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« Le jour où Ahmed a reçu un maillot du Real Madrid »

Les Soudan Célestins Music et moi (5). Pablo Aiquel, journaliste à Vichy, raconte la passion pour le football d’un des réfugiés soudanais dont « Le Monde » suit l’intégration en France.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 17h54
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 18h00
    |

Pablo Aiquel







                        



   


Chronique. Ahmed Khamis, 28 ans, connaît les championnats de football sur le bout des doigts. Le chanteur des Soudan Célestins Music, groupe de réfugiés soudanais dont Le Monde suit l’intégration en France dans le cadre du programme Les Nouveaux Arrivants, n’a donc pas raté une miette du match qui opposait, mardi 6 mars, le Paris-Saint-Germain (PSG) et le Real Madrid en Ligue des champions. Ahmed, qui arbore fièrement le maillot madrilène, a pu fêter avec ses amis la victoire de son club de cœur (2-1), concédant toutefois : « Ç’aurait été mieux de gagner avec Neymar en face. » Blessé, le joueur star du PSG ne participait pas à la rencontre.

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                « Le jour où les réfugiés soudanais sont revenus à Varennes-sur-Allier, où tout a commencé »



Pour Ahmed, le maillot original du Real Madrid est presque un talisman, il le met à chaque occasion importante. Bien sûr, il n’avait pas les moyens de se payer une telle parure, vendue entre 80 et 100 euros en magasin. Mais en octobre 2017, à l’occasion du temps fort « Migrations » organisé par le théâtre des Ilets, à Montluçon, nous avions demandé à plusieurs grands clubs d’offrir des maillots pour des matchs de football très symboliques mélangeant hommes et femmes, migrants et locaux. Le Real Madrid avait répondu très rapidement, suivi par l’équipe de France et le PSG. Et c’est l’ancienne gloire madrilène Emilio Butragueno, aujourd’hui directeur de la communication du club, qui nous avait appelés pour préciser le partenariat et s’assurer de l’envoi des maillots à Montluçon.
Baguette magique
Cela fait des années qu’Ahmed suit les exploits du club espagnol. Il ne se souvient même plus depuis quand, sans doute avant l’âge de 10 ans. Cristiano Ronaldo, Zidane, Figo… Il est intarissable sur « le plus grand club du monde ». Natif de Nyala, dans le sud-ouest du Soudan, Ahmed n’a mis les pieds à Khartoum, la capitale, qu’à 20 ans. Et il a dû attendre décembre 2017 pour s’asseoir pour la première fois dans les tribunes d’un grand stade de football. C’était à Lyon, lors d’un match opposant l’Olympique lyonnais à l’Olympique de Marseille et pour lequel on m’avait proposé deux places. J’avais demandé à Ahmed s’il voulait y aller. « Bien sûr ! », avait-il dégainé dans la seconde.

   


Certes, le fameux « Olympico » ne vaut pas un Real-Barça, mais, pour l’occasion, Ahmed avait tout de même enfilé son maillot madrilène sous une parka de ski car il faisait à peine plus de 0 °C. Comme si c’était une obligation, une nécessité de mettre un uniforme, de s’identifier pour communier avec les autres supporters. Tout l’impressionnait dans ce stade. La quantité de voitures aux abords de l’arène, le tramway plein la desservant, l’organisation des entrées, fluides malgré les fouilles, les escaliers d’accès en béton et, enfin, la vue de l’enceinte, pleine à craquer, les supporters, leurs banderoles, les fumigènes… Bref, le spectacle du football, si souvent vu à la télé. Ahmed filmait tout sur Facebook, afin de partager des extraits du match avec ses amis, restés à Vichy. Et sa principale satisfaction fut de voir un but de Mariano, « un joueur qui vient du Real Madrid et qui, j’espère, va y retourner ».

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                « Madame la Députée, nous, réfugiés soudanais… »



Mais, pour Ahmed, le football s’affirme aussi comme un langage universel qui relie par-delà les frontières, les statuts et les religions, une baguette magique pour dialoguer avec des inconnus. En février, en route vers Aurillac, nous nous arrêtons pour prendre un café dans un village du Cantal. Un client du bar arrive et échange quelques mots avec Ahmed, qui porte son maillot fétiche frappé des écussons des derniers titres du club mythique. De son côté, le Cantalou a séjourné dans la capitale espagnole quelques semaines auparavant. L’occasion d’échanger quelques informations sur la ville où Ahmed compte passer ses premières vacances, si possible l’été prochain. Pour voir le mythique « stade Santiago-Bernabeu et le musée avec les trophées ». Et, peut-être, rencontrer Emilio Butragueno.
Pablo Aiquel est journaliste indépendant. Il travaille pour La Gazette des communes comme correspondant Auvergne et ruralités.




                            


                        

                        


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Carte : la progression des extrêmes droites en Europe

Après les élections législatives en Italie, retour sur la montée de la vague protéiforme de mouvements d’extrême droite sur le Vieux Continent.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 15h40
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 16h45
    |

            Mathilde Damgé








                        


Présence d’un candidat d’extrême droite au second tour des élections présidentielles autrichienne et française, montée du parti d’extrême droite allemand AfD au Bundestag…, l’avancée de mouvements d’extrême droite se confirme en Europe.
Dimanche 4 mars, la Ligue de Matteo Salvini est passée devant Forza Italia en nombre de sièges aux élections législatives en Italie. L’extrême droite participe en Autriche, en Finlande et en Bulgarie à un gouvernement de coalition, et même dans les cas slovaque…, avec un parti de gauche.
La carte ci-dessous dresse un état des lieux des forces d’extrême droite au dernier scrutin en date dans chacun des vingt-huit pays membres de l’Union européenne. Les noms et les scores des partis apparaissent au survol de la carte ; des éléments de contexte apparaissent en cliquant sur chaque pays.

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Les extrêmes droites les plus puissantes en Autriche et en Italie
Les deux pays sont talonnés par la Hongrie et la Slovaquie. Deux pays européens n'ont aucun mouvement d'extrême droite notable dans le jeu politique : le Luxembourg et l'Irlande.








