<FILE-date="2018/03/06/19">

<article-nb="2018/03/06/19-1">
<filnamedate="20180306"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180306"><AAMMJJHH="2018030619">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ L’ancien président du Front National avait qualifié en 2013 la présence de Roms à Nice d’« urticante » et « odorante ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Jean-Marie Le Pen définitivement condamné pour ses propos sur les Roms

L’ancien président du Front National avait qualifié en 2013 la présence de Roms à Nice d’« urticante » et « odorante ».



Le Monde
 |    06.03.2018 à 18h51
   





                        


Plus de recours possible pour Jean-Marie Le Pen : l’ancien président du Front national a été définitivement condamné à une amende. Mardi 6 mars, la Cour de cassation a rejeté son pourvoi.
Elle confirme ainsi l’arrêt de la cour d’appel d’Aix-en-Provence reconnaissant Jean-Marie Le Pen coupable de provocation à la haine et à la discrimination et le condamnant à verser 5 000 euros d’amende.
« Une présence urticante et […] odorante »
« Vous avez quelques soucis, paraît-il, avec quelques centaines de Roms qui ont dans la ville une présence urticante et disons odorante. Ceci n’est que le petit morceau de l’iceberg », avait notamment déclaré Jean-Marie Le Pen en juillet 2013 à Nice.
Ces déclarations en conférence de presse « présentaient un caractère public puisqu’elles s’adressaient à diverses personnes » dont des journalistes, dont M. Le Pen « savait qu’ils relayeraient » ses propos, incitant « le public à la discrimination, à la haine ou à la violence envers la communauté rom », souligne l’arrêt de la Cour de cassation.
Jean-Marie Le Pen avait déjà été condamné pour ses propos
M. Le Pen a déjà été condamné par le passé pour des propos de natures diverses, notamment pour avoir qualifié les chambres à gaz de « détail » de la seconde guerre mondiale ou affirmé que l’Occupation n’aurait pas été « particulièrement inhumaine ».
Des propos qui avaient poussé le Front national, présidé depuis 2011 par sa fille Marine et qui a engagé une stratégie de « dédiabolisation » de son image, à exclure en 2015 Jean-Marie Le Pen.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/06/19-2">
<filnamedate="20180306"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180306"><AAMMJJHH="2018030619">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Mardi, la ministre des outre-mer, Annick Girardin, a annoncé une prochaine « conférence pour l’avenir » de l’île.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Cinq questions sur la situation à Mayotte

Mardi, la ministre des outre-mer, Annick Girardin, a annoncé une prochaine « conférence pour l’avenir » de l’île.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 18h43
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 18h47
   





                        



   


Alors que Mayotte entre dans sa troisième semaine de grève générale, la ministre des outre-mer, Annick Girardin, a annoncé, mardi 6 mars, que le gouvernement va proposer aux élus de Mayotte l’ouverture d’une « conférence pour l’avenir » de l’île.
Cette conférence se tiendra après « les résultats des assises des outre-mer », au printemps, « et après avoir rétabli la sécurité, parce qu’il faut travailler avec du calme », a insisté Mme Girardin, qui était interpellée à l’Assemblée nationale sur la situation de l’île.
Depuis le 20 février, Mayotte, 101e département français, est paralysée par une grève générale. Au centre des revendications des Mahorais, l’insécurité et les conditions de vie.

        Lire aussi :
         

                A Mayotte, un drame révélateur de la prolifération des bidonvilles



Qu’est-ce qui a déclenché ce mouvement ?
Depuis le début de l’année, une série de violences a eu lieu aux abords et à l’intérieur d’établissements scolaires de l’île. Des dizaines de jeunes armés de barres de fer ont notamment assailli un lycée professionnel, le 19 janvier, blessant des élèves. Vingt et un élèves ont été exclus définitivement, selon le vice-rectorat.
Le personnel de trois lycées a exercé son droit de retrait, et la grande majorité des chauffeurs de transport scolaire, dont les véhicules sont régulièrement caillassés, a fait de même.
Qu’elle sont les formes de la contestation ?
Dans le nord et le centre de l’île, les axes clés de circulation sont coupés par des barrages tenus par plusieurs dizaines de manifestants. Des opérations escargot ont également lieu. Les manifestations sont régulières dans les rues du chef-lieu, Mamoudzou. Des opérations « île morte » ont par ailleurs eu lieu. La dernière mardi. En plus des manifestations, une grande majorité des entreprises de Mamoudzou avaient été fermées toute la journée. La liaison maritime entre Grande-Terre et Petite-Terre, les deux îles principales, a été bloquée.
Le mouvement s’est encore durci, lundi 5 mars, avec la mobilisation des maires réunis dans une coordination des élus. Les dix-sept élus de l’île ont décidé unanimement de fermer les portes de l’ensemble des mairies à l’issue d’une réunion avec le préfet. Et ce, « de manière illimitée ». Ils prévoient de se rapprocher de la coordination syndicale qui a lancé le mouvement.
Sur quoi les revendications portent-elles ?
Les manifestants expriment un sentiment d’abandon de la part de l’Etat et réclament, outre plus de sécurité, des fonds. Le comité de coordination des maires a présenté un « plan de convergence » sur dix ans, chiffré à environ 1,8 milliard d’euros. Pour Saïd Omar Oili, le président de l’association des maires, c’est le prix que doit payer l’Etat s’il veut « mettre en place les conditions de tranquillité des Mahorais ».
Ces besoins ont été chiffrés :
40 millions d’euros seraient dévolus à des équipements sportifs et culturels ;500 millions à l’habitat ;480 millions à l’eau potable et à l’assainissement ;238 millions aux routes et transports ;480 millions aux constructions scolaires.
Les Mahorais se disent déterminés à poursuivre le mouvement tant que le président de la République ou le ministre de l’intérieur ne se déplace pas pour les rencontrer.
Quel est le contexte ?
Mayotte, devenue département français le 1er janvier 2014, est l’un des territoires les plus pauvres de France et connaît un taux de chômage de 26 % (le taux national est de 9,2 %). L’île est aussi la destination de très nombreux migrants venant des îles voisines des Comores, dont la plus proche n’est qu’à soixante-dix kilomètres de ses côtes. Les chiffres des reconduites à la frontière en témoignent (ils datent de 2015) :
19 000 personnes à Mayotte seulement ;20 000 sur tout le territoire métropolitain.
Une partie des manifestants estime que la délinquance est liée à la forte immigration clandestine.
Que répond le gouvernement ?
Annick Girardin a promis, la semaine dernière, des renforts policiers et a appelé à « dessiner une nouvelle vision pour Mayotte », avec « des priorités clairement établies : la sécurité et la lutte contre l’immigration clandestine, bien entendu, mais aussi la santé, le logement et les transports, qui font votre vie de tous les jours ».
Mardi, devant les députés, promettant de « sécuriser la rentrée [scolaire], la semaine prochaine », elle a assuré que « d’autres types de mesures » seront annoncées « dans les prochaines heures » avec le ministère de l’intérieur. Le gouvernement a aussi annoncé la création d’une zone de sécurité prioritaire (ZSP), augmentant les moyens des forces de l’ordre. Mais cela n’a pas suffi à calmer la contestation.
Mme Girardin devrait se rendre sur place après les élections législatives partielles qui se tiendront les 18 et 25 mars :
« Le gouvernement ne laissera pas un territoire de la République s’enfoncer dans la violence et ses citoyens penser qu’on ne s’occupe pas d’eux. »
Un choix contesté par le député européen de La France insoumise, Younous Omarjee, qui a twitté que l’Etat était « absent » à Mayotte, mais aussi par la droite. Dans un communiqué, le député de l’Essonne Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) a déploré « le mépris de l’Etat pour l’outre-mer ».

