvier malgré son statut de remplaçant. « Il aura les crocs », a prévenu l’entraîneur parisien Unai Emery, sur la corde raide.
Désireux d’en découdre avec le Real, où il a sévi de 2010 à 2014, l’ailier argentin sera associé au buteur uruguayen Edinson Cavani et au Français Kylian Mbappé, 19 ans, dont les courses folles et la vitesse d’exécution ont régulièrement gêné la défense madrilène lors du premier acte. Rarement aligné depuis le début de saison, le trident offensif a brillé, le 28 février, lors du large succès (3-0) face à l’Olympique de Marseille, en Coupe de France.
A Troyes (victoire 2-0), où Cavani et Mbappé ont été préservés, le défenseur Thomas Meunier s’est ingénié à rappeler aux journalistes les atouts du PSG. Sans filtre, le Belge a même assuré, samedi 3 mars, que l’absence de Neymar n’aurait « aucun impact ».
« Neymar est exceptionnel, il faut dire ce qui est. Mais on n’a pas d’excuse quand on a un groupe comme le nôtre. Avec ou sans Neymar, on se doit de montrer à l’Europe entière que le PSG est sur la carte. »

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L’arrière droit a même invité ses partenaires à « voir les choses positivement », laissant entendre que le salut de son équipe, contrainte de revoir son schéma de jeu, passerait par un sursaut collectif. « Cela nous donne une autre opportunité de jeu, a-t-il avancé. Plus de combinaisons, moins d’exploits individuels, mettre plus l’accent sur le collectif. Parfois, on donne la balle à Neymar et on attend un exploit de sa part. Il y a toujours une solution à tout. » 
Le Parisien le plus proche de Neymar, son compatriote et coéquipier de Barcelone Daniel Alves, a résumé avec des accents guerriers : « Soit on s’assoit et on pleure, soit on y va. J’insiste pour la deuxième option. »
Le camp madrilène a accueilli avec retenue le forfait du numéro 10 parisien, bourreau attitré des Galactiques lorsqu’il évoluait au FC Barcelone (2013-2017). Pas question de fanfaronner ni de considérer la blessure du prodige comme une aubaine. En position de force, Zinédine Zidane a donc préféré « banaliser » l’absence du Brésilien.
« Le joueur qui va remplacer ce joueur-là sera très bon, sans aucun doute. Nous ne pensons pas que le match va être facile », a prudemment déclaré l’entraîneur du Real, qui pourra compter au Parc sur ses milieux Luka Modric et Toni Kroos, de retour de l’infirmerie. « Il n’y a pas plus de méfiance, il y a simplement de la méfiance, comme toujours », a balayé Zidane, sans doute soulagé au fond de lui de ne pas croiser la route de Neymar.




                            


                        

                        


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PSG-Real : le précédent de 1993 et Kombouaré convoqués par les supporters parisiens

Pour accéder aux quarts de finale de la ligue des champions, les Parisiens doivent l’emporter avec deux buts d’avance dans le meilleur scénario. C’est ce que le club avait fait en 1993.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 13h19
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 16h15
   





                        


Avec un match aller perdu, un adversaire géant qu’est le Real et l’absence de Neymar, blessé à la cheville, le match entre le PSG et le Real, mardi soir, semble mal parti pour les Parisiens. Les chances d’accéder aux quarts de finale de la ligue des champions de football ne sont pas faramineuses.
Mais les supporteurs parisiens soutiennent leur équipe contre vents et marées. Et ils n’hésitent pas à convoquer l’« histoire » (avec un petit « h », ce n’est que du football...) pour se prouver que oui, c’est possible. En l’occcurence, l’« histoire » n’est pas si ancienne : elle renvoie vingt-cinq ans en arrière, en 1993.
Nul besoin de présentation pour les supporteurs de longue date. Pour les plus jeunes, un peu de contexte. A l’époque, les grandes lignes sont quasiment les mêmes : une compétition européenne, un match aller remporté par le Real (3-1) et le doux espoir de remporter le match avec au moins deux buts d’écart, trois si le Real marque. Et, au final, le PSG le fait.



George Weah ouvre le score à la 33e minute, soulageant les Parisiens. Plus qu’un but du PSG et la victoire est dans le sac. Les minutes passent mais le ballon ne rentre pas.
A la 81e minute, David Ginola inscrit un but de la tête et offre aux supporters une joie intense ; ça y est, Paris a décroché son ticket pour la demi-finale de la Coupe de l’UEFA.
Valdo inscrit un but quelques minutes plus tard, à la 89e minute. C’est l’extase pour les supporteurs.
Mais celle-ci est suivie de la douche froide. Iván Zamorano, joueur du Real, marque à la 92e. La place pour la demi-finale revient au Real.
Les minutes passent, 93e, 94e, la fin du temps additionnel approche, 95e, 96e, et Antoine Kombouaré survient, d’un coup de tête qui projette le ballon au fond des filets, il marque le but ultime.
Le pari est gagné, Paris élimine le Real. A l’époque, le journal L’Equipe titre « Le Bonheur total ».