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Les frondeurs sont restés au gouvernement."],["Portugal",0.09,"Parti national rénovateur","Municipales 2017","Le Parti national rénovateur, d'une orientation politique proche de celle du Front national en France, n'a jamais dépassé 1 % des votes."],["Slovénie",2.2,"Parti national slovène","Législatives 2014","Depuis 2011, le Parti national slovène, populiste et eurosceptique, n'a plus assez de voix pour se maintenir au parlement."],["Suède",12.9,"Démocrates de Suède","Législatives 2014","Les Démocrates de Suède (SD) sont issus, à l'origine, du néonazisme, mais se sont recentrés, renonçant à un discours ouvertement raciste. Une nouvelle organisation néonazie, le Mouvement de la résistance nordique, est apparue depuis une dizaine d'années."],["Royaume-Uni",1.8,"UKIP et BNP","Législatives 2017","Le parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP), créé en 1993, a mis la lutte contre l’immigration au centre de son programme. Pour ne pas perdre trop d'électeurs au profit de l'UKIP, le premier ministre David Cameron a dû s'engager à tenir un référendum sur le maintien du pays dans l'Union européenne… provoquant le Brexit. Le Parti national britannique (BNP), plus ancien, est lui en nette perte de vitesse."],["Roumanie",3.8,"Parti de la Grand Roumanie et Parti Roumanie unie","Législatives 2016","Le Parti Grande Roumanie, fondé en 1991 par un admirateur du dictateur Nicolae Ceaușescu, est en perte de vitesse. Il n'a pas réussi à conserver de députés au niveau national et européen. Dans la même ligne souverainiste et europhobe, le Parti Roumanie unie a été créé en 2015. "],["Slovaquie",16.6,"Notre Slovaquie","Législatives 2016","Le parti d'extrême droite Notre Slovaquie (LSNS), qui milite pour une sortie de l'Union européenne, est arrivé perdant des élections régionales, en novembre 2017, son leadeur, Marian Kotleba, ayant échoué à préserver son poste de gouverneur d'une région du centre. Le Parti national slovaque essaie, lui, de se dédiaboliser et participe au gouvernement du social-démocrate Robert Fico, grâce aux 8,6 % obtenus aux dernières élections législatives."],["Autriche",26,"FPO","Législatives 2017","Norbert Hofer a perdu de très peu au deuxième tour de l'élection présidentielle face à l'ancien dirigeant des Verts, Alexander Van der Bellen. Au premier tour de l'élection, il était arrivé largement en tête avec 35 % des voix, contre 21 % pour son concurrent. Son parti, le FPÖ a obtenu 26 % des voix aux dernières élections législatives et trois ministères régaliens au sein du gouvernement, qu'il partage avec les conservateurs."],["Italie",22.32,"Ligue du Nord et Frères d'Italie","Législatives 2018","Après sa rupture avec la droite berlusconienne, Frères d'Italie a effectué un rapprochement avec la Ligue du Nord de Matteo Salvini, en 2014-2015, sur la base de leur opposition aux politiques de Bruxelles, en particulier sur l'immigration. Mais la doctrine centralisatrice des néofascistes reste opposée au régionalisme de la Ligue."],["Lituanie",5.55,"Ordre et justice","Législatives 2016","Le parti Ordre et Justice, dirigé par l'ex-président Rolandas Paksas, destitué en 2004 pour violation de la Constitution, est un parti populiste qui appartient au groupe eurosceptique formé par l'UKIP au Parlement européen. Il est en perte de vitesse depuis quelques années."],["Pays-Bas",13.06,"Parti pour la liberté","Législatives 2017","Le Parti pour la liberté (PVV) de Geert Wilders est devenu, en mars, la deuxième force du Parlement néerlandais, derrière les libéraux, avec vingt sièges sur cent cinquante et un gain de cinq élus. "],["Lettonie",13.9,"Alliance nationale","Législatives 2014","Le parti nationaliste, créé en 2010, fait partie du groupe Conservateurs et réformistes européens à Strasbourg, comme le Parti populaire danois ou les Vrais Finlandais."],["Croatie",1.25,"Alliance démocratique croate de Slavonie et Baranya (HDSSB)","Législatives 2016","Dirigé pendant des années par le criminel de guerre Branimir Glavas, qui a réussi à être réélu au parlement, le parti nationaliste n'a toutefois réuni que peu de voix aux dernières élections."],["Hongrie",14.7,"Jobbik","Européennes 2014","Le positionnement de plus en plus xénophobe de Viktor Orban, issu du camp conservateur, permet paradoxalement au parti extrémiste Jobbik, qui a modéré son discours, de se présenter comme la principale alternative au dirigeant. L'Alliance des Jeunes de Droite-Mouvement pour une meilleure Hongrie, communément appelé Jobbik, a été fondé en 2003. Parti ultranationaliste parfois qualifié de néonazi, il a obtenu 20 % des voix aux élections législatives de 2014."],["Estonie",0.2,"Parti de l'indépendance estonienne","Législatives 2015","Parti d'extrême droite de tendance nationaliste et eurosceptique, le Parti de l'indépendance estonienne n'a obtenu aucun député aux dernières élections."],["Grèce",6.28,"Aube dorée","Législatives 2015","Le parti d’extrême droite Aube dorée, qui profite de la crise migratoire, est la troisième force politique du pays, en dépit des procès que doivent affronter plusieurs de ses membres, accusé d’actes de violence raciste contre des immigrés."],["France",8.95,"Front National","Législatives 2017 (second tour)","Même si le Front national a terminé en première position aux élections européennes de 2014 et que sa présidente, Marine le Pen, s'est qualifiée pour le second tour de la présidentielle de 2018 en doublant quasiment le nombre de voix obtenues par Jean-Marie Le Pen quinze ans plus tôt, le parti n'a réalisé qu'un score médiocre aux élections législatives — où le taux de participation n'était pas très élevé par ailleurs."],["Bulgarie",9,"Patriotes unis","Législatives 2017","Les Patriotes unis, une coalition de trois partis ultranationalistes — dont l'Union nationale Attaque (Ataka), le Front national pour le salut de la Bulgarie et le Mouvement national bulgare (VMRO) —, a obtenu aux dernières élections un score d’environ 9 %, en retrait par rapport à la présidentielle de novembre (15 %). Ils participent au gouvernement de coalition et ont deux des quatre postes de vice-premier ministre."],["République tchèque",1.23,"Les Réalistes","Présidentielle 2018","Les Réalistes, un nouveau parti qui s'inspire ouvertement de l'AfD allemande, avec un discours eurosceptique et sécuritaire, n'a réuni qu'un faible nombre de voix au premier tour de la présidentielle. En revanche, le parti nationaliste Liberté et démocratie directe (SPD), plus ancien, a obtenu 10 % des votes lors du scrutin législatif de 2017, grâce à son discours anti-islam et anti-UE. L'homme d'affaires Andrej Babis, vainqueur des élections, n'a pas exclu la formation d'un gouvernement minoritaire, qui aurait le soutien des communistes et du SPD."],["Danemark",21.1,"Parti populaire danois (DF)","Législatives 2015","Arrivé en deuxième position aux dernières législatives, DF critique le dumping social et la criminalité originaire de l'Europe de l'Est et est partisan du rétablissement des contrôles aux frontières. Certains de ses membres ont proposé de supprimer le Parlement européen et de stopper l'entrée des musulmans au Danemark. Il s'est classé en tête aux élections européennes dans le pays."],["Allemagne",12.6,"Alternative pour l'Allemagne (AfD)","Législatives 2017","Le parti eurosceptique Alternative pour l’Allemagne (AfD) s'est imposé aux législatives allemandes de septembre avec une percée sans précédent de 12,6 % des voix, contre 4,7% il y a quatre ans. Le Parti national-démocrate d'Allemagne (NPD), plus ancien, a pratiquement disparu des urnes et n'a plus qu'un député européen."],["Pologne",13.57,"Korwin et Kukiz'15","Législatives 2015","Korwin, créé par le député européen Janusz Korwin-Mikke en 2015, et rebaptisé Liberté, n'a remporté aucun siège aux dernières élections, avec ses 4,76 % des voix. En revanche, cinq membres du parti d'extrême droite Mouvement national ont été élus au Parlement polonais sur les listes de Kukiz'15, parti populiste du chanteur Pawel Kukiz, qui a obtenu 8,81 % des voix."],["Irlande",0,"","Législatives 2016","Il n'y a pas de parti d'extrême droite dans le pays."],["Espagne",0.24,"Vox et Phalange espagnole","Législatives 2016","Contrairement à d'autres pays européens où l'extrême droite se construit sur un sentiment anti-immigration et anti-islam, l'extrémiste espagnol milite d'abord pour l'unité du pays. Mais aucun parti n'arrive à percer : Vox, le plus grand des groupuscules d’extrême droite espagnols, n’a recueilli que 0,2 % des voix lors des élections législatives de juin 2016. La Phalange espagnole, d'obédience franquiste, a obtenu 0,04 %."],["Chypre",5.65,"ELAM","Présidentielle 2018","Le Front populaire national (ELAM), parti nationaliste grec, a réuni 5,65 % des voix au premier tour de l'élection présidentielle, en janvier. Il avait déjà obtenu 3,7 % des voix aux élections législatives de 2016, lui assurant deux sièges au Parlement. Il manifeste régulièrement contre la présence des Turcs et des migrants et revendique s'inspirer du mouvement grec Aube dorée."],["Malte",0.36,"Mouvement patriotique maltais","Législatives 2017","Le Mouvement patriotique maltais, apparu en 2016, a un discours dirigé contre l’islam, les migrants et le multiculturalisme. Il a obtenu 0,36 % des voix aux dernières élections législatives."],["Luxembourg",0,"","Communales 2017","Le Luxembourg n'avait pas de candidat d'extrême droite aux dernières élections. Le Parti social-démocrate populaire (SDV), qui revendique des idées proches du Front national, a été créé en avril 2015 et n'est pas encore installé dans le paysage politique luxembourgeois."],["Belgique",3.7,"Vlaams Belang (VB)","Législatives 2014","L'alliance néo-flamande (N-VA) a pris beaucoup de voix à l'Intérêt flamand (Vlaams Belang ou VB) en polissant son discours tout en continuant à s'en prendre aux migrants. Elle est devenue la principale composante de la coalition au pouvoir, avec 20,3 % des voix aux dernières législatives."]];

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Un contexte indispensable puisque le dernier scrutin reflète le suffrage populaire à un moment donné mais que, dans certains cas, ce chiffre peut être biaisé par une participation très faible, comme dans le cas des dernières élections législatives en France, où le résultat du Front national à cette seule élection donnerait une idée fausse du poids du parti et de ses idées sur une période plus longue.
Plusieurs visages, une obsession sécuritaire
Souverainiste, populiste, eurosceptique ou même europhobe, parfois ouvertement raciste et xénophobe, l’extrême droite en Europe a plusieurs visages. Son principal moteur, dans les dernières années, a été la crise migratoire et la lutte contre l’Islam, sauf en Espagne, où les mouvements d’extrême droite ont regagné en visibilité à la faveur de la crise catalane en militant pour l’unité du pays.
La multiplication des conflits dans le monde et l’arrivée de milliers de migrants dans différents pays européens a eu pour effet collatéral l’intensification d’un sentiment anti-immigration, sur lequel surfent les groupes d’extrême droite : Malte, qui n’avait pas jusqu’à récemment de mouvement d’extrême droite notable a vu apparaître en 2016 le Mouvement patriotique maltais.
A Chypre, c’est une montée en puissance du Front populaire national (ELAM), qui s’inspire du mouvement ultraviolent grec Aube dorée : mardi 6 mars, cinq jeunes néonazis ont été arrêtés à Athènes par les services antiterroristes, accusés d’attaques contre des locaux de migrants et de gauche.
Cette obsession sécuritaire (fermeture des frontières, contrôle des étrangers...) et le repli identitaire sont aussi partagés par des partis de droite « dure », au pouvoir en Belgique, en Hongrie et en Pologne, dont les gouvernements se font aussi le relais de sentiments europhobes ou, à tout le moins, eurosceptiques. L’Alliance néoflamande (NVA), qui a réussi à damner le pion aux « purs » du Vlaams Belang, a ainsi rejoint au Parlement le groupe des Conservateurs et réformistes européens (CRE), un ralliement inédit dénoncé par Karel De Gucht, le commissaire au commerce européen.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Le ministre des affaires étrangères a pu faire inscrire ses petits-enfants au lycée français de Barcelone après la date limite officielle. L’ambassade de France à Madrid dément tout « piston ».
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La famille Le Drian soupçonnée d’avoir bénéficié d’un passe-droit scolaire en Espagne

Le ministre des affaires étrangères a pu faire inscrire ses petits-enfants au lycée français de Barcelone après la date limite officielle. L’ambassade de France à Madrid dément tout « piston ».



Le Monde
 |    07.03.2018 à 15h33
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        


Les deux petits-enfants de Jean-Yves Le Drian auraient-ils obtenu une place dans le très prisé lycée français de Barcelone sans l’intervention du consul ? Selon Mediapart, le ministre des affaires étrangères aurait en tout cas sorti l’artillerie lourde et mis en branle la machine du Quai d’Orsay pour garantir toutes les chances de succès à leur demande d’inscription, comme l’attesterait un échange de courriels entre le consul de France d’alors, Edouard Beslay, et le proviseur, Dominique Duthel.
« Dominique, je viens d’être appelé par le directeur de cabinet de M. Le Drian à propos de (…) petits-enfants de M. Le Drian, dont le fils vient de s’installer à Barcelone, écrit ainsi M. Beslay dans un courrier électronique daté du 7 juin, une semaine après la date limite officielle de dépôt des dossiers d’inscription. Il serait donc souhaitable qu’ils obtiennent une place. » Histoire de mettre toutes les chances de son côté, le consul ajoute : « Peut-être aurez-vous ainsi une oreille plus attentive au plus haut niveau et la joie d’avoir la visite du ministre l’an prochain. »
Ce à quoi le proviseur répond que « ce ne sont pas les niveaux les plus faciles, mais on fera le nécessaire au plus vite bien sûr. » Affaire réglée.
« Il n’y a pas d’affaires, pas de piston »
Pour le proviseur du lycée français de Barcelone, qui dit à Mediapart ne pas se souvenir du message de M. Beslay, si les deux enfants ont obtenu une place, c’est que les classes demandées n’étaient pas saturées.
L’échange de courriers n’en demeure pas moins troublant. Les demandes d’inscription dans le lycée français de Barcelone ont explosé ces dernières années, au rythme de la croissance de la population française dans la ville catalane. Dans un article publié en septembre sur le site d’un média français à Barcelone, Equinoxradio, la responsable des inscriptions reconnaissait que le lycée avait dû rejeter 300 dossiers avant la rentrée 2017, faute de place. Beaucoup de parents se plaignaient de l’opacité des critères d’attribution.
« Avec neuf classes par niveau, le lycée est globalement saturé », reconnaît-on au consulat, « mais surtout pour les premières inscriptions, en début de cursus scolaire. Alors que des places peuvent se libérer dans des classes de niveaux plus avancés. » Pour l’ambassade de France à Madrid :
« Il n’y a pas d’affaires, pas de piston. Nous avons fait les vérifications opportunes et le dossier est arrivé avant la réunion de la commission d’attribution des places. Les services ont fait même tellement de zèle qu’ils ont demandé des pièces supplémentaires pour compléter le dossier des enfants, lesquels répondaient aux critères prioritaires : être français, scolarisés dans un établissement français et avec des parents mutés… »
« Il n’y a eu aucune intervention du ministre ou du cabinet pour un quelconque passe-droit », assure aussi au Monde le cabinet de M. Le Drian. Pour des questions de sécurité, la présence de ses petites-enfants a en revanche pu être communiquée au consul.
Le ministre, lui, n’est pas encore venu à Barcelone. Et aucune visite prochaine n’est à l’agenda…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Selon la BBC, la police a sollicité les scientifiques du laboratoire militaire de Porton Down, pour déterminer la nature de la substance utilisée.
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Espion russe empoisonné : la police britannique dit en savoir « plus sur la substance utilisée »

Selon la BBC, la police a sollicité les scientifiques du laboratoire militaire de Porton Down, pour déterminer la nature de la substance utilisée.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 14h28
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 15h25
   





                        



   


L’ex-agent double russe Sergueï Skripal, 66 ans, et sa fille Ioulia, 33 ans, demeurent dans un état critique, au service des soins intensifs à l’hôpital de Salisbury, a déclaré, mercredi 7 mars, la police britannique.
Les services antiterroristes de la police ont lancé un appel au public et recherchent des témoins ayant fréquenté deux endroits de la ville où Skripal et sa fille se seraient rendus, la pizzeria Zizzi et le pub Bishop’s Mill. « L’enjeu est de déterminer ce qui les a plongés dans un état critique », a déclaré Mark Rowley, le chef des services antiterroristes de la police, chargé de l’enquête.
La police va donner des détails
Mercredi, à l’issue d’une réunion du comité Cobra (Cabinet Office Briefing Rooms ou COBR, qui est convoqué dans les cas d’urgence nationale au Royaume-Uni), la ministre de l’intérieur, Amber Rudd, a appelé à « garder la tête froide ». « Nous en savons plus sur la substance utilisée et la police va faire une déclaration dans l’après-midi », a-t-elle ajouté, estimant que l’enquête serait « longue ».

