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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ D’autres procédures judiciaires sont en cours, dont une action collective à Lyon pour « défaut d’information » sur le médicament et « préjudice d’angoisse ».
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Levothyrox : ouverture d’une information judiciaire à Marseille

D’autres procédures judiciaires sont en cours, dont une action collective à Lyon pour « défaut d’information » sur le médicament et « préjudice d’angoisse ».



Le Monde
 |    05.03.2018 à 18h18
   





                        


Une information judiciaire a été ouverte à Marseille dans le cadre du dossier du Levothyrox et des effets secondaires de la nouvelle formule de ce médicament pour les malades de la thyroïde, a annoncé lundi 5 mars le procureur de la République de Marseille.

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Cette information judiciaire contre X a été ouverte le 2 mars, pour tromperie aggravée, blessure involontaire et mise en danger d’autrui, a précisé Xavier Tarabeux, soulignant que 7 000 plaintes avaient été enregistrées en France. Elle a été confiée à un juge du pôle de santé publique du TGI de Marseille, dont la compétence s’étend jusqu’à Lyon, siège français du laboratoire allemand Merck, qui produit ce médicament.
D’autres procédures judiciaires en cours
Le Levothyrox, prescrit contre l’hypothyroïdie, a changé de formule en France en mars 2017. A partir de juillet, des milliers de patients ont commencé à signaler des effets secondaires, parfois très gênants (fatigue, maux de tête, insomnie, vertiges, douleurs articulaires et musculaires et chute de cheveux).
Face à leur colère, les autorités de santé ont dû mettre en place des solutions de remplacement, alors que le Levothyrox était en situation de quasi-monopole.
D’autres procédures judiciaires sont en cours, dont une action collective pour « défaut d’information » et « préjudice d’angoisse » à Lyon, également menée par Me Lèguevaques.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Dans une lettre ouverte publiée le 5 mars, des collectifs féministes interpellent plusieurs responsables politiques, dont la ministre de la culture, Françoise Nyssen.
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Une lettre ouverte proteste contre la tenue d’un concert de Bertrand Cantat

Dans une lettre ouverte publiée le 5 mars, des collectifs féministes interpellent plusieurs responsables politiques, dont la ministre de la culture, Françoise Nyssen.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 17h33
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 18h44
   





                        


Les collectifs féministes à l’origine d’une pétition contre la tenue d’un concert de Bertrand Cantat poursuivent leur mobilisation. Dans une lettre ouverte, publiée le 5 mars, ils interpellent plusieurs responsables politiques, dont la ministre de la culture, Françoise Nyssen, et les partenaires du festival Papillons de nuit, à Saint-Laurent-de-Cuves, dans la Manche, afin de faire annuler la prestation du chanteur, le 18 mai.
« Artiste français, il est devenu le symbole des violences conjugales le 1er août 2003 lorsqu’il a, de ses mains, tué sa compagne Marie Trintignant [...], écrivent-ils. Cessons de promouvoir lors d’événements publics, financés notamment par des deniers publics, des hommes qui se sont rendus coupables de féminicides et de violences extrêmes sur des femmes ; des hommes qui, sans oser affronter l’ignominie et l’irréparable, se présentent encore trop souvent en victimes. »

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« En tant que partenaire de ce festival vous participez à son financement, lui apportez une caution politique, morale et institutionnelle, vous y associez votre image et légitimez, de fait, les messages diffusés dans ce cadre », poursuit le texte, qui demande aux responsables politiques de se « positionner » et de se « désolidariser de cette entreprise ».
70 000 signatures recueillies
Une pétition, qui a recueilli plus de 70 000 signatures, n’avait pas convaincu les organisateurs du festival d’annuler le concert. « Nous affirmons le maintien de tous nos concerts. Nous faisons valoir le droit de nos trente-huit artistes à monter sur scène et le droit de notre public à se forger sa propre opinion sur leurs qualités humaines et artistiques », ont déclaré ces derniers.
Les collectifs féministes s’en émeuvent. « Il·elle·s [les organisateurs] considèrent que leur seul critère de choix doit être celui de l’artistique. Or, s’il·elle·s programment un « artiste qui a écrit une page de l’histoire du rock français », il·elle·s programment aussi un homme qui a écrit une page de l’histoire des violences faites aux femmes. Pouvons-nous considérer qu’il ne s’agit que d’un détail de sa biographie ? »

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Quinze ans après la mort de l’actrice Marie Trintignant sous les coups du chanteur, Bertrand Cantat a entamé jeudi dernier sa tournée dans un contexte rendu plus explosif encore par l’affaire Weinstein et par la vague de dénonciation du harcèlement et des violences envers les femmes qu’elle a suscitée.
Cependant, aucun rassemblement n’avait été organisé pour s’opposer à la venue du chanteur, dont la participation à des festivals dans les mois à venir suscite par endroits la polémique. Au total, une quarantaine de dates et de participations à des festivals sont programmées d’ici à l’été dans le cadre de la tournée de l’ex-leader de Noir Désir.
A ce jour, un seul concert a été annulé, celui prévu à la fin de juillet au festival Les Escales, à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), dont le maire (PS), David Samzun, avait exprimé sa « désapprobation » dans une lettre aux organisateurs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Des internautes ont dénoncé des choix graphiques d’une campagne lancée ce lundi, qui selon eux ne permettent pas de rendre compte du caractère « banal » des harceleurs.
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Ile-de-France : les affiches de la campagne contre le harcèlement dans les transports critiquées par les internautes

Des internautes ont dénoncé des choix graphiques d’une campagne lancée ce lundi, qui selon eux ne permettent pas de rendre compte du caractère « banal » des harceleurs.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 15h48
   





                        


Une campagne d’information et un numéro d’alerte unique (le 31 17) pour tous les transports en commun d’Ile-de-France ont été lancés lundi 5 mars à Paris. Le but annoncé est de « libérer la parole des femmes » confrontées au harcèlement sexuel, de sensibiliser les témoins généralement passifs et de punir les « prédateurs ».

#StopHarcelement Ne minimisons jamais le harcèlement sexuel, victimes ou témoins donnez l’alerte !  

