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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ L’Union syndicale des magistrats, majoritaire dans la profession, déplore des « inepties », et le Syndicat de la magistrature dénonce des « contre-vérités ».
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Prisons : les syndicats de magistrats « consternés » par les annonces de Macron

L’Union syndicale des magistrats, majoritaire dans la profession, déplore des « inepties », et le Syndicat de la magistrature dénonce des « contre-vérités ».



Le Monde
 |    07.03.2018 à 18h20
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 18h32
   





                        


Les syndicats de magistrats ont vivement critiqué, mercredi 7 mars, la réforme du système des peines de prison annoncée par Emmanuel Macron. Le syndicat majoritaire, l’Union syndicale des magistrats (USM), se dit « consterné » par les déclarations du président de la République, et déplore des « inepties ». Il critique « une méconnaissance inquiétante des dispositions actuellement applicables en matière de prononcé et d’exécution des peines » et « un profond mépris pour le travail » des professionnels.

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                Réforme pénitentiaire : « L’interdiction des peines inférieures à un mois de prison aura un effet marginal sur la population carcérale »



« Non, les aménagements de peine ne sont pas automatiques » pour les condamnations inférieures à un an, écrit le syndicat dans un communiqué. « 10 000 détenus purgent actuellement des peines de moins d’un an », précise l’USM.
Emmanuel Macron a annoncé mardi que « l’aménagement systématique des peines » serait transformé. « Pour les peines inférieures à un an, nous mettrons un terme à l’automaticité », a-t-il dit. Actuellement, tout primo-délinquant condamné à une peine inférieure ou égale à deux ans a la possibilité de demander un aménagement de cette peine.
« Cela augmentera encore le travail du juge »
« Non, les peines alternatives ou aménagées ne pourront pas être systématiquement prononcées à l’audience », affirme l’USM. « Cela augmentera encore le travail du juge alors que les audiences se terminent souvent entre 22 heures et minuit. On ne peut pas prendre quinze minutes de plus par dossier », a expliqué Céline Parisot, secrétaire générale de l’USM.
Le président de la République a annoncé le recrutement de 1 500 conseillers d’insertion et de probation, mais ces nouveaux postes sont évoqués depuis 2014, selon le syndicat.
L’USM déplore « le renoncement » d’Emmanuel Macron « à sa promesse de construire 15 000 places de prison ». Seulement 7 000 places seront construites pendant le quinquennat, a reconnu le président. « Il y a des objectifs louables, comme réduire la surpopulation carcérale et élargir les peines en milieu ouvert, mais sans effectifs suffisants, cela restera de la communication », ajoute Céline Parisot.
Le Syndicat de la magistrature (SM, de sensibilité de gauche) dénonce, lui, des « mesures gadgets », et estime que M. Macron « ne fait que reprendre à son compte une rengaine sécuritaire ». « Il surfe sur le faux scandale des peines inexécutées », selon le syndicat : « Il produit de la confusion, des contre-vérités. »

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                Prisons : une nécessaire réforme




Les Républicains déplorent une « politique du renoncement »
Les Républicains ont critiqué mardi 6 mars la réforme des prisons annoncée par le président de la République. « Dans la continuité de son ancienne collègue au gouvernement Christiane Taubira, qui avait fait du laxisme son dogme, Emmanuel Macron répond clairement à la surpopulation carcérale par un allègement des sanctions », écrit la porte-parole des Républicains, Laurence Sailliet, dans un communiqué. « Alors que le premier rôle de l’Etat est d’assurer la protection des personnes et des biens, cette désolante politique du renoncement n’est absolument pas à la hauteur des enjeux », poursuit-elle, dénonçant un « angélisme coupable ».





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Officiellement dédiée à la lutte pour les droits des femmes, la journée du 8 mars est souvent détournée à des fins mercantiles…, en général très sexistes.
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Ne nous souhaitez pas une « bonne fête de la femme »

Officiellement dédiée à la lutte pour les droits des femmes, la journée du 8 mars est souvent détournée à des fins mercantiles…, en général très sexistes.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 17h39
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 18h36
    |

                            Marie Slavicek








                        


Chaque 8 mars, en France officiellement depuis 1982, nous célébrons la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes. En théorie. Dans la pratique, par flemme, ignorance ou mauvaise volonté, beaucoup parlent de « journée des femmes », voire de « fête de la femme ». Avec, dans son sillage, les sempiternelles opérations marketing de type « un kir royal offert pour Madame » ou « un vernis à ongles acheté, le deuxième gratuit ». Rose, évidemment, le vernis.
Pourtant, comme le souligne le Haut-Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCEFH), cette journée a été créée « dans une perspective militante. [...] Le 8 mars n’est ni la Saint-Valentin, ni la fête des Mères ».

[Rappel utile] : le #8mars n’est pas "la journée de la femme", mais la journée internationale des droits des femmes… https://t.co/ZsYgKab6CI— HCEfh (@HCE)


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« Le 8 mars, ce n’est pas un jour en l’honneur des femmes, un hommage à la beauté des femmes, [...] c’est une journée pour rappeler le chemin qu’il reste à parcourir » en matière d’égalité entre les sexes, insiste le secrétariat d’Etat chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes sur Twitter.

Le #8mars n'est pas une fête. 
— Egal_FH (@Egalité FH)


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Un message qui n’est pas toujours entendu.
Pour faire la publicité de la rencontre de D1 féminine entre l’En Avant et Montpellier, qui se déroulera le 8 mars, le club de foot de Guingamp a eu recours à des petits cœurs — roses —, à des T-shirts imprimés « Supportrice » — roses —, et ne parle pas du stade de Roudourou mais du « stade de Roudoudou » — ce n’est pas rose, mais on suppose que c’est plus mignon.

🚨 DEUX MATCHS, UNE PASSION : GUINGAMP ! 🔴⚫

— EAGuingamp (@En Avant de Guingamp)


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Dans la même veine, la brasserie écossaise Brewdog a cru opportun de lancer une « bière pour femmes » (on vous laisse deviner la couleur de la bouteille). L’entreprise s’est défendue de tout sexisme et a affirmé avoir voulu parodier les campagnes ciblant les consommatrices. Une explication qui n’a pas convaincu les amatrices de houblon, qui pointent un message confus.
Problème : ces deux exemples sont loin d’être isolés. « Chocolats réservés aux femmes, T-shirts imprimés “Woman”, soutifs, vibromasseurs, maquillage, bouquets de fleurs et autres joujous stéréotypés pour féministes en mousse font depuis deux semaines une percée remarquée en tête de gondole de nos commerces de proximité », s’agace le site Cheek Magazine.
Cette première Journée internationale des droits des femmes post-Weinstein et #MeToo « risque d’être encore plus violemment braquée par le marketing », regrette le pure player féminin, qui a décidé, en conséquence, de boycotter cette « parodie d’empowerment » [« acquisition du pouvoir »].
De son côté, la journaliste de Slate Nadia Daam n’est pas plus optimiste et ironise sur Twitter : « Deux ans après [sa publication], mon bingo 8 mars n’a pas pris une ride (étonnant hein). » Le principe : dans chaque case, vous trouverez des phrases que vous serez susceptibles d’entendre lors de la Journée internationale des droits des femmes. Il vous suffit de les cocher au fur et à mesure que vous les entendez. Exemple : « Je te tiens la porte mais profites-en, c’est que pour la journée de la femme hin hin. »
HIN HIN !
Non.
Ne.
Dites.
PAS.
Ça.
Comme le soulignent plusieurs comptes féministes sur Twitter sous les hashtags #PasDeFleurs et #8mars : « On ne veut pas des cadeaux, mais des droits effectifs et des salaires égaux ! » ; « Gardez vos bouquets et arrêtez de nous violer » ; « J’veux pas de lingerie, j’veux du sexe consenti ». Pas très compliqué à comprendre.

Pour le #8mars on ne veut #NiFleursNiCouronnes mais comme c'est pas clair pour tout le monde on a fait quelques ima… https://t.co/HHNRKamINX— roseaux_mag (@Roseaux Magazine)


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Le 8 mars on veut pas de :
-fleurs
-resto
-bijoux
-chocolat

On veut :
— smallest_stars (@Mélissa)


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Rappel avant les opérations "une culotte achetée = une fleur en forme de cœur offerte" #8mars https://t.co/7VeublbEYY— PayeTaShnek (@Paye Ta Shnek)


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Dénoncée par Laurent Wauquiez, l’immigration à Mayotte est un problème majeur de l’île. La majorité des Mahorais sont étrangers ou enfants d’étrangers, et l’immigration clandestine y est très importante.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

L’immigration, un facteur important de la démographie à Mayotte

Dénoncée par Laurent Wauquiez, l’immigration à Mayotte est un problème majeur de l’île. La majorité des Mahorais sont étrangers ou enfants d’étrangers, et l’immigration clandestine y est très importante.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 17h35
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 17h56
    |

                            Jean-Gabriel Fernandez








                        



   


Alors que l’île de Mayotte connaît sa troisième semaine de grève générale contre l’insécurité et pour l’amélioration des conditions de vie, le président des Républicains, Laurent Wauquiez, s’est insurgé, mardi 6 mars, contre la situation du 101e département français, déplorant notamment le niveau d’immigration qu’il enregistre. « Mayotte est submergée par une immigration illégale qui n’est pas gérée », a-t-il affirmé lors d’un déplacement sur l’île : 
« On ne peut plus continuer à accueillir à Mayotte autant de personnes qui viennent de l’ensemble des Comores et de toutes les îles qui sont autour. » 
Qu’en est-il exactement ?
13 000 à 21 000 migrants éloignés de Mayotte chaque année
Mayotte connaît un afflux de migrants, particulièrement venant de l’archipel des Comores, dont les îles Anjouan, Mohéli et Grande Comore sont à proximité. Radars, patrouilles aériennes et maritimes et centres de rétention ont été installés à Mayotte par la métropole pour tenter d’endiguer l’immigration clandestine sur l’île.
Les migrants refoulés en 2014 représentaient 10 % de la population
Près de 20 000 migrants en ont été refoulés en 2014. C’est l’équivalent de près de 10 % de la population totale de l’île, qui s’élève aujourd’hui à 256 500 individus. Ce sont entre 13 000 et 21 000 migrants, majoritairement comoriens, qui ont été éloignés du territoire mahorais chaque année depuis 2006.


