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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Les médias en ligne souffrent de la concurrence de Facebook et Google dans la publicité et de la sévérité de la justice à leur égard.
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Au Maroc, les sites d’information luttent pour leur survie

Les médias en ligne souffrent de la concurrence de Facebook et Google dans la publicité et de la sévérité de la justice à leur égard.



Le Monde
 |    04.03.2018 à 13h00
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



                                


                            

La démocratisation d’Internet, dans le sillage des réformes engagées par le roi Mohammed VI et des révolutions arabes, a entretenu un espoir de libération de la parole journalistique sur le Web. En 2014, le ministre de la communication, Mustapha El Khalfi, dénombrait plus de 400 sites d’informations en ligne et se réjouissait de leur « potentiel dans le domaine de la diversité et de la liberté de la presse ». Quelques années plus tard, certains sujets épineux comme l’islam, le régime monarchique et le Sahara occidental, sont toujours tabous. Et le risque de la prison, qui menace toujours les journalistes, encourage l’autocensure.
« L’exemple d’Hamid El Mahdaoui, rédacteur en chef de Badil.info, pure-player arabophone qui a mis la clé sous la porte depuis l’arrestation de son fondateur pendant le Hirak [un mouvement contestataire né à Al-Hoceïma dans la région du Rif après la mort d’un poissonnier broyé par une benne à ordures] est dans la tête des journalistes », explique Abdellah Tourabi, directeur de publication du magazine indépendant Telquel, hebdomadaire critique envers les gouvernements successifs et qui accumule les procès.

Pourtant présentée comme une avancée pour la liberté de la presse par le Parti de la justice et du développement (PJD), au pouvoir depuis sept ans, la réforme du code de la presse, adoptée en 2016, a théoriquement supprimé les peines privatives de liberté. Mais, en pratique, « les juges contournent le code de la presse et poursuivent les journalistes sur la base du code pénal », affirme Youssef Aït Akdim, journaliste indépendant installé à Rabat.
Difficile de faire payer le lecteur
Les éditeurs critiquent également l’absence de juges et de procureurs spécialisés dans les affaires de presse. « Lors du premier procès intenté en 2009 contre Taoufik Bouachrine pour “offense au drapeau national”, le juge citait les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Le sociologue a été mis en examen pour diffamation après avoir publiquement contesté les compétence d’un « expert » d’une émission de téléréalité.
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Jean-Claude Kaufmann : « Les sciences humaines et sociales ont un combat à mener face aux vérités alternatives »

Le sociologue a été mis en examen pour diffamation après avoir publiquement contesté les compétence d’un « expert » d’une émission de téléréalité.



Le Monde
 |    04.03.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
04.03.2018 à 14h12
    |

            Catherine Vincent








                        



                                


                            
Jean-Claude Kaufmann est sociologue, ancien directeur de recherche du CNRS et spécialiste du couple. Pour avoir, dans un article de 20 Minutes, qualifié d’« arnaque » les « thèses scientifiques » défendues par Stéphane Edouard, présenté comme « sociologue de couple » pour l’émission de téléréalité « Mariés au premier regard », diffusée sur M6, il a été mis en examen mi-janvier pour diffamation. Derniers essais parus : Un lit pour deux (JC Lattès, 2015) et Piégée dans son couple (LLL, 2016).
Vous avez été mis en examen pour diffamation après avoir publiquement douté de la validité des « thèses scientifiques » de Stéphane Edouard, « expert » en sociologie. Qu’est-ce qu’un sociologue ?
S’il n’y a pas en sociologie d’ordre professionnel comme chez les avocats ou les médecins, il n’en faut pas moins remplir un cahier des charges précis pour représenter cette discipline. On peut qualifier de sociologue deux catégories d’acteurs. La première, qui constitue le « noyau dur » du métier, implique d’être titulaire d’une thèse de doctorat en sociologie et de faire des travaux de recherche, en tant qu’enseignant-chercheur à l’université ou en tant que chercheur dans un grand organisme public, tel le CNRS. Ces scientifiques partagent tous le même système de fonctionnement : la validation par les pairs. Autrement dit, le contrôle mutuel permanent de chacun par chacun, d’une part à l’intérieur des institutions de recherche, d’autre part par le biais de publications et de colloques.
La deuxième catégorie concerne un cercle plus élargi de professionnels. Ils ont des niveaux de diplôme moins élevés que la thèse, ne se revendiquent pas de la science, et font souvent, sur le terrain, en liaison avec des travailleurs sociaux par exemple, un excellent travail d’analyse et d’intervention. Mais si l’un de ces sociologues « opérationnels » veut mettre en avant ses hypothèses et ses idées dans un article à prétention...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Une pétition demande le retrait de la vente de l’ouvrage, l’accusant de véhiculer des « clichés et [une] image dégradante » des femmes.
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« On a chopé la puberté », jugé sexiste, ne sera pas réédité par les éditions Milan

Une pétition demande le retrait de la vente de l’ouvrage, l’accusant de véhiculer des « clichés et [une] image dégradante » des femmes.



