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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ « Les guerres commerciales sont mauvaises et faciles à perdre », a prévenu mercredi le président du Conseil européen Donald Tusk, face aux menaces protectionnistes du président américain.
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Commerce : veillée d’armes en Europe avant la décision de Donald Trump

« Les guerres commerciales sont mauvaises et faciles à perdre », a prévenu mercredi le président du Conseil européen Donald Tusk, face aux menaces protectionnistes du président américain.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 18h36
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Une fois de plus, c’est Donald Tusk, le président du Conseil européen, qui a trouvé la meilleure « punchline » pour répliquer à Donald Trump et à sa menace d’imposer les importations américaines d’acier à hauteur de 25 % (et d’aluminium à hauteur de 10 %). « Les guerres commerciales sont mauvaises et faciles à perdre », a lancé mercredi 7 mars l’ex-premier ministre polonais, prenant l’exact contre-pied du président des Etats-Unis qui avait tweeté en fin de la semaine précédente : « les guerres commerciales sont bonnes et faciles à gagner. » 
L’Union européenne (UE) reste en tout cas déterminée à répliquer avec des mesures de « rétorsion » particulièrement symboliques, si M. Trump passe des Tweets aux actes. La preuve ? Beurre de cacao, jus d’orange, whisky, jeans, cigarettes, etc., la liste de dizaines de produits d’exportation américains (d’un montant total de 3,5 milliards de dollars annuels, 2,8 milliards d’euros) que l’Europe pourrait taxer en représailles, a opportunément fuité mercredi.

Washington dit vouloir agir au nom de sa « sécurité nationale », un argument que Bruxelles rejette fermement et qu’elle compte contester auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). La commissaire européenne au commerce Cecilia Malmström a confirmé mercredi que l’Union cherchait depuis quelques jours l’appui d’autres partenaires internationaux pour porter l’affaire conjointement auprès de l’OMC.

Une réponse « ferme et proportionnée »
Elle a ajouté que la Commission européenne réfléchissait à des mesures de « sauvegarde », que l’Union pourrait prendre dans les semaines ou les mois qui viennent, si les taxes américaines entraînaient un détournement des importations mondiales d’acier et d’aluminium des Etats-Unis vers l’Union ou d’autres pays tiers. De vastes flux qui pourraient fragiliser encore davantage des industriels européens déjà pénalisés par plusieurs années de surcapacités chinoises à bas prix...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Les Soudan Célestins Music et moi (5). Pablo Aiquel, journaliste à Vichy, raconte la passion pour le football d’un des réfugiés soudanais dont « Le Monde » suit l’intégration en France.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

« Le jour où Ahmed a reçu un maillot du Real Madrid »

Les Soudan Célestins Music et moi (5). Pablo Aiquel, journaliste à Vichy, raconte la passion pour le football d’un des réfugiés soudanais dont « Le Monde » suit l’intégration en France.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 17h54
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 18h00
    |

Pablo Aiquel







                        



   


Chronique. Ahmed Khamis, 28 ans, connaît les championnats de football sur le bout des doigts. Le chanteur des Soudan Célestins Music, groupe de réfugiés soudanais dont Le Monde suit l’intégration en France dans le cadre du programme Les Nouveaux Arrivants, n’a donc pas raté une miette du match qui opposait, mardi 6 mars, le Paris-Saint-Germain (PSG) et le Real Madrid en Ligue des champions. Ahmed, qui arbore fièrement le maillot madrilène, a pu fêter avec ses amis la victoire de son club de cœur (2-1), concédant toutefois : « Ç’aurait été mieux de gagner avec Neymar en face. » Blessé, le joueur star du PSG ne participait pas à la rencontre.

        Lire aussi :
         

                « Le jour où les réfugiés soudanais sont revenus à Varennes-sur-Allier, où tout a commencé »



Pour Ahmed, le maillot original du Real Madrid est presque un talisman, il le met à chaque occasion importante. Bien sûr, il n’avait pas les moyens de se payer une telle parure, vendue entre 80 et 100 euros en magasin. Mais en octobre 2017, à l’occasion du temps fort « Migrations » organisé par le théâtre des Ilets, à Montluçon, nous avions demandé à plusieurs grands clubs d’offrir des maillots pour des matchs de football très symboliques mélangeant hommes et femmes, migrants et locaux. Le Real Madrid avait répondu très rapidement, suivi par l’équipe de France et le PSG. Et c’est l’ancienne gloire madrilène Emilio Butragueno, aujourd’hui directeur de la communication du club, qui nous avait appelés pour préciser le partenariat et s’assurer de l’envoi des maillots à Montluçon.
Baguette magique
Cela fait des années qu’Ahmed suit les exploits du club espagnol. Il ne se souvient même plus depuis quand, sans doute avant l’âge de 10 ans. Cristiano Ronaldo, Zidane, Figo… Il est intarissable sur « le plus grand club du monde ». Natif de Nyala, dans le sud-ouest du Soudan, Ahmed n’a mis les pieds à Khartoum, la capitale, qu’à 20 ans. Et il a dû attendre décembre 2017 pour s’asseoir pour la première fois dans les tribunes d’un grand stade de football. C’était à Lyon, lors d’un match opposant l’Olympique lyonnais à l’Olympique de Marseille et pour lequel on m’avait proposé deux places. J’avais demandé à Ahmed s’il voulait y aller. « Bien sûr ! », avait-il dégainé dans la seconde.

   


Certes, le fameux « Olympico » ne vaut pas un Real-Barça, mais, pour l’occasion, Ahmed avait tout de même enfilé son maillot madrilène sous une parka de ski car il faisait à peine plus de 0 °C. Comme si c’était une obligation, une nécessité de mettre un uniforme, de s’identifier pour communier avec les autres supporters. Tout l’impressionnait dans ce stade. La quantité de voitures aux abords de l’arène, le tramway plein la desservant, l’organisation des entrées, fluides malgré les fouilles, les escaliers d’accès en béton et, enfin, la vue de l’enceinte, pleine à craquer, les supporters, leurs banderoles, les fumigènes… Bref, le spectacle du football, si souvent vu à la télé. Ahmed filmait tout sur Facebook, afin de partager des extraits du match avec ses amis, restés à Vichy. Et sa principale satisfaction fut de voir un but de Mariano, « un joueur qui vient du Real Madrid et qui, j’espère, va y retourner ».

        Lire aussi :
         

                « Madame la Députée, nous, réfugiés soudanais… »



Mais, pour Ahmed, le football s’affirme aussi comme un langage universel qui relie par-delà les frontières, les statuts et les religions, une baguette magique pour dialoguer avec des inconnus. En février, en route vers Aurillac, nous nous arrêtons pour prendre un café dans un village du Cantal. Un client du bar arrive et échange quelques mots avec Ahmed, qui porte son maillot fétiche frappé des écussons des derniers titres du club mythique. De son côté, le Cantalou a séjourné dans la capitale espagnole quelques semaines auparavant. L’occasion d’échanger quelques informations sur la ville où Ahmed compte passer ses premières vacances, si possible l’été prochain. Pour voir le mythique « stade Santiago-Bernabeu et le musée avec les trophées ». Et, peut-être, rencontrer Emilio Butragueno.
Pablo Aiquel est journaliste indépendant. Il travaille pour La Gazette des communes comme correspondant Auvergne et ruralités.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le philosophe Dominique Bourg mêle sa voix à celle de juristes et de scientifiques pour élargir le débat constitutionnel à l’ensemble des paramètres environnementaux – pertes de biodiversité, acidification des océans, aérosols atmosphériques, pollution chimique, etc. –, et pas seulement le climat.
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« Inscrire la protection du climat dans la Constitution ne suffit pas »

Dans une tribune au « Monde », le philosophe Dominique Bourg mêle sa voix à celle de juristes et de scientifiques pour élargir le débat constitutionnel à l’ensemble des paramètres environnementaux – pertes de biodiversité, acidification des océans, aérosols atmosphériques, pollution chimique, etc. –, et pas seulement le climat.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 17h53
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Emmanuel Macron souhaite-t-il devenir « le leader de la transition écologique » sur la scène internationale ? Si telle est sa volonté, il va falloir faire de la France un modèle et passer à l’action. Le droit est alors un outil incontournable. Vu l’état de la planète qui continue de se dégrader à un rythme inquiétant, comme le rappelaient encore récemment 15 364 scientifiques, issus de 184 pays dans une tribune (« Il sera bientôt trop tard pour dévier de notre trajectoire vouée à l’échec, et le temps presse », Le Monde, 14 novembre), on ne pourra se passer d’une évolution du droit. Pour accélérer la transition écologique, il conviendra de modifier la Constitution et la façon de produire les lois : traiter les problèmes de façon cloisonnée et en conséquence concevoir les lois isolément les unes des autres, est un gage d’inefficacité environnementale.