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Nombre d'éloignements de migrants à Mayotte


Source : Data.gouv.fr



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L’Insee estime que de nombreux migrants ne sont pourtant pas comptabilisés. Sur une année moyenne, il y a plus d’éloignements à Mayotte que dans tous les autres départements d’outre-mer réunis.


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Nombre de migrants éloignés dans les départements d'outre-mer


Source : Data.gouv.fr



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		},
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		},
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		},
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			}
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		plotBands: [{
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				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
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	},

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      [
        "",
        1023
      ],
      [
        "",
        514
      ],
      [
        "",
        546
      ],
      [
        "",
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      ]
    ],
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      [
        "",
        327
      ],
      [
        "",
        454
      ],
      [
        "",
        454
      ],
      [
        "",
        499
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
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      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Guyane",
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    "data": [
      [
        "",
        9066
      ],
      [
        "",
        9458
      ],
      [
        "",
        9410
      ],
      [
        "",
        9757
      ]
    ],
    "type": "",
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    "yAxis": 0,
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      "enabled": 0
    }
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      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        67
      ],
      [
        "",
        74
      ],
      [
        "",
        70
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
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    }
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    "name": "Mayotte",
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    "data": [
      [
        "",
        16725
      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        16374
      ],
      [
        "",
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      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
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],
	tooltip: {
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{point.key}',
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			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


La moitié des migrants à Mayotte sont en situation irrégulière, en particulier les Comoriens, dont 51 % à 53 % résident sur l’île sans titre de séjour, selon une étude de l’Insee. Le taux d’irrégularité administrative diminue fortement avec l’âge, passant de 74 % chez les moins de 25 ans à 30 % pour les 45 ans et plus.
On estime que 70 % des bébés nés dans la maternité de Mamoudzou, le chef-lieu de Mayotte, naissent de migrantes en situation irrégulière. Celles-ci donnent naissance à Mayotte dans l’espoir que leur enfant devienne français. Si un enfant né de parents étrangers est né en France et vit plus de cinq ans sur le territoire, il obtient en effet la citoyenneté française à ses 18 ans.
Plus de la moitié de la population directement issue de l’immigration
Mayotte est le département français où la part d’étrangers dans la population est la plus importante. Seuls 45,1 % des Mahorais sont nés à Mayotte. Environ 30 % des personnes résidant à Mayotte sont nées à Anjouan, île comorienne la plus proche, et 12,4 % sont nées dans les autres îles des Comores.


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		padding:5px 5px 0px 10px;
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		background-color:#f5f6f8;
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		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
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		display:block;
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}
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		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
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	{
		font-size: 10px!important;
}
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	{
		font-size: 11px!important;
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		width: 230px;
	}
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		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Composition de la population de Mayotte selon le lieu de naissance


Source : Insee



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15204194305",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "column",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#821400","#b50b11","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y}  %",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
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			stacking:"normal",
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
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		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value}  %",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: 100,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
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			to: "",
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				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
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				x: "",
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			}
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	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["18 à 24 ans","25 à 34 ans","35 à 44 ans","45 ans ou plus"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Mayotte",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        49.4
      ],
      [
        "",
        34.5
      ],
      [
        "",
        39.9
      ],
      [
        "",
        57.4
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Anjouan",
    "color": "#FFc832",
    "data": [
      [
        "",
        35.5
      ],
      [
        "",
        36.1
      ],
      [
        "",
        31.9
      ],
      [
        "",
        19.1
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Grande Comore et Mohéli",
    "color": "#ff3232",
    "data": [
      [
        "",
        11.7
      ],
      [
        "",
        15.1
      ],
      [
        "",
        14.6
      ],
      [
        "",
        8.1
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Autre",
    "color": "#821400",
    "data": [
      [
        "",
        3.5
      ],
      [
        "",
        14.4
      ],
      [
        "",
        14.5
      ],
      [
        "",
        15.5
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: 1,
		valueDecimals: 1,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " %",
		backgroundColor: '#FFF',
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		borderRadius: 8,
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		dateTimeLabelFormats: {
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		},
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		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Parmi les natifs de Mayotte, 21 % sont nés d’une mère ayant immigré, selon l’Insee. Ce phénomène est particulièrement marqué chez les jeunes, 48,3 % des Mahorais entre 18 et 24 ans étant nés d’une mère étrangère. Au moins 58,5 % des Mahorais sont donc immigrés de première ou de seconde génération, et 52,6 % sont d’origine comorienne.


	#container_15204221114{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15204221114{
		height:500px;
	}
	#container_15204221114 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15204221114 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15204221114.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15204221114.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15204221114 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Part de la population issue directement de l'immigration


Source : Insee



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15204221114",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "column",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y}  %",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
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				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
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				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
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			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
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			}
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18 ans d’âge médian pour les hommes, 16 ans pour les femmes
L’immigration de jeunes et de femmes enceintes à Mayotte contribue à la jeunesse de la population. L’âge médian sur l’île est de 18 ans pour les hommes et de 16 ans pour les femmes (« médian » signifie qu’il y a autant de personnes de moins de 18 et 16 ans que de personnes plus âgées). Autre illustration de la proportion importante de jeunes : 46 % de la population a moins de 14 ans, et 30 %, moins de 10 ans. Cela fait de Mayotte le département le plus jeune de France, peuplé en grande partie de mineurs étrangers, nés à Mayotte, qui pourront accéder à la nationalité française à leur majorité.
Depuis le début des années 2000, le solde migratoire de Mayotte est pourtant négatif en raison d’un grand nombre de départs de jeunes Mahorais, principalement pour la France métropolitaine. Entre 2007 et 2012, on estime à 18 000 le nombre total de départs. En 2012, 26 % des Mahorais résidaient hors de Mayotte, et 56,7 % avaient vécu en France métropolitaine ou à La Réunion pendant une partie de leur vie. Seuls 15 % des natifs de Mayotte résident de façon permanente sur l’île.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Bruno Durieux, ancien ministre de la santé, déplore dans une tribune au « Monde » l’échec et le détournement des différents systèmes de tarification qui se sont succédé dans les hôpitaux, faute d’analyse transparente des coûts réels.
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« Aucun système de financement ne garantira l’efficacité de l’hôpital tant que ce dernier restera une boîte noire »

Bruno Durieux, ancien ministre de la santé, déplore dans une tribune au « Monde » l’échec et le détournement des différents systèmes de tarification qui se sont succédé dans les hôpitaux, faute d’analyse transparente des coûts réels.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 16h00
    |

Bruno Durieux (Maire de Grignan (Drôme) et ancien ministre de la santé de 1990 à 1992)







                        



                                


                            
Tribune. La tarification à l’activité dans les hôpitaux est un échec car elle n’a jamais été correctement appliquée. La malédiction du système de financement des hôpitaux continue. Ils en ont connu trois au cours des décennies passées, qui ont été trois échecs.
Le prix de journée, dans les années 1970 : les hôpitaux étaient alors rémunérés au nombre et à la durée des séjours. Ce système les incitait à multiplier et prolonger les séjours des patients dans leurs murs. Fortement inflationniste, il a été remplacé dans les années 1980 par une dotation globale, qui mit fin pour quelque temps à la dérive de la dépense hospitalière. Mais ce système se révélait injuste : il étranglait les hôpitaux dynamiques dont la forte activité était justifiée ; il était une rente pour les autres. Il a été remplacé dans les années 2000 par la tarification à l’activité (T2A), système de rémunération au séjour qui, tenant compte des lourdeurs des pathologies traitées, devait allier efficience médicale et efficacité financière.

Pour que la T2A fonctionne, il fallait remplir quatre conditions : la connaissance par les hôpitaux de leurs « coûts de production » pour les pathologies qu’ils traitent ; la maîtrise de leurs coûts fixes (dont l’emploi à court terme) ; leur capacité à adapter leur fonctionnement pour se rapprocher des plus performants ; enfin, une échelle nationale de coût, base de la tarification, réaliste et non manipulée au gré de la conjoncture financière de l’assurance maladie.
Instrument d’une course aux actes
Aucune de ces conditions n’était satisfaite quand, dans la hâte d’une réforme bâclée, la T2A a été généralisée au milieu des années 2000. L’échec était inéluctable. La T2A, dénaturée, est devenue l’instrument d’une course aux actes, comme naguère le prix de journée celui d’une course aux séjours.
Comme ministre de la santé, j’ai totalement échoué à obtenir qu’on tire de ces énormes écarts de coûts des enseignements et des...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ La metteuse en scène des « Monologues du vagin » expose, dans une tribune au « Monde », les nombreuses raisons qui la poussent à revendiquer haut et fort son engagement pour les combats des femmes.
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Coralie Miller : « Oui, je suis féministe ! »

La metteuse en scène des « Monologues du vagin » expose, dans une tribune au « Monde », les nombreuses raisons qui la poussent à revendiquer haut et fort son engagement pour les combats des femmes.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 15h58
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 17h03
    |

Coralie Miller (Auteure, metteuse en scène de la pièce "Les Monologues du vagin", d’Eve Ensler)







                        



                                


                            

« Etes-vous féministe ? » Combien de fois l’ai-je entendue, cette question, depuis que je mets en scène Les Monologues du vagin, d’Eve Ensler — pilier théâtral de la lutte pour les droits des femmes.
« Etes-vous féministe ? » J’ai l’impression de revoir Louis de Funès en Victor Pivert, atterré face à son chauffeur à tout faire, dont il découvre ce qu’il avait décidé de ne pas voir jusqu’alors : « Salomon, vous êtes juif ? ! »
« Etes-vous féministe ? » Avec une pointe de suspicion, une légère crainte dans le regard, voire de la condescendance. Et peut-être même une timide tentation de vérifier si j’ai du poil aux aisselles… et si je bats mon mari le soir en rentrant à la maison.
« Etes-vous féministe ? » Il paraît que grâce à Beyoncé ce n’est plus un gros mot aux Etats-Unis, que depuis Lena Dunham c’est totally hype et qu’avec Rey en héroïne de la nouvelle trilogie Star Wars, on a nous a carrément déroulé le tapis rouge pour les décennies à venir.
L’alpha et l’omega de notre monde
« Etes-vous féministe ? » Peut-être que nous aussi, en France, on devrait shaker notre booty [se trémousser] sur le dance-floor en culotte courte pour être perçues comme autre chose que des emmerdeuses. Peut-être devrions-nous arrêter de parler système de domination et société patriarcale pour enrôler les goujats et leurs ami·es dans notre combat. Peut-être ? Ou pas.
« Ah vous voyez, vous dites “nous”. Donc vous êtes féministe »…
Je suis féministe ! Parce que le patriarcat n’est pas une élucubration de pétasses mal baisées, mais bel et bien l’alpha et l’omega de notre monde depuis des siècles.