Le Monde
 |    04.03.2018 à 11h41
 • Mis à jour le
04.03.2018 à 11h49
   





                        


Les éditions Milan ont annoncé qu’elles ne réimprimeraient pas un livre pour préadolescentes, On a chopé la puberté, qui a suscité un tollé sur les réseaux sociaux car jugé sexiste et dont une pétition, qui rassemblait dimanche 4 mars au matin près de 144 000 signatures demande le retrait.
La publication, en février, de ce livre destiné aux enfants à partir de 9 ans « a donné lieu depuis quelques jours à une campagne d’une violence extrême sur les réseaux sociaux », relatent les éditions Milan dans un communiqué diffusé samedi soir.
Par conséquent, la maison d’édition a décidé de ne pas « réimprimer cet ouvrage, aujourd’hui en rupture de stock ». Il s’en est vendu environ 5 000 exemplaires, selon Christophe Tranchant, directeur général des éditions Milan.
Thème sensible, sujet à interprétations
« On comprend que le thème soit extrêmement sensible, sujet à interprétations (…), on entend que ça pose question et on souhaite apaiser le contexte », a-t-il dit. Pour lui, il était « important de lire l’ensemble du texte », qui met en scène quatre adolescentes, « quatre points de vue différents (…) dont une est plutôt écologiste et féministe », assure-t-il.
Les éditions Milan promettent de continuer à « accompagner les enfants dans leurs questionnements » et à s’engager « en faveur de l’égalité des sexes dans un esprit laïque, moderne, d’ouverture et de mesure ».
Sur change.org, la pétition pour demander le retrait de cet ouvrage de la vente l’accuse de véhiculer des « clichés et [une] image dégradante » des femmes. Une page en particulier a provoqué la colère d’internautes. On y voit une adolescente se promenant dans la rue interpellée par un garçon, « Mignons, ces petits tétons ! ». Le livre conseille de changer de soutien-gorge ou de superposer des débardeurs pour cacher ces tétons.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Les attaques récentes contre les médias par des personnalités politiques — Jean-Luc Mélenchon, Laurent Wauquiez, Marine Le Pen, entre autres — relancent le débat sur l’action et le rôle des supports d’information dans la Cité.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Lors de la précédente grande grève de la SNCF, Stéphane Rozès avait inventé une formule qui a fait florès : « la grève par procuration ». Pour ce spécialiste des études d’opinion, l’histoire ne se répétera pas.
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Article sélectionné dans La Matinale du 03/03/2018
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Mouvements sociaux : 2018 n’est pas 1995

Lors de la précédente grande grève de la SNCF, Stéphane Rozès avait inventé une formule qui a fait florès : « la grève par procuration ». Pour ce spécialiste des études d’opinion, l’histoire ne se répétera pas.



Le Monde
 |    04.03.2018 à 06h33
 • Mis à jour le
04.03.2018 à 15h29
    |

Stéphane Rozès (consultant, président de CAP (Conseils, analyses et perspectives))







                        



                                


                            
Tribune. La plupart des analystes, responsables politiques et syndicaux s’interrogent pour savoir si, de la réforme de la SNCF et la modification du statut des cheminots par voie d’ordonnances, pourrait surgir une grève suffisamment dure et soutenue comme en 1995, à même de faire reculer le pouvoir politique.
Comme il n’y a, apparemment, rien de plus imprévisible qu’une crise sociale, il faut pour répondre à cette interrogation, non pas tant comparer les réformes de 1995 et de 2018, décrypter la théâtralité et le jeu des partenaires sociaux ou les réactions immédiates de l’opinion publique que de revenir aux fondamentaux de ce qui a fait « événement » dans le mouvement social d’ampleur il y a vingt-trois ans pour les comparer avec le moment actuel.
Alors l’Histoire nous ramène à ce qui fait la spécificité de notre imaginaire, notre façon de nous approprier le réel : une dispute commune dans laquelle la question nationale précède la question sociale.
En 1995, la « grève par procuration » de l’opinion en soutien du mouvement social avait un fondement idéologique et politique.

Si notre mémoire a retenu le mouvement social de novembre-décembre 1995, ce n’est pas seulement parce que le pays fut bloqué plusieurs semaines avec le soutien de l’opinion publique mais parce qu’il s’insérait dans un tournant idéologique de notre histoire politique.
Pour qu’un mouvement social fasse reculer le pouvoir politique, il faut la conjonction d’une capacité de nuisance de la grève et un soutien de l’opinion. En 1995, en réaction au plan Juppé sur la réforme de la Sécurité sociale qui concernait également les régimes spéciaux, les cheminots et les agents des services publics ont bloqué le pays, entraînant d’autres secteurs dans une grève nationale.
Basculement idéologique des Français
Les Français adhéraient majoritairement aux mesures du plan du premier ministre prises une à une. Pourtant, dès le départ, les deux tiers...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ L’essai d’un sociologue italien met en évidence un biais de la politique d’asile : elle tend à exclure les demandeurs LGBTI alors qu’elle prétend les accueillir, explique, dans une tribune au « Monde », le juriste Daniel Borrillo.
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Droit d’asile des minorités sexuelles : gare à l’ethnocentrisme

L’essai d’un sociologue italien met en évidence un biais de la politique d’asile : elle tend à exclure les demandeurs LGBTI alors qu’elle prétend les accueillir, explique, dans une tribune au « Monde », le juriste Daniel Borrillo.



Le Monde
 |    04.03.2018 à 06h30
   





                        



                                