Prétendre protéger le climat sans se soucier du marché de l’énergie, de l’urbanisme, des subventions aux énergies fossiles, etc., est le plus sûr moyen de ne pas atteindre le résultat qu’on s’est fixé. La nature est systémique. Ni l’organisation de l’économie, ni la production des lois ne peuvent l’ignorer impunément. En raison des ambitions du président de la République, il est donc permis d’espérer que la révision constitutionnelle prévue pour 2018 permettra un renforcement opératoire de la protection de l’environnement, et au premier chef du climat.
Effets pervers
Mais sous quelle forme renforcer la protection de l’environnement, et notamment du climat, dans la Constitution ? Faut-il ne parler que du climat ? Mais quid alors du caractère systémique des difficultés ? En outre, ce serait assez mal avisé, l’année d’une importante conférence mondiale sur la biodiversité (COP), de ne pas la prendre en compte.
L’introduction du climat seul dans la Constitution pourrait en outre nourrir des effets pervers. Par exemple, c’est au nom du...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Pour la presse américaine, l’élu de 45 ans, ex-rocker, représente la « vague bleue » capable de remobiliser l’électorat démocrate.
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Au Texas, le démocrate Beto O’Rourke défiera le républicain Ted Cruz aux élections de mi-mandat

Pour la presse américaine, l’élu de 45 ans, ex-rocker, représente la « vague bleue » capable de remobiliser l’électorat démocrate.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 17h46
   





                        



   


C’est l’un des nouveaux visages auxquels il va falloir s’habituer. Robert Francis O’Rourke, dit Beto O’Rourke, a remporté, mardi 6 mars, la primaire démocrate dans l’Etat du Texas en vue des élections de mi-mandat, le 6 novembre. A 45 ans, cet ex-rocker (il a été le bassiste d’un groupe appelé Foss dans les années 1990), élu depuis 2012, ne veut rien moins que déboulonner l’ultraconservateur Ted Cruz, candidat républicain à sa réélection.
Signe d’un regain d’intérêt pour la politique, les primaires du Texas ont mobilisé les électeurs des deux camps : plus d’un million de démocrates y ont participé, un chiffre inédit depuis la primaire de 2002. Chez les républicains, ils ont été plus de 1,5 million (contre 1,48 million en 2010).
Pour la presse américaine, Beto O’Rourke, partisan de l’Obamacare, de l’avortement, de l’immigration, de la dépénalisation du cannabis et de l’encadrement des ventes d’armes représente la « vague bleue » (démocrate), qui remobilise l’électorat démocrate et rêve d’infliger un revers à Donald Trump et aux républicains ; y compris dans des Etats conservateurs comme le Texas.
Pour sa campagne, Beto O’Rourke a levé 2,4 millions de dollars au dernier trimestre 2017 — plus que Ted Cruz (1,9 million) — sans faire appel à des comités d’action politique (PAC) et sans accepter l’argent des entreprises, rappelle le magazine Newsweek.
Difficile de gagner le Texas
Lors des élections de mi-mandat, les démocrates ont besoin de gagner 24 sièges pour reprendre la Chambre de représentants et faire dérailler le programme législatif de Donald Trump.
Une victoire au Sénat est beaucoup plus incertaine, affirme CNN : les démocrates défendent vingt-six sièges, dont dix dans des Etats remportés haut la main par Donald Trump en 2016, alors que les républicains n’ont que huit sièges à défendre.
Et au Texas, où Donald Trump a remporté l’élection de 2016 avec 52,2 % des voix (43,2 % pour Hillary Clinton), Beto O’Rourke aura fort à faire, même si ce natif d’El Paso, à la frontière avec le Mexique, mise sur les Hispaniques qui représentent 28 % de l’électorat de Texas (lui-même parle espagnol). En effet, aucun élu démocrate du Texas ne siège au Sénat depuis… 1988.

FIRST LISTEN: our new 60-second statewide radio ad introducing our liberal opponent, Congressman Robert O’Rourke, t… https://t.co/GdHS91XJWS— tedcruz (@Ted Cruz)


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Après l’annonce de la victoire de Beto O’Rourke à la primaire démocrate, Ted Cruz a montré qu’il prenait cet adversaire au sérieux. Il l’a aussitôt attaqué sur CNN en le qualifiant d’« extrême gauche » qui « déteste le président », rappelant que « les électeurs conservateurs étaient aussi très mobilisés ».
Le candidat républicain a aussitôt embrayé sur une campagne de communication contre le démocrate en titillant la fibre conservatrice des Texans, avec un spot radio moquant le surnom de son adversaire et affirmant « qu’on ne peut se présenter aux élections au Texas en étant libéral ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ L’entreprise a mis à disposition du Pentagone des technologies d’intelligence artificielle permettant d’identifier des éléments dans des vidéos.
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Un programme de Google aide le Pentagone à analyser les images filmées par les drones

L’entreprise a mis à disposition du Pentagone des technologies d’intelligence artificielle permettant d’identifier des éléments dans des vidéos.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 17h45
   





                        



   


Google ne l’avait pas annoncé publiquement. Mardi 6 mars, le site américain Gizmodo a révélé l’existence d’un partenariat entre l’entreprise et le Pentagone, destiné à aider ce dernier à analyser des images de drones.
Cette démarche s’inscrit dans le projet Maven du ministère américain de la défense, lancé en avril 2017, visant à « intégrer plus efficacement l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique à travers les opérations pour maintenir nos avantages face à des adversaires de plus en plus compétents », précisait alors une note du Pentagone. Sa priorité : « rendre rapidement intelligible l’énorme volume de données accessibles au ministère de la défense », notamment les images filmées par les drones, à des fins de renseignement.
Identifier des cibles
Google est à la pointe en matière d’intelligence artificielle, notamment dans le secteur de l’apprentissage automatique et de la vision par ordinateur. Des compétences utiles au projet Maven. Dans un communiqué transmis à la presse américaine, Google explique travailler « depuis longtemps avec les agences gouvernementales pour leur fournir des solutions technologiques ».
Cette fois, l’entreprise met à disposition du Pentagone des accès à TensorFlow, un outil d’intelligence artificielle qu’elle a rendu open source – c’est-à-dire que n’importe qui peut y accéder et l’utiliser comme bon lui semble. Objectif annoncé : « aider à la reconnaissance d’objets dans des données non classifiées ». Mais Google ne donne pas plus de précisions sur son niveau d’implication dans ce projet : l’entreprise se contente-t-elle juste de faciliter l’usage de cette technologie ouverte au Pentagone ? L’aide-t-elle à le personnaliser ? Ou développe-t-elle des outils, s’appuyant sur TensorFlow, spécifiques à l’analyse d’images de drones pour l’armée américaine ?
Ce type de technologie peut permettre d’identifier automatiquement, dans des photos et des vidéos, des bâtiments, des véhicules ou des humains par exemple ; ce qui peut aider l’armée et le renseignement américain à surveiller des zones, identifier des cibles et affiner leurs stratégies.
« Garde-fous »
Pour désamorcer les critiques, Google l’assure : « La technologie labellise des images qui seront analysées par des humains, et ne sert qu’à un usage non offensif. » L’entreprise reconnaît que l’utilisation de technologies d’intelligence artificielle au service de l’armée « soulève des inquiétudes légitimes ». « Nous discutons activement de cet important sujet en interne et avec d’autres, tout en continuant à créer des règles et des garde-fous autour du développement et de l’usage de nos technologies d’apprentissage automatique. »
Les liens entre Google et l’armée sont délicats. Le secteur militaire est intéressé par ses technologies, mais cela peut s’avérer périlleux pour l’image de l’entreprise. Eric Schmidt, qui était jusqu’à décembre président de la maison mère de Google Alphabet, siège dans un comité du ministère de la défense américain consacré à l’innovation. La question s’est faite pressante quand Google a acquis, au début des années 2010, plusieurs entreprises de robotique, dont la prestigieuse Boston Dynamics, qui développe des robots à destination de l’armée. Google s’en est finalement séparé l’an dernier. Aujourd’hui, les progrès impressionnants des technologies d’intelligence artificielle, et plus particulièrement d’apprentissage automatique, soulèvent de nouvelles craintes, notamment liées aux usages militaires qui pourraient en être fait.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ An Hee-jung était considéré comme le successeur naturel du président Moon. Depuis le début de l’année, tous les milieux sont secoués par des révélations de harcèlement et de violences sexuelles.
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Accusé de viol, un haut responsable du parti au pouvoir en Corée du Sud démissionne

An Hee-jung était considéré comme le successeur naturel du président Moon. Depuis le début de l’année, tous les milieux sont secoués par des révélations de harcèlement et de violences sexuelles.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 17h25
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



                                


                            

La vague #MeToo a fini par submerger la Corée du Sud. Mardi 6 mars, le gouverneur de la province du Chungcheong du Sud, dans l’ouest du pays, An Hee-jung, a démissionné au lendemain d’une interview accordée à la chaîne JTBC par sa secrétaire Kim Ji-eun. Elle l’a accusé de quatre viols, dont un le 25 février, alors que M. An l’avait convoquée tard dans son bureau pour s’excuser de son attitude, et de harcèlement sexuel pendant les huit mois passés à son service.
Sur sa page Facebook, M. An, 52 ans, politicien populaire et considéré jusqu’alors comme favori pour succéder au président Moon Jae-in à l’issue de son mandat en 2022, a présenté ses excuses : « Tout est de ma faute. Je demande pardon pour mon comportement insensé. » Il a également été exclu du parti Minjoo au pouvoir. « En tant que dirigeante de parti et mère de famille, je veux m’engager pour un changement de culture des relations hommes-femmes », a déclaré Choo Mi-ae, la présidente de la formation.
« Monstre »
Les révélations de harcèlement et d’agressions s’enchaînent depuis le 28 janvier, quand la procureure Seo Ji-hyeon a révélé avoir été abusée par un supérieur en 2010. Son initiative a eu un effet déclencheur alors que la vague de révélations #MeToo peinait à se propager en Corée. Lors de son entretien, Mme Kim a reconnu que la vigueur du mouvement lancé aux Etats-Unis lui avait donné le courage de s’exprimer.
Aucun secteur de la société sud-coréenne n’est épargné. L’écrivain Ko Un, souvent présenté comme possible Prix Nobel, est dans la tourmente depuis la publication, en février, d’un texte de la poétesse Choi Young-mi, titré Goemul (« monstre »). Mme Choi décrit, sans le nommer mais en multipliant les indices, comment un auteur connu abusait des jeunes écrivaines.

