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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Tony Iwobi a été élu sous l’étiquette de la Ligue de Matteo Salvini, le parti d’extrême droite anti-immigration italien.
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En Italie, le premier sénateur noir est membre de la Ligue

Tony Iwobi a été élu sous l’étiquette de la Ligue de Matteo Salvini, le parti d’extrême droite anti-immigration italien.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 18h14
   





                        



   


Le premier sénateur noir de l’histoire italienne, Tony Iwobi, a été élu sous l’étiquette de la Ligue de Matteo Salvini, le parti d’extrême droite anti-immigration, a annoncé mardi 6 mars l’intéressé. « Chers amis, c’est avec une grande émotion que je vous annonce que j’ai été élu sénateur de la République. Après plus de vingt-cinq ans de batailles dans la grande famille de la Ligue, une nouvelle grande aventure va commencer », a-t-il écrit sur son compte Facebook.

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Les résultats officiels, et donc les noms des élus, ne seront connus que dans les prochains jours, les tribunaux devant encore trancher sur certains cas litigieux, mais M. Iwobi semble ne pas être concerné. « Mes remerciements vont à Matteo Salvini, un grand leader qui a porté la Ligue au poste de première force » de la droite italienne, a ajouté M. Iwobi.
Se battre pour le fédéralisme
D’origine nigériane, M. Iwobi, catholique, est arrivé en Italie en 1976. Il a dirigé une entreprise informatique avant de se lancer dans la politique en 1993 au sein de la Ligue. Il avait affirmé dans une interview en 2014 avoir choisi la Ligue, à l’époque un mouvement autonomiste, en raison de la volonté de ce parti de se battre pour le fédéralisme.

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« Le Nigeria a trente-six Etats autonomes et confédérés. C’est un projet qui fonctionne en Afrique, pourquoi est-ce qu’il ne fonctionnerait pas ici ? », avait-il estimé. Sur l’immigration, M. Iwobi a les idées claires : « L’intégration est faite aussi de devoirs, pas seulement de droits. »
« En ce qui me concerne, Matteo Salvini et la Ligue représentent une barrière importante contre le racisme. La discrimination naît justement quand prolifère l’immigration clandestine, qui est l’antichambre de l’injustice sociale et de l’insécurité », avait-il dit au moment de lancer sa candidature au Sénat. M. Iwobi était depuis 2014 responsable du dossier de l’immigration au sein de la Ligue.



                            


                        

                        


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Brexit : « plusieurs milliers » d’emplois seront déplacés en France, selon Bruno Le Maire

Le ministre de l’économie et des finances vante un climat favorable aux entreprises depuis l’arrivée au pouvoir du président Macron.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 18h04
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 18h47
   





                        



   


Le ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire, a assuré, mardi 6 mars, que « plusieurs milliers » d’emplois seraient délocalisés du Royaume-Uni en France en raison du Brexit. « Les délocalisations se chiffrent en milliers », a-t-il dit, ajoutant que les promesses faites aux autorités françaises concernaient « plusieurs milliers et pas plusieurs centaines » d’emplois.
M. Le Maire a toutefois ajouté que ce mouvement se ferait « progressivement et pas du jour au lendemain », évoquant un processus « de long terme ». Le ministre français s’exprimait devant la presse à Londres à l’occasion d’une visite au cours de laquelle il devait rencontrer des banquiers et des représentants des milieux d’affaires.

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Les autorités politiques et financières françaises sont particulièrement actives depuis la décision des Britanniques de quitter l’UE exprimée lors du référendum du 23 juin 2016, leur sortie étant prévue pour la fin de mars 2019.
Paris vante un climat favorable aux entreprises
Pour attirer des entreprises établies à Londres, notamment financières, et troublées par les incertitudes entourant la sortie de l’UE, Paris met en avant un climat qui leur est plus favorable depuis l’arrivée au pouvoir du président de la République Emmanuel Macron. « Il est logique que la France fasse revenir des emplois en France », a dit Bruno Le Maire.

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Nombre de travailleurs français, notamment dans le secteur financier mais pas uniquement, se sont installés à Londres et plus largement au Royaume-Uni depuis les années 1990 pour profiter des possibilités d’emploi et de rémunération sur place. Au-delà des Français, Paris espère convaincre de grandes banques internationales présentes à Londres de déplacer une partie de leurs activités dans la capitale française.
Bruno Le Maire a par ailleurs exclu que les services financiers soient intégrés dans un accord de libre-échange à négocier entre Londres et Bruxelles. « Les services financiers ne peuvent être inclus dans un accord de libre-change pour de nombreuses raisons, liées à la stabilité et aux questions de supervision, car les services financiers répondent à des règles très spécifiques », a argué le ministre sur la BBC.
Il s’agissait d’une réponse directe au discours de la première ministre britannique, Theresa May, qui a souhaité vendredi que les échanges de services entre le Royaume-Uni et l’UE soient inclus dans un « accord plus large » que les accords de libre-échange existant et habituellement limités aux échanges de biens. Mme May a toutefois reconnu dans le même temps que les banques de son pays ne pourraient plus bénéficier du système du passeport financier qui leur permet de vendre leurs services dans toute l’Union européenne à partir du Royaume-Uni.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Aucun parti n’a remporté la majorité absolue lors des élections législatives du 4 mars ; le pays s’attend à vivre plusieurs semaines de blocage politique.
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Après les élections, l’Italie se prépare à une longue période d’incertitude

Aucun parti n’a remporté la majorité absolue lors des élections législatives du 4 mars ; le pays s’attend à vivre plusieurs semaines de blocage politique.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 16h02
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 16h28
   





                        



   


Après l’Allemagne, qui a mis six mois à se constituer un gouvernement après les élections législatives de septembre, l’Italie va-t-elle à son tour être confrontée à un interminable blocage politique ? Les résultats des élections législatives de dimanche 4 mars n’ont pas accordé de majorité absolue et ni la Chambre des députés ni le Sénat ne disposent de majorité suffisamment claire pour gouverner.

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Si le Mouvement 5 étoiles est arrivé largement en tête avec 32,6 % des voix, il n’aura pas assez de sièges au Parlement pour former un gouvernement. Idem pour la coalition de droite et d’extrême droite – la Ligue de Matteo Salvini, Forza Italia de Silvio Berlusconi et Fratelli d’Italia –, qui a obtenu 37 % des suffrages, mais qui ne dispose donc pas non plus de la majorité absolue. Tout est donc désormais dans les mains du président de la République, Sergio Mattarella. Et l’Italie devra attendre au moins plusieurs semaines avant de voir la formation d’un nouveau gouvernement.
Une zone d’incertitude de plusieurs semaines
Depuis les élections du 4 mars, tous les regards sont tournés vers le président italien, Sergio Mattarella, que la Constitution place en position d’arbitre. C’est lui qui doit décider à quel chef de parti il confiera la tâche de former un nouveau gouvernement. Mais pas avant plusieurs semaines.
Pour pouvoir lancer les négociations officielles, il faudra attendre l’ouverture de la nouvelle législature, le 23 mars, puis la désignation des présidents et vice-présidents des Chambres et des divers groupes.
Pendant ce temps, M. Mattarella devrait laisser en place le gouvernement actuel de Paolo Gentiloni (centre gauche) qui n’a pas besoin de demander la confiance du Parlement après ces élections pour gérer les affaires courantes. Et si le blocage persiste et que les partis n’arrivent pas à s’entendre pour former une coalition, le chef de l’Etat peut convoquer de nouvelles élections.
Dans l’histoire politique récente de l’Italie, certaines négociations post-électorales ont duré deux mois, le record de ces trente dernières années étant établi à 84 jours pour la formation du premier gouvernement de Giuliano Amato, en 1992.

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Qui sera chargé de former un gouvernement ?
Ils sont deux à revendiquer le droit de former un gouvernement. Dès lundi, en fin de matinée, le dirigeant de la Ligue (ex-Ligue du Nord, extrême droite), Matteo Salvini, qui est arrivé troisième avec 17,4 %, a affirmé au cours d’une conférence de presse que la coalition de droite et d’extrême droite menée par son parti (37 % des voix) avait « le droit et le devoir de gouverner ». Il a revendiqué également la direction du gouvernement.
« L’engagement a été pris au sein de la coalition : qui l’emporte peut gouverner », a lancé M. Salvini à destination de son allié, le parti Forza Italia (14 %), de Silvio Berlusconi. Les deux dirigeants se sont d’ailleurs retrouvés lundi après-midi. Mais l’ancien président du conseil italien ne s’est pas explicitement rangé derrière le chef de file de la Ligue, appelant seulement à « renforcer la coalition qui devra obtenir le mandat de gouverner l’Italie ».

