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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ A la tête de l’Union des industries et métiers de la métallurgie, le président du pôle social du Mouvement des entreprises de France se présente à la succession de Pierre Gattaz.
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Alexandre Saubot, candidat à la présidence du Medef

A la tête de l’Union des industries et métiers de la métallurgie, le président du pôle social du Mouvement des entreprises de France se présente à la succession de Pierre Gattaz.



Le Monde
 |    04.03.2018 à 15h11
   





                        



   


L’un des dirigeants du Mouvement des entreprises de France (Medef), Alexandre Saubot, a annoncé dimanche 4 mars sa candidature à la succession du président de l’organisation patronale, Pierre Gattaz, dont le mandat prendra fin au début de juillet. « Je suis candidat à la présidence du Medef », dit M. Saubot dans un texte transmis à la presse, afin de « réconcilier la France et l’entreprise », écrit-il.
Pour défendre son projet « en homme libre de sa parole », M. Saubot a décidé de « quitter l’ensemble de [ses] mandats patronaux, la vice-présidence du Medef depuis hier [samedi] comme la présidence de l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) à l’échéance de [son] mandat en avril prochain ».
Agé de 53 ans, M. Saubot dirige une entreprise familiale, Haulotte, qui construit des matériels d’élévation, et « qui compte aujourd’hui 1 700 collaborateurs avec 500 millions d’euros de chiffres d’affaires ».
Président du pôle social du Medef
S’agissant des pouvoirs publics, le candidat écrit que « le gouvernement actuel a engagé certaines réformes qui répondent à [ses] attentes » et il salue les « progrès accomplis ».
Mais il estime qu’« en matière de compétitivité, nos entreprises ont des boulets aux pieds quand on considère le poids des dépenses publiques et donc celui des impôts et des charges, ou celui des réglementations ».
M. Saubot, également président du pôle social du Medef, entend « porter une conception exigeante du dialogue social » et se dit ouvert « au compromis » mais pas « aux compromissions ». « Contrairement à l’image véhiculée, je ne suis pas un inconditionnel du dialogue social », a-t-il déclaré dans une interview au Journal du dimanche. « Je […] ne signerai jamais d’accord qui ajouterait des contraintes aux entreprises », a-t-il ajouté.
Alexandre Saubot évoque deux priorités s’il est élu à la tête du Mouvement des entreprises de France : la baisse des charges des entreprises et l’apprentissage. Dans ce dernier domaine, il dit souhaiter augmenter de 50 % le nombre d’apprentis d’ici à cinq ans.
Alexandre Saubot est le cinquième candidat déclaré à la succession de Pierre Gattaz, après Patrick Martin, président du Medef Auvergne-Rhône-Alpes, Frédéric Motte, président du Medef Hauts-de-France, Jean-Charles Simon, ancien directeur général du Medef, et Geoffroy Roux de Bézieux, également vice-président du Medef.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Le ministère des comptes publics n’a pas commenté l’information publiée par « Le Journal du dimanche », qui relève du « secret fiscal ».
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Marine Le Pen qualifie de « persécution » l’annonce d’un contrôle fiscal la concernant

Le ministère des comptes publics n’a pas commenté l’information publiée par « Le Journal du dimanche », qui relève du « secret fiscal ».



Le Monde
 |    04.03.2018 à 14h31
 • Mis à jour le
04.03.2018 à 15h31
   





                        



   


La présidente du Front national, Marine Le Pen, qui serait « actuellement visée par un contrôle fiscal », selon le Journal du dimanche de dimanche 4 mars, dénonce une nouvelle « persécution » à son endroit.
Sur Twitter, la dirigeante du FN et députée du Pas-de-Calais écrit :
« Le JDD annonce que je suis la cible d’un contrôle fiscal ? ! Première nouvelle ! Mais ça manquait en effet au tableau des persécutions. L’acharnement dont je suis victime et dont l’objectif est d’abattre la seule opposition au Système commence à devenir voyant ! »
Le ministère des comptes publics n’a pas commenté l’information, qui relève du « secret fiscal ».
Préjudice réévalué par le Parlement européen
L’hebdomadaire dominical écrit que le Parlement européen « vient de réévaluer à la hausse le préjudice » subi en raison d’emplois supposés fictifs d’assistants parlementaires d’eurodéputés FN, à « près de 7 millions d’euros ». L’instruction confiée aux juges Claire Thépaut et Renaud Van Ruymbeke « a été prolongée à la période qui court de juillet 2009 à la fin de l’année 2012 », ce qui a provoqué une réévaluation du préjudice d’un peu plus de 1,8 million d’euros, selon le JDD.
En septembre 2015, le Parlement européen avait évoqué la somme de 1,9 million, puis avait réévalué en avril 2017 le préjudice à près de 5 millions d’euros. Quand le Parlement européen avait annoncé, en 2015, la saisine de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF), le préjudice évoqué s’élevait à 7,5 millions d’euros.

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                Emplois fictifs au FN : le témoignage gênant de l’homme-clé du dispositif frontiste



Le trésorier du FN, Wallerand de Saint-Just, a dénoncé dimanche sur Twitter un exercice d’« intoxication » du JDD et du Parlement européen.
Dix-sept eurodéputés ou ex-eurodéputés FN, dont la présidente du FN, Marine Le Pen, et son père, Jean-Marie Le Pen, sont visés par l’enquête, ouverte en 2015, qui porte sur au moins une quarantaine d’assistants. Mme Le Pen a été mise en examen le 30 juin pour abus de confiance et complicité d’abus de confiance. L’enquête porte sur des salaires versés sur des fonds européens à des assistants d’élus FN au Parlement européen, qui pourraient avoir été affectés à d’autres tâches.

        Lire aussi :
         

                Comprendre l’affaire des assistants parlementaires du FN






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Les médias en ligne souffrent de la concurrence de Facebook et Google dans la publicité et de la sévérité de la justice à leur égard.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤                     
                                                   
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Au Maroc, les sites d’information luttent pour leur survie

Les médias en ligne souffrent de la concurrence de Facebook et Google dans la publicité et de la sévérité de la justice à leur égard.