Le 19 février, l’auteur dramatique et metteur en scène Lee Young-taek a présenté ses excuses publiques et renoncé à ses activités après avoir été...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Après les élections législatives en Italie, retour sur la montée de la vague protéiforme de mouvements d’extrême droite sur le Vieux Continent.
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Carte : la progression des extrêmes droites en Europe

Après les élections législatives en Italie, retour sur la montée de la vague protéiforme de mouvements d’extrême droite sur le Vieux Continent.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 15h40
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 16h45
    |

            Mathilde Damgé








                        


Présence d’un candidat d’extrême droite au second tour des élections présidentielles autrichienne et française, montée du parti d’extrême droite allemand AfD au Bundestag…, l’avancée de mouvements d’extrême droite se confirme en Europe.
Dimanche 4 mars, la Ligue de Matteo Salvini est passée devant Forza Italia en nombre de sièges aux élections législatives en Italie. L’extrême droite participe en Autriche, en Finlande et en Bulgarie à un gouvernement de coalition, et même dans les cas slovaque…, avec un parti de gauche.
La carte ci-dessous dresse un état des lieux des forces d’extrême droite au dernier scrutin en date dans chacun des vingt-huit pays membres de l’Union européenne. Les noms et les scores des partis apparaissent au survol de la carte ; des éléments de contexte apparaissent en cliquant sur chaque pays.

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Les extrêmes droites les plus puissantes en Autriche et en Italie
Les deux pays sont talonnés par la Hongrie et la Slovaquie. Deux pays européens n'ont aucun mouvement d'extrême droite notable dans le jeu politique : le Luxembourg et l'Irlande.








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var data = [["pays","score de l'extrême-droite","partis politique","dernier scrutin en date","contexte"],["Finlande",6.9,"Vrais Finlandais","Présidentielle 2018","Avec 17,6 % des voix, les Vrais Finlandais sont arrivés en deuxième position lors des législatives de 2015, ce qui leur a permis d'entrer dans un gouvernement de coalition. Mais, deux ans plus tard, l'élection de la tête des Vrais Finlandais a provoqué la scission entre les partisans du nouveau président du parti et des opposants, qui ont annoncé la création d'une formation concurrente. Les frondeurs sont restés au gouvernement."],["Portugal",0.09,"Parti national rénovateur","Municipales 2017","Le Parti national rénovateur, d'une orientation politique proche de celle du Front national en France, n'a jamais dépassé 1 % des votes."],["Slovénie",2.2,"Parti national slovène","Législatives 2014","Depuis 2011, le Parti national slovène, populiste et eurosceptique, n'a plus assez de voix pour se maintenir au parlement."],["Suède",12.9,"Démocrates de Suède","Législatives 2014","Les Démocrates de Suède (SD) sont issus, à l'origine, du néonazisme, mais se sont recentrés, renonçant à un discours ouvertement raciste. Une nouvelle organisation néonazie, le Mouvement de la résistance nordique, est apparue depuis une dizaine d'années."],["Royaume-Uni",1.8,"UKIP et BNP","Législatives 2017","Le parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP), créé en 1993, a mis la lutte contre l’immigration au centre de son programme. Pour ne pas perdre trop d'électeurs au profit de l'UKIP, le premier ministre David Cameron a dû s'engager à tenir un référendum sur le maintien du pays dans l'Union européenne… provoquant le Brexit. Le Parti national britannique (BNP), plus ancien, est lui en nette perte de vitesse."],["Roumanie",3.8,"Parti de la Grand Roumanie et Parti Roumanie unie","Législatives 2016","Le Parti Grande Roumanie, fondé en 1991 par un admirateur du dictateur Nicolae Ceaușescu, est en perte de vitesse. Il n'a pas réussi à conserver de députés au niveau national et européen. Dans la même ligne souverainiste et europhobe, le Parti Roumanie unie a été créé en 2015. "],["Slovaquie",16.6,"Notre Slovaquie","Législatives 2016","Le parti d'extrême droite Notre Slovaquie (LSNS), qui milite pour une sortie de l'Union européenne, est arrivé perdant des élections régionales, en novembre 2017, son leadeur, Marian Kotleba, ayant échoué à préserver son poste de gouverneur d'une région du centre. Le Parti national slovaque essaie, lui, de se dédiaboliser et participe au gouvernement du social-démocrate Robert Fico, grâce aux 8,6 % obtenus aux dernières élections législatives."],["Autriche",26,"FPO","Législatives 2017","Norbert Hofer a perdu de très peu au deuxième tour de l'élection présidentielle face à l'ancien dirigeant des Verts, Alexander Van der Bellen. Au premier tour de l'élection, il était arrivé largement en tête avec 35 % des voix, contre 21 % pour son concurrent. Son parti, le FPÖ a obtenu 26 % des voix aux dernières élections législatives et trois ministères régaliens au sein du gouvernement, qu'il partage avec les conservateurs."],["Italie",22.32,"Ligue du Nord et Frères d'Italie","Législatives 2018","Après sa rupture avec la droite berlusconienne, Frères d'Italie a effectué un rapprochement avec la Ligue du Nord de Matteo Salvini, en 2014-2015, sur la base de leur opposition aux politiques de Bruxelles, en particulier sur l'immigration. Mais la doctrine centralisatrice des néofascistes reste opposée au régionalisme de la Ligue."],["Lituanie",5.55,"Ordre et justice","Législatives 2016","Le parti Ordre et Justice, dirigé par l'ex-président Rolandas Paksas, destitué en 2004 pour violation de la Constitution, est un parti populiste qui appartient au groupe eurosceptique formé par l'UKIP au Parlement européen. Il est en perte de vitesse depuis quelques années."],["Pays-Bas",13.06,"Parti pour la liberté","Législatives 2017","Le Parti pour la liberté (PVV) de Geert Wilders est devenu, en mars, la deuxième force du Parlement néerlandais, derrière les libéraux, avec vingt sièges sur cent cinquante et un gain de cinq élus. "],["Lettonie",13.9,"Alliance nationale","Législatives 2014","Le parti nationaliste, créé en 2010, fait partie du groupe Conservateurs et réformistes européens à Strasbourg, comme le Parti populaire danois ou les Vrais Finlandais."],["Croatie",1.25,"Alliance démocratique croate de Slavonie et Baranya (HDSSB)","Législatives 2016","Dirigé pendant des années par le criminel de guerre Branimir Glavas, qui a réussi à être réélu au parlement, le parti nationaliste n'a toutefois réuni que peu de voix aux dernières élections."],["Hongrie",14.7,"Jobbik","Européennes 2014","Le positionnement de plus en plus xénophobe de Viktor Orban, issu du camp conservateur, permet paradoxalement au parti extrémiste Jobbik, qui a modéré son discours, de se présenter comme la principale alternative au dirigeant. L'Alliance des Jeunes de Droite-Mouvement pour une meilleure Hongrie, communément appelé Jobbik, a été fondé en 2003. 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Ils participent au gouvernement de coalition et ont deux des quatre postes de vice-premier ministre."],["République tchèque",1.23,"Les Réalistes","Présidentielle 2018","Les Réalistes, un nouveau parti qui s'inspire ouvertement de l'AfD allemande, avec un discours eurosceptique et sécuritaire, n'a réuni qu'un faible nombre de voix au premier tour de la présidentielle. En revanche, le parti nationaliste Liberté et démocratie directe (SPD), plus ancien, a obtenu 10 % des votes lors du scrutin législatif de 2017, grâce à son discours anti-islam et anti-UE. L'homme d'affaires Andrej Babis, vainqueur des élections, n'a pas exclu la formation d'un gouvernement minoritaire, qui aurait le soutien des communistes et du SPD."],["Danemark",21.1,"Parti populaire danois (DF)","Législatives 2015","Arrivé en deuxième position aux dernières législatives, DF critique le dumping social et la criminalité originaire de l'Europe de l'Est et est partisan du rétablissement des contrôles aux frontières. Certains de ses membres ont proposé de supprimer le Parlement européen et de stopper l'entrée des musulmans au Danemark. Il s'est classé en tête aux élections européennes dans le pays."],["Allemagne",12.6,"Alternative pour l'Allemagne (AfD)","Législatives 2017","Le parti eurosceptique Alternative pour l’Allemagne (AfD) s'est imposé aux législatives allemandes de septembre avec une percée sans précédent de 12,6 % des voix, contre 4,7% il y a quatre ans. Le Parti national-démocrate d'Allemagne (NPD), plus ancien, a pratiquement disparu des urnes et n'a plus qu'un député européen."],["Pologne",13.57,"Korwin et Kukiz'15","Législatives 2015","Korwin, créé par le député européen Janusz Korwin-Mikke en 2015, et rebaptisé Liberté, n'a remporté aucun siège aux dernières élections, avec ses 4,76 % des voix. En revanche, cinq membres du parti d'extrême droite Mouvement national ont été élus au Parlement polonais sur les listes de Kukiz'15, parti populiste du chanteur Pawel Kukiz, qui a obtenu 8,81 % des voix."],["Irlande",0,"","Législatives 2016","Il n'y a pas de parti d'extrême droite dans le pays."],["Espagne",0.24,"Vox et Phalange espagnole","Législatives 2016","Contrairement à d'autres pays européens où l'extrême droite se construit sur un sentiment anti-immigration et anti-islam, l'extrémiste espagnol milite d'abord pour l'unité du pays. Mais aucun parti n'arrive à percer : Vox, le plus grand des groupuscules d’extrême droite espagnols, n’a recueilli que 0,2 % des voix lors des élections législatives de juin 2016. La Phalange espagnole, d'obédience franquiste, a obtenu 0,04 %."],["Chypre",5.65,"ELAM","Présidentielle 2018","Le Front populaire national (ELAM), parti nationaliste grec, a réuni 5,65 % des voix au premier tour de l'élection présidentielle, en janvier. Il avait déjà obtenu 3,7 % des voix aux élections législatives de 2016, lui assurant deux sièges au Parlement. Il manifeste régulièrement contre la présence des Turcs et des migrants et revendique s'inspirer du mouvement grec Aube dorée."],["Malte",0.36,"Mouvement patriotique maltais","Législatives 2017","Le Mouvement patriotique maltais, apparu en 2016, a un discours dirigé contre l’islam, les migrants et le multiculturalisme. Il a obtenu 0,36 % des voix aux dernières élections législatives."],["Luxembourg",0,"","Communales 2017","Le Luxembourg n'avait pas de candidat d'extrême droite aux dernières élections. Le Parti social-démocrate populaire (SDV), qui revendique des idées proches du Front national, a été créé en avril 2015 et n'est pas encore installé dans le paysage politique luxembourgeois."],["Belgique",3.7,"Vlaams Belang (VB)","Législatives 2014","L'alliance néo-flamande (N-VA) a pris beaucoup de voix à l'Intérêt flamand (Vlaams Belang ou VB) en polissant son discours tout en continuant à s'en prendre aux migrants. Elle est devenue la principale composante de la coalition au pouvoir, avec 20,3 % des voix aux dernières législatives."]];

