<FILE-date="2018/03/07/19">

<article-nb="2018/03/07/19-1">
<filnamedate="20180307"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180307"><AAMMJJHH="2018030719">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-1"> ¤ Concurrencé par les sites musicaux comme Pitchfork, le magazine avait essayé de se relancer en 2015 en devenant gratuit, en vain.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

L’hebdomadaire musical britannique « NME » va disparaître des kiosques

Concurrencé par les sites musicaux comme Pitchfork, le magazine avait essayé de se relancer en 2015 en devenant gratuit, en vain.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 16h31
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 16h52
   





                        



   


Après soixante-six ans d’existence en kiosque, l’hebdomadaire britannique NME, l’une des bibles de la presse musicale, va cesser de paraître sur papier, annonce Time Inc., son éditeur, mercredi 7 mars. L’édition du 2 mars sera la dernière et ses lecteurs devront se rabattre sur le site NME.com et sur les radios en ligne NME 1 et NME 2.
Concurrencé par les sites musicaux comme Pitchfork, le magazine avait essayé de se relancer en 2015 en devenant gratuit. En vain. Le groupe continuera néanmoins la publication de NME Gold, un magazine de publireportages destiné à satisfaire le désir des stars de la musique de continuer d’apparaître dans la presse papier, signale le Guardian.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/07/19-2">
<filnamedate="20180307"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180307"><AAMMJJHH="2018030719">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤ « Le Monde » s’est procuré le document transmis par l’exécutif aux députés LRM, qui servira de base à la proposition de loi censée freiner la diffusion de fausses nouvelles.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Fake news » : les pistes du texte de loi en préparation

« Le Monde » s’est procuré le document transmis par l’exécutif aux députés LRM, qui servira de base à la proposition de loi censée freiner la diffusion de fausses nouvelles.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 11h16
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 11h39
    |

            Martin Untersinger et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            

Les travaux sur la future loi de lutte contre les « fake news », ou fausses nouvelles, ont avancé : Le Monde s’est procuré une copie du texte qui a été transmis par le gouvernement au groupe La République en marche de l’Assemblée nationale. Il doit servir de base de travail à la proposition de loi que déposeront les députés du parti d’Emmanuel Macron. Après désignation d’un rapporteur, le texte est susceptible d’être modifié et doit être examiné par le Conseil d’Etat, avant d’être débattu par l’Assemblée, a priori vers fin avril ou mai.
Politiquement sensible, le texte, annoncé par le président de la République, le 3 janvier, semble fortement inspiré par les récentes élections, en France et à l’étranger : « Propager puissamment une fausse nouvelle sur les réseaux sociaux ne requiert aujourd’hui que quelques dizaines de milliers d’euros », avait affirmé M. Macron, fustigeant « le bobard inventé pour salir ». Autant d’allusions aux rumeurs dont le futur chef de l’Etat estime avoir été victime pendant la campagne, ou aux enquêtes sur l’ingérence de la Russie dans la présidentielle américaine.

« C’est une loi nécessaire pour protéger notre démocratie contre les ingérences extérieures », a renchéri, dans Le Figaro du 5 mars, la ministre de la culture, Françoise Nyssen, précisant avoir travaillé sur ce dossier avec l’exécutif « depuis l’été » et avoir associé les parlementaires « depuis le début de l’année ».
Référé en période électorale 
Comme l’a martelé le ministère de la culture, la loi sur la liberté de la presse de 1881 réprime déjà la diffusion « de nouvelles fausses, de pièces fabriquées, falsifiées ou mensongèrement attribuées à des tiers lorsque, faite de mauvaise foi, elle aura troublé la paix publique ». Le texte cherche à en freiner la diffusion. Il propose une procédure judiciaire d’urgence pour les élections présidentielles, législatives,...




                        

                        


<article-nb="2018/03/07/19-3">
<filnamedate="20180307"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180307"><AAMMJJHH="2018030719">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ Le PDG Gilles Pélisson joue gros : après Canal+, Orange et Free menacent de couper à leur tour la diffusion des chaînes du groupe, jugé trop gourmand.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Les opérateurs télécoms accentuent la pression sur TF1

Le PDG Gilles Pélisson joue gros : après Canal+, Orange et Free menacent de couper à leur tour la diffusion des chaînes du groupe, jugé trop gourmand.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 10h54
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 18h35
    |

            Sandrine Cassini








                        



   


Gilles Pélisson réussira-t-il à faire payer le prix fort aux opérateurs télécoms pour la diffusion des chaînes de TF1, dont il est le PDG ? S’il est trop tôt pour le dire, la situation se tend dangereusement pour « la Une », qui essuie un tir nourri de ses adversaires.
Alors que les audiences déclinent depuis la décision de Canal+, le 2 mars, de ne plus distribuer les chaînes du groupe à ses abonnés CanalSat et aux clients de TNT Sat, Orange et Free (dont le fondateur Xavier Niel est actionnaire à titre individuel du Monde) font monter la pression. Potentiellement, 18 millions de téléspectateurs pourraient être privés des programmes du premier groupe de télévision privée.
« Une rémunération infondée »
Mardi 6 mars, Free a pris ses clients à témoin du différend qui l’oppose au groupe audiovisuel. Un message est brièvement apparu sur les écrans des détenteurs de sa box : « Depuis plusieurs mois, nous négocions avec le groupe TF1, qui a décidé d’exiger une rémunération infondée pour des chaînes disponibles gratuitement en TNT et sur Internet. Nous sommes contraints d’interrompre la diffusion de TF1, TMC, TFX, TF1 Séries Film, HD1 et LCI. Nous espérons remédier à cette situation rapidement. » En réalité, Free n’a pas coupé le signal, et le message a disparu en fin de journée. A sa manière, le trublion des télécoms a averti qu’il était prêt, lui aussi, à se passer de la Une.
Sur le papier, rien ne le pressait. Le contrat de distribution qui le lie à TF1 court jusqu’au 30 mars. Mais l’opérateur ne compte pas attendre cette échéance et s’est donné quelques jours pour statuer sur la situation. Selon nos informations, TF1 lui réclame 21 millions d’euros par an pour distribuer ses chaînes, soit autour de 3 euros par an et par client.
Dans un entretien au Parisien, M. Pélisson assure de son côté que TF1 demande « moins de 20 millions d’euros » par opérateur pour la diffusion de ses contenus et justifie l’importance des sommes demandées : « C’est moins de 1 % de ce que paye un abonné par mois. »
La Une, qui avait averti Free il y a dix-huit mois de sa volonté de revoir ses contrats, ne s’est pas toujours montrée aussi gourmande. Dans une proposition initiale, TF1 demandait, de bonne source, 7 millions d’euros. Mais les discussions n’avaient pas abouti.
Un accord qui rebat les cartes
Entre-temps, la filiale de Bouygues a conclu en novembre un accord de distribution avec Altice, maison mère de SFR, qui rebat significativement les cartes. A la surprise générale, l’opérateur, dont le propriétaire, Patrick Drahi, est pourtant peu connu pour son caractère dispendieux, accepte de payer à TF1 une rémunération d’une quinzaine de millions d’euros par an, soit environ 3 euros par an et par client.
Fort de ce contrat, la Une revient vers Free, avec une facture multipliée par trois par rapport à sa première proposition. Un discours similaire est tenu à Orange, prié de débourser autour de 25 millions d’euros. « Ils nous disaient qu’on ne pouvait pas s’éloigner du tarif payé par SFR », confirme-t-on au sein de l’opérateur historique. Avec en filigrane, une question : comment SFR a-t-il pu signer sans ciller des conditions qui font hurler ses concurrents ?
Ces derniers soupçonnent des contreparties réduisant significativement la facture acquittée par l’opérateur au carré rouge et blanc. Un indice est venu corroborer leurs doutes. Le 23 février, Bouygues Telecom annonce la conclusion d’un accord de distribution avec France Télévisions, mais surtout avec TF1 et SFR. Bouygues Telecom va donc verser de l’argent pour diffuser la Une, mais également les chaînes de SFR, comme BFM ou SFR Sport. Autrement dit, ce que le groupe Bouygues, à la fois propriétaire de Bouygues Telecom et de TF1, prend à SFR, l’opérateur le récupère, au moins en partie.
Le CSA, longtemps aux « abonnés absents »
Après être prudemment resté hors du jeu, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) entre dans la danse. Selon RTL, il recevra TF1, mercredi, et Canal+, le lendemain. « Notre souhait, c’est que [les discussions] débouchent au plus vite pour l’intérêt du téléspectateur », a déclaré mardi 6 mars Nicolas Curien, président par intérim du CSA. Pourquoi une intervention si tardive alors que les opérateurs avaient sollicité le CSA à plusieurs reprises ces derniers mois ? « Ils étaient aux abonnés absents. Ils sont plus investis quand il faut se pencher sur les blagues de [Cyril] Hanouna ! », dénonce un opérateur.
Le président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), Sébastien Soriano, a estimé mercredi matin sur Europe 1 qu’il était nécessaire de se poser aujourd’hui la question de la rémunération des chaînes de télévision, alors qu’elles sont de plus en plus dépendantes d’Internet pour leur diffusion. Il dit que « le comportement de TF1 est aussi un cri d’alarme qui doit s’entendre », même s’il ajoute qu’« à partir du moment où une chaîne est gratuite, elle devrait être gratuite pour tous les Français ». 
La ministre de la culture, Françoise Nyssen, a sommé mercredi 7 mars Canal+ de rétablir TF1 sur TNT Sat, selon l’AFP.
Orange prêt à se passer de la Une
En menant ce combat, Gilles Pélisson joue gros. Depuis la coupure de Canal+, les audiences de la Une ont perdu en moyenne 7,5 % de téléspectateurs. Un million de téléspectateurs a déserté l’émission « The Voice » samedi, et son JT est passé derrière celui de France 2. « A 19 %, nos audiences restent extrêmement solides », rétorque un porte-parole de TF1.