#TWEETBIGGER #TeamPSG Une de l'équipe pour le plus grand match de l'histoire du club : PSG/Real 1993 http://t.co/rgmAAMCvfx— FayaProd (@FayaProd)


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Alors pourquoi pas une deuxième fois ? A coups de tweets, de publications et de commentaires Facebook, les supporteurs ravivent leurs souvenirs.
Sur Twitter, le Collectif Ultras Paris (CUP) a publié un texte pour encourager les joueurs de l’équipe et fait référence au match de 1993 dès la deuxième ligne.
« Le match tant attendu (…) qui pourrait entrer dans l’histoire au même titre que ce fameux PSG-Real de 1993 devenu mythique pour le club et ses supporteurs ! », écrit le CUP.

Appel au peuple Rouge et Bleu ! #PSGREAL https://t.co/M4YOFKLnca— Co_Ultras_Paris (@Collectif Ultras Paris)


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Le même jour, le Collectif invitait ses followers à changer leur photo de profil pour la mythique photo d’Antoine Kombouaré, auteur du but (de la tête) victorieux dans les arrêts de jeu, les bras levés.

Tous avec la même photo de profil !!! Ensemble on va le faire !!! @PSGLeb @ParisSG_Brasil https://t.co/ZebHW3gkCZ— Co_Ultras_Paris (@Collectif Ultras Paris)


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Sur Facebook aussi, les groupes de soutien au PSG évoquent le match. Deux jours après la défaite des joueurs parisiens au match aller, le groupe « PSG à vie » publie le score des matchs de 1993 et écrit « pourquoi ne pas réitérer l’exploit de 1993 !!! LET’S GO !!! ».






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ La nouvelle formule E électrique permet aux pilotes de disputer une course entière sans changer de véhicule. Suffisant pour relancer l’intérêt pour cette compétition ?
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Automobile : l’autonomie doublée des nouvelles formules E

La nouvelle formule E électrique permet aux pilotes de disputer une course entière sans changer de véhicule. Suffisant pour relancer l’intérêt pour cette compétition ?



Le Monde
 |    06.03.2018 à 12h59
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 13h39
    |

            Catherine Pacary








                        



   


Dans la nouvelle monoplace 100 % électrique présentée mardi 6 mars au Salon de l’automobile de Genève, l’essentiel n’était pas sur la carrosserie noire lui donnant des allures de Batmobile. Mais en dessous.
La formule E de deuxième génération, dévoilée sous les yeux d’Alejandro Agag, président de la FE, et Jean Todt, président de la Fédération internationale de l’automobile (FIA), permettra surtout aux pilotes de couvrir un ePrix entier sans avoir à changer de monture à mi-course. Jusqu’à présent, ces courses de quarante-cinq minutes, disputées dans des centres-villes, étaient rythmées par les changements de baquet, illustrant les faiblesses du modèle électrique pour la très haute vitesse.
Une évolution à laquelle personne n’osait croire il y a cinq ans, au moment de la discrète naissance du championnat électrique et de la suprématie incontestée de la F1 sur le sport automobile mondial.
« Cela reste une FE »
L’autonomie a été doublée en quatre ans. Les FE actuelles sont équipées d’une batterie de 28 kWh chacune. Il en faut donc deux pour couvrir quarante-cinq minutes. La saison prochaine, elles accueilleront une batterie de 54 kWh, pour une puissance en course de 200 kW – contre 180 kW actuellement. Le tout pour 20 kg de plus seulement.
On reste toutefois loin des presque 1 000 CV des formules 1 et de leurs pointes de vitesse à plus de 300 km/h. C’est pourquoi Xavier Mestelan Pinon, directeur de DS Performance, le concepteur de ces nouvelles FE, refuse de comparer, « pour l’instant », FE et F1. « Le look change, le bruit change, en vitesse pure la voiture progresse, mais pas de façon spectaculaire. Cela reste une FE. » 
Visuellement, la FE 2019 se distingue tout de suite d’une F1 hybride par l’absence d’aileron et la présence d’ailes sur les roues. Seul point commun, le halo, imposé par les normes sécuritaires de la FIA. Elle ne ressemble ni à une voiture de rallye ni à une LMP, les prototypes des 24 Heures du Mans.
A partir du châssis basic et de la batterie commune à toutes les écuries, chaque équipe pourra ensuite jouer sur les couleurs, l’aérodynamisme, mais surtout sur la gestion de l’énergie et des fluides pour faire la différence. La série électrique a enfin trouvé son identité visuelle, un look Batmobile que le patron de la jeune entité sportive de DS ne renie pas.

   


« Il faut arrêter la comparaison avec la F1 »
L’ancien grand patron de la formule 1, Bernie Ecclestone, rêve ouvertement d’« une nouvelle formule 1 100 % électrique ». « Une F1 du futur », sorte de « super formule E » à laquelle on ajouterait le son des vieilles monoplaces, avant l’hybridation, qui manque aux passionnés. Grâce aux progrès en matière d’autonomie des batteries, cette F1 électrique pourrait rouler tout un Grand Prix sans perte de vitesse. Mais il ne précise pas l’échéance de la prédiction.
La F1 de demain devra-t-elle se conjuguer à l’électrique pour survivre ? Xavier Mestelan Pinon ne le pense pas. Même s’il ne doute pas que la motorisation électrique soit une technologie d’avenir, contrairement au moteur thermique, il sait que le stockage de l’énergie a encore des progrès à faire. « Dans ce domaine, l’hydrogène offre de nouvelles possibilités. Mais il est trop tôt pour dire comment sera la technologie dans vingt ans. » En attendant, l’hybride lui paraît le meilleur choix.