Je suis féministe ! Parce qu’il suffit d’ouvrir les livres, de regarder les films, d’admirer les tableaux, d’étudier la mode, de visionner les pubs, d’éplucher les textes de loi, de plonger dans l’Histoire, de consulter...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Les arguments mis en avant par les centres d’étude et de conservation des œufs et du sperme sont fallacieux, juge le professeur Stéphane Viville, du CHU de Strasbourg, dans une tribune au « Monde ». Il est temps qu’ils abandonnent leur discours idéologique et qu’ils modifient leur vision datée de la famille.
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Don de gamètes : « Il est temps de lever l’anonymat »

Les arguments mis en avant par les centres d’étude et de conservation des œufs et du sperme sont fallacieux, juge le professeur Stéphane Viville, du CHU de Strasbourg, dans une tribune au « Monde ». Il est temps qu’ils abandonnent leur discours idéologique et qu’ils modifient leur vision datée de la famille.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 15h28
    |

Stéphane Viville (Professeur à la faculté de médecine de Strasbourg)







                        



   


Tribune. Dans son dernier avis sur l’assistance médicale à la procréation (AMP), le Comité consultatif national d’éthique se montre, une fois de plus, très timoré : il préconise essentiellement d’ouvrir l’accès à l’AMP aux femmes célibataires ou en couple homosexuel, mais n’aborde malheureusement pas la problématique de l’anonymat du don de gamètes, alors même que ces femmes auront recours à cette pratique. En effet, l’anonymat fait l’objet de polémiques depuis de longues années.
L’insémination artificielle avec donneur fut introduite en tant que pratique médicale dans les années 1930 en Angleterre. C’est la très forte opposition de l’Eglise anglicane à cette pratique, l’assimilant à un adultère, qui a incité le corps médical à imposer l’anonymat du don de gamètes, instaurant ainsi une forme de clandestinité à cette activité. Le don de gamètes s’est mis en place en France à partir des années 1970, sous l’impulsion du professeur Georges David. Elle est assurée par vingt-trois centres d’étude et de conservation des œufs et du sperme (Cecos).
Eviter toute discussion éthique
Afin de ne pas avancer d’arguments à connotation religieuse, omniprésents à l’époque, mais peu avouables en cette période post-Mai 68, le don de gamètes a été présenté comme un don de sang. Se référer à une pratique clinique permettait ainsi d’éviter toute discussion éthique. Or, cet amalgame est peu justifié tant la finalité du don d’organes et celle du don de gamètes diffèrent : l’un soigne, l’autre engendre une vie nouvelle, une part d’humanité.
Depuis, la situation a évolué, et nombre de pays pratiquent ce don avec la possibilité, pour la personne le souhaitant, d’obtenir des renseignements sur le donneur. Cette évolution est liée à un changement radical de la perception du don de gamètes, mais aussi à l’avènement du droit à connaître ses origines. Le Royaume-Uni a levé l’anonymat en 2005, autorisant la divulgation d’informations identifiantes sur le donneur aux personnes majeures concernées.

        Lire aussi :
         

                « La découverte de l’identité d’un donneur de gamètes risque d’engendrer des situations explosives »



La France reste très pusillanime sur le sujet. Dans les faits, il ne s’agit pas de faire des dons nominatifs, mais d’offrir la possibilité aux personnes conçues par don de gamètes d’avoir accès à l’identité du donneur. Il n’est nullement question, par ailleurs, d’envisager une rétroactivité de la loi : les donneurs anonymes le resteront.
Depuis bientôt cinquante ans, les Cecos n’ont pas évolué et campent sur leurs positions. Ils restent violemment opposés à la possibilité de levée de l’anonymat. Or, il est temps d’accepter la possibilité d’une double filiation : génétique/biologique et intentionnelle. La transmission génétique est une réalité, la transmission culturelle, sociale et affective une autre. Pour ce faire, une vraie rupture conceptuelle de la notion de famille est nécessaire afin de dépasser celle du XIXe siècle.
Une prétendue pénurie de donneurs
La faiblesse des arguments contre la levée de l’anonymat est étonnante. En particulier, il est avancé qu’aucune étude de l’impact psychologique de cette levée sur les personnes nées après don de gamètes n’a été réalisée. Et qui mieux que les Cecos pouvaient conduire de tels travaux ? De même, ils auraient dû, a contrario, et à l’instar des Britanniques, mener des études sur l’impact psychologique de l’anonymat du don de gamètes.
Un deuxième argument est celui de la prétendue pénurie de donneurs que la levée de l’anonymat engendrerait, alors même qu’il y a déjà un manque criant de dons. Cette justification est balayée par l’expérience anglaise : en dix ans de pratique de levée de l’anonymat, les dons ont doublé. Cet argument est donc un mythe ! Il est inconcevable que les responsables des Cecos l’ignorent.

        Lire aussi :
         

                Anonymat du don de gamètes : « Il faut prendre en considération la construction psychique de l’enfant »



Est-ce bien surprenant ? Avec la levée de l’anonymat, le statut du donneur change, il passe d’une clandestinité honteuse à une reconnaissance de son altruisme. L’anonymat génère un sentiment de transgression, il revient à réaliser un acte inavouable, lié, plus ou moins consciemment, à l’adultère. Sa levée place au contraire le donneur dans une situation valorisante, il n’est plus le fournisseur d’un produit illicite. Il acquiert une identité, son acte est reconnu. Il devient une personne. Il est donc temps d’abolir certaines considérations morales assimilant la pratique de l’AMP, et en particulier avec tiers donneurs, à une transgression.
L’importance de s’inscrire dans une filiation, de connaître ses origines, est souvent remise en question par certains responsables de Cecos, qui avancent le peu de demandes qu’ils reçoivent. Est-ce étonnant dans un système où les parents ne sont pas, contrairement à l’Angleterre, incités à révéler à leurs enfants leur mode d’engendrement et où les personnes conçues par don, et qui en sont informées, savent que la levée de l’anonymat est interdite et passible de sévères condamnations en cas de violation ?
Attachement ancestral à la filiation
On est en droit de s’interroger sur les fondements de ce besoin de connaître ses origines et sa filiation, mais non sur l’importance de ce besoin. Il est facile de le nier, alors même que le négateur connaît ses propres origines. Nous pourrions multiplier les exemples qui soulignent l’attachement ancestral de l’homme à sa filiation. Tous les domaines de l’art traitent du sujet, citons ne serait-ce que le mythe d’Œdipe.
L’engouement que rencontrent les sociétés qui proposent des tests génétiques directement disponibles au consommateur illustre aussi ce besoin d’inscription dans une filiation. Ces analyses d’ADN permettent de la retracer et d’identifier des parents plus au moins proches. Ils peuvent ainsi servir de tests de paternité ou de maternité, permettre l’identification de demi-frères ou demi-sœurs, de cousins. De ce fait, l’anonymat des donneurs de gamètes ne saurait être garanti.

        Lire aussi :
         

                Don de gamètes : « Les enfants ne régleront pas tous leurs problèmes en rencontrant leur géniteur »



S’il en était encore besoin, force est de constater que cela rend intenable le positionnement des Cecos. En effet, ces tests génétiques ont déjà permis à plusieurs personnes conçues par don de gamètes de découvrir l’identité du donneur. En attendant la levée de l’anonymat du don de gamètes, qu’ils ne pourront éternellement éviter, il est important que les Cecos informent les donneurs et les receveurs de gamètes que l’anonymat n’est plus assuré à 100 %. En effet, si l’entourage du donneur et la personne conçue font ce type de test, il y a une probabilité que non seulement le mode de conception soit révélé, mais aussi l’identité du donneur.
Il est temps pour les Cecos d’abandonner leur discours idéologique, de modifier leur vision datée de la famille et d’accepter la levée possible de l’anonymat des donneurs de gamètes, cela avant que la technologie ne la leur impose.
Stéphane Viville est praticien hospitalier au CHU de Strasbourg, responsable de l’unité fonctionnelle « génétique de l’infertilité », fondateur du Centre de diagnostic pré-implantatoire, ancien chef de service du laboratoire de fécondation in vitro du CHU de Strasbourg.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Le chef de l’Etat et le gouvernement ont apporté leur soutien au ministre des comptes publics en vertu de la règle non écrite selon laquelle seule une mise en examen entraîne la démission d’un ministre.
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La femme qui accuse Gérald Darmanin de viol a déposé plainte avec constitution de partie civile

Le chef de l’Etat et le gouvernement ont apporté leur soutien au ministre des comptes publics en vertu de la règle non écrite selon laquelle seule une mise en examen entraîne la démission d’un ministre.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 15h20
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 15h45
   





                        



   


Après un classement sans suite à la mi-février, Sophie Spatz (née Olga Patterson), la femme qui accuse Gérald Darmanin de viol, a déposé une nouvelle plainte avec constitution de partie civile à Paris, a fait savoir son avocate, mercredi 7 mars – information confirmée par une source judiciaire à l’Agence France-Presse.
Cette procédure permet à une victime de saisir directement un juge d’instruction, sans passer par le procureur de la République, et ouvre la voie au déclenchement d’une enquête appelée information judiciaire.