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Quant au Mouvement 5 étoiles (M5S), arrivé nettement en tête dimanche avec 32,6 % des suffrages, il a également revendiqué le droit de former un gouvernement, par la voix de son dirigeant, Luigi Di Maio :
« Nous avons la responsabilité de donner un gouvernement [à l’Italie]. Nous sommes une force politique qui représente toute la nation, du Val d’Aoste à la Sicile. »
S’il souhaite gouverner, le M5S, qui a toujours critiqué les arrangements entre partis politiques, va devoir former une coalition. Ainsi dès dimanche soir, les dirigeants du M5S ont voulu se positionner au centre de la classe politique en se montrant ouverts pour la première fois à des tractations. M. Di Maio s’est dit prêt « à discuter avec toutes les forces politiques » sur les thèmes de son programme : l’emploi et le développement, la pauvreté ou encore l’immigration.
Et si l’issue du blocage passait par une coalition entre les deux partis antisystème – le M5S et la Ligue –, qui aurait alors la majorité absolue ? Cette hypothèse est possible pour le quotidien La Stampa :
« Inutile de le cacher, il est possible que Di Maio et Salvini tentent de converger sur un programme minimal : abolition de la loi Fornero sur les retraites, renégociation des traités avec l’Europe, blocage de l’immigration clandestine. »
De son côté, le correspondant du Monde à Rome, Jérôme Gautheret a estimé dans un tchat avec les lecteurs du monde que, si « rien [n’était] impossible », cette option restait selon lui « hautement improbable » : « D’abord parce que les “Cinq étoiles” sont en plein recentrage européen, ensuite parce que dans un tel ensemble, la Ligue du Nord ne serait qu’une force d’appoint, et que son chef, Matteo Salvini, n’a rien à gagner à ça. »

        Lire le compte-rendu du tchat avec notre correspondant :
         

          « Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’on repart de zéro »



Quelle est la position du Parti démocrate ?
Arrivé deuxième du scrutin avec 19 % des suffrages, le Parti démocrate (centre gauche) aurait pu avoir un rôle déterminant dans la formation d’une coalition. Mais le parti dirigé jusque-là par Matteo Renzi est sorti groggy de son faible score historique – il avait obtenu 40 % lors des européennes de 2014.
Dès lundi, l’ancien président du conseil a annoncé sa démission à la tête du Parti démocrate en précisant toutefois que cette démission serait effective lorsqu’un gouvernement sera formé. M. Renzi a par ailleurs tenu à faire savoir que son parti de centre gauche refusait de participer à des négociations : « Le peuple italien nous a demandé d’être dans l’opposition et c’est là que nous irons. Nous ne formerons jamais un gouvernement avec des forces antisystème », a-t-il poursuivi, en évoquant le M5S et la Ligue.
« Si nous sommes des mafieux, si nous sommes corrompus et indignes comme candidats, si nos mains sont couvertes de sang, vous savez quoi ? Formez un gouvernement sans nous. »

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ La bonne conjoncture internationale apporte une bouffée d’oxygène aux entreprises de taille moyenne. Les plus petites, dépendantes du marché intérieur, continuent de souffrir.
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En Grèce, les PME redressent timidement la tête

La bonne conjoncture internationale apporte une bouffée d’oxygène aux entreprises de taille moyenne. Les plus petites, dépendantes du marché intérieur, continuent de souffrir.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 12h39
   





                        



                                


                            
A la suite de réformes difficiles mais nécessaires, la Grèce est devenue un pays plus crédible, plus amical pour les entreprises et les investisseurs, avec moins de bureaucratie et un système d’imposition moderne », a lancé vendredi 2 mars le premier ministre grec Alexis Tsipras au Forum économique de Delphes, devant des chefs d’entreprise et des personnalités politiques grecques et européennes.
Après une récession quasi ininterrompue de neuf ans, la Grèce a enfin renoué avec la croissance en 2017, avec une progression de son produit intérieur brut (PIB) de 1,4 %, selon des données officielles publiées lundi 5 mars.
Tout miser sur l’export
Cette croissance est, en partie, liée à l’augmentation des exportations de produits et de services, qui ont progressé de 13,2 % l’an dernier pour atteindre 28 milliards d’euros.
Pour survivre à la crise et à la baisse de la consommation intérieure, les entrepreneurs grecs ont tout misé sur l’export. « La situation économique en Grèce n’est plus aussi tendue qu’en 2015, mais une entreprise grecque ne peut s’en sortir que si elle exporte, le marché grec étant de toute façon trop petit », explique Nikolaos Papoutsis, président de Metron Energy Applications, qui opère dans 65 pays dans le secteur du transport, du stockage d’énergie et du traitement de l’eau. Ses exportations ont progressé de 221 % entre 2008 et 2017 et l’entreprise emploie 260 salariés, dont 185 mécaniciens et ingénieurs, contre 131 il y a neuf ans.
Désormais, M. Papoutsis tente de convaincre les chercheurs et jeunes ingénieurs partis à l’étranger de revenir au pays. « Nous avons déjà réussi à ramener des ingénieurs diplômés d’universités anglaises. A notre échelle, nous voulons persuader les jeunes Grecs qu’il existe aussi de bonnes opportunités de travail en Grèce », précise-t-il, alors que 350 000 Grecs se seraient expatriés entre 2008 et 2016 d’après une enquête de l’ONG Endeavor Greece. 
Fonds...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Compte temps géré par les salariés, organisation fondé sur la confiance… Chez Ebm-Papst, un des leaders allemand des systèmes de ventilation industrielle, souplesse du temps de travail rime avec compétitivité.
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Allemagne : horaires à la carte, l’arme de séduction des PME du Mittelstand

Compte temps géré par les salariés, organisation fondé sur la confiance… Chez Ebm-Papst, un des leaders allemand des systèmes de ventilation industrielle, souplesse du temps de travail rime avec compétitivité.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 12h29
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 15h58
    |

                            Cécile Boutelet (Hohenlohe, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Le hall de production surgit tout à coup, entre deux collines pelées. Sous le soleil d’hiver, la grande façade métallique alterne les nuances de gris, élégant artefact au milieu des prés environnants. A l’intérieur, côté bureaux, un système sophistiqué d’ouvertures diffuse une douce lumière dans les espaces ultramodernes consacrés aux services informatiques du groupe. Il règne un calme comme on n’en connaît que très loin des villes. A Niederstetten, sur le plateau de Hohenlohe, cette campagne perdue du nord du Bade-Wurtemberg, le groupe industriel Ebm-Papst ne lésine pas sur le design haut de gamme.
Ce n’est pas seulement par amour des belles choses : Ebm-Papst, un des leaders mondiaux des systèmes de ventilation industrielle (14 000 salariés, 1,9 milliard de chiffre d’affaires), y voit un élément essentiel de sa compétitivité. A cet endroit, personne ne passe par hasard. Il faut conduire deux heures sur des routes sinueuses pour rejoindre la prochaine grande ville, Stuttgart. Dans cette région emblématique du Mittelstand – ces industries de taille moyenne exportatrices, souvent familiales et implantées hors des grandes villes –, la lutte pour les travailleurs qualifiés est sans pitié. Les rémunérations et avantages versés sont en général très élevés.

Mais depuis quelques années, cela ne suffit plus. Avec un taux de chômage actuellement de 3 % dans la région, Ebm-Papst doit innover dans un autre domaine pour attirer et garder ses salariés : la flexibilisation du temps de travail. Bien avant que le syndicat IG Metall ait obtenu le droit individuel à la semaine de 28 heures pour les 3,9 millions de salariés de l’industrie, début février, Ebm-Papst avait mis au point des modèles d’organisation flexibles.

Suppression des horaires imposés
En 2014, le groupe a introduit la journée de travail à la carte, en supprimant les horaires imposés pour les salariés hors production. Ces derniers ont le droit de répartir eux-mêmes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Le parti de l’ex-premier ministre, Forza Italia, est dépassé par la Ligue, de Matteo Salvini, même dans ses fiefs historiques. Un séisme pour la droite italienne et ses électeurs.
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Pour les électeurs pro-Berlusconi, « une page de l’Italie se tourne » après la déroute du Cavaliere

Le parti de l’ex-premier ministre, Forza Italia, est dépassé par la Ligue, de Matteo Salvini, même dans ses fiefs historiques. Un séisme pour la droite italienne et ses électeurs.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 11h45
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 17h01
    |

            Charlotte Chabas (Milan, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Il n’aime pas perdre, c’est « viscéral ». Déjà enfant, Vincenzo Sassi en venait aux mains quand on le battait aux billes. Lorsque le Milan AC est mené au score, le restaurateur de 57 ans préfère s’éviter les dernières minutes du match. Alors, dimanche 4 mars, quand la Rai Uno a donné les premiers résultats des législatives, le Lombard est parti se coucher en râlant. « Ce pays, c’est devenu n’importe quoi, on ne peut plus se fier à rien », s’est emporté le quinquagénaire à l’allure soignée :
« Même Berlusconi n’a pas réussi à comprendre l’Italie, vous vous rendez compte de la gravité de la situation ? » 

Au lendemain de la déroute du parti Forza Italia (FI), qui atteint péniblement les 14 %, Vincenzo Sassi est passé au local de campagne du parti de Silvio Berlusconi à Milan, via Sassetti. Dramatique à l’excès, il voulait « vérifier que le parti existe toujours ».
« Berlusconi a été très présent sur les plateaux télé, mais il a peut-être raté sa cible », avance Anna Moretti, banquière
Depuis les résultats, Silvio Berlusconi s’est fait discret. C’est à peine s’il a reçu dans sa maison d’Arcore, au nord-est de Milan, quelques proches. « Je pensais qu’on ferait au moins 16 % », a avoué le Cavaliere, selon le quotidien La Repubblica. Dans la nuit, l’ancien ministre Renato Brunetta a reconnu qu’avec 17,4 % des voix, le chef de file du parti d’extrême droite la Ligue (ex-Ligue du Nord), Matteo Salvini, « sera le meilleur candidat au poste de premier ministre pour la coalition de centre-droit ».
Un séisme pour la droite italienne. Même à Milan, ancien fief historique de l’ancien premier ministre aujourd’hui dominé par le Parti démocrate (PD), « le parti a encore perdu plus de 5 % par rapport à 2016 », constate Alessandro De Chirico, 40 ans, élu FI au conseil municipal. Déjà, la presse italienne pronostique la future implosion du parti, doublé sur sa droite dans une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Aucune majorité claire ne s’est dégagée des élections législatives italiennes de dimanche. Les partis classiques enregistrent leur plus bas niveau depuis la guerre.
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En Italie, les partis traditionnels de droite et de gauche n’ont jamais recueilli aussi peu de voix