Le Monde
 |    04.03.2018 à 13h00
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



                                


                            

La démocratisation d’Internet, dans le sillage des réformes engagées par le roi Mohammed VI et des révolutions arabes, a entretenu un espoir de libération de la parole journalistique sur le Web. En 2014, le ministre de la communication, Mustapha El Khalfi, dénombrait plus de 400 sites d’informations en ligne et se réjouissait de leur « potentiel dans le domaine de la diversité et de la liberté de la presse ». Quelques années plus tard, certains sujets épineux comme l’islam, le régime monarchique et le Sahara occidental, sont toujours tabous. Et le risque de la prison, qui menace toujours les journalistes, encourage l’autocensure.
« L’exemple d’Hamid El Mahdaoui, rédacteur en chef de Badil.info, pure-player arabophone qui a mis la clé sous la porte depuis l’arrestation de son fondateur pendant le Hirak [un mouvement contestataire né à Al-Hoceïma dans la région du Rif après la mort d’un poissonnier broyé par une benne à ordures] est dans la tête des journalistes », explique Abdellah Tourabi, directeur de publication du magazine indépendant Telquel, hebdomadaire critique envers les gouvernements successifs et qui accumule les procès.

Pourtant présentée comme une avancée pour la liberté de la presse par le Parti de la justice et du développement (PJD), au pouvoir depuis sept ans, la réforme du code de la presse, adoptée en 2016, a théoriquement supprimé les peines privatives de liberté. Mais, en pratique, « les juges contournent le code de la presse et poursuivent les journalistes sur la base du code pénal », affirme Youssef Aït Akdim, journaliste indépendant installé à Rabat.
Difficile de faire payer le lecteur
Les éditeurs critiquent également l’absence de juges et de procureurs spécialisés dans les affaires de presse. « Lors du premier procès intenté en 2009 contre Taoufik Bouachrine pour “offense au drapeau national”, le juge citait les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Le député la France Insoumise de Seine-Saint-Denis est l’invité de France Inter, « Le Monde » et France Télévisions.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Les attaques récentes contre les médias par des personnalités politiques — Jean-Luc Mélenchon, Laurent Wauquiez, Marine Le Pen, entre autres — relancent le débat sur l’action et le rôle des supports d’information dans la Cité.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Lors de la précédente grande grève de la SNCF, Stéphane Rozès avait inventé une formule qui a fait florès : « la grève par procuration ». Pour ce spécialiste des études d’opinion, l’histoire ne se répétera pas.
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Mouvements sociaux : 2018 n’est pas 1995

Lors de la précédente grande grève de la SNCF, Stéphane Rozès avait inventé une formule qui a fait florès : « la grève par procuration ». Pour ce spécialiste des études d’opinion, l’histoire ne se répétera pas.



Le Monde
 |    04.03.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
04.03.2018 à 15h29
    |

Stéphane Rozès (consultant, président de CAP (Conseils, analyses et perspectives))







                        



                                


                            
Tribune. La plupart des analystes, responsables politiques et syndicaux s’interrogent pour savoir si, de la réforme de la SNCF et la modification du statut des cheminots par voie d’ordonnances, pourrait surgir une grève suffisamment dure et soutenue comme en 1995, à même de faire reculer le pouvoir politique.
Comme il n’y a, apparemment, rien de plus imprévisible qu’une crise sociale, il faut pour répondre à cette interrogation, non pas tant comparer les réformes de 1995 et de 2018, décrypter la théâtralité et le jeu des partenaires sociaux ou les réactions immédiates de l’opinion publique que de revenir aux fondamentaux de ce qui a fait « événement » dans le mouvement social d’ampleur il y a vingt-trois ans pour les comparer avec le moment actuel.
Alors l’Histoire nous ramène à ce qui fait la spécificité de notre imaginaire, notre façon de nous approprier le réel : une dispute commune dans laquelle la question nationale précède la question sociale.
En 1995, la « grève par procuration » de l’opinion en soutien du mouvement social avait un fondement idéologique et politique.

Si notre mémoire a retenu le mouvement social de novembre-décembre 1995, ce n’est pas seulement parce que le pays fut bloqué plusieurs semaines avec le soutien de l’opinion publique mais parce qu’il s’insérait dans un tournant idéologique de notre histoire politique.
Pour qu’un mouvement social fasse reculer le pouvoir politique, il faut la conjonction d’une capacité de nuisance de la grève et un soutien de l’opinion. En 1995, en réaction au plan Juppé sur la réforme de la Sécurité sociale qui concernait également les régimes spéciaux, les cheminots et les agents des services publics ont bloqué le pays, entraînant d’autres secteurs dans une grève nationale.
Basculement idéologique des Français
Les Français adhéraient majoritairement aux mesures du plan du premier ministre prises une à une. Pourtant, dès le départ, les deux tiers...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Dans un entretien au « JDD », Antoine Gallimard dit avoir « suspendu le projet » de rééditer les pamphlets antisémites en raison de la polémique qu’il avait suscitée.
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Gallimard ne renonce pas à publier les pamphlets de Céline

Dans un entretien au « JDD », Antoine Gallimard dit avoir « suspendu le projet » de rééditer les pamphlets antisémites en raison de la polémique qu’il avait suscitée.



Le Monde
 |    04.03.2018 à 01h10
 • Mis à jour le
04.03.2018 à 16h16
   





                        



   


« J’ai suspendu le projet [de rééditer les pamphlets antisémites de Louis-Ferdinand Céline] mais je n’y ai pas renoncé », a déclaré Antoine Gallimard, le PDG de la maison d’édition, qui s’exprime pour la première fois depuis la polémique dans les colonnes du Journal du dimanche (JDD), dimanche 4 mars. Il veut offrir « une édition scientifique de ces textes, (…) comme des sources importantes de l’antisémitisme en France ».
« La raison de cette suspension est simple : on ne construit rien de valable dans un incendie, on ne peut pas se faire entendre dans un amphithéâtre en ébullition. »
Il réfute l’idée qu’il aurait été convoqué par le gouvernement en décembre 2017 à ce sujet. « Le terme “convocation” est inexact, assure-t-il. J’ai reçu une lettre du délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT, Frédéric Potier, et j’ai choisi de le rencontrer. » Ecoutant les appréhensions du délégué quant à une absence de mise en contexte, M. Gallimard lui avait fait savoir que cette réédition des textes serait accompagnée d’un « appareil historique », avec une analyse du professeur d’université Régis Tettamanzi et d’une préface signée de l’écrivain Pierre Assouline.