   


Pas de concurrence, donc, « pour l’instant » entre la discipline reine des sports automobiles (hybride) et la dernière née des monoplaces (électrique), mais une cohabitation pragmatique. Les championnats F1 et FE ont tout intérêt à cultiver leur différence.
Les F1 roulent sur circuit, font du bruit, pour un public spécifique qui les apprécie ; les FE sifflent en centre-ville et captent un nouveau public. Xavier Mestelan Pinon pousse auprès des instances internationales pour que la FE joue « la qualité, pas la quantité. Les courses électriques doivent avoir lieu dans les cœurs urbains, sur l’Alexanderplatz à Berlin, par exemple ». Et non autour de l’aéroport, comme c’est le cas aujourd’hui.
« Il faut arrêter la comparaison », insiste Xavier Mestelan Pinon. Au point qu’il préconise de supprimer l’étape monégasque du championnat de FE, qui provoque automatiquement une mise en parallèle. « Nous [FE] devons aller justement là où le sport automobile ne va pas : dans Paris, dans New York, dans Tokyo. Parce que la formule E va au-delà du sport. L’efficience électrique est un vaste chantier qui dépasse l’automobile. » 

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Au moins neuf personnes ont été tuées par des coulées de neige depuis vendredi dans les Alpes et les Pyrénées françaises, et trois sont portées disparues.
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Avalanches : déjà plus de morts que lors des deux hivers précédents

Au moins neuf personnes ont été tuées par des coulées de neige depuis vendredi dans les Alpes et les Pyrénées françaises, et trois sont portées disparues.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 12h25
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 12h31
    |

            Anne-Aël Durand








                        


La fin de semaine, du 2 au 4 mars, a été meurtrière dans les massifs montagneux : au moins neuf skieurs et randonneurs ont été tués par des avalanches – quatre à Entraunes (Alpes-Maritimes), une à Orcières (Hautes-Alpes), deux à Aragnouet (Hautes-Pyrénées) et deux autres à Vallorcine (Haute-Savoie). Au total, vingt-cinq personnes ont trouvé la mort depuis le début de la saison, sans compter trois personnes encore portées disparues mardi 6 mars à Samoëns (Haute-Savoie) et Arèches-Beaufort (Savoie).
« Les accidents arrivent toujours sur des périodes très restreintes. Dans les Alpes et les Pyrénées, les conditions nivologiques défavorables se sont conjuguées avec du beau temps, qui augmente la fréquentation en montagne », explique Frédéric Jarry, chargé de l’accidentologie à l’Association nationale pour l’étude de la neige et des avalanches (Anena). L’organisme réalise un décompte le plus exhaustif possible des victimes d’avalanches – morts ou blessés – avec l’aide des secours en haute montagne (PGHM, CRS).

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Alors que la saison 2017-2018 n’est pas terminée, le nombre de morts dans des avalanches a déjà dépassé les bilans des deux années précédentes. L’enneigement exceptionnel de l’hiver n’est pas directement en cause, selon M. Jarry :
« Ce qui déclenche les avalanches ce n’est pas la quantité de neige mais la structure du manteau de surface et le décalage entre une couche avec une bonne cohésion, qui crée une plaque, et une couche plus fragile en dessous, qui s’effondre comme un château de cartes au passage d’un randonneur ou d’un skieur. »
Trente morts par an
Malgré des variations importantes d’une saison à l’autre – cinquante-sept morts en 2005-2006, contre seulement vingt l’année précédente –, les observateurs notent une stabilité à long terme, avec en moyenne trente morts par an depuis les années 1970, alors même que le nombre de skieurs, et en particulier d’adeptes du free ride ou du ski de randonnée a fortement progressé.


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Avalanches : déjà plus de morts en 2018 que les deux années précédentes
Les avalanches causent en moyenne 30 morts par an, selon le décompte de l'Association nationale pour l’étude de la neige et des avalanches (Anena), complété par Les Décodeurs pour 2017-2018 (année incomplète).

Source : Anena



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Randonneurs ou adeptes du hors-piste
Les victimes des coulées de neige sont dans leur immense majorité des randonneurs, à ski ou plus rarement en raquette (41,5 % des morts), qui évoluent en dehors des stations, ou bien des pratiquants du hors-piste, à ski ou en snowboard (41,5 % également). En revanche, la probabilité d’être tué par une avalanche lorsque l’on skie sur une piste est très faible (1,7 %), alors que les accidents survenant dans des habitations ou sur des routes sont extrêmement rares.


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Avalanches mortelles : la randonnée et le hors-piste sont, à part égale, les activités les plus risquées
Les infrastructures (habitations, routes...) ne sont presque plus concernés par les accidents mortels recensés depuis 1981. 

