<FILE-date="2018/03/04/19">

<article-nb="2018/03/04/19-1">
<filnamedate="20180304"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180304"><AAMMJJHH="2018030419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Les bureaux resteront ouverts jusqu’à 23 heures pour désigner 630 députés et 315 sénateurs. Ces élections devraient voir une poussée de la droite de Silvio Berlusconi et des populistes.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

File d’attente, organisation complexe... des législatives au scrutin incertain en Italie

Les bureaux resteront ouverts jusqu’à 23 heures pour désigner 630 députés et 315 sénateurs. Ces élections devraient voir une poussée de la droite de Silvio Berlusconi et des populistes.



Le Monde
 |    04.03.2018 à 07h23
 • Mis à jour le
04.03.2018 à 18h12
   





                        



   


Les bureaux de vote ont ouvert à 7 heures, dimanche 4 mars, en Italie pour des élections dont l’issue est incertaine. Jusqu’à 23 heures, plus de 46 millions d’électeurs sont appelés à désigner 630 députés et 315 sénateurs. A midi, le taux de participation était d’environ 19,4 %, selon le ministère de l’intérieur. C’est 4 points de plus qu’en 2013, mais le scrutin avait alors été organisé sur deux jours.
« Dans tous les bureaux de vote vus ce matin, de longues files d’attente où les électeurs attendent jusqu’à 45 minutes », raconte Charlotte Chabas, notre envoyée spéciale à Turin. Elle a discuté avec plusieurs Turinois.e.s dans les files d’attente des bureaux de vote.
Suivez notre journaliste Charlotte Chabas sur place :

Tweets by cchabas 

Un système électoral complexe
Le système électoral adopté à la fin de 2017 prévoit que 37 % des sièges sont alloués au scrutin majoritaire uninominal à un tour ; 61 % à la proportionnelle et 2 % aux Italiens de l’étranger. Les coalitions devront obtenir 10 % des voix au niveau national pour entrer au Parlement, le seuil étant fixé à 3 % pour les partis qui font cavalier seul. Un système qui rend improbable qu’aucun parti soit en mesure de gouverner seul au soir du scrutin.
Pour vous donner un ordre d’idée, voici à quoi ressemble un bulletin de vote dimanche 4 mars en Italie.

J'en veux pour preuve cet innocent bulletin de vote. En gros, le Rosatellum bis, c'est 36% de sièges alloués par un… https://t.co/Pi6xpdThAZ— cchabas (@Charlotte Chabas)


require(["twitter/widgets"]);

« Un Italien doit désormais faire une croix sur le nom du candidat de son choix au scrutin uninominal majoritaire. Et ensuite faire la même chose sur le nom du parti qu’il veut voir en tête dans la répartition du scrutin proportionnel, dans la même coalition », explique notre envoyée spéciale.
Des sondages sortie des urnes seront diffusés dès la fermeture des bureaux de vote, mais il faudra attendre tard dans la nuit de dimanche à lundi pour avoir une idée de la composition du prochain Parlement, entre poussée de la droite et montée des populismes, avec Silvio Berlusconi appelé à jouer de nouveau un rôle de premier plan.

        Lire aussi :
         

                En Italie, les personnalités qui vont marquer les élections



Difficultés d’organisation
L’organisation du scrutin a connu quelques difficultés. A Palerme, il a fallu réimprimer en urgence 200 000 bulletins, les candidats inscrits sur les premiers n’étant pas les bons. Dans certaines grandes villes, des milliers de fonctionnaires se sont mis en disponibilité jusqu’à mardi pour tenir les bureaux de vote et participer au dépouillement : faute de conducteurs, les vaporettos de Venise et plusieurs lignes de bus de Rome sont suspendues.
A la sortie des bureaux de vote, nombre d’électeurs se montraient amers, au terme d’une campagne aux accents parfois violents, dominée par les questions liées à l’immigration, à l’insécurité ou à la faiblesse de la reprise économique dans le pays.
Dimanche matin, la presse italienne semblait déjà résignée à ce qu’aucune majorité ne se dessine. « Le verdict contre l’Italie est toujours le même : le pays vit une instabilité permanente. L’ingouvernabilité est désormais une maladie endémique », se désolait Claudio Tito dans un éditorial de La Repubblica.
Trois « camps » s’affrontent
L’alliance de droite — formée par Forza Italia, de l’ancien président du Conseil Silvio Berlusconi, le petit parti libéral Noi con l’Italia (« Nous avec l’Italie ») et les partis d’extrême droite de la Ligue du Nord de Matteo Salvini et de Fratelli d’Italia (« Frères d’Italie ») — devrait obtenir la majorité des sièges, mais sans doute pas la majorité absolue — seuil de 40 à 45 % avec le nouveau système électoral. Les derniers sondages disponibles, datant d’il y a deux semaines, plaçaient la coalition droite et extrême droite en tête avec seulement 37 % des intentions de vote (dont 17 % pour Forza Italia, le parti de M. Berlusconi, et 13 % pour la Ligue de Matteo Salvini).

        Lire aussi :
         

                Elections en Italie : la jeunesse déplore une politique qui reste « magouille et compagnie »



Le Mouvement Cinq Etoiles (M5S) devrait ressortir comme le parti obtenant à lui seul le plus de sièges. Désormais dirigé par Luigi Di Maio, 31 ans, le M5S a profité du mécontentement engendré par la corruption et le sentiment de paupérisation. Le Parti démocrate (PD, centre gauche), au pouvoir, devrait arriver en troisième position.« Il y a eu un mouvement en faveur de Cinq Etoiles lors des derniers jours de la campagne, mais il sera difficile à n’importe quel parti ou coalition d’obtenir les 40 % nécessaires pour former un gouvernement », commente Lorenzo Pregliasco, cofondateur de l’institut de sondages YouTrend.
Le retour d’« il Cavaliere »
La campagne a marqué le retour en première ligne de Silvio Berlusconi, 81 ans. Président du Conseil des ministres à trois reprises entre 1994 et 2011, celui qu’on surnommait « il Cavaliere » a été contraint de quitter la tête du gouvernement en 2011 au plus fort de la crise de la dette souveraine.
Etant inéligible en raison d’une condamnation pour fraude fiscale en 2013, Silvio Berlusconi s’est choisi un représentant, Antonio Tajani, le président du Parlement européen, qui prendra la tête du gouvernement si la coalition de droite emporte ces élections législatives.

        Lire aussi :
         

                Silvio Berlusconi, inéligible mais incontournable en Italie



Dimanche, au moment de glisser son bulletin dans l’urne, Silvio Berlusconi a été interrompu par une militante du mouvement Femen.

BERLUSCONI interrompu en plein vote par une militante du mouvement femen #Elezioni4Marzo2018 @franceinter… https://t.co/83JaPMzfpj— OlivPoujade (@Olivier Poujade)


require(["twitter/widgets"]);


        Lire aussi :
         

                En Italie, le village qui voulait garder ses « ragazzis » migrants






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/04/19-2">
<filnamedate="20180304"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180304"><AAMMJJHH="2018030419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ L’enjeu de ce vote était crucial pour la première économie européenne à l’heure où l’Europe, secouée par le Brexit, a besoin d’une Allemagne solide.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Allemagne : le SPD approuve l’accord de coalition avec les conservateurs d’Angela Merkel

L’enjeu de ce vote était crucial pour la première économie européenne à l’heure où l’Europe, secouée par le Brexit, a besoin d’une Allemagne solide.



Le Monde
 |    04.03.2018 à 09h43
 • Mis à jour le
04.03.2018 à 18h19
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



   


Angela Merkel peut remercier les sociaux-démocrates (SPD). Grâce à eux, la chancelière allemande sauve son poste. Le SPD a approuvé à 66,02 % le « contrat de coalition » signé avec les conservateurs (CDU-CSU), a annoncé le trésorier du parti, dimanche 4 mars, à Berlin, lors d’une conférence de presse. Si le non l’avait emporté, un gouvernement minoritaire aurait été constitué ou de nouvelles élections auraient dû être organisées. Du jamais-vu en Allemagne depuis la fin de la guerre.

78,39 % unserer Mitglieder haben abgestimmt – wir haben gemeinsam entschieden. Das Ergebnis: Die SPD wird den ausge… https://t.co/h4xaeLWPUP— spdde (@SPD Parteivorstand)


require(["twitter/widgets"]);