        Lire aussi :
         

                Négociations compliquées entre Orange et TF1



Que se passera-t-il si Orange et Free emboîtent le pas à Canal+ ? Stéphane Richard, le PDG de l’opérateur historique, a dit lundi dans Le Figaro que lui aussi était prêt à se passer de la première chaîne privée. Dans cette optique, Orange a déjà adressé un message à ses clients, leur expliquant comment basculer facilement sur la Une en cas de coupure.
« Un effet paresse du téléspectateur »
L’opérateur historique pèse, d’après les études, pour un quart des audiences de TF1, et Free, 12 %. Combien de millions de téléspectateurs privés des chaînes de la Une sur leur box prendraient la peine d’aller sur la TNT pour retrouver leurs programmes ? « Il y a un effet paresse du téléspectateur, même si les gens finiront par s’organiser », dit un expert.
Pour M. Pélisson, le bras de fer se durcit, d’autant qu’il dispose de moins de moyens de pression qu’auparavant. Selon certains, le PDG de TF1 comptait sur l’état de faiblesse supposé de Stéphane Richard, en pleine campagne pour le renouvellement de son mandat, pour faire plier l’opérateur historique. Depuis, le PDG d’Orange a été confirmé dans ses fonctions. Selon plusieurs sources, Martin Bouygues est même allé, il y a quelques semaines, s’ouvrir de ses problèmes au ministre de l’économie, Bruno Le Maire.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/07/19-4">
<filnamedate="20180307"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180307"><AAMMJJHH="2018030719">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ Les fondateurs du site d’information, lancé il y a dix ans, réfléchissent à un moyen juridique de préserver son indépendance.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

A « Mediapart », Edwy Plenel et François Bonnet préparent leur succession

Les fondateurs du site d’information, lancé il y a dix ans, réfléchissent à un moyen juridique de préserver son indépendance.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 10h43
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 13h20
    |

            François Bougon








                        



   


« Un succès fragile, un succès à contre-courant. » Chez Edwy Plenel, qui est l’un des quatre fondateurs de Mediapart et son PDG, les bonnes nouvelles ne sont pas l’occasion d’effusions excessives. Point trop n’en faut.
Pourtant, pour le site d’information indépendant, qui fête cette année ses dix ans avec un festival organisé les 16 et 17 mars à Paris, le bilan est excellent : plus de 140 000 abonnés contre 130 000 un an plus tôt – près de 150 000 même, au cours de la campagne présidentielle –, un chiffre d’affaires qui avoisine les 14 millions d’euros, en croissance annuelle de plus de 20 % et provenant « à 98 % » des abonnements, un résultat net de plus de 2 millions d’euros pour une équipe de 83 salariés, dont 46 journalistes…
De surcroît, pour la septième année de suite, Mediapart gagne de l’argent. Voilà qui ferait rêver n’importe quel patron de presse. Oublié le mauvais moment traversé en novembre, lors de la polémique qui l’a opposé à Charlie Hebdo à propos de l’islamologue Tariq Ramadan.

        Lire aussi :
         

                Entre « Charlie » et « Mediapart », l’histoire d’une haine



Même si Mediapart « est en très bonne santé », a déclaré M. Plenel, mardi 6 mars, à l’occasion de la conférence de presse annuelle, les motifs d’inquiétude sont réels. Et d’égrener : une « concurrence totalement faussée » avec des aides à la presse gratifiant les titres traditionnels ; la toute-puissance des « grands oligopoles de la révolution numérique », les Facebook et autres Google, avec leurs algo­rithmes menaçants ; les attaques des responsables politiques contre les journalistes ou encore la loi contre les fake news (fausses informations)…
En 2008, Mediapart était né en pleine période d’optimisme numérique. Dix ans plus tard, les doutes et les critiques se sont installés. « La vérité est en danger, la liberté de la vérité est en danger », a lancé Edwy Plenel. Un ironique « J’arrête mon prêche » est venu clore cette séquence et amorcer celle consacrée aux projets des prochains mois.
« Sanctuariser le capital »
Pour M. Bonnet, il est important de changer afin de « renouveler les contenus, les mises en scène, les idées… »
Tout d’abord, 2018 sera l’année de la relève. Une nouvelle génération arrive aux commandes. François Bonnet, directeur éditorial et autre cofondateur, a déjà été remplacé par un tandem composé de Carine Fouteau et Stéphane Alliès, deux journalistes présents depuis les débuts.
« On a organisé cette transition », a souligné M. Bonnet, pour qui il est important de changer afin de « renouveler les contenus, les mises en scène, les idées… » Edwy Plenel devrait également passer la main, tout comme la directrice générale, Marie-Hélène Smiéjan.
Le but est de « sanctuariser le capital » et de « transmettre le contrôle économique de Mediapart à l’équipe selon un scénario innovant ». Plusieurs pistes juridiques sont à l’étude : les fondateurs sont favorables à la mise en place d’un fonds de dotation, qui est prévu par une loi de 2008 pour favoriser « la réalisation d’une œuvre ou d’une mission d’intérêt général ». Cette dernière éventualité doit cependant obtenir l’aval de Bercy, qui doit répondre avant fin avril.

        Lire aussi :
         

                Mediapart : Plenel prépare l’après-Plenel



Mais s’ils entendent passer le relais, les fondateurs ne restent jamais bien loin. François Bonnet quitte la rédaction en chef, mais supervise le développement de Mediapart dans le secteur de la vidéo, avec comme horizon une « Mediapart TV », qui pourrait même être proposée aux opérateurs pour diffusion sur leurs box. Des discussions vont être ­engagées avec eux. « La logique d’une Mediapart TV, c’est de multiplier les canaux de diffusion de notre projet », a expliqué M. Bonnet.
Ironie de l’histoire, on pourrait voir ainsi les « milliardaires du numérique », régulièrement voués aux gémonies par Edwy Plenel – et récemment encore dans son livre La Valeur de l’information (Don Quichotte, 256 pages, 18 euros) –, financer Mediapart.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/07/19-5">
<filnamedate="20180307"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180307"><AAMMJJHH="2018030719">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤ La chaîne est en plein conflit avec Orange et Canal+. Son PDG, Gilles Pélisson, défend son point de vue dans une interview publiée mardi sur le site du « Parisien ».
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 06/03/2018
Découvrir l’application


                        

TF1 demande « moins de 20 millions d’euros » aux opérateurs pour diffuser ses contenus

La chaîne est en plein conflit avec Orange et Canal+. Son PDG, Gilles Pélisson, défend son point de vue dans une interview publiée mardi sur le site du « Parisien ».



Le Monde
 |    06.03.2018 à 22h51
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 07h39
   





                        



   


TF1, en plein conflit avec Orange et Canal+, demande « moins de 20 millions d’euros » par opérateur pour la diffusion de ses contenus, a déclaré le PDG de la chaîne, Gilles Pélisson, dans une interview publiée mardi 6 mars sur le site du Parisien. La chaîne est également en négociations avec Free au sujet de la diffusion de ses contenus via la box de l’opérateur.
TF1, qui fournissait jusqu’ici ses chaînes gratuitement, veut désormais obtenir le paiement de droits de diffusion de la part des opérateurs qui les retransmettent à leurs abonnés. Après des mois de négociations infructueuses, Canal+ a décidé de couper le signal de TF1 et des autres chaînes du groupe (TMC, TFX, TF1 Séries Films, LCI) dans la nuit de jeudi à vendredi.

        Lire aussi :
         

                Pourquoi Canal+ a coupé l’accès des chaînes de TF1 à ses abonnés ?



« Chacun montre ses muscles »
Interrogé par Le Parisien sur les sommes demandées par TF1, le PDG a refusé de donner le « montant exact » au nom du « secret des affaires ».
« Jusqu’à présent, les opérateurs ne reversent rien aux chaînes alors que nous apportons un service qui mérite rémunération », a-t-il ajouté, estimant qu’il « est temps de faire bouger les lignes » et que les demandes de TF1 « n’ont rien de mirobolant ». « Chacun montre ses muscles », mais « on se parle tous les jours », a-t-il ajouté, se disant « serein » quant à l’issue des négociations.

        Lire aussi :
         

                Canal+ arrête la diffusion des chaînes de TF1






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/07/19-6">
<filnamedate="20180307"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180307"><AAMMJJHH="2018030719">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤ Notre chroniqueur revient sur le tollé suscité par un sketch mettant en scène des acteurs grimés en Noirs ou en animaux et diffusé sur la première chaîne d’Etat pour le Nouvel An chinois.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤         

Chronique

« Les Chinois sont encore très ignorants des cultures du continent africain et de ses diasporas »

Notre chroniqueur revient sur le tollé suscité par un sketch mettant en scène des acteurs grimés en Noirs ou en animaux et diffusé sur la première chaîne d’Etat pour le Nouvel An chinois.

