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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ L’ancien salarié d’Eurodecision avait adressé un mail aux syndicats du constructeur automobile pour les inviter à diffuser le film « Merci patron ! ».
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Le licenciement d’un prestataire de Renault annulé au nom de la liberté d’expression

L’ancien salarié d’Eurodecision avait adressé un mail aux syndicats du constructeur automobile pour les inviter à diffuser le film « Merci patron ! ».



Le Monde
 |    05.03.2018 à 18h17
    |

            Francine Aizicovici








                        


La cour d’appel de Versailles a annulé le licenciement pour faute grave d’un salarié sous-traitant du Technocentre Renault à Guyancourt (Yvelines) qui avait invité par mail les syndicats à diffuser le documentaire satirique Merci patron ! et relaté dans la presse une remontrance de son patron à propos de l’envoi de ce courriel. La cour estime que le licenciement porte « atteinte à la liberté d’expression ». Elle condamne l’employeur, Eurodecision, à payer 45 000 euros à son ancien salarié ainsi que 3 000 euros aux syndicats SUD et CGT, qui l’avaient soutenu, pour « atteinte à la liberté syndicale », selon l’arrêt rendu le 28 février. « C’est une consécration pour la liberté d’expression », a réagi Marie-Laure Dufresne-Castets, l’avocate de l’ancien salarié.
Le 15 mars 2016, dans un mail envoyé de chez lui aux organisations syndicales, ce prestataire avait invité à une mobilisation contre la loi travail et proposé d’organiser la projection du film Merci patron ! du journaliste François Ruffin (aujourd’hui député La France insoumise).
Aussitôt alerté par Renault qui reprochait au salarié du sous-traitant d’avoir diffusé à des salariés du Technocentre un « message électronique à caractère politique », le PDG d’Eurodecision le convoquait pour un entretien informel. Selon le salarié, Il lui avait alors indiqué qu’il « avait fait une grosse bêtise » en contactant les organisations syndicales, que Renault « surveillait les mails de ses syndicats » et qu’« en tant que prestataire extérieur, il ne devait pas s’adresser » à eux. Un avertissement lui avait été infligé quelques jours plus tard.
« Un contexte d’angoisse »
Le salarié, qui avait enregistré l’entretien car, a-t-il expliqué, il n’était pas en capacité de prendre des notes compte tenu de son inquiétude, avait ensuite transmis des extraits au journal alternatif fondé par M. Ruffin, Fakir, et pour lequel il était bénévole. L’histoire de cette vidéo, qui ne comportait aucun nom ni aucun visage, avait été relayée dans la presse. Dans un second temps, le 21 avril 2016, il avait été licencié pour faute grave, son employeur estimant qu’il avait violé son « obligation de loyauté et de bonne foi » en enregistrant la discussion et en diffusant les extraits. Certes, admet la cour dans l’arrêt, mais « ces agissements sont intervenus dans un contexte d’angoisse liée à la crainte d’être injustement licencié, crainte qui s’est avérée fondée ».
Pour la cour, ni la mise à pied du salarié, ni son licenciement n’étaient fondés, et l’ancien salarié est « recevable à invoquer le statut de lanceur d’alerte ». En outre, souligne-t-on de même source, Renault comme Eurodecision, « ont participé à la réalisation de leur propre préjudice en ne respectant pas une liberté fondamentale ».
A l’inverse, pour Charlotte Moreau, qui défendait Eurodecision, « c’est un arrêt critiquable, notamment sur le fait que l’on reconnaît à l’ancien salarié la qualité de lanceur d’alerte. Les conditions ne sont pas remplies. Mon client est surpris. Il va peut-être se pourvoir en cassation. Nous y réfléchissons. » 
Le syndicat SUD a, quant à lui, salué « le combat de ce collègue prestataire » et invité « les milliers de prestataires du Technocentre à faire de même à chaque fois que leur employeur ou la direction de Renault bafouent leur liberté d’expression et leurs droits syndicaux, ou qu’ils déplorent de mauvaises conditions de travail. » 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Le SUV XC40 est le premier modèle « premium » consacré depuis quarante ans.
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La « Voiture de l’année 2018 » est une Volvo


                      Le SUV XC40 est le premier modèle « premium » consacré depuis quarante ans.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 17h18
    |

            Jean-Michel Normand








   


En consacrant nettement la Volvo XC40 comme « Voiture de l’année 2018 », les soixante journalistes membres du jury ont placé pour la première fois la marque suédoise sur la plus haute marche du podium. Jamais, depuis la création de ce trophée en 1964, la firme scandinave désormais propriété du groupe chinois Geely, n’avait été primée. Ce faisant, le jury a également brisé un tabou en récompensant pour la première fois depuis… quarante ans un modèle appartenant à une marque « premium ». Jusqu’alors, ce prix attribué par des journalistes issus de vingt-deux pays − dont les notes et appréciations sont publiques et pourront être consultées sur le site consacré − était de facto la chasse gardée des constructeurs généralistes. Le dernier modèle « premium » qui l’avait emporté était la Porsche 928 en 1978.

        Lire aussi :
         

                Volvo XC40, scandinave et sans complexes



La Volvo, second SUV sacré « Car of the year » après le Peugeot 3008 en 2017, a obtenu 325 points (chaque juré dispose de 25 points qu’il doit répartir entre les sept finalistes), loin devant la Seat Ibiza (242 points), la BMW Série 5 (226), la Kia Stinger (204), la Citroën C3 Aircross (171), l’Audi A8 (169) et l’Alfa Romeo Stelvio (163). Le XC40, qui s’insère sur le marché en pleine croissance des SUV dits « compacts », se présente comme une alternative face aux « premium » allemands. A ce modèle, il ne manque rien au plan de la technologie, y compris en matière de conduite autonome, et il sera prochainement doté d’une version hybride rechargeable. Plus que son style extérieur, c’est son design intérieur, d’inspiration très « scandinave », qui le distingue de ses principaux concurrents. Son couronnement confirme le bon accueil réservé aux SUV Volvo XC90 et XC60 lancés ces dernières années.
La Volvo a surtout bénéficié du soutien des jurés belges, scandinaves, italiens, mais aussi espagnols et néerlandais. Les six membres français, parmi lesquels un journaliste du Monde, l’ont placé en tête, juste devant la Citroën C3 Aircross. La Seat Ibiza a trouvé ses principaux soutiens parmi les jurés autrichiens, allemands et portugais.



