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<filname="SURF-env_sciences-1"> ¤ En France, la loi autorise la vitrification des ovules uniquement pour les femmes stériles ou pour raison médicale. Mais des médecins jugent cette loi obsolète.
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De nombreux gynécologues contournent la législation sur la congélation des ovocytes


                      En France, la loi autorise la vitrification des ovules uniquement pour les femmes stériles ou pour raison médicale. Mais des médecins jugent cette loi obsolète.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 14h14
 • Mis à jour le
02.03.2018 à 15h14
    |

                            Dominique Perrin








                              

                        

Chaque mois, ce médecin se met hors la loi. Gynécologue hospitalier, il ne comprend pas bien l’interdiction française de congeler des ovocytes sans raison médicale. Alors il ne la respecte pas très bien non plus. Spécialisé dans la fertilité, il raconte une de ses dernières consultations avec une femme souhaitant conserver ses ovules par précaution – une question au cœur des Etats généraux de la bioéthique, ouverts à tous jusqu’à fin avril. Cas atypique, il ne s’agit pas d’une célibataire. « La patiente de 36 ans, issue d’une catégorie sociale aisée, arrive en couple, commence-t-il. Elle a un désir d’enfants, mais son conjoint de 37 ans ne le sent pas. Pour éviter que ce soit trop tard pour elle quand lui se décidera, ils demandent ensemble une conservation d’ovocytes. Ni l’un ni l’autre ne sont infertiles, je leur explique alors que la seule alternative, c’est d’aller à l’étranger. »
Une démarche militante des médecins
Ne peuvent être congelés en France que les ovules d’une femme infertile ou risquant de le devenir, car atteinte d’une maladie comme le cancer, l’endométriose ou l’obésité. Pourtant, le gynécologue n’arrête pas là sa consultation. « Je leur signe une feuille de prise en charge à 100 % par la Sécurité sociale pour infertilité et prescris des ordonnances de stimulation ovarienne avec, pour le suivi, des échographies et des prises de sang. » Soit la panoplie complète pour préparer en France un prélèvement d’ovocytes dans un autre pays – en Espagne le plus souvent. Des actes illégaux, comme il en prescrit à une trentaine de femmes par an. « Je me mets en marge de la loi, assume-t-il. C’est une démarche militante, je suis un fervent défenseur de l’évolution des pratiques. »
Comme lui, certains gynécologues n’hésitent pas à entrer dans l’illégalité et beaucoup contournent, de diverses façons, une loi jugée obsolète. En France, la vitrification ovocytaire est autorisée depuis...




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<filname="SURF-env_sciences-2"> ¤ Près de 300 espèces animales ont été observées aux Etats-Unis alors qu’elles n’ont rien à faire là. En réalité, elles viennent du Japon. Comment est-ce possible ?
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<article-nb="2018/03/02/19-3">
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<filname="SURF-env_sciences-3"> ¤ Après la fermeture de la maternité, puis du service de chirurgie, c’est au tour des urgences de nuit d’être menacées de disparition, dans ce territoire désigné par l’ARS comme « rural, âgé et défavorisé », le profil le plus précaire de sa classification.
<filname="PROF-env_sciences-3"> ¤ 
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<filname="SURF-env_sciences-4"> ¤ Une invitation à réfléchir à la fragilité de ce territoire, longtemps négligé, pourtant essentiel à l’écosystème marin et terrestre.
<filname="PROF-env_sciences-4"> ¤                     
                                                   
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La mangrove, une forêt en danger

Une invitation à réfléchir à la fragilité de ce territoire, longtemps négligé, pourtant essentiel à l’écosystème marin et terrestre.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 11h00
    |

                            Guillaume Rizza








                        



                                


                            
Le livre. Elle est baignée par l’eau salée des océans, concentre une faune innombrable, dont près de 450 espèces de vertébrés, et constitue un « filtre fragile » entre les villages en amont et le lagon : en quelques décennies, la mangrove est passée d’une image de « territoire hostile et marécageux », à celle de havre de paix « idéalisé et esthétisé ». C’est le constat que fait Mangrove, une forêt dans la mer, ouvrage collectif dirigé par trois chercheurs du CNRS.
Même si l’utilité des mangroves est évoquée dès 1911 comme barrière aux raz-de-marée, il faudra attendre les années 1970 avec l’apport de nouveaux outils et des sciences écologiques pour que le regard change, et que naisse un véritable intérêt pour cet écosystème où « les alluvions (…) roulent leurs ventres effervescents, bulbeux, cloqués de pépites gluantes et jaunes », comme l’écrit alors Patrick Granville dans Les Flamboyants (prix Goncourt 1976).
La mangrove est avant tout le lieu de vie de femmes et d’hommes habitant le long de l’équateur, qui collectent des coquillages et pêchent dans le lagon pour se nourrir. Certains exploitent le bois du palétuvier, arbre mythique dont l’une des espèces, Rhizophora, survit ingénieusement dans ce milieu sans eau douce grâce à « un système de filtration et de régulation osmotique perfectionné qui lui permet d’exclure le sel de l’eau ». La mangrove de Bombetoka, à Madagascar, est par ailleurs l’objet d’une salutaire initiative d’insertion sociale qui « procure aux habitants chassés de l’intérieur des terres par la sécheresse ou l’insécurité un lieu de vie qui offre nourriture, revenus et droits d’usage ».
Piège à gaz carbonique
La mangrove possède d’autres atouts : elle abaisse jusqu’à 20 % l’énergie des vagues et du vent venant déferler sur la côte, son réseau racinaire protège de l’érosion, et elle agit...