                            
Par Daniel Borrillo
Tribune. Le sociologue italien Calogero Giametta vient de publier une thèse provocante sur la question de l’asile politique en raison de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre au Royaume-Uni : The Sexual Politics of Asylum (Routledge, 2017, non traduit). A partir des récits de personnes venant de douze pays différents et en tant qu’observateur parti­cipant d’une association d’aide aux demandeurs d’asile, l’auteur propose une analyse ethnographique permettant de rendre aux minorités sexuelles persécutées la complexité de leurs parcours et de leurs subjectivités.
Conception « gay-friendly » occidentale
Constatant que, outre-Manche, ces demandeurs « sont moins bien traités que celles et ceux de droit commun », l’auteur se ­demande pourquoi : il ne s’agit pas d’insensibilité de la part des agents de l’asile, mais plutôt de la manière dont l’expérience des migrants doit à tout prix s’inscrire dans un discours politique privilégiant la souffrance et le traumatisme à la véritable reconnaissance de sujets politiques détenteurs de droits fondamentaux. Cette idéologie (humanisme, universalisme, conception gay-friendly occidentale) finit par exclure alors qu’elle prétend accueillir.
Tous les pays européens se trouvent confrontés à cette ­situation de par un contexte international tragique. Aujourd’hui encore, 75 pays dans le monde font de l’homo­sexualité un crime. Dans neuf d’entre eux, elle est passible de la peine de mort. La montée des intégrismes religieux n’augure pas une amélioration de la situation, bien au ­contraire. Les mouvements évangélistes, l’Eglise orthodoxe russe, l’islam radical et les juifs orthodoxes ne cessent d’inciter à la haine envers les personnes LGBTI [lesbiennes, gays, bisexuelles, transsexuelles/transgenres et intersexuées].
Outre les Etats qui pénalisent l’homosexualité, il en existe d’autres où le viol punitif ou le viol...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Le membre de la bande dite « du Petit Bar » a été condamné samedi pour l’assassinat en bande organisée d’Antoine Nivaggioni, tué en octobre 2010 en plein centre d’Ajaccio.
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Procès du Petit Bar : Coppolani condamné à trente ans de réclusion

Le membre de la bande dite « du Petit Bar » a été condamné samedi pour l’assassinat en bande organisée d’Antoine Nivaggioni, tué en octobre 2010 en plein centre d’Ajaccio.



Le Monde
 |    03.03.2018 à 20h21
 • Mis à jour le
04.03.2018 à 06h33
   





                        


Au terme de plus de sept heures de délibérations, la cour d’assises des Bouches-du-Rhône a condamné Eric Coppolani, samedi 3 mars, à trente ans de réclusion criminelle. Le membre de la bande dite « du Petit Bar » était jugé pour l’assassinat en bande organisée d’Antoine Nivaggioni, tué le 18 octobre 2010 en plein centre d’Ajaccio.
Une peine de vingt ans de réclusion a été prononcée contre Antoine Mondoloni, jugé pour complicité d’assassinat.

        Lire aussi :
         

                Le Petit Bar, une saga du banditisme corse



Le premier « repenti à la française », Patrick Giovannoni, 48 ans, a quant à lui été reconnu coupable de complicité d’assassinat et d’association de malfaiteurs. Il a été condamné à cinq années de prison avec sursis.
Le procès s’est tenu à huis clos dans le seul but de protéger l’apparence physique de Patrick Giovannoni, bénéficiaire depuis février 2015 du programme de protection et de réinsertion des repentis.
La Cour d’assises a suivi les réquisitions de l’avocat général
Cette ancienne « petite main » de l’équipe criminelle ajaccienne, dite du Petit Bar, a confirmé devant les jurés avoir placé une voiture-ventouse devant le domicile d’où sortait la victime lorsqu’elle a été abattue, véhicule qu’il avait, en connaissance de cause, déplacé pour laisser la place à celui du commando.
Contre ce repenti qui a notamment désigné Eric Coppolani comme l’un des deux tueurs, l’avocat général avait réclamé cinq ans de prison avec sursis, la peine maximale qui prenne en compte sa responsabilité dans l’action criminelle sans le renvoyer pour autant en détention.

        Lire aussi :
         

                Procès du Petit Bar : les larmes du repenti corse



La Cour d’assises a suivi les réquisitions de l’avocat général, qui demandait 30 ans de réclusion, et a jugé qu’Eric Coppolani était l’homme qui s’était dissimulé, armé, dans le coffre de toit d’un véhicule, d’où il avait surgi pour abattre Antoine Nivaggioni, ex-figure du nationalisme corse et membre, selon l’accusation, d’un clan adverse de celui du Petit Bar.
Le second tueur caché dans la malle arrière n’a jamais été identifié. L’ADN d’Eric Coppolani avait été retrouvé sur un bouchon près d’un véhicule incendié en mai 2010, une fourgonnette qui venait de servir à des surveillances de la victime par des hommes armés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Cette démarche fait suite à l’enquête préliminaire ouverte contre lui le 13 février après qu’une femme a déposé plainte à Paris pour « abus de faiblesse ».
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Gérald Darmanin porte une nouvelle fois plainte pour « dénonciation calomnieuse »

Cette démarche fait suite à l’enquête préliminaire ouverte contre lui le 13 février après qu’une femme a déposé plainte à Paris pour « abus de faiblesse ».



Le Monde
 |    03.03.2018 à 14h53
   





                        



   


Visé par une enquête pour abus de faiblesse, Gérald Darmanin a déposé une plainte devant le parquet de Paris pour dénonciation calomnieuse contre une femme qui l’accuse d’avoir usé de son influence politique pour obtenir des faveurs sexuelles, a annoncé, samedi 3 mars, Mathias Chichportich, son avocat, confirmant une information de BFMTV.
Cette démarche, que le ministre des comptes publics avait annoncée dans les médias, fait suite à l’enquête préliminaire ouverte contre lui le 13 février après qu’une femme a déposé plainte à Paris pour « abus de faiblesse ».
Cette habitante de Tourcoing (Nord), dont M. Darmanin fut maire entre 2014 et 2017, affirme s’être « sentie obligée » d’avoir des relations sexuelles avec lui pour obtenir un logement et un emploi, selon son témoignage publié par Mediapart. « Gérald Darmanin a abusé de moi mais il ne m’a pas forcée à avoir des relations sexuelles avec lui. (...) Je me sentais obligée de le faire pour avoir un logement et un travail », a déclaré « Sarah » – un nom d’emprunt – au site d’information.
Dans une première affaire, une autre femme, Sophie Patterson-Spatz, accuse M. Darmanin de l’avoir violée en 2009 alors qu’elle sollicitait de l’aide dans une affaire judiciaire. Sa plainte a été classée sans suite mi-février, car les investigations, durant lesquelles le ministre avait été auditionné par la police, n’avaient « pas permis d’établir l’absence de consentement », selon le parquet de Paris. Dans cette première affaire, Gérald Darmanin avait déjà porté plainte pour dénonciation calomnieuse contre son accusatrice.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ « On a chopé la puberté », paru aux éditions Milan, explique à des préadolescentes que la poussée des seins permet « d’attirer l’attention du bel Ethan ».
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Une pétition réclame le retrait d’un livre sur la puberté jugé sexiste et dégradant

« On a chopé la puberté », paru aux éditions Milan, explique à des préadolescentes que la poussée des seins permet « d’attirer l’attention du bel Ethan ».