Aucune majorité claire ne s’est dégagée des élections législatives italiennes de dimanche. Les partis classiques enregistrent leur plus bas niveau depuis la guerre.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 12h14
    |

            Pierre Breteau








                        


Avec près de 32 % des suffrages, le Mouvement 5 étoiles de Luigi Di Maio est arrivé en tête des élections législatives italiennes. Réunies en coalition, la droite et l’extrême droite parviennent toutefois à le dépasser, avec environ 37 % des voix – le parti de Silvio Berlusconi, Forza Italia, recueille 14 %, derrière la Ligue de Matteo Salvini, qui atteint 17,4 %. La coalition de gauche, formée autour du Parti démocrate de Matteo Renzi, échoue loin derrière, à 23 % – et simplement 18,7 % pour le PD.
La tendance est nette : même réunis, les partis classiques de droite et de gauche représentent moins d’un électeur sur deux. Et, par exemple, la Démocratie chrétienne, qui a gouverné l’Italie pendant tout l’après-guerre, ne recueille que… 1,3 % des suffrages – et n’hérite d’aucun siège à la Chambre des députés ou au Sénat.
Nous avons représenté ci-dessous les scores des principaux partis depuis 1994 :

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                      ╙▀                ▀`                     ▀▀               



Quelles forces politiques en Italie depuis 1994 ?
Ce graphique représente la composition des coalitions italiennes des élections générales de 1994 à celles de 2018.
Passez votre souris au-dessus du graphique pour afficher le pourcentage.
 -->

Source : Chambre des députés


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    var data = [{"date":"03/27/1994","berlusconi":"34.48","berlusconiallies":"","bossi2":"","salvini":"","ligue":"8.36","maroni":"","restedroite":"","bersani":"","bertinotti":"","bossi":"","casini":"","dimaio":"","grasso":"","grillo":"","ingroia":"","monti":"","occhetto":"34.34","prodi":"","renzi":"","restegauche":"","reste":7.07,"rutelli":"","santanche":"","segni":"15.75","veltroni":""},
{"date":"04/21/1996","berlusconi":"42.07","berlusconiallies":"","bossi2":"","salvini":"","ligue":"","maroni":"","restedroite":"","bersani":"","bertinotti":"","bossi":"10.07","casini":"","dimaio":"","grasso":"","grillo":"","ingroia":"","monti":"","occhetto":"","prodi":"43.39","renzi":"","restegauche":"","reste":4.47,"rutelli":"","santanche":"","segni":"","veltroni":""},
{"date":"05/13/2001","berlusconi":"","berlusconiallies":"39.49","bossi2":"","salvini":"","ligue":"10.07","maroni":"","restedroite":"","bersani":"","bertinotti":"5.03","bossi":"","casini":"","dimaio":"","grasso":"","grillo":"","ingroia":"","monti":"","occhetto":"","prodi":"","renzi":"","restegauche":"","reste":10.33,"rutelli":"35.08","santanche":"","segni":"","veltroni":""},
{"date":"04/09/2006","berlusconi":"","berlusconiallies":"45.8","bossi2":"","salvini":"","ligue":"3.94","maroni":"","restedroite":"","bersani":"","bertinotti":"","bossi":"","casini":"","dimaio":"","grasso":"","grillo":"","ingroia":"","monti":"","occhetto":"","prodi":"49.81","renzi":"","restegauche":"","reste":0.45,"rutelli":"","santanche":"","segni":"","veltroni":""},
{"date":"04/13/2008","berlusconi":"","berlusconiallies":"42.23","bossi2":"4.58","salvini":"","ligue":"","maroni":"","restedroite":"","bersani":"","bertinotti":"3.08","bossi":"","casini":"5.62","dimaio":"","grasso":"","grillo":"","ingroia":"","monti":"","occhetto":"","prodi":"","renzi":"","restegauche":"","reste":4.51,"rutelli":"","santanche":"2.43","segni":"","veltroni":"37.55"},
{"date":"02/24/2013","berlusconi":"21.56","berlusconiallies":"","bossi2":"","salvini":"","ligue":"","maroni":"4.08","restedroite":"3.54","bersani":"29.55","bertinotti":"","bossi":"","casini":"","dimaio":"","grasso":"","grillo":"25.55","ingroia":"2.25","monti":"10.56","occhetto":"","prodi":"","renzi":"","restegauche":"","reste":2.91,"rutelli":"","santanche":"","segni":"","veltroni":""},
{"date":"03/04/2018","berlusconi":"14","berlusconiallies":"","bossi2":"","salvini":"17.4","ligue":"","maroni":"","restedroite":"5.65","bersani":"","bertinotti":"","bossi":"","casini":"","dimaio":"31.88","grasso":"3.35","grillo":"","ingroia":"","monti":"","occhetto":"","prodi":"","renzi":"18.7","restegauche":"4.78","reste":4.24,"rutelli":"","santanche":"","segni":"","veltroni":""}];

    var annees = {
        "1994": 2,
        "1996": 5,
        "2001": 5,
        "2006": 2,
        "2008": 5,
        "2013": 5,
        "2018": 1
    };

    var dico = {
  "bertinotti": { "nom":"Fausto Bertinotti", "court":"PRC", "parti long":"Parti de la refondation communiste", "tendance":"communiste", "couleur":"220, 42, 27"},
  "grasso": { "nom":"Pietro Grasso", "court":"LEU", "parti long":"Libres et égaux", "tendance":"gauche", "couleur":"229, 156, 61"},
  "ingroia": { "nom":"Antonio Ingroia", "court":"RC", "parti long":"Révolution civile", "tendance":"gauche", "couleur":"229, 156, 61"},
  "occhetto": { "nom":"Achille Occhetto", "court":"PDS", "parti long":"Parti démocrate de la gauche ", "tendance":"gauche", "couleur":"234, 126, 180"},
  "bersani": { "nom":"Pier Luigi Bersani", "court":"PD", "parti long":"Parti démocrate", "tendance":"centre gauche", "couleur":"249, 174, 212"},
  "prodi": { "nom":"Romano Prodi", "court":"PD", "parti long":"Parti démocrate", "tendance":"centre gauche", "couleur":"249, 174, 212"},
  "renzi": { "nom":"Matteo Renzi", "court":"PD", "parti long":"Parti démocrate", "tendance":"centre gauche", "couleur":"249, 174, 212"},
  "restegauche": { "nom":"Autres partis de la coalition", "court":"", "parti long":"", "tendance":"centre gauche", "couleur":"237, 149, 193"},
  "veltroni": { "nom":"Walter Veltroni", "court":"PD", "parti long":"Parti démocrate", "tendance":"centre gauche", "couleur":"249, 174, 212"},
  "rutelli": { "nom":"Francesco Rutelli", "court":"API", "parti long":"Alliance pour l'Italie", "tendance":"centre gauche", "couleur":"249, 174, 212"},
  "casini": { "nom":"Pier Ferdinando Casini", "court":"UDC", "parti long":"Union du centre", "tendance":"centre", "couleur":"162, 196, 219"},
  "monti": { "nom":"Mario Monti", "court":"SC", "parti long":"Choix civique pour l'Italie", "tendance":"centre", "couleur":"162, 196, 219"},
  "segni": { "nom":"Mario Segni", "court":"PRN", "parti long":"Pacte de renaissance nationale", "tendance":"centre", "couleur":"162, 196, 219"},
  "santanche": { "nom":"Daniela Santanché", "court":"LD", "parti long":"La Droite", "tendance":"centre droit", "couleur":"145, 175, 196"},
  "berlusconi": { "nom":"Silvio Berlusconi", "court":"FI", "parti long":"Forza Italia", "tendance":"droite", "couleur":"74, 153, 206"},
  "salvini": { "nom":"Matteo Salvini", "court":"LN", "parti long":"Ligue (du Nord), alliée de Berlusconi", "tendance":"xénophobe", "couleur":"24, 86, 130"},
  "restedroite": { "nom":"Autres partis de la coalition", "court":"", "parti long":"", "tendance":"droite et extrême droite", "couleur":"74, 153, 206"},
  "dimaio": { "nom":"Luigi Di Maio", "court":"M5S", "parti long":"Mouvement 5 étoiles", "tendance":"populisme eurosceptique", "couleur":"255, 255, 0"},
  "grillo": { "nom":"Beppe Grillo", "court":"M5S", "parti long":"Mouvement 5 étoiles", "tendance":"populisme eurosceptique", "couleur":"255, 255, 0"},
  "maroni": { "nom":"Roberto Maroni", "court":"LN", "parti long":"Ligue du Nord, alliée de Berlusconi", "tendance":"xénophobe", "couleur":"24, 86, 130"},
  "bossi": { "nom":"Umberto Bossi", "court":"LN", "parti long":"Ligue du Nord", "tendance":"xénophobe", "couleur":"24, 86, 130"},
  "reste": { "nom":"élus hors coalition", "court":"", "parti long":"", "tendance":"divers", "couleur":"206, 206, 206"},
  "berlusconiallies": { "nom":"Silvio Berlusconi et alliés", "court":"PDL", "parti long":"Le Peuple de la liberté", "tendance":"droite", "couleur":"74, 153, 206"},
  "bossi2": { "nom":"Umberto Bossi", "court":"LN", "parti long":"Ligue du Nord, alliée de Berlusconi", "tendance":"xénophobe", "couleur":"24, 86, 130"},
  "ligue": { "nom":"Ligue du Nord, alliée de Berlusconi", "court":"", "parti long":"", "tendance":"xénophobe", "couleur":"24, 86, 130"}
};


    var patrons = ["bertinotti", "grasso", "ingroia", "occhetto", "bersani", "prodi", "restegauche", "renzi", "veltroni", "casini", "monti", "rutelli", "segni", "santanche", "berlusconi", "berlusconiallies", "salvini", "maroni", "restedroite", "dimaio", "grillo", "bossi", "bossi2", "ligue", "reste"].reverse();

    var parseDate = d3.time.format("%m/%d/%Y").parse;