Le SPD a donc dit oui à un nouveau gouvernement de « grande coalition ». Les Allemands en ont désormais l’habitude. Ce type d’alliance, qui n’avait été expérimenté qu’une fois en plus d’un demi-siècle (de 1966 à 1969), est devenu la norme avec Mme Merkel. Depuis son élection à la chancellerie, en 2005, la présidente de la CDU a déjà gouverné deux fois avec les sociaux-démocrates (2005-2009 et 2013-2017). De 2009 à 2013, elle était alliée aux libéraux-démocrates (FDP).
Cette nouvelle coalition ne ressemble pas aux précédentes
Malgré son air de déjà-vu, cette nouvelle « grande coalition » ne ressemble pas aux précédentes, et ce pour trois raisons. La première est liée aux conditions de son avènement. Près de six mois se seront écoulés entre les élections législatives du 24 septembre 2017 et la constitution d’un nouveau gouvernement. Au départ, Mme Merkel avait proposé une alliance au FPD et aux Verts, dite « jamaïcaine ». Mais le FPD a rompu les discussions. Mme Merkel avait alors engagé des pourparlers avec le SPD, dont le président, Martin Schulz, avait pourtant dit, au soir des élections, qu’il ne participerait plus à une nouvelle « grande coalition ». En cela, le gouvernement qui va être constitué à la mi-mars sera donc un gouvernement par défaut, issu d’un échec (la coalition « jamaïcaine » qui n’a pas vu le jour) et d’un renoncement (la promesse du SPD de retourner dans l’opposition).
La deuxième raison pour laquelle cette nouvelle « grande coalition » ne ressemble pas aux autres tient à sa légitimité. Au Bundestag, la CDU-CSU (246 députés) et le SPD (153 députés) disposeront bien d’une majorité (399 sur 709) pour gouverner. Cette majorité sera toutefois beaucoup plus étroite que la dernière fois, en raison du recul enregistré par les deux formations politiques aux dernières législatives. Le 24 septembre 2017, la CDU-CSU a en effet recueilli 33 % des voix, soit 7,5 points de moins qu’en 2013. Le SPD a quant à lui obtenu 20,5 % des suffrages, en recul de 5,2 points par rapport à 2013. Ensemble, les conservateurs et les sociaux-démocrates restent donc majoritaires (53,5 %), mais bien moins qu’ils ne l’étaient en 2013 (67,2 %), en 2005 (69,4 %) ou en 1966 (88,8 %). Si elle est arithmétiquement incontestable, cette nouvelle « grande coalition » est donc politiquement moins souveraine que celles qui l’ont précédée.
L’enjeu est de préparer la succession de Mme Merkel
La troisième raison qui distingue cette « grande coalition » de celles du passé est liée à la situation propre de ses trois composantes. A la CDU, l’autorité de Mme Merkel a beaucoup décliné. La fracture qui s’est créée entre elle et une partie de sa famille politique au moment de la crise des réfugiés de 2015 ne s’est pas réduite. Le mauvais résultat des élections législatives l’a fragilisée. Sa décision de céder le ministère des finances aux sociaux-démocrates dans le « contrat de coalition » a enfin été très mal perçue par sa base. Pour calmer la fronde dans son parti, Mme Merkel a consenti à nommer son principal adversaire en interne, le jeune et conservateur Jens Spahn, au ministère de la santé. Personne n’imagine aujourd’hui que Mme Merkel rempilera en 2021. Pour la CDU, l’enjeu de cette « grande coalition » ne sera pas seulement de gouverner, mais de préparer la succession de celle qui préside le parti depuis 2000.
Le SPD est dans un état pire encore. Contrairement à la CDU, qui a une présidente certes usée et fragilisée mais qui en a tout de même une, les sociaux-démocrates, eux, n’ont pour le moment qu’une direction provisoire depuis que Martin Schulz a annoncé, le 13 février, qu’il quittait la présidence du parti. Son départ était devenu inéluctable après le vent de révolte qui s’était levé à l’intérieur du SPD, quelques jours plus tôt, quand il avait annoncé son arrivée au ministère des affaires étrangères, alors qu’il avait juré cinq mois auparavant qu’il « n’entrerai[t] jamais dans un gouvernement aux côtés de Mme Merkel ».
Un vote par raison

   


Le résultat de la consultation interne le montre : 66 % des adhérents du SPD ont donné leur accord à une « grande coalition ». C’est une majorité nette, mais une majorité moins forte qu’en 2013. A l’époque, ils avaient été 76 % à dire oui. C’est surtout une majorité dont le sens politique ne doit pas être ignoré. Peu de sociaux-démocrates ont en effet voté oui par enthousiasme. La plupart l’ont fait par raison. Beaucoup l’ont fait également par peur. En cas de nouvelles élections, les sondages prédisaient en effet que le SPD passerait cette fois sous 20 % des voix, avec un risque de le voir talonné, voire dépassé, par le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD). Pour éviter ce risque, beaucoup des 463 723 adhérents ont donc préféré voter oui, même s’ils estimaient que le contenu du « contrat de coalition » ne leur était pas assez favorable, ou que la reconduction d’une telle alliance avec les conservateurs est suicidaire, à terme, pour la social-démocratie.
Un mot, enfin, de la CSU bavaroise. Elle aussi traverse une passe difficile. Les élections législatives ont été pour elle une douche froide : 38,5 % des voix, 10,5 points de moins qu’en 2013. Dans la riche Bavière, où le taux de chômage dépasse à peine 3 %, l’AfD est en pleine expansion et pourrait faire perdre sa majorité absolue à la CSU aux élections régionales de l’automne. Le parti est en crise : son président, Horst Seehofer, a dû abandonner à son rival Markus Söder la présidence du Land. A 68 ans, c’est lui qui va devenir le ministre de l’intérieur de Mme Merkel.
« Je félicite le SPD pour ce clair résultat et je me réjouis du travail en commun que nous allons poursuivre pour le bien de notre pays », a réagi Mme Merkel, dimanche matin. Désormais, la voie est donc libre pour sa reconduction à la tête du gouvernement. La date est déjà connue : mercredi 14 mars. Ce jour-là, le Bundestag la réélira chancelière, sur proposition du président de la République, conformément à l’article 63 de la Loi fondamentale.
D’ici là, le SPD devra faire connaître le nom des ministres qui auront les portefeuilles qui lui ont été réservés dans le « contrat de coalition ». Si l’on sait déjà que les finances iront à Olaf Scholz, le maire de Hambourg, qui sera également vice-chancelier, quatre ministères restent à pourvoir : justice, travail, environnement, famille et surtout affaires étrangères, dont on ne sait pas si l’actuel titulaire du poste, Sigmar Gabriel, sera ou non retenu dans la liste.

        Lire l’enquête :
         

          Allemagne : SPD, le grand désarroi






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/04/19-3">
<filnamedate="20180304"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180304"><AAMMJJHH="2018030419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ En France, la loi autorise la vitrification des ovules uniquement pour les femmes stériles ou pour raison médicale. Mais des médecins jugent cette loi obsolète.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤                


Article sélectionné dans La Matinale du 02/03/2018
Découvrir l’application


                     
édition abonné


De nombreux gynécologues contournent la législation sur la congélation des ovocytes


                      En France, la loi autorise la vitrification des ovules uniquement pour les femmes stériles ou pour raison médicale. Mais des médecins jugent cette loi obsolète.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 14h14
 • Mis à jour le
04.03.2018 à 13h54
    |

                            Dominique Perrin








                              

                        

Chaque mois, ce médecin se met hors la loi. Gynécologue hospitalier, il ne comprend pas bien l’interdiction française de congeler des ovocytes sans raison médicale. Alors il ne la respecte pas très bien non plus.
Spécialisé dans la fertilité, il raconte une de ses dernières consultations avec une femme souhaitant conserver ses ovules par précaution – une question au cœur des Etats généraux de la bioéthique, ouverts à tous jusqu’à fin avril. Cas atypique, il ne s’agit pas d’une célibataire. « La patiente de 36 ans, issue d’une catégorie sociale aisée, arrive en couple, commence-t-il. Elle a un désir d’enfants, mais son conjoint de 37 ans ne le sent pas. Pour éviter que ce soit trop tard pour elle quand lui se décidera, ils demandent ensemble une conservation d’ovocytes. Ni l’un ni l’autre ne sont infertiles, je leur explique alors que la seule alternative, c’est d’aller à l’étranger. »
Une démarche militante des médecins
Ne peuvent être congelés en France que les ovules d’une femme infertile ou risquant de le devenir, car atteinte d’une maladie comme le cancer, l’endométriose ou l’obésité.
Pourtant, le gynécologue n’arrête pas là sa consultation. « Je leur signe une feuille de prise en charge à 100 % par la Sécurité sociale pour infertilité et prescris des ordonnances de stimulation ovarienne avec, pour le suivi, des échographies et des prises de sang. » Soit la panoplie complète pour préparer en France un prélèvement d’ovocytes dans un autre pays – en Espagne le plus souvent. Des actes illégaux, comme il en prescrit à une trentaine de femmes par an. « Je me mets en marge de la loi, assume-t-il. C’est une démarche militante, je suis un fervent défenseur de l’évolution des pratiques. »
Comme lui, certains gynécologues n’hésitent pas à entrer dans l’illégalité et beaucoup contournent, de diverses façons, une loi jugée obsolète. En France, la vitrification ovocytaire est...




<article-nb="2018/03/04/19-4">
<filnamedate="20180304"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180304"><AAMMJJHH="2018030419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ La population suisse était amenée à se prononcer sur la suppression de leur redevance audiovisuelle, qui aurait fragilisé les services locaux d’audiovisuel public.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Les Suisses refusent la suppression de la redevance pour financer leur audiovisuel public

La population suisse était amenée à se prononcer sur la suppression de leur redevance audiovisuelle, qui aurait fragilisé les services locaux d’audiovisuel public.



Le Monde
 |    04.03.2018 à 17h24
 • Mis à jour le
04.03.2018 à 18h15
   





                        



   


Les services de l’audiovisuel public suisse peuvent être soulagés. Les Suisses ont majoritairement voté « non », dimanche 4 mars, à la suppression de la redevance audiovisuelle.
L’ensemble des 26 cantons et demi-cantons suisses ont balayé cette initiative populaire, un droit donné aux citoyens de faire une proposition de modification de loi, organisée à la demande du mouvement de jeunesse du parti Libéral radical. Si le « oui » au « No-Billag » avait gagné, la SSR - l’audiovisuel public en Suisse - se serait retrouvée en danger de mort, par manque de financement.

