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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ L’issue du scrutin est incertaine, mais les têtes d’affiche sont connues : des nouveaux venus — le leader du M5S Luigi Di Maio, ou Matteo Salvini — et d’anciens combattants, comme Silvio Berlusconi et Matteo Renzi.
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En Italie, les personnalités qui vont marquer les élections

L’issue du scrutin est incertaine, mais les têtes d’affiche sont connues : des nouveaux venus — le leader du M5S Luigi Di Maio, ou Matteo Salvini — et d’anciens combattants, comme Silvio Berlusconi et Matteo Renzi.



Le Monde
 |    03.03.2018 à 15h24
   





                        



   


Depuis près de deux semaines, les sondages sont interdits en Italie. Mais nul besoin d’être prophète pour deviner que le résultat des élections des députés et des sénateurs, dimanche 4 mars, sera serré. En raison, d’abord, d’un système électoral remanié, qui allie proportionnelle et scrutin majoritaire. Mais aussi et surtout parce que l’échiquier politique est fragmenté, et a vu émerger des coalitions fragilisées par des intérêts dissonants.

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          Elections en Italie : ce qu’il faut savoir du nouveau mode de scrutin




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          Elections italiennes : les trois coalitions en lice font campagne mais évitent l’affrontement



Des favoris aux outsiders, tour d’horizon des personnalités qui ont marqué la campagne, et parmi lesquelles pourraient figurer le futur premier ministre et les futurs poids lourds d’un gouvernement.
Luigi di Maio, le dauphinMatteo Renzi, l’homme que l’Italie aime détesterSilvio Berlusconi, l’éternel revenantMatteo Salvini, l’extrême droite décomplexéePietro Grasso, le frondeurEmma Bonino, la pasionariaGiorgia Meloni, la sulfureuse
Luigi di Maio, le dauphin

   


A 31 ans, Luigi Di Maio, le candidat du Mouvement 5 étoiles (M5S), tranche avec Beppe Grillo, le comique fondateur du M5S, qui a pris ses distances. Ce Napolitain incarne le visage rassurant du parti contestataire, né en opposition aux affaires de la vieille classe politique, et devenu le premier parti italien dans les sondages (entre 27 % et 29 % des intentions de vote).
Le dauphin entend marquer cette élection, fort d’un vote en ligne à travers lequel les militants du M5S l’ont choisi à 82 % pour être candidat au poste de premier ministre. Un score insolent que ses détracteurs attribuent à l’absence de réelle concurrence, rappelant que Luigi Di Maio, surnommé « Louis le subjonctif », pour ses fautes de grammaire assumées, n’a pour expérience professionnelle que celle d’agent de sécurité dans le stade San Paolo de Naples.
Fils d’un ancien dirigeant du Mouvement social italien, parti néofasciste aujourd’hui dissous, Luigi Di Maio réfute le terme de populiste, qu’il juge péjoratif pour qualifier le M5S. Cet ancien étudiant en droit — jamais diplômé — assure ne pas vouloir d’une Italie extrémiste ou antieuropéenne.

        Lire aussi un entretien avec Luigi Di Maio :
         

          « Le Mouvement 5 étoiles est pro-européen »



Au risque de froisser l’aile orthodoxe du mouvement, il a assagi son discours sur la sortie de l’euro, qui n’est plus d’actualité, et a recentré son programme sur les jeunes, avec notamment l’instauration d’un revenu universel mensuel de 780 euros. Surtout, les alliances avec d’autres partis ne sont plus totalement exclues.
Matteo Renzi, l’homme que l’Italie aime détester

   


D’abord, il a été l’enfant chéri de la politique italienne. Mais l’ancien chef du gouvernement au tempérament bouillonnant s’est mis presque tout le pays à dos. Et le Parti démocrate (PD, centre gauche) — dont M. Renzi, 43 ans, est toujours le secrétaire général —, ne cesse de chuter, atteignant les 22-23 % d’intentions de vote, contre 40 % en 2014.
Arrivé à la tête du PD à la fin de 2013, alors qu’il n’était que maire de Florence, il promettait de « mettre à la casse » les caciques de son parti. Son impopularité semble liée à une personnalité jugée souvent arrogante et un brin autoritaire. Il y a aussi ces promesses trahies, et les affaires qui ont éclaboussé son parti. Son projet de réforme constitutionnelle avait été rejeté sans appel lors d’un référendum en décembre 2016, le poussant un départ anticipé du poste de premier ministre.
Dynamique, ambitieux, « assoiffé de pouvoir », selon certains, Matteo Renzi n’a pas grillé toutes ses cartes. Un temps allié avec Silvio Berlusconi sur la réforme des institutions, il pourrait le retrouver dans le cadre d’une grande coalition « à l’allemande », en cas d’absence de majorité claire à l’issue du scrutin.

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                Italie : Matteo Renzi verrouille son parti avant les législatives



Silvio Berlusconi, l’éternel revenant

   


Au cours des vingt-cinq dernières années, son histoire se confond avec celle de l’Italie. A 81 ans, le « Caïman » retrouve le devant de la scène après avoir pourtant été enterré politiquement un nombre incalculable de fois. « Je suis comme le bon vin, en vieillissant je m’améliore, et maintenant je suis parfait », a tweeté récemment l’inénarrable ex-Cavaliere.
En 2017, la longue litanie de ses déboires judiciaires a abouti à une première condamnation définitive, pour fraude fiscale. Silvio Berlusconi en a également gardé une inéligibilité qui lui interdit toute fonction publique jusqu’en 2019.

        Lire notre récit de la ré-émergence de Silvio Berlusconi :
         

          Silvio Berlusconi, inéligible mais incontournable en Italie



L’« immortel » reste à la tête du parti Forza Italia (« Allez l’Italie »), crédité dans les sondages de 16 % à 18 % des intentions de vote. Il a réussi à former une coalition avec la Ligue du Nord et les Fratelli d’Italia (parti néofasciste) pour une grande coalition de droite.
Si la majorité est acquise, le parti en tête choisira le premier ministre. Silvio Berlusconi a déjà choisi son poulain : Antonio Tajani, le président du Parlement européen.

        Lire la tribune d’Antonio Tajani sur l’Europe :
         

          « Répondons aux populismes par une Europe des actes »



Matteo Salvini, l’extrême droite décomplexée

   


Pour cette campagne, Matteo Salvini, entré à 17 ans seulement à la Ligue du Nord, a effacé le mot « Nord » du nom du parti et fait campagne tous azimuts, dans l’espoir de dépasser son allié de droite, Silvio Berlusconi, avec qui il a signé un programme de gouvernement.
Crédité dans les derniers sondages de 12 % à 14 % des intentions de vote, la Ligue est montée en puissance ces dernières semaines, notamment grâce à une campagne dominée par les thèmes de l’immigration et de l’insécurité.
A bientôt 45 ans, Matteo Salvini est né et a grandi dans la capitale lombarde, Milan. En 2004, cet eurosceptique notoire entre au Parlement européen. En 2013, il reprend les rênes du parti, fragilisé par un scandale de détournement de fonds publics — le parti ne dépassera pas 4 % aux législatives de 2013.
Au grand dam d’une frange originelle de la Ligue du Nord, Matteo Salvini change le discours, délaissant les ambitions sécessionnistes au profit d’un discours fédéraliste et anti-Bruxelles. Allié du Front national français, admirateur de Vladimir Poutine et de Donald Trump, il s’en prend avec virulence aux immigrés (qu’il appelle « clandestins »), à l’islam, à l’euro…, sans pour autant partager le centralisme et le caractère, à son goût trop laïque, du parti de Marine Le Pen.

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                Les deux Italie de Matteo Salvini, le jeune leader de la Ligue du Nord



Sur les réseaux sociaux, ce barbu au visage rond martèle son message à ses 640 000 abonnés sur Twitter et plus de 2 millions sur Facebook. Avec un style direct qui ne s’embarrasse pas du politiquement correct, il espère dimanche faire « un coup », et obliger Silvio Berlusconi à lui lâcher davantage que ce qui a été évoqué jusqu’à présent : le ministère de l’intérieur. Lui se rêve chef du gouvernement.
Pietro Grasso, le frondeur

   


L’Italie aussi a sa fronde parlementaire. Et son chef de file n’est autre que le président sortant du Sénat, Pietro Grasso. A 73 ans, cet ancien magistrat antimafia a décidé de faire sécession du Parti démocrate, en réunissant sous la bannière de Liberi e uguali (« Libres et égaux ») plusieurs mouvements de gauche déçus par le gouvernement.
Crédité de 6 % des intentions de vote, son parti n’est pas anecdotique. Il a mené une campagne donnant la priorité à l’instruction et à la recherche, et misant notamment sur une reconversion écologique d’ampleur.