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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ La Grèce devrait retrouver son autonomie financière en août, à la sortie du troisième plan d’aide. Le gouvernement a déjà testé le retour sur les marchés
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Athènes se prépare à se passer de l’aide européenne

La Grèce devrait retrouver son autonomie financière en août, à la sortie du troisième plan d’aide. Le gouvernement a déjà testé le retour sur les marchés



Le Monde
 |    05.03.2018 à 17h13
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Dans cinq mois, en août, le troisième plan d’aide international à la Grèce touchera à sa fin. Les modalités de cette sortie sont encore négociées entre Athènes et ses partenaires européens, car l’enjeu est grand : assurer que le pays sera en mesure de se financer seul sur les marchés, sans envolée du coût de sa dette.
Une nouvelle étape a été franchie vendredi 2 mars : les créanciers européens ont donné leur feu vert pour le versement d’une nouvelle tranche d’aide de 5,7 milliards d’euros, débloquée courant mars. « Au total, la Grèce aura ainsi touché 45,9 milliards d’euros de prêts sur les 86 milliards du programme décidé en 2015 », calcule Eric Dor, économiste à l’école de management Iéseg.
Lundi 26 février, Athènes et ses créanciers ont par ailleurs entamé l’examen des dernières réformes que le pays doit encore adopter en échange des aides. Les deux parties espèrent boucler cette ultime étape lors de l’Eurogroupe du 21 juin, deux mois avant que la Grèce ne retrouve son autonomie financière. « La difficulté est que celle-ci interviendra au moment où les taux d’emprunts pourraient remonter, avec la baisse des rachats de dettes publiques par la Banque centrale européenne », s’inquiète une source européenne. Rachats dont les obligations publiques grecques, classées en catégorie spéculative par les agences de notation, sont exclues.
Les créanciers optimistes
Pour s’y préparer, le pays a tenté trois incursions sur les marchés en 2017, puis en février 2018. Le gouvernement les a présentées comme un succès. Mais elles étaient soigneusement préparées, si bien que les risques étaient limités. En 2018, la Grèce doit encore rembourser 3,23 milliards d’euros, dont 1,36 milliard au Fonds monétaire international. En 2019 et 2020, les remboursements s’élèveront à 10,5 milliards, puis à 4,2 milliards d’euros.
Deux grands scénarios sont envisageables. Dans le premier, souhaité par certains dirigeants européens et par Yannis Stournaras,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ La sécurisation des transactions de « pair à pair » et la cryptomonnaie permettent aux consommateurs particuliers d’entrer eux-mêmes dans la chaîne de production et de distribution énergétique, explique Guillaume Guérard, de l’Ecole supérieure d’ingénieurs Paris-La Défense.
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La « blockchain » ouvre la voie aux « centrales électriques virtuelles et décentralisées »

La sécurisation des transactions de « pair à pair » et la cryptomonnaie permettent aux consommateurs particuliers d’entrer eux-mêmes dans la chaîne de production et de distribution énergétique, explique Guillaume Guérard, de l’Ecole supérieure d’ingénieurs Paris-La Défense.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 17h02
    |

Guillaume Guérard (Professeur associé à l’Ecole supérieure d’ingénieurs Paris-La Défense)







                        



                                


                            

Tribune. Le monde de l’énergie englobe des centaines d’acteurs, des millions d’utilisateurs et une infrastructure terrestre et maritime. C’est pourquoi il est plus facile d’intégrer des technologies numériques que de remodeler le réseau. Or, la « blockchain » a trouvé de nombreuses utilisations pour les « consomm’acteurs » comme pour les entreprises d’un réseau de plus en plus distribué et bidirectionnel.
La « blockchain » est surtout connue pour la sécurisation des transactions sans tiers de confiance ; elle rend possible l’échange « pair à pair » sans passer par un intermédiaire. Des écoquartiers, comme le célèbre Brooklyn Microgrid à New York, favorisent le partage rémunéré d’énergie entre des voisins d’un même quartier.

En Europe, Grid Singularity propose des formules pour le partage et l’autoconsommation énergétique. La Sunchain du bureau d’étude Tecsol garde notre surproduction sous forme de cryptomonnaie. Cette dernière est convertible en énergie, quelle que soit votre position : il est alors possible de recharger sa voiture électrique à Paris « à partir » de l’énergie que vous produisez, par exemple, à Marseille.
A l’international, les SolarCoins se veulent une monnaie de conversion de l’énergie solaire. Il est alors possible d’acheter ou de vendre son énergie via cette « blockchain ». Cette cryptomonnaie se veut communautaire et seule une entreprise, ekWateur, l’exploite dans ses offres.
Partenariat automatisé
Les « smart contracts » sont des contrats automatisés via la « blockchain ». Des projets pilotes ont été lancés par des grands groupes comme EDF (OslO2Rome avec Corri-Door), Bouygues et Microsoft, avec Lyon Confluence, ou encore Total, avec Greenflex. Dans ces projets, la mobilité électrique est en développement. Que ce soit collectif ou individuel, le véhicule électrique a en effet sa part à jouer en termes de stockage et de gestion de la demande au sein du réseau électrique.
La prochaine...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Six chercheurs en économie, gestion, philosophie, anthropologie, contestent, dans une tribune au « Monde », les concepts « d’externalité négative » ou de « compensation », pourtant à la base des interrogations actuelles sur la « responsabilité sociale des entreprises »
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
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« Il est temps de changer en profondeur la manière de penser le périmètre d’action des entreprises »

Six chercheurs en économie, gestion, philosophie, anthropologie, contestent, dans une tribune au « Monde », les concepts « d’externalité négative » ou de « compensation », pourtant à la base des interrogations actuelles sur la « responsabilité sociale des entreprises »



Le Monde
 |    05.03.2018 à 16h00
    |

Collectif







                        



                                


                            
Tribune. Ces dernières semaines, différentes positions ont été exprimées sur l’avenir du statut des entreprises en France, et plus particulièrement sur leur « objet social ». Des voix se sont élevées pour réclamer une refonte de la définition de la mission de l’entreprise dans le sens notamment de la création d’un « objet social étendu » et/ou d’un « comité de parties prenantes », l’objectif étant de faire prendre en charge, au niveau de la gouvernance des entreprises, la poursuite de l’intérêt général (protection de l’environnement, responsabilité sociale et territoriale,…).
il ne faut pas oublier que la « responsabilité sociale des entreprises » (RSE) n’est pas un concept nouveau
Face à l’urgence écologique, et ce que certains scientifiques désignent comme l’avènement de l’Anthropocène, cette orientation pourrait apparaître comme cohérente à différents égards. Néanmoins, il nous semble que ce type de propositions n’évite pas un certain nombre de tensions qu’il faut savoir déjouer afin de bâtir une réforme du périmètre d’action des organisations (que nous appelons aussi de nos vœux) à la hauteur des enjeux écologiques.
Bien qu’un grand nombre d’organisations défende aujourd’hui (souvent en toute légitimité) une vision générale et altruiste de leur mission, elles ne peuvent à elles seules intégrer toute la densité du problème écologique. La complexité de ce dernier vient de ce qu’il est impossible de le résumer à un simple problème d’externalités qu’il suffirait d’internaliser, voire de compenser. Le paradigme de l’internalisation et de la compensation est aujourd’hui insuffisant. D’abord, il ne faut pas oublier que la « responsabilité sociale des entreprises » (RSE) n’est pas un concept nouveau et qu’elle s’est diffusée amplement dans différentes organisations, avec plus ou moins de succès au niveau « micro-économique » bien que les effets « macro-environnementaux » soient loin d’être attestés (y compris dans les pays où les statuts...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ La réponse automatique qui s’affiche parfois au-dessus des résultats de recherche Google pourrait prochainement s’enrichir.
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Recherches Google : deux réponses valent mieux qu’une

La réponse automatique qui s’affiche parfois au-dessus des résultats de recherche Google pourrait prochainement s’enrichir.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 14h59
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 15h05
    |

                            Nicolas Six








                        



   


Depuis 2012, lorsqu’on tape une question sur Google, la réponse s’affiche parfois directement sous la forme d’un texte court, dans un petit encadré. Promue en haut de la page, elle prend la place des résultats de recherche classiques, qui sont relégués plus bas. L’internaute obtient donc une réponse immédiate, ce que Google appelle un « extrait optimisé » résumant une page Web sur laquelle l’internaute n’a plus besoin de cliquer. Or selon Google, cette réponse ne suffit pas toujours à satisfaire la curiosité de l’utilisateur, estime l’entreprise dans un billet de blog publié mercredi 28 février.
Dans certains cas, deux réponses distinctes pourraient lui rendre un meilleur service. C’est du moins l’hypothèse du géant de la recherche Internet, qui a décidé de tester un système de réponses doubles. Dans le cadre de ce test, une seconde fenêtre d’information s’affichera au-dessous de la première, contenant une question et une réponse alternatives. Au passage, les résultats de recherche classiques seront repoussés encore plus bas.