        Lire aussi :
         

                En Suisse, la redevance audiovisuelle sur la sellette



« Le travail de la SSR est reconnu »
Dimanche, les Suisses ont voté « non » à 71,6 % à la suppression de cette redevance, selon les résultats définitifs, publiés par l’agence de presse suisse ATS. « Le rejet le plus important de ce texte revient à Neuchâtel avec 78,25 % devant le Jura 78,09 % », peut-on lire sur le site de la Radio Télévision Suisse.
« Côté romand, Fribourg dit non à 77,62 %, Vaud à 76,47 %, Berne à 75,10 %, Genève à 74,80 % et le Valais à 71,16 % ».
Après une campagne longue et intense sur le devenir de la redevance, la participation s’est élevée à plus de 54 %, un taux nettement supérieur à la participation moyenne aux votations de ces dernières années (environ 45 %).
Au bord des larmes sur le plateau de la RTS, le journaliste Alain Rebetez s’est dit « ému » par le résultat annoncé dimanche.
« C’est un soulagement, vous l’entendez à ma voix. Je crois que c’est surtout une véritable émotion. Après des mois de débat, le travail des employés de la SSR est reconnu, il est salué. (…) On a le cœur serré et on verse une petite larme de reconnaissance au peuple suisse. »

"Après des mois de débat, le travail des employés de la SSR est reconnu" par le peuple suisse. L'émotion d'… https://t.co/Ce9TIJf19K— RTSinfolive (@RTSinfolive)


require(["twitter/widgets"]);

Le rejet de l’initiative est « un signe fort pour le service public et les radios et télévisions régionales privées », a également déclaré le directeur de la SSR, Gilles Marchand, après la publication des résultats définitifs. Il indique par ailleurs avoir pris note des critiques émises pendant la campagne et a annoncé un plan « d’efficience et de réinvestissement » de 100 millions de francs qui sera mis en œuvre dès 2019 et sur cinq ans. Ce plan est constitué d’économies nettes pour 80 millions environ et de réinvestissements pour 20 millions, détaille la SSR.
Nouveau projet de redevance
Mais les inquiétudes au sein de l’audiovisuel public suisse pourraient vite refaire surface. Le gouvernent suisse a présenté un nouveau projet de redevance qui inclut une forte réduction de son montant et une refonte de son assiette. Actuellement de 451 francs suisses par an (390 euros), elle passerait à 365 francs (316 euros) en 2019.
La plus grande partie du produit de la redevance est reversée à la seule radio-TV nationale, la SSR, qui diffuse dans les quatre langues officielles (allemand, français, italien et romanche). Vingt-et-une radios et 13 télévisions régionales, remplissant un mandat de service public, en bénéficient aussi.
La SSR, qui emploie environ 6 000 personnes et est financée à 75 % par la redevance, craignait de devoir « rapidement cesser son activité » en cas de suppression de la redevance. Au total, 13 500 emplois directs et indirects étaient menacés en cas de « oui » à la suppression de la redevance, avaient indiqué les autorités fédérales.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/04/19-5">
<filnamedate="20180304"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180304"><AAMMJJHH="2018030419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Lavillenie vise le titre au saut à la perche aux championnats du monde de Birmingham. Aurel Manga a pris le bronze sur 60 mètres haies.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ 
<article-nb="2018/03/04/19-6">
<filnamedate="20180304"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180304"><AAMMJJHH="2018030419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Plusieurs fois nommés dans les catégories principales, ces trois films devraient remporter quelques statuettes dimanche soir à Los Angeles.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 03/03/2018
Découvrir l’application


                        

Oscars 2018 : « La Forme de l’eau », « Dunkerque » et « 3 Billboards » grands favoris

Plusieurs fois nommés dans les catégories principales, ces trois films devraient remporter quelques statuettes dimanche soir à Los Angeles.



Le Monde
 |    04.03.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
04.03.2018 à 16h39
   





                        



   


Hollywood retient son souffle avant la grand-messe des Oscars, dimanche 4 mars, à Los Angeles. Une 90e cérémonie qui devrait être marquée par le scandale Weinstein, tandis que l’annonce des nominations, en janvier, a souvent résonné de l’écho du mouvement #metoo.
Certaines stars devraient aussi arborer un pin’s orange représentant le drapeau américain en signe d’opposition aux violences liées aux armes à feu.

Some celebrities attending the Academy Awards will reportedly wear an orange anti-gun violence pin https://t.co/gyDSyngNXC— NYMag (@New York Magazine)


require(["twitter/widgets"]);

Animateur de la soirée pour la deuxième fois d’affilée, l’humoriste Jimmy Kimmel a aussi promis que l’impair de l’année passée — un mauvais nom avait été annoncé pour l’Oscar du meilleur film, La La Land au lieu de Moonlight — ne se reproduirait pas.
Trois films font la course en tête : la romance fantastique La Forme de l’eau (The Shape of Water, treize nominations) ; le film historique Dunkerque (huit nominations) ; et le drame satirique 3 Billboards : les Panneaux de la vengeance (sept nominations). Suivent Phantom Thread (six nominations) et Lady Bird (cinq). Séance de rattrapage, au cas où vous les auriez manqués cette année.
« La Forme de l’eau », de Guillermo del Toro

   


Passionné par les figures fantasmagoriques voire carrément monstrueuses, Guillermo del Toro était jusqu’ici connu pour des films comme Hellboy ou Le Labyrinthe de Pan. Avec ses treize nominations, notamment dans les principales catégories, La Forme de l’eau est un conte étrange et enchanteur sur les amours d’une modeste employée muette et d’une créature amphibie, qui revisite l’histoire de La Belle et la Bête.

        Lire aussi :
         

                « La Forme de l’eau » : un monstre dans l’eau trouble américaine



La « belle » y est une femme de ménage muette et timide (Elisa, interprétée par Sally Hawkins, qui a appris la langue des signes), employée dans un laboratoire gouvernemental américain ultrasecret pendant la guerre froide. Sa vie bascule lorsqu’elle fait la découverte d’une expérience encore plus secrète et rencontre la « bête », une créature sortie de la mer, condamnée à être dépecée par ceux qui la retiennent, en premier lieu le directeur du laboratoire (Michael Shannon). La rencontre de ces deux solitudes va donner naissance à une histoire d’amour follement poétique, où l’eau jouera un élément essentiel. Elisa va tenter de faire évader la créature, avec l’aide de sa collègue (Octavia Spencer) et de son voisin (Richard Jenkins), deux personnages aussi seuls qu’elle.

        Lire l’interview :
         

          Guillermo del Toro : « En vieillissant, on est prêt à se servir des accidents pour créer »



« Dunkerque », de Christopher Nolan

   


Christopher Nolan a récolté huit nominations pour Dunkerque, son drame magistral sur l’opération « Dynamo », l’évacuation désespérée de l’armée alliée de la plage de Dunkerque en 1940.

        Lire aussi :
         

                « Dunkerque » : un déluge de bombes hors sol



Son poussé au maximum, ­impacts des bombes et des balles sifflant aux oreilles des spectateurs, format plus grand et plus vibrant que ­nature, couleurs sombres et paysages d’apocalypse, caméra ­embarquée dans les situations les plus atroces, partition omniprésente d’Hans Zimmer… Nolan joue, en virtuose, de cette approche immersive. Sur terre, sur mer ou dans les airs, il s’agit de faire intimement ressentir au spectateur ce que c’est que d’être un soldat transformé, par la ­nature des opérations militaires et du terrain, en une cible permanente.

        Lire aussi :
         

                Dunkerque mise sur « l’effet Nolan »



« 3 Billboards : les Panneaux de la vengeance », de Martin McDonagh

   


Fort de sept nominations, notamment pour le meilleur second rôle masculin (Sam Rockwell, en tête des paris, et Woody Harrelson) et pour la meilleure actrice (Frances McDormand), ce film met en scène avec beaucoup d’humour noir Mildred, une mère en deuil et en colère qui loue trois panneaux publicitaires pour relancer l’enquête sur le meurtre de sa fille.

        Lire la critique :
         

          «  3 Billboards » : une soif de vengeance désespérée



La tonalité abrasive du message de Mildred, qui hurle l’horreur des faits pour empêcher que ce crime se perde comme tant d’autres dans le silence et l’oubli, donne à ce début de film une teinte féministe offensive, que renforcent les allégations sur les violences racistes commises dans l’enceinte du commissariat par un certain Dixon (Sam Rockwell).

        Lire aussi :
         

                « 3 Billboards » triomphe à la cérémonie des Bafta



« Phantom Thread », de Paul Thomas Anderson

   


Dans le Londres des années 1950, Phantom Thread raconte l’histoire de Reynolds Woodcock (Daniel Day-Lewis), couturier londonien qui multiplie les conquêtes féminines. Jusqu’à ce qu’il rencontre Alma (Vicky Krieps), une jeune femme à la beauté irrégulière et au léger accent germanique, dans une auberge sur la route qui le mène à son cottage. Woodcock se livre alors à une cour effrénée, à laquelle Alma répond sans se laisser désarmer. 

        Lire aussi :
         

                « Phantom Thread » : l’amour sous toutes les coutures



La jeune femme se lance dans une campagne sans merci pour transformer l’engouement de Reynolds Woodcock en engagement… Magistral dans le rôle du couturier, Daniel Day-Lewis a annoncé qu’il tenait là son dernier rôle à l’écran.

        Lire le portrait :
         

          Daniel Day-Lewis, aux extrêmes de l’incarnation



« Lady Bird », de Greta Gerwig
Pour son premier film derrière la caméra, l’actrice Greta Gerwig dresse le portrait sensible d’une adolescente qui rêve de fuir la Californie et sa relation tumultueuse avec sa mère.

        Lire aussi :
         

                « Lady Bird » : l’ir­répressible désir d’ailleurs d’une ado américaine




   


Christine McPherson (interprétée par la jeune actrice améri­cano-irlandaise Saoirse Ronan), 17 ans, qui se présente sous le nom de « Lady Bird », étudie dans un lycée catholique pour filles de Sacramento. Issue d’une famille de la classe moyenne au milieu d’élèves très aisés, elle passe ses journées avec sa meilleure amie. Sa mère, une infirmière intransigeante qui travaille sans relâche, a peu d’ambition pour sa fille : étudier à l’université du coin, dans le meilleur des cas.