        Lire l’enquête à l’origine de l’affaire :
         

          Gérald Darmanin visé par une accusation de viol



« Elle n’était pas consentante, elle a été contrainte »
Sophie Spatz, 46 ans, a déposé une plainte pour « des faits d’abus de confiance, d’extorsion de consentement sexuel, d’escroquerie au consentement sexuel, de viol, de harcèlement sexuel, avec la circonstance aggravante que les faits commis l’ont été par une personne abusant de l’autorité de ses fonctions » auprès du doyen des juges d’instruction du tribunal de grande instance de Paris. Sophie Spatz est « déterminée à faire éclater la vérité » sur des faits remontant à 2009, rapporte La Voix du Nord, qui cite son avocate, Elodie Tuaillon-Hibon.
La plainte de Mme Spatz a été classée sans suite à la mi-février, car les investigations, durant lesquelles le ministre avait été auditionné par la police, n’avaient « pas permis d’établir l’absence de consentement », selon le parquet de Paris. « Elle n’était pas consentante, elle a été contrainte », affirme de son côté Me Tuaillon-Hibon, qui dénonce le classement sans suite « scandaleux » du parquet de Paris le 16 février.
Darmanin porte plainte
Vendredi, M. Darmanin a également porté plainte pour dénonciation calomnieuse contre sa deuxième accusatrice. Cette habitante de Tourcoing (Nord), ville dont il fut maire de 2014 à 2017, dit avoir fait l’objet de sa part de « demandes à caractère sexuel » en échange d’un nouveau logement. Une enquête préliminaire a été ouverte contre lui le 13 février après qu’elle a déposé plainte à Paris pour « abus de faiblesse ».
Le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, et le gouvernement ont apporté leur soutien au ministre de l’action et des comptes publics en vertu de la règle non écrite instituée en début de mandat selon laquelle seule une mise en examen entraîne la démission d’un ministre.

        Lire aussi :
         

                Plainte pour « abus de faiblesse » contre Gérald Darmanin : la plaignante livre son témoignage






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ La justice a annulé mardi l’arrêté créant la zone d’aménagement concerté du triangle de Gonesse, ce qui pourrait compromettre le plus grand investissement privé en France depuis la construction de Disneyland Paris.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Six questions sur EuropaCity, le projet immobilier géant au nord de Paris

La justice a annulé mardi l’arrêté créant la zone d’aménagement concerté du triangle de Gonesse, ce qui pourrait compromettre le plus grand investissement privé en France depuis la construction de Disneyland Paris.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 15h18
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 15h53
   





                        



   


L’ovni architectural verra-t-il le jour ? Le gigantesque projet immobilier EuropaCity a subi un revers en justice mardi 6 mars. Un épisode judiciaire qui pourrait compromettre le plus grand investissement privé en France depuis la construction de Disneyland Paris, en 1992. Explications en six questions sur ce dossier complexe, qui suscite une vive opposition.

        Lire aussi :
         

          La justice annule la création de la zone d’aménagement devant accueillir EuropaCity



Qu’est-ce que le projet EuropaCity ?
EuropaCity est un projet de parc d’activités à vocation touristique et culturelle, prévu pour s’étendre sur 80 hectares de terres encore agricoles du Val-d’Oise, à une quinzaine de kilomètres au nord-est de Paris, dans le « triangle de Gonesse » — une zone située entre les aéroports du Bourget et de Roissy, inhabitable en raison des nuisances sonores.
Ce futur complexe pharaonique, dont la livraison était prévue en 2024, devrait comprendre un parc d’attractions, des espaces verts, un parc aquatique, un centre commercial, des salles de spectacle, des restaurants, deux mille chambres d’hôtel, une ferme urbaine, et même un « parc des neiges » incluant une piste de ski…
Un projet à 3,1 milliards d’euros porté par Immochan, la filiale immobilière du groupe de distribution Auchan, et cofinancé par le géant de l’immobilier chinois Wanda. L’objectif est d’attirer à EuropaCity 31 millions de visiteurs (gratuits et payants) par an.
Pourquoi et par qui le projet est-il contesté ?
Emblématique des conflits entre grands projets d’aménagement et préservation de zones agricoles, EuropaCity a rencontré une forte opposition, notamment locale.
Le projet d’urbanisation du triangle de Gonesse, qui comprend aussi un centre d’affaires de 800 000 m2 et une gare du Grand Paris Express, va en effet détruire en tout 260 hectares de terres cultivables, soit l’équivalent du 5e arrondissement de Paris. Les opposants y voient un scandale écologique — la construction entraînera une imperméabilisation des sols et une dégradation de la ressource en eau potable — et une gabegie financière, symbolisés par cette piste de ski comprise dans le projet.

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Parmi ses détracteurs, on trouve ainsi des agriculteurs de la Confédération paysanne et du réseau d’associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP) d’Ile-de-France, la chaîne de magasins Biocoop, des associations citoyennes et écologistes, des élus de la Seine-Saint-Denis, ou encore la Confédération des commerçants de France et les architectes et urbanistes de l’Atelier citoyen. Le ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot, a lui-même critiqué en juillet 2017 la « folie des grandeurs » du projet, affirmant qu’il n’était « pas compatible » avec le plan climat.
Des arguments rejetés par les acteurs principaux du projet, notamment par le maire (PS) de Gonesse, Jean-Pierre Blazy, qui martèle qu’EuropaCity devrait apporter 40 millions de recettes fiscales pour les communes avoisinantes et permettre la création de dix mille emplois brut, à nuancer par la destruction d’environ deux mille emplois dans la zone géographique.

   


Où en est le projet ?
Face à ces critiques, Auchan et Wanda ont procédé à des modifications, assurant ne pas vouloir faire un « Dubaï aux portes de Paris ». Une version remaniée du projet a été présentée en septembre 2017, selon laquelle des concours d’architecte devraient avoir lieu pour l’attribution de huit bâtiments : une salle de concert, une salle de cirque contemporain, un centre culturel consacré au cinéma, et cinq hôtels. Mais le fond du projet reste globalement le même — le « parc des neiges » et sa piste de ski, qui cristallisent la colère, n’ont pas été abandonnés.

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Les autorisations administratives doivent être déposées à la fin de l’année, pour un début de chantier prévu à la fin de 2019. Le calendrier de fin de chantier a quant à lui été modifié par le gouvernement, qui a reporté de trois ans, à 2027, la mise en service de la gare du Grand Paris Express desservant le triangle de Gonesse, étape essentielle pour la viabilité du projet.
Qu’est-ce qui a été décidé par la justice et qu’est ce que ça change ?
Plusieurs opposants au chantier ont déposé des recours, notamment à la suite de l’enquête publique remise à l’été 2017, qui considère le projet comme peu compatible avec la notion de développement durable.
Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé, mardi 6 mars, l’arrêté du préfet du Val-d’Oise autorisant la création de la zone d’aménagement concerté (ZAC) devant accueillir le mégacomplexe. Le tribunal a estimé « que l’étude d’impact mise à disposition du public dans le cadre de l’enquête publique (…) était insuffisante » sur plusieurs points, notamment environnementaux.

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Quelles sont les réactions ?
Les porteurs du projet ont fait savoir qu’ils prenaient acte de la décision de justice, mais n’abandonnaient pas le projet pour autant. Le directeur du développement d’EuropaCity, David Lebon, a déclaré que la décision du tribunal administratif ne portait « pas un coup d’arrêt » au projet. Le maire de Gonesse, Jean-Pierre Blazy, estime également qu’« il s’agit plus d’un contretemps que d’une remise en cause ».

   


En revanche, pour Me Etienne Ambroselli, avocat des opposants à EuropaCity, cette entreprise démesurée se conjugue déjà au passé. « La décision du tribunal est un coup d’arrêt », a-t-il martelé, rappelant que « l’Etat français veut donner des leçons à tout le monde en matière de lutte contre le changement climatique, il ne devrait donc pas s’acharner dans cette urbanisation ». Et le conseil de comparer la situation avec l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, qui « procède de la même logique ».
Que va-t-il se passer maintenant ?
Etant donné qu’il s’agit d’une ZAC d’Etat, créée et aménagée par son aménageur Grand Paris Aménagement, c’est au préfet du Val-d’Oise qu’il reviendra de décider de faire appel ou non de cette décision, et de choisir ou non de compléter l’étude d’impact. Mardi, la préfecture disait seulement que « les services de l’Etat analysent cette décision ainsi que les suites à donner ». 
Du côté des opposants, on prévoit déjà la suite. « Même si l’on ne pense pas que la décision du juge soit suffisante pour empêcher l’urbanisation de ces terres agricoles, elle ne peut que nous encourager et nous donner l’espoir d’aller au bout », explique ainsi un responsable du Collectif pour le triangle de Gonesse au site Reporterre.