— GroupeRATP (@Groupe RATP)


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Si la prise de conscience du harcèlement dans les transports a été saluée, le choix des affiches présentées fait débat. La campagne, qui proclame « Ne minimisons jamais le harcèlement sexuel. Victimes ou témoins, donnez l’alerte ! », met en scène plusieurs femmes seules qui tiennent une barre de métro, menacées par un requin, un loup ou un ours.
Cette représentation a déclenché la colère et le ras-le-bol d’internautes qui considèrent que ce choix ne montre pas le caractère « banal » d’un harceleur. « Pour sensibiliser et éduquer il faut montrer (ou suggérer) la réalité. Le harcèlement est le fait de Monsieur tout le monde ! », note ainsi une internaute.

#StopHarcèlement dans les transports parfait ... mais pourquoi les agresseurs sont-ils des animaux ?
— CelineMalaise (@Céline Malaisé)


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« Si un agresseur = un loup hurlant ou un ours, cela ne va pas pousser beaucoup d’hommes à se remettre en cause », ajoute un autre.

Si un agresseur = un loup hurlant ou un ours, cela ne va pas pousser beaucoup d'hommes à se remettre en cause. Je m… https://t.co/aw3tnBXjl1— valeriomotta (@Valerio Motta)


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La blogueuse féministe Crêpe Georgette a elle aussi dénoncé ce choix et plus généralement une campagne tournée vers les victimes plutôt que vers les autres acteurs qui interviennent après une agression.

un agresseur sexuel a beaucoup plus de chances de ressembler à cela qu'à vos animaux féroces ridicules. https://t.co/N92ObswDvC— valerieCG (@CrêpeGeorgette)


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Formez les cows boys de la sécurité RATP, formez la police, formez la gendarmerie, permettez des procédures accélér… https://t.co/KJX2Tx8qQA— valerieCG (@CrêpeGeorgette)


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« Ce ne sont pas les hommes qu’on stigmatise, ce sont les prédateurs »
Le choix de la représentation des harceleurs par des animaux a été justifié par Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France et d’IDF Mobilités, lors du lancement officiel de la campagne.
« L’objectif est de libérer la parole, inciter à témoigner et sanctionner les prédateurs », a-t-elle dit, « sur le harcèlement, c’est vraiment l’omerta, les femmes le subissent mais c’est compliqué d’aller le dénoncer. C’est là-dessus que comptent les prédateurs », a insisté l’élue francilienne avant d’ajouter « ce ne sont pas les hommes qu’on stigmatise, ce sont les prédateurs ».
Selon diverses enquêtes (Virage 2015, Fnaut 2016, IAU 2016), 43 % des faits de violences graves contre les femmes ont lieu dans les transports en Ile-de-France, 87 % des usagères en France déclarent avoir été victimes de harcèlement sexuel et six femmes sur dix craignent une agression ou un vol, contre trois hommes sur dix.

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                Comment lutter contre le harcèlement sexiste dans les transports ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Le supplément féminin du journal du Vatican dénonce l’asservissement des bonnes sœurs, souvent cantonnées par l’Eglise à des tâches domestiques sans rémunération ni reconnaissance.
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Exploitées et dévalorisées, les nonnes se rebiffent

Le supplément féminin du journal du Vatican dénonce l’asservissement des bonnes sœurs, souvent cantonnées par l’Eglise à des tâches domestiques sans rémunération ni reconnaissance.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 14h21
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 15h09
    |

                            Charlotte Herzog








                        



   


