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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Opposés au projet d’enfouissement des déchets nucléaires dans cette commune de la Meuse, ils ont l’intention de se rassembler ce week-end malgré l’interdiction préfectorale.
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Bure : les opposants annoncent leur intention de manifester malgré un arrêté préfectoral

Opposés au projet d’enfouissement des déchets nucléaires dans cette commune de la Meuse, ils ont l’intention de se rassembler ce week-end malgré l’interdiction préfectorale.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 15h03
 • Mis à jour le
02.03.2018 à 15h04
   





                        


Les opposants au projet d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse) ont annoncé vendredi 2 mars leur intention de passer outre l’interdiction de manifester décrétée par la préfecture, qui redoute de nouveaux débordements.
Il y a une semaine, pas de moins de 500 gendarmes avaient été requis pour l’évacuation manu militari d’une quinzaine d’occupants du bois Lejuc, épicentre de la contestation, tandis que leurs bivouacs et barricades étaient détruits à l’aide de bulldozers.
Devant la perspective de nouveaux « troubles graves à l’ordre public », la préfète de la Meuse, Muriel Nguyen, a pris dans la nuit de jeudi à vendredi un arrêté interdisant « toute manifestation ».
« Un fort risque d’affrontements »
« Plus de 700 opposants sont attendus », dit-elle dans l’arrêté. « Il existe un fort risque d’affrontements avec les forces de l’ordre stationnées aux abords du bois », a-t-elle précisé à l’AFP, étant donné « le caractère jusqu’au-boutiste de certains des opposants » et « le mot d’ordre visant à réinvestir » la zone, a encore fait valoir la préfète de la Meuse.
« On est scandalisé. C’est un arrêté liberticide », a répliqué Juliette Geoffroy, porte-parole du Collectif contre l’enfouissement des déchets radioactifs (Cedra), ajoutant que l’appel au rassemblement lancé par les opposants était « maintenu ».
Prévu de longue date, il doit être selon eux l’occasion d’« une rencontre inter-comités de soutien et de lutte ».
La préfète Muriel Nguyen a prévu un dispositif de maintien de l’ordre. « Mais le dispositif ne viendra pas gêner un rassemblement pacifique », a-t-elle cependant dit.
« Il y a une hypocrisie totale, car ils demandent plus de consultation et on nous empêche de nous réunir pour discuter », proteste Sylvain, habitant de la commune.

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                Bure : les occupants du bois Lejuc évacués par la force



Le 23 février, au lendemain de l’évacuation du site, les associations d’opposants, qui devaient rencontrer le secrétaire d’Etat à la transition écologique, Sébastien Lecornu, avaient boycotté la réunion.
Une demande d’autorisation prévue pour 2019
Le site de Bure a été choisi en 1998 pour accueillir un laboratoire souterrain qui doit préparer l’enfouissement des déchets nucléaires les plus radioactifs ou à vie longue produits par les centrales du parc de centrales françaises.
Quant au bois Lejuc et ses abords, un terrain qui s’étend sur 221 hectares, il a été retenu par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) pour l’installation des cheminées d’aération du laboratoire.
L’agence doit aussi réaliser des forages exploratoires dans la forêt afin de récolter des données en vue du dépôt d’une demande d’autorisation formelle de création du site, prévue pour 2019, les forages étant rendus impossibles par l’occupation du bois.
Depuis le lancement du projet, les manifestations d’opposants se sont multipliées tandis que des recours judiciaires étaient intentés pour essayer d’empêcher le démarrage des travaux. En août dernier, des affrontements avaient fait six blessés parmi les opposants et deux parmi les gendarmes.

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                Bure : la longue et inexorable histoire d’un centre d’enfouissement






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/02/19-2">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Le Citarum, qui coule en Indonésie, est surnommé le « fleuve le plus pollué au monde ». Depuis peu, le gouvernement est déterminé à nettoyer cette poubelle aquatique.
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<article-nb="2018/03/02/19-3">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Vingt-six députés de La République en marche prennent parti, dans une tribune au « Monde », en faveur du déploiement des « compteurs intelligents » d’Enedis.
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« Les compteurs Linky sont un outil majeur au service de la transition énergétique »

Vingt-six députés de La République en marche prennent parti, dans une tribune au « Monde », en faveur du déploiement des « compteurs intelligents » d’Enedis.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 12h49
 • Mis à jour le
02.03.2018 à 13h15
   





                        



                                


                            

Tribune. Les compteurs Linky, dont le déploiement par Enedis est en cours sur tout le territoire, n’en finissent plus de susciter des débats : sur leurs coûts, sur leurs effets présumés sur la santé, sur les enjeux liés aux données personnelles, sur des dysfonctionnements supposés répétés.
Il est urgent et nécessaire de faire preuve de pédagogie sur ce sujet, car les compteurs Linky sont un outil majeur au service de la transition énergétique. Outre la simplification évidente qu’ils représentent pour les opérateurs, ils permettent de piloter plus efficacement le réseau, d’intégrer de nouveaux moyens de production, de nouvelles formes de consommation et, surtout, ils permettent aux consommateurs de mieux connaître et donc de mieux maîtriser leur consommation électrique.

Cet accès à l’information pourrait permettre jusqu’à 23 % d’économies d’énergie, selon une étude du CNRS (« What do people “learn by looking” at direct feedback on their energy consumption ? Results of a field study in Southern France », Adnane Kendel, Nathalie Lazaric, Kevin Maréchal - CNRS, Universités de Nice Sophia Antipolis et de Liège -, Energy Policy n° 108, septembre 2017).
Huit millions de consommateurs déjà équipés
Il nous semble que c’est une chance car c’est une composante majeure de la transition énergétique promue actuellement au plus haut sommet de l’Etat français. Le déploiement de ces nouveaux compteurs, prévu par la loi de transition énergétique, est une composante qui est chère aux députés de la nation que nous sommes. Au 31 décembre 2017, près de huit millions de consommateurs sont déjà équipés de compteurs Linky. Il n’existe pas de dysfonctionnement et ou de plainte généralisés.
Les ondes émises par le système Linky sont du même ordre de grandeur que celles émises par un téléviseur ou un écran cathodique
Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat auprès de Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire, l’a...




                        

                        


<article-nb="2018/03/02/19-4">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Il s’agit du premier cas dans les Deux-Sèvres depuis l’épisode d’influenza aviaire de début 2017, révélé à l’occasion d’un plan de dépistage.
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Influenza aviaire : 8 500 canards euthanasiés dans les Deux-Sèvres

Il s’agit du premier cas dans les Deux-Sèvres depuis l’épisode d’influenza aviaire de début 2017, révélé à l’occasion d’un plan de dépistage.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 11h47
 • Mis à jour le
02.03.2018 à 14h16
   





                        



   


Plusieurs milliers de canards vont être euthanasiés dans un élevage de Cirières, où un virus de l’influenza aviaire a été dépisté, annonce la préfecture des Deux-Sèvres, vendredi 2 mars.
Quelque 8 500 canards seront euthanasiés, et l’élevage fera l’objet d’un nettoyage et d’une désinfection. Il s’agit du premier cas dans les Deux-Sèvres depuis l’épisode d’influenza aviaire de début 2017, révélé à l’occasion d’un plan de dépistage, selon le communiqué.
« L’abattage est pris en charge par l’Etat, et l’éleveur sera indemnisé », a souligné la préfecture. « Des analyses complémentaires indiqueront si ce virus est faiblement ou hautement pathogène », a-t-elle encore précisé. Une zone de contrôle dans un rayon de trois kilomètres autour de l’exploitation, située dans le nord du département, a été mise en place. « Toute entrée ou sortie d’animaux y est interdite », a précisé la préfecture.
A la fin de février, 16 000 canards avaient été abattus en Vendée et près de 10 000 dans le Gers au motif du principe de précaution, en raison de la présence d’un virus d’influenza aviaire faiblement pathogène.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Le système, qui gère 12  milliards d’empreintes digitales, exclut une partie des plus pauvres des aides sociales.
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Les ratés de l’identification biométrique en Inde