   


Selon la BBC, la police a sollicité les scientifiques du laboratoire militaire de Porton Down, à proximité de Salisbury, pour déterminer la nature de la substance utilisée. « La vitesse à laquelle est survenue [l’hospitalisation] suggère que ce n’est probablement pas dû à des radiations », a déclaré Malcolm Sperrin, professeur de physique médicale au Royal Berkshire hospital. « Certains symptômes décrits laissent penser à un produit chimique, bien qu’on ne puisse pas en être sûr. »
Spéculations de la presse britannique
Mercredi, la presse britannique multipliait les hypothèses sur le poison, le tabloïd The Sun avançant la thèse d’un empoisonnement au thallium, quand le Telegraph évoquait la piste de l’agent innervant VX, utilisé lors de l’assassinat du demi-frère du dictateur nord-coréen Kim Jong-un en février 2017 en Malaisie.
Selon The Times, les enquêteurs vont également se pencher sur les circonstances de la mort de l’épouse de Sergueï Skripal, Liudmila, morte des suites d’un cancer en 2012, et de son fils Alexandre, mort à Saint-Pétersbourg l’an dernier.
Accusations sans fondement
Mardi, devant le Parlement, le ministre des affaires étrangères, Boris Johnson, a accusé Moscou. « Si l’enquête démontre la responsabilité d’un Etat, le gouvernement répondra de façon appropriée et ferme », a-t-il déclaré devant les députés, avant de qualifier la Russie de « force néfaste et perturbatrice dans bien des domaines ».
« Cette histoire a dès le début commencé à être utilisée pour doper la campagne antirusse dans les médias », a répliqué, mercredi la porte-parole du ministère des affaires étrangères russe, Maria Zakharova, lors d’une conférence de presse. Dénonçant des « accusations sans fondement », Mme Zakharova a déclaré : « Cette histoire va finir comme d’habitude : d’abord, des accusations sans fondement, puis ils garderont leurs secrets, et ni les journalistes, ni la population, ni les politiques ne sauront ce qui s’est réellement passé. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Après des années de crise profonde, l’économie grecque a renoué avec la croissance en 2017. L’économiste Frédérique Cerisier explique les raisons de cette sortie de récession.
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Fin de la crise en Grèce ? : « La question est de savoir à quel rythme la reprise économique va se poursuivre »

Après des années de crise profonde, l’économie grecque a renoué avec la croissance en 2017. L’économiste Frédérique Cerisier explique les raisons de cette sortie de récession.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 11h51
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 14h03
    |

            Edouard Pflimlin








                        



   


C’est une première depuis l’éclatement de la crise de la dette en 2010. Selon des données de l’Autorité grecque des statistiques (Elstat) publiées lundi 5 mars, la Grèce a renoué avec la croissance en 2017, avec une progression de son produit intérieur brut (PIB) de 1,4 % et quatre trimestres consécutifs de hausse. Comment expliquer ce rebond de l’économie grecque ? S’annonce-t-il durable ? Entretien avec Frédérique Cerisier, économiste chez BNP Paribas.

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Quelles sont les causes de ce retour à la croissance en 2017 ?
Les principaux moteurs de l’activité ont été les exportations de biens, les revenus du secteur des services – ce qui inclut le tourisme – et le rebond des dépenses d’investissement. La consommation des ménages dans leur ensemble s’est seulement stabilisée (+ 0,1 %), ce qui est en soi un soutien à la croissance.
Les causes profondes de ce retour à la croissance sont liées à un environnement favorable, car la zone euro connaît sa plus forte croissance depuis 2007, et à une atténuation de l’effort budgétaire. Aujourd’hui, la Grèce dégage un excédent budgétaire primaire [le solde entre les recettes et les dépenses avant le paiement des intérêts de la dette] d’environ 2 % du PIB et elle a beaucoup moins d’efforts de réduction des dépenses budgétaires à faire que par le passé.
Un autre facteur est le mouvement général de renforcement de la confiance des agents économiques et des investisseurs à l’égard de la Grèce. Le programme de financement et d’ajustement s’achève [le troisième plan d’aide international à la Grèce se finit en août] et il s’est bien passé.

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Ce retour à la croissance vous paraît-il durable alors qu’en 2014, par exemple, le pays avait connu une brève période de croissance avant de retomber en récession ?
La reprise avait alors été interrompue par les craintes liées à l’arrivée au pouvoir de Syriza, coalition de la gauche radicale, après les élections du 26 janvier 2015, et à sa stratégie initiale d’utiliser la menace du défaut de paiement et de la sortie de la zone euro dans les négociations avec les créanciers. Cela avait inquiété tous les agents économiques et les banques avaient commencé à enregistrer une baisse des dépôts dès la fin de 2014.
Aujourd’hui, il n’y a pas de raison de penser que la reprise ne va pas se poursuivre, à moins d’un choc d’ampleur, intérieur ou international, que l’on n’a pas de raison d’anticiper. Toute la question est en revanche de savoir à quel rythme elle va se poursuivre. Rappelons que l’économie s’est appauvrie d’environ 25 % depuis le début de la crise au début de 2008. A court terme, les effets de rattrapage vont jouer et stimuler l’activité.
Au-delà, on n’a pas vraiment de moyens d’évaluer à quel point les réformes d’organisation de la sphère publique et des marchés de biens et services menées ces dernières années, ainsi que le programme de privatisations en cours, ont et vont renforcer la croissance potentielle. Dans le même temps, la dépression économique a détruit des capacités : elle a écarté durablement des personnes du marché du travail, elle a conduit à de nombreuses fermetures d’usines et d’entreprises…
C’est une incertitude importante, alors que la question est cruciale pour les ménages et les entreprises grecques bien sûr, mais aussi pour la soutenabilité de la dette publique, c’est-à-dire la capacité de la Grèce à rembourser sa dette ou à emprunter. En attendant de voir comment s’en sort la Grèce dans les années à venir, les services de la Commission européenne font l’hypothèse d’une croissance réelle moyenne de 1,25 % par an à long terme.
Quels sont les principaux freins à la croissance et les principaux problèmes structurels qui demeurent ?
Pour l’instant, les deux principaux points de fragilité concernent le système bancaire et la dette publique. Après une telle récession, la part des prêts dits « non performants » détenus par les banques – pour lesquels le service des intérêts ou le remboursement pose problème – a atteint un niveau extrêmement élevé : 46 % de l’ensemble des prêts, contre 4 % en moyenne dans l’Union européenne. Cela freine énormément leur capacité à accompagner et financer la reprise.
L’autre point d’attention est évidemment l’ampleur de la dette publique de l’Etat central, évaluée à 328 milliards d’euros à la fin de 2017. La dette plus générale au sens de Maastricht, qui comprend les dettes de l’ensemble des administrations (Etat, collectivités locales, Sécurité sociale) est plus élevée : elle atteint 180 % du produit intérieur brut (PIB). Le PIB grec était de 187,1 milliards d’euros en 2017, selon Elstat.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Deux soldats grecs ont été arrêtés après avoir franchi par inadvertance la frontière entre les deux pays lors d’une patrouille.
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édition abonné


Les incidents se multiplient entre la Turquie et la Grèce

Deux soldats grecs ont été arrêtés après avoir franchi par inadvertance la frontière entre les deux pays lors d’une patrouille.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 11h05
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 11h07
    |

                            Intérim (Athènes, correspondante), 
Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen) et 
Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        



                                


                            

Sujettes à de vives tensions ces derniers mois, les relations entre la Grèce et la Turquie connaissent un contentieux de plus depuis l’arrestation, jeudi 1er mars en Turquie, de deux soldats grecs qui ont franchi la frontière par inadvertance alors qu’ils patrouillaient par mauvais temps le long du fleuve Evros, qui sépare les deux pays.
Accusés de « tentative d’espionnage », les deux soldats ont été maintenus en garde à vue par un tribunal d’Edirne, à l’extrême ouest de la Turquie, qui a refusé, lundi 5 mars, la mise en liberté réclamée par leur avocat. Au lieu d’être réglé sur un simple coup de fil entre deux commandants, l’incident a renforcé le malaise entre les deux voisins.
A Bruxelles, où se réunissaient, lundi, les ministres européens de la défense, l’embarras était évident. Le ministre grec Panos Kammenos a détaillé le dossier devant ses homologues, espérant un soutien de leur part. Il n’a récolté que la manifestation d’un intérêt poli et le souhait exprimé, tant par le porte-parole de la Commission que par la haute représentante Federica Mogherini, que l’affaire se règle de manière « rapide et positive ». Mme Mogherini évoque prudemment la nécessité de « bonnes relations entre voisins, par ailleurs alliés au sein de l’OTAN ».
Bruxelles résume l’affaire à « un incident de frontière » et ne manifeste pas l’intention de jouer les médiateurs. Pas question non plus, soulignent les responsables de la Commission, d’envisager un report – ou une annulation – de la rencontre prévue le 26 mars, en Bulgarie, entre les dirigeants du Conseil et de la Commission, Donald Tusk et Jean-Claude Juncker, et le président turc Recep Tayyip Erdogan. « Nous travaillons activement à la préparation de cette réunion », indiquait, lundi, Margaritis Schinas, le porte-parole de la Commission.
« Eviter tout risque d’escalade »
Les responsables européens tentent d’éviter à tout prix la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Le Kosovo et la Serbie sont accusés de baisser la production d’électricité qu’ils fournissent au réseau européen, normalement équilibré par la participation des différents producteurs d’électricité européens.
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Les horloges de vos appareils électroménagers sont en retard ? C’est normal