Source : ANENA



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Cent morts dans l’ensemble des Alpes
Cette tendance s’observe au niveau européen. Selon une analyse sur les avalanches mortelles dans les Alpes (France, Suisse, Autriche, Allemagne, Italie, Slovénie et Liechtenstein), le niveau des incidents en milieu contrôlé (habitations, axes de transports) est en très net recul depuis les années 1970. « Beaucoup d’efforts ont été faits : interdiction ou adaptation des constructions, protections paravalanches, fermetures de routes ou déclenchements préventifs… », détaille Frédéric Jarry.
En revanche, le nombre de morts liés à des activités récréatives a doublé entre les années 1960 et 1980, pour rester relativement stable depuis, malgré une augmentation du tourisme de sport d’hiver. Au total, 4 750 personnes ont trouvé la mort entre 1970 et 2015 dans les Alpes (dont près d’un tiers en France), soit une moyenne de cent morts par an.
Les ARVA généralisés en randonnée, mais pas en hors-piste
La stabilité du nombre de victimes est liée aux mesures de prévention. Selon l’Anena, le nombre de personnes ensevelies équipées d’un détecteur de victime d’avalanche (DVA) ou appareil de recherche des victimes d’avalanche (ARVA) s’est quasiment généralisé parmi les randonneurs : 43 % étaient équipées dans les années 1980 ; 83 % dans les années 2000. Ces appareils, ainsi que les sondes et les pelles, ont permis d’augmenter la part de victimes qui ont pu être secourues par leurs compagnons (de 25 % à 44 %).
Les adeptes du hors-piste n’ont pas encore tous adopté ce réflexe, puisque seulement 44 % étaient équipés de DVA dans les années 2000 (contre 10 % vingt ans auparavant).
Janvier et février, mois meurtriers
La plupart des avalanches meurtrières se produisent au cœur de l’hiver, en janvier et février, mais des accidents restent possibles en toute saison, à partir du moment où il reste un manteau neigeux instable. Selon un bilan réalisé sur quarante ans par l’Anena, les accidents mortels tendent à se concentrer davantage en hiver dans les dernières décennies, au détriment du printemps.


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La moitié des avalanches mortelles se produisent en janvier et février
Nombre d'avalanches ayant causé au moins un mort entre 1981 et mars 2014 (données fournies par l'ANENA jusqu'en 2014, calculées par les Décodeurs pour les plus récentes.

Source : ANENA, LeMonde.fr



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294 accidents mortels en Savoie
Alors que la France compte de nombreux massifs montagneux (Pyrénées, Jura, Massif central), la plupart des avalanches meurtrières se concentrent dans les Alpes, et singulièrement dans le département de la Savoie. Au moins 294 incidents impliquant un ou plusieurs morts y ont été recensés depuis 1981.

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Près de trois cents avalanches meurtrières en Savoie depuis 1981
Nombre d'accidents ayant causé au moins un mort, selon le décompte de l'Association nationale pour l’étude de la neige et des avalanches (Anena), complété par Les Décodeurs pour mars 2018



Source : ANENA, lemonde.fr




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PSG-Real : Thiago Silva, capitaine tourmenté

Remplaçant lors du match aller, le défenseur brésilien pourrait retrouver sa place de titulaire, mardi, contre le club madrilène, en huitièmes de finale retour de Ligue des champions.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 12h18
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Sa mise à l’écart, lors du match aller, constituait un pari sportif et s’avérait risquée sur le plan politique. Relégué sur le banc des remplaçants par son entraîneur Unai Emery, le défenseur Thiago Silva, 33 ans, n’avait pas caché son dépit au stade Santiago-Bernabeu. Au point de sécher la séance d’échauffement avant la défaite (3-1) du Paris-Saint-Germain sur la pelouse du Real Madrid. Capitaine du club de la capitale depuis 2012, le Brésilien a vécu cet épisode comme une disgrâce et une marque de défiance.
Retrouvera-t-il sa place de titulaire, mardi 6 mars, au Parc des Princes, lors du huitième de finale retour de Ligue des champions ? Prudemment, Unai Emery n’a pas indiqué si « O Monstro » (« le monstre ») commencerait la rencontre en charnière centrale aux côtés de son compatriote Marquinhos, de retour de blessure. « Pour moi, le choix est très difficile, a déclaré le Basque, qui avait fait confiance à aller au jeune Presnel Kimpembé (22 ans). Si les trois sont prêts, on décidera en confiance avec eux, mais aussi avec les petits détails induits par ce match. »
Quels détails au juste ? En termes d’expérience, Thiago Silva part avec une bonne longueur d’avance. Rompu aux joutes en « haute altitude », soutenu par le clan « brésilien » (Dani Alves, Neymar) au sein du vestiaire, le trentenaire a donné l’impression de rebondir après sa mésaventure de Bernabeu. En attestent ses bonnes prestations et son autorité retrouvée lors des deux derniers clasicos victorieux face à l’Olympique de Marseille.
A fleur de peau
Personnage secret et tourmenté, réputé en interne pour son professionnalisme et sa capacité à s’infliger des heures supplémentaires de préparation, l’ex-joueur du Milan AC s’est aussi distingué par sa propension à craquer nerveusement lors des matchs capitaux. Tout a été écrit sur ses infortunes lors de la Coupe du monde 2014, organisée dans son pays. Outre sa rageante suspension lors de la débâcle (7-1) de la Seleçao face à l’Allemagne, en demi-finales du tournoi, Thiago Silva avait affiché ses faiblesses lors de l’anxiogène séance des penaltys contre le Chili, en huitièmes de finale. Il s’était alors isolé pour aller prier, au bord des larmes. L’élégant défenseur apparaissait alors à la face du Brésil comme un leadeur sans charisme et dépourvu de courage, un taulier à fleur de peau, un général flanchant dès le premier obstacle.
Les nerfs en capilotade, le défenseur avait également failli, en 2017, lors de la double confrontation contre le Barça, en huitièmes de finale de Ligue des champions. Forfait à l’aller en raison d’une blessure constatée à la dernière minute, il s’était liquéfié au Camp Nou, incapable d’endiguer la remontada (« remontée ») des Blaugrana, victorieux (6-1) dans un stade en fusion.
Recruté pour 42 millions d’euros (+ 7 millions de bonus) à l’été 2012 par le PSG de Qatar sports investments (QSI), le Carioca a pourtant parfait, en France, sa réputation de « meilleur défenseur du monde ». Un titre que lui décerna, à son arrivée, son compatriote Leonardo, alors directeur sportif du club parisien. Très proche de Nasser Al-Khelaïfi, le président du PSG, le Brésilien symbolise les heures de gloire de l’écurie de la capitale (son but de la tête qui qualifie son équipe contre Chelsea, en huitièmes de Ligue des champions, en mars 2015) mais aussi ses déboires et frustrations sur la scène européenne.