Par                                            Sébastien Le Belzic (chroniqueur Le Monde Afrique, Pékin)




LE MONDE
              datetime="2018-03-06T18:07:34+01:00"

        Le 06.03.2018 à 18h07






    
Une image du sketch montrant une actrice chinoise grimée en Noire (à droite), diffusé à l’occasion du Nouvel An chinois sur l’antenne de CCTV, la très officielle première chaîne d’Etat chinoise.
Crédits : DR


Chronique. En recourant à une comédienne chinoise grimée en Africaine, un sketch diffusé en Chine par la télévision d’Etat a provoqué un tollé. Le sketch fait treize minutes. On y voit l’actrice Lou Naiming le visage recouvert de maquillage noir et affublée d’un postérieur factice. Un plateau de fruits sur la tête, elle lance en mandarin un vibrant « J’aime la Chine ! ». Applaudissements dans la salle.
Cette petite comédie est censée promouvoir l’amitié sino-africaine et les investissements grandissants de Pékin dans les infrastructures en Afrique. Il est fait mention à plusieurs reprises de la construction de la ligne de chemin de fer Nairobi-Mombasa. La séquence met aussi en scène un groupe de danseurs noirs arborant pagnes, coiffes à plumes et tam-tams aux côtés d’acteurs déguisés en zèbres, girafes et lions. Un autre personnage grimé en singe gambade sur la scène sous les fous rires des spectateurs.
« Profonde ignorance »
Le gala du Nouvel An chinois sur l’antenne de CCTV, la très officielle première chaîne d’Etat chinoise, dans le cadre duquel le sketch a été diffusé, est suivi par 800 millions de Chinois. Il fait l’objet d’un conducteur millimétré et passé au peigne fin par la censure. Alors comment expliquer cette grossière caricature ? « Je ne crois pas que cela constitue du racisme à proprement parler, explique au Monde Afrique Hodan Osman Abdi, directrice du centre d’études africaines à l’Université normale du Zhejiang. Cela montre en revanche la profonde ignorance des Chinois concernant les cultures du continent et des diasporas africaines. »
Cette sinologue somalienne assure que cette affaire doit servir de signal d’alarme pour « alerter sur l’importance des échanges culturels et ne plus se concentrer sur les seules relations politiques et économiques ». « Le racisme existe dans le monde entier mais, en Chine, je pense qu’il s’agit surtout pour l’essentiel d’ignorance et d’absence de sensibilités lorsqu’on évoque la question des races. »

        Lire aussi :
         

                « En Chine, beaucoup d’Africains souffrent de racisme »



Même analyse pour Deborah Brautigam. La sinologue américaine experte des relations sino-africaines justifie cette maladresse : « Ces dernières années, l’économie chinoise s’est développée plus rapidement que n’importe quel autre pays dans l’histoire moderne. Pour ceux d’entre nous qui ont visité la Chine dans les années 1970, les changements sociaux sont époustouflants. Sans aucun héritage lié à l’esclavage, le racisme chinois envers les Africains n’a jamais été aussi profond que le nôtre aux Etats-Unis. La recherche nous apprend que les préjugés de racisme et d’ignorance tels que nous les avons vus dans l’émission de CCTV ne sont pas profondément ancrés dans les cerveaux des Chinois. Il suffit de lire les commentaires outrés sur les réseaux sociaux chinois et le débat qui s’en est suivi pour comprendre que quelque chose est en train de changer. Si une relation réfléchie, respectueuse et amicale avec les Africains est vraiment souhaitée à Pékin, ils permettront à ces débats de se poursuivre parmi les internautes chinois. Des conversations comme celle-ci font partie de la façon dont les Chinois vont se “réveiller” de leur racisme. »
« Justifier l’injustifiable »
Mais si les causes sont bien identifiées, le mal n’est pas diagnostiqué par les censeurs chinois qui veillent au grain. Les débats qui ont fait rage sur les réseaux sociaux du pays après la diffusion de l’émission ont vite été censurés. « Je n’y vois pas du tout l’expression de l’amitié sino-africaine, mais l’attitude raciste d’une soi-disant grande puissance arrogante. C’est complètement inapproprié », écrivait un internaute sur le réseau Weibo. Son message a été effacé, tout comme la réaction d’un autre qui ironisait sur l’émergence d’un « nouvel orientalisme où l’ingénieur chinois remplace le missionnaire occidental » en terre africaine.

        Lire aussi :
         

                Le cauchemar des Gambiens de Canton



La presse officielle a même sorti le drapeau pour défendre la nation chinoise agressée par un Occident incapable de comprendre les relations sino-africaines et, chose rare, le ministère des affaires étrangères a publié un commentaire outré : « La Chine a toujours été opposée à toutes les formes de discrimination raciale. Tous les prétextes pour saper les relations entre la Chine et l’Afrique sont futiles. Les pays africains savent bien au fond de leur cœur quelle est l’importance de nos relations. » Cependant, la chaîne CCTV ne s’est pas excusée, ni même expliquée.
« Trop souvent, on nous sert l’excuse de spécificités culturelles pour justifier l’injustifiable. Ce n’est pas parce qu’en Chine ce type de spectacle est considéré comme acceptable et qu’en Occident il ne l’est pas, que cela n’est pas offensant », explique Dani Madrid-Morales, professeur à l’Université de Hongkong. La Chine, comme l’Inde, a un problème avec le racisme anti-Noirs, lançait le Washington Post, rappelant la série de scandales de ces dernières années.
Des montages accusés de racisme
Car ce n’est pas la première fois qu’une telle affaire secoue la Chine-Afrique. En octobre 2017, un musée chinois a dû retirer une série de photos mettant en vis-à-vis des Africains et des animaux, à la suite de nombreuses protestations en provenance du continent. On y voyait un enfant noir ouvrant la bouche à côté d’un singe dans la même attitude, un adulte montrant les dents à côté d’un lion…

        Lire aussi :
         

                « Wolf Warrior 2 » : le Rambo de la Chinafrique



Ces montages ont suscité la colère des internautes en Afrique. En mai 2016, une publicité vantant les mérites d’une lessive capable de laver un Noir pour le transformer en Asiatique avait également enflammé Internet. A l’été 2017, le film Wolf Warrior 2 charriait des tonnes de clichés sur une Afrique misérable et violente. Le film avait battu tous les records au box-office.
Sébastien Le Belzic est installé en Chine depuis 2007. Il dirige le site Chinafrica. info, un magazine sur la « Chinafrique » et les économies émergentes.


<article-nb="2018/03/07/19-7">
<filnamedate="20180307"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180307"><AAMMJJHH="2018030719">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ A la suite du meurtre du journaliste Jan Kuciak et de sa compagne, le président slovaque a lancé un appel, dimanche 4 mars, à un remaniement profond du gouvernement ou à des élections anticipées.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ 
<article-nb="2018/03/07/19-8">
<filnamedate="20180307"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180307"><AAMMJJHH="2018030719">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤ La ministre de la culture prévoit de doubler le budget qui y est consacré, ainsi que la création d’une plate-forme de décryptage de l’information, par les sociétés de l’audiovisuel public.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Françoise Nyssen annonce un plan pour l’éducation aux médias

La ministre de la culture prévoit de doubler le budget qui y est consacré, ainsi que la création d’une plate-forme de décryptage de l’information, par les sociétés de l’audiovisuel public.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 13h07
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 15h02
   





                        



   


La ministre de la culture, Françoise Nyssen, a annoncé, dimanche 4 mars au Figaro, un plan pour l’éducation aux médias, en « trois volets : une amplification sans précédent de l’action des associations et de l’engagement des journalistes qui font cette sensibilisation dans les écoles ; ce même déploiement au sein des bibliothèques médiathèques et la création d’une plate-forme commune des sociétés de l’audiovisuel public pour le décryptage de l’information et l’éducation aux médias ».
Le budget alloué à l’éducation aux médias passera de 3 millions à 6 millions d’euros afin de soutenir les associations qui animent des ateliers sur ce thème dans les établissements scolaires et les médiathèques – la ministre a cité à cette occasion Entre les lignes, qui rassemble des journalistes de l’Agence France-Presse et du Monde – et de financer des interventions de jeunes volontaires du service civique.

        Lire aussi :
         

                Des journalistes du « Monde » et de l’AFP s’engagent pour l’éducation aux médias et à l’information



« J’ai demandé aux six sociétés de l’audiovisuel public de concrétiser un projet de plate-forme commune (…). Ce sera l’un des thèmes de la prochaine réunion que j’organise avec les six dirigeants le 19 mars », a poursuivi la ministre, regrettant que les initiatives existantes soient « éparpillées et ne bénéficient pas d’une bonne visibilité ». Cet outil sera mis à disposition de l’éducation nationale, des médiathèques et des associations.

