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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Le Parti démocrate, dirigé par l’ancien premier ministre, a subi un sérieux revers lors des élections de dimanche, ne rassemblant que 19 % des voix, son pire score historique.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Grand vainqueur des élections du dimanche 4 mars, le parti fondé par Beppe Grillo n’a pas de ligne idéologique bien précise en dehors de son credo anti-élites.
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Italie : qu’est-ce que le Mouvement 5 étoiles ?

Grand vainqueur des élections du dimanche 4 mars, le parti fondé par Beppe Grillo n’a pas de ligne idéologique bien précise en dehors de son credo anti-élites.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 15h20
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 17h40
    |

                            service international








                        


En moins de dix ans, elle est devenue la première formation politique d’Italie. Le Mouvement 5 étoiles (M5S) a obtenu, dimanche 4 mars, plus de 31 % des suffrages aux législatives, déclenchant un séisme politique dans le pays. Mais quel est ce « non-parti » campant sur une ligne « ni droite ni gauche » qui le rend quasiment inclassable selon les canons de la science politique ?

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Un parti jeune
Crée en 2009, le M5S est né de l’alliance d’un célèbre humoriste, Beppe Grillo, et d’un informaticien inconnu, Gianroberto Casaleggio, mort en 2016. Le parti découle d’un mouvement social anti-élite et anti-corruption agrégé depuis 2005 autour du blog très populaire de l’humoriste. Le point d’orgue de ce mouvement sera le V-Day (V pour vaffanculo, « va te faire foutre »), les 8 et 9 septembre 2007, avec des rassemblements organisés dans toute l’Italie au cours desquels plus de 300 000 signatures sont recueillies en faveur d’une initiative appelée « Parlamento pulito » (« Parlement propre »), qui voulait interdire l’entrée au Parlement des personnes condamnées par la justice et limiter à deux mandats successifs les carrières parlementaires.
Ce blog avait été créé avec Gianroberto Casaleggio, que l’humoriste avait rencontré en 2004. Très discret, Casaleggio a ensuite été le « cerveau » politique du M5S jusqu’à sa mort. Internet et les réseaux sociaux ont toujours gardé un rôle central dans le fonctionnement du parti, qui n’a pas de siège et fait voter ses militants sur toutes ses propositions. Dans la foulée du succès du V-Day, le 4 octobre 2009, jour de la Saint-François d’Assise – un symbole très fort en Italie – naît le Mouvement 5 étoiles.

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Un programme attrape-tout et changeant
A l’origine, le M5S a pris ce nom pour énoncer cinq priorités : retour au public de la gestion de l’eau, zéro déchets, transports publics, énergies renouvelables et wifi gratuit. Le 5, écrit en chiffre romain (V), fait aussi référence au vaffanculo fondateur.
Son inspiration initiale se trouve plutôt à gauche, dans la lutte contre les politiques d’austérité appliquées dans le pays à la suite de la crise de la dette dans la zone euro. Mais au Parlement européen, le parti s’est allié en 2014 avec le parti d’extrême droite britannique UKIP… A l’époque, le M5S prônait également un référendum sur la sortie de l’euro, mais il a fini par abandonner l’idée ces derniers mois lors de la campagne pour les législatives.
Même flou sur l’immigration : Beppe Grillo a plusieurs fois fait des déclarations contre le droit du sol ou pour le durcissement des règles d’asile, mais la base du parti n’a pas toujours suivi. « C’est ce que les Anglo-Saxons appelleraient un “marketing-oriented party”. Un mouvement attrape-tout, qui s’encombre peu de contradictions », estime le professeur de sciences politiques Massimiliano Panarari, coauteur, avec Marco Laudonio, d’un « dictionnaire critique » consacré au mouvement (Alfabeto Grillo, éd. Mimesis, 2014, non traduit). Allié à son organisation horizontale, ce flou programmatique explique pourquoi M5S est parfois qualifié de « populiste » ou « d’anti-système ».
Une progression constante
Depuis sa création, le M5S affiche des résultats électoraux de plus en plus encourageants. Il remporte ses cinq premières mairies en 2012 et entre en force au Parlement en 2013. Avec 25 % des voix, il envoie 109 militants totalement inexpérimentés à la Chambre des députés, et 54 au Sénat. Leur arrivée, marquée par de nombreux coups d’éclat, bouleversera le fonctionnement d’un Parlement endormi dans ses habitudes. En 2014, le parti arrive en deuxième position aux élections européennes. Et fin juin 2016, il gagne les élections municipales dans deux des plus grandes villes du pays, Rome et Turin.
Avec plus de 31 % des voix obtenus dimanche, selon les dernières estimations, le M5S devrait obtenir environ 226 députés et 112 sénateurs dans la prochaine mandature. Le parti est en position de force pour la formation du gouvernement. Longtemps hostile à toute alliance avec les partis traditionnels, le M5S a brusquement changé d’avis ces dernières semaines, sous l’influence de l’actuel dirigeant du mouvement, Luigi Di Maio (31 ans), qui incarne une aile plus modérée et réaliste.

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Des résultats mitigés
Si le mouvement promet de bouleverser les pratiques politiques, ses résultats sur le terrain sont plutôt mitigés. A l’image de la maire de Rome, Virginia Raggi, qui enchaîne les scandales depuis son élection. La gestion des déchets et des transports publics reste catastrophique dans la capitale.
Autre symbole des difficultés du parti : les départs ou les expulsions incessantes de cadres du parti, parfois mis au ban sur simple critique de Beppe Grillo. A la fin de la dernière législature, le M5S ne comptait ainsi plus que 88 députés (contre 109 au départ) et 35 sénateurs (contre 54). Bien qu’officiellement parfaitement transparent, le fonctionnement interne du parti et de son site Internet (baptisé « Rousseau ») est en réalité très opaque.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ A l’issue des législatives de dimanche, aucun parti ou coalition n’a pu obtenir de majorité absolue, plongeant le pays dans l’incertitude.
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Au lendemain du scrutin en Italie, les tractations politiques s’annoncent longues

A l’issue des législatives de dimanche, aucun parti ou coalition n’a pu obtenir de majorité absolue, plongeant le pays dans l’incertitude.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 14h26
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 18h06
   





                        


Au lendemain des élections législatives, l’Italie s’est réveillée lundi 5 mars sans majorité absolue au Parlement. Le pays s’apprête à entrer dans un long tunnel de tractations politiques. « Quel bordel » titrait lundi matin le quotidien italien Il Tempo, résumant l’atmosphère générale.
Les partis antieuropéens font le plein
La percée spectaculaire des partis opposés à l’Europe s’impose comme l’un des enseignements marquants. Le Mouvement 5 étoiles (M5S), qui se revendique « antisystème », devient le premier parti du pays avec 32 % des voix, selon les premiers résulats.
La coalition formée par Forza Italia, de Silvio Berlusconi, la Ligue, de Matteo Salvini (extrême droite) et le petit parti Fratelli d’Italia (« Frères d’Italie »), obtient, elle, 37 % des voix, loin devant le Parti démocrate (centre gauche), de Matteo Renzi (19 %), selon des résultats partiels portant sur deux tiers des bureaux de vote.

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Matteo Salvini et Luigi Di Maio revendiquent la victoire

   


Le dirigeant de la Ligue, Matteo Salvini, a été le premier à dégainer. Dès la fin de matinée, il a affirmé, au cours d’une conférence de presse, que la coalition de droite et d’extrême droite avait « le droit et le devoir de gouverner », revendiquant également la direction du gouvernement. M. Salvini a aussi écarté l’idée d’une coalition avec les populistes du Mouvement 5 étoiles, qui a obtenu 31,93 % des suffrages.
Quelques minutes après l’intervention de M. Salvini, Luigi Di Maio le dirigeant du M5S, premier parti d’Italie dans ces élections, a également revendiqué le droit de former un gouvernement. « Nous avons la responsabilité de donner un gouvernement à l’Italie (…). Nous sommes une force politique qui représente le pays tout entier, ce que je ne peux pas dire des autres formations, cela nous projette inévitablement vers le gouvernement du pays », a déclaré le leadeur de 31 ans lors d’une conférence de presse à Rome.
Et alors que le parti fondé par l’humoriste Beppe Grillo a toujours refusé les alliances et a fait campagne contre les combines politiques, des élus du mouvement ont ouvert la porte dimanche à des négociations avec d’autres formations : « Tous les partis vont devoir venir parler avec nous, a notamment lancé le député Alessandro Di Battista. C’est eux qui devront venir parler avec nous, avec nos méthodes de correction et de transparence. » 
La chute de Matteo Renzi et de Silvio Berlusconi

   


Les deux poids lourds de la politique italienne ont subi un sérieux revers dimanche. Le Parti démocrate (PD, centre gauche) de Matteo Renzi, l’ancien premier ministre, n’avait jamais atteint un score aussi bas, avec 19 % des voix.
A l’échelle du pays, le centre gauche n’est arrivé en tête que dans deux régions, la Toscane et le Trentin-Haut-Adige. Le PD, avait pourtant remporté 40 % des suffrages aux élections européennes de 2014. « Il est clair que pour nous il s’agit d’une défaite évidente », a commenté Maurizio Martina, un des plus hauts responsables du PD. C’est d’ailleurs l’ensemble de la gauche qui subit une sérieuse défaite. Les frondeurs de Liberi e Uguali (« Libres et Egaux », gauche), sont à peine au-dessus du seuil de 3 % nécessaires pour entrer au Parlement.
L’autre grand perdant de cette soirée électorale n’est autre que Silvio Berlusconi. L’ancien homme fort de l’Italie a tenté un énième retour sur la scène politique à 81 ans. Mais son parti, Forza Italia, n’est arrivé qu’en quatrième position, devancé notamment pour la première fois par la Ligue.

   


Début des concertations
Le président de la République, Sergio Mattarella, placé par la Constitution italienne en position d’arbitre, a un rôle crucial. C’est lui qui doit décider à qui il confiera la charge de former un gouvernement.

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Pour ce faire, il dispose d’un peu de temps : avant que commencent les négociations officielles il faut attendre l’ouverture de la législature, le 23 mars, puis la désignation des présidents et vice-présidents des Chambres et des divers groupes. Et si aucune majorité ne se dessine, M. Mattarella devrait laisser en place le gouvernement actuel de Paolo Gentiloni (centre gauche), qui n’a pas besoin de demander la confiance du nouveau Parlement pour gérer les affaires courantes. Le temps, éventuellement, de convoquer de nouvelles élections.

   


Les europhobes se félicitent
A l’étranger, la présidente du Front national, Marine Le Pen, a été parmi les premières à adresser ses « chaleureuses félicitations » à M. Salvini sur Twitter, estimant que sa « progression spectaculaire » était « une nouvelle étape du réveil des peuples ». Dans un bref message sur Twitter, l’ancien leadeur du UKIP Nigel Farage a aussi félicité ses « collègues » du M5S.
La ministre des affaires européennes française, Nathalie Loiseau, se refusant au « catastrophisme », a estimé sur Franceinfo que l’Italie était « dans une phase d’eurodéception ». Un peu plus tard le président français, Emmanuel Macron, a relevé le contexte de « la très forte pression migratoire » que connaît l’Italie et qui serait, selon lui, une des explications des résultats.

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Italie : les personnalités clés dans les négociations de gouvernement

Les Italiens se réveillent, lundi, dans un pays difficilement gouvernable à l’issue des élections législatives.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 13h05
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 14h07
   





                        


Des tractations politiques difficiles s’annoncent en Italie, où les élections législatives du dimanche 4 mars n’ont permis à aucune majorité claire d’émerger. Les partis traditionnels ont été débordés par l’extrême droite de la Ligue du Nord et l’ovni contestataire qu’est le Mouvement 5 étoiles.
Les négociations ne devraient pas commencer avant l’ouverture de la législature, le 23 mars, mais plusieurs visages de la politique italienne s’imposent déjà comme de futurs acteurs-clés.

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Luigi Di Maio, le contestataire qui veut être incontournable

   


Il se voulait le visage modéré d’un mouvement populiste créé en 2009 par l’humoriste Beppe Grillo : Luigi Di Maio avait de quoi exulter, dimanche soir, à l’annonce des premiers résultats. Le Mouvement 5 étoiles (M5S), qui a longtemps refusé toute alliance, s’est imposé à l’issue des élections législatives comme le premier parti d’Italie.
Avec 32,4 % des suffrages obtenus à la Chambre des députés et 32 % au Sénat, le parti populiste n’a pas obtenu de majorité lui permettant de gouverner seul, mais clame qu’aucune tractation ne se fera sans lui. « Tout le monde va devoir venir nous parler », a commenté, dimanche soir, le responsable du M5S, Alessandro Di Battista.
A 31 ans, Luigi Di Maio s’est attaché pendant la campagne à représenter le visage rassurant du parti contestataire. Alors que le M5S avait rejoint, en 2014, le même groupe parlementaire que le parti britannique UKIP (pro-Brexit), Luigi Di Maio assurait en février au Monde que son parti était favorable à l’Europe : « Certes, nous sommes critiques, mais nous voulons rester dans l’Union européenne, et bien sûr, nous voulons rester dans l’euro. »

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Matteo Salvini, le pari de l’extrême droite

   


A bientôt 45 ans, Matteo Salvini est le chef de file du parti d’extrême droite de la Ligue du Nord, rebaptisé Ligue pour cette campagne. Après une campagne menée à coups de messages extrémistes et de provocations, ce Milanais qui a centré la campagne des élections sur les thèmes de l’immigration et de l’insécurité a remporté une forme de victoire.
Il est parvenu à parachever la mutation de la Ligue, naguère recroquevillée sur le nord du pays, en grande formation d’extrême droite rayonnant sur la totalité du territoire, sans pour autant s’affaiblir sur ses bases de Lombardie et de Vénétie.
La Ligue de Matteo Salvini est surtout arrivée en tête au sein de la coalition formée pour ces élections avec Silvio Berlusconi et sa formation Forza Italia. La Ligue a décroché environ 18 % des suffrages dans les deux chambres, contre 14 % pour le parti de l’ancien président.
Dans le cadre de leur accord de coalition, le parti de Matteo Salvini et Forza Italia avaient convenu que la formation qui arriverait en tête prendrait la direction d’un éventuel gouvernement. Si leur alliance ne semble pas suffisante pour une majorité, le parti d’extrême droite pourrait chercher d’autres alliés.