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Un contexte indispensable puisque le dernier scrutin reflète le suffrage populaire à un moment donné mais que, dans certains cas, ce chiffre peut être biaisé par une participation très faible, comme dans le cas des dernières élections législatives en France, où le résultat du Front national à cette seule élection donnerait une idée fausse du poids du parti et de ses idées sur une période plus longue.
Plusieurs visages, une obsession sécuritaire
Souverainiste, populiste, eurosceptique ou même europhobe, parfois ouvertement raciste et xénophobe, l’extrême droite en Europe a plusieurs visages. Son principal moteur, dans les dernières années, a été la crise migratoire et la lutte contre l’Islam, sauf en Espagne, où les mouvements d’extrême droite ont regagné en visibilité à la faveur de la crise catalane en militant pour l’unité du pays.
La multiplication des conflits dans le monde et l’arrivée de milliers de migrants dans différents pays européens a eu pour effet collatéral l’intensification d’un sentiment anti-immigration, sur lequel surfent les groupes d’extrême droite : Malte, qui n’avait pas jusqu’à récemment de mouvement d’extrême droite notable a vu apparaître en 2016 le Mouvement patriotique maltais.
A Chypre, c’est une montée en puissance du Front populaire national (ELAM), qui s’inspire du mouvement ultraviolent grec Aube dorée : mardi 6 mars, cinq jeunes néonazis ont été arrêtés à Athènes par les services antiterroristes, accusés d’attaques contre des locaux de migrants et de gauche.
Cette obsession sécuritaire (fermeture des frontières, contrôle des étrangers...) et le repli identitaire sont aussi partagés par des partis de droite « dure », au pouvoir en Belgique, en Hongrie et en Pologne, dont les gouvernements se font aussi le relais de sentiments europhobes ou, à tout le moins, eurosceptiques. L’Alliance néoflamande (NVA), qui a réussi à damner le pion aux « purs » du Vlaams Belang, a ainsi rejoint au Parlement le groupe des Conservateurs et réformistes européens (CRE), un ralliement inédit dénoncé par Karel De Gucht, le commissaire au commerce européen.

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La famille Le Drian soupçonnée d’avoir bénéficié d’un passe-droit scolaire en Espagne

Le ministre des affaires étrangères a pu faire inscrire ses petits-enfants au lycée français de Barcelone après la date limite officielle. L’ambassade de France à Madrid dément tout « piston ».



Le Monde
 |    07.03.2018 à 15h33
    |

            Sandrine Morel (Madrid, correspondance)








                        


Les deux petits-enfants de Jean-Yves Le Drian auraient-ils obtenu une place dans le très prisé lycée français de Barcelone sans l’intervention du consul ? Selon Mediapart, le ministre des affaires étrangères aurait en tout cas sorti l’artillerie lourde et mis en branle la machine du Quai d’Orsay pour garantir toutes les chances de succès à leur demande d’inscription, comme l’attesterait un échange de courriels entre le consul de France d’alors, Edouard Beslay, et le proviseur, Dominique Duthel.
« Dominique, je viens d’être appelé par le directeur de cabinet de M. Le Drian à propos de (…) petits-enfants de M. Le Drian, dont le fils vient de s’installer à Barcelone, écrit ainsi M. Beslay dans un courrier électronique daté du 7 juin, une semaine après la date limite officielle de dépôt des dossiers d’inscription. Il serait donc souhaitable qu’ils obtiennent une place. » Histoire de mettre toutes les chances de son côté, le consul ajoute : « Peut-être aurez-vous ainsi une oreille plus attentive au plus haut niveau et la joie d’avoir la visite du ministre l’an prochain. »
Ce à quoi le proviseur répond que « ce ne sont pas les niveaux les plus faciles, mais on fera le nécessaire au plus vite bien sûr. » Affaire réglée.
« Il n’y a pas d’affaires, pas de piston »
Pour le proviseur du lycée français de Barcelone, qui dit à Mediapart ne pas se souvenir du message de M. Beslay, si les deux enfants ont obtenu une place, c’est que les classes demandées n’étaient pas saturées.
L’échange de courriers n’en demeure pas moins troublant. Les demandes d’inscription dans le lycée français de Barcelone ont explosé ces dernières années, au rythme de la croissance de la population française dans la ville catalane. Dans un article publié en septembre sur le site d’un média français à Barcelone, Equinoxradio, la responsable des inscriptions reconnaissait que le lycée avait dû rejeter 300 dossiers avant la rentrée 2017, faute de place. Beaucoup de parents se plaignaient de l’opacité des critères d’attribution.
« Avec neuf classes par niveau, le lycée est globalement saturé », reconnaît-on au consulat, « mais surtout pour les premières inscriptions, en début de cursus scolaire. Alors que des places peuvent se libérer dans des classes de niveaux plus avancés. » Pour l’ambassade de France à Madrid :
« Il n’y a pas d’affaires, pas de piston. Nous avons fait les vérifications opportunes et le dossier est arrivé avant la réunion de la commission d’attribution des places. Les services ont fait même tellement de zèle qu’ils ont demandé des pièces supplémentaires pour compléter le dossier des enfants, lesquels répondaient aux critères prioritaires : être français, scolarisés dans un établissement français et avec des parents mutés… »
« Il n’y a eu aucune intervention du ministre ou du cabinet pour un quelconque passe-droit », assure aussi au Monde le cabinet de M. Le Drian. Pour des questions de sécurité, la présence de ses petites-enfants a en revanche pu être communiquée au consul.
Le ministre, lui, n’est pas encore venu à Barcelone. Et aucune visite prochaine n’est à l’agenda…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ La jeune femme assure être en possession d’enregistrements prouvant l’implication de Moscou dans la campagne du président américain en 2016.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Campagne de Trump : une prostituée arrêtée en Thaïlande menace la Russie de révélations