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            return { x: d.date, y: +d[c], z: annees[(d.date).substring(6)], qui: c, tx: 2 };
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    }));

    x.domain(layers[0].map(function(d) { return d.x; }));
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            e = dico[d.qui]
 " + e.nom
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            /*              if (e.tendance) html += " | " + e.tendance
             */
"
" + e["parti long"] + " (" + e.tendance + ")"
Part des suffrages : " + (d.y).toLocaleString() + " %"
            return html
        });

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A l’instar de la tendance que l’on a pu observer en Allemagne lors des élections législatives de septembre 2017, la courbe est semblable pour les partis de gouvernement italiens : recul des partis traditionnels, hausse de l’extrême droite et des partis alternatifs.

        Pour aller plus loin :
         

          Au lendemain des élections, l’Italie confrontée à la fin d’un monde politique






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ L’extrême droite française a salué le bon score de la Ligue de Matteo Salvini, même si elle a toujours refusé de son côté l’union des droites.
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Elections italiennes : le Front national se réjouit malgré une stratégie d’alliance différente

L’extrême droite française a salué le bon score de la Ligue de Matteo Salvini, même si elle a toujours refusé de son côté l’union des droites.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 11h30
    |

            Lucie Soullier








                        



                                


                            

Les drapeaux se sont déployés dès l’aube sur les comptes Twitter des cadres et sympathisants du Front national, lundi 5 mars. Rien de bien renversant pour un parti nationaliste. Sauf que, l’espace de quelques heures, leurs automatismes tricolores se sont teintés de vert.
La percée de l’extrême droite de Matteo Salvini a donné l’accent transalpin à ses alliés français au Parlement européen. Car le FN siège dans le même groupe à Bruxelles – celui de l’Europe des nations et des libertés (ENL) – et ne manque pas de le faire remarquer. Si, à quelques jours de son congrès, fragilisé par l’image écornée de sa dirigeante, le FN pouvait s’arroger quelques miettes de la victoire voisine…
Marine Le Pen a ainsi été l’une des premières à dégainer ses « chaleureuses félicitations » à son « allié et ami ». La coalition du leader de la Ligue (ex-Ligue du Nord) formée pour ces élections avec Forza Italia, la formation de Silvio Berlusconi, a remporté 37 % des voix. Plus encore : le parti europhobe et xénophobe de Matteo Salvini a ravi la tête de l’alliance, avec environ 18 % des suffrages dans les deux Chambres contre 14 % pour le parti de l’ancien président italien. « Une nouvelle étape du réveil des peuples ! », s’est enorgueillie Marine Le Pen qui veut y voir un présage de reprise pour son parti en crise, aux européennes de 2019.

« Deux pour se marier »
Et les « Viva » lancés par la présidente du FN se sont propagés tout au long de la journée sur les réseaux frontistes. A l’appui de cette « amitié » des extrêmes droites franco-italiennes, une image brandie en chaîne : la photographie de Matteo Salvini et Marine Le Pen, bras dessus bras dessous et pouces en l’air, prise lors d’un meeting de l’ENL, à Milan, en janvier 2016.
Avec son slogan « Les Italiens d’abord », son discours contre l’euro « crime contre l’humanité » ou encore ses tee-shirts « Stop invasione ! » contre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ En visite dans la capitale iranienne, le chef de la diplomatie française n’a pas réussi à obtenir du président Hassan Rohani les concessions souhaitées pour convaincre Washington de ne pas sortir de l’accord sur le nucléaire.
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A Téhéran, Jean-Yves Le Drian se heurte à l’intransigeance iranienne

En visite dans la capitale iranienne, le chef de la diplomatie française n’a pas réussi à obtenir du président Hassan Rohani les concessions souhaitées pour convaincre Washington de ne pas sortir de l’accord sur le nucléaire.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 11h01
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 11h04
    |

            Marc Semo (Téhéran, envoyé spécial.)








                        



                                


                            

Le sourire du ministre iranien des affaires étrangères Mohammad Javad Zarif s’affichait encore plus radieux qu’à l’accoutumée, et le président Hassan Rohani débordait d’affabilité. Si les autorités iraniennes voulaient ainsi marquer l’importance accordée à la visite de vingt-quatre heures, les 4 et 5 mars, de Jean-Yves Le Drian, elles ont répondu par une fin de non-recevoir à ses tentatives d’obtenir des concessions de la République islamique afin de convaincre Donald Trump de ne pas donner le coup de grâce à l’accord sur le nucléaire de juillet 2015 en rétablissant unilatéralement, le 12 mai, les sanctions américaines.
« Un dialogue dur, sans concession mais à poursuivre », a résumé le chef de la diplomatie française qui a fait part à ses interlocuteurs « des interrogations lourdes de la France » sur la politique régionale de l’Iran et sur son programme balistique, notamment sur ce qu’il appelle « la frénésie capacitaire » de Téhéran dans la fabrication de missiles et dans leur « propagation ». Le chef de la diplomatie française s’est, en revanche, félicité « de la détermination du président Hassan Rohani à tout faire pour que soit maintenu l’accord sur le nucléaire qu’il définit comme historique ».

Mais sur la Syrie, alors que le ministre français rappelait « le risque d’un cataclysme humanitaire » dans la Ghouta orientale, Hassan Rohani rétorquait que la meilleure réponse était « dans un renforcement du gouvernement central de Damas ». Des propos guère conciliants alors même que la veille, dans un entretien téléphonique de plus d’une heure consacré en bonne part à la Syrie, le chef de l’Etat Emmanuel Macron avait rappelé à Hassan Rohani « les responsabilités particulières » incombant à son pays du fait de son indéfectible soutien militaire au régime.
Crispation des autorités
Jean-Yves Le Drian est le premier haut responsable des trois pays de l’Union européenne...




                        

                        


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Italie : l’insaisissable Luigi Di Maio, visage très lisse d’un Mouvement 5 étoiles « normalisé »

La formation populiste est devenue la principale force politique et son chef se dit désormais ouvert à d’éventuelles alliances pour accéder au pouvoir.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 11h09
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



   


Bien sûr, il n’a que 31 ans, soit un bon demi-siècle de moins que l’ancien premier ministre Silvio Berlusconi, grand perdant du scrutin de dimanche 4 mars. Certes, sa culture générale connaît de grosses lacunes, il s’emmêle plus qu’à son tour dans les subjonctifs, et parle avec difficulté l’italien des gens comme il faut. Et oui, avant d’entrer en politique, son CV, sur lequel on ne trouve rien d’autre qu’une vie d’étudiant en droit sans diplôme et des petits boulots, comme un emploi d’agent de sécurité au stade San Paolo de Naples, tenait sur une carte de visite.
Ces remarques, ressassées par ses opposants pour mieux illustrer l’impossibilité que le chef de file du Mouvement 5 étoiles (M5S), Luigi Di Maio, puisse prétendre un jour au poste de premier ministre, sont factuellement exactes. Il n’empêche, les faits sont têtus. Avec plus de 31 % des suffrages au soir des élections législatives du 4 mars, le mouvement est devenu, de très loin, la première force politique d’Italie. Et malgré sa jeunesse et ses imperfections, c’est bien Luigi Di Maio qui a été désigné comme le candidat du mouvement pour le poste, si bien que le résultat des urnes le place en situation de faire un prétendant tout à fait crédible.

