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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Le porte-parole du CICR en Syrie a participé au convoi qui s’est rendu le 5 mars dans l’enclave rebelle. Il témoigne du désir de partir de civils effarés par les frappes aériennes. Et de la poursuite des bombardements pendant sa mission.
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Dans la Ghouta orientale, « les gens sont épuisés », témoigne un humanitaire

Le porte-parole du CICR en Syrie a participé au convoi qui s’est rendu le 5 mars dans l’enclave rebelle. Il témoigne du désir de partir de civils effarés par les frappes aériennes. Et de la poursuite des bombardements pendant sa mission.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 18h24
    |

            Laure Stephan (Beyrouth, correspondance)








                        



   


Au moins 800 civils ont été tués dans la Ghouta orientale, aux portes de Damas, depuis le 18 février, selon un nouveau bilan dressé par l’Observatoire syrien des droits de l’homme. Aux raids aériens se sont ajoutés, depuis plus d’une semaine, des combats au sol entre l’armée syrienne et ses alliés d’une part, et les rebelles anti-Assad de l’autre.
C’est dans ce contexte de violence extrême qu’un rare convoi humanitaire des Nations unies et du Comité international de la Croix-Rouge a été autorisé, lundi 5 mars, à entrer à Douma, la « capitale » de la Ghouta orientale. Selon le bureau humanitaire de l’ONU, les autorités syriennes ont imposé de nombreuses restrictions sur le matériel médical acheminé. L’agence condamne le « mépris des parties armées envers les garanties de sécurité pour le convoi », contraint de quitter les lieux avant d’avoir achevé son travail. Pawel Krzysiek, l’un des porte-parole du CICR en Syrie, était sur place.
Dans quelles conditions s’est déroulée votre arrivée à Douma lundi ?
Franchement, c’était loin d’être calme. On pouvait entendre les frappes aériennes, des tirs d’artillerie, le bruit des combats. Il y avait des moments où ça tapait assez près de nous. Il y avait beaucoup de tension. Dans la ville de Douma, où ont été déchargés les camions, on a pu rencontrer des habitants et des membres du conseil local [autorités civiles locales]. Il y avait bien moins de gens dans les rues que lors de notre précédente visite [fin 2017]. Avec tout ce que les habitants endurent depuis deux semaines, ils ont peur de sortir dehors. De nombreuses femmes sont tout de même venues pour recevoir des soins ou faire soigner leurs enfants à la clinique mobile montée par le Croissant-Rouge arabe syrien.
Que vous ont dit les habitants que vous avez rencontrés ?
Ils nous ont raconté comment, depuis deux semaines, ils vivent sous terre, dans des abris. Ils sont traumatisés par l’intensité des opérations militaires. Les gens sont épuisés, on le voit dans leurs yeux, dans les esprits. Ils sont en colère aussi. Il y a beaucoup d’émotion, d’incompréhension : pourquoi ça se passe contre eux ? Pourquoi leurs enfants doivent vivre de telles horreurs ? Ils sont fatigués. Ce qu’ils demandent, c’est la paix, la possibilité de pouvoir sortir, de mener une vie normale. Après toutes ces années, il y a un très fort sentiment de désespoir. Les gens disent très ouvertement qu’ils ne savent plus ce qu’ils doivent faire. Ils sont un peu les prisonniers de cette situation.

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Quelle est la situation humanitaire ?
Il n’y a pas beaucoup de nourriture, et les prix ont doublé depuis deux semaines. Depuis notre dernière visite, les destructions sont beaucoup plus importantes. Tout manque. Près de 88 % des déplacés internes [qui ont fui récemment les lignes de front] ont gagné Douma. C’est la première fois que les opérations militaires se déroulent partout dans la Ghouta orientale : il y a peu d’endroits où les gens peuvent trouver refuge. Douma, c’est une ville, c’est là où l’on peut trouver des abris souterrains, espérer obtenir une forme d’aide. A Madaya [une localité soumise à un dur siège avant d’être reprise par les forces prorégime], les gens nous ont toujours demandé : « Quand allez-vous revenir, qu’amènerez-vous ? » Dans la Ghouta, les gens ne demandent pas ça, ils disent « arrêtez le bombardement, les frappes aériennes ».
Vous évoquiez le fait que certains civils souhaitent sortir de la Ghouta orientale.
Nos interlocuteurs ont évoqué plusieurs options. Pour le moment, des mères, des femmes, demandent à partir, à cause de la situation sécuritaire. Cela ne veut pas dire que ces personnes veulent partir pour toujours. Elles veulent rester chez elles, mais pas dans cette situation, car franchement, il n’y a pas beaucoup d’espoir.
Mais il faut des garanties pour encadrer de tels départs, comme la présence d’acteurs neutres internationaux ?
Absolument. Le CICR est prêt à le faire, mais il faut un accord entre les parties pour améliorer la situation des civils.
Les frappes aériennes et les tirs d’artillerie n’ont pas cessé malgré votre présence. Vous avez même dû écourter votre mission. Pourquoi les garanties de sécurité pour le convoi n’ont-elles pas été respectées ?
Les tirs d’artillerie et les frappes avaient lieu partout [dans la Ghouta orientale]. On n’était pas ciblés. Mais on a entendu des frappes assez proches.
Pas ciblés, mais pas protégés non plus.
Oui, je ne me suis pas senti très protégé. Normalement, c’était assez clair qu’on était là. Dans ce type de situation, on ressent, de façon infime, l’intensité de ce que les gens vivent.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Tony Iwobi a été élu sous l’étiquette de la Ligue de Matteo Salvini, le parti d’extrême droite anti-immigration italien.
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En Italie, le premier sénateur noir est membre de la Ligue

Tony Iwobi a été élu sous l’étiquette de la Ligue de Matteo Salvini, le parti d’extrême droite anti-immigration italien.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 18h14
   





                        



   


Le premier sénateur noir de l’histoire italienne, Tony Iwobi, a été élu sous l’étiquette de la Ligue de Matteo Salvini, le parti d’extrême droite anti-immigration, a annoncé mardi 6 mars l’intéressé. « Chers amis, c’est avec une grande émotion que je vous annonce que j’ai été élu sénateur de la République. Après plus de vingt-cinq ans de batailles dans la grande famille de la Ligue, une nouvelle grande aventure va commencer », a-t-il écrit sur son compte Facebook.

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Les résultats officiels, et donc les noms des élus, ne seront connus que dans les prochains jours, les tribunaux devant encore trancher sur certains cas litigieux, mais M. Iwobi semble ne pas être concerné. « Mes remerciements vont à Matteo Salvini, un grand leader qui a porté la Ligue au poste de première force » de la droite italienne, a ajouté M. Iwobi.
Se battre pour le fédéralisme
D’origine nigériane, M. Iwobi, catholique, est arrivé en Italie en 1976. Il a dirigé une entreprise informatique avant de se lancer dans la politique en 1993 au sein de la Ligue. Il avait affirmé dans une interview en 2014 avoir choisi la Ligue, à l’époque un mouvement autonomiste, en raison de la volonté de ce parti de se battre pour le fédéralisme.

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« Le Nigeria a trente-six Etats autonomes et confédérés. C’est un projet qui fonctionne en Afrique, pourquoi est-ce qu’il ne fonctionnerait pas ici ? », avait-il estimé. Sur l’immigration, M. Iwobi a les idées claires : « L’intégration est faite aussi de devoirs, pas seulement de droits. »
« En ce qui me concerne, Matteo Salvini et la Ligue représentent une barrière importante contre le racisme. La discrimination naît justement quand prolifère l’immigration clandestine, qui est l’antichambre de l’injustice sociale et de l’insécurité », avait-il dit au moment de lancer sa candidature au Sénat. M. Iwobi était depuis 2014 responsable du dossier de l’immigration au sein de la Ligue.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Notre chroniqueur revient sur le tollé suscité par un sketch mettant en scène des acteurs grimés en Noirs ou en animaux et diffusé sur la première chaîne d’Etat pour le Nouvel An chinois.
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Chronique

« Les Chinois sont encore très ignorants des cultures du continent africain et de ses diasporas »

Notre chroniqueur revient sur le tollé suscité par un sketch mettant en scène des acteurs grimés en Noirs ou en animaux et diffusé sur la première chaîne d’Etat pour le Nouvel An chinois.