Le système, qui gère 12  milliards d’empreintes digitales, exclut une partie des plus pauvres des aides sociales.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 11h17
 • Mis à jour le
02.03.2018 à 11h19
    |

            Julien Bouissou (New Delhi, correspondance)








                        



                                


                            

En Inde, le système d’identification biométrique Aadhaar connaît des ratés. Résultat : des millions de pauvres ne peuvent plus bénéficier des programmes sociaux depuis sa mise en place. L’Etat de Delhi a décidé de suspendre, mardi 20 février, ce mode d’authentification dans les 2 254 magasins qui distribuent des denrées alimentaires à prix subventionné. Selon le gouvernement local, près de 250 000 foyers étaient privés de l’aide alimentaire depuis l’adoption du programme Aadhaar.
Lancé en 2009, celui-ci a attribué depuis lors à chaque Indien un numéro d’identité unique à douze chiffres, associé à ses empreintes digitales, son iris et sa photo d’identité. La société française Morpho, devenue Idemia après sa fusion avec Oberthur Technologies en 2017, a participé à l’organisation de la campagne de collecte des données et à la mise en place du système biométrique. Fin 2017, la quasi-totalité de la population était recensée, et l’Inde dispose désormais de la plus grande base de données biométriques au monde, avec 2,4 milliards de scans d’iris, 12 milliards d’empreintes digitales et 1,2 milliard de photos d’identité.
7 milliards d’euros d’économies
Cette identification biométrique, devenue obligatoire dans certains endroits du pays pour bénéficier des aides sociales, est censée empêcher les fraudes et les détournements par des usurpateurs se cachant sous de fausses identités. Ou encore, permettre de diminuer le nombre de justificatifs pour ouvrir par exemple un compte bancaire ou obtenir une ligne téléphonique. Mi-février, le premier ministre indien, Narendra Modi, a annoncé que le programme Aadhaar avait permis à l’Etat d’économiser 7 milliards d’euros. Parfois au détriment des bénéficiaires.
Une étude menée par plusieurs économistes en 2017 dans le Jharkhand a montré que les habitants étaient cinq fois plus nombreux à ne pas avoir accès aux denrées alimentaires à prix subventionné dans les districts où l’identification biométrique est obligatoire....




                        

                        


<article-nb="2018/03/02/19-6">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Le premier sanctuaire pour requins au monde fut créé en 2009 par l’archipel de Palau. Plus de 70 millions de requins sont tués chaque année.
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Les Samoa créent un sanctuaire pour requins

Le premier sanctuaire pour requins au monde fut créé en 2009 par l’archipel de Palau. Plus de 70 millions de requins sont tués chaque année.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 05h56
 • Mis à jour le
02.03.2018 à 07h01
   





                        


Les îles Samoa ont annoncé la création dans leurs eaux d’un sanctuaire pour requins, à l’instar de nombreux autres territoires du Pacifique cherchant à protéger le prédateur marin.
« Nous ne pouvons rester sans rien faire quand la demande en produits provenant des requins est en train de priver les générations futures de ces espèces de grande valeur sur les plans culturel, écologique et économique », a déclaré cette semaine le premier ministre, Tuilaepa Sailele, au Samoa Observer. « Pour nos prochaines générations, continuons à protéger ces espèces menacées. »
Bien que la superficie terrestre des Samoa soit réduite, les eaux de l’archipel s’étendent sur 129 000 kilomètres carrés, soit l’équivalent du territoire de l’Angleterre.
Le premier sanctuaire pour requins au monde fut créé en 2009 par l’archipel de Palau (ou Palaos), ce qui eut pour conséquence d’interdire leur pêche dans toute sa zone économique exclusive (ZEE), soit 630 000 kilomètres carrés.
Les Kiribati, les îles Cook et la Nouvelle-Zélande ont pris des mesures similaires.
Selon World Wildlife Fund, plus de 70 millions de requins sont tués chaque année pour leurs ailerons, et de nombreuses espèces de squales sont menacées.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Deux associations d’opposants à la construction de la future tour Triangle ont saisi, jeudi 1er mars, le procureur de la République d’une plainte contre la Ville de Paris pour « délit de favoritisme ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Tour Triangle : dépôt d’une plainte pour « délit de favoritisme » contre la ville de Paris

Deux associations d’opposants à la construction de la future tour Triangle ont saisi, jeudi 1er mars, le procureur de la République d’une plainte contre la Ville de Paris pour « délit de favoritisme ».



Le Monde
 |    01.03.2018 à 20h50
   





                        



   


Nouveau rebondissement dans la bataille de la tour Triangle : une plainte pour « délit de favoritisme » a été déposée contre la mairie de Paris par deux associations, SOS Paris et ADHAPE (Association pour le développement et l’aménagement harmonieux du Parc des expositions et ses environs).
Selon les plaignants, la maire a accordé un bail à construction et un permis de construire « en l’absence de toute mise en concurrence », a expliqué leur avocat, Me Cofflard.
Marché public ou projet privé, la bataille au cœur du projet
Pour les plaignants, il s’agit d’un projet public : des équipements publics seront construits dans la tour. La Ville de Paris sera par ailleurs propriétaire de la tour au terme d’un bail de 80 ans.
« Il s’agit ainsi d’un marché public de travaux, et non un projet privé comme la mairie le soutient », affirme Me Cofflard, qui estime qu’il y a là violation des dispositions réglementaires en la matière.
D’autres recours sont encore à l’instruction.
Le premier a été déposé le 4 octobre 2017 par trois associations (SOS Paris, FNE-IDF, ADHAPE) devant le tribunal administratif pour demander l’annulation du permis de construire accordé le 28 avril 2017 par la mairie de Paris à la SCI tour Triangle. C’est cette SCI, contrôlée par le leader européen de l’immobilier commercial Unibail-Rodamco, qui doit porter le financement de la tour, estimé à 500 millions d’euros.

