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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ Une usine alimentaire dans le nord-est du pays est à l’origine de la pire épidémie de listériose jamais enregistrée dans le monde. Depuis janvier 2017, 180 personnes sont mortes.
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Compte rendu

Afrique du Sud : une usine alimentaire à l’origine de l’épidémie de listériose

Une usine alimentaire dans le nord-est du pays est à l’origine de la pire épidémie de listériose jamais enregistrée dans le monde. Depuis janvier 2017, 180 personnes sont mortes.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-03-04T15:38:08+01:00"

        Le 04.03.2018 à 15h38





Les autorités de l’Afrique du Sud, qui connaît depuis plus d’un an la pire épidémie de listériose jamais enregistrée dans le monde, ont annoncé dimanche 4 mars avoir enfin identifié la source de cette contamination, qui a fait 180 morts depuis janvier 2017. Depuis cette date, près de 950 cas ont été déclarés, a précisé l’Institut national des maladies contagieuses.

        Lire aussi :
         

                La listériose cause des dizaines de morts en Afrique du Sud



« Nous pouvons confirmer que la source de cette épidémie est une usine alimentaire, appartenant à la compagnie Enterprise établie à Polokwane », dans le nord-est du pays, a annoncé le ministre de la santé, Aaron Motsoaledi, dans un communiqué. Tous les produits sortis de cette usine vont être rappelés, et « nous conseillons au public d’éviter tous les produits cuisinés contenant de la viande », a-t-il ajouté. Enterprise n’était pas joignable dans l’immédiat pour commenter cette information.
La listériose, causée par des bactéries présentes dans le sol, l’eau, la végétation et les excréments d’animaux, peut contaminer la nourriture, notamment la viande, les produits laitiers et les produits de la mer. La maladie a une période d’incubation de trois semaines, ce qui rend difficile de déterminer son origine.
La plupart des cas, touchant principalement des enfants, étaient survenus dans la province de Gauteng, qui comprend Johannesburg et Pretoria, d’autres cas ayant été signalés dans les provinces du Cap occidental et du Natal.


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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ « A Crack in Creation », le premier livre sur CRISPR écrit par l’une de ses deux co-découvreuses, Jennifer Doudna, associée à Samuel Sternberg explique le mécanisme de cette nouvelle biotechnologie ainsi que ses implications.
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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ Rapport d’étonnement. Face aux projets promettant d’augmenter nos capacités, des scientifiques appellent à la prudence.
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Haro sur les transhumanistes

Rapport d’étonnement. Face aux projets promettant d’augmenter nos capacités, des scientifiques appellent à la prudence.



Le Monde
 |    04.03.2018 à 06h30
    |

            Frédéric Joignot








                        



                                


                            
« Les surdouées, les sous-douées, les pas douées, on t’emmerde toutes. On n’est pas des poules pondeuses au service de la société, espèce de malade. » C’est l’une des réponses faites à une tribune publiée dans L’Express du 31 janvier, « Les femmes douées ont moins d’enfants », signée par Laurent Alexandre, commentateur du transhumanisme et auteur régulier de « Cartes blanches » pour le supplément « Science & médecine » du Monde. S’appuyant sur une étude qui constate une baisse de 4 points du quotient intellectuel moyen des Français et des Européens du Nord, il accuse « la moindre reproduction des personnes les plus intelligentes et la plus grande facilité des moins douées de se reproduire » d’être responsable de ce grave « déclin cognitif ».
Sélection génétique
Ce différentiel s’expliquerait d’abord par notre politique de solidarité, « profondément antidarwinienne », qui permet heureusement « aux plus faibles », dotés de « moins bonnes capacités cognitives », de « survivre et prospérer ». Ensuite, les « femmes douées » enfantent moins, alors qu’une étude aurait établi que « l’ADN de la maman est nettement plus important que celui du papa dans la détermination du QI ». D’où l’appel d’Alexandre : il faut « favoriser les bébés chez les intellectuelles, ingénieures et chercheuses » afin d’augmenter « la fécondité des femmes intelligentes ». Cela en installant « des crèches dans les centres de recherche », en offrant « des garanties aux ingénieures prenant des congés maternité », en remboursant « à 100 % la congélation d’ovules chez les femmes scientifiques » – et en n’accordant rien de tout cela aux sous-douées, bien sûr. Dans les années 1980, déjà, le milliardaire Robert Graham voulait congeler le sperme des Prix Nobel…
Au-delà de l’apostrophe nataliste à la tonalité pétainiste qui a tant irrité, cette tribune flirte...