                        

                        


<article-nb="2018/03/02/19-5">
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<filname="SURF-env_sciences-5"> ¤ Une fiction nous emmène dans les affres de la pensée d’un scientifique, qui joue avec de nombreux signes pour faire avancer l’intrigue.
<filname="PROF-env_sciences-5"> ¤                     
                                                   
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En quête de maths

Une fiction nous emmène dans les affres de la pensée d’un scientifique, qui joue avec de nombreux signes pour faire avancer l’intrigue.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 07h00
    |

            David Larousserie








                        



                                


                            

Le livre. Pour la deuxième fois, le célèbre mathématicien Alain Connes, en collaboration avec son ancien directeur de thèse, Jacques Dixmier, et sa femme, Danye Chéreau, s’essaie à la fiction.
En 2013, dans Le Théâtre quantique (Odile Jacob), il était question bien sûr de physique quantique, mais aussi de la notion de temps, autour d’une simili-enquête policière. Cette fois, avec les mêmes personnages – un mathématicien, une physicienne et un informaticien –, c’est plutôt de l’espace sous différentes formes qu’il s’agit. Espace, en référence à l’origine extraterrestre d’un message à décoder. Espace, comme le théâtre des nombreux voyages dont il est question, au Chili, en Suisse ou en Californie. Et enfin espace, comme le concept qui permettra de déchiffrer l’énigme.
Malgré le pedigree scientifique d’Alain ­Connes et de Jacques Dixmier, les auteurs se défendent d’utiliser la fiction pour faire de la vulgarisation scientifique. Et, en effet, le récit est bien plus réussi, dans sa première partie, que le précédent livre. Il n’est question de science et de maths proprement dits qu’à partir de la page 162.

L’histoire est celle d’un voyage où le héros croise de nombreux « spectres » : ceux, physiques, émis par une source mystérieuse, mais aussi des fantômes, comme le célèbre mathématicien Grothendieck ou, plus étonnant, le personnage de Tintin, deux passions d’Alain Connes. La rationalité du personnage central sera soumise aux rencontres troublantes de ces spectres et aux nombreux signes qui jalonnent sa route.
Mais, comme dans le premier roman, le dénouement apparaît un peu tiré par les cheveux, avec une accélération du rythme et des péripéties qui contrastent sans raison avec une première partie plus paisible. En quelques pages, on croisera un semblant d’ordinateur quantique, une curieuse interaction homme-machine, un président des Etats-Unis et des concepts mathématiques de haute volée. Le lecteur...




                        

                        


<article-nb="2018/03/02/19-6">
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<filname="SURF-env_sciences-6"> ¤ Le chimiste et toxicologue Jean-Marc Bonmatin explique que les industriels tentent de mettre sur le marché deux nouvelles molécules dont le mode d’action est semblable à celui des néonicotinoïdes.
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<article-nb="2018/03/02/19-7">
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<filname="SURF-env_sciences-7"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le président d’IBM France Nicolas Sekkaki estime que travailler avec une matière aussi disruptive que l’intelligence artificielle implique la confiance… Et son corollaire, la transparence.
<filname="PROF-env_sciences-7"> ¤                     
                                                   
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« Un usage humaniste et responsable de l’intelligence artificielle » est possible

Dans une tribune au « Monde », le président d’IBM France Nicolas Sekkaki estime que travailler avec une matière aussi disruptive que l’intelligence artificielle implique la confiance… Et son corollaire, la transparence.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 14h30
    |

Nicolas Sekkaki (Président d’IBM France)







                        



                                


                            

Tribune. A l’approche de la publication des conclusions de la mission sur l’intelligence artificielle présidée par Cédric Villani [député LRM], le débat semble figé entre deux camps qui correspondent à deux opinions diamétralement opposées sur le progrès. D’un côté, ceux qui craignent perpétuellement le pire, et notamment que les avancées techniques ne servent que quelques intérêts particuliers. Ceux-là considèrent comme naïfs ceux qui, de l’autre côté, espèrent toujours que l’innovation résoudra tous nos maux. Entre ces deux opinions, nous défendons une voie médiane où le progrès sert à tous.