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Sergio Mattarella, l’arbitre

   


Avec aucun parti obtenant la majorité absolue, une période de tractations va s’ouvrir dans les prochains jours. Placé par la Constitution italienne en position d’arbitre, le président de la République, Sergio Mattarella, devra décider à qui il confiera la charge de former un gouvernement.
Pour ce faire, il dispose d’un peu de temps : avant que ne commencent les négociations officielles, il faut attendre l’ouverture de la législature, le 23 mars, puis la désignation des présidents et vice-présidents des Chambres et des divers groupes.
Très fin connaisseur du monde politique italien, il passe pour un fin manœuvrier, en même temps qu’un homme de sang-froid. Des qualités qui ne seront pas de trop s’il veut conserver une chance d’épargner à l’Italie un grand saut dans l’inconnu.

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Matteo Renzi, vers des tractations compliquées

   


Les tractations s’annoncent difficiles pour l’ancien chef du gouvernement Matteo Renzi, actuel secrétaire général du Parti démocrate. Avec 18,8 % des suffrages obtenus à la Chambre des députés et 19,2 % au Sénat, selon les premiers résultats, le PD est le deuxième partie d’Italie, mais il atteint son plus bas niveau historique, largement devancé par le M5S et la coalition de droite.
Renzi aura-t-il les moyens de s’accrocher à son poste, comme il l’avait annoncé par avance, quelques jours avant le scrutin ? Rien n’est moins sûr, et les rumeurs de démission prochaine n’ont cessé de grandir durant la nuit de dimanche, durant laquelle le vice-secrétaire du PD Maurizio Martina a reconnu devant la presse une « défaite très claire ».

        L’analyse :
         

          Le Parti démocrate de Matteo Renzi est à terre après cinq ans de pouvoir



Silvio Berlusconi, le difficile retour

   


Dans un tweet de février, Silvio Berlusconi avait déclaré : « Je suis comme le bon vin, en vieillissant je m’améliore, et maintenant je suis parfait. » A 81 ans, l’ancien premier ministre italien prévoyait un nouveau retour : alors que ses condamnations lui ont interdit toute fonction publique jusqu’en 2019, « le Cavaliere » avait mené campagne pour son poulain Antonio Tajani au sein de son parti Forza Italia.
La coalition de droite qu’il avait formée est arrivée en tête des résultats provisoires, dimanche, mais sans majorité pour former un gouvernement. Surtout, Forza Italia a plusieurs points de retard sur la Ligue, alors que leur accord implique que le leadeur du groupe en nombre de votes prenne la tête du gouvernement. Dans la nuit, l’ancien ministre Renato Brunetta, qui a fait office, toute la soirée, de porte-parole de Forza Italia sur les ondes, a été forcé d’admettre, du bout des lèvres, que son parti respecterait l’accord. Silvio Berlusconi, lui, est resté silencieux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Le correspondant du « Monde » à Rome a répondu à des questions d’internautes au lendemain de scrutins parlementaires remportés par les « forces antisystème ».
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Elections en Italie : « Ce qu’il faut comprendre, c’est qu’on repart de zéro »

Le correspondant du « Monde » à Rome a répondu à des questions d’internautes au lendemain de scrutins parlementaires remportés par les « forces antisystème ».



Le Monde
 |    05.03.2018 à 16h05
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 18h04
   





                        


A l’issue du vote des Italiens, dimanche 4 mars, pour élire députés et sénateurs, aucune majorité parlementaire claire n’a émergé lundi matin. Avec 32 % des voix, le Mouvement cinq étoiles (M5S) est arrivé en tête, tandis que la coalition de droite et d’extrême droite obtient près de 37 % des voix, selon des résultats partiels. Au cours d’un tchat, le correspondant du Monde à Rome, Jérôme Gautheret, a fait le point avec des internautes.

        Lire la synthèse :
         

          En Italie, le triomphe des forces antisystème



Gultyx : Les deux présidents des partis arrivés en tête, Ligue et M5S, ont dit vouloir gouverner. Mais chacun a refusé une alliance avec l’autre. Quelles sont alors les possibilités ?
Jérôme Gautheret : Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que, depuis ce matin, on repart de zéro. Les discussions vont commencer, et elles prendront quelques semaines. Il ne faut pas accorder trop d’importance aux déclarations passées. Toutes les configurations seront étudiées. Franchement, rien n’est impossible. Y compris une absence prolongée de gouvernement, avec de nouvelles élections à la fin de l’année.
Ces derniers mois, c’est la possibilité d’une alliance du M5S et de la Ligue du Nord qui suscitait les inquiétudes les plus profondes dans les milieux économiques et à Bruxelles. Aujourd’hui, je pense que c’est hautement improbable, d’abord parce que les Cinq étoiles sont en plein recentrage européen, ensuite parce que dans un tel ensemble, la Ligue du Nord ne serait qu’une force d’appoint, et que son chef, Matteo Salvini, n’a rien à gagner à ça.
Ce qu’il va falloir regarder, car c’est un grand classique de la politique italienne, ce sont les scissions en tout genre qui risquent de s’opérer dans les prochains jours. En ayant en tête une idée : des Cinq étoiles et de la Ligue, c’est la formation qui fera le moins peur qui rassemblera le plus facilement autour d’elle.

   


Ra’ton : La gauche va-t-elle sérieusement accepter de laisser l’extrême droite gouverner en refusant toute alliance pour sa « cure d’opposition », ou peuvent-ils, comme le SPD en Allemagne, finalement se décider à négocier avec le Mouvement 5 étoiles ?
La pression sera très forte à gauche pour rejeter à tout prix la possibilité d’un gouvernement dominé par l’extrême droite. Après une telle claque, la cure d’opposition est un réflexe naturel, mais il faut prendre conscience que ce genre de raisonnement est peu conforme à la tradition italienne, qui tend à fabriquer des consensus les plus larges possible. Ici, on fait des coalitions pour s’assurer une part du pouvoir, et quand on peut gouverner, on gouverne. Ce qu’il ne faut pas oublier, c’est que le gouvernement Gentiloni n’est pas tombé. Autrement dit, tant qu’il n’y a pas de majorité, il continue d’exister.
B : Peut-on dire quelque chose à propos de la répartition spatiale du vote ?
C’est un des résultats les plus saillants du scrutin : au sud de Rome, le M5S est en position majoritaire ; au nord, c’est la droite, et au sein de la droite, la force dominante est la Ligue. Pour le reste, les centres des grandes villes sont les seuls endroits où le Parti démocrate aura limité la casse : le parti de centre gauche est même en tête à Milan.
Otto : Constitutionnellement, que peut faire le président de la République, Sergio Mattarella ?
Son rôle est essentiel : c’est en effet lui, et lui seul, qui aura la responsabilité de nommer la personnalité selon lui la plus à même de gouverner. Par ailleurs, M. Mattarella est un modéré, et sa mission institutionnelle est de… sauvegarder les institutions. Dans les prochains jours, il fera tout pour éviter les configurations trop aventureuses.
Pascal : Quel a été le thème central de ces élections ? L’économie, le social, l’immigration ?
Vu que la conjoncture s’est considérablement améliorée ces derniers mois, l’économie n’a pas été centrale dans la campagne, sauf sous la forme d’une surenchère inédite de promesses de baisses d’impôt. Le sujet qui a dominé les discussions, et qui explique en grande partie le résultat de la Ligue, c’est l’immigration. Dossier sur lequel l’Europe n’a pas brillé ces dernières années par sa solidarité envers l’Italie, et qui aura contribué à faire monter toutes les forces eurosceptiques.
Sans doute Matteo Salvini doit-il à Bruxelles une bonne partie de son succès. S’agissant des Cinq étoiles, je serais en revanche plus prudent. Ce mouvement est profondément italien, et très lié à l’histoire politique du dernier quart de siècle. Ses dynamiques sont avant tout internes, dans le rejet de la corruption, de la « caste » et d’une société bloquée.

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Vu de Troyes : Quel est l’état d’esprit à Bruxelles vis-à-vis de l’Italie en ce moment ?
Pour l’heure, ce qui est frappant c’est l’absence de panique, tant à Bruxelles que sur les marchés. A la Commission, on espère sans doute que la raison l’emportera, et on parie que personne n’a intérêt à provoquer une crise majeure, alors que l’UE semble enfin relever la tête.
Doudidou : Mais d’où vient cette loi électorale si compliquée que les Italiens ont tenté (en vain) de simplifier en 2017 ? Ages différents pour voter pour les députés et les sénateurs, nominations directes, vote pour un parti…
L’âge différent pour voter est une tradition qui vient de loin. Pour le reste, le « Rosatellum » a été conçu à l’automne dernier pour favoriser les formations capables de constituer des alliances (en premier lieu le PD et Forza Italia, donc) et pour barrer la route aux Cinq étoiles. C’est une loi qui ne répond qu’à des raisons d’opportunité. Et dont chacun pourra constater que la principale victime est le PD, qui l’a conçue !
Alias Renzi : Quel est le background de Luigi Di Maio, le chef de file du M5S ? A-t-il les compétences pour gouverner ?
Le background ? Il est plus que léger. M. Di Maio est né en 1986, il est entré au Parlement à 26 ans, en 2013. Avant cela, il n’a aucune expérience ou presque hors de la politique. Ses opposants ne manquent pas de le rappeler, en même temps qu’ils moquent son peu de culture générale et sa maîtrise approximative du subjonctif… Mais pour être tout à fait honnête, un Renzi ou un Salvini n’ont pas beaucoup plus d’expérience professionnelle, ils sont tous entrés en politique avant 20 ans, pour ne jamais faire rien d’autre. Et de l’avis général, M. Di Maio a bien rempli son rôle de vice-président de la Chambre.

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Vincent : Quel est le rôle d’un Silvio Berlusconi, qui ne peut pas être élu ? Quels sont les autres leaders possibles au sein de Forza Italia ?
Silvio Berlusconi n’a fait aucune apparition publique depuis dimanche soir. Jusque-là, il pouvait dire qu’en 2011, il n’avait pas été chassé par les urnes, ce qui était parfaitement exact. Mais cette fois-ci, c’est désastreux. Il est très difficile de l’imaginer rester en politique après cette humiliation. A vrai dire, c’est l’avenir de Forza Italia tout entière qui est en suspens : au fil des années et des épurations, le parti en était venu à ne plus être que le rassemblement des amis de Berlusconi, et toutes les figures charismatiques qui auraient pu rivaliser avec lui sont parties, ou ont été évincées. Autrement dit, Forza Italia n’est plus qu’une coquille vide, et risque bien dans les prochaines semaines de changer en profondeur.
Alias Renzi : Comment expliquez-vous que les expériences très mitigées de gestion M5S (je pense en particulier à la mairie de Rome) n’aient pas eu de conséquences négatives sur le vote, au contraire ?
L’envie d’envoyer promener les élites politiques traditionnelles aura été la plus forte…

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Editorial. Le paysage qui émerge des épisodes électoraux du 4 mars en Italie et en Allemagne est lourd de menaces pour l’Union européenne.
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Rome, Berlin : l’Europe en suspens

Editorial. Le paysage qui émerge des épisodes électoraux du 4 mars en Italie et en Allemagne est lourd de menaces pour l’Union européenne.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 11h28
   





                        


Editorial du « Monde ». Une bonne nouvelle pour l’Europe, venue d’Allemagne, suivie d’une très mauvaise nouvelle, en Italie. La journée du 4 mars, avec le verdict simultané du SPD allemand et de l’électorat italien, aurait pu être fatale à la construction européenne. Mais l’Europe n’est pas sortie de l’ornière pour autant. Si le vote positif des membres du parti de centre gauche allemand sur le contrat de coalition gouvernementale lève un obstacle majeur, il est, malheureusement, assombri par le triomphe des forces populistes et eurosceptiques en Italie.
Le paysage qui émerge de ces épisodes électoraux dans les deux principaux pays, avec la France, de la zone euro, est en effet lourd de menaces. En disant oui à une nouvelle « grande coalition » avec les conservateurs d’Angela Merkel, les sociaux-démocrates allemands ont certes évité le chaos et privilégié la stabilité. Il n’y aura pas de nouvelles élections en Allemagne et Mme Merkel restera chancelière, pour un quatrième mandat. Mais pour quoi faire ?

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L’accord entre le SPD et la CDU-CSU promet « un nouvel élan pour l’Europe ». Ambitieux dans ses têtes de chapitre, il est en réalité beaucoup plus prudent dans les détails, ce que confirme le choix des hommes qui seront chargés de le mettre en œuvre. A l’instar du futur ministre des finances et vice-chancelier, Olaf Scholz, un social-démocrate dont les premières déclarations ont surtout rassuré les gardiens de l’héritage de son prédécesseur, Wolfgang Schäuble. Ou de Horst Seehofer, le président de la très conservatrice CSU bavaroise, qui, en tant que ministre de l’intérieur, aura la haute main sur une politique migratoire largement inspirée par son propre parti.
Le volontarisme pro-européen fait désormais figure d’exception
Reste Mme Merkel. Voudra-t-elle impulser cet « élan » ? Ce n’est pas son tempérament mais, pour ce qui sera probablement son dernier mandat, elle peut être tentée de prendre une initiative qui ne soit pas conditionnée par le seul souci de sa réélection. Mais le pourra-t-elle seulement ? On peut, hélas, en douter, dans une Europe où le volontarisme pro-européen d’un Emmanuel Macron fait désormais figure d’exception.
Car le message politique qui émane des urnes italiennes est d’une clarté brutale, même si sa traduction institutionnelle risque de plonger Parlement et gouvernement dans une longue confusion. Après dépouillement de près de 90 % des bulletins de vote, le Mouvement 5 étoiles atteignait, lundi matin, le score historique de 31,9 % des voix. La Ligue (ex-Ligue du Nord), emmenée par l’extrémiste Matteo Salvini, peut compter sur près de 19 %, devançant largement le parti de centre-droit de Silvio Berlusconi, Forza Italia, qui croyait pouvoir jouer les arbitres de cette élection mais n’a reçu l’adhésion que de 13,9 % des suffrages. Si l’on ajoute à ce tableau les 4,3 % du parti d’extrême droite Frères d’Italie, ce sont largement plus de la moitié des électeurs italiens qui ont voté pour des formations antisystème. Le parti démocrate de l’ancien premier ministre Matteo Renzi confirme, lui, la tendance pan-européenne de l’effondrement des partis de centre gauche, avec 18,9 % des voix.