A #Mayotte , « L’Etat absent ». https://t.co/F4marQqgLD— younousomarjee (@younous omarjee)


require(["twitter/widgets"]);

Le président des Républicains, Laurent Wauquiez, qui s’est rendu sur place lundi 5 mars, a, lui, estimé assister à la « capitulation de la République à Mayotte » :
« Je ne comprends pas que le président Macron tourne le dos ainsi et abandonne l’île de Mayotte. »

        Lire aussi :
         

                Pour Laurent Wauquiez, Mayotte est « abandonnée par le président de la République »



Mardi, Annick Girardin, tout en invitant l’ensemble des députés à participer à « ce grand débat sur l’avenir de Mayotte », a insisté : c’est un « échec collectif que nous avons à partager ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/06/19-3">
<filnamedate="20180306"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180306"><AAMMJJHH="2018030619">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Le président de la République était ce mardi à Agen pour dévoiler les principales mesures de sa « refondation » pénale.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Macron annonce la fin de l’automaticité de la prison pour les peines inférieures à un an

Le président de la République était ce mardi à Agen pour dévoiler les principales mesures de sa « refondation » pénale.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 18h24
   





                        



   


Emmanuel Macron a présenté, mardi 6 mars à Agen, devant l’Ecole nationale d’administration pénitentiaire (ENAP), sa réforme pénale destinée à lutter contre la surpopulation carcérale et à redonner du sens à la peine.
« Pour les peines inférieures à un an, nous mettrons un terme à l’automaticité » du recours à la prison, a déclaré le président de la République, appelant également à « proscrire les peines de prison inférieures à un mois ».
« Plus d’aménagement » pour les peines supérieures à un an
Les peines de un à six mois pourront s’exécuter hors des établissements pénitentiaires afin de lutter contre la surpopulation carcérale et de redonner du sens à la peine. « Il ne s’agira clairement pas d’une concession à la fermeté nécessaire face à la délinquance, au contraire », a ajouté le président de la République.
En revanche, il n’y aura « plus d’aménagement » pour les peines de plus d’un an, et le juge d’application des peines ne sera donc plus saisi.
Le président a également annoncé la création de 1 500 postes de conseillers de réinsertion.

        Lire aussi :
         

                « Refondation » pénale : les syndicats de magistrats refusent de rencontrer Nicole Belloubet






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/06/19-4">
<filnamedate="20180306"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180306"><AAMMJJHH="2018030619">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Une initiative lancée avec les pouvoirs publics dans les Yvelines offre quelques pistes qui pourraient être étendues au reste de la France estime, dans une tribune au « Monde », Abdelaziz El Jaouhari, le responsable du Conseil des institutions musulmanes des Yvelines.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Il faut « structurer de véritables institutions musulmanes au niveau départemental »

Une initiative lancée avec les pouvoirs publics dans les Yvelines offre quelques pistes qui pourraient être étendues au reste de la France estime, dans une tribune au « Monde », Abdelaziz El Jaouhari, le responsable du Conseil des institutions musulmanes des Yvelines.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 18h18
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 18h51
    |

Abdelaziz El Jaouhari (Secrétaire général du Conseil des institutions musulmanes des Yvelines)







                        



                                


                            

Tribune. Le président de la République a récemment déclaré son intention de « poser les jalons de toute l’organisation de l’islam de France ». Ce projet est attendu. Il est nécessaire. Et il aboutira s’il s’appuie notamment sur l’expérience des acteurs de terrain. Posons donc le problème dans ses termes actuels.
Devant nous s’avance un fondamentalisme contraire aux principes républicains qui encourage le repli identitaire et parfois la violence, tandis que l’islam majoritaire peine à trouver sa place dans la République. La réponse doit passer par deux objectifs : faire concrètement reculer l’extrémisme religieux, et intégrer définitivement l’islam à la société française, dans les conditions posées par la laïcité. Ces deux objectifs sont indissociables, tant le développement de l’intégrisme peut aussi être vu comme un symptôme de l’échec à organiser l’islam de France.
Les musulmans ordinaires ne se sentent pas appartenir à une communauté religieuse structurée, et comme partout ailleurs, l’engagement collectif y est en recul. De cette faiblesse organisationnelle, les milieux salafistes ont tiré profit par une stratégie d’activisme local. Ils connaissent les failles de la loi républicaine, mettant la pression sur l’Etat en le menaçant de désordre, et sur les élus locaux en leur promettant des voix. C’est ainsi que les ouvertures sauvages de lieux de culte se sont multipliées.
S’appuyer sur des acteurs de terrain
L’expérience yvelinoise est riche d’enseignements en la matière. Plusieurs fois, il a fallu expulser par la force les groupes radicaux des grandes mosquées où ils ont tenté de s’installer. Mais leur échec n’est pas définitif. Les mêmes ont conçu une stratégie périphérique redoutable, consistant à créer des lieux de culte dans les communes intermédiaires, afin d’occuper le terrain social et de mener une guerre d’usure aux mosquées traditionnelles.
Devant cet état de fait, services de l’Etat, collectivités...




                        

                        


<article-nb="2018/03/06/19-5">
<filnamedate="20180306"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180306"><AAMMJJHH="2018030619">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Depuis un an, 180 personnes sont décédées au cours de la pire épidémie de listériose jamais enregistrée dans le monde.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤         

Décryptage

L’épidémie de listériose déclenche un vent de panique en Afrique du Sud

Depuis un an, 180 personnes sont décédées au cours de la pire épidémie de listériose jamais enregistrée dans le monde.

Jean-Philippe Rémy (Johannesburg, correspondant régional)
    



LE MONDE
              datetime="2018-03-06T18:07:59+01:00"

        Le 06.03.2018 à 18h07






                        

Crédits : Siphiwe Sibeko / REUTERS


                    

Il a mis un costume d’enterrement et sa cravate est mal nouée. Mais Lawrence Mac Dougall, le PDG de Tiger Brands, la plus importante société agroalimentaire et de produits ménagers sud-africaine, conserve une assurance d’acier pour dégager son entreprise de toute responsabilité dans l’origine de l’épidémie de listériose qui a fait 180 morts en un an en Afrique du Sud. Dimanche 4 mars, le ministre de la santé a révélé que des prélèvements réalisés dans des unités de fabrication de Polony (une grosse saucisse qui se débite en tranches), sous l’une des marques de Tiger Brands, avaient été testés positifs à la listériose (monocytogène ST6, celle qui frappe en Afrique du Sud).
L’épidémie dure depuis un an. Il y a eu près de mille cas certifiés par des analyses en laboratoire, et 180 décès, essentiellement des enfants et des personnes âgées. Depuis février, une présence de listériose avait été détectée dans l’usine de Polokwane (au nord-est de Johannesburg, dans la province du Limpopo), et soigneusement tenue confidentielle. Apparemment, ses dirigeants ne jugeaient pas les prélèvements concluants.
Interdit à la vente
Encore aujourd’hui, Lawrence Mac Dougall refuse les conclusions des derniers tests réalisés par une équipe commando sud-africaine assistée par des experts de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) : « Jusqu’à nouvel ordre, je ne suis au courant d’aucun lien direct entre les décès et nos produits. Il n’y a rien, rien du tout », affirme le PDG de Tiger Brands, l’un des hommes les mieux payés du pays. Et pour enfoncer le clou de cette logique à déclencher des émeutes, il ajoute : « Je ne peux tout de même pas présenter des excuses pour quelque chose pour lequel je n’ai pas de certitude à l’heure actuelle. » Ceci, en contradiction avec les conclusions à ce stade de l’organisme officiel sud-africain qui a réalisé les analyses et mis en évidence la présence de listériose dans plusieurs unités de production de nourritures...