   


Google cite un exemple de requête : « oreilles douloureuses avion ». L’auteur de cette recherche souhaite-il découvrir les causes de cette douleur, ou obtenir un remède qui permette de s’en débarrasser ? Google explique qu’avec ce système, « nous parvenons à mieux comprendre [la recherche de l’utilisateur], et déterminer quand la question ouvre la voie à des interprétations multiples ».
Plusieurs intentions possibles
Google réfléchit à d’autres types de requêtes qui profiteraient de réponses multiples, tout en citant un seul exemple sur son blog : les conseils pratiques. La requête « réparer mes fondations vaut-il le coup ? » pourrait par exemple générer différentes réponses portant sur le coût, la durée, les techniques de construction, le financement, etc.
Le principe des réponses multiples pourrait aussi constituer une réponse à un problème plus délicat. Les extraits optimisés de Google ont récemment été la cible de vives critiques adressées par la presse américaine. Un article du Wall Street Journal (WSJ) soulignait fin 2017 l’importance de ces petits encadrés, qui mettent en valeur une information au détriment de toutes les autres sources répondant à la même question. Au passage, le quotidien américain souligne le danger de confier cette tâche sensible à un programme informatique automatisé.
Luter contre les erreurs ?
Qui plus est, les réponses promues par Google sont loin d’être toujours exactes, comme le prouvent de nombreux exemples cités par le WSJ. Entre autres, l’ancien président américain Barack Obama était présenté en 2017 comme un membre musulman du congrès américain. Une étude de l’agence de marketing Stone Temple publiée en mars 2017 évaluait le taux de réponses erronées à 2,6 % sur un total de 5 000 recherches analysées.
Quelques mois après cet épisode médiatique, Google nommait un nouveau responsable des relations publiques chargé de communiquer sur son moteur de recherche. Fin janvier, dans sa première publication, justement consacrée aux extraits optimisés, Danny Sullivan évoquait l’idée de la double réponse. On peut l’entendre de cette façon : dans certains cas, proposer une deuxième réponse permettrait d’atténuer le poids d’une réponse erronée.
En outre, les réponses multiples permettraient de remettre en perspective certaines opinions très tranchées. Car comme le souligne David Sullivan dans son billet, « il y a souvent plusieurs points de vue légitimes offerts par les [sites], et nous voulons donner aux utilisateurs accès à ces différentes perspectives provenant de sources variées ».
Dans les mois qui viennent, les chercheurs de Google testeront ce système sur d’autres types de requêtes, et tenteront de déterminer si elles rendent un meilleur service aux internautes. Auquel cas elles pourraient être généralisées.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ La direction peut toutefois se passer de la signature des syndicats pour appliquer le plan, qui prévoit la suppression de 208 emplois.
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Pimkie : la CGT et FO refusent de signer le plan de départs volontaires

La direction peut toutefois se passer de la signature des syndicats pour appliquer le plan, qui prévoit la suppression de 208 emplois.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 14h31
   





                        



   


Après la Confédération générale du travail (CGT) le syndicat Force ouvrière (FO) annonce lundi 5 mars qu’il ne signera pas l’accord de départs volontaires chez Pimkie ; une décision qui n’empêche pas la direction d’appliquer unilatéralement ce plan prévoyant 208 départs.
« Les membres de la section syndicale FO-Pimkie refusent de participer à la grande braderie que Pimkie organise pour se séparer de ses salariés », déclare dans un communiqué la Fédération des employés et cadres Force ouvrière. La CGT avait, elle, annoncé dès la semaine dernière qu’elle ne signerait pas.
« Nos grandes revendications ont été refusées », a déploré Valérie Pringuez, secrétaire CGT du comité d’entreprise. « Notamment en signant cet accord, on donnait la possibilité de se séparer pour motif personnel de salariés non volontaires dont le poste serait supprimé, et de les laisser avec juste leurs yeux pour pleurer. » Elle a aussi regretté, comme sa collègue déléguée FO Séverine Salperwick, les indemnités supralégales « bien trop basses ».

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                Le projet de ruptures conventionnelles collectives chez Pimkie est abandonné



208 emplois supprimés
Les deux syndicats représentent plus de la moitié des voix aux élections internes. Toutefois la direction peut appliquer ce plan sans la signature des syndicats, si elle le fait homologuer auprès de la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte).

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                A l’heure des soldes d’hiver, les enseignes de mode restent fragiles



Faute d’avoir pu trouver au début de janvier un terrain d’entente avec les syndicats sur un train de ruptures conventionnelles collectives, la direction avait présenté dans la foulée un plan de départs volontaires des salariés, concernant 208 emplois qui seraient supprimés, invoquant « des résultats déficitaires depuis 2015 et un chiffre d’affaires 2017 en baisse de 10 % ».
Ce plan affecterait à la fois le siège, la logistique et les magasins, dont 37 sont promis à la fermeture avec 83 emplois en moins à la clé. Pimkie compte actuellement 1 900 salariés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Porsche, comme d’autres firmes, s’intéresse aux drones de transport.
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Les firmes automobiles en quête de robots-taxis

Porsche, comme d’autres firmes, s’intéresse aux drones de transport.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 11h50
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 16h54
    |

            Jean-Michel Normand








                        



   


Selon Automobilwoche, Porsche se serait lancé dans la conception d’un drone-taxi capable de voler en mode autonome et de transporter plusieurs passagers. Les premières ébauches de ce projet seraient pour bientôt, assure le journal allemand spécialisé dans l’automobile, qui assure que l’engin n’aura pas besoin d’embarquer un pilote d’hélicoptère, car ses fonctions seront très largement automatisées. Le constructeur n’a pas commenté cette information. Automobilwoche publie une citation sybilline de Detlev Von Platen, directeur des ventes de Porsche. Celui-ci fait remarquer que se rendre de l’aéroport de Stuttgart à Zuffenhausen, où se trouve le siège du constructeur, lui prend en général « au moins une demi-heure » alors qu’il ne lui faudrait que « trois minutes et demie » pour effectuer le même trajet par la voie des airs.
Cette rumeur n’est, à vrai dire, pas vraiment surprenante tant les constructeurs automobiles multiplient les signes d’intérêt pour les drones-taxis, considérés comme un vecteur prometteur de mobilité urbaine. Il y a tout juste un an, lors du Salon automobile de Genève – dont l’édition 2018 ouvrira ses portes au public jeudi 8 mars – Airbus avait dévoilé son projet PopUp, une navette volante autonome, conçue avec le bureau de style Italdesign, filiale du groupe Volkswagen auquel Porsche appartient.
Vols expérimentaux
De son côté, Daimler (Mercedes, Smart) s’est fortement investi dans le secteur des drones en nouant un partenariat avec l’allemand Volocopter, mais aussi en menant à bien, cet automne à Zurich, une expérimentation de livraison de produits à domicile par drone. Le groupe allemand a également pris une participation au sein du capital de la société américaine Matternet, spécialiste de la distribution de produits par drones dans l’espace urbain. Enfin, le groupe chinois Geely (propriétaire de la marque suédoise Volvo), a racheté en novembre la société Terrafugia, basée à Boston et qui annonce l’envol d’une « voiture volante » en 2019.