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C’est un paysage tristement familier : la France, finalement, n’a échappé en 2017 à une catastrophe comparable que par la grâce du scrutin à deux tours. Les Etats-Unis ont élu Donald Trump en 2016, cinq mois après le vote des électeurs britanniques en faveur du Brexit. L’Italie du 4 mars ne veut pas, elle, sortir de l’Union européenne. Mais elle fera tout pour l’empêcher d’avancer.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ La victoire du Mouvement 5 étoiles et de la Ligue complique à l’extrême la formation d’une coalition.
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En Italie, le triomphe des forces antisystème

La victoire du Mouvement 5 étoiles et de la Ligue complique à l’extrême la formation d’une coalition.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 10h48
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 10h52
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Tout d’abord il y a eu un flottement incrédule. A 23 heures, lorsque sont tombées les premières estimations officielles, parmi les étudiants, journalistes universitaires rassemblés dans les luxueux locaux romains de l’université Luiss, on ne voulait pas y croire. Toute la journée de dimanche, les sondages officieux avaient circulé, et ils montraient, avec une remarquable régularité, la poussée des « forces anti­système », Mouvement 5 étoiles (M5S) et Ligue (anciennement Ligue du Nord). Mais on se voulait rassurant : comme d’habitude, les instituts se seront trompés, les tendances vont s’affiner, tout va rentrer dans l’ordre…
Pourtant c’est le contraire qui s’est produit. De minute en minute, après minuit, la vérité est apparue avec de plus en plus de netteté : le 4 mars 2018, par la volonté des électeurs italiens, les cadres politiques du dernier quart de siècle ont volé en éclats, laissant émerger un paysage dans lequel les forces antisystème se retrouvent en position de force.
Premier coup de tonnerre, le Mouvement 5 étoiles, inclassable formation protestataire née il y a moins de dix ans de la rencontre d’un humoriste (Beppe Grillo) et d’un informaticien (Gianroberto Casaleggio), rassemble à lui seul plus de 31 % des suffrages. Depuis plusieurs mois, le M5S était donné comme la première force politique du pays, et ces résultats spectaculaires, surtout dans le sud du pays, ne font qu’accentuer une tendance que beaucoup avaient vu venir.

Puis est arrivé le tremblement de terre : comme prévu, la coalition de droite est en tête, avec plus de 37 % des suffrages, sans pour autant disposer d’une majorité de gouvernement, mais le rapport de force entre ses composantes s’est inversé, le parti de Silvio Berlusconi cédant le pas à la très extrémiste Ligue de Matteo Salvini. Au fil des heures, l’écart s’est accru, jusqu’à prendre les allures d’un gouffre : avec 18 %, contre à peine 14 % pour la droite modérée, le résultat prenait des airs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ A Turin : près de 5 000 étudiants inscrits pour décrocher l’un des cinq postes d’infirmiers dans la région. Le symbole d’une « génération chômage » désabusée.
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Article sélectionné dans La Matinale du 03/03/2018
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Elections en Italie : la jeunesse déplore une politique qui reste « magouille et compagnie »

A Turin : près de 5 000 étudiants inscrits pour décrocher l’un des cinq postes d’infirmiers dans la région. Le symbole d’une « génération chômage » désabusée.



Le Monde
 |    04.03.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 15h39
    |

            Charlotte Chabas (envoyée spéciale à Turin)








                        



   


Sous ses yeux bruns en amande, son trait de khôl estompé lui fait comme deux ecchymoses. Valeria S. a le visage froissé des petits matins sans sommeil. Toute la nuit, elle a enchaîné les heures de conduite avec sa sœur depuis leur station balnéaire natale de Vasto, dans les Abruzzes. Huit heures au volant de l’Opel Corsa jaune moutarde de leurs parents. 766 kilomètres pour « se donner une chance de trouver un emploi à vie », espère la jeune femme de 24 ans.
Les deux sœurs ont pourtant bien cru ne jamais parvenir à destination. La faute à la neige, qui tombe dru en ce petit matin du vendredi 2 mars à Turin, dans le nord de l’Italie. « Encore une épreuve sur le chemin bien accidenté de la réussite », plaisante Valeria S., dont le visage se tend à mesure que le stress monte.
5 000 pour cinq postes
Comme elle, ils sont nombreux à avoir gagné la capitale piémontaise. Tellement nombreux que la ville a réquisitionné le Palais des sports Ruffini, un vaste bâtiment circulaire de béton au sud de la ville.
Près de 5 000 personnes y sont attendues ce jour-là pour un test de présélection au concours d’infirmier. Seuls 800 seront retenus pour un second examen, et pourront espérer décrocher l’un des cinq postes d’infirmiers de la fonction publique officiellement ouverts cette année. En vérité, peut-être un peu plus – l’administration italienne a ceci de vicieux qu’elle n’affiche que le nombre minimal de postes créés dans l’année.

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Reste que l’espoir est mince de faire partie des heureux élus, même s’ils sont mieux lotis que d’autres. En janvier, ils étaient 5 000 pour un poste d’infirmière à Parme. Le mois dernier, un concours pour un poste de professeur a attiré 10 000 candidats, tandis que trente postes de pompiers ont rassemblé 18 000 personnes.
« Génération chômage »
Ce vendredi matin à Turin, l’événement est d’ailleurs tout autant un questionnaire médical qu’une leçon de géographie italienne. Bari, Naples, Pescara, Milan… ils viennent de partout tenter leur chance.
Dans un pays où près 33 % des moins de 25 ans et 17 % des moins de 35 ans sont au chômage, la fonction publique est « un rêve de ne plus jamais avoir à se préoccuper de l’avenir », raconte Matteo, 26 ans. Et « pouvoir quitter la maison de ses parents », rajoute dans un souffle celui qui tente pour la quatrième fois le concours. Lui a utilisé l’argent offert par ses grands-parents à Noël pour gagner le Piémont. « Tant pis pour le cadeau d’anniversaire de ma copine », déplore-t-il.
Le Mouvement 5 étoiles (M5S) a bien compris l’enjeu électoral de cette « génération chômage ». A quelques jours des élections législatives du dimanche 4 mars, le parti populiste, lancé en 2009 sur la promesse d’un « renouvellement de la classe politique », est le seul à tracter à la sortie du gymnase, où les cigarettes brûlent en même temps que les forfaits téléphoniques.

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Selon les derniers sondages, près de 40 % des moins de 25 ans pourraient s’abstenir dimanche. Pour Antonio Noto, directeur de l’institut de sondage italien IPR, ce chiffre s’explique « par une perte de confiance généralisée dans le monde politique ». Il y a dix ans, ils étaient 10 % à dire croire aux partis politiques. Ils ne sont plus que 7 %.
« On n’y croit plus à tes conneries »
Dans les allées du parc Ruffini, les militants du M5S peinent d’ailleurs à intéresser les jeunes étudiants. « Remballe ton tract, on n’y croit plus à tes conneries », dit un jeune homme en doudoune sombre. « Si les jeunes comptaient dans ce pays, on commencerait par leur donner le même droit de vote », lance-t-il amer. En Italie, les électeurs âgés de 18 à 25 ans n’ont le droit de voter que pour les députés, et non les sénateurs.

   


En face, la militante du M5S, bonnet rose pastel sur la tête, ne se laisse pas impressionner. Elle lui tend le tract où s’affiche le visage juvénile du nouveau dirigeant du parti, Luigi di Maio, 31 ans. « Il comprend nos problèmes, puisqu’il est jeune aussi », dit l’étudiante, qui martèle :
« Il faut voter pour lui, c’est notre seule chance de nous faire entendre. »
Un groupe de quatre jeunes femmes venues de Toscane approuve. « On votera pour le mouvement 5 étoiles parce que c’est le seul qui propose des choses concrètes pour nous sortir de notre merde », dit l’une d’elle avec véhémence, citant notamment le revenu universel de 780 euros qu’a promis d’instaurer le parti. « Au moins, c’est quelque chose », dit-elle. « Les autres, ils nous accusent juste de pas faire assez d’enfants sans comprendre que c’est compliqué de construire une famille quand tout ce qu’on te propose, c’est des stages sous-payés », s’emporte l’étudiante, perchée sur des bottes à talons hauts.
« Magouille et compagnie »
Mais le M5S, crédité de près de 26 % dans les derniers sondages, a beau s’imposer comme le premier parti en termes de voix, il n’est pas le mieux placé pour former un gouvernement. « La politique italienne, ça reste magouille et compagnie, ce n’est qu’une histoire de coalitions et de qui s’entend avec qui », s’emporte Rosa, une jeune Turinoise de 24 ans. « Ou plutôt, de qui fait semblant de s’entendre avec qui », complète-t-elle, en imitant des dirigeants de la coalition de droite obligés de se faire des courbettes.
Cette fille d’enseignants n’est d’ailleurs pas plus convaincue par le nouveau dirigeant du M5S, qui tente de lisser l’image du parti en lui donnant une inflexion soudainement moins europhobe. « Comment on peut croire qu’un homme de 31 ans, qui n’a même pas eu son diplôme de droit, n’est pas la marionnette d’autres personnes qui orchestrent en coulisses ? » La jeune femme, qui avait voté M5S aux municipales, se dit « déçue d’un parti qui change d’avis comme de chemises ». « Ils essaient de faire, c’est sûr, mais ils font surtout mal », conclut-elle.
« Demain sera pire qu’aujourd’hui »
Une de ses amies, piercing à l’arcade et queue-de-cheval brouillonne, n’ira pas voter dimanche. « A quoi bon », dit celle qui dit « n’avoir même plus le goût de parler politique, tant c’est devenu n’importe quoi », avec cette gauche « plus éclatée qu’un puzzle ». Son compagnon, étudiant en chimie, partage son désarroi. « Pour nous, demain sera pire qu’aujourd’hui », lance-t-il.
« Comment vous voulez qu’on croie en quelque chose quand on a toujours connu un Berlusconi pas loin du pouvoir et le sentiment que la seule solution pour la stabilité du pays, c’est encore et toujours Berlusconi ? »

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Lui est décidé, il quittera l’Italie le plus vite possible pour « trouver du boulot dans un pays où on donne une vraie chance aux jeunes ». Selon les derniers chiffres de la fondation Migrantes, en 2016, plus de 50 000 d’Italiens âgés de 18 à 34 ans sont partis chercher un meilleur avenir à l’étranger. Une fuite des cerveaux qui inquiète, alors que le pays affiche déjà l’une des populations les plus âgées au monde, derrière le Japon et l’Allemagne.

   


Pour Stefano en revanche, hors de question de quitter son pays. Ce Milanais votera pour la Ligue dimanche, comme le reste de sa famille. Le parti d’extrême droite de Matteo Salvini pourrait bien faire marquer le scrutin, après une campagne dominée par les questions de sécurité et d’immigration. « Si on veut vraiment donner une chance à l’Italie, il faut donner le pouvoir à ceux qui l’aiment et veulent son bien », dit le jeune homme de 26 ans, qui dit « en avoir marre qu’[on] soit toujours les derniers servis ». Certains de ses amis voteront même « encore plus à droite », dit-il, avec un soupçon de fierté en évoquant le parti fasciste Casapound. « Cette fois, il faut qu’on ait le courage », dit-il bravache.

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A la sortie du concours, les deux sœurs venues des Abruzzes se tombent dans les bras. Elles qui « ne croient plus en grand-chose » n’iront pas voter dimanche. In extremis, elles ont trouvé un canapé à squatter pour le week-end à Turin. La cousine d’une amie de lycée. Lundi, la deuxième sœur passe aussi un concours dans la capitale piémontaise. 5 000 candidats pour 30 postes d’éducateurs spécialisés. Alors dimanche soir, ce sera une « soirée électorale italienne classique ». Devant la télé, avec un plat de pâtes, et « beaucoup d’amertume ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Dans une tribune au « Monde », la politologue Elena Musiani analyse le vote du 4 mars comme un désaveu cinglant pour l’Europe.
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Italie : « Ce vote illustre l’inachèvement de l’unité de la nation »

Dans une tribune au « Monde », la politologue Elena Musiani analyse le vote du 4 mars comme un désaveu cinglant pour l’Europe.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 10h55
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 13h13
    |

Elena Musiani (Chercheuse associée à l’Institut des sciences sociales du politique (CNRS) et chargée de recherche au département des sciences de l'...







                        



                                


                            
Tribune. Le fait que les deux tiers des Italiens se soient rendus aux urnes dimanche 4 mars donne à leur vote une portée politique qui interpelle toute l’Europe. La première leçon du scrutin est celle d’un effondrement historique de la gauche, alors qu’une coalition de droite et d’extrême droite est arrivée en tête.
Mais les Italiens n’ont pas souhaité une simple alternance. Une autre majorité s’est dessinée, très différente : celle d’un refus de la politique qui a été suivie depuis une quinzaine d’années par le centre gauche. Elle a pris dans le Nord la forme d’un vote nationaliste en faveur de la Ligue (ex-Ligue du Nord), et dans le Sud celle d’un vote en faveur du Mouvement 5 étoiles, expression d’une population en déshérence.