        Lire aussi :
         

                Un nouveau front s’ouvre dans la bataille de la tour Triangle



Le second a été déposé le 5 février par ces trois associations et dix élus écologistes du Conseil de Paris. Ils ont ainsi saisi le tribunal administratif de Paris d’une demande de résiliation judiciaire de la promesse de bail à construction.
Un projet pharaonique, très contesté depuis son lancement
Cet édifice de 180 mètres de haut doit être implanté porte de Versailles, dans le 15e arrondissement. Le projet de 43 étages comporte un hôtel quatre étoiles de 120 chambres avec un « sky bar », 2 200 mètres carrés d’espace de « coworking » et un équipement culturel de 540 m2.
Le projet a été contesté dès son lancement, en septembre 2008, sous l’ancien maire de Paris, Bertrand Delanoë. Les écologistes dénonçaient un projet « énergivore ». Retoquée une première fois en conseil municipal en 2014, avant son adoption en 2015, la tour Triangle est défendue par Anne Hidalgo à la fois comme « une œuvre d’art » et « un projet autour duquel se joue une part non négligeable de l’attractivité et du rayonnement de Paris et du Grand Paris ». Elle a été dessinée par l’agence d’architecture suisse Herzog & de Meuron, à qui l’on doit notamment le « Nid d’oiseau » (le stade olympique) de Pékin ou la Philharmonie de Hambourg, inaugurée en janvier avec sept ans de retard et un budget multiplié par dix pour atteindre 790 millions d’euros.
A moins que la procédure en cours n’« enraye la machine », comme l’espère Christine Nedelec, secrétaire générale de l’association SOS Paris, les travaux devraient débuter en 2020, année des prochaines élections municipales, pour une ouverture avant les Jeux olympiques de 2024.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/02/19-8">
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Près de 300 espèces animales ont été observées aux Etats-Unis alors qu’elles n’ont rien à faire là. En réalité, elles viennent du Japon. Comment est-ce possible ?
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ 
<article-nb="2018/03/02/19-9">
<filnamedate="20180302"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180302"><AAMMJJHH="2018030219">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Dans une série de rapports rendus publics mercredi, l’Autorité européenne de sécurité des aliments estime que trois molécules présentes dans des insecticides sont un risque pour les abeilles.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
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Les experts européens confirment les risques des néonicotinoïdes pour les abeilles

Dans une série de rapports rendus publics mercredi, l’Autorité européenne de sécurité des aliments estime que trois molécules présentes dans des insecticides sont un risque pour les abeilles.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 14h58
 • Mis à jour le
02.03.2018 à 07h59
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            

Qu’on se le dise : les insecticides tuent les insectes. Vingt-cinq ans après la mise sur le marché des premiers néonicotinoïdes et l’interminable polémique entre les agrochimistes et le monde apicole qui s’en est ensuivie, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a estimé, dans une série de rapports rendus publics mercredi 28 février, que trois de ces molécules (imidaclopride, thiaméthoxame, clothianidine) présentent bel et bien un risque pour les abeilles, domestiques et sauvages.
Rien de très surprenant pour les spécialistes. « De tels risques ont déjà été démontrés bien au-delà des abeilles à miel ou des abeilles sauvages, puisque c’est toute la biodiversité des invertébrés terrestres et aquatiques qui subit les effets délétères de ces substances, estime Jean-Marc Bonmatin, chercheur (CNRS) au centre de biophysique moléculaire d’Orléans et auteur de nombreux travaux sur le sujet. Cela est d’autant plus grave que des effets en cascade se produisent sur les prédateurs de ces espèces d’invertébrés, comme par exemple les oiseaux ou les poissons, qui déclinent également. »
« Il y a une variabilité dans les résultats, due à des facteurs comme l’espèce d’abeille, le mode d’utilisation du pesticide et la voie d’exposition », déclare dans un communiqué Jose Tarazona, chef du département pesticides de l’EFSA. Les abeilles peuvent en effet être exposées par le biais du pollen et du nectar des plantes traitées, mais aussi par le biais des poussières contaminées qui sont dispersées dans l’environnement au moment des semis ou encore par l’eau de guttation exsudée par les plantes traitées et à laquelle s’abreuvent les insectes.

« Pour une interdiction totale »
« Certains risques faibles ont été identifiés, mais globalement le risque pour les trois types d’abeilles que nous avons étudiés est confirmé », poursuit M. Tarazona. De fait, l’agence européenne (établie à Parme, en Italie) confirme ainsi...




                        

                        


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<filnamedate="20180302"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180302"><AAMMJJHH="2018030219">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Le groupe américain investit 165 millions d’euros dans l’Haliade-X, un nouveau modèle en mer de 260 m de haut et 50 % plus puissant que ses concurrents.
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General Electric va développer une éolienne géante en France

Le groupe américain investit 165 millions d’euros dans l’Haliade-X, un nouveau modèle en mer de 260 m de haut et 50 % plus puissant que ses concurrents.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 12h17
 • Mis à jour le
02.03.2018 à 06h35
    |

            Philippe Jacqué et 
                                Nabil Wakim








                        



                                


                            

Après Walt Disney, c’est au tour d’un autre poids lourd américain de faire une annonce importante pour la France. Le conglomérat General Electric (GE) a annoncé, jeudi 1er mars, le lancement de la plus puissante et performante éolienne en mer au monde : l’Haliade-X, dotée d’un générateur de 12 mégawatts (MW). C’est quasiment 50 % de plus que ce que proposent ses concurrents Vestas et Siemens Gamesa, qui dominent le marché européen.
Cette géante de 260 mètres de haut portera les plus grandes ­pales jamais utilisées et devrait être disponible à partir de 2021. Mais elle ne sera pas, pour l’instant, visible le long des côtes françaises. En effet, la France accuse un retard important dans le domaine de l’éolien offshore. Les ­appels d’offres lancés en 2011 pour des parcs éoliens au large de la Bretagne et de la Normandie n’ont toujours pas vu le jour.

GE Renewable, la filiale du groupe américain, qui est revenu sur ce marché à l’occasion de l’achat d’Alstom en 2015, espère surtout que cette nouvelle ­éolienne permettra de relancer son activité dans les énergies ­renouvelables. Et c’est en France que le groupe a décidé d’investir une grosse moitié des 400 millions de dollars (environ 330 millions d’euros) dévolus au lancement de cette éolienne.
Ainsi, 100 millions de dollars ­seront investis dans l’usine de Cherbourg (Manche), qui appartient à sa filiale LM Wind Power, et qui fabriquera les pales de 107 mètres de long qui viendront équiper les éoliennes. Cette usine, qui doit ouvrir en 2018, devrait créer « au moins 550 emplois directs et 2 000 emplois indirects », estime l’industriel, qui a déjà commencé les recrutements.
Concentration sur l’export
A cela s’ajoutent 60 millions de dollars investis dans la modernisation de l’usine de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), qui produira les nacelles. Actuellement, ce site rassemble 400 salariés.
Le reste des investissements (une quarantaine de millions de...




                        

                        


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Négociations sur les prix : la filière laitière se reprend à espérer

Après les discussions entre industriels et distribution qui se sont achevées mercredi, les fabricants de produits laitiers attendent des revalorisations.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 12h12
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Au Salon de l’agriculture, porte de Versailles, à Paris, les éleveurs laitiers ont – presque – le sourire. Une situation plutôt inédite, qui mérite d’être analysée. Alors que les négociations commerciales entre industriels et distribution se sont achevées, mercredi 28 février, l’espoir est de mise. « A priori, les négociations se traduisent par des hausses pour les fabricants de produits laitiers », déclare André Bonnard, secrétaire général de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), un syndicat affilié à la FNSEA.
« L’effet des Etats généraux de l’alimentation [fin 2017] s’est fait sentir », confirme Thierry Roquefeuil, président de la FNPL, mais aussi du Cniel, interprofession laitière. Il est vrai que cette filière était au cœur des débats sur l’avenir de l’agroalimentaire français souhaités par le président Emmanuel Macron. Un débat axé sur la meilleure répartition de la valeur entre agriculteurs, industriels et distributeurs, et une juste rémunération des exploitants agricoles, en mettant fin à la guerre des prix que se livrent les enseignes.
D’autres filières professionnelles se montrent moins optimistes. Industriels et coopératives n’ont cessé de dénoncer les pressions à la baisse exercées par les grandes enseignes et le non-respect de la charte d’engagement signée en novembre 2017 par tous les acteurs. « Dans la viande bovine ou la volaille, par exemple, on est dans des demandes de déflation. On est loin de l’idée de la création de valeur prônée par les Etats généraux et de la revalorisation des tarifs jusqu’au maillon de la production », lance Dominique Chargé, président Coop de France agroalimentaire.