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La guérilla judiciaire entre soutiens du projet et opposants promet en effet d’être longue. D’autres recours, portant notamment sur la modification du plan local d’urbanisme (PLU), ont été déposés et ne seront pas tranchés avant l’été. En attendant, les opposants prévoient un rassemblement d’ampleur le 27 mai sur les terres du triangle de Gonesse.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ La limitation de la vitesse à 80 km/h s’appliquera sur toutes les routes secondaires à partir du 1er juillet, malgré la contestation des élus locaux.
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Le gouvernement maintient la limitation à 80 km/h sur l’ensemble des routes secondaires

La limitation de la vitesse à 80 km/h s’appliquera sur toutes les routes secondaires à partir du 1er juillet, malgré la contestation des élus locaux.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 15h11
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 16h23
   





                        


Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a assuré, mercredi 7 mars, que la limitation de la vitesse à 80 km/h sur toutes les routes secondaires serait appliquée comme prévu, à partir du 1er juillet.
Cette prise de parole survient trois jours après la publication d’une lettre ouverte de 32 présidents des conseils départementaux, dimanche 4 mars. Ces derniers se font le relais des revendications de l’association 40 millions d’automobilistes, demandant au gouvernement de « renoncer au projet d’abaissement global de la limitation de vitesse de 90 à 80 km/h sur les routes du réseau secondaire » et de « privilégier des solutions pragmatiques, au cas par cas, en concertation avec les départements sur les tronçons les plus accidentogènes ».
L’efficacité du dispositif sera testée entre 2018 et 2020
« A ce stade », une application au « cas par cas […] n’est pas ce qui est prévu », a répondu Benjamin Griveaux lors du compte rendu du conseil des ministres. L’expérimentation aura lieu « sur l’ensemble des routes secondaires sans séparateur de voie », a-t-il ajouté, excluant tout aménagement.
« Le dispositif qui a été imaginé et présenté, c’est une mise en œuvre à partir du 1er juillet 2018 pour une phase qui, jusqu’au 1er juillet 2020, nous permettra d’évaluer l’efficacité de ce dispositif » qui « doit permettre de sauver des vies », a poursuivi le porte-parole du gouvernement.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ L’Unesco et Wikipédia lancent #Wiki4Women, un appel à l’écriture de biographies de femmes. Elles ne représentent que 17 % des portraits mis en ligne sur le site participatif.
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#Wiki4Women, un appel à contributions pour établir l’égalité femmes-hommes sur Wikipédia

L’Unesco et Wikipédia lancent #Wiki4Women, un appel à l’écriture de biographies de femmes. Elles ne représentent que 17 % des portraits mis en ligne sur le site participatif.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 14h39
   





                        


Sur Wikipédia, les femmes sont loin d’avoir obtenu la parité, et cela n’a rien de bien nouveau. A la veille de la Journée internationale des droits des femmes, mercredi 7 mars, l’Unesco et la fondation Wikimedia ont souhaité relancer le combat par un appel pour un « mouvement contributif mondial » d’écriture de portraits de femmes, publiés sur le site Wikipédia. Baptisée #Wiki4Women (« Wiki pour les femmes »), cette initiative s’appuie sur un constat regrettable ; à l’heure actuelle, 17 % des biographies du site collaboratif concernent des femmes, soit une biographie sur six.
Les deux organisations invitent ainsi « à prendre quelques minutes pour créer, enrichir ou traduire, dans le plus de langues possible, des portraits Wikipédia de femmes », pour contribuer à plus d’égalité dans l’espace numérique. Avec les réseaux sociaux, l’Unesco a notamment mis en avant des femmes qui ont marqué l’histoire ou qui ont eu un rôle important, sans pour autant avoir de page Wikipédia.

Elle lutte, auprès de 600 autres femmes, pour mettre fin à la violence sexuelle en République Démocratique du… https://t.co/ay0YT6ORjs— unescoNOW (@UNESCO)


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Une initiative saluée par des utilisateurs, dont certains ont annoncé avoir répondu à l’appel.

Place des #femmes dans l'espace #digital : l'initiative #wiki4women invite chacun à créer, enrichir ou traduire des… https://t.co/UOdTblUv8b— iborrasophie1 (@Sophie Iborra)


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J'ai rejoint #WIKI4WOMEN mouvement #contributif #mondial en ligne pour + #EgaliteFH dans l’espace #digital : créer,… https://t.co/3o1bsIWAdC— MaunaTraikia (@Mauna Traikia)


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En France, un événement a également été organisé le 8 mars : il invite 150 internautes à venir au siège de l’Unesco à Paris, munis de leur ordinateur « pour augmenter significativement le nombre de profils de femmes sur Wikipédia ».
Wikipédia, régulièrement critiqué
La sous-représentation des femmes ne se retrouve pas seulement du côté des articles du site. En 2012, 90 % des contributeurs de Wikipédia étaient des hommes.
La manière dont les portraits sont écrits est également influencée par le sexe de leur auteur selon une étude publiée en 2015 ; à titre d’exemple, les mots décrivant la situation familiale du sujet (« marié », « divorcé », « famille », « enfant »…) sont plus souvent employés quand il s’agit d’une femme que d’un homme.
La plus grande encyclopédie en ligne du monde a déjà été critiquée à cause de ces inégalités. Plusieurs « hackatons » ont déjà été organisés en France et dans le monde dans le but de créer ou améliorer un maximum de pages sur les femmes pour rééquilibrer le site.
Ce n’est pas le seul sujet lié à la plate-forme qui fait débat. En 2008 déjà, le site était la cible de critiques sur la qualité de ses collaborateurs et accusé d’encourager les étudiants à copier-coller. Plus récemment, entre démissions et accusations de harcèlement, c’est la gestion interne du site qui a été critiquée.

        Lire aussi l’enquête :
         

          Rencontre avec les petites mains anonymes qui font Wikipédia






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Dans sa chronique, le juriste Jean-Emmanuel Ray explique que la requalification d’une succession de contrats à durée déterminée en contrat à durée indéterminé n’est plus automatique.
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édition abonné


Requalifier un CDD en CDI : pas si simple

Dans sa chronique, le juriste Jean-Emmanuel Ray explique que la requalification d’une succession de contrats à durée déterminée en contrat à durée indéterminé n’est plus automatique.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 14h30
    |

                            Jean-Emmanuel Ray (Professeur à l'école de droit de Paris-I-Panthéon-Sorbonne)








                        



                                


                            
Question de droit social. Des dizaines de contrats successifs de remplacement avec le même salarié doivent-ils automatiquement conduire le juge prud’homal à requalifier l’ensemble en un contrat à durée indéterminée (CDI) ?
La jurisprudence de la Cour de cassation était jusqu’à présent raide : ces contrats à durée déterminée successifs « avec la même qualification, le même salaire et des tâches similaires » visaient forcément selon elle à « combler un besoin structurel de main-d’œuvre » (CS, 2 juin 2010). Ils étaient donc systématiquement requalifiés en CDI, en application du principe général posé par l’article L.1242-1 : « Quel que soit son motif, un CDD [contrat à durée déterminée] ne peut avoir ni pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise. »
Cet article transposait la directive du 28 juin 1999 sur le CDD, rappelant que « le bénéfice de la stabilité de l’emploi étant un élément majeur de la protection des travailleurs, les CDI sont la forme générale des relations de travail » ; et, soucieuse de « prévenir les abus résultant de l’utilisation de CDD successifs », exigeant que le juge vérifie « les raisons objectives justifiant le renouvellement de tels contrats ».
Approche très réaliste
Mais dans l’arrêt Bianca Kücük du 26 janvier 2012, la Cour de Luxembourg avait retenu une approche très réaliste. Dans une entreprise employant des centaines de salariés, « il est inévitable que des remplacements temporaires soient fréquemment nécessaires, en raison notamment de l’indisponibilité d’employés bénéficiant de congés maladie, maternité, parentaux ou autres ». Lorsque « chacun des contrats, pris individuellement, a été conclu en vue d’assurer un remplacement ayant un caractère temporaire », la fraude n’est donc pas automatiquement avérée : car il n’est pas surprenant qu’un employeur ayant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Emmanuel Macron a fait une série d’annonces, mardi, sur la politique carcérale. Jean-Baptiste Jacquin, journaliste au « Monde », a répondu aux questions des internautes.
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Réforme pénitentiaire : « L’interdiction des peines inférieures à un mois de prison aura un effet marginal sur la population carcérale »

Emmanuel Macron a fait une série d’annonces, mardi, sur la politique carcérale. Jean-Baptiste Jacquin, journaliste au « Monde », a répondu aux questions des internautes.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 12h53
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 16h35
   





                        


Le chef de l’Etat a présenté mardi 6 mars sa vision de la sanction pénale et plaidé pour une justice qui prononce moins de peines d’emprisonnement, mais des peines mieux exécutées. Objectif : lutter contre la surpopulation carcérale et de redonner du sens à la peine. Au cours d’un tchat, le journaliste spécialiste des questions judiciaires au Monde, Jean-Baptiste Jacquin, a répondu aux questions des internautes.
T : Le président Macron annonce que les peines inférieures à six mois pourront être exécutées hors prison. Mais c’est déjà le cas pour des peines inférieures à deux ans qui imposent aux juges des mesures d’aménagement…
Jean-Baptiste Jacquin : Son idée est même que les peines inférieures à six mois « devront », plutôt que « pourront », être exécutées hors prison (bracelet électronique, travail d’intérêt général, placement extérieur, etc.). Aujourd’hui, le code pénal n’impose pas aux juges d’aménager les peines inférieures à deux ans de prison, contrairement à ce que beaucoup veulent faire croire. L’aménagement de la peine est une possibilité sur laquelle doit statuer un juge spécialisé, le juge d’application des peines. L’idée de M. Macron est que cet aménagement soit décidé, pour les peines comprises entre six mois et un an, par le juge correctionnel qui prononce la condamnation et non remise à plus tard et à un autre juge.