Ces deux votes, profondément différents, illustrent l’inachèvement de l’unité de la nation italienne. Tous deux mettent en lumière le désarroi et la détresse d’une population menacée par la désindustrialisation et le sous-emploi. L’Europe s’est contentée de stigmatiser ce qu’elle a appelé un « populisme » italien, sans jamais s’interroger sur les racines profondes du malaise qui taraudait l’Italie, simplement sommée de réintégrer la norme libérale. Ce vote est aussi un échec de l’Europe, qui a perdu la mémoire des liens très particuliers tissés entre elle et l’Italie.
« Les élites libérales, oublieuses du peuple, ont préféré bâtir l’Italie contemporaine grâce à l’intervention de l’Europe »
La nation, en Italie, n’a pas pu se construire sur le socle démocratique d’une large alliance entre les classes populaires et les élites libérales. Ces dernières, oublieuses du peuple, ont préféré, à plusieurs reprises, bâtir l’Italie contemporaine grâce à l’intervention de l’Europe. En 1860, ce fut l’Europe de Napoléon III qui permit de surmonter l’échec d’un risorgimento national. En 1918, l’Europe nouvelle plaça l’Italie du côté des vainqueurs. En 1957, ce fut le traité de Rome qui consacra l’intégration...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Dans une lettre ouverte publiée le 5 mars, des collectifs féministes interpellent plusieurs responsables politiques, dont la ministre de la culture, Françoise Nyssen.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Une lettre ouverte proteste contre la tenue d’un concert de Bertrand Cantat

Dans une lettre ouverte publiée le 5 mars, des collectifs féministes interpellent plusieurs responsables politiques, dont la ministre de la culture, Françoise Nyssen.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 17h33
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 18h44
   





                        


Les collectifs féministes à l’origine d’une pétition contre la tenue d’un concert de Bertrand Cantat poursuivent leur mobilisation. Dans une lettre ouverte, publiée le 5 mars, ils interpellent plusieurs responsables politiques, dont la ministre de la culture, Françoise Nyssen, et les partenaires du festival Papillons de nuit, à Saint-Laurent-de-Cuves, dans la Manche, afin de faire annuler la prestation du chanteur, le 18 mai.
« Artiste français, il est devenu le symbole des violences conjugales le 1er août 2003 lorsqu’il a, de ses mains, tué sa compagne Marie Trintignant [...], écrivent-ils. Cessons de promouvoir lors d’événements publics, financés notamment par des deniers publics, des hommes qui se sont rendus coupables de féminicides et de violences extrêmes sur des femmes ; des hommes qui, sans oser affronter l’ignominie et l’irréparable, se présentent encore trop souvent en victimes. »

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                Plus de 61 000 signatures pour protester contre un concert de Bertrand Cantat lors d’un festival



« En tant que partenaire de ce festival vous participez à son financement, lui apportez une caution politique, morale et institutionnelle, vous y associez votre image et légitimez, de fait, les messages diffusés dans ce cadre », poursuit le texte, qui demande aux responsables politiques de se « positionner » et de se « désolidariser de cette entreprise ».
70 000 signatures recueillies
Une pétition, qui a recueilli plus de 70 000 signatures, n’avait pas convaincu les organisateurs du festival d’annuler le concert. « Nous affirmons le maintien de tous nos concerts. Nous faisons valoir le droit de nos trente-huit artistes à monter sur scène et le droit de notre public à se forger sa propre opinion sur leurs qualités humaines et artistiques », ont déclaré ces derniers.
Les collectifs féministes s’en émeuvent. « Il·elle·s [les organisateurs] considèrent que leur seul critère de choix doit être celui de l’artistique. Or, s’il·elle·s programment un « artiste qui a écrit une page de l’histoire du rock français », il·elle·s programment aussi un homme qui a écrit une page de l’histoire des violences faites aux femmes. Pouvons-nous considérer qu’il ne s’agit que d’un détail de sa biographie ? »

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Quinze ans après la mort de l’actrice Marie Trintignant sous les coups du chanteur, Bertrand Cantat a entamé jeudi dernier sa tournée dans un contexte rendu plus explosif encore par l’affaire Weinstein et par la vague de dénonciation du harcèlement et des violences envers les femmes qu’elle a suscitée.
Cependant, aucun rassemblement n’avait été organisé pour s’opposer à la venue du chanteur, dont la participation à des festivals dans les mois à venir suscite par endroits la polémique. Au total, une quarantaine de dates et de participations à des festivals sont programmées d’ici à l’été dans le cadre de la tournée de l’ex-leader de Noir Désir.
A ce jour, un seul concert a été annulé, celui prévu à la fin de juillet au festival Les Escales, à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), dont le maire (PS), David Samzun, avait exprimé sa « désapprobation » dans une lettre aux organisateurs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Les villes qui ont façonné Poutine (1|4). A l’approche de la présidentielle du 18 mars, «  Le Monde » consacre une série d’articles au chef du Kremlin. Première étape : l’ex-RDA, où il fut officier du KGB entre 1985 et 1990.
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Article sélectionné dans La Matinale du 04/03/2018
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A Dresde, sur les traces de l’agent Poutine

Les villes qui ont façonné Poutine (1|4). A l’approche de la présidentielle du 18 mars, «  Le Monde » consacre une série d’articles au chef du Kremlin. Première étape : l’ex-RDA, où il fut officier du KGB entre 1985 et 1990.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 06h40
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 18h18
    |

            Isabelle Mandraud (Dresde (Allemagne), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

La maison du KGB à Dresde existe toujours, un peu à l’écart du centre-ville. C’est une bâtisse trapue de deux étages, aux murs couleur crème. Du temps de la RDA, les agents en poste ici épiaient les moindres mouvements dissidents et transmettaient ensuite leurs informations au QG du service, à Berlin-Est. Pour Vladimir Poutine, en fonctions à Dresde de 1985 à 1990, cela consistait à recueillir des renseignements sur les hommes politiques et « les ennemis potentiels ».
L’aménagement des locaux a été modifié depuis qu’un centre d’ésotérisme aussi marginal et discret que ses lointains prédécesseurs s’y est installé, mais le quartier, lui, n’a pas trop changé. En bifurquant vers la gauche, le futur maître du Kremlin n’avait que quelque pas à faire pour se retrouver devant le QG de la Stasi, la police politique de l’Allemagne de l’Est, où une cinquantaine de cellules étaient autrefois réservées aux prisonniers politiques. S’il partait côté droit, il lui suffisait de remonter le long d’un mur de béton, aujourd’hui couvert de graffitis, pour parvenir à son domicile, au 6e étage (sans ascenseur) d’un immeuble ordinaire, aux balcons fleuris de géraniums. Cet endroit paisible était alors réservé, comme l’ensemble du pâté de maison, aux familles des services, russes et est-allemands. Non loin de là, celles-ci partageaient aussi un terrain de foot.
C’est dans cette région de la Saxe allemande jadis coupée de l’Ouest que Vladimir Poutine a mis en pratique la formation reçue dans les années précédentes au KGB. Quand il y débarque, en 1985, il n’a que 32 ans. Son épouse, une ex-hôtesse de l’air d’Aeroflot prénommée Lioudmila, a dû se plier à une longue enquête sur ses origines et subir une batterie de tests sur sa santé et sa capacité à se taire. Leur fille Maria les accompagne ; la seconde, Ekaterina, naîtra ici. Dans la branche renseignement du KGB dont il dépend, l’usage veut que l’on porte un pseudonyme dont la première lettre correspond...




                        

                        


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PSG-Real Madrid : le fantôme de Neymar et le spectre de l’élimination

Face au Real, le PSG se retrouvera à devoir refaire la différence collectivement, précisément au moment où la magie de Neymar était censée opérer, explique notre chroniqueur Jérôme Latta.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 16h55
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 17h41
   





                        



   


Chronique. Sans Neymar, le PSG peut-il franchir le palier que Neymar devait lui permettre de franchir ? La question résume l’incertitude et l’enjeu du huitième de finale retour de Ligue des champions contre le Real Madrid, mardi soir. Le transfert du Brésilien avait vocation à accorder un nouveau statut au Paris-Saint-Germain. Du point de vue médiatique et économique, le tour était joué d’emblée. Restait encore à changer de statut, sportivement, sur la scène européenne.
La recrue était justement là pour ça, appartenant à la catégorie des joueurs exceptionnels auxquels on prête la capacité de « faire la différence à eux tout seul » en dynamitant des défenses devenues plus hermétiques avec l’intensification athlétique et tactique du football. Surtout dans le money time des derniers tours de la Ligue des champions, qui opposent entre elles les équipes de l’hyper-élite européenne. Leurs effectifs étant très proches, la compétition se joue sur les fameux « détails » – qui n’en sont plus quand il faut dépenser 222 millions d’euros pour les mettre de son côté.

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Neymar-dépendance
Durant sept mois, Neymar a pleinement justifié son propre statut, dans la routine du championnat de France et de la phase de poules de la Ligue des champions. Ses statistiques l’attestent (avec notamment 19 buts et 13 passes décisives en L1), même s’il faut les pondérer par ce que ce statut lui rapporte sous forme de privilèges divers, comme celui d’exécuter les penaltys, de jouer à peu près comme bon lui semble et de ne pas se voir tenir rigueur d’autres chiffres – tel son nombre conséquent de ballons perdus.
Malgré un bilan très favorable, cette Neymar-dépendance a eu des effets ambivalents sur l’expression de son équipe. La participation défensive limitée de la star, qui a semblé atteindre par contagion ses compères Edinson Cavani et Kylian Mbappé, tend d’abord à fragiliser l’équilibre défensif du PSG. Ensuite, ce trio a souvent paru coupé du reste de l’équipe, et sa puissance de feu compromise par un manque de liant dans l’animation et dans les liaisons avec les milieux de terrain…
En ce sens, le pas en avant souhaité par les dirigeants parisiens avec leur spectaculaire mercato estival a pris un air de retour en arrière. On pensait que l’ère Ibrahimovic – celle d’un footballeur tendant à cannibaliser l’attention et le jeu, pour le meilleur et le pire – avait pris fin au moment de l’arrivée d’Unai Emery sur le banc et de la composition d’un effectif équilibré, à même de favoriser une progression collective. Cette parenthèse, plombée par la perte du titre national et l’élimination fracassante contre Barcelone la saison dernière, a donc été vite refermée.
Oublier Neymar sur le terrain plutôt que dans les têtes
L’ironie, cruelle, est qu’après sept mois, le PSG se retrouve à devoir refaire la différence collectivement, précisément au moment où la magie de Neymar était censée opérer. C’est sa cheville qui l’a été. Au moins la rapide levée de l’incertitude quant à sa présence, demain, a-t-elle évité de laisser mariner le groupe dans un entre-deux pénible : il faudra faire sans ce supplément d’homme et trouver d’autres ressources. Le délai peut sembler court, d’autant que certains risques planent : l’excuse que constitue, plus ou moins consciemment, l’absence du « meilleur joueur du monde », selon les termes du directeur sportif Antero Henrique dans L’Equipe, dimanche ; celle, agitée par ce dernier, d’un arbitrage jugé défavorable.
D’autres facteurs joueront positivement : l’orgueil des autres Parisiens, peut-être libérés par cette absence ; le soutien du Parc des Princes, attisé par une habile campagne de communication ; et, surtout, la faiblesse chronique du Real cette saison. Bien sûr, les Madrilènes pourront encore invoquer d’autres forces de l’esprit, comme la mystérieuse « expérience » des grands rendez-vous ou la baraka en C1 de leur entraîneur Zinédine Zidane. Autant de raisons de disputer ce match sur le terrain plutôt que dans les médias et dans les têtes (que l’on sait friables).
Antero Henrique a pourtant voulu ramener le fantôme de Neymar dans le vestiaire parisien : « Il peut aussi nous aider de l’extérieur. (…) Même s’il ne peut pas jouer, on sent que Neymar est là. » Le moment est au contraire à oublier Neymar, au moins jusqu’à la seconde où une qualification permettra aux joueurs d’exhiber les t-shirts d’hommage à leur cher coéquipier.
Par Jérôme Latta, rédacteur en chef des « Cahiers du football »

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Le supplément féminin du journal du Vatican dénonce l’asservissement des bonnes sœurs, souvent cantonnées par l’Eglise à des tâches domestiques sans rémunération ni reconnaissance.
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Exploitées et dévalorisées, les nonnes se rebiffent

Le supplément féminin du journal du Vatican dénonce l’asservissement des bonnes sœurs, souvent cantonnées par l’Eglise à des tâches domestiques sans rémunération ni reconnaissance.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 14h21
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 15h09
    |

                            Charlotte Herzog








                        



   


De longues heures passées à cuisiner ou repasser, sans rémunération ni reconnaissance. Des femmes éduquées cantonnées à des tâches domestiques. Des postes à responsabilités dont elles sont, la plupart du temps, exclues… Le mouvement de libération de la parole des femmes entraîné par l’affaire Harvey Weinstein ne s’arrêtera pas aux portes du Vatican : des religieuses ont, elles aussi, décidé de faire entendre leur voix pour dénoncer la place qui leur est réservée au sein de l’Eglise catholique.
Dans son numéro publié jeudi 1er mars, le magazine Donne Chiesa Mondo, supplément mensuel féminin de L’Osservatore Romano, le journal officiel du Vatican, décrit le quotidien de religieuses dévalorisées et exploitées par des prêtres ou des évêques. Sur les réseaux sociaux circule un Manifeste des femmes pour l’Eglise, qui dénonce « leur rôle subalterne ». Et le sujet sera à l’ordre du jour de la 5e conférence internationale « Pourquoi les femmes comptent », lors de la Journée des droits des femmes, jeudi 8 mars à Rome : « Nous vivons à une époque marquée par le changement, mais il y a des endroits où l’égalité des sexes est systématiquement ignorée. L’Eglise catholique est l’une d’entre elles », écrivent les organisateurs.
Pas d’horaires précis et une rémunération très modeste
Les témoignages rapportés par Donne Chiesa Mondo dans l’article intitulé « Le travail (quasi) gratuit des sœurs » sont édifiants. La journaliste française Marie-Lucile Kubacki, également correspondante à Rome pour le magazine La Vie, y a recueilli la parole de plusieurs religieuses qui décrivent notamment « la violence symbolique que les sœurs acceptent sous forme de consentement tacite », comme le dit l’une d’entre elles, sœur Marie (les récits sont anonymes) :
« Trop souvent, les sœurs sont asservies par l’Eglise. Certaines servent dans les habitations privées des évêques ou des cardinaux : elles se lèvent avant l’aube, préparent le petit déjeuner et ne vont se coucher qu’une fois que le dîner a été servi, la maison rangée, le linge lavé et repassé. »
Pour ce type de « services », les bonnes sœurs n’ont « pas d’horaires précis ni réglementés », ajoute sœur Marie. La rémunération est « aléatoire, très modeste, ou inexistante ». Et ces sœurs transformées en domestiques ne sont même pas invitées à la table des ecclésiastiques :
« Est-il normal qu’une personne consacrée puisse se faire servir de cette manière par une autre personne consacrée ? Et pourquoi donc les personnes consacrées destinées aux tâches domestiques sont-elles presque toujours des femmes ? Notre consécration n’est-elle pas égale à la leur ? »
La plonge pour ne pas devenir orgueilleuse
La suite du récit de sœur Marie n’est que trop familière : les sœurs connaissent une « frustration profonde, et même un sentiment de rébellion ». Mais elles ont peur. Peur de faire des histoires ou de mécontenter leurs familles si elles faisaient le choix d’arrêter. « Après leur congrégation, leurs familles ne comprendraient pas. Elles diraient d’elles que ce sont des capricieuses. » Alors, malgré la tension et les difficultés, « certaines continuent à dire qu’elles sont heureuses, grâce aussi à la prise d’anxiolytiques ».
Le travail (quasi) gratuit « est l’arbre qui cache la forêt d’un problème bien plus grand », affirme aussi sœur Paule : les religieuses n’ont pas de reconnaissance, ni professionnelle ni personnelle. Car derrière tout cela réside « malheureusement toujours la même idée : la femme vaut moins que l’homme, surtout à l’Eglise, où le prêtre est tout et la sœur n’est rien ».
« La responsabilité n’est pas que masculine dans cette affaire. Car même si les sœurs sont brillantes, des mères supérieures s’opposent à la poursuite de leurs études au motif que les sœurs ne doivent pas devenir orgueilleuses. »
Qu’elles aient un doctorat en théologie ou des dizaines d’années d’expérience dans l’enseignement, les sœurs peuvent être envoyées en cuisine ou à la plonge, « des missions dépourvues d’un quelconque rapport avec leur formation initiale », relate encore sœur Paule. Elles peuvent aussi être transférées, du jour au lendemain, sans explication. Comme si elles étaient « interchangeables ».
« Je n’hésite plus à dire que je désire être payée »
Egalement interrogée, sœur Cécile en est convaincue : les religieuses doivent aujourd’hui prendre la parole :
« Je n’hésite plus à dire que je désire être payée. Il ne s’agit pas de viser la richesse, mais nous voulons vivre dignement et simplement. C’est aussi une question de survie pour nos communautés. […] Certaines religieuses pensent que leurs expériences de pauvreté et de soumission, subies ou acceptées, pourraient se transformer en une richesse pour l’Eglise, si seulement les hiérarchies masculines considéraient leur message comme une occasion pour engager une vraie réflexion sur le pouvoir. »
Le pape François n’est pas resté sourd à ces appels. Il a exprimé son inquiétude dans un texte publié par L’Osservatore Romano au lendemain de la publication de l’article de Marie-Lucile Kubacki, comme le rapporte le New York Times :
« Je suis préoccupé par le fait que dans l’Eglise elle-même, le rôle du service auquel chaque chrétien est appelé glisse souvent, dans le cas des femmes, vers des rôles de servitude. »
Pour la rédactrice en chef de Donne Chiesa Mondo, Lucetta Scaraffia, une historienne catholique et féministe interrogée par le New York Times, le changement sera toutefois lent et difficile à obtenir : « Beaucoup de prélats ne veulent pas entendre », assure-t-elle.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ D’autres procédures judiciaires sont en cours, dont une action collective à Lyon pour « défaut d’information » sur le médicament et « préjudice d’angoisse ».
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Levothyrox : ouverture d’une information judiciaire à Marseille