        Lire aussi :
         

                « L’éducation aux médias, plus nécessaire que jamais »






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/07/19-9">
<filnamedate="20180307"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180307"><AAMMJJHH="2018030719">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤ L’ONG Reporter sans frontière a recensé en un an plus de 60 cas de violations des droits, allant de l’assassinat au cyberharcèlement.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

RSF pointe les exactions contre les journalistes enquêtant sur les droits des femmes

L’ONG Reporter sans frontière a recensé en un an plus de 60 cas de violations des droits, allant de l’assassinat au cyberharcèlement.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 11h37
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 13h01
   





                        



   


Reporters sans frontières (RSF) dénonce dans un rapport rendu public lundi 5 mars et intitulé « Droit des femmes : enquêtes interdites », les risques pris par les journalistes qui enquêtent sur les droits des femmes dans le monde.
Entre 2016 et 2017, l’organisation non gouvernementale a recensé plus de 60 cas de violation des droits des journalistes répartis dans plus d’une vingtaine de pays, en raison d’enquêtes ou de reportages sur la condition des femmes. Depuis 2012, ce sont 90 exactions qui ont été dénombrées, des chiffres « bien en deçà de la réalité en raison de la peur et de la résignation de certains au point de ne pas communiquer », souligne l’ONG.
Dans 12 % des cas étudiés, les journalistes ont été tués, selon RSF, qui relate notamment les cas de la Mexicaine Miroslava Breach, assassinée en 2017 alors qu’elle couvrait depuis des années les agissements de la pègre locale et notamment les féminicides de Ciudad Juarez, et celui de l’Indienne Gauri Lankesh, rédactrice en chef d’un magazine laïc et féministe, abattue par deux hommes à moto. « Des inqualifiables assassinats commis dans une totale impunité », s’alarme l’ONG.
Les autres dangers qui guettent ceux qui enquêtent sur le droit des femmes : les emprisonnements (13 % des cas), les agressions (28 %) et la cyberviolence (43 % des cas).
Les attaques en ligne visent spécifiquement les journalistes femmes
Le cyberharcèlement est ainsi « l’exaction la plus fréquente subie par les journalistes traitant de la cause féminine. Ce fléau est un phénomène qui n’a aucune frontière, qui touche les pays pauvres tout comme les plus démocratiques », souligne RSF, qui a repéré de nombreux cas en Inde, aux Etats-Unis et en France.
Ces attaques en ligne ciblent exclusivement les journalistes femmes, contrairement aux autres exactions. « Ces cabales en ligne, qui profitent de la viralité des réseaux sociaux, constituent aujourd’hui une menace pour les journalistes à prendre très au sérieux », estime l’ONG.
En France, Reporters sans frontières revient sur le cas de la journaliste d’Europe 1 Nadia Daam, cible d’une intense campagne de cyberharcèlement, avec menaces faites à sa famille et tentative d’intrusion à son domicile, pour avoir dénoncé le sabotage du numéro de téléphone « anti-relous » destiné à aider les femmes victimes de harcèlement. Aux Etats-Unis, les journalistes traitant de la question de l’avortement sont régulièrement la cible de cyberharcèlement, regrette le rapport.

        Lire aussi :
         

                Le cas de la journaliste Nadia Daam : décryptage d’un cyberharcèlement



RSF fait une trentaine de recommandations dans son rapport, demandant notamment aux Etats de lutter contre l’impunité liée à ces violences et aux institutions des Nations unies de prendre en compte les dangers spécifiques auxquels les journalistes travaillant sur le droit des femmes sont exposés, en particulier les femmes journalistes.
Du côté des responsables de ces violences, RSF cite les groupes religieux, les organisations criminelles et les gouvernements autoritaires (Chine, Turquie et Egypte en tête).



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/07/19-10">
<filnamedate="20180307"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180307"><AAMMJJHH="2018030719">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤ Trois ans après le lancement du magazine « Society », le groupe de médias indépendant renforce son pôle musique et s’apprête à lancer un trimestriel consacré au hippisme.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
édition abonné


So Press accélère la cadence

Trois ans après le lancement du magazine « Society », le groupe de médias indépendant renforce son pôle musique et s’apprête à lancer un trimestriel consacré au hippisme.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 11h17
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 11h44
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

Pour le troisième anniversaire du lancement de son magazine Society, le groupe de médias indépendant So Press s’offre un beau cadeau : la société Detroit Media, dont les sept employés vont rejoindre, mardi 6 mars, son siège, un ancien théâtre du 11e arrondissement de Paris, quartier branché de la capitale.

Grâce à ce rachat, Franck Annese, le fondateur et directeur de So Press – qui a dépassé la quarantaine, mais conserve son inamovible casquette américaine –, enrichit le pôle musique de son empire média, qui compte une centaine de collaborateurs, dont une rédaction unique d’une soixantaine de journalistes.
Tombent donc dans son escarcelle Tsugi, magazine musical qui s’est imposé en dix ans (avec une diffusion revendiquée de 24 000 exemplaires), son site Internet et sa webradio, mais aussi la cogérance du Trabendo, une salle de concerts parisienne. Et un chiffre d’affaires de 2,2 millions d’euros.
Le propre de So Press est d’être présent dans la presse papier, sur Internet, dans la publicité, la musique...
Belle acquisition donc, même si M. Annese préfère le terme d’« intégration », sûrement plus neutre et n’évoquant pas l’image du gros absorbant le petit. « On s’est rapproché il y a quelque temps. On a réfléchi ensemble à ce qu’on pourrait faire. Ça nous intéressait, car on commençait à avoir un pôle musique assez important, puisque nous avons Greenroom [un site sur la musique réalisé en partenariat avec Heineken], que nous faisons des contenus pour Spotify sur le rap français, que nous avons un label et que nous produisons des clips. Il y a une cohérence », explique le fondateur de So Press.
Une araignée à dix pattes
Chaque week-end, la rédaction de Tsugi réalise également les pages musique de Libération. Par ailleurs, tout comme So Press, Detroit Media s’est aventuré sur le territoire du brand content – des contenus produits spécifiquement...




                        

                        


<article-nb="2018/03/07/19-11">
<filnamedate="20180307"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180307"><AAMMJJHH="2018030719">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-11"> ¤ Les médias en ligne souffrent de la concurrence de Facebook et Google dans la publicité et de la sévérité de la justice à leur égard.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Au Maroc, les sites d’information luttent pour leur survie

Les médias en ligne souffrent de la concurrence de Facebook et Google dans la publicité et de la sévérité de la justice à leur égard.



Le Monde
 |    04.03.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
04.03.2018 à 19h39
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



                                


                            

La démocratisation d’Internet, dans le sillage des réformes engagées par le roi Mohammed VI et des révolutions arabes, a entretenu un espoir de libération de la parole journalistique sur le Web. En 2014, le ministre de la communication, Mustapha El Khalfi, dénombrait plus de 400 sites d’informations en ligne et se réjouissait de leur « potentiel dans le domaine de la diversité et de la liberté de la presse ». Quelques années plus tard, certains sujets épineux comme l’islam, le régime monarchique et le Sahara occidental, sont toujours tabous. Et le risque de la prison, qui menace toujours les journalistes, encourage l’autocensure.
« L’exemple d’Hamid El Mahdaoui, rédacteur en chef de Badil.info, pure-player arabophone qui a mis la clé sous la porte depuis l’arrestation de son fondateur pendant le Hirak [un mouvement contestataire né à Al-Hoceïma dans la région du Rif après la mort d’un poissonnier broyé par une benne à ordures] est dans la tête des journalistes », explique Abdellah Tourabi, ancien directeur de publication du magazine indépendant Telquel, hebdomadaire critique envers les gouvernements successifs et qui accumule les procès.

Pourtant présentée comme une avancée pour la liberté de la presse par le Parti de la justice et du développement (PJD), au pouvoir depuis sept ans, la réforme du code de la presse, adoptée en 2016, a théoriquement supprimé les peines privatives de liberté. Mais, en pratique, « les juges contournent le code de la presse et poursuivent les journalistes sur la base du code pénal », affirme Youssef Aït Akdim, journaliste indépendant installé à Rabat.
Difficile de faire payer le lecteur
Les éditeurs critiquent également l’absence de juges et de procureurs spécialisés dans les affaires de presse. « Lors du premier procès intenté en 2009 contre Taoufik Bouachrine pour “offense au drapeau national”, le juge citait...




                        

                        


<article-nb="2018/03/07/19-12">
<filnamedate="20180307"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180307"><AAMMJJHH="2018030719">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤ Le sociologue a été mis en examen pour diffamation après avoir publiquement contesté les compétence d’un « expert » d’une émission de téléréalité.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Jean-Claude Kaufmann : « Les sciences humaines et sociales ont un combat à mener face aux vérités alternatives »

Le sociologue a été mis en examen pour diffamation après avoir publiquement contesté les compétence d’un « expert » d’une émission de téléréalité.