« Le beurre continue à bénéficier d’un cours mondial élevé »
Et tout n’est pas rose pour les industriels laitiers. « Cette année, le mauvais joueur, c’est Alexandre Bompard. Le nouveau patron de Carrefour veut recadrer son offre sur ses marques, et donc réduit le volume...




                        

                        


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L’éolien offshore peine à décoller en France

Aucun parc éolien en mer n’a vu le jour dans l’Hexagone en dix ans. Et les projets en cours pourraient être encore repoussés.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 12h03
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 12h13
    |

                            Nabil Wakim








                        



   


Alors que la France possède le deuxième gisement d’éolien en mer d’Europe, le pays ne compte aucune éolienne offshore en activité. On en dénombre pourtant près de 4 000 sur le continent, installées dans dix pays. « Toute l’Europe se moque de nous parce qu’on n’a pas été fichus de sortir un parc en dix ans », déclare, amer, un bon connaisseur du secteur.
En 2009, la France se fixait des objectifs ambitieux, espérant installer 6 000 mégawatts d’ici à 2020, ce qui représente ­entre 700 et 1 000 mâts. En 2011, les premiers appels d’offres offshore sont lancés, dont trois sont remportés par EDF, allié à General Electric, et l’un par l’espagnol Iberdrola. En 2013, Engie et Siemens ­remportent un dernier projet au large du Tréport (Seine-Maritime).
A l’époque, les acteurs de la filière affichent leur optimisme. Avec ses 3 500 kilomètres de côtes, la France métropolitaine bénéficie de très bonnes conditions ­géographiques, tout en disposant de nombreux ports et d’un tissu industriel ­travaillant dans des secteurs-clés pour ­l’éolien comme la métallurgie, l’aéronautique et les chantiers navals.

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                L’éolien français manque de souffle



Epreuve de force
Comme c’est le cas pour de très nombreux projets éoliens en France, les recours se multiplient et retardent la mise en œuvre des chantiers. D’autant que le cadre réglementaire n’est pas prêt, et que plusieurs autorisations tardent à venir. En conséquence, l’objectif fixé en 2009 et revu à la baisse depuis, sera très loin d’être atteint. Si le développement de l’éolien est l’une des priorités du gouvernement, aucun parc offshore ne devrait être opérationnel avant la fin du quinquennat, en 2022.
L’enjeu est pourtant de taille. Selon les prévisions de Réseau de transport d’électricité, si la France veut diminuer la part du nucléaire dans sa production d’électricité, elle doit développer entre 1 000 et 2 200 éoliennes d’ici à 2030.
Cela relève de la gageure. D’autant qu’un autre obstacle se dresse sur la route de l’éolien en mer : les appels d’offres de 2011 et 2013 ont été octroyés à un tarif de rachat de l’électricité élevé, qui correspondait au marché éolien de l’époque. Selon nos informations, le gouvernement réfléchit à revenir sur les conditions tarifaires de ces marchés, pour négocier des prix plus conformes à la situation actuelle, beaucoup plus bas.
Une épreuve de force pourrait s’engager entre l’Etat et les industriels, au risque de ­retarder encore la mise en place de parcs ­éoliens au large des côtes françaises.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Après avoir perturbé les transports dans le Sud, la neige arrivait jeudi dans le Nord, en causant peu de perturbations sur les routes franciliennes.
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Froid : vingt-quatre départements en vigilance orange pour neige-verglas

Après avoir perturbé les transports dans le Sud, la neige arrivait jeudi dans le Nord, en causant peu de perturbations sur les routes franciliennes.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 07h52
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 16h54
   





                        



   


La neige recouvrait d’une fine couche le nord de la France, jeudi 1er mars, après avoir fortement perturbé les transports et bloqué de nombreux automobilistes sur les routes et autoroutes du Sud, où l’alerte rouge a été levée dans l’Hérault.
Vingt-quatre départements du nord de la France étaient en vigilance orange neige-verglas jeudi après-midi. La Gironde et la Charente-Maritime étaient quant à elles en vigilance orange pluie-inondation. Quant à la Haute-Garonne et au Tarn, ils sont placés en vigilance orange vents violents. Plusieurs littoraux, notamment dans les Pyrénées-Orientales et dans la Loire-Atlantique, sont en vigilance orange vagues-submersion.
Du Centre-Ouest au sud des Hauts-de-France, au Grand-Est et aux Alpes, la neige est annoncée et sera suivie « d’un épisode de pluies verglaçantes », prévoit Météo-France. Un phénomène plus dangereux que la neige, selon le prévisionniste François Jobard.
En Ile-de-France, où on attendait entre 1 à 3 cm de neige, le préfet de police avait activé le plan neige-verglas, qui devait être en place jusqu’à jeudi 14 heures, et il « déconseille vivement les déplacements en voiture ». La circulation des poids lourds est interdite sur la N118 dans les Yvelines. Malgré un léger manteau neigeux tombé dans la nuit, les transports franciliens étaient peu perturbés jeudi matin, à l’exception des bus dans les départements du Val-de-Marne et des Hauts-de-Seine.
Problèmes de transports dans l’Hérault

   


Dans l’Hérault, où les principales difficultés se sont concentrées mercredi, la neige devrait être progressivement remplacée par la pluie dès la fin de nuit, selon Météo-France. Le département est sorti de l’alerte rouge et repassé vigilance jaune dans l’après midi.
Quelque 2 000 « naufragés de la route » ont été hébergés dans 35 centres ouverts pour les accueillir dans l’Hérault, dont 500 à Gignac, à 30 km au nord-ouest de Montpellier, selon la préfecture. Beaucoup d’entre eux ne pouvaient pas encore récupérer jeudi matin leurs voitures abandonnées sur les autoroutes A9 (Orange-Narbonne) et A75 (Clermont-Ferrand-Béziers). Environ 200 gendarmes ont été mobilisés dans le département pour les y aider.
Sur les autoroutes de l’Hérault, près de 2 000 voitures étaient encore bloquées jeudi matin, et les axes secondaires étaient encore très difficiles d’accès, voire impraticables à certains endroits, selon les gendarmes. La préfecture de l’Hérault comme les secours refusaient jeudi matin, comme la veille, de chiffrer les voitures immobilisées. « La tête de bouchon est en train de se résorber doucement », a assuré la préfecture de l’Hérault, jointe par l’Agence France-Presse.
A Montpellier, les tramways ont circulé difficilement et les vols étaient interrompus, comme à Biarritz. A Pau, de nombreux vols ont été annulés. En raison de l’alerte rouge, l’ensemble des établissements recevant du public seront fermés jeudi dans la métropole de Montpellier : crèches, haltes-garderies, centres de loisirs, piscines, médiathèques, maisons pour tous, halles et marchés, mairies annexes.
Phénomène rare sur les plaines de l’ex-Languedoc-Roussillon, la neige a recouvert la place de la Comédie et le parc du Peyrou à Montpellier, mais aussi la plage de Palavas-les-Flots, le port de Sète, les allées Paul-Riquet de Béziers ou les arènes de Nîmes.
Redoux spectaculaire attendu dans le Sud-Ouest
Dans le Gard, les dernières voitures bloquées sur l’A9 par la neige quittaient dans la soirée l’autoroute, a fait savoir la préfecture, ajoutant que « compte tenu des conditions climatiques, la circulation des semi-remorques de transport de marchandises de plus de 7,5 tonnes est interdite jusqu’à jeudi 10 heures sur l’ensemble des routes nationales et départementales ».
Dans les Bouches-du-Rhône, l’A54 a été fermée à 18 heures dans les deux sens de circulation entre Salon-de-Provence et Saint-Martin-de-Crau.