De longues heures passées à cuisiner ou repasser, sans rémunération ni reconnaissance. Des femmes éduquées cantonnées à des tâches domestiques. Des postes à responsabilités dont elles sont, la plupart du temps, exclues… Le mouvement de libération de la parole des femmes entraîné par l’affaire Harvey Weinstein ne s’arrêtera pas aux portes du Vatican : des religieuses ont, elles aussi, décidé de faire entendre leur voix pour dénoncer la place qui leur est réservée au sein de l’Eglise catholique.
Dans son numéro publié jeudi 1er mars, le magazine Donne Chiesa Mondo, supplément mensuel féminin de L’Osservatore Romano, le journal officiel du Vatican, décrit le quotidien de religieuses dévalorisées et exploitées par des prêtres ou des évêques. Sur les réseaux sociaux circule un Manifeste des femmes pour l’Eglise, qui dénonce « leur rôle subalterne ». Et le sujet sera à l’ordre du jour de la 5e conférence internationale « Pourquoi les femmes comptent », lors de la Journée des droits des femmes, jeudi 8 mars à Rome : « Nous vivons à une époque marquée par le changement, mais il y a des endroits où l’égalité des sexes est systématiquement ignorée. L’Eglise catholique est l’une d’entre elles », écrivent les organisateurs.
Pas d’horaires précis et une rémunération très modeste
Les témoignages rapportés par Donne Chiesa Mondo dans l’article intitulé « Le travail (quasi) gratuit des sœurs » sont édifiants. La journaliste française Marie-Lucile Kubacki, également correspondante à Rome pour le magazine La Vie, y a recueilli la parole de plusieurs religieuses qui décrivent notamment « la violence symbolique que les sœurs acceptent sous forme de consentement tacite », comme le dit l’une d’entre elles, sœur Marie (les récits sont anonymes) :
« Trop souvent, les sœurs sont asservies par l’Eglise. Certaines servent dans les habitations privées des évêques ou des cardinaux : elles se lèvent avant l’aube, préparent le petit déjeuner et ne vont se coucher qu’une fois que le dîner a été servi, la maison rangée, le linge lavé et repassé. »
Pour ce type de « services », les bonnes sœurs n’ont « pas d’horaires précis ni réglementés », ajoute sœur Marie. La rémunération est « aléatoire, très modeste, ou inexistante ». Et ces sœurs transformées en domestiques ne sont même pas invitées à la table des ecclésiastiques :
« Est-il normal qu’une personne consacrée puisse se faire servir de cette manière par une autre personne consacrée ? Et pourquoi donc les personnes consacrées destinées aux tâches domestiques sont-elles presque toujours des femmes ? Notre consécration n’est-elle pas égale à la leur ? »
La plonge pour ne pas devenir orgueilleuse
La suite du récit de sœur Marie n’est que trop familière : les sœurs connaissent une « frustration profonde, et même un sentiment de rébellion ». Mais elles ont peur. Peur de faire des histoires ou de mécontenter leurs familles si elles faisaient le choix d’arrêter. « Après leur congrégation, leurs familles ne comprendraient pas. Elles diraient d’elles que ce sont des capricieuses. » Alors, malgré la tension et les difficultés, « certaines continuent à dire qu’elles sont heureuses, grâce aussi à la prise d’anxiolytiques ».
Le travail (quasi) gratuit « est l’arbre qui cache la forêt d’un problème bien plus grand », affirme aussi sœur Paule : les religieuses n’ont pas de reconnaissance, ni professionnelle ni personnelle. Car derrière tout cela réside « malheureusement toujours la même idée : la femme vaut moins que l’homme, surtout à l’Eglise, où le prêtre est tout et la sœur n’est rien ».
« La responsabilité n’est pas que masculine dans cette affaire. Car même si les sœurs sont brillantes, des mères supérieures s’opposent à la poursuite de leurs études au motif que les sœurs ne doivent pas devenir orgueilleuses. »
Qu’elles aient un doctorat en théologie ou des dizaines d’années d’expérience dans l’enseignement, les sœurs peuvent être envoyées en cuisine ou à la plonge, « des missions dépourvues d’un quelconque rapport avec leur formation initiale », relate encore sœur Paule. Elles peuvent aussi être transférées, du jour au lendemain, sans explication. Comme si elles étaient « interchangeables ».
« Je n’hésite plus à dire que je désire être payée »
Egalement interrogée, sœur Cécile en est convaincue : les religieuses doivent aujourd’hui prendre la parole :
« Je n’hésite plus à dire que je désire être payée. Il ne s’agit pas de viser la richesse, mais nous voulons vivre dignement et simplement. C’est aussi une question de survie pour nos communautés. […] Certaines religieuses pensent que leurs expériences de pauvreté et de soumission, subies ou acceptées, pourraient se transformer en une richesse pour l’Eglise, si seulement les hiérarchies masculines considéraient leur message comme une occasion pour engager une vraie réflexion sur le pouvoir. »
Le pape François n’est pas resté sourd à ces appels. Il a exprimé son inquiétude dans un texte publié par L’Osservatore Romano au lendemain de la publication de l’article de Marie-Lucile Kubacki, comme le rapporte le New York Times :
« Je suis préoccupé par le fait que dans l’Eglise elle-même, le rôle du service auquel chaque chrétien est appelé glisse souvent, dans le cas des femmes, vers des rôles de servitude. »
Pour la rédactrice en chef de Donne Chiesa Mondo, Lucetta Scaraffia, une historienne catholique et féministe interrogée par le New York Times, le changement sera toutefois lent et difficile à obtenir : « Beaucoup de prélats ne veulent pas entendre », assure-t-elle.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Jean-Michel Blanquer a annoncé des fermetures de classes tout en assurant qu’il y aurait plus d’ouvertures que de fermetures. Le monde éducatif craint de voir la campagne lésée.
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Le ministre de l’éducation annonce la fermeture de 200 à 300 classes en milieu rural

Jean-Michel Blanquer a annoncé des fermetures de classes tout en assurant qu’il y aurait plus d’ouvertures que de fermetures. Le monde éducatif craint de voir la campagne lésée.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 14h07
   





                        


Environ 200 à 300 classes « grand maximum » en milieu rural fermeront pour la rentrée prochaine, a déclaré lundi 5 mars le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, au micro de France Inter, après des semaines de contestation en zones rurales. M. Blanquer a ensuite assuré qu’on « ouvrait plus de classes que l’on en fermait ». 
« J’ai été interpellé à l’Assemblée par des députés qui protestaient contre ce soi-disant sacrifice du rural et c’étaient des départements où on crée des postes », a précisé le ministre. « On parle de ce que l’on ferme mais on peut parler de ce que l’on ouvre », a-t-il renchéri.
Les syndicats, des enseignants et des élus locaux disent que les ouvertures de classe, notamment grâce au dédoublement des CP et CE1 en éducation prioritaire, ont lieu dans les villes. Ils craignent que cette politique de dédoublement en éducation prioritaire, qu’ils soutiennent, s’effectue au détriment des classes à la campagne.
Le ministre a assuré être « le premier fervent partisan des écoles rurales » et qu’il travaillait « justement pour préserver » ces écoles. « Je suis engagé en ce moment dans une politique de reconquête du monde rural, on va créer des internats ruraux », a-t-il ajouté.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ La ministre de la culture prévoit de doubler le budget qui y est consacré, ainsi que la création d’une plate-forme de décryptage de l’information, par les sociétés de l’audiovisuel public.
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Françoise Nyssen annonce un plan pour l’éducation aux médias

La ministre de la culture prévoit de doubler le budget qui y est consacré, ainsi que la création d’une plate-forme de décryptage de l’information, par les sociétés de l’audiovisuel public.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 13h07
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 15h02
   





                        



   


La ministre de la culture, Françoise Nyssen, a annoncé, dimanche 4 mars au Figaro, un plan pour l’éducation aux médias, en « trois volets : une amplification sans précédent de l’action des associations et de l’engagement des journalistes qui font cette sensibilisation dans les écoles ; ce même déploiement au sein des bibliothèques médiathèques et la création d’une plate-forme commune des sociétés de l’audiovisuel public pour le décryptage de l’information et l’éducation aux médias ».
Le budget alloué à l’éducation aux médias passera de 3 millions à 6 millions d’euros afin de soutenir les associations qui animent des ateliers sur ce thème dans les établissements scolaires et les médiathèques – la ministre a cité à cette occasion Entre les lignes, qui rassemble des journalistes de l’Agence France-Presse et du Monde – et de financer des interventions de jeunes volontaires du service civique.