                        

                        


<article-nb="2018/03/04/19-4">
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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ Durant une dizaine de jours, les deux premières planètes du système solaire sont visibles côte à côte à l’ouest après le coucher du soleil.
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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ Au menu : sur la trace des premières étoiles, le retour nauséabond de la « science » raciste, des tatouages vieux de 5 000 ans sur des momies égyptiennes, etc.
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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ En France, la loi autorise la vitrification des ovules uniquement pour les femmes stériles ou pour raison médicale. Mais des médecins jugent cette loi obsolète.
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Article sélectionné dans La Matinale du 02/03/2018
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De nombreux gynécologues contournent la législation sur la congélation des ovocytes


                      En France, la loi autorise la vitrification des ovules uniquement pour les femmes stériles ou pour raison médicale. Mais des médecins jugent cette loi obsolète.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 14h14
 • Mis à jour le
04.03.2018 à 13h54
    |

                            Dominique Perrin








                              

                        

Chaque mois, ce médecin se met hors la loi. Gynécologue hospitalier, il ne comprend pas bien l’interdiction française de congeler des ovocytes sans raison médicale. Alors il ne la respecte pas très bien non plus.
Spécialisé dans la fertilité, il raconte une de ses dernières consultations avec une femme souhaitant conserver ses ovules par précaution – une question au cœur des Etats généraux de la bioéthique, ouverts à tous jusqu’à fin avril. Cas atypique, il ne s’agit pas d’une célibataire. « La patiente de 36 ans, issue d’une catégorie sociale aisée, arrive en couple, commence-t-il. Elle a un désir d’enfants, mais son conjoint de 37 ans ne le sent pas. Pour éviter que ce soit trop tard pour elle quand lui se décidera, ils demandent ensemble une conservation d’ovocytes. Ni l’un ni l’autre ne sont infertiles, je leur explique alors que la seule alternative, c’est d’aller à l’étranger. »
Une démarche militante des médecins
Ne peuvent être congelés en France que les ovules d’une femme infertile ou risquant de le devenir, car atteinte d’une maladie comme le cancer, l’endométriose ou l’obésité.
Pourtant, le gynécologue n’arrête pas là sa consultation. « Je leur signe une feuille de prise en charge à 100 % par la Sécurité sociale pour infertilité et prescris des ordonnances de stimulation ovarienne avec, pour le suivi, des échographies et des prises de sang. » Soit la panoplie complète pour préparer en France un prélèvement d’ovocytes dans un autre pays – en Espagne le plus souvent. Des actes illégaux, comme il en prescrit à une trentaine de femmes par an. « Je me mets en marge de la loi, assume-t-il. C’est une démarche militante, je suis un fervent défenseur de l’évolution des pratiques. »
Comme lui, certains gynécologues n’hésitent pas à entrer dans l’illégalité et beaucoup contournent, de diverses façons, une loi jugée obsolète. En France, la vitrification ovocytaire est...