   


Dans le Sud-Ouest, l’épisode neigeux a aussi été très marqué mercredi matin, notamment dans les Landes. A Biarritz, des baigneurs ont dû traverser la plage enneigée pour se mettre à l’eau. A Saint-Jean-de-Luz, 5 à 10 cm de neige sont tombés en bord de mer. Une fine pellicule de neige a recouvert la dune du Pyla, la plus haute d’Europe (110 mètres), à la grande surprise des touristes.
Météo-France prévoit dès jeudi un redoux spectaculaire sur un vaste quart Sud-Ouest, avec 17 °C attendus à Tarbes et à Biarritz. Dans le nord de la France, les températures seront aussi en hausse jeudi mais elles resteront assez basses, à peine 1 à 2 °C jeudi après-midi à Lille, Strasbourg, Mulhouse, des températures très inférieures aux normales de saison.



                            


                        

                        


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Les insecticides néonicotinoïdes, des molécules à l’utilité contestable

Cette nouvelle génération d’agrotoxiques accusée de nuire aux abeilles n’augmenterait pas, dans la plupart des cas, les rendements agricoles.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 12h02
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            

Quels sont les bénéfices réels offerts par les fameux insecticides néonicotinoïdes, utilisés en Europe depuis le milieu des années 1990 ? Une équipe internationale de chercheurs a exploré la littérature scientifique pour en avoir le cœur net et dresse, dans la dernière édition de la revue Environmental Science and Pollution Research, un constat perturbant : ces nouvelles générations de produits agrotoxiques utilisés de manière préventive en enrobage de semences, n’ont qu’une utilité marginale, voire nulle.
Publié dimanche 25 février, ce passage en revue de quelque 200 études publiées dans la littérature savante, conduit par l’agronome italien Lorenzo Furlan (Veneto Agricoltura, Legnaro) et ses coauteurs, met en outre en évidence des méthodes alternatives pour lutter contre les ravageurs.
« Le premier enseignement de cette synthèse des connaissances disponibles est que dans la grande majorité des cas, l’utilisation de ces substances n’augmente pas les rendements agricoles », assure Jean-Marc Bonmatin, chercheur (CNRS) au Centre de biophysique moléculaire d’Orléans, coauteur de ces travaux. Ce constat d’une quasi-absence d’impact positif des traitements insecticides des semences avait déjà été souligné en mars 2014 par le Center for Food Safety américain. Ce dernier avait identifié dix-neuf études publiées ne montrant aucune augmentation significative de rendement, contre seulement quatre suggérant des gains de productivité. Que le bénéfice du recours aux néonicotinoïdes soit nul la plupart du temps n’est, au reste, pas surprenant : l’utilisation préventive de ces pesticides en enrobage de semences est en effet systématique, que des ravageurs soient présents ou non sur la parcelle.

« Les données accumulées sur trente ans dans deux grandes régions agricoles du nord de l’Italie, en Vénétie et dans le Frioul, montrent que les ravageurs du maïs ciblés par les néonics ne sont présents en moyenne que sur 4 % des superficies,...




                        

                        


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Les forêts verticales s’enracinent en ville

A l’image des tours du Bosco Verticale, à Milan, l’architecture se couvre d’arbres, jusqu’à camoufler les bâtiments. Nombre de projets n’en sont encore qu’à la phase préparatoire.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 12h05
    |

            Grégoire Allix








                        



                                


                            

Une forêt qui s’enroule comme un ruban jusqu’à 150 mètres de hauteur autour d’un gratte-ciel de verre : plantée de quelque 500 arbres et arbrisseaux, la tour Occitanie, dessinée par l’architecte américain Daniel Libeskind, doit s’élever au-dessus de la gare Matabiau et du canal du Midi, à Toulouse. Son promoteur, la Compagnie de Phalsbourg, a acquis les terrains en janvier. Le permis de construire doit être déposé d’ici au mois de juin. Livraison prévue fin 2022… sauf si le projet trébuche sur les recours d’un collectif d’opposants, courroucés de voir une tour tutoyer le ciel de la Ville rose.
Des chantiers du Grand Paris à ceux de Nanjing (Chine), d’Utrecht (Pays-Bas) ou de Lausanne (Suisse), l’architecture commence à se couvrir de grands arbres, jusqu’à camoufler les bâtiments en forêts… Au moins sur le papier : la plupart de ces édifices sont encore à l’état de vues en 3D et de maquettes.
Leur modèle : le Bosco Verticale (« forêt verticale »), deux tours de logements inaugurées, en 2014, à Milan, en Italie, par l’architecte Stefano Boeri. Mélèzes, cerisiers, pommiers, oliviers, hêtres… Les deux bâtiments de 110 mètres et de 76 mètres de haut portent sur leurs profonds balcons quelque 20 000 plantes et arbres, autant que deux hectares de forêt. « Ces deux tours sont un prototype, il faudra encore quelques années pour en mesurer tous les effets, mais elles ont permis que ce concept soit enfin pris au sérieux », se félicite l’architecte milanais.
« Partie intégrante de l’architecture »
Pas si simple de faire pousser une forêt en façade, en altitude et en plein vent, dans ce milieu écologique hybride qu’est la ville. « Si on se contente de 30 cm de terre, on ne fait pas pousser des arbres, il faut plus d’un mètre de terre dans des balcons capables de supporter d’énormes charges, prévoir des systèmes d’irrigation, d’élagage… Ce n’est possible que si la végétalisation est pensée dès l’origine comme partie intégrante de l’architecture,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Au 1er mars, il sera obligatoire de transporter ces crustacés dans de meilleures conditions et de les étourdir avant de les faire cuire.
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En Suisse, les homards vivants ne doivent plus être précipités dans l’eau bouillante

Au 1er mars, il sera obligatoire de transporter ces crustacés dans de meilleures conditions et de les étourdir avant de les faire cuire.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 09h12
    |

                            Marie Maurisse (Genève, correspondance)








                        


En Suisse, le destin des homards vient de changer. Une ordonnance, entrée en vigueur jeudi 1er mars, oblige les cuisiniers à étourdir ces crustacés avant de les mettre à mort. En outre, il est aussi interdit de les transporter sur de la glace ou dans de l’eau glacée : ils doivent être conservés dans leur milieu naturel le plus longtemps possible avant d’être cuits.
Ces nouvelles dispositions ont été ajoutées à l’ordonnance sur la protection des animaux émise par l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV), à Berne. Le texte n’a rien d’anecdotique : il change véritablement la manière dont le homard devra être préparé dans les cuisines helvétiques.
Au restaurant du Beau-Rivage Palace, luxueux établissement situé à Lausanne, le chef, Kevin Gatin, a ainsi dû acheter une machine qui électrocute les homards avant de pouvoir les cuire. « Avant, nous les préparions au four vapeur, explique-t-il. Ce système va nous prendre un peu plus de temps, mais, d’après les spécialistes, la chair du crustacé sera plus tendre finalement. » Ce dispositif sera en place dès le 1er mars. Entre les mois de décembre et avril, Kevin Gatin reçoit au moins cinq homards par jour – servis à la carte –, qu’il accommode notamment avec des carottes, du café et des géraniums.
« Un couteau dans le cerveau »
L’alternative à l’électrocution est une « destruction mécanique du cerveau », selon les nouvelles dispositions. « En l’occurrence, il s’agit de planter fermement un couteau dans le cerveau du crustacé, précise Kevin Gatin. Cela ne me tentait pas. » « Toutes les dispositions utiles doivent être prises pour réduire à un minimum les douleurs, les souffrances et l’anxiété » de l’animal, précise également le texte de loi.