La jeune femme assure être en possession d’enregistrements prouvant l’implication de Moscou dans la campagne du président américain en 2016.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 15h00
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 15h23
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante) et 
Bruno Philip (Bangkok, correspondant en Asie du Sud-Est)








                        



                                


                            

Cela aurait pu n’être que la trame d’un polar avec enquêteurs, mafieux russes et « escort girls » slaves à Pattaya – sans conteste l’une des capitales mondiales de la prostitution. Mais parmi les dix Russes arrêtés le 25 février dans un hôtel Ibis de cette station balnéaire du sud de la Thaïlande, la présence d’Alexandre Kirilov et d’Anastasia Vachoukevitch a rapidement retenu l’attention. Le premier, âgé de 36 ans, gourou autoproclamé du sexe et initiateur d’un séminaire destiné à enseigner l’art de l’amour et de la séduction, se fait également appeler Alex Lesley ; la seconde, une prostituée biélorusse de 28 ans, est davantage connue sous son diminutif, Nastia, et son pseudo « Rybka » (« petit poisson »). Tous deux figurent déjà au centre d’une belle polémique en Russie.
Le visage de Nastia, qui se décrit elle-même comme une « chasseuse d’oligarques », y est devenu familier depuis la diffusion, le 8 février, d’une vidéo embarrassante pour le pouvoir russe sur la chaîne YouTube de l’opposant Alexeï Navalny. Dans ce film de quarante minutes, déjà regardé 6,5 millions de fois, le principal adversaire du Kremlin décrivait minutieusement la rencontre, en août 2016, sur un bateau mouillant dans les eaux norvégiennes, du milliardaire Oleg Deripaska, roi de l’aluminium en Russie, et du vice-premier ministre Sergueï Prikhodko, spécialiste des affaires internationales, en présence de la jeune femme.
Or, M. Deripaska a fait l’objet d’accusations assez précises dans la presse américaine sur ses liens avec Paul Manafort, l’ancien directeur de campagne de Donald Trump. Informait-il sur ce yacht le responsable russe de ses échanges avec le représentant du candidat républicain ? La discussion, dont on ne saisit pas tout le contenu mis à part qu’il est question des « mauvaises relations avec les Etats-Unis », est filmée par… Nastia Rybka.
« Des choses bizarres peuvent arriver »
Pour remonter jusqu’à elle, Alexeï Navalny n’a pas eu à...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Depuis six mois, le secteur, habitué à l’autorégulation, fait face à de nombreuses accusations, dans des dossiers aussi différents que la santé, le respect humain ou encore les jeux d’argent.
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Addiction, violence, droit du travail… l’industrie du jeu vidéo attaquée sur plusieurs fronts

Depuis six mois, le secteur, habitué à l’autorégulation, fait face à de nombreuses accusations, dans des dossiers aussi différents que la santé, le respect humain ou encore les jeux d’argent.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 14h50
    |

            William Audureau et 
Corentin Lamy








                        



   


C’est à ne plus savoir où donner de la manette. Que ce soit en France, aux Etats-Unis, au Canada, au Brésil, ou encore en Nouvelle-Zélande, la plupart des syndicats du jeu vidéo nationaux sont mobilisés sur plusieurs fronts pour défendre leur secteur, qui connaît sa plus importante salve de critiques de la part des pouvoirs publics depuis deux décennies. Si certaines obsessions vieilles des années 1990 refont surface de manière inattendue, comme les questions de la violence et de l’addiction, d’autres s’inscrivent dans les évolutions économiques et sociétales récentes, que ce soit sur les nouveaux modèles de monétisation ou de la gestion humaine au sein des entreprises.
L’OMS veut reconnaître l’addiction au jeu vidéo
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé au début de janvier son souhait de reconnaître l’addiction au jeu vidéo en tant que maladie, sous le nom de « trouble du jeu vidéo » (gaming disorder), dans sa prochaine révision de la Classification internationale des maladies (CIM).
S’appuyant sur une contre-expertise de 36 experts internationaux en santé mentale, qui évoquent « d’authentiques risques de diagnostics abusifs », les principaux représentants mondiaux de l’industrie du jeu vidéo ont exhorté au début de mars l’OMS a revenir sur sa décision, évoquant une « classification controversée et non démontrée ». 
Donald Trump dénonce l’influence des jeux violents
C’est une antienne des années 1990. Après la tuerie du 14 février dans un lycée de Parkland, en Floride, et alors que le débat sur le port des armes à feu fait rage aux Etats-Unis, Donald Trump a suggéré un lien entre tueries de masse et jeux vidéo et films violents. « Je vois de plus en plus de gens dire que la violence des jeux vidéo a une influence sur les jeunes », a-t-il dit le 22 février lors d’une discussion informelle diffusée par CNN.
« Les jeux vidéo ne sont clairement pas le problème, s’est défendu lundi 5 mars le Syndicat américain des éditeurs de jeu vidéo. Ce sont des loisirs distribués et consommés dans le monde entier, mais les Etats-Unis connaissent un niveau de violence plus haut que celui de n’importe quelle nation. » Donald Trump doit rencontrer jeudi 8 mars les représentants de l’industrie pour évoquer son idée de système de classification par âge – qui, dans les faits, existe déjà depuis 1994. 
Les « lootbox » dans le collimateur des puissances publiques
La polémique est née à l’automne avec la sortie du jeu Star Wars Battlefront II et ses coffres à butin au contenu aléatoire, dit « lootboxes », vendus en monnaie réelle. Les joueurs avaient calculé qu’il leur faudrait environ 2 100 dollars d’achats de lootboxes ou 4 528 heures de jeu pour débloquer tout le contenu du titre. « Un casino en ligne avec un décor Star Wars », a critiqué Chris Lee, élu démocrate d’Hawaï, qui est devenu en février le premier Etat américain à étudier un projet de loi sur la question. En Europe, les commissions de régulation des jeux d’argent belge, britannique, française et néerlandaise ont lancé « une réflexion commune », témoignait à l’époque le gendarme français des jeux en ligne, l’Arjel.
« Nous sommes convaincus que les importants efforts d’autorégulation de l’industrie restent la manière la plus efficace de régler ces questions importantes, et ce système a prouvé son efficacité depuis longtemps », a déclaré mercredi 14 février un porte-parole de l’ESA au site Game Industry. Ubisoft a estimé de son côté qu’il ne s’agissait « pas d’un problème de régulation majeur ». Les lootboxes feront partie en France des points de discussion du groupe d’étude parlementaire sur le jeu vidéo, annoncé au début de 2018 et officiellement lancé en mars.
Des députés français vont se pencher sur les conditions de travail
Alors que le mouvement #MeToo a relativement épargné le jeu vidéo, de nombreuses professionnelles du secteur interrogées par Le Monde évoquent un milieu sexiste à la parole cadenassée. D’une manière générale, plusieurs enquêtes publiées depuis la fin d’année 2017 par Le Monde, Mediapart, Canard PC ou encore Gamekult, et l’apparition d’associations comme le Rassemblement inclusif du jeu vidéo (RIJV) et du Syndicat des travailleurs du jeu vidéo (STJV) ont mis en lumière les nombreux manquements des studios français au droit du travail : management chaotique, surcharge de travail, bas salaires, etc. A la mi-février, un studio de jeu vidéo français s’est mis en grève, une première en sept ans. Alexis Corbière, porte-parole de La France insoumise, a interpellé le gouvernement en invoquant un « mal-être profond et constant dans cette industrie ».
Après avoir dans un premier temps écarté ces questions, Denis Masseglia, député La République en marche à l’origine du groupe d’étude sur le jeu vidéo, initialement censé défendre les intérêts des industriels, a déclaré mardi 6 mars que parmi ses chantiers figuraient « aussi la question des salaires et des conditions de travail. », tout en rappelant que le rôle du groupe n’est pas de légiférer. De son côté, le Syndicat national du jeu vidéo (SNJV), qui compte essentiellement des dirigeants et des cadres de studios, a déclaré vouloir travailler à « identifier les freins à l’épanouissement des salariés ». 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ « Au moins 700 combattants » ont été envoyés en renfort dans l’enclave rebelle, dont Damas a repris le contrôle de la moitié, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme.
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Syrie : le régime a repris plus de 50 % du fief rebelle dans la Ghouta orientale

« Au moins 700 combattants » ont été envoyés en renfort dans l’enclave rebelle, dont Damas a repris le contrôle de la moitié, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 14h41
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 18h38
   





                        



   


La pression du régime syrien sur l’enclave rebelle de la Ghouta orientale, en bordure de Damas, s’accroît encore. Des centaines de combattants y ont été déployées en renfort mercredi 7 mars. Le régime a repris plus de 50 % de ce fief rebelle, a annoncé l’observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), qui dispose d’un vaste réseau d’informateurs dans le pays.
Depuis la mi-février, la Ghouta orientale, où vivent encore près de 400 000 personnes, subit une vaste offensive du régime de Bachar Al-Assad. Mardi soir, des centaines de combattants prorégime y ont été envoyées en renfort, se déployant sur les fronts d’Al-Rihane, dans le nord-est de l’enclave, et de Harasta, dans l’Ouest, selon l’OSDH.
« Au moins sept cents combattants venus d’Alep (Nord) et appartenant à des milices afghane, palestinienne et syriennes loyales au régime [y] ont été envoyés », selon son directeur, Rami Abdel Rahmane.
L’objectif du régime est de scinder l’enclave en deux, en isolant le secteur nord et la localité de Douma du secteur sud, a-t-il ajouté. Les forces loyalistes se trouvent à ce stade aux abords de plusieurs localités, notamment Misraba, Beit Sawa, Jisrine ou encore Hammouriyé.
D’intenses bombardements ont précédé des opérations au sol, tuant plus de huit cents civils depuis le 18 février, selon l’OSDH. Désormais, le pouvoir syrien contrôle plus de 40 % de l’enclave.