Par                                            Sébastien Le Belzic (chroniqueur Le Monde Afrique, Pékin)




LE MONDE
              datetime="2018-03-06T18:07:34+01:00"

        Le 06.03.2018 à 18h07






    
Une image du sketch montrant une actrice chinoise grimée en Noire (à droite), diffusé à l’occasion du Nouvel An chinois sur l’antenne de CCTV, la très officielle première chaîne d’Etat chinoise.
Crédits : DR


Chronique. En recourant à une comédienne chinoise grimée en Africaine, un sketch diffusé en Chine par la télévision d’Etat a provoqué un tollé. Le sketch fait treize minutes. On y voit l’actrice Lou Naiming le visage recouvert de maquillage noir et affublée d’un postérieur factice. Un plateau de fruits sur la tête, elle lance en mandarin un vibrant « J’aime la Chine ! ». Applaudissements dans la salle.
Cette petite comédie est censée promouvoir l’amitié sino-africaine et les investissements grandissants de Pékin dans les infrastructures en Afrique. Il est fait mention à plusieurs reprises de la construction de la ligne de chemin de fer Nairobi-Mombasa. La séquence met aussi en scène un groupe de danseurs noirs arborant pagnes, coiffes à plumes et tam-tams aux côtés d’acteurs déguisés en zèbres, girafes et lions. Un autre personnage grimé en singe gambade sur la scène sous les fous rires des spectateurs.
« Profonde ignorance »
Le gala du Nouvel An chinois sur l’antenne de CCTV, la très officielle première chaîne d’Etat chinoise, dans le cadre duquel le sketch a été diffusé, est suivi par 800 millions de Chinois. Il fait l’objet d’un conducteur millimétré et passé au peigne fin par la censure. Alors comment expliquer cette grossière caricature ? « Je ne crois pas que cela constitue du racisme à proprement parler, explique au Monde Afrique Hodan Osman Abdi, directrice du centre d’études africaines à l’Université normale du Zhejiang. Cela montre en revanche la profonde ignorance des Chinois concernant les cultures du continent et des diasporas africaines. »
Cette sinologue somalienne assure que cette affaire doit servir de signal d’alarme pour « alerter sur l’importance des échanges culturels et ne plus se concentrer sur les seules relations politiques et économiques ». « Le racisme existe dans le monde entier mais, en Chine, je pense qu’il s’agit surtout pour l’essentiel d’ignorance et d’absence de sensibilités lorsqu’on évoque la question des races. »

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Même analyse pour Deborah Brautigam. La sinologue américaine experte des relations sino-africaines justifie cette maladresse : « Ces dernières années, l’économie chinoise s’est développée plus rapidement que n’importe quel autre pays dans l’histoire moderne. Pour ceux d’entre nous qui ont visité la Chine dans les années 1970, les changements sociaux sont époustouflants. Sans aucun héritage lié à l’esclavage, le racisme chinois envers les Africains n’a jamais été aussi profond que le nôtre aux Etats-Unis. La recherche nous apprend que les préjugés de racisme et d’ignorance tels que nous les avons vus dans l’émission de CCTV ne sont pas profondément ancrés dans les cerveaux des Chinois. Il suffit de lire les commentaires outrés sur les réseaux sociaux chinois et le débat qui s’en est suivi pour comprendre que quelque chose est en train de changer. Si une relation réfléchie, respectueuse et amicale avec les Africains est vraiment souhaitée à Pékin, ils permettront à ces débats de se poursuivre parmi les internautes chinois. Des conversations comme celle-ci font partie de la façon dont les Chinois vont se “réveiller” de leur racisme. »
« Justifier l’injustifiable »
Mais si les causes sont bien identifiées, le mal n’est pas diagnostiqué par les censeurs chinois qui veillent au grain. Les débats qui ont fait rage sur les réseaux sociaux du pays après la diffusion de l’émission ont vite été censurés. « Je n’y vois pas du tout l’expression de l’amitié sino-africaine, mais l’attitude raciste d’une soi-disant grande puissance arrogante. C’est complètement inapproprié », écrivait un internaute sur le réseau Weibo. Son message a été effacé, tout comme la réaction d’un autre qui ironisait sur l’émergence d’un « nouvel orientalisme où l’ingénieur chinois remplace le missionnaire occidental » en terre africaine.

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La presse officielle a même sorti le drapeau pour défendre la nation chinoise agressée par un Occident incapable de comprendre les relations sino-africaines et, chose rare, le ministère des affaires étrangères a publié un commentaire outré : « La Chine a toujours été opposée à toutes les formes de discrimination raciale. Tous les prétextes pour saper les relations entre la Chine et l’Afrique sont futiles. Les pays africains savent bien au fond de leur cœur quelle est l’importance de nos relations. » Cependant, la chaîne CCTV ne s’est pas excusée, ni même expliquée.
« Trop souvent, on nous sert l’excuse de spécificités culturelles pour justifier l’injustifiable. Ce n’est pas parce qu’en Chine ce type de spectacle est considéré comme acceptable et qu’en Occident il ne l’est pas, que cela n’est pas offensant », explique Dani Madrid-Morales, professeur à l’Université de Hongkong. La Chine, comme l’Inde, a un problème avec le racisme anti-Noirs, lançait le Washington Post, rappelant la série de scandales de ces dernières années.
Des montages accusés de racisme
Car ce n’est pas la première fois qu’une telle affaire secoue la Chine-Afrique. En octobre 2017, un musée chinois a dû retirer une série de photos mettant en vis-à-vis des Africains et des animaux, à la suite de nombreuses protestations en provenance du continent. On y voyait un enfant noir ouvrant la bouche à côté d’un singe dans la même attitude, un adulte montrant les dents à côté d’un lion…

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Ces montages ont suscité la colère des internautes en Afrique. En mai 2016, une publicité vantant les mérites d’une lessive capable de laver un Noir pour le transformer en Asiatique avait également enflammé Internet. A l’été 2017, le film Wolf Warrior 2 charriait des tonnes de clichés sur une Afrique misérable et violente. Le film avait battu tous les records au box-office.
Sébastien Le Belzic est installé en Chine depuis 2007. Il dirige le site Chinafrica. info, un magazine sur la « Chinafrique » et les économies émergentes.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Du fait de l’augmentation des exportations de bois, les scieries de l’Hexagone « manquent cruellement de matière première à transformer ».
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

La Fédération nationale du bois s’alarme des exportations de chêne brut français en Chine

Du fait de l’augmentation des exportations de bois, les scieries de l’Hexagone « manquent cruellement de matière première à transformer ».



Le Monde
 |    06.03.2018 à 17h30
   





                        


C’est le genre de nouvelles qui suscite en règle générale l’enthousiasme des marchés et des industriels : les exportations de chêne brut français en Chine ont progressé en janvier, avec un bond de 35 % par rapport à janvier 2017.
Pourtant, cette information suscite aujourd’hui l’inquiétude de certains professionnels, parmi lesquels la Fédération nationale du bois (FNB), qui a alerté les pouvoirs publics, mardi 6 mars, dans un communiqué :
« Malgré les appels répétés de la FNB […] au gouvernement, les exportations de chêne brut poursuivent leur hausse effrénée et les scieries françaises manquent cruellement de matière première à transformer. »
Une telle augmentation des exportations de bois mettrait en danger la pérennité des scieries de l’Hexagone : la filière française est « au bord de la faillite », avec le sentiment « d’être abandonnée » des pouvoirs publics, ajoute la FNB.
 