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Les cuisiniers professionnels sont-ils les seuls concernés ? « Non, les particuliers le sont aussi », explique Nathalie Rochat, porte-parole de l’OSAV. Et elle ajoute que ce sont les cantons qui sont chargés de contrôler la bonne application de la loi. Nul ne sait, à ce stade, quels seront les moyens alloués pour vérifier que les homards ne soient pas maltraités avant d’être cuits.
Loi inédite
Si le gouvernement suisse a pris ces mesures, c’est en réponse à une motion déposée au Parlement par la députée verte Maya Graf. Selon ce texte, déposé en septembre 2015, la Suisse consomme chaque année environ 130 000 homards importés vivants.
« Empilés comme des bouteilles de vin dans un carton, leurs pinces attachées avec des élastiques et leurs antennes souvent abîmées au cours du transport, ils ont déjà souffert le martyre pendant plusieurs mois avant d’arriver en Suisse. » Maya Graf demandait l’interdiction de leur importation en terre helvète. Mais celle-ci est impossible en raison des accords entre la Suisse et l’Union européenne.
L’OSAV s’est donc résolu à modifier les conditions de transport et d’abattage, en confirmant que, selon les études scientifiques récentes, les décapodes marcheurs sont tout aussi sensibles à la douleur que les vertébrés. « Dans l’idéal, le transport devrait s’effectuer dans des viviers adaptés avec des installations de traitement des eaux », précise aussi le texte.
Ce n’est pas la première fois que la Suisse promulgue une loi inédite sur la protection des animaux. Depuis 2008, les cochons d’Inde, chèvres ou tortues détenues par des particuliers doivent obligatoirement être en couple, afin de ne pas souffrir de la solitude. Une infraction à cette règle peut coûter jusqu’à 10 000 francs suisses (8 600 euros) d’amende.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Surnommée « La Bête de l’Est » par les médias britanniques, « L’Ours de Sibérie » aux Pays-Bas, le « Canon à neige » en Suède ou le « Moscou-Paris » en France, cette vague de froid a couvert de neige une grande partie de l’Europe.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Selon l’ONG Sea Shepherd, des milliers de cétacés sont tués chaque année au large de la Vendée et de la Charente-Maritime par les navires de pêche.
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Les dauphins, victimes collatérales des pêcheurs français

Selon l’ONG Sea Shepherd, des milliers de cétacés sont tués chaque année au large de la Vendée et de la Charente-Maritime par les navires de pêche.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 18h41
 • Mis à jour le
02.03.2018 à 10h35
    |

            Pierre Le Hir








                        



   


« Comment la France extermine ses dauphins ». C’est l’intitulé-choc de la campagne que lance l’ONG de protection des océans Sea Shepherd, afin d’« alerter sur le sort » de ces mammifères marins le long des côtes françaises. Sur la seule période de janvier à mars, affirme-t-elle, et au large des seuls rivages de Vendée et de Charente-Maritime, environ 6 000 dauphins sont tués en moyenne chaque année, victimes des chalutiers pélagiques utilisant des filets traînés par deux bateaux (technique dite « en bœuf ») et des chalutiers industriels. Des chiffres bien supérieurs, ajoute Sea Shepherd, à ceux des globicéphales et autres cétacés « massacrés », selon des méthodes de chasse traditionnelle, dans les îles Féroé, au Danemark, et dans la baie de Taiji, au Japon.
A l’appui de sa dénonciation, Sea Shepherd rapporte qu’un de ses navires, le Bob-Barker, a patrouillé le week-end du 24 février sur le plateau de Rochebonne (un haut-fond du golfe de Gascogne) et a filmé deux chalutiers remontant des dauphins pris au piège dans leurs filets. « Cette scène macabre se reproduit toutes les nuits, toute l’année, avec un pic entre janvier et mars », dénonce l’ONG.
En cause, la pêche au bar sur des zones de reproduction des dauphins. « La mortalité qui leur est infligée par les bateaux de pêche met en péril la survie de la population à moyen terme », s’inquiète l’ONG. D’autant, poursuit-elle, que ces animaux « sont particulièrement vulnérables, avec une faible fécondité et une grande sensibilité à la pollution chimique et plastique ». A quoi s’ajoute la raréfaction de leurs ressources alimentaires du fait de la surpêche. « Si nous voulons encore voir des dauphins en France demain, il est urgent de prendre des mesures de protection drastiques », prévient l’organisation.
L’Observatoire Pelagis (CNRS-université de La Rochelle), chargé du suivi de l’état de conservation des populations de mammifères marins, brosse un tableau plus nuancé. Au cours de l’hiver 2017, indiquent les scientifiques, environ 4 000 dauphins communs auraient été tués par capture accidentelle dans le golfe de Gascogne. Sur la période 2000-2009, le nombre annuel de morts varie de 2 000 à 8 000 individus dans le golfe de Gascogne et la Manche ouest, soit une moyenne proche du chiffre avancé par Sea Shepherd, mais sur une année entière.

   


Systèmes de « dissuasion acoustique »
Les chercheurs précisent que cette population de cétacés a été estimée en 2011-2012 à 180 000 individus dans cette zone, et évaluée en 2016 à 470 000 spécimens dans l’océan Atlantique nord-est, ce qui peut tendre à relativiser la menace pour la survie de l’espèce. Pour autant, souligne Pelagis, « la capture accidentelle dans un engin de pêche est la principale cause de mortalité observée chez le dauphin commun depuis le début des années 1990 ». Et l’ampleur de cette mortalité est effectivement « préoccupante » pour le maintien de ces mammifères marins. D’autres espèces sont du reste des victimes « collatérales » de la pêche au large des côtes françaises, quoique à un moindre degré, comme le marsouin commun, le grand dauphin, le dauphin bleu et blanc, le phoque ou, en Méditerranée, certaines tortues.

Réagissant à cette campagne, le Comité national des pêches assure que « la France protège ses dauphins ». Il fait valoir que d’autres facteurs de mortalité entrent en jeu, comme des « causes naturelles » ou des « pathologies », que « la population n’est pas en voie d’extinction » et que « les professionnels, étant les premiers affectés par ces captures accidentelles, mettent tout en œuvre pour les éviter au maximum ».
De leur côté, le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, et celui de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, ont assuré, mercredi 28 février, que « la France rest[ait] mobilisée pour limiter les captures accidentelles de petits cétacés en Atlantique ». Un groupe de travail a été mis en place à l’hiver 2016-2017, à la suite de l’échouage de 800 dauphins sur le littoral. Il a pour objectifs de « mieux comprendre les interactions entre les flottes de pêche et les populations de petits cétacés », d’« améliorer le suivi des captures accidentelles » et de « prévenir » ces dernières. L’une des pistes envisagées est le recours à des émetteurs d’impulsions sonores repoussant les cétacés hors des zones où ils risquent d’être pris dans un engin de pêche. De tels systèmes de « dissuasion acoustique » sont en cours d’expérimentation et un appel à projet a été lancé en janvier.
Sea Shepherd n’en demande pas moins à la France d’interdire la pêche au chalut sur les zones de reproduction du bar et de mettre en place une meilleure surveillance des pêcheries. Quant aux consommateurs, l’ONG les invite à « manger moins de poisson »et à « boycotter systématiquement ceux issus de la pêche au chalut ».