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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ Près de 300 espèces animales ont été observées aux Etats-Unis alors qu’elles n’ont rien à faire là. En réalité, elles viennent du Japon. Comment est-ce possible ?
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<article-nb="2018/03/04/19-8">
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<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ Après la fermeture de la maternité, puis du service de chirurgie, c’est au tour des urgences de nuit d’être menacées de disparition, dans ce territoire désigné par l’ARS comme « rural, âgé et défavorisé », le profil le plus précaire de sa classification.
<filname="PROF-env_sciences-8"> ¤ 
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<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ Une invitation à réfléchir à la fragilité de ce territoire, longtemps négligé, pourtant essentiel à l’écosystème marin et terrestre.
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La mangrove, une forêt en danger

Une invitation à réfléchir à la fragilité de ce territoire, longtemps négligé, pourtant essentiel à l’écosystème marin et terrestre.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 11h00
    |

                            Guillaume Rizza








                        



                                


                            
Le livre. Elle est baignée par l’eau salée des océans, concentre une faune innombrable, dont près de 450 espèces de vertébrés, et constitue un « filtre fragile » entre les villages en amont et le lagon : en quelques décennies, la mangrove est passée d’une image de « territoire hostile et marécageux », à celle de havre de paix « idéalisé et esthétisé ». C’est le constat que fait Mangrove, une forêt dans la mer, ouvrage collectif dirigé par trois chercheurs du CNRS.
Même si l’utilité des mangroves est évoquée dès 1911 comme barrière aux raz-de-marée, il faudra attendre les années 1970 avec l’apport de nouveaux outils et des sciences écologiques pour que le regard change, et que naisse un véritable intérêt pour cet écosystème où « les alluvions (…) roulent leurs ventres effervescents, bulbeux, cloqués de pépites gluantes et jaunes », comme l’écrit alors Patrick Granville dans Les Flamboyants (prix Goncourt 1976).
La mangrove est avant tout le lieu de vie de femmes et d’hommes habitant le long de l’équateur, qui collectent des coquillages et pêchent dans le lagon pour se nourrir. Certains exploitent le bois du palétuvier, arbre mythique dont l’une des espèces, Rhizophora, survit ingénieusement dans ce milieu sans eau douce grâce à « un système de filtration et de régulation osmotique perfectionné qui lui permet d’exclure le sel de l’eau ». La mangrove de Bombetoka, à Madagascar, est par ailleurs l’objet d’une salutaire initiative d’insertion sociale qui « procure aux habitants chassés de l’intérieur des terres par la sécheresse ou l’insécurité un lieu de vie qui offre nourriture, revenus et droits d’usage ».
Piège à gaz carbonique
La mangrove possède d’autres atouts : elle abaisse jusqu’à 20 % l’énergie des vagues et du vent venant déferler sur la côte, son réseau racinaire protège de l’érosion, et elle agit...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ Une fiction nous emmène dans les affres de la pensée d’un scientifique, qui joue avec de nombreux signes pour faire avancer l’intrigue.
<filname="PROF-env_sciences-10"> ¤                     
                                                   
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En quête de maths

Une fiction nous emmène dans les affres de la pensée d’un scientifique, qui joue avec de nombreux signes pour faire avancer l’intrigue.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 07h00
    |

            David Larousserie








                        



                                


                            

Le livre. Pour la deuxième fois, le célèbre mathématicien Alain Connes, en collaboration avec son ancien directeur de thèse, Jacques Dixmier, et sa femme, Danye Chéreau, s’essaie à la fiction.
En 2013, dans Le Théâtre quantique (Odile Jacob), il était question bien sûr de physique quantique, mais aussi de la notion de temps, autour d’une simili-enquête policière. Cette fois, avec les mêmes personnages – un mathématicien, une physicienne et un informaticien –, c’est plutôt de l’espace sous différentes formes qu’il s’agit. Espace, en référence à l’origine extraterrestre d’un message à décoder. Espace, comme le théâtre des nombreux voyages dont il est question, au Chili, en Suisse ou en Californie. Et enfin espace, comme le concept qui permettra de déchiffrer l’énigme.
Malgré le pedigree scientifique d’Alain ­Connes et de Jacques Dixmier, les auteurs se défendent d’utiliser la fiction pour faire de la vulgarisation scientifique. Et, en effet, le récit est bien plus réussi, dans sa première partie, que le précédent livre. Il n’est question de science et de maths proprement dits qu’à partir de la page 162.