        Lire le portrait :
         

          Greta Gerwig, la funambule du cinéma indépendant



« Lady Bird », elle, rêve de vivre dans « un endroit culturel, comme New York, le Connecticut, le New Hampshire, où vivent les écrivains », quitte à entrer en conflit ouvert avec sa mère. En attendant, elle rejoint l’atelier de théâtre et de comédie musicale de son lycée, où elle flirte avec le petit ami idéal, tout en ne perdant pas des yeux Kyle, plus mauvais garçon…




                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/04/19-7">
<filnamedate="20180304"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180304"><AAMMJJHH="2018030419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ L’humoriste et actrice Muriel Robin relate pour « La Matinale du Monde » ses rencontres avec Michel Bouquet, son « père de théâtre », et Pierre Palmade, son « frère jumeau ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 03/03/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Muriel Robin : « Je ne suis pas homo, je suis moi »

L’humoriste et actrice Muriel Robin relate pour « La Matinale du Monde » ses rencontres avec Michel Bouquet, son « père de théâtre », et Pierre Palmade, son « frère jumeau ».



Le Monde
 |    04.03.2018 à 06h31
 • Mis à jour le
04.03.2018 à 14h53
    |

            Sandrine Blanchard








                        



                                


                            

Dans le cadre du festival « Paroles citoyennes », l’humoriste et actrice interprétera, jeudi 8 mars à Bobino, Les Monologues du vagin d’Eve Ensler, aux côtés de sa compagne Anne Le Nen et de Carole Bouquet.
Je ne serais pas arrivée là si…
Si je n’avais pas eu du courage. Le courage de quitter mes parents – avec une mère à la personnalité très forte – qui me voulaient absolument avec eux dans leur commerce de chaussures. Le courage d’aller vivre à Paris avec, à l’époque, mon caractère sauvage. Et le courage de continuer ce métier de comédienne qui est parfois très difficile.
Dans votre chambre d’enfant à Saint-Etienne, vous rêviez de musique et de Liza Minnelli. D’où venait cette passion ?
De la télé en noir et blanc. Liza Minnelli, le chapeau haut-de-forme, les claquettes, le chant, la comédienne : je voulais être comme elle parce qu’elle réunissait tout. La musique a toujours été très importante dans ma vie. Dans ma chambre de petite fille j’organisais des concerts. J’avais un orchestre symphonique et mes coussins représentaient le public, dans lequel il y avait évidemment quelques people : Alain Delon – dont j’étais dingue –, Simone Signoret, Romy Schneider… Et je dois dire que les coussins étaient assez dociles ! Je sortais de l’école à midi, à midi et quart on avait fini de manger et j’allais, chaque jour, mettre un disque. Je retournais un seau à glace pour faire des rythmiques. Il y avait aussi un piano et j’avais la chance de pouvoir jouer main droite main gauche en écoutant les morceaux : Polnareff, les Beatles, la musique du film Borsalino… Mes parents travaillaient tellement qu’ils ont banalisé cela en ne le pointant pas.
Vous n’avez pas demandé à suivre des cours de musique ?
J’ai demandé à prendre des cours de piano. Ça se passait très bien et ma professeure a évoqué l’idée de m’inscrire au Conservatoire. Ni mes parents ni moi ne savions...




                        

                        


<article-nb="2018/03/04/19-8">
<filnamedate="20180304"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180304"><AAMMJJHH="2018030419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Des hauts responsables américains ont signifié, dimanche dans les médias, que les projets de nouvelles taxes voulus par Trump ne souffriraient pas « d’exemptions particulières ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Etats-Unis : les nouvelles taxes sur l’acier et l’aluminium sont prévues pour tous les pays

Des hauts responsables américains ont signifié, dimanche dans les médias, que les projets de nouvelles taxes voulus par Trump ne souffriraient pas « d’exemptions particulières ».



Le Monde
 |    04.03.2018 à 18h38
   





                        


Aucun pays dans le monde ne devrait être exempté des futures taxes douanières prévues par l’administration américaine sur les importations d’acier et d’aluminium, ont affirmé dimanche 4 mars deux responsables américains.
Ceci alors que cette hausse des tarifs douaniers annoncée récemment par Donald Trump fait poindre le risque d’une nouvelle guerre commerciale, et continue de provoquer des réactions indignées de nombreux partenaires commerciaux des Etats-Unis, de l’Union européenne au Canada, en passant par la Chine. Dimanche, Theresa May, la première ministre britannique, en a parlé directement à Donald Trump par téléphone, afin de lui faire part de sa « profonde préoccupation à l’annonce imminente du président américain ».

        Lire aussi :
         

                Commerce mondial : l’Europe prépare sa riposte à l’offensive protectionniste de Trump



« Pas d’exemption par pays »
Un responsable américain avait déjà indiqué vendredi, sous couvert d’anonymat, que le souhait de Donald Trump d’annoncer dans les jours à venir des taxes de 25 % sur les importations d’acier aux Etats-Unis et de 10 % sur celles d’aluminium est « une décision générale qui ne souffrira pas d’exemption ».
A ce sujet, le secrétaire américain au commerce, Wilbur Ross, a ajouté dimanche sur la chaîne américaine ABC : « Je ne l’ai pas encore entendu décrire des exemptions particulières », a-t-il dit, en parlant de Donald Trump.
Sur CNN, Peter Navarro, conseiller du président pour le commerce, a de son côté détaillé : « Il y aura une procédure d’exemption pour des cas particuliers où nous avons besoin d’exemptions pour que le commerce puisse aller de l’avant, mais pour l’instant, pas d’exemption de pays. » Donald Trump « a entendu toutes les parties et a pris sa décision. Une décision forte, courageuse et je pense que c’est la bonne décision », a aussi estimé Peter Navarro.
Interrogé sur la question du Canada, premier fournisseur d’acier aux Etats-Unis, Peter Navarro n’en a pas démordu : « Si vous exemptez le Canada, alors vous devez imposer de gros, gros tarifs sur tous les autres » pays. Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, avait dénoncé plus tôt une mesure « inacceptable » qui aurait des ramifications économiques « importantes et graves » aux Etats-Unis et au Canada.
« Pas d’effets en aval » aux Etats-Unis
Sur CNN, le conseiller Peter Navarro a également rejeté l’idée que ces taxes douanières pourraient affecter l’économie américaine en général : « Il n’y a pas d’effets en aval ici », a-t-il répondu, interrogé sur les risques que cette décision pourrait avoir sur des millions d’emplois.
Même son de cloche du côté du secrétaire américain au commerce, Wilbur Ross, pour qui « le montant total des tarifs que nous allons imposer est d’environ 9 milliards par an, c’est une fraction de 1 de l’économie. Donc l’idée que ça détruirait beaucoup d’emplois, augmenterait les prix, bousculerait les choses, est fausse ».
Une forme de réponse aux voix qui s’élèvent pour expliquer que ces décisions pouvaient être une « mauvaise nouvelle pour l’emploi américain », à l’instar de celle de l’économiste Emmanuel Combe dans une tribune au Monde, ou de celle de Paul Krugmann dans le New York Times.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/04/19-9">
<filnamedate="20180304"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180304"><AAMMJJHH="2018030419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Le président français et son homologue iranien sont convenus dimanche de « travailler ensemble » pour « rendre effectif le cessez-le-feu » dans cette région de la Syrie.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Ghouta orientale : Macron demande à Rohani d’exercer les « pressions nécessaires » sur Al-Assad

Le président français et son homologue iranien sont convenus dimanche de « travailler ensemble » pour « rendre effectif le cessez-le-feu » dans cette région de la Syrie.



Le Monde
 |    04.03.2018 à 17h19
 • Mis à jour le
04.03.2018 à 17h51
   





                        


Le président de la République français, Emmanuel Macron, a demandé, dimanche 4 mars, à son homologue iranien, Hassan Rohani, « d’exercer les pressions nécessaires » sur le régime de Bachar Al-Assad pour faire cesser les attaques contre la population de la Ghouta orientale, en Syrie.
Cette conversation s’est déroulée la veille du déplacement à Téhéran du ministre des affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, qui doit y rencontrer les dirigeants iraniens. Elle a eu lieu le jour même où la Syrie a déclaré avoir « progressé sur plusieurs fronts » dans sa reprise en main de la Ghouta orientale, après deux semaines de bombardements meurtriers. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), les forces gouvernementales syriennes, soutenues par la Russie et l’Iran, ont repris ces derniers jours environ le quart de cette enclave rebelle à l’est de Damas, où vivent encore quelque 400 000 personnes.

        Lire aussi :
         

                Syrie : quelles sont les forces en présence dans la Ghouta orientale ?



Cette offensive meurtrière du régime syrien empêche l’acheminement d’aide humanitaire à la population civile, alors que le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté il y a une semaine une résolution exigeant l’arrêt immédiat des combats et l’établissement d’une trêve humanitaire d’au moins trente jours dans toute la Syrie. Une demande restée largement lettre morte sur le terrain, et qui continue de provoquer de vives discussions à l’ONU.
La situation a été dénoncée dimanche par la première ministre britannique, Theresa May, et par le président américain, Donald Trump. Les deux dirigeants « sont convenus que c’était une catastrophe humanitaire et que le régime syrien et la Russie, en tant que principal soutien du régime, portaient la responsabilité écrasante de la souffrance humaine déchirante », a écrit Downing Street dans un communiqué publié à la suite d’une conversation téléphonique entre M. Trump et Mme May.
Accord pour « travailler ensemble »
Lors de sa conversation avec Hassan Rohani, Emmanuel Macron a de son côté « fortement engagé son interlocuteur à exercer les pressions nécessaires sur le régime syrien pour mettre un terme aux attaques indiscriminées contre les populations assiégées de la Ghouta orientale, permettre l’accès humanitaire et évacuer les cas médicaux critiques », a rapporté l’Elysée dans un communiqué.
Selon la présidence française, MM. Macron et Rohani ont aussi « marqué leur accord pour travailler ensemble de manière opérationnelle dans les prochains jours afin d’obtenir avec l’ONU, en lien avec le régime de Damas et les principaux pays engagés en Syrie, des résultats sur le terrain, livrer l’aide nécessaire aux civils et rendre effectif le cessez-le-feu ».
Le chef de l’Etat français a évoqué la « responsabilité particulière » de l’Iran dans ce dossier, du fait de ses liens avec le régime de Bachar Al-Assad. L’Elysée a aussi dit que le président français « fera[it] un nouveau point cette semaine avec son homologue iranien sur l’avancée concrète de cette discussion ». Plus généralement, Emmanuel Macron a souligné que la France attendait de l’Iran « une contribution constructive » à la résolution des crises au Moyen-Orient.
Emmanuel Macron a par ailleurs « réaffirmé » à Hassan Rohani « l’attachement de la France à l’accord de Vienne du 14 juillet 2015 » sur le nucléaire et lui a rappelé les demandes de la France qui ne relèvent pas du cadre de l’accord sur le programme balistique iranien et sur la sécurité dans la région, notamment au Liban, lui demandant, selon l’Elysée, d’y apporter des « réponses claires ».

