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Brexit : « plusieurs milliers » d’emplois seront déplacés en France, selon Bruno Le Maire

Le ministre de l’économie et des finances vante un climat favorable aux entreprises depuis l’arrivée au pouvoir du président Macron.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 18h04
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 18h47
   





                        



   


Le ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, a assuré, mardi 6 mars, que « plusieurs milliers » d’emplois seraient délocalisés du Royaume-Uni en France en raison du Brexit. « Les délocalisations se chiffrent en milliers », a-t-il dit, ajoutant que les promesses faites aux autorités françaises concernaient « plusieurs milliers et pas plusieurs centaines » d’emplois.
M. Le Maire a toutefois ajouté que ce mouvement se ferait « progressivement et pas du jour au lendemain », évoquant un processus « de long terme ». Le ministre français s’exprimait devant la presse à Londres à l’occasion d’une visite au cours de laquelle il devait rencontrer des banquiers et des représentants des milieux d’affaires.

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Les autorités politiques et financières françaises sont particulièrement actives depuis la décision des Britanniques de quitter l’UE exprimée lors du référendum du 23 juin 2016, leur sortie étant prévue pour la fin de mars 2019.
Paris vante un climat favorable aux entreprises
Pour attirer des entreprises établies à Londres, notamment financières, et troublées par les incertitudes entourant la sortie de l’UE, Paris met en avant un climat qui leur est plus favorable depuis l’arrivée au pouvoir du président de la République Emmanuel Macron. « Il est logique que la France fasse revenir des emplois en France », a dit Bruno Le Maire.

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Nombre de travailleurs français, notamment dans le secteur financier mais pas uniquement, se sont installés à Londres et plus largement au Royaume-Uni depuis les années 1990 pour profiter des possibilités d’emploi et de rémunération sur place. Au-delà des Français, Paris espère convaincre de grandes banques internationales présentes à Londres de déplacer une partie de leurs activités dans la capitale française.
Bruno Le Maire a par ailleurs exclu que les services financiers soient intégrés dans un accord de libre-échange à négocier entre Londres et Bruxelles. « Les services financiers ne peuvent être inclus dans un accord de libre-change pour de nombreuses raisons, liées à la stabilité et aux questions de supervision, car les services financiers répondent à des règles très spécifiques », a argué le ministre sur la BBC.
Il s’agissait d’une réponse directe au discours de la première ministre britannique, Theresa May, qui a souhaité vendredi que les échanges de services entre le Royaume-Uni et l’UE soient inclus dans un « accord plus large » que les accords de libre-échange existant et habituellement limités aux échanges de biens. Mme May a toutefois reconnu dans le même temps que les banques de son pays ne pourraient plus bénéficier du système du passeport financier qui leur permet de vendre leurs services dans toute l’Union européenne à partir du Royaume-Uni.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Du fait de l’augmentation des exportations de bois, les scieries de l’Hexagone « manquent cruellement de matière première à transformer ».
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La Fédération nationale du bois s’alarme des exportations de chêne brut français en Chine

Du fait de l’augmentation des exportations de bois, les scieries de l’Hexagone « manquent cruellement de matière première à transformer ».



Le Monde
 |    06.03.2018 à 17h30
   





                        


C’est le genre de nouvelles qui suscite en règle générale l’enthousiasme des marchés et des industriels : les exportations de chêne brut français en Chine ont progressé en janvier, avec un bond de 35 % par rapport à janvier 2017.
Pourtant, cette information suscite aujourd’hui l’inquiétude de certains professionnels, parmi lesquels la Fédération nationale du bois (FNB), qui a alerté les pouvoirs publics, mardi 6 mars, dans un communiqué :
« Malgré les appels répétés de la FNB […] au gouvernement, les exportations de chêne brut poursuivent leur hausse effrénée et les scieries françaises manquent cruellement de matière première à transformer. »
Une telle augmentation des exportations de bois mettrait en danger la pérennité des scieries de l’Hexagone : la filière française est « au bord de la faillite », avec le sentiment « d’être abandonnée » des pouvoirs publics, ajoute la FNB.
 
La France, « l’eldorado des traders internationaux », selon la FNB
Quelle est la cause d’une telle situation ? Selon la FNB, « 25 à 30 % de la collecte forestière nationale de chêne est exportée sans transformation, alors que la majorité des pays forestiers concurrents a interdit une telle fuite de cette ressource brute, comme la Croatie, la Roumanie l’Ukraine ou la Chine. La France est devenue “l’eldorado” des traders internationaux ».
En dix ans, les volumes de chêne brut disponibles pour les scieries françaises auraient été divisés par près de deux
Selon la FNB, en dix ans, les volumes de chêne brut (grumes de chêne) disponibles pour les scieries françaises ont été divisés par près de deux, passant de 2,45 millions de m3 en 2007 à 1,25 million de m3 en 2017.
Avec des conséquences sur l’emploi : les scieries de chêne ne sont plus que 550 sur le territoire (contre encore plus de 900 en 2005). Or, la transformation du bois génère 10 à 20 fois plus d’emplois que l’exportation de bois brut, selon le syndicat.
Un plan d’investissement prévu pour les scieries
Dans son plan d’investissement de 5 milliards d’euros pour l’agriculture et la transformation agroalimentaire, le ministre de l’agriculture avait dit prévoir 100 millions d’euros de fonds de prêts aux scieries, en lien avec la Banque publique Bpifrance.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Christophe habite sur le plateau du Haut-Pilat (Loire), où il neige souvent l’hiver. Pour se baigner dans sa piscine sans grelotter, il commande un abri à la société Piscines passion. Peu de temps après, l’abri s’effondre sous le poids de la neige. Qui est responsable ?
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ L’actionnaire du groupe LVMH dispose d’une fortune estimée à 58,6 milliards d’euros.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Bernard Arnault entre dans le top 5 des hommes les plus fortunés au monde

L’actionnaire du groupe LVMH dispose d’une fortune estimée à 58,6 milliards d’euros.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 17h06
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 18h23
    |

                            Juliette Garnier








                        



   


Bernard Arnault s’est hissé au quatrième rang des plus grandes fortunes mondiales, selon le classement établi par le magazine américain Forbes. Le patrimoine du PDG du groupe LVMH est désormais estimé à 58,6 milliards d’euros. M. Arnault entre ainsi dans le top 5 des hommes les plus fortunés au monde, derrière trois Américains, Jeff Bezos, PDG fondateur du site américain de vente en ligne Amazon, qui désormais devance Bill Gates, fondateur du groupe Microsoft, et Warren Buffet, milliardaire à la tête du fond d’investissement Berkshire. Et devant Mark Zuckerberg, patron du réseau social Facebook, qui arrive en cinquième position.

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                Les limites du classement des milliardaires par « Forbes »



Dans le classement établi en février 2018 par Forbes à partir des cours des actions et des taux de change, M. Arnault a gagné sept places par rapport au classement précédent. La fortune de l’actionnaire de référence du groupe LVMH a progressé grâce à l’évolution du cours de l’action LVMH à la Bourse de Paris. Le titre a bondi de 25 % en un an pour s’échanger 243 euros au 6 mars. La capitalisation boursière du numéro un mondial du luxe s’élève désormais à 123 milliards d’euros, devançant celle du groupe pétrolier Total depuis mai 2017.

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M. Arnault demeure l’homme le plus fortuné de France. Il devance Françoise Bettencourt Meyers. La fille de Liliane Bettencourt, héritière du groupe L’Oréal décédée en septembre 2017, est à la tête d’une fortune estimée à 34,2 milliards d’euros, selon Forbes. François Pinault, fondateur du groupe PPR devenu Kering, spécialiste du luxe, se range au troisième rang des plus grandes fortunes françaises (21,9 milliards d’euros) devant l’entrepreneur Serge Dassault, actionnaire du groupe aéronautique éponyme (18,3 milliards d’euros).