L’histoire est celle d’un voyage où le héros croise de nombreux « spectres » : ceux, physiques, émis par une source mystérieuse, mais aussi des fantômes, comme le célèbre mathématicien Grothendieck ou, plus étonnant, le personnage de Tintin, deux passions d’Alain Connes. La rationalité du personnage central sera soumise aux rencontres troublantes de ces spectres et aux nombreux signes qui jalonnent sa route.
Mais, comme dans le premier roman, le dénouement apparaît un peu tiré par les cheveux, avec une accélération du rythme et des péripéties qui contrastent sans raison avec une première partie plus paisible. En quelques pages, on croisera un semblant d’ordinateur quantique, une curieuse interaction homme-machine, un président des Etats-Unis et des concepts mathématiques de haute volée. Le lecteur...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ Le chimiste et toxicologue Jean-Marc Bonmatin explique que les industriels tentent de mettre sur le marché deux nouvelles molécules dont le mode d’action est semblable à celui des néonicotinoïdes.
<filname="PROF-env_sciences-11"> ¤ 
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<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le président d’IBM France Nicolas Sekkaki estime que travailler avec une matière aussi disruptive que l’intelligence artificielle implique la confiance… Et son corollaire, la transparence.
<filname="PROF-env_sciences-12"> ¤                     
                                                   
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« Un usage humaniste et responsable de l’intelligence artificielle » est possible

Dans une tribune au « Monde », le président d’IBM France Nicolas Sekkaki estime que travailler avec une matière aussi disruptive que l’intelligence artificielle implique la confiance… Et son corollaire, la transparence.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 14h30
    |

Nicolas Sekkaki (Président d’IBM France)







                        



                                


                            

Tribune. A l’approche de la publication des conclusions de la mission sur l’intelligence artificielle présidée par Cédric Villani [député LRM], le débat semble figé entre deux camps qui correspondent à deux opinions diamétralement opposées sur le progrès. D’un côté, ceux qui craignent perpétuellement le pire, et notamment que les avancées techniques ne servent que quelques intérêts particuliers. Ceux-là considèrent comme naïfs ceux qui, de l’autre côté, espèrent toujours que l’innovation résoudra tous nos maux. Entre ces deux opinions, nous défendons une voie médiane où le progrès sert à tous.

Pas un jour ne s’écoule sans que la technologie, intelligence artificielle en tête, véhicule de nouvelles craintes. Et si la machine dominait le monde ? Et si nous étions espionnés ? Et si nous perdions nos emplois ? Pourtant, nous le savons bien, les technologies améliorent la vie quotidienne : meilleur accès aux soins, meilleure appréciation des risques et anticipation des catastrophes, éducation personnalisée et partage accru de la connaissance.
Les entreprises doivent pouvoir expliquer ce qui a été intégré dans les recommandations de leurs algorithmes, quelles sources sont utilisées et pourquoi
Le progrès n’est accepté socialement que s’il est inclusif. Donc, ce qui en est fait est l’affaire de tous : citoyens, entreprises, pouvoirs publics. Créée par l’homme et pour l’homme, la technologie reste un outil permettant de faire ce qui est hors de portée physique ou intellectuelle. Autrement dit, elle nous augmente.
Avec chaque nouvelle génération technologique, de nouveaux rôles, de nouveaux modèles économiques et sociaux sont inventés ; des aptitudes différentes et des compétences inédites voient le jour. Notre responsabilité collective est d’en faciliter l’éclosion. Pour que le progrès serve à tous, nous savons que rien ne remplace la vigilance, le travail ou quelques principes inaliénables. Travailler avec une...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-13"> ¤ L’utilisation de robots supprimera certes des emplois, mais en créera d’autres, estime Ulrich Spiesshofer, PDG d’un groupe international d’ingénierie, dans une tribune au « Monde ».
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Intelligence artificielle : « Les “machines intelligentes” ne sont pas près de remplacer les êtres humains »