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                Pamphlets de Céline : la littérature « menacée de mort »



Un projet polémique
Le projet de rééditer les pamphlets antisémites de Céline (Bagatelles pour un massacre, 1937 ; L’Ecole des cadavres, 1938 ; Les Beaux Draps, 1941) avait suscité une vague d’indignation, notamment celle de Serge Klarsfeld, président de l’association Fils et filles de déportés juifs de France.
Antoine Gallimard justifie à nouveau dans le JDD son projet « par goût de la vérité » et par la nécessité de montrer « la coexistence du génie et de l’ignoble en un seul homme ». Les textes concernés ont été rédigés par l’auteur du Voyage au bout de la nuit entre 1937 et 1941, et devraient tomber dans le domaine public en 2031 (soit soixante-dix ans après la mort de l’écrivain).

        Lire aussi :
         

                Petites et grandes manœuvres autour des pamphlets de Céline



Les pamphlets de Céline ne sont pas interdits en France, mais ils n’ont pas été réédités depuis la fin de la seconde guerre mondiale. L’écrivain lui-même, puis sa veuve, Lucette Destouches, âgée de 105 ans, s’y opposaient. Disponible sur Internet, une édition établie par Régis Tettamanzi existe déjà au Québec depuis 2012.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ A l’occasion du Salon de l’agriculture, qui s’achève dimanche porte de Versailles, Macron a évoqué plusieurs de ces engagements.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Cette démarche fait suite à l’enquête préliminaire ouverte contre lui le 13 février après qu’une femme a déposé plainte à Paris pour « abus de faiblesse ».
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Gérald Darmanin porte une nouvelle fois plainte pour « dénonciation calomnieuse »

Cette démarche fait suite à l’enquête préliminaire ouverte contre lui le 13 février après qu’une femme a déposé plainte à Paris pour « abus de faiblesse ».



Le Monde
 |    03.03.2018 à 14h53
   





                        



   


Visé par une enquête pour abus de faiblesse, Gérald Darmanin a déposé une plainte devant le parquet de Paris pour dénonciation calomnieuse contre une femme qui l’accuse d’avoir usé de son influence politique pour obtenir des faveurs sexuelles, a annoncé, samedi 3 mars, Mathias Chichportich, son avocat, confirmant une information de BFMTV.
Cette démarche, que le ministre des comptes publics avait annoncée dans les médias, fait suite à l’enquête préliminaire ouverte contre lui le 13 février après qu’une femme a déposé plainte à Paris pour « abus de faiblesse ».
Cette habitante de Tourcoing (Nord), dont M. Darmanin fut maire entre 2014 et 2017, affirme s’être « sentie obligée » d’avoir des relations sexuelles avec lui pour obtenir un logement et un emploi, selon son témoignage publié par Mediapart. « Gérald Darmanin a abusé de moi mais il ne m’a pas forcée à avoir des relations sexuelles avec lui. (...) Je me sentais obligée de le faire pour avoir un logement et un travail », a déclaré « Sarah » – un nom d’emprunt – au site d’information.
Dans une première affaire, une autre femme, Sophie Patterson-Spatz, accuse M. Darmanin de l’avoir violée en 2009 alors qu’elle sollicitait de l’aide dans une affaire judiciaire. Sa plainte a été classée sans suite mi-février, car les investigations, durant lesquelles le ministre avait été auditionné par la police, n’avaient « pas permis d’établir l’absence de consentement », selon le parquet de Paris. Dans cette première affaire, Gérald Darmanin avait déjà porté plainte pour dénonciation calomnieuse contre son accusatrice.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ L’éviction d’Aude Rossigneux a créé des remous et des doutes. Deux autres journalistes quittent la rédaction.
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Le Média : les coulisses d’une crise

L’éviction d’Aude Rossigneux a créé des remous et des doutes. Deux autres journalistes quittent la rédaction.



Le Monde
 |    03.03.2018 à 10h17
 • Mis à jour le
04.03.2018 à 17h48
    |

            Ariane Chemin








                        



                                


                            
Montreuil, métro ­Robespierre, lundi 19 février, 9 heures du matin. La journaliste Aude Rossigneux a été convoquée la veille par un mail lapidaire. Dans la cuisine du Média, au sous-sol des nouveaux locaux de la télé proche des « insoumis », dos au réfrigérateur, elle cherche à comprendre l’objet de cette réunion un brin solennelle. De l’autre côté de la table en bois clair, trois hommes lui font face : le psychanalyste Gérard Miller, le réalisateur Henri Poulain, accompagné de son directeur de production et associé Hervé Jacquet. A quelques tasses de café, enfin, la réalisatrice Anaïs Feuillette, compagne de M. Miller, et, tout au bout, Sophia Chikirou.
« Comment dire tout ça ? », commence la directrice générale de la chaîne, avant de passer la parole au psychanalyste. L’ancien « mao » parle « d’embarras », de « mauvaise ambiance », de « quelque chose qui s’est mal emmanché » et de « responsabilités partagées », avant de lâcher : « Aude, on a en tête de te parler de la possibilité que tu quittes la rédaction. »

« Qu’est-ce qui s’est passé entre le moment où j’étais formidable et le moment où il faut que je dégage ? », interroge Aude Rossigneux, assommée. Elle ignore que le procès qui vient de s’ouvrir, tôt ce lundi, marque le début d’un coup de grisou sur Le Média et va ouvrir une série de départs en cascade.
Une semaine plus tard, le 26 février, Noël Mamère, dont l’émission hebdomadaire était l’une des cautions d’ouverture de la chaîne, s’émeut de la mise à l’écart brutale de la journaliste, mais s’inquiète aussi d’un sujet très décrié sur la Syrie, diffusé le 23, qui mettait dos à dos les rebelles islamistes syriens et les exactions du régime de Bachar Al-Assad. Vendredi 2 mars, selon les informations du Monde, Catherine Kirpach, une ancienne de LCI qui présentait l’un des « JT » du ­Média, a fait part à son tour à ­Sophia Chikirou de son départ de la chaîne,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ La chercheuse Sophie Béroud compare la situation sociale et politique actuelle à celle de 1995, année du plus grand conflit depuis Mai 68.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤                     
                                                   
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SNCF : « Il est plus compliqué aujourd’hui qu’en 1995 de construire une mobilisation de grande ampleur susceptible de durer »

La chercheuse Sophie Béroud compare la situation sociale et politique actuelle à celle de 1995, année du plus grand conflit depuis Mai 68.