Pas un jour ne s’écoule sans que la technologie, intelligence artificielle en tête, véhicule de nouvelles craintes. Et si la machine dominait le monde ? Et si nous étions espionnés ? Et si nous perdions nos emplois ? Pourtant, nous le savons bien, les technologies améliorent la vie quotidienne : meilleur accès aux soins, meilleure appréciation des risques et anticipation des catastrophes, éducation personnalisée et partage accru de la connaissance.
Les entreprises doivent pouvoir expliquer ce qui a été intégré dans les recommandations de leurs algorithmes, quelles sources sont utilisées et pourquoi
Le progrès n’est accepté socialement que s’il est inclusif. Donc, ce qui en est fait est l’affaire de tous : citoyens, entreprises, pouvoirs publics. Créée par l’homme et pour l’homme, la technologie reste un outil permettant de faire ce qui est hors de portée physique ou intellectuelle. Autrement dit, elle nous augmente.
Avec chaque nouvelle génération technologique, de nouveaux rôles, de nouveaux modèles économiques et sociaux sont inventés ; des aptitudes différentes et des compétences inédites voient le jour. Notre responsabilité collective est d’en faciliter l’éclosion. Pour que le progrès serve à tous, nous savons que rien ne remplace la vigilance, le travail ou quelques principes inaliénables. Travailler avec une...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-8"> ¤ L’utilisation de robots supprimera certes des emplois, mais en créera d’autres, estime Ulrich Spiesshofer, PDG d’un groupe international d’ingénierie, dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-env_sciences-8"> ¤                     
                                                   
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Intelligence artificielle : « Les “machines intelligentes” ne sont pas près de remplacer les êtres humains »

L’utilisation de robots supprimera certes des emplois, mais en créera d’autres, estime Ulrich Spiesshofer, PDG d’un groupe international d’ingénierie, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    28.02.2018 à 14h30
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 14h34
    |

Ulrich Spiesshofer (PDG d’ABB, l’un des leadeurs mondiaux dans  les technologies de l’énergie et de l’automation)







                        



                                


                            
Tribune. Les titres de certains articles publiés récemment sont alarmistes : « L’automatisation menace 800 millions d’emplois », « Travaillerons-nous au service des robots ? »… A chaque nouvelle évolution dans les domaines de l’intelligence artificielle et du machine learning (apprentissage automatique), les prévisions quant aux mutations du marché du travail se veulent toujours plus extrêmes. Pour autant, cette crainte grandissante de l’obsolescence de l’homme dans le monde du travail n’est pas fondée – comme en témoignait déjà il y a des décennies le philosophe hongrois Michael Polanyi dans son désormais célèbre paradoxe.
Le marché du travail va évoluer entraînant la suppression de certains emplois tout en en créant de nouveaux que nous ne pouvons même pas imaginer aujourd’hui
En 1966, Polanyi, alors chercheur à Oxford, expliquait pourquoi les machines étaient imbattables pour certaines tâches, mais totalement incompétentes pour d’autres. Après avoir évalué les aptitudes de l’homme, il concluait : « Nous en savons plus que ce que nous pouvons exprimer. » En d’autres termes, l’homme excelle dans des tâches dont il est incapable d’expliquer clairement la réalisation. De ce fait, il est quasi impossible de programmer une machine pour réaliser ces tâches-là à sa place.
En se fondant sur le paradoxe de Polanyi, on peut raisonnablement penser que les « machines intelligentes » ne sont pas près de remplacer les êtres humains, même si les toutes dernières évolutions en matière d’intelligence artificielle et d’automatisation feront évoluer le marché du travail, entraînant la suppression de certains emplois tout en en créant de nouveaux que nous ne pouvons même pas imaginer aujourd’hui.
A titre d’exemple, l’agence Associated Press utilise désormais des programmes d’intelligence artificielle pour rédiger des dépêches, certes peu élégantes du point de vue stylistique, mais parfaitement compréhensibles, relatives à des...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-9"> ¤ La Lune devrait disposer d’un réseau 4G dès 2019, d’après les plans de Vodafone, Nokia et une start-up berlinoise : PTScientists.
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<article-nb="2018/03/02/19-10">
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<filname="SURF-env_sciences-10"> ¤ Sixième volet de la collection archéologie, la ville cambodgienne d’Angkor et son étonnant le réseau de réservoirs, bassins et autres canaux.
<filname="PROF-env_sciences-10"> ¤                     
                                                   
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Angkor, cité hydraulique en marche

Sixième volet de la collection archéologie, la ville cambodgienne d’Angkor et son étonnant le réseau de réservoirs, bassins et autres canaux.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 12h52
    |

            Florence Evin








                        



                                


                            