L’utilisation de robots supprimera certes des emplois, mais en créera d’autres, estime Ulrich Spiesshofer, PDG d’un groupe international d’ingénierie, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    28.02.2018 à 14h30
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 14h34
    |

Ulrich Spiesshofer (PDG d’ABB, l’un des leadeurs mondiaux dans  les technologies de l’énergie et de l’automation)







                        



                                


                            
Tribune. Les titres de certains articles publiés récemment sont alarmistes : « L’automatisation menace 800 millions d’emplois », « Travaillerons-nous au service des robots ? »… A chaque nouvelle évolution dans les domaines de l’intelligence artificielle et du machine learning (apprentissage automatique), les prévisions quant aux mutations du marché du travail se veulent toujours plus extrêmes. Pour autant, cette crainte grandissante de l’obsolescence de l’homme dans le monde du travail n’est pas fondée – comme en témoignait déjà il y a des décennies le philosophe hongrois Michael Polanyi dans son désormais célèbre paradoxe.
Le marché du travail va évoluer entraînant la suppression de certains emplois tout en en créant de nouveaux que nous ne pouvons même pas imaginer aujourd’hui
En 1966, Polanyi, alors chercheur à Oxford, expliquait pourquoi les machines étaient imbattables pour certaines tâches, mais totalement incompétentes pour d’autres. Après avoir évalué les aptitudes de l’homme, il concluait : « Nous en savons plus que ce que nous pouvons exprimer. » En d’autres termes, l’homme excelle dans des tâches dont il est incapable d’expliquer clairement la réalisation. De ce fait, il est quasi impossible de programmer une machine pour réaliser ces tâches-là à sa place.
En se fondant sur le paradoxe de Polanyi, on peut raisonnablement penser que les « machines intelligentes » ne sont pas près de remplacer les êtres humains, même si les toutes dernières évolutions en matière d’intelligence artificielle et d’automatisation feront évoluer le marché du travail, entraînant la suppression de certains emplois tout en en créant de nouveaux que nous ne pouvons même pas imaginer aujourd’hui.
A titre d’exemple, l’agence Associated Press utilise désormais des programmes d’intelligence artificielle pour rédiger des dépêches, certes peu élégantes du point de vue stylistique, mais parfaitement compréhensibles, relatives à des...




                        

                        


<article-nb="2018/03/04/19-14">
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<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ La Lune devrait disposer d’un réseau 4G dès 2019, d’après les plans de Vodafone, Nokia et une start-up berlinoise : PTScientists.
<filname="PROF-env_sciences-14"> ¤ 
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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ Sixième volet de la collection archéologie, la ville cambodgienne d’Angkor et son étonnant le réseau de réservoirs, bassins et autres canaux.
<filname="PROF-env_sciences-15"> ¤                     
                                                   
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Angkor, cité hydraulique en marche

Sixième volet de la collection archéologie, la ville cambodgienne d’Angkor et son étonnant le réseau de réservoirs, bassins et autres canaux.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 12h52
    |

            Florence Evin








                        



                                


                            