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« J’ai demandé aux six sociétés de l’audiovisuel public de concrétiser un projet de plate-forme commune (…). Ce sera l’un des thèmes de la prochaine réunion que j’organise avec les six dirigeants le 19 mars », a poursuivi la ministre, regrettant que les initiatives existantes soient « éparpillées et ne bénéficient pas d’une bonne visibilité ». Cet outil sera mis à disposition de l’éducation nationale, des médiathèques et des associations.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Ilich Ramirez Sanchez, de son vrai nom, avait été condamné en première instance, en mars 2017, à la prison à perpétuité pour l’attaque du magasin parisien, qui avait fait deux morts et 34 blessés.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Début du procès en appel de Carlos pour l’attentat du Drugstore Publicis, en 1974

Ilich Ramirez Sanchez, de son vrai nom, avait été condamné en première instance, en mars 2017, à la prison à perpétuité pour l’attaque du magasin parisien, qui avait fait deux morts et 34 blessés.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 12h54
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 13h04
   





                        


La figure du terrorisme « anti-impérialiste » des années 1970-1980 est de retour devant la cour d’assises de Paris. Le procès en appel de Carlos, de son vrai nom Ilich Ramirez Sanchez, pour l’attentat meurtrier du Drugstore Publicis, en septembre 1974, s’est ouvert lundi 5 mars.
Celui que l’on surnommait « le Chacal » avait été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en mars 2017 pour avoir lancé une grenade dans la galerie marchande du grand magasin parisien. L’attaque avait fait deux morts et 34 blessés.
Souriant, cheveux blancs sur sobre costume noir, il a levé le poing droit en entrant dans le box des accusés avant d’envoyer un baiser en direction de la presse : « Je suis un révolutionnaire professionnel, la révolution, c’est mon métier », a-t-il dit, précisant être de « nationalités vénézuélienne et palestinienne ».
Ce nouveau procès est pour lui l’occasion d’une dernière tribune pour la « résistance palestinienne » dont il se réclame.
« Fier de mon passé »
A l’issue du premier procès, la cour avait suivi les réquisitions du ministère public et estimé que « tous les éléments accumulés durant l’enquête » convergeaient vers le Vénézuélien.
Pour l’accusation, cet attentat visait à faciliter la remise en liberté d’un Japonais arrêté à Orly, membre de l’Armée rouge japonaise (ARJ) et d’une branche du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP). Carlos était devenu l’un des bras armés du FPLP en Europe.
La grenade jetée au Drugstore était, selon cette hypothèse, le moyen de pression choisi par Carlos pour accélérer la libération du révolutionnaire nippon.

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Carlos avait dénoncé une justice politique. « Fier de [s]on passé », il avait revendiqué « 1 500 morts dont 80 de [s]es propres mains », mais toujours nié sa participation à l’attentat du Drugstore.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Les premiers (partis) seront les derniers (corrigés), ce qui n’est pas sans risques, met en garde, sur son blog, l’auteur de BD et professeur d’histoire-géo Fabrice Erre.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ 
<article-nb="2018/03/05/19-9">
<filnamedate="20180305"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180305"><AAMMJJHH="2018030519">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Treize mille personnes ont déjà suivi les modules de quatre jours. Certains enseignants dénoncent une intrusion du géant de l’Internet dans l’enceinte universitaire.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Des formations au numérique dispensées par Google à l’université font débat

Treize mille personnes ont déjà suivi les modules de quatre jours. Certains enseignants dénoncent une intrusion du géant de l’Internet dans l’enceinte universitaire.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 11h46
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 12h08
    |

            Camille Stromboni








                        


Quoi de plus normal que d’assister à une formation au numérique dans les locaux d’une université ? Mais lorsque ces cours sont organisés par un géant du Web, en l’occurrence Google, la démarche fait débat. C’est ce qui se passe à l’université d’Angers, de Marne-la-Vallée ou encore de Lorraine, où 350 étudiants viennent d’achever, le 1er mars, la session Digitale Active de quatre jours consacrée aux outils Web et au marketing digital, proposée par la firme américaine en partenariat avec la faculté. Ils étaient 180 à La Rochelle fin février, ou encore 600 aux vacances de la Toussaint à Cergy.
« Google ne paie rien aux universités, qui lui offrent donc gentiment leurs amphis, leur communication, leurs infrastructures et le temps de cerveau de leurs étudiants. Et un peu de leur âme aussi », attaque Olivier Ertzscheid, maître de conférences en sciences de l’information, dans une note de blog acide contre ce qu’il considère comme une « vaste opération commerciale ». Alors que « les ambitions des GAFAM [Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft] de devenir des acteurs à part entière du marché de la formation et ce faisant de se substituer aux services publics » sont très claires, « leur filer les clés du camion », « c’était à la fois urgent et nécessaire », lâche l’enseignant.
La polémique n’est pas inédite : à l’école, le partenariat signé par le ministère de l’éducation nationale avec Microsoft en 2015 a provoqué des interrogations similaires, qui ont refait surface en mai 2017, à propos de la consigne de l’éducation nationale autorisant l’usage des fameux GAFAM à l’école.

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                Google, Apple, Facebook et Microsoft menacent-ils les données scolaires des élèves français ?



Pour ce qui est du terrain universitaire, Google dispense désormais, dans une quinzaine d’universités partenaires, ses formations gratuites ouvertes aux étudiants et parfois aux personnes de l’extérieur. Avec des modules tels que « Se familiariser avec les moteurs de recherche », « Comprendre et faire de la publicité en ligne » ou encore « Le digital et la recherche d’emploi ». Le succès est là : ces enseignements, qui aboutissent à un certificat, ont été suivis par 13 000 participants, d’après Google – 100 000 au total, avec ceux qui ont suivi le cours en ligne (MOOC) ouvert depuis mai 2016.
« Démarche de long terme »
Mais, pour les contempteurs de l’initiative, ce n’est pas tant le contenu qui pose problème que la neutralité de l’acteur qui le propose.
« C’est très sympathique, cette fois-ci, parce que c’est Google, mais que dirait-on si Monsanto venait organiser des formations gratuites sur “comment cultiver ses champs” dans nos universités ? Ou la Société générale offrir un b.a.-ba sur le fonctionnement de la société de marché ? », interroge Pierre Chantelot, enseignant à Marne-la-Vallée et secrétaire national au syndicat SNESUP-FSU.
Google refuse poliment de réagir à ces critiques. Silence également sur le budget consacré à ces sessions, qui s’inscrivent dans sa « démarche de long terme de formation des Français au numérique », indique son service communication, citant des programmes similaires ouverts en direction des commerçants et des petites entreprises depuis 2012, ou du grand public depuis 2017.
En gage de crédibilité, il est rappelé dans la description de cette formation Digitale Active que les outils présentés aux étudiants ne se limitent pas à ceux de la galaxie du géant du Web, de même que les formateurs sont des professionnels du marketing digital de diverses entreprises. « Mais qui paye ces formateurs ? C’est bien Google », rétorque, dépité, M. Chantelot.
« Il n’y a aucune ambiguïté »
Une ligne critique que ne partagent pas les universités partenaires, qui mettent en avant les frontières permettant d’accepter ce partenariat. « Il n’y a aucune ambiguïté, cela n’a rien à voir avec nos formations traditionnelles », défend Christophe Dagues, directeur du développement à l’université de Cergy, en pointant les caractéristiques de ces sessions : celles-ci ne font pas partie des cursus des étudiants, elles interviennent pendant les vacances scolaires et ne conduisent pas à l’obtention d’un quelconque diplôme d’Etat.
Ce qui n’empêche pas certains porteurs du dispositif de reconnaître une forme d’impuissance, alors que leurs universités disposeraient des ressources humaines en interne pour apporter ces compétences aux étudiants. « On le fait parce que c’est gratuit, qu’on a les locaux et que cela apporte un plus à nos étudiants, résume Jean-Christophe Burie, vice-président chargé du numérique à La Rochelle. On ne pourrait pas leur offrir alors qu’on manque déjà cruellement de moyens pour assurer les enseignements de nos formations. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Les cours d’appel doivent constituer des listes de professionnels, mais les règles établies sont floues
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Les couacs de la réforme de la médiation judiciaire