Collection archéologie. Angkor, 400 kilomètres carrés de temples ciselés dans le grès. La « cité hydraulique » de feu ­Bernard-Philippe Groslier – directeur de l’Ecole française d’Extrême-Orient (EFEO), au Cambodge, chassé par les ­Khmers rouges en 1972 – est désormais mieux comprise grâce aux nouvelles technologies. C’est aujourd’hui la densité d’occupation urbaine de l’ancienne capitale des rois khmers (IXe-XVe siècles) qui est révélée avec sa résille d’eau, ensemble connecté de réservoirs, bassins, douves et canaux se remplissant grâce à une pente de quelques centimètres. Un réseau alimenté par un château d’eau naturel, le ­Phnom Kulen, situé à 40 km au nord-est d’Angkor. Est-ce le manque d’entretien des canaux et bassins, ne jouant plus leur rôle à la saison sèche, qui a fait fuir les habitants ? La question de l’abandon de la capitale au XVIe siècle reste posée.
Seuls les dizaines de temples ont survécu, pas les maisons ni les palais de bois victimes de la mousson et des termites. Deux campagnes au lidar, un laser aéroporté, ont été menées à Angkor, en 2012 (sur 370 km2) et en 2016 (sur 1 900 km2), par Damian Evans, principal collaborateur australien de l’EFEO, avec l’appui d’Apsara, autorité nationale cambodgienne chargée du site archéologique. Les relevés de milliers de points – altitude, longitude et latitude – effectués par le lidar au travers du couvert forestier ont donné l’empreinte en 3D de l’ancienne cité.
Eviter les inondations
« En révélant la topographie au sol, le ­lidar présente une densité inédite d’éléments, notamment de tertres et de bassins tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’enceinte d’Angkor Vat », temple pourtant le plus étudié depuis cent cinquante ans, a expliqué, vendredi 2 février, à l’Académie des belles lettres, l’architecte Christophe Pottier, ex-directeur de l’EFEO à Siemp Reap, ville proche ­d’Angkor. « Le quadrillage urbain...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-11"> ¤ Dans une tribune au « Monde », trois scientifiques s’inquiètent de l’attitude du chef de l’Etat face à l’alcool qui, selon lui, ne serait un problème que dans le cas des jeunes.
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Article sélectionné dans La Matinale du 28/02/2018
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Alcool : « Le président Macron doit garantir le bien-être de tous, y compris des plus vulnérables »

Dans une tribune au « Monde », trois scientifiques s’inquiètent de l’attitude du chef de l’Etat face à l’alcool qui, selon lui, ne serait un problème que dans le cas des jeunes.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 07h03
   





                        



                                


                            
Tribune. En prélude à l’ouverture du Salon de l’agriculture, les médias se sont fait l’écho de propos du président de la République, Emmanuel Macron, écartant tout « amendement pour durcir la loi Evin », ajoutant : « N’emmerdez pas les Français avec ça. »
Ministre de l’économie du précédent quinquennat, il avait fait adopter l’amendement la détricotant en partie. Elu président, il ne reviendra pas dessus, c’est sans surprise. Mais il accompagne cet arbitrage d’une double affirmation qui pose problème à la politique d’un point de vue de santé publique : revendiquant de boire du vin tous les jours, midi et soir, il semble en faire une norme sociale acceptable ; il résume le fléau de l’alcoolisme aux alcoolisations rapides des jeunes, il en exempte le vin.
Lourd tribut
Sur la première affirmation, sur la consommation quotidienne de vin, il suffit de rappeler que le vin, comme toute boisson alcoolisée obtenue par fermentation (bière ou autres), contient de l’éthanol (ou alcool éthylique). En France, les conséquences sanitaires liées à la consommation d’éthanol sont majeures, que ce soit en termes de mortalité (49 000 décès par an dont 15 000 par cancer), de maladies, y compris 8 000 nouveau-nés victimes d’alcoolisation fœtale, ou encore de drames familiaux ou de violences sociales.
Ce lourd « tribut » est payé par la collectivité au travers des soins nécessaires et des remboursements effectués par la Sécurité sociale, et tout n’est pas encore chiffré, ainsi que le regrettait la Cour des comptes en 2016.

Par ailleurs, il existe une inégalité fondamentale entre les individus vis-à-vis de la dépendance à l’alcool : un adulte sur dix présente des difficultés face à l’alcool (soit près de 5 millions). Quant aux éventuels bienfaits prêtés au vin pour protéger de certaines maladies, quels sont-ils ? Les polyphénols et le resvératrol qui en seraient à l’origine sont déjà présents dans le jus de raisin, et...




                        

                        


<article-nb="2018/03/02/19-12">
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<filname="SURF-env_sciences-12"> ¤ En envoyant une voiture dans l’espace, le fondateur de Tesla – et de Paypal, entre autres – fait rêver le monde entier et casse les codes scientifiques et technologiques.
<filname="PROF-env_sciences-12"> ¤                     
                                                   
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Elon Musk fusionne publicité et science

En envoyant une voiture dans l’espace, le fondateur de Tesla – et de Paypal, entre autres – fait rêver le monde entier et casse les codes scientifiques et technologiques.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 17h00
    |

                            Laurent Alexandre (chirurgien urologue, président de DNAVision)








                        



                                


                            