Collection archéologie. Angkor, 400 kilomètres carrés de temples ciselés dans le grès. La « cité hydraulique » de feu ­Bernard-Philippe Groslier – directeur de l’Ecole française d’Extrême-Orient (EFEO), au Cambodge, chassé par les ­Khmers rouges en 1972 – est désormais mieux comprise grâce aux nouvelles technologies. C’est aujourd’hui la densité d’occupation urbaine de l’ancienne capitale des rois khmers (IXe-XVe siècles) qui est révélée avec sa résille d’eau, ensemble connecté de réservoirs, bassins, douves et canaux se remplissant grâce à une pente de quelques centimètres. Un réseau alimenté par un château d’eau naturel, le ­Phnom Kulen, situé à 40 km au nord-est d’Angkor. Est-ce le manque d’entretien des canaux et bassins, ne jouant plus leur rôle à la saison sèche, qui a fait fuir les habitants ? La question de l’abandon de la capitale au XVIe siècle reste posée.
Seuls les dizaines de temples ont survécu, pas les maisons ni les palais de bois victimes de la mousson et des termites. Deux campagnes au lidar, un laser aéroporté, ont été menées à Angkor, en 2012 (sur 370 km2) et en 2016 (sur 1 900 km2), par Damian Evans, principal collaborateur australien de l’EFEO, avec l’appui d’Apsara, autorité nationale cambodgienne chargée du site archéologique. Les relevés de milliers de points – altitude, longitude et latitude – effectués par le lidar au travers du couvert forestier ont donné l’empreinte en 3D de l’ancienne cité.
Eviter les inondations
« En révélant la topographie au sol, le ­lidar présente une densité inédite d’éléments, notamment de tertres et de bassins tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’enceinte d’Angkor Vat », temple pourtant le plus étudié depuis cent cinquante ans, a expliqué, vendredi 2 février, à l’Académie des belles lettres, l’architecte Christophe Pottier, ex-directeur de l’EFEO à Siemp Reap, ville proche ­d’Angkor. « Le quadrillage urbain...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-16"> ¤ Dans une tribune au « Monde », trois scientifiques s’inquiètent de l’attitude du chef de l’Etat face à l’alcool qui, selon lui, ne serait un problème que dans le cas des jeunes.
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Article sélectionné dans La Matinale du 28/02/2018
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Alcool : « Le président Macron doit garantir le bien-être de tous, y compris des plus vulnérables »

Dans une tribune au « Monde », trois scientifiques s’inquiètent de l’attitude du chef de l’Etat face à l’alcool qui, selon lui, ne serait un problème que dans le cas des jeunes.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 07h03
   





                        



                                


                            
Tribune. En prélude à l’ouverture du Salon de l’agriculture, les médias se sont fait l’écho de propos du président de la République, Emmanuel Macron, écartant tout « amendement pour durcir la loi Evin », ajoutant : « N’emmerdez pas les Français avec ça. »
Ministre de l’économie du précédent quinquennat, il avait fait adopter l’amendement la détricotant en partie. Elu président, il ne reviendra pas dessus, c’est sans surprise. Mais il accompagne cet arbitrage d’une double affirmation qui pose problème à la politique d’un point de vue de santé publique : revendiquant de boire du vin tous les jours, midi et soir, il semble en faire une norme sociale acceptable ; il résume le fléau de l’alcoolisme aux alcoolisations rapides des jeunes, il en exempte le vin.
Lourd tribut
Sur la première affirmation, sur la consommation quotidienne de vin, il suffit de rappeler que le vin, comme toute boisson alcoolisée obtenue par fermentation (bière ou autres), contient de l’éthanol (ou alcool éthylique). En France, les conséquences sanitaires liées à la consommation d’éthanol sont majeures, que ce soit en termes de mortalité (49 000 décès par an dont 15 000 par cancer), de maladies, y compris 8 000 nouveau-nés victimes d’alcoolisation fœtale, ou encore de drames familiaux ou de violences sociales.
Ce lourd « tribut » est payé par la collectivité au travers des soins nécessaires et des remboursements effectués par la Sécurité sociale, et tout n’est pas encore chiffré, ainsi que le regrettait la Cour des comptes en 2016.