   


Cette intérêt pour les drones-taxis s’explique aussi par la crainte des constructeurs automobiles d’être pris de vitesse. La firme chinoise Ehang a déjà opéré à Dubaï plusieurs vols expérimentaux (et habités) avec son drone-taxi, alors qu’Uber ne fait pas mystère de ses projets dans ce domaine.
Plus largement, ces tentatives s’inscrivent dans le cadre de la mutation des grandes firmes automobiles qui considèrent que l’avènement de modes de transport individuels à partir d’engins autonomes – qu’ils roulent ou qu’ils volent – leur impose de devenir des prestataires de services. « Il faudra bien sûr préserver le plus longtemps possible nos activités traditionnelles de constructeur automobile, mais on ne peut pas rester enfermé dans un tel schéma. En complément, il est indispensable de développer de nouveaux services qui représenteront une part significative du chiffre d’affaires. Ce sont eux qui, demain, rendront nos voitures plus attractives », expliquait en septembre dans Le Monde Thilo Koslowski, ancien de la Silicon Valley, placé depuis 2016 à la tête de Porsche Digital, une entité chargée de créer une plate-forme numérique.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ L’assemblée générale des actionnaires du fabricant américain de puces doit se prononcer mardi 6 mars sur l’offre de rachat de Broadcom. D’un montant de 142 milliards de dollars, cette fusion serait la plus importante du secteur de la technologie.
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Entre Broadcom et Qualcomm, la « partie de chasse » est terminée

L’assemblée générale des actionnaires du fabricant américain de puces doit se prononcer mardi 6 mars sur l’offre de rachat de Broadcom. D’un montant de 142 milliards de dollars, cette fusion serait la plus importante du secteur de la technologie.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 11h34
    |

            Vincent Fagot








                        



                                


                            

Hock Tan, le patron malaisien de Broadcom, va-t-il réussir le plus beau coup de sa carrière ? Lui qui a bâti un géant des semi-conducteurs à coups de rachats d’entreprises tentera, mardi 6 mars, de mettre la main sur son rival, Qualcomm, à l’occasion de l’assemblée générale des actionnaires de ce dernier. L’opération, d’un montant de 142 milliards de dollars (116,5 milliards d’euros) – du jamais-vu dans l’industrie des technologies – donnerait naissance au troisième acteur mondial de la microélectronique, derrière Samsung et Intel.

Pour Broadcom, qui a raté le virage du mobile, c’est l’occasion d’absorber un groupe dont les processeurs équipent la majorité de nos smartphones. Avec cette fusion, Broadcom deviendrait un acteur de tout premier plan pour répondre à l’inflation des besoins de connectivité (des téléphones aux PC, des voitures autonomes à l’Internet des objets).
Si le vote des actionnaires de Qualcomm ne constitue pas l’étape finale de ce feuilleton – l’opération devant être approuvée ensuite par les autorités anti-trust –, il en marquera un tournant décisif, quatre mois précisément après la première offre d’achat, le 6 novembre 2017. Une proposition à l’époque de 130 milliards de dollars qui avait été rejetée par le conseil d’administration de Qualcomm, celui-ci estimant qu’elle « sous-évalue significativement la valeur de [la compagnie] » et porte « une incertitude réglementaire importante », au regard des régulations antitrust, aux Etats-Unis, en Europe et en Chine.
Offre revue à la baisse
Pour forcer la décision, Broadcom fait savoir, début décembre, qu’il présentera des candidats à chacun des 11 sièges du conseil d’administration de Qualcomm lors de l’AG du 6 mars – il n’en présentera finalement que six.
Puis Broadcom met sur la table, le 5 février, « sa dernière et meilleure » offre, à 146 milliards de dollars. Il s’engage en outre à dédommager Qualcomm, à hauteur de 8 milliards,...




                        

                        


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Les chantiers de Liu He, le « M. Economie » de la Chine

Homme de confiance du président Xi Jinping, Liu He est pressenti pour devenir vice-premier ministre. Ses missions : assainir et moderniser l’économie chinoise, pour que le système politique se maintienne.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 11h17
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 16h35
    |

            Harold Thibault et 
Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            

Il est sur tous les fronts. Au Forum économique mondial de Davos, début janvier, Liu He, conseiller économique de Xi Jinping, représente la Chine et fait salle comble. Fin février, il est envoyé aux Etats-Unis pour tenter, en vain, de convaincre l’entourage de Donald Trump d’éviter une guerre commerciale.

Un nouveau rôle en première ligne pour celui qui est longtemps resté l’homme de l’ombre, reflet de la confiance que lui accorde le président chinois. Et qui préfigure ses fonctions à venir : il est pressenti pour devenir vice-premier ministre, chargé de l’économie, et pourrait être amené à superviser en même temps la banque centrale chinoise. Ce proche du secrétaire du Parti communiste chinois (PCC) aura la lourde tâche de gérer l’atterrissage en douceur de l’économie du pays.
La session annuelle de l’Assemblée nationale populaire, qui s’est ouverte lundi 5 mars, doit valider un renouvellement partiel du leadership chinois pour le deuxième mandat de Xi Jinping. Un président renforcé après l’annonce de la suppression de la limitation à deux mandats présidentiels. Avec cet horizon dégagé, M. Xi a les mains libres pour mener les réformes qu’il promeut depuis quelques années. Alors qu’il travaille à renforcer l’autorité du PCC sur la société, c’est Liu qui est chargé d’assainir les bases de l’économie.
« L’important est la manière dont M. Xi voit les choses, et la centralité du Parti en est un élément clé. Il faut réformer l’économie pour la rendre plus efficace et s’assurer ainsi que le PCC n’est pas menacé. De leur point de vue, une crise financière pourrait se transmettre à l’économie réelle et vite devenir une crise politique. L’accent est donc mis là-dessus », explique Shen Jianguang, chef économiste de Mizuho Securities pour l’Asie.
Réduction des risques financiers, politique de l’offre visant à réduire les surcapacités industrielles, autant d’orientations mises en mots par Liu He, jusqu’alors conseiller numéro un du...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Trois ans après le lancement du magazine « Society », le groupe de médias indépendant renforce son pôle musique et s’apprête à lancer un trimestriel consacré au hippisme.
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So Press accélère la cadence

Trois ans après le lancement du magazine « Society », le groupe de médias indépendant renforce son pôle musique et s’apprête à lancer un trimestriel consacré au hippisme.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 11h17
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 11h44
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

Pour le troisième anniversaire du lancement de son magazine Society, le groupe de médias indépendant So Press s’offre un beau cadeau : la société Detroit Media, dont les sept employés vont rejoindre, mardi 6 mars, son siège, un ancien théâtre du 11e arrondissement de Paris, quartier branché de la capitale.