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Emma Bonino, la pasionaria

   


Cinq jours après le scrutin du 4 mars, Emma Bonino fêtera ses 70 ans. L’ancienne commissaire européenne et ministre des affaires étrangères figure toujours en bonne place dans le palmarès des personnalités politiques préférées des Italiens. « Cessez de m’aimer autant et votez plus pour moi », a toutefois conseillé cette figure de la gauche italienne, marquée par son combat contre un cancer du poumon diagnostiqué en 2015.
Vétérane des combats pour l’avortement, le divorce, l’objection de conscience ou encore le droit de mourir dans la dignité, elle a plaidé ces derniers mois pour défendre l’intégration des migrants et le projet européen.

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Son mouvement, Plus d’Europe, allié au centre gauche de Matteo Renzi, vise le seuil de 3 % pour entrer au Parlement. S’il y parvient, il pourrait poser problème au Parti démocrate, en faisant pression pour qu’il réoriente sa politique.
Giorgia Meloni, la sulfureuse

   


L’acmé de sa campagne a eu lieu à Turin, face au directeur du musée des Antiquités égyptiennes de la ville, Christian Greco. Giorgia Meloni, dirigeante du parti d’extrême droite Fratelli d’Italia, protestait avec véhémence contre une réduction offerte aux visiteurs parlant arabe. Cette scène, diffusée largement sur les réseaux sociaux, illustre le style de cette ancienne journaliste de 41 ans, un temps ministre de Silvio Berlusconi.
Son parti, moins fédéraliste que son alliée et rivale la Ligue du Nord, est crédité d’environ 5 % des intentions de vote, grâce notamment au soutien des néofascistes de Forza Nuova et de CasaPound. Ce score pourrait lui garantir une place de choix dans un gouvernement, si la coalition de droite parvient à obtenir la majorité absolue.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Malgré des retours d’expérience mitigés et l’inexpérience des arbitres, la FIFA utilisera l’arbitrage vidéo à la prochaine Coupe du monde de football.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤                     
                                                   
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Football : malgré les doutes, l’arbitrage vidéo inscrit à marche forcée dans les lois du jeu

Malgré des retours d’expérience mitigés et l’inexpérience des arbitres, la FIFA utilisera l’arbitrage vidéo à la prochaine Coupe du monde de football.



Le Monde
 |    03.03.2018 à 16h58
 • Mis à jour le
03.03.2018 à 18h12
    |

            Clément Guillou








                        



                                


                            

Le football peut s’appuyer sur quelques bases solides : il n’explosera pas de voir un nouvel élément inscrit dans ses règles, aussi instable soit-il. Mais le vote unanime de l’International Football Association Board (IFAB) en faveur de l’assistance vidéo à l’arbitrage (Video Assistance Referee, VAR) interroge sur le sens des responsabilités de ceux qui le composent : la FIFA – quatre voix sur huit – et les Fédérations d’Angleterre, du Pays de Galles, d’Ecosse et d’Irlande du Nord, à qui revient le droit de changer le football, pour l’avoir codifié.

Au moment d’expliquer leur décision, samedi 3 mars à Zurich, Gianni Infantino et les représentants du football britannique n’ont pas manqué de souligner sa portée « historique » et « considérable ». Dès lors, pourquoi tant de précipitation ?
Le premier match de football a été télévisé il y a 68 ans. Les ralentis ont fait leur apparition il y a un demi-siècle et se sont généralisés, sous tous les angles, dans les années 1990. Dans ce temps long, les deux ans d’expérimentation de l’arbitrage assisté par vidéo, qui ont posé autant de questions qu’ils ont apporté de solutions, sont un claquement de doigts. Soudainement, voilà la VAR à la Coupe du monde : ce sera officiel le 16 mars après le vote du conseil de la FIFA.
« Je suis très heureux si nous sommes critiqués pour aller à la bonne vitesse »
La VAR n’a jusqu’ici été testée, dans une grande compétition, qu’à la Coupe des confédérations. L’essai ne fut concluant qu’aux yeux de Gianni Infantino. De mauvaises décisions furent corrigées grâce au recours à la VAR et, dans l’ensemble, il est juste de dire que le tournoi fut un peu plus équitable que sans l’assistance vidéo.
Mais les conséquences sur le déroulement du match sont apparues au grand jour : perte de spontanéité dans la célébration d’un but et dans la décision de l’arbitre, incompréhension des spectateurs dans le stade, temps morts plus fréquents. Les polémiques...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Dans le royaume, garantir les mêmes droits et attribuer les mêmes devoirs aux femmes et aux hommes sont intégrés dans l’identité nationale. Mais le mouvement #metoo suscité une prise de conscience des avancées qu’ils restent à mener.
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L’égalité des genres à la suédoise : tous égaux, sauf certaines

Dans le royaume, garantir les mêmes droits et attribuer les mêmes devoirs aux femmes et aux hommes sont intégrés dans l’identité nationale. Mais le mouvement #metoo suscité une prise de conscience des avancées qu’ils restent à mener.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 12h31
 • Mis à jour le
03.03.2018 à 17h37
    |

                            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



                                


                            

La tribune, publiée par les actrices et comédiennes suédoises, le 9 novembre 2017, dans le quotidien Svenska Dagbladet, a fait l’effet d’une bombe en Suède. Dans le sillage de l’affaire Weinstein aux Etats-Unis, 456 d’entre elles y racontaient, anonymement et sans nommer leurs agresseurs, le harcèlement sexuel et les violences dont elles avaient été victimes sur les scènes de théâtre et les plateaux de cinéma, depuis des années.
Les semaines suivantes, plus de 70 000 femmes, représentant des dizaines de professions, publient des textes similaires : 4 446 juristes, 10 000 médecins, 1 300 élues, 1 132 salariées de l’industrie technique, 4 627 ouvrières du BTP, 1 089 écuyères, 387 archéologues, des centaines d’employées de la défense, de l’Eglise luthérienne… La liste n’en finit plus. Mi-février, c’est au tour des « gameuses » de dénoncer, « les humiliations et le harcèlement », dont elles sont la cible dans l’univers des jeux vidéo en ligne.
La valeur « historique » de #metoo
Nulle part ailleurs, hormis aux Etats-Unis, le mouvement #metoo n’a connu un tel retentissement. Malena Rydell, l’une des deux journalistes à l’origine de la publication de la tribune des actrices, veut croire à la valeur « historique » de #metoo et à son impact sur la notion du consentement : « La ligne rouge de ce qui est acceptable a été redessinée, peut-être de façon définitive. » Difficile pourtant de ne pas voir un paradoxe dans ce déferlement de témoignages. Depuis des décennies, la Suède, avec ses voisins nordiques, passe en effet pour la championne de l’égalité entre les sexes, une valeur devenue partie intégrante de son identité nationale. En octobre 2017, le pays de 10 millions d’habitants était couronné, pour la cinquième fois de suite, par l’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes (EIGE).
La France, elle, s’est classée en cinquième position. Pour les secrétaires d’Etat successifs chargés de la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ A l’occasion du Salon de l’agriculture, qui s’achève dimanche porte de Versailles, Macron a évoqué plusieurs de ces engagements.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Editorial. Dans le sillage de l’affaire Weinstein, le milieu du cinéma commence à adopter des mesures concrètes contre les violences faites aux femmes et pour l’égalité entre les genres.
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Séisme sur la planète cinéma

Editorial. Dans le sillage de l’affaire Weinstein, le milieu du cinéma commence à adopter des mesures concrètes contre les violences faites aux femmes et pour l’égalité entre les genres.



Le Monde
 |    03.03.2018 à 11h04
 • Mis à jour le
03.03.2018 à 14h32
   





                        


Editorial du « Monde ». C’est le propre du show-business : des robes noires des Golden Globes californiens et des Bafta londoniens, les 7 janvier et 18 février, jusqu’aux rubans blancs arborés lors de la remise des Césars parisiens, vendredi 2 mars, les grandes industries cinématographiques ont ostensiblement déployé leur soutien à la cause des femmes. Ces démonstrations, que prolongera, à n’en pas douter, la remise des Oscars américains ce week-end, témoignent de la place centrale que le cinéma a prise dans le combat pour l’égalité entre les genres.

        Lire le récit :
         

          Les Césars, du ruban rouge au ruban blanc



Ce rôle, le cinéma le doit à Harvey Weinstein. Depuis la révélation par le New York Times et le New Yorker, le 5 octobre 2017, des agressions sexuelles en série commises par le producteur de Pulp Fiction et de Gangs of New York, accusations et mises à l’écart n’ont plus cessé. L’acteur Kevin Spacey et le responsable de création chez Disney-Pixar John Lasseter, le vénérable Dustin Hoffman et le juvénile Casey Affleck, cibles de mises en causes circonstanciées, ont dû renoncer qui à un rôle aussitôt confié à un autre, qui à l’un des postes les plus prestigieux du cinéma américain, qui, enfin, à participer à la cérémonie des Oscars.