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Les limites du classement des milliardaires par « Forbes »

Le palmarès des grandes fortunes établi chaque année par le magazine américain est entaché de nombreuses limites méthodologiques.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 16h44
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 17h22
    |

            Maxime Vaudano et 
Jérémie Baruch








                        



   


Comme chaque année, les milliards s’étalent à la « une » de Forbes, qui a livré, le 6 mars, son dernier classement des personnalités les plus riches du monde. Un « marronnier » qui fait bien souvent figure de mètre étalon de l’économie mondialisée, alors qu’il est loin de refléter fidèlement la richesse réelle des élites financières du XXIe siècle.
1. « Forbes » ne mesure qu’une partie de la richesse
Contrairement à une idée reçue, le classement Forbes ne mesure pas l’ensemble de la richesse d’un individu, et on comprend aisément pourquoi : avec toute la bonne volonté du monde il serait bien impossible à ses journalistes d’examiner exhaustivement tous les comptes bancaires, propriétés immobilières, tableaux, yachts et jets privés des grandes fortunes mondiales.
Le magazine se contente d’évaluer « la valeur de tous les actifs dont nous avons la preuve qu’ils appartiennent à la personne », expliquent Luisa Kroll et Kerry Dolan, les deux responsables du classement au sein du magazine. L’exactitude de la fortune affichée d’un individu dépend donc de la qualité de l’enquête journalistique, mais surtout de la transparence des déclarations du milliardaire. Or, il s’agit d’une vertu peu répandue à ce niveau de patrimoine.
Le classement Forbes passe ainsi à côté de fortunes gigantesques dissimulées par leurs propriétaires dans des juridictions discrètes et des structures opaques, comme les sociétés écran, les fondations ou les trusts. L’exemple de l’homme d’affaires américain James « Jim » Simons est à cet égard édifiant. La fortune de ce fondateur d’un puissant fonds spéculatif new-yorkais était estimée à 18,5 milliards de dollars en 2017. L’enquête « Paradise Papers », publiée en novembre 2017 par Le Monde et une centaine de médias internationaux, a pourtant permis d’établir qu’il avait dissimulé entre 7 milliards et 15 milliards de dollars supplémentaires dans un trust confidentiel aux Bermudes, dont Forbes n’avait bien sûr jamais eu connaissance.
Cet écueil n’épargne pas la France : la même enquête a révélé que la première fortune française, Bernard Arnault, avait logé dans des juridictions offshore plusieurs yachts, une résidence somptueuse dans la banlieue de Londres et des participations dans des fonds d’investissement.
A défaut de fuites massives de données confidentielles, la nature réelle du patrimoine des milliardaires reste donc bien souvent inconnue du grand public – et de Forbes.
2. La richesse est fluctuante
Pour se rassurer, les limiers du magazine américain peuvent faire valoir qu’un yacht ou un avion, dont la valeur se chiffre en millions, restent somme toute anecdotiques à l’échelle d’une fortune de plusieurs milliards. Reste que les principales composantes de la richesse mondiale sont, elles aussi, sujettes à caution.
Pour établir leur classement, les journalistes se fondent en effet principalement sur la valeur des actions détenues par les milliardaires dans des entreprises. Or, contrairement à un compte en banque ou à une maison, la valeur de ces actions peut varier du simple au double en quelques mois, selon les résultats de l’entreprise. C’est par exemple ce qui explique le recul de Patrick Drahi, passé de 13 milliards à 6 milliards d’euros entre 2017 et 2018, à cause des difficultés d’Altice, la maison-mère de SFR.
La méthodologie des classements de fortune présente une autre limite considérable en ne tenant pas toujours compte de l’endettement des personnes et des entreprises – qui peut considérablement réduire l’ampleur de la fortune réelle.
Autant d’écueils qui permettent de douter de l’exactitude des chiffres extrêmement précis avancés par Forbes – et du sens même prêté au mot « fortune ». Ainsi, le magazine américain évaluait en 2017 la fortune de Bernard Arnault à environ 39 milliards d’euros (41,5 milliards de dollars de l’époque), quand un classement équivalent établi en France par Challenges avançait le chiffre de 47 milliards d’euros.
3. Tout le monde n’est pas pris en compte
De nombreuses personnalités publiques ne sont pas prises en compte dans le classement du vénérable magazine. Il en va ainsi de la plupart des monarques de la planète, qui jouissent pourtant d’une richesse considérable. Mais pour Luisa Kroll et Kerry Dolan, de Forbes, l’explication tient au fait que « leur argent est par essence dû à leur position de dirigeant. En d’autres termes, leurs biens appartiennent en réalité à leur pays (…). Quand ils mourront, la fortune ira au prochain roi ou sultan. »
C’est ce qui explique pourquoi le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salman (« MBS »), n’apparaît pas dans le classement américain. Il est pourtant propriétaire de nombreuses demeures — dont un château en France estimé à 275 millions d’euros — et d’un yacht estimé à 420 millions d’euros. Difficile dès lors d’imaginer que « MBS » n’est pas milliardaire.
Plus un régime est corrompu, mêlant l’argent public et les intérêts privés, et plus l’évaluation des fortunes se complique. Forbes le confirme d’ailleurs cette année dans un article où il explique avoir exclu de son classement tous les milliardaires saoudiens : emprisonnés ou dépossédés de leurs actifs dans le cadre de la récente campagne « anticorruption » menée par le régime, leur fortune exacte est aujourd’hui impossible à calculer.
La même question se pose pour le président russe, Vladimir Poutine : les « Panama Papers » ont montré en 2016 qu’il contrôlait, par l’intermédiaire de proches, des actifs importants dans les paradis fiscaux… mais il ne figure pas pour autant dans les pages de Forbes.



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Le lexique des Paradise Papers
            







