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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’universitaire Emmanuel Combe explique que la théorie économique et l’expérience montrent que les mesures du président américain seront contre-productives.
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Trump et le protectionnisme sur l’acier : une mauvaise nouvelle pour l’emploi… américain

Dans une tribune au « Monde », l’universitaire Emmanuel Combe explique que la théorie économique et l’expérience montrent que les mesures du président américain seront contre-productives.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 18h16
 • Mis à jour le
02.03.2018 à 18h34
    |

Emmanuel Combe (Professeur à l’université Paris-I, professeur affilié à Skema Business School)







                        



                                


                            
TRIBUNE. « Vous aurez peut-être des prix plus élevés mais vous aurez des emplois. Pour moi, ce sont les emplois qui comptent. » C’est en ces termes que le président des Etats-Unis a justifié, jeudi 1er mars, sa décision de porter les droits de douane à 25 % sur les importations d’acier et à 10 % sur l’aluminium. Un discours assez efficace, puisqu’il met chacun en demeure de choisir son camp : satisfaire le pouvoir d’achat des consommateurs et donc importer à bas prix ; ou bien défendre la production et l’emploi et donc se protéger.

Ce raisonnement a l’apparence du bon sens. Mais il faut toujours se méfier en économie du bon sens, qui joue souvent des tours. Rappelons l’arithmétique du protectionnisme. Ce dernier a trois effets sur le pays qui se protège.
Premier effet, positif : il permet à l’Etat de récupérer des taxes douanières. Second effet, lui aussi positif : les entreprises domestiques vendent plus sur le marché domestique, puisqu’elles sont protégées en partie de la concurrence étrangère. Troisième effet, négatif : les utilisateurs du produit taxé le paieront plus cher.
Ces utilisateurs, dans le cas de l’acier et de l’aluminium, ce sont d’autres entreprises américaines, comme les fabricants de produits métalliques, dont les coûts de production vont augmenter.

Une réduction des quantités consommées
Pour savoir si le protectionnisme est un bon calcul, il suffit alors d’additionner les gains pour l’Etat et les producteurs domestiques avec les pertes pour les usagers du produit taxé. Le résultat est sans appel : les pertes l’emportent toujours sur les gains. Tout simplement parce que la hausse du prix conduit à une réduction des quantités consommées dans le pays.
Dit en d’autres termes, le protectionnisme ne transfère pas seulement de la richesse des consommateurs vers les producteurs et l’Etat : il diminue aussi la richesse globale du pays qui se protège.
Rapporter le...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ La France a été visée, vendredi 2 mars au Burkina Faso. Son ambassade à Ouagadougou a été attaquée par des hommes armés, tandis qu’un autre groupe s’en prenait à l’état-major des forces armées burkinabées.
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Burkina Faso : les images des attaques terroristes à Ouagadougou



Le Monde.fr avec Reuters
              datetime="2018-03-02T17:16:38+01:00"

        Le 02.03.2018 à 17h16






Durée : 00:57 | 

La France a été visée, vendredi 2 mars au Burkina Faso. Son ambassade à Ouagadougou a été attaquée par des hommes armés, tandis qu’un autre groupe s’en prenait à l’état-major des forces armées burkinabées.
Plusieurs heures après le début de l’attaque, le gouvernement a communiqué un bilan provisoire faisant état de sept morts parmi les forces de l’ordre burkinabées et de six blessés, dont deux civils. A Paris, le ministère des affaires étrangères annonce qu’aucun ressortissant français n’a été tué ou blessé dans ces attaques.
« Une enquête de flagrance a été ouverte pour tentative d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle », a annoncé le parquet de Paris, compétent car l’attaque a visé des ressortissants et des intérêts français.


                

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ L’annonce par Donald Trump, jeudi, de taxes sur les importations d’acier et d’aluminium constitue un nouveau renoncement majeur par rapport à la doxa républicaine.
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Le virage protectionniste accentue la « trumpisation » du Parti républicain

L’annonce par Donald Trump, jeudi, de taxes sur les importations d’acier et d’aluminium constitue un nouveau renoncement majeur par rapport à la doxa républicaine.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 15h14
 • Mis à jour le
02.03.2018 à 15h39
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            
L’annonce par Donald Trump, jeudi 1er mars, de taxes sur les importations d’acier et d’aluminium n’a véritablement pris personne de court. Comme l’a indiqué par la suite sa porte-parole, Sarah Sanders, « c’est quelque chose dont le président parle depuis des décennies, quelque chose dont il a parlé régulièrement pendant sa campagne électorale ».
Décidé contre l’avis de certains de ses conseillers, au nom des « oubliés » de la mondialisation et des « industries sur lesquelles notre pays a été fondé et bâti », selon la porte-parole, le virage protectionniste avait été annoncé en janvier par des taxes visant les machines à laver et les panneaux solaires, ces derniers étant principalement importés de Chine.
Les principaux succès enregistrés par Donald Trump depuis son arrivée à la Maison Blanche, qu’il s’agisse de nominations de juges conservateurs, y compris à la Cour suprême des États-Unis, ou de l’adoption d’une vaste réforme fiscale, ont été en tout point conformes aux dogmes républicains. Mais la décision de ce jeudi constitue le troisième renoncement majeur par rapport à cette doxa, après avec les positions défendues depuis le début de l’année par le président sur l’immigration et sur le déficit.
Sur l’immigration, un glissement vers des positions radicales
En février, la querelle au sujet des sans-papiers arrivés enfants aux Etats-Unis (les « dreamers »), protégés par un statut temporaire supprimé en septembre 2017 par Donald Trump, a témoigné au Sénat d’un glissement du Grand Old Party vers les positions radicales défendues par le magnat de l’immobilier pendant sa campagne présidentielle. Et cela alors que le Parti républicain était autrefois plus ouvert sur l’immigration que le Parti démocrate, souvent divisé sur la question.
Au lieu de se limiter à la lutte contre l’immigration illégale comme il l’avait promis, en renonçant notamment aux amnisties décidées par ses prédécesseurs conservateurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Grande figure du haïku, poésie qu’il contribua à renouveler, Tota Kaneko est mort le 20 février, à l’âge de 98 ans
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Mort du poète japonais Tota Kaneko

Grande figure du haïku, poésie qu’il contribua à renouveler, Tota Kaneko est mort le 20 février, à l’âge de 98 ans



Le Monde
 |    02.03.2018 à 15h07
    |

            Philippe Pons (Tokyo, correspondant)








                        



                                


                            

La poésie est restée au Japon une expression populaire, en particulier le haïku – court poème de dix-sept syllabes –, comme en témoigne la demi-page que consacrent chaque semaine les grands quotidiens à une sélection de poèmes envoyés par des amateurs. Tota Kaneko qui est mort le 20 février à Kumagaya (département de Saitama) à l’âge de 98 ans fut une des plus grandes figures de la poésie japonaise du siècle écoulé. Non seulement parce qu’il renouvela le haïku mais aussi parce qu’il voulait en faire un instrument au service de la paix.
Il aurait dû inaugurer un monument à la mémoire des dizaines de poètes de haikus persécutés pendant la période militariste. La mort en a décidé autrement à une semaine près. Tota Kaneko était le dernier poète vivant à avoir connu cette période.
Né le 23 septembre 1919 dans la région de Chichibu, au nord de Tokyo, il avait publié ses premiers poèmes alors qu’il était encore lycéen, puis il se forma à la poésie grâce au poète Seiho Shimada. Après des études d’économie à la prestigieuse université impériale de Tokyo, il travailla à la Banque du Japon. En 1941, année de l’attaque de Pearl Harbor, son maître fut arrêté pour « opinions subversives » et il comprit que les jeunes poètes de sa génération étaient condamnés à être persécutés.
« Donner plus de souffle au haïku »
Envoyé comme officier de marine dans les îles Truk dans l’océan Pacifique, il connut les atrocités de la guerre et assista dans la débâcle à la famine et au suicide de ses camarades, qui avaient reçu l’ordre de « tenir » jusqu’à la mort. Une expérience tragique qu’il raconte dans son autobiographie Cet été-là, j’étais soldat (traduction française de Seegan Mabesoone chez Pippa Editions, à paraître au printemps). De retour au Japon après la défaite, il mit son talent de poète au service de questions sociales et devint une figure de l’avant-garde littéraire.
Avec d’autres jeunes poètes progressistes, Tota Kaneko créa la revue Kaze...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Livre. Dans son dernier essai, la chercheuse Anne-Clémentine Larroque décrit comment l’exercice du pouvoir a transformé, en Tunisie, en Egypte et au Maroc, l’idéologie et la sociologie de l’islamisme politique.
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Quand l’islamisme se confronte aux réalités du pouvoir

Livre. Dans son dernier essai, la chercheuse Anne-Clémentine Larroque décrit comment l’exercice du pouvoir a transformé, en Tunisie, en Egypte et au Maroc, l’idéologie et la sociologie de l’islamisme politique.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 15h00
 • Mis à jour le
02.03.2018 à 15h48
    |

            Charlotte Bozonnet








                        



                                


                            

Livre. Comment les islamistes se sont-ils adaptés à l’exercice du pouvoir ? Vainqueurs des élections dans plusieurs pays arabes après les soulèvements de 2011, ils en ont été profondément changés. Loin de l’idée simpliste d’« un agenda caché » de ces formations, le livre d’Anne-Clémentine Larroque, historienne de formation et déjà auteure d’une Géopolitique des islamismes (PUF, « Que sais-je ? », 2e édition, 2016), s’attache à décortiquer comment leur arrivée au pouvoir a transformé leur idéologie et leur sociologie mais aussi leurs relations avec les groupes plus radicaux, des salafistes aux djihadistes.
« Insuffisante préparation »
La chercheuse, maître de conférences à Sciences Po, s’est penchée sur trois cas. Celui de la Tunisie où les islamistes du parti Ennahda ont été élus en novembre 2011, quelques mois après la chute du dictateur Ben Ali. Celui du Maroc où le Parti de la justice et du développement (PJD) a remporté les élections législatives anticipées de novembre 2011, octroyées par le roi Mohammed VI. Ainsi que le cas de l’Egypte, où le parti de la liberté et de la justice (PLJ) du président Morsi a été chassé du pouvoir deux ans après sa victoire électorale.
L’ouvrage revient notamment sur les circonstances de leur victoire après des révolutions – des manifestations dans le cas du Maroc – dont ils n’étaient pas responsables et auxquels ils n’avaient pour certains même pas participé. Dans les trois pays, « la volonté de nouveauté a été plus forte que l’inexpérience du pouvoir des islamistes – un marqueur clé de la volonté de rupture avec le système précédent ». Leur exercice du pouvoir diffère d’un pays à l’autre, mais il est globalement marqué par « des projets flous et des agendas inexistants », « une insuffisante préparation de ces partis, plus habitués à organiser leur survie dans l’ombre qu’à penser un programme politique viable ».
« Prise de distance »
Le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ La Maison Blanche a décidé de mettre en place d’importants droits de douane sur l’aluminium et l’acier, importés en masse dans le pays.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Quel est le poids commercial de l’acier et de l’aluminium aux Etats-Unis ?

La Maison Blanche a décidé de mettre en place d’importants droits de douane sur l’aluminium et l’acier, importés en masse dans le pays.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 13h17
 • Mis à jour le
02.03.2018 à 13h49
    |

            Pierre Breteau








                        



   


Ce sera 25 % de droits de douane sur l’acier entrant aux Etats-Unis et 10 % sur l’aluminium, a annoncé la Maison Blanche le 1er mars, et ce dès la semaine prochaine. Ces nouvelles taxes sur les importations seront en place « pour une longue période », a indiqué le président, Donald Trump, tout en dénonçant, devant le patronat américain, des règles commerciales qualifiées d’inéquitables : « Ce qui est autorisé depuis des décennies est une honte. »
Les Etats-Unis ont une production importante d’aluminium : celle-ci représente environ 11 % de la production mondiale, soit 4,9 millions de tonnes produites en 2015 sur le territoire américain.
Mais, du fait de la quantité exportée (3 millions de tonnes en 2015), sur les 5,2 millions de tonnes consommées dans le pays, 14 % seulement provenaient de la production américaine (soit primaire, soit recyclée), selon les chiffres de l’Institut d’études géologiques des Etats-Unis (USGS).


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L'aluminium américain ne représente que 14 % des besoins du pays
Ce graphique représente la consommation américaine d'aluminium de 1942 à 2015 avec la proportion d'importations (en bleu foncé).

Source : Institut d'études géologiques des Etats-Unis (USGS)



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L’acier, un symbole industriel dont un tiers de la consommation est importé
Les droits de douane devraient s’élever à 25 % sur l’acier importé – ce qui a fait réagir tous les pays producteurs, de la Chine à l’Allemagne en passant par le Canada et le Royaume-Uni.
En 2017, les Etats-Unis ont importé 35,6 millions de tonnes d’acier, soit environ 36 % de leur production, selon le groupe Wood MacKenzie, pour un coût de 33,6 milliards de dollars (27,4 milliards d’euros).


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35,6 millions de tonnes d'acier importées en 2017
Ce graphique représente la quantité d'acier importé aux Etats-Unis par pays en millions de tonnes en 2017.

Sources : Wood MacKenzie, Trade.gov



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Dans le détail, le Canada et le Mexique – tous les deux membres de l’Alena (Accord de libre-échange nord-américain) – représentent 26,1 % de ces importations. Dans le même temps, l’Alena est renégocié à l’initiative de Washington, mais plus dans une posture de rupture, comme les déclarations tonitruantes du président Trump pouvaient le laisser penser.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Une commission parlementaire avait demandé à Facebook d’enquêter sur une potentielle exploitation de sa plate-forme lors de la campagne précédant le référendum.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Référendum sur le Brexit : Facebook dit n’avoir repéré aucune preuve d’ingérence russe

Une commission parlementaire avait demandé à Facebook d’enquêter sur une potentielle exploitation de sa plate-forme lors de la campagne précédant le référendum.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 13h12
   





                        



   


La Russie a-t-elle tenté, comme ce fut le cas lors de l’élection présidentielle américaine de 2016, d’interférer dans le référendum sur le Brexit ? En tout cas, pas en utilisant Facebook, a conclu le réseau social après une enquête interne. Simon Milner, le directeur des affaires publiques de Facebook au Royaume-Uni, a indiqué mercredi 28 février dans une lettre au Parlement n’avoir trouvé aucune preuve de tentative d’ingérence russe sur sa plate-forme pendant la campagne, rapporte la presse britannique.
Facebook avait été sommé l’an dernier par une commission parlementaire d’enquêter à ce sujet. En décembre, le réseau social avait présenté ses conclusions : des acteurs liés aux intérêts russes avaient dépensé… 0,97 dollar, soit 0,79 euro en publicité pendant la campagne. Facebook avait alors expliqué que, selon lui, ces messages avaient en fait atterri par erreur au Royaume-Uni, alors qu’ils étaient censés viser les Etats-Unis.
Des questions en suspens
La commission parlementaire n’avait pas été satisfaite par les conclusions de Facebook. Estimant que le réseau social n’avait pas répondu à toutes ses questions, elle lui avait imposé d’enquêter davantage. Enquête qui, finalement, n’a rien donné de plus, a précisé Simon Milner dans une lettre adressée à cette commission.
Le président de cette commission, le député Damian Collins, a rétorqué qu’il attendait toujours quelques réponses : « J’attends d’eux qu’ils partagent avec nous, parmi d’autres informations : le nombre exact de comptes qu’ils ont