        Lire le compte-rendu :
         

          « 120 battements par minute » et « Au revoir là-haut » grands gagnants des Césars 2018



Parole libérée d’une autre manière
Le séisme qui secoue la planète cinéma n’est pas moindre en Europe. Si les droits et les cultures y rendent plus difficiles les accusations nominatives, la parole des femmes s’est libérée d’une autre manière. Les professionnelles du cinéma ont relancé le débat sur l’inégalité entre genres dans leurs métiers. Aux Etats-Unis, la directrice de la photographie Rachel Morrison est la première femme, depuis la fondation des Oscars en 1929, à être nommée dans sa catégorie. En France, Tonie Marshall, qui a remporté le César de la réalisation en 2000, récompense qui n’était jamais allée à une femme, attend toujours une successeure.
Si bien que les regards se tournent vers l’Europe du Nord, en particulier vers la Suède, où la parité dans les instances attribuant les fonds publics a été instituée, où ces fonds devront pour moitié être attribués à des projets portés par des femmes, à condition que le personnel et les dirigeants des sociétés produisant ces films aient consacré une journée de formation à la lutte contre le harcèlement.
Dans le sillage de l’affaire Weinstein, on est donc passé en quelques mois du déballage au débat, et l’on voit maintenant poindre l’adoption de mesures concrètes. La rapidité et l’ampleur de la secousse tiennent à la nature même du cinéma, à son exposition au regard de tous, à son extrême sensibilité aux mouvements de l’opinion – lorsqu’un producteur remercie un acteur ou un metteur en scène qui fait l’objet d’accusations, la décision est au moins autant économique qu’éthique, il s’agit de protéger la campagne de marketing et les recettes au box-office.
Ce serait pourtant une erreur de considérer que les ingrédients de la crise actuelle – les violences faites aux femmes, l’inégalité dans les salaires, l’accès aux financements ou aux postes de responsabilité – bouillonnent en vase clos. Les gens de cinéma ont beau s’habiller différemment des autres les soirs de Césars ou d’Oscars, ils vivent dans la même société que le commun des mortels. C’est à l’ensemble de cette société de faire en sorte que le débat en cours ne reste pas l’apanage du seul 7e art. C’est à l’ensemble de cette société de promouvoir les avancées salutaires dont il est porteur, afin qu’elles bénéficient à toutes et à tous.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Le long-métrage de Robin Campillo a obtenu, vendredi soir, le César du meilleur film, tandis qu’Albert Dupontel remportait celui du meilleur réalisateur.
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Article sélectionné dans La Matinale du 02/03/2018
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Césars : « 120 battements par minute » et « Au revoir là-haut » grands gagnants

Le long-métrage de Robin Campillo a obtenu, vendredi soir, le César du meilleur film, tandis qu’Albert Dupontel remportait celui du meilleur réalisateur.



Le Monde
 |    03.03.2018 à 01h34
 • Mis à jour le
03.03.2018 à 15h18
    |

                            Thomas Sotinel








                        



   


Il n’y aura pas eu de razzia lors de la 43e cérémonie des Césars, organisée vendredi 2 mars à la Salle Pleyel, à Paris. 120 battements par minute, de Robin Campillo, l’a emporté sur Au revoir là-haut, d’Albert Dupontel, six trophées contre cinq.

        Lire le reportage :
         

          Les Césars, du ruban rouge au ruban blanc



Le long-métrage de Campillo s’est adjugé le César du meilleur film, Albert Dupontel a remporté celui du meilleur réalisateur. D’autres ont ainsi pu se glisser dans le palmarès : Barbara, de Mathieu Amalric, qui a valu le César de la meilleure actrice à Jeanne Balibar et remporté le trophée du meilleur son, Petit paysan, d’Hubert Charuel, meilleur premier film et meilleur acteur pour Swann Arlaud.

        Voir le portfolio :
         

          Les Césars, côté coulisses



Cette cérémonie, qui restera sans doute comme l’une des plus ennuyeuses dans une lignée qui avait pourtant placé la barre assez haut, aurait dû être marquée, comme les Golden Globes américains ou les Bafta britanniques, par les conséquences de l’affaire Weinstein, par la lutte contre le harcèlement sexuel et le combat pour la parité dans le cinéma.

        Lire le compte-rendu :
         

          Les Golden Globes célèbrent la « puissance des femmes »




   


Mais on n’est pas allé plus loin que quelques allusions bienséantes, lors du discours d’ouverture de la présidente de l’édition, Vanessa Paradis, ou au détour de quelques discours de remerciements. Les participant(e)s avaient été invité(e)s à porter un discret ruban blanc et le climax militant de la cérémonie a été atteint lorsque le maître de cérémonies, Manu Payet, a invité le public à « agir » en se levant pour que les caméras saisissent la multitude des rubans blancs.

        Lire aussi :
         

          Notre live sur la cérémonie des Césars 2018



Le premier César du public pour « Raid Dingue »
Seuls les lauréats de 120 battements par minute ont tenté de ramener le public de la Salle Pleyel au monde réel. Recevant le César du scénario original, Robin Campillo a rappelé que, parmi les populations les plus vulnérables à l’épidémie de sida, les toxicomanes, les prostitués, les étrangers aujourd’hui nommés migrants, restaient encore les cibles de l’injustice. Le musicien Arnaud Rebotini a dédié sa partition aux victimes de la maladie.
Finalement, la grande innovation de la soirée restait le César du public, attribué au film français ayant attiré le plus de spectateurs en 2017. C’est Raid Dingue, de Danny Boon, qui l’a emporté, permettant ainsi à l’interprète et réalisateur du film de poursuivre son interminable réconciliation avec une institution contre laquelle il était jadis parti en guerre.
Reste que le palmarès démontre une fois de plus que les votants de l’Académie des Césars ne tiennent pas la comédie en grande estime. Malgré ses neuf nominations, Le Sens de la fête, d’Olivier Nakache et Eric Toledano est reparti bredouille, tout comme Le Redoutable, de Michel Hazanavicius.

Les Césars ont été suivis par deux millions de téléspectateurs sur Canal+
La 43e cérémonie des Césars, retransmise en clair sur Canal+ vendredi 2 mars, a attiré 2,1 millions de téléspectateurs (11,4 % de part d’audience). Une hausse par rapport à 2017, où la soirée avait été suivie par 1,9 million de personnes, selon des chiffres de Médiamétrie.
La soirée, placée sous le signe de la lutte contre les violences faites aux femmes et animée par Manu Payet, a permis à Canal+ de se hisser à la quatrième place des chaînes les plus regardées hier soir, derrière TF1, France 2 et M6.
La cérémonie a enregistré un pic d’audience de 2,3 millions de téléspectateurs à 22 h 37, au moment de l’hommage à Mireille Darc rendu par Aure Atika, qui portait la robe dos-nu mythique de la star, a précisé la chaîne cryptée, ajoutant que 19,2 % de ses abonnés ont suivi l’événement qui était également retransmis sur Mycanal et Dailymotion.
En haut du podium, la Une a séduit 3,6 millions de personnes (18,7 %) avec son jeu Le Grand Concours des animateurs, talonnée par France 2 qui en a attiré 3,3 millions (14,7 %), avec sa série française Lanester. En 3e place, la série Mac Gyver sur M6 a été regardée par 2,8 millions de personnes (12,1 %).





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Où et quand se forgent les grandes ambitions ? Pour Emmanuel Macron, il faut peut-être remonter à cette école d’élite, à Paris.
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Article sélectionné dans La Matinale du 02/03/2018
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Au lycée Henri-IV, les infortunes du jeune Macron


                      Où et quand se forgent les grandes ambitions ? Pour Emmanuel Macron, il faut peut-être remonter à cette école d’élite, à Paris.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 13h52
 • Mis à jour le
03.03.2018 à 09h39
    |

            Vanessa Schneider








                              

                        

Cela aurait pu être une autre histoire. Peut-être, d’ailleurs, n’en n’aurions-nous jamais entendu parler. S’il n’avait pas, à plusieurs reprises, raté le concours de l’école normale supérieure, Emmanuel Macron aurait probablement eu un tout autre destin. Adolescent, il ne jurait que par les mots ; les mots lus, les mots écrits, les mots déclamés sur les planches d’un théâtre. Il se rêvait écrivain, s’imaginait une carrière universitaire. L’échec l’a contraint à s’inventer une autre voie, il est devenu président de la République.
Pour comprendre ces années qui ont changé le cours de sa vie, il faut pousser les portes d’un monument. En haut de la montagne Sainte-Geneviève, à Paris, à deux pas du Panthéon et de la Sorbonne, au cœur du Quartier latin, d’épais murs abritent le prestigieux lycée Henri-IV. À l’origine, une abbaye édifiée à la demande du roi Clovis au début du VIe siècle qui devint l’un des berceaux de l’université de Paris. Un établissement pas comme les autres, joyau du patrimoine avec sa tour Clovis, sa chapelle, son cloître, le tombeau du monarque et de son épouse Clotilde, sa bibliothèque à coupole, son cadran solaire et… la liste des grands hommes qui y sont passés.
Le temple de « l’élitisme républicain »
Henri-IV se situe, comme l’explique le site Internet du lycée, « dans la tradition de l’élitisme républicain ». Guy de Maupassant, Alfred de Musset, André Gide, Jean-Paul Sartre et Paul Nizan y furent élèves, comme Léon Blum, René Dumont ou, plus récemment, l’économiste Esther Duflo. La devise de l’établissement a été héritée des moines augustiniens qui y avaient leur siège : « Domus omnibus una » (« une maison pour tous »). Surtout pour les meilleurs, pourrait-on ajouter aujourd’hui.