require(["jquery", "jquery-ui/core"], function($, jqueryUICore) {

  var donnees = {
  "actifs":   ["Actifs","En comptabilité, un actif est un élément de patrimoine susceptible de générer de la valeur, pour l’entité ou la personne qui le possède. Il peut s’agir d’un actif immobilier (bâtiments, etc.) mais aussi d’actions ou de créances (c’est-à-dire de l’argent prêté qui doit être remboursé par une autre entreprise ou une autre personne)."],
  "actionnaire":   ["Actionnaire","Propriétaire déclaré d’une société. Certains actionnaires possèdent réellement le capital de ces sociétés, d’autres ne sont que des prête-noms."],
  "administrateur":   ["Administrateur","Personne qui dirige une société, qui peut être indifféremment directeur ou membre du conseil d’administration. Dans les sociétés offshore, cela n’implique pas de gérer l’activité de l’entreprise au quotidien, mais seulement d’en assumer la responsabilité légale."],
  "agent":   ["Agent de domiciliation de société offshore","C’est l’une des activités du cabinet d’avocats Appleby : l’enregistrement de sociétés dans des paradis fiscaux pour le compte de clients, un métier qui implique une solide connaissance du droit. En appui, la firme propose d’autres services : la location de prête-noms, des services bancaires, la création de trusts…"],
  "accis":   ["Assiette commune consolidée pour l’impôt sur les sociétés (ACCIS)","La Commission européenne souhaite mettre en place cette réforme pour limiter l’optimisation fiscale des multinationales. L’idée est de taxer les multinationales sur la base du bénéfice total qu’elles réalisent dans l’Union européenne, plutôt que pays par pays. Cela les dissuaderait de déplacer leurs profits dans les pays les plus avantageux, comme les Pays-Bas ou l’Irlande, pour payer moins d’impôts."],
trustee).Généralement, les bénéficiaires ou des membres de leur famille, sont les propriétaires initiaux des actifs du trust. Mais il peut aussi s’agir d’une organisation caritative."],
  "blanchiment":   ["Blanchiment d’argent","Il consiste à réinvestir des fonds de provenance illicite (trafic de drogue, vente d’armes, fraude fiscale…) dans des activités légales pour les « recycler ». Les sociétés offshore sont parfois utilisées pour blanchir de l’argent."],
trustee). Ce dernier a dès lors le contrôle des biens et les gère pour le compte de bénéficiaires (qui peuvent être le constituant ou des membres de sa famille par exemple). Le constituant est également appelé fiduciant ou settlor."],
  "seingprive":   ["Contrat sous seing privé","Contrat signé entre deux parties « privées » (particulier, entreprise, avocat, etc.) Il s’oppose aux « actes authentiques » qui, eux, doivent être rédigés par un individu agissant en tant qu’officier public (huissier, notaire)."],
« commanditaire vennootschap » en néerlandais) est un montage fiscal qui permet à des multinationales américaines de limiter ou d’éliminer leurs impôts, en étant taxées ni aux Etats-Unis ni aux Pays-Bas."],
Plusieurs techniques sont utilisées, en détournant des techniques de comptabilité à l’origine légales, pour artificiellement baisser les profits. Parmi elles, le prix de transfert, les redevances de propriété intellectuelle ou les prêts entre filiales."],
  "dividende":   ["Dividende","Quand une entreprise engendre des bénéfices, elle peut en reverser une partie à ses actionnaires, à hauteur du nombre d’actions qu’ils possèdent dans le capital."],
  "doubleirlandais":   ["Double irlandais","Montage fiscal permettant de diminuer l’impôt payé en créant en Irlande une société au statut « hybride ». Ce statut permet à la société créée de faire ses affaires dans le cadre du droit commercial irlandais, tout en établissant sa résidence fiscale dans un paradis fiscal – ou nulle part – et évitant ainsi l’impôt. L’Irlande a adopté une réforme fiscale visant à supprimer ce statut à l’horizon 2020."],
  "echangeautoinfo":   ["Echange automatique d’informations","C’est l’un des meilleurs outils de coopération internationale pour lutter contre la fraude fiscale : il astreint les Etats à partager toutes les informations fiscales importantes (comme l’identité des détenteurs de comptes, etc.) avec les autres Etats. Par exemple, une banque suisse abritant le compte d’un Français doit signaler l’existence de ce compte au fisc français. Une centaine de pays, dont les principaux paradis fiscaux, se sont engagés à commencer l’échange automatique en 2017 ou en 2018."],
  "evasionfiscale":   ["Evasion fiscale","Stratégie d’évitement de l’impôt en plaçant une partie ou la totalité de ses actifs dans des pays à la fiscalité avantageuse, sans s’y expatrier. Elle peut relever soit de l’optimisation fiscale (légale), soit de la fraude fiscale (illégale)."],
  "exilefiscal":   ["Exilé fiscal","Se dit d’une personne qui, pour échapper à un impôt qu’elle considère trop important, déménage dans un pays à la fiscalité plus légère."],
trustee) est la personne physique ou la société qui détient temporairement de l’argent ou des biens pour le compte d’un tiers (le fiduciant). A charge pour lui de gérer les fonds ou les mandats qui lui ont été transférés, non dans son propre intérêt, mais pour le compte du bénéficiaire. Les deux parties, fiduciaire et fiduciant, sont liées par un contrat, appelé « trust » ou fiducie."],
  "forumulaireimportation":   ["Formulaire d’importation","Déclaration remplie par l’importateur d’un véhicule (voiture, avion, etc.), signée par les douanes du pays où il est livré. En Europe, ce formulaire certifie officiellement que le véhicule est en règle sur le plan de la TVA et donc, qu’il peut être utilisé au sein des territoires européens sans avoir à s’acquitter de la TVA dans les pays où il circule."],
  "fraudefiscale":   ["Fraude fiscale","Utilisation de moyens illégaux pour baisser le montant de son imposition, voire y échapper totalement. Le fait de déplacer des capitaux dans des juridictions étrangères sans en avertir le fisc constitue une forme de fraude fiscale."],
  "holding":   ["Holding","Il s’agit généralement d’une société qui n’a pas d’activité économique réelle : sa seule fonction est de prendre des participations dans d’autres sociétés et d’effectuer des opérations financières. La holding peut permettre de regrouper l’ensemble des filiales d’un groupe. Nombreux sont ceux qui créent des holdings au Luxembourg pour gérer leurs affaires, car l’imposition y est très faible."],
  "impotsociete":   ["Impôt sur les sociétés","Impôt dont doivent s’acquitter les sociétés auprès des Etats, selon leur résidence fiscale. Généralement, il s’agit d’un pourcentage des bénéfices réalisés par l’entreprise (environ 33 % en France)."],
  "leasingmaltais":   ["Leasing maltais","Montage fiscal permettant de faire baisser le taux de la TVA à 5 %, principalement pour les yachts. Pour en bénéficier, il faut acheter le bateau par l’intermédiaire d’une société maltaise et se le louer via une seconde société maltaise, qui deviendra propriétaire du bateau au bout de plusieurs années."],
  "multinationale":   ["Multinationale","Société ayant des liens économiques forts avec plusieurs pays, que ce soit grâce à ses filiales locales (qui créent des bénéfices en produisant ou en vendant sur place) ou à ses investisseurs (qui apportent le capital nécessaire pour financer l’entreprise)."],
Elle est aussi bien pratiquée par des particuliers que par des entreprises, souvent multinationales. La Commission européenne a ainsi relevé que ces dernières contribuaient à l’impôt en moyenne à hauteur de 10 % de leurs bénéfices réalisés en Europe, contre 23 % en moyenne pour les autres entreprises."],
  "paradisfiscal":   ["Paradis fiscal","Pays ou territoire où certains impôts sont très bas, voire inexistants, et qui cultive une certaine opacité sur les titulaires des comptes et des sociétés. Leur définition varie selon l’époque et l’organisation qui établit la liste des paradis fiscaux."],
  "pretenom":   ["Prête-nom","Personne qui agit au nom d’une autre comme actionnaire ou administrateur d’une société. L’utilisation de prête-noms, ou d’homme de paille, permet de dissimuler l’identité du bénéficiaire réel."],
  "quitusfiscal":   ["Quitus fiscal","Certificat indiquant qu’un véhicule (avion, voiture, etc.) est en règle par rapport à la TVA. En Europe, il permet notamment d’autoriser la circulation d’un véhicule ayant été acheté dans un autre pays que celui où réside son acheteur. En effet, dans le cas d’un achat à l’étranger, la TVA doit normalement être acquittée dans le pays de livraison."],
  "rabaismaltais":   ["Rabais maltais","Dispositif fiscal permettant aux entreprises étrangères de réduire l’impôt sur les sociétés de leurs filiales maltaises à un taux effectif d’environ 5 %, bien loin des 33 % applicables en France."],
  "redevancepropintelle":   ["Redevances de propriété intellectuelle","Egalement appelées royalties, ces redevances permettent de facturer à d’autres sociétés d’un groupe l’exploitation d’un brevet ou d’une marque."],
  "regimemerefille":   ["Régime fiscal « mère-fille »","Une société mère est une société qui détient plus de 50 % du capital d’autres sociétés, appelées « sociétés filles » ou filiales. Pour éviter une double imposition, la plupart des Etats permettent à la société mère de bénéficier d’une exonération d’impôt sur les sociétés sur les dividendes reçus par ses filiales. En France, la société mère doit payer une taxe forfaitaire de 5 % sur le montant des dividendes reçus de ses filiales."],
  "registrecommerce":   ["Registre du commerce","Un registre du commerce est une base de données rassemblant les informations importantes relatives aux entreprises immatriculées dans un pays. On y trouve généralement l’identité de leurs administrateurs, leur date de création (et de fermeture), leur forme juridique, raison sociale et parfois, leurs actionnaires."],
  "restritfiscal":   ["Rescrit fiscal","Accord fiscal secret entre un pays et une entreprise, qui permet de fixer, au cas par cas, un niveau d’imposition moins élevé que le taux normal. Ce système, mis en lumière par le scandale « LuxLeaks », a notamment permis à des multinationales de payer très peu d’impôts au Luxembourg. Depuis début 2017, les Etats européens ont l’obligation de communiquer tous les rescrits fiscaux qu’ils signent aux autres capitales européennes."],
« centre de ses intérêts économiques » ou les agents de l’Etat exerçant leur fonction à l’étranger. Si l’un de ces critères est rempli, l’individu devra s’acquitter de ses impôts en France.Selon les Etats, cette définition varie. La plupart signe des conventions bilatérales pour définir où le citoyen doit quel impôt. Avec pour but affiché d’éviter la double imposition… mais aussi l’absence d’imposition."],
  "secretbancaire":   ["Secret bancaire","Une banque ou un Etat proposant le secret bancaire s’engage à ne pas transmettre les informations concernant ses clients (identité, comptes) à des tiers. Elle peut choisir de ne lever la confidentialité qu’au cas par cas, souvent après une demande judiciaire. Ce principe d’opacité a longtemps nourri le succès de la Suisse auprès des fraudeurs, mais il est aujourd’hui largement écorné."],
  "societecoquille":   ["Société coquille ou société écran","Société qui n’exerce pas d’activité économique réelle. Généralement installée dans un paradis fiscal, elle peut servir à détenir discrètement des comptes en banque, des participations ou des investissements, dans le but d’opacifier des transactions financières."],
  "societeoffshore":   ["Société offshore","Littéralement, « offshore » signifie « extraterritorial ». Une société offshore est enregistrée dans un pays non pour y exercer une activité, mais pour disposer d’une boîte à lettres - souvent pour profiter des avantages fiscaux ou réglementaires du paradis fiscal choisi."],
L’intérêt principal de ce montage, dans le cadre de l’optimisation fiscale, est qu’en mettant dans un trust une partie de ses actifs, le constituant n’en est plus le propriétaire effectif. Son impôt s’en trouve donc diminué."],
Dans l’Union européenne, chaque Etat fixe lui-même le niveau de sa TVA nationale. Si une entreprise se fait livrer en France un bien acheté dans un autre pays de l’UE, elle paiera la TVA française. Si une entreprise livre un bien dans un autre pays de l’UE, la TVA sera payée dans cet autre pays. Ce système de « TVA intracommunautaire » a été créé pour éviter une double taxation de l’expéditeur et de l’acquéreur."],
Les groupes qui l’utilisent peuvent compenser les pertes de l’une des sociétés avec les bénéfices d’une autre, ce qui peut diminuer le montant de leur impôt. Ce régime permet également d’éliminer les opérations de vente et d’achat entre les sociétés d’une même unité fiscale."]
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Apprentissage : « Il faut mettre l’entreprise et les régions au cœur du système »