D’autres procédures judiciaires sont en cours, dont une action collective à Lyon pour « défaut d’information » sur le médicament et « préjudice d’angoisse ».



Le Monde
 |    05.03.2018 à 18h18
   





                        


Une information judiciaire a été ouverte à Marseille dans le cadre du dossier du Levothyrox et des effets secondaires de la nouvelle formule de ce médicament pour les malades de la thyroïde, a annoncé lundi 5 mars le procureur de la République de Marseille.

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                La polémique sur le Levothyrox expliquée en six points



Cette information judiciaire contre X a été ouverte le 2 mars, pour tromperie aggravée, blessure involontaire et mise en danger d’autrui, a précisé Xavier Tarabeux, soulignant que 7 000 plaintes avaient été enregistrées en France. Elle a été confiée à un juge du pôle de santé publique du TGI de Marseille, dont la compétence s’étend jusqu’à Lyon, siège français du laboratoire allemand Merck, qui produit ce médicament.
D’autres procédures judiciaires en cours
Le Levothyrox, prescrit contre l’hypothyroïdie, a changé de formule en France en mars 2017. A partir de juillet, des milliers de patients ont commencé à signaler des effets secondaires, parfois très gênants (fatigue, maux de tête, insomnie, vertiges, douleurs articulaires et musculaires et chute de cheveux).
Face à leur colère, les autorités de santé ont dû mettre en place des solutions de remplacement, alors que le Levothyrox était en situation de quasi-monopole.
D’autres procédures judiciaires sont en cours, dont une action collective pour « défaut d’information » et « préjudice d’angoisse » à Lyon, également menée par Me Lèguevaques.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Le Parlement va modifier la Constitution pour permettre au chef de l’Etat de garder son poste au-delà de deux mandats.
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Le « mandat à vie » de Xi Jinping suscite le malaise en Chine

Le Parlement va modifier la Constitution pour permettre au chef de l’Etat de garder son poste au-delà de deux mandats.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 11h01
    |

            Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)








                        



                                


                            

Grand-messe de printemps de la vie politique chinoise, l’Assemblée nationale populaire (ANP) a réuni, lundi 5 mars, ses 3 000 délégués à l’ouverture d’une session 2018 lourde d’enjeux : le Parlement chinois devra entériner d’ici sa clôture, dans dix jours, une série d’amendements à la Constitution du pays, formulés début janvier par le Parti communiste chinois (PCC) et annoncés publiquement le 25 février. Parmi eux figure la suppression de la limite de deux mandats pour le président de la République populaire.
Cette proposition signifie que l’actuel secrétaire général du parti, Xi Jinping, que l’ANP confirmera sans surprise la semaine prochaine comme président, pour un deuxième quinquennat à la tête du pays, pourra solliciter de nouveaux mandats indéfiniment. Elle a provoqué un malaise palpable à tous les échelons de la société.
Son retentissement en Chine et à l’étranger a conduit le porte-parole de l’ANP à une mise au point dimanche 4 mars, lors de la conférence de presse officielle précédant l’ouverture des travaux parlementaires. Il s’agit, a précisé en substance Zhang Yesui, d’aligner les règles en vigueur pour la présidence du pays, avec celles qui régissent la direction du parti et de l’armée : aucune limite temporelle n’est en effet prévue aux postes de secrétaire général du parti et de président de la Commission militaire centrale, tous deux occupés par Xi Jinping. Ce « réalignement » est propice à « maintenir l’autorité du Comité central du parti, dont Xi Jinping est le noyau dirigeant », a justifié M. Zhang.
« Choc énorme »
Durant toute la semaine, la presse officielle a dû défendre l’impérieuse nécessité d’un leadership fort « afin de réaliser le rêve de renaissance de la nation chinoise » – tout en brocardant, à l’image du Global Times, un « système de valeurs occidental qui s’écroule » et notamment la « démocratie en phase d’ulcération rapide ». Le verrouillage du système...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ L’enclave rebelle subit depuis le 18 février des bombardements du régime syrien.
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Syrie : un premier convoi d’aide humanitaire est entré dans la Ghouta orientale

L’enclave rebelle subit depuis le 18 février des bombardements du régime syrien.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 10h59
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 18h30
   





                        



   


Pour la première fois depuis le 18 février, date du lancement de l’offensive du régime syrien en cours, des camions d’aide humanitaire sont entrés lundi 5 mars dans la Ghouta orientale, fief rebelle aux portes de Damas, la capitale, où des centaines de civils sont morts sous les bombardements en quelques semaines.
Les quarante-six camions de l’Organisation des Nations unies (ONU) et du Croissant-Rouge syrien apportent du matériel médical et de la nourriture pour quelque 27 500 personnes, selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), qui dit n’avoir « pas été autorisé à charger beaucoup de matériel médical vital ». « Par conséquent, trois des quarante-six camions qui sont envoyés à Douma aujourd’hui sont quasi vides », a souligné une responsable de l’OCHA à Damas.

The @UN @SYRedCrescent @ICRC are entering #Duma in #EastGhouta with health and nutrition supplies, along with food… https://t.co/G2foOiQHX9— OCHA_Syria (@OCHA Syria)


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C’est aussi la première livraison dans la Ghouta orientale depuis l’entrée en vigueur d’une trêve quotidienne décidée il y a une semaine par la Russie, qui prévoyait l’évacuation de blessés et de civils et une aide médicale et alimentaire, mais dont les dispositions étaient restées lettre morte. L’ONU a reçu les autorisations nécessaires pour apporter de l’aide à « 70 000 personnes », et un deuxième convoi est prévu jeudi.
Bombardements et pénuries

   


Pour échapper au pilonnage du régime, 400 000 habitants de la région assiégée vivent terrés dans des sous-sols, subissant au quotidien pénuries de nourriture et de médicaments. Dans les hôpitaux, les correspondants de l’Agence France-Presse filment au quotidien des enfants en pleurs, le visage ensanglanté, des hommes et des femmes victimes des raids aériens et des tirs d’artillerie.
Appuyé par son allié russe, le régime syrien n’a jamais caché sa détermination à reconquérir le fief rebelle. Après deux semaines de combats au sol et des bombardements meurtriers, qui ont tué des centaines de civils, Bachar Al-Assad a déclaré dimanche que « l’opération [devait] se poursuivre, parallèlement à la possibilité donnée aux civils de rejoindre les territoires » du régime.

Lundi, l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) faisait savoir que les raids aériens menés depuis dimanche soir avaient tué au moins 50 civils. Selon l’organisation, le territoire est désormais contrôlé aux deux tiers par les forces de Bachar Al-Assad. Lancée le 18 février, l’offensive gouvernementale, marquée notamment par des bombardements d’ampleur inédite, a tué 740 civils, d’après la même source.
De son côté, le président français, Emmanuel Macron, a appelé lundi le président russe à « prendre des mesures réelles et concrètes » pour que le régime syrien « accepte sans ambiguïté » une trêve dans la Ghouta orientale. Au cours de ce deuxième entretien téléphonique avec Vladimir Poutine en une semaine, le chef de l’Etat français a demandé à son homologue russe de « démontrer la pleine crédibilité de ses engagements » alors « qu’aucune évacuation des blessés et malades n’a été à ce stade autorisée par le régime ».
Selon le ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, les responsables iraniens sont « extrêmement préoccupés » par la situation humanitaire en Syrie et dans la Ghouta orientale.
Pour le président iranien, Hassan Rohani, la seule solution pour mettre un terme au conflit qui déchire la Syrie depuis 2011 est de renforcer le régime de Bachar Al-Assad. « Il n’y a aucun autre moyen que de renforcer le gouvernement central à Damas pour régler la crise syrienne », a-t-il déclaré lors d’un entretien à Téhéran avec Jean-Yves Le Drian, selon le site de la présidence iranienne.

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                Syrie : quelles sont les forces en présence dans la Ghouta orientale ?



Demande d’une « enquête complète et indépendante »
Depuis le 18 février, la vie dans la Ghouta orientale est devenue un « enfer sur terre », selon les mots du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Malgré l’adoption à la fin de février d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU réclamant un cessez-le-feu de trente jours dans toute la Syrie, les puissances internationales se sont révélées impuissantes à arrêter le bain de sang.
Sur proposition du Royaume-Uni, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a adopté lundi une résolution demandant que la Commission d’enquête internationale indépendante sur la Syrie « ouvre urgemment une enquête complète et indépendante sur les événements récents » dans cette région. Le mandat de cette commission est renouvelé chaque année par un vote, en mars, au Conseil des droits de l’homme.
Vingt-neuf des quarante-sept Etats siégeant au Conseil des droits de l’homme ont voté pour la résolution, quatorze se sont abstenus et quatre ont voté contre.

La Ghouta orientale, au cœur du conflit syrien
Ancien « poumon vert » de Damas, situé à l’est de la capitale de la Syrie, la Ghouta orientale est un fief rebelle qui fait, depuis 2013, l’objet de bombardements quasi quotidiens.
Cette année-là, le conflit prend un nouveau tournant dans la zone avec des attaques chimiques dans les alentours de Damas ; en mai, les journalistes du Monde sur place sont les premiers à être témoins d’attaques chimiques lancées à l’entrée de la capitale durant plusieurs jours. Mais c’est surtout lors d’un massacre durant la nuit du 21 août de la même année que ces armes sont utilisées massivement.
A partir de 2015, des dizaines de civils sont affectées par les pénuries de nourriture et de médicaments.
Depuis l’été 2017, la région est censée être une des « zones de désescalade » créées en vertu d’un accord entre la Russie, l’Iran — principaux soutiens du régime — et la Turquie, qui appuie l’opposition. Mais les bombardements n’ont jamais cessé. Le 5 février, le régime lance une offensive aérienne d’une intensité inédite.





                            


                        

                        


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Pourquoi les vagues de froid ne remettent pas en cause le réchauffement climatique

Dès que l’hiver devient rigoureux, l’argument ironique sur l’ampleur du réchauffement de la planète refait surface. Mais il ne faut pas confondre météo et climat.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 14h23
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 15h35
    |

            Gary Dagorn








                        



   


En décembre 2017, Donald Trump se moquait, dans un tweet, du réchauffement climatique en commentant la vague de froid intense qui sévissait sur la côte est des Etats-Unis.

In the East, it could be the COLDEST New Year’s Eve on record. Perhaps we could use a little bit of that good old Global Warming that our Country, but not other countries, was going to pay TRILLIONS OF DOLLARS to protect against. Bundle up!— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) 29 décembre 2017


« Dans l’est du pays, ça pourrait être le nouvel an LE PLUS FROID jamais enregistré. Peut-être qu’on pourrait utiliser un peu de ce bon vieux réchauffement climatique face auquel notre pays, seul, allait payer des MILLIERS DE MILLIARDS DE DOLLARS pour s’en protéger ! Couvrez-vous ! »
L’argument est un classique : il revient à chaque fois que les températures hivernales deviennent négatives. Il paraît en effet curieux – ou contradictoire – à un certain nombre d’observateurs que l’on parle de réchauffement de la planète alors que la France, comme d’autres pays, connaît régulièrement des épisodes de froid intense.
L’argument a un corollaire très usité chez les climatosceptiques : « Comment les scientifiques peuvent-ils prévoir le climat dans cent ans alors qu’ils n’arrivent pas à prévoir celui de la semaine prochaine ? » La réponse est simple : la météo quotidienne et le climat n’ont pas grand-chose à voir.
Pourquoi ne faut-il pas confondre météo et climat ?
Pour résumer : la météo varie sur des temps courts, tandis que le climat varie sur des périodes (très) longues. Pour être précis, la météorologie se réfère à l’étude des phénomènes et conditions atmosphériques sur des périodes courtes, alors que le climat désigne l’évolution de l’atmosphère sur le long terme.
Pour utiliser une analogie, si la météo est l’argent liquide que vous conservez dans votre poche, le climat est votre revenu annuel. Le premier varie de jour en jour, quand le second varie bien plus lentement.
Sur des périodes de l’ordre de quelques jours, mois ou années, la variabilité des phénomènes atmosphériques est importante : les températures, précipitations et autres indicateurs météo peuvent connaître des hauts et des bas de manière marquée. Le climat change, lui aussi, mais sur des périodes beaucoup plus longues. Si longues, qu’elles sont habituellement imperceptibles à hauteur d’humain, lequel ne vit que soixante et onze ans en moyenne (en 2015).
Les épisodes de froid intense ne vont pas disparaître, mais le réchauffement climatique les rendra plus rares
Par exemple, les températures en France ont été dans la nuit du 27 au 28 février inférieures de 8 à 12 degrés Celsius par rapport aux normales saisonnières, c’est-à-dire à la moyenne des températures enregistrées précédemment sur trente ans (1981-2010) à la même période de l’année. Ce, alors même que la température moyenne sur le globe était le même jour supérieur de 0,7 °C aux normales saisonnières mondiales (1979-2000).
Si l’on reste en France, les températures moyennes des mois de février permettent de bien comprendre la différence entre la météo et le climat. Sur le graphique suivant, les températures moyennes de février varient d’année en année, sans tendance perceptible d’un coup d’œil. Une courbe de tendance linéaire fait cependant bien ressortir le réchauffement du climat hexagonal : + 0,96 °C en cent dix-huit ans.