La France, « l’eldorado des traders internationaux », selon la FNB
Quelle est la cause d’une telle situation ? Selon la FNB, « 25 à 30 % de la collecte forestière nationale de chêne est exportée sans transformation, alors que la majorité des pays forestiers concurrents a interdit une telle fuite de cette ressource brute, comme la Croatie, la Roumanie l’Ukraine ou la Chine. La France est devenue “l’eldorado” des traders internationaux ».
En dix ans, les volumes de chêne brut disponibles pour les scieries françaises auraient été divisés par près de deux
Selon la FNB, en dix ans, les volumes de chêne brut (grumes de chêne) disponibles pour les scieries françaises ont été divisés par près de deux, passant de 2,45 millions de m3 en 2007 à 1,25 million de m3 en 2017.
Avec des conséquences sur l’emploi : les scieries de chêne ne sont plus que 550 sur le territoire (contre encore plus de 900 en 2005). Or, la transformation du bois génère 10 à 20 fois plus d’emplois que l’exportation de bois brut, selon le syndicat.
Un plan d’investissement prévu pour les scieries
Dans son plan d’investissement de 5 milliards d’euros pour l’agriculture et la transformation agroalimentaire, le ministre de l’agriculture avait dit prévoir 100 millions d’euros de fonds de prêts aux scieries, en lien avec la Banque publique Bpifrance.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Avant les élections générales du 7 mars, le photographe Tommy Trenchard s’est rendu à Bo, la deuxième ville du pays.
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La Sierra Leone a rendez-vous avec la démocratie
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La Sierra Leone a rendez-vous avec la démocratie

LE MONDE |

06.03.2018 à 17h10
06.03.2018 à 17h37

En Sierra Leone, petit pays anglophone d’Afrique de l’Ouest, quelque 3,1 millions d’électeurs, sur une population de 6,7 millions d’habitants, sont appelés aux urnes, mercredi 7 mars, pour des élections présidentielle, législatives et locales qui tourneront la page d’une décennie de pouvoir du président Ernest Bai Koroma. La Sierra Leone a connu dans son passé récent une guerre civile, une épidémie d’Ebola et, en 2017, des inondations meurtrières. Des drames qui n’ont pas éteint la soif de démocratie de ses habitants. Reportage du photographe Tommy Trenchard à Bo, la deuxième ville du pays.
Chargement en cours…




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            data-slide-description="Ancien diplomate de l’ONU, le candidat à  la présidentielle Kandeh Yumkella s’est spécialisé dans le changement climatique et dans les solutions énergétiques pour les pays en voie de développement."
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            data-slide-description="Le parti de Kandeh Yumkella, le National Grand Coalition Party (NGC), est perçu comme l’une des principales alternatives politiques à la veille des élections générales du 7 mars 2018."
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        BO, SIERRA LEONE"
            data-slide-description="Seize personnalités sont candidates à l’élection présidentielle du 7 mars 2018, dont Kandeh Yumkella, qui rassemblait ses partisans à Bo, le 5 mars."
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            data-slide-description="Kandeh Yumkella jouit d’une bonne image auprès des bailleurs de fonds de la Sierra Leone. Il utilise avec efficacité les réseaux sociaux et séduit un électorat urbain et éduqué."
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            data-slide-description="Kandeh Yumkella a promis un « plan d’urgence » pour l’éducation s’il est élu, avec une attention particulière pour l’enseignement technique."
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            data-slide-description="Appelé à jouer un rôle de « faiseur de roi » en cas de second tour, Kandeh Yumkella est le « troisième homme » de la présidentielle."
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        BO, SIERRA LEONE"
            data-slide-description="Le 7 mars 2018, les Sierra-Léonais éliront le successeur du président Ernest Bai Koroma, qui ne peut pas se représenter après deux mandats de cinq ans."
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            data-slide-description="Les binationaux n’étant pas autorisés à se présenter à la présidentielle, Kandeh Yumkella a été traîné devant les tribunaux pour avoir détenu la nationalité américaine, bien qu’il ait renoncé à son passeport américain en 2017."
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            data-slide-description="Julius Maada Bio, candidat de la principale formation de l’opposition, le Parti du peuple de Sierra Leone (SLPP), favori de la présidentielle du 7 mars 2018."
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            data-slide-description="A Bo, une boutique vend des objets à l’effigie du candidat Julius Maada Bio."
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TOMMY TRENCHARD POUR LE MONDE



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En Sierra Leone, petit pays anglophone d’Afrique de l’Ouest, quelque 3,1 millions d’électeurs, sur une population de 6,7 millions d’habitants, sont appelés aux urnes, mercredi 7 mars, pour des élections présidentielle, législatives et locales qui tourneront la page d’une décennie de pouvoir du président Ernest Bai Koroma. La Sierra Leone a connu dans son passé récent une guerre civile, une épidémie d’Ebola et, en 2017, des inondations meurtrières. Des drames qui n’ont pas éteint la soif de démocratie de ses habitants. Reportage du photographe Tommy Trenchard à Bo, la deuxième ville du pays.'
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Ses images, tournées au large de Bali, en Indonésie, montrent un homme nageant au milieu de milliers de déchets agglutinés dans l’océan.
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Après les élections, l’Italie se prépare à une longue période d’incertitude

Aucun parti n’a remporté la majorité absolue lors des élections législatives du 4 mars ; le pays s’attend à vivre plusieurs semaines de blocage politique.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 16h02
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 16h28
   





                        



   


Après l’Allemagne, qui a mis six mois à se constituer un gouvernement après les élections législatives de septembre, l’Italie va-t-elle à son tour être confrontée à un interminable blocage politique ? Les résultats des élections législatives de dimanche 4 mars n’ont pas accordé de majorité absolue et ni la Chambre des députés ni le Sénat ne disposent de majorité suffisamment claire pour gouverner.

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Si le Mouvement 5 étoiles est arrivé largement en tête avec 32,6 % des voix, il n’aura pas assez de sièges au Parlement pour former un gouvernement. Idem pour la coalition de droite et d’extrême droite – la Ligue de Matteo Salvini, Forza Italia de Silvio Berlusconi et Fratelli d’Italia –, qui a obtenu 37 % des suffrages, mais qui ne dispose donc pas non plus de la majorité absolue. Tout est donc désormais dans les mains du président de la République, Sergio Mattarella. Et l’Italie devra attendre au moins plusieurs semaines avant de voir la formation d’un nouveau gouvernement.
Une zone d’incertitude de plusieurs semaines
Depuis les élections du 4 mars, tous les regards sont tournés vers le président italien, Sergio Mattarella, que la Constitution place en position d’arbitre. C’est lui qui doit décider à quel chef de parti il confiera la tâche de former un nouveau gouvernement. Mais pas avant plusieurs semaines.
Pour pouvoir lancer les négociations officielles, il faudra attendre l’ouverture de la nouvelle législature, le 23 mars, puis la désignation des présidents et vice-présidents des Chambres et des divers groupes.
Pendant ce temps, M. Mattarella devrait laisser en place le gouvernement actuel de Paolo Gentiloni (centre gauche) qui n’a pas besoin de demander la confiance du Parlement après ces élections pour gérer les affaires courantes. Et si le blocage persiste et que les partis n’arrivent pas à s’entendre pour former une coalition, le chef de l’Etat peut convoquer de nouvelles élections.
Dans l’histoire politique récente de l’Italie, certaines négociations post-électorales ont duré deux mois, le record de ces trente dernières années étant établi à 84 jours pour la formation du premier gouvernement de Giuliano Amato, en 1992.

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Qui sera chargé de former un gouvernement ?
Ils sont deux à revendiquer le droit de former un gouvernement. Dès lundi, en fin de matinée, le dirigeant de la Ligue (ex-Ligue du Nord, extrême droite), Matteo Salvini, qui est arrivé troisième avec 17,4 %, a affirmé au cours d’une conférence de presse que la coalition de droite et d’extrême droite menée par son parti (37 % des voix) avait « le droit et le devoir de gouverner ». Il a revendiqué également la direction du gouvernement.
« L’engagement a été pris au sein de la coalition : qui l’emporte peut gouverner », a lancé M. Salvini à destination de son allié, le parti Forza Italia (14 %), de Silvio Berlusconi. Les deux dirigeants se sont d’ailleurs retrouvés lundi après-midi. Mais l’ancien président du conseil italien ne s’est pas explicitement rangé derrière le chef de file de la Ligue, appelant seulement à « renforcer la coalition qui devra obtenir le mandat de gouverner l’Italie ».