        Lire aussi :
         

                Délicate tentative de médiation de la France sur le nucléaire iranien






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/04/19-10">
<filnamedate="20180304"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180304"><AAMMJJHH="2018030419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ L’enquête sur la double attaque survenue vendredi dans la capitale burkinabée progresse et un djihadiste supposé est entendu par la justice. Un procureur et quatre enquêteurs français sont attendus dimanche à Ouagadougou.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤         

Compte rendu

Burkina Faso : possibles complicités dans l’armée dans les attaques de Ouagadougou

L’enquête sur la double attaque survenue vendredi dans la capitale burkinabée progresse et un djihadiste supposé est entendu par la justice. Un procureur et quatre enquêteurs français sont attendus dimanche à Ouagadougou.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-03-04T16:48:43+01:00"

        Le 04.03.2018 à 16h48






    
Des dégâts à l’état-major général de l’armée, en plein centre de Ouagadougou, la capitale burkinabée, après la double attaque survenue vendredi 2 mars 2018.
Crédits : Ludivine Laniepce / AP


L’enquête sur la double attaque de Ouagadougou progressait dimanche 4 mars : un djihadiste supposé soupçonné d’avoir joué un rôle clé était entendu par la justice du Burkina Faso, qui soupçonne des complicités dans l’armée.
L’homme, dont la nationalité n’a pas été révélée, a été arrêté vendredi dans les heures qui ont suivi les attaques coordonnées contre l’état-major des armées burkinabé et l’ambassade de France à Ouagadougou, a déclaré à l’AFP une source gouvernementale. Cet homme est soupçonné d’avoir participé à l’attaque de l’état-major général, en plein centre de Ouagadougou, et pourrait même être « un cerveau » de l’opération.
Les attaques ont fait sept morts parmi les forces de sécurité, selon un dernier bilan, et ont été revendiquées samedi soir par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), lié à Al-Qaida, disant agir en représailles à une opération militaire française antidjihadiste au Mali. Le GSIM est une organisation djihadiste regroupant depuis tout juste un an plusieurs entités du Sahel liées à Al-Qaida. Le nouveau groupe est dirigé par le Touareg malien Iyad Ag-Ghali, chef d’Ansar Eddine.

        Lire aussi :
         

                Parler ou ne pas parler avec les djihadistes, un dilemme malien



D’autres assaillants « djihadistes ont peut-être pu s’enfuir » après l’attaque de l’état-major, situé dans le quartier très fréquenté du grand marché de Ouagadougou, selon la source gouvernementale. Un procureur et quatre enquêteurs français étaient aussi attendus dimanche à Ouagadougou pour participer à l’enquête sur la double attaque de vendredi, selon cette source.
« Des infiltrés dans l’armée »
Les autorités ont de « très forts soupçons » qu’il y ait « des infiltrés dans l’armée » qui ont renseigné les djihadistes pour l’attaque de l’état-major, a ajouté la source burkinabée. En effet, l’explosion de la voiture piégée qui a précédé l’assaut a totalement détruit une salle de réunion située en façade du bâtiment, où devait se tenir une réunion de l’état-major de la force antidjihadiste du G5 Sahel. La réunion avait été changée de salle au dernier moment, évitant un carnage.
« Ils avaient une connaissance des habitudes et pratiques courantes au sein de l’état-major, ce qui explique la facilité avec laquelle ils ont accédé au sein de l’état-major par son accès de service, situé au dos de l’entrée principale », avait expliqué samedi une autre source gouvernementale.
Les enquêteurs se demandent si l’attaque contre l’ambassade de France n’était pas une « diversion » avant l’attaque contre l’état-major. Sise dans la zone des ambassades, l’ambassade de France est très bien protégée. La tentative s’est d’ailleurs soldée par la mort des quatre djihadistes qui n’ont pas pu pénétrer dans l’enceinte diplomatique, a aussi expliqué la source gouvernementale.
Toutefois, dans sa revendication, le GSIM dit avoir agi « en réponse à la mort de plusieurs de ses dirigeants dans un raid de l’armée française dans le nord du Mali il y a deux semaines ».
Le dernier bilan des attaques de vendredi fait état de sept morts parmi les forces de l’ordre burkinabées et de plus de quatre-vingts blessés, ainsi que de neuf djihadistes tués, selon la première source gouvernementale. Le Burkina Faso est depuis 2015 la cible d’attaques djihadistes, qui ont déjà frappé sa capitale, sans jamais toutefois atteindre un tel niveau d’organisation.
Deux nouveaux incidents armés
L’activité reprenait normalement dimanche dans la capitale, mais, signe de l’extrême tension qui persiste, deux incidents armés se sont produits, dont l’un a fait un mort. Vers 2 heures du matin (3 heures, heure de Paris GMT), une voiture avec trois hommes à bord a tenté sans succès de forcer un barrage dans la zone de la présidence, en périphérie de Ouagadougou, selon une deuxième source gouvernementale.

        Lire le reportage :
         

          Inquiétude à Ouagadougou au lendemain des attaques : « les assaillants n’ont peur de rien »



Deux hommes ont réussi à s’enfuir, le troisième a été arrêté par des membres de la sécurité présidentielle qui tenaient le barrage, à environ 1,5 kilomètre du palais présidentiel. L’homme arrêté a été abattu deux heures plus tard après avoir tenté de s’emparer de l’arme d’un de ses gardiens, selon cette même source. Les forces de l’ordre ratissaient la zone dimanche. Cet incident est apparemment sans lien avec l’attaque djihadiste, selon une source sécuritaire, car les hommes n’avaient pas d’arme.
Autre incident dimanche matin, des soldats ont procédé à des tirs de sommation contre des passants qui voulaient franchir une barrière dans la zone de l’état-major, toujours totalement circonscrite.


<article-nb="2018/03/04/19-11">
<filnamedate="20180304"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180304"><AAMMJJHH="2018030419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Incapables de gagner en 2018, les joueurs parisiens ont été battus (33-27) par la lanterne rouge, Oyonnax.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Top 14 : Le Stade français en danger

Incapables de gagner en 2018, les joueurs parisiens ont été battus (33-27) par la lanterne rouge, Oyonnax.



Le Monde
 |    04.03.2018 à 16h54
   





                        



   


Le Stade français n’y arrive décidément plus. Face à la lanterne rouge, Oyonnax, le champion 2015 a sombré, repartant de l’Ain sans le moindre point après une défaite (33-27). Pris dans une spirale de défaites, les joueurs parisiens glissent au classement et sont désormais engagés dans la course au maintien.
La victoire d’Oyonnax face à Clermont, champion en titre, certes mal en point, était un avertissement : les joueurs d’Adrien Buononato vont mieux, et le Stade français devait se méfier. Dans un match débridé, les Parisiens ont beaucoup subi et n’ont jamais pu dominer une équipe qui se place désormais comme un adversaire direct pour le maintien. Plus fort en mêlée, le Stade français a commis bien trop de fautes et d’imprécisions pour pouvoir prendre le dessus sur une équipe d’Oyonnax retrouvée, qui remporte un deuxième match de suite pour la première fois de la saison
Avec cette cinquième défaite d’affilée, le Stade français occupe désormais la douzième place du classement, deux points devant Brive, avant-dernier. Le dernier sera relégué directement en Pro D2 ; le treizième disputera un match de barrage face au finaliste de la division inférieure. Les Parisiens viennent de perdre coup sur coup face aux deux promus, et voient arriver un calendrier compliqué. Ils affronteront, coup sur coup également, Castres (sixième), le Racing (deuxième) et Toulouse (troisième) lors des trois prochaines journées.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/04/19-12">
<filnamedate="20180304"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180304"><AAMMJJHH="2018030419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Le père de l’industrialisme exaltait les producteurs et se méfiait du « monde d’avant ». Les échos entre sa pensée et celle du président sont nombreux : analyse du politiste Bruno Cautrès.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Ce que Macron doit à Saint-Simon

Le père de l’industrialisme exaltait les producteurs et se méfiait du « monde d’avant ». Les échos entre sa pensée et celle du président sont nombreux : analyse du politiste Bruno Cautrès.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 17h19
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 19h48
   





                        



                                


                            

Par Bruno Cautrès
Analyser la généalogie politique et même philosophique d’Emmanuel Macron et du macronisme n’est pas une chose facile. En dehors même de la complexité de toute trajectoire politique, faite de choix et d’affirmations mais aussi de hasard et de circonstances, plusieurs risques existent : l’anachronisme en premier lieu, plaquer artificiellement sur une trajectoire politique du XXIe siècle une grille de lecture issue d’une autre expérience historique, ou encore forcer le trait en obligeant Emmanuel Macron, son parcours ou sa vision politique, à ne rentrer que dans une seule case.
Or, Emmanuel Macron n’est certainement pas facile à cataloguer. Une pluralité d’influences s’exprime dans ses discours et ses actions, pluralité qui reflète un parcours composite bien que fortement inscrit dans le modèle méritocratique de production des élites françaises. Une trame commune se repère néanmoins : la mobilité et la fluidité (qu’elle soit sociale, économique ou géographique) constituent le cœur de sa conception de la société. Plusieurs auteurs ont déjà souligné ce que cette conception doit à un « libéralisme égalitaire », où l’égalité des chances veut renforcer les capacités de chacun à accomplir son destin.
Si le discours sur l’égalité des chances et la société des statuts acquis plutôt qu’hérités évoque fortement Alexis de Tocqueville et l’égalisation des conditions, cet emprunt se mêle aux théories de la justice sociale du philosophe américain John Rawls (1921-2002) et à celle des « capabilités » de l’économiste indien Amartya Sen. Mais même là, tout est complexe : ainsi, si l’on peut lire dans Emmanuel Macron en relisant Tocqueville, la centralité de la société civile chez Tocqueville entrave ce rapprochement, car le philosophe en fait un point cardinal de la démocratie, ­tandis qu’Emmanuel Macron n’a pas, pour le moment, pleinement assumé ce choix.
Personnalité complexe et hybride
Au jeu de cache-cache...