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Catherine : Combien de personnes sont potentiellement concernées par cette évolution ? Allons-nous enfin avoir 100 % d’occupation des prisons ?
L’interdiction de prononcer des peines inférieures à un mois de prison aura un effet marginal sur la population carcérale. Environ 10 000 peines de moins d’un mois sont prononcées chaque année, mais la plupart sont déjà converties en peines alternatives. Les prisons comptent actuellement un peu moins de 300 personnes purgeant une peine de moins d’un mois. Les délits routiers ou de consommation de cannabis y sont surreprésentés. Pour le chef de l’Etat, faire perdre leur emploi à ces personnes en les jetant en prison pour quelques semaines ne protège pas mieux la société.
Plus globalement, il est très difficile de mesurer l’impact de cette volonté politique sur l’évolution de la population carcérale. Ce sont les juges qui décident des peines. Si en principe il n’y aura plus de peines inférieures à six mois exécutées en détention, la suppression de la possibilité d’aménager les peines supérieures à un an aura un effet contraire. Dernier impact non mesurable : dans quelles proportions les juges prononceront les autres peines proposées de façon autonome comme le bracelet électronique et le travail d’intérêt général ?
DB : Emmanuel Macron compte-t-il supprimer la loi Taubira qui aménageait les peines inférieures à deux ans ?
C’est amusant de voir comment le pays s’est convaincu que Christiane Taubira était laxiste… Cette loi qui permet au juge d’application des peines d’aménager une condamnation inférieure à deux années d’emprisonnement ferme est une loi Rachida Dati de 2009. Auparavant, cela avait été instauré pour les peines jusqu’à un an de prison par une loi de 2004, quand Dominique Perben était à la justice et Nicolas Sarkozy à l’intérieur. Emmanuel Macron souhaite limiter les possibilités d’aménagement pour les peines inférieures à un an.
François 32 : L’un des objectifs de ce projet de réforme est de faire en sorte qu’une peine de prison soit mise à exécution immédiatement après qu’elle a été prononcée. Pensez-vous que cet objectif est réalisable à court terme compte tenu du taux de remplissage des prisons et des délais dans l’institution judiciaire ?
La mise en œuvre immédiate et automatique de toutes les peines de prison ferme prononcées provoquerait en quelques mois l’explosion du système carcéral. En effet le nombre de détenus (69 695 au 1er février) est régulé de façon plus ou moins tacite par les délais qui existent entre le prononcé d’une sanction et sa mise à exécution. Environ 30 % des peines de prison ferme sont accompagnées d’un mandat de dépôt, c’est-à-dire que le condamné est emmené en prison directement à la sortie du tribunal. Pour les autres, le « stock » de peines à exécuter est en permanence d’environ 90 000, avec un délai médian de mise en œuvre de près de quatre mois.
Cyril : En quoi consisteront les travaux d’intérêt général ?
Le travail d’intérêt général (TIG) est non rémunéré et exécuté dans un service non marchand au bénéfice de la collectivité. Par exemple, à Pontoise (Val-d’Oise), des chantiers collectifs sont organisés en relation avec l’Office national des forêts pour que ces personnes condamnées nettoient les forêts des déchets plastiques. La nouveauté du plan Macron est de permettre aux entreprises privées d’en proposer. Cela devra être contrôlé afin que ce ne soit pas une façon d’employer une main-d’œuvre gratuite pour produire des biens ou des services marchands. Le TIG doit avoir une dimension de réinsertion par le travail.

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Lulu : Pour les personnes ayant un bracelet électronique, comment cela se passe-t-il concernant leur logement ? Comment peuvent-ils régler leur loyer ?
La pose du bracelet électronique est accompagnée de règles strictes sur les heures de sorties autorisées. En fonction de la peine, de la personnalité de l’individu et de ses besoins (aller à un travail, voir ses enfants, suivre un traitement, etc.), les horaires sont censés être adaptés.
Seraf : Est-ce que Macron n’a pas plus intérêt à revoir la classification des délits et des peines afin de lutter contre le problème de la surincarceration plutôt que de se préoccuper du symptôme qu’est la surpopulation ?
La classification des délits ne sera pas revue, mais celle des peines le sera. Une nouvelle échelle des peines sera inscrite dans le code pénal. Par ordre croissant : les interdictions, les stages (désintoxication, citoyenneté, etc.), le jour-amende, l’amende, le travail d’intérêt général, la probation, le bracelet électronique, la prison. L’objectif est que ces sanctions soient considérées comme de véritables peines par la victime, la société et l’auteur de l’infraction. Si ces peines sont aujourd’hui trop peu prononcées, c’est qu’elles sont considérées comme de simples alternatives à la seule véritable sanction qui serait la prison, des succédanés.
Mandragore : En quoi consiste la probation ?
La probation regroupe des mesures d’interdiction (de se rendre dans telle ville, de rencontrer telle personne, etc.) et d’obligation (de suivre des soins de désintoxication, un stage de citoyenneté, une formation, de rechercher un emploi, etc.). Il s’agit, par un accompagnement personnalisé, de limiter le risque de récidive d’une personne sous main de justice mais non incarcérée et d’améliorer ses chances de réinsertion. Ce sont les conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation qui sont chargés de suivre le respect de ces mesures. Problème : ils ont souvent plus de 100 personnes à suivre…
Seb : Quelle différence entre le projet de Macron et ce qu’a fait, ou souhaité faire, Taubira durant le quinquennat précédent ?
Il est vrai qu’Emmanuel Macron rejoint Christiane Taubira lorsqu’il affirme que la prison n’est pas la solution pour un certain nombre de personnes qui sont incarcérées. Le député Les Républicains Eric Ciotti a d’ailleurs dès ce matin attaqué le chef de l’Etat sur ce thème. Mais, « en même temps », comme on dit à l’Elysée, M. Macron affiche une grande fermeté en réduisant les possibilités d’aménager les peines et en voulant faire exécuter au plus vite les sanctions. Ce qui ne figurait pas dans les intentions de la garde des sceaux de François Hollande.
Paul : On nous raconte que la prison est un moyen de réparer le mal que l’on a causé et on dit qu’il importe d’aider les ex-détenus à se (ré) insérer dans la société. J’en ai toujours déduit qu’une fois la peine subie, l’on redevenait un citoyen comme un autre. Je n’ai pas le sentiment que ce soit le cas. Donc avant de réfléchir aux moyens de la politique carcérale, ne devrions-nous pas réfléchir au sens à donner à la prison ?
Vous posez une vaste question. J’ai le sentiment que ce que M. Macron a dit de sa philosophie de la peine y répond en partie. Reste à savoir si ce beau discours qui propose une révolution culturelle sera suivi d’effet… Mais annoncer devant les surveillants, dont le mouvement social de janvier a été le plus dur depuis vingt-cinq ans, que les détenus sont leurs « concitoyens » qui devront retourner dans la société et y trouver une place, quoi qu’ils aient fait, est un signal fort. Plus concrètement, l’annonce de la création de 1 500 postes de conseillers d’insertion et de probation (ils sont actuellement 4 000) sur le quinquennat devrait permettre d’améliorer l’accompagnement des personnes condamnées pour mieux préparer leur sortie. Actuellement, environ 80 % des sorties de prisons seraient « sèches ».
Hervé : Ceci est-il déjà un projet de loi, quand serait-il présenté au Parlement et appliqué ?
Cela s’inscrit dans un projet de loi de programmation de la justice et de réforme pénale qui sera présenté, en principe, en conseil des ministres le 11 avril, et soumis au Parlement avant l’été.

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Nicostob : Le projet de loi prévoit-il l’ouverture, comme d’autres pays, de prisons ouvertes pour les peines courtes avec encadrement pour la réinsertion notamment professionnelle ?
Ce ne sera pas dans la loi, mais l’administration pénitentiaire travaille effectivement à une plus grande différenciation des niveaux de sécurité des établissements à construire. Sachant que les moins sécurisés, comme les prisons dites ouvertes, sont les moins coûteux et les plus rapides à faire sortir de terre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Le gouvernement a annoncé qu’il allait réduire l’impact de la tarification à l’activité ayant créé une tension croissante sur le personnel soignant. Mais il faudra, pour le professeur en sciences de gestion Armand Hatchuel, répondre à d’autres défis.
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Hôpital public : « Il faut favoriser les initiatives transversales »

Le gouvernement a annoncé qu’il allait réduire l’impact de la tarification à l’activité ayant créé une tension croissante sur le personnel soignant. Mais il faudra, pour le professeur en sciences de gestion Armand Hatchuel, répondre à d’autres défis.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 12h41
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 13h59
    |

Armand Hatchuel (Professeur à Mines ParisTech/PSL Université)







                        



58500 Clamecy. --

STORY: fermeture des urgences de nuit de l'hôpital de Clamecy.--

PHOTO: Service des urgences de l'hôpital de Clamecy.--

                                58500 Clamecy. --

STORY: fermeture des urgences de nuit de l'hôpital de Clamecy.--

PHOTO: Service des urgences de l'hôpital de Clamecy.--




                            
L’éclairage. Depuis plusieurs mois, professionnels et observateurs de l’hôpital public dénoncent des conditions de travail épuisantes et démotivantes, ainsi que des situations de tension parfois dangereuses pour les patients. En outre, une majorité d’hôpitaux sont en déficit, alors même que la productivité des personnels s’est améliorée. En 2016, le rapport du député Olivier Véran (PS) avait préconisé une nouvelle approche de la tarification hospitalière, et le gouvernement actuel a annoncé une réforme à venir.
Depuis une quinzaine d’années, l’hôpital a connu une transformation majeure de son mode de tarification et de son organisation. A-t-elle eu les résultats escomptés, ou est-elle à l’origine des maux actuels ? Une synthèse des recherches en gestion hospitalière confirme qu’il faut sortir l’hôpital public de l’antagonisme entre tarification à l’activité et gestion du soin médical, notamment en recherchant des innovations « médico-économiques » et une meilleure coordination au service du patient (« L’Impact de la T2A sur la gestion des établissements publics de santé », Philippe Burnel, Journal de gestion et d’économie médicales 2017/vol. 35).
A partir de 2004 a été mise en place la tarification à l’activité (T2A) qui consiste à payer chaque hospitalisation à un prix fixé selon une codification qui dépend de la maladie et des soins apportés
L’hôpital public est confronté à une mission complexe. Il doit fournir à tous ses patients une prise en charge médicale conforme à l’état le plus récent de la connaissance. Il doit apporter ces soins avec la plus grande humanité, en s’efforçant d’épargner au patient les lourdeurs administratives et pratiques associées au traitement. Mais l’hôpital, comme toute organisation, doit aussi créer un climat favorable à la recherche, à l’apprentissage professionnel et à l’exercice de ses différents métiers.
Jusqu’aux années 2000, on avait pensé qu’une mission aussi complexe exigeait un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Etudiant·e depuis au moins six ans, vous avez enchaîné différents cursus et n’êtes pas pressé·e d’arrêter. Racontez-nous pourquoi.
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APPEL À TÉMOIGNAGES
« Eternel étudiant », pourquoi continuez-vous les études ?