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                Au lendemain des élections, l’Italie confrontée à la fin d’un monde politique



On avait été convié au déjeuner dominical, au domicile familial, trois semaines avant l’élection, dans le but de réaliser un entretien. Direction Pomigliano d’Arco, une ville sans histoire des environs de Naples, où vivent ses parents et son frère de 23 ans, dans une petite maison située au bord d’une route menant aux pentes du Vésuve.
En plus de trois heures passées dans la maison familiale, on en avait plus appris sur son milieu d’origine que sur lui-même. Un intérieur propret et un peu impersonnel, quelques livres, des tableaux un peu kitsch représentant le golfe de Naples… Une demeure typique de la petite bourgeoisie napolitaine où règne un certain confort (la mère de Luigi Di Maio était enseignante et le père, entrepreneur), mais pas l’opulence.
Des engagements politiques passés du père, Antonio, ancien responsable local du Mouvement social italien (néofasciste), on n’a pas trouvé trace. Et on n’a pas appris grand-chose sur la personnalité du jeune dirigeant, tant celui-ci s’est montré, au cours de ces heures de rencontre, affable et souriant, mais désespérément lisse et insaisissable.
Recentrage pro-européen
Ainsi apparaît en toutes circonstances Luigi Di Maio, comme une sorte de double inversé de son mentor Beppe Grillo, qui lui a passé les clés du mouvement, à l’automne 2017, et semble s’en être tenu éloigné durant toute la campagne électorale. Aussi glabre et bien peigné que le comédien peut être hirsute, aussi pondéré que son prédécesseur était provocateur… Luigi Di Maio est comme une allégorie du M5S « normalisé » pour une nouvelle phase de sa marche vers le pouvoir.
Entré dans la galaxie grilliniste à 20 ans, en 2007, alors que le M5S n’était pas encore lancé, Luigi Di Maio a été désigné comme candidat à la députation par vote sur Internet, début 2013. Quelques semaines plus tard, à seulement 26 ans, il entrait à la Chambre, en même temps qu’une centaine de nouveaux venus, totalement inexpérimentés. Il saura, mieux que beaucoup d’autres, s’adapter assez vite aux allées du pouvoir. Elu à la fonction de vice-président, il s’acquittera de sa tâche avec un savoir-faire incontesté. Bientôt, par ses fonctions, il devient un des visages les plus connus du mouvement.
Choisi parmi les cinq membres du directoire instauré fin 2014 par Beppe Grillo, qui – déjà – songeait à prendre du champ avec la direction du M5S, il en vient assez vite à incarner, au sein de ce parti traversé d’infinies nuances, une aile droite « modérée ». Cela ne l’empêche pas, au printemps 2017, de prendre des positions très dures dans la crise migratoire en Méditerranée, popularisant l’expression des « taxis des mers » pour qualifier les navires affrétés par les ONG humanitaires pour effectuer des opérations de secours au large de la Libye.
Intronisé à l’automne 2017 à Rimini, au terme d’un processus contesté par plusieurs figures de l’« aile gauche » du mouvement, parmi lesquelles le très populaire Roberto Fico, Luigi Di Maio aura su faire taire ces voix dissonantes, au cours d’une campagne particulièrement efficace, ayant fait le choix de mettre l’accent sur le Sud délaissé par le pouvoir central.

        Lire notre entretien :
         

          « L’Italie, un des pays les plus europhiles, est devenu euromorose et eurosceptique »



Artisan d’un recentrage pro-européen devenu plus évident à mesure que se rapprochait l’échéance électorale, Luigi Di Maio semble aujourd’hui diriger le mouvement en tandem avec le très discret Davide Casaleggio, fils de Gianroberto, cofondateur du M5S et dirigeant de la toute-puissante Casaleggio Associates, qui a la haute main sur la plateforme Internet des 5 étoiles. Cette entreprise milanaise est-elle également le « cerveau » du mouvement ? Est-ce elle qui a dirigé et impulsé les choix du candidat ? Nul ne le sait.
Luigi Di Maio peut assurer que les éventuelles tractations pour constituer un gouvernement seront menées « suivant nos règles de transparence », ces principes cessent de s’appliquer dès qu’on tente d’éclaircir le fonctionnement en coulisse du mouvement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ L’ancien maire de Bogota gagne du terrain à trois mois de l’élection présidentielle du 27 mai.
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En Colombie, le candidat de gauche, Gustavo Petro, en tête dans les sondages

L’ancien maire de Bogota gagne du terrain à trois mois de l’élection présidentielle du 27 mai.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 10h46
    |

            Marie Delcas (Bogota, correspondante)








                        



                                


                            

Gustavo Petro a été guérillero dans sa jeunesse et maire de la ville de Bogota de 2012 à 2016. Il est aujourd’hui candidat à la présidence du pays et phénomène électoral. A trois mois du scrutin, M. Petro est crédité de 22 % des intentions de vote pour le premier tour des élections, le 27 mai, au coude-à-coude avec le candidat de la droite radicale, Ivan Duque. « La droite est convaincue que Petro peut l’emporter et elle en est terrorisée », résume l’analyste Leon Valencia. Brillant et arrogant, M. Petro est exécré par la vieille gauche. Son discours de classe inquiète les uns, son ego exaspère les autres. Mais il séduit les secteurs populaires et la jeunesse.
Les électeurs de Gustavo Petro craignent pour sa vie. « Notre seule vraie peur est qu’il se fasse flinguer », affirme Jorge Rojas, membre de son équipe de campagne. Le 2 mars, la caravane du candidat de gauche a été agressée à l’occasion d’un déplacement à Cucuta (nord-est). Sa voiture a été touchée par un impact de projectiles. Selon le parquet, il y a eu jet de pierres. M. Petro assure avoir été victime d’un tir. Personne, à gauche, n’a oublié les cinq candidats présidentiels assassinés dans la deuxième moitié du XXe  siècle. Ni les 282 dirigeants et militants locaux tués depuis janvier 2017, selon les chiffres de la « Defensoria del pueblo », l’institution publique chargée de veiller au respect des droits de l’homme.
Mauvaise image dans la presse
L’envolée dans les sondages de M. Petro a surpris. Sa gestion à la tête de la mairie de Bogota lui avait valu une mauvaise image dans la presse. Pour Eugénie Richard, spécialiste de marketing politique, « Petro avait apparemment tout contre lui : ses mauvaises relations avec la presse, son passé de guérillero et son discours radical dans un pays où l’existence d’une guérilla marxiste a longtemps discrédité la parole de gauche ». M. Petro a été membre du M 19, une petite guérilla urbaine démobilisée en 1990.
La...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Le médecin belge nazi a assisté « l’Ange de la mort » dans le camp de concentration d’Auschwitz en 1944. L’historien flamand Lieven Saerens a retrouvé sa trace.
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L’aide de camp oublié de Josef Mengele


                      Le médecin belge nazi a assisté « l’Ange de la mort » dans le camp de concentration d’Auschwitz en 1944. L’historien flamand Lieven Saerens a retrouvé sa trace.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 08h45
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 11h59
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








   


Le récit par Olivier Guez, prix Renaudot 2017, de la fuite en Amérique latine de Josef Mengele a réveillé l’effroyable souvenir du médecin tortionnaire d’Auschwitz, mort au Brésil en 1979 après avoir miraculeusement échappé à une improbable traque. En Belgique, un historien flamand, Lieven Saerens, qui s’est fait une spécialité d’éclairer la persécution des juifs au-delà même de ce qu’exigeait l’occupant allemand, vient d’exhumer la figure d’Hans Delmotte. Si le nom du Belge Pierre Daye, un journaliste ami du leader nazi Léon Degrelle et de Georges Remi, alias Hergé, figure bien dans le récit de Guez, ce n’est pas le cas de celui de ce proche collaborateur du médecin nazi.

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                Polémique autour d'un livre sur les médecins des camps nazis



Et pour cause : référence pour les héritiers du nazisme et certains milieux académiques – sa thèse de doctorat sur le typhus peut encore être lue à Leipzig –, Delmotte a été gommé de l’histoire de son pays, où, indique Lieven Saerens, son dossier judiciaire a disparu. En 1945, il n’a pas cherché à fuir au loin mais s’est suicidé après avoir été arrêté par les troupes américaines. Il aurait cherché là une forme d’absolution.
Engagé dans les Waffen SS
Jeune diplômé, le médecin qui rêvait d’être un « bon nazi » s’était engagé dans les Waffen SS. Promu lieutenant à l’issue de son passage à l’académie de Bad Tölz, il fut affecté à Auschwitz à compter de 1944. Après avoir été sous le choc des images des convois de déportés et, selon des témoins, désireux plutôt de gagner le front de l’Est, il a été confié au tutorat de Mengele. Lequel a achevé de le convaincre que la tâche d’un SS était d’abord d’appliquer les ordres, de faire triompher la race germanique et, en sélectionnant des cobayes humains, de leur épargner, peut-être, une mort inéluctable dans les chambres à gaz.

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                Le romancier Olivier Guez en combat singulier contre Mengele



Sur les sites consacrés à la Shoah et à la seconde guerre mondiale, la figure de Delmotte est absente, au sens littéral : malgré leurs recherches insistantes, les historiens n’ont trouvé aucune photo du jeune homme. Dans son livre The Nazi Doctors, paru en 1988 et actualisé en 2017, le chercheur américain Robert Jay Lifton rapporte, lui, quelques autres anecdotes sur l’adjoint belge de Josef Mengele.
Pour le tranquilliser, on autorisa exceptionnellement son épouse à séjourner avec lui dans les camps. Selon un témoin de l’époque, la jeune femme, « aussi belle que dénuée de morale » (« pas d’âme, pas de cœur, rien », écrit Lifton), avait toutefois le don de calmer son mari. Et elle s’occupait, pour l’essentiel, des deux chiens grands danois qu’elle avait installés à l’Institut d’hygiène, de sinistre mémoire. Elle passait son temps à les câliner pendant que les médecins s’acharnaient sur les « morceaux de viande » décrits par Eva Mozes Kor, une des rares rescapées des terribles expériences de « l’Ange de la mort » et de son adjoint.