                        

                        


<article-nb="2018/03/04/19-13">
<filnamedate="20180304"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180304"><AAMMJJHH="2018030419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Le ministère des comptes publics n’a pas commenté l’information publiée par « Le Journal du dimanche », qui relève du « secret fiscal ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Marine Le Pen qualifie de « persécution » l’annonce d’un contrôle fiscal la concernant

Le ministère des comptes publics n’a pas commenté l’information publiée par « Le Journal du dimanche », qui relève du « secret fiscal ».



Le Monde
 |    04.03.2018 à 14h31
 • Mis à jour le
04.03.2018 à 15h31
   





                        



   


La présidente du Front national, Marine Le Pen, qui serait « actuellement visée par un contrôle fiscal », selon le Journal du dimanche de dimanche 4 mars, dénonce une nouvelle « persécution » à son endroit.
Sur Twitter, la dirigeante du FN et députée du Pas-de-Calais écrit :
« Le JDD annonce que je suis la cible d’un contrôle fiscal ? ! Première nouvelle ! Mais ça manquait en effet au tableau des persécutions. L’acharnement dont je suis victime et dont l’objectif est d’abattre la seule opposition au Système commence à devenir voyant ! »
Le ministère des comptes publics n’a pas commenté l’information, qui relève du « secret fiscal ».
Préjudice réévalué par le Parlement européen
L’hebdomadaire dominical écrit que le Parlement européen « vient de réévaluer à la hausse le préjudice » subi en raison d’emplois supposés fictifs d’assistants parlementaires d’eurodéputés FN, à « près de 7 millions d’euros ». L’instruction confiée aux juges Claire Thépaut et Renaud Van Ruymbeke « a été prolongée à la période qui court de juillet 2009 à la fin de l’année 2012 », ce qui a provoqué une réévaluation du préjudice d’un peu plus de 1,8 million d’euros, selon le JDD.
En septembre 2015, le Parlement européen avait évoqué la somme de 1,9 million, puis avait réévalué en avril 2017 le préjudice à près de 5 millions d’euros. Quand le Parlement européen avait annoncé, en 2015, la saisine de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF), le préjudice évoqué s’élevait à 7,5 millions d’euros.

        Lire aussi :
         

                Emplois fictifs au FN : le témoignage gênant de l’homme-clé du dispositif frontiste



Le trésorier du FN, Wallerand de Saint-Just, a dénoncé dimanche sur Twitter un exercice d’« intoxication » du JDD et du Parlement européen.
Dix-sept eurodéputés ou ex-eurodéputés FN, dont la présidente du FN, Marine Le Pen, et son père, Jean-Marie Le Pen, sont visés par l’enquête, ouverte en 2015, qui porte sur au moins une quarantaine d’assistants. Mme Le Pen a été mise en examen le 30 juin pour abus de confiance et complicité d’abus de confiance. L’enquête porte sur des salaires versés sur des fonds européens à des assistants d’élus FN au Parlement européen, qui pourraient avoir été affectés à d’autres tâches.

        Lire aussi :
         

                Comprendre l’affaire des assistants parlementaires du FN






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/04/19-14">
<filnamedate="20180304"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180304"><AAMMJJHH="2018030419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ La proportion d’hommes envoyant des photos de leur intimité est croissante. L’envoi de « dick pic » n’est pas différent de l’exhibitionnisme, estime la chroniqueuse de « La Matinale », Maïa Mazaurette.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤                


Article sélectionné dans La Matinale du 03/03/2018
Découvrir l’application


                  

Le pénis, objet de trop nombreux clichés


                      La proportion d’hommes envoyant des photos de leur intimité est croissante. L’envoi de « dick pic » n’est pas différent de l’exhibitionnisme, estime la chroniqueuse de « La Matinale », Maïa Mazaurette.



Le Monde
 |    04.03.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
04.03.2018 à 16h21
    |

                            Maïa Mazaurette







Que se passe-t-il dans la tête d’un homme qui envoie la photo de son pénis à une inconnue, comme ça, sans présentation ? Serait-ce une manière contemporaine de faire connaissance, de savoir exactement à quoi s’attendre ? La dick pic (ça veut dire « photo de pénis » en anglais) est si fréquente qu’elle est devenue, littéralement, la norme. Selon un sondage YouGov rendu public cet automne, 53 % des jeunes femmes ont déjà reçu ce genre de photos anatomiques. Les plus jeunes sont les plus touchées, mais un tiers des femmes entre 35 et 54 ans connaît le problème… ainsi que 8 % des plus de 55 ans.
Vous me direz, ce sont les Etats-Unis ; le grand écart entre puritanisme et pornographie rend la tension insoutenable, ces gens-là vendent des fusils à des enfants et mangent trop de toasts à l’avocat. Certes. Mais en France, la phrase d’accroche « coucou, tu veux voir ma bite ? » connaît aussi son petit succès (pardon pour l’emploi du mot d’oiseau, mais cette question est un mème Internet dont on célébrera bientôt les dix ans). Selon l’IFOP, un quart des Français et un dixième des Françaises avaient reçu des photos d’autrui dans le plus simple appareil… il y a quatre ans. Je vous parie mon croissant que ce chiffre a considérablement augmenté. D’ailleurs, chez les moins de 35 ans, la dick pic avait atteint quatre hommes sur dix et une femme sur cinq.

        Lire aussi :
         

                Messieurs, expérimentez le plaisir vibratoire !



Qui sont les envoyeurs ? En France, 12 % des hommes et 8 % des femmes plaidaient coupable, mais du côté des chiffres les plus récents, aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, c’est un jeune homme sur quatre. Parmi ces derniers, 5 % admettent que personne ne leur avait rien demandé (ou seulement des questions sans rapport, comme le cours de la drachme). 5 %, c’est peu face à l’énormité des photos envoyées (c’est également peu face à l’expérience de votre dévouée chroniqueuse, laquelle a rempli son quota annuel lors de ses recherches). De toute façon, si la moitié des jeunes femmes ont déjà reçu des pénis mais que seuls 22 % des hommes admettent en avoir envoyé, il y a forcément des forcenés.
Erotisation de la surprise
Qu’ont en tête les adeptes du pénis-surprise ? Certains sondeurs leur ont tout simplement posé la question. Etait-ce un simple malentendu ? (« coucou, tu veux voir ma bête ? Ma batte ? Ma botte ? » Admettez que ça prête à confusion). Etait-ce une manière de jouer son va-tout – de savoir si, oui ou non, le/la destinataire aurait envie de passer à des rapports sexuels ? Un peu, mais pas seulement. Plus de la moitié des hommes interrogés par YouGov qualifiaient en effet leurs photos de grossières, drôles ou ennuyeuses.
Ce côté potache tient du cliché culturel : les enfants dessinent des pénis sur les murs, les adultes font de leur vit une nature morte, « y a pas mort d’homme ». Les plus timides se tourneront vers le Dick Code, un site qui permet de sélectionner avec une grande précision les spécificités de son membre afin d’en faire partager les caractéristiques, sans passer par la case caméra. Les librairies et galeries d’art regorgent de compilations de dessins, d’illustrations ou de photos.
Dans les faits, la « potacherie » a des limites : l’envoi de dick pic n’est pas différent de l’exhibitionnisme – article 232-22 de votre code pénal favori, un an d’emprisonnement, 15 000 euros d’amende (à nuancer selon que vous tombez dans le harcèlement ou que la personne receveuse est mineure). La loi ne fait pas de différence entre l’exhibitionnisme public ou privé, tant que vous vous rendez visible de l’extérieur. Or, dans le cas d’une photo envoyée personnellement, la personne receveuse peut difficilement ne pas voir. Partageur de pénis, pervers du métro, même combat ? Pas dans notre imaginaire collectif, qui pardonne d’autant plus au premier qu’il abhorre le second. Une indulgence qui s’explique peut-être autant par la fréquence des pénis reçus (on s’habitue) que par la fréquence du fantasme : 16 % des femmes et 23 % des hommes ont déjà fantasmé de montrer tout ou partie de leur nudité dans un lieu public, selon l’Université de Montréal.