   


Incarnation de l’institution PSG
Cet ultraperfectionniste incarne également « l’institution PSG », se complaisant dans son rôle de capitaine. « Le rôle du capitaine n’est pas seulement sur le terrain, expliquait-il au Monde, en 2017. En dehors, c’est aussi compliqué. Tous les joueurs sont différents. Vous devez savoir comment leur parler. Chacun reçoit les messages différemment. Vous devez avoir l’intelligence de comprendre le joueur, de savoir comment lui parler. Au PSG, on est le leadeur de grands joueurs, avec de grandes personnalités. La gestion des ego est importante. On cherche toujours à rappeler que le plus important, c’est le collectif, et pas l’individu. Le capitaine doit être suffisamment malin pour capter l’attention, diffuser de la sérénité, sans être brutal. »

        Lire aussi :
         

                Ligue des champions : pour Thiago Silva, « l’heure du PSG va arriver »



Doté d’un tempérament réservé, le capitaine peut aussi s’agiter, comme le rappelait, avec une pointe d’acidité, le milieu de terrain Adrien Rabiot dans un entretien à L’Equipe Magazine, le 9 février.
« Thiago Silva s’énerve parfois. A la mi-temps ou à la fin des matchs, quand cela ne s’est pas passé comme il aurait fallu, il peut vite monter dans les tours. C’est donc important dans ces moments-là que des joueurs prennent la parole pour calmer, rassembler et relativiser. Et apporter des ondes positives. »
Le Brésilien, qui entretient une relation très fraîche avec Unai Emery, arrivé aux commandes de l’équipe à l’été 2016, sait jouer de ses réseaux en interne et de sa proximité avec les cadres du vestiaire (Thiago Motta) comme il le fit au Milan AC. Au point de devenir le chouchou de Silvio Berlusconi, alors propriétaire du club.
Pour appréhender les fêlures du Brésilien, il faut revenir sur son parcours cahoteux. Avant de rayonner sur les terrains de la Serie A italienne et de la Ligue 1 française, l’arrière à la tignasse charbonneuse a connu une parenthèse chaotique au Dynamo Moscou (2004-2005), où on lui détecta, à 20 ans, la tuberculose. De son séjour en isolement dans un hôpital moscovite décati, il garde un souvenir horrifié : « En 2005, la tuberculose a été l’une des pires choses de ma vie », répète-t-il en boucle.
Après avoir donné le sentiment d’être passé à côté de l’histoire avec la Seleçao, celui qui se rêvait en successeur de Dunga et de Cafu, les deux derniers capitaines du Brésil à avoir soulevé la Coupe du monde, Thiago Silva a su rebondir en sélection. S’il est barré par le tandem Marquinhos-Miranda, le trentenaire figure dans la liste des 15 joueurs déjà convoqués par Tite, le patron de la Seleçao, pour le prochain Mondial en Russie.
Insaisissable capitaine d’un PSG sur la corde raide, le Brésilien est à la croisée des chemins avant la réception du Real Madrid de Cristiano Ronaldo. Si d’aventure il menait brillamment la révolte de ses coéquipiers et parvenait à renverser les Galactiques, ce stakhanoviste inscrirait son nom dans l’histoire. Dans le cas contraire, il incarnerait définitivement les échecs européens d’un club incapable de percer le plafond de verre qui circonscrit ses ambitions en Ligue des champions.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Face au Real, le PSG se retrouvera à devoir refaire la différence collectivement, précisément au moment où la magie de Neymar était censée opérer, explique notre chroniqueur Jérôme Latta.
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PSG-Real Madrid : le fantôme de Neymar et le spectre de l’élimination

Face au Real, le PSG se retrouvera à devoir refaire la différence collectivement, précisément au moment où la magie de Neymar était censée opérer, explique notre chroniqueur Jérôme Latta.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 16h55
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 17h41
   





                        



   


Chronique. Sans Neymar, le PSG peut-il franchir le palier que Neymar devait lui permettre de franchir ? La question résume l’incertitude et l’enjeu du huitième de finale retour de Ligue des champions contre le Real Madrid, mardi soir. Le transfert du Brésilien avait vocation à accorder un nouveau statut au Paris-Saint-Germain. Du point de vue médiatique et économique, le tour était joué d’emblée. Restait encore à changer de statut, sportivement, sur la scène européenne.
La recrue était justement là pour ça, appartenant à la catégorie des joueurs exceptionnels auxquels on prête la capacité de « faire la différence à eux tout seul » en dynamitant des défenses devenues plus hermétiques avec l’intensification athlétique et tactique du football. Surtout dans le money time des derniers tours de la Ligue des champions, qui opposent entre elles les équipes de l’hyper-élite européenne. Leurs effectifs étant très proches, la compétition se joue sur les fameux « détails » – qui n’en sont plus quand il faut dépenser 222 millions d’euros pour les mettre de son côté.