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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Pour le chercheur Marc Lazar, directeur du centre d’histoire de Sciences Po, la montée de l’extrême droite et surtout de l’inclassable Mouvement 5 étoiles est un événement historique.
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Italie : « L’un des pays les plus europhiles est devenu euromorose et eurosceptique »

Pour le chercheur Marc Lazar, directeur du centre d’histoire de Sciences Po, la montée de l’extrême droite et surtout de l’inclassable Mouvement 5 étoiles est un événement historique.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 07h17
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 10h05
    |

                            Florian Reynaud








                        



   


L’’instabilité politique règne en Italie, deux jours après les élections législatives du dimanche 4 mars. Au terme de ce scrutin, aucune majorité claire ne s’est dégagée et des partis antieuropéens ont rencontré un fort succès, aux dépens des partis traditionnels.
Pour le chercheur Marc Lazar, directeur du centre d’histoire de Sciences Po Paris et président de la School of Government de l’université libre internationale des études sociales (Luiss), à Rome, la montée de l’extrême droite et surtout de l’inclassable Mouvement 5 étoiles (M5S) est un événement politique historique.

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                Au lendemain des législatives, l’Italie plongée dans l’incertitude



Les élections de dimanche font apparaître un paysage politique très morcelé, l’Italie est-elle ingouvernable ?
Marc Lazar : En 2013, aux précédentes élections politiques, il y avait déjà eu une situation extrêmement difficile. Le Parti démocrate avait une majorité absolue des sièges à la Chambre des députés mais pas au Sénat, et c’est pour ça qu’il y eut de longues tractations avant qu’Enrico Letta ne soit nommé président du Conseil.
Là, la situation est très différente. Ce qui semble ressortir, c’est que personne ne peut avoir la majorité absolue dans les deux Chambres. Pas le Parti démocrate, qui a connu une grosse défaite ; pas le M5S, premier parti néanmoins ; ni même la coalition de centre droit, qui comporte Forza Italia, La Ligue, les Frères d’Italie et un petit groupement de centristes.
Le 23 mars, les deux Chambres désigneront leurs présidents. Le président de la République essayera ensuite de trouver une personne qui puisse former un gouvernement. Il peut choisir le premier parti, le M5S, ou la coalition de centre droit, qui a obtenu le plus de suffrages.

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La Ligue a obtenu un score très élevé, arrivant en tête de sa coalition, est-ce une première ? Comment peut-on l’expliquer ?
Dans l’histoire de La Ligue [du Nord] depuis 1991, oui. En 2013, elle était à 4 %. La Ligue du Nord, au départ, est une ligue régionaliste, territorialisée dans le nord du pays, décidée à demander l’autonomie, hostile à « Rome la voleuse », et détestant les gens du sud de l’Italie, tout en étant proeuropéenne.
Progressivement, le parti a commencé à critiquer l’Europe, et Matteo Salvini a voulu transformer la Ligue du Nord en Ligue nationale sur le modèle du Front national français, en étant critique envers l’Europe et les immigrés, tout en ne s’attaquant plus aux Méridionaux et en essayant de s’implanter dans le sud de l’Italie.
La Ligue a changé son ADN politique et est devenue un parti de droite extrême. Economiquement, c’est un mélange de programme protectionniste et relativement libéral.
En quoi le taux de chômage élevé du pays a-t-il pu influer sur le vote ?
Le chômage a commencé à baisser en Italie, mais il reste fort. La reprise de la croissance n’a pas marqué les Italiens, qui ont surtout vu le maintien d’un chômage élevé, et des inégalités qui se sont beaucoup creusées.
La question du chômage, des inégalités et de la pauvreté a explosé dans le sud du pays, ce n’est sans doute pas un hasard si le M5S y a fait une progression encore plus forte.
Comment expliquer le succès du M5S ?
Il était déjà le premier parti politique en 2013, avec 25,6 %. C’est d’abord un vote de protestation contre la législature sortante, contre la droite qui a gouverné à plusieurs reprises, contre la situation économique et sociale de l’Italie, et contre l’Europe.
Le M5S apparaît comme un mouvement « outsider », qui n’a pas encore exercé de responsabilités, mais qui propose des solutions, comme, par exemple, l’instauration d’un revenu de citoyenneté.
Son programme est-il si inclassable ? Ni de gauche ni de droite ?
Oui, parce qu’il mélange vraiment toutes les propositions : de gauche, de droite, écologiques, assez ferme sur l’immigration. C’est un parti un peu attrape-tout. Dans la cartographie de ce qu’on appelle parfois les « populismes européens », le M5S est inclassable. Il ne ressemble ni au Front national français, ni au UKIP, ni à Podemos, ni à La France insoumise, etc.
En quoi peut-on le qualifier de « populiste » ?
Il s’agit d’une formation au départ antisystème, qui oppose le peuple uni à une « caste dirigeante », l’idée qu’il n’y a pas de questions complexes mais que des solutions simples, la détestation de l’ensemble des classes dirigeantes, etc.

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Si le M5S arrive à trouver un accord et à former un gouvernement, peut-il survivre à l’exercice du pouvoir ?
La grande nouveauté du M5S, cette fois-ci à la différence de 2013, tient à trois éléments : Beppe Grillo n’est plus le chef, c’est Luigi Di Maio, 31 ans ; il n’a pas arrêté d’expliquer que le M5S était un mouvement crédible qui était légitime à gouverner ; et il a expliqué qu’il était prêt à faire des alliances, alors qu’en 2013 le M5S rejetait l’ensemble des partis politiques. Jusqu’où il ira dans les éventuelles possibilités d’alliances, c’est la grande question.
Et Silvio Berlusconi peut-il revenir avec Forza Italia ? Est-il définitivement battu ?
Ces élections, c’est la sortie de Berlusconi. Il a perdu, il n’est plus dominant dans son camp. Il a connu des défaites, mais avec son parti à 14 %, c’est un échec colossal. Je ne vois pas comment il peut rebondir, à la fois pour des raisons d’âge et après une défaite pareille. Il va y avoir sans doute une très profonde crise dans Forza Italia.
Comment expliquer l’écroulement de la gauche ?
On sort de cinq années de gouvernement de centre gauche, et les Italiens ont toujours voté l’alternance. La deuxième explication tient à Matteo Renzi, le dirigeant démocrate qui s’est emparé du parti en 2014. Il avait une grande popularité et a finalement déçu et divisé, notamment en raison de ses réformes sur le marché du travail. Il a aussi personnalisé la politique à outrance.
En décembre 2016, la réforme constitutionnelle qu’il proposait a été repoussée et il a démissionné. Il a voulu revenir et a reconquis son poste de secrétaire général, mais il a perdu beaucoup de sa popularité. Cette défaite du Parti démocrate est au fond une défaite de Matteo Renzi.
Enfin, le centre gauche n’échappe pas à la crise généralisée des gauches européennes.

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Vous parlez de ressentiment italien envers l’Europe, comment l’expliquer ?
C’est un des grands changements historiques de ce pays, qui était l’un des plus europhiles, devenu euromorose et eurosceptique. Cette transformation a commencé dans les années 1990, à partir du moment où les critères de Maastricht ont été imposés, et avec eux une politique de rigueur très forte dans un pays qui vivait sur le développement de la dette publique.
Il y a un deuxième décrochage, à partir de 2007-2008 et de la crise économique et financière, et des politiques, cette fois-ci ouvertes, de rigueur et d’austérité, qui ont entraîné quatre années de récession.
Enfin, il y a la question des migrants, à partir de 2013. La masse de migrants qui arrive sur les côtes italiennes et ce sentiment des Italiens d’avoir été abandonnés par les pays voisins, à commencer par la France, et globalement par l’Union européenne.
Les deux partis proeuropéens, le Parti démocrate et la liste de Mme Emma Bonino, ont rassemblé à peine 21 % des voix. Les formations politiques qui ont critiqué l’Europe obtiennent 50 % des voix.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Jacques Lejeune, ancien exploitant et syndicaliste, explique dans une tribune au « Monde » comment les variations historiques des primes européennes ont divisé les agriculteurs, rendant caduque la « représentation » que prétend en faire le syndicat majoritaire.
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En finir avec « le mythe de l’unité paysanne »

Jacques Lejeune, ancien exploitant et syndicaliste, explique dans une tribune au « Monde » comment les variations historiques des primes européennes ont divisé les agriculteurs, rendant caduque la « représentation » que prétend en faire le syndicat majoritaire.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 07h00
    |

Jacques Lejeune (Ancien agriculteur)







                        



                                


                            

Tribune. Depuis quelques semaines, les aides publiques à l’agriculture sont dénoncées en raison de l’inégalité de leur répartition entre les agriculteurs et entre les régions.
Un peu d’histoire de la politique agricole s’impose pour clarifier ce débat et en faciliter la compréhension.
Jusqu’en 1992, les aides apportées aux agriculteurs consistaient en un soutien des prix payés aux agriculteurs. Ces prix étaient donc administrés, garantis par un système de barrières à l’entrée sur le marché européen et par des subventions aux exportations en dehors de cet espace.