Henri-IV, deuxième lycée parisien par la taille, ce sont 2 700 élèves, dont 1 100 en classes préparatoires aux grandes écoles. Si le collège est sectorisé, le lycée, en revanche, sélectionne à sa guise...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ La préfecture de la Meuse a pris un arrêté interdisant « toute manifestation » samedi et dimanche en raison de la perspective de « troubles graves à l’ordre public ».
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Bure : échauffourées lors du rassemblement des opposants au centre d’enfouissement

La préfecture de la Meuse a pris un arrêté interdisant « toute manifestation » samedi et dimanche en raison de la perspective de « troubles graves à l’ordre public ».



Le Monde
 |    03.03.2018 à 15h25
 • Mis à jour le
03.03.2018 à 16h53
   





                        



   


Malgré l’interdiction de manifester décidée jeudi par les autorités, la police a indiqué qu’environ 300 opposants au Centre industriel de stockage géologique (Cigéo) ont marché, samedi 3 mars, entre Bure et Mandres-en-Barrois, dans la Meuse. Le programme officiel de la manifestation prévoyait des discussions et débats entre les différents comités d’opposants, une marche vers le bois Lejuc, ainsi que la construction d’une « vigie » sur un terrain prêté à la lisière du bois.
L’endroit a été retenu par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) pour y procéder à des forages exploratoires avant de déposer une demande d’autorisation formelle de création du site de stockage pour enfouir, dans le sous-sol argileux du village de Bure, les déchets nucléaires français les plus dangereux.

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Quelques affrontements
Des échauffourées ont eu lieu entre opposants et forces de l’ordre. Approchant à travers les champs du bois Lejuc, certains opposants ont lancé des projectiles en direction de l’important dispositif des forces de l’ordre qui bloquait l’accès à la forêt. Les gendarmes ont répliqué en lançant des grenades lacrymogènes.
C’est sur le territoire de la commune de Mandres-en-Barrois que se situe le bois Lejuc où, le 22 février à l’aube, une opération d’évacuation surprise, mobilisant 500 gendarmes et des hélicoptères, a été lancée pour évacuer une quinzaine d’opposants qui s’y étaient installés.
Peu après, le gros du cortège de quelques centaines de manifestants, qui s’était mis en route vers 15 heures depuis Mandres-en-Barrois, a rebroussé chemin vers la route. Quelques opposants continuaient toutefois de s’en prendre aux forces de l’ordre, sous un épais nuage de fumée.
La préfecture de la Meuse avait pris jeudi soir un arrêté interdisant « toute manifestation » samedi et dimanche dans le secteur, en raison de la perspective de « troubles graves à l’ordre public ». Une interdiction qu’ont décidé d’outrepasser les opposants à ce projet qui avaient prévu depuis le début de l’année un grand rassemblement à Bure ce premier week-end de mars.
La préfète de la Meuse, Muriel Nguyen, avait déclaré vendredi que « plus de 700 opposants (étaient) attendus » samedi et dimanche, dont « un nombre important » présente un « profil extrêmement inquiétant ».
D’autres arrêtés préfectoraux ont également interdit la circulation et le stationnement à Bure et à Mandres-en-Barrois, jusqu’à lundi compris. Les opposants au nucléaire avaient déposé un référé contre cette interdiction, mais le tribunal administratif de Nancy l’a rejeté samedi matin, a indiqué le réseau Sortir du nucléaire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ « On a chopé la puberté », paru aux éditions Milan, explique à des préadolescentes que la poussée des seins permet « d’attirer l’attention du bel Ethan ».
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Une pétition réclame le retrait d’un livre sur la puberté jugé sexiste et dégradant

« On a chopé la puberté », paru aux éditions Milan, explique à des préadolescentes que la poussée des seins permet « d’attirer l’attention du bel Ethan ».



Le Monde
 |    03.03.2018 à 14h01
 • Mis à jour le
03.03.2018 à 15h24
   





                        



   


Un livre qui entend « dédramatiser l’adolescence » pour ses défenseurs et qui véhicule un « discours sexiste » pour ses détracteurs. L’ouvrage On a chopé la puberté, destiné à expliquer la puberté aux préadolescents, et paru aux éditions Milan, fait l’objet de vives critiques. Une pétition, lancée vendredi 2 mars, demande son retrait, et a recueilli plus de 95 000 signatures en moins de 24 heures.
Sur les réseaux sociaux, de nombreux passages de l’ouvrage sont repris pour en souligner le caractère sexiste et dégradant à l’égard des femmes. « Grâce à tes seins en plein développement, tu as enfin attiré l’attention du bel Ethan dont tu es secrètement amoureuse depuis la maternelle », peut-on lire dans ce livre de la collection « Les Pipelettes ».
Le livre explique que « grâce à tes nouvelles formes plus arrondies, tu convaincs ta mère de renouveler totalement ta garde-robe et d’aller faire du shopping dans des boutiques de grande ». Ou encore : « comme tu grandis », « tu as enfin le droit de porter du fard à paupières, du gloss, voire du mascara, au collège ».

A ne SURTOUT pas lire: "on a chopé la puberté", un livre "moisi de stéréotypes" et de "culture du viol" publiés par… https://t.co/wocXeO5Ou0— AgatheWeil (@Agathe Weil)


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Sur sa page Facebook, la blogueuse Emma, qui a remis en lumière dans une bande dessinée le concept de « charge mentale », publie quelques passages de l’ouvrage, qu’elle a rebaptisé Apprends dès 9 ans à être un objet sexuel :
« Ta poitrine ressort davantage quand tu te tiens bien droite. Tout est une question d’attitude et de maintien. Les filles à petits seins sont aussi attirantes que les autres ! »
La mère de famille de deux enfants relaie la pétition espérant « qu’aucune gamine n’ait l’occasion de lire cette horreur ». « A l’âge ou les jeunes filles se construisent et à travers ce type d’ouvrage, la société leur fait comprendre qu’elles sont à disposition sexuelle, qu’on peut les juger sur leur physique et qu’elles doivent masquer leur corps », résument les personnes à l’origine de la pétition, qui ont reçu le soutien de l’association Osez le féminisme :
« Choquant ! Discours sexiste et dégradant pour ces enfants, réduites à n’être qu’un corps sexualisé à la disposition du désir masculin. Quelle estime d’elles-mêmes peuvent-elles construire en lisant ces inepties misogynes ? »
« Ton décalé »
Sommées de s’expliquer, les éditions Milan ont fait savoir sur leur blog que cet ouvrage « documentaire au ton volontairement décalé et humoristique » est « destiné à dédramatiser une période souvent difficile à vivre à l’adolescence ». L’éditeur rappelle « qu’il est engagé aux côtés des filles et des garçons, pour les accompagner dans leur découverte du monde, sans dogmes ni prédicats. »
Selon l’une des autrices de l’ouvrage, ce livre répondrait, tout en « désamorçant les clichés », à des stéréotypes que les petites filles « ont déjà intégrés. » Au sujet de l’un des passages les plus critiqués sur les tétons visibles à la puberté, elle rétorque qu’une « fille qui demande “comment mettre mes seins en valeur sans trop attirer les regards” » a le droit à une réponse.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Venu pour apprendre sur cette course de chemins de terre, Romain Bardet a frôlé la victoire lors d’une édition dantesque. Prometteur en vue des pavés du Tour de France.
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Cyclisme : Romain Bardet s’amuse et impressionne sur les « Strade Bianche » italiens

Venu pour apprendre sur cette course de chemins de terre, Romain Bardet a frôlé la victoire lors d’une édition dantesque. Prometteur en vue des pavés du Tour de France.