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Les mois de février sont de plus en plus chauds
Evolution des températures moyennes au mois de février en France métropolitaine entre 1899 et 2016.


Source : Météo France



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En clair, les épisodes de froid intense ne vont pas disparaître, ils continueront d’apparaître de façon régulière. Simplement, le réchauffement climatique les rend plus rares. En témoigne par exemple le suivi de Météo France des anomalies de température depuis 1900 (par rapport à la période 1961-1990).


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En France, des années froides de plus en plus rares
Ecarts des températures annuelles à la référence (1961-1990) en France métropolitaine et moyenne glissante sur onze ans.


Source : Météo France



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      ],
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Les modèles climatiques utilisés par Météo France montrent que le réchauffement de notre planète réduira le nombre de jours de gel et augmentera la fréquence et l’intensité des vagues de chaleur dans l’Hexagone. A la fin du siècle, le réchauffement du climat en France atteindra entre 2 °C et 4 °C, selon les réductions d’émissions de gaz à effet de serre qui seront conduites par les plus gros émetteurs.
En climatologie, personne ne raisonne sur moins de trente ans
L’une des bases de la climatologie réside dans le fait d’étudier des périodes suffisamment longues pour que l’on considère que la variabilité du climat d’une année sur l’autre soit quasi négligeable. Plus la période étudiée est longue, meilleurs seront les résultats. A l’inverse, un nombre insuffisant d’années rend les résultats vulnérables à la variabilité du climat. Il est souvent considéré que trente ans constituent une période minimale dans l’étude du climat d’un territoire. C’est aussi le minimum défini par l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et utilisé par le GIEC (le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) dans ses rapports détaillés publiés tous les six ans.
De la même façon qu’il est scientifiquement douteux de relativiser le réchauffement climatique qui se produit sur du long terme avec une vague de froid de quelques jours, il est difficile, voire impossible, d’attribuer un seul événement météorologique extrême au réchauffement du climat. Il est en revanche possible de dire qu’une série d’événements météorologiques est rendue plus probable par le réchauffement climatique.
Ainsi, ne peut-on pas dire que les ouragans Irma, Maria ou Harvey, qui ont touché l’Amérique centrale et les Etats-Unis sont causés directement par le réchauffement de la planète, mais la fréquence exceptionnelle et leur ampleur lors de la saison cyclonique 2017 (année la plus active depuis 2005 et septième saison la plus active depuis 1851) sont un des effets connus de celui-ci.
L’énergie cumulée des cyclones tropicaux, un indice calculé par la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) pour estimer l’énergie libérée par les cyclones selon la force de leurs vents, suit d’ailleurs la même tendance à la hausse que nombre d’indicateurs météorologues sur le long terme (+ 66 % en cent soixante-six ans).


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Dans l’Atlantique nord, les saisons cycloniques sont de plus en plus agitées
Energie cumulative des saisons cycloniques depuis 1851. En noir, la courbe de tendance linéaire.


Source : NOAA



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La France continuera donc de connaître des vagues de froid dans les années et décennies à venir. Elles seront moins nombreuses et probablement moins sévères, de façon générale. Mais elles n’empêcheront pas le climat hexagonal et mondial de connaître une hausse des températures alarmante pour les écosystèmes de la planète.



                            


                        

                        


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Formation professionnelle : les principaux axes de la réforme

Simplification, accompagnement, refonte de la gouvernance... La ministre du travail, Muriel Pénicaud, a presenté lundi une série de mesures destinées à faciliter l’accès aux droits.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 11h14
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 11h22
    |

            Sarah Belouezzane et 
Bertrand Bissuel








                        


La ministre du travail, Muriel Pénicaud, devait préciser, lundi 5 mars, la teneur de la réforme de la formation professionnelle, dont voici les principaux axes.

        Lire aussi :
         

                Muriel Pénicaud dévoile son plan pour la formation professionnelle



Un accès à la formation simplifié
Opérationnel depuis 2015, le compte personnel de formation (CPF) sera crédité d’une somme d’argent (et non plus d’un capital en heures) qui augmentera au fil des ans (jusqu’à 5 000 euros sur dix ans pour le droit commun et 8 000 euros, s’agissant des personnes « sans qualifications »). Une application numérique sera créée afin de permettre aux titulaires du CPF de s’inscrire à un stage et de le payer directement, « sans appel à un intermédiaire et sans validation administrative ». Elle donnera aussi une multitude d’informations aux personnes : droits acquis sur le compte, offre d’actions de formations par bassin d’emploi, dates des sessions, taux d’insertion professionnelle, etc.
Un droit à l’accompagnement renforcé
Pour guider les actifs dans leurs choix de carrière, le conseil en évolution professionnelle (CEP) va être développé à l’aide de financements dédiés. A l’heure actuelle, il est assuré par cinq opérateurs, parmi lesquels Pôle emploi et l’Association pour l’emploi des cadres. Le conseil porte sur l’évaluation des compétences du salarié, la définition de son projet professionnel, les différentes formations disponibles, etc. Dans chaque région, un CEP sera sélectionné par appel d’offres.
Un accès élargi au dispositif pour les chômeurs
Parallèlement à la réforme du système sera mis en œuvre le programme d’investissement dans les compétences qui doit former, en cinq ans, 1 million de demandeurs d’emploi peu qualifiés et 1 million de jeunes éloignés du monde du travail. Hervé Morin, le président de Régions de France – l’association qui représente cet échelon de collectivités locales – souhaite que les conseils régionaux, dotés de compétences en matière d’emploi et de développement économique, se voient confier « la totalité du pilotage de la formation des chômeurs ». A ce stade, l’exécutif n’a pas dévoilé ses arbitrages sur ce dossier.
Une gouvernance entièrement refondue
Les organismes paritaires collecteurs agréés ne recueilleront plus les fonds destinés au système. Ce qui conduira les quelque 5 000 à 6 000 personnes employées dans ces entités à se tourner vers d’autres activités : par exemple aider les branches professionnelles à élaborer des diplômes, financer les centres de formation des apprentis, etc.
Par ailleurs, une agence de régulation, appelée France compétences, sera fondée. Sa mission consistera notamment à réguler les prix et à faire converger les coûts, ceux-ci pouvant afficher des écarts de 1 à 6 suivant les régions en matière d’apprentissage. Cette instance veillera également sur la qualité de l’offre en vérifiant que les organismes de formation (qui devront désormais être certifiés pour pouvoir être éligibles aux financements liés au CPF) respectent bien le cahier des charges auquel ils ont été soumis par un organisme certificateur.



                            


                        

                        


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Ile-de-France : les affiches de la campagne contre le harcèlement dans les transports critiquées par les internautes

Des internautes ont dénoncé des choix graphiques d’une campagne lancée ce lundi, qui selon eux ne permettent pas de rendre compte du caractère « banal » des harceleurs.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 15h48
   





                        


Une campagne d’information et un numéro d’alerte unique (le 31 17) pour tous les transports en commun d’Ile-de-France ont été lancés lundi 5 mars à Paris. Le but annoncé est de « libérer la parole des femmes » confrontées au harcèlement sexuel, de sensibiliser les témoins généralement passifs et de punir les « prédateurs ».

#StopHarcelement Ne minimisons jamais le harcèlement sexuel, victimes ou témoins donnez l’alerte !  

— GroupeRATP (@Groupe RATP)


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Si la prise de conscience du harcèlement dans les transports a été saluée, le choix des affiches présentées fait débat. La campagne, qui proclame « Ne minimisons jamais le harcèlement sexuel. Victimes ou témoins, donnez l’alerte ! », met en scène plusieurs femmes seules qui tiennent une barre de métro, menacées par un requin, un loup ou un ours.
Cette représentation a déclenché la colère et le ras-le-bol d’internautes qui considèrent que ce choix ne montre pas le caractère « banal » d’un harceleur. « Pour sensibiliser et éduquer il faut montrer (ou suggérer) la réalité. Le harcèlement est le fait de Monsieur tout le monde ! », note ainsi une internaute.

#StopHarcèlement dans les transports parfait ... mais pourquoi les agresseurs sont-ils des animaux ?
— CelineMalaise (@Céline Malaisé)


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« Si un agresseur = un loup hurlant ou un ours, cela ne va pas pousser beaucoup d’hommes à se remettre en cause », ajoute un autre.

Si un agresseur = un loup hurlant ou un ours, cela ne va pas pousser beaucoup d'hommes à se remettre en cause. Je m… https://t.co/aw3tnBXjl1— valeriomotta (@Valerio Motta)


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La blogueuse féministe Crêpe Georgette a elle aussi dénoncé ce choix et plus généralement une campagne tournée vers les victimes plutôt que vers les autres acteurs qui interviennent après une agression.

un agresseur sexuel a beaucoup plus de chances de ressembler à cela qu'à vos animaux féroces ridicules. https://t.co/N92ObswDvC— valerieCG (@CrêpeGeorgette)


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Formez les cows boys de la sécurité RATP, formez la police, formez la gendarmerie, permettez des procédures accélér… https://t.co/KJX2Tx8qQA— valerieCG (@CrêpeGeorgette)


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« Ce ne sont pas les hommes qu’on stigmatise, ce sont les prédateurs »
Le choix de la représentation des harceleurs par des animaux a été justifié par Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France et d’IDF Mobilités, lors du lancement officiel de la campagne.
« L’objectif est de libérer la parole, inciter à témoigner et sanctionner les prédateurs », a-t-elle dit, « sur le harcèlement, c’est vraiment l’omerta, les femmes le subissent mais c’est compliqué d’aller le dénoncer. C’est là-dessus que comptent les prédateurs », a insisté l’élue francilienne avant d’ajouter « ce ne sont pas les hommes qu’on stigmatise, ce sont les prédateurs ».
Selon diverses enquêtes (Virage 2015, Fnaut 2016, IAU 2016), 43 % des faits de violences graves contre les femmes ont lieu dans les transports en Ile-de-France, 87 % des usagères en France déclarent avoir été victimes de harcèlement sexuel et six femmes sur dix craignent une agression ou un vol, contre trois hommes sur dix.

        Lire aussi :
         

                Comment lutter contre le harcèlement sexiste dans les transports ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Le compositeur avait décroché son premier Oscar en 2013, grâce à la bande originale de « The Grand Budapest Hotel ». Il a aussi décroché trois Césars et deux Golden Globes.
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Le Français Alexandre Desplat décroche son deuxième Oscar pour la B.O. de « La Forme de l’eau »

Le compositeur avait décroché son premier Oscar en 2013, grâce à la bande originale de « The Grand Budapest Hotel ». Il a aussi décroché trois Césars et deux Golden Globes.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 11h44
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 13h07
   





                        



   


Alexandre Desplat a reçu un Oscar dimanche 4 mars pour la bande originale de La Forme de l’eau, une comédie romantique et fantastique réalisée par Guillermo del Toro. Bien connu des cinéastes français et américains, il est l’auteur des musiques de multiples films, comme Le Discours d’un roi, The Tree of Life ou encore les deux derniers épisodes de la saga Harry Potter.

        Retrouvez le palmarès complet
         

          des Oscars 2018



Des sources d’inspiration hétéroclites
La musique a toujours fait partie de sa vie. Dès l’enfance, il étudie le piano et la trompette avant de choisir la flûte traversière comme instrument principal. Pourtant Alexandre Desplat, ce n’est qu’à l’âge de 16 ou 17 ans, lorsqu’il écoute la partition de John Williams pour Star Wars qu’il décide de créer des musiques pour le cinéma.
Grâce à ses parents de nationalité différente, son père est français et sa mère est grecque, et ses premières années passées aux Etats-Unis, il baigne dans des univers musicaux variés. Dans sa biographie, il précise avoir « enrichi son éducation musicale classique en étudiant les musiques brésiliennes ou africaines ».
Ce goût pour les genres multiples se retrouve aussi dans sa culture cinématographique. « Quand j’ai vraiment commencé à aller au cinéma, cette possibilité de voir un film indien et un film britannique le même jour, d’y trouver chaque fois une émotion différente et très forte, me touchait beaucoup. Ma cinéphilie – comme mon parcours musical – s’est construite à l’aune de ce désir d’universalité et de regard bienveillant sur le monde », dit-il dans une interview donnée au Monde en 2014.
Sa carrière se partage entre le cinéma français et le cinéma américain. Il a collaboré plusieurs fois avec Roman Polanski, Raymond Depardon, Jacques Audiard et Wes Anderson, George Clooney ou encore Tom Hooper.
Dans une interview donnée à Télérama, il explique avoir « un pied dans chaque continent. Le cinéma français n’a pas toujours bien compris le legs de la Nouvelle Vague ; les réalisateurs semblent penser que la musique s’oppose au réalisme, ce qui est faux ».
Palmarès
La statuette américaine est la deuxième de sa carrière. Alexandre Desplat a décroché son premier Oscar en 2013, grâce à la bande originale de The Grand Budapest Hotel. Il avait également été nommé pour celle de The Imitation Game.

        Lire aussi :
         

                Oscars 2015 : Alexandre Desplat (enfin) récompensé pour la meilleure bande originale



Sur son site Internet, la liste de ses récompenses et nominations est longue. Elle débute en 1997, année de sa nomination pour le César de la meilleure musique originale. Mais Alexandre Desplat ne décrochera le César que neuf ans plus tard, en 2006, pour la musique de De battre mon cœur s’est arrêté. Deux autres suivront, l’un en 2011 pour The Ghost Writer, et l’autre, en 2013, pour De rouille et d’os.
Il a aussi remporté deux Golden Globes, l’un pour Le Voile des illusions en 2007, l’autre pour La Forme de l’eau en 2018, et trois Bafta, en 2011 pour Le Discours d’un roi, en 2015 pour The Grand Budapest Hôtel, et en 2018 pour La Forme de l’eau.
En 2014, il devient le premier compositeur président du jury de la Mostra de Venise.