Le Monde
 |    03.03.2018 à 14h01
 • Mis à jour le
04.03.2018 à 06h34
   





                        



   


Un livre qui entend « dédramatiser l’adolescence » pour ses défenseurs et qui véhicule un « discours sexiste » pour ses détracteurs. L’ouvrage On a chopé la puberté, destiné à expliquer la puberté aux préadolescents, et paru aux éditions Milan, fait l’objet de vives critiques. Une pétition, lancée vendredi 2 mars, demande son retrait, et a recueilli plus de 95 000 signatures en moins de 24 heures.
Sur les réseaux sociaux, de nombreux passages de l’ouvrage sont repris pour en souligner le caractère sexiste et dégradant à l’égard des femmes. « Grâce à tes seins en plein développement, tu as enfin attiré l’attention du bel Ethan dont tu es secrètement amoureuse depuis la maternelle », peut-on lire dans ce livre de la collection « Les Pipelettes ».
Le livre explique que « grâce à tes nouvelles formes plus arrondies, tu convaincs ta mère de renouveler totalement ta garde-robe et d’aller faire du shopping dans des boutiques de grande ». Ou encore : « comme tu grandis », « tu as enfin le droit de porter du fard à paupières, du gloss, voire du mascara, au collège ».

A ne SURTOUT pas lire: "on a chopé la puberté", un livre "moisi de stéréotypes" et de "culture du viol" publiés par… https://t.co/wocXeO5Ou0— AgatheWeil (@Agathe Weil)


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Sur sa page Facebook, la blogueuse Emma, qui a remis en lumière dans une bande dessinée le concept de « charge mentale », publie quelques passages de l’ouvrage, qu’elle a rebaptisé Apprends dès 9 ans à être un objet sexuel :
« Ta poitrine ressort davantage quand tu te tiens bien droite. Tout est une question d’attitude et de maintien. Les filles à petits seins sont aussi attirantes que les autres ! »
La mère de famille de deux enfants relaie la pétition espérant « qu’aucune gamine n’ait l’occasion de lire cette horreur ». « A l’âge ou les jeunes filles se construisent et à travers ce type d’ouvrage, la société leur fait comprendre qu’elles sont à disposition sexuelle, qu’on peut les juger sur leur physique et qu’elles doivent masquer leur corps », résument les personnes à l’origine de la pétition, qui ont reçu le soutien de l’association Osez le féminisme :
« Choquant ! Discours sexiste et dégradant pour ces enfants, réduites à n’être qu’un corps sexualisé à la disposition du désir masculin. Quelle estime d’elles-mêmes peuvent-elles construire en lisant ces inepties misogynes ? »
« Ton décalé »
Sommées de s’expliquer, les éditions Milan ont fait savoir sur leur blog que cet ouvrage « documentaire au ton volontairement décalé et humoristique » est « destiné à dédramatiser une période souvent difficile à vivre à l’adolescence ». L’éditeur rappelle « qu’il est engagé aux côtés des filles et des garçons, pour les accompagner dans leur découverte du monde, sans dogmes ni prédicats. »
Selon l’une des auteures de l’ouvrage, ce livre répondrait, tout en « désamorçant les clichés », à des stéréotypes que les petites filles « ont déjà intégrés. » Au sujet de l’un des passages les plus critiqués sur les tétons visibles à la puberté, elle rétorque qu’une « fille qui demande “comment mettre mes seins en valeur sans trop attirer les regards” » a le droit à une réponse.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Fustigée sur les réseaux sociaux, la RATP a expliqué que ces sens interdits visent à « faciliter les flux ». Il revient toutefois aux agents d’imposer les amendes ou pas.
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Métro parisien : 60 euros d’amende pour avoir emprunté un couloir à contre-sens

Fustigée sur les réseaux sociaux, la RATP a expliqué que ces sens interdits visent à « faciliter les flux ». Il revient toutefois aux agents d’imposer les amendes ou pas.



Le Monde
 |    03.03.2018 à 13h48
   





                        



   