<article-nb="2018/03/06/19-6">
<filnamedate="20180306"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180306"><AAMMJJHH="2018030619">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ La ligne la plus chargée d’Europe, avec plus d’un million de voyageurs par jour, sera fermée pour travaux entre La Défense et Nation, du 28 juillet au 26 août.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Le RER A sera fermé dans Paris en août

La ligne la plus chargée d’Europe, avec plus d’un million de voyageurs par jour, sera fermée pour travaux entre La Défense et Nation, du 28 juillet au 26 août.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 18h07
   





                        


La ligne A du RER sera fermée pour travaux dans la traversée de Paris, entre La Défense et Nation, du 28 juillet au 26 août, a indiqué la RATP, mardi 6 mars.
Les gares de La Défense et Nation deviendront des terminus provisoires pendant toute la durée des travaux, tandis que Charles de Gaulle-Étoile, Auber, Châtelet-Les Halles et Gare de Lyon ne seront pas desservies par le RER A, a-t-elle précisé.

        Lire aussi :
         

                RER A : les horaires changent lundi et la fréquence des trains diminue



Renouvellement des voies
La RATP a entrepris depuis 2015 un grand programme de renouvellement des voies et du ballast, avec un mois de travaux l’été. « A partir de 2019 débutera la deuxième phase des travaux qui entraînera une interruption partielle de trafic en soirée et pendant les week-ends », pendant trois étés, a déjà prévenu la RATP.
Sur la même ligne, mais sur sa partie exploitée par la SNCF, le trafic sera également interrompu cette année entre Maisons-Laffitte et Poissy du 28 juillet au 26 août inclus. La ligne L au départ de Paris Saint-Lazare circulera exceptionnellement jusqu’à la gare de Poissy durant les travaux, selon le communiqué.
La ligne A, qui fête ses quarante ans de service, est la ligne ferroviaire la plus chargée d’Europe, avec plus d’un million de voyageurs par jour.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/06/19-7">
<filnamedate="20180306"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180306"><AAMMJJHH="2018030619">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Christophe habite sur le plateau du Haut-Pilat (Loire), où il neige souvent l’hiver. Pour se baigner dans sa piscine sans grelotter, il commande un abri à la société Piscines passion. Peu de temps après, l’abri s’effondre sous le poids de la neige. Qui est responsable ?
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ 
<article-nb="2018/03/06/19-8">
<filnamedate="20180306"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180306"><AAMMJJHH="2018030619">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Le projet prévoyait d’implanter d’ici à 2024 un parc d’activités à vocation touristique et culturelle sur 80 hectares de terres encore agricoles du Val-d’Oise.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Europacity : la justice annule la création de la zone d’aménagement devant accueillir le mégaprojet

Le projet prévoyait d’implanter d’ici à 2024 un parc d’activités à vocation touristique et culturelle sur 80 hectares de terres encore agricoles du Val-d’Oise.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 16h17
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 18h34
   





                        


Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé, mardi 6 mars, l’arrêté du préfet du Val-d’Oise autorisant la création de la zone d’aménagement concerté (ZAC) dite du « Triangle de Gonnesse » devant accueillir le mégacomplexe de commerces et de loisirs Europacity au nord de Paris.
Le tribunal, saisi par plusieurs associations de défense de l’environnement, a estimé « que l’étude d’impact mise à disposition du public dans le cadre de l’enquête publique (...) était insuffisante » sur plusieurs points, notamment environnementaux. Le jugement souligne ainsi « l’importance de l’impact potentiel de ce projet sur l’environnement, compte tenu notamment de la suppression de 280 hectares de terres agricoles ».
Dans son jugement, le tribunal souligne également que les analyses étaient « très insuffisantes » concernant « la question des émissions de CO2 induites par les déplacements de touristes par déplacements terrestres ou aériens, eu égard à la proximité de l’aéroport et dans la perspective de la création d’Europacity » qui entend attirer 31 millions de visiteurs (gratuits et payants) par an. Pour le tribunal, ces lacunes « ont nécessairement, par leur importance et leur cumul, été de nature à nuire à l’information complète de la population et à exercer une influence sur la décision de l’autorité administrative ».
« Pas un coup d’arrêt »
Le directeur du développement d’Europacity, David Lebon, a déclaré que la décision du tribunal administratif ne portait « pas un coup d’arrêt » au projet, dont le calendrier a déjà été rallongé fin février, quand le gouvernement a reporté de trois ans, à 2027, la construction de la gare du Grand Paris Express desservant le triangle de Gonesse.
Les porteurs du projet ont fait savoir qu’ils prenaient acte de la décision de justice, mais n’abandonnaient pas le projet pour autant. « Cette étape administrative n’impacte pas la volonté des actionnaires de réaliser ce projet d’intérêt national créateur de plus de 10 000 emplois », précise un communiqué. Par ailleurs, le maire de Gonesse, Jean-Pierre Blazy, estime qu’« il s’agit plus d’un contre temps que d’une remise en cause ».
Un mégacomplexe touristique et culturel contesté
Le mégacomplexe Europacity prévoyait d’implanter d’ici à 2024 un parc d’activités à vocation touristique et culturelle sur 80 hectares de terres encore agricoles du Val-d’Oise, autrefois zones de maraîchage destinées à ravitailler Paris.
Europacity se présentait comme un « projet touristique d’un nouveau genre », associant « loisirs, culture, sport, commerce, hôtels, restaurants et agriculture urbaine pour tous les publics franciliens, les touristes nationaux et internationaux ». Un projet à 3,1 milliards d’euros porté par Immochan, la filiale immobilière du groupe de distribution Auchan, et cofinancé par le géant de l’immobilier chinois Wanda. Celui-ci envisageait d’attirer les visiteurs sur une zone où la construction de logements est impossible en raison des nuisances causées par les aéroports de Roissy-Charles-de-Gaulle et du Bourget.
Initialement critiqué comme une « dubaïsation » de l’Ile-de-France, en raison des pistes de ski artificiel inscrites dans le projet et de l’abondance de centres commerciaux évoquant l’émirat de Dubaï, le projet était voué aux gémonies en raison du bétonnage prévu de terres qui furent parmi les plus fertiles d’Europe.

        Lire aussi :
         

                Urbanisme : EuropaCity revoit sa copie pour améliorer son image






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/06/19-9">
<filnamedate="20180306"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180306"><AAMMJJHH="2018030619">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ La réforme des peines souhaitée par Emmanuel Macron vise à rendre les peines plus efficaces mais aussi à lutter contre la surpopulation carcérale.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

« Refondation » pénale : les syndicats de magistrats refusent de rencontrer Nicole Belloubet

La réforme des peines souhaitée par Emmanuel Macron vise à rendre les peines plus efficaces mais aussi à lutter contre la surpopulation carcérale.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 15h02
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 15h24
   





                        