Le Monde
 |    03.03.2018 à 17h33
 • Mis à jour le
03.03.2018 à 17h34
    |

                            Youmni Kezzouf








                        



   


Les « Strade Bianche » de Toscane, célèbres pour leurs nuages de poussières, se sont transformées, samedi 3 mars, en chemins boueux, créant sur les visages des coureurs des masques de glaise. De la boue, Romain Bardet a émergé et surpris pour sa première participation à cette course d’un jour très prisée, terminant deuxième de l’édition la plus dantesque dans la jeune histoire des « Strade Bianche ». Intercalé entre deux Belges bien plus habitués aux sentes irrégulières, Tiesj Benoot (vainqueur de sa première grande course à 24 ans) et Wout Van Aert, l’épatant triple champion du monde de cyclo-cross.

Giornata epica, epica vittoria, l'eroe del giorno è @TiesjBenoot! | Epic day, epic victory. The hero of the day is… https://t.co/ojE2EgMu1J— StradeBianche (@Strade Bianche)


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En début de saison, le leader d’AG2R affirmait que ces 180 kilomètres dans la campagne italienne, avec une dizaine de secteurs non goudronnés qui rappellent le cyclisme d’antan, l’attiraient particulièrement. « C’est une course qui me fait rêver. L’équipe sait que je suis impatient de faire mes classiques, ils ont un peu lâché là-dessus en me permettant d’assouvir mon instinct primaire », disait-il au Monde. 
Une préparation pour le Tour de France
Il était venu pour apprendre, pour se frotter à une course de mouvements en prévision du Tour de France, qui passera par les pavés de Paris-Roubaix lors de la neuvième étape. « Les Strade Bianche, ça se rapproche d’une course sur pavés, expliquait son entraîneur Jean-Baptiste Quiclet. On y voit des mouvements de peloton qu’on ne retrouve que là et à Paris-Roubaix. » Bardet a également pour projet de s’aligner sur « A travers les Flandres », course pavée belge qui aura lieu le 28 mars prochain.
Impressionnant de sérénité sur un profil de course dont il n’a pas l’habitude, Romain Bardet a failli transformer le coup d’essai en coup de maître.

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Très rapidement, le peloton a explosé, semant des coureurs un peu partout sur les collines toscanes détrempées. A 48 kilomètres de l’arrivée, Bardet a d’abord fait l’effort seul pour rejoindre un groupe de tête composé en majorité de spécialistes des classiques, ces courses d’un jour si particulières. À peine revenu aux côtés des Kwiatkowski, Valverde et autres Sagan, il a immédiatement contre-attaqué, uniquement suivi par Wout Van Aert, qui découvrait lui aussi cette épreuve et, plus largement, les grandes courses sur route.

EPIC! EPIC! EPIC!
— StradeBianche (@Strade Bianche)


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À 15 kilomètres de l’arrivée, Bardet et son acolyte Van Aert ont été rejoints par Tiesj Benoot, huitième de l’épreuve l’an passé. Dans l’ultime secteur non goudronné, le Belge a placé une attaque fatale, suffisante pour distancer le duo et remporter en solitaire cette 12è édition des Strade Bianche.
Trente-neuf secondes plus tard, Romain Bardet devenait le premier Français à monter sur le podium de cette course. Surtout, le grimpeur d’AG2R a montré une polyvalence qu’on ne lui connaissait pas forcément et confirmé sa forme étincelante pour ce début de saison 2018, une semaine après sa victoire dans la « Classic Drôme-Ardèche ».

« Du pur cyclisme »
« C’était vraiment un truc de fou aujourd’hui, une vraie course comme je les aime avec beaucoup d’intensité », s’est réjoui un Romain Bardet lessivé. L’Auvergnat, qui aime pratiquer le cyclo-cross pour l’entraîner l’hiver, a mis l’accent sur le plaisir pris dans cette course très ouverte, qu’aucune équipe n’a pu cadenasser.
« Je voulais absolument courir des classiques, je m’éclate plus ici que sur des courses par étapes. C’était du pur cyclisme, une vraie journée de guerrier et j’adore ça. »
Après un court temps de récupération, la course par étapes Tirreno-Adriatico, la semaine prochaine, sera son prochain objectif et l’occasion de se mesurer à Chris Froome. En janvier, Romain Bardet avait été l’un des premiers coureurs à réclamer que le Britannique se mette en retrait de la compétition tant que son contrôle antidopage anormal ne serait pas tranché.
Chris Froome et l’équipe Sky ont décliné sa recommandation, et le quadruple vainqueur du Tour de France au taux de salbutamol trop élevé sera l’un des principaux rivaux de Bardet pour la victoire dans Tirreno-Adriatico.

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« Je vais être motivé pour Tirreno, si je peux découvrir de la même façon ce sera bien », s’est amusé le troisième du dernier Tour de France.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Durant une dizaine de jours, les deux premières planètes du système solaire sont visibles côte à côte à l’ouest après le coucher du soleil.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Chaque jour en Europe, 638 millions de clichés sont pris au smartphone, en vue de les partager aussitôt. Faire des albums, archiver et sauvegarder ses images est devenu une mission quasi impossible.
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Albums de famille : le poids des photos


                      Chaque jour en Europe, 638 millions de clichés sont pris au smartphone, en vue de les partager aussitôt. Faire des albums, archiver et sauvegarder ses images est devenu une mission quasi impossible.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 15h03
 • Mis à jour le
03.03.2018 à 16h05
    |

            Pascale Krémer








                              

                        

En tête de sa liste des tâches prioritaires, Clotilde Novella inscrit chaque mois les mêmes mots : « Trier les photos. » Cinq ans que cela dure. Cette quadragénaire tourangelle, pourtant aussi organisée qu’une enseignante mère de trois enfants sait l’être, recule devant l’obstacle. « Trop long ! Il y a mille fois plus de photos qu’avant… » Dans le partage des rôles tacite, son compagnon mitraille, envoie aux proches, stocke sur disques durs. Elle est en charge de la mémoire familiale. Conceptrice officielle des albums photos. « Un poids, souffle-t-elle. Mon aînée de 16 ans a les albums photos de ses dix premières années. Le second de 7 ans, de ses trois premières années. La petite de 2 ans, elle, n’a rien du tout. »
Submergés, encombrés, culpabilisés. Faire parler les Français de leurs photos de famille, c’est pénétrer dans le domaine des « faudrait que », des bonnes résolutions non tenues et des inquiétudes larvées. C’est entendre le drame répété des « photos du petit dernier depuis sa naissance » brutalement perdues, de l’ex « parti avec l’ordi et tout ce qu’il y avait dedans », du « CD sûrement illisible qu’on léguera en mourant, au lieu des albums », du téléphone volé, du disque dur cassé, de la mise à jour fatale. C’est se perdre dans le débat ésotérique sur l’obsolescence des supports. Shooter dans des boîtes à chaussures qui débordent de tirages en attente d’un hypothétique album…
Les albums, un déclencheur d’émotion
Même les pros de l’album dépriment. Claire Mathijsen, psychologue parisienne de 63 ans, en confectionnait depuis 1979. Des supports de mémoire, pour elle. Des déclencheurs d’émotion. « J’en ai toute une bibliothèque. Entre cinquante et cent albums, je ne sais pas, bien alignés, apparence cuir, une couleur par année, avec papier-calque, légendes calligraphiées. Mais en 2005, la catastrophe numérique est arrivée. Comme tout le monde, j’accumule plein...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Comédien de théâtre, de cinéma et de télévision, formé au Conservatoire de Paris, il a joué des dizaines de seconds rôles.
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Le comédien Marcel Philippot, star de la série « Palace », est mort

Comédien de théâtre, de cinéma et de télévision, formé au Conservatoire de Paris, il a joué des dizaines de seconds rôles.



Le Monde
 |    03.03.2018 à 15h49
   





                        



   


Le comédien Marcel Philippot, connu pour son rôle de client mécontent dans la série des années 1980 « Palace », repris des années après dans des publicités pour une société d’assurance, est mort vendredi à 64 ans. Marcel Philippot a été retrouvé mort à son domicile parisien, a annoncé son agent, Jean-Pierre Noël, samedi 3 mars.
Comédien de théâtre, de cinéma et de télévision, formé au Conservatoire de Paris, il a joué des dizaines de seconds rôles, notamment dans des comédies comme Brèves de comptoir (pièce et film), Le Schpountz ou la série télé « Kaamelott ». Il était membre de l’émission le « Petit théâtre de Bouvard » dans les années 1980.
Il a principalement tourné avec Jean-Michel Ribes, créateur de la série humoristique « Palace », diffusée sur Canal+ et la Deux à la fin des années 1980, où sa réplique « Je l’aurai, un jour, je l’aurai » est devenue culte pour toute une génération de téléspectateurs.