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                Les mammifères marins sont de plus en plus nombreux à s’échouer sur les côtes françaises






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Les températures glaciales, exceptionnelles pour la saison, affectent principalement les sans-abri. Jeudi, l’aéroport de Genève a été fermé « jusqu’à nouvel ordre ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 28/02/2018
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La vague de froid se poursuit en Europe et fait des dizaines de morts

Les températures glaciales, exceptionnelles pour la saison, affectent principalement les sans-abri. Jeudi, l’aéroport de Genève a été fermé « jusqu’à nouvel ordre ».



Le Monde
 |    28.02.2018 à 18h37
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 09h13
   





                        



   


La vague de froid sibérien qui frappe l’Europe se poursuivait, jeudi 1er mars au matin. Elle a fait au moins 47 morts, selon un décompte de l’Agence France-Presse (AFP) : dix-huit en Pologne, six en République tchèque, cinq en Lituanie, quatre en France et en Slovaquie, deux en Italie ainsi qu’en Roumanie, en Serbie et en Slovénie ; un aux Pays-Bas et au moins un autre en Espagne, au Pays basque.
Surnommée « La Bête de l’Est » par les médias britanniques, « L’Ours de Sibérie » aux Pays-Bas, le « Canon à neige » en Suède ou le « Moscou-Paris » en France, le phénomène marque les esprits en raison de son caractère tardif. Un tel épisode à cette période de l’année n’avait pas été observé dans l’Hexagone depuis 2005.

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Dans la nuit de mardi à mercredi, le mercure est tombé jusqu’à – 21 °C dans les régions montagneuses de Croatie et de Bosnie ; à – 20 °C à Lübeck, dans le nord de l’Allemagne ; à – 19 °C dans le sud de la Pologne ; à – 18 °C près de Liège, en Belgique, et à – 10 °C dans les environs de Londres. En France, où les prévisionnistes annoncent un redoux en fin de semaine, la nuit de mardi à mercredi a été la plus froide de l’hiver dans le nord-est du pays, avec – 12 °C à Metz..
Mobilisations pour les sans-abri
Ce froid glacial affecte principalement les sans-abri. Trois d’entre eux ont péri dans l’Hexagone et en République tchèque depuis vendredi, et deux en Italie, dont un qui refusait de quitter l’endroit où il dormait, à Milan.
En Belgique, plusieurs villes ont pris la décision inédite de forcer les personnes sans domicile fixe à rejoindre un refuge. En France, le ministre de la cohésion des territoires, Jacques Mézard, a annoncé que 150 000 places d’hébergement d’urgence étaient disponibles, « un chiffre jamais atteint ».
En Allemagne, l’Association d’aide pour les sans-abri a réclamé que les centres d’accueil soient ouverts toute la journée, et pas seulement la nuit : « On peut aussi mourir de froid pendant la journée », a insisté Werena Rosenke, à la tête de l’association, qui a recensé quatre décès dus au froid depuis le début de l’hiver outre-Rhin.

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« Ceux qui ont une maison peuvent aussi être vulnérables par ce temps. Si vous avez des voisins âgés ou fragiles, vérifiez qu’ils sont sains et saufs, qu’ils ont un stock suffisant d’aliments et de médicaments chez eux et qu’ils maintiennent leur logement au chaud (au moins 18 °C) », a demandé le maire de Londres, Sadiq Khan.
Vols annulés et aéroport fermé
Partout à travers l’Europe, la neige et le verglas ont semé la pagaille sur les routes et perturbé le trafic aérien et ferroviaire. De nombreux vols ont ainsi été annulés ou retardés dans les aéroports britanniques. En Irlande, la compagnie à bas coûts Ryanair a annulé tous ses vols au départ et à l’arrivée de Dublin. Jeudi matin c’est l’aéroport de Génève qui a annoncé sa fermeture en raison des chutes de neige. Plusieurs centimètres de neige sont tombés sur la région, battue par des vents glacés dans la matinée de jeudi.
En France, cinquante-six département étaient placés en vigilance orange jeudi matin en raison de chutes de neige et de pluies verglaçantes jeudi. De la neige était annoncée du centre-ouest au sud des Hauts-de-France, au Grand Est et aux Alpes. Elle devait être suivie « d’un épisode de pluies verglaçantes », selon Météo France ; un phénomène plus dangereux que la neige selon le prévisionniste François Jobard.

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            data-slide-description="Les dunes de  la Teste-de-Buch, dans le sud-ouest de la France, le 28 février. En France, un tel épisode de baisse des températures à cette période de l’année n’avait pas été observé depuis 2005."
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            data-slide-description="Des membres de l’association des Ours blancs nagent dans l’océan, le 28 février, à Biarritz."
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            data-slide-description="A Saint-Sébastien, dans le Pays basque espagnol, où les écoles sont restées fermées, le 28 février."
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            data-slide-description="A Palavas-les-Flots, station balnéaire proche de Montpellier, le 28 février."
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            data-slide-description="La baie d’Ajaccio sous la neige, en Corse, le 28 février."
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            data-slide-description="Sur la promenade des Anglais, à Nice, le 26 février."
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            data-slide-description="A Venise, en Italie, le 28 février."
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            data-slide-description="Dans le centre de Rome, le 26 février."
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            data-slide-description="Un homme affronte la neige, à Hortiatis, en Grèce, le 26 février."
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            data-slide-description="A Pristina, au Kosovo, le 26 février."
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            data-slide-description="Une tempête de neige près de Letenye, à la frontière hongro-croate, en Hongrie, le mardi 27 février. Les autorités croates ont interdit aux camions d’entrer en Croatie depuis la Hongrie en raison de la neige."
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            data-slide-description="Un parc recouvert de neige, à Hambourg, en Allemagne, le lundi 26 février."
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            data-slide-description="Le port de Hambourg, en Allemagne, le 26 février."
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            data-slide-description="Une averse de neige tombe sur les trains qui passent en gare de Clapham Junction, à Londres, le lundi 26 février."
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            data-slide-description="A Londres, le 28 février."
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            data-slide-description="Près du village de Denshaw, dans le nord de l’Angleterre, le 28 février."
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            data-slide-description="Sur le tarmac de l’aéroport de Glasgow, en Ecosse, le 28 février."
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Les dunes de  la Teste-de-Buch, dans le sud-ouest de la France, le 28 février. En France, un tel épisode de baisse des températures à cette période de l’année n’avait pas été observé depuis 2005.

NICOLAS TUCAT / AFP
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ L’Allemagne, qui a ouvert la voie à l’interdiction des véhicules les plus polluants dans les villes, était le seul grand pays à ne pas avoir de plan de sortie progressive du diesel.
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Interdiction du diesel : quelle politique dans les pays européens ?