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Quant au Mouvement 5 étoiles (M5S), arrivé nettement en tête dimanche avec 32,6 % des suffrages, il a également revendiqué le droit de former un gouvernement, par la voix de son dirigeant, Luigi Di Maio :
« Nous avons la responsabilité de donner un gouvernement [à l’Italie]. Nous sommes une force politique qui représente toute la nation, du Val d’Aoste à la Sicile. »
S’il souhaite gouverner, le M5S, qui a toujours critiqué les arrangements entre partis politiques, va devoir former une coalition. Ainsi dès dimanche soir, les dirigeants du M5S ont voulu se positionner au centre de la classe politique en se montrant ouverts pour la première fois à des tractations. M. Di Maio s’est dit prêt « à discuter avec toutes les forces politiques » sur les thèmes de son programme : l’emploi et le développement, la pauvreté ou encore l’immigration.
Et si l’issue du blocage passait par une coalition entre les deux partis antisystème – le M5S et la Ligue –, qui aurait alors la majorité absolue ? Cette hypothèse est possible pour le quotidien La Stampa :
« Inutile de le cacher, il est possible que Di Maio et Salvini tentent de converger sur un programme minimal : abolition de la loi Fornero sur les retraites, renégociation des traités avec l’Europe, blocage de l’immigration clandestine. »
De son côté, le correspondant du Monde à Rome, Jérôme Gautheret a estimé dans un tchat avec les lecteurs du monde que, si « rien [n’était] impossible », cette option restait selon lui « hautement improbable » : « D’abord parce que les “Cinq étoiles” sont en plein recentrage européen, ensuite parce que dans un tel ensemble, la Ligue du Nord ne serait qu’une force d’appoint, et que son chef, Matteo Salvini, n’a rien à gagner à ça. »

        Lire le compte-rendu du tchat avec notre correspondant :
         

          « Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’on repart de zéro »



Quelle est la position du Parti démocrate ?
Arrivé deuxième du scrutin avec 19 % des suffrages, le Parti démocrate (centre gauche) aurait pu avoir un rôle déterminant dans la formation d’une coalition. Mais le parti dirigé jusque-là par Matteo Renzi est sorti groggy de son faible score historique – il avait obtenu 40 % lors des européennes de 2014.
Dès lundi, l’ancien président du conseil a annoncé sa démission à la tête du Parti démocrate en précisant toutefois que cette démission serait effective lorsqu’un gouvernement sera formé. M. Renzi a par ailleurs tenu à faire savoir que son parti de centre gauche refusait de participer à des négociations : « Le peuple italien nous a demandé d’être dans l’opposition et c’est là que nous irons. Nous ne formerons jamais un gouvernement avec des forces antisystème », a-t-il poursuivi, en évoquant le M5S et la Ligue.
« Si nous sommes des mafieux, si nous sommes corrompus et indignes comme candidats, si nos mains sont couvertes de sang, vous savez quoi ? Formez un gouvernement sans nous. »

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Nétanyahou face à la tentation d’élections anticipées

Menacé par des enquêtes judiciaires, le premier ministre doit aussi gérer les tensions croissantes au sein de sa coalition.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 15h58
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 18h53
    |

            Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)








                        



                                


                            

Autour de lui, le vide se fait. En visite à Washington lundi 5 mars, Benyamin Nétanyahou pensait se consacrer exclusivement à sa relation privilégiée avec Donald Trump. Les nouvelles d’Israël l’ont rattrapé. Après quinze jours de détention, Nir Hefetz, son conseiller en communication, a accepté de devenir témoin à charge au profit des enquêteurs, dans l’un des nombreux dossiers judiciaires visant le premier ministre. C’est le troisième membre de son cercle rapproché, depuis un an, qui se retourne contre lui – les précédents étaient le chef de cabinet Ari Harow et le directeur du ministère de la communication, Shlomo Filber. Tous sont porteurs de lourds secrets dont ils veulent se délester pour éviter eux-mêmes les foudres de la justice.
En politique, on reconnaît les grands fauves à leur capacité de survie lorsque l’oxygène se raréfie. Malgré l’usure du pouvoir et les scandales, Benyamin Nétanyahou se trouve à l’un de ces moments-clés. Premier ministre depuis neuf ans, après un premier mandat de trois ans (1996-1999), il est confronté à plusieurs incendies qu’il cherche soit à éteindre, soit à attiser à son avantage. Avec un atout important, qui fait l’objet de spéculations fiévreuses dans la presse : la possibilité de convoquer avant l’été des élections anticipées pour redistribuer les cartes et recouvrer une légitimité par les urnes.
M. Nétanyahou se fie donc à son seul flair et s’enivre de sondages. Ceux-ci indiquent tous la même tendance : malgré les rebondissements incessants dans les cinq enquêtes qui le visent lui et son entourage, le premier ministre conforte sa base. « Même si certains électeurs pensent que M. Nétanyahou n’a pas agi convenablement, ils estiment qu’il s’agit d’une campagne exagérée, servant les intérêts des anciennes élites, souligne la professeure Tamar Hermann, du Israel Democracy Institute. Au Likoud [droite conservatrice, au pouvoir] comme à l’extérieur, il y a Nétanyahou et personne...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Les bombardements continuent dans la Ghouta orientale malgré un cessez-le-feu, tandis qu’un rapport de l’ONU accuse Al-Assad d’avoir eu recours, en 2017, à des armes chimiques.
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Syrie : Paris et Londres réclament une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU

Les bombardements continuent dans la Ghouta orientale malgré un cessez-le-feu, tandis qu’un rapport de l’ONU accuse Al-Assad d’avoir eu recours, en 2017, à des armes chimiques.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 15h54
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 17h30
   





                        



   


A la demande de la France et du Royaume-Uni, le Conseil de sécurité des Nations unies devrait de nouveau se réunir, mercredi 7 mars, pour évoquer les bombardements du régime syrien visant la Ghouta orientale, malgré un cessez-le-feu décrété à l’unanimité par le Conseil le 24 février.
Mardi, le régime de Bachar Al-Assad a poursuivi ses frappes aériennes contre l’enclave rebelle située près de la capitale, Damas, et ses forces ont continué leur percée rapide. La veille au soir, un convoi humanitaire entré dans la Ghouta orientale avait dû abréger sa mission de distribution d’aides en raison de bombardements dans le secteur de Douma.
Quelque 400 000 habitants vivent assiégés depuis 2013 dans ce territoire, cible depuis le 18 février d’une nouvelle offensive du régime qui a tué au moins 800 civils selon le décompte effectué par l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

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                Les humanitaires impuissants face au désastre de la Ghouta orientale



« De nouveaux sommets de violence »
Le drame humanitaire qui se joue à la Ghouta orientale a été dénoncé par les Nations unies, qui publient par ailleurs mardi un rapport de la commission d’enquête sur les crimes de guerre accusant le régime du président Bachar Al-Assad d’avoir eu recours, en 2017, à des armes chimiques, notamment dans le secteur de la Ghouta orientale.
Effectué sur la base de 500 entretiens confidentiels de survivants de bombardements et de témoins, à l’étranger ou en Syrie avec les réseaux sociaux, le rapport couvre une période de six mois jusqu’au 15 janvier. Le gouvernement syrien n’a pas autorisé les enquêteurs de l’ONU à se rendre dans le pays.
Après presque huit ans de guerre, « la violence à travers le pays a atteint de nouveaux sommets », disent les enquêteurs. Les bombardements effectués par l’aviation russe et la coalition internationale sous commandement américain ont été de grande ampleur l’an dernier, faisant de très nombreuses victimes parmi la population civile, dénonce le rapport.
Les insurgés eux-mêmes ont commis des crimes de guerre, en particulier en se servant de civils comme boucliers humains, ajoute le rapport.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Après un couac étonnant la semaine dernière, l’association américaine représentant l’industrie du jeu vidéo a confirmé avoir reçu l’invitation du président. Selon lui, les tueries dans les écoles seraient liées à la pratique du jeu vidéo.
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Donald Trump va rencontrer les représentants de l’industrie du jeu vidéo

Après un couac étonnant la semaine dernière, l’association américaine représentant l’industrie du jeu vidéo a confirmé avoir reçu l’invitation du président. Selon lui, les tueries dans les écoles seraient liées à la pratique du jeu vidéo.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 15h34
   





                        



   


Tout compte fait, Donald Trump rencontrera bien, jeudi 8 mars, des représentants de l’industrie états-unienne du jeu vidéo. Ce sera l’occasion d’avoir avec le président des Etats-Unis « une conversation étayée par des faits à propos des classifications de jeux, de notre engagement auprès des parents, et des outils que l’on propose pour les aider à faire des choix en toute connaissance de cause », a expliqué l’Entertainment Software Association (ESA), l’association américaine représentant les éditeurs de logiciels de loisirs, dans un communiqué envoyé lundi aux rédactions des médias spécialisés.
Depuis la tuerie du 14 février dans un lycée de Parkland, en Floride, et alors que le débat sur le port des armes à feu fait rage aux Etats-Unis, Donald Trump a en effet préféré évoquer le lien supposé entre les tueries de masse et les jeux vidéo et films violents. « Je vois de plus en plus de gens dire que la violence des jeux vidéo a une influence sur les jeunes », avait-il dit le 22 février lors d’une discussion informelle diffusée par CNN.
« Les jeux vidéo ne sont clairement pas le problème, s’est défendu hier l’ESA. Ce sont des loisirs distribués et consommés dans le monde entier, mais les Etats-Unis connaissent un niveau de violence plus haut que celui de n’importe quelle nation. »
Un couac dans un premier temps
Sarah Huckabee Sanders, porte-parole de la Maison Blanche, avait annoncé une première fois le 1er mars que le président rencontrerait les représentants de l’industrie du jeu vidéo pour voir « ce qu’ils pouvaient faire ». Une déclaration sans doute précipitée qui avait donné lieu à un étrange couac : l’ESA avait publié un démenti dans la foulée, expliquant qu’à sa connaissance, « ni l’association ni ses membres n’ont été invités à rencontrer le président Trump ».
Dans la discussion filmée par CNN, Donald Trump expliquait aussi appeler de ses vœux la création d’un système de classification qui permettrait de signaler films et jeux vidéo violents.