Hommages
« Marcel Philippot était un être rare, avec beaucoup de délicatesse et de finesse, au-delà de sa fantaisie parfois burlesque. C’était un grand comédien, très élégant. Il va beaucoup nous manquer », a déclaré M. Ribes, dramaturge et directeur du théâtre du Rond-Point.
Marcel Philippot travaillait ces derniers mois sur un projet de pièce porté par le comédien et metteur en scène Arnaud Denis, pour qui il avait déjà joué au théâtre de la Huchette en 2016 (« Le personnage désincarné »).
« Tu étais un “comédien britannique français”. Fin, subtil, exigeant, redoutable et incisif. Et surtout si drôle. Même lorsque tu étais triste tu faisais rire les autres. C’était ton premier plaisir. Donner de la joie aux autres. Cette joie qui t’avait fait faux bond, quelque part dans le tourbillon incohérent de l’existence », a salué Arnaud Denis dans un message publié sur son compte Facebook.
« Nous avons commis l’erreur de te cantonner, les uns et les autres, dans un certain répertoire, dans un certain emploi. C’est notre tragédie de manquer d’imagination, nous qui nous prévalons de servir l’imaginaire », a regretté le comédien.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ L’état-major général de l’armée et l’ambassade de France au Burkina Faso ont été attaqués, vendredi, par « un groupe agissant de manière coordonnée ».
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Compte rendu

Inquiétude à Ouagadougou au lendemain des attaques : « les assaillants n’ont peur de rien »

L’état-major général de l’armée et l’ambassade de France au Burkina Faso ont été attaqués, vendredi, par « un groupe agissant de manière coordonnée ».

Par                                            Morgane Le Cam (Ouagadougou, correspondance)




LE MONDE
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        Le 02.03.2018 à 21h58

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        Mis à jour le 03.03.2018 à 17h44






    
Huit personnes ont été tuées dans les attaques, selon le gouvernement.
Crédits : Ludivine Laniepce / AP


« Tout est mort à l’intérieur. Les corps sont complètement calcinés. » Cet ancien gendarme, qui souhaite garder l’anonymat, est sorti de l’état-major général des armées burkinabées profondément choqué, vendredi 2 mars au soir à Ouagadougou. A l’intérieur, il y avait ses frères d’armes. Il en a vu certains étendus sur le sol dans un bâtiment brûlé dont s’échappait une épaisse fumée noire plombant le ciel de la capitale du Burkina Faso.
Deux kilomètres plus loin sur l’avenue de l’Indépendance, en plein centre-ville, des tirs nourris ont également visé l’ambassade de France. Une attaque simultanée qui a entraîné la mort de huit membres des forces de défense burkinabées et fait plus de 80 blessés, dont douze gravement, selon un nouveau bilan d’une source sécuritaire française. Huit assaillants ont par ailleurs été tués lors cette attaque à la voiture piégée. Un précédent bilan établi vendredi par des sources sécuritaires françaises faisait état d’au moins 28 morts. Aucun blessé français n’est à déplorer.
« Notre pays a été de nouveau la cible (…) de forces obscurantistes », a dénoncé, vendredi soir, le président burkinabé Roch Marc Christian Kaboré, tandis que le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, affichait « la détermination et le plein engagement de la France, aux côtés de ses partenaires du G5 Sahel, dans la lutte contre les mouvements terroristes ».
Pour l’heure, ces attentats coordonnés n’ont pas été revendiqués mais deux mouvements terroristes sont soupçonnés d’en être à l’origine. D’une part, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, la nouvelle coalition d’Al-Qaida au Maghreb islamique créée en 2017, et, d’autre part, l’Etat islamique dans le Grand Sahara, dirigé par Adnan Abou Walid Al-Sahraoui. Depuis plus de deux ans, ces deux organisations multiplient les attaques au Sahel, avec un objectif clair : transformer le désert ouest-africain en poudrière incontrôlable.
Emploi d’explosifs
La double attaque a commencé vendredi matin sur les coups de 10 heures. « Des assaillants ont commencé à tirer sur l’ambassade de France. Quelques minutes après, un autre groupe, de manière coordonnée, s’est attaqué à l’état-major général des armées », raconte le ministre de la sécurité, Clément Sawadogo. Une réunion relative au G5 Sahel est alors en cours dans le bâtiment. « Cette réunion était peut-être ciblée, nous n’en savons rien pour le moment », estime Clément Sawadogo. Par chance, le lieu de la rencontre a changé à la dernière minute avant l’attaque, ce qui a sans doute permis de sauver des vies.
Pour pénétrer dans l’enceinte de l’état-major, les assaillants ont employé des explosifs. Une technique encore jamais utilisée lors des deux attentats qui ont déjà endeuillé Ouagadougou, le 15 janvier 2016 (30 morts) et les 13 et 14 août 2017 (18 morts). « Ils sont arrivés par l’entrée de derrière. Ils ont commencé par tirer sur les sentinelles postées devant la double porte. C’est comme ça qu’ils ont fait entrer leur véhicule, bourré d’explosifs. Une fois arrivés sur le parking interne de l’état-major, ils ont fait sauter leur véhicule. Cela a créé une brèche dans un des murs, qui leur a permis de pénétrer à l’intérieur du bâtiment », détaille une source sécuritaire.



Pour la première fois, les assaillants portaient des tenues militaires. « Nous ne savons pas encore comment ils se les sont procurées », explique le colonel Jean-Arthur Diasso, directeur de la communication du ministère de la défense, tout en rappelant qu’un magasin d’habillement militaire a été cambriolé à Ouagadougou en mars 2017. Quelque 400 uniformes avaient été volés.
Depuis quelques semaines, l’état-major avait complètement revu son dispositif sécuritaire, troquant ses barricades de fortune contre de solides remparts grillagés encadrant tous les murs du bâtiment. Devant la porte principale, une guérite avait aussi été installée. Les autorités avaient-elles reçu des alertes faisant état de possibles attaques en préparation contre l’état-major ? La question reste pour l’heure en suspens. Vendredi soir, le décompte et l’identification des victimes se poursuivaient. Le parquet de Ouagadougou a ouvert une enquête.
Ce double attentat survient tandis que se déploie la force du G5 Sahel associant cinq pays de la région (Mali, Burkina Faso, Niger, Mauritanie, Tchad), soutenus en particulier par Emmanuel Macron, en complément de l’opération française « Barkhane ». « La montée en puissance du G5 Sahel perturbe les terroristes (…). Cette attaque correspond à des représailles de la part des groupes armés à la suite des pertes qu’ils ont subies sur le front », explique le colonel Diasso. D’après nos informations, les groupes djihadistes ont reçu la consigne d’« empêcher le déploiement des forces du G5 à tout prix ».

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Si le G5 Sahel est bien la cible de ces assauts, pourquoi attaquer le Burkina Faso en particulier ? « C’est le ventre mou de la sous-région, estime une source diplomatique. Les assaillants n’auraient pas pu mener une telle attaque à Niamey [capitale du Niger] ou Bamako [capitale du Mali] car ces villes sont plus sécurisées. »
Au Burkina Faso, cette double attaque simultanée marque une rupture, en raison de sa préparation minutieuse, de son mode opératoire et des cibles ultrasécurisées qu’elle visait. « Jusqu’à aujourd’hui, les attaques qui ont eu lieu dans le pays étaient plutôt amatrices. Cette évolution est très inquiétante, poursuit notre source. Cela montre que les assaillants n’ont peur de rien. »
Jusqu’à l’attentat du 15 janvier 2016 contre le café-restaurant Le Cappuccino, à Ouagadougou, le Burkina Faso considérait le terrorisme comme un phénomène étranger, frappant ses voisins mais épargnant sa population. Depuis cette date, le terrorisme a passé la frontière. Au fil des mois, les attaques se font faites plus fréquentes, plus sophistiquées et le nombre de morts toujours plus important. En octobre 2017, le gouvernement avait dressé un bilan de 80 attaques terroristes ayant tué 133 personnes depuis 2015. L’attentat du 2 mars vient encore alourdir ce chiffrage dans un pays qui semble avoir rejoint ses voisins maliens et nigériens au cœur de la poudrière sahélienne.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Fustigée sur les réseaux sociaux, la RATP a expliqué que ces sens interdits visent à « faciliter les flux ». Il revient toutefois aux agents d’imposer les amendes ou pas.
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Métro parisien : 60 euros d’amende pour avoir emprunté un couloir à contre-sens

Fustigée sur les réseaux sociaux, la RATP a expliqué que ces sens interdits visent à « faciliter les flux ». Il revient toutefois aux agents d’imposer les amendes ou pas.