Carte blanche. Elon Musk, l’industriel le plus médiatique au monde, fondateur de PayPal, Tesla, SolarCity, Hyperloop, The ­Boring Company, Neuralink et SpaceX, fait l’objet d’un impressionnant culte de la personnalité. Il faut dire qu’il a d’ores et déjà secoué sept industries : paiement, automobile, énergie, spatial, ferroviaire, travaux publics et éducation. Grâce à son aura, il bénéficie d’une gigantesque exposition médiatique gratuite. Le 6 février, les médias du monde entier ont relayé les images de son Roadster Tesla rouge filant magiquement vers la ceinture d’astéroïdes sur l’air de la chanson Space Oddity de David Bowie. Ces images qui rappellent l’esthétique du film de Jean-Jacques Beneix La Lune dans le caniveau, représentent un cadeau d’au moins 10 milliards de dollars en achat d’espace. Dans le même temps, les vieux constructeurs automobiles dépensent des milliards de dollars pour diffuser leurs publicités sur des chaînes de télévision que seuls les seniors verront.

Le culte voué à Musk par les geeks lui permet par ailleurs de disposer de capitaux considérables apportés par des investisseurs subjugués qui rêvent de rencontrer leur idole et acceptent des valorisations indécentes. La flamboyante stratégie de communication de Musk lui permet également de se faire pardonner ses retards industriels : Falcon Heavy était attendue en 2013 et la Tesla modèle 3 est produite au compte-gouttes, contrairement aux engagements initiaux. Grâce à la confiance sans borne des technophiles, Musk peut financer des projets à long terme, même les plus fous. Ses idées ont toujours été jugées a priori inapplicables : ­SpaceX était moqué par le monde de l’espace, Tesla vouée à l’échec selon les industriels, et l’éducation nationale se croit encore protégée face à Neuralink, destinée à augmenter nos capacités cérébrales grâce à de minuscules composants électroniques entrelacés entre nos 86 milliards de neurones.
Cerveaux...



                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-13"> ¤ Une tribune signée par d’éminents chercheurs français tend à remettre en cause le principe de précaution au nom du progrès technologique et scientifique.
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<filname="SURF-env_sciences-14"> ¤ Une étude récente vient de révéler la mécanique de ces phénomènes pulsants issus de la magnétosphère.
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Lumière sur les aurores boréales qui battent la chamade

Une étude récente vient de révéler la mécanique de ces phénomènes pulsants issus de la magnétosphère.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 14h00
    |

            David Larousserie








                        



                                


                            

C’est un merveilleux spectacle visible parfois jusqu’à nos latitudes, mais plus sûrement durant les nuits de l’extrême Nord européen ou américain : les aurores boréales ou polaires. Des arcs lumineux verdâtres fendent le ciel nocturne et bougent comme les plis d’un rideau.
Mais un autre phénomène, à peine moins rare, illumine aussi certaines nuits : les aurores pulsantes. Elles sont moins brillantes que les premières, mais elles clignotent toutes les dix secondes environ pendant près d’une heure. « C’est peu photogénique, c’est peut-être pour cela qu’elles sont moins connues. C’est leur aspect temporel, leur “rythme” qui est intéressant à contempler », décrit Fabrice Mottez, chercheur à l’Observatoire de Paris-Meudon et auteur d’Aurores polaires ­ (Belin, 2017). Et ce rythme restait un mystère jusqu’aux travaux publiés dans la revue Nature, le 15 février, par des chercheurs japonais et américains.
Magnétosphère déformée
Dans les grandes lignes, l’explication est commune avec celle des aurores classiques. Le vent solaire ou les éruptions solaires atteignent la Terre et déforment son bouclier magnétique, ou magnétosphère. Celui-ci se réorganise, ce qui agite plus ou moins les divers électrons présents à des dizaines de milliers de kilomètres au-dessus de la Terre. Ceux-ci sont guidés et accélérés par les lignes de champ magnétique jusqu’aux couches atmosphériques peuplées de divers atomes et molécules comme l’oxygène, l’azote ou l’hélium. Là, ces derniers, sous l’effet du choc des électrons, s’excitent et, en revenant à la normale, émettent de la lumière (verte pour l’oxygène par exemple).
Voilà pour expliquer une pluie continue de particules et les aurores en arc. Pour les aurores pulsantes, un détail supplémentaire est ajouté, proposé dans les années 1980 et confirmé par les mesures décrites dans l’article de Nature. Les bouffées d’électrons sont causées par l’interaction avec des ondes...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-15"> ¤ Cinq ans sont nécessaires au « hérisson des mers » pour faire son trou, quand il peut vivre plusieurs décennies. Une puissance d’activité tout juste mise au jour.
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Comment l’oursin, ce rongeur marin, fait-il pour creuser son trou ?