La réforme annoncée par le gouvernement donne un rôle important aux conseils régionaux et aux organisations patronales. A eux de s’en saisir, expliquent dans une tribune au « Monde » Xavier Bertrand, Daniel Coutellier et Frédéric Motte.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 16h37
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

La France vit une situation paradoxale : renouant avec la croissance, elle reste le seul pays d’Europe où le taux de chômage ne baisse que faiblement. Le chômage de masse touche des catégories de population et des territoires spécifiques : les jeunes, surtout les jeunes non formés, les personnes en fin de carrière, et les bassins d’emplois touchés par la désindustrialisation. Un gâchis : 1,3 million de jeunes ne sont ni à l’école, ni à l’université, ni en apprentissage, ni en emploi. L’apprentissage est insuffisamment développé, alors qu’il constitue une des clefs du succès dans le combat contre le chômage.
La France compte 400 000 apprentis, soit seulement 7 % du total des jeunes de 16 à 25 ans. Ce pourcentage est en moyenne de 15 % dans les pays européens. Pourtant, 70 % des apprentis français trouvent un emploi dans les sept mois suivant la fin de leur cursus. Le gouvernement, en lien avec les organisations patronales et les régions, semble avoir pris le taureau par les cornes, autour d’une vingtaine de mesures pragmatiques. Nous nous en réjouissons.
Tensions
Mais il faut aller plus loin dans la réforme : mettre véritablement l’entreprise au cœur du système. La réforme annoncée confère plus de pouvoirs aux branches. C’est une bonne chose. Toutefois, certaines branches sont plus faiblement représentées au niveau territorial. Il est indispensable que les organisations patronales et les branches travaillent en coordination. L’apprentissage est un élément d’anticipation des entreprises, il doit se penser dans un cadre décentralisé et reposer sur un système de proximité. Nous proposons de contractualiser avec les branches en régions, et même d’aller plus loin à l’instar de certaines régions : dans les Hauts-de-France, par exemple, où nous avons créé un ­centre de formation d’apprentis (CFA) interprofessionnel.
L’apprentissage est insuffisamment développé, alors qu’il constitue une des clefs du succès dans le combat contre le chômage
Les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Le tribunal de commerce de Poitiers étudiera le 9 mars le dossier du négociant en bois tropicaux établi à Niort depuis 1923. Son avenir semble plus qu’incertain.
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Bois tropicaux : dépôt de bilan du négociant français Rougier, très implanté en Afrique

Le tribunal de commerce de Poitiers étudiera le 9 mars le dossier du négociant en bois tropicaux établi à Niort depuis 1923. Son avenir semble plus qu’incertain.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 16h23
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 17h05
   





                        



   


Le tribunal de commerce de Poitiers a annoncé le dépôt de bilan, vendredi 2 mars, de l’entreprise Rougier, négociant en bois tropicaux établi à Niort (Deux-Sèvres). Le groupe n’a pour l’heure, mardi 6 mars, ni confirmé ni infirmé cette information et doit communiquer plus précisément sur sa situation dans les jours à venir.
Le groupe Rougier, fondé en 1923, emploie la quasi-totalité de ses salariés en Afrique, où il s’occupe principalement de planter des forêts de manière industrielle et d’exploiter de forêts naturelles. Il commercialise du bois dans une cinquantaine de pays, dont la France (25 % de son chiffre d’affaires).
Suite logique de ce dépôt de bilan, le dossier de Rougier sera examiné vendredi 9 mars par le tribunal de commerce. Ce dernier devrait décider le 13 mars de la suite à donner : liquidation ou mise en redressement judiciaire, a-t-on appris de cette instance.
Des problèmes de logistique et de liquidités
Interrogé par l’AFP, Rougier a, à nouveau, évoqué une « situation difficile » due aux problèmes logistiques rencontrés à Douala, grand port et capitale économique du Cameroun, et aux « crédits de TVA des Etats africains en attente de remboursement ».
A la fin de 2016, le groupe supportait en effet une créance de 8 millions d’euros de TVA non remboursée par le seul Cameroun, et de 15,6 millions d’euros en incluant les créances du Congo et du Gabon.
La direction de Rougier évoquait toujours, mardi 6 mars, des stocks « significativement grossis du fait de la non-évacuation des expéditions d’un port complètement saturé qui ne fait l’objet d’aucun investissement et qui par ailleurs est considérablement ensablé, ce qui gêne les bateaux pour aller jusqu’aux quais prendre les colis à expédier ».
« Avec l’absence d’implication de l’Etat camerounais pour améliorer cette situation, le groupe n’a pas eu d’autre choix que de mettre au chômage technique l’ensemble de ses effectifs au Cameroun — quelque sept cents personnes — et donc d’arrêter temporairement ses activités au Cameroun », a expliqué la direction de l’entreprise.
La cotation du groupe suspendue jusqu’à nouvel ordre
La société, « en péril, avec une baisse de rentabilité, des tensions de trésorerie », a opéré, sous la houlette de Francis Rougier, 70 ans, petit-fils du fondateur, appelé à la rescousse il y a trois semaines, « un recentrage stratégique » pour tenter de redresser la barre.
Un recentrage qui n’a pas porté ses fruits assez rapidement : le 27 février, la cotation des titres du groupe, qui avait accusé en 2016 (dernier chiffre connu) une perte nette de 6,3 millions d’euros, a été suspendue à sa demande, « jusqu’à nouvel avis », selon Euronext à Paris.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Des critères communs d’évaluation de la qualité, une interconnexion directe avec le site du compte personnel de formation… Les acteurs du secteur doivent évoluer pour tirer parti de la réforme annoncée, explique le DRH Pierre Monclos, dans une tribune au « Monde ».
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Les organismes de formation devront faire preuve de transparence

Des critères communs d’évaluation de la qualité, une interconnexion directe avec le site du compte personnel de formation… Les acteurs du secteur doivent évoluer pour tirer parti de la réforme annoncée, explique le DRH Pierre Monclos, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    06.03.2018 à 16h18
    |