Le Kosovo et la Serbie sont accusés de baisser la production d’électricité qu’ils fournissent au réseau européen, normalement équilibré par la participation des différents producteurs d’électricité européens.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 09h16
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 10h34
   





                        


Si vous aviez prévu de partir à l’heure en regardant l’horloge de votre four ou tout autre appareil électroménager branché au secteur, vous pourriez bien être en retard. Depuis quelques semaines, les horloges de certains appareils électroménagers peuvent avoir plusieurs minutes de retard, note Le Parisien dans son édition du mercredi 7 mars.
Selon Entso-E, une association qui représente les gestionnaires de réseaux électriques de 25 pays d’Europe, une légère baisse de la fréquence électrique du réseau européen affecte les horloges de ces appareils. Le Parisien explique que les horloges des appareils branchés sur secteur se synchronisent sur la fréquence du courant électrique, « maintenue à 50 hertz dans tous les pays européens ». Ainsi « l’heure affichée se cale sur ces 50 impulsions reçues chaque seconde et reste ainsi précise jour après jour ».
Mais depuis plusieurs jours, la fréquence n’est plus de 50 Hz exactement selon Entso-E, « la moyenne calculée depuis la mi-janvier est de 49,996 » explique au quotidien Claire Camus, la porte-parole de l’association.
Moyen de pression politique
Dans un communiqué publié le 6 mars l’association attribue la responsabilité au Kosovo et à la Serbie, qui baissent selon elle volontairement la production d’électricité qu’ils fournissent au réseau européen, normalement équilibré par la participation des différents producteurs d’électricité européens. Selon Entso-E, il y a une « dimension politique » à ce dérèglement : les pays réduisant leur production électrique afin de faire pression et rejoindre un réseau européen de gestionnaires.
En attendant, un instantané de la fréquence électrique du réseau est consultable en ligne, de quoi permettre de remettre les horloges à l’heure en les avançant de quelques minutes.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Les démocraties occidentales sont ébranlées par une vague populiste qui se nourrit de la résistance des électeurs à l’immigration massive, explique dans sa chronique Sylvie Kauffmann, éditorialiste au « Monde ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 06/03/2018
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« La crise migratoire a retourné l’opinion publique européenne »

Les démocraties occidentales sont ébranlées par une vague populiste qui se nourrit de la résistance des électeurs à l’immigration massive, explique dans sa chronique Sylvie Kauffmann, éditorialiste au « Monde ».



Le Monde
 |    07.03.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 10h55
    |

            Sylvie Kauffmann








                        



                                


                            

Chronique. Ne cherchez plus. Il y a un point commun à toutes les insurrections électorales qui secouent les démocraties occidentales depuis trois ans, ces séismes qui ont ouvert les portes des parlements aux mouvements populistes ou extrémistes et dont l’Italie a fourni, dimanche 4 mars, le plus parfait exemple : ce facteur, c’est la résistance à l’immigration massive. C’est un fait politique majeur, il est incontestable, et il faut l’analyser avant que tout le continent ne bascule dans le rejet total d’un phénomène qui, qu’on le veuille ou non, ne s’arrêtera pas.
2015 : la Pologne bascule. Le 25 octobre, le parti conservateur nationaliste Droit et Justice (PiS) remporte les élections législatives. Tout l’été, l’Europe a vécu au rythme de la crise des réfugiés syriens. Le gouvernement de centre-droit sortant, pro-européen, s’est engagé à en accueillir un quota. Le chef du PiS, Jaroslaw Kaczynski, évoque dans un meeting « les dangereuses maladies » et les « parasites » que colportent ces réfugiés, les zones où serait appliquée la charia en Suède. D’immigrés, les Polonais ne connaissent que leurs voisins ukrainiens et les Vietnamiens hérités de l’ère communiste. Le thème domine la fin de la campagne.
Vague populiste
2016 : deux scrutins ébranlent l’Europe et le monde. Le 23 juin, les Britanniques répondent oui au référendum sur la sortie de leur pays de l’Union européenne (UE). L’installation massive des ressortissants de l’UE, essentiellement de Pologne et d’autres pays d’Europe centrale, a été au cœur de la campagne des partisans du « Leave ». Depuis des décennies, la Grande-Bretagne accueille des immigrés du Commonwealth, de toutes ethnies et de toutes confessions. Mais c’est l’afflux, légal mais concentré sur une dizaine d’années, de centaines de milliers de travailleurs et de familles étrangers, fussent-ils européens, qui finit par provoquer le retour de bâton, exploité toute honte bue par le parti populiste...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Pierre Moscovici, commissaire à la fiscalité, présentera mercredi 7 mars l’analyse annuelle de la Commission européenne de la situation économique et sociale dans les Etats membres.
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Bruxelles va épingler sept pays européens favorisant l’évasion fiscale

Pierre Moscovici, commissaire à la fiscalité, présentera mercredi 7 mars l’analyse annuelle de la Commission européenne de la situation économique et sociale dans les Etats membres.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 21h23
   





                        


Quelques mois après les Paradise Papers et la révélation de nouveaux montages d’optimisation fiscale agressive passant par Malte ou le Luxembourg, la Commission européenne a décidé d’épingler les mauvais élèves.
Mercredi 7 mars, Pierre Moscovici, commissaire à la fiscalité européen, présentera l’analyse annuelle de la Commission de la situation économique et sociale dans les Etats membres. Une analyse qui étrillera pas moins de sept pays de l’Union européenne pour leur législation fiscale.

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La Belgique, Chypre, la Hongrie, l’Irlande, le Luxembourg, Malte et les Pays-Bas dans le viseur de la Commission
« Nous devons faire en sorte qu’une fiscalité équitable devienne la règle sans exception, a plaidé Pierre Moscovici. [Or, les] pratiques de [ces sept pays] nuisent à l’équité, empêchent une concurrence loyale dans le marché intérieur et augmentent le fardeau des contribuables européens. »
Selon la Commission, l’évasion fiscale dans l’UE représente un manque à gagner compris entre 50 et 70 milliards d’euros par an.
« Si nous reconnaissons les mesures prises récemment par certains de ces Etats membres pour adapter leur modèle fiscal, il reste manifestement beaucoup à faire », a poursuivi M. Moscovici.

La Commission a déjà ouvert des enquêtes sur les accords fiscaux entre Etats européens et multinationales
Les accords fiscaux que certains de ces sept Etats ont passé avec des multinationales ont déjà fait l’objet d’enquête de la part de la Commission, qui les a dans certains cas condamnés à récupérer les « avantages fiscaux indus » qu’ils avaient octroyés.
C’est le cas par exemple de l’Irlande, à qui Bruxelles a demandé en août 2016 de récupérer 13 milliards d’euros auprès d’Apple. Le Luxembourg, la Belgique ou les Pays-Bas ont également été récemment condamnés ou ont fait l’objet d’enquêtes.
L’UE multiplie depuis plusieurs mois les initiatives pour mettre fin aux pratiques fiscales agressives des multinationales, notamment des grands groupes du numérique.
La Commission européenne compte présenter à Bruxelles le 21 mars ses premières propositions sur la fiscalité du numérique, qui doivent être évoquées par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE lors d’un sommet les 22 et 23 mars à Bruxelles.
Ces Etats ne figurent cependant pas dans la liste noire des paradis fiscaux
En janvier, l’UE avait cependant été critiquée pour avoir divisé par deux sa nouvelle liste noire des paradis fiscaux, passant de dix-sept à neuf pays (Bahreïn, Guam, les îles Marshall, la Namibie, les Palaos, Samoa, les Samoa américaines, Sainte-Lucie, Trinité-et-Tobago).
Cette liste a été critiquée par des ONG car elle ne comportait aucun pays européen, alors qu’il est de notoriété publique que certains pratiquent des politiques fiscales particulièrement accommodantes (Luxembourg, Irlande, Malte…).



                            


                        

                        


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La France va sortir de la situation de « déséquilibres macroéconomiques », selon la Commission européenne

Pour Bruxelles, l’économie française converge à nouveau lentement vers celle de l’Allemagne, première de la zone euro.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 20h00
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 20h10
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


Le signal politique est modeste, mais bienvenu pour la France, toujours en mal de crédibilité économique à Bruxelles. Mercredi 7 mars, la Commission européenne doit confirmer que le pays va sortir de la liste des pays présentant des « déséquilibres macroéconomiques ».
A ne pas confondre avec les règles de surveillance des finances publiques des Etats membres, la procédure pour « déséquilibres macroéconomiques », plus légère, avait été mise en place pendant la crise financière, après que les fonctionnaires bruxellois ont constaté que les tourments des Espagnols et des Irlandais n’étaient pas dus à un déficit public (ou à une dette) excessif. Mais à d’autres déséquilibres dans l’économie « privée » de ces pays.
Pour Bruxelles, l’économie française converge à nouveau lentement vers celle de l’Allemagne, première de la zone euro. Côté finances publiques (la Commission les prend quand même en compte), l’Hexagone devrait se retrouver dans les clous du Pacte de stabilité et de croissance en 2017, avec un déficit public sous les 3 % de son produit intérieur brut (PIB). Sa dette publique, bien qu’élevée, resterait contenue sous les 100 % du PIB.
Trois paramètres
Bruxelles fonde son jugement sur trois paramètres : le niveau des déséquilibres, les tendances qui les affectent et les politiques mises en œuvre : vont-elles dans le sens d’accroître ces déficits ou pas ? Talon d’Achille de l’économie française, le déficit commercial s’est encore creusé en 2017, mais, pour la Commission, cette tendance s’explique surtout par la reprise économique, qui a dynamisé les importations.
L’institution considère aussi que les réformes du président Hollande (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi – CICE –, loi El Khomri) commencent à produire leurs effets sur la compétitivité de l’économie, et que la récente loi travail et l’orientation clairement « pro-business » de la présidence Macron les prolongent. Le fait que la croissance française ait atteint 2 % en 2017, selon une deuxième estimation de l’Insee, conforte Bruxelles dans cette analyse.
L’Allemagne, avec son énorme excédent courant (encore supérieur à 7 % de son PIB), reste quant à elle dans la procédure de « déséquilibres macroéconomiques », même si à la Commission, on considère aussi que la locomotive de l’Union travaille à résorber ces énormes montants (au vu notamment des récents accords entre IG Metall et le patronat de la métallurgie sur les hausses de salaires dans l’industrie).
La Commission semble confiante
Le vrai test pour la France adviendra en mai, quand la Commission se prononcera sur la sortie du pays de la procédure bien plus stigmatisante dite des « déficits excessifs », déclenchée à son encontre en… 2009. Le suspense n’en est plus vraiment un, tant la Commission Juncker semble bien disposée à l’égard de Paris qui a multiplié les gages de bonne volonté ces derniers mois. Mais pour que les règles soient respectées – la France doit afficher deux déficits publics consécutifs sous les 3 % (2017 et 2018) – manque encore le feu vert d’Eurostat.
L’office de statistiques européen doit statuer d’ici fin avril sur le traitement comptable par Bercy de la dette apparue dans les comptes publics après l’invalidation par le Conseil constitutionnel, à l’automne dernier, de la taxe de 3 % sur les dividendes. L’Etat qui a perçu 10 milliards d’euros grâce à cet impôt durant le quinquennat Hollande, a choisi d’en imputer le remboursement, pour moitié au budget 2017, l’autre au budget 2018.
La Commission semble confiante. D’autant que par rapport à sa précédente évaluation du budget prévisionnel 2018 de la France (courant octobre 2017), Paris a déjà quelques milliards d’euros de recettes supplémentaires.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Selon la veuve de l’ex-espion russe Alexandre Litvinenko, assassiné dans les mêmes conditions en 2006, Moscou utilise toujours « les anciennes méthodes du KGB ».
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Royaume-Uni : l’empoisonnement de Sergueï Skripal ravive le spectre du « laboratoire des poisons » soviétique

Selon la veuve de l’ex-espion russe Alexandre Litvinenko, assassiné dans les mêmes conditions en 2006, Moscou utilise toujours « les anciennes méthodes du KGB ».