Cinq ans sont nécessaires au « hérisson des mers » pour faire son trou, quand il peut vivre plusieurs décennies. Une puissance d’activité tout juste mise au jour.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 20h10
    |

            Nathaniel Herzberg








                        



                                


                            

Zoologie. Admettons-le : de lui, on ne connaît souvent pas grand-chose. Les plus malchanceux ont souffert de ses piquants, les plus heureux ont pu savourer son délicieux goût marin. Pourtant, l’animal constitue une véritable merveille de la nature. Une famille aussi ancienne que variée, aussi complexe que mystérieuse, refuge pour de nombreuses larves de poisson et nettoyeuse des côtes. Ses pointes acérées, cette étonnante symétrie qui veut que du squelette à l’appareil digestif et jusqu’aux dents de sa bouche, rassemblées dans ce que les scientifiques ont baptisé la « lanterne d’Aristote », tout fonctionne par cinq, ont toujours fasciné les savants. D’Aristote justement à Pline l’Ancien, de Daubenton à Lamarck, ils furent nombreux à se passionner pour ce « hérisson des mers ». Aujourd’hui encore, généticiens et toxicologues, écologues (les oursins font partie des principaux consommateurs d’algues) et embryologistes (leurs œufs sont transparents) continuent de les scruter à la loupe.
C’est pourtant une simple curiosité d’enfant qui a conduit Michael Russell à se passionner pour l’animal. « La première fois que j’ai vu leur étonnant habitat, j’ai été frappé par l’ajustement entre les oursins et leur trou, raconte le biologiste de l’université Villanova, en Pennsylvanie (Etats-Unis). Alors, je me suis interrogé : creusaient-ils la roche, et si oui, comment faisaient-ils et combien de temps cela leur prenait ? Je me suis aperçu que tout le monde supposait qu’ils devaient fabriquer leur trou, mais que personne n’avait quantifié cette activité. C’est ce que nous avons fait. » Les résultats de cette recherche sont publiés dans la revue PloS One et ils montrent une puissance d’activité insoupçonnée.
Leurs dents mâchent, ou grattent
L’animal qui vient s’installer dans une dépression existante ne paye pourtant pas de mine. Tout juste sorti de son état larvaire, où il se confond pratiquement avec le plancton qu’il...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-16"> ¤ Dans cette région particulièrement aride, proche des conditions sur la Planète rouge, des bactéries parviennent quand même à survivre.
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L’espoir de trouver la vie sur Mars grâce au désert d’Atacama

Dans cette région particulièrement aride, proche des conditions sur la Planète rouge, des bactéries parviennent quand même à survivre.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 03h36
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 10h11
   





                        



   


Il n’y pleut qu’une fois par décennie, voire moins. Pourtant, des micro-organismes parviennent quand même à survivre dans le désert d’Atacama. Une situation qui laisse entrevoir la possibilité de découvrir des formes de vie similaires sur Mars, ont avancé des scientifiques lundi 26 février.

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                2018, une année exceptionnelle pour observer Mars



Situé entre le Chili et le Pérou, l’Atacama est le désert non polaire le plus sec du globe et sans doute le plus proche des conditions existant sur la Planète rouge, selon leurs travaux publiés dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).
En sommeil pendant des milliers d’années
Professeur et planétologue à l’université technique de Berlin, Dirk Schulze-Makuch, et ses collègues s’y sont rendus en 2015 pour étudier le type de vies qui pourrait y exister. Mais, soudain, il s’est mis à pleuvoir. Et l’équipe a détecté une explosion d’activité biologique dans la terre, décidant rapidement d’en prélever des échantillons.
Des analyses génomiques ont alors permis d’identifier plusieurs types autochtones de vie microbienne, essentiellement des bactéries, qui étaient parvenus à s’adapter à cet environnement hostile en sommeillant pendant des années, avant de se réactiver pour se reproduire une fois la pluie tombée.

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                Le sol de Mars capable d’éliminer la moindre bactérie



« Des chercheurs avaient trouvé par le passé des organismes en train de mourir près de la surface ainsi que des restes d’ADN. Mais c’est la première fois que quelqu’un est parvenu à identifier une forme de vie persistante dans la terre du désert d’Atacama », explique M. Schulze-Makuch, principal auteur de ces travaux.
« Nous pensons que ces communautés microbiennes peuvent sommeiller pendant des centaines, voire des milliers d’années dans des conditions très proches de ce qu’on trouverait sur une planète comme Mars, avant de revenir à la vie quand il pleut. »
« Un endroit où se nicher »
Lorsqu’ils sont retournés dans l’Atacama en 2016 et 2017, les scientifiques ont découvert que ces mêmes communautés microbiennes nichées dans la terre étaient lentement en train de retourner vers cet état dormant. Mais elles n’étaient pas mortes.
Des organismes unicellulaires, logés surtout dans les couches les plus profondes du désert, « ont formé des communautés actives pendant des millions d’années et ont évolué afin de résister à ces conditions difficiles », souligne leur étude.
Or puisque des océans et des lacs existaient sur la Planète rouge il y a des milliards d’années, Dirk Schulze-Makuch espère que ces travaux pourront aider à la recherche de signes d’une vie sur cette dernière.
« Si la vie est un jour apparue sur Mars, nos travaux suggèrent qu’elle pourrait avoir trouvé un endroit où se nicher sous la surface hyperaride actuelle. »