Mauvais départ pour la consultation sur la réforme pénale. Les principaux syndicats de magistrats ont fait savoir, mardi 6 mars, avant l’annonce par Emmanuel Macron d’une refonte du système des peines, qu’ils boycotteraient un rendez-vous avec la garde des sceaux, Nicole Belloubet, consacrée à la réforme de la justice.
Le Syndicat de la magistrature (SM) et l’Union syndicale des magistrats (USM) disent avoir été informés lundi soir par le cabinet de la ministre qu’ils n’auraient le projet de loi que mercredi et seraient reçus le 15 mars, jour de la transmission de ce texte au Conseil d’Etat.
Les syndicats dénoncent « un simulacre de consultation »
« Après avoir organisé un simulacre de consultation sans jamais nous donner connaissance des projets de texte précis, la ministre de la justice tente le coup de force en nous proposant de nous entendre alors que tout sera déjà joué », déclarent les deux syndicats dans leurs communiqués.
« De ce fait, nous ne nous rendrons pas au rendez-vous fixé par la ministre, qui n’est qu’une nouvelle manœuvre pour réduire au silence toute critique des projets en cours », ajoutent le SM et l’USM, selon lesquels cette position est partagée par les organisations syndicales des personnels de greffe.
Peines alternatives, absence de réduction de peines… les solutions proposées
Le chef de l’Etat est attendu mardi après-midi à l’Ecole nationale d’administration pénitentiaire (ENAP), à Agen (Lot-et-Garonne), où il doit présenter le volet de la réforme de la justice intitulé « Le sens et l’efficacité des peines », y compris les peines alternatives à la détention.
Emmanuel Macron veut faire en sorte que les peines prononcées soient effectivement exécutées et réellement en rapport avec les délits punis, dit-on dans son entourage.
Parmi les annonces fortes attendues, il pourrait écarter l’option de la prison pour les peines les plus courtes et élargir l’éventail des autres peines (bracelet électronique, travaux d’intérêt général) et des formules de probation (mise à l’épreuve). Ces solutions existent déjà mais restent peu utilisées : en 2016, sur les quelque 550 000 délits sanctionnés, les tribunaux ont prononcé 52 % de peines de prison (dont 19 % ferme) et 11 % de peines alternatives, dont moins de 3 % de travaux d’intérêt général.

        Lire aussi :
         

                La prison en dernier recours : les pistes de Macron pour sa « refondation » pénale



Les peines prononcées sont-elles rarement exécutées ?
Cette réforme reprend l’idée développée pendant la campagne du candidat Emmanuel Macron : « Aujourd’hui, de manière quasi automatique, une peine de moins de deux ans n’est pas appliquée », déclarait-il en avril 2017 sur le plateau de TF1. Une affirmation exagérée.
S’il est en effet possible, pour les peines de prison ferme de moins de deux ans, d’aménager la peine, celle-ci ne peut l’être que si la situation de la personne condamnée le permet aux yeux de la justice. Il n’y a alors pas de mandat de dépôt.
Il est, en revanche, erroné de dire que les peines de prison de moins de deux ans ne sont jamais appliquées, ou « systématiquement non appliquées », comme le disait M. Macron pendant la campagne. Au 1er janvier 2015, 12 % des peines en cours d’exécution (sur 60 742 détenus) concernaient des peines de moins d’un an et 29 % des peines de 1 à 3 ans, selon les chiffres du ministère de la justice.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/06/19-10">
<filnamedate="20180306"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180306"><AAMMJJHH="2018030619">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Dans un article du 9 février, « Ebdo » avait fait état d’une plainte pour viol contre le ministre de la transition écologique, déposée en 2008 en Bretagne et classée sans suite, et d’une rumeur de harcèlement sexuel.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Violences sexuelles : Nicolas Hulot a porté plainte contre le magazine « Ebdo »

Dans un article du 9 février, « Ebdo » avait fait état d’une plainte pour viol contre le ministre de la transition écologique, déposée en 2008 en Bretagne et classée sans suite, et d’une rumeur de harcèlement sexuel.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 14h19
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 14h57
   





                        



   


Mis en cause pour des violences sexuelles, Nicolas Hulot a déposé plainte en diffamation contre le magazine Ebdo qui les relayait, comme il l’avait annoncé en février, apprend-on mardi 6 mars. Cette plainte avec constitution de partie civile a été déposée vendredi et vise le magazine et les auteurs de l’article, les journalistes Anne Jouan et Laurent Valdiguié, selon des sources proches du dossier.
Dans un article du 9 février, qui a suscité la polémique, Ebdo avait fait état d’une plainte pour viol contre le ministre de la transition écologique, déposée en 2008 en Bretagne et classée sans suite, et d’une rumeur de harcèlement sexuel à l’encontre d’une ancienne collaboratrice de l’ex-Fondation Hulot. Nicolas Hulot avait alors dénoncé des rumeurs « ignominieuses ». Il avait, en revanche, reconnu l’existence de la plainte pour viol déposée en 2008 par la petite-fille d’un homme politique célèbre concernant des allégations remontant à 1997.
Critiqué pour son enquête, en particulier par un abondant courrier de ses lecteurs, Ebdo avait défendu la semaine suivante son choix de la publier.

        Lire aussi :
         

                Pascale Mitterrand, auteure de la plainte de 2008 contre Nicolas Hulot, se défend d’avoir voulu « médiatiser l’affaire »






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/06/19-11">
<filnamedate="20180306"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180306"><AAMMJJHH="2018030619">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ L’administration rapide d’un vaccin de façon ciblée endigue la maladie.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
édition abonné


La stratégie qui touche le choléra au cœur

L’administration rapide d’un vaccin de façon ciblée endigue la maladie.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 14h00
    |

                            Benoît Crépin








                        



                                


                            

Epidémiologie. La septième pandémie de choléra, infection intestinale aiguë dont on estime qu’elle cause, en moyenne, environ 95 000 décès par an, dure depuis 1961. Pour réduire la mortalité de 90 % d’ici à 2030, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) préconise notamment un meilleur traitement de l’eau potable, une amélioration de l’hygiène ou encore l’administration de vaccins anticholériques oraux. Des mesures appliquées à grande échelle, mais aussi parfois de façon plus localisée par les autorités de santé des 69 pays où la maladie est endémique.
Les stratégies massives se heurtent en effet à deux obstacles : d’abord leur coût, ensuite le temps nécessaire à leur mise en œuvre. Des actions beaucoup plus ciblées semblent tout indiquées, mais aucune évaluation de leur efficacité n’existait jusqu’à présent. Un manque que viennent de pallier les travaux de modélisation mathématique d’une équipe de chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), publiés le 27 février dans la revue PLOS Medicine.
Deux modes d’action
A l’aide des données issues de l’épidémie survenue en 2011 au Tchad, ces chercheurs du Laboratoire d’écohydrologie de l’EPFL ont créé un modèle inédit, fondé non seulement sur la courbe épidémique de la maladie mais aussi sur la répartition spatio-temporelle de ses foyers. « Ce modèle à très haute résolution prend en compte la structure spatiale d’une épidémie urbaine. Nos autres modèles ont toujours été appliqués à l’échelle d’un pays, avec ses subdivisions administratives comme unités spatiales », explique Flavio Finger, chercheur en modélisation épidémiologique et auteur principal de l’étude, conduite en étroite collaboration avec Andrew Azman, épidémiologiste en maladies infectieuses à l’université Johns-Hopkins de Baltimore (Etats-Unis). Ce dernier est également membre du Groupe spécial mondial de lutte contre le choléra, un réseau de spécialistes géré par l’OMS.
Les résultats...