        Lire aussi :
         

                Alexandre Desplat : « Le compositeur est le troisième auteur d'un film  »






                            


                        

                        


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Angela Merkel veut « redonner une voix forte » à l’Allemagne au sein de l’UE

La chancelière a listé lundi plusieurs défis européens qui vont ponctuer son quatrième mandat.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 17h07
   





                        



   


Au lendemain de l’annonce de l’accord de coalition avec les sociaux-démocrates du SPD, la chancelière allemande Angela Merkel a promis de redonner à l’Allemagne une « voix forte » en Europe face aux multiples défis auxquels fait face l’UE.
« Nous voyons tous les jours que l’Europe est très sollicitée, et qu’une voix forte de l’Allemagne, au côté de celle de la France et d’autres Etats membres, est nécessaire », a déclaré Mme Merkel avant une réunion du Parti chrétien-démocrate (CDU).
A la suite de l’imbroglio politique allemand – six mois ont été nécessaires pour former une majorité de gouvernement, l’étendard européen semble être passé aux mains du président français Emmanuel Macron. Et ce dernier attendait la reconduction de Mme Merkel pour négocier un ambitieux plan de réforme d’une Union européenne émoussée par la montée des nationalismes.

        Lire aussi :
         

                Allemagne : le SPD approuve l’accord de coalition avec les conservateurs d’Angela Merkel



Plusieurs défis européens
Dernier exemple en date : l’Italie, avec l’essor aux législatives dimanche de forces anti-système qui complique la formation d’un gouvernement. Berlin a appelé lundi à la formation rapide d’une équipe dirigeante « pour le bien de l’Italie mais aussi de notre Europe commune ».
Parmi les autres défis européens qui vont ponctuer son quatrième mandat, la chancelière a cité le commerce international, les Etats-Unis de Donald Trump menaçant d’ériger toujours plus de barrières douanières. Le porte-parole de la dirigeante allemande a accusé Washington de « faire fausse route » avec « le repli sur soi ».
Elle a aussi mentionné le conflit en Syrie, sur lequel l’UE est inaudible, bien que cette guerre ait provoqué une crise migratoire en Europe sans précédent depuis 1945.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-22"> ¤ L’USS « Carl Vinson » est arrivé à Danang, lundi. C’est la première fois depuis la fin du conflit entre les deux pays qu’un navire de guerre américain fait escale au Vietnam.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-23"> ¤ En visite à Ouagadougou avec son homologue togolais, Mahamadou Issoufou a souligné sa volonté de « combattre sans relâche le terrorisme ».
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Compte rendu

Attaques au Burkina : le président du Niger réaffirme la solidité de l’alliance avec la France

En visite à Ouagadougou avec son homologue togolais, Mahamadou Issoufou a souligné sa volonté de « combattre sans relâche le terrorisme ».


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-03-05T17:05:01+01:00"

        Le 05.03.2018 à 17h05






    
Des membres des forces de sécurité burkinabées positionnées près de l’ambassade de France à Ouagadougou, après une attaque d’assaillants armés la 2 mars 2018.
Crédits : Ludivine Laniepce / AP


Le président du Niger Mahamadou Issoufou a réaffirmé lundi 5 mars, au cours d’une visite à Ouagadougou, la solidité de l’alliance des pays sahéliens avec la France contre le terrorisme. Cette annonce a été faite trois jours après les attaques djihadistes qui ont frappé la capitale burkinabée.
« Je voudrais avoir une pensée pour les alliés, qui payent un lourd tribu dans ce combat que nous menons côte à côte contre le terrorisme et en particulier, parmi les alliés, la France, dont l’ambassade a été attaquée », a déclaré M. Issoufou, président en exercice du G5 Sahel, à l’aéroport de Ouagadougou.

        Lire aussi :
         

                Soupçons de complicité dans le double attentat de Ouagadougou



Le G5 Sahel, alliance de cinq pays (Niger, Tchad, Mauritanie, Burkina Faso et Mali), est en train de mettre en place une force militaire régionale pour combattre les groupes djihadistes qui sévissent dans la zone, avec l’appui de plusieurs pays occidentaux, notamment la France.
Visite conjointe avec le président togolais
« Nous savons que les terroristes et leurs complices cherchent à défaire notre alliance. On les entend souvent dire de nos alliés qu’ils sont des forces étrangères. Pour nous ce ne sont pas des forces étrangères, mais des forces alliées qui combattent pour la même cause que nous », a déclaré le président nigérien, qui effectuait sa courte visite avec le président togolais Faure Gnassingbé. Avec leur homologue burkinabé Roch Marc Christian Kaboré, ils se sont rendus sur les lieux des attaques de vendredi, l’ambassade de France et l’état-major général des armées burkinabées.

        Lire aussi :
         

                Qu’est-ce que le GSIM, le groupe djihadiste qui a revendiqué l’attentat de Ouagadougou ?



Mahamadou Issoufou a aussi réaffirmé la « volonté commune [des pays du G5-Sahel] de continuer sans relâche, sans répit de combattre le terrorisme et le crime organisé ». Faure Gnassingbé a insisté quant à lui sur l’importance d’une mise en action rapide de la force du G5 Sahel.
« Je reste convaincu qu’avec la détermination des uns et des autres, qu’avec la courageuse initiative du G5 Sahel, une solution définitive passe également par une rapide opérationnalisation du G5 Sahel », a-t-il déclaré.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-24"> ¤ La découverte d’ossements le 24 février, qui se sont révélés être ceux de bovidés, a ravivé les tensions que suscite encore cette énigme criminelle.
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Article sélectionné dans La Matinale du 04/03/2018
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Affaire Seznec : les os de la discorde

La découverte d’ossements le 24 février, qui se sont révélés être ceux de bovidés, a ravivé les tensions que suscite encore cette énigme criminelle.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 18h14
    |

            Yann Bouchez (Morlaix (Finistère) - envoyé spécial)








                        



                                


                            

Le temps n’a guère été clément, ces derniers jours, à Morlaix. Au soleil polaire et aux nuits de gel a succédé la neige, que les habitants de cette ville du Finistère n’avaient plus vue « depuis des années ». Mais, si les flocons ont vite fondu en cette fin d’hiver, un épais brouillard enveloppe toujours l’ancienne maison des Seznec. Façon de parler : le phénomène, qui dure depuis près d’un siècle, n’a rien de météorologique.
Il a pourtant été question d’une possible éclaircie « historique » à Traon-ar-Velin. C’est à cet endroit de la commune, en contrebas d’une route en courbe, dans une maison au toit en ardoise située au bord de la rivière Queffleut, qu’ont vécu Guillaume Seznec et sa famille. Le nom de l’ancien maître de scierie reste associé à un interminable combat judiciaire. A un lourd mystère, aussi. En 1924, Seznec a été condamné aux travaux forcés à perpétuité pour le meurtre, un an plus tôt, du conseiller général Pierre Quéméneur, son compère en affaires. Les deux hommes étaient partis en Cadillac en direction de Paris, le 25 mai 1923. Quéméneur a disparu. Pas de cadavre, pas d’aveux, quasiment aucune certitude. Mais le doute n’a pas profité à Seznec ; une enquête à charge et ses propres incohérences lui ont valu le bagne. Gracié au lendemain de la seconde guerre mondiale, il a clamé son innocence jusqu’à sa mort, en 1954.
La découverte d’un os et d’une pipe vient de réenflammer les passions autour de ce feuilleton presque centenaire. Et a ravivé au passage les tensions entre les tenants de l’innocence totale de l’ancien bagnard et ceux qui affirment que Seznec était sûrement un escroc et un menteur, mais que rien ne prouve qu’il était un meurtrier. Les objets, retrouvés samedi 24 février dans le cellier accolé à l’ancienne scierie, à côté de la maison, lors de fouilles organisées par des bénévoles, ont fait le buzz. Appartiendraient-ils à Quéméneur ?
A Traon-ar-Velin, après les premiers avis d’une médecin...




                        

                        


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Chronique

Au Nigeria, le mariage entre élites est un acte politique et économique

Les unions entre grandes familles relèvent souvent d’une stratégie d’alliance pour accroître le pouvoir des deux clans.

Par                                            Benjamin Augé (chroniqueur Le Monde Afrique)




LE MONDE
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        Le 05.03.2018 à 16h16

     •
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        Mis à jour le 05.03.2018 à 16h51






    
Le president Muhammadu Buhari (à gauche), le 3 mars à Kano, lors des noces entre la fille du gouverneur de l’état de Kano et le fils du gouverneur de l’état d’Oyo.
Crédits : THIS DAY


L’amour, oui, peut-être, mais pas uniquement. Au Nigeria, pour la classe politique et les milieux économiques à succès, mieux vaut choisir avec soin son conjoint pour sécuriser son avenir et faire fructifier la richesse de sa famille. La pratique n’a rien d’exceptionnel mais les élites locales disposent d’un art maîtrisé pour imaginer des unions « relevant » entre leurs enfants.
Difficile à traduire dans sa globalité, cette expression exprime la capacité d’une personne à être « utile » ou « pertinente ». C’est-à-dire, en clair dans l’écosystème nigérian : être capable d’apporter des contrats juteux, ainsi que garantir suffisamment de soutiens humains et financiers pour accéder à des postes politiques pour soi-même ou pour ses proches, qui sauront rendre la pareille. Le mariage est ainsi, au sein du pays le plus peuplé d’Afrique, une institution capitale pour sanctuariser sa « relevance ».
Alliances de clans
Le dernier exemple de ces unions de grandes familles nigérianes s’est tenu le samedi 3 mars à Kano. Tout ce que le Nigeria compte de têtes d’affiche politiques s’étaient données rendez-vous dans la deuxième ville du pays pour la célébration du mariage entre la fille du gouverneur de Kano, Abdullahi Umar Ganduje, et le fils du gouverneur d’Oyo (sud-est), Abiola Ajimobi. Le président Muhammadu Buhari, le président du sénat Bukola Saraki, une vingtaine de gouverneurs et d’innombrables sénateurs et députés, avaient fait le déplacement pour célébrer l’événement.

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L’émir de Kano, Sanusi II, l’une des plus hautes autorités de l’islam au Nigeria et ancien gouverneur de la Banque centrale du pays, dirigeait la prière pour l’assistance, composée quasi exclusivement des puissants nigérians. Si les heureux mariés, Idris Abiola Ajimobi et Fatima Umar Ganduje, étaient bien au cœur des festivités de la journée, ce genre de mariage entre deux grandes familles d’hommes politiques, particulièrement courant au Nigeria, permet surtout d’accroître le pouvoir économique et politique des deux clans en scellant leur alliance. Si les hommes politiques ont ce type de réflexe, il en est de même pour les hommes d’affaires – la frontière entre les deux activités est particulièrement ténue au Nigeria. La stratégie matrimoniale comme moyen de souder deux puissantes familles n’est évidemment pas propre au Nigeria, mais elle y est devenue une science particulièrement éprouvée et efficace.
Muhammadu Indimi, roi du réseautage par le mariage
Les hommes d’affaires nigérians avisés ne s’y trompent pas : il faut faire grandir par tous les moyens leurs réseaux politiques et religieux au plus haut sommet de l’Etat. Pour cela, quoi de mieux que de marier ses enfants à des sommités politiques, religieuses et économiques venant des quatre coins du pays ? L’un des meilleurs spécialistes de ces équilibres est sans conteste le milliardaire Muhammadu Indimi, fondateur et président de la société pétrolière Oriental Energy Resources (OER), l’une des firmes locales les plus profitables du secteur grâce aux gisements offshore d’Ebok et Okwok.

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M. Indimi, originaire de l’Etat de Borno au nord-est, a mis en place un véritable maillage géopolitique du pays grâce aux mariages de ses enfants. Le plus beau succès d’Indimi est probablement le mariage en décembre 2016 de son fils Ahmed avec la fille de Muhammadu Buhari, Zahra. Bien avant ce mariage en grande pompe, organisé à la mosquée d’Abuja, Muhammadu Indimi avait travaillé, tel un mécano, à l’union de ses autres enfants avec les progénitures d’autres grandes familles nigérianes. Mustafa Indimi a par exemple épousé, en janvier 2017, Hadiza Sheriff, la fille de l’ex gouverneur de l’Etat de Borno qui a aussi été le président de l’une des factions du principal parti d’opposition au Nigeria (People’s Democratic Party), Ali Modou Sheriff. Ce dernier est un grand ami du président tchadien Idriss Déby. Le Tchad lui a notamment octroyé nombre de blocs pétroliers d’exploration. M. Sheriff est donc un intermédiaire de choix pour les nigérians souhaitant investir au Tchad. Un des autres fils de Muhammadu Indimi, Ibrahim, s’est marié avec la fille de Sani Dangote, vice-président du groupe fondé par son frère, l’homme d’affaires le plus riche d’Afrique, Aliko Dangote.

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Muhammadu Indimi a fait de même avec ses filles. Yakolo Indimi, l’administratrice de la société pétrolière de son père, est mariée depuis plusieurs années à Muhammed, l’un des fils de l’ancien président nigérian Ibrahim Babangida (1985-1993). Amina Indimi a quant à elle épousé un membre de la famille Fodio de l’Emir de Sokoto, la plus haute autorité de l’islam au Nigeria. Enfin, le petit dernier, Jibrilla Indimi, s’est uni avec Hadiza Giwa, la fille adoptive du puissant émir de Zaria, Alhaji Shehu Idris.
Benjamin Augé est chercheur associé aux programmes Afrique et Energie de l’Institut français des relations internationales (IFRI).


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-26"> ¤ Jeu vidéo et cinéma ont toujours fait bon ménage chez l’Américain (et francophile) Jordan Mechner, rencontré lors du salon MAGIC, à Monaco.
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Jordan Mechner, créateur de « Prince of Persia » : « On peut aussi parler des gens, de la société dans les jeux vidéo »

Jeu vidéo et cinéma ont toujours fait bon ménage chez l’Américain (et francophile) Jordan Mechner, rencontré lors du salon MAGIC, à Monaco.