Par ailleurs, il existe une inégalité fondamentale entre les individus vis-à-vis de la dépendance à l’alcool : un adulte sur dix présente des difficultés face à l’alcool (soit près de 5 millions). Quant aux éventuels bienfaits prêtés au vin pour protéger de certaines maladies, quels sont-ils ? Les polyphénols et le resvératrol qui en seraient à l’origine sont déjà présents dans le jus de raisin, et...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ En envoyant une voiture dans l’espace, le fondateur de Tesla – et de Paypal, entre autres – fait rêver le monde entier et casse les codes scientifiques et technologiques.
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Elon Musk fusionne publicité et science

En envoyant une voiture dans l’espace, le fondateur de Tesla – et de Paypal, entre autres – fait rêver le monde entier et casse les codes scientifiques et technologiques.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 17h00
    |

                            Laurent Alexandre (chirurgien urologue, président de DNAVision)








                        



                                


                            

Carte blanche. Elon Musk, l’industriel le plus médiatique au monde, fondateur de PayPal, Tesla, SolarCity, Hyperloop, The ­Boring Company, Neuralink et SpaceX, fait l’objet d’un impressionnant culte de la personnalité. Il faut dire qu’il a d’ores et déjà secoué sept industries : paiement, automobile, énergie, spatial, ferroviaire, travaux publics et éducation. Grâce à son aura, il bénéficie d’une gigantesque exposition médiatique gratuite. Le 6 février, les médias du monde entier ont relayé les images de son Roadster Tesla rouge filant magiquement vers la ceinture d’astéroïdes sur l’air de la chanson Space Oddity de David Bowie. Ces images qui rappellent l’esthétique du film de Jean-Jacques Beneix La Lune dans le caniveau, représentent un cadeau d’au moins 10 milliards de dollars en achat d’espace. Dans le même temps, les vieux constructeurs automobiles dépensent des milliards de dollars pour diffuser leurs publicités sur des chaînes de télévision que seuls les seniors verront.

Le culte voué à Musk par les geeks lui permet par ailleurs de disposer de capitaux considérables apportés par des investisseurs subjugués qui rêvent de rencontrer leur idole et acceptent des valorisations indécentes. La flamboyante stratégie de communication de Musk lui permet également de se faire pardonner ses retards industriels : Falcon Heavy était attendue en 2013 et la Tesla modèle 3 est produite au compte-gouttes, contrairement aux engagements initiaux. Grâce à la confiance sans borne des technophiles, Musk peut financer des projets à long terme, même les plus fous. Ses idées ont toujours été jugées a priori inapplicables : ­SpaceX était moqué par le monde de l’espace, Tesla vouée à l’échec selon les industriels, et l’éducation nationale se croit encore protégée face à Neuralink, destinée à augmenter nos capacités cérébrales grâce à de minuscules composants électroniques entrelacés entre nos 86 milliards de neurones.
Cerveaux...



                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-18"> ¤ Une tribune signée par d’éminents chercheurs français tend à remettre en cause le principe de précaution au nom du progrès technologique et scientifique.
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<filname="SURF-env_sciences-19"> ¤ Une étude récente vient de révéler la mécanique de ces phénomènes pulsants issus de la magnétosphère.
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Lumière sur les aurores boréales qui battent la chamade

Une étude récente vient de révéler la mécanique de ces phénomènes pulsants issus de la magnétosphère.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 14h00
    |

            David Larousserie








                        



                                


                            