                        

                        


<article-nb="2018/03/06/19-12">
<filnamedate="20180306"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180306"><AAMMJJHH="2018030619">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Cinq associations antiracistes interpellent le gouvernement pour modifier la loi punissant les contenus illégaux sur Internet.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Haine sur Internet : le plaidoyer d’associations pour muscler la loi française

Cinq associations antiracistes interpellent le gouvernement pour modifier la loi punissant les contenus illégaux sur Internet.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 13h43
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 14h17
    |

            Martin Untersinger








                        



   


La loi française n’est pas assez efficace face aux propos racistes, antisémites et discriminatoires sur Internet. C’est en tout cas la conviction de cinq associations antiracistes qui ont transmis, à la fin de février, au gouvernement, quatorze propositions de modifications législatives que Le Monde a pu consulter.
Le droit français, héritier d’une directive européenne, donne à de nombreuses plates-formes en ligne, lorsqu’elles se contentent de fournir des outils pour publier des contenus, le statut d’hébergeur. Ces derniers – un site de petites annonces ou un réseau social par exemple – ne sont pas responsables d’éventuels contenus illégaux postés par leurs utilisateurs, sauf lorsqu’ils leur ont été signalés.
Pour les associations, ce cadre « n’est plus adapté pour lutter efficacement »
Selon SOS-Racisme, la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), L’Union des étudiants juifs de France (UEJF), J’accuse ! et le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), ce cadre « n’est plus adapté pour lutter efficacement contre les contenus à caractère raciste, antisémite, négationniste et discriminatoire ».
La loi actuelle « a montré des qualités, notamment quand on pense qu’elle a été adoptée en 2004 et qu’à l’époque il n’y avait pas de réseaux sociaux. Avec l’apparition de nouveaux usages, l’instantanéité des réseaux sociaux, il y a un besoin de muscler le dispositif pour faire face à l’impact que peuvent avoir les contenus haineux », précise au Monde le président de l’UEJF, Sacha Ghozlan. Même si elles ne souhaitent pas revenir sur le statut d’hébergeur, les associations proposent des mesures qui accroissent nettement les obligations et les sanctions à leur encontre.
Des propositions pour muscler la loi
Les associations souhaiteraient ainsi les obliger à supprimer tout contenu manifestement illicite et signalé sous quarante-huit heures – la loi prévoit actuellement qu’ils le fassent « promptement » – et « renforcer » les amendes – aujourd’hui jugées peu dissuasives – auxquelles ils s’exposent.
Les associations peinent parfois à identifier un interlocuteur français
Lorsqu’elles désirent signaler un message litigieux, les associations peinent parfois à identifier un interlocuteur français. Aussi souhaitent-elles que toute entreprise proposant un service en ligne en France désigne un représentant vers lequel pourraient se retourner les associations et les pouvoirs publics. Elles souhaitent également que les peines prévues par le code pénal en matière de racisme, d’antisémitisme notamment, puissent s’appliquer à ce représentant.
Si les associations reconnaissent que les grandes plates-formes ont fait des progrès, elles les jugent encore trop passives lors de certaines saisines judiciaires. Elles proposent de les obliger à recueillir davantage « d’éléments d’identification » de leurs utilisateurs à la création de leurs comptes (adresses courriel, noms, etc.) afin de pouvoir lever plus facilement la barrière de l’anonymat.
Les associations souhaitent aussi que puisse être fermé, par un juge, tout compte (profil Facebook, compte YouTube, etc.) diffusant des contenus illégaux si les éléments permettant d’identifier leur auteur sont insuffisants.
Elles veulent aussi alléger la procédure du signalement des contenus illégaux, en passant d’une lettre recommandée à un simple courrier électronique. Elles réclament également qu’un dispositif accessible à tout internaute de signalement des contenus diffamatoires, injurieux et négationnistes soit obligatoire, alors qu’il est actuellement limité, entre autres, à l’apologie de crimes contre l’humanité, à la provocation au terrorisme ou à la pédopornographie. Les associations voudraient en outre que ce mécanisme soit aussi proposé par les moteurs de recherche.
« Beaucoup d’acteurs qui passent sous le radar »
« Tant qu’il n’y a pas de réforme, nous serons confrontés à des difficultés gigantesques. Il y a toute une série d’acteurs qui essaient d’améliorer leurs systèmes de régulation, mais aussi beaucoup d’autres qui passent sous le radar et ne sont pas soumis à un cadre clair, ce qui laisse la haine se propager », explique Dominique Sopo, le président de SOS-Racisme. « L’enjeu n’est pas un bouleversement des principes, mais un bouleversement en termes d’efficacité. Ces propositions nous permettraient d’avoir un cadre légal et pratique qui soit plus efficace », veut croire M. Ghozlan.
« Il ne faudrait pas que des contenus soient systématiquement supprimés »
Loin d’être cosmétiques, ces changements forceraient réseaux sociaux, plates-formes numériques et autres sites Internet à davantage réguler les contenus postés par leurs utilisateurs. Si les associations estiment aujourd’hui que la loi est trop laxiste envers les hébergeurs, renforcer leurs responsabilités risque d’avoir un effet sur des contenus légaux et d’empiéter sur la liberté d’expression. C’est ce qu’il s’est passé en Allemagne où un système d’amende extrêmement dissuasif pèse depuis le 1er janvier sur les réseaux sociaux laissant en ligne un contenu manifestement illégal. Dès les premiers jours de son application, des contenus licites ont été supprimés et le nouveau gouvernement pourrait être contraint de revoir sa copie.
Une situation à laquelle ne veut pas aboutir M. Sopo, qui estime que la loi allemande « pose problème » : « Il ne faudrait pas que des contenus soient systématiquement supprimés. » « Une heure, comme en Allemagne, c’est très court. Ce que nous proposons, c’est d’obliger les hébergeurs à supprimer le contenu manifestement illicite en quarante-huit heures, ce qui leur permet de l’évaluer », précise Sacha Ghozlan.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Polémique en Allemagne sur une loi contrôlant les réseaux sociaux



Quid des contenus « terroristes » ?
Même message du côté de la Commission européenne, qui multiplie ces derniers mois les injonctions aux grands réseaux sociaux pour qu’ils fassent la chasse aux contenus illégaux sur leurs plates-formes. Tout récemment, elle menaçait les acteurs du secteur de sévir s’ils ne faisaient pas davantage de progrès, tout particulièrement concernant les contenus « terroristes ». Avec, là encore, la loi allemande comme repoussoir.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Bruxelles presse les géants du Web de mieux lutter contre les contenus illicites



Un troisième statut : entre hébergeur et éditeur
En France, le gouvernement a aussi montré des velléités de réforme. Le secrétaire d’Etat chargé du numérique, Mounir Mahjoubi, expliquait à la fin de janvier au site spécialisé Contexte que la loi française « ne fonctionn[ait] pas bien sur les paroles de haine », laissant entendre qu’un troisième statut, entre hébergeur et éditeur, était envisageable. C’était aussi la recommandation d’un rapport commandé par le premier ministre et relayé tout récemment par le site spécialisé NextInpact.
Les propositions des associations pourraient en tout cas relancer ce débat technique mais dont les implications en matière de liberté d’expression et de lutte contre la haine sont majeures. Les associations veulent en tout cas être entendues des autorités. Elles espèrent qu’Emmanuel Macron, invité mercredi au dîner du conseil représentatif des institutions juives de France, s’exprimera au sujet de la lutte contre la haine sur Internet.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/06/19-13">
<filnamedate="20180306"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180306"><AAMMJJHH="2018030619">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Deux distributions quotidiennes sont prévues : un petit déjeuner entre 9 heures et 11 heures, avec des boissons chaudes, du fromage, du pain, et un repas chaud entre 15 heures et 18 heures.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

L’Etat a commencé les distributions de repas pour les migrants à Calais

Deux distributions quotidiennes sont prévues : un petit déjeuner entre 9 heures et 11 heures, avec des boissons chaudes, du fromage, du pain, et un repas chaud entre 15 heures et 18 heures.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 13h31
   





                        