Pierre Monclos (DRH et responsable éditorial de Unow, organisme de formation professionnelle en ligne)







                        



                                


                            

Tribune. La formation professionnelle s’apprête à connaître une nouvelle réforme, dans laquelle nous fondons beaucoup d’espoirs. Mais celle-ci ne sera efficace que si elle se base sur une simplification de l’offre et des processus pour permettre à chaque individu de devenir maître de sa formation.
Face à une myriade de formations disponibles et sans réelle preuve de leur qualité, les responsables de formation, comme les salariés, sont déboussolés. Si ce manque de lisibilité peut décourager le passage à l’acte, il peut aussi conduire à une expérience décevante. Seule une véritable garantie de qualité, homogénéisée, pourra orienter et rassurer les entreprises. Or comment la fixer tant que l’évaluation, qui est l’un des critères principaux de qualité, demeure la grande oubliée du système de formation ?
Evaluation objective
Il est urgent d’imposer aux organismes de formation une évaluation objective et réelle des modules, devenant une condition sine qua non de la prise en charge financière par les organismes paritaires de collecte des fonds de la formation (OPCA). Plus encore, il est nécessaire de mettre en place un contrôle de la façon dont les organismes procèdent à cette évaluation, voire de leur demander de rendre cette démarche publique.
La réforme Datadock, qui permet de référencer les organismes de formation selon des critères de qualité, est un premier pas. Elle reste cependant insuffisante. Contraints au dépôt en ligne de documents administratifs, les organismes de formation n’ont pas obligation de prouver la qualité réelle de leurs formations, parfois bien inférieure à la qualité officielle mise en exergue sur Datadock.
Par ailleurs, bien que des indicateurs et certifications existent, le flou persiste sur le ratio entre le nombre d’inscrits à une formation et de ceux qui la terminent (le « taux de complétion »). Les organismes ne sont pas obligés de le communiquer et le remplacent souvent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Le projet prévoyait d’implanter d’ici à 2024 un parc d’activités à vocation touristique et culturelle sur 80 hectares de terres encore agricoles du Val-d’Oise.
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Europacity : la justice annule la création de la zone d’aménagement devant accueillir le mégaprojet

Le projet prévoyait d’implanter d’ici à 2024 un parc d’activités à vocation touristique et culturelle sur 80 hectares de terres encore agricoles du Val-d’Oise.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 16h17
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 18h34
   





                        


Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé, mardi 6 mars, l’arrêté du préfet du Val-d’Oise autorisant la création de la zone d’aménagement concerté (ZAC) dite du « Triangle de Gonnesse » devant accueillir le mégacomplexe de commerces et de loisirs Europacity au nord de Paris.
Le tribunal, saisi par plusieurs associations de défense de l’environnement, a estimé « que l’étude d’impact mise à disposition du public dans le cadre de l’enquête publique (...) était insuffisante » sur plusieurs points, notamment environnementaux. Le jugement souligne ainsi « l’importance de l’impact potentiel de ce projet sur l’environnement, compte tenu notamment de la suppression de 280 hectares de terres agricoles ».
Dans son jugement, le tribunal souligne également que les analyses étaient « très insuffisantes » concernant « la question des émissions de CO2 induites par les déplacements de touristes par déplacements terrestres ou aériens, eu égard à la proximité de l’aéroport et dans la perspective de la création d’Europacity » qui entend attirer 31 millions de visiteurs (gratuits et payants) par an. Pour le tribunal, ces lacunes « ont nécessairement, par leur importance et leur cumul, été de nature à nuire à l’information complète de la population et à exercer une influence sur la décision de l’autorité administrative ».
« Pas un coup d’arrêt »
Le directeur du développement d’Europacity, David Lebon, a déclaré que la décision du tribunal administratif ne portait « pas un coup d’arrêt » au projet, dont le calendrier a déjà été rallongé fin février, quand le gouvernement a reporté de trois ans, à 2027, la construction de la gare du Grand Paris Express desservant le triangle de Gonesse.
Les porteurs du projet ont fait savoir qu’ils prenaient acte de la décision de justice, mais n’abandonnaient pas le projet pour autant. « Cette étape administrative n’impacte pas la volonté des actionnaires de réaliser ce projet d’intérêt national créateur de plus de 10 000 emplois », précise un communiqué. Par ailleurs, le maire de Gonesse, Jean-Pierre Blazy, estime qu’« il s’agit plus d’un contre temps que d’une remise en cause ».
Un mégacomplexe touristique et culturel contesté
Le mégacomplexe Europacity prévoyait d’implanter d’ici à 2024 un parc d’activités à vocation touristique et culturelle sur 80 hectares de terres encore agricoles du Val-d’Oise, autrefois zones de maraîchage destinées à ravitailler Paris.
Europacity se présentait comme un « projet touristique d’un nouveau genre », associant « loisirs, culture, sport, commerce, hôtels, restaurants et agriculture urbaine pour tous les publics franciliens, les touristes nationaux et internationaux ». Un projet à 3,1 milliards d’euros porté par Immochan, la filiale immobilière du groupe de distribution Auchan, et cofinancé par le géant de l’immobilier chinois Wanda. Celui-ci envisageait d’attirer les visiteurs sur une zone où la construction de logements est impossible en raison des nuisances causées par les aéroports de Roissy-Charles-de-Gaulle et du Bourget.
Initialement critiqué comme une « dubaïsation » de l’Ile-de-France, en raison des pistes de ski artificiel inscrites dans le projet et de l’abondance de centres commerciaux évoquant l’émirat de Dubaï, le projet était voué aux gémonies en raison du bétonnage prévu de terres qui furent parmi les plus fertiles d’Europe.

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                Urbanisme : EuropaCity revoit sa copie pour améliorer son image






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Le chercheur Christophe Boëte explique, dans une tribune au « Monde », qu’il est urgent qu’une expertise indépendante contrecarre les stratégies de communication des biotechs, qui entendent mettre en application des outils génétiques de contrôle ou d’éradication de certaines espèces.
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Lobbying industriel sur le « forçage génétique »

Le chercheur Christophe Boëte explique, dans une tribune au « Monde », qu’il est urgent qu’une expertise indépendante contrecarre les stratégies de communication des biotechs, qui entendent mettre en application des outils génétiques de contrôle ou d’éradication de certaines espèces.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 17h02
    |

Christophe Boëte (Chargé de recherche à l’Institut de recherche pour le développement à l’Institut des sciences de l’évolution de Montpellier, unit...







                        



                                


                            

Tribune. « Rapide », « puissant », « prometteur », « disruptif ». Tels sont les qualificatifs souvent attribués au gene drive, ou « forçage génétique », une technique qui vise à favoriser l’héritage d’un gène particulier. Avouons-le, cette innovation a quelque chose du couteau suisse biotechnologique version 2.0.
Qu’il s’agisse de protéger des récoltes agricoles contre des ravageurs, de supprimer des espèces invasives, d’éradiquer des moustiques vecteurs de maladies infectieuses ou encore de les empêcher de les transmettre, ses applications potentielles semblent constituer un arsenal à bien des maux pour lesquels les remèdes nous manquent.
Revers de la médaille, la maîtrise toute relative des aspects moléculaires et l’efficacité envisagée de la méthode vont de pair avec de grandes incertitudes et un manque de contrôle évident du système, une fois passé un éventuel lâcher dans les populations naturelles.
Controverse
Si les aspects biologiques de cette technologie suscitent la controverse, jusqu’à des demandes de moratoire, les questions éthiques, sociales et légales de son utilisation restent entières. elles conduisent aussi à des débats sur la communication et l’engagement du public. Plusieurs réunions ont d’ailleurs déjà été mises en place par deux organisations états-uniennes, l’ILSI (International Life Sciences Institute) et la FNIH (Foundation for the ­National Institutes of Health), et le ­Nepad (Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique) en Afrique sub-saharienne, avec une attention toute particulière portée à la lutte contre les maladies transmises par les moustiques.
S’il semble louable que les nouvelles technologies soient présentées et discutées là où elles sont susceptibles d’être testées, voire déployées, l’implication de l’ILSI dans l’organisation de ces ateliers sur le forçage génétique peut être questionnable, voire problématique, si l’on se réfère à ses financements et à son...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Il faudrait que la Bourse chute plus lourdement pour que les chefs d’entreprise américains cessent leur double jeu : plaider pour leur paroisse protectionniste à la Maison Blanche mais tenir à l’extérieur un discours libre-échangiste, explique le correspondant du « Monde » à New York, Arnaud Leparmentier
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Protectionnisme : « La réaction de Wall Street aura plus d’impact que toutes les contre-sanctions »