Le Monde
 |    06.03.2018 à 19h33
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 20h02
    |

            Pierre Bouvier








                        



   


Après que l’ancien espion russe Sergueï Skripal et sa fille Youlia ont été retrouvés inconscients dimanche 4 mars à Salisbury (sud-ouest de Londres), la police britannique a demandé de ne pas tirer de conclusions hâtives. Mais, pour Marina Litvinenko, veuve de l’ex-espion russe Alexandre Litvinenko, assassiné en 2006 à Londres, l’empoisonnement a un air de « déjà-vu ». Il porte, selon elle, la marque des services secrets russes et, derrière eux, du président Vladimir Poutine.
Boris Johnson, le ministre des affaires étrangères britannique, a évoqué mardi devant le Parlement un « incident inquiétant » et a assuré que « si l’enquête démontre la responsabilité d’un Etat, le gouvernement répondra de façon appropriée et ferme ». Dans l’après-midi, Scotland Yard a annoncé que l’enquête était confiée à l’unité de lutte antiterroriste, qui dispose de « l’expertise nécessaire ». Selon la police du Wiltshire, les enquêteurs cherchaient toujours, mardi, à identifier la substance à laquelle le père et sa fille ont été exposés.

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Le « Laboratoire des poisons »
Si cette « affaire Skripal » n’a pas encore livré tous ses secrets, elle rappelle en effet d’autres exemples d’éliminations d’opposants politiques russes. Et notamment par le biais d’empoisonnement.
Le 1er novembre 2006, Alexandre Litvinenko, un opposant russe et ex-agent du KGB (service secret russe, devenu FSB en 1995), prend un thé avec Dmitry Kovtun et Andreï Lougovoï, deux anciens du FSB, pour discuter d’affaires. Peu après, Alexandre Litvinenko se sent mal. Hospitalisé deux jours plus tard, il meurt le 23 novembre. Si le rapport d’autopsie n’est pas rendu public, de grandes quantités de radiations dues au polonium-210, une substance radioactive extrêmement toxique produite en Russie, sont détectées dans ses urines.

   


Une enquête officielle menée par le juge britannique Robert Owen met en cause le FSB et ajoute : « L’opération a probablement été approuvée par M. Patrouchev [Nicolas Patrouchev, ex-chef du FSB] et aussi par le président Poutine [qui, après le KGB, a fait carrière au FSB]. » Pour Moscou, cette affaire est une « blague ».
Le régime soviétique a créé dès 1921 un « laboratoire des poisons ». Aussi appelé « Laboratoire 1 », « Laboratoire 12 » et « Kamera », ce mystérieux laboratoire a été mis en place en vue de « combattre les ennemis du pouvoir soviétique » et semble avoir survécu à l’effondrement de l’URSS.
De Nikolaï Khokhlov à Alexander Litvinenko
S’il a démontré son efficacité pendant les premières années du régime soviétique, le « laboratoire des poisons » n’a pas pour autant cessé son activité après la mort de Staline. En 1957, Nikolaï Khokhlov, un officier du KGB ayant fait défection aux Etats-Unis quelques années plus tôt, est traité pour une intoxication au thallium, un métal lourd toxique comme le plomb et le mercure et s’attaquant au système nerveux central, à la suite d’une tentative d’assassinat par le KGB à Francfort.
L’une des affaires les plus célèbres de cette époque reste celle du « parapluie bulgare ». En 1978, en pleine guerre froide, le dissident bulgare Georgi Markov est « piqué » alors qu’il attend le bus à Londres par un passant, qui abandonne un parapluie. Pris d’une forte fièvre le soir même, Georgi Markov meurt trois jours plus tard. L’autopsie révèle qu’il a été empoisonné par une dose de 0,2 milligramme de ricine, un poison plus puissant que le cyanure. Selon Oleg Kalouguine et Oleg Gordievsky, deux transfuges du KGB, les services russes se seraient contentés de fournir le parapluie et le poison.
Mais toutes les tentatives d’empoisonnement ne se terminent pas par la mort de la cible. En septembre 2004, l’Ukrainien Viktor Iouchtchenko tombe gravement malade en pleine campagne présidentielle qui l’oppose à Viktor Ianoukovitch, le candidat de Moscou. Des médecins autrichiens identifient un empoisonnement à la dioxine. Malgré les traitements, le visage de M. Iouchtchenko, élu à la tête de l’Ukraine en janvier 2005, en porte désormais les stigmates.
Les anciennes méthodes du KGB
Les morts suspectes ne se sont pas arrêtées avec celle d’Alexandre Litvinenko et la crise diplomatique entre Londres et Moscou. En novembre 2012, l’enquête sur la mort d’Alexandre Perepilichny, un oligarque réfugié en Angleterre, conclut dans un premier temps à une mort naturelle, avant que de nouveaux éléments relancent la piste de l’empoisonnement en 2015.
En 2013, la mort de l’oligarque russe Boris Berezovski, ennemi juré du président Vladimir Poutine et proche d’Alexandre Litvinenko, dans sa propriété d’Ascot, près de Londres, est pour sa part restée « inexpliquée », l’autopsie révélant une mort probable par « pendaison ».
Plus récemment, en février 2017, l’opposant Vladimir Kara-Murza qui coordonne le mouvement Russie ouverte de l’ex-oligarque en exil Mikhaïl Khodorkovski, a été hospitalisé et placé en coma artificiel car il souffrait d’une défaillance inexpliquée de plusieurs organes vitaux. Sa famille et son avocat ont fait état d’« une forte intoxication par une substance inconnue ». Deux ans plus tôt, ce proche de Boris Nemtsov – assassiné à proximité du Kremlin le 27 février 2015 – avait déjà été admis en soins intensifs pour une défaillance rénale aiguë. Les examens avaient révélé la présence de métaux lourds (manganèse, cuivre, zinc et mercure dans des proportions anormales) dans son sang.
« En Russie, ils appliquent encore les anciennes méthodes du KGB, expliquait Marina Litvinenko lundi soir sur les ondes de la BBC Radio 4. Si l’ordre d’assassiner quelqu’un est donné, ce sera fait. »

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Tony Iwobi a été élu sous l’étiquette de la Ligue de Matteo Salvini, le parti d’extrême droite italien.
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En Italie, le premier sénateur noir est membre de la Ligue

Tony Iwobi a été élu sous l’étiquette de la Ligue de Matteo Salvini, le parti d’extrême droite italien.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 18h14
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 14h39
   





                        



   


Le premier sénateur noir de l’histoire italienne, Tony Iwobi, a été élu sous l’étiquette de la Ligue de Matteo Salvini, parti d’extrême droite, lors des élections législatives du 4 mars.
« Chers amis, c’est avec une grande émotion que je vous annonce que j’ai été élu sénateur de la République. Après plus de vingt-cinq ans de batailles dans la grande famille de la Ligue, une nouvelle grande aventure va commencer », s’est réjoui le nouvel élu, mardi 6 mars. « Mes remerciements vont à Matteo Salvini, un grand leadeur qui a porté la Ligue au poste de première force » de la droite italienne, a ajouté M. Iwobi.

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Des déclarations qui ont déplu au footballeur Mario Balotelli, premier joueur à déplorer publiquement les commentaires racistes dont il est victime sur le terrain. « Peut-être que je suis aveugle, ou peut-être que personne n’a dit à cet homme qu’il était noir », a réagi sur son compte Instagram l’attaquant de l’OGC Nice.
« Balotelli, je ne l’aimais pas sur le terrain, je l’aime encore moins en dehors du terrain », a sèchement répondu sur Facebook Matteo Salvini, le sulfureux dirigeant de la Ligue. « Le racisme en Italie, ce n’est qu’à gauche », avait-il écrit un peu plus tôt, affichant un cliché de lui avec Tony Iwobi.
Se battre pour le fédéralisme
D’origine nigériane, M. Iwobi, catholique, est arrivé en Italie en 1976. Il a dirigé une entreprise informatique avant de se lancer dans la politique en 1993 au sein de la Ligue. Il avait affirmé dans une interview en 2014 avoir choisi la Ligue – à l’époque un mouvement autonomiste quasi cantonné au nord de l’Italie –, en raison de la volonté de ce parti de se battre pour le fédéralisme.

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« Le Nigeria a trente-six Etats autonomes et confédérés. C’est un projet qui fonctionne en Afrique, pourquoi est-ce qu’il ne fonctionnerait pas ici ? », avait-il interrogé. Sur l’immigration, M. Iwobi a les idées claires : « L’intégration est faite aussi de devoirs, pas seulement de droits. »
« En ce qui me concerne, Matteo Salvini et la Ligue représentent une barrière importante contre le racisme. La discrimination naît justement quand prolifère l’immigration clandestine, qui est l’antichambre de l’injustice sociale et de l’insécurité », avait-il dit au moment de lancer sa candidature au Sénat. M. Iwobi, directeur général d’une entreprise d’informatique, était depuis 2014 responsable du dossier de l’immigration au sein de la Ligue.



                            


                        

                        


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Brexit : Bruno Le Maire promet « plusieurs milliers » d’emplois financiers relocalisés en France

Le ministre de l’économie et des finances vante un climat favorable aux entreprises depuis l’arrivée au pouvoir du président Macron.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 18h04
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 22h29
    |

            Philippe Bernard (Londres, correspondant)








                        



   


Derrière quelques aimables proclamations d’anglophilie, c’est un discours de fermeté que Bruno Le Maire, ministre de l’économie et des finances français, a tenu, mardi 6 mars, à Londres. Quatre jours après le discours de Theresa May revendiquant pour le Royaume-Uni post-Brexit un accès sur mesure au marché unique européen, en particulier en matière de services financiers, M. Le Maire lui a opposé une nette fin de non-recevoir.
« Les services financiers ne peuvent être inclus dans un accord de libre-échange pour de nombreuses raisons, liées à la stabilité et aux questions de supervision », a expliqué le ministre à la BBC. Devant la presse française, il a justifié cette position par la nécessité de protéger les dépôts des épargnants : « Jamais je ne mettrai en cause les garanties qui protègent les épargnants français. »
Alors que Mme May a pris acte, vendredi 2 mars, de la perte du « passeporting », une pratique qui permet à la City de Londres de vendre ses services dans toute l’Union européenne, la première ministre britannique revendique d’inclure les services financiers dans un futur accord de libre-échange avec l’Union européenne. Un secteur généralement exclu de tels accords, limités aux échanges de biens. Bruno Le Maire, anticipant la réponse de Michel Barnier, chef de la négociation sur le Brexit à l’UE, a rejeté une telle extension de l’accord, par crainte d’une perte de contrôle de la réglementation financière, mais aussi d’un risque de dumping britannique.