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                Les humanitaires impuissants face au désastre de la Ghouta orientale



Planifier « l’apocalypse »
Les forces du régime progressent actuellement vers la grande ville de Douma et les localités de l’ouest de l’enclave, après avoir reconquis des secteurs dans l’Est et le Sud-Est, d’après l’OSDH.
La situation humanitaire dans la Ghouta orientale est extrêmement préoccupante. Ses habitants subissent des pénuries de médicaments et de denrées, et vivent le plus souvent dans les sous-sols de bâtiments pour se protéger du déluge de feu qui s’abat sur les villes.
Mercredi, le haut-commissaire de l’ONU aux droits humains, Zeid Ra’ad al Hussein, a accusé le régime de planifier « l’apocalypse » en Syrie, où le conflit, qui dure depuis 2011, est entré dans une nouvelle « phase d’horreur ».

   


C’est dans ce contexte de violence extrême qu’un rare convoi humanitaire des Nations unies et du Comité international de la Croix-Rouge avait été autorisé, lundi 5 mars, à entrer à Douma, la « capitale » de la Ghouta orientale, mais la situation sécuritaire avait obligé le convoi à faire demi-tour avant la fin de sa mission. Selon le bureau humanitaire de l’ONU, les autorités syriennes ont également imposé de nombreuses restrictions sur le matériel médical acheminé.

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                Syrie : le premier convoi d’aide humanitaire se retire de la Ghouta orientale avant la fin de sa mission



Un nouveau convoi jeudi ?
Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir en urgence à huis clos pour discuter d’une résolution adoptée à la fin de février réclamant un cessez-le-feu de trente jours dans toute la Syrie, et qui est depuis restée lettre morte.
A ce jour, des raids aériens se poursuivent en dépit d’une trêve quotidienne de cinq heures décrétée par Moscou il y a plus d’une semaine, tandis que l’aviation russe a accru sa présence dans l’espace aérien, selon le directeur de l’OSDH.
Malgré les combats et le déluge de feu meurtrier, l’ONU doit tenter jeudi d’envoyer un nouveau convoi d’aide humanitaire.
Lundi, « quatorze des quarante-six camions du convoi n’ont pas pu être déchargés totalement », selon un communiqué du porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric. « Près de la moitié de la nourriture transportée par le convoi n’a pas pu être livrée », dit-il. Pour le convoi de jeudi, « nous ne savons pas encore combien de camions il y aura, mais ce sera le reste de l’aide pour 70 000 personnes », a fait savoir une porte-parole du bureau de coordination de l'aide de l’ONU à Damas, Linda Tom. « Cela comprend les aides médicales dont le chargement n’a pas été autorisé la dernière fois », dit-elle.
Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a appelé mardi à rouvrir « immédiatement » les couloirs d’accès aux convois humanitaires en Syrie.

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                Syrie : quelles sont les forces en présence dans la Ghouta orientale ?







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Selon la BBC, la police a sollicité les scientifiques du laboratoire militaire de Porton Down, pour déterminer la nature de la substance utilisée.
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Espion russe empoisonné : la police britannique dit en savoir « plus sur la substance utilisée »

Selon la BBC, la police a sollicité les scientifiques du laboratoire militaire de Porton Down, pour déterminer la nature de la substance utilisée.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 14h28
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 15h25
   





                        



   


L’ex-agent double russe Sergueï Skripal, 66 ans, et sa fille Ioulia, 33 ans, demeurent dans un état critique, au service des soins intensifs à l’hôpital de Salisbury, a déclaré, mercredi 7 mars, la police britannique.
Les services antiterroristes de la police ont lancé un appel au public et recherchent des témoins ayant fréquenté deux endroits de la ville où Skripal et sa fille se seraient rendus, la pizzeria Zizzi et le pub Bishop’s Mill. « L’enjeu est de déterminer ce qui les a plongés dans un état critique », a déclaré Mark Rowley, le chef des services antiterroristes de la police, chargé de l’enquête.
La police va donner des détails
Mercredi, à l’issue d’une réunion du comité Cobra (Cabinet Office Briefing Rooms ou COBR, qui est convoqué dans les cas d’urgence nationale au Royaume-Uni), la ministre de l’intérieur, Amber Rudd, a appelé à « garder la tête froide ». « Nous en savons plus sur la substance utilisée et la police va faire une déclaration dans l’après-midi », a-t-elle ajouté, estimant que l’enquête serait « longue ».

   


Selon la BBC, la police a sollicité les scientifiques du laboratoire militaire de Porton Down, à proximité de Salisbury, pour déterminer la nature de la substance utilisée. « La vitesse à laquelle est survenue [l’hospitalisation] suggère que ce n’est probablement pas dû à des radiations », a déclaré Malcolm Sperrin, professeur de physique médicale au Royal Berkshire hospital. « Certains symptômes décrits laissent penser à un produit chimique, bien qu’on ne puisse pas en être sûr. »
Spéculations de la presse britannique
Mercredi, la presse britannique multipliait les hypothèses sur le poison, le tabloïd The Sun avançant la thèse d’un empoisonnement au thallium, quand le Telegraph évoquait la piste de l’agent innervant VX, utilisé lors de l’assassinat du demi-frère du dictateur nord-coréen Kim Jong-un en février 2017 en Malaisie.
Selon The Times, les enquêteurs vont également se pencher sur les circonstances de la mort de l’épouse de Sergueï Skripal, Liudmila, morte des suites d’un cancer en 2012, et de son fils Alexandre, mort à Saint-Pétersbourg l’an dernier.
Accusations sans fondement
Mardi, devant le Parlement, le ministre des affaires étrangères, Boris Johnson, a accusé Moscou. « Si l’enquête démontre la responsabilité d’un Etat, le gouvernement répondra de façon appropriée et ferme », a-t-il déclaré devant les députés, avant de qualifier la Russie de « force néfaste et perturbatrice dans bien des domaines ».
« Cette histoire a dès le début commencé à être utilisée pour doper la campagne antirusse dans les médias », a répliqué, mercredi la porte-parole du ministère des affaires étrangères russe, Maria Zakharova, lors d’une conférence de presse. Dénonçant des « accusations sans fondement », Mme Zakharova a déclaré : « Cette histoire va finir comme d’habitude : d’abord, des accusations sans fondement, puis ils garderont leurs secrets, et ni les journalistes, ni la population, ni les politiques ne sauront ce qui s’est réellement passé. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Dans cette chronique hebdomadaire, l’économiste Simon Johnson s’inquiète de la stratégie de la nouvelle administration américaine qui vise à réduire la vigilance à l’égard des banques.
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édition abonné


L’administration Trump prépare Lehman Brothers, épisode 2

Dans cette chronique hebdomadaire, l’économiste Simon Johnson s’inquiète de la stratégie de la nouvelle administration américaine qui vise à réduire la vigilance à l’égard des banques.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 14h55
    |

Simon Johnson (Professeur à la Sloan School of Management du Massachusetts Institute of Technology)







                        



                                


                            
Vu d’ailleurs. Non sans fanfare, le département américain du Trésor a publié, le 21 février, un rapport sur l’attitude à adopter à l’égard de l’Autorité de liquidation ordonnée (Orderly Liquidation Authority, OLA), un dispositif de liquidation des établissements de crédit. C’est pour éviter de répéter le scénario de septembre 2008 (lorsque la faillite de Lehman Brothers avait déclenché la crise financière) que ce dispositif a été créé dans le cadre de la loi Dodd-Frank adoptée en 2010.
Pour des membres influents du Parti républicain le dispositif de liquidation des établissements de crédit constitue potentiellement un plan de sauvetage sur fonds publics
Il autorise sous des conditions spécifiques l’Agence fédérale de garantie des dépôts bancaires (Federal Deposit Insurance Corporation, FDIC) à prendre le contrôle des institutions financières en difficulté pour organiser leur faillite de manière ordonnée. Bien que le rapport du Trésor tienne plus d’un document politique que d’une évaluation technique, sa conclusion est raisonnable : il faut conserver l’OLA. Malheureusement, ce rapport masque un objectif législatif et réglementaire qui exposerait le système financier à d’énormes risques.