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Neymar-dépendance
Durant sept mois, Neymar a pleinement justifié son propre statut, dans la routine du championnat de France et de la phase de poules de la Ligue des champions. Ses statistiques l’attestent (avec notamment 19 buts et 13 passes décisives en L1), même s’il faut les pondérer par ce que ce statut lui rapporte sous forme de privilèges divers, comme celui d’exécuter les penaltys, de jouer à peu près comme bon lui semble et de ne pas se voir tenir rigueur d’autres chiffres – tel son nombre conséquent de ballons perdus.
Malgré un bilan très favorable, cette Neymar-dépendance a eu des effets ambivalents sur l’expression de son équipe. La participation défensive limitée de la star, qui a semblé atteindre par contagion ses compères Edinson Cavani et Kylian Mbappé, tend d’abord à fragiliser l’équilibre défensif du PSG. Ensuite, ce trio a souvent paru coupé du reste de l’équipe, et sa puissance de feu compromise par un manque de liant dans l’animation et dans les liaisons avec les milieux de terrain…
En ce sens, le pas en avant souhaité par les dirigeants parisiens avec leur spectaculaire mercato estival a pris un air de retour en arrière. On pensait que l’ère Ibrahimovic – celle d’un footballeur tendant à cannibaliser l’attention et le jeu, pour le meilleur et le pire – avait pris fin au moment de l’arrivée d’Unai Emery sur le banc et de la composition d’un effectif équilibré, à même de favoriser une progression collective. Cette parenthèse, plombée par la perte du titre national et l’élimination fracassante contre Barcelone la saison dernière, a donc été vite refermée.
Oublier Neymar sur le terrain plutôt que dans les têtes
L’ironie, cruelle, est qu’après sept mois, le PSG se retrouve à devoir refaire la différence collectivement, précisément au moment où la magie de Neymar était censée opérer. C’est sa cheville qui l’a été. Au moins la rapide levée de l’incertitude quant à sa présence, demain, a-t-elle évité de laisser mariner le groupe dans un entre-deux pénible : il faudra faire sans ce supplément d’homme et trouver d’autres ressources. Le délai peut sembler court, d’autant que certains risques planent : l’excuse que constitue, plus ou moins consciemment, l’absence du « meilleur joueur du monde », selon les termes du directeur sportif Antero Henrique dans L’Equipe, dimanche ; celle, agitée par ce dernier, d’un arbitrage jugé défavorable.
D’autres facteurs joueront positivement : l’orgueil des autres Parisiens, peut-être libérés par cette absence ; le soutien du Parc des Princes, attisé par une habile campagne de communication ; et, surtout, la faiblesse chronique du Real cette saison. Bien sûr, les Madrilènes pourront encore invoquer d’autres forces de l’esprit, comme la mystérieuse « expérience » des grands rendez-vous ou la baraka en C1 de leur entraîneur Zinédine Zidane. Autant de raisons de disputer ce match sur le terrain plutôt que dans les médias et dans les têtes (que l’on sait friables).
Antero Henrique a pourtant voulu ramener le fantôme de Neymar dans le vestiaire parisien : « Il peut aussi nous aider de l’extérieur. (…) Même s’il ne peut pas jouer, on sent que Neymar est là. » Le moment est au contraire à oublier Neymar, au moins jusqu’à la seconde où une qualification permettra aux joueurs d’exhiber les t-shirts d’hommage à leur cher coéquipier.
Par Jérôme Latta, rédacteur en chef des « Cahiers du football »

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ L’entraîneur argentin contestait son licenciement pour faute grave et réclamait plus de 18 millions d’euros à son ancien club.
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Ligue 1 : Marcelo Bielsa condamné à payer 300 000 euros à Lille pour procédure abusive

L’entraîneur argentin contestait son licenciement pour faute grave et réclamait plus de 18 millions d’euros à son ancien club.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 15h06
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 15h19
   





                        



   


Marcelo Bielsa, qui conteste son licenciement pour faute grave et réclame plus de 18 millions d’euros au LOSC, a été condamné lundi par le tribunal de commerce de Lille à verser à son ancien club 300 000 euros de dommages et intérêts pour le caractère abusif de l’assignation en justice.
Le camp de l’ex-entraîneur argentin de Lille, qui réclame 12,9 millions d’euros correspondant aux salaires restant dus et environ 5 millions supplémentaires au titre du préjudice subi, espérait que le tribunal de commerce déclare le club nordiste en cessation de paiement, ce qui aurait entraîné l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire.
« Un abus de droit à assigner en justice »
Le club voyait dans la saisine de la juridiction commerciale un moyen pour Marcelo Bielsa de faire « pression » sur le LOSC, en vue d’obtenir ensuite du conseil de prud’hommes une indemnisation à la hauteur de ses exigences. Mais « El Loco » a été débouté de l’intégralité de ses demandes. Le tribunal de commerce a même réprimé ce qu’il a appelé « un abus de droit à assigner en justice ».
Marcelo Bielsa, qui avait pris ses fonctions le 1er juillet 2017, et le LOSC sont en conflit depuis la rupture du contrat de l’Argentin pour « faute grave » en décembre 2017 à la suite de résultats décevants. La bataille judiciaire doit se poursuivre le 13 mars devant le conseil de prud’hommes de Lille, devant lequel Bielsa conteste le bien-fondé de son licenciement.