La récente mésaventure d’une usagère du métro parisien, qui a dû s’acquitter d’une amende de 60 euros pour avoir emprunté un couloir en sens interdit, suscitait l’indignation sur les réseaux sociaux, tandis que la RATP justifiait sa règle.
Mardi 28 février, une femme enceinte qui venait de prendre l’un de ses sens interdits lors d’une correspondance à la station Concorde, pour gagner un peu de temps sur son trajet, a croisé la route de contrôleurs de la RATP. « 60 euros d’amende sans préavis pour une femme enceinte qui prend un couloir à contre-
sens. Bravo pour ce racket facile », s’est indigné son conjoint sur Twitter, photo de la contravention acquittée à l’appui.
Cette mésaventure a suscité l’indignation de nombreux internautes, certains affirmant avoir connu le même sort, poussant la RATP à s’expliquer.
Au bon vouloir des agents
Ces sens interdits, signalés par un panneau et un pictogramme, visent à « faciliter les flux » de passagers et « surtout éviter des incidents », comme des bousculades et des quais engorgés, qui peuvent perturber la régularité du trafic, a mis en avant un porte-parole de la RATP interrogé samedi 3 mars par l’AFP.
La règle est par ailleurs explicitement mentionnée sur le « mode d’emploi » de la RATP, consultable dans toutes les stations et sur son site internet. Toutefois des contraventions pour une telle infraction « sont peu fréquentes » et il revient aux agents de la RATP de les appliquer ou pas, a ajouté le porte-parole de la société.
« De tels cas sont rares », confirme Michel Babut, vice-président de la Fédération nationale des associations usagers des transports (Fnaut) d’Ile-de-France, par ailleurs administrateur au sein du conseil de la RATP en tant que représentant des usagers.
« J’ai déjà eu l’occasion de faire remarquer à la RATP que cette amende était complètement stupide, étant encore plus élevée qu’une contravention immédiate pour absence de titre de transport valable [50 euros]. »
« C’est une aberration totale qui mériterait un coup de nettoyage du règlement » de la RATP, a-t-il conclu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Editorial. Dans le sillage de l’affaire Weinstein, le milieu du cinéma commence à adopter des mesures concrètes contre les violences faites aux femmes et pour l’égalité entre les genres.
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Séisme sur la planète cinéma

Editorial. Dans le sillage de l’affaire Weinstein, le milieu du cinéma commence à adopter des mesures concrètes contre les violences faites aux femmes et pour l’égalité entre les genres.



Le Monde
 |    03.03.2018 à 11h04
 • Mis à jour le
03.03.2018 à 14h32
   





                        


Editorial du « Monde ». C’est le propre du show-business : des robes noires des Golden Globes californiens et des Bafta londoniens, les 7 janvier et 18 février, jusqu’aux rubans blancs arborés lors de la remise des Césars parisiens, vendredi 2 mars, les grandes industries cinématographiques ont ostensiblement déployé leur soutien à la cause des femmes. Ces démonstrations, que prolongera, à n’en pas douter, la remise des Oscars américains ce week-end, témoignent de la place centrale que le cinéma a prise dans le combat pour l’égalité entre les genres.

        Lire le récit :
         

          Les Césars, du ruban rouge au ruban blanc



Ce rôle, le cinéma le doit à Harvey Weinstein. Depuis la révélation par le New York Times et le New Yorker, le 5 octobre 2017, des agressions sexuelles en série commises par le producteur de Pulp Fiction et de Gangs of New York, accusations et mises à l’écart n’ont plus cessé. L’acteur Kevin Spacey et le responsable de création chez Disney-Pixar John Lasseter, le vénérable Dustin Hoffman et le juvénile Casey Affleck, cibles de mises en causes circonstanciées, ont dû renoncer qui à un rôle aussitôt confié à un autre, qui à l’un des postes les plus prestigieux du cinéma américain, qui, enfin, à participer à la cérémonie des Oscars.

        Lire le compte-rendu :
         

          « 120 battements par minute » et « Au revoir là-haut » grands gagnants des Césars 2018



Parole libérée d’une autre manière
Le séisme qui secoue la planète cinéma n’est pas moindre en Europe. Si les droits et les cultures y rendent plus difficiles les accusations nominatives, la parole des femmes s’est libérée d’une autre manière. Les professionnelles du cinéma ont relancé le débat sur l’inégalité entre genres dans leurs métiers. Aux Etats-Unis, la directrice de la photographie Rachel Morrison est la première femme, depuis la fondation des Oscars en 1929, à être nommée dans sa catégorie. En France, Tonie Marshall, qui a remporté le César de la réalisation en 2000, récompense qui n’était jamais allée à une femme, attend toujours une successeure.
Si bien que les regards se tournent vers l’Europe du Nord, en particulier vers la Suède, où la parité dans les instances attribuant les fonds publics a été instituée, où ces fonds devront pour moitié être attribués à des projets portés par des femmes, à condition que le personnel et les dirigeants des sociétés produisant ces films aient consacré une journée de formation à la lutte contre le harcèlement.
Dans le sillage de l’affaire Weinstein, on est donc passé en quelques mois du déballage au débat, et l’on voit maintenant poindre l’adoption de mesures concrètes. La rapidité et l’ampleur de la secousse tiennent à la nature même du cinéma, à son exposition au regard de tous, à son extrême sensibilité aux mouvements de l’opinion – lorsqu’un producteur remercie un acteur ou un metteur en scène qui fait l’objet d’accusations, la décision est au moins autant économique qu’éthique, il s’agit de protéger la campagne de marketing et les recettes au box-office.
Ce serait pourtant une erreur de considérer que les ingrédients de la crise actuelle – les violences faites aux femmes, l’inégalité dans les salaires, l’accès aux financements ou aux postes de responsabilité – bouillonnent en vase clos. Les gens de cinéma ont beau s’habiller différemment des autres les soirs de Césars ou d’Oscars, ils vivent dans la même société que le commun des mortels. C’est à l’ensemble de cette société de faire en sorte que le débat en cours ne reste pas l’apanage du seul 7e art. C’est à l’ensemble de cette société de promouvoir les avancées salutaires dont il est porteur, afin qu’elles bénéficient à toutes et à tous.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Le gouvernement s’apprête à annoncer l’inscription dans le code pénal d’un seuil en dessous duquel une relation sexuelle avec un adulte sera qualifiée de viol.
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Le seuil du non-consentement fixé à 15 ans dans le projet de loi

Le gouvernement s’apprête à annoncer l’inscription dans le code pénal d’un seuil en dessous duquel une relation sexuelle avec un adulte sera qualifiée de viol.