Il faudrait que la Bourse chute plus lourdement pour que les chefs d’entreprise américains cessent leur double jeu : plaider pour leur paroisse protectionniste à la Maison Blanche mais tenir à l’extérieur un discours libre-échangiste, explique le correspondant du « Monde » à New York, Arnaud Leparmentier



Le Monde
 |    06.03.2018 à 12h55
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 14h17
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

Lettre de Wall Street. Versons une larme : sur les actions de Boeing et de Fiat Chrysler, qui ont perdu 5 % en fin de semaine, ou encore sur celles de Whirlpool, en recul de plus de 3 %, et surtout sur les buveurs de bière en canette. Voilà ces malheureux frappés par la hausse annoncée des prix de l’aluminium et de l’acier, qui entrent dans la fabrication des avions, automobiles, lave-linge et autres canettes made in USA.
Le responsable, Donald Trump, qui a décidé d’instaurer des droits de 10 % et de 25 % sur les importations d’aluminium (17 milliards de dollars [13,8 milliards d’euros]) et d’acier (30 milliards de dollars [24,4 milliards d’euros]).

Ces entreprises affligées ont la mémoire un peu courte. Qui a déposé plainte contre le canadien Bombardier, obtenant une taxation de 300 % de ses avions moyen-courriers – supprimée en janvier par une autorité indépendante américaine –, si ce n’est Boeing ? Qui a obtenu l’imposition de droits de douane sur les lave-linge coréens ? C’est Whirlpool, l’entreprise qui délocalise à tout va en Europe, fait pleurer sur ses salariés américains, mais n’est pas capable, selon ses concurrents, d’inventer des machines correspondant aux aspirations des consommateurs.
Quant à Fiat Chrysler, devançant l’appel de M. Trump, elle a décidé de rapatrier, d’ici à 2020, la production de ses pick-up mexicains sur le territoire américain. Elle est certaine d’éviter le droit de douane de 25 % qui s’appliquerait si les Etats-Unis quittaient l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena).
« Un poison lent »
Il faudrait que la Bourse chute plus lourdement pour que les chefs d’entreprise américains cessent leur petit jeu : plaider pour leur paroisse protectionniste à la Maison Blanche mais tenir à l’extérieur un discours libre-échangiste. Le protectionnisme est si pratique quand on est seul à en profiter. C’est surtout, comme le Brexit, un poison lent – ce qui permet de nier dans un premier...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ La bonne conjoncture internationale apporte une bouffée d’oxygène aux entreprises de taille moyenne. Les plus petites, dépendantes du marché intérieur, continuent de souffrir.
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En Grèce, les PME redressent timidement la tête

La bonne conjoncture internationale apporte une bouffée d’oxygène aux entreprises de taille moyenne. Les plus petites, dépendantes du marché intérieur, continuent de souffrir.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 12h39
   





                        



                                


                            
A la suite de réformes difficiles mais nécessaires, la Grèce est devenue un pays plus crédible, plus amical pour les entreprises et les investisseurs, avec moins de bureaucratie et un système d’imposition moderne », a lancé vendredi 2 mars le premier ministre grec Alexis Tsipras au Forum économique de Delphes, devant des chefs d’entreprise et des personnalités politiques grecques et européennes.
Après une récession quasi ininterrompue de neuf ans, la Grèce a enfin renoué avec la croissance en 2017, avec une progression de son produit intérieur brut (PIB) de 1,4 %, selon des données officielles publiées lundi 5 mars.
Tout miser sur l’export
Cette croissance est, en partie, liée à l’augmentation des exportations de produits et de services, qui ont progressé de 13,2 % l’an dernier pour atteindre 28 milliards d’euros.
Pour survivre à la crise et à la baisse de la consommation intérieure, les entrepreneurs grecs ont tout misé sur l’export. « La situation économique en Grèce n’est plus aussi tendue qu’en 2015, mais une entreprise grecque ne peut s’en sortir que si elle exporte, le marché grec étant de toute façon trop petit », explique Nikolaos Papoutsis, président de Metron Energy Applications, qui opère dans 65 pays dans le secteur du transport, du stockage d’énergie et du traitement de l’eau. Ses exportations ont progressé de 221 % entre 2008 et 2017 et l’entreprise emploie 260 salariés, dont 185 mécaniciens et ingénieurs, contre 131 il y a neuf ans.
Désormais, M. Papoutsis tente de convaincre les chercheurs et jeunes ingénieurs partis à l’étranger de revenir au pays. « Nous avons déjà réussi à ramener des ingénieurs diplômés d’universités anglaises. A notre échelle, nous voulons persuader les jeunes Grecs qu’il existe aussi de bonnes opportunités de travail en Grèce », précise-t-il, alors que 350 000 Grecs se seraient expatriés entre 2008 et 2016 d’après une enquête de l’ONG Endeavor Greece. 
Fonds...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Le groupe Sumitomo Forestry Co. souhaite ériger un bâtiment de 350 mètres de hauteur dans la capitale japonaise. Celui-ci doit héberger des logements, des bureaux, des commerces et un hôtel.
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A Tokyo, un gratte-ciel de bois façon Kapla

Le groupe Sumitomo Forestry Co. souhaite ériger un bâtiment de 350 mètres de hauteur dans la capitale japonaise. Celui-ci doit héberger des logements, des bureaux, des commerces et un hôtel.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 12h32
    |

            Grégoire Allix








                        



                                


                            

Jusqu’à quelle hauteur pouvez-vous empiler une tour en Kapla, ce jeu de construction dont les briques sont des planchettes de bois ? Le groupe japonais Sumitomo Forestry Co., lui, affiche son intention d’ériger à Tokyo un gratte-ciel en bois de 350 mètres de hauteur. L’entreprise spécialisée dans le bois de construction et la promotion immobilière, une branche du séculaire et tentaculaire conglomérat industriel nippon Sumitomo, veut célébrer ainsi ses trois cent cinquante ans d’existence en… 2041. Et contribuer à « transformer les villes en forêts ». 
Sur les dessins dévoilés en février, la tour de 70 étages présente un plan carré et un squelette apparent en poteaux et poutres de bois très semblable à un jeu de construction. Pour l’agrément, de larges balcons plantés de verdure s’ouvrent sur toutes les façades. Baptisé W350, le bâtiment de 455 000 m2 doit héberger des logements, des bureaux, des commerces et un hôtel. Réalisée à 90 % en bois – pour un total de 185 000 m3 –, la tour comportera quand même 10 % d’éléments en acier, notamment pour assurer la résistance de la structure aux séismes et aux typhons, une sage précaution au Japon.
Un devis estimé 4,6 milliards d’euros
Pourquoi construire en bois ? Pour lutter contre le réchauffement – le gratte-ciel fixera l’équivalent de 100 000 tonnes de CO2, d’après l’entreprise. Pour soutenir la filière bois japonaise, surtout, dont les vastes forêts sont mal en point. « Alors que les grandes quantités de cèdres et de cyprès plantés après la deuxième guerre mondiale sont prêts à être coupés, ils sont laissés à l’abandon », regrette l’entreprise dans sa présentation. 
Fournir un débouché au bois nippon a un coût. Devis estimé du gratte-ciel en bois à ce stade : 4,6 milliards d’euros. « Près du double d’un bâtiment de grande hauteur conventionnel construit avec la technologie actuelle », reconnaît l’entreprise, qui veut croire que, d’ici...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Compte temps géré par les salariés, organisation fondé sur la confiance… Chez Ebm-Papst, un des leaders allemand des systèmes de ventilation industrielle, souplesse du temps de travail rime avec compétitivité.
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Allemagne : horaires à la carte, l’arme de séduction des PME du Mittelstand