Le Monde
 |    03.03.2018 à 13h48
   





                        



   


La récente mésaventure d’une usagère du métro parisien, qui a dû s’acquitter d’une amende de 60 euros pour avoir emprunté un couloir en sens interdit, suscitait l’indignation sur les réseaux sociaux, tandis que la RATP justifiait sa règle.
Mardi 28 février, une femme enceinte qui venait de prendre l’un de ses sens interdits lors d’une correspondance à la station Concorde, pour gagner un peu de temps sur son trajet, a croisé la route de contrôleurs de la RATP. « 60 euros d’amende sans préavis pour une femme enceinte qui prend un couloir à contre-
sens. Bravo pour ce racket facile », s’est indigné son conjoint sur Twitter, photo de la contravention acquittée à l’appui.
Cette mésaventure a suscité l’indignation de nombreux internautes, certains affirmant avoir connu le même sort, poussant la RATP à s’expliquer.
Au bon vouloir des agents
Ces sens interdits, signalés par un panneau et un pictogramme, visent à « faciliter les flux » de passagers et « surtout éviter des incidents », comme des bousculades et des quais engorgés, qui peuvent perturber la régularité du trafic, a mis en avant un porte-parole de la RATP interrogé samedi 3 mars par l’AFP.
La règle est par ailleurs explicitement mentionnée sur le « mode d’emploi » de la RATP, consultable dans toutes les stations et sur son site internet. Toutefois des contraventions pour une telle infraction « sont peu fréquentes » et il revient aux agents de la RATP de les appliquer ou pas, a ajouté le porte-parole de la société.
« De tels cas sont rares », confirme Michel Babut, vice-président de la Fédération nationale des associations usagers des transports (Fnaut) d’Ile-de-France, par ailleurs administrateur au sein du conseil de la RATP en tant que représentant des usagers.
« J’ai déjà eu l’occasion de faire remarquer à la RATP que cette amende était complètement stupide, étant encore plus élevée qu’une contravention immédiate pour absence de titre de transport valable [50 euros]. »
« C’est une aberration totale qui mériterait un coup de nettoyage du règlement » de la RATP, a-t-il conclu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Bruxelles prépare une liste « punitive » de produits américains pouvant être lourdement taxés à l’entrée dans l’Union européenne.
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Article sélectionné dans La Matinale du 02/03/2018
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Commerce mondial : l’Europe prépare sa riposte à l’offensive protectionniste de Trump

Bruxelles prépare une liste « punitive » de produits américains pouvant être lourdement taxés à l’entrée dans l’Union européenne.



Le Monde
 |    03.03.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
03.03.2018 à 10h59
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

La Commission européenne s’interdit l’usage intempestif des tweets, contrairement au président des Etats-Unis, qui considérait encore, vendredi 2 mars, sur son réseau social préféré que « les guerres commerciales sont bonnes et faciles à gagner ».
Mais au lendemain des brutales menaces de Donald Trump, jeudi 1er mars, d’introduire « dès la semaine prochaine » des taxes douanières de 25 % sur les importations américaines d’acier et de 10 % sur celles d’aluminium, l’institution communautaire a réservé une réponse musclée au chef de la Maison Blanche. Elle est prête à aller tout droit au bras de fer.
Première salve de mesures ouvertement envisagées : des mesures de rétorsion, permises par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) quand des pays ne parviennent pas à s’entendre à la suite d’un différend. Les services de la Commission planchent sur le sujet depuis le printemps 2017, après que Washington a commencé à invoquer une possible atteinte à sa « sécurité nationale » pour ériger tous azimuts des barrières douanières avec le reste du monde.
Les fonctionnaires européens ont dressé une liste de produits, en grande partie sans rapport avec l’acier et l’aluminium – ils sont notamment agricoles –, susceptibles de se voir imposer de lourdes taxes à l’entrée dans l’Union européenne (UE). Elle n’a pas encore été définitivement arrêtée et doit être validée mercredi 7 mars par le collège des commissaires. Elle concernerait un volume d’exportations américaines vers l’Europe de 3,5 milliards de dollars (2,8 milliards d’euros), précise une source européenne.
« Frapper là où ça fait mal »
Selon les règles de l’OMC, l’Etat (ou le groupe d’Etats) lésé peut prendre des mesures punitives sur des volumes au maximum équivalents à ceux des exportations pénalisées. L’UE exporte environ pour 5 milliards d’euros d’acier et 1 milliard d’euros d’aluminium aux Etats-Unis : elle pourrait donc avoir la main encore plus...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Un après son lancement, la petite console hybride s’est imposée comme la nouvelle machine à la mode, grâce à une stratégie habile et un catalogue redoutable.
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Pourquoi la Nintendo Switch connaît un tel succès

Un après son lancement, la petite console hybride s’est imposée comme la nouvelle machine à la mode, grâce à une stratégie habile et un catalogue redoutable.



Le Monde
 |    03.03.2018 à 11h15
    |

            William Audureau








                        



   


Déjà un million d’unités vendues en France et presque 15 millions dans le monde : la Switch, qui fête son premier anniversaire samedi 3 mars, a encore une fois réussi à confirmer la capacité de Nintendo à déjouer les pronostics et séduire les joueurs avec des machines originales.
Peu auraient parié sur un bilan aussi positif, après l’échec cinglant de la Wii U, abandonnée en 2016. Mais avec sa successeure, Nintendo a redoublé d’habileté. D’abord avec son concept atypique, celui d’une console modulable aussi bien utilisable sur écran familial qu’en déplacement. Une manière astucieuse d’éviter la double concurrence des smartphones, qui phagocytent le marché du jeu vidéo portable, et des consoles de salon haut de gamme, comme la PlayStation 4 et la Xbox One, contre lesquelles la firme de Kyoto n’a plus la prétention de lutter depuis les années 2000.

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Têtes d’affiche

   


Surtout, plutôt que sur la 4K ou la réalité virtuelle, Nintendo a misé sur l’attachement à ses marques. L’année 2017 restera marquée par la sortie successive d’un nouveau The Legend of Zelda, d’un Mario Kart, et d’un Mario – trois des cinq licences les plus vendeuses de la marque, et un tir groupé inédit dans son histoire. A eux trois, ce sont la bagatelle de 23 millions de jeux qui se sont déjà vendus sur Switch. Il faut y ajouter Splatoon 2 (4,9 millions), suite de la nouvelle licence Nintendo la plus populaire au Japon.
Qui plus est, ces têtes d’affiche ont livré l’un des meilleurs épisodes de leur histoire. C’est vrai de Super Mario Odyssey, retour enthousiasmant de Mario à l’exploration dans des mondes ouverts, et encore plus vrai de The Legend of Zelda : Breath of the Wild, unanimement salué comme un jeu charnière dans l’histoire des mondes ouverts. Leur niveau de finition remarquable a éclipsé au passage quelques expériences moins abouties, comme le jeu de combat Arms, qui n’a guère marqué les esprits, et l’embarrassant 1-2 Switch, démonstration poussive des capacités gadgets de la Switch.

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Au-delà des jeux Nintendo, la machine a surtout profité à plein de l’appel d’air créé par la saturation du marché du jeu indé sur Steam. Celeste, Stardew Valley, Golf Story, Shovel Knight, Oxen Free… Son catalogue s’est rapidement rempli d’un grand nombre de perles issues de cette scène débrouillarde et créative, ravie de trouver un nouveau marché pour exister. Certains, comme Celeste, ont d’ailleurs réalisé leurs principales ventes sur Switch, malgré une sortie sur plusieurs autres plates-formes. Ironique, quand on sait que Nintendo maintient une politique de prix élevé sur sa boutique en ligne, avec des soldes au compte-gouttes, quand celles-ci sont massives et généralisées sur Steam.
470 jeux en un an

   


Ces jeux viennent s’ajouter à plusieurs sorties de jeux éditeurs-tiers, comme Sonic Mania de SEGA, FIFA 18 d’Electronic Arts, Dragon Ball Xenoverse 2 de Bandai Namco, NBA 2K et L.A. Noire de Take Two ou encore Skyrim, Doom et Wolfenstein : New Order de Bethesda. Des titres offrant une profondeur de catalogue dont la Wii U, la précédente console de Nintendo, n’avait jamais pu bénéficier. Le constructeur japonais récolte les fruits de son positionnement intelligent : une console portable alignée sur les performances de la PlayStation 3 et la Xbox 360 qui permet aux éditeurs d’offrir une seconde vie à leurs franchises à succès, ce que Sony ne leur permet plus depuis l’échec de la PS Vita.
En tout et pour tout, 470 jeux sont ainsi sortis sur Switch en un an. Une ludothèque particulièrement impressionnante, animée avec rythme et vigilance par Nintendo, qui veille à offrir chaque semaine deux nouveautés fortes. Quitte à cacher sous le tapis, parfois, des sorties beaucoup plus médiocres, comme Vroom in the Sky, ou des productions parodiques bas de gamme, comme Superola and the Lost Burgers.