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Theresa May n’a pas caché son jeu : obtenir pour la City à la fois l’accès aux 500 millions de consommateurs du marché unique européen et une marge de « divergence », autrement dit, de dumping. « Nous ne voulons pas d’une négociation de gré à gré en vue d’une adaptation vers le bas des règles européennes, a répliqué le ministre français, qui a rencontré mardi son homologue britannique, le chancelier de l’Echiquier, Philip Hammond. Oui, le Brexit aura des conséquences. On ne peut pas être à la fois dedans et dehors. »
M. Le Maire a mis en avant « un système alternatif », les équivalences, des autorisations accordées par la Commission européenne à des entreprises financières de pays non-membres de l’UE de commercer au sein de l’Union dans leur propre pays. Pareilles limitations inquiètent les milieux financiers britanniques car ces « équivalences », précaires, peuvent être révoquées sur simple notification trente jours à l’avance. « Cela marche bien avec d’autres partenaires financiers clés comme les Etats-Unis et le Japon », a assuré Bruno Le Maire devant le cercle de réflexion international Chatham House, où il a appelé à « achever la construction de la zone euro ».
Appels du pied aux banques
Mais le ministre de l’économie et des finances ne s’en est pas tenu à ces mises au point. Il a profité de son escale londonienne pour multiplier les appels du pied aux banques en assurant que « plusieurs milliers » d’emplois allaient être délocalisés du Royaume-Uni vers la France en raison du Brexit.
« Il est de notre responsabilité de rendre la France plus attractive pour que davantage d’emplois soient créés pour les Français. »
Alors que Paris semble à la traîne de Francfort en la matière, M. Le Maire a assuré que « les relocalisations en France se chiffrent en milliers, pas en centaines, mais pas du jour au lendemain, sur le long terme », ce qui permettra à la capitale française d’« être une grande place financière mondiale ». « Ce sera aux banques de décider » si elles veulent quitter Londres pour Paris, a-t-il tempéré, affirmant que « le temps est révolu où la France disait que la finance est l’ennemi ». A l’entendre, la crainte d’une instabilité fiscale en France est « la seule source d’hésitation des banques ». Mais, a remarqué le ministre avec une pointe d’ironie, « l’instabilité existe aussi au Royaume-Uni ».

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Le Brexit n’a pour autant rien d’une bonne affaire assurée pour la France, a reconnu M. Le Maire. Pour lui, « la France a beaucoup à perdre d’un mauvais Brexit : la considération du peuple britannique ; des intérêts commerciaux majeurs en termes d’exportation de centrales nucléaires et d’agroalimentaire ; et l’un des rares partenaires à avoir une vision internationale ». Et d’en appeler aux « meilleurs arrangements possibles dans notre intérêt mutuel ». A peu de choses près les mots employés continuellement par Theresa May.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Aucun parti n’a remporté la majorité absolue lors des élections législatives du 4 mars ; le pays s’attend à vivre plusieurs semaines de blocage politique.
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Après les élections, l’Italie se prépare à une longue période d’incertitude

Aucun parti n’a remporté la majorité absolue lors des élections législatives du 4 mars ; le pays s’attend à vivre plusieurs semaines de blocage politique.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 16h02
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 16h28
   





                        



   


Après l’Allemagne, qui a mis six mois à se constituer un gouvernement après les élections législatives de septembre, l’Italie va-t-elle à son tour être confrontée à un interminable blocage politique ? Les résultats des élections législatives de dimanche 4 mars n’ont pas accordé de majorité absolue et ni la Chambre des députés ni le Sénat ne disposent de majorité suffisamment claire pour gouverner.

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Si le Mouvement 5 étoiles est arrivé largement en tête avec 32,6 % des voix, il n’aura pas assez de sièges au Parlement pour former un gouvernement. Idem pour la coalition de droite et d’extrême droite – la Ligue de Matteo Salvini, Forza Italia de Silvio Berlusconi et Fratelli d’Italia –, qui a obtenu 37 % des suffrages, mais qui ne dispose donc pas non plus de la majorité absolue. Tout est donc désormais dans les mains du président de la République, Sergio Mattarella. Et l’Italie devra attendre au moins plusieurs semaines avant de voir la formation d’un nouveau gouvernement.
Une zone d’incertitude de plusieurs semaines
Depuis les élections du 4 mars, tous les regards sont tournés vers le président italien, Sergio Mattarella, que la Constitution place en position d’arbitre. C’est lui qui doit décider à quel chef de parti il confiera la tâche de former un nouveau gouvernement. Mais pas avant plusieurs semaines.
Pour pouvoir lancer les négociations officielles, il faudra attendre l’ouverture de la nouvelle législature, le 23 mars, puis la désignation des présidents et vice-présidents des Chambres et des divers groupes.
Pendant ce temps, M. Mattarella devrait laisser en place le gouvernement actuel de Paolo Gentiloni (centre gauche) qui n’a pas besoin de demander la confiance du Parlement après ces élections pour gérer les affaires courantes. Et si le blocage persiste et que les partis n’arrivent pas à s’entendre pour former une coalition, le chef de l’Etat peut convoquer de nouvelles élections.
Dans l’histoire politique récente de l’Italie, certaines négociations post-électorales ont duré deux mois, le record de ces trente dernières années étant établi à 84 jours pour la formation du premier gouvernement de Giuliano Amato, en 1992.

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                En Italie, il faut en moyenne un mois et demi de négociations pour former un gouvernement



Qui sera chargé de former un gouvernement ?
Ils sont deux à revendiquer le droit de former un gouvernement. Dès lundi, en fin de matinée, le dirigeant de la Ligue (ex-Ligue du Nord, extrême droite), Matteo Salvini, qui est arrivé troisième avec 17,4 %, a affirmé au cours d’une conférence de presse que la coalition de droite et d’extrême droite menée par son parti (37 % des voix) avait « le droit et le devoir de gouverner ». Il a revendiqué également la direction du gouvernement.
« L’engagement a été pris au sein de la coalition : qui l’emporte peut gouverner », a lancé M. Salvini à destination de son allié, le parti Forza Italia (14 %), de Silvio Berlusconi. Les deux dirigeants se sont d’ailleurs retrouvés lundi après-midi. Mais l’ancien président du conseil italien ne s’est pas explicitement rangé derrière le chef de file de la Ligue, appelant seulement à « renforcer la coalition qui devra obtenir le mandat de gouverner l’Italie ».

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                Pour les électeurs pro-Berlusconi, « une page de l’Italie se tourne » après la déroute du Cavaliere



Quant au Mouvement 5 étoiles (M5S), arrivé nettement en tête dimanche avec 32,6 % des suffrages, il a également revendiqué le droit de former un gouvernement, par la voix de son dirigeant, Luigi Di Maio :
« Nous avons la responsabilité de donner un gouvernement [à l’Italie]. Nous sommes une force politique qui représente toute la nation, du Val d’Aoste à la Sicile. »
S’il souhaite gouverner, le M5S, qui a toujours critiqué les arrangements entre partis politiques, va devoir former une coalition. Ainsi dès dimanche soir, les dirigeants du M5S ont voulu se positionner au centre de la classe politique en se montrant ouverts pour la première fois à des tractations. M. Di Maio s’est dit prêt « à discuter avec toutes les forces politiques » sur les thèmes de son programme : l’emploi et le développement, la pauvreté ou encore l’immigration.
Et si l’issue du blocage passait par une coalition entre les deux partis antisystème – le M5S et la Ligue –, qui aurait alors la majorité absolue ? Cette hypothèse est possible pour le quotidien La Stampa :
« Inutile de le cacher, il est possible que Di Maio et Salvini tentent de converger sur un programme minimal : abolition de la loi Fornero sur les retraites, renégociation des traités avec l’Europe, blocage de l’immigration clandestine. »
De son côté, le correspondant du Monde à Rome, Jérôme Gautheret a estimé dans un tchat avec les lecteurs du monde que, si « rien [n’était] impossible », cette option restait selon lui « hautement improbable » : « D’abord parce que les “Cinq étoiles” sont en plein recentrage européen, ensuite parce que dans un tel ensemble, la Ligue du Nord ne serait qu’une force d’appoint, et que son chef, Matteo Salvini, n’a rien à gagner à ça. »

        Lire le compte-rendu du tchat avec notre correspondant :
         

          « Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’on repart de zéro »



Quelle est la position du Parti démocrate ?
Arrivé deuxième du scrutin avec 19 % des suffrages, le Parti démocrate (centre gauche) aurait pu avoir un rôle déterminant dans la formation d’une coalition. Mais le parti dirigé jusque-là par Matteo Renzi est sorti groggy de son faible score historique – il avait obtenu 40 % lors des européennes de 2014.
Dès lundi, l’ancien président du conseil a annoncé sa démission à la tête du Parti démocrate en précisant toutefois que cette démission serait effective lorsqu’un gouvernement sera formé. M. Renzi a par ailleurs tenu à faire savoir que son parti de centre gauche refusait de participer à des négociations : « Le peuple italien nous a demandé d’être dans l’opposition et c’est là que nous irons. Nous ne formerons jamais un gouvernement avec des forces antisystème », a-t-il poursuivi, en évoquant le M5S et la Ligue.
« Si nous sommes des mafieux, si nous sommes corrompus et indignes comme candidats, si nos mains sont couvertes de sang, vous savez quoi ? Formez un gouvernement sans nous. »

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                Italie : les personnalités clés dans les négociations de gouvernement






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ La bonne conjoncture internationale apporte une bouffée d’oxygène aux entreprises de taille moyenne. Les plus petites, dépendantes du marché intérieur, continuent de souffrir.
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En Grèce, les PME redressent timidement la tête

La bonne conjoncture internationale apporte une bouffée d’oxygène aux entreprises de taille moyenne. Les plus petites, dépendantes du marché intérieur, continuent de souffrir.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 12h39
   





                        



                                