   


Sauf qu’un tel système existe déjà : les éditeurs américains ont mis au point dès 1994 une signalétique leur permettant d’indiquer directement sur la boîte d’un jeu si celui-ci est à déconseiller à certaines catégories d’âges. Comme son équivalent européen, le système d’évaluation PEGI, il s’agit d’un système autorégulé, qui n’a pas de dimension contraignante.
Le site spécialisé Glixel rappelle en outre qu’en 2013, après l’attaque de l’école de Newton, le vice-président de l’époque, Joe Biden, avait déjà rencontré les représentants de l’industrie du jeu vidéo. L’administration avait alors dressé une liste de 23 mesures contre les violences à l’arme à feu, parmi lesquels une étude sur les relations entre jeu vidéo, média et violence. Une étude qui, faute de financement, n’a finalement jamais été conduite.



                            


                        

                        


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Décryptage

A Paris, le président béninois entre mea culpa, volonté de réforme et coopération

Reçu par M. Macron, Patrice Talon a déclaré avoir tiré profit de la mauvaise gouvernance passée et veut « réparer » pour que le pays renoue avec les performances économiques.

Par                                            Hermann Boko (contributeur Le Monde Afrique)




LE MONDE
              datetime="2018-03-06T14:49:34+01:00"

        Le 06.03.2018 à 14h49






    
Le président français Emmanuel Macron (à gauche) accueillant son homologue du Bénin à l’Elysée, le 5 mars.
Crédits : LUDOVIC MARIN / AFP


Après un premier rendez-vous manqué en octobre 2017 – les agendas des deux chefs d’Etat ne concordaient pas –, le président français, Emmanuel Macron, a finalement reçu son homologue béninois, Patrice Talon, lundi 5 mars, pour une visite de travail. C’est la première rencontre entre les deux hommes à l’Elysée depuis l’élection de M. Macron, en mai 2017.
Alors qu’il est très contesté par la société civile béninoise pour ses réformes jugées trop libérales, M. Talon est venu s’assurer de l’appui de la France pour financer son programme d’actions évalué à plus de 9 000 milliards de francs CFA (13,7 milliards d’euros) et mieux conduire ses réformes économiques et politiques. « Nous avons entrepris des réformes impopulaires. Mais c’est la seule voie de sortie de la pauvreté. C’est vrai qu’il y a quelques tensions, quelques remous, mais c’est bien le signe que tout va bien », a estimé M. Talon en conférence de presse.
« Entrer dans l’Histoire »
Depuis près de deux mois, l’administration béninoise est en grève. Les sept centrales syndicales du pays dénoncent les lois « liberticides », notamment le retrait du droit de grève aux magistrats et aux professionnels de la santé, voté en décembre 2017 par l’Assemblée nationale. Une réponse de la majorité présidentielle aux mouvements sociaux ayant secoué le pays en juin et en octobre 2017 après que le gouvernement a décidé de licencier des agents de certaines sociétés de promotion agricole et de confier à des mandataires privés la gestion du CHU de Cotonou, le plus grand centre hospitalier du Bénin, et du port autonome de la ville.
De fait, un climat de suspicion s’est installé au sein de l’opinion publique sur un supposé accaparement des richesses par une minorité. Le passé d’hommes d’affaires du chef de l’Etat béninois – il a fait fortune dans le coton – y contribue grandement. Est-ce par sincérité ou par stratégie politique ? Patrice Talon a déclaré devant la presse qu’il est aussi responsable de l’état dans lequel se trouve son pays. « La mauvaise gouvernance, l’iniquité [sic] sont autant de choses qui ont profité à une minorité, dont moi-même. Et être dans mes fonctions actuelles, avoir cette opportunité pour réparer et m’abstenir de le faire, ce serait louper une occasion d’entrer dans l’Histoire. » 

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                Au Bénin, les fonctionnaires font grève pour conserver… le droit de grève



M. Talon est cependant conforté par de récents classements internationaux, celui du « Doing Business » sur le climat des affaires (151e place sur 190 pays en 2018, contre 155e en 2017) et celui de Transparency International sur la perception de la corruption (85e sur 180 pays en 2017, contre 95e en 2016). Et la production du coton, principale source de recettes du pays, atteint des records : 450 000 tonnes en 2016-2017 et plus de 530 000 tonnes prévues en 2018. « C’est au moment où on voit les effets positifs dans les classements internationaux qu’il faut poursuivre ce travail de manière inlassable. Pour avoir une performance économique et performance sociale, pour que les concitoyens en voient les pleins effets, il faut poursuivre les réformes », a indiqué Emmanuel Macron.
Paris concrétise son soutien par une assurance crédit de 175 millions d’euros pour financer la construction d’un CHU de référence à Abomey-Calavi, au nord de Cotonou. L’Agence française de développement (AFD, partenaire du Monde Afrique) accompagne aussi la politique de « ville durable » du Bénin pour lutter contre le dérèglement climatique, financée à hauteur de 58 millions d’euros.
Tourisme mémoriel
Lors du tête-à-tête qui a duré plus d’une demi-heure, les deux chefs d’Etat se sont aussi entretenus sur la question très attendue de la restitution des biens culturels africains. M. Macron a réitéré sa promesse faite à Ouagadougou, en novembre 2017, de voir le patrimoine de plusieurs pays africains exposé et conservé en Afrique. A cette fin, il a demandé à deux personnalités, Bénédicte Savoy, professeure de l’histoire de l’art membre du Collège de France, et Felwine Sarr, écrivain et économiste sénégalais, de mener un travail de réflexion et de consultation.
La question du retour des biens culturels est très importante pour le Bénin. Le gouvernement a fait du tourisme mémoriel l’une de ses priorités. C’est d’ailleurs le Bénin qui, en juillet 2016, a pour la première fois demandé de manière formelle à la France de lui rendre les trésors pillés lors de la conquête coloniale de 1892 et exposés au musée du Quai-Branly. Sous François Hollande, le ministère des affaires étrangères s’y était opposé. Motif ? « Les biens évoqués ont été intégrés de longue date, parfois depuis plus d’un siècle, au domaine public mobilier de l’Etat français. Conformément à la législation en vigueur, ils sont soumis aux principes d’inaliénabilité, d’imprescriptibilité et d’insaisissabilité. En conséquence, leur restitution n’est pas possible », justifiait alors le Quai d’Orsay.