Le Monde
 |    03.03.2018 à 10h25
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        


Ce sera donc 15 ans ! Sans attendre l’avis que doit rendre lundi 5 mars au premier ministre une mission d’experts qu’il a mandatée, deux ministres se sont exprimées sur le seuil du non-consentement à une relation sexuelle avec un adulte qui figurera dans le projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles. Cet âge fait l’objet de débats aussi passionnés que sensibles depuis l’affaire dite de Pontoise, quand le parquet avait qualifié en septembre 2017 d’« atteinte sexuelle », et non de « viol », une relation sexuelle qu’un homme de 28 ans avait eue avec une fille de 11 ans.
Les experts ne sont pas unanimes sur l’âge en dessous duquel le code pénal devrait considérer qu’une relation sexuelle avec un adulte est forcément non consentie et donc qualifiée de « viol », passible de vingt ans de prison. Aujourd’hui, cette question est laissée à l’appréciation de la justice en fonction de chaque cas. L’unique seuil dans la loi est l’interdiction pour un majeur, sous peine de cinq ans de prison, d’avoir une relation sexuelle avec un mineur de moins de 15 ans.

        Lire aussi :
         

                Violences sexuelles : trois générations de femmes d’une même famille racontent



Pour ce nouveau seuil qui serait inscrit dans le code pénal, certains plaident pour 13 ans, d’autres 14 ou 15 ans. Marlène Schiappa, la secrétaire d’Etat à l’égalité femmes-hommes, a toujours dit sa préférence pour 15 ans, tandis que Nicole Belloubet, la ministre de la justice, avec qui elle travaille sur le texte, évoquait 13. Le président de la République a affirmé que, à titre personnel, il préférait 15. François Molins, procureur de Paris, a dit que 13 ans lui paraissait plus cohérent avec le droit pénal.
Marge d’appréciation
Dans le but d’accompagner l’annonce de la position officielle du gouvernement d’une caution consensuelle, une « mission pluridisciplinaire sur les infractions sexuelles commises à l’encontre des mineurs » a été constituée à la hâte le 12 février. Composée de sept membres (une association de protection de l’enfance, un médecin, un procureur, un psychiatre, etc.), elle devait rendre un avis pour « enrichir la réflexion » en amont de la rédaction du texte.
Mais, lors d’un entretien vidéo sur le site Internet de L’Obs jeudi 1er mars, Mme Schiappa a laissé échapper qu’elle proposerait 15 ans dans son projet de loi. Vendredi 2 mars, Agnès Buzyn, la ministre de la santé, a tout simplement grillé la politesse de la commission ad hoc en déclarant que celle-ci préconisait l’âge de 15 ans.
Reste à savoir quelle sera la rédaction exacte dans le projet de loi qui devrait être présenté en conseil des ministres le 21 mars. Il est probable que cette « présomption de non-consentement » ne soit pas « irréfragable ». Autrement dit, les juges garderont une marge d’appréciation pour qualifier l’infraction.

        Lire aussi :
         

                Le débat piégé sur l’âge du consentement à une relation sexuelle avec un adulte






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Robert et Yvonne Est se plaignent depuis 1996 de la cheminée de leurs voisins, Edouard et Colette Ouest. Ils affirment que sa fumée, au lieu de s’envoler, se dirige vers leurs fenêtres, ce qui les condamne à en aspirer les particules fines.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ 
<article-nb="2018/03/04/19-15">
<filnamedate="20180304"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180304"><AAMMJJHH="2018030419">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Quatre femmes âgées de 16 à 78 ans témoignent de leur expérience personnelle, et de leur différence de perception.
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Article sélectionné dans La Matinale du 02/03/2018
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Violences sexuelles : trois générations de femmes d’une même famille racontent

Quatre femmes âgées de 16 à 78 ans témoignent de leur expérience personnelle, et de leur différence de perception.



Le Monde
 |    03.03.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
03.03.2018 à 10h33
    |

            Faustine Vincent (Bordeaux, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

A 78 ans, Marie-José vient d’un autre monde. Celui d’avant #balancetonporc et #metoo, les mots-clés que des centaines de milliers de femmes ont utilisés sur les réseaux sociaux pour dénoncer les violences sexuelles. Des mains baladeuses, cette grand-mère en a connu mille fois dans sa vie. « Pas de quoi en faire un fromage », selon elle. Certaines lui ont pourtant laissé un souvenir plus pénible que d’autres. En particulier celles de ce collègue kinésithérapeute, il y a une dizaine d’années. A chaque fois qu’il la croisait, il lui pelotait les seins. Elle l’envoyait balader, lui disait « mais enfin, tu ne vois pas que je suis vieille », mais il recommençait systématiquement. Si bien qu’elle a fini par déclencher un zona.
Assises à ses côtés, ses filles, Marie et Véronique, 50 et 54 ans, et sa petite-fille Clothilde, 16 ans, l’écoutent en silence. « Tu as été agressée, maman », lui expliquent ses filles. La vieille dame, cigarette aux lèvres et casquette de gavroche sur la tête, saisit mal. A son époque, on n’employait pas ce mot-là pour désigner ce que cet homme lui a fait. Le terme lui semble inadéquat. « Mais c’est quoi, pour vous, une agression ? J’ai eu du mal à me défaire de lui, mais il n’était pas méchant. Et puis je le connaissais, c’était pas un type qui m’arrêtait comme ça, dans la rue… » 
Quand ses filles lui disent qu’elle aurait pu porter plainte, elle semble encore plus déconcertée. « J’avais pas envie que cette histoire fasse des bulles. Et puis, j’aurais eu honte de raconter ça aux flics. » Face à un tel récit, Clothilde reste interloquée. « Je ne comprends pas pourquoi ça arrive aussi souvent. C’est grave, il faut qu’ils soient punis, ces types ! »

« J’ai gardé mes histoires pour moi »
Ce samedi de janvier, les quatre femmes, issues de la petite bourgeoisie catholique, se serrent dans le minuscule salon de Marie, à Bordeaux. La plus âgée a connu les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Hugo Desnoyer, entrepreneur et boucher, rappelle que les bouchers de tradition française ne maltraitent pas les animaux et ont été les premiers à avoir adopté une démarche écologiste.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
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« Recevoir des leçons des ayatollahs de la religion anti-viande est insupportable »

Dans une tribune au « Monde », Hugo Desnoyer, entrepreneur et boucher, rappelle que les bouchers de tradition française ne maltraitent pas les animaux et ont été les premiers à avoir adopté une démarche écologiste.