                            
A la suite de réformes difficiles mais nécessaires, la Grèce est devenue un pays plus crédible, plus amical pour les entreprises et les investisseurs, avec moins de bureaucratie et un système d’imposition moderne », a lancé vendredi 2 mars le premier ministre grec Alexis Tsipras au Forum économique de Delphes, devant des chefs d’entreprise et des personnalités politiques grecques et européennes.
Après une récession quasi ininterrompue de neuf ans, la Grèce a enfin renoué avec la croissance en 2017, avec une progression de son produit intérieur brut (PIB) de 1,4 %, selon des données officielles publiées lundi 5 mars.
Tout miser sur l’export
Cette croissance est, en partie, liée à l’augmentation des exportations de produits et de services, qui ont progressé de 13,2 % l’an dernier pour atteindre 28 milliards d’euros.
Pour survivre à la crise et à la baisse de la consommation intérieure, les entrepreneurs grecs ont tout misé sur l’export. « La situation économique en Grèce n’est plus aussi tendue qu’en 2015, mais une entreprise grecque ne peut s’en sortir que si elle exporte, le marché grec étant de toute façon trop petit », explique Nikolaos Papoutsis, président de Metron Energy Applications, qui opère dans 65 pays dans le secteur du transport, du stockage d’énergie et du traitement de l’eau. Ses exportations ont progressé de 221 % entre 2008 et 2017 et l’entreprise emploie 260 salariés, dont 185 mécaniciens et ingénieurs, contre 131 il y a neuf ans.
Désormais, M. Papoutsis tente de convaincre les chercheurs et jeunes ingénieurs partis à l’étranger de revenir au pays. « Nous avons déjà réussi à ramener des ingénieurs diplômés d’universités anglaises. A notre échelle, nous voulons persuader les jeunes Grecs qu’il existe aussi de bonnes opportunités de travail en Grèce », précise-t-il, alors que 350 000 Grecs se seraient expatriés entre 2008 et 2016 d’après une enquête de l’ONG Endeavor Greece. 
Fonds...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Compte temps géré par les salariés, organisation fondée sur la confiance… Chez Ebm-Papst, souplesse du temps de travail rime avec compétitivité.
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Allemagne : horaires à la carte, l’arme de séduction des PME du Mittelstand

Compte temps géré par les salariés, organisation fondée sur la confiance… Chez Ebm-Papst, souplesse du temps de travail rime avec compétitivité.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 12h29
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 19h08
    |

                            Cécile Boutelet (Hohenlohe, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Le hall de production surgit tout à coup, entre deux collines pelées. Sous le soleil d’hiver, la grande façade métallique alterne les nuances de gris, élégant artefact au milieu des prés environnants. A l’intérieur, côté bureaux, un système sophistiqué d’ouvertures diffuse une douce lumière dans les espaces ultramodernes consacrés aux services informatiques du groupe. Il règne un calme comme on n’en connaît que très loin des villes. A Niederstetten, sur le plateau de Hohenlohe, cette campagne perdue du nord du Bade-Wurtemberg, le groupe industriel Ebm-Papst ne lésine pas sur le design haut de gamme.
Ce n’est pas seulement par amour des belles choses : Ebm-Papst, un des leaders mondiaux des systèmes de ventilation industrielle (14 000 salariés, 1,9 milliard de chiffre d’affaires), y voit un élément essentiel de sa compétitivité. A cet endroit, personne ne passe par hasard. Il faut conduire deux heures sur des routes sinueuses pour rejoindre la prochaine grande ville, Stuttgart. Dans cette région emblématique du Mittelstand – ces industries de taille moyenne exportatrices, souvent familiales et implantées hors des grandes villes –, la lutte pour les travailleurs qualifiés est sans pitié. Les rémunérations et avantages versés sont en général très élevés.

Mais depuis quelques années, cela ne suffit plus. Avec un taux de chômage actuellement de 3 % dans la région, Ebm-Papst doit innover dans un autre domaine pour attirer et garder ses salariés : la flexibilisation du temps de travail. Bien avant que le syndicat IG Metall ait obtenu le droit individuel à la semaine de 28 heures pour les 3,9 millions de salariés de l’industrie, début février, Ebm-Papst avait mis au point des modèles d’organisation flexibles.

Suppression des horaires imposés
En 2014, le groupe a introduit la journée de travail à la carte, en supprimant les horaires imposés pour les salariés hors production. Ces derniers ont le droit de répartir eux-mêmes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Le parti de l’ex-premier ministre, Forza Italia, est dépassé par la Ligue, de Matteo Salvini, même dans ses fiefs historiques. Un séisme pour la droite italienne et ses électeurs.
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Pour les électeurs pro-Berlusconi, « une page de l’Italie se tourne » après la déroute du Cavaliere

Le parti de l’ex-premier ministre, Forza Italia, est dépassé par la Ligue, de Matteo Salvini, même dans ses fiefs historiques. Un séisme pour la droite italienne et ses électeurs.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 11h45
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 17h01
    |

            Charlotte Chabas (Milan, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Il n’aime pas perdre, c’est « viscéral ». Déjà enfant, Vincenzo Sassi en venait aux mains quand on le battait aux billes. Lorsque le Milan AC est mené au score, le restaurateur de 57 ans préfère s’éviter les dernières minutes du match. Alors, dimanche 4 mars, quand la Rai Uno a donné les premiers résultats des législatives, le Lombard est parti se coucher en râlant. « Ce pays, c’est devenu n’importe quoi, on ne peut plus se fier à rien », s’est emporté le quinquagénaire à l’allure soignée :
« Même Berlusconi n’a pas réussi à comprendre l’Italie, vous vous rendez compte de la gravité de la situation ? » 

Au lendemain de la déroute du parti Forza Italia (FI), qui atteint péniblement les 14 %, Vincenzo Sassi est passé au local de campagne du parti de Silvio Berlusconi à Milan, via Sassetti. Dramatique à l’excès, il voulait « vérifier que le parti existe toujours ».
« Berlusconi a été très présent sur les plateaux télé, mais il a peut-être raté sa cible », avance Anna Moretti, banquière
Depuis les résultats, Silvio Berlusconi s’est fait discret. C’est à peine s’il a reçu dans sa maison d’Arcore, au nord-est de Milan, quelques proches. « Je pensais qu’on ferait au moins 16 % », a avoué le Cavaliere, selon le quotidien La Repubblica. Dans la nuit, l’ancien ministre Renato Brunetta a reconnu qu’avec 17,4 % des voix, le chef de file du parti d’extrême droite la Ligue (ex-Ligue du Nord), Matteo Salvini, « sera le meilleur candidat au poste de premier ministre pour la coalition de centre-droit ».
Un séisme pour la droite italienne. Même à Milan, ancien fief historique de l’ancien premier ministre aujourd’hui dominé par le Parti démocrate (PD), « le parti a encore perdu plus de 5 % par rapport à 2016 », constate Alessandro De Chirico, 40 ans, élu FI au conseil municipal. Déjà, la presse italienne pronostique la future implosion du parti, doublé sur sa droite dans une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Aucune majorité claire ne s’est dégagée des élections législatives italiennes de dimanche. Les partis classiques enregistrent leur plus bas niveau depuis la guerre.
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En Italie, les partis traditionnels de droite et de gauche n’ont jamais recueilli aussi peu de voix

Aucune majorité claire ne s’est dégagée des élections législatives italiennes de dimanche. Les partis classiques enregistrent leur plus bas niveau depuis la guerre.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 12h14
    |

            Pierre Breteau








                        


Avec près de 32 % des suffrages, le Mouvement 5 étoiles de Luigi Di Maio est arrivé en tête des élections législatives italiennes. Réunies en coalition, la droite et l’extrême droite parviennent toutefois à le dépasser, avec environ 37 % des voix – le parti de Silvio Berlusconi, Forza Italia, recueille 14 %, derrière la Ligue de Matteo Salvini, qui atteint 17,4 %. La coalition de gauche, formée autour du Parti démocrate de Matteo Renzi, échoue loin derrière, à 23 % – et simplement 18,7 % pour le PD.
La tendance est nette : même réunis, les partis classiques de droite et de gauche représentent moins d’un électeur sur deux. Et, par exemple, la Démocratie chrétienne, qui a gouverné l’Italie pendant tout l’après-guerre, ne recueille que… 1,3 % des suffrages – et n’hérite d’aucun siège à la Chambre des députés ou au Sénat.
Nous avons représenté ci-dessous les scores des principaux partis depuis 1994 :

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Quelles forces politiques en Italie depuis 1994 ?
Ce graphique représente la composition des coalitions italiennes des élections générales de 1994 à celles de 2018.
Passez votre souris au-dessus du graphique pour afficher le pourcentage.
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Source : Chambre des députés


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    var data = [{"date":"03/27/1994","berlusconi":"34.48","berlusconiallies":"","bossi2":"","salvini":"","ligue":"8.36","maroni":"","restedroite":"","bersani":"","bertinotti":"","bossi":"","casini":"","dimaio":"","grasso":"","grillo":"","ingroia":"","monti":"","occhetto":"34.34","prodi":"","renzi":"","restegauche":"","reste":7.07,"rutelli":"","santanche":"","segni":"15.75","veltroni":""},
{"date":"04/21/1996","berlusconi":"42.07","berlusconiallies":"","bossi2":"","salvini":"","ligue":"","maroni":"","restedroite":"","bersani":"","bertinotti":"","bossi":"10.07","casini":"","dimaio":"","grasso":"","grillo":"","ingroia":"","monti":"","occhetto":"","prodi":"43.39","renzi":"","restegauche":"","reste":4.47,"rutelli":"","santanche":"","segni":"","veltroni":""},
{"date":"05/13/2001","berlusconi":"","berlusconiallies":"39.49","bossi2":"","salvini":"","ligue":"10.07","maroni":"","restedroite":"","bersani":"","bertinotti":"5.03","bossi":"","casini":"","dimaio":"","grasso":"","grillo":"","ingroia":"","monti":"","occhetto":"","prodi":"","renzi":"","restegauche":"","reste":10.33,"rutelli":"35.08","santanche":"","segni":"","veltroni":""},
{"date":"04/09/2006","berlusconi":"","berlusconiallies":"45.8","bossi2":"","salvini":"","ligue":"3.94","maroni":"","restedroite":"","bersani":"","bertinotti":"","bossi":"","casini":"","dimaio":"","grasso":"","grillo":"","ingroia":"","monti":"","occhetto":"","prodi":"49.81","renzi":"","restegauche":"","reste":0.45,"rutelli":"","santanche":"","segni":"","veltroni":""},
{"date":"04/13/2008","berlusconi":"","berlusconiallies":"42.23","bossi2":"4.58","salvini":"","ligue":"","maroni":"","restedroite":"","bersani":"","bertinotti":"3.08","bossi":"","casini":"5.62","dimaio":"","grasso":"","grillo":"","ingroia":"","monti":"","occhetto":"","prodi":"","renzi":"","restegauche":"","reste":4.51,"rutelli":"","santanche":"2.43","segni":"","veltroni":"37.55"},
{"date":"02/24/2013","berlusconi":"21.56","berlusconiallies":"","bossi2":"","salvini":"","ligue":"","maroni":"4.08","restedroite":"3.54","bersani":"29.55","bertinotti":"","bossi":"","casini":"","dimaio":"","grasso":"","grillo":"25.55","ingroia":"2.25","monti":"10.56","occhetto":"","prodi":"","renzi":"","restegauche":"","reste":2.91,"rutelli":"","santanche":"","segni":"","veltroni":""},
{"date":"03/04/2018","berlusconi":"14","berlusconiallies":"","bossi2":"","salvini":"17.4","ligue":"","maroni":"","restedroite":"5.65","bersani":"","bertinotti":"","bossi":"","casini":"","dimaio":"31.88","grasso":"3.35","grillo":"","ingroia":"","monti":"","occhetto":"","prodi":"","renzi":"18.7","restegauche":"4.78","reste":4.24,"rutelli":"","santanche":"","segni":"","veltroni":""}];