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                Le président Macron nomme deux experts pour la restitution du patrimoine africain



« Ce qui nous intéresse, c’est de pouvoir présenter ce patrimoine qui est le nôtre. Nous le faisons non pas dans un esprit de conflit, mais de coopération avec la France », a expliqué M. Talon. M. Macron, bien que favorable à une circulation de certaines œuvres d’art d’ici six mois ou un an, a insisté sur la nécessaire mise en place d’un cadre de partenariat scientifique, muséographique et culturel. « Ce que j’ai souhaité initier dans le discours de Ouagadougou, c’est une volonté ferme de bien faire les choses, a affirmé le président français. Ce n’est pas simplement de dire qu’il faut envoyer des œuvres, parfois dans des pays qui ne sauront pas les protéger, où il va même y avoir de nouveaux trafics. Il faut en la matière avoir une vraie rigueur. »
Plus de 5 000 œuvres exposées dans les musées ou appartenant à des collections privées pourraient être concernées par cette restitution.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Il faudrait que la Bourse chute plus lourdement pour que les chefs d’entreprise américains cessent leur double jeu : plaider pour leur paroisse protectionniste à la Maison Blanche mais tenir à l’extérieur un discours libre-échangiste, explique le correspondant du « Monde » à New York, Arnaud Leparmentier
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Protectionnisme : « La réaction de Wall Street aura plus d’impact que toutes les contre-sanctions »

Il faudrait que la Bourse chute plus lourdement pour que les chefs d’entreprise américains cessent leur double jeu : plaider pour leur paroisse protectionniste à la Maison Blanche mais tenir à l’extérieur un discours libre-échangiste, explique le correspondant du « Monde » à New York, Arnaud Leparmentier



Le Monde
 |    06.03.2018 à 12h55
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 14h17
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

Lettre de Wall Street. Versons une larme : sur les actions de Boeing et de Fiat Chrysler, qui ont perdu 5 % en fin de semaine, ou encore sur celles de Whirlpool, en recul de plus de 3 %, et surtout sur les buveurs de bière en canette. Voilà ces malheureux frappés par la hausse annoncée des prix de l’aluminium et de l’acier, qui entrent dans la fabrication des avions, automobiles, lave-linge et autres canettes made in USA.
Le responsable, Donald Trump, qui a décidé d’instaurer des droits de 10 % et de 25 % sur les importations d’aluminium (17 milliards de dollars [13,8 milliards d’euros]) et d’acier (30 milliards de dollars [24,4 milliards d’euros]).

Ces entreprises affligées ont la mémoire un peu courte. Qui a déposé plainte contre le canadien Bombardier, obtenant une taxation de 300 % de ses avions moyen-courriers – supprimée en janvier par une autorité indépendante américaine –, si ce n’est Boeing ? Qui a obtenu l’imposition de droits de douane sur les lave-linge coréens ? C’est Whirlpool, l’entreprise qui délocalise à tout va en Europe, fait pleurer sur ses salariés américains, mais n’est pas capable, selon ses concurrents, d’inventer des machines correspondant aux aspirations des consommateurs.
Quant à Fiat Chrysler, devançant l’appel de M. Trump, elle a décidé de rapatrier, d’ici à 2020, la production de ses pick-up mexicains sur le territoire américain. Elle est certaine d’éviter le droit de douane de 25 % qui s’appliquerait si les Etats-Unis quittaient l’Accord de libre-échange nord-américain (Alena).
« Un poison lent »
Il faudrait que la Bourse chute plus lourdement pour que les chefs d’entreprise américains cessent leur petit jeu : plaider pour leur paroisse protectionniste à la Maison Blanche mais tenir à l’extérieur un discours libre-échangiste. Le protectionnisme est si pratique quand on est seul à en profiter. C’est surtout, comme le Brexit, un poison lent – ce qui permet de nier dans un premier...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Analyse. La Chine veut éviter que son rôle dans la mise en œuvre des sanctions onusiennes n’en fasse un ennemi de la Corée du Nord. Elle n’est pas convaincue que de meilleures relations entre Pyongyang et Washington soient dans son intérêt, selon le correspondant du « Monde » à Pékin, Brice Pedroletti.
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La passivité de Pékin face à la crise coréenne

Analyse. La Chine veut éviter que son rôle dans la mise en œuvre des sanctions onusiennes n’en fasse un ennemi de la Corée du Nord. Elle n’est pas convaincue que de meilleures relations entre Pyongyang et Washington soient dans son intérêt, selon le correspondant du « Monde » à Pékin, Brice Pedroletti.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 12h36
    |

            Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)








                        



                                


                            

Analyse. Depuis la fin des Jeux olympiques d’hiver, fin février, Pékin est discrètement à la manœuvre pour rendre plus durable l’accalmie sur la péninsule coréenne, malgré les nouvelles sanctions américaines annoncées le 23 février contre des sociétés de transport maritime commerçant avec la Corée du Nord.
Plusieurs d’entre elles sont basés en Chine, et Pékin a vertement critiqué ces mesures prises en dehors du cadre des résolutions onusiennes. Le 26 février, l’envoyée spéciale du président chinois Xi Jinping à la cérémonie de clôture des JO de Pyeongchang, la vice-première ministre Liu Yandong, a assuré le président sud-coréen, Moon Jae-in, que Pékin était prêt à œuvrer de concert avec Séoul pour faciliter le dialogue entre Pyongyang et Washington.
« Nous espérons que le dialogue entre la Corée du Sud et la République populaire démocratique de Corée (RPDC) puisse s’élargir à un dialogue direct entre les Etats-Unis et la RPDC », a renchéri le lendemain Lu Kang, le porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères, resté coi sur les rumeurs de rencontre la semaine dernière entre Mme Liu et des officiels nord-coréens à Pyeongchang.
« Double suspension »
La trêve olympique a bien entériné une « double suspension » de facto des tests nord-coréens d’un côté, et des exercices militaires conjoints entre Etats-Unis et Corée du Sud de l’autre – ils doivent en principe reprendre en avril –, soit la solution de désescalade proposée depuis l’été dernier par Pékin. Encore faut-il transformer cet essai en un véritable accord de « double suspension », comme le suggère, dans son dernier rapport sur la crise nord-coréenne, l’ONG International Crisis Group. La Chine devra alors « jouer un rôle important de facilitateur, malgré sa réticence à le faire », estiment ses experts.
Car cette proposition chinoise de « double suspension » est jusqu’à aujourd’hui restée...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Des émeutes contre les musulmans se sont déroulées dans une région du centre du pays.
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Violences intercommunautaires : le Sri Lanka décrète l’état d’urgence pendant dix jours

Des émeutes contre les musulmans se sont déroulées dans une région du centre du pays.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 12h11
   





                        



   


Le Sri Lanka a proclamé mardi 6 mars un état d’urgence de dix jours dans tout le pays à la suite des émeutes dirigées contre la minorité musulmane et des violences intercommunautaires qui ont fait au moins deux morts. L’état d’urgence donne aux autorités des pouvoirs accrus pour déployer des forces, arrêter des suspects et les maintenir plus longtemps en détention.
Cette mesure, une première depuis sept ans, fait suite à l’annonce, la veille, de la mise en place d’un couvre-feu dans la région touristique de Kandy (centre) après la découverte du corps d’un homme de confession musulmane dans les ruines d’un immeuble incendié.
Le gouvernement a déployé mardi des forces de police lourdement armées dans cette région, connue pour ses plantations de thé et ses sites bouddhistes, qui a été secouée durant le week-end par des violences après la mort d’un Cinghalais bouddhiste violenté par une foule la semaine dernière.
Le gouvernement avait évoqué lundi la nécessité d’empêcher que « la situation se développe en embrasement intercommunautaire » et appelé « toutes les parties » au calme.
Emeutes
Lundi, des maisons et des commerces appartenant à des musulmans ainsi que des mosquées ont été attaqués lors d’émeutes dans la région de Kandy. Selon les autorités locales, une trentaine de suspects ont été interpellés et une enquête a été ouverte concernant le comportement de la police.
La semaine dernière, des commerces appartenant à des musulmans avaient été incendié et une mosquée attaquée dans l’est du pays à la suite d’accusations selon lesquelles un responsable musulman aurait introduit des contraceptifs dans de la nourriture vendue à des Cinghalais.
Le gouvernement a dénoncé ces accusations comme sans fondement et ordonné l’arrestation de ceux qui les propageaient.
Le Sri Lanka connaît une montée de l’extrémisme bouddhiste, attisé par des moines radicaux. Les Cinghalais, majoritairement bouddhistes, représentent trois quarts des 21 millions des habitants de l’île. Le Sri Lanka compte environ 10 % de musulmans et environ 18 % de Tamouls, majoritairement hindous.

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                D’où vient le bouddhisme radical ?