        Lire aussi :
         

                Les bourses, c’est la vie



Revenons donc à nos explications. Parmi les femmes qui ont reçu des photos de pénis, 78 % d’entre elles ne l’avaient pas réclamé – et 69 % l’avaient réclamé (étant donné le volume des pénis envoyés et reçus, les deux cas ne s’excluent pas). C’est-à-dire que les envoyeurs ont plus tendance à s’exhiber à des femmes qui ne le demandent pas. Cette érotisation de la surprise se situe, au moins pour certains, dans le continuum de l’érotisation du non-consentement : le rapt, par l’œil, faute de « mieux ».
Il est en effet indéniable en parcourant l’actualité qu’une frange de la population masculine a l’impression que les femmes contrôlent l’accès à la sexualité, voire s’en servent de monnaie d’échange, selon le rôle qui leur est traditionnellement dévolu de « gardiennes du temple » (« coucou, tu veux voir mon temple ? »). En envoyant une photo de pénis, l’homme frustré peut reprendre le pouvoir : « tu ne coucheras peut-être pas avec moi, mais tu verras mon pénis quand même – je ne suis donc pas complètement à la merci de ton bon vouloir. » Rappelons en paraphrasant Pascal Quignard que, à ses origines romaines, l’incarnation du phallus passe par le fascinus, qui nous donne le mot fascination. La victime est en état de stupeur – sidérée.
Effort de présentation
Au-delà de ces symboliques un tantinet extrêmes (la femelle captive de la vision du pénis ne ferait pas long feu en 2018), qu’en disent les receveuses ? Le jugement est cruel ! Parmi le trio de tête des adjectifs consacrés aux dick pics, les femmes citent dans l’ordre : dégueulasse, stupide et triste. Moins de 15 % trouvent les photos de pénis sexy ou plaisantes… contre 44 % des hommes. Un malentendu à l’ampleur confondante : pris dans sa conversation érotique, un prétendant peu expérimenté peut considérer son dévoilement comme séduisant, ou comme une marque de confiance, de vulnérabilité. Sans avoir conscience du matraquage que subissent les femmes et, bien sûr, sans faire attention aux formes, tant l’excitation se passe d’esthétique ou de qualité (les vendeurs d’andouillette font beaucoup plus d’efforts de mise en lumière et de choix de couleurs). Non seulement les receveuses n’ont pas toujours envie de voir des pénis, mais quand elles en voient, il n’est pas franchement décoratif. Pour rester polie.

        Lire aussi :
         

                Désir sexuel, sortir de l’hibernation



Puisque l’envie du pénis constitue, statistiquement, une réalité masculine, mettons au moins les formes : les candidats demanderont avant d’envoyer (sous peine de faire de l’exhibition), se livreront à un effort de présentation même minimal… et s’assureront de la bienveillance de la receveuse. Car au-delà du jugement social ou pénal, la dick pic constitue une parfaite prise au revenge porn. Si vous ne voulez pas finir menacé et extorqué, rappelez-vous de ne jamais envoyer un pénis, même sollicité, dans la même image que votre visage. Au risque de transformer un grand moment de partage en grand moment de solitude.



<article-nb="2018/03/04/19-15">
<filnamedate="20180304"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180304"><AAMMJJHH="2018030419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Selon un porte-parole du club, la cause exacte de la mort du défenseur de la Squadra Azzura n’est pas connue pour l’heure.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Football : Davide Astori, le capitaine de la Fiorentina, meurt subitement à l’âge de 31 ans

Selon un porte-parole du club, la cause exacte de la mort du défenseur de la Squadra Azzura n’est pas connue pour l’heure.



Le Monde
 |    04.03.2018 à 12h54
 • Mis à jour le
04.03.2018 à 14h24
   





                        


Davide Astori, le capitaine de l’équipe italienne de la Fiorentina, est mort dans la nuit de samedi 3 à dimanche 4 mars, dans un hôtel d’Udine, où son équipe devait jouer dimanche un match de Serie A. Le défenseur de la Squadra Azzura avait 31 ans.
« La Fiorentina est profondément bouleversée de devoir annoncer le décès de son capitaine Davide Astori après un malaise subit », a écrit la Fiorentina sur son compte Twitter.

La Fiorentina profondamente sconvolta si trova costretta a comunicare che e' scomparso il suo capitano Davide Astor… https://t.co/qMgLgE8osA— acffiorentina (@ACF Fiorentina)


require(["twitter/widgets"]);

Formé à l’AC Milan, Astori a porté les maillots de Cagliari et de l’AS Rome avant de rejoindre la Fiorentina en 2015. Il a porté à quatorze reprises le maillot de l’Italie. Il avait une petite fille de quatre ans.
Un porte-parole du club a dit que, « dans l’attente d’une autopsie », il ne pouvait donner pour l’heure la raison de la mort du joueur. Plusieurs médias italiens évoquent un arrêt cardiaque pendant la nuit.
Report des matchs de Serie A
Les sept matchs de Serie A prévus dimanche — Udinese-Fiorentina, Genoa-Cagliari, Atalanta Bergame-Sampdoria Gênes, Benevento-Hellas Vérone, Chievo Vérone-Sassuolo, Torino-Crotone et AC Milan-Inter Milan — ont été reportés dine die, a annoncé la Ligue italienne de football (Lega Serie A).



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/04/19-16">
<filnamedate="20180304"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180304"><AAMMJJHH="2018030419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Une pétition demande le retrait de la vente de l’ouvrage, l’accusant de véhiculer des « clichés et [une] image dégradante » des femmes.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

« On a chopé la puberté », jugé sexiste, ne sera pas réédité par les éditions Milan

Une pétition demande le retrait de la vente de l’ouvrage, l’accusant de véhiculer des « clichés et [une] image dégradante » des femmes.



Le Monde
 |    04.03.2018 à 11h41
 • Mis à jour le
04.03.2018 à 11h49
   





                        


Les éditions Milan ont annoncé qu’elles ne réimprimeraient pas un livre pour préadolescentes, On a chopé la puberté, qui a suscité un tollé sur les réseaux sociaux car jugé sexiste et dont une pétition, qui rassemblait dimanche 4 mars au matin près de 144 000 signatures demande le retrait.
La publication, en février, de ce livre destiné aux enfants à partir de 9 ans « a donné lieu depuis quelques jours à une campagne d’une violence extrême sur les réseaux sociaux », relatent les éditions Milan dans un communiqué diffusé samedi soir.
Par conséquent, la maison d’édition a décidé de ne pas « réimprimer cet ouvrage, aujourd’hui en rupture de stock ». Il s’en est vendu environ 5 000 exemplaires, selon Christophe Tranchant, directeur général des éditions Milan.
Thème sensible, sujet à interprétations
« On comprend que le thème soit extrêmement sensible, sujet à interprétations (…), on entend que ça pose question et on souhaite apaiser le contexte », a-t-il dit. Pour lui, il était « important de lire l’ensemble du texte », qui met en scène quatre adolescentes, « quatre points de vue différents (…) dont une est plutôt écologiste et féministe », assure-t-il.
Les éditions Milan promettent de continuer à « accompagner les enfants dans leurs questionnements » et à s’engager « en faveur de l’égalité des sexes dans un esprit laïque, moderne, d’ouverture et de mesure ».
Sur change.org, la pétition pour demander le retrait de cet ouvrage de la vente l’accuse de véhiculer des « clichés et [une] image dégradante » des femmes. Une page en particulier a provoqué la colère d’internautes. On y voit une adolescente se promenant dans la rue interpellée par un garçon, « Mignons, ces petits tétons ! ». Le livre conseille de changer de soutien-gorge ou de superposer des débardeurs pour cacher ces tétons.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/04/19-17">
<filnamedate="20180304"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180304"><AAMMJJHH="2018030419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Résonances. Les prothèses numériques vont-elles nous priver de moments de vague-à-l’âme ? Retour sur cette catégorie de la vie affective scrutée par les historiens des sensibilités.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Prêtons attention à l’ennui

Résonances. Les prothèses numériques vont-elles nous priver de moments de vague-à-l’âme ? Retour sur cette catégorie de la vie affective scrutée par les historiens des sensibilités.



Le Monde
 |    03.03.2018 à 06h37
    |

                            Emmanuelle Loyer (Historienne)








                        



                                


                            

A l’heure des campus numériques et des pratiques pédagogiques « innovantes » à tout-va, une plaisante enquête sociologique, diffusée auprès des enseignants d’une grande institution académique parisienne, est venue calmer les ardeurs technophiles de nos contemporains. Elle étudie les effets de l’usage de l’ordinateur dans la qualité de la prise de notes pendant les cours.
Il apparaît que les étudiants, atteints d’un « biais optimiste », croient pouvoir écouter, synthétiser et s’approprier le discours du professeur en même temps qu’ils poursuivent leurs petites affaires sur ­les réseaux sociaux. En réalité, leur travail en est négativement affecté. Celui des autres (les archaïques écrivant à la plume) aussi, également happés par les sortilèges de l’écran…
Acédie, spleen, embêtement
Anticipant ce résultat, certains téméraires ont interdit les prothèses informatiques en cours, rejoignant, sans le savoir, un mouvement plus général : « No ­Device ». La forêt d’écrans évanouie, comme par miracle, reviennent les visages et les paysages variés d’une attention nouvelle, soutenue ou intermittente, perplexe ou goguenarde et parfois même la face longue de l’ennui, celui que Charles Baudelaire, dans son « Adresse au lecteur », appelait le « monstre délicat ». Surgit alors l’impression de renouer avec une figure répertoriée de notre imaginaire républicain – le bâillement scolaire – mais aussi un état d’âme oublié.
Car la distraction vibrionnante que permet l’infinie navigation numérique apparaît comme le contraire de l’ennui – elle n’a pas son détachement désolé avec le monde –, à moins qu’elle n’en soit une nouvelle métamorphose ?
L’ennui est en effet un objet labile et pourtant profond, une catégorie de la vie affective qui, comme le montrent les historiens des sensibilités (avec notamment L’Ennui. Histoire d’un état d’âme : XIXe-XXe siècles, sous la direction de Sylvain Venayre, avec...




                        

                        


<article-nb="2018/03/04/19-18">
<filnamedate="20180304"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180304"><AAMMJJHH="2018030419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ La performance de l’athlète britannique eut un tel impact symbolique qu’elle provoqua une interruption de séance à la Chambre des communes, à Londres.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Athlétisme : mort de Roger Bannister, qui courut le « mile » en moins de 4 minutes en 1954

La performance de l’athlète britannique eut un tel impact symbolique qu’elle provoqua une interruption de séance à la Chambre des communes, à Londres.