Grâce à ce rachat, Franck Annese, le fondateur et directeur de So Press – qui a dépassé la quarantaine, mais conserve son inamovible casquette américaine –, enrichit le pôle musique de son empire média, qui compte une centaine de collaborateurs, dont une rédaction unique d’une soixantaine de journalistes.
Tombent donc dans son escarcelle Tsugi, magazine musical qui s’est imposé en dix ans (avec une diffusion revendiquée de 24 000 exemplaires), son site Internet et sa webradio, mais aussi la cogérance du Trabendo, une salle de concerts parisienne. Et un chiffre d’affaires de 2,2 millions d’euros.
Le propre de So Press est d’être présent dans la presse papier, sur Internet, dans la publicité, la musique...
Belle acquisition donc, même si M. Annese préfère le terme d’« intégration », sûrement plus neutre et n’évoquant pas l’image du gros absorbant le petit. « On s’est rapproché il y a quelque temps. On a réfléchi ensemble à ce qu’on pourrait faire. Ça nous intéressait, car on commençait à avoir un pôle musique assez important, puisque nous avons Greenroom [un site sur la musique réalisé en partenariat avec Heineken], que nous faisons des contenus pour Spotify sur le rap français, que nous avons un label et que nous produisons des clips. Il y a une cohérence », explique le fondateur de So Press.
Une araignée à dix pattes
Chaque week-end, la rédaction de Tsugi réalise également les pages musique de Libération. Par ailleurs, tout comme So Press, Detroit Media s’est aventuré sur le territoire du brand content – des contenus produits spécifiquement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Avec le rachat de ce spécialiste de l’assurance-dommages, le groupe français, numéro deux mondial, lance ses grandes manœuvres aux Etats-Unis.
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Axa rachète le groupe XL pour plus de 12 milliards d’euros

Avec le rachat de ce spécialiste de l’assurance-dommages, le groupe français, numéro deux mondial, lance ses grandes manœuvres aux Etats-Unis.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 11h13
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 11h15
    |

                            Véronique Chocron








                        



   


C’est le premier gros coup de l’Allemand Thomas Buberl, un an et demi après sa prise de fonctions à la tête d’Axa, en septembre 2016. Le successeur d’Henri de Castries, qui veut accélérer la transformation du numéro deux mondial de l’assurance, derrière Allianz, va mettre sur la table 15,3 milliards de dollars (12,4 milliards d’euros) pour racheter le groupe XL, spécialiste de l’assurance dommages des entreprises.
Un accord a été annoncé lundi 5 mars au matin, pour l’acquisition de 100 % de l’assureur domicilié aux Bermudes, mais présent en Amérique du Nord, en Europe, sur le marché du Lloyd’s et dans la région Asie-Pacifique. La finalisation de la transaction « devrait avoir lieu au second semestre 2018 », a annoncé le français dans un communiqué. La transaction a été accueillie fraîchement par les marchés, le titre de l’assureur français Axa reculant de plus de 5 % lundi matin à la Bourse de Paris.
« Une opportunité unique »
Avec cette opération géante, le profil d’Axa va profondément évoluer. Comme il l’avait annoncé dès mai 2016, Axa va introduire en Bourse à New York au deuxième trimestre 2018 une première tranche de ses activités d’assurance vie aux Etats-Unis. Puis il s’en délestera totalement, par ventes successives au cours des prochaines années. Et dans un même mouvement, en rachetant le Groupe XL, le groupe français met la main sur un des leaders mondiaux de l’assurance dommages des entreprises et de spécialités (risques spatiaux, couverture des œuvres d’art…), qui réalise 35 % de son activité aux Etats-Unis.

        Lire aussi :
         

                Thomas Buberl, l’« heureux » patron allemand d’Axa en France



Comme l’a indiqué Thomas Buberl, il s’agit là d’« une opportunité stratégique unique qui permet à AXA de faire évoluer son profil d’activité d’une entreprise majoritairement présente sur la vie, épargne, retraite vers un acteur dont l’assurance dommages devient le métier principal ». Si AXA réalise 39 % de son résultat dans l’assurance dommages, cette part passera à 50 %, en acquérant XL et en sortant de son activité d’assurance vie aux Etats-Unis.
Une fois l’opération bouclée, l’assurance dommages deviendra la principale activité d’Axa. Le Français entend parallèlement muscler son activité en santé. Avec cette transaction, Axa « va devenir le numéro 1 mondial de l’assurance dommages des entreprises en termes de primes », a poursuivi le directeur général du groupe, soulignant que le profil de risque de son groupe « sera fortement rééquilibré vers les risques assurantiels, avec une plus faible exposition aux risques financiers ».
« Un acteur en croissance »
L’opération sera réglée en numéraire. En vertu de l’accord de fusion, les actionnaires de XL Group recevront 57,60 dollars par action. « Nous allons la financer avec les 3,5 milliards d’euros de cash dont nous disposons, les 6 milliards que nous attendons de l’introduction en Bourse de nos activités vie et de restructurations aux Etats-Unis, et avec une émission de dette supplémentaire pour 3 milliards », détaille Gérald Harlin, le directeur financier du groupe Axa.

        Lire aussi :
         

                Thomas Buberl : « Axa veut se recentrer sur ses dix grands marchés »



Ce montant total de 12,4 milliards d’euros représente une prime de 33 % par rapport au prix de clôture de l’action du Groupe XL, en date du 2 mars 2018. L’assureur était, selon l’agence Bloomberg, convoité par plusieurs autres concurrents, dont l’allemand Allianz.
Pourquoi ? L’assureur basé aux Bermudes a certes enregistré une perte nette de 560 millions de dollars en 2017, en raison du coût des catastrophes naturelles, mais il s’agit d’un « acteur en croissance », « très agile », selon les termes d’Axa. Il a engrangé 15 milliards de dollars de primes en 2017, dont environ 5 milliards de dollars de primes en réassurance. Fondé en 1986, le Groupe XL, aujourd’hui coté à Wall Street, affiche une capitalisation boursière d’environ 11 milliards de dollars et emploie près de 7 400 personnes.
Complémentarités à venir
AXA mise sur les complémentarités à venir. « Nous sommes surtout positionnés sur les petites et moyennes entreprises, alors qu’XL est fort sur le segment des entreprises moyennes et grandes », souligne M. Harlin. XL va également compléter et diversifier le portefeuille d’Axa dans la réassurance. L’opération devrait engendrer au total des synergies d’environ 400 millions de dollars avant impôts chaque année pour Axa.
Côté gouvernance, les opérations de XL Group, ainsi que celles d’Axa spécialisées dans l’assurance dommages des grandes entreprises, de spécialités et des œuvres d’art (Axa Art) seront réunies et dirigées par Greg Henrick, actuellement président des activités dommages du Groupe XL.
Ce rachat signe le retour des grandes opérations de fusions et acquisitions dans le secteur de l’assurance, du moins pour Axa, qui n’avait pas engagé de tels montants depuis la crise financière de 2008. En 2006, le groupe français avait racheté l’assureur suisse Winterthur, pour 8,9 milliards d’euros. « Le but n’est pas de faire une opération géante, ce n’est pas la croissance pour la croissance, notre objectif est d’avoir une stratégie claire », relativise Gérald Harlin.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ En supportant le charbon et l’acier, le président des Etats-Unis développe une idée qui fleure bon le XIXe siècle, estime Philippe Escande dans sa chronique.
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Donald Trump ou la nostalgie des hauts-fourneaux