Depuis quelques années, l’OLA jouissait d’un fort soutien bipartisan, notamment au sein du Comité consultatif sur la résolution systémique (Systemic Resolution Advisory Committee, SRAC), dont je fais partie. Mais certains membres très influents du Parti républicain au sein de la Commission des services financiers de la Chambre des représentants n’ont cessé d’attaquer l’OLA, disant qu’elle constitue potentiellement un plan de sauvetage sur fonds publics. Ils veulent l’abolir, de manière à ce que les institutions financières en difficulté fassent l’objet d’un processus de faillite supervisé par les tribunaux.
« Débiteur en possession »
Lehman Brothers a certes fait faillite – et ce sont les conséquences de cette faillite...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ En septembre, les créateurs de l’application avaient expliqué que le nombre d’utilisateurs avait augmenté de presque 16 % en un an.
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L’application chinoise WeChat dépasse le milliard de comptes

En septembre, les créateurs de l’application avaient expliqué que le nombre d’utilisateurs avait augmenté de presque 16 % en un an.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 12h56
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 12h58
    |

                            Perrine Signoret








                        


C’est un nouveau cap qui a été franchi en février par WeChat. Le fondateur de Tencent, la maison-mère de l’entreprise, a en effet annoncé dans le Financial Times lundi 5 mars que l’application chinoise avait dépassé le milliard de comptes utilisateurs actifs. Un chiffre qui n’est pas nécessairement équivalent au nombre d’utilisateurs, puisqu’une seule personne a le droit d’ouvrir plusieurs comptes.
Pour comparaison, WhatsApp avait dépassé le milliard d’utilisateurs actifs mensuels en février 2016, et revendique avoir atteint 1,5 milliard en janvier. Facebook de son côté, avançait le chiffre de 2,13 milliards le 31 décembre.
L’application elle aussi visée par la censure
Lancée en janvier 2011, WeChat sert de messagerie, mais pas seulement : on peut aussi acheter sur la plate-forme ses billets d’avion ou de train, ou payer ses courses.
Elle est particulièrement populaire en Chine, malgré des tentatives de censure répétées de la part du gouvernement. En amont du Congrès du Parti communiste en octobre, qui avait vu la censure se resserrer, le service avait connu quelques perturbations. Changer son nom, sa biographie ou encore sa photo de profil était par exemple temporairement impossible pour certains utilisateurs, avait remarqué le blogueur spécialisé Matthew Brennan. En avril 2017, un groupe de chercheurs de l’université de Toronto avait révélé dans une étude que des dizaines de mots, expressions ou noms étaient impossibles à envoyer sur la plate-forme.
Les concurrents directs de WeChat subissent également de plein fouet cette censure. C’est le cas pour WhatsApp, qui n’est pas interdit mais a fait l’objet de plusieurs limitations ces derniers mois, et de Facebook, totalement banni dans le pays depuis 2009.
Dans un rapport publié en novembre dernier, Tencent avait annoncé que le nombre d’utilisateurs de WeChat avait augmenté de 15,8 % par rapport à l’année précédente.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Une enquête a été ouverte pour « association de malfaiteurs terroristes, assassinats et tentative d’assassinats ». Huit personnes ont été interpellées.
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Compte rendu

Attaques de Ouagadougou : un nouveau bilan fait état de huit militaires burkinabés tués

Une enquête a été ouverte pour « association de malfaiteurs terroristes, assassinats et tentative d’assassinats ». Huit personnes ont été interpellées.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 07.03.2018 à 12h27

     •
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        Mis à jour le 07.03.2018 à 12h30






    
Une femme rend hommage à un soldat burkinabé tué lors de l’attaque terroriste de l’état-major général des armées, le 2 mars 2018, à Ouagadougou.
Crédits : AHMED OUOBA / AFP


Huit militaires burkinabés ont été tués, 61 autres blessés et 24 civils ont été blessés dans les attaques de Ouagadougou contre l’ambassade de France et l’état-major général des armées, a déclaré mardi 6 mars la procureure du Burkina Faso, Maïza Sérémé.
Jusqu’à présent, le bilan donné par les autorités burkinabées faisait état de sept militaires tués dans ces attaques survenues vendredi dernier et ne mentionnait pas de blessés civils. Huit assaillants ont été tués, au lieu de neuf annoncés précédemment, selon la procureure.

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                Qu’est-ce que le GSIM, le groupe djihadiste qui a revendiqué l’attentat de Ouagadougou ?



« La confusion provenait d’un corps trouvé sur les lieux [des attaques]. Après contrôles et examens, c’est un de nos militaires », a-t-elle expliqué lors d’une conférence de presse au palais de justice de Ouagadougou. Huit personnes ont été interpellées et placées en garde à vue, a-t-elle précisé, dont deux militaires en activité et un autre radié. « On ne peut exclure aucune complicité » interne à l’armée dans l’attaque contre l’état-major, a estimé Mme Sérémé.
« Des bandeaux avec la profession de foi musulmane »
Selon elle, tous les assaillants de l’état-major portaient des vêtements civils. Des sources sécuritaires ont cependant indiqué qu’ils portaient des treillis militaires. Des sources gouvernementale et sécuritaire avaient mentionné que deux hommes étaient entre les mains de la justice, dont l’un pourrait être « un cerveau » de la double attaque, revendiquée par l’organisation djihadiste Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans (GSIM).
Les assaillants « portaient au front ou avaient sur eux des bandeaux blancs avec la profession de foi musulmane [chahada] “Il n’y a de divinité qu’Allah et Mohamed est son messager” » , a révélé Mme Sérémé. Ils étaient jeunes, « au maximum 25 ans » et « ils s’exprimaient en bambara et en arabe » (le bambara est l’appellation malienne du dioula, langue également parlée au Burkina Faso).

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Une enquête a été ouverte pour « association de malfaiteurs terroriste, assassinats, tentative d’assassinats », et confiée au pôle judiciaire spécialisé dans la répression des actes de terrorisme, aidé par une équipe d’enquêteurs et de magistrats français, a déclaré Mme Sérémé. Aucun assaillant n’a été identifié pour l’instant et la justice va diffuser leurs portraits pour aider à leur identification, en plus de l’appel à témoin déjà lancée, a-t-elle ajouté.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ L’émigration des personnes fuyant le régime de Maduro vers le Pérou et d’autres pays du continent sud-américain transforme le problème du Venezuela en crise régionale.
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L’exode massif des Vénézuéliens face au régime chaviste

L’émigration des personnes fuyant le régime de Maduro vers le Pérou et d’autres pays du continent sud-américain transforme le problème du Venezuela en crise régionale.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 12h02
    |

                            Paulo A. Paranagua (Lima, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Sur le Jiron de la Union, une des principales avenues du centre historique de Lima, ils sont désormais bien visibles : des Vénézuéliens vendent des arepas, la traditionnelle galette de maïs que certains n’hésitent pas à qualifier de symbole de leur identité nationale, ou des jus de fruit, pour deux ou trois soles (50 à 75 centimes d’euro). Dans la capitale péruvienne, certains portent des blousons aux couleurs vénézuéliennes, comme ceux que le président Nicolas Maduro revêtit lors des rassemblements de partisans de son prédécesseur, Hugo Chavez (1999-2013). D’autres se contentent d’une cachucha, une casquette tricolore.
David, 25 ans, ancien étudiant à Caracas, gagne ainsi sa vie à Lima depuis plusieurs mois. Il ne se fait pas prier pour dire tout le mal qu’il pense de M. Maduro, cet « apprenti dictateur », « inféodé aux Cubains ». « Au Venezuela, nous avons d’abord subi les pénuries de denrées alimentaires ou de papier hygiénique, raconte-t-il. Ensuite, nous avons vu fondre notre revenu, à cause d’une dévaluation qui n’ose pas dire son nom. Enfin, l’hyperinflation et la valse des étiquettes deux ou trois fois par semaine ont réduit à néant notre pouvoir d’achat. Chez moi, tout le monde a perdu une dizaine de kilos. Nous ne mangeons plus à notre faim. »
Malena, quadragénaire, employée de banque, explique son départ du Venezuela avec des accents encore plus dramatiques. « Ma mère avait besoin de soins, elle avait une insuffisance rénale, confie-t-elle, les larmes aux yeux. L’hôpital, le plus important de Barquisimeto, n’avait pas de médicaments, ni de draps. Une bonne partie du personnel soignant, y compris les médecins, n’était plus disponible. Maman n’a pas résisté. J’ai décidé alors de partir, pour éviter que mes enfants subissent le même sort. »

Malgré ces épreuves, les Vénézuéliens qui hantent les rues de Lima refusent de céder au désespoir. Ils donnent...




                        

                        


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Fin de la crise en Grèce ? : « La question est de savoir à quel rythme la reprise économique va se poursuivre »

Après des années de crise profonde, l’économie grecque a renoué avec la croissance en 2017. L’économiste Frédérique Cerisier explique les raisons de cette sortie de récession.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 11h51
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 14h03
    |

            Edouard Pflimlin








                        



   


C’est une première depuis l’éclatement de la crise de la dette en 2010. Selon des données de l’Autorité grecque des statistiques (Elstat) publiées lundi 5 mars, la Grèce a renoué avec la croissance en 2017, avec une progression de son produit intérieur brut (PIB) de 1,4 % et quatre trimestres consécutifs de hausse. Comment expliquer ce rebond de l’économie grecque ? S’annonce-t-il durable ? Entretien avec Frédérique Cerisier, économiste chez BNP Paribas.