Le Monde
 |    03.03.2018 à 10h06
 • Mis à jour le
03.03.2018 à 10h10
    |

                            Jérémie Lamothe








                        



                                


                            
Une France paralysée pendant plusieurs semaines, des millions de manifestants dans les rues et un gouvernement qui finit par reculer… Avec sa réforme de la SNCF lancée lundi 26 février, le gouvernement d’Edouard Philippe peut-il revivre la fronde sociale qui s’était érigée fin 1995 contre le premier ministre d’alors, Alain Juppé ?

Face à la volonté de l’exécutif de mettre fin au statut des cheminots pour les nouvelles recrues de l’entreprise ferroviaire et de réformer par ordonnances, la CGT-Cheminot a en effet annoncé être prête « à faire un mois de grève pour faire plier le gouvernement ». Alors la comparaison avec le conflit social de 1995 est-elle pertinente ?
Maîtresse de conférence en science politique et spécialiste des mouvements sociaux, Sophie Béroud revient sur les racines du conflit le plus dur depuis Mai 68 et estime qu’il sera plus compliqué aujourd’hui pour les syndicats de mobiliser sur plusieurs semaines.
Depuis l’annonce d’un mouvement social à venir contre la réforme de la SNCF, beaucoup font la comparaison avec 1995. Est-ce que cela vous semble pertinent ?
Pas mal d’éléments diffèrent par rapport à 1995. On n’était pas dans la même configuration politique. A l’époque, Jacques Chirac avait fait toute sa campagne sur la fracture sociale, ce qui lui avait permis de se démarquer d’Edouard Balladur. Il n’avait pas annoncé les réformes qui allaient entraîner ce mouvement social. Les acteurs syndicaux ont donc pu reprocher à Chirac de ne pas tenir ses engagements. Là, Emmanuel Macron a fait campagne sur sa volonté de réformer.

Par ailleurs, en 1995, le gouvernement avait lancé deux réformes en même temps : la réforme de la Sécurité sociale et l’alignement des retraites du secteur public et des régimes spéciaux sur celles du privé. Cela avait permis une jonction de la contestation entre différents secteurs, ce que souhaite empêcher le gouvernement d’Edouard Philippe. Une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Le candidat au poste de premier secrétaire du PS se méfie d’un « vote truqué » dans certaines sections. La direction assure que tout est fait pour que le scrutin se déroule en toute transparence.
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Olivier Faure dénonce les « pratiques industrielles » des fausses cartes dans les Bouches-du-Rhône

Le candidat au poste de premier secrétaire du PS se méfie d’un « vote truqué » dans certaines sections. La direction assure que tout est fait pour que le scrutin se déroule en toute transparence.



Le Monde
 |    03.03.2018 à 10h00
    |

            Abel Mestre et 
                                Gilles Rof (Marseille - correspondance)








                        


C’est le scénario que le Parti socialiste voulait à tout prix éviter pour son 78e congrès des 7 et 8 avril. Olivier Faure et Luc Carvounas, tous deux candidats au poste de premier secrétaire, ont dénoncé un système de fausses cartes d’adhérents dans la fédération des Bouches-du-Rhône. Et font savoir qu’ils ne laisseront aucune incertitude planer sur le scrutin au sein d’un département dont le poids annoncé – 3 200 votants potentiels – peut s’avérer fondamental quand on sait que le PS espère au moins 30 000 votants.
« La fédération des Bouches-du-Rhône est la dernière à avoir des pratiques industrielles [en matière de fausses cartes], a grondé Olivier Faure, de passage vendredi 2 mars à Marseille. Jusqu’ici, pour les congrès, chaque candidat acceptait de prendre sa part du magot. Cette fois, je ne veux pas de vote truqué. »
A ses côtés, son mandataire local Benoît Payan, président du groupe PS au conseil municipal de Marseille, estime que ces « cartes fantômes pourraient aller jusqu’à 25 % des inscrits », soit près de 800 voix. « Nous demanderons le gel du vote des sections sur lesquelles nous aurons la moindre inquiétude, promet M. Faure. Si on ne repart pas en nettoyant toutes les mauvaises pratiques, nous ne renaîtrons pas. »
Bizarreries relevées dans les listes
Jeudi, Luc Carvounas s’est lui aussi inquiété. Il a promis « de saisir la Haute Autorité du PS ». « Comment, alors que nous perdons 30 % à 50 % de nos adhérents partout en France, certaines sections dans ce département restent stables, voire progressent ? », interroge son mandataire Yannick Ohanessian, membre du conseil fédéral.

        Lire aussi :
         