En supportant le charbon et l’acier, le président des Etats-Unis développe une idée qui fleure bon le XIXe siècle, estime Philippe Escande dans sa chronique.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 11h10
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 14h17
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. Donald Trump est un personnage balzacien. Un rentier de l’immobilier qui dépense son argent en politique et rêve d’une Amérique fumante et industrieuse. Il aime les mines de fer de l’Alabama et les hauts-fourneaux de Pennsylvanie. Pour le président des Etats-Unis, la sidérurgie est la mère de toutes les batailles économiques. Cette ambition de « l’acier américain » a longtemps été portée par US Steel, le bien nommé. Un groupe né en 1901 de la première restructuration du secteur conduite par le banquier John Pierpont Morgan.
En 1960, au sortir de la guerre, il était encore numéro un mondial, alimentant la soif de métal des industries automobiles et de la construction. Le groupe pointe aujourd’hui au 24e rang mondial du secteur. Exclu de l’indice Dow Jones des 30 principales capitalisations américaines, il a été également sorti de celui des 500 premières. Quant à son concurrent de la grande époque, Bethlehem Steel, il a fait faillite en 2001 et son usine historique de Bethlehem en Pennsylvanie a été transformée en casino.
A l’heure où les Etats-Unis peinent à conserver sur leur sol des fabricants de puces électroniques, la nostalgie du président américain pour le charbon et l’acier paraît bien étrange. A la fin du XIXe siècle, l’acier comptait pour près de 7 % de l’emploi manufacturier américain et plus encore de la totalité de la production de biens industriels. Aujourd’hui, c’est moins de 1 %.

« Ceinture de rouille »
D’autant que les expériences passées ne portent pas à l’optimisme en matière d’aides et de lois en faveur de ce secteur. Depuis quarante ans, la profession se fait une spécialité d’exiger un bouclier et de tendre la sébile. A peine arrivé à la présidence des Etats-Unis, au début des années 1980, Ronald Reagan a accordé de généreuses subventions à US Steel, qui s’est empressé de les utiliser pour se diversifier dans le pétrole. Une activité qu’il cédera vingt ans plus...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Dans sa chronique, Jean-Michel Bezat, journaliste au « Monde », relève les difficultés auxquelles se heurte le chef de l’Etat dans ses tentatives de reconquête du milieu rural.
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« Macron veut ancrer les territoires ruraux dans le siècle tout en cherchant à corriger son image »

Dans sa chronique, Jean-Michel Bezat, journaliste au « Monde », relève les difficultés auxquelles se heurte le chef de l’Etat dans ses tentatives de reconquête du milieu rural.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 11h08
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            
Chronique. On les imagine cheminant du bas Vivarais à la montagne limousine. Emmanuel Macron le président et Sylvain Tesson l’écrivain-voyageur devisent de ces contrées oubliées qu’un rapport du sénateur socialiste de Lozère Alain Bertrand regroupait en 2014 sous le vocable d’« hyper-ruralité ». Un vilain néologisme pour dire une France qui se vide de sa substance, dans l’indifférence générale, sur la « diagonale du vide » courant des Ardennes aux Pyrénées en traversant le Massif central.
Modernisateur assumé, Macron veut ancrer ces territoires dans le siècle tout en cherchant à corriger son image. Non, je ne suis pas seulement le président des métropoles mondialisées et « je vais intensifier ma politique pour la ruralité extrême, contre les déserts médicaux, pour aider ceux qui se sentent assignés à résidence car ils n’ont pas la fibre, le téléphone mobile, qui voient tous les services s’envoler… », lui annonce-il.
Devenu nostalgique avec l’âge, Tesson rêve de voir ces terres échapper au progrès et même à la révolution numérique. Si par malheur votre politique réussissait, « la modernité ruissellerait dans les jachères » et « le Wi-Fi ramènerait les bouseux à la norme », s’alarme l’écrivain en vadrouille Sur les chemins noirs (Gallimard, 2016), sa belle ode buissonnière à ce qu’il reste de contrées sauvages en France. Revitaliser ces coins perdus, vous n’y pensez pas ! Le Flaubert de demain ne pourrait plus écrire Par les champs et par les grèves, mais « par les ZUP et par les ZAC ».
Ediles snobés en Corrèze
Improbable rencontre, dialogue de sourds. Laissons l’écrivain à ses rêves d’Arcadie pour urbains désenchantés. Les 3,4 millions d’« hyper-ruraux » éparpillés sur un quart du territoire ne partagent pas son goût de l’ensauvagement. Ils veulent des médecins, des urgences, des gendarmeries, des écoles, des bureaux de poste, des trains… Et la 4G...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ En défendant un cadre social harmonisé, qui passe par la fin du statut des cheminots, la SNCF veut réduire son déficit de compétitivité.
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Le fret ferroviaire ou les leçons d’un désastre

En défendant un cadre social harmonisé, qui passe par la fin du statut des cheminots, la SNCF veut réduire son déficit de compétitivité.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 16h07
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            Philippe Jacqué








                        



                                


                            

Analyse. C’était le 28 février. Guillaume Pepy égrenait les bons résultats de la SNCF avant d’aborder la question du fret ferroviaire. Une activité qui a encore essuyé 120 millions d’euros de pertes en 2017, du fait notamment des baisses de volumes céréaliers et de la sidérurgie… Mais « la SNCF va présenter au printemps un plan spécifique de relance pour cette activité », ajoutait-il. S’agira-t-il du quatrième ou du cinquième plan de relance en quinze ans ? Plus personne ne compte.
Le secteur est sinistré depuis des décennies. Le train a connu son âge d’or dans le transport de marchandises pendant l’après-guerre et les « trente glorieuses », quand l’industrie produisait partout dans l’Hexagone.

Avec 75 % de parts du transport de marchandises, la SNCF était un acteur central. Puis le fret ferroviaire s’est effondré au profit de la route en raison de la désindustrialisation, de la faiblesse des ports et du déclin des grands chargeurs (mines, aciéries, etc.). En 2016, le train a capté 9,9 % du transport de marchandises, contre 88 % pour la route.
L’ouverture à la concurrence, décidée en avril 2006, n’a rien arrangé. En dix ans, le tonnage transporté est passé de 37,9 milliards de tonnes/kilomètre à 32,6 milliards de tonnes/kilomètre. Pis, le fret ferroviaire a perdu près de deux points de parts de marché. La ­concurrence est-elle le fossoyeur du fret ? Pas sûr. Elle semble surtout en avoir ralenti la chute.