Les cours d’appel doivent constituer des listes de professionnels, mais les règles établies sont floues



Le Monde
 |    05.03.2018 à 11h40
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            
Alors que la réforme de la justice que concocte le gouvernement devrait comporter un nouveau volet pour développer le recours à la médiation judiciaire, mode alternatif de règlement des différends, la mise en œuvre de la loi de novembre 2016 sur le sujet, non achevée, provoque bien des remous. La loi de modernisation de la justice du XXIe siècle avait en particulier prévu que les cours d’appel établissent des listes de médiateurs afin de faciliter leur identification tant par les juges que par les justiciables. Mais la loi ne définit ni ce qu’est un médiateur ni les conditions pour figurer sur ces listes. De quoi produire couacs et mécontentements. Le décret d’application du 9 octobre 2017 et la circulaire que le ministère de la justice a publiée le 8 février n’ont guère clarifié la situation. Ils mettent en place, en outre, un deux poids deux mesures entre les professions juridiques et les autres médiateurs.
Concrètement, les cours d’appel vont établir d’ici la fin de l’année des listes de médiateurs, sur le modèle des listes d’experts judiciaires. Une référence étonnante alors que ces derniers sont des auxiliaires de justice, contrairement aux premiers. Les rapports des experts sont des pièces de procédure dont on peut jauger la qualité. Au contraire, lorsqu’une médiation demandée par un juge réussit, celui-ci n’a pas à en être informé. Encore moins du contenu de l’accord dont la confidentialité est garantie. Certains magistrats très investis pour le développement des modes alternatifs de règlement des différends, telle Chantal Arens, première présidente de la cour d’appel de Paris, auraient préféré une labellisation des formations ou des associations de médiateurs, plutôt que de devoir établir ces listes.

Comment les cours d’appel vont-elles s’y prendre ? Pour être inscrit sur une liste, il faudra justifier « d’une formation ou d’une expérience attestant l’aptitude à la pratique de la médiation », prévoit le décret. Quelle...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ L’ONG Reporter sans frontière a recensé en un an plus de 60 cas de violations des droits, allant de l’assassinat au cyberharcèlement.
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RSF pointe les exactions contre les journalistes enquêtant sur les droits des femmes

L’ONG Reporter sans frontière a recensé en un an plus de 60 cas de violations des droits, allant de l’assassinat au cyberharcèlement.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 11h37
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 13h01
   





                        



   


Reporters sans frontières (RSF) dénonce dans un rapport rendu public lundi 5 mars et intitulé « Droit des femmes : enquêtes interdites », les risques pris par les journalistes qui enquêtent sur les droits des femmes dans le monde.
Entre 2016 et 2017, l’organisation non gouvernementale a recensé plus de 60 cas de violation des droits des journalistes répartis dans plus d’une vingtaine de pays, en raison d’enquêtes ou de reportages sur la condition des femmes. Depuis 2012, ce sont 90 exactions qui ont été dénombrées, des chiffres « bien en deçà de la réalité en raison de la peur et de la résignation de certains au point de ne pas communiquer », souligne l’ONG.
Dans 12 % des cas étudiés, les journalistes ont été tués, selon RSF, qui relate notamment les cas de la Mexicaine Miroslava Breach, assassinée en 2017 alors qu’elle couvrait depuis des années les agissements de la pègre locale et notamment les féminicides de Ciudad Juarez, et celui de l’Indienne Gauri Lankesh, rédactrice en chef d’un magazine laïc et féministe, abattue par deux hommes à moto. « Des inqualifiables assassinats commis dans une totale impunité », s’alarme l’ONG.
Les autres dangers qui guettent ceux qui enquêtent sur le droit des femmes : les emprisonnements (13 % des cas), les agressions (28 %) et la cyberviolence (43 % des cas).
Les attaques en ligne visent spécifiquement les journalistes femmes
Le cyberharcèlement est ainsi « l’exaction la plus fréquente subie par les journalistes traitant de la cause féminine. Ce fléau est un phénomène qui n’a aucune frontière, qui touche les pays pauvres tout comme les plus démocratiques », souligne RSF, qui a repéré de nombreux cas en Inde, aux Etats-Unis et en France.
Ces attaques en ligne ciblent exclusivement les journalistes femmes, contrairement aux autres exactions. « Ces cabales en ligne, qui profitent de la viralité des réseaux sociaux, constituent aujourd’hui une menace pour les journalistes à prendre très au sérieux », estime l’ONG.
En France, Reporters sans frontières revient sur le cas de la journaliste d’Europe 1 Nadia Daam, cible d’une intense campagne de cyberharcèlement, avec menaces faites à sa famille et tentative d’intrusion à son domicile, pour avoir dénoncé le sabotage du numéro de téléphone « anti-relous » destiné à aider les femmes victimes de harcèlement. Aux Etats-Unis, les journalistes traitant de la question de l’avortement sont régulièrement la cible de cyberharcèlement, regrette le rapport.