                            


                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-17"> ¤ 17 milliards par an, c’est le coût social pour la France de la sédentarité, qui implique obésité et diabète. Un an après l’instauration du « sport sur ordonnance », certains innovent, comme à Murat, dans le Cantal.
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Bouger, c’est préserver sa santé

17 milliards par an, c’est le coût social pour la France de la sédentarité, qui implique obésité et diabète. Un an après l’instauration du « sport sur ordonnance », certains innovent, comme à Murat, dans le Cantal.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 18h00
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 20h37
    |

            Sandrine Cabut (Murat (Cantal), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Un, deux, trois… Debout sur une jambe, quatre femmes et hommes soulèvent en cadence un petit haltère avec une main. ­Objectif : effectuer le mouvement une douzaine de fois, sans poser pied à terre. Chacun a sa parade, un partenaire avec qui il alterne cet exercice d’équilibre et de renforcement musculaire. Certains sont à l’aise, d’autres un peu à la peine. Mais tous s’appliquent, sous l’œil attentif de Noël Bultez, éducateur sportif spécialisé en activité physique adaptée et coordonnateur de ce dispositif original de sport-santé en milieu rural, dans le département du Cantal.
En ce début décembre, malgré le froid et la neige qui se sont abattus depuis quelques jours, le groupe du mercredi soir est presque au complet. Dans la salle de danse de l’école de musique de Murat, au centre de cette bourgade de moyenne montagne de 2 000 habitants, huit des dix participants habituels sont au rendez-vous.
Pendant une heure, sur fond musical, ils vont enchaîner séries de tractions des bras avec des élastiques, mouvements de boxe, jeux divers pour activer le système cardio-respiratoire… Noël Bultez donne les consignes, corrige les gestes, ­encourage. Sans se priver de chambrer gentiment ses élèves. De leur côté, l’ambiance est bon enfant, potache presque. Quand l’éducateur sportif les envoie chercher des ballons en mousse dans la pièce à côté pour des exercices de lancers et de coordination, ils s’amusent à shooter dedans comme des gamins. Bavardent. Chahutent.
Tous ont pourtant quitté l’école et les terrains de sport il y a bien longtemps. Quadra ou quinquagénaires, ils sont actifs professionnellement, mais plus guère physiquement. Factrice, chauffeur de taxi ou encore aide-soignante, ils passent beaucoup de temps assis, au volant ou sur une chaise. Les superbes paysages du pays de Murat et du parc régional des volcans d’Auvergne ? Peu les explorent à pied ou à vélo, même le week-end. La plupart sont en surpoids, suivis pour un diabète, une hypertension,...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-18"> ¤ La ministre des sports souligne le rapport entre les maladies dont souffrent les Français et leurs pratiques sportives.
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Laura Flessel : « L’objectif, c’est trois millions de pratiquants en plus »

La ministre des sports souligne le rapport entre les maladies dont souffrent les Français et leurs pratiques sportives.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 18h00
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 19h20
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            

Environ 40 % des Français ne respectent pas les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en matière d’activité physique. Ministre des sports, Laura Flessel veut agir pour les inciter à bouger plus et développer le sport-santé.
La sédentarité des Français augmente. Pour vous, y a-t-il urgence à agir ?
En effet, les chiffres sont criants. Dix millions de personnes souffrent d’affections de ­longue durée, 3 millions sont diabétiques, 55 % des Français ne pratiquent pas ou plus d’activité sportive. Le sport-santé constitue l’un des axes forts de notre feuille de route. Notre ambition est d’aller chercher 3 millions de pratiquants supplémentaires, notamment des personnes éloignées de toute pratique sportive. Cela ­représente une augmentation de 10 %. Aujourd’hui, la France compte 34 millions de pratiquants (dont 17 millions de licenciés). Nous sommes une ­nation qui aime le sport mais qui n’a pas la culture du sport, d’où l’idée de proposer une offre plus large. Le président de la ­République a voulu un ministère des sports de plein exercice. Le ­challenge est celui de la ­transformation.
Comment y arriver ?
Nous avons une responsabilité citoyenne avec les Jeux olympiques et paralympiques en 2024. Notre ambition est de bâtir un écosystème qui intègre plus l’activité physique et sportive. Cela commence dès l’école. Avec le ministre de l’éducation nationale Jean-Michel Blanquer, nous souhaitons labelliser dès la rentrée prochaine 100 infrastructures, écoles, collèges… pour faire redécouvrir le sport aux enfants et adolescents. En visant certains publics. Je pense en particulier aux filles, dont seulement 19 % à 24 % pratiquent une activité physique. De même, trop d’enfants handicapés n’ont pas accès à la pratique sportive dans les écoles. Outre les milieux scolaires et universitaires, nous voulons aussi développer la pratique sportive dans le monde de l’entreprise ou encore dans les...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-19"> ¤ Une commission d’enquête a conclu que la patronne de la biologie du CNRS n’était pas coupable d’inconduite scientifique, même si plusieurs des articles qu’elle a cosignés doivent être corrigés. L’affaire continue d’agiter les spécialistes.
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L’honneur sauvegardé de la biologiste Catherine Jessus