Discussion lancée le 07 mars 2018
07 mars 2018

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La littérature jeunesse diffuse  souvent les clichés filles-garçons

De nombreux livres véhiculent des stéréotypes sexistes alors que « la petite enfance est une période cruciale dans la construction de la représentation du monde ».



Le Monde
 |    07.03.2018 à 11h50
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 14h06
    |

            Gaëlle Dupont








                        



   


Est-ce le signe d’une nouvelle époque ? Après l’affaire Weinstein, ce qui n’aurait indigné qu’un cercle militant hier trouve aujourd’hui un écho plus large. Un mouvement d’indignation sur les réseaux sociaux et une pétition en ligne signée par près de 150 000 personnes ont eu raison d’un ouvrage publié par les éditions Milan en février, On a chopé la puberté, destiné aux filles âgées de 9 ans et plus.
En cause, des passages jugés sexistes, par exemple où les auteures recommandent aux petites filles de couvrir leurs tétons qui pointent de plusieurs couches de tissus pour éviter les remarques des garçons… au lieu, par exemple, de rembarrer les garçons.
« Nous sommes contre ces clichés, disait le texte de la pétition publiée sur Change.org, le 2 mars. Nous voulons éduquer nos enfants sur des valeurs d’équité, de dignité et de respect. » L’ouvrage, épuisé, ne sera pas réimprimé. Le texte, qui se veut humoristique, « se positionne à hauteur d’enfant », affirmait l’éditeur dans un communiqué du 3 mars.
S’il ne se limite pas aux passages mis en avant par ses détracteurs, et prend parfois les clichés à revers, l’ouvrage véhicule effectivement des stéréotypes, en particulier celui de jeunes filles déjà très sexualisées, obsédées par leur apparence, et de garçons uniquement sous l’angle amoureux, lorgnant le maquillage et les vêtements sexy. Et ne livre que peu de conseils pour échapper à la tyrannie du regard d’autrui pendant l’adolescence.
« Période cruciale »
L’affaire attire l’attention sur les clichés sexistes dans la littérature jeunesse, que la maison d’édition Talents hauts combat, depuis 2005, dans ses livres destinés aux enfants dès 2 ans. « Les livres ne sont pas neutres, explique Laurence Faron sa fondatrice. La petite enfance est une période cruciale dans la construction de la représentation du monde. » Or, les garçons sont plus nombreux et plus valorisés dans les livres pour la jeunesse.
« Ils ont des rôles sociaux variés : astronautes, pilotes, super-héros, gendarmes, relève Mme Faron. Les filles sont infirmières, maîtresses d’école ou femmes au foyer dans l’écrasante majorité des cas. Les personnages de filles sont statiques, ceux de garçons en mouvement. Les petites filles apprennent de façon subliminale à être dociles et jolies, les garçons courageux et compétitifs. » 
Les ouvrages de Talents hauts démontent les clichés. Dans Blanche-Neige et les 77 nains, l’héroïne, lasse de servir d’aide à domicile à ses hôtes trop exigeants, quitte la chaumière pour aller faire un somme dans la forêt. Deux livres en forme de déclaration des droits affirment que les filles peuvent « hurler, se défendre, se bagarrer, se mettre en colère », tandis que les garçons ont le droit « de jouer à la poupée, à la dînette, à l’élastique, à la marelle ».

        Lire aussi :
         

                L’éducation, clé de la lutte contre le sexisme



Faut-il alors remiser une bonne partie des livres pour enfants, y compris de grands classiques ? « Censurer Blanche-Neige n’a pas de sens, poursuit Laurence Faron. Il faut amener les enfants à réfléchir eux-mêmes sur les images. Et leur montrer autre chose. Ce qui est dommageable, c’est le manque de variété. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Dijon a jugé que la garde à vue en 1984 de Murielle Bolle n’était pas contraire à la Constitution.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Affaire Grégory : la garde à vue de Murielle Bolle reste valide

La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Dijon a jugé que la garde à vue en 1984 de Murielle Bolle n’était pas contraire à la Constitution.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 11h48
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 12h41
   





                        


La chambre de l’instruction de Dijon a rendu, mercredi 7 mars, sa décision concernant une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) portant sur la garde à vue, en 1984, de Murielle Bolle, personnage-clé de l’affaire Grégory, ont annoncé ses avocats.
Ces derniers avaient également déposé une requête en nullité de la mise en examen en juin 2017 pour le rapt mortel du garçonnet, dont le corps avait été retrouvé dans la Vologne il y a plus de trente-trois ans. Mais les magistrats se sont uniquement penchés mercredi sur la première demande.
La défense de Murielle Bolle a d’ores et déjà décidé de se pourvoir en cassation. Une procédure qui, techniquement, ne pourra avoir lieu qu’après l’examen de la nullité de la mise en examen de Murielle Bolle, prévue le 30 mars.

        Lire :
         

          Murielle Bolle remise en liberté sous contrôle judiciaire



Absence d’avocat
Le 9 février lors du dépôt de cette QPC, Me Christophe Ballorin, l’un des avocats de Mme Bolle, expliquait : « La question est de savoir si une gamine de 15 ans aurait dû bénéficier des droits de la défense à l’époque où, en 1984, elle a été interrogée par la gendarmerie. » Il soulignait notamment que l’adolescente n’avait pas été assistée d’un avocat. La loi ne l’imposait pas à l’époque, mais, selon ses avocats, ce n’était pas conforme à la Constitution.
Le parquet général et les avocats des parents de Grégory s’étaient opposés à la transmission de la QPC, considérant que le Conseil constitutionnel avait déjà refusé en 2010 l’application rétroactive des nouvelles règles de la garde à vue.
Accusations et rétractation
En 1984, Murielle Bolle avait accusé en garde à vue son beau-frère Bernard Laroche d’avoir enlevé Grégory, avant de se rétracter. Bernard Laroche avait été incarcéré puis relâché avant d’être tué d’un coup de fusil par son cousin Jean-Marie Villemin, le père de l’enfant, en 1985.
Trois décennies plus tard, la justice soupçonne Mme Bolle, aujourd’hui âgée de 48 ans, d’avoir participé à l’enlèvement et soutient que sa rétractation s’explique par des violences familiales subies à l’époque ; ce qu’elle conteste.
Les avocats des époux Marcel et Jacqueline Jacob, deux septuagénaires (grand-oncle et grand-tante du petit Grégory) également mis en examen dans le dossier, avaient aussi déposé une requête en nullité de la mise en examen de leurs clients. Cette demande sera elle aussi examinée le 30 mars.

        Lire aussi :
         

                Affaire Grégory : ce que se sont dit Murielle Bolle et son cousin pendant la confrontation






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Editorial. L’objectif de la « refondation » pénale proposée par Emmanuel Macron, mardi, vise à rendre les peines plus efficaces mais aussi à lutter contre la surpopulation carcérale.
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Prisons : une nécessaire réforme

Editorial. L’objectif de la « refondation » pénale proposée par Emmanuel Macron, mardi, vise à rendre les peines plus efficaces mais aussi à lutter contre la surpopulation carcérale.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 11h42
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 13h13
   





                        


Editorial du « Monde ». Réformer les peines pour rendre à la justice sa crédibilité. Emmanuel Macron a proposé, mardi 6 mars, une profonde refondation de la prison en France. Plutôt que de se contenter d’annoncer la construction de nouveaux établissements pénitentiaires pour répondre à la question de la surpopulation carcérale, le président de la république souhaite aller au-delà, en changeant carrément le logiciel de la sanction et de son application.
La réforme repose sur deux piliers : effectivité et dignité de la peine. La première passe par une réduction drastique des possibilités d’aménagement de celle-ci. Ainsi, une condamnation à un an de prison ferme ne pourra pas être allégée. Pour les peines entre six et douze mois, le juge d’application ne pourra intervenir que s’il est directement saisi par le juge correctionnel. En revanche, les peines de moins d’un mois de prison, « particulièrement inutiles et contre-productives », selon M. Macron, doivent disparaître de l’arsenal des sanctions.

        Lire aussi :
         

                « Refondation » pénale : les annonces de Macron



L’idée est de redonner tout son sens à la sanction d’un délit. Pour cela, il faut que la peine soit exécutée « telle qu’elle a été prononcée », rapidement, et surtout qu’elle soit utile tout en respectant un double objectif : la protection de la société et la réinsertion des condamnés.
Cure de désintoxication
Alors que le taux d’occupation des maisons d’arrêt est en moyenne de 141 % et que l’on compte 100 détenus pour 100 000 habitants, contre seulement 80 en Allemagne, M. Macron s’attaque à une véritable cure de désintoxication de la France à la prison, qui ne doit plus être l’alpha et l’oméga de la sanction pénale. Une philosophie qui est censée alléger la pression sur les capacités des établissements pénitentiaires. De façon cohérente, avec ce changement de paradigme, le président a ramené l’objectif de construction de nouvelles places de prison de 15 000 à 7 000 en cinq ans.
Face à une profession de surveillant qui a été agitée en janvier par un conflit social, notamment sur les questions de sécurité, M. Macron a insisté sur le fait que priver quelqu’un de liberté ne signifie pas lui ôter ses droits. « Pour les prochaines élections européennes, je veux que tous les détenus en France puissent exercer leur droit de vote », a dit le chef de l’Etat, qui a également souhaité que le droit du travail soit adapté aux contraintes de la prison.