Le Monde
 |    04.03.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
04.03.2018 à 14h12
    |

            Catherine Vincent








                        



                                


                            
Jean-Claude Kaufmann est sociologue, ancien directeur de recherche du CNRS et spécialiste du couple. Pour avoir, dans un article de 20 Minutes, qualifié d’« arnaque » les « thèses scientifiques » défendues par Stéphane Edouard, présenté comme « sociologue de couple » pour l’émission de téléréalité « Mariés au premier regard », diffusée sur M6, il a été mis en examen mi-janvier pour diffamation. Derniers essais parus : Un lit pour deux (JC Lattès, 2015) et Piégée dans son couple (LLL, 2016).
Vous avez été mis en examen pour diffamation après avoir publiquement douté de la validité des « thèses scientifiques » de Stéphane Edouard, « expert » en sociologie. Qu’est-ce qu’un sociologue ?
S’il n’y a pas en sociologie d’ordre professionnel comme chez les avocats ou les médecins, il n’en faut pas moins remplir un cahier des charges précis pour représenter cette discipline. On peut qualifier de sociologue deux catégories d’acteurs. La première, qui constitue le « noyau dur » du métier, implique d’être titulaire d’une thèse de doctorat en sociologie et de faire des travaux de recherche, en tant qu’enseignant-chercheur à l’université ou en tant que chercheur dans un grand organisme public, tel le CNRS. Ces scientifiques partagent tous le même système de fonctionnement : la validation par les pairs. Autrement dit, le contrôle mutuel permanent de chacun par chacun, d’une part à l’intérieur des institutions de recherche, d’autre part par le biais de publications et de colloques.
La deuxième catégorie concerne un cercle plus élargi de professionnels. Ils ont des niveaux de diplôme moins élevés que la thèse, ne se revendiquent pas de la science, et font souvent, sur le terrain, en liaison avec des travailleurs sociaux par exemple, un excellent travail d’analyse et d’intervention. Mais si l’un de ces sociologues « opérationnels » veut mettre en avant ses hypothèses et ses idées dans un article à prétention...




                        

                        


<article-nb="2018/03/07/19-13">
<filnamedate="20180307"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180307"><AAMMJJHH="2018030719">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤ Conseils de styliste, portraits de créateurs… Les podcasts sur l’univers du luxe se multiplient. Une pédagogie par le son qui cherche à contrebalancer le trop-plein d’images de notre époque.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤                
                                    

La mode se diffuse en podcasts


                      Conseils de styliste, portraits de créateurs… Les podcasts sur l’univers du luxe se multiplient. Une pédagogie par le son qui cherche à contrebalancer le trop-plein d’images de notre époque.



Le Monde
 |    04.03.2018 à 06h37
    |

                            Sophie Abriat








   


Pharrell Williams, Sébastien Tellier, Leïla Slimani… Voilà quatre mois qu’artistes et amis de la maison se relaient au micro de 3.55, un podcast inauguré par Chanel en novembre, à l’occasion de son pop-up store chez Colette (qui a fermé en décembre), puis de l’exposition itinérante « Mademoiselle Privé », qui s’est terminée en février à Hongkong. Pendant une demi-heure, les invités y livrent leurs réflexions sur la création, leur rapport à l’art ou la musique… Le son plutôt que l’image. Avec ce podcast, la marque de luxe explore une nouvelle manière de communiquer. Si Chanel est la seule maison à s’être lancée dans l’aventure, blogueurs, journalistes et médias de mode multiplient les initiatives.
A l’instar du Business of Fashion, le journal anglais de mode en ligne, qui, après le succès de sa première série de 30 épisodes avec des personnalités du milieu (Antoine Arnault, John Galliano, Dapper Dan, Amber Valletta…), a lancé une nouvelle déclinaison intitulée Inside Fashion. Objectif : décrypter les dernières actualités. Aux manettes, les chroniqueurs du site, dont le célèbre critique de mode Tim Blanks.
« Comme au début des blogs, beaucoup de gens se lancent car les contraintes de départ sont minimes, deux micros suffisent »  Julien Neuville, cofondateur de Nouvelles Ecoutes
Voilà quelques années déjà que ce format connaît un fort engouement aux Etats-Unis. La Française Garance Doré, pionnière des blogs mode en France et installée de l’autre côté de l’Atlantique depuis 2010, y a lancé son podcast, Pardon My French, il y a deux ans. Tout comme Leandra Medine : la blogueuse mode new-yorkaise du site Man Repeller au 1,9 million d’abonnés sur Instagram a développé les formats Oh Boy et Monocycle. L’édition américaine de Vogue a aussi son émission audio en ligne. Quant à la journaliste indépendante américaine basée à Paris Jessica Michault, elle reçoit environ une fois par mois un designer (Angela Missoni, Cédric Charlier, Julie de Libran…) pour discuter de leurs processus créatifs dans Fashion Your Seatbelt, téléchargeable depuis l’application iTunes. « Aux Etats-Unis, le paysage des podcasts est saturé, comme c’est déjà le cas avec YouTube, par exemple. En France, la tendance a mis plus de temps à émerger », constate Julien Neuville, cofondateur de Nouvelles Ecoutes, studio indépendant de production de podcasts, qui a notamment lancé avec succès La Poudre, l’émission féministe de la journaliste mode Lauren Bastide.
Le tout sans compter les nombreux podcasts amateurs qui émergent. « Comme au début des blogs, beaucoup de gens se lancent car les contraintes de départ sont minimes – deux micros suffisent –, mais peu perdurent », commente Julien Neuville.
« On crée nos propres images à partir de l’écoute »
Pour se faire une place, il faut choisir sa spécialité. Valérie Tribes, avec son podcast Chiffon, a opté pour la thématique du style. Depuis sa création, en janvier 2017, créateurs d’entreprises, designers, blogueurs et anonymes se pressent à son micro. « Mon podcast se veut démocratique. Je n’interroge pas seulement des personnalités issues du sérail de la mode, mais aussi des personnes inconnues du grand public. Ce qui m’intéresse, c’est de faire parler les gens sur leur rapport aux vêtements. Je défends une vision sociologique de la mode », lance la fondatrice, ancienne journaliste mode.
« C’est le principe du contenu à la demande comme pour Netflix ou YouTube. Et l’audio permet de mener une double activité : on peut s’informer sur la mode tout en faisant autre chose » Emilie Coutant, sociologue de mode
En plus de Chiffon, on peut aussi écouter les conseils en mode masculine du site Bonnegueule.fr ou encore Les Petites Mains, série d’épisodes téléchargeables sur iTunes lancés par le studio audio Mukashi Mukashi. Animés par la styliste Isabelle Moser, ils sont centrés sur des métiers de la mode dont on entend généralement peu parler : brodeur, modéliste, plisseur, éventailliste… L’Institut français de la mode (IFM) mise plutôt sur le côté historique de cette discipline, en tendant son micro aux penseurs que sont Michel Pastoureau ou Georges Vigarello.
Le bureau de tendances NellyRodi met, quant à lui, en valeur les entrepreneurs de l’industrie. Autant d’offres qui s’inscrivent dans la mise en lumière actuelle du secteur : les expositions, ouvrages, conférences sur la mode attirent un public croissant, désireux d’accroître sa culture mode. « C’est le principe du contenu à la demande qui fonctionne déjà avec Netflix, Spotify ou YouTube. L’audio permet aussi de mener une double activité : on peut s’informer sur la mode tout en faisant autre chose, indique la sociologue de mode Emilie Coutant. La profusion d’images qui caractérise notre époque crée de la confusion. Le format de conversation intime des podcasts permet de prendre de la hauteur dans notre monde saturé d’informations. C’est un média qui créé une connexion avec l’auditeur, joue la carte de la proximité. » 
Trouver un modèle économique
Gratuit pour les auditeurs, ce nouveau média doit aussi inventer son propre modèle économique, en misant notamment sur la publicité ou le sponsoring. Certains entretiens de Chiffon sont ainsi financés par des marques de mode (Balzac Paris, Bangle Up) ou de cosmétiques (La Rosée). Chez Nouvelles Ecoutes, s’il n’y a pas encore de podcast consacré à la mode, des marques de prêt-à-porter ou de bijoux comme Maison Standards et Artdenouer sponsorisent certains épisodes de La Poudre. Mais les annonceurs sont encore rares, car les podcasts se heurtent à un problème majeur : il n’existe pas à ce jour de dispositif de mesure d’audience officielle. Sans chiffres exacts, il est difficile de monétiser ce format.
3.55 n’a pas ce genre de problème. Chanel y intervient non pas comme sponsor mais comme producteur de contenus. Lors des conversations avec Sébastien Tellier, Leïla Slimani ou encore Aurélie Dupont, pas un mot n’a été prononcé sur les collections Chanel : c’est l’occasion de soigner une image et non de vendre un produit. « Un podcast fait fonctionner notre imagination : on crée nos propres images à partir de l’écoute », souligne Emilie Coutant. Un format propice au storytelling et particulièrement adapté au monde du luxe. Voilà qui ne devrait pas laisser longtemps les autres maisons de mode indifférentes…



<article-nb="2018/03/07/19-14">
<filnamedate="20180307"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180307"><AAMMJJHH="2018030719">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤ Invité sur CNews, le producteur a confié qu’il avait « envie de gifler » la militante féministe, qui a annoncé qu’elle allait porter plainte.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Le CSA saisi d’une centaine de signalements après des propos de Besnehard contre Caroline de Haas

Invité sur CNews, le producteur a confié qu’il avait « envie de gifler » la militante féministe, qui a annoncé qu’elle allait porter plainte.