Une commission d’enquête a conclu que la patronne de la biologie du CNRS n’était pas coupable d’inconduite scientifique, même si plusieurs des articles qu’elle a cosignés doivent être corrigés. L’affaire continue d’agiter les spécialistes.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 18h00
    |

            Hervé Morin et 
David Larousserie








                        



                                


                            

C’est une première. Le CNRS et une université française, Sorbonne université, ont rendu public, mercredi 21 février, le rapport d’un comité d’experts se prononçant sur des soupçons d’inconduites scientifiques. Les conclusions sont nettes : la biologiste Catherine Jessus, directrice depuis 2013 de l’Institut des sciences biologiques du CNRS, est lavée de toute suspicion. « Ces six derniers mois ont été extrêmement durs à vivre pour mon équipe et pour moi », constate Catherine ­Jessus, satisfaite des conclusions d’une enquête riche d’enseignements mais qui laisse encore d’importantes questions en suspens.
Tout commence le 5 septembre 2017, lorsqu’un ancien biologiste allemand devenu journaliste et blogueur, Leonid Schneider, accuse, sur son site, Catherine Jessus d’avoir manipulé des images dans quatre de ses articles. Il est déjà connu pour avoir soulevé l’affaire Olivier Voinnet, un autre biologiste français, sanctionné en 2015 par le CNRS et l’Ecole polytechnique fédérale de ­Zurich et dont huit articles ont été rétractés.


Le même jour, M. Schneider relaie ses soupçons sur le site PubPeer, ouvert en 2012 pour permettre des discussions, y compris de manière anonyme, sur la littérature scientifique. Quelques jours plus tard, d’autres personnes, sous pseudonymes, ainsi que Leonid Schneider, ajoutent, sur ce même site, d’autres articles suspects. Le 23 septembre 2017, un total de onze articles, publiés entre 1998 et 2017, sont mis en cause sur PubPeer. Les commentaires posent tous des questions sur la construction des figures utilisées dans les articles de Catherine Jessus.
La biologiste, que nous avions rencontrée à la mi-septembre, avait alors admis « des erreurs, parfois grotesques, qui méritent correction, mais pas de fraude ». Spécialiste de la division cellulaire et de la formation des gamètes chez les amphibiens, elle cherche à comprendre notamment le rôle de certaines molécules dans des processus...




                        

                        


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<filname="SURF-env_sciences-20"> ¤ Un an après l’entrée en vigueur du décret, le dispositif reste sous-utilisé. En cause, un manque de financement et une filière qui reste à organiser.
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Les débuts laborieux du « sport sur ordonnance »

Un an après l’entrée en vigueur du décret, le dispositif reste sous-utilisé. En cause, un manque de financement et une filière qui reste à organiser.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 18h00
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 22h48
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            

C’était une mesure très attendue, la reconnaissance officielle de l’exercice physique comme une thérapeutique à part entière pour les 10 millions de Français souffrant d’une affection de longue durée (ALD) : accident vasculaire cérébral, diabète, cancer, Parkinson… Mais, un an après l’entrée en vigueur du décret permettant aux médecins la prescription d’activité physique adaptée (APA) dans le cadre des 29 ALD, le 1er mars 2017, le bilan du « sport sur ordonnance » est mitigé.
Absence de financement, complexité de la mise en œuvre : les limites, soulignées d’emblée par les spécialistes du secteur, se retrouvent dans les conclusions de la mission d’information du député de la Moselle Belkhir Belhaddad (LRM), rendue publique le 31 janvier. D’autres études sont attendues prochainement, dont une mission de l’inspection générale des affaires sociales (IGAS).

Du côté des prescripteurs, un grand nombre de médecins traitants ne seraient « pas suffisamment formés aux enjeux du sport santé, ni informés du dispositif, alors qu’ils en sont le pivot », écrit M. Belhaddad, qui préconise une campagne de sensibilisation spécifique auprès de ces professionnels.
Plusieurs initiatives visent à améliorer leur information et leur formation, mais toutes ne sont pas opérationnelles. La Haute Autorité de santé doit ainsi formuler dans les mois à venir des recommandations ciblées, pathologie par pathologie, et des référentiels d’évaluation. Parallèlement sont attendues des « fiches Vidal » pour adapter les prescriptions sportives selon les maladies.
La question des intervenants spécialisés (enseignants en activité physique adaptée, éducateurs sportifs, kinésithérapeutes…) est encore plus complexe. Selon le rapport de M. Belhaddad, des certifications professionnelles et des formations complémentaires sont imposées à des éducateurs sportifs dispensant déjà de l’activité physique adaptée, souvent titulaires de diplômes délivrés par...




                        

                        