Le Monde
 |    04.03.2018 à 14h17
 • Mis à jour le
04.03.2018 à 16h40
   





                        



   


L’ancien athlète britannique Roger Bannister, premier homme à courir le mile (1 609,34 m, la plus ancienne épreuve de l’athlétisme) en moins de quatre minutes, est mort à Oxford, à l’âge de 88 ans, a annoncé dimanche 4 mars sa famille.
Son exploit, accompli en 3 min 59 s 4, le 6 mai 1954, sur la piste du stade de l’université d’Oxford, où il était étudiant,le fit entrer dans les annales de l’athlétisme mondial. Sa performance eut un tel impact symbolique qu’elle provoqua une interruption de séance à la Chambre des communes, à Londres. Son record ne tint que six semaines, battu par l’Australien John Landy, en 3 min 58.
Devenu neurologue après sa retraite du monde sportif, Roger Bannister fut anobli en 1975. Depuis 2011, il était atteint de la maladie de Parkinson, affirme la BBC.
icône sportive britannique
« Sir Roger Bannister était une grande icône sportive britannique, dont les exploits sont une source d’inspiration pour nous tous. Il va beaucoup nous manquer » a twitté la première ministre, Theresa May.
« C’est une journée d’intense tristesse à la fois pour notre nation et pour nous tous en athlétisme. Il n’y a pas un seul athlète de ma génération qui n’ait été inspiré par Roger et ses exploits sur et en dehors de la piste » a twitté Sebastian Coe, président de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), et qui avait lui même battu le record du mile.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/04/19-19">
<filnamedate="20180304"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180304"><AAMMJJHH="2018030419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Vainqueur du slalom et du slalom géant de Kranjska Gora, Marcel Hirscher remporte une nouvelle fois le classement général de la Coupe du monde.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Ski alpin : Marcel Hirscher remporte son septième gros globe de cristal

Vainqueur du slalom et du slalom géant de Kranjska Gora, Marcel Hirscher remporte une nouvelle fois le classement général de la Coupe du monde.



Le Monde
 |    04.03.2018 à 16h00
   





                        



   


Après avoir remporté ses deux premiers titres olympiques à Pyeongchang, Marcel Hirscher est revenu à ses bonnes habitudes d’excellence. En remportant le slalom de Kranjska Gora en Slovénie, l’Autrichien de 29 ans a raflé son septième gros globe consécutif, un record historique. La distinction suprême, qui récompense le vainqueur du classement général de la Coupe du monde, ne lui a plus échappé depuis 2012.
Vainqueur du slalom devant le Norvégien Henrik Kristoffersen, il ne peut mathématiquement plus être rattrapé par son rival de 23 ans. Celui-ci n’a pu que constater la domination du slalomeur autrichien, qui vient de remporter son douzième succès de la saison. « En ce moment, il est juste le meilleur. Il n’y a rien à dire s’il rafle tous les globes », a commenté Kristoffersen, qui s’est incliné cérémonieusement devant le maître dans la zone d’arrivée. Le Suisse Ramon Zenhaeuser complète le podium, tandis que le jeune Français Clément Noël prend la quatrième place, comme à Pyeongchang.

   


Double champion olympique en géant et en combiné en Corée du Sud, Marcel Hirscher était étonnamment passé à côté de son slalom, partant à la faute dès la première manche. L’Autrichien s’était ensuite retiré de l’épreuve par équipe pour se concentrer sur la fin de saison en Coupe du monde.

        Lire aussi :
         

                JO 2018 : Marcel Hirscher, l’erreur que l’on n’attendait pas



Blessé à la cheville l’été dernier, Marcel Hirscher s’était un temps posé la question de faire une croix sur sa saison, sa participation aux Jeux olympiques voire sur sa carrière. Il vient finalement de réaliser la meilleure saison de sa vie et peut même battre le record de 13 victoires en une saison, détenu par son compatriote Hermann Maier et le mythique Suédois Ingemar Stenmark. Il lui faut pour cela gagner ses deux dernières courses de la saison, les 17 et 18 mars lors des finales de la Coupe du monde à Äre.
La légende suédoise du ski alpin avait estimé que Marcel Hirscher dépasserait un jour son record de 86 victoires en Coupe du monde. L’Autrichien en est pour l’instant à 57, tandis que l’Américaine Lindsey Vonn s’en approche avec 81 succès.
Au micro de la télévision autrichienne, Hirscher ne s’est pas exprimé sur la possibilité de continuer sa carrière après cette saison : « J’ai du mal à réaliser, je me demande moi-même où tout cela me mènera » a-t-il déclaré.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/04/19-20">
<filnamedate="20180304"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180304"><AAMMJJHH="2018030419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Le site de Bure a été choisi pour accueillir un laboratoire souterrain qui doit préparer l’enfouissement à 500 mètres sous terre des déchets nucléaires les plus radioactifs ou à vie longue du parc français.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Bure : nouvelles échauffourées lors du rassemblement au centre d’enfouissement

Le site de Bure a été choisi pour accueillir un laboratoire souterrain qui doit préparer l’enfouissement à 500 mètres sous terre des déchets nucléaires les plus radioactifs ou à vie longue du parc français.



Le Monde
 |    04.03.2018 à 14h55
 • Mis à jour le
04.03.2018 à 16h40
   





                        



   


De nouvelles échauffourées, avec tirs de grenades lacrymogènes, ont eu lieu, dimanche 4 mars, à Mandres-en-Barrois, lors d’un rassemblement d’opposants au projet d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure (Meuse), rapporte Patricia Jolly, l’envoyée spéciale du Monde.
Dans la matinée, des groupes d’opposants au nucléaire ont relié à pied Bure, où se situe la Maison de résistance à la poubelle nucléaire, leur lieu de vie, au village de Mandres-en-Barrois. Des gendarmes mobiles étaient positionnés le long du trajet.

   


Échauffourées, samedi
La veille, des échauffourées sans incident grave avaient eu lieu entre les forces de l’ordre et environ 300 manifestants (400 selon les organisateurs) lorsque le cortège s’est approché du bois Lejuc, épicentre de la contestation du projet baptisé Cigéo. Un arrêté préfectoral avait interdit toute manifestation dans la zone.

Des échauffourées ont eu lieu samedi après-midi entre opposants au projet d'enfouissement des déchets nucléaires de… https://t.co/d705B1ACgB— afpfr (@Agence France-Presse)


require(["twitter/widgets"]);

Le site, vaste de 221 hectares, a été retenu par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) pour y procéder à des forages exploratoires avant de déposer en 2019 une demande d’autorisation formelle de création du site de stockage de déchets nucléaires.
Le futur centre industriel de stockage géologique, dont la phase pilote doit démarrer en 2025, vise à enfouir à 500 m sous terre les déchets les plus radioactifs du parc nucléaire français.

        Lire aussi :
         

                Centre d’enfouissement de Bure : l’impossible preuve scientifique de la sûreté






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/04/19-21">
<filnamedate="20180304"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180304"><AAMMJJHH="2018030419">
<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ A la tête de l’Union des industries et métiers de la métallurgie, le président du pôle social du Mouvement des entreprises de France se présente à la succession de Pierre Gattaz.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤                     
                                                

Alexandre Saubot, candidat à la présidence du Medef

A la tête de l’Union des industries et métiers de la métallurgie, le président du pôle social du Mouvement des entreprises de France se présente à la succession de Pierre Gattaz.



Le Monde
 |    04.03.2018 à 15h11
   





                        



   


L’un des dirigeants du Mouvement des entreprises de France (Medef), Alexandre Saubot, a annoncé dimanche 4 mars sa candidature à la succession du président de l’organisation patronale, Pierre Gattaz, dont le mandat prendra fin au début de juillet. « Je suis candidat à la présidence du Medef », dit M. Saubot dans un texte transmis à la presse, afin de « réconcilier la France et l’entreprise », écrit-il.
Pour défendre son projet « en homme libre de sa parole », M. Saubot a décidé de « quitter l’ensemble de [ses] mandats patronaux, la vice-présidence du Medef depuis hier [samedi] comme la présidence de l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) à l’échéance de [son] mandat en avril prochain ».
Agé de 53 ans, M. Saubot dirige une entreprise familiale, Haulotte, qui construit des matériels d’élévation, et « qui compte aujourd’hui 1 700 collaborateurs avec 500 millions d’euros de chiffres d’affaires ».
Président du pôle social du Medef
S’agissant des pouvoirs publics, le candidat écrit que « le gouvernement actuel a engagé certaines réformes qui répondent à [ses] attentes » et il salue les « progrès accomplis ».
Mais il estime qu’« en matière de compétitivité, nos entreprises ont des boulets aux pieds quand on considère le poids des dépenses publiques et donc celui des impôts et des charges, ou celui des réglementations ».
M. Saubot, également président du pôle social du Medef, entend « porter une conception exigeante du dialogue social » et se dit ouvert « au compromis » mais pas « aux compromissions ». « Contrairement à l’image véhiculée, je ne suis pas un inconditionnel du dialogue social », a-t-il déclaré dans une interview au Journal du dimanche. « Je […] ne signerai jamais d’accord qui ajouterait des contraintes aux entreprises », a-t-il ajouté.
Alexandre Saubot évoque deux priorités s’il est élu à la tête du Mouvement des entreprises de France : la baisse des charges des entreprises et l’apprentissage. Dans ce dernier domaine, il dit souhaiter augmenter de 50 % le nombre d’apprentis d’ici à cinq ans.
Alexandre Saubot est le cinquième candidat déclaré à la succession de Pierre Gattaz, après Patrick Martin, président du Medef Auvergne-Rhône-Alpes, Frédéric Motte, président du Medef Hauts-de-France, Jean-Charles Simon, ancien directeur général du Medef, et Geoffroy Roux de Bézieux, également vice-président du Medef.



                            


                        

                        