Les entreprises de fret, en premier lieu Fret SNCF, souffrent avant tout de l’état du réseau, en pleins travaux. Or, les trains de marchandises voyagent principalement la nuit, quand sont menés lesdits travaux. Fret SNCF, comme sa vingtaine de concurrents – dont l’allemand DB Schenker ou VFLI, la filiale de droit privé de la SNCF –, ont dès lors du mal à surnager. Rares sont les entreprises à être à l’équilibre. Seules Europorte, la filiale de Getlink (ex-Eurotunnel), et VFLI le sont.
Dette...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Dans un entretien au « Monde », le PDG de Transdev, filiale de la Caisse des dépôts, explique pourquoi sa société milite depuis des années en faveur de l’ouverture à la concurrence dans le secteur ferroviaire.
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Thierry Mallet : « En Allemagne, la concurrence a permis la revitalisation des petites lignes »

Dans un entretien au « Monde », le PDG de Transdev, filiale de la Caisse des dépôts, explique pourquoi sa société milite depuis des années en faveur de l’ouverture à la concurrence dans le secteur ferroviaire.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 10h44
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

Quels seraient les avantages de la concurrence pour les usagers ?
La concurrence a pour vertu principale d’obliger l’opérateur à se poser la question du service rendu au passager et donc d’améliorer la qualité de service. Le deuxième effet, c’est la réduction du coût pour la collectivité. En Allemagne, où nous sommes deuxième opérateur de trains régionaux derrière la compagnie historique, la Deutsche Bahn (DB), le coût de l’exploitation atteint 15 euros par train-kilomètre contre 23 euros en France.
Et puis il y a une autre conséquence bénéfique – pas forcément attendue –, qui est la revitalisation des petites lignes. Par exemple, nous exploitons une ligne dans la région de Düsseldorf. Quand nous l’avons reprise à la DB, en 1999, elle était fréquentée par 500 passagers par jour. Aujourd’hui, plus de 23 000 personnes l’empruntent quotidiennement.
Ces cas ne tiennent pas du miracle. Ils existent parce que nous améliorons le service rendu. Davantage d’amplitude horaire, du matériel neuf, plus de fréquence…

Mais la concurrence n’a-t-elle pas fait fortement augmenter les prix dans certains cas ?
Cela a pu être vrai pour les trains commerciaux non subventionnés, comme les TGV, ou dans le système de franchises existant en Grande-Bretagne, où le nouvel opérateur décide des fréquences et des prix. Mais la concurrence a toujours plutôt eu pour effet de faire baisser les coûts et les prix surtout lorsqu’elle est encadrée.
En Suède, nous exploitons une ligne entre Stockholm et Malmö. Le choix de Transdev a été d’offrir une solution alternative moins chère face à l’opérateur historique. Pour les trains régionaux subventionnés, qui représentent le marché cible de Transdev, c’est la région qui fixe le prix des billets et décide de ce qu’elle fait de la baisse des coûts induite par la concurrence.

Sur ces lignes régionales, les cheminots critiquent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Dans cette chronique, Olivier Rozenfeld, président de Fidroit, précise quels revenus seront effectivement imposables en 2018, la fameuse « année blanche » fiscale, avant la mise en place, dès 2019, du prélèvement à la source (PAS).
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Quels revenus courants et exceptionnels seront taxables en 2018 ?

Dans cette chronique, Olivier Rozenfeld, président de Fidroit, précise quels revenus seront effectivement imposables en 2018, la fameuse « année blanche » fiscale, avant la mise en place, dès 2019, du prélèvement à la source (PAS).



Le Monde
 |    05.03.2018 à 07h00
    |

                            Olivier Rozenfeld (président de Fidroit)








                        


Question à un expert. Le prélèvement à la source (PAS) sera mis en place en 2019. Il a pour conséquence l’absence d’imposition des revenus courants perçus en 2018. Tout l’enjeu est de savoir différencier un revenu courant d’un revenu exceptionnel, le second restant imposable. Les salaires et pensions de retraite sont classés dans la catégorie des revenus courants et ne devraient pas entraîner d’imposition. C’est la fameuse « année blanche ». Mais l’année blanche pourrait être grise pour certains foyers fiscaux selon la nature de leurs revenus. Derrière un revenu d’activité considéré comme courant, il pourrait se cacher un revenu qualifié in fine d’exceptionnel !
Ceux qui perçoivent des indemnités de chômage, des indemnités journalières, mais aussi des primes de fin de contrat à durée déterminée ou d’intérim, ne supporteront pas d’impôts. Pas plus que ceux qui reçoivent des pensions alimentaires. En revanche, certains revenus resteront imposés en qualité de revenus exceptionnels : les indemnités en cas de départ à la retraite ou reçues à l’occasion d’une rupture de contrat de travail. C’est aussi le cas de sommes versées dans le cadre d’un intéressement ou d’une participation qui ne seraient pas affectés à un plan d’épargne entreprise. Et pour les revenus variables d’activité ? S’ils sont liés à l’exécution du contrat de travail, ils resteront non imposables car récurrents. Ce n’est pas le cas si vous recevez une prime exceptionnelle qui serait aussi imposable pour le PAS. La case impôts deviendrait inéluctable !



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ De grands opérateurs de transport français ou internationaux lorgnent le marché, à la suite de l’annonce de la réforme ferroviaire, dont la concertation démarre lundi.
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Article sélectionné dans La Matinale du 04/03/2018
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Les futurs concurrents de la SNCF fourbissent leurs armes

De grands opérateurs de transport français ou internationaux lorgnent le marché, à la suite de l’annonce de la réforme ferroviaire, dont la concertation démarre lundi.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 06h37
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 09h22
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

Ils sont néerlandais, italien, chinois, allemand, britannique et même français et s’apprêtent à fondre sur le transport ferroviaire français de voyageurs. « Ils », ce sont les grands opérateurs de transport qui tailleraient bien quelques croupières à la SNCF, jusqu’ici protégée par son monopole. Depuis quelques semaines, en effet, avec l’accélération du calendrier de la réforme ferroviaire annoncée par le premier ministre, Edouard Philippe, le 26 février, la fièvre de la concurrence a saisi les états-majors des champions européens du train.
Une petite dizaine d’entreprises lorgnent ainsi, avec plus ou moins d’appétit, le marché intérieur français et ses 400 millions de voyages annuels (sans compter les trains de banlieue franciliens, qui voient passer 1 milliard de passagers par an). Directement ou par l’intermédiaire de l’Association française du rail (AFRA, rassemblant les concurrents de la SNCF), ces futurs candidats participaient à la session de concertation préalable à la réforme organisée par le ministère des transports, qui démarrait lundi 5 mars.