Cette exception agricole a été remise en cause par les accords de Marrakech en 1994. Il avait été alors décidé, pour se limiter au cas des seules céréales, d’en baisser le prix de 30 % (puis 20 % en 1999). La conséquence aurait été une baisse conséquente du revenu des agriculteurs si un système de primes dites « compensatoires » n’avait été instauré. En termes de revenu, cela ne changeait pas grand-chose pour les agriculteurs, sauf que :
Concentration des terres
1. Les aides étaient désormais beaucoup plus visibles pour le grand public et pour les agriculteurs eux-mêmes ;
2. Les stratégies mises en place par les agriculteurs en ont été changées.
La politique des prix soutenus relativement élevés avait favorisé l’intensification des productions, c’est-à-dire la recherche de la maximisation des rendements. C’était d’ailleurs l’objectif visé par la puissance publique à une époque où la demande sociale vis-à-vis de l’agriculture était d’assurer l’autosuffisance alimentaire européenne, sur un territoire par définition inextensible. Changement de décor avec la politique d’attribution de primes à l’hectare. C’est désormais vers une concentration des terres que les agriculteurs se sont orientés, la meilleure manière de récolter beaucoup de primes consistant à mettre en culture beaucoup de terres…
Comment ces moins de 3 % de la...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Le président préfère insister sur l’accord de gouvernement en Allemagne. Mais la victoire des partis eurosceptiques en Italie devrait entraver ses projets de relance de l’UE.
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La crise italienne perturbe les plans européens de Macron

Le président préfère insister sur l’accord de gouvernement en Allemagne. Mais la victoire des partis eurosceptiques en Italie devrait entraver ses projets de relance de l’UE.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 06h31
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 11h11
    |

            Bastien Bonnefous








                        



                                


                            

D’une crise européenne l’autre. A peine la paralysie institutionnelle levée en Allemagne par l’accord de coalition conclu, dimanche 4 mars, entre l’Union chrétienne-démocrate (CDU) et le Parti social-démocrate (SPD), l’Union européenne (UE) doit affronter une nouvelle crise politique provoquée par la victoire, le même jour, des partis populistes et eurosceptiques aux élections législatives italiennes.
Si Emmanuel Macron s’est empressé dimanche soir de saluer comme « une bonne nouvelle pour l’Europe » la nouvelle coalition allemande entre sociaux-démocrates et conservateurs, tout juste approuvée par les adhérents du SPD, le chef de l’Etat français a été, à l’inverse, économe de ses mots concernant la situation transalpine. « Je reste à ce stade prudent en attendant les décisions du président de la République italienne », a déclaré lundi M. Macron, alors que l’absence probable de majorité pour la coalition entre la droite de Forza Italia et l’extrême droite de la Ligue, comme pour le Mouvement 5 étoiles, devrait contraindre les responsables italiens à de longues tractations pour former un gouvernement.

Pris entre le chaud et le froid européens, le président français, qui a envoyé dès dimanche un message personnel à la chancelière Angela Merkel et à Olaf Scholz, le chef par intérim du SPD, se concentre avant tout sur la levée des blocages outre-Rhin et ses conséquences pour le couple franco-allemand et pour l’UE. « L’essentiel, pour avancer en Europe, c’est la stabilité du couple franco-allemand, et ce facteur-clé au moins est réuni depuis dimanche », tentait de positiver lundi l’Elysée, qui estime que le prochain gouvernement CDU-SPD est « plus européen que le précédent formé en 2013 » ou que l’hypothétique « coalition jamaïcaine » qu’auraient formée les conservateurs avec les libéraux et les écologistes.
« Nouveau signal d’alarme »
Reste que le projet de M. Macron pour relancer la construction...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ La débâcle des partis modérés laisse la place à deux hommes forts : le leadeur du populiste Mouvement 5 étoiles, Luigi Di Maio, et le chef de la Ligue (extrême droite), Matteo Salvini.
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Au lendemain des élections, l’Italie confrontée à la fin d’un monde politique

La débâcle des partis modérés laisse la place à deux hommes forts : le leadeur du populiste Mouvement 5 étoiles, Luigi Di Maio, et le chef de la Ligue (extrême droite), Matteo Salvini.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 10h30
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

« Aujourd’hui commence la “troisième République”, et la troisième sera, enfin, celle des citoyens italiens. » En prononçant ces mots solennels dans un grand sourire, lundi 5 mars, pour clore son allocution à Rome, le chef de file du Mouvement 5 étoiles (M5S), Luigi Di Maio, s’avance sans doute un peu : de fait, il est loin d’être encore arrivé aux affaires. Et rien n’assure le Mouvement 5 étoiles, vainqueur incontesté des législatives italiennes du 4 mars, de parvenir au gouvernement dans les prochaines semaines.
Reste que, par sa netteté, le verdict des urnes a englouti, dimanche soir, l’ensemble du cadre dans lequel s’était organisé depuis un quart de siècle, ce qu’il était convenu d’appeler la « deuxième République » italienne. Les quatre forces politiques majeures du pays, en tout cas, en sortent métamorphosées.
La première victime du scrutin est le Parti démocrate de l’ancien premier ministre Matteo Renzi, qui subit une défaite humiliante. Avec moins de 19 % des voix, soit à peine 112 députés et 57 sénateurs, le principal parti de gauche atteint un plus bas historique. Dans les heures ayant suivi le scrutin, il paraissait évident que le secrétaire du PD n’aurait d’autre choix que de quitter son poste.

A 17 heures est publié un message vidéo dans lequel Matteo Renzi, aussi sûr de lui qu’aux plus beaux jours, défend son bilan, annonce une démission qui ne sera effective qu’une fois nommé le prochain gouvernement, et repousse par avance toute forme d’alliance, précisant que, dans les prochains mois, le PD serait dans l’opposition. Autrement dit : il démissionne, mais il ne quitte pas le pouvoir.
Matteo Renzi aura-t-il vraiment les moyens de tenir bon ? A voir les réactions outrées qui se sont multipliées de toutes parts, rien n’est moins sûr. Dans tous les cas, la lourde défaite du PD n’a pas profité aux autres forces de gauche. Autrement dit, le problème est plus profond qu’une simple affaire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ A la suite du meurtre du journaliste Jan Kuciak et de sa compagne, le président slovaque a lancé un appel, dimanche 4 mars, à un remaniement profond du gouvernement ou à des élections anticipées.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ La Grèce devrait retrouver son autonomie financière en août, à la sortie du troisième plan d’aide. Le gouvernement a déjà testé le retour sur les marchés
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
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Athènes se prépare à se passer de l’aide européenne

La Grèce devrait retrouver son autonomie financière en août, à la sortie du troisième plan d’aide. Le gouvernement a déjà testé le retour sur les marchés



Le Monde
 |    05.03.2018 à 17h13
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Dans cinq mois, en août, le troisième plan d’aide international à la Grèce touchera à sa fin. Les modalités de cette sortie sont encore négociées entre Athènes et ses partenaires européens, car l’enjeu est grand : assurer que le pays sera en mesure de se financer seul sur les marchés, sans envolée du coût de sa dette.
Une nouvelle étape a été franchie vendredi 2 mars : les créanciers européens ont donné leur feu vert pour le versement d’une nouvelle tranche d’aide de 5,7 milliards d’euros, débloquée courant mars. « Au total, la Grèce aura ainsi touché 45,9 milliards d’euros de prêts sur les 86 milliards du programme décidé en 2015 », calcule Eric Dor, économiste à l’école de management Iéseg.
Lundi 26 février, Athènes et ses créanciers ont par ailleurs entamé l’examen des dernières réformes que le pays doit encore adopter en échange des aides. Les deux parties espèrent boucler cette ultime étape lors de l’Eurogroupe du 21 juin, deux mois avant que la Grèce ne retrouve son autonomie financière. « La difficulté est que celle-ci interviendra au moment où les taux d’emprunts pourraient remonter, avec la baisse des rachats de dettes publiques par la Banque centrale européenne », s’inquiète une source européenne. Rachats dont les obligations publiques grecques, classées en catégorie spéculative par les agences de notation, sont exclues.
Les créanciers optimistes
Pour s’y préparer, le pays a tenté trois incursions sur les marchés en 2017, puis en février 2018. Le gouvernement les a présentées comme un succès. Mais elles étaient soigneusement préparées, si bien que les risques étaient limités. En 2018, la Grèce doit encore rembourser 3,23 milliards d’euros, dont 1,36 milliard au Fonds monétaire international. En 2019 et 2020, les remboursements s’élèveront à 10,5 milliards, puis à 4,2 milliards d’euros.
Deux grands scénarios sont envisageables. Dans le premier, souhaité par certains dirigeants européens et par Yannis Stournaras,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ La chancelière a listé lundi plusieurs défis européens qui vont ponctuer son quatrième mandat.
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Angela Merkel veut « redonner une voix forte » à l’Allemagne au sein de l’UE

La chancelière a listé lundi plusieurs défis européens qui vont ponctuer son quatrième mandat.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 17h07
   





                        



   


Au lendemain de l’annonce de l’accord de coalition avec les sociaux-démocrates du SPD, la chancelière allemande Angela Merkel a promis de redonner à l’Allemagne une « voix forte » en Europe face aux multiples défis auxquels fait face l’UE.
« Nous voyons tous les jours que l’Europe est très sollicitée, et qu’une voix forte de l’Allemagne, au côté de celle de la France et d’autres Etats membres, est nécessaire », a déclaré Mme Merkel avant une réunion du Parti chrétien-démocrate (CDU).
A la suite de l’imbroglio politique allemand – six mois ont été nécessaires pour former une majorité de gouvernement, l’étendard européen semble être passé aux mains du président français Emmanuel Macron. Et ce dernier attendait la reconduction de Mme Merkel pour négocier un ambitieux plan de réforme d’une Union européenne émoussée par la montée des nationalismes.