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                « Superola and the Lost Burgers », nanar vidéoludique et perle postmoderne



Dans sa frénésie de sorties, la Switch parvient aussi à masquer que son ergonomie ne s’adapte guère à tous les genres – à l’image de ses nombreuses rééditions de jeux de combat en 2D, particulièrement injouables avec la manette par défaut de la console. L’abondance de sorties commence par ailleurs à inquiéter les développeurs, qui craignent que certains jeux tombent rapidement dans l’anonymat, si la boutique en ligne de la Switch continue de se remplir à une vitesse aussi soutenue. Un problème de riche, pour Nintendo, qui sait déjà pouvoir compter sur ses licences comme Pokémon, Metroid et Smash Bros. pour animer les mois et années à venir. Peu effrayé par la prise de risque, le constructeur s’apprête également à commercialiser début avril la première expérience atypique de la Switch, une gamme d’accessoires interactifs à construire avec des modules de carton. Jusqu’à présent, cela paye.

        Lire nos explications :
         

          Nintendo annonce Nintendo Labo, une gamme de jouets en carton à construire pour Switch






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Cette démarche fait suite à l’enquête préliminaire ouverte contre lui le 13 février après qu’une femme a déposé plainte à Paris pour « abus de faiblesse ».
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Gérald Darmanin porte une nouvelle fois plainte pour « dénonciation calomnieuse »

Cette démarche fait suite à l’enquête préliminaire ouverte contre lui le 13 février après qu’une femme a déposé plainte à Paris pour « abus de faiblesse ».



Le Monde
 |    03.03.2018 à 14h53
   





                        



   


Visé par une enquête pour abus de faiblesse, Gérald Darmanin a déposé une plainte devant le parquet de Paris pour dénonciation calomnieuse contre une femme qui l’accuse d’avoir usé de son influence politique pour obtenir des faveurs sexuelles, a annoncé, samedi 3 mars, Mathias Chichportich, son avocat, confirmant une information de BFMTV.
Cette démarche, que le ministre des comptes publics avait annoncée dans les médias, fait suite à l’enquête préliminaire ouverte contre lui le 13 février après qu’une femme a déposé plainte à Paris pour « abus de faiblesse ».
Cette habitante de Tourcoing (Nord), dont M. Darmanin fut maire entre 2014 et 2017, affirme s’être « sentie obligée » d’avoir des relations sexuelles avec lui pour obtenir un logement et un emploi, selon son témoignage publié par Mediapart. « Gérald Darmanin a abusé de moi mais il ne m’a pas forcée à avoir des relations sexuelles avec lui. (...) Je me sentais obligée de le faire pour avoir un logement et un travail », a déclaré « Sarah » – un nom d’emprunt – au site d’information.
Dans une première affaire, une autre femme, Sophie Patterson-Spatz, accuse M. Darmanin de l’avoir violée en 2009 alors qu’elle sollicitait de l’aide dans une affaire judiciaire. Sa plainte a été classée sans suite mi-février, car les investigations, durant lesquelles le ministre avait été auditionné par la police, n’avaient « pas permis d’établir l’absence de consentement », selon le parquet de Paris. Dans cette première affaire, Gérald Darmanin avait déjà porté plainte pour dénonciation calomnieuse contre son accusatrice.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ En février, Benjamin Brafman avait affirmé que « si le comportement d’Harvey Weinstein n’a pas été irréprochable, il n’y avait certainement rien de criminel ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

L’avocat d’Harvey Weinstein défend la « promotion canapé »

En février, Benjamin Brafman avait affirmé que « si le comportement d’Harvey Weinstein n’a pas été irréprochable, il n’y avait certainement rien de criminel ».



Le Monde
 |    03.03.2018 à 14h07
   





                        



   


A la veille de la cérémonie des Oscars 2018, Benjamin Brafman, l’avocat du producteur américain Harvey Weinstein, donne une interview au Times dans laquelle il défend la « promotion canapé », qui n’a pas été inventée par le producteur déchu.
« Si une femme décide qu’elle a besoin d’avoir des relations sexuelles avec un producteur d’Hollywood afin de faire avancer sa carrière, et qu’elle le fait en effet, et qu’elle trouve tout ça dégoûtant, ce n’est pas du viol. Vous avez pris la décision volontaire que vous êtes prêt à faire quelque chose qui est personnellement répugnant dans le but de faire avancer votre carrière, ce n’est pas un crime ».
En février, Benjamin Brafman – qui avait obtenu l’abandon des poursuites contre Dominique Strauss Kahn dans l’affaire du Sofitel – a assuré que, « si le comportement d’Harvey Weinstein n’a pas été irréprochable, il n’y avait certainement rien de criminel, et à la fin de l’enquête il apparaîtra clairement qu’Harvey Weinstein a promu plus de femmes à des rôles clé que tout autre responsable du secteur ».

Plusieurs enquêtes
Depuis les premières révélations du New York Times début octobre, plus d’une centaine de femmes, dont des célébrités comme Ashley Judd, Gwyneth Paltrow ou Salma Hayek, ont accusé Harvey Weinstein de les avoir harcelées, agressées ou violées, souvent il y a des années, voire des décennies.
Plusieurs victimes présumées l’ont assigné en justice. Le producteur de 65 ans est aussi sous le coup d’enquêtes menées par les polices de New York, Los Angeles et Londres, même s’il n’a fait l’objet d’aucune inculpation jusqu’ici.
Face à ces accusations, qui ont donné naissance au mouvement anti-harcèlement #MeToo, les avocats d’Harvey Weinstein ont toujours démenti qu’il ait eu des rapports sexuels non consentis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Invité sur CNews, le producteur a confié qu’il avait « envie de gifler » la militante féministe, qui a annoncé qu’elle allait porter plainte.
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Le CSA saisi d’une centaine de signalements après des propos de Besnehard contre Caroline de Haas

Invité sur CNews, le producteur a confié qu’il avait « envie de gifler » la militante féministe, qui a annoncé qu’elle allait porter plainte.



Le Monde
 |    03.03.2018 à 10h57
 • Mis à jour le
03.03.2018 à 13h05
   





                        



   


Lasse des attaques, la féministe Caroline De Haas annonçait la semaine dernière quitter les réseaux sociaux, mais c’est sur les écrans de télévision qu’elle a plus récemment été la cible d’attaques. La scène se déroule vendredi 2 mars, sur le plateau de CNews, lors d’un échange entre le présentateur Jean-Pierre Elkabbach et le producteur Dominique Besnehard, invité pour évoquer la 43e cérémonie des Césars, marquée par la mobilisation du monde du cinéma contre les violences faites aux femmes.
Dans un discours louvoyant, assurant d’abord être féministe, le producteur s’en est pris à la militante :
« Alors que je suis féministe, que j’ai un rapport avec les femmes extraordinaire… Quand je vois certaines journalistes qui disent “un homme sur trois est un prédateur”… Caroline De Haas, là, j’ai envie de la gifler. »

Dominique Besnehard #CNEWS : "Je suis féministe" (...) "Mais Caroline De Haas là, j'ai envie de la gifler" Jean-Pie… https://t.co/G2mQ9NPSPf— paul_denton (@Nils Wilcke)


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Le CSA a été saisi d’une centaine de plaintes et a fait savoir sur Twitter, par le biais de sa conseillère, Sylvie Pierre-Brossolette, que « le dossier sera examiné prochainement ».

@WCM_JustSocial Bonjour, le @csaudiovisuel a reçu une centaine de saisines concernant cette séquence. Le dossier sera examiné prochainement.— SPBrossolette (@Sylvie Pierre-Brossolette)


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Contactée par franceinfo, Caroline de Haas a indiqué qu’elle comptait porter plainte, mais ne souhaite pas s’exprimer publiquement depuis sa décision de « déconnexion », consécutive à des attaques en cascade ces derniers mois. Egalement joint par le site, le présentateur évoque « une boutade », et assure être du côté des femmes :
« Je suis hostile à la violence. On devrait garder de l’humour. En matière de féminisme, je n’ai aucune leçon à recevoir. J’ai toujours soutenu la cause des femmes. » 
Jean-Pierre Elkabbach poursuit en déplorant le « sectarisme », qu’il présente comme une muselière à « la liberté d’informer », regrettant au passage de devoir « contrôler en permanence ce que l’on dit ». De son côté, Dominique Besnehard s’est fendu d’un post publié sur Facebook, dans lequel il dénonce lui aussi « le sectarisme contre les hommes », rappelant la « réflexion anti-homme », tenue par Caroline De Haas dans un entretien accordé à L’Obs, intitulé « Un homme sur deux ou trois est un agresseur ». Des propos qui ont déclenché « une vague de haine et de harcèlement sur les réseaux sociaux », et qu’elle juge tronqués.



                            


                        

                        