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Coupe Davis, l’épreuve du changement


                      La course au saladier d’argent veut changer de format : elle pourrait prendre la forme d’une mini-Coupe du monde d’une semaine, dès 2019.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 14h23
    |

                            Laurent Telo







Snobée par l’élite du tennis, la séculaire Coupe Davis a décidé de se réformer en profondeur. D’autres compétitions ont cédé aux sirènes du changement, motivées par les deux mamelles du sport business : le spectacle et l’argent.
2020 : un Euro de foot plus collectif

   


Il y a deux ans, l’Euro a eu lieu en France et seulement en France. C’est la formule traditionnelle : un tournoi dans un pays, voire deux. En 2020, pour célébrer les 60 ans de la compétition, cette unité de lieu va exploser. L’Euro se tiendra dans treize villes à travers toute l’Europe. Pour maximiser le spectacle et offrir quelques places qualificatives supplémentaires, l’UEFA a aussi créé une Ligue des nations qui se jouera tous les deux ans.
2019 : une Coupe Davis plus sexy

   


Révolution en vue pour la Coupe Davis qui se disputait, depuis 1900, tout au long de l’année avec des matchs à élimination directe, à domicile ou à l’extérieur. Une formule contraignante souvent boudée par les meilleurs joueurs. Si le projet est validé, la compétition se jouera dès 2019 entre dix-huit pays durant une semaine, sur un terrain neutre. Et ressemblera à une Coupe du monde de football express avec raquettes.

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1991 : une Ligue des champions plus frileuse

   


Création française, l’épreuve phare entre clubs européens était depuis 1955 réservée aux champions de chaque pays et se disputait sous forme de matchs à élimination directe. En 1991, un changement radical de format favorise les poids lourds. Une phase de groupe réduit l’éventualité d’une élimination prématurée d’un favori et ouvre la compétition aux plus gros clubs, même s’ils n’ont pas été champions nationaux.
1979 : une Ryder Cup plus équilibrée

   


Conçue en 1927, cette épreuve historique de golf par équipes opposait, tous les deux ans, les Etats-Unis à l’Angleterre. Mais l’hégémonie américaine était telle que, pour redonner un peu d’attractivité, il a été décidé, en 1979, de renforcer l’équipe britannique en formant une véritable formation européenne. Depuis lors, les forces se sont équilibrées. Les Européens mènent même dix victoires à huit.
1962 : un Tour de France plus commercial

   


Epreuve individuelle à ses débuts, en 1903, la Grande Boucle a connu deux aménagements majeurs. Entre 1930 et 1937, puis de 1947 à 1961, elle s’est courue par équipes nationales ou régionales. Une formule très populaire. Mais les sponsors ont mis la pression sur les organisateurs qui ont instauré les équipes de marques en 1962. Les équipes nationales feront bien leur retour en 1967 et 1968, mais il ne sera qu’éphémère.



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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ L’actualité sportive ne s’est pas limitée au titre mondial de Renaud Lavillenie et à l’introduction de la vidéo pour la Coupe du monde 2018. La preuve par Le Monde.fr.
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Wenger en danger et président footballeur, ce que vous avez manqué en sport ce week-end

L’actualité sportive ne s’est pas limitée au titre mondial de Renaud Lavillenie et à l’introduction de la vidéo pour la Coupe du monde 2018. La preuve par Le Monde.fr.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 08h06
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 11h13
    |

                            Youmni Kezzouf








                        


Oui, les instances dirigeantes du football ont ajouté l’arbitrage vidéo aux lois du jeu.

   


Oui, Kevin Mayer et Renaud Lavillenie sont devenus champions du monde en salle.

   


Oui, le PSG a réussi sa dernière répétition générale avant le match retour contre le Real.

   


Mais il s’est passé autre chose ce week-end dans le monde du sport. Et vous êtes peut-être passé à côté.
Les trois leçons du week-end
Le président tu épargneras
Il n’est jamais facile de savoir quelle attitude adopter lorsqu’on joue au football contre quelqu’un d’important. Au Burundi, il vaut mieux s’assurer que le président marquera des buts et ne sera pas taclé : deux responsables locaux en ont fait l’amère expérience. Fervent chrétien évangélique et ancien professeur de sport, Pierre Nkurunziza joue régulièrement au football avec son équipe, le FC Alléluia. Mais ce week-end, lors du match qui l’opposait au club de Kiremba, le président a été rudoyé, il est même, affront suprême, tombé au sol.
Les dirigeants de l’équipe de Kiremba avaient apparemment recruté des réfugiés congolais dans leur équipe, qui ne connaissaient donc pas le président Nkurunziza et l’ont traité comme un joueur normal.
Habitué à inscrire des buts de complaisance lors de ces matchs, le président a peu apprécié cette opposition sur le terrain. L’administrateur de la commune de Kiremba et son adjoint au sport ont tous les deux été arrêtés et écroués pour « complot contre le chef de l’Etat ».