        Lire aussi :
         

                Allemagne : le SPD approuve l’accord de coalition avec les conservateurs d’Angela Merkel



Plusieurs défis européens
Dernier exemple en date : l’Italie, avec l’essor aux législatives dimanche de forces anti-système qui complique la formation d’un gouvernement. Berlin a appelé lundi à la formation rapide d’une équipe dirigeante « pour le bien de l’Italie mais aussi de notre Europe commune ».
Parmi les autres défis européens qui vont ponctuer son quatrième mandat, la chancelière a cité le commerce international, les Etats-Unis de Donald Trump menaçant d’ériger toujours plus de barrières douanières. Le porte-parole de la dirigeante allemande a accusé Washington de « faire fausse route » avec « le repli sur soi ».
Elle a aussi mentionné le conflit en Syrie, sur lequel l’UE est inaudible, bien que cette guerre ait provoqué une crise migratoire en Europe sans précédent depuis 1945.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Le correspondant du « Monde » à Rome a répondu à des questions d’internautes au lendemain de scrutins parlementaires remportés par les « forces antisystème ».
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Elections en Italie : « Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’on repart de zéro »

Le correspondant du « Monde » à Rome a répondu à des questions d’internautes au lendemain de scrutins parlementaires remportés par les « forces antisystème ».



Le Monde
 |    05.03.2018 à 16h05
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 19h40
   





                        


A l’issue du vote des Italiens, dimanche 4 mars, pour élire députés et sénateurs, aucune majorité parlementaire claire n’a émergé lundi matin. Avec 32 % des voix, le Mouvement cinq étoiles (M5S) est arrivé en tête, tandis que la coalition de droite et d’extrême droite obtient près de 37 % des voix, selon des résultats partiels. Au cours d’un tchat, le correspondant du Monde à Rome, Jérôme Gautheret, a fait le point avec des internautes.

        Lire la synthèse :
         

          En Italie, le triomphe des forces antisystème



Gultyx : Les deux présidents des partis arrivés en tête, Ligue et M5S, ont dit vouloir gouverner. Mais chacun a refusé une alliance avec l’autre. Quelles sont alors les possibilités ?
Jérôme Gautheret : Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que, depuis ce matin, on repart de zéro. Les discussions vont commencer, et elles prendront quelques semaines. Il ne faut pas accorder trop d’importance aux déclarations passées. Toutes les configurations seront étudiées. Franchement, rien n’est impossible. Y compris une absence prolongée de gouvernement, avec de nouvelles élections à la fin de l’année.
Ces derniers mois, c’est la possibilité d’une alliance du M5S et de la Ligue du Nord qui suscitait les inquiétudes les plus profondes dans les milieux économiques et à Bruxelles. Aujourd’hui, je pense que c’est hautement improbable, d’abord parce que les Cinq étoiles sont en plein recentrage européen, ensuite parce que dans un tel ensemble, la Ligue du Nord ne serait qu’une force d’appoint, et que son chef, Matteo Salvini, n’a rien à gagner à ça.
Ce qu’il va falloir regarder, car c’est un grand classique de la politique italienne, ce sont les scissions en tout genre qui risquent de s’opérer dans les prochains jours. En ayant en tête une idée : des Cinq étoiles et de la Ligue, c’est la formation qui fera le moins peur qui rassemblera le plus facilement autour d’elle.

   


Ra’ton : La gauche va-t-elle sérieusement accepter de laisser l’extrême droite gouverner en refusant toute alliance pour sa « cure d’opposition », ou peuvent-ils, comme le SPD en Allemagne, finalement se décider à négocier avec le Mouvement 5 étoiles ?
La pression sera très forte à gauche pour rejeter à tout prix la possibilité d’un gouvernement dominé par l’extrême droite. Après une telle claque, la cure d’opposition est un réflexe naturel, mais il faut prendre conscience que ce genre de raisonnement est peu conforme à la tradition italienne, qui tend à fabriquer des consensus les plus larges possible. Ici, on fait des coalitions pour s’assurer une part du pouvoir, et quand on peut gouverner, on gouverne. Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que le gouvernement Gentiloni n’est pas tombé. Autrement dit, tant qu’il n’y a pas de majorité, il continue d’exister.
B : Peut-on dire quelque chose à propos de la répartition spatiale du vote ?
C’est un des résultats les plus saillants du scrutin : au sud de Rome, le M5S est en position majoritaire ; au nord, c’est la droite, et au sein de la droite, la force dominante est la Ligue. Pour le reste, les centres des grandes villes sont les seuls endroits où le Parti démocrate aura limité la casse : le parti de centre gauche est même en tête à Milan.
Otto : Constitutionnellement, que peut faire le président de la République, Sergio Mattarella ?
Son rôle est essentiel : c’est en effet lui, et lui seul, qui aura la responsabilité de nommer la personnalité selon lui la plus à même de gouverner. Par ailleurs, M. Mattarella est un modéré, et sa mission institutionnelle est de… sauvegarder les institutions. Dans les prochains jours, il fera tout pour éviter les configurations trop aventureuses.
Pascal : Quel a été le thème central de ces élections ? L’économie, le social, l’immigration ?
Vu que la conjoncture s’est considérablement améliorée ces derniers mois, l’économie n’a pas été centrale dans la campagne, sauf sous la forme d’une surenchère inédite de promesses de baisses d’impôt. Le sujet qui a dominé les discussions, et qui explique en grande partie le résultat de la Ligue, c’est l’immigration. Dossier sur lequel l’Europe n’a pas brillé ces dernières années par sa solidarité envers l’Italie, et qui aura contribué à faire monter toutes les forces eurosceptiques.
Sans doute Matteo Salvini doit-il à Bruxelles une bonne partie de son succès. S’agissant des Cinq étoiles, je serais en revanche plus prudent. Ce mouvement est profondément italien, et très lié à l’histoire politique du dernier quart de siècle. Ses dynamiques sont avant tout internes, dans le rejet de la corruption, de la « caste » et d’une société bloquée.

        Lire aussi :
         

                Italie : qu’est-ce que le Mouvement 5 étoiles ?



Vu de Troyes : Quel est l’état d’esprit à Bruxelles vis-à-vis de l’Italie en ce moment ?
Pour l’heure, ce qui est frappant c’est l’absence de panique, tant à Bruxelles que sur les marchés. A la Commission, on espère sans doute que la raison l’emportera, et on parie que personne n’a intérêt à provoquer une crise majeure, alors que l’UE semble enfin relever la tête.
Doudidou : Mais d’où vient cette loi électorale si compliquée que les Italiens ont tenté (en vain) de simplifier en 2017 ? Ages différents pour voter pour les députés et les sénateurs, nominations directes, vote pour un parti…
L’âge différent pour voter est une tradition qui vient de loin. Pour le reste, le « Rosatellum » a été conçu à l’automne dernier pour favoriser les formations capables de constituer des alliances (en premier lieu le PD et Forza Italia, donc) et pour barrer la route aux Cinq étoiles. C’est une loi qui ne répond qu’à des raisons d’opportunité. Et dont chacun pourra constater que la principale victime est le PD, qui l’a conçue !
Alias Renzi : Quel est le background de Luigi Di Maio, le chef de file du M5S ? A-t-il les compétences pour gouverner ?
Le background ? Il est plus que léger. M. Di Maio est né en 1986, il est entré au Parlement à 26 ans, en 2013. Avant cela, il n’a aucune expérience ou presque hors de la politique. Ses opposants ne manquent pas de le rappeler, en même temps qu’ils moquent son peu de culture générale et sa maîtrise approximative du subjonctif… Mais pour être tout à fait honnête, un Renzi ou un Salvini n’ont pas beaucoup plus d’expérience professionnelle, ils sont tous entrés en politique avant 20 ans, pour ne jamais faire rien d’autre. Et de l’avis général, M. Di Maio a bien rempli son rôle de vice-président de la Chambre.

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Vincent : Quel est le rôle d’un Silvio Berlusconi, qui ne peut pas être élu ? Quels sont les autres leaders possibles au sein de Forza Italia ?
Silvio Berlusconi n’a fait aucune apparition publique depuis dimanche soir. Jusque-là, il pouvait dire qu’en 2011, il n’avait pas été chassé par les urnes, ce qui était parfaitement exact. Mais cette fois-ci, c’est désastreux. Il est très difficile de l’imaginer rester en politique après cette humiliation. A vrai dire, c’est l’avenir de Forza Italia tout entière qui est en suspens : au fil des années et des épurations, le parti en était venu à ne plus être que le rassemblement des amis de Berlusconi, et toutes les figures charismatiques qui auraient pu rivaliser avec lui sont parties, ou ont été évincées. Autrement dit, Forza Italia n’est plus qu’une coquille vide, et risque bien dans les prochaines semaines de changer en profondeur.
Alias Renzi : Comment expliquez-vous que les expériences très mitigées de gestion M5S (je pense en particulier à la mairie de Rome) n’aient pas eu de conséquences négatives sur le vote, au contraire ?
L’envie d’envoyer promener les élites politiques traditionnelles aura été la plus forte…

   





                            


                        

                        