En novembre, un homme avait été tué lors d’émeutes dans le sud de l’île. Avant cela, en juin 2014, des affrontements entre bouddhistes et musulmans avaient fait quatre morts et de nombreux blessés.
Le pays a été placé en état d’urgence durant près de trois décennies avant la proclamation, en 2009, par le gouvernement de sa victoire militaire contre la rébellion tamoule.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Le site américain s’est expliqué après la publication d’un article affirmant qu’il avait, comme Facebook, été exploité par la Russie pour interférer dans la campagne présidentielle américaine.
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Le forum Reddit dit avoir repéré et supprimé « quelques centaines » de comptes liés à la Russie

Le site américain s’est expliqué après la publication d’un article affirmant qu’il avait, comme Facebook, été exploité par la Russie pour interférer dans la campagne présidentielle américaine.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 11h56
   





                        



   


Le gigantesque forum américain Reddit avait jusqu’ici été relativement épargné dans l’affaire des tentatives d’ingérence russe dans la campagne présidentielle américaine de 2016. Jusqu’à ce que le site américain The Daily Beast publie, samedi 3 mars, un article affirmant que Reddit avait, comme Facebook ou Twitter, été exploité par l’Internet Research Agency (IRA), un organisme proche du Kremlin, afin d’interférer dans le processus démocratique.
En réponse, le PDG de Reddit, Steve Huffman, a donné quelques explications lundi sur sa plate-forme, assurant qu’une enquête interne était en cours. S’il balaie immédiatement la question des publicités russes (« il n’y a pas grand-chose à dire (…). Nous ne voyons pas beaucoup de publicités russes (…) et elles promeuvent pour la plupart des spams et des cryptomonnaies »), il s’arrête un peu plus longtemps sur les comptes liés à la Russie.
« Propagande indirecte »
« Nous avons trouvé et supprimé quelques centaines de comptes, et bien sûr, à chaque fois qu’on en trouve un, cela étend un peu plus nos recherches. » Le cofondateur de Reddit affime que « la grande majorité des comptes suspects que nous avons identifiés ces derniers mois avaient été bannis en 2015-2016 ». Steve Huffman se garde de donner plus de détails sur ces comptes : leur nombre exact, le rythme de leurs publications ou encore le contenu de leurs messages.
Le PDG évoque aussi « la propagande indirecte », citant un compte Twitter connu pour être lié aux intérêts russes. Ses tweets « ont été amplifiés par des milliers d’utilisateurs de Reddit, et malheureusement, de tout ce qu’on a pu en voir, ces utilisateurs sont principalement américains, et semblent avoir, sans le savoir, relayé de la propagande russe ». Une manière de se déresponsabiliser ? En tout cas, Steve Huffman estime que « le plus grand risque auquel nous faisons face en tant qu’Américains concerne notre capacité à discerner la réalité du n’importe quoi, et c’est un poids que nous devons tous porter ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Le parti de l’ex-premier ministre, Forza Italia, est dépassé par la Ligue, de Matteo Salvini, même dans ses fiefs historiques. Un séisme pour la droite italienne et ses électeurs.
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Pour les électeurs pro-Berlusconi, « une page de l’Italie se tourne » après la déroute du Cavaliere

Le parti de l’ex-premier ministre, Forza Italia, est dépassé par la Ligue, de Matteo Salvini, même dans ses fiefs historiques. Un séisme pour la droite italienne et ses électeurs.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 11h45
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 17h01
    |

            Charlotte Chabas (Milan, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Il n’aime pas perdre, c’est « viscéral ». Déjà enfant, Vincenzo Sassi en venait aux mains quand on le battait aux billes. Lorsque le Milan AC est mené au score, le restaurateur de 57 ans préfère s’éviter les dernières minutes du match. Alors, dimanche 4 mars, quand la Rai Uno a donné les premiers résultats des législatives, le Lombard est parti se coucher en râlant. « Ce pays, c’est devenu n’importe quoi, on ne peut plus se fier à rien », s’est emporté le quinquagénaire à l’allure soignée :
« Même Berlusconi n’a pas réussi à comprendre l’Italie, vous vous rendez compte de la gravité de la situation ? » 

Au lendemain de la déroute du parti Forza Italia (FI), qui atteint péniblement les 14 %, Vincenzo Sassi est passé au local de campagne du parti de Silvio Berlusconi à Milan, via Sassetti. Dramatique à l’excès, il voulait « vérifier que le parti existe toujours ».
« Berlusconi a été très présent sur les plateaux télé, mais il a peut-être raté sa cible », avance Anna Moretti, banquière
Depuis les résultats, Silvio Berlusconi s’est fait discret. C’est à peine s’il a reçu dans sa maison d’Arcore, au nord-est de Milan, quelques proches. « Je pensais qu’on ferait au moins 16 % », a avoué le Cavaliere, selon le quotidien La Repubblica. Dans la nuit, l’ancien ministre Renato Brunetta a reconnu qu’avec 17,4 % des voix, le chef de file du parti d’extrême droite la Ligue (ex-Ligue du Nord), Matteo Salvini, « sera le meilleur candidat au poste de premier ministre pour la coalition de centre-droit ».
Un séisme pour la droite italienne. Même à Milan, ancien fief historique de l’ancien premier ministre aujourd’hui dominé par le Parti démocrate (PD), « le parti a encore perdu plus de 5 % par rapport à 2016 », constate Alessandro De Chirico, 40 ans, élu FI au conseil municipal. Déjà, la presse italienne pronostique la future implosion du parti, doublé sur sa droite dans une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Les mesures annoncées par le président américain sur l’acier et l’aluminium heurtent la doxa républicaine traditionnelle sur le libre-échange.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Le protectionnisme de Trump critiqué au sein du Parti républicain

Les mesures annoncées par le président américain sur l’acier et l’aluminium heurtent la doxa républicaine traditionnelle sur le libre-échange.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 11h38
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 15h18
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            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



   


Pour une fois, le Parti républicain renâcle. Après l’annonce par Donald Trump, le 1er mars, de taxer les importations d’acier et d’aluminium, le speaker (président) républicain de la Chambre des représentants, Paul Ryan, a fait état, lundi 5 mars, de son « extrême inquiétude ». Il a invité le président des Etats-Unis à faire machine arrière.
Paul Ryan n’est pas le seul. D’autres élus de la Chambre des représentants font circuler un texte hostile à ce virage protectionniste amorcé en janvier par des taxes visant les machines à laver et les panneaux solaires, principalement importés de Chine. La hantise d’une guerre commerciale est d’autant plus sensible chez Paul Ryan que les éventuelles rétorsions mentionnées jusqu’à présent par l’Union européenne viseraient les motos de marque Harley Davidson fabriquées dans son Etat, le Wisconsin. Le bourbon a été également évoqué. Le Kentucky, l’Etat du chef de la majorité républicaine au Sénat, Mitch McConnell, en est un grand producteur.
Les principaux succès enregistrés par Donald Trump depuis son arrivée à la Maison Blanche, qu’il s’agisse de nominations de juges conservateurs, y compris à la Cour suprême, ou de l’adoption d’une réforme fiscale, ont été conformes aux dogmes républicains. La décision de jeudi constitue cependant le troisième renoncement majeur par rapport à la doxa traditionnelle du parti, après les positions défendues par le président depuis le début de l’année sur l’immigration et sur le déficit.
Scepticisme
En février, la querelle au sujet des sans-papiers arrivés enfants aux Etats-Unis (les « dreamers »), protégés par un statut temporaire supprimé en septembre 2017 par Donald Trump, a témoigné au Sénat d’un glissement des républicains vers les positions radicales défendues par le magnat de l’immobilier pendant sa campagne présidentielle. Et cela alors que le Parti républicain était autrefois plus ouvert sur l’immigration que le Parti démocrate, souvent divisé sur la question.
Au lieu de se limiter à la lutte contre l’immigration illégale comme il l’avait promis, en renonçant notamment aux amnisties décidées par ses prédécesseurs conservateurs George W. Bush et Ronald Reagan, le président veut désormais s’attaquer aux dispositions permettant de devenir citoyen américain. Y compris celles adoptées par des administrations républicaines, comme le tirage au sort visant à accroître la diversité des candidats à l’immigration.