                Congrès du PS : quatre hommes en lice, le texte de Delphine Batho recalé



Dans le viseur de MM. Faure et Carvounas, des sections du nord et de l’est de Marseille, mais aussi de Berre-l’Etang. « Dans cette ville, on compte 235 adhérents, alors qu’aux dernières législatives, le candidat socialiste n’a fait que 55 voix », s’étonne M. Payan, qui assure avoir demandé à la commission fédérale d’organisation du congrès des explications à propos de bizarreries relevées dans les listes.
« Pourquoi des adhérents sont-ils tous nés le 1er janvier, ont tous la même adresse mail… Et n’ont laissé aucune trace du règlement de leur cotisation ? », ironise-t-il. 
« Il n’y a aucune fausse carte à la fédération des Bouches-du-Rhône », se contente de faire savoir le PS 13 par la voix de son secrétaire général Michaël Bruel. Sollicité, Loïc Gachon, maire de Vitrolles et dirigeant de la fédération jusqu’au prochain congrès, n’a pas réagi.
Historiquement, les Bouches-du-Rhône sont une sorte de « swing state » dans les congrès socialistes. Leur poids peut décider de la victoire. Jusqu’alors, la fédération du département rejoignait un candidat naturel. Cette fois, le refus d’Olivier Faure de prendre comme mandataire M. Gachon laisse le jeu ouvert.
« Nécessité d’un contrôle »
Les deux autres candidats en lice, Stéphane Le Foll et Emmanuel Maurel, sommés de réagir, prennent les accusations de fraude avec des réserves. « Je trouve un peu bizarre que cela arrive comme ça… Je suis pour le contrôle, mais partout, dans toutes les fédérations », avance M. Le Foll. Qui rappelle que ses mandataires départementales, Marie-Arlette Carlotti et Isabelle Rovarino, « se sont toujours battues pour la transparence », notamment lorsque Jean-Noël Guérini dirigeait le PS local.
Dans le camp d’Emmanuel Maurel, on s’interroge sur d’autres points. « On a eu des doutes et on a demandé, avec les représentants de Stéphane Le Foll, le contrôle de l’ensemble des sections de cette fédération, assure Elodie Schwander, qui siège à la commission d’organisation du congrès pour le compte du candidat de l’aile gauche. Les représentants de MM. Faure et Carvounas s’y sont opposés. » « Si tout le monde est d’accord avec nous sur la nécessité d’un contrôle, tant mieux », rétorque Benoît Payan.
Ce début de polémique est relativisé du côté de la Rue de Solférino. « Si des décisions sont à prendre, nous les prendrons », promet Rachid Temal, coordinateur du PS, qui rappelle que « le bureau fédéral et le bureau national des adhésions ont été saisis et vont vérifier ce qu’il se passe dans les Bouches-du-Rhône ».
Le PS assure mettre cette année tout en œuvre pour tendre vers le plus de transparence possible. Les 15 et 29 mars, jours des votes sur les textes d’orientation puis pour le poste de premier secrétaire, un logiciel auquel auront accès la direction et les candidats permettra de suivre les remontées des résultats en temps réel.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ L’ancien socialiste tombé en Macronie est chargé de la réforme de la fonction publique après avoir fait ses armes en Ardèche.
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Olivier Dussopt, un transfuge en quête de reconnaissance

L’ancien socialiste tombé en Macronie est chargé de la réforme de la fonction publique après avoir fait ses armes en Ardèche.



Le Monde
 |    03.03.2018 à 09h30
    |

            Benoît Floc'h








                        



                                


                            

Debout, dos au panorama sur la Seine qu’offrent les fenêtres de son bureau de Bercy, Olivier Dussopt finit par lâcher : « Les portraits, ce n’est jamais agréable. Cela expose toujours à des paroles blessantes. » Soumis à un déluge de critiques, l’Ardéchois ne s’est pas habitué au réquisitoire de son ancien camp.
Pur produit du Parti socialiste, nommé secrétaire d’Etat auprès du sarkozyste Gérald Darmanin, M. Dussopt a pour principale mission de réformer la fonction publique, et notamment de respecter la promesse présidentielle de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires.

Il ne s’attendait pas à recevoir « une brassée de roses ». Il avait vu juste. Lors de sa nomination, en novembre 2017, ses anciens camarades ont dégainé. « Ça s’appelle des socialistes en peau de lapin », a fustigé Benoît Hamon. « C’est comme s’il nous crachait au visage », a confié le député Boris Vallaud.
« Je ne suis pas un enfant de chœur »
Trois mois plus tard, Olivier Dussopt négocie avec les syndicats la mise en œuvre du plan fonction publique annoncé le 1er février. Chez les socialistes, la colère retombe à peine et laisse poindre l’amertume.
« J’avais beaucoup d’amitié pour ce garçon et je m’aperçois que je ne le connaissais pas, soupire Marylise Lebranchu, ministre de la fonction publique de 2012 à 2016. Je ne le pensais pas si carriériste… Accepter de devenir secrétaire d’Etat de Gérald Darmanin, c’est un virage total. » 
« Ce n’est pas de l’amitié, balaye l’intéressé. Quand on a de l’amitié pour quelqu’un, on ne cherche pas à blesser. » Olivier Dussopt répond coup pour coup. « Je ne suis pas un enfant de chœur », dit ce lecteur passionné de Hannah Arendt et d’Annie Ernaux, deux femmes ayant pour point commun « une forme de brutalité et de lucidité, une volonté d’affronter la vérité et de l’affronter tout entière ». La rupture n’en est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Pour contrer les critiques de l’opposition, Matignon va se délocaliser une nouvelle fois pendant trois jours.
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L’exécutif toujours à la reconquête des territoires

Pour contrer les critiques de l’opposition, Matignon va se délocaliser une nouvelle fois pendant trois jours.



Le Monde
 |    03.03.2018 à 09h19
 • Mis à jour le
04.03.2018 à 06h31
    |

            Cédric Pietralunga








                        



                                


                            

C’est le nouvel angle d’attaque de l’opposition. Après avoir été décrit comme le « président des riches » durant plusieurs mois, Emmanuel Macron est aujourd’hui accusé d’être aussi celui « des villes ». Les campagnes ? « Un monde qu’il méprise et qu’il ignore », a asséné Laurent Wauquiez lors de sa visite au Salon de l’agriculture, mardi 27 février.
Les agriculteurs ? Le chef de l’Etat « enfonce le dernier clou sur [leur] cercueil », a attaqué Marine Le Pen le lendemain. « Ce n’était pas un sujet qui le passionnait quand il était au gouvernement. A la fin, on le jugera sur ce qui aura été fait. Pour l’instant, il n’y a pas grand-chose », a jugé Stéphane Le Foll, mercredi 28 février, sur le site du Journal du dimanche.