Le Monde
 |    05.03.2018 à 11h52
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 17h00
    |

            Corentin Lamy





Chaque année, dans le cadre du salon monégasque MAGIC, des pointures de l’animation, du manga, et du jeu vidéo convergent vers le Rocher pour donner des conférences et signer des autographes.
Au cœur de cet événement célébrant avant tout la culture populaire japonaise, l’Américain Jordan Mechner, désormais établi en France, pourrait sembler presque perdu. Ce serait oublier que l’animation est au cœur de son œuvre : que ce soit dans Karateka (1984), Prince of Persia (il a créé la série en 1989 et a travaillé dessus jusqu’en 2003) ou The Last Express (1997), ses œuvres ont largement fait appel à la rotoscopie, principe consistant à dessiner par-dessus des images filmées.
Pixels a profité de l’occasion pour l’interroger sur les liens qu’entretiennent jeu vidéo, cinéma et animation.
Je suis surpris de découvrir que vous parlez parfaitement français. Justement, enfant, j’étais persuadé que « Prince of Persia » était un jeu français !
Jordan Mechner : Ah ! On ne m’a jamais dit ça… Mais c’est intéressant. A la même époque, il y avait aussi les jeux d’Eric Chahi [créateur français d’Another World, qui présente de grandes similarités avec Prince of Persia], de Frédérick Raynal [créateur français du très cinématographique Alone in the Dark], avec lesquels je pense qu’il y a quand même un rapport. Je connais Eric maintenant, il habite à Montpellier comme moi. Je lui ai demandé s’il connaissait Prince of Persia à l’époque et il m’a dit que non !
Par contre, il connaissait Karateka. Je pense qu’il y a un rapport culturel, que je ne peux pas expliquer. J’ai toujours été attiré par la France, j’adore les BD françaises. Même si je suis né à New York, mon père est passé par la France quand il était gosse, qu’il était réfugié. Ça vient peut-être de là…

   


Ces jeux ont en commun l’influence du cinéma. Vous avez été inspiré par Akira Kurosawa, Eric Chahi par le cinéma de science-fiction et « Star Wars » – qui doit beaucoup aussi à Kurosawa…
C’est sûr. Dans les années 1980, il y avait relativement peu de jeux vidéo. Forcément, les influences qu’on avait jusqu’à l’âge de 12 ans, 15 ans, ce n’était pas les jeux vidéo, c’était le cinéma, la bande dessinée, l’animation. C’était naturel de les apporter dans nos jeux. Ce sont des médiums très différents, même opposés. Un film, c’est fait pour être regardé, alors qu’un jeu… c’est pour jouer.
Le point commun entre le cinéma et le jeu vidéo, et on le voit dans « The Last Express », c’est l’importance de la mise en scène. Vous aviez étudié des techniques de cinéma en amont ?
Bien sûr. Pour moi c’était comme être le réalisateur d’un film, avec le casting, le scénario, le dialogue. On a tourné avec soixante acteurs en costume, j’ai pu appliquer tout ce que j’avais appris dans mes jeux précédents mais aussi à l’école de cinéma. On était à mi-chemin du film et du jeu.

   


Maintenant tous les gros jeux font appel à des comédiens, mais « The Last Express » était un des premiers…
On a tourné carrément en film. On a fait des tests en vidéo mais c’était mieux de tourner en 16 mm, comme dans les années 1970. On a tourné en film, et on a fait la conversion en vidéo 2:1, un format qui n’existe plus ! Et puis on a créé un processus numérique automatisé pour faire de la rotoscopie sur des milliers de cases.
Un jeu avait déjà mêlé cinéma d’animation et jeu vidéo avant les vôtres, c’est « Dragon’s Lair » (1983). Vous y aviez joué à ce moment-là ?
J’y avais joué en arcade mais une partie coûtait deux pièces, 50 cents au lieu de 25, et elle durait quarante-cinq secondes. Et il fallait juste appuyer sur les boutons au bon moment, mémoriser… Même si c’était beau et que j’étais frappé par la qualité de l’animation de Don Bluth [ancien animateur de Disney, plus tard réalisateur de films comme Le Petit Dinosaure et la Vallée des merveilles], je préférais beaucoup jouer à Asteroids ou Pac-Man. Là, j’avais l’impression de vraiment jouer. Et en plus pour 25 centimes, la partie durait une heure.
Aujourd’hui les jeux essayent d’aller de plus en plus vers une mise en scène cinématographique. Est-ce que c’est l’avenir ?
C’est une branche. Le succès d’Uncharted 4 montre que c’est possible. J’y ai joué et j’ai aimé ça. Mais l’un de mes jeux préférés, c’est le dernier Zelda, Breath of the Wild : un jeu qui me donne vraiment l’impression de vivre une aventure, de faire des choix, de voir des choses. Les deux modèles vont continuer à exister. Je pense que même dans vingt ans les jeux de plate-forme en 2D existeront toujours, comme les opéras du XVIIIe siècle continuent d’exister malgré le cinéma et les séries.
Un autre lien entre le jeu vidéo et le cinéma, c’est les adaptations de jeux. Des films « Tomb Raider », « Rampage », « Sonic » ne vont pas tarder à sortir. Vous avez vous-même travaillé sur le film « Prince of Persia », sorti en en 2010…
Oui, j’ai écrit le premier scénario.

Est-ce que c’est une bonne idée de faire du cinéma avec un jeu ?
Je pense qu’on peut faire un bon film quel que soit le matériel d’origine. Jusqu’ici il y a assez peu d’exemples de films adaptés de jeux qui marchent, mais si on regarde la BD ça a longtemps été pareil. Maintenant on vit un moment bizarre où la plupart des blockbusters hollywoodiens sont des films de superhéros. C’était inimaginable il y a vingt-cinq ans.
De temps en temps, on essayait de faire un film, comme Superman avec Christopher Reeve, mais c’était l’exception. Et c’était un peu la honte d’aller voir ça quand on était un adulte, même si les effets spéciaux étaient extraordinaires. Maintenant on commence à traduire les BD franco-belges aux Etats-Unis, tout le monde connaît les mangas… Plus personne ne se dit que les BD, c’est que pour les enfants. Ça n’a jamais été vrai, mais c’est ce qu’on pensait. Pour les jeux vidéo ce sera pareil.
Et vous pensez que les jeux vidéo pourraient être adaptés aussi facilement que les comics ?
Ce n’est jamais facile : c’est ça, la leçon qu’il faut en tirer. Il n’y a jamais de recette, et à chaque fois qu’on pense qu’il y en a une, c’est fini. Parce que le public veut voir quelque chose d’intéressant, de nouveau.
Il y a quinze ans vous avez réalisé un documentaire, « Chavez Ravine »…

   


Oui, c’était à l’époque du jeu Prince of Persia : The Sands of Time. J’ai réalisé un court documentaire sur la communauté de Chavez Ravine à Los Angeles. C’était une communauté pas loin du centre-ville, un petit village mexicain sur une colline. Il y avait des moutons, des fermiers… Mon coloc à l’université, qui était mon meilleur ami à l’époque où je faisais Karateka, avait un père photographe. Quand je suis arrivé à Los Angeles, j’ai trouvé un livre de photos de ce village perdu, que son père avait fait en 1949.
Entre-temps le village avait été rasé, la terre avait été vendue, un stade avait été construit dessus. Ce qui m’intéressait dans cet endroit perdu, c’est l’impossibilité de revivre notre enfance. D’une certaine façon, c’est vrai pour tout le monde : quand je retourne à Chappaqua [dans l’Etat de New York] où j’ai grandi, tout a changé. Moi aussi, je suis différent. Revenir en enfance, c’est impossible…
Sauf avec les jeux vidéo !
Oui c’est ça. La nostalgie. Le film parle de la réaction des enfants de ce village perdu, qui, devenus adultes, découvraient les photos de l’époque. Ils ne savaient même pas que des photos existaient. Ils étaient bouleversés, et ça m’a touché.
Est-ce que le jeu vidéo aussi peut parler des gens, ou est-il condamné à parler de princesses, de dragons et d’armes à feu ?
Je pense qu’on peut poser la même question pour les bandes dessinées. Pour moi, la réponse est « oui », bien sûr qu’on peut parler des gens, de la société, de tout ce qui est humain !
Pourtant le jeu vidéo a encore du mal à le faire non ? Surtout les grosses productions…
Je dirais qu’au cinéma les grosses productions hollywoodiennes ont du mal à en parler aussi… C’est souvent dans les plus petites productions qu’on peut prendre des risques. Il suffit de voir les séries télé.
« Karateka » et « Prince of Persia » étaient des jeux très innovants. Quelles innovations vous intéressent aujourd’hui ? Vous parliez en conférence de la réalité virtuelle…
La réalité virtuelle et la réalité augmentée, c’est un tremblement de terre technique qui n’est pas prêt de s’arrêter. On n’en est qu’au début, et on est encore en train d’essayer de comprendre à quoi ça peut servir. Mais même aujourd’hui, il y a déjà beaucoup d’innovations. On peut prendre toutes les idées, toutes les influences, et en faire des choses nouvelles. Quoi qu’on fasse il y aura un public pour l’apprécier, même un jeune public, qui grâce à Internet a une connaissance assez profonde de ce qui s’est fait avant lui.




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-27"> ¤ Jean-Michel Blanquer a annoncé des fermetures de classes tout en assurant qu’il y aurait plus d’ouvertures que de fermetures. Le monde éducatif craint de voir la campagne lésée.
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Le ministre de l’éducation annonce la fermeture de 200 à 300 classes en milieu rural

Jean-Michel Blanquer a annoncé des fermetures de classes tout en assurant qu’il y aurait plus d’ouvertures que de fermetures. Le monde éducatif craint de voir la campagne lésée.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 14h07
   





                        


Environ 200 à 300 classes « grand maximum » en milieu rural fermeront pour la rentrée prochaine, a déclaré lundi 5 mars le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, au micro de France Inter, après des semaines de contestation en zones rurales. M. Blanquer a ensuite assuré qu’on « ouvrait plus de classes que l’on en fermait ». 
« J’ai été interpellé à l’Assemblée par des députés qui protestaient contre ce soi-disant sacrifice du rural et c’étaient des départements où on crée des postes », a précisé le ministre. « On parle de ce que l’on ferme mais on peut parler de ce que l’on ouvre », a-t-il renchéri.
Les syndicats, des enseignants et des élus locaux disent que les ouvertures de classe, notamment grâce au dédoublement des CP et CE1 en éducation prioritaire, ont lieu dans les villes. Ils craignent que cette politique de dédoublement en éducation prioritaire, qu’ils soutiennent, s’effectue au détriment des classes à la campagne.
Le ministre a assuré être « le premier fervent partisan des écoles rurales » et qu’il travaillait « justement pour préserver » ces écoles. « Je suis engagé en ce moment dans une politique de reconquête du monde rural, on va créer des internats ruraux », a-t-il ajouté.

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édition abonné


Le fret ferroviaire ou les leçons d’un désastre

En défendant un cadre social harmonisé, qui passe par la fin du statut des cheminots, la SNCF veut réduire son déficit de compétitivité.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
05.03.2018 à 16h07
    |

            Philippe Jacqué








                        



                                


                            

Analyse. C’était le 28 février. Guillaume Pepy égrenait les bons résultats de la SNCF avant d’aborder la question du fret ferroviaire. Une activité qui a encore essuyé 120 millions d’euros de pertes en 2017, du fait notamment des baisses de volumes céréaliers et de la sidérurgie… Mais « la SNCF va présenter au printemps un plan spécifique de relance pour cette activité », ajoutait-il. S’agira-t-il du quatrième ou du cinquième plan de relance en quinze ans ? Plus personne ne compte.
Le secteur est sinistré depuis des décennies. Le train a connu son âge d’or dans le transport de marchandises pendant l’après-guerre et les « trente glorieuses », quand l’industrie produisait partout dans l’Hexagone.

Avec 75 % de parts du transport de marchandises, la SNCF était un acteur central. Puis le fret ferroviaire s’est effondré au profit de la route en raison de la désindustrialisation, de la faiblesse des ports et du déclin des grands chargeurs (mines, aciéries, etc.). En 2016, le train a capté 9,9 % du transport de marchandises, contre 88 % pour la route.
L’ouverture à la concurrence, décidée en avril 2006, n’a rien arrangé. En dix ans, le tonnage transporté est passé de 37,9 milliards de tonnes/kilomètre à 32,6 milliards de tonnes/kilomètre. Pis, le fret ferroviaire a perdu près de deux points de parts de marché. La ­concurrence est-elle le fossoyeur du fret ? Pas sûr. Elle semble surtout en avoir ralenti la chute.

Les entreprises de fret, en premier lieu Fret SNCF, souffrent avant tout de l’état du réseau, en pleins travaux. Or, les trains de marchandises voyagent principalement la nuit, quand sont menés lesdits travaux. Fret SNCF, comme sa vingtaine de concurrents – dont l’allemand DB Schenker ou VFLI, la filiale de droit privé de la SNCF –, ont dès lors du mal à surnager. Rares sont les entreprises à être à l’équilibre. Seules Europorte, la filiale de Getlink (ex-Eurotunnel), et VFLI le sont.
Dette...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-29"> ¤ Le Brésil est le 14e pays étranger avec lequel la France a signé des accords de PVT. Ils permettent aux 18-30 ans d’obtenir un visa d’un an permettant de voyager et travailler sur place.
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Les jeunes Français peuvent désormais bénéficier du programme vacances-travail au Brésil

Le Brésil est le 14e pays étranger avec lequel la France a signé des accords de PVT. Ils permettent aux 18-30 ans d’obtenir un visa d’un an permettant de voyager et travailler sur place.



Le Monde
 |    05.03.2018 à 17h19
    |

            Séverin Graveleau








                        



   


Cinq ans après l’accord signé entre la France et le Brésil, le programme vacances-travail (PVT) entre les deux pays est entré en vigueur le 1er mars. Ce dispositif permet à des jeunes de 18 à 30 ans de voyager pendant un an maximum dans un pays, avec la possibilité de travailler sur place pour financer son séjour.
Le PVT permet aux jeunes Français de partir dans 14 pays : Argentine, Uruguay, Russie, Japon, Corée du Sud, Canada, Chili, Taïwan, Hongkong, Australie, Nouvelle-Zélande, Colombie, Mexique, et désormais Brésil.

        Lire aussi :
         

                Le programme vacances-travail (PVT) au Canada continue d’attirer les 18-35 ans



Le site Pvtistes.net rappelle les conditions pour pouvoir partir découvrir et travailler dans l’un de ces pays :
avoir entre 18 et 30 ans au moment de la demande de permis ou visa ;avoir un passeport valide ;avoir des économies de côté. Le montant varie d’un pays à l’autre ;attester de son état de santé. Certains pays exigent un certificat médical ;souscrire à une assurance PVT/WHV. Elle est obligatoire dans la majorité des pays ;certains pays exigent un extrait de casier judiciaire.



                            


                        

                        