L’Allemagne, qui a ouvert la voie à l’interdiction des véhicules les plus polluants dans les villes, était le seul grand pays à ne pas avoir de plan de sortie progressive du diesel.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 18h08
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 18h48
    |

            Maxime Vaudano








                        



   


C’est une décision coup de poing qu’a pris le Tribunal administratif fédéral allemand : mardi 27 février, il a ouvert la voie à l’interdiction des vieux véhicules diesel dans les grandes villes. L’Allemagne, mère patrie du diesel, était en effet jusqu’à présent le dernier grand pays européen à ne pas avoir engagé de politique ambitieuse pour réduire le nombre de véhicules utilisant ce carburant, particulièrement nocif pour la santé.
Les diesels polluants bannis des principales villes européennes
Le Danemark a fait partie des premiers pays à introduire, dès 2006, des zones à faibles émissions où sont bannis les véhicules diesel les plus polluants. Elles sont en place à Copenhague et dans les trois principales villes du pays.
En France, Paris a interdit depuis 2016 la circulation des véhicules les plus polluants et devrait progressivement durcir sa politique, pour atteindre son objectif de faire disparaître les moteurs diesel d’ici à 2024. Plusieurs autres grandes villes françaises pourraient emboîter le pas à la capitale dans les prochaines années.
En Belgique, Bruxelles a interdit depuis janvier la circulation des véhicules les plus polluants, dont toutes les voitures diesel. La région de Wallonie a, de son côté, programmé l’interdiction totale du diesel à l’horizon 2030, avec le bannissement progressif des véhicules les plus polluants à partir de 2023 – et même plus tôt si certaines communes le souhaitent.
Les prochaines interdictions devraient intervenir en Espagne, en Italie et en Grèce : Barcelone a prévu de restreindre l’accès des véhicules les plus polluants à son centre-ville dès 2019, tandis que Rome vise 2024, Madrid et Athènes, 2025, et Milan, 2030.
Des objectifs nationaux dans certains pays
Aucun pays européen n’a fait le choix d’interdire complètement le diesel sur l’ensemble de son territoire, mais certains ont engagé des plans pour le faire disparaître par le biais de dispositions incitatives ou punitives.
La Norvège est pour l’instant l’Etat le plus ambitieux en la matière, puisqu’il s’est fixé l’objectif d’une disparition des ventes de véhicules diesel d’ici à 2025. Le gouvernement, qui a exclu l’option d’une interdiction ferme, entend plutôt s’appuyer sur un système de bonus-malus fiscal pour encourager une tendance déjà fermement ancrée : en 2017, les ventes de véhicules électriques et hybrides ont pour la première fois dépassé celles de véhicules thermiques.
Aux Pays-Bas, le nouveau gouvernement de coalition installé à l’automne 2017 entend lui aussi faire de son pays un pionnier en la matière, puisqu’il vise tout bonnement l’interdiction des ventes de voitures à moteur thermique (essence et diesel) à l’horizon de 2030.
Le Royaume-Uni se montre plus prudent, en visant une disparition du diesel d’ici à 2040. A partir d’avril 2018, une surtaxe va peser sur les propriétaires des véhicules diesel les plus polluants, qui devaient déjà s’acquitter de pénalités financières pour entrer dans le centre de Londres depuis 2017.
Et en France ?
La France s’est fixé le même objectif de 2040, alors même qu’elle est aujourd’hui le pays d’Europe le plus dépendant au diesel. Il n’est pour l’instant pas question de mesures coercitives à l’échelle nationale : le ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot, compte sur l’effet incitatif des nouvelles primes à la conversion pour les véhicules et sur l’effet dissuasif de la hausse des taxes sur le diesel.

Trois graphiques pour comprendre la situation française
La forte priorité donnée au diesel par les différents gouvernements depuis les années 1980, notamment par le biais d’incitations fiscales, a fait de la France le pays européen le plus dépendant du diesel.


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Part des véhicules diesel dans le parc automobile
En 2016.

Source : Eurostat



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		},
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      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        28.6
      ],
      [
        "",
        29.3
      ],
      [
        "",
        30.2
      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        32.2
      ],
      [
        "",
        32.9
      ],
      [
        "",
        36.8
      ],
      [
        "",
        36.8
      ],
      [
        "",
        39.1
      ],
      [
        "",
        42.9
      ],
      [
        "",
        45.7
      ],
      [
        "",
        45.8
      ],
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        "",
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      ],
      [
        "",
        48.7
      ],
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        "",
        53.5
      ],
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        "",
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      ],
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      ],
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        "",
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      ],
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			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
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	}

});


Le changement de paradigme politique, qui a notamment conduit à réduire l’avantage fiscal du diesel sur l’essence, a commencé à inverser la tendance à partir de 2008.


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Evolution de la part du diesel dans les nouvelles immatriculations de voitures


Source : Association européenne des constructeurs automobiles



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
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	var annotation_spe = [];

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	},
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		text: ""
	},
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		},
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	xAxis: {
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		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
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			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
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			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
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			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
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			}
		}]
	},
	legend:{
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      ],
      [
        "",
        22.1
      ],
      [
        "",
        26.2
      ],
      [
        "",
        31.6
      ],
      [
        "",
        39.9
      ],
      [
        "",
        42.8
      ],
      [
        "",
        49.4
      ],
      [
        "",
        53.3
      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        57.4
      ],
      [
        "",
        61.9
      ],
      [
        "",
        65.7
      ],
      [
        "",
        69.6
      ],
      [
        "",
        71.5
      ],
      [
        "",
        70.7
      ],
      [
        "",
        64.7
      ],
      [
        "",
        62.1
      ],
      [
        "",
        59
      ],
      [
        "",
        54.6
      ],
      [
        "",
        45.7
      ],
      [
        "",
        50.7
      ],
      [
        "",
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      ],
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        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
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      ],
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      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        31.8
      ],
      [
        "",
        36.9
      ],
      [
        "",
        42.4
      ],
      [
        "",
        46.8
      ],
      [
        "",
        45.7
      ],
      [
        "",
        49.8
      ],
      [
        "",
        52.2
      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        68.2
      ],
      [
        "",
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
      [
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      ],
      [
        "",
        75.3
      ],
      [
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        68.8
      ],
      [
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      ],
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      ],
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        59.7
      ],
      [
        "",
        52
      ]
    ],
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      ],
      [
        "",
        2.6
      ],
      [
        "",
        2.4
      ],
      [
        "",
        2.2
      ],
      [
        "",
        2.7
      ],
      [
        "",
        2.9
      ],
      [
        "",
        2.9
      ],
      [
        "",
        3
      ],
      [
        "",
        4.7
      ],
      [
        "",
        9.4
      ],
      [
        "",
        13.2
      ],
      [
        "",
        17.8
      ],
      [
        "",
        20.2
      ],
      [
        "",
        22.7
      ],
      [
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        24
      ],
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        "",
        23.8
      ],
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      ],
      [
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      ],
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      ],
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      ],
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      ],
      [
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      ],
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        "",
        5.2
      ],
      [
        "",
        4.9
      ],
      [
        "",
        5
      ],
      [
        "",
        7.8
      ],
      [
        "",
        5.6
      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        13.5
      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
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        15.7
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        16.6
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La France se situe désormais dans la moyenne européenne en ce qui concerne les véhicules vendus : en 2016, un peu plus d’un sur deux fonctionnait au diesel.


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Part du diesel dans les nouvelles immatriculations de voitures
En 2016

Source : Association européenne des constructeurs automobiles



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