        Lire aussi :
         

                Le cas de la journaliste Nadia Daam : décryptage d’un cyberharcèlement



RSF fait une trentaine de recommandations dans son rapport, demandant notamment aux Etats de lutter contre l’impunité liée à ces violences et aux institutions des Nations unies de prendre en compte les dangers spécifiques auxquels les journalistes travaillant sur le droit des femmes sont exposés, en particulier les femmes journalistes.
Du côté des responsables de ces violences, RSF cite les groupes religieux, les organisations criminelles et les gouvernements autoritaires (Chine, Turquie et Egypte en tête).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Le 29 septembre 2005, Patrick X achète une parcelle de terre et une maison à Furiani (Haute-Corse), pour un prix de 240 000 euros. En 2011, il découvre que son bien se trouve en zone inondable. Il assigne le notaire qui a authentifié la vente, pour manquement au devoir de conseil et d’information.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ 
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<filnamedate="20180305"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180305"><AAMMJJHH="2018030519">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Deux études récentes révèlent un nouveau mode de développement des cancers. Il s’agit d’épigénétique, des mutations qui, au lieu d’affecter la séquence de l’ADN, touchent des marques chimiques qui régulent l’activité de nos gènes.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
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Un nouveau mécanisme pour expliquer le cancer du sein ?

Deux études récentes révèlent un nouveau mode de développement des cancers. Il s’agit d’épigénétique, des mutations qui, au lieu d’affecter la séquence de l’ADN, touchent des marques chimiques qui régulent l’activité de nos gènes.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 15h42
    |

                            Florence Rosier








                        



                                


                            

D’où vient la prédisposition au risque de cancer du sein, dans les familles atteintes ? « De 5 % à 10 % des cancers du sein sont héréditaires », estime l’Institut national du cancer (INCa). Une partie de ces cancers familiaux est aujourd’hui expliquée par des mutations génétiques, dont les plus connues affectent deux gènes nommés BRCA1 et BRCA2. Ainsi, de 40 % à 85 % des femmes porteuses d’une telle mutation développeront la maladie avant l’âge de 70 ans, contre 10 % dans la population générale. Bien que minoritaires, ces formes héréditaires concernent de très nombreuses femmes en France, où l’on enregistre 54 000 nouveaux cas de cancer du sein par an.
Le fait qu’une mutation dans un gène BRCA ne soit trouvée que chez 10 % à 20 % des femmes dans ces familles à risque amène les généticiens à s’interroger. « Le défi est de découvrir les autres anomalies du génome expliquant ces histoires familiales », relève le docteur Olivier Caron, responsable du service d’oncogénétique à l’Institut Gustave-Roussy (Villejuif, Val-de-Marne). En particulier, quelle est la place, dans la transmission héréditaire de ces cancers, des « épimutations », ces changements d’activité des gènes qui sont transmis sans qu’aucune modification n’apparaisse dans la séquence de l’ADN ? Une nouvelle étude, publiée le 28 février par Nature Communications, suggère que certaines épimutations sont associées aux cancers du sein.
Un potentiel énorme pour le diagnostic
Ici s’imposent quelques explications sur l’épigénétique, qui chahute les lois de l’hérédité classique. Ce mode de transmission fascine : il n’est plus seulement fondé sur la sacro-sainte séquence de l’ADN. Avec l’épigénétique, ce sont des « marques chimiques » qui jalonnent notre génome en des sites précis et qui « allument » ou « éteignent » nos gènes. Dans notre corps, elles sont transmises d’une génération de cellules à l’autre. C’est grâce à elles que les cellules de notre cerveau...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Après avoir reçu une lettre anonyme pour laquelle elle a porté plainte, la députée de Paris La République en marche s’est exprimée dans une tribune publiée ce week-end.
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Insultes racistes et menaces de mort : la députée Laetitia Avia n’a « plus envie de se taire »

Après avoir reçu une lettre anonyme pour laquelle elle a porté plainte, la députée de Paris La République en marche s’est exprimée dans une tribune publiée ce week-end.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 09h09
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 10h14
   





                        


« J’ai décidé de dénoncer ce que je ne peux tolérer, car je n’ai plus envie de me taire et encore moins d’avoir peur. » La députée de Paris Laetitia Avia (La République en marche) a expliqué, dans une tribune publiée samedi 3 mars dans le Journal du dimanche, les circonstances qui l’ont conduite à déposer une plainte dès la réception, le 28 février, d’une lettre anonyme contenant insultes racistes et menaces de mort et s’achevant par « Compte tes jours, on va s’occuper de toi ».
« Je représente ces milliers d’anonymes et de personnalités qui se sont manifestés pour dire qu’ils ne tolèrent pas le racisme, que cette parole minoritaire n’est pas celle de leur nation », fait savoir l’élue de la 8e circonscription de la capitale dans ce texte. « Cette menace-là dépasse en violence ce que j’ai pu entendre ou recevoir », explique l’élue, qui a reçu le soutien de plusieurs membres du gouvernement et d’associations.
« Née en France »
Dans son texte, Laetitia Avia rappelle être « née en France il y a trente-deux ans, à Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis) dans une famille dite “populaire” », avant d’être naturalisée à l’âge de 13 ans. « Je représente cette génération d’enfants issus de l’immigration qui ont connu le déclassement de leurs parents et qui ne laisseront jamais leur couleur de peau être un obstacle à leur réussite professionnelle et leur épanouissement personnel », écrit-elle.
« Je représente à la fois la banlieue (cette France périphérique qui a parfois le sentiment de compter moins que d’autres…) et cette France dite plus “bobo” qui ne conçoit pas un dimanche sans un brunch et une balade dans les rues de Paris. »

        Lire aussi :
         

                La députée LRM Laetitia Avia porte plainte pour une lettre raciste et des menaces de mort






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ La découverte d’ossements le 24 février, qui se sont révélés être ceux de bovidés, a ravivé les tensions que suscite encore cette énigme criminelle.
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Article sélectionné dans La Matinale du 04/03/2018
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Affaire Seznec : les os de la discorde

La découverte d’ossements le 24 février, qui se sont révélés être ceux de bovidés, a ravivé les tensions que suscite encore cette énigme criminelle.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 18h14
    |