Le Monde
 |    03.03.2018 à 06h37
    |

Hugo Desnoyer (entrepreneur, boucher)







                        



                                


                            

Ainsi donc, notre activité, la boucherie de tradition française, serait coupable de multiples délits : favoriser le réchauffement climatique, promouvoir la surconsommation de viande, maltraiter les animaux, être complice de l’industrie alimentaire dans la propagation de la « malbouffe »… Et j’en passe certainement.
Autant le dire d’emblée : recevoir des leçons de ces ayatollahs fraîchement convertis à la religion anti-viande est insupportable. Comme si nous les avions attendus pour nous préoccuper de l’environnement, de la qualité de nos produits, du bien-être animal, de la préservation des écosystèmes et de la ruralité !

Abuser d’un aliment, en l’occurrence de la viande, serait nocif pour la santé ? Nous le savons depuis longtemps. Dans « boucherie », il y a « bouchée », ce qui indique déjà une quantité. Des préparations comme la blanquette, le pot-au-feu, le navarin sont aussi des plats de légumes, des mariages d’aliments complémentaires qui n’impliquent pas d’orgie carnivore.
Nous savons parfaitement qu’une côte de bœuf est un mets rare, une viande précieuse, magnifique, qui a toute sa place dans un régime alimentaire harmonieux. Je préfère d’ailleurs ce qualificatif à celui, très galvaudé, d’équilibré. Dans ma conception de la vie, un régime alimentaire doit tenir compte de nos humeurs, de nos envies, de notre désir de faire parfois la fête. Lorsqu’une grand-mère me demande de lui trancher une belle entrecôte parce qu’elle reçoit son petit-fils à dîner, j’y vois une marque de tendresse et d’affection.
Un métier aux antipodes de l’élevage intensif
Nos animaux seraient maltraités ? Le prétendre serait méconnaître l’essence même de notre métier. Il est aux antipodes de l’élevage intensif, que nous ne cessons de dénoncer, et, pendant longtemps, nous avons même été les seuls à le faire. Cela fait des années que nous, les bouchers de tradition, proposons une alimentation alternative par l’excellence.
Il suffit de se...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’anthropologue Michel Agier note que le projet de loi asile-immigration va ajouter au chaos actuel qui distingue déjà ce gouvernement. Il faut au contraire reconnaître plus de droits aux migrants.
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Michel Agier : « Notre pays n’a pas besoin de plus de police pour surveiller les migrants »

Dans une tribune au « Monde », l’anthropologue Michel Agier note que le projet de loi asile-immigration va ajouter au chaos actuel qui distingue déjà ce gouvernement. Il faut au contraire reconnaître plus de droits aux migrants.



Le Monde
 |    03.03.2018 à 06h30
    |

                            Michel Agier (Anthropologue, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) et chercheur à l’Institut de recherche pour le développement (IRD)








                        



                                


                            
Tribune. Alors qu’à Calais, quatre jeunes migrants érythréens sont toujours entre la vie et la mort après les violences du 1er février, et qu’à la frontière franco-italienne les cas de refoulement illégal de demandeurs d’asile et de mineurs non accompagnés par la police française sont constatés tous les jours, le projet de loi asile-immigration présenté le 21 février va ajouter au chaos actuel de l’inhospitalité qui est d’ores et déjà la marque de ce gouvernement.
Essentiellement, il accélère les procédures aboutissant à plus d’enfermements et d’expulsions, de plus en plus au mépris du droit. La procédure d’examen des demandes d’asile auprès de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) et des recours devant la Cour nationale du droit d’asile (CNDA) sera accélérée, alors que le dispositif est déjà saturé. Cela aboutira, de fait, par le manque de personnel dans le dispositif, à des dossiers bâclés, migrants et associations n’ayant pas le temps de constituer des dossiers que les employés de l’Ofpra et de la CNDA n’auront pas le temps d’examiner. D’où une pression bureaucratique plus grande aboutissant à plus d’enfermements en centre de rétention administrative (CRA). Rallonger, à l’inverse, la durée légale de la rétention à trois mois (le double de la situation actuelle) aboutira à un plus grand nombre de personnes en CRA, dans des conditions qui sont en fait très proches de celles de la prison.
Gaz lacrymogène, destruction de tentes
Rétrospectivement, la déclaration d’Emmanuel Macron fin juillet 2017, « je ne veux plus personne dans les rues, dans les bois d’ici la fin de l’année », a quelque chose d’effrayant, voire de pervers. Sous ces mots ambigus, il ouvrait la voie, non à plus d’« humanité » comme certains ont pu le croire, mais à ce qui se dessine par la pratique, les paroles et maintenant le projet de loi de son ministre de l’intérieur : plus d’enfermements et plus d’éloignements,...