En visite à Calais à la mi-janvier, le président de la République, Emmanuel Macron, avait annoncé que l’Etat prendrait « à sa charge » la distribution de nourriture assurée jusqu’ici par les associations. C’est chose faite depuis mardi 6 mars, où les distributions de repas assurées par l’Etat ont commencé à deux endroits différents de la ville. Deux distributions quotidiennes sont prévues : un petit déjeuner entre 9 heures et 11 heures, avec des boissons chaudes, du fromage ou encore du pain, et un repas chaud entre 15 heures et 18 heures, constitué de deux rations.
Un terrain vague a été aménagé dans la zone industrielle des Dunes, entouré de barbelés, sur lequel deux préaux ont été montés. En présence de la police, une douzaine de membres de l’association La Vie active, mandatée pour sept mois par l’Etat, organisaient la distribution autour d’un bus mobile, qui s’est ensuite rendu près de l’hôpital. Plusieurs migrants allaient et venaient le long des grillages, sans entrer.
Entre 9 heures et 10 h 30, seuls deux migrants sont venus prendre leur petit déjeuner. « Beaucoup ne veulent pas, ont peur des caméras », explique Luis, Ghanéen âgé de 21 ans, à la trentaine de journalistes présents. « Je reviendrai cet après-midi », assure-t-il en anglais. « Il faut dire au gouvernement de continuer à nous aider. »
« On revient dans la normalité »
« L’Etat a honoré sa parole (…) », a déclaré le sous-préfet de Calais, Michel Tournaire, rappelant que l’un des objectifs est d’éviter de nouveaux « bidonvilles ». « Il y a la nouveauté, l’adaptation », a-t-il estimé pour expliquer l’absence des migrants, en plus de la présence de la presse. « Il nous faudra un recul de plusieurs jours. »
Pour Loan Torondel, de l’Auberge des migrants qui a arrêté ses distributions lundi soir, ce dispositif est « une bonne nouvelle ». « On revient dans la normalité, c’est le devoir de l’Etat d’assurer cette mission », dit-il, expliquant l’absence des migrants par le nombre important de caméras, notamment. L’association Utopia56 a également suspendu ses distributions de repas. « On laisse la chance au gouvernement de prendre ses responsabilités pleinement », a expliqué Charlotte, l’une des bénévoles.
« Nous n’avons pas d’inquiétude pour les jours qui viennent », a affirmé Stéphane Duval, directeur du dispositif humanitaire de Calais pour La Vie active, qui prévoit des repas pour 350 personnes. « On prépare plus. Ils pourront passer plusieurs fois s’ils le souhaitent. » Selon la préfecture, quelque 350 migrants vivent dans le Calaisis dans l’espoir de rejoindre la Grande-Bretagne. D’après les associations, ils sont entre cinq cents et six cents.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/06/19-14">
<filnamedate="20180306"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180306"><AAMMJJHH="2018030619">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ L’Inserm a recueilli et analysé environ 5 millions de mesures. Ces nouvelles courbes de poids, de taille et de périmètre crânien seront inscrites dans les carnets de santé distribués à partir d’avril 2018.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

De nouvelles courbes de croissance de référence dans les carnets de santé

L’Inserm a recueilli et analysé environ 5 millions de mesures. Ces nouvelles courbes de poids, de taille et de périmètre crânien seront inscrites dans les carnets de santé distribués à partir d’avril 2018.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 13h07
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 14h55
   





                        



   


L’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) a présenté, mardi 6 mars, ses travaux portant sur les courbes de croissance des enfants français, qui illustrent à quel point ceux-ci ont grandi et forci en une quarantaine d’années.
« Par exemple, à 10 ans, la médiane de la taille des filles des nouvelles références est de 139,5 cm, contre 134,7 cm » sur les courbes tracées en 1979, qui servaient jusqu’alors de référence.
L’Inserm a recueilli et analysé environ 5 millions de mesures recueillies auprès de 261 000 enfants de 0 à 18 ans en 2017. « Comme attendu, les courbes de taille et de poids (…) se situent nettement au-dessus des courbes précédentes », a souligné l’Inserm.
Les professionnels estimaient dépassées depuis longtemps les courbes du carnet de santé français. Et celles de l’Organisation mondiale de la santé, datant de 2006, ne paraissaient « pas optimales », selon l’Inserm. Ces nouvelles courbes de poids, de taille et de périmètre crânien seront inscrites dans les carnets de santé distribués à partir d’avril 2018.
Surpoids et obésité en forte augmentation
L’un des enjeux est la détection de l’obésité infantile, qui a fortement progressé des années 1970 à 2000, avant de se stabiliser. D’après Santé publique France (l’agence de santé publique au service des populations), 17 % des 6-17 ans sont en surpoids. Parmi eux, 4 % sont obèses.
« Le repérage du surpoids et de l’obésité de l’enfant doit reposer sur le suivi de la courbe de corpulence (c’est-à-dire de l’IMC) et non de la courbe de poids », a rappelé l’Inserm. Mais seulement « à partir de 2 ans ».

        Lire aussi :
         

                L’obésité, maladie de « pauvres »



Par ailleurs, « l’interprétation des mesures de taille tient compte de celles des parents ». Le nouveau carnet de santé donne ainsi une « formule de calcul de la taille cible parentale », à savoir une valeur de comparaison utile à l’âge de 18 ans. Elle correspond à la somme de la taille du père et de la mère, à laquelle on ajoute 13 cm pour les garçons ou on retire 13 cm pour les filles, le tout divisé par deux.
Les courbes du carnet de santé 2018 distinguent par ailleurs la croissance selon le sexe avant 3 ans. « La croissance staturale et pondérale des filles et des garçons diffère très tôt », ont souligné les chercheurs.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/06/19-15">
<filnamedate="20180306"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180306"><AAMMJJHH="2018030619">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ L’objectif de la « refondation » pénale que doit annoncer mardi le chef de l’Etat est de rendre les peines plus efficaces mais aussi de lutter contre la surpopulation carcérale.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

La prison en dernier recours : les pistes de Macron pour sa « refondation » pénale

L’objectif de la « refondation » pénale que doit annoncer mardi le chef de l’Etat est de rendre les peines plus efficaces mais aussi de lutter contre la surpopulation carcérale.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 12h25
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 14h42
   





                        


Passer d’un système privilégiant la prison à une justice qui préfère d’autres sanctions et que, prison ou non, les peines soient réellement et immédiatement appliquées : tels sont les principes de la « refondation » pénale que doit annoncer, mardi 6 mars, à Agen, Emmanuel Macron.
Devant l’Ecole nationale d’administration pénitentiaire (ENAP), où il se rend avec la garde des sceaux, Nicole Belloubet, le chef de l’Etat doit présenter sa vision d’une justice qui abandonne la préférence carcérale pour d’autres « punitions », en partie inspirée des pays du nord de l’Europe.
L’objectif est non seulement de rendre les peines plus efficaces mais aussi de lutter contre la surpopulation carcérale. Avec un taux d’occupation de 200 % en région parisienne et de 120 % au niveau national, la France figure parmi les plus mauvaises élèves d’Europe. Au 1er janvier 2018, on dénombrait 68 974 détenus pour… 59 765 places.