Compte temps géré par les salariés, organisation fondé sur la confiance… Chez Ebm-Papst, un des leaders allemand des systèmes de ventilation industrielle, souplesse du temps de travail rime avec compétitivité.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 12h29
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 15h58
    |

                            Cécile Boutelet (Hohenlohe, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Le hall de production surgit tout à coup, entre deux collines pelées. Sous le soleil d’hiver, la grande façade métallique alterne les nuances de gris, élégant artefact au milieu des prés environnants. A l’intérieur, côté bureaux, un système sophistiqué d’ouvertures diffuse une douce lumière dans les espaces ultramodernes consacrés aux services informatiques du groupe. Il règne un calme comme on n’en connaît que très loin des villes. A Niederstetten, sur le plateau de Hohenlohe, cette campagne perdue du nord du Bade-Wurtemberg, le groupe industriel Ebm-Papst ne lésine pas sur le design haut de gamme.
Ce n’est pas seulement par amour des belles choses : Ebm-Papst, un des leaders mondiaux des systèmes de ventilation industrielle (14 000 salariés, 1,9 milliard de chiffre d’affaires), y voit un élément essentiel de sa compétitivité. A cet endroit, personne ne passe par hasard. Il faut conduire deux heures sur des routes sinueuses pour rejoindre la prochaine grande ville, Stuttgart. Dans cette région emblématique du Mittelstand – ces industries de taille moyenne exportatrices, souvent familiales et implantées hors des grandes villes –, la lutte pour les travailleurs qualifiés est sans pitié. Les rémunérations et avantages versés sont en général très élevés.

Mais depuis quelques années, cela ne suffit plus. Avec un taux de chômage actuellement de 3 % dans la région, Ebm-Papst doit innover dans un autre domaine pour attirer et garder ses salariés : la flexibilisation du temps de travail. Bien avant que le syndicat IG Metall ait obtenu le droit individuel à la semaine de 28 heures pour les 3,9 millions de salariés de l’industrie, début février, Ebm-Papst avait mis au point des modèles d’organisation flexibles.

Suppression des horaires imposés
En 2014, le groupe a introduit la journée de travail à la carte, en supprimant les horaires imposés pour les salariés hors production. Ces derniers ont le droit de répartir eux-mêmes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Dans un avis, l’institution administrative indépendante évoque l’opacité du secteur, tout en soulignant la toute-puissance de Google et Facebook.
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Publicité numérique : l’Autorité de la concurrence appelle à davantage de transparence

Dans un avis, l’institution administrative indépendante évoque l’opacité du secteur, tout en soulignant la toute-puissance de Google et Facebook.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 12h05
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 14h17
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



                                


                            

La publicité numérique est devenue le premier média pour les annonceurs, devant la télévision, avec une valeur en France de plus de 4 milliards d’euros en 2017, en particulier grâce à la vidéo, aux réseaux sociaux et au « programmatique », c’est-à-dire la vente d’espaces publicitaires par le biais de grandes plates-formes logicielles, souvent aux enchères et en temps réel. Mais ce champ soulève aussi de nombreux débats. Dans ce ­contexte, l’Autorité de la concurrence a publié, mardi 6 mars, un avis sur la publicité en ligne, qui en appelle à davantage de transparence dans le secteur.
L’autorité administrative indépendante chargée de lutter contre les pratiques anticoncurrentielles dresse tout d’abord, sur 125 pages, un état des lieux précis du secteur. S’il donne une impression d’opacité, cela « tient pour partie au caractère très innovant des processus et à la multiplication des intervenants ». 
Sont concernés la publicité liée aux moteurs de recherche comme Google, mais aussi le « display » – les pavés, bannières et habillages qui accompagnent le contenu d’un site – et le ciblage publicitaire.
L’avis, qui tient lieu de diagnostic et d’alerte, confirme d’abord la très grande puissance de Facebook et Google. Grâce notamment aux données que leur apportent les internautes, en utilisant leurs services, les deux mastodontes du Net bénéficient d’avantages concurrentiels, souligne l’autorité.

Agissements problématiques
Ainsi, d’autres intermédiaires, qui ne possèdent pas de sites, ne « peuvent proposer aux annonceurs un accès à des inventaires aussi étendus que ceux proposés par Google et demeurent dans une situation d’incertitude s’agissant de leurs possibilités de collecter des données sur des sites et des applications tierces ».
Outre ce constat, l’autorité met en garde les exécutifs français et européen sur les précautions à prendre dans l’application, d’ici quelques mois, des nouvelles règles de protection...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Les mesures annoncées par le président américain sur l’acier et l’aluminium heurtent la doxa républicaine traditionnelle sur le libre-échange.
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Le protectionnisme de Trump critiqué au sein du Parti républicain

Les mesures annoncées par le président américain sur l’acier et l’aluminium heurtent la doxa républicaine traditionnelle sur le libre-échange.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 11h38
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 15h18
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



   


Pour une fois, le Parti républicain renâcle. Après l’annonce par Donald Trump, le 1er mars, de taxer les importations d’acier et d’aluminium, le speaker (président) républicain de la Chambre des représentants, Paul Ryan, a fait état, lundi 5 mars, de son « extrême inquiétude ». Il a invité le président des Etats-Unis à faire machine arrière.
Paul Ryan n’est pas le seul. D’autres élus de la Chambre des représentants font circuler un texte hostile à ce virage protectionniste amorcé en janvier par des taxes visant les machines à laver et les panneaux solaires, principalement importés de Chine. La hantise d’une guerre commerciale est d’autant plus sensible chez Paul Ryan que les éventuelles rétorsions mentionnées jusqu’à présent par l’Union européenne viseraient les motos de marque Harley Davidson fabriquées dans son Etat, le Wisconsin. Le bourbon a été également évoqué. Le Kentucky, l’Etat du chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, en est un grand producteur.
Les principaux succès enregistrés par Donald Trump depuis son arrivée à la Maison Blanche, qu’il s’agisse de nominations de juges conservateurs, y compris à la Cour suprême, ou de l’adoption d’une réforme fiscale, ont été conformes aux dogmes républicains. La décision de jeudi constitue cependant le troisième renoncement majeur par rapport à la doxa traditionnelle du parti, après les positions défendues par le président depuis le début de l’année sur l’immigration et sur le déficit.
Scepticisme
En février, la querelle au sujet des sans-papiers arrivés enfants aux Etats-Unis (les « dreamers »), protégés par un statut temporaire supprimé en septembre 2017 par Donald Trump, a témoigné au Sénat d’un glissement des républicains vers les positions radicales défendues par le magnat de l’immobilier pendant sa campagne présidentielle. Et cela alors que le Parti républicain était autrefois plus ouvert sur l’immigration que le Parti démocrate, souvent divisé sur la question.
Au lieu de se limiter à la lutte contre l’immigration illégale comme il l’avait promis, en renonçant notamment aux amnisties décidées par ses prédécesseurs conservateurs George W. Bush et Ronald Reagan, le président veut désormais s’attaquer aux dispositions permettant de devenir citoyen américain. Y compris celles adoptées par des administrations républicaines, comme le tirage au sort visant à accroître la diversité des candidats à l’immigration.