Dans les rangs de la Macronie, l’accusation fait bondir. « Nos opposants veulent faire de la modernité du président une caricature aux yeux des campagnes réputées plus traditionnelles. Ils essaient de mettre en scène un clivage qui n’existe pas, c’est absurde », s’insurge Richard Ferrand, député du Finistère et président du groupe La République en marche (LRM) de l’Assemblée nationale.
« Vouloir mettre Emmanuel Macron dans cette case est un contresens et peut sembler paradoxal venant de Laurent Wauquiez, qui a découvert la ferme au Salon de l’agriculture », réplique Christophe Castaner, secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement et délégué général de LRM.
Occuper le terrain
N’empêche, l’ordre est à la mobilisation générale au sein de l’exécutif. Pas question de reproduire l’erreur du « président des riches ». A l’époque, les proches du chef de l’Etat avaient balayé la critique d’un revers de main avant de se rendre compte que l’image s’imprimait dans l’esprit des Français. Selon un sondage Odoxa publié le 23 février, à la veille de l’ouverture du Salon de l’agriculture, plus de deux Français sur trois (69 %) considèrent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ A l’approche de la journée de mobilisation du 22 mars, les syndicats cherchent la meilleure stratégie face à la volonté de réforme du gouvernement.
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L’heure de vérité pour les fonctionnaires

A l’approche de la journée de mobilisation du 22 mars, les syndicats cherchent la meilleure stratégie face à la volonté de réforme du gouvernement.



Le Monde
 |    03.03.2018 à 09h12
 • Mis à jour le
03.03.2018 à 14h53
    |

            Benoît Floc'h








                        



                                


                            
C’est une épreuve de vérité. Le climat social du mois de mars va sans doute conditionner la suite du parcours réformateur d’Emmanuel Macron. Pendant sa campagne, il avait promis de supprimer 120 000 postes de fonctionnaires. Devenu président, il est passé aux travaux pratiques.
Le 1er février, son premier ministre, Edouard Philippe, a détaillé les axes de la réforme de la fonction publique en évoquant le recours aux contractuels et même des plans de départs volontaires. Et l’une des questions-clés est de savoir si les syndicats de fonctionnaires, qui appellent à une journée de mobilisation le 22 mars – à laquelle se joindront les cheminots, qui envisagent une grève reconductible –, peuvent encore être l’aiguillon d’un mouvement de masse.

Le souvenir du conflit social de l’automne 1995, qui avait fait reculer le gouvernement Juppé sur la réforme des retraites, est dans toutes les têtes. Notamment dans celle de Jean-Marc Canon : le secrétaire général de la CGT-fonctionnaires exerçait déjà, à l’époque, des responsabilités syndicales. « Je me garderais bien d’établir une comparaison, prévient-il cependant. L’histoire ne repasse jamais les plats de la même façon… Les conditions du rapport de force sont d’ailleurs différentes. »
En 2018, les forces syndicales s’opposent à un gouvernement plus habile que celui d’Alain Juppé il y a près de deux décennies. Le projet de 1995 était en rupture totale avec les promesses de campagne de Jacques Chirac. « Emmanuel Macron applique le programme à teneur libérale qu’il a annoncé pendant la campagne », rappelle Stéphane Sirot, historien à l’université de Cergy-Pontoise. En outre, l’exécutif fait preuve d’« intelligence tactique, observe le politologue Jean-Marie Pernot. Il sait déminer ».
Manœuvre ingénieuse
Les syndicats paraissent un peu décontenancés par ce nouvel exécutif. « Il souffle le chaud...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Si l’on veut que l’immigration soit mieux acceptée, il faut maîtriser les arrivées et tenir compte  de l’insécurité culturelle, analyse le politologue dans une tribune au « Monde ».
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Jérôme Fourquet : « La ligne de fermeté choisie par le gouvernement va dans le sens de l’opinion »

Si l’on veut que l’immigration soit mieux acceptée, il faut maîtriser les arrivées et tenir compte  de l’insécurité culturelle, analyse le politologue dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    03.03.2018 à 07h00
    |

Jérôme Fourquet (directeur du département Opinion et stratégie d’entreprise de l’Ifop)







                        



                                


                            
Tribune. Même si l’ampleur des flux migratoires traversant la Méditerranée a fortement diminué depuis 2015, ils n’ont pas été taris. Dans ce contexte, les opinions publiques européennes et française prennent de plus en plus conscience que l’arrivée en nombre de migrants sur les côtes européennes n’a pas constitué un phénomène passager lié à des facteurs géopolitiques conjoncturels (les révolutions arabes), mais est une donnée structurelle qui est amenée à durer dans le temps et à devenir récurrente. Alors que, en septembre 2015, au pic de la crise des migrants, 46 % des Français estimaient que ces arrivées massives allaient durer au plus un ou deux ans, ils n’étaient plus, à l’automne 2017, que 19 % à formuler ce diagnostic, 56 % pensant qu’il faudra faire avec ces arrivées de migrants et de réfugiés pendant plus de quatre ans, une opinion en progression de 27 points en deux ans, selon un sondage IFOP pour la Fondation Jean Jaurès et la Friedrich Ebert Stiftung.
Le scénario d’un phénomène de longue durée semble également se dessiner à l’aune d’un autre indicateur. En effet, seulement 28 % considéraient que nous avions principalement affaire à des migrants économiques en septembre 2015, cette proportion est ensuite montée à 34 % en mars 2016 puis à 44 % à l’automne 2017.
Echec patent de notre modèle d’intégration
Progressivement, le regard a changé et la question des migrants est apparue comme étant l’une des illustrations parmi d’autres du phénomène plus large de l’immigration puisque les personnes arrivant sont perçues de plus en plus comme des migrants économiques venant chercher des conditions de vie meilleures sur notre continent. Si la dimension humanitaire de cette question n’a pas disparu (et les images de migrants africains franchissant au péril de leur vie les cols alpins enneigés viennent la rappeler), l’idée qu’il serait de notre devoir d’accueillir ces populations n’est partagée que par 56 % de nos concitoyens (contre 75 %...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’anthropologue Michel Agier note que le projet de loi asile-immigration va ajouter au chaos actuel qui distingue déjà ce gouvernement. Il faut au contraire reconnaître plus de droits aux migrants.
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Michel Agier : « Notre pays n’a pas besoin de plus de police pour surveiller les migrants »

Dans une tribune au « Monde », l’anthropologue Michel Agier note que le projet de loi asile-immigration va ajouter au chaos actuel qui distingue déjà ce gouvernement. Il faut au contraire reconnaître plus de droits aux migrants.