        Lire :
         

          Macron veut construire plus rapidement des prisons plus diversifiées



Développer les peines alternatives
Reprenant un des engagements forts de sa campagne, Emmanuel Macron a déjà annoncé ces derniers mois vouloir à la fois qu’une peine de prison prononcée soit réellement exécutée et développer de manière « massive » les peines alternatives. Comme une troisième voie entre une gauche taxée de « laxisme » et une droite dite « répressive ».
Parmi les annonces fortes attendues, il pourrait écarter l’option de la prison pour les peines les plus courtes et élargir l’éventail des autres peines (bracelet électronique, travaux d’intérêt général) et des formules de probation (mise à l’épreuve). Ces solutions existent déjà mais restent peu utilisées : en 2016, sur les quelque 550 000 délits sanctionnés, les tribunaux ont prononcé 52 % de peines de prison (dont 19 % ferme) et 11 % de peines alternatives, dont moins de 3 % de travaux d’intérêt général.
Réduire les délais d’application des peines
Le chef de l’Etat entend également réduire les délais, qui peuvent atteindre des mois, voire des années, entre le prononcé d’une peine et son application. Autre piste, une libération automatique aux deux tiers de la peine, sauf avis contraire du juge.
Vers la suppression de l’aménagement d’une peine de prison
En revanche, il veut qu’une peine de prison prononcée soit effectivement et aussitôt exécutée. « L’emprisonnement ne sera plus la peine centrale », résume la présidence. « Mais est-il souhaitable que, quand on prononce une peine d’emprisonnement, elle soit dans un second temps, par un autre juge, transformée en autre chose ? Non. C’est cela qui est remis en caus. » Le chef de l’Etat devrait donc revenir sur la loi qui depuis 2009 prévoit d’aménager les peines de prison inférieures à deux ans pour les primodélinquants.
Créer 15 000 places supplémentaires
Il devrait aussi détailler sa promesse d’accroître de 15 000 les places de prison et le « plan pénitentiaire » annoncé à la mi-janvier alors que de nombreux établissements étaient en partie bloqués par les surveillants, en colère après une série d’agressions.
Le président a décidé de se saisir personnellement de la question de la peine un jour avant la présentation par Nicole Belloubet des cinq chantiers prioritaires de la chancellerie, avec la transformation numérique, la simplification des procédures pénales et civiles et l’organisation territoriale des tribunaux. Ces chantiers déboucheront sur une loi de programmation de la justice au début d’avril.
         data-ui="carousel"
         data-module="portfolio"
         data-wrapper=".gallery"
         data-interval="false"
         data-is-atom
         tabindex="10"
>


                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Le « périphérique », la route empruntée pour circuler d’un bâtiment à l’autre de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, la plus grande prison d’Europe avec 4 320 détenus. Les surveillants ne doivent pas marcher sur le trottoir sous les fenêtres des cellules pour éviter les jets de pots de yaourts et autres détritus."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="La cour de promenade du bâtiment D2. Les détenus ont deux heures de promenade par jour. S’ils n’ont pas d’autre activité (sport, ateliers, etc.), ils restent 22 heures sur 24 en cellule, et même 24 heures sur 24 pour ceux, notamment en hiver, qui ne veulent pas aller en promenade."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="C’est l’un des postes les moins enviés par les surveillants. « L’été, il fait 40 degrés et l’hiver, quand il fait froid, c’est l’enfer », dans cette galerie destinée à surveiller deux cours de promenade."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="A l’aide de jumelles, le surveillant observe les détenus en promenade. Sa mission : repérer qui parle avec qui. A gauche, un trombinoscope lui permet de reconnaître les personnes incarcérées pour des affaires de terrorisme islamiste ou pour des affaires de droit commun mais qui se sont radicalisées."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Un surveillant commande l’ouverture des grilles d’accès aux couloirs et aux escaliers depuis le « rond-point », une cage de verre vers laquelle convergent trois coursives."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Une coursive. Ce couloir de 80 mètres de long donne l’accès à cinquante cellules. Initialement prévues pour héberger un seul détenu, la plupart sont aujourd’hui occupées en double. Depuis la rénovation de 2008, elles sont équipées de douches."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Intérieur d’une cellule encombrée. Aucun service de laverie n’est proposé à Fleury-Mérogis. Soit les détenus laissent leur linge sale aux familles lors des visites au parloir, soit ils font eux-mêmes leur lessive et étendent le linge comme ils le peuvent."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Un surveillant discute avec des détenus dans leur cellule, dans le quartier des arrivants. Ce qui lui importe, c’est leur comportement en détention, pas le motif de leur incarcération. La plupart des personnes placées au bâtiment D2 sont en détention provisoire avant jugement."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Avec le pécule qu’ils gagnent s’ils travaillent à la prison ou avec l’argent envoyé par les familles, les détenus peuvent acheter de la nourriture, louer un frigo et des plaques de cuisson. Certains accumulent les provisions, mais selon les surveillants, c’est dans le but de compliquer la fouille de leur cellule."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Un surveillant ouvre les porte des cellules pour la distribution des repas à 11 h 30 et 18 heures. Certains détenus préfèrent faire la cuisine eux-mêmes dans leur cellule. Le matin, il n’y a pas de petit déjeuner distribué, les personnes incarcérées se débrouillent avec leurs provisions"
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Une surveillante vérifie par l’oeilleton la présence de deux détenus. La profession de surveillant se féminise progressivement depuis une vingtaine d’années."
            data-slide-item-lie=""

        
                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Fiche signalant la présence d’un détenu dangereux apposée à la porte de sa cellule. Il y est maintenu seul. L’« arme » dont disposent les surveillants en cas de pépin, c’est un sifflet pour donner l’alarme. Le gradé possède en plus une paire de menottes."
            data-slide-item-lie=""

        


Précedent

1/12

Suivant







Le « périphérique », la route empruntée pour circuler d’un bâtiment à l’autre de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, la plus grande prison d’Europe avec 4 320 détenus. Les surveillants ne doivent pas marcher sur le trottoir sous les fenêtres des cellules pour éviter les jets de pots de yaourts et autres détritus.

Bruno Fert pour "Le Monde"
› Accéder au portfolio



require(['lmd/ui/carousel', 'lmd/module/portfolio']);





                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/06/19-16">
<filnamedate="20180306"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180306"><AAMMJJHH="2018030619">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Martinique, Guyane et Guadeloupe sont aussi touchées par la maladie, possiblement mortelle. Pourtant, le vaccin du laboratoire Sanofi n’y est pas autorisé.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Pourquoi la France refuse le vaccin contre la dengue pour ses territoires d’outre-mer

Martinique, Guyane et Guadeloupe sont aussi touchées par la maladie, possiblement mortelle. Pourtant, le vaccin du laboratoire Sanofi n’y est pas autorisé.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 12h01
    |

                            Lise Barnéoud et 
Chloé Hecketsweiler








                        



                                


                            

« Si la France, pays fabricant du Dengvaxia, n’en veut pas pour sa propre population, c’est bien qu’il y a un problème avec ce vaccin et que Sanofi nous prend pour ses cobayes ! » L’accusation revient en boucle dans les médias et sur les réseaux sociaux philippins. De fait, certains départements et régions d’outre-mer français (Martinique, Guyane et Guadeloupe) connaissent une prévalence de la dengue aussi élevée qu’aux Philippines. D’où cette légitime question : pourquoi ne pas y vacciner les populations ? Première réponse : parce que le Dengvaxia n’a toujours pas d’autorisation de mise sur le marché (AMM) en Europe, la demande n’ayant été déposée qu’en avril 2016. Une stratégie assumée par Sanofi : « C’était important avant toute chose de rendre ce vaccin disponible dans les pays qui souffrent le plus de la maladie. Nous avons donc décidé de nous concentrer en premier lieu sur l’Asie et l’Amérique latine », indique Thomas Triomphe, vice-président de la région Asie-Pacifique chez Sanofi Pasteur.

Cette stratégie de demande d’autorisation pays par pays, en se passant des deux grandes agences de régulation que sont l’Agence européenne du médicament (EMA) et la Food and Drug Administration (FDA), est inédite dans l’histoire du médicament. « Cela accélère la disponibilité du vaccin là où il y en a besoin. Mais il faut reconnaître que les agences de régulation de ces pays ont moins l’habitude d’analyser des dossiers aussi complexes et ont moins accès à des experts très qualifiés », analyse ­Joachim Hombach, du Groupe stratégique consultatif d’experts sur la vaccination de l’OMS, rappelant que des réunions d’information ont été organisées en 2015 pour épauler les autorités de santé de ces pays.
En cours d’évaluation depuis deux ans…
Aujourd’hui, le dossier semble coincer à l’EMA : alors qu’il faut en général 277 jours pour obtenir une autorisation, le Dengvaxia est toujours en cours d’évaluation près de 700 jours...