            Yann Bouchez (Morlaix (Finistère) - envoyé spécial)








                        



                                


                            

Le temps n’a guère été clément, ces derniers jours, à Morlaix. Au soleil polaire et aux nuits de gel a succédé la neige, que les habitants de cette ville du Finistère n’avaient plus vue « depuis des années ». Mais, si les flocons ont vite fondu en cette fin d’hiver, un épais brouillard enveloppe toujours l’ancienne maison des Seznec. Façon de parler : le phénomène, qui dure depuis près d’un siècle, n’a rien de météorologique.
Il a pourtant été question d’une possible éclaircie « historique » à Traon-ar-Velin. C’est à cet endroit de la commune, en contrebas d’une route en courbe, dans une maison au toit en ardoise située au bord de la rivière Queffleut, qu’ont vécu Guillaume Seznec et sa famille. Le nom de l’ancien maître de scierie reste associé à un interminable combat judiciaire. A un lourd mystère, aussi. En 1924, Seznec a été condamné aux travaux forcés à perpétuité pour le meurtre, un an plus tôt, du conseiller général Pierre Quéméneur, son compère en affaires. Les deux hommes étaient partis en Cadillac en direction de Paris, le 25 mai 1923. Quéméneur a disparu. Pas de cadavre, pas d’aveux, quasiment aucune certitude. Mais le doute n’a pas profité à Seznec ; une enquête à charge et ses propres incohérences lui ont valu le bagne. Gracié au lendemain de la seconde guerre mondiale, il a clamé son innocence jusqu’à sa mort, en 1954.
La découverte d’un os et d’une pipe vient de réenflammer les passions autour de ce feuilleton presque centenaire. Et a ravivé au passage les tensions entre les tenants de l’innocence totale de l’ancien bagnard et ceux qui affirment que Seznec était sûrement un escroc et un menteur, mais que rien ne prouve qu’il était un meurtrier. Les objets, retrouvés samedi 24 février dans le cellier accolé à l’ancienne scierie, à côté de la maison, lors de fouilles organisées par des bénévoles, ont fait le buzz. Appartiendraient-ils à Quéméneur ?
A Traon-ar-Velin, après les premiers avis d’une médecin...




                        

                        


<article-nb="2018/03/05/19-16">
<filnamedate="20180305"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180305"><AAMMJJHH="2018030519">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Quinze ans ? Treize ans ? Le projet de loi sur les violences sexistes et sexuelles, présenté fin mars, tranchera peut-être la question de l’âge du consentement. Elle a été soulevée après une affaire jugée en novembre : accusé par une enfant de 11 ans de l’avoir violée, un homme avait été acquitté.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤                
                                       
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« Le grand » de 22 ans, la fillette de 11 ans et l’âge du consentement sexuel


                      Quinze ans ? Treize ans ? Le projet de loi sur les violences sexistes et sexuelles, présenté fin mars, tranchera peut-être la question de l’âge du consentement. Elle a été soulevée après une affaire jugée en novembre : accusé par une enfant de 11 ans de l’avoir violée, un homme avait été acquitté.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 06h40
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                            Zineb Dryef








                              

                        

Comme tous les jours, le dernier samedi du mois d’août 2009, Justine (son prénom a été modifié) jouait dans la cour de l’immeuble de son oncle, chez qui elle passait les grandes vacances. Comme tous les jours, il y avait des ballons et des vélos, des conversations bruyantes et des gloussements d’enfants. Les plus âgés s’apprêtaient, comme elle, à entrer en 6e.
Ce jour-là, il y avait aussi « un grand ». Le grand a remarqué Justine, il dira plus tard qu’elle lui avait plu physiquement. Il s’est d’abord approché de sa cousine : est-ce qu’elle pouvait lui transmettre un message ? Il aimerait beaucoup lui parler. Justine a dit d’accord. Ils se sont parlé quelques minutes puis le grand lui a demandé si elle connaissait un parc à proximité.
La parole de l’adulte contre celle de l’enfant
Justine a accepté de l’y conduire. Sur le moment, ça n’a inquiété personne, ni la cousine ni les copains. Le grand n’était pas un type louche mais le neveu d’un voisin. Il faisait partie de cette sorte de famille élargie constituée par tous ceux qui se croisaient dans la cour de cet immeuble de Champs-sur-Marne. Justine avait 11 ans. Le grand 22, le double de son âge.
Par beau temps, le parc de cette commune de Seine-et-Marne est plein de monde. On y pique-nique en famille, les enfants jouent sur les pelouses, on profite des longues soirées d’été. Il fait doux en cette fin d’après-midi-là, mais déjà, « malgré le soleil plus ou moins généreux, ce week-end sent comme un parfum de rentrée », regrette le bulletin météo. Arrivé au parc avec Justine, le grand l’entraîne à l’abri des regards. Jusqu’ici, leurs versions concordent. Ensuite, comme souvent dans les affaires de viols, deux paroles s’opposent.
Le grand raconte que, derrière des arbustes, Justine lui a déclaré son amour. Ils se sont embrassés, ils se sont caressés, ils ont fait l’amour sans préservatif. A un moment, elle a crié « arrête » parce qu’elle avait...




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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Les médias en ligne souffrent de la concurrence de Facebook et Google dans la publicité et de la sévérité de la justice à leur égard.
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édition abonné


Au Maroc, les sites d’information luttent pour leur survie

Les médias en ligne souffrent de la concurrence de Facebook et Google dans la publicité et de la sévérité de la justice à leur égard.



Le Monde
 |    04.03.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
04.03.2018 à 19h39
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                            Yassine El Azzaz








                        



                                


                            

La démocratisation d’Internet, dans le sillage des réformes engagées par le roi Mohammed VI et des révolutions arabes, a entretenu un espoir de libération de la parole journalistique sur le Web. En 2014, le ministre de la communication, Mustapha El Khalfi, dénombrait plus de 400 sites d’informations en ligne et se réjouissait de leur « potentiel dans le domaine de la diversité et de la liberté de la presse ». Quelques années plus tard, certains sujets épineux comme l’islam, le régime monarchique et le Sahara occidental, sont toujours tabous. Et le risque de la prison, qui menace toujours les journalistes, encourage l’autocensure.
« L’exemple d’Hamid El Mahdaoui, rédacteur en chef de Badil.info, pure-player arabophone qui a mis la clé sous la porte depuis l’arrestation de son fondateur pendant le Hirak [un mouvement contestataire né à Al-Hoceïma dans la région du Rif après la mort d’un poissonnier broyé par une benne à ordures] est dans la tête des journalistes », explique Abdellah Tourabi, ancien directeur de publication du magazine indépendant Telquel, hebdomadaire critique envers les gouvernements successifs et qui accumule les procès.