                        

                        


<article-nb="2018/03/04/19-18">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Un mois après la fin du conflit des surveillants pénitentiaires de janvier, le plus dur que la France ait connu depuis 1992, « Le Monde » a pu entrer dans la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis pour comprendre leur quotidien. Dans la plus grande prison d’Europe, 65 % ont moins d’un an d’expérience depuis leur sortie de l’Ecole nationale d’administration pénitentiaire.
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<article-nb="2018/03/04/19-19">
<filnamedate="20180304"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180304"><AAMMJJHH="2018030419">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Le parquet de Nice a ouvert une enquête pour homicides involontaires, après la mort de quatre skieurs emmenés par un guide, sain et sauf.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Plusieurs morts dans une avalanche à Entraunes, dans les Alpes-Maritimes, une enquête ouverte

Le parquet de Nice a ouvert une enquête pour homicides involontaires, après la mort de quatre skieurs emmenés par un guide, sain et sauf.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 15h41
 • Mis à jour le
02.03.2018 à 18h52
   





                        


Au moins quatre personnes ont été tuées, une personne a été blessée et une autre est portée disparue, vendredi 2 mars, dans une avalanche à Entraunes, dans le nord-ouest des Alpes-Maritimes, a annoncé la préfecture des Alpes-Maritimes.
L’accident s’est produit sur le territoire de la commune d’Entraunes, à 130 km au nord de Nice et aux portes du parc national du Mercantour. Les skieurs évoluaient loin de tout domaine skiable, en pleine nature, près du col de la Cayolle, à 2 326 mètres d’altitude.
Accompagnés d’un guide qui est sain et sauf, les cinq skieurs étaient partis vers 10 heures pour le col de la Cayolle, et ont été emportés par une coulée de neige.
Une enquête ouverte
Une enquête a été ouverte vendredi soir pour homicides involontaires et blessures involontaires, a annoncé le procureur de la République de Nice, Jean-Michel Prêtre, qui devait se rendre sur place. Le guide « sera placé en garde à vue », a-t-il ajouté.
Le risque d’avalanche dans le massif était de quatre sur une échelle de cinq, soit un risque fort, selon Météo France, qui met en garde contre les départs spontanés et les déclenchements provoqués par le passage des skieurs.
L’alerte avalanche a été déclenchée vendredi à 12 h 45, dans la haute vallée du Var, sur les hauteurs des Alpes-Maritimes, rapporte Nice Matin. Les opérations de secours ont aussitôt été déclenchées, sous la direction de la sous-préfète de Nice-Montagne, Gwenaëlle Chapuis, associant les CRS de montagne de Saint-Laurent-du-Var, des gendarmes du peloton de gendarmerie de haute montagne de Saint-Sauveur-sur-Tinée et des sapeurs-pompiers.
En milieu d’après-midi vendredi, les opérations de secours se terminaient, selon la préfecture.
Le premier ministre Edouard Philippe, présent à Nice, avait déclaré « apporter tout [son] soutien à l’ensemble de ceux qui en ce moment se démènent pour retrouver et porter assistance à ceux qui ont été victimes de l’avalanche. » 
Il s’agit de l’avalanche la plus meurtrière de l’hiver en France, après celle dans les Hautes-Pyrénées le 15 février, qui avait tué trois skieurs. Depuis le début de la saison en novembre, 20 personnes sont mortes dans des avalanches et 12 ont été blessées, en prenant en compte les victimes d’Entraunes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ 750 000 futurs étudiants ont déjà créé leur dossier sur Parcoursup, soit « 100 000 de plus que l’an dernier à la même époque »
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Parcoursup : 19 000 places supplémentaires déjà financées, d’après le ministère

750 000 futurs étudiants ont déjà créé leur dossier sur Parcoursup, soit « 100 000 de plus que l’an dernier à la même époque »



Le Monde
 |    02.03.2018 à 15h29
   





                        



   


A l’approche de la clôture des vœux le 13 mars, la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, confirme vendredi le financement de 19 000 places supplémentaires pour la rentrée 2018, dans un entretien au journal Les Echos. En janvier, à l’ouverture de la plateforme d’orientation Parcoursup, Frédérique Vidal avait promis 22 000 places.
Sur ces 19 000 places, 2 000 concernent les BTS et environ 17 000 sont en licence. « Il s’agit pour moitié des Staps (Sciences et techniques des activités physiques et sportives), la filière universitaire la plus surchargée (où 3 000 créations de places sont financées), du droit (2 000), de l’écogestion (2 000) et Paces (Première année commune aux études de santé, 1 700) », détaille la ministre, qui n’évoque pas la situation des Instituts universitaires de technologie (IUT). Concernant la répartition géographique, l’Ile-de-France récupère environ 3 400 places supplémentaires, contre 1 800 pour la région Occitanie, par exemple.

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Frédérique Vidal se dit aujourd’hui prête à aller plus loin. « S’il est nécessaire d’aller au-delà de 22 000, nous le ferons », indique-t-elle. 28 000 bacheliers supplémentaires devraient rejoindre l’enseignement supérieur à la rentrée prochaine.
Le ministère indique que 750 000 futurs étudiants ont déjà créé leur dossier sur Parcoursup, ce qui représente « 100 000 de plus que l’an dernier à la même époque ». 
Projet de l’étudiant « prioritaire »
Les capacités d’accueil ne seront pas définies en fonction des débouchés, mais bien du projet professionnel de l’étudiant. Le sujet sera notamment à l’ordre du jour devant les élus de la communauté universitaire. Le Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche (Cneser) se réunira le 5 mars pour préciser cela.
Evoqués lors de l’examen de la loi, trois éléments devraient être pris en compte pour définir les capacités d’accueil de chaque filière : le projet des étudiants, les projets de l’établissement et les perspectives d’insertion professionnelle. Dans un projet de décret évoqué par le site EducPros, le projet de l’étudiant serait « prioritaire » dans la détermination du nombre de places.
Ce premier rendez-vous du Cneser sera également l’occasion d’évoquer plus généralement le fonctionnement de la plateforme, ainsi que son calendrier.



                            


                        

                        