   


Un club phare tu enterreras
Le Paris Volley, actuellement troisième de Ligue A, a reçu une visite pas très agréable au cours du mois de février. L’instance chargée de contrôler les finances des clubs s’est plongée dans les comptes et y a trouvé des irrégularités : un décalage entre la masse salariale réelle et celle déclarée aux instances de la ligue. Un simple « problème d’écriture comptable » pour le président du club Michel Rougeyron, qui pourrait bien mettre un terme à la saison du Paris Volley, neuf fois champion de France (la dernière fois en 2016).
La ligue a décidé de sanctionner très durement le club pour ces irrégularités. Exclusion des playoffs à venir, interdiction de recrutement pour l’intersaison qui arrive et relégation administrative, qui sera prononcée en juin si le club ne s’est pas mis en conformité. Des sanctions très lourdes, jamais vues à ce niveau, qui pourraient avoir des répercussions sur tout le reste de la saison : le président a annoncé qu’il allait faire appel, et la patronne de la ligue Yannick Souvré a expliqué que les play-offs ne commenceraient pas avant la fin de la procédure. Ils sont censés débuter le 31 mars.
La ligne blanche tu ne franchiras pas
Championnats du monde d’athlétisme en salle de Birmingham, finale du 400 m. L’Espagnol Oscar Husillos franchit la ligne en tête, record d’Europe battu. Main sur la bouche, les yeux écarquillés, il s’effondre sur le tartan avant d’attraper un drapeau espagnol pour poser avec. Et puis finalement, non. Quelques instants plus tard, les juges disqualifient Husillos, coupable d’avoir mordu la ligne de son couloir.
Tant qu’ils y sont, ils disqualifient aussi le Dominicain Luguelin Santos, arrivé deuxième. C’est donc le Tchèque Pavel Paslak, qui a franchi la ligne en troisième position, qui remporte l’or.

   


La veille, la sévérité des juges de cette compétition avait été illustrée de manière fort cocasse, lors d’une série du 400 m. Cinq athlètes étaient présents au départ. Le Qatari Abdallah Haroun est d’abord disqualifié pour faux départ. Les athlètes partent donc à quatre, achèvent les deux tours de piste… et sont tous les quatre disqualifiés.
Là encore, on les accuse d’avoir (très légèrement, d’après les images), posé le pied sur la ligne du couloir. Les réclamations de Bralon Taplin, facile vainqueur de la série et favori pour le titre, n’y changeront rien : après avoir revu la vidéo, les juges ont rejeté son appel.
L’homme du week-end : Arsène Wenger
Les deux défaites de suite d’Arsenal face à Manchester City (3-0 dimanche dernier, 3-0 mercredi) avaient relancé la machine : Arsène Wenger n’est plus dans le cœur des supporteurs des Gunners. Comme souvent ces dernières années, les hashtags #WengerOut ont fleuri sur les réseaux sociaux, les journaux anglais se sont interrogés sur l’avenir du Français à la tête d’Arsenal.

   


Et dimanche, Arsenal a perdu son troisième match de championnat d’affilée, face au petit club de Brighton (2-1). Le club s’enfonce à la sixième place du classement, décroché par Chelsea, loin derrière le rival Tottenham. Une qualification pour la Ligue des champions est désormais improbable, à moins d’une victoire en Ligue Europa, dernier espoir d’Arsenal de décrocher un titre cette saison. A la tête de l’équipe depuis 1996, recordman du nombre de matchs dirigés en Premier League, Wenger semble avoir perdu le soutien des supporteurs.
Rio Ferdinand, ancien défenseur mythique de Manchester United, a signifié à ses dix millions de followers qu’il trouvait, lui aussi, qu’Arsène Wenger s’accrochait à son poste plus que de raison : « Sans vouloir lui manquer de respect, Wenger qui s’accroche aussi longtemps à son poste me rappelle ma dernière année du côté de Queen’s Park Ranger. » En conférence de presse, Arsène Wenger a assuré qu’il était l’homme de la situation et qu’il était capable de renverser la tendance. Comme chaque semaine.
Son contrat s’achève en 2019.
Le chiffre qui en dit long : 8
Soi-disant convaincus par « le projet sportif », Nicolas Gaitan et Yannick Carrasco ont tous les deux quitté l’Atlético Madrid pour rejoindre le petit club chinois Dalian Yifang, tout juste promu en Super League.
Payés à prix d’or (30 millions pour Carrasco, 18 pour son acolyte), les deux joueurs ont en plus coûté le double à leur nouvelle équipe, en vertu de la nouvelle loi chinoise qui taxe les transferts des joueurs étrangers. Pour leur premier match sous leurs nouvelles couleurs, les anciens joueurs de Diego Simeone, tous les deux titulaires, ont perdu 8-0 face au Shanghai SIPG.
La route sera longue pour Yannick Carrasco, 24 ans, qui avait assuré lors de son départ qu’il espérait bien participer à la Coupe du monde avec la Belgique.
Les wikis du week-end
Facile 
Pilier du championnat de France pendant longtemps, j’ai réalisé mon meilleur match avec ma nouvelle équipe Galatasaray : un quadruplé en première période.

   


Difficile
De retour à Saint-Etienne, j’ai égalisé deux fois ce week-end pour éviter la défaite à mon équipe.

   





                            


                        

                        