Le Monde
 |    03.03.2018 à 10h57
 • Mis à jour le
03.03.2018 à 13h05
   





                        



   


Lasse des attaques, la féministe Caroline De Haas annonçait la semaine dernière quitter les réseaux sociaux, mais c’est sur les écrans de télévision qu’elle a plus récemment été la cible d’attaques. La scène se déroule vendredi 2 mars, sur le plateau de CNews, lors d’un échange entre le présentateur Jean-Pierre Elkabbach et le producteur Dominique Besnehard, invité pour évoquer la 43e cérémonie des Césars, marquée par la mobilisation du monde du cinéma contre les violences faites aux femmes.
Dans un discours louvoyant, assurant d’abord être féministe, le producteur s’en est pris à la militante :
« Alors que je suis féministe, que j’ai un rapport avec les femmes extraordinaire… Quand je vois certaines journalistes qui disent “un homme sur trois est un prédateur”… Caroline De Haas, là, j’ai envie de la gifler. »

Dominique Besnehard #CNEWS : "Je suis féministe" (...) "Mais Caroline De Haas là, j'ai envie de la gifler" Jean-Pie… https://t.co/G2mQ9NPSPf— paul_denton (@Nils Wilcke)


require(["twitter/widgets"]);

Le CSA a été saisi d’une centaine de plaintes et a fait savoir sur Twitter, par le biais de sa conseillère, Sylvie Pierre-Brossolette, que « le dossier sera examiné prochainement ».

@WCM_JustSocial Bonjour, le @csaudiovisuel a reçu une centaine de saisines concernant cette séquence. Le dossier sera examiné prochainement.— SPBrossolette (@Sylvie Pierre-Brossolette)


require(["twitter/widgets"]);

Contactée par franceinfo, Caroline de Haas a indiqué qu’elle comptait porter plainte, mais ne souhaite pas s’exprimer publiquement depuis sa décision de « déconnexion », consécutive à des attaques en cascade ces derniers mois. Egalement joint par le site, le présentateur évoque « une boutade », et assure être du côté des femmes :
« Je suis hostile à la violence. On devrait garder de l’humour. En matière de féminisme, je n’ai aucune leçon à recevoir. J’ai toujours soutenu la cause des femmes. » 
Jean-Pierre Elkabbach poursuit en déplorant le « sectarisme », qu’il présente comme une muselière à « la liberté d’informer », regrettant au passage de devoir « contrôler en permanence ce que l’on dit ». De son côté, Dominique Besnehard s’est fendu d’un post publié sur Facebook, dans lequel il dénonce lui aussi « le sectarisme contre les hommes », rappelant la « réflexion anti-homme », tenue par Caroline De Haas dans un entretien accordé à L’Obs, intitulé « Un homme sur deux ou trois est un agresseur ». Des propos qui ont déclenché « une vague de haine et de harcèlement sur les réseaux sociaux », et qu’elle juge tronqués.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/07/19-15">
<filnamedate="20180307"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180307"><AAMMJJHH="2018030719">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤ L’éviction d’Aude Rossigneux a créé des remous et des doutes. Deux autres journalistes quittent la rédaction.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le Média : les coulisses d’une crise

L’éviction d’Aude Rossigneux a créé des remous et des doutes. Deux autres journalistes quittent la rédaction.



Le Monde
 |    03.03.2018 à 10h17
 • Mis à jour le
04.03.2018 à 17h48
    |

            Ariane Chemin








                        



                                


                            
Montreuil, métro ­Robespierre, lundi 19 février, 9 heures du matin. La journaliste Aude Rossigneux a été convoquée la veille par un mail lapidaire. Dans la cuisine du Média, au sous-sol des nouveaux locaux de la télé proche des « insoumis », dos au réfrigérateur, elle cherche à comprendre l’objet de cette réunion un brin solennelle. De l’autre côté de la table en bois clair, trois hommes lui font face : le psychanalyste Gérard Miller, le réalisateur Henri Poulain, accompagné de son directeur de production et associé Hervé Jacquet. A quelques tasses de café, enfin, la réalisatrice Anaïs Feuillette, compagne de M. Miller, et, tout au bout, Sophia Chikirou.
« Comment dire tout ça ? », commence la directrice générale de la chaîne, avant de passer la parole au psychanalyste. L’ancien « mao » parle « d’embarras », de « mauvaise ambiance », de « quelque chose qui s’est mal emmanché » et de « responsabilités partagées », avant de lâcher : « Aude, on a en tête de te parler de la possibilité que tu quittes la rédaction. »

« Qu’est-ce qui s’est passé entre le moment où j’étais formidable et le moment où il faut que je dégage ? », interroge Aude Rossigneux, assommée. Elle ignore que le procès qui vient de s’ouvrir, tôt ce lundi, marque le début d’un coup de grisou sur Le Média et va ouvrir une série de départs en cascade.
Une semaine plus tard, le 26 février, Noël Mamère, dont l’émission hebdomadaire était l’une des cautions d’ouverture de la chaîne, s’émeut de la mise à l’écart brutale de la journaliste, mais s’inquiète aussi d’un sujet très décrié sur la Syrie, diffusé le 23, qui mettait dos à dos les rebelles islamistes syriens et les exactions du régime de Bachar Al-Assad. Vendredi 2 mars, selon les informations du Monde, Catherine Kirpach, une ancienne de LCI qui présentait l’un des « JT » du ­Média, a fait part à son tour à ­Sophia Chikirou de son départ de la chaîne,...




                        

                        


<article-nb="2018/03/07/19-16">
<filnamedate="20180307"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180307"><AAMMJJHH="2018030719">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤ La télévision payante dénonce « l’intransigeance » de TF1 qui a entrepris, depuis fin 2015, de faire payer les opérateurs pour diffuser ses chaînes.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Pourquoi Canal+ a coupé l’accès des chaînes de TF1 à ses abonnés ?

La télévision payante dénonce « l’intransigeance » de TF1 qui a entrepris, depuis fin 2015, de faire payer les opérateurs pour diffuser ses chaînes.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
03.03.2018 à 06h37
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



   


Le ton est particulièrement glacial et la situation inédite. Canal+ a annoncé, vendredi 2 mars, couper l’accès aux chaînes du groupe TF1 pour ses abonnés : sont concernées TF1, TMC, TFX, TF1 Séries Films, LCI et MyTF1. « Cette décision est le résultat de l’intransigeance du groupe TF1, qui abuse de sa puissance de marché, et notamment de son canal numéro 1 pour imposer unilatéralement à ses distributeurs, dont le Groupe Canal+, de payer pour continuer à diffuser ses chaînes gratuitement sur la télévision numérique terrestre [TNT] et sur Internet. »
Vendredi, TF1 a vivement réagi, dénonçant une « décision unilatérale ». Elle est « d’autant plus incompréhensible, selon un communiqué, que le Groupe Canal+ est autorisé à les diffuser, le groupe TF1 n’ayant jamais demandé à ce que ses chaînes et son service replay soient coupés, mais avait au contraire proposé une poursuite des négociations ». TF1 « déplore que les clients du Groupe Canal+, qui payent pour recevoir les chaînes TF1, TMC, TFX, TF1 Séries Films, LCI et MyTF1 dans le cadre de leur abonnement, soient pris en otage ».
Ce conflit ouvert est le résultat d’un changement de stratégie de TF1, qui depuis l’arrivée de son nouveau PDG, Gilles Pélisson, fin 2015, a entrepris de faire payer les opérateurs pour la diffusion de ses chaînes. Après des mois de discussions, un accord a été trouvé avec Altice (SFR) et Bouygues Telecom (qui a le même actionnaire que TF1), mais pas avec Orange, ni Free (dont le fondateur Xavier Niel est actionnaire du Monde à titre personnel), ni Canal+, avec lesquels la situation s’envenime.
Pourquoi Canal+ a-t-elle pris cette décision ?
Les exigences financières de TF1 sont « déraisonnables et infondées, avec des conditions et un calendrier imposés unilatéralement », a dénoncé, jeudi soir, dans son communiqué la filiale de Vivendi, dirigée par Vincent Bolloré. Les demandes de TF1 passent d’autant moins bien auprès de Canal+ que ce dernier, en tant qu’acteur de la télévision payante, a des obligations particulières, notamment en matière de financement du cinéma. Canal+ argumente :
« TF1, TMC, TFX, TF1 Séries Films et LCI occupent des fréquences nationales relevant du domaine public qui leur ont été octroyées gratuitement. Par ailleurs, TF1 bénéficie d’avantages réglementaires propres aux chaînes gratuites, dont la possibilité de diffuser en exclusivité des événements sportifs majeurs comme la Coupe du monde de football, qui doivent être accessibles à tous. »
Pour augmenter la pression, Canal+ a enclenché deux actions juridiques contre TF1. Selon son directeur général, Maxime Saada, cité par le Journal du dimanche, Canal+ réalise « entre 15 % et 20 % de l’audience des chaînes gratuites » du groupe TF1.
Quelle est la stratégie de TF1 ?
Du côté de TF1, Gilles Pélisson justifie cette stratégie par sa volonté de diversifier ses revenus, avec une moindre dépendance à la publicité, en mettant mieux en valeur « des contenus exceptionnels qui attirent les Français », s’est-il défendu le 16 février, lors de la présentation des résultats annuels. « C’est très important dans le futur modèle de TF1, à partir du moment où le fait de regarder la télévision via Internet se développe », a-t-il souligné, expliquant vouloir obtenir au total « plusieurs dizaines de millions d’euros ».
La filiale de Bouygues dit s’inspirer d’exemples étrangers, notamment des Etats-Unis et d’Europe de l’Est. De leur côté, Canal+ et les autres opposants à TF1 rétorquent que le prix payé par les distributeurs se répercute sur l’abonné. Selon eux, le système américain n’est pas comparable, car les distributeurs peuvent en contrepartie commercialiser eux-mêmes une partie de la publicité diffusée sur les antennes. Comme si Canal+ ou Orange pouvaient vendre une partie des spots de pub de TF1… Ces particularités du marché américain n’empêchent pas que les renégociations de contrats donnent régulièrement lieu à des coupures de signal temporaires.