Le Monde
 |    03.03.2018 à 06h30
    |

                            Michel Agier (Anthropologue, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) et chercheur à l’Institut de recherche pour le développement (IRD)








                        



                                


                            
Tribune. Alors qu’à Calais, quatre jeunes migrants érythréens sont toujours entre la vie et la mort après les violences du 1er février, et qu’à la frontière franco-italienne les cas de refoulement illégal de demandeurs d’asile et de mineurs non accompagnés par la police française sont constatés tous les jours, le projet de loi asile-immigration présenté le 21 février va ajouter au chaos actuel de l’inhospitalité qui est d’ores et déjà la marque de ce gouvernement.
Essentiellement, il accélère les procédures aboutissant à plus d’enfermements et d’expulsions, de plus en plus au mépris du droit. La procédure d’examen des demandes d’asile auprès de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) et des recours devant la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) sera accélérée, alors que le dispositif est déjà saturé. Cela aboutira, de fait, par le manque de personnel dans le dispositif, à des dossiers bâclés, migrants et associations n’ayant pas le temps de constituer des dossiers que les employés de l’Ofpra et de la CNDA n’auront pas le temps d’examiner. D’où une pression bureaucratique plus grande aboutissant à plus d’enfermements en centre de rétention administrative (CRA). Rallonger, à l’inverse, la durée légale de la rétention à trois mois (le double de la situation actuelle) aboutira à un plus grand nombre de personnes en CRA, dans des conditions qui sont en fait très proches de celles de la prison.
Gaz lacrymogène, destruction de tentes
Rétrospectivement, la déclaration d’Emmanuel Macron fin juillet 2017, « je ne veux plus personne dans les rues, dans les bois d’ici la fin de l’année », a quelque chose d’effrayant, voire de pervers. Sous ces mots ambigus, il ouvrait la voie, non à plus d’« humanité » comme certains ont pu le croire, mais à ce qui se dessine par la pratique, les paroles et maintenant le projet de loi de son ministre de l’intérieur : plus d’enfermements et plus d’éloignements,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Frédérique Couzigou, psychologue et écrivain, dénonce le discours systématique contre les « privilèges des fainéants », antichambre de la croyance dans une élite de « surhommes », étalon de la « réussite ».
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« J’ai été femme de cheminot »

Dans une tribune au « Monde », Frédérique Couzigou, psychologue et écrivain, dénonce le discours systématique contre les « privilèges des fainéants », antichambre de la croyance dans une élite de « surhommes », étalon de la « réussite ».



Le Monde
 |    02.03.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
02.03.2018 à 17h27
    |

Frédérique Couzigou (Psychologue et écrivain)







                        



                                


                            
Tribune. J’ai été femme de cheminot. J’ai suivi, tous les trois ans, les mutations professionnelles et donc connu à chaque mouvement de poste, le chômage, la précarité dans mon propre parcours professionnel. Etre cheminot, c’est accepter une mobilité, c’est dormir dans des foyers plutôt que chez soi, c’est déblayer la voie de chemin de fer sous la neige et dans le froid, c’est vérifier au quotidien la sécurité du matériel, la fonctionnalité des équipements, la sécurité des voyageurs. C’est garder malgré tout la courtoisie quand, assis confortablement et au chaud, un voyageur râle après dix minutes de retard.
Au-delà de cette actualité navrante sur les soi-disant privilèges du cheminot, du retraité, du fonctionnaire – qui est aussi une infirmière épuisée, un policier suicidaire, un professeur accablé, un chercheur en précarité – il en va de comment la société, notre communauté, prend soin de la fragilité.
Désespérante décadence de l’humanité
Quand on réfléchit à baisser l’âge de la maturité sexuelle des enfants, quand on laisse crever dans leurs excréments nos anciens, quand on retrouve au matin des hommes et des femmes morts de froid, j’ai comme un doute sur notre civilisation, trop d’échos à la barbarie. Dans cette idéologie de la réussite, de l’étalon, du surhomme, du mérite, du premier de cordée… on frôle cette idée de l’homme supérieur de par son rang, son mérite et, pourquoi pas, son ADN. On frôle l’idéologie d’une classe supérieure, de par leur rang social, leur capital, leur intelligence… Il y a comme une répétition de ce qui a favorisé le chaos et le crime il n’y a pas si longtemps.

Les autres, les fainéants, les assistés, les handicapés, les vieux, les enfants, ne valent rien. Etre utile à l’idéologie, à la soumission par le travail, par le crédit, par la terreur de finir congelé sur un trottoir, limite notre réflexion, notre intelligence, notre lucidité, notre courage à se révolter contre cette concurrence entre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Quatorze économistes et parlementaires européens appellent, dans une tribune au « Monde », à dépasser les compromis sur les solutions techniques et financières à la crise de la dette afin d’apporter une réponse politique durable aux défaillances de l’union économique et monétaire.
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Zone euro : « Une nouvelle approche politique » est nécessaire

Quatorze économistes et parlementaires européens appellent, dans une tribune au « Monde », à dépasser les compromis sur les solutions techniques et financières à la crise de la dette afin d’apporter une réponse politique durable aux défaillances de l’union économique et monétaire.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 14h00
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                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Au cours des derniers mois, la Commission européenne ainsi qu’un groupe de quatorze économistes franco-allemands ont rendu publiques des propositions pour renforcer l’architecture de la zone euro. Ces propositions sont utiles pour faire vivre le débat, mais elles restent guidées par un fort esprit de compromis, et leurs ambitions sont limitées par les contraintes politiques perçues par leurs auteurs.
Des propositions qui ignorent le profond soubassement institutionnel, politique et démocratique de la crise de la zone euro
A cause de cela, ces propositions se concentrent sur les conditions nécessaires pour stabiliser la zone euro, mais restent très insuffisantes sur ce qu’il faudrait faire pour que la zone euro prospère réellement. En se limitant à des solutions graduelles et principalement économiques, ces propositions permettent sans doute à un compromis d’émerger, mais elles ignorent le profond soubassement institutionnel, politique et démocratique de la crise de la zone euro et négligent le fait que, si l’union monétaire ne devient pas rapidement un succès économique, elle risque de devenir politiquement insoutenable.
Depuis la crise de la zone euro, le consensus intellectuel s’est progressivement cristallisé autour de l’idée que, une fois le système financier réparé, la création d’une union bancaire complétée par une union des marchés de capitaux devrait permettre de partager suffisamment de risques pour stabiliser l’union monétaire, comme dans un régime assurantiel. Une sorte d’architecture de Maastricht complétée par, d’un côté, le filet de sécurité minimal créé durant la crise pour le secteur public (le Mécanisme européen de stabilité), accessible seulement à des conditions punitives, et par, d’un autre côté, un plus grand partage des risques par le biais des marchés financiers.
Une combinaison de règles complexes
Les économistes classiques croient que les marchés financiers, les signaux de prix et les incitations...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Les engagements présidentiels sur l’assurance-chômage « pour tous » sortent largement revus à la baisse des arbitrages du ministère du travail.
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Assurance-chômage : une promesse phare de Macron vidée de sa substance