Pourtant présentée comme une avancée pour la liberté de la presse par le Parti de la justice et du développement (PJD), au pouvoir depuis sept ans, la réforme du code de la presse, adoptée en 2016, a théoriquement supprimé les peines privatives de liberté. Mais, en pratique, « les juges contournent le code de la presse et poursuivent les journalistes sur la base du code pénal », affirme Youssef Aït Akdim, journaliste indépendant installé à Rabat.
Difficile de faire payer le lecteur
Les éditeurs critiquent également l’absence de juges et de procureurs spécialisés dans les affaires de presse. « Lors du premier procès intenté en 2009 contre Taoufik Bouachrine pour “offense au drapeau national”, le juge citait...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Le sociologue a été mis en examen pour diffamation après avoir publiquement contesté les compétence d’un « expert » d’une émission de téléréalité.
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édition abonné


Jean-Claude Kaufmann : « Les sciences humaines et sociales ont un combat à mener face aux vérités alternatives »

Le sociologue a été mis en examen pour diffamation après avoir publiquement contesté les compétence d’un « expert » d’une émission de téléréalité.



Le Monde
 |    04.03.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
04.03.2018 à 14h12
    |

            Catherine Vincent








                        



                                


                            
Jean-Claude Kaufmann est sociologue, ancien directeur de recherche du CNRS et spécialiste du couple. Pour avoir, dans un article de 20 Minutes, qualifié d’« arnaque » les « thèses scientifiques » défendues par Stéphane Edouard, présenté comme « sociologue de couple » pour l’émission de téléréalité « Mariés au premier regard », diffusée sur M6, il a été mis en examen mi-janvier pour diffamation. Derniers essais parus : Un lit pour deux (JC Lattès, 2015) et Piégée dans son couple (LLL, 2016).
Vous avez été mis en examen pour diffamation après avoir publiquement douté de la validité des « thèses scientifiques » de Stéphane Edouard, « expert » en sociologie. Qu’est-ce qu’un sociologue ?
S’il n’y a pas en sociologie d’ordre professionnel comme chez les avocats ou les médecins, il n’en faut pas moins remplir un cahier des charges précis pour représenter cette discipline. On peut qualifier de sociologue deux catégories d’acteurs. La première, qui constitue le « noyau dur » du métier, implique d’être titulaire d’une thèse de doctorat en sociologie et de faire des travaux de recherche, en tant qu’enseignant-chercheur à l’université ou en tant que chercheur dans un grand organisme public, tel le CNRS. Ces scientifiques partagent tous le même système de fonctionnement : la validation par les pairs. Autrement dit, le contrôle mutuel permanent de chacun par chacun, d’une part à l’intérieur des institutions de recherche, d’autre part par le biais de publications et de colloques.
La deuxième catégorie concerne un cercle plus élargi de professionnels. Ils ont des niveaux de diplôme moins élevés que la thèse, ne se revendiquent pas de la science, et font souvent, sur le terrain, en liaison avec des travailleurs sociaux par exemple, un excellent travail d’analyse et d’intervention. Mais si l’un de ces sociologues « opérationnels » veut mettre en avant ses hypothèses et ses idées dans un article à prétention...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Une pétition demande le retrait de la vente de l’ouvrage, l’accusant de véhiculer des « clichés et [une] image dégradante » des femmes.
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« On a chopé la puberté », jugé sexiste, ne sera pas réédité par les éditions Milan

Une pétition demande le retrait de la vente de l’ouvrage, l’accusant de véhiculer des « clichés et [une] image dégradante » des femmes.



Le Monde
 |    04.03.2018 à 11h41
 • Mis à jour le
04.03.2018 à 11h49
   





                        


Les éditions Milan ont annoncé qu’elles ne réimprimeraient pas un livre pour préadolescentes, On a chopé la puberté, qui a suscité un tollé sur les réseaux sociaux car jugé sexiste et dont une pétition, qui rassemblait dimanche 4 mars au matin près de 144 000 signatures demande le retrait.
La publication, en février, de ce livre destiné aux enfants à partir de 9 ans « a donné lieu depuis quelques jours à une campagne d’une violence extrême sur les réseaux sociaux », relatent les éditions Milan dans un communiqué diffusé samedi soir.
Par conséquent, la maison d’édition a décidé de ne pas « réimprimer cet ouvrage, aujourd’hui en rupture de stock ». Il s’en est vendu environ 5 000 exemplaires, selon Christophe Tranchant, directeur général des éditions Milan.
Thème sensible, sujet à interprétations
« On comprend que le thème soit extrêmement sensible, sujet à interprétations (…), on entend que ça pose question et on souhaite apaiser le contexte », a-t-il dit. Pour lui, il était « important de lire l’ensemble du texte », qui met en scène quatre adolescentes, « quatre points de vue différents (…) dont une est plutôt écologiste et féministe », assure-t-il.
Les éditions Milan promettent de continuer à « accompagner les enfants dans leurs questionnements » et à s’engager « en faveur de l’égalité des sexes dans un esprit laïque, moderne, d’ouverture et de mesure ».
Sur change.org, la pétition pour demander le retrait de cet ouvrage de la vente l’accuse de véhiculer des « clichés et [une] image dégradante » des femmes. Une page en particulier a provoqué la colère d’internautes. On y voit une adolescente se promenant dans la rue interpellée par un garçon, « Mignons, ces petits tétons ! ». Le livre conseille de changer de soutien-gorge ou de superposer des débardeurs pour cacher ces tétons.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Les attaques récentes contre les médias par des personnalités politiques — Jean-Luc Mélenchon, Laurent Wauquiez, Marine Le Pen, entre autres — relancent le débat sur l’action et le rôle des supports d’information dans la Cité.
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