        Lire aussi :
         

                Canal+ : l’hémorragie de clients se poursuit en France



Quels sont les liens de TF1 avec les autres distributeurs ?
Tout est question de principe… et de prix. Dans son offre et dans les accords passés avec Altice et avec SFR, la hausse des prix est compensée par l’ajout de services pour le visionnage de TF1 : avant-premières, diffusion en 4K (ultra haute définition) de certains programmes ou « start over » pour revenir au début d’un programme. TF1 aurait obtenu d’Altice le versement d’un peu plus de 10 millions d’euros par an. Et aurait, selon Le Figaro, réclamé un peu plus de 20 millions d’euros à Free et de 25 à 26 millions à Orange. Soit des hausses de prix plus importantes que celles réclamées par M6, qui a de son côté réussi à renégocier certains accords.
Le PDG d’Orange, Stéphane Richard, a jusqu’ici refusé de signer un nouveau contrat avec TF1, et les services de « replay » qui permettent de revoir les chaînes du groupe en différé sont donc désormais coupés sur les box du premier opérateur français. Orange considère que, pour le moment, les services proposés ne sont pas à la hauteur de la somme demandée.
Le contrat de Free arrive, lui, à échéance le 31 mars. « Les demandes de TF1 sont extravagantes ! Les discussions sont au point mort », a assuré son PDG, Maxime Lombardini, au Figaro, le 6 février.
Les opérateurs rappellent que le groupe TF1 bénéficie gratuitement des fréquences TNT, mises à disposition par l’Etat. De plus, s’ils ont pour coutume de diffuser les chaînes hertziennes gratuites auprès de leurs abonnés, aucune loi ne les contraint à payer cette diffusion.
Les distributeurs récalcitrants peuvent espérer peser davantage en durcissant les négociations au même moment. Si les chaînes de TF1 étaient coupées par plusieurs opérateurs, elles pourraient voir leur audience chuter. De son côté, le groupe de Gilles Pélisson escompte peut-être que les opérateurs télécoms veuillent trouver un terrain d’entente avant juin, afin de pouvoir bénéficier de la Coupe du monde de football, dont TF1 a le droit de diffuser certains matchs, en particulier ceux de l’équipe de France.
Quelles sont les conséquences pour les abonnés ?
Concrètement, si aucun accord n’est trouvé avec Canal+, ses abonnés ne pourront plus regarder directement TF1 à partir de leur box. Ils devront aller sur Internet ou brancher l’antenne à leur télévision pour avoir accès aux programmes diffusés par les chaînes du groupe TF1. Ils n’auront pas non plus accès aux services « innovants » développés par la filiale de Bouygues dans le cadre de « TF1 Premium ».

        Lire aussi :
         

                Canal+ cherche son salut à l’international et mise sur l’Afrique francophone






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/07/19-17">
<filnamedate="20180307"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180307"><AAMMJJHH="2018030719">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤ Le départ de Noël Mamère, qui a abandonné son émission sur le « pure player » alternatif en réaction à l’éviction brutale d’une journaliste et aux propos d’un « correspondant » sur la guerre de Syrie, en a suscité d’autres.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Une dizaine de soutiens du Média se désolidarisent de la webtélé proche des « insoumis »

Le départ de Noël Mamère, qui a abandonné son émission sur le « pure player » alternatif en réaction à l’éviction brutale d’une journaliste et aux propos d’un « correspondant » sur la guerre de Syrie, en a suscité d’autres.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 10h00
 • Mis à jour le
03.03.2018 à 06h38
    |

            Ariane Chemin








                        



   


A l’automne 2017, ils avaient appelé de leurs vœux la naissance d’un « nouveau média citoyen », « humaniste et antiraciste, féministe, écologiste et progressiste ». Ils regrettent aujourd’hui d’avoir apposé leur signature en bas du « manifeste » publié dans Le Monde en septembre.
Onze personnes, parmi la centaine de personnalités du monde politique, de la société civile et du spectacle qui avaient soutenu la création d’un « pure player » « fondamentalement alternatif par sa gouvernance, son modèle économique et son fonctionnement », ont fait savoir, dans un texte confié au Monde, qu’elles se désolidarisaient du Média, la webtélé proche des « insoumis » lancée le 15 janvier et dirigée par le psychanalyste Gérard Miller et la communicante chargée des campagnes de Jean-Luc Mélenchon, Sophia Chikirou.
Ces onze personnalités, soucieuses de prendre ainsi leurs distances, sont l’ancienne ministre de la culture Aurélie Filippetti, proche de Benoît Hamon, l’avocat Antoine Comte, l’écrivain Gérard Mordillat, le médecin urgentiste Patrick Pelloux, les comédien et comédienne François Morel et Judith Chemla, les journalistes Cécile Amar, de L’Obs, et Edouard Perrin, de « Cash investigation », les musiciens Giovanni Mirabassi et Médéric Collignon.
L’ancien candidat des Verts à l’élection présidentielle Noël Mamère – l’une des vedettes de l’antenne, chargé de réaliser chaque mardi l’interview d’un défenseur de l’écologie –, a également signé le texte et il a fait savoir qu’il « ne [remettrait] plus les pieds dans cette chaîne de télévision ».
Vendredi après-midi, deux nouvelles personnalités ont, à leur tour, souhaité retirer leur soutien à la webtélé alternative : la comédienne Josyane Balasko et la chanteuse Agnès Bihl.

        Lire aussi :
         

                « Le Média » se défend de tout « licenciement » et juge « infâmes » les accusations d’Aude Rossigneux



« Le Média ne répond plus à la promesse initiale »
En cause, la brutale mise à l’écart, le 19 février, de la journaliste Aude Rossigneux, pilier de l’équipe rédactionnelle qui avait été chargée de recruter les équipes. Mais aussi les propos tenus à l’antenne, le 23 février, par Claude El Khal, « correspondant » au Liban de la chaîne sur la guerre en Syrie, justifiant le choix de ne pas diffuser d’images des massacres perpétrés dans la Ghouta orientale, en banlieue de Damas, au motif qu’elles ne seraient pas « vérifiées de manière indépendante » et par refus du « sensationnalisme ».
« Nous avons signé le “Manifeste pour un nouveau média citoyen” en septembre », expliquent ces anciens soutiens du texte rédigé alors par les cofondateurs de la chaîne, Gérard Miller, Sophia Chikirou, aujourd’hui directrice générale du Média, et le réalisateur Henri Poulain. « Mais aujourd’hui, Le Média ne répond plus, à nos yeux, à la promesse initiale, ni sur le fond ni sur la forme, se désolent les signataires. Nous ne pouvons plus le soutenir. »

        Lire aussi :
         

                Les « insoumis » lancent « Le Média », garanti sans « Mélenchon bashing »






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/07/19-18">
<filnamedate="20180307"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180307"><AAMMJJHH="2018030719">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤ Pour diversifier leurs activités, « Vogue » ou le « New York Times » organisent des raouts payants ultrasélectifs où créateurs, photographes, PDG et influenceurs réfléchissent à l’évolution de la mode. Une stratégie lucrative.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤             
La mode, sujet de conférences grand luxe 
                  
édition abonné



Le Monde
 |
                  02.03.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
02.03.2018 à 13h55


Pour diversifier leurs activités, « Vogue » ou le « New York Times » organisent des raouts payants ultrasélectifs où créateurs, photographes, PDG et influenceurs réfléchissent à l’évolution de la mode. Une stratégie lucrative.

Par                             Caroline Rousseau





                     

On ne voit plus Alber Elbaz. C’est un fait. Depuis que Lanvin s’est violemment séparé de son directeur artistique en octobre 2015, celles et ceux qui avaient l’habitude de le voir saluer à la fin des défilés, qui avaient fait la queue pour qu’il leur dédicace son Lanvin : I Love You (Rizzoli éditions) en 2014, ou qui avaient même dansé avec lui lors de la grande fête organisée en 2012 à la halle Freyssinet, à Paris, pour fêter ses dix ans de maison n’ont pas eu beaucoup d’occasions de le croiser. Si ce n’est aux obsèques de Sonia Rykiel, le 1er septembre 2016.
On dit qu’Elbaz aurait récemment obtenu, loin des tribunaux, 10 millions d’euros de la part de Jeanne Lanvin SA pour avoir été écarté de son poste avant la fin de son contrat. Mais le créateur n’a réintégré aucune griffe de luxe. C’est dommage. La mode aurait tort de se passer de pareil séducteur, qui manipule aussi bien l’émotion que les mousselines de soie effilochées.
La guérison par la master class
D’ailleurs, elle n’est pas folle : elle ne s’en passe pas. Le styliste a réapparu non pas dans le studio d’une maison, mais au programme des conférences du prestigieux groupe de presse Condé Nast (Vogue, Vanity Fair, GQ). Il est venu par exemple à Oman, invité par son amie de longue date, la journaliste Suzy Menkes, à partager sa vision de la création devant les invités triés sur le volet de la Condé Nast International Luxury Conference 2017. À Paris, il a foulé l’estrade du Vogue Fashion Festival, fin novembre : dans une salle plongée dans le noir et devant 500 personnes portant un masque occultant pour mieux se concentrer sur sa voix, il a conversé en français et en anglais, faisant tour à tour rire ou s’émouvoir son auditoire. Une signature.