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Quelles sont les causes de ce retour à la croissance en 2017 ?
Les principaux moteurs de l’activité ont été les exportations de biens, les revenus du secteur des services – ce qui inclut le tourisme – et le rebond des dépenses d’investissement. La consommation des ménages dans leur ensemble s’est seulement stabilisée (+ 0,1 %), ce qui est en soi un soutien à la croissance.
Les causes profondes de ce retour à la croissance sont liées à un environnement favorable, car la zone euro connaît sa plus forte croissance depuis 2007, et à une atténuation de l’effort budgétaire. Aujourd’hui, la Grèce dégage un excédent budgétaire primaire [le solde entre les recettes et les dépenses avant le paiement des intérêts de la dette] d’environ 2 % du PIB et elle a beaucoup moins d’efforts de réduction des dépenses budgétaires à faire que par le passé.
Un autre facteur est le mouvement général de renforcement de la confiance des agents économiques et des investisseurs à l’égard de la Grèce. Le programme de financement et d’ajustement s’achève [le troisième plan d’aide international à la Grèce se finit en août] et il s’est bien passé.

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Ce retour à la croissance vous paraît-il durable alors qu’en 2014, par exemple, le pays avait connu une brève période de croissance avant de retomber en récession ?
La reprise avait alors été interrompue par les craintes liées à l’arrivée au pouvoir de Syriza, coalition de la gauche radicale, après les élections du 26 janvier 2015, et à sa stratégie initiale d’utiliser la menace du défaut de paiement et de la sortie de la zone euro dans les négociations avec les créanciers. Cela avait inquiété tous les agents économiques et les banques avaient commencé à enregistrer une baisse des dépôts dès la fin de 2014.
Aujourd’hui, il n’y a pas de raison de penser que la reprise ne va pas se poursuivre, à moins d’un choc d’ampleur, intérieur ou international, que l’on n’a pas de raison d’anticiper. Toute la question est en revanche de savoir à quel rythme elle va se poursuivre. Rappelons que l’économie s’est appauvrie d’environ 25 % depuis le début de la crise au début de 2008. A court terme, les effets de rattrapage vont jouer et stimuler l’activité.
Au-delà, on n’a pas vraiment de moyens d’évaluer à quel point les réformes d’organisation de la sphère publique et des marchés de biens et services menées ces dernières années, ainsi que le programme de privatisations en cours, ont et vont renforcer la croissance potentielle. Dans le même temps, la dépression économique a détruit des capacités : elle a écarté durablement des personnes du marché du travail, elle a conduit à de nombreuses fermetures d’usines et d’entreprises…
C’est une incertitude importante, alors que la question est cruciale pour les ménages et les entreprises grecques bien sûr, mais aussi pour la soutenabilité de la dette publique, c’est-à-dire la capacité de la Grèce à rembourser sa dette ou à emprunter. En attendant de voir comment s’en sort la Grèce dans les années à venir, les services de la Commission européenne font l’hypothèse d’une croissance réelle moyenne de 1,25 % par an à long terme.
Quels sont les principaux freins à la croissance et les principaux problèmes structurels qui demeurent ?
Pour l’instant, les deux principaux points de fragilité concernent le système bancaire et la dette publique. Après une telle récession, la part des prêts dits « non performants » détenus par les banques – pour lesquels le service des intérêts ou le remboursement pose problème – a atteint un niveau extrêmement élevé : 46 % de l’ensemble des prêts, contre 4 % en moyenne dans l’Union européenne. Cela freine énormément leur capacité à accompagner et financer la reprise.
L’autre point d’attention est évidemment l’ampleur de la dette publique de l’Etat central, évaluée à 328 milliards d’euros à la fin de 2017. La dette plus générale au sens de Maastricht, qui comprend les dettes de l’ensemble des administrations (Etat, collectivités locales, Sécurité sociale) est plus élevée : elle atteint 180 % du produit intérieur brut (PIB). Le PIB grec était de 187,1 milliards d’euros en 2017, selon Elstat.

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Broadcom-Qualcomm : Washington et le péril jaune des télécoms

Le rachat par la dette de Qualcomm par Broadcom inquiète les autorités américaines, qui redoutent un affablissement de leur industrie électronique face à la menace chinoise.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 11h20
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. En 1897, le sociologue Jacques Novicow analysait avec ironie l’une des grandes peurs de l’époque, Le Péril Jaune. « Les Chinois sont quatre cents millions, écrit-il. Théoriquement, ils peuvent mettre trente millions d’hommes sur pied de guerre. Un beau matin, ils devraient envahir l’Europe, massacrer ses habitants et mettre fin à la civilisation occidentale. » 
Aujourd’hui, c’est Washington qui porte l’étendard de la lutte contre l’invasion chinoise. Dernier épisode en date, l’intervention du Comité sur les investissements étrangers aux Etats-Unis (CFIUS), qui est s’est invité par surprise dans la plus importante fusion de l’histoire du high-tech mondial, celle entre Broadcom et Qualcomm, deux fabricants de puces électroniques pour les télécoms. L’administration américaine demande instamment à Qualcomm de reporter d’un mois son assemblée générale, qui doit se prononcer sur l’acquisition, afin d’examiner en détail cette opération qui, à ses yeux, menace la sécurité américaine.

Une agitation a priori étrange. Les deux entreprises sont californiennes depuis leur origine. Pas de quoi faire faire trembler le centre du monde du high-tech. Sauf qu’à l’occasion du rachat, en 2015, de Broadcom par son concurrent Avago, lui aussi natif de la Silicon Valley, le siège social de l’ensemble, piloté par l’homme d’affaires américain d’origine malaise, Hock Tan, a été transféré à Singapour. Le CFIUS s’estime donc légitime à se pencher sur le sujet.
L’épouvantail Huawei
L’examen de son argumentaire éclaire la peur du péril jaune qui s’est installée à Washington. Selon la lettre de l’autorité, dévoilée mardi 6 mars, l’acquisition de Qualcomm, au moyen d’une dette colossale de plus de 100 milliards de dollars (80,5 milliards d’euros), va exagérément fragiliser la cible. A tel point que, pour satisfaire les besoins financiers de son nouvel actionnaire, elle devra couper dans ses frais de recherche.

Ce...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ La découverte a été annoncée par le milliardaire Paul Allen, cofondateur de Microsoft, qui a financé l’équipe de recherche.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ « Le Monde » s’est procuré le document transmis par l’exécutif aux députés LRM, qui servira de base à la proposition de loi censée freiner la diffusion de fausses nouvelles.
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« Fake news » : les pistes du texte de loi en préparation

« Le Monde » s’est procuré le document transmis par l’exécutif aux députés LRM, qui servira de base à la proposition de loi censée freiner la diffusion de fausses nouvelles.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 11h16
 • Mis à jour le
07.03.2018 à 11h39
    |

            Martin Untersinger et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            

Les travaux sur la future loi de lutte contre les « fake news », ou fausses nouvelles, ont avancé : Le Monde s’est procuré une copie du texte qui a été transmis par le gouvernement au groupe La République en marche de l’Assemblée nationale. Il doit servir de base de travail à la proposition de loi que déposeront les députés du parti d’Emmanuel Macron. Après désignation d’un rapporteur, le texte est susceptible d’être modifié et doit être examiné par le Conseil d’Etat, avant d’être débattu par l’Assemblée, a priori vers fin avril ou mai.
Politiquement sensible, le texte, annoncé par le président de la République, le 3 janvier, semble fortement inspiré par les récentes élections, en France et à l’étranger : « Propager puissamment une fausse nouvelle sur les réseaux sociaux ne requiert aujourd’hui que quelques dizaines de milliers d’euros », avait affirmé M. Macron, fustigeant « le bobard inventé pour salir ». Autant d’allusions aux rumeurs dont le futur chef de l’Etat estime avoir été victime pendant la campagne, ou aux enquêtes sur l’ingérence de la Russie dans la présidentielle américaine.

« C’est une loi nécessaire pour protéger notre démocratie contre les ingérences extérieures », a renchéri, dans Le Figaro du 5 mars, la ministre de la culture, Françoise Nyssen, précisant avoir travaillé sur ce dossier avec l’exécutif « depuis l’été » et avoir associé les parlementaires « depuis le début de l’année ».
Référé en période électorale 
Comme l’a martelé le ministère de la culture, la loi sur la liberté de la presse de 1881 réprime déjà la diffusion « de nouvelles fausses, de pièces fabriquées, falsifiées ou mensongèrement attribuées à des tiers lorsque, faite de mauvaise foi, elle aura troublé la paix publique ». Le texte cherche à en freiner la diffusion. Il propose une procédure judiciaire d’urgence pour les élections présidentielles, législatives,...




                        

                        