    var annees = {
        "1994": 2,
        "1996": 5,
        "2001": 5,
        "2006": 2,
        "2008": 5,
        "2013": 5,
        "2018": 1
    };

    var dico = {
  "bertinotti": { "nom":"Fausto Bertinotti", "court":"PRC", "parti long":"Parti de la refondation communiste", "tendance":"communiste", "couleur":"220, 42, 27"},
  "grasso": { "nom":"Pietro Grasso", "court":"LEU", "parti long":"Libres et égaux", "tendance":"gauche", "couleur":"229, 156, 61"},
  "ingroia": { "nom":"Antonio Ingroia", "court":"RC", "parti long":"Révolution civile", "tendance":"gauche", "couleur":"229, 156, 61"},
  "occhetto": { "nom":"Achille Occhetto", "court":"PDS", "parti long":"Parti démocrate de la gauche ", "tendance":"gauche", "couleur":"234, 126, 180"},
  "bersani": { "nom":"Pier Luigi Bersani", "court":"PD", "parti long":"Parti démocrate", "tendance":"centre gauche", "couleur":"249, 174, 212"},
  "prodi": { "nom":"Romano Prodi", "court":"PD", "parti long":"Parti démocrate", "tendance":"centre gauche", "couleur":"249, 174, 212"},
  "renzi": { "nom":"Matteo Renzi", "court":"PD", "parti long":"Parti démocrate", "tendance":"centre gauche", "couleur":"249, 174, 212"},
  "restegauche": { "nom":"Autres partis de la coalition", "court":"", "parti long":"", "tendance":"centre gauche", "couleur":"237, 149, 193"},
  "veltroni": { "nom":"Walter Veltroni", "court":"PD", "parti long":"Parti démocrate", "tendance":"centre gauche", "couleur":"249, 174, 212"},
  "rutelli": { "nom":"Francesco Rutelli", "court":"API", "parti long":"Alliance pour l'Italie", "tendance":"centre gauche", "couleur":"249, 174, 212"},
  "casini": { "nom":"Pier Ferdinando Casini", "court":"UDC", "parti long":"Union du centre", "tendance":"centre", "couleur":"162, 196, 219"},
  "monti": { "nom":"Mario Monti", "court":"SC", "parti long":"Choix civique pour l'Italie", "tendance":"centre", "couleur":"162, 196, 219"},
  "segni": { "nom":"Mario Segni", "court":"PRN", "parti long":"Pacte de renaissance nationale", "tendance":"centre", "couleur":"162, 196, 219"},
  "santanche": { "nom":"Daniela Santanché", "court":"LD", "parti long":"La Droite", "tendance":"centre droit", "couleur":"145, 175, 196"},
  "berlusconi": { "nom":"Silvio Berlusconi", "court":"FI", "parti long":"Forza Italia", "tendance":"droite", "couleur":"74, 153, 206"},
  "salvini": { "nom":"Matteo Salvini", "court":"LN", "parti long":"Ligue (du Nord), alliée de Berlusconi", "tendance":"xénophobe", "couleur":"24, 86, 130"},
  "restedroite": { "nom":"Autres partis de la coalition", "court":"", "parti long":"", "tendance":"droite et extrême droite", "couleur":"74, 153, 206"},
  "dimaio": { "nom":"Luigi Di Maio", "court":"M5S", "parti long":"Mouvement 5 étoiles", "tendance":"populisme eurosceptique", "couleur":"255, 255, 0"},
  "grillo": { "nom":"Beppe Grillo", "court":"M5S", "parti long":"Mouvement 5 étoiles", "tendance":"populisme eurosceptique", "couleur":"255, 255, 0"},
  "maroni": { "nom":"Roberto Maroni", "court":"LN", "parti long":"Ligue du Nord, alliée de Berlusconi", "tendance":"xénophobe", "couleur":"24, 86, 130"},
  "bossi": { "nom":"Umberto Bossi", "court":"LN", "parti long":"Ligue du Nord", "tendance":"xénophobe", "couleur":"24, 86, 130"},
  "reste": { "nom":"élus hors coalition", "court":"", "parti long":"", "tendance":"divers", "couleur":"206, 206, 206"},
  "berlusconiallies": { "nom":"Silvio Berlusconi et alliés", "court":"PDL", "parti long":"Le Peuple de la liberté", "tendance":"droite", "couleur":"74, 153, 206"},
  "bossi2": { "nom":"Umberto Bossi", "court":"LN", "parti long":"Ligue du Nord, alliée de Berlusconi", "tendance":"xénophobe", "couleur":"24, 86, 130"},
  "ligue": { "nom":"Ligue du Nord, alliée de Berlusconi", "court":"", "parti long":"", "tendance":"xénophobe", "couleur":"24, 86, 130"}
};


    var patrons = ["bertinotti", "grasso", "ingroia", "occhetto", "bersani", "prodi", "restegauche", "renzi", "veltroni", "casini", "monti", "rutelli", "segni", "santanche", "berlusconi", "berlusconiallies", "salvini", "maroni", "restedroite", "dimaio", "grillo", "bossi", "bossi2", "ligue", "reste"].reverse();

    var parseDate = d3.time.format("%m/%d/%Y").parse;

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"
" + e["parti long"] + " (" + e.tendance + ")"
Part des suffrages : " + (d.y).toLocaleString() + " %"
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A l’instar de la tendance que l’on a pu observer en Allemagne lors des élections législatives de septembre 2017, la courbe est semblable pour les partis de gouvernement italiens : recul des partis traditionnels, hausse de l’extrême droite et des partis alternatifs.

        Pour aller plus loin :
         

          Au lendemain des élections, l’Italie confrontée à la fin d’un monde politique






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ L’extrême droite française a salué le bon score de la Ligue de Matteo Salvini, même si elle a toujours refusé de son côté l’union des droites.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
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Elections italiennes : le Front national se réjouit malgré une stratégie d’alliance différente

L’extrême droite française a salué le bon score de la Ligue de Matteo Salvini, même si elle a toujours refusé de son côté l’union des droites.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 11h30
    |

            Lucie Soullier








                        



                                


                            

Les drapeaux se sont déployés dès l’aube sur les comptes Twitter des cadres et sympathisants du Front national, lundi 5 mars. Rien de bien renversant pour un parti nationaliste. Sauf que, l’espace de quelques heures, leurs automatismes tricolores se sont teintés de vert.
La percée de l’extrême droite de Matteo Salvini a donné l’accent transalpin à ses alliés français au Parlement européen. Car le FN siège dans le même groupe à Bruxelles – celui de l’Europe des nations et des libertés (ENL) – et ne manque pas de le faire remarquer. Si, à quelques jours de son congrès, fragilisé par l’image écornée de sa dirigeante, le FN pouvait s’arroger quelques miettes de la victoire voisine…
Marine Le Pen a ainsi été l’une des premières à dégainer ses « chaleureuses félicitations » à son « allié et ami ». La coalition du leader de la Ligue (ex-Ligue du Nord) formée pour ces élections avec Forza Italia, la formation de Silvio Berlusconi, a remporté 37 % des voix. Plus encore : le parti europhobe et xénophobe de Matteo Salvini a ravi la tête de l’alliance, avec environ 18 % des suffrages dans les deux Chambres contre 14 % pour le parti de l’ancien président italien. « Une nouvelle étape du réveil des peuples ! », s’est enorgueillie Marine Le Pen qui veut y voir un présage de reprise pour son parti en crise, aux européennes de 2019.

« Deux pour se marier »
Et les « Viva » lancés par la présidente du FN se sont propagés tout au long de la journée sur les réseaux frontistes. A l’appui de cette « amitié » des extrêmes droites franco-italiennes, une image brandie en chaîne : la photographie de Matteo Salvini et Marine Le Pen, bras dessus bras dessous et pouces en l’air, prise lors d’un meeting de l’ENL, à Milan, en janvier 2016.
Avec son slogan « Les Italiens d’abord », son discours contre l’euro « crime contre l’humanité » ou encore ses tee-shirts « Stop invasione ! » contre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ En visite dans la capitale iranienne, le chef de la diplomatie française n’a pas réussi à obtenir du président Hassan Rohani les concessions souhaitées pour convaincre Washington de ne pas sortir de l’accord sur le nucléaire.
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A Téhéran, Jean-Yves Le Drian se heurte à l’intransigeance iranienne

En visite dans la capitale iranienne, le chef de la diplomatie française n’a pas réussi à obtenir du président Hassan Rohani les concessions souhaitées pour convaincre Washington de ne pas sortir de l’accord sur le nucléaire.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 11h01
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 10h13
    |

            Marc Semo (Téhéran, envoyé spécial.)








                        



                                


                            

Le sourire du ministre iranien des affaires étrangères Mohammad Javad Zarif s’affichait encore plus radieux qu’à l’accoutumée, et le président Hassan Rohani débordait d’affabilité. Si les autorités iraniennes voulaient ainsi marquer l’importance accordée à la visite de vingt-quatre heures, les 4 et 5 mars, de Jean-Yves Le Drian, elles ont répondu par une fin de non-recevoir à ses tentatives d’obtenir des concessions de la République islamique afin de convaincre Donald Trump de ne pas donner le coup de grâce à l’accord sur le nucléaire de juillet 2015 en rétablissant unilatéralement, le 12 mai, les sanctions américaines.
« Un dialogue dur, sans concession mais à poursuivre », a résumé le chef de la diplomatie française qui a fait part à ses interlocuteurs « des interrogations lourdes de la France » sur la politique régionale de l’Iran et sur son programme balistique, notamment sur ce qu’il appelle « la frénésie capacitaire » de Téhéran dans la fabrication de missiles et dans leur « propagation ». Le chef de la diplomatie française s’est, en revanche, félicité « de la détermination du président Hassan Rohani à tout faire pour que soit maintenu l’accord sur le nucléaire qu’il définit comme historique ».

Mais sur la Syrie, alors que le ministre français rappelait « le risque d’un cataclysme humanitaire » dans la Ghouta orientale, Hassan Rohani rétorquait que la meilleure réponse était « dans un renforcement du gouvernement central de Damas ». Des propos guère conciliants alors même que la veille, dans un entretien téléphonique de plus d’une heure consacré en bonne part à la Syrie, le chef de l’Etat Emmanuel Macron avait rappelé à Hassan Rohani « les responsabilités particulières » incombant à son pays du fait de son indéfectible soutien militaire au régime.
Crispation des autorités
Jean-Yves Le Drian est le premier haut responsable des trois pays de l’Union européenne...




                        

                        