        Lire aussi :
         

                L’impasse au Congrès américain laisse les « Dreamers » dans le flou



L’adoption, en décembre 2017, d’une réforme fiscale dont le financement par un surplus de croissance laisse sceptique la majorité des économistes marque une autre évolution des républicains. Pendant les deux mandats de Barack Obama, le parti s’était en effet posé en défenseur intransigeant de la rigueur budgétaire. C’est à ce titre qu’il a lutté contre le plan de relance de l’économie défendu par l’administration démocrate après la violente crise des subprimes, à l’origine de la crise mondiale de 2008.
La hantise de la dette a ensuite été l’un des moteurs du mouvement quasi insurrectionnel du Tea Party au sein du camp républicain. Il a privé Barack Obama de toute marge de manœuvre budgétaire à partir de 2010, après la perte de contrôle de la Chambre des représentants.
Aggiornamentos
Marqué par un net accroissement des budgets militaires et civils, l’accord conclu en février au Congrès sur une loi de finances courant jusqu’en 2019 a montré que cette préoccupation n’est désormais plus de mise chez les républicains. Le projet de budget présenté quelques jours plus tard par l’administration Trump, accompagné d’un nouveau gonflement des dépenses militaires, l’a également souligné.
Ces deux évolutions majeures n’ont suscité que de modestes réactions au sein du Grand Old Party. Il en va autrement avec les mesures protectionnistes annoncées jeudi, qui tranchent avec le soutien apporté par les républicains en 2015 à un projet d’accord de libre-échange négocié par l’administration Obama avec certains pays du Pacifique. M. Trump y a renoncé en arrivant à la Maison Blanche.
Ces derniers mois, obnubilé par la solidité d’une base électorale qui soutient ces aggiornamentos, le président n’a cependant cessé de témoigner qu’il n’avait que faire des états d’âme des cadres républicains.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Le chef de l’Etat avait affiché la « co-construction » des réformes sociales en priorité, avec des résultats mitigés.
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Les syndicats déçus par la méthode Macron

Le chef de l’Etat avait affiché la « co-construction » des réformes sociales en priorité, avec des résultats mitigés.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 11h15
    |

            Sarah Belouezzane et 
Bertrand Bissuel








                        



                                


                            

Le mot sonne comme un mantra, emprunté à la langue des « technos ». Aussitôt après l’élection d’Emmanuel Macron, les membres du gouvernement l’ont répété, maintes fois, pour tenter de rassurer : tout se fera dans « la co-construction ». Les réformes sociales ? Elaborées avec le patronat et les syndicats. Les décisions ? Prises au plus près des réalités du terrain, grâce à des échanges nourris. Le chef de l’Etat, à peine installé à l’Elysée, a d’ailleurs cherché à gommer sa réputation d’homme politique peu respectueux des corps intermédiaires, en recevant, dès le 23 mai 2017, les dirigeants des huit organisations d’employeurs et de salariés. Le message envoyé se voulait clair : rien ne se fera sans vous. Neuf mois plus tard, alors que le voile se lève sur les transformations de l’apprentissage, de la formation professionnelle et de l’assurance-chômage, ils sont plusieurs à déchanter.
« La méthode Macron, c’est vous discutez, je tranche (…) et personne ne sait de quel côté ça va tomber », a pesté Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, dans un entretien aux Echos. D’ordinaire plus mesuré, le numéro un de la centrale cédétiste a laissé éclater son courroux face aux vilaines manières de l’exécutif sur le dossier de la formation continue.
« Trahison »
A la mi-novembre 2017, le gouvernement avait invité les partenaires sociaux à plancher sur ce sujet, dans la perspective de ficeler un accord national interprofessionnel (ANI). Le patronat et les syndicats ont accepté cette proposition. Ils y ont consacré près de quinze réunions plénières, dont l’avant-dernière a duré jusqu’au bout de la nuit. Et puis patatras ! La sentence est tombée, avant même le bouclage de la version finale de l’accord : « Insuffisant », a lancé la ministre du travail, Muriel Pénicaud. Il faut aller plus loin, selon elle, faire un « big bang » de la formation continue, dont elle a présenté les grands axes, lundi 5 mars....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Le texte doit être présenté en conseil des ministres mercredi 4 avril.
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La loi Elan va bouleverser le logement social

Le texte doit être présenté en conseil des ministres mercredi 4 avril.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 11h27
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            
Transmis au Conseil d’Etat, fin février, le projet de loi « évolution du logement, de l’aménagement et du numérique » (loi Elan), défendu par le ministre de la cohésion des territoires, Jacques Mézard, et son secrétaire d’Etat, Julien Denormandie, a été peu modifié depuis le premier jet, fin septembre 2017, et en dépit des cinq réunions dites « de consensus sur le logement » qui se sont tenues en présence de tous les acteurs, du 20 décembre au 28 février.
L’un des gros morceaux de cette future loi, qui doit être présentée en conseil des ministres mercredi 4 avril, concerne l’évolution du secteur du logement social. Un premier point aborde la restructuration du secteur, les organismes HLM étant sommés de se regrouper en sociétés de coordination à la tête d’au moins 15 000 logements, avec une mutualisation de leurs capitaux, quel que soit leur statut juridique, public ou privé. Leurs compétences sont élargies par le biais de filiales spécifiques, par exemple, à la vente de logements – qui est encouragée au rythme de 40 000 cessions par an au lieu des 8 810 actées en 2016 –, la construction ou l’aménagement d’équipements, un rôle que jouent déjà nombre d’offices publics. C’est par exemple le cas de l’office de la Drôme qui a réalisé plusieurs maisons médicales, hors de son champ légal de compétences et malgré les critiques de l’Agence nationale de contrôle du logement social
Cotation
Ensuite, le statut des locataires est remanié : leur situation sera réexaminée tous les six ans par la commission d’attribution, qui voit ainsi ses compétences étendues, pour proposer, en cas de sur ou sous-occupation ou de situation de handicap, un autre logement, ou appliquer un surloyer si les revenus dépassent les plafonds de ressources. Les demandes d’attribution d’un logement social feront toutes l’objet d’une cotation, c’est-à-dire d’une note pour aider à départager les candidats selon des critères de priorité définis par les intercommunalités.

Enfin,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Yves Clot, psychologue du travail, observe que réformer la « gouvernance » ou la « mission » de l’entreprise n’aboutira pas si les salariés ne conquièrent pas la liberté de coopérer au travail.
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« C’est sur l’axe de la qualité du travail que l’entreprise se remettra en marche »

Dans une tribune au « Monde », Yves Clot, psychologue du travail, observe que réformer la « gouvernance » ou la « mission » de l’entreprise n’aboutira pas si les salariés ne conquièrent pas la liberté de coopérer au travail.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 11h00
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Yves Clot (Professeur émérite de psychologie du travail au Conservatoire national des arts et métiers)







                        



                                


                            

Tribune. On se pince pour y croire. La vie sociale semble partir en morceaux. Pour mesurer à quel point, il suffit de mettre la focale sur l’entreprise et le travail. La mise en œuvre des ordonnances pour « libérer le travail » a commencé en réduisant encore la capacité d’action syndicale sur le travail réel.
Par ailleurs, on a confié une mission sur l’objet social de l’entreprise et sa contribution à l’intérêt général à l’ancienne syndicaliste Nicole Notat et à l’actuel patron de Michelin [Jean-Dominique Senard], qui figure régulièrement sur la liste des entreprises soi-disant « libérées » : cette fois, ce n’est plus seulement le code du travail, mais le code civil, qui devrait être révisé.
En outre, l’Assemblée nationale est le théâtre d’un affrontement où la gauche n’a plus comme seul objectif que de faire reconnaître le « burn-out » en maladie professionnelle. Enfin, pour faire bonne mesure, les scandales de santé publique se multiplient – Lactalis et les EPHAD sont les derniers en date – où la responsabilité directe des entreprises privées ou des établissements publics est engagée.
Des procédures de plus en plus tyranniques
Pourtant, chaque chose suit son cours séparément. L’initiative possible des salariés sur leur propre activité est sortie rétrécie de la réforme du code du travail. Leur santé pourrait bien en pâtir mais il suffirait — si on suit la gauche et ses experts — que les pouvoirs établis acceptent de réparer les dégâts… La discussion sur la redéfinition des fonctions sociales de l’entreprise reste confinée aux professeurs de gestion et aux grands patrons, qui délibèrent de leur côté sur la gouvernance et le code civil sans rapport avec le code du travail. Dans le même temps, en pleine crise écologique, les consommateurs, les clients-citoyens, sont sans contrôle sur la mauvaise qualité des produits fabriqués et des services rendus. La nature reste traitée comme une marchandise.
Cette...




                        

                        