On trouve facilement la vidéo de l’anecdote qu’il a racontée sur Azzedine Alaïa (1940-2017), chez qui il avait déjeuné peu de temps avant sa mort. C’est assez drôle. Il a aussi confié au rédacteur en chef...





                  require(["lmd/core/ux/longform"], function (advertLongform) {
                     advertLongform.moveAdvert('.js-parallaxe_slot', '#articleBody');
                  });



L’accès à la totalité de l’article est protégé Déjà abonné ? Identifiez-vous



         
La mode, sujet de conférences grand luxe
Il vous reste 92% de l'article à lire





         Achetez cet article 2 €


              Abonnez-vous à partir de 1 €
      
              Découvrez l’édition abonnés
   


require(["jquery","lmd/core/auth"], function($, auth){
   if (auth.isUserEducation()) {

      $(".js_educ").attr("href","/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_RESTREINT_ARCHIVE&objet_id=5264525&clef=ARTRESTR_HA2E");
      $(".js_educ").html("Débitez votre pack d'archives");
      $(".js_educ_abo").hide();

      }
});



// Premium article view count pixel
if (lmd.context.element.restreint) {
    var img = document.createElement('img');
    img.src = lmd.conf.subscription.buttonViewCountUrl
        + 'EREC-266-['
        + lmd.context.element.url_friendly.replace(/-/g, '_')
        + (lmd.context.element.cms_id !== null ? '_' + lmd.context.element.cms_id : '')
        + ']';
    img.width = 1;
    img.height = 1;
    document.body.appendChild(img);
}






document.getElementById('teaser_article').style.display = 'block';

require(["lmd/module/achat_acte/verif_achat_item"], function (verif_achat_item) {
    if (typeof lmd.context.item != 'undefined'
        && typeof lmd.context.item.id != 'undefined'
        && typeof lmd.context.item.link != 'undefined'
    ) {
        verif_achat_item.verifAchatItem(lmd.context.item);
    }
});




L’accès à la totalité de l’article est protégé Déjà abonné ? Identifiez-vous



         
La mode, sujet de conférences grand luxe
Il vous reste 92% de l'article à lire





         Achetez cet article 2 €


              Abonnez-vous à partir de 1 €
      
              Découvrez l’édition abonnés
   


require(["jquery","lmd/core/auth"], function($, auth){
   if (auth.isUserEducation()) {

      $(".js_educ").attr("href","/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_RESTREINT_ARCHIVE&objet_id=5264525&clef=ARTRESTR_HA2E");
      $(".js_educ").html("Débitez votre pack d'archives");
      $(".js_educ_abo").hide();

      }
});



// Premium article view count pixel
if (lmd.context.element.restreint) {
    var img = document.createElement('img');
    img.src = lmd.conf.subscription.buttonViewCountUrl
        + 'EREC-266-['
        + lmd.context.element.url_friendly.replace(/-/g, '_')
        + (lmd.context.element.cms_id !== null ? '_' + lmd.context.element.cms_id : '')
        + ']';
    img.width = 1;
    img.height = 1;
    document.body.appendChild(img);
}








<article-nb="2018/03/07/19-19">
<filnamedate="20180307"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180307"><AAMMJJHH="2018030719">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-19"> ¤ Au cœur du contentieux entre les deux groupes figurent les montants réclamés par le groupe audiovisuel et jugés disproportionnés par l’opérateur.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Canal+ arrête la diffusion des chaînes de TF1

Au cœur du contentieux entre les deux groupes figurent les montants réclamés par le groupe audiovisuel et jugés disproportionnés par l’opérateur.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 23h38
 • Mis à jour le
02.03.2018 à 07h13
   





                        



   


Le bras de fer engagé par TF1 afin d’obtenir une rémunération pour la diffusion de ses chaînes se durcit, avec l’annonce jeudi 1er mars au soir d’une coupure de signal par le groupe Canal+.
Ce dernier a annoncé dans un communiqué qu’il interrompait la diffusion des chaînes du groupe TF1, faute d’arriver à un accord commercial avec ce dernier, dont il dénonce dans son communiqué « les exigences financières déraisonnables et infondées ». « Le groupe Canal+ regrette l’impasse dans laquelle se trouvent les négociations avec le groupe TF1 après dix-huit mois de discussions et se voit contraint d’interrompre la diffusion des chaînes TF1, TMC, TFX, TF1 Séries Films, LCI et leurs services associés », écrit-il.
TF1, qui fournissait jusqu’ici ses chaînes en clair gratuitement, veut désormais obtenir le paiement de droits de diffusion de la part des opérateurs qui les retransmettent à leurs abonnés en passant par leurs « box ».
« Abus de puissance »
Le groupe a mis en avant sa nouvelle offre « TF1 premium », enrichie de nouvelles fonctionnalités et proposée aux fournisseurs d’accès internet, câblo-opérateurs et opérateurs satellites. Il a réussi à signer de nouveaux contrats avec SFR et Bouygues Telecom, dont il partage la maison mère, mais pas avec Canal+ ni avec Orange, avec qui il est également en conflit ouvert.
Canal+ met sa décision, jeudi, sur le compte de « l’intransigeance du groupe TF1, qui abuse de sa puissance de marché, et notamment de son canal numéro 1, pour imposer unilatéralement à ses distributeurs, dont le groupe Canal+, de payer pour continuer à diffuser ses chaînes disponibles gratuitement sur la TNT et sur Internet ».
« Le groupe Canal+ réaffirme son souhait de pouvoir diffuser les chaînes gratuites du groupe TF1, mais n’entend pas payer pour la diffusion de ces chaînes », affirme-t-il
Canal+ fait valoir que « TF1, TMC, TFX, TF1 Séries Films et LCI occupent des fréquences nationales relevant du domaine public qui leur ont été octroyées gratuitement. Par ailleurs, TF1 bénéficie d’avantages réglementaires propres aux chaînes gratuites, dont la possibilité de diffuser en exclusivité des événements sportifs majeurs, comme la Coupe du monde de football, qui doivent être accessibles à tous ».

        Lire aussi :
         

                TF1 demande à Orange de cesser de distribuer ses chaînes, faute d’accord financier






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/07/19-20">
<filnamedate="20180307"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180307"><AAMMJJHH="2018030719">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤ En redressement judiciaire depuis janvier 2017, le journal communiste a sept jours pour présenter un plan de continuation du groupe.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le quotidien régional « La Marseillaise » joue sa survie

En redressement judiciaire depuis janvier 2017, le journal communiste a sept jours pour présenter un plan de continuation du groupe.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 11h13
    |

                            Gilles Rof








                        



                                


                            

Une semaine décisive s’ouvre pour le quotidien communiste La Marseillaise, né en décembre 1943 et dont la santé financière apparaît de plus en plus dégradée. Mercredi 28 février, le tribunal de commerce de Marseille a accordé sept jours de délai à la direction du plus ancien des journaux marseillais pour présenter son plan de continuation du titre.
En redressement judiciaire depuis janvier 2017, La Marseillaise a déjà obtenu deux prolongations de sa période d’observation. L’audience intermédiaire de mercredi devait permettre au tribunal de jauger la solidité d’un plan de relance qui tarde à se concrétiser.
Ce court report va laisser le temps d’apprécier les résultats d’une table ronde fixée in extremis, jeudi 1er mars, à la préfecture des Bouches-du-Rhône. Une réunion où représentants syndicaux et direction comptent demander une aide concrète des services de l’Etat, notamment un rééchelonnement de la dette sociale du journal.
Un courrier du premier ministre, reçu le 27 février, leur donne bon espoir. Alerté par vingt-six députés de gauche comme de droite, Edouard Philippe dit suivre « avec la plus grande attention l’évolution de la situation » et assure que « les services déconcentrés du ministère de l’économie et des finances sont mobilisés sur ce dossier ». Il rappelle cependant que La Marseillaise a déjà bénéficié d’un prêt de 458 000 euros du Fonds de développement économique et social, en 2016.
Repris le 15 avril 2015 par les Editions des Fédérés, aujourd’hui présidées par l’ex-conseiller régional communiste Alain Hayot, La Marseillaise a pour l’instant échoué à se relancer. En moins de trois ans, 118 postes ont été supprimés, réduisant à 85 le nombre des salariés. Ces coupes claires n’ont pas suffi à résorber la dette (7 millions d’euros fin 2017) ni à éloigner la perspective d’une rupture de trésorerie, confirmée par la directrice générale Audrey Garino et prévue...




                        

                        