        Lire aussi :
         

                Quatre jours avec les surveillants de la prison de Fleury-Mérogis



Rendre la justice plus efficiente et la prison moins « déshumanisante » est un pari louable, mais il comporte encore beaucoup d’inconnues dans sa réalisation. Ainsi, le plan ne propose pas de solution à la question des petits délinquants multirécidivistes pour lesquels la justice prononce de la prison après avoir tout essayé (stage, sursis, travail d’intérêt général, etc.). Ces cas entrent dans la catégorie des petites peines censées disparaître. De la même façon, pas un mot sur les comparutions immédiates, ces audiences à la chaîne, grandes pourvoyeuses de ces incarcérations de courte durée.
La vision humaniste que le président de la République souhaite donner à la justice est incontestablement ambitieuse et courageuse. Il parle de libérer plusieurs milliers de personnes qui n’ont objectivement rien à faire en prison. Reste à convaincre à la fois l’institution judiciaire, qui se plaint de ne pas avoir été associée à la réflexion, et l’opinion qui, dans sa grande majorité, est convaincue que l’incarcération est la solution à toutes les questions de sécurité, sans réellement s’interroger sur son utilité.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Alexandre Kauffmann, collaborateur régulier du « Monde », a suivi pendant plus d’un an sept policiers d’une unité de la brigade des stupéfiants de la police judiciaire parisienne chargée d’élucider les morts par surdose et d’identifier les fournisseurs des produits incriminés.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
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Avec le groupe « Surdose », de la brigade des stups

Alexandre Kauffmann, collaborateur régulier du « Monde », a suivi pendant plus d’un an sept policiers d’une unité de la brigade des stupéfiants de la police judiciaire parisienne chargée d’élucider les morts par surdose et d’identifier les fournisseurs des produits incriminés.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 11h42
    |

            Philippe Broussard








                        



                                


                            

Le livre. Autant le dire tout de suite : mieux vaut avoir le cœur bien accroché avant d’entamer cette plongée dans l’univers de la drogue. Non pas qu’il soit question dans ces pages de réseaux de grande ampleur, de narcos mexicains ou de « seigneurs » afghans de l’opium.
L’auteur, Alexandre Kauffmann, collaborateur régulier du Monde, ne franchit aucune frontière, si ce n’est celle du périphérique parisien. C’est au contraire une enquête de proximité qu’il propose ici, du journalisme d’immersion au cœur d’une unité de la brigade des stupéfiants de la police judiciaire parisienne chargée d’élucider les morts par surdose, et d’identifier les fournisseurs des produits incriminés.
Pendant un peu plus d’un an, le journaliste a suivi ce groupe de sept policiers, que ce soit dans ses locaux du 36, Quai des orfèvres ou sur les lieux de « planque » et d’intervention, dans la capitale et en proche banlieue. Il en tire un récit très personnel – à la première personne –, saisissant de réalisme sur le quotidien des dealers et des toxicos, ce monde où se côtoient, dans un manège malsain, tous les milieux sociaux.
La force du livre ne tient pas seulement dans la violence des images, dans ces scènes de cadavres, féminins ou masculins, découverts dans l’intimité d’un appartement cossu ou dans la pénombre d’une cave : un émigré chilien ; un formateur en informatique ; un dentiste ; une étudiante nantaise…
Du sens, de l’humanité
Prise indépendamment, chacune de ces histoires semble relever du fait divers sordide mais sans grande signification. Tout le talent de l’auteur est de leur donner du sens, de l’humanité, et de les insérer, sans jamais romancer, dans un scénario digne d’un polar. Les destins se croisent, s’entrecroisent, composant peu à peu un tableau dérangeant mais bien réel, où le lecteur prend la pleine mesure des ravages provoqués par toutes sortes de drogues : cocaïne, héroïne, fantanyl, MDMA, méphédrone, ou encore...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Un rapport remis à Emmanuel Macron préconise d’augmenter le nombre d’heures à 500 au maximum contre 280 actuellement.
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Le travail d’intérêt général, sanction à part entière

Un rapport remis à Emmanuel Macron préconise d’augmenter le nombre d’heures à 500 au maximum contre 280 actuellement.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 11h30
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



   


La volonté du président de la République de développer le travail d’intérêt général (TIG) comme sanction pénale en tant que telle illustre la philosophie de la peine qu’il entend porter avec la réforme à venir. Mardi 6 mars, en déplacement à Agen, il a salué les mesures proposées par la mission confiée à Didier Paris, député LRM de la Côte-d’Or, et David Layani, président fondateur de la société de conseil en transformation numérique Onepoint. Leur rapport publié, mardi soir, « est un bon rapport, il sera donc appliqué » a déclaré M. Macron
L’objectif est de changer d’échelle dans la mise en œuvre de la sanction de travail d’intérêt général. Selon MM. Layani et Paris, elle « apparaît, clairement, comme une peine moderne, efficace, économique et pragmatique qui répond à l’ensemble des critères de la loi et fait l’objet, dans son principe, d’une parfaite unanimité ». Le code pénal précise : « Afin d’assurer la protection de la société, de prévenir la commission de nouvelles infractions et de restaurer l’équilibre social, dans le respect des intérêts de la victime, la peine a pour fonctions : 1° de sanctionner l’auteur de l’infraction ; 2° de favoriser son amendement, son insertion ou sa réinsertion. »

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Malgré les vertus dont est paré le TIG, il n’est décidé qu’en substitution d’une peine de prison, en sursis à une incarcération ou en aménagement de peine. 36 428 mesures de TIG ont été prononcées en 2016 par des juges, soit 6 % des sanctions pénales. Pour MM. Layani et Paris, il faut à la fois débloquer l’offre des TIG et les cas où les juges peuvent l’ordonner.
C’est le pari d’une double révolution culturelle. D’abord des magistrats, jugés frileux. Mais également au sein de l’opinion afin que le TIG soit perçu comme sanction à part entière, et non pas comme une « fausse » peine. Décidé en tant que peine autonome, le TIG devra pouvoir concerner un plus grand nombre d’infractions, celles passibles d’une peine prison allant jusqu’à un an, contre six mois actuellement.
Les auteurs préconisent également qu’il puisse être mis en place dans le cadre des aménagements de fin de peine, afin d’éviter les sorties sèches. Une sorte de sas pour aider à la réinsertion avant le retour sans filet dans le bain de la société.
Faible taux d’échec
Pour améliorer la perception sociétale de la peine, deux pistes sont évoquées. D’abord, alourdir la peine dont la durée moyenne appliquée est de 85 à 110 heures. La durée de ce travail non rémunéré pour le bénéfice de la collectivité devrait être portée à un maximum de 500 heures, contre 280 actuellement. D’autre part, la non-exécution d’un TIG pourrait être sanctionnée plus sévèrement, par une peine de prison dont le quantum dépendra de l’infraction de départ, et non du nombre d’heures de TIG non effectuées.
Sur ce point, le taux d’échec est aujourd’hui relativement faible. Actuellement de 20 %, il s’explique environ pour moitié par le non-respect de leurs obligations par des condamnés, et pour moitié par le fait qu’aucun travail adapté n’a été trouvé.
C’est l’objet de l’agence nationale du TIG qui va être créée et de la plate-forme numérique censée faciliter le recensement des offres d’un point de vue quantitatif et qualitatif, afin que chaque mission soit adaptée à la personne condamnée. Pour élargir le nombre de postes disponibles, le rapport Layani-Paris propose de mettre en place des incitations afin que les collectivités territoriales et administrations publiques intègrent l’offre de TIG dans leurs obligations.

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L’une des suggestions qui ne manquera pas de susciter le débat est de permettre aux entreprises du secteur marchand de proposer des TIG, sous réserve d’un contrôle public. Car il ne faudrait pas que cela soit pour exploiter une main-d’œuvre bon marché. Séduit par cette piste, le chef de l’Etat a prévenu mardi qu’il comptait réunir à l’Elysée les chefs d’entreprises qui s’engageraient à développer les TIG.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ De nouveaux quartiers de prise en charge de la radicalisation vont être créés dans le Pas-de-Calais et l’Orne, sur le modèle de la prison de Lille-Annœullin.
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Prison : la délicate question de la prise en charge des détenus radicalisés

De nouveaux quartiers de prise en charge de la radicalisation vont être créés dans le Pas-de-Calais et l’Orne, sur le modèle de la prison de Lille-Annœullin.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 11h27
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            

En limitant à 7 000 sur le quinquennat le nombre de construction de places supplémentaires dans les prisons françaises, Emmanuel Macron affirme vouloir dégager des moyens pour rénover le parc existant. Cela servira notamment aux aménagements décidés dans le cadre du plan de prévention de la radicalisation en détention. Tels les nouveaux quartiers de prise en charge de la radicalisation (QPR) qui vont être créés à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) et à Condé-sur-Sarthe (Orne). La prison de Lille-Annœullin va leur servir de modèle, ou plus exactement, le quartier de 28 places dans cet établissement qui comptait au 1er février 686 détenus.
Cette véritable prison dans la prison était, à l’ouverture de Lille-Annœullin en 2011, un « quartier maison centrale » destiné aux figures du grand banditisme condamnées à des longues peines. Mais l’irruption du terrorisme islamiste et la question de la radicalisation en détention ont changé la donne.

Depuis janvier 2016, ce quartier n’accueille plus que des « terroristes islamistes », condamnés ou mis en examen. Au gré des affichages politiques et des gardes de sceaux, le nom de cet ex-quartier maison centrale a évolué : « unité dédiée » en janvier 2016 (Christiane Taubira), « unité de prévention de la radicalisation » en juin 2016 (Jean-Jacques Urvoas), « quartier pour détenus violents » en octobre 2016 (M. Urvoas) et aujourd’hui, avec Nicole Belloubet, QPR. Mais les règles de fonctionnement et la nature des détenus qui y sont affectés sont restées les mêmes. « On a simplement changé l’étiquette », confirme Aurélie Leclercq, qui dirige l’établissement.
Aujourd’hui, 18 hommes y sont incarcérés, dont les trois quarts sont des prévenus. Dans ce quartier totalement séparé du reste de la prison, avec des cours de promenade spécifiques enserrées de murs de 11 mètres de hauteur, les surveillants sont en surnombre par rapport aux prisons ordinaires. L’objectif est de ne jamais laisser...




                        

                        