        Lire aussi :
         

                L’impasse au Congrès américain laisse les « Dreamers » dans le flou



L’adoption, en décembre 2017, d’une réforme fiscale dont le financement par un surplus de croissance laisse sceptique la majorité des économistes marque une autre évolution des républicains. Pendant les deux mandats de Barack Obama, le parti s’était en effet posé en défenseur intransigeant de la rigueur budgétaire. C’est à ce titre qu’il a lutté contre le plan de relance de l’économie défendu par l’administration démocrate après la violente crise des subprimes, à l’origine de la crise mondiale de 2008.
La hantise de la dette a ensuite été l’un des moteurs du mouvement quasi insurrectionnel du Tea Party au sein du camp républicain. Il a privé Barack Obama de toute marge de manœuvre budgétaire à partir de 2010, après la perte de contrôle de la Chambre des représentants.
Aggiornamentos
Marqué par un net accroissement des budgets militaires et civils, l’accord conclu en février au Congrès sur une loi de finances courant jusqu’en 2019 a montré que cette préoccupation n’est désormais plus de mise chez les républicains. Le projet de budget présenté quelques jours plus tard par l’administration Trump, accompagné d’un nouveau gonflement des dépenses militaires, l’a également souligné.
Ces deux évolutions majeures n’ont suscité que de modestes réactions au sein du Grand Old Party. Il en va autrement avec les mesures protectionnistes annoncées jeudi, qui tranchent avec le soutien apporté par les républicains en 2015 à un projet d’accord de libre-échange négocié par l’administration Obama avec certains pays du Pacifique. M. Trump y a renoncé en arrivant à la Maison Blanche.
Ces derniers mois, obnubilé par la solidité d’une base électorale qui soutient ces aggiornamentos, le président n’a cependant cessé de témoigner qu’il n’avait que faire des états d’âme des cadres républicains.



                            


                        

                        


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En Italie, les partis traditionnels de droite et de gauche n’ont jamais recueilli aussi peu de voix

Aucune majorité claire ne s’est dégagée des élections législatives italiennes de dimanche. Les partis classiques enregistrent leur plus bas niveau depuis la guerre.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 11h29
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 12h14
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            Pierre Breteau








                        


Avec près de 32 % des suffrages, le Mouvement 5 étoiles de Luigi Di Maio est arrivé en tête des élections législatives italiennes. Réunies en coalition, la droite et l’extrême droite parviennent toutefois à le dépasser, avec environ 37 % des voix – le parti de Silvio Berlusconi, Forza Italia, recueille 14 %, derrière la Ligue de Matteo Salvini, qui atteint 17,4 %. La coalition de gauche, formée autour du Parti démocrate de Matteo Renzi, échoue loin derrière, à 23 % – et simplement 18,7 % pour le PD.
La tendance est nette : même réunis, les partis classiques de droite et de gauche représentent moins d’un électeur sur deux. Et, par exemple, la Démocratie chrétienne, qui a gouverné l’Italie pendant tout l’après-guerre, ne recueille que… 1,3 % des suffrages – et n’hérite d’aucun siège à la Chambre des députés ou au Sénat.
Nous avons représenté ci-dessous les scores des principaux partis depuis 1994 :

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Quelles forces politiques en Italie depuis 1994 ?
Ce graphique représente la composition des coalitions italiennes des élections générales de 1994 à celles de 2018.
Passez votre souris au-dessus du graphique pour afficher le pourcentage.
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Source : Chambre des députés


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    var margin = { top: 30, right: 50, bottom: 10, left: 10 };
    var width = document.getElementById("camera").offsetWidth - margin.left - margin.right;

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            return { x: d.date, y: +d[c], z: annees[(d.date).substring(6)], qui: c, tx: 2 };
        });
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        })
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            e = dico[d.qui]
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            /*              if (e.tendance) html += " | " + e.tendance
             */
"
" + e["parti long"] + " (" + e.tendance + ")"
Part des suffrages : " + (d.y).toLocaleString() + " %"
            return html
        });

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A l’instar de la tendance que l’on a pu observer en Allemagne lors des élections législatives de septembre 2017, la courbe est semblable pour les partis de gouvernement italiens : recul des partis traditionnels, hausse de l’extrême droite et des partis alternatifs.

        Pour aller plus loin :
         

          Au lendemain des élections, l’Italie confrontée à la fin d’un monde politique






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ L’extrême droite française a salué le bon score de la Ligue de Matteo Salvini, même si elle a toujours refusé de son côté l’union des droites.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
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Elections italiennes : le Front national se réjouit malgré une stratégie d’alliance différente

L’extrême droite française a salué le bon score de la Ligue de Matteo Salvini, même si elle a toujours refusé de son côté l’union des droites.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 11h30
    |

            Lucie Soullier








                        



                                


                            

Les drapeaux se sont déployés dès l’aube sur les comptes Twitter des cadres et sympathisants du Front national, lundi 5 mars. Rien de bien renversant pour un parti nationaliste. Sauf que, l’espace de quelques heures, leurs automatismes tricolores se sont teintés de vert.
La percée de l’extrême droite de Matteo Salvini a donné l’accent transalpin à ses alliés français au Parlement européen. Car le FN siège dans le même groupe à Bruxelles – celui de l’Europe des nations et des libertés (ENL) – et ne manque pas de le faire remarquer. Si, à quelques jours de son congrès, fragilisé par l’image écornée de sa dirigeante, le FN pouvait s’arroger quelques miettes de la victoire voisine…
Marine Le Pen a ainsi été l’une des premières à dégainer ses « chaleureuses félicitations » à son « allié et ami ». La coalition du leader de la Ligue (ex-Ligue du Nord) formée pour ces élections avec Forza Italia, la formation de Silvio Berlusconi, a remporté 37 % des voix. Plus encore : le parti europhobe et xénophobe de Matteo Salvini a ravi la tête de l’alliance, avec environ 18 % des suffrages dans les deux Chambres contre 14 % pour le parti de l’ancien président italien. « Une nouvelle étape du réveil des peuples ! », s’est enorgueillie Marine Le Pen qui veut y voir un présage de reprise pour son parti en crise, aux européennes de 2019.

« Deux pour se marier »
Et les « Viva » lancés par la présidente du FN se sont propagés tout au long de la journée sur les réseaux frontistes. A l’appui de cette « amitié » des extrêmes droites franco-italiennes, une image brandie en chaîne : la photographie de Matteo Salvini et Marine Le Pen, bras dessus bras dessous et pouces en l’air, prise lors d’un meeting de l’ENL, à Milan, en janvier 2016.
Avec son slogan « Les Italiens d’abord », son discours contre l’euro « crime contre l’humanité » ou encore ses tee-shirts « Stop invasione ! » contre...




                        

                        


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Les humanitaires impuissants face au désastre de la Ghouta orientale

Le régime poursuit son offensive et affirme contrôler 40 % de l’enclave rebelle.



Le Monde
 |    06.03.2018 à 11h15
 • Mis à jour le
06.03.2018 à 15h52
    |

            Laure Stephan (Beyrouth, correspondance)








                        



                                


                            

Il n’y a pas eu de répit dans les frappes aériennes contre la Ghouta orientale, lundi 5 mars. Pas même pour permettre au convoi de nourriture et de médicaments enfin autorisé à pénétrer dans l’enclave rebelle assiégée d’achever sa mission, plus d’une semaine après la résolution de l’ONU pour un cessez-le-feu humanitaire. Dans la ville de Douma, ville la plus peuplée de l’enclave, c’est dans le fracas des avions de guerre ou des bombardements que les équipes des Nations unies et du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ont pu décharger une partie seulement de l’aide destinée aux habitants.
Tandis qu’un opposant prédit un « scénario apocalyptique » à venir dans la Ghouta orientale du fait de la poursuite des combats, la presse de Damas se félicite de la progression des forces loyalistes. Après les premiers jours laborieux de l’offensive terrestre lancée le 25 février, leurs gains se sont accélérés. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) ainsi que des sources pro-Damas, les forces du régime, qui comportent notamment des troupes d’élites et des milices loyalistes, contrôlent environ 40 % de la Ghouta orientale. Elles ont principalement pris pied dans le sud et le sud-est de l’enclave, plus ruraux et moins densément peuplés. Les forces du régime lancées depuis l’ouest et l’est de l’enclave entendent opérer une jonction d’est en ouest qui permettrait de couper en deux la poche insurgée.

Lundi dans la soirée, les humanitaires ont écourté leurs opérations alors que le pilonnage s’intensifiait. Au moins 73 civils ont été tués par les frappes des forces pro-régime ce jour-là, selon l’OSDH. C’est le plus lourd bilan quotidien depuis le vote des Nations unies. Les autorités syriennes ont-elles ordonné aux humanitaires de se retirer ? « Il n’y a pas eu d’instruction envoyée aux équipes du CICR, la décision de sortir a été prise au vu de la situation sécuritaire », affirme Iolanda Jaquemet, porte-parole de...




                        

                        