C’est un merveilleux spectacle visible parfois jusqu’à nos latitudes, mais plus sûrement durant les nuits de l’extrême Nord européen ou américain : les aurores boréales ou polaires. Des arcs lumineux verdâtres fendent le ciel nocturne et bougent comme les plis d’un rideau.
Mais un autre phénomène, à peine moins rare, illumine aussi certaines nuits : les aurores pulsantes. Elles sont moins brillantes que les premières, mais elles clignotent toutes les dix secondes environ pendant près d’une heure. « C’est peu photogénique, c’est peut-être pour cela qu’elles sont moins connues. C’est leur aspect temporel, leur “rythme” qui est intéressant à contempler », décrit Fabrice Mottez, chercheur à l’Observatoire de Paris-Meudon et auteur d’Aurores polaires ­ (Belin, 2017). Et ce rythme restait un mystère jusqu’aux travaux publiés dans la revue Nature, le 15 février, par des chercheurs japonais et américains.
Magnétosphère déformée
Dans les grandes lignes, l’explication est commune avec celle des aurores classiques. Le vent solaire ou les éruptions solaires atteignent la Terre et déforment son bouclier magnétique, ou magnétosphère. Celui-ci se réorganise, ce qui agite plus ou moins les divers électrons présents à des dizaines de milliers de kilomètres au-dessus de la Terre. Ceux-ci sont guidés et accélérés par les lignes de champ magnétique jusqu’aux couches atmosphériques peuplées de divers atomes et molécules comme l’oxygène, l’azote ou l’hélium. Là, ces derniers, sous l’effet du choc des électrons, s’excitent et, en revenant à la normale, émettent de la lumière (verte pour l’oxygène par exemple).
Voilà pour expliquer une pluie continue de particules et les aurores en arc. Pour les aurores pulsantes, un détail supplémentaire est ajouté, proposé dans les années 1980 et confirmé par les mesures décrites dans l’article de Nature. Les bouffées d’électrons sont causées par l’interaction avec des ondes...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-20"> ¤ Cinq ans sont nécessaires au « hérisson des mers » pour faire son trou, quand il peut vivre plusieurs décennies. Une puissance d’activité tout juste mise au jour.
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Comment l’oursin, ce rongeur marin, fait-il pour creuser son trou ?

Cinq ans sont nécessaires au « hérisson des mers » pour faire son trou, quand il peut vivre plusieurs décennies. Une puissance d’activité tout juste mise au jour.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 20h10
    |

            Nathaniel Herzberg








                        



                                


                            

Zoologie. Admettons-le : de lui, on ne connaît souvent pas grand-chose. Les plus malchanceux ont souffert de ses piquants, les plus heureux ont pu savourer son délicieux goût marin. Pourtant, l’animal constitue une véritable merveille de la nature. Une famille aussi ancienne que variée, aussi complexe que mystérieuse, refuge pour de nombreuses larves de poisson et nettoyeuse des côtes. Ses pointes acérées, cette étonnante symétrie qui veut que du squelette à l’appareil digestif et jusqu’aux dents de sa bouche, rassemblées dans ce que les scientifiques ont baptisé la « lanterne d’Aristote », tout fonctionne par cinq, ont toujours fasciné les savants. D’Aristote justement à Pline l’Ancien, de Daubenton à Lamarck, ils furent nombreux à se passionner pour ce « hérisson des mers ». Aujourd’hui encore, généticiens et toxicologues, écologues (les oursins font partie des principaux consommateurs d’algues) et embryologistes (leurs œufs sont transparents) continuent de les scruter à la loupe.
C’est pourtant une simple curiosité d’enfant qui a conduit Michael Russell à se passionner pour l’animal. « La première fois que j’ai vu leur étonnant habitat, j’ai été frappé par l’ajustement entre les oursins et leur trou, raconte le biologiste de l’université Villanova, en Pennsylvanie (Etats-Unis). Alors, je me suis interrogé : creusaient-ils la roche, et si oui, comment faisaient-ils et combien de temps cela leur prenait ? Je me suis aperçu que tout le monde supposait qu’ils devaient fabriquer leur trou, mais que personne n’avait quantifié cette activité. C’est ce que nous avons fait. » Les résultats de cette recherche sont publiés dans la revue PloS One et ils montrent une puissance d’activité insoupçonnée.
Leurs dents mâchent, ou grattent
L’animal qui vient s’installer dans une dépression existante ne paye pourtant pas de mine. Tout juste sorti de son état larvaire, où il se confond pratiquement avec le plancton qu’il...




                        

                        