                        

                        


<article-nb="2018/03/06/19-17">
<filnamedate="20180306"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180306"><AAMMJJHH="2018030619">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Avec l’exemple du Dengvaxia, du laboratoire Sanofi, un véritable problème d’éthique est posé.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Vaccin contre la dengue : faut-il privilégier le bénéfice collectif ?

Avec l’exemple du Dengvaxia, du laboratoire Sanofi, un véritable problème d’éthique est posé.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 11h59
    |

                            Lise Barnéoud et 
Chloé Hecketsweiler








                        



                                


                            


A travers le cas du vaccin Dengvaxia, une question éthique brûlante se pose : peut-on accepter, au nom d’un bénéfice collectif, qu’une innovation nuise à certains individus ? En 2016, l’OMS jugeait « acceptable » cette vaccination dès lors que le pourcentage de la population déjà infectée par la dengue dépassait 50 %, tout en notant qu’« il est possible que la vaccination soit inefficace, ou même, en théorie, qu’elle augmente le risque futur d’hospitalisations ou de dengue sévère chez les personnes séronégatives au moment de la première vaccination, quel que soit leur âge. Si c’est le cas, il pourrait y avoir, même dans des contextes de forte transmission, un risque accru pour les personnes séronégatives, en dépit d’un recul de la dengue au niveau de la population ».
Le positionnement de l’OMS a divisé les scientifiques. Certains ont soutenu cette recommandation pour son bénéfice collectif, arguant qu’une vaccination massive dans les régions de forte prévalence permettrait de diminuer de 10 % à 30 % les cas symptomatiques de dengue et d’hospitalisations. « Du point de vue de la santé publique, [ce vaccin] devrait être considéré comme un moyen de contrôler un problème grandissant dans les pays affectés », affirmaient plusieurs chercheurs, en décembre 2016, dans The Journal of Infectious Diseases.
Au contraire, d’autres spécialistes ont immédiatement critiqué ce feu vert de l’OMS, mettant en avant les risques pour les personnes non encore infectées. « Il est inacceptable qu’un médicament fasse du mal, même à une petite partie de la population, même s’il existe un impact collectif positif », estime pour sa part Scott Halstead, infectiologue américain. Il critique la défense actuelle de Sanofi qui consiste à dire que, pour un cas de dengue sévère lié à la vaccination des personnes séronégatives, 10 cas sont évités chez les personnes séropositives vaccinées. « C’est un argument irresponsable »,...




                        

                        


<article-nb="2018/03/06/19-18">
<filnamedate="20180306"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180306"><AAMMJJHH="2018030619">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Dans cette ville pauvre, Oise Habitat lutte seul contre le vandalisme dont sont victimes ses locataires.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’office HLM de Creil, rempart des services publics

Dans cette ville pauvre, Oise Habitat lutte seul contre le vandalisme dont sont victimes ses locataires.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 11h24
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            
Depuis son élection, Emmanuel Macron n’a pas hésité à critiquer le monde HLM. Il a dit et répété que le nombre d’organismes – près de 800 – nuisait à leur efficacité, les sommant de se regrouper d’ici à deux ou trois ans. Mais de telles concentrations risquent de laisser de côté les offices HLM très impliqués dans la vie locale, notamment dans les territoires les plus défavorisés. « Pour nous, le logement social, ce n’est pas un marché, mais un outil au service des habitants et des territoires, et qui ne se pilote pas depuis Paris. Venez chez nous », invitait ainsi Bernard Domart, directeur général de Oise Habitat, lors d’une conférence de presse organisée à Paris, mi-janvier, à l’initiative de cinq offices publics HLM des Hauts-de-France.
Oise Habitat est à la tête de 13 700 logements dont la moitié à Creil (Oise, 36 000 habitants). Avec ses 65 % de logements sociaux, Creil est une ville pauvre, saignée par la désindustrialisation et le chômage de masse (20 % en moyenne et jusqu’à 40 % aux Hauts de Creil), aux frontières de l’Ile-de-France, un « terminus de la banlieue », comme la désigne Floriane Louison, dans le livre qu’elle lui a consacré, Des gens à part (Seuil, 2017). Elle est entourée de villes riches, Chantilly, Senlis, Gouvieux. « Deux mondes qui ne se côtoient pas sauf dans l’immense zone commerciale Cora, où s’alignent les enseignes à vendre et les chaînes de restaurants, un aspirateur à clients, qui a désertifié et fait disparaître beaucoup des commerces de centres-villes », explique Jean-Marie Grignon, de l’association locale Consommation logement et cadre de vie (CLCV).
Locataires pauvres
« Nos locataires sont victimes de nombreuses incivilités, dénonce Bernard Domart, qui coûtent, à l’office, plus de 100 000 euros par an : des incendies, des actes de vandalisme. Sans oublier le stationnement anarchique, des points de trafic de pièces détachées automobiles et de...




                        

                        


<article-nb="2018/03/06/19-19">
<filnamedate="20180306"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180306"><AAMMJJHH="2018030619">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Le texte doit être présenté en conseil des ministres mercredi 4 avril.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
édition abonné


La loi Elan va bouleverser le logement social

Le texte doit être présenté en conseil des ministres mercredi 4 avril.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 11h27
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            
Transmis au Conseil d’Etat, fin février, le projet de loi « évolution du logement, de l’aménagement et du numérique » (loi Elan), défendu par le ministre de la cohésion des territoires, Jacques Mézard, et son secrétaire d’Etat, Julien Denormandie, a été peu modifié depuis le premier jet, fin septembre 2017, et en dépit des cinq réunions dites « de consensus sur le logement » qui se sont tenues en présence de tous les acteurs, du 20 décembre au 28 février.
L’un des gros morceaux de cette future loi, qui doit être présentée en conseil des ministres mercredi 4 avril, concerne l’évolution du secteur du logement social. Un premier point aborde la restructuration du secteur, les organismes HLM étant sommés de se regrouper en sociétés de coordination à la tête d’au moins 15 000 logements, avec une mutualisation de leurs capitaux, quel que soit leur statut juridique, public ou privé. Leurs compétences sont élargies par le biais de filiales spécifiques, par exemple, à la vente de logements – qui est encouragée au rythme de 40 000 cessions par an au lieu des 8 810 actées en 2016 –, la construction ou l’aménagement d’équipements, un rôle que jouent déjà nombre d’offices publics. C’est par exemple le cas de l’office de la Drôme qui a réalisé plusieurs maisons médicales, hors de son champ légal de compétences et malgré les critiques de l’Agence nationale de contrôle du logement social
Cotation
Ensuite, le statut des locataires est remanié : leur situation sera réexaminée tous les six ans par la commission d’attribution, qui voit ainsi ses compétences étendues, pour proposer, en cas de sur ou sous-occupation ou de situation de handicap, un autre logement, ou appliquer un surloyer si les revenus dépassent les plafonds de ressources. Les demandes d’attribution d’un logement social feront toutes l’objet d’une cotation, c’est-à-dire d’une note pour aider à départager les candidats selon des critères de priorité définis par les intercommunalités.

Enfin,...




                        

                        


<article-nb="2018/03/06/19-20">
<filnamedate="20180306"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180306"><AAMMJJHH="2018030619">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Dans un entretien sur le blog d’Olivier Rollot, Michel Deneken, président de l’université de Strasbourg, explique avoir relevé ses capacités d’accueil pour faire face à la poussée démographique.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ 