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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Dans sa chronique, la journaliste Annie Kahn s’appuie sur une enquête américaine qui démontre que les personnes qui obtiennent les meilleurs résultats travaillent plutôt moins, mais en se concentrant davantage sur un nombre limité de tâches à accomplir.
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« Travailler moins, mais mieux »

Dans sa chronique, la journaliste Annie Kahn s’appuie sur une enquête américaine qui démontre que les personnes qui obtiennent les meilleurs résultats travaillent plutôt moins, mais en se concentrant davantage sur un nombre limité de tâches à accomplir.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 17h25
 • Mis à jour le
02.03.2018 à 17h43
    |

            Annie Kahn








                        



                                


                            
Ma vie en boîte. Les dernières statistiques de la Caisse nationale d’assurance-maladie peuvent sembler alarmantes. Les arrêts maladie se multiplieraient. De fait, les dépenses d’indemnités journalières ont bondi de 8 % en janvier (par rapport au mois de janvier 2017) et de 5,2 % sur les douze derniers mois.
On ne discutera pas des raisons de cette situation : outil statistique inadapté, disent les uns, vieillissement de la population active, stress accru en raison du développement des outils numériques, dégradation des conditions de travail pour les autres…
Toujours est-il que la statistique aurait pu être bien pire. Pour une raison apparemment paradoxale, mais qui est en fait parfaitement logique. A savoir que, si l’absentéisme augmente, le présentéisme est aussi très vaillant. Des personnes malades, qui de ce fait auraient dû s’absenter pour leur santé et celle de leurs collègues, et ainsi dégrader la statistique encore davantage, ne le font pas. « Près de 20 % des arrêts de travail prescrits en 2016 n’ont pas été suivis », avertissait ainsi le groupe Malakoff Médéric dans un communiqué publié le 22 novembre 2017.
Le syndrome du bon élève, qui vous pousse à toujours répondre positivement à toute demande de travail accrue, est contre-productif
Plus précisément, 7 % des arrêts ont été pris, mais pas en totalité ; et 12 % n’ont pas été pris du tout. Les raisons évoquées sont diverses : financières pour 29 % des personnes concernées, par crainte de se retrouver avec une charge de travail trop importante à leur retour (23 %) ; par peur de la pression hiérarchique (22 %) ; en raison de ce sentiment qui vous fait croire que vous êtes indispensable et qu’il ne vous est pas possible de déléguer vos tâches (20 %). Un grand nombre évoquant plus largement qu’« ils n’ont pas l’habitude de se laisser aller ». Cette position est absurde, juge Andrew Hill, chroniqueur au Financial Times, dans son billet du 8 janvier.
Le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Frédérique Couzigou, psychologue et écrivain, dénonce le discours systématique contre les « privilèges des fainéants », antichambre de la croyance dans une élite de « surhommes », étalon de la « réussite ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤                     
                                                   
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« J’ai été femme de cheminot »

Dans une tribune au « Monde », Frédérique Couzigou, psychologue et écrivain, dénonce le discours systématique contre les « privilèges des fainéants », antichambre de la croyance dans une élite de « surhommes », étalon de la « réussite ».



Le Monde
 |    02.03.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
02.03.2018 à 17h27
    |

Frédérique Couzigou (Psychologue et écrivain)







                        



                                


                            
Tribune. J’ai été femme de cheminot. J’ai suivi, tous les trois ans, les mutations professionnelles et donc connu à chaque mouvement de poste, le chômage, la précarité dans mon propre parcours professionnel. Etre cheminot, c’est accepter une mobilité, c’est dormir dans des foyers plutôt que chez soi, c’est déblayer la voie de chemin de fer sous la neige et dans le froid, c’est vérifier au quotidien la sécurité du matériel, la fonctionnalité des équipements, la sécurité des voyageurs. C’est garder malgré tout la courtoisie quand, assis confortablement et au chaud, un voyageur râle après dix minutes de retard.
Au-delà de cette actualité navrante sur les soi-disant privilèges du cheminot, du retraité, du fonctionnaire – qui est aussi une infirmière épuisée, un policier suicidaire, un professeur accablé, un chercheur en précarité – il en va de comment la société, notre communauté, prend soin de la fragilité.
Désespérante décadence de l’humanité
Quand on réfléchit à baisser l’âge de la maturité sexuelle des enfants, quand on laisse crever dans leurs excréments nos anciens, quand on retrouve au matin des hommes et des femmes morts de froid, j’ai comme un doute sur notre civilisation, trop d’échos à la barbarie. Dans cette idéologie de la réussite, de l’étalon, du surhomme, du mérite, du premier de cordée… on frôle cette idée de l’homme supérieur de par son rang, son mérite et, pourquoi pas, son ADN. On frôle l’idéologie d’une classe supérieure, de par leur rang social, leur capital, leur intelligence… Il y a comme une répétition de ce qui a favorisé le chaos et le crime il n’y a pas si longtemps.

Les autres, les fainéants, les assistés, les handicapés, les vieux, les enfants, ne valent rien. Etre utile à l’idéologie, à la soumission par le travail, par le crédit, par la terreur de finir congelé sur un trottoir, limite notre réflexion, notre intelligence, notre lucidité, notre courage à se révolter contre cette concurrence entre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Un mois après la fin du conflit des surveillants pénitentiaires de janvier, le plus dur que la France ait connu depuis 1992, « Le Monde » a pu entrer dans la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis pour comprendre leur quotidien. Dans la plus grande prison d’Europe, 65 % ont moins d’un an d’expérience depuis leur sortie de l’Ecole nationale d’administration pénitentiaire.
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<filnamedate="20180302"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180302"><AAMMJJHH="2018030219">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Moins gourmand, ce nouveau logiciel central est réservé aux smartphones les moins rapides. Les premiers viennent d’être annoncés et devraient arriver en France au printemps.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Go : la version allégée d’Android arrive en France

Moins gourmand, ce nouveau logiciel central est réservé aux smartphones les moins rapides. Les premiers viennent d’être annoncés et devraient arriver en France au printemps.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 15h51
    |

                            Nicolas Six








                        



   


Annoncé en mai 2017, Android Go arrive enfin sur smartphone. Cette version allégée du logiciel central Android équipera prochainement une dizaine de modèles bas de gamme annoncés cette semaine au Mobile World Congress, Salon qui s’est tenu du 26 février au 1er mars à Barcelone. Android Go est conçu pour fonctionner fluidement sur les smartphones à moins de 100 euros, pauvres en mémoire, dotés d’une électronique peu véloce, et parfois privés d’antenne 4G.
Des applications allégées
Pas de miracle : les smartphones estampillés « Go » demeurent nettement moins rapides que les smartphones milieu de gamme. Mais selon Google, ils fonctionnent avec plus de fluidité que les smartphones à moins de 100 euros équipés de la version classique d’Android. Le nouveau logiciel central (ou OS) de Google est épaulé par des applications allégées : la messagerie Gmail Go, l’application de cartographie Go Maps, le service de vidéos Youtube Go, etc.
Ces applications sont amputées de certaines fonctionnalités, mais augmentées de nouvelles, pensées pour les smartphones bas de gamme. Youtube Go, par exemple, ne permet plus de réduire une vidéo dans une petite fenêtre, pour continuer sa lecture par dessus une autre application. Mais il devient possible de télécharger les vidéos pour une lecture ultérieure en qualité basse, moyenne ou élevée.
Lorsqu’on ouvre le magasin d’applications d’Android Go, d’autres applications allégées sont mises en avant. On y trouvera probablement des déclinaisons moins gourmandes d’applications populaires comme Facebook Lite.
Réservé à une poignée de smartphones
Go aurait pu attirer les possesseurs de smartphones vieillissants, dont les menus ralentissent. Malheureusement, cette version d’Android est impossible à installer sur un ancien mobile. Même chose pour les applications Google estampillées Go : lorsqu’on ouvre le magasin d’applications sur un vieux smartphone, elles sont introuvables. Seuls les smartphones bas de gamme récents équipés d’Android Go y ont accès.
Ce nouveau logiciel central est initialement pensé pour les marchés émergents comme l’Inde ou l’Afrique. Mais au moins cinq smartphones équipés d’Android Go seront commercialisés en France entre avril et Juin, chez Wiko, Nokia et Alcatel. Ces modèles pourraient représenter un choix intelligent pour les consommateurs dotés d’un tout petit budget.

   


Face aux mobiles à moins de 100 euros dotés d’une version classique d’Android, les smartphones « Go » bénéficient d’une version plus récente d’Android : le millésime 8, nom de code Oreo, plutôt que le millésime 7, surnommé Nougat.
Une belle initiative à considérer avec prudence
Si Google tient ses promesses, les smartphones Go pourraient rester parfaitement utilisables pendant trois ans. Leurs menus pourraient conserver leur fluidité, ils recevraient des mises à jour de sécurité régulières, et bénéficieraient de la plupart des fonctions les plus récentes d’Android. Aucun autre smartphone bas de gamme ne peut en dire autant.
Pour l’heure, ces promesses doivent être prises avec des pincettes : Google est coutumier des projets abandonnés en route. L’entreprise lance très régulièrement des produits nouveaux, quitte à éliminer rapidement les moins populaires.

   


En outre, Android Go est un véritable défi technique. Offrir l’essentiel des fonctions d’Android aux smartphones les plus lents est une promesse difficile à tenir, garantir leur bon fonctionnement sur plusieurs années l’est plus encore. Il faudra patienter trois ans pour vérifier qu’Android Go est réellement un logiciel central allégé recommandable.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Le groupe automobile a annoncé sa décision de ne plus investir dans son site de production de boîtes de vitesses, menaçant par là même les emplois des 910 personnes qui y travaillent, sans compter les intérimaires.
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Ford Blanquefort : Bruno Le Maire créé « un groupe de travail » pour maintenir l’activité

Le groupe automobile a annoncé sa décision de ne plus investir dans son site de production de boîtes de vitesses, menaçant par là même les emplois des 910 personnes qui y travaillent, sans compter les intérimaires.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 15h10
 • Mis à jour le
02.03.2018 à 15h56
   





                        



   


Bruno Le Maire, le ministre de l’économie, va mettre en place un « groupe de travail restreint » pour « maintenir l’activité » sur le site Ford Aquitaine Industries (FAI) de Blanquefort, dans la Gironde. Le ministre s’exprimait à l’issue d’une rencontre ayant réuni, vendredi 2 mars, à la mi-journée à Bercy les représentants du personnel de l’usine, ainsi que des élus locaux.
Ce groupe de travail sera « représenté par Jean-Pierre Floris », délégué interministériel à la restructuration industrielle, et devra discuter « directement avec les représentants de Ford du volume de production, du type de production que Ford entend maintenir dans les mois qui viennent sur le site de Blanquefort », a-t-il détaillé.
Le ministre rencontrera le directeur Europe de Ford « dans les jours qui viennent » afin de « connaître exactement ses intentions sur le site », a-t-il dit. « Ford doit comprendre que la détermination de l’Etat, des élus locaux, des salariés à maintenir l’activité sur ce beau site de Blanquefort est totale », a déclaré M. Le Maire.
Mardi, le groupe automobile a annoncé sa décision de ne plus investir dans son site de production de boîtes de vitesses, menaçant par là même les emplois des 910 personnes qui y travaillent, sans compter les intérimaires.
Un comité de suivi doit se tenir le 9 mars à la préfecture de la Gironde. L’intersyndicale FO, CGT, CFDT, CFE-CGC et CFTC a appelé les salariés à deux heures de débrayage lundi et à la tenue d’une assemblée générale.
Les emplois du site Ford Aquitaine Industries étaient protégés par un accord-cadre quinquennal passé entre Ford et les autorités contre le versement d’aides publiques. L’accord arrivera à échéance à la fin du mois de mai.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Quatorze économistes et parlementaires européens appellent, dans une tribune au « Monde », à dépasser les compromis sur les solutions techniques et financières à la crise de la dette afin d’apporter une réponse politique durable aux défaillances de l’union économique et monétaire.
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Zone euro : « Une nouvelle approche politique » est nécessaire

Quatorze économistes et parlementaires européens appellent, dans une tribune au « Monde », à dépasser les compromis sur les solutions techniques et financières à la crise de la dette afin d’apporter une réponse politique durable aux défaillances de l’union économique et monétaire.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 14h00
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Au cours des derniers mois, la Commission européenne ainsi qu’un groupe de quatorze économistes franco-allemands ont rendu publiques des propositions pour renforcer l’architecture de la zone euro. Ces propositions sont utiles pour faire vivre le débat, mais elles restent guidées par un fort esprit de compromis, et leurs ambitions sont limitées par les contraintes politiques perçues par leurs auteurs.
Des propositions qui ignorent le profond soubassement institutionnel, politique et démocratique de la crise de la zone euro
A cause de cela, ces propositions se concentrent sur les conditions nécessaires pour stabiliser la zone euro, mais restent très insuffisantes sur ce qu’il faudrait faire pour que la zone euro prospère réellement. En se limitant à des solutions graduelles et principalement économiques, ces propositions permettent sans doute à un compromis d’émerger, mais elles ignorent le profond soubassement institutionnel, politique et démocratique de la crise de la zone euro et négligent le fait que, si l’union monétaire ne devient pas rapidement un succès économique, elle risque de devenir politiquement insoutenable.
Depuis la crise de la zone euro, le consensus intellectuel s’est progressivement cristallisé autour de l’idée que, une fois le système financier réparé, la création d’une union bancaire complétée par une union des marchés de capitaux devrait permettre de partager suffisamment de risques pour stabiliser l’union monétaire, comme dans un régime assurantiel. Une sorte d’architecture de Maastricht complétée par, d’un côté, le filet de sécurité minimal créé durant la crise pour le secteur public (le Mécanisme européen de stabilité), accessible seulement à des conditions punitives, et par, d’un autre côté, un plus grand partage des risques par le biais des marchés financiers.
Une combinaison de règles complexes
Les économistes classiques croient que les marchés financiers, les signaux de prix et les incitations...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Une commission parlementaire avait demandé à Facebook d’enquêter sur une potentielle exploitation de sa plate-forme lors de la campagne précédant le référendum.
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Référendum sur le Brexit : Facebook dit n’avoir repéré aucune preuve d’ingérence russe

Une commission parlementaire avait demandé à Facebook d’enquêter sur une potentielle exploitation de sa plate-forme lors de la campagne précédant le référendum.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 13h12
   





                        



   


La Russie a-t-elle tenté, comme ce fut le cas lors de l’élection présidentielle américaine de 2016, d’interférer dans le référendum sur le Brexit ? En tout cas, pas en utilisant Facebook, a conclu le réseau social après une enquête interne. Simon Milner, le directeur des affaires publiques de Facebook au Royaume-Uni, a indiqué mercredi 28 février dans une lettre au Parlement n’avoir trouvé aucune preuve de tentative d’ingérence russe sur sa plate-forme pendant la campagne, rapporte la presse britannique.
Facebook avait été sommé l’an dernier par une commission parlementaire d’enquêter à ce sujet. En décembre, le réseau social avait présenté ses conclusions : des acteurs liés aux intérêts russes avaient dépensé… 0,97 dollar, soit 0,79 euro en publicité pendant la campagne. Facebook avait alors expliqué que, selon lui, ces messages avaient en fait atterri par erreur au Royaume-Uni, alors qu’ils étaient censés viser les Etats-Unis.
Des questions en suspens
La commission parlementaire n’avait pas été satisfaite par les conclusions de Facebook. Estimant que le réseau social n’avait pas répondu à toutes ses questions, elle lui avait imposé d’enquêter davantage. Enquête qui, finalement, n’a rien donné de plus, a précisé Simon Milner dans une lettre adressée à cette commission.
Le président de cette commission, le député Damian Collins, a rétorqué qu’il attendait toujours quelques réponses : « J’attends d’eux qu’ils partagent avec nous, parmi d’autres informations : le nombre exact de comptes qu’ils ont suspendu ; comment ils mènent leur guerre contre les bots ; leur méthodologie pour identifier les faux comptes ; et comment ils déterminent de quel pays viennent ces comptes. » Une réponse est attendue dans le courant du mois.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Le président américain a annoncé une hausse des tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium, provoquant l’indignation de ses partenaires commerciaux.
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Ce qu’il faut retenir des annonces de Trump sur les importations d’acier aux Etats-Unis

Le président américain a annoncé une hausse des tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium, provoquant l’indignation de ses partenaires commerciaux.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 13h11
 • Mis à jour le
02.03.2018 à 16h01
   





                        



   


L’essentiel
Le président américain a annoncé, jeudi 1er mars, qu’il taxerait les importations d’acier et d’aluminium à hauteur respectivement de 25 % et de 10 %, à partir de la semaine prochaine.Donald Trump a déclaré vouloir défendre une industrie sidérurgique américaine « décimée par des décennies de commerce inéquitable ».L’annonce a suscité l’inquiétude sur tous les marchés mondiaux. A Wall Street, les actions des entreprises métallurgiques américaines ont vu leur cours s’envoler, mais la Bourse a rapidement dévissé pour finir en baisse de 1,68 %.
Le chiffre
27 %
C’est la part d’acier qui est importée par les Etats-Unis. Selon les participants à la réunion convoquée d’urgence à la Maison Blanche jeudi, la hausse des tarifs douaniers visera tous les partenaires des Etats-Unis, en particulier le Canada (16 % des importations d’acier), le Brésil (13 %), la Corée du Sud (12 %), le Mexique et la Russie (9 %), mais aussi l’Allemagne (3,8 %) et la Chine (2,2 %).
Le tweet

When a country (USA) is losing many billions of dollars on trade with virtually every country it does business with… https://t.co/lPSkkolNRP— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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« Quand un pays (les Etats-Unis) perd des milliards de dollars en commerçant avec virtuellement tous les pays avec lesquels il fait des affaires, les guerres commerciales sont bonnes et faciles à gagner », a déclaré le président américain sur Twitter vendredi. Ces nouvelles taxations accroissent le risque d’une guerre commerciale généralisée.
L’annonce du président américain intervient alors que Liu He, principal conseiller économique du président chinois, Xi Jinping, se trouve en visite à Washington et que la renégociation de l’accord de libre-échange nord-américain (Alena) a repris avec le Mexique et le Canada.
Plus généralement, les Américains sont en passe de s’affranchir de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Leur jeu fonctionne parce qu’ils sont les plus gros et n’ont pas subi, jusqu’à présent, de riposte violente de leurs partenaires, soucieux d’éviter une fermeture du commerce mondial. Jusqu’au jour où les gouvernements estimeront qu’ils peuvent ou doivent faire sans les Américains.
La réaction
« Cette décision ne peut qu’aggraver les choses. Nous ne resterons pas les bras croisés pendant que notre industrie est frappée par des mesures injustes. »
C’est par ces mots qu’a réagi Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, qui regrette « fortement » la décision de Donald Trump. « L’UE entamera le plus tôt possible des consultations sur le règlement des différends avec les Etats-Unis à Genève », siège de l’OMC, a ajouté la commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström.
L’Allemagne, le Royaume-Uni ou encore la Russie ont exprimé leur inquiétude. Le ministre des affaires étrangères allemand a affirmé que « l’UE doit réagir de manière ferme aux taxes douanières punitives des Etats-Unis, qui menacent des milliers d’emplois en Europe ». 
Pour le Canada, « tout tarif ou quota qui serait imposé à notre industrie de l’acier et de l’aluminium serait inacceptable », a déclaré jeudi le ministre du commerce international. Quant à la Chine, elle a demandé aux Etats-Unis de « refréner leur recours à des mesures protectionnistes » et de « respecter les règles du commerce multilatéral ».

Pour aller plus loin

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<article-nb="2018/03/02/19-9">
<filnamedate="20180302"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180302"><AAMMJJHH="2018030219">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Vingt-six députés de La République en marche prennent parti, dans une tribune au « Monde », en faveur du déploiement des « compteurs intelligents » d’Enedis.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
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« Les compteurs Linky sont un outil majeur au service de la transition énergétique »

Vingt-six députés de La République en marche prennent parti, dans une tribune au « Monde », en faveur du déploiement des « compteurs intelligents » d’Enedis.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 12h49
 • Mis à jour le
02.03.2018 à 13h15
   





                        



                                


                            

Tribune. Les compteurs Linky, dont le déploiement par Enedis est en cours sur tout le territoire, n’en finissent plus de susciter des débats : sur leurs coûts, sur leurs effets présumés sur la santé, sur les enjeux liés aux données personnelles, sur des dysfonctionnements supposés répétés.
Il est urgent et nécessaire de faire preuve de pédagogie sur ce sujet, car les compteurs Linky sont un outil majeur au service de la transition énergétique. Outre la simplification évidente qu’ils représentent pour les opérateurs, ils permettent de piloter plus efficacement le réseau, d’intégrer de nouveaux moyens de production, de nouvelles formes de consommation et, surtout, ils permettent aux consommateurs de mieux connaître et donc de mieux maîtriser leur consommation électrique.

Cet accès à l’information pourrait permettre jusqu’à 23 % d’économies d’énergie, selon une étude du CNRS (« What do people “learn by looking” at direct feedback on their energy consumption ? Results of a field study in Southern France », Adnane Kendel, Nathalie Lazaric, Kevin Maréchal - CNRS, Universités de Nice Sophia Antipolis et de Liège -, Energy Policy n° 108, septembre 2017).
Huit millions de consommateurs déjà équipés
Il nous semble que c’est une chance car c’est une composante majeure de la transition énergétique promue actuellement au plus haut sommet de l’Etat français. Le déploiement de ces nouveaux compteurs, prévu par la loi de transition énergétique, est une composante qui est chère aux députés de la nation que nous sommes. Au 31 décembre 2017, près de huit millions de consommateurs sont déjà équipés de compteurs Linky. Il n’existe pas de dysfonctionnement et ou de plainte généralisés.
Les ondes émises par le système Linky sont du même ordre de grandeur que celles émises par un téléviseur ou un écran cathodique
Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat auprès de Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire, l’a...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Les engagements présidentiels sur l’assurance-chômage « pour tous » sortent largement revus à la baisse des arbitrages du ministère du travail.
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Assurance-chômage : une promesse phare de Macron vidée de sa substance

Les engagements présidentiels sur l’assurance-chômage « pour tous » sortent largement revus à la baisse des arbitrages du ministère du travail.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 12h45
 • Mis à jour le
02.03.2018 à 15h56
    |

            Adrien Sénécat








                        



   


Emmanuel Macron s’était engagé tout au long de sa campagne présidentielle à faire de l’assurance-chômage un droit « universel ». Après les négociations avec les partenaires sociaux, la ministre du travail, Muriel Pénicaud, a dévoilé, vendredi 2 mars, le contenu des arbitrages censés traduire ce discours en actes. « Nous allons créer de nouveaux droits au chômage, conformément au programme présidentiel », se félicite la ministre dans une interview au Parisien.
Pourtant, le détail des décisions apparaît en contradiction avec les promesses d’Emmanuel Macron. L’ambition de créer une « protection chômage pour tous les actifs » et d’ouvrir les droits « aux salariés qui démissionnent » y est en effet largement revue à la baisse. Décryptage.
1. Le droit au chômage pour les salariés qui démissionnent
CE QU’A PROMIS EMMANUEL MACRON
« Nous ouvrirons les droits à l’assurance-chômage aux salariés qui démissionnent », lit-on dans le programme présidentiel d’Emmanuel Macron. Il y est, par ailleurs, précisé que ce droit ne serait utilisable « qu’une fois tous les cinq ans ».
La promesse a été détaillée sur le site de campagne du candidat :
« Tous les cinq ans, chacun y aura droit, s’il choisit de démissionner pour changer d’activité ou développer son propre projet professionnel. Ceci incitera les entreprises à investir pour améliorer la qualité de vie au travail afin de conserver leurs salariés, dont nous renforçons ainsi le pouvoir de négociation. »
POURQUOI L’ENGAGEMENT N’EST PAS VRAIMENT TENU
Une fois en place, le gouvernement a rapidement tempéré cette promesse pour éviter de possibles dérives financières du système. Mais la liste des critères érigée dans l’accord avec les partenaires sociaux, conclu le 22 février, validée ensuite par Muriel Pénicaud, est particulièrement restrictive. Voici les principales conditions que les salariés démissionnaires devront respecter pour pouvoir être éligible :
avoir été affilié à l’assurance-chômage de manière « ininterrompue » pendant au moins cinq ans (les partenaires en voulaient sept mais la ministre a préféré maintenir la durée de cinq ans promise par Emmanuel Macron) ;avoir un « projet d’évolution professionnelle » qui soit une reconversion nécessitant de nouvelles formations ;ce projet doit avoir été jugé comme « réel et sérieux » avant la démission par la commission paritaire régionale compétente. Pour cela, il doit notamment répondre « raisonnablement aux besoins du marché du travail ».
La ministre du travail a déclaré vendredi tabler sur « entre 20 000 et 30 000 » bénéficiaires de ce nouveau droit par an. Un chiffre qui témoigne de la portée très limitée de la réforme. En pratique, il existait déjà auparavant des cas restreints de démissions considérées comme « légitimes » et ouvrant des droits au chômage, par exemple pour non-paiement des salaires ou dans certains cas de changement de résidence (la liste des critères est détaillée sur le site de l’Unédic).
Vingt-cinq mille démissions considérées comme « légitimes » ont ainsi donné droit au chômage en 2016, selon l’Unédic, auxquelles s’ajoutaient entre 20 000 et 30 000 demandes qui « ouvrent un droit suite à examen à quatre mois ». Soit 50 000 personnes concernées par an environ.
En résumé, l’« ouverture » du droit au chômage aux démissionnaires promise par Emmanuel Macron concernera moins de personnes que les dispositifs préexistants auquel elle s’ajoutera. Concrètement, on passerait d’environ 50 000 auparavant à entre 70 000 et 80 000 démissionnaires indemnisés par Pôle emploi chaque année. L’esprit de la réforme détaillé dans le programme du candidat d’« [inciter] les entreprises à investir pour améliorer la qualité de vie au travail afin de conserver leurs salariés » y a également laissé des plumes.
2. La protection chômage pour tous les actifs
CE QU’A PROMIS EMMANUEL MACRON
Le programme présidentiel de l’ex-ministre était catégorique :
« Nous permettrons à tous les travailleurs d’avoir droit à l’assurance-chômage. Les artisans, les commerçants indépendants, les entrepreneurs, les professions libérales, et les agriculteurs disposeront, comme les salariés, de cette protection. »
Sur son site de campagne, il ajoutait : « Lorsqu’on est successivement salarié et indépendant, ou parfois les deux en même temps, la protection ne peut plus dépendre du statut comme dans le monde d’hier. L’assurance-chômage universelle couvrira tous les actifs — salariés, artisans, commerçants indépendants, entrepreneurs, professions libérales, agriculteurs — et facilitera les transitions d’un statut à un autre. »
POURQUOI L’ENGAGEMENT N’EST PAS VRAIMENT TENU
Dans les faits, Muriel Pénicaud a bien annoncé une indemnisation pour les indépendants en perte d’activité, mais à deux conditions :
elle ne concernera que les indépendants placés en liquidation judiciaire ;Parmi ceux-là, seuls ceux qui avaient au moins « un bénéfice annuel autour de 10 000 euros » pourront en bénéficier. Les indépendants aux plus faibles revenus en sont donc exclus.
Ceux qui remplissent les deux critères pourront prétendre à un « filet de sécurité » de 800 euros par mois pendant six mois, a dit la ministre.
S’il s’agit bien d’une avancée pour certains, on est loin de la promesse de campagne d’une « assurance-chômage universelle » et indépendante du statut. Le « monde d’hier » fait de la résistance.

        Lire aussi :
         

                Budget 2018 : ce qu’Emmanuel Macron n’avait pas dit dans son programme




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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ La Commission européenne souhaite que tout contenu « terroriste » sur Internet soit supprimé dans l’heure suivant son signalement.
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Bruxelles presse les géants du Web de mieux lutter contre les contenus illicites

La Commission européenne souhaite que tout contenu « terroriste » sur Internet soit supprimé dans l’heure suivant son signalement.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 12h20
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

La Commission européenne fait monter d’un cran la pression sur les plates-formes du Web. L’institution communautaire a réclamé, jeudi 1er mars, que tout contenu « terroriste » sur Internet soit désormais supprimé dans l’heure suivant son signalement par les autorités judiciaires des Etats membres ou Europol (l’agence européenne de lutte contre la criminalité), étant donné les dangers potentiels qu’il fait courir aux sociétés.
Le contenu à caractère terroriste étant « le plus préjudiciable au cours des premières heures de sa parution en ligne, toutes les entreprises doivent supprimer ce type de contenu dans le délai d’une heure à compter de son signalement en règle générale », a précisé la Commission.

Cette demande fait l’objet d’une recommandation. Un texte certes non contraignant, mais que les justices nationales sont tenues de prendre en considération si les plates-formes ne s’y conforment pas. La Commission donne rendez-vous aux acteurs du Web dans trois mois, espérant qu’ils auront tenu compte de ses exigences.
Forme de « censure »
Au-delà des contenus à caractère terroriste, la Commission a rappelé aux géants du Web le souhait émis en septembre 2017, à savoir que tous les contenus illicites (violations du copyright, ­contrefaçons, contenus haineux et liés à la pédopornographie) soient supprimés dans les vingt-quatre heures après leur signalement.
Manifestement déçue du résultat de cette concertation, Bruxelles recommande dorénavant aux grandes entreprises du Net d’adopter une démarche plus « proactive » en systématisant la détection automatique des contenus illicites et en partageant ce type de technologie coûteuse avec de petits sites moins fortunés, mais sur lesquels migrent souvent les contenus illicites chassés de Facebook ou de Twitter.
« On constate que plus de 90 % du contenu illégal enlevé avait déjà été signalé et supprimé une première fois. On veut vraiment s’attaquer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Pascal Chassaing, président de la Chambre des notaires de Paris, met en garde dans une tribune au « Monde » contre l’emballement autour du « droit à déshériter », qui caricature les réalités juridiques actuelles.
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Succession Hallyday : Attention à « ne pas simplifier à l’excès le débat »

Pascal Chassaing, président de la Chambre des notaires de Paris, met en garde dans une tribune au « Monde » contre l’emballement autour du « droit à déshériter », qui caricature les réalités juridiques actuelles.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 12h04
 • Mis à jour le
02.03.2018 à 12h57
    |

Pascal Chassaing (Président de la Chambre des notaires de Paris)







                        



                                


                            
Tribune. La succession de Johnny Hallyday a enflammé les médias et troublé les Français. Il s’agit à la fois de mort, d’argent, de lien conjugal et parental concernant une vedette hors normes pour laquelle le public éprouve des sentiments mêlés d’admiration et d’étonnement.
L’opinion s’est divisée en deux camps, le premier prônant la liberté de chacun à disposer de ses biens, le second rejetant l’idée qu’un parent puisse déshériter totalement ses enfants. Les juristes d’occasion ont eu tôt fait de traduire en proposition de réforme une telle actualité : faut-il, à l’image des Californiens, changer la loi pour mieux respecter la volonté, et donc la liberté de chacun, de disposer de ses biens ? Ou, au contraire, est-il meilleur de continuer à protéger les familles, et notamment les enfants et les conjoints contre un vent de libéralisme qui oublierait les liens du sang ?
C’est une erreur de généraliser à partir d’un cas particulier, surtout quand celui-ci est aussi exceptionnel que la famille Hallyday
Il me semble, en qualité de notaire praticien des successions, que ces commentaires égarent le public en simplifiant à l’excès le débat. C’est une erreur de généraliser à partir d’un cas particulier, surtout quand celui-ci est aussi exceptionnel que la famille Hallyday. Les données de la succession du chanteur, en termes de ruptures conjugales et de différence d’âge des époux, sont devenues banales.
Mais elles se doublent ici de changements de domicile national et fiscal. Il ne s’agit donc plus d’une affaire française, puisqu’une des clés du litige réside dans le choix de la loi nationale applicable. Or, la France ne pourra pas, quel que soit son volontarisme, légiférer pour les autres pays, ni empêcher les allers-retours de ses nationaux.

C’est une erreur de céder à la facilité d’opposer des solutions théoriques quand chaque système juridique a ses règles et ses exceptions, ses zones de clarté et d’ombre. La loi française...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ La coopérative Terrena cherche un repreneur pour l’entreprise qui emploie 1 200 salariés. L’actionnaire principal a fixé la date butoir de son engagement au 31 mars.
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L’ukrainien MHP en lice pour la reprise du volailler breton Doux

La coopérative Terrena cherche un repreneur pour l’entreprise qui emploie 1 200 salariés. L’actionnaire principal a fixé la date butoir de son engagement au 31 mars.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 12h00
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Emmanuel Macron, une poule rousse dans les bras. Une des séquences très commentées de son marathon au Salon de l’agriculture, samedi 24 février. Moins anecdotique et largement plus délicat à gérer, un dossier volailler pèse sur les bras du président de la République. En l’occurrence, l’avenir de l’entreprise bretonne Doux. Un sujet qui paradoxalement n’est guère abordé dans la « Ferme France » de la porte de Versailles.
Pourtant, 1 200 salariés attendent d’en savoir plus sur leur sort. Et le compte à rebours est lancé. L’actionnaire principal de Doux, la coopérative Terrena, connue pour ses marques Paysan Breton ou Gastronome, a fixé la date butoir de son engagement au 31 mars. Passée cette date, elle a affirmé qu’elle ne soutiendrait plus financièrement le volailler. Depuis des mois, elle cherche un industriel pour reprendre l’affaire. L’ukrainien MHP est en lice.
Il y a trois ans, en janvier 2015, M. Macron s’était rendu sur les terres bretonnes de Doux, accompagné du député du Finistère Richard Ferrand. Il était alors ministre de l’économie et avait assuré que l’Etat serait toujours aux côtés de l’entreprise. Tous les voyants étaient au vert. Après un dépôt de bilan retentissant en 2012 et la liquidation de l’activité de volailles fraîches avec ses 1 000 salariés, Doux avait été repris par un financier Didier Calmels. Avec aux manettes un manageur spécialisé dans le retournement d’entreprise Arnaud Marion.
Les comptes ont viré au rouge en 2016
M. Marion avait même annoncé ce jour-là la création de près de 200 postes et un investissement de 100 millions d’euros dans les « dix prochaines années ». Il affirmait également que l’entreprise, qui atteindrait 500 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2015, était rentable. La mariée était belle… Elle fut cédée un an plus tard, début 2016, à la coopérative Terrena associée au groupe Avril (ex-Sofiprotéol) et à l’investisseur saoudien Al-Munajem, qui a pris 35 % du capital. Le reste, soit...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Si la France manque d’usines, elle a encore des industriels, explique Philippe Escande, journaliste au « Monde », à partir des exemples des réussites de Seb et d’Essilor.
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Essilor, Seb : les beaux restes de l’industrie française

Si la France manque d’usines, elle a encore des industriels, explique Philippe Escande, journaliste au « Monde », à partir des exemples des réussites de Seb et d’Essilor.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 11h58
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. L’industrie française, combien de divisions ? La question revient, obsessionnelle, attendant une réponse forcément négative. Comme le sous-entendait Joseph Staline en 1935 quand il a rétorqué à Pierre Laval qui lui demandait plus de libertés religieuses en Russie : « Le Pape, combien de divisions ? » Le réarmement industriel semble pourtant s’accélérer. Mais la marche sera longue, ne serait-ce que pour revenir au niveau de 2008, avant la crise.

La désindustrialisation accélérée de notre pays depuis le début du XXIe siècle est un phénomène majeur tant sur le plan économique que politique et social. Il ne faudrait néanmoins pas croire que la France, si elle manque d’usines, n’a plus d’industriels. Les quatre premières capitalisations de la Bourse de Paris sont toutes des industries (LVMH, Total, L’Oréal, Sanofi) et elles représentent encore plus de la moitié des 40 premières valeurs de la cote, tous parmi les leadeurs mondiaux de leur secteur.
Patience et ténacité
Au-delà du regain conjoncturel de ces grands acteurs, les deux entreprises vedettes de la semaine, Seb et Essilor, montrent que l’ambition industrielle est affaire de patience et de ténacité.
En 2000, le chiffre d’affaires d’Essilor était inférieur à 2 milliards d’euros. Il dépasse les 7,5 milliards aujourd’hui et, après sa fusion avec le groupe italien Luxottica, qui vient d’être entérinée par les autorités européennes et américaines, il dépassera les 16 milliards. Il est désormais le numéro un mondial de l’optique. Dans le même temps, les ventes de Seb, dans un secteur du petit électroménager décimé par les importations asiatiques ont été multipliées par trois à plus de 6,5 milliards d’euros.

Les deux entreprises ont su combiner une croissance interne solide avec une politique d’acquisitions continue et méthodique. Progressivement, elles ont racheté leurs rivaux européens puis sont parties vers l’Asie et l’Amérique...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Le bénéfice du groupe, numéro deux mondial derrière Christie’s, a crû de 60 % en 2017, pour atteindre 118,8 millions de dollars.
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La maison de ventes aux enchères Sotheby’s confiante pour 2018

Le bénéfice du groupe, numéro deux mondial derrière Christie’s, a crû de 60 % en 2017, pour atteindre 118,8 millions de dollars.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 11h53
 • Mis à jour le
02.03.2018 à 12h11
    |

            Nicole Vulser








                        



                                


                            

« Nous avons réalisé une bonne année en 2017 et nous en planifions une encore meilleure en 2018. » C’est peu dire que Tad Smith, PDG de la maison d’enchères Sotheby’s, s’est montré ­confiant, jeudi 1er mars, en annonçant les résultats annuels du groupe à New York. Des chiffres sans doute dopés par les 56,2 millions d’euros atteints la veille à Londres pour un tableau de Pablo Picasso représentant la jeune maîtresse du peintre, Marie-Thérèse Walter, coiffée d’un béret, et dans lequel on devine l’ombre de sa prochaine compagne, Dora Maar. Une œuvre initialement estimée à 40 millions d’euros…

Le marasme du marché de l’art ne semble plus qu’un mauvais souvenir, comme pour le leader du marché, Christie’s. Les ventes consolidées du numéro deux mondial, Sotheby’s, (ventes publiques, ventes privées et lots vendus en galeries) ont augmenté de 12 % l’an dernier, pour atteindre 5,5 milliards de dollars (4,5 milliards d’euros). Sur ce total, les ventes privées ont fortement progressé (+ 28 %), pour s’élever à 744,6 millions de dollars.
Le bénéfice net, lui, a crû de 60 %, à 118,8 millions de dollars. « Pas seulement parce que notre actionnaire principal est chinois », a souligné le PDG. La Chine, « de par sa taille, ses richesses, son influence et ses futurs clients » reste depuis trois ans un point d’attention particulier pour Sotheby’s. La clientèle asiatique a en effet contribué à 29 % des achats l’an dernier.

Plus de 300 ventes aux enchères ont été organisées en 2017 par la maison américaine. Bon nombre de records ont été largement battus comme ce tableau sans titre de Jean-Michel Basquiat acquis par le collectionneur japonais Yusaku Maezawa pour 99,5 millions d’euros et exposé en ce moment au Brooklyn Museum. Ou encore un diamant rose de la taille d’une prune, le Pink Star, qui a trouvé preneur à Hongkong pour 58,3 millions d’euros en avril. Voire la bouteille la plus chère de whisky japonais...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Le cimentier a annoncé une perte nette de 1,5 milliard d’euros après une opération vérité sur les comptes, dans la foulée du scandale sur ses activités en Syrie.
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LafargeHolcim : le nouveau patron veut faire table rase du passé

Le cimentier a annoncé une perte nette de 1,5 milliard d’euros après une opération vérité sur les comptes, dans la foulée du scandale sur ses activités en Syrie.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 11h36
 • Mis à jour le
02.03.2018 à 12h19
    |

            Philippe Jacqué








                        



   


La reprise en main de LafargeHolcim se poursuit. Après avoir remanié et réduit la taille de son comité directeur à l’automne, Jan Jenisch, le nouveau directeur général du numéro un mondial du ciment, a passé les comptes du groupe à la paille de fer. Conséquence, le cimentier franco-suisse replonge dans le rouge, comme en 2015 après le rachat de Lafarge par Holcim.
Vendredi 2 mars, la direction a annoncé pour 2017 une perte nette de 1,7 milliard de francs suisses (1,47 milliard d’euros), après un bénéfice de 1,8 milliard en 2016, pour un chiffre d’affaires de 26,1 milliards, lui-même en retrait de près de 3 % sur un an. Les investisseurs n’ont pas apprécié : dans la matinée, l’action perdait plus de 4 % à l’ouverture de la cotation à la Bourse de Paris.
Opération vérité
Cette perte s’explique par l’opération vérité lancée sur les comptes du groupe après le départ de ses anciens dirigeants, le Français Bruno Lafont et l’Américain Eric Olsen, emportés, notamment, par le scandale du comportement du cimentier Lafarge en Syrie.

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En juin 2016, Le Monde avait révélé que le cimentier avait maintenu l’activité de son usine installée à Jalabiya, dans le nord de la Syrie, en dépit de la guerre et, que pour ce faire, il avait accepté de verser 5,6 millions de dollars (4,5 millions d’euros) à des groupes armés, dont plus de 500 000 dollars à l’organisation Etat islamique.
Cette page semble désormais tournée. Après avoir engagé une revue détaillée de ses activités « tenant compte des risques politico-économiques des pays et de l’évolution de la dynamique des marchés », pas moins de 3,8 milliards de francs suisses de dépréciations d’actifs ont été décidées. Selon le cimentier, « deux tiers des dépréciations ont concerné l’Algérie, la Malaisie, l’Irak, le Brésil, l’Indonésie et l’Egypte ». 
« Pas d’impact financier négatif significatif »
Sur le dossier syrien, Jan Jenisch estime qu’il n’y a aucun risque financier. « Sur la base des informations actualisées disponibles aujourd’hui, rien n’indique que les allégations dont il a été fait état sont susceptibles d’avoir un impact financier négatif significatif sur le groupe », confirme l’entreprise.

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En 2017, LafargeHolcim a réalisé « une excellente année, tant en matière de ventes que de résultats opérationnels », a assuré le nouveau patron lors d’une conférence téléphonique vendredi matin. Hors cession d’actifs, assure le groupe, le chiffre d’affaires aurait progressé de près de 5 %, tandis que le résultat opérationnel a décollé de 6 %.
Cependant, tout ne va pas bien pour le cimentier. La seule zone géographique où le groupe est à la peine est l’Asie-Pacifique, son premier marché mondial. Si les opérations en Inde et en Chine sont très rentables, ce n’est pas le cas de l’activité du groupe en Asie du Sud-Est, notamment en Malaisie, Indonésie et aux Philippines. Cela se traduit par une chute de 9,5 % du chiffre d’affaires (7,4 milliards de francs suisses) dans cette région et de 11 % de son résultat opérationnel. Partout ailleurs (Europe, Amérique du Nord, Amérique latine, Moyen-Orient-Afrique), l’activité et les résultats opérationnels sont orientés à la hausse.
Afin de tourner la page des années de fusion et du dossier syrien, le nouveau directeur général Jan Jenisch a par ailleurs dévoilé un nouveau plan stratégique pour le cimentier à l’horizon 2022. L’objectif est d’atteindre une croissance de 3 à 5 % du chiffre d’affaires et de son résultat opérationnel. Si le groupe y parvient, il fera près de deux fois mieux que la croissance du marché des matériaux, attendue en croissance à 2 à 3 % par an.
De nouvelles « acquisitions ciblées »
M. Jenisch entend à la fois serrer les coûts et faire progresser son activité. Ainsi, à l’image d’autres grands groupes, le nouveau patron entend simplifier l’organisation de la multinationale. Après avoir réduit le nombre de dirigeants à son comité de direction, LafargeHolcim prévoit de réduire ses frais généraux de 400 millions de francs suisses par an. Deux sièges régionaux, à Singapour et à Miami, seront aussi fermés mi-2018.
Par ailleurs, « nous doterons nos dirigeants de chaque pays d’une plus grande autonomie », précise M. Jenisch. « Les 35 plus gros marchés rapporteront directement à la direction du groupe et des responsables de compte de résultat seront nommés localement pour les 4 segments d’activités de l’entreprise », précise LafargeHolcim.
Pour croître, le groupe envisage de nouvelles « acquisitions ciblées et génératrices de valeur afin d’augmenter les effets d’échelle et les marges », car, explique le directeur général, « le marché des matériaux, évalué dans le monde à 2 500 milliards de francs suisses, reste très fragmenté et nous aurons de nombreuses opportunités d’achat, et ce dans le monde entier. En février, nous avons, par exemple, racheté le britannique Kendall Group. » Cette société, qui réalise 28 millions d’euros de chiffre d’affaires, est spécialisée dans les granulats et béton prêt-à-l’emploi. Justement, le groupe entend « mettre en œuvre des stratégies plus agressives dans les granulats et le béton prêt-à-l’emploi, en parallèle de ses solides activités dans le ciment », ajoute M. Jenisch.
Les actionnaires ne seront pas mis à contribution
Pour financer cette croissance, Jan Jenisch a prévenu qu’il n’est pas question de mettre à contribution ses actionnaires, dont les milliardaires Thomas Schmidheiny, Paul Desmarais ou Nassef Sawiris.
Au contraire, assure-t-il, « la croissance sera financée par la cession de certains actifs au cours de l’année 2019 pour un montant d’au moins 2 milliards de francs suisses. Les investissements seront limités à 2 milliards de francs suisses par an. ». Les moyens dégagés excédentaires seront rendus aux actionnaires, via le versement d’un dividende.



                            


                        

                        


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La Haye durcit la fiscalité des grandes entreprises

Pour conserver leurs avantages, les firmes devront justifier d’une implantation réelle aux Pays-Bas. Le gouvernement entend renforcer les contrôles.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 11h33
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



                                


                            

Ikea, Nike, Starbucks, Procter & Gamble : le traitement fiscal très favorable réservé par les Pays-Bas à ces multinationales a jeté une lumière crue sur des pratiques qui n’étaient pas nouvelles, mais que les « Panama Papers » – ainsi que certaines investigations de la Commission européenne – ont révélées au monde en 2017. Quelques mois plus tard, La Haye dévoile un plan afin de corriger son image de paradis ­fiscal pour grandes entreprises.
Le secrétaire d’Etat aux finances, Menno Snel, a envoyé, le 19 février, une lettre à la Chambre des députés. Il y évoque la nécessité de maintenir le principe des rulings (ou « rescrits »), ces accords censés assurer une sécurité juridique et fiscale aux entreprises qui négocient par anticipation leur statut. Pour M. Snel, les rescrits contribuent au « climat d’investissement favorable » qui prévaut dans le royaume.
Il s’interroge toutefois sur leur nombre et leur justification « dans tous les cas ». Plus question d’en octroyer à des firmes qui empruntent la voie néerlandaise pour échapper à une taxation et créent une simple boîte aux lettres à Amsterdam ou Rotterdam. Les critères d’une implantation réelle dans le pays et du volume d’emplois créés seront pris en compte.
L’exemple le plus étonnant des pratiques néerlandaises fut la ­révélation de l’autorisation octroyée au géant américain Procter & Gamble par un simple fonctionnaire, dont la signature autorisa le transfert de 676 millions de dollars (554 millions d’euros) vers les îles Caïman, en vertu d’un ruling.

La pratique du ruling cause « plus de mal que de bien »
Le secrétaire d’Etat estime que l’image négative donnée de son pays peut pénaliser son activité économique et les investissements dont il bénéficie. Il est appuyé par des experts dont – fait notable – Michiel Spanjers, qui fut, six années durant, conseiller d’un ministre des finances.
Dans une tribune parue il y a deux semaines...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ La télévision payante dénonce « l’intransigeance » de TF1 qui a entrepris, depuis fin 2015, de faire payer les opérateurs pour diffuser ses chaînes.
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Pourquoi Canal+ a-t-elle coupé l’accès des chaînes de TF1 à ses abonnés ?

La télévision payante dénonce « l’intransigeance » de TF1 qui a entrepris, depuis fin 2015, de faire payer les opérateurs pour diffuser ses chaînes.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
02.03.2018 à 15h33
    |

            François Bougon et 
Alexandre Piquard








                        



   


Le ton est particulièrement glacial et la situation inédite. Canal+ a annoncé, vendredi 2 mars, qu’il coupait l’accès aux chaînes du groupe TF1 pour ses abonnés : sont concernées TF1, TMC, TFX, TF1 Séries Films, LCI et MyTF1. « Cette décision est le résultat de l’intransigeance du groupe TF1, qui abuse de sa puissance de marché, et notamment de son canal numéro 1 pour imposer unilatéralement à ses distributeurs, dont le Groupe Canal+, de payer pour continuer à diffuser ses chaînes disponibles gratuitement sur la TNT et sur Internet. »
Vendredi, TF1 a vivement réagi, dénonçant une « décision unilatérale ». Elle est « d’autant plus incompréhensible, selon un communiqué, que le Groupe Canal + est autorisé à les diffuser, le groupe TF1 n’ayant jamais demandé à ce que ses chaînes et son service replay soient coupés, mais avait au contraire proposé une poursuite des négociations ». TF1 « déplore que les clients du Groupe Canal +, qui payent pour recevoir les chaînes TF1, TMC, TFX, TF1 Séries Films, LCI et MyTF1 dans le cadre de leur abonnement, soient pris en otage ».
Ce conflit ouvert est le résultat d’un changement de stratégie de TF1, qui depuis l’arrivée de son nouveau PDG, Gilles Pélisson, fin 2015, a entrepris de faire payer les opérateurs pour la diffusion de ses chaînes. Après des mois de discussions, un accord a été trouvé avec Altice (SFR) et Bouygues Telecom (qui a le même actionnaire que TF1), mais pas avec Orange, ni Free (dont le fondateur Xavier Niel est actionnaire du Monde à titre personnel), ni Canal+, avec lesquels la situation s’envenime.
Pourquoi Canal+ a-t-elle pris cette décision ?
Les exigences financières de TF1 sont « déraisonnables et infondées, avec des conditions et un calendrier imposés unilatéralement », a dénoncé, jeudi soir, dans son communiqué la filiale de Vivendi, dirigée par Vincent Bolloré. Les demandes de TF1 passent d’autant moins bien auprès de Canal+ que ce dernier, en tant qu’acteur de la télévision payante, a des obligations particulières, notamment en matière de financement du cinéma. Canal+ argumente :
« TF1, TMC, TFX, TF1 Séries Films et LCI occupent des fréquences nationales relevant du domaine public qui leur ont été octroyées gratuitement. Par ailleurs, TF1 bénéficie d’avantages réglementaires propres aux chaînes gratuites, dont la possibilité de diffuser en exclusivité des événements sportifs majeurs comme la Coupe du monde de football, qui doivent être accessibles à tous. »
Pour augmenter la pression, Canal+ a enclenché deux actions juridiques contre TF1. Selon son directeur général, Maxime Saada, cité par le Journal du dimanche, Canal+ réalise « entre 15 % et 20 % de l’audience des chaînes gratuites » du groupe TF1.
Quelle est la stratégie de TF1 ?
Du côté de TF1, Gilles Pélisson justifie cette stratégie par sa volonté de diversifier ses revenus, avec une moindre dépendance à la publicité, en mettant mieux en valeur « des contenus exceptionnels qui attirent les Français », s’est-il défendu le 16 février, lors de la présentation des résultats annuels. « C’est très important dans le futur modèle de TF1, à partir du moment où le fait de regarder la télévision via Internet se développe », a-t-il souligné, expliquant vouloir obtenir au total « plusieurs dizaines de millions d’euros ».
La filiale de Bouygues dit s’inspirer d’exemples étrangers, notamment des Etats-Unis et d’Europe de l’Est. De leur côté, Canal+ et les autres opposants à TF1 rétorquent que le prix payé par les distributeurs se répercute sur l’abonné. Selon eux, le système américain n’est pas comparable, car les distributeurs peuvent en contrepartie commercialiser eux-mêmes une partie de la publicité diffusée sur les antennes. Comme si Canal+ ou Orange pouvaient vendre une partie des spots de pub de TF1… Ces particularités du marché américain n’empêchent pas que les renégociations de contrats donnent régulièrement lieu à des coupures de signal temporaires.

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Quels sont les liens de TF1 avec les autres distributeurs ?
Tout est question de principe… et de prix. Dans son offre et dans les accords passés avec Altice et avec SFR, la hausse des prix est compensée par l’ajout de services pour le visionnage de TF1 : avant-premières, diffusion en 4K (ultra haute définition) de certains programmes ou « start over » pour revenir au début d’un programme. TF1 aurait obtenu d’Altice le versement d’un peu plus de 10 millions d’euros par an. Et aurait, selon Le Figaro, réclamé un peu plus de 20 millions d’euros à Free et de 25 à 26 millions à Orange. Soit des hausses de prix plus importantes que celles réclamées par M6, qui a de son côté réussi à renégocier certains accords.
Le PDG d’Orange, Stéphane Richard, a jusqu’ici refusé de signer un nouveau contrat avec TF1, et les services de « replay » qui permettent de revoir les chaînes du groupe en différé sont donc désormais coupés sur les box du premier opérateur français. Orange considère que, pour le moment, les services proposés ne sont pas à la hauteur de la somme demandée.
Le contrat de Free arrive, lui, à échéance le 31 mars. « Les demandes de TF1 sont extravagantes ! Les discussions sont au point mort », a assuré son PDG, Maxime Lombardini, au Figaro, le 6 février.
Les opérateurs rappellent que le groupe TF1 bénéficie gratuitement des fréquences TNT, mises à disposition par l’Etat. De plus, s’ils ont pour coutume de diffuser les chaînes hertziennes gratuites auprès de leurs abonnés, aucune loi ne les contraint à payer cette diffusion.
Les distributeurs récalcitrants peuvent espérer peser davantage en durcissant les négociations au même moment. Si les chaînes de TF1 étaient coupées par plusieurs opérateurs, elles pourraient voir leur audience chuter. De son côté, le groupe de Gilles Pélisson escompte peut-être que les opérateurs télécoms veuillent trouver un terrain d’entente avant juin, afin de pouvoir bénéficier de la Coupe du monde de football, dont TF1 a le droit de diffuser certains matchs, en particulier ceux de l’équipe de France.
Quelles sont les conséquences pour les abonnés ?
Concrètement, si aucun accord n’est trouvé avec Canal+, ses abonnés ne pourront plus regarder directement TF1 à partir de leur box. Ils devront aller sur Internet ou brancher l’antenne à leur télévision pour avoir accès aux programmes diffusés par les chaînes du groupe TF1.
Ils n’auront pas non plus accès aux services « innovants » développés par la filiale de Bouygues dans le cadre de « TF1 Premium ».

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ La Chine, peu concernée par les annonces du président américain, est restée en retrait. La Corée du Sud et surtout le Canada, alliés historiques des Etats-Unis, ont, eux, vivement réagi.
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Les taxes de Trump sur l’acier et l’aluminium provoquent l’indignation dans le reste du monde

La Chine, peu concernée par les annonces du président américain, est restée en retrait. La Corée du Sud et surtout le Canada, alliés historiques des Etats-Unis, ont, eux, vivement réagi.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 11h16
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

Et après ? Donald Trump vient-il d’appuyer pour de bon sur le bouton d’une guerre commerciale ? Sans délai, les promesses de nouvelles taxes sur l’acier et l’aluminium brandies par le président américain ont entraîné un flot de réactions musclées des partenaires commerciaux des Etats-Unis.

La Chine n’a pas été la plus virulente. L’un des patrons de l’Association chinoise de la sidérurgie, Li Xinchuang, a bien dénoncé une « mesure de protection stupide », les autorités sont restées muettes. Une demi-surprise : Pékin a beau être la cible privilégiée des attaques de M. Trump, la Chine n’est plus qu’un fournisseur négligeable d’acier et d’aluminium pour les Etats-Unis. Ses exportations à prix cassés ont déjà été bombardées de taxes antidumping par l’administration Obama. Elle ne figure même plus parmi les dix premiers exportateurs de ces métaux vers les Etats-Unis.
Ironie de l’histoire, ce sont des alliés historiques de Washington qui sont sur la sellette, comme la Corée du Sud et surtout le Canada, leur premier fournisseur d’acier et d’aluminium. Si les restrictions se confirmaient, « nous prendrions les mesures nécessaires pour défendre nos intérêts commerciaux et nos travailleurs », a prévenu la ministre des affaires étrangères, Chrystia Freeland.

Ottawa apprécie peu d’être le jouet d’un processus qui mêle commerce et sécurité nationale. Alors même que le Canada, insiste Mme Freeland, « est reconnu dans la loi américaine comme faisant partie de la plate-forme technologique et industrielle nationale du secteur de la défense américain ».
« Contre-mesures »
Même tonalité du côté de l’Union européenne, « proche allié sécuritaire des Etats-Unis depuis des décennies », a souligné Jean-Claude Juncker, le président de la Commission. « Nous ne resterons pas les bras croisés pendant que notre industrie est frappée par des mesures injustes », a-t-il averti, promettant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Le réseau social souhaite, à terme, générer des conversations plus « saines ». Il estime qu’il doit pour cela, dans un premier temps, être capable de mesurer leur « sérénité ».
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Twitter lance un appel à projets pour mesurer la « sérénité » des conversations

Le réseau social souhaite, à terme, générer des conversations plus « saines ». Il estime qu’il doit pour cela, dans un premier temps, être capable de mesurer leur « sérénité ».



Le Monde
 |    02.03.2018 à 10h53
   





                        



   


« Nous aimons les conversations instantanées, publiques, mondiales. C’est à ça que sert Twitter et c’est pour cela que nous faisons ça. Mais nous n’avions pas complètement anticipé ni compris les conséquences négatives sur le monde réel. Nous le reconnaissons maintenant, et sommes déterminés à trouver des solutions justes. » Dans une série de tweets publiés jeudi 1er mars, Jack Dorsey, cofondateur et PDG de Twitter, revient sur les problèmes rencontrés par Twitter ces dernières années (« violence », « harcèlement », « armées de trolls », « manipulation », « désinformation », etc.) et lance un appel à l’aide.
« Nous avons concentré la plupart de nos efforts sur la suppression de contenus contraires à notre règlement, au lieu de créer un cadre qui encouragerait des débats et des conversations plus sains », explique Jack Dorsey. Comment y parvenir ? Il faudrait d’abord, selon lui, être capable de « mesurer la sérénité » des conversations sur Twitter.
« Nous ne pouvons pas faire ça seuls »
Cette idée lui vient de Cortico, une organisation liée au prestigieux centre de recherche MIT Media Lab, qui travaille sur cette question. Cortico a défini quatre indicateurs permettant, selon elle, de mesurer si les conversations publiques sont « saines » : la « diversité d’opinions », « la réceptivité », « l’attention partagée » et « la réalité partagée ».
« Nous ne savons pas encore si ce sont les bons indicateurs pour Twitter », souligne Jack Dorsey, qui sollicite une aide extérieure : « nous ne pouvons pas, et nous ne voulons pas faire ça seuls ». Twitter lance donc un appel à projets pour mettre en place « des outils de mesure rigoureux et indépendamment validés » et s’engage à rendre publics, « autant que possible », ses résultats, les articles de recherche et les technologies qui découleront de cet appel.
Après quelques années difficiles pour les grands réseaux sociaux, accusés d’avoir laissé proliférer de la propagande djihadiste, des contenus haineux, des campagnes de harcèlement mais aussi d’avoir été utilisés pour déstabiliser des élections, ceux-ci tentent de faire amende honorable. Twitter, comme Facebook, reconnaît les problèmes et multiplie les annonces. Faire appel à des experts extérieurs est aussi une manière de désamorcer certaines critiques. Comme le dit Jack Dorsey, « alors que nous essayons de régler [ces problèmes], nous sommes accusés d’apathie, de censure, de biais politique et de privilégier notre entreprise et la valeur de nos actions au détriment des inquiétudes de la société ».
Les premiers projets sélectionnés par Twitter devraient être annoncés en juillet.



                            


                        

                        