Les engagements présidentiels sur l’assurance-chômage « pour tous » sortent largement revus à la baisse des arbitrages du ministère du travail.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 12h45
 • Mis à jour le
02.03.2018 à 15h56
    |

            Adrien Sénécat








                        



   


Emmanuel Macron s’était engagé tout au long de sa campagne présidentielle à faire de l’assurance-chômage un droit « universel ». Après les négociations avec les partenaires sociaux, la ministre du travail, Muriel Pénicaud, a dévoilé, vendredi 2 mars, le contenu des arbitrages censés traduire ce discours en actes. « Nous allons créer de nouveaux droits au chômage, conformément au programme présidentiel », se félicite la ministre dans une interview au Parisien.
Pourtant, le détail des décisions apparaît en contradiction avec les promesses d’Emmanuel Macron. L’ambition de créer une « protection chômage pour tous les actifs » et d’ouvrir les droits « aux salariés qui démissionnent » y est en effet largement revue à la baisse. Décryptage.
1. Le droit au chômage pour les salariés qui démissionnent
CE QU’A PROMIS EMMANUEL MACRON
« Nous ouvrirons les droits à l’assurance-chômage aux salariés qui démissionnent », lit-on dans le programme présidentiel d’Emmanuel Macron. Il y est, par ailleurs, précisé que ce droit ne serait utilisable « qu’une fois tous les cinq ans ».
La promesse a été détaillée sur le site de campagne du candidat :
« Tous les cinq ans, chacun y aura droit, s’il choisit de démissionner pour changer d’activité ou développer son propre projet professionnel. Ceci incitera les entreprises à investir pour améliorer la qualité de vie au travail afin de conserver leurs salariés, dont nous renforçons ainsi le pouvoir de négociation. »
POURQUOI L’ENGAGEMENT N’EST PAS VRAIMENT TENU
Une fois en place, le gouvernement a rapidement tempéré cette promesse pour éviter de possibles dérives financières du système. Mais la liste des critères érigée dans l’accord avec les partenaires sociaux, conclu le 22 février, validée ensuite par Muriel Pénicaud, est particulièrement restrictive. Voici les principales conditions que les salariés démissionnaires devront respecter pour pouvoir être éligible :
avoir été affilié à l’assurance-chômage de manière « ininterrompue » pendant au moins cinq ans (les partenaires en voulaient sept mais la ministre a préféré maintenir la durée de cinq ans promise par Emmanuel Macron) ;avoir un « projet d’évolution professionnelle » qui soit une reconversion nécessitant de nouvelles formations ;ce projet doit avoir été jugé comme « réel et sérieux » avant la démission par la commission paritaire régionale compétente. Pour cela, il doit notamment répondre « raisonnablement aux besoins du marché du travail ».
La ministre du travail a déclaré vendredi tabler sur « entre 20 000 et 30 000 » bénéficiaires de ce nouveau droit par an. Un chiffre qui témoigne de la portée très limitée de la réforme. En pratique, il existait déjà auparavant des cas restreints de démissions considérées comme « légitimes » et ouvrant des droits au chômage, par exemple pour non-paiement des salaires ou dans certains cas de changement de résidence (la liste des critères est détaillée sur le site de l’Unédic).
Vingt-cinq mille démissions considérées comme « légitimes » ont ainsi donné droit au chômage en 2016, selon l’Unédic, auxquelles s’ajoutaient entre 20 000 et 30 000 demandes qui « ouvrent un droit suite à examen à quatre mois ». Soit 50 000 personnes concernées par an environ.
En résumé, l’« ouverture » du droit au chômage aux démissionnaires promise par Emmanuel Macron concernera moins de personnes que les dispositifs préexistants auquel elle s’ajoutera. Concrètement, on passerait d’environ 50 000 auparavant à entre 70 000 et 80 000 démissionnaires indemnisés par Pôle emploi chaque année. L’esprit de la réforme détaillé dans le programme du candidat d’« [inciter] les entreprises à investir pour améliorer la qualité de vie au travail afin de conserver leurs salariés » y a également laissé des plumes.
2. La protection chômage pour tous les actifs
CE QU’A PROMIS EMMANUEL MACRON
Le programme présidentiel de l’ex-ministre était catégorique :
« Nous permettrons à tous les travailleurs d’avoir droit à l’assurance-chômage. Les artisans, les commerçants indépendants, les entrepreneurs, les professions libérales, et les agriculteurs disposeront, comme les salariés, de cette protection. »
Sur son site de campagne, il ajoutait : « Lorsqu’on est successivement salarié et indépendant, ou parfois les deux en même temps, la protection ne peut plus dépendre du statut comme dans le monde d’hier. L’assurance-chômage universelle couvrira tous les actifs — salariés, artisans, commerçants indépendants, entrepreneurs, professions libérales, agriculteurs — et facilitera les transitions d’un statut à un autre. »
POURQUOI L’ENGAGEMENT N’EST PAS VRAIMENT TENU
Dans les faits, Muriel Pénicaud a bien annoncé une indemnisation pour les indépendants en perte d’activité, mais à deux conditions :
elle ne concernera que les indépendants placés en liquidation judiciaire ;Parmi ceux-là, seuls ceux qui avaient au moins « un bénéfice annuel autour de 10 000 euros » pourront en bénéficier. Les indépendants aux plus faibles revenus en sont donc exclus.
Ceux qui remplissent les deux critères pourront prétendre à un « filet de sécurité » de 800 euros par mois pendant six mois, a dit la ministre.
S’il s’agit bien d’une avancée pour certains, on est loin de la promesse de campagne d’une « assurance-chômage universelle » et indépendante du statut. Le « monde d’hier » fait de la résistance.

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