Au premier rang des candidats pressés d’investir le marché français figure Transdev, filiale du Groupe Caisse des dépôts et l’un des fers de lance mondiaux en matière de services de transport. « Transdev se positionne comme la solution alternative naturelle à l’opérateur historique », explique son PDG, Thierry Mallet. Devenu en Allemagne le principal rival de la compagnie historique, la Deutsche Bahn (DB), la société française est également présente sur le marché ferroviaire suédois, lui aussi libéralisé.
Autre compétiteur potentiel sur le marché français, la SNCF allemande – la DB – qui, depuis plus de vingt ans, est confrontée à la concurrence outre-Rhin. La société publique a dû céder 30 % de ses lignes régionales à de nouveaux venus. « La DB est encore plus motivée que Transdev. C’est tout dire ! », assure un bon connaisseur du dossier. Déjà en face de la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Le pays a également décidé que son budget militaire, le deuxième du monde après celui des Etats-Unis, poursuivrait sa croissance avec une hausse de 8,1 % en 2018.
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Pour un développement durable, la Chine maintient son objectif de croissance à 6,5 %

Le pays a également décidé que son budget militaire, le deuxième du monde après celui des Etats-Unis, poursuivrait sa croissance avec une hausse de 8,1 % en 2018.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 02h42
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 08h48
   





                        



   


En Chine, la transition d’une phase de « croissance rapide » à un modèle de développement plus durable, fondé sur la protection de l’environnement, l’innovation technologique et le désendettement, passera par une croissance économique annuelle « d’environ 6,5 % » pour 2018. Le pays reconduit donc à l’identique son objectif de 2017, selon le texte d’un discours du premier ministre Li Keqiang, diffusé lundi 5 mars avant l’ouverture de la session annuelle de l’Assemblée nationale populaire (ANP).

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De même, la Chine vise, comme l’an dernier, un niveau d’inflation des prix à la consommation « d’environ 3 % ». « Nous avons la capacité et les conditions nécessaires pour parvenir à une croissance de meilleure qualité, plus efficace et plus durable », annonce le discours.
La Chine a certes vu sa croissance accélérer nettement à 6,9 % en 2017, très au-delà de l’objectif gouvernemental, portée par des dépenses publiques accrues, des chantiers d’infrastructures et une solide demande internationale, après avoir enregistré en 2016 sa plus faible performance en 26 ans (+ 6,7 %). Le régime s’est par ailleurs fixé comme but un doublement du PIB chinois entre 2010 et 2020.

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La Chine va, par ailleurs, maintenir « stable dans l’ensemble » le taux de change du yuan en 2018, à « un niveau adapté et équilibré », selon le discours de Li Keqiang. Pékin « approfondira ses réformes pour que le taux de change du yuan soit davantage fondé cette année sur le marché », a-t-il cependant assuré.
Augmentation du budget militaire
Le budget militaire de la Chine, le deuxième du monde après celui des Etats-Unis, augmentera de 8,1 % en 2018, a fait savoir l’agence Chine nouvelle, qui cite un rapport gouvernemental. Un taux de croissance plus élevé qu’en 2017 (+ 7 %).
La Chine a dépensé en 2017 un total de 151 milliards de dollars pour son armée, selon un récent rapport de l’Institut international pour les études stratégiques (IISS), sis à Londres. C’est quatre fois moins que les Etats-Unis (603 milliards) mais nettement plus que l’Arabie saoudite (77), la Russie (61), l’Inde (53), le Royaume-Uni (51) ou encore la France (49).
Pékin accroît ses dépenses de défense depuis plus de trente ans pour combler son retard sur les armées occidentales. L’augmentation annuelle avait atteint presque 18 % à la fin des années 2000. Ces dernières années, le taux de croissance du budget militaire est plus ou moins coordonné avec celui du PIB (qui était de 6,9 % en 2017).

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En octobre, le président Xi Jinping a appelé l’armée à achever sa modernisation d’ici à 2035, et à être « de classe mondiale » à l’horizon 2050. La Chine est encore peu présente à l’international : hormis ses participations aux missions de maintien de la paix de l’ONU, elle dispose de 240 hommes dans l’unique base militaire qu’elle a pour l’instant ouverte à l’étranger (en 2017 à Djibouti), et sa marine patrouille dans le golfe d’Aden pour les opérations d’escorte antipiraterie, selon l’IISS.
En comparaison, les Etats-Unis comptent, eux, quelque 200 000 militaires déployés dans une quarantaine de pays sur les cinq continents.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Selon la maire de Paris, cet arrêté prendra en compte les recommandations émises par le tribunal administratif, qui avait annulé le 21 février cette décision emblématique.
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Anne Hidalgo veut prendre un arrêté pour « maintenir la piétonnisation » des voies sur berge

Selon la maire de Paris, cet arrêté prendra en compte les recommandations émises par le tribunal administratif, qui avait annulé le 21 février cette décision emblématique.



Le Monde
 |    04.03.2018 à 23h30
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 16h26
   





                        



   


Pas question de perdre le bras de fer à propos des voies du berge de la Seine pour la maire de Paris. Anne Hidalgo annonce dans une interview publiée lundi 5 mars par Libération qu’elle passera outre l’annulation du tribunal administratif de la fermeture à la circulation automobile des voies sur berge, sur la rive droite de la Seine.
Le tribunal administratif de Paris, saisi par la droite régionale et parisienne, avait annulé le 21 février cette décision emblématique du mandat de l’élue socialiste. « Dès cette semaine, avec le soutien de l’Etat qui accompagne cette démarche, je vais prendre un arrêté, mobilisant les pouvoirs de police du maire, pour maintenir la piétonnisation de cette voie », déclare Anne Hidalgo.
Elle assure cependant que cet arrêté prendra en compte les recommandations du tribunal car il sera fondé sur une nouvelle base légale : la défense du patrimoine et l’intérêt touristique plutôt que la défense de l’environnement stricto sensu.
La maire socialiste annonce également son intention de faire appel de la décision du tribunal administratif et assure que le préfet de police de Paris, comme l’Elysée, sont convaincus qu’il ne faut pas rouvrir les berges à la circulation automobile.
Valérie Pécresse propose un plan de « compromis »
La ministre des transports, Elisabeth Borne, a pour sa part jugé dimanche que l’interdiction de la circulation automobile sur les berges de la Seine allait dans le sens de l’histoire mais qu’Anne Hidalgo, à qui elle a apporté un soutien en demi-teinte, avait manqué de pédagogie.
« Le sens de l’histoire, c’est de réduire la place de la voiture dans les villes », a-t-elle dit dans le cadre du Grand jury RTL-Le Figaro-LCI.
« Remettre des voitures sur les voies sur berges, personne ne comprendrait autour de nous (…) Shanghaï a reconquis les berges de ses fleuves, Bordeaux aussi. C’est ce qu’il se passe partout. »
Mais « ces transitions, c’est important de les expliquer et de les accompagner », a ajouté la ministre des transports. « Il faut le faire dans la concertation, en expliquant, en proposant des alternatives. » « Manifestement, [la] décision [d’Anne Hidalgo] n’a pas été très bien comprise », a-t-elle conclu. « Donc, je pense qu’il faut de l’explication, de la pédagogie et de l’accompagnement. »
La présidente Les Républicains de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, propose quant à elle un plan de « compromis », rapporte Le Figaro dans son édition de lundi. Selon le quotidien de droite, l’élue LR prône des mesures « alternatives et progressives », « moins brutales », qui réintroduisent temporairement la voiture sur ces voies sur berge jusqu’à leur piétonnisation totale en 2021.



                            


                        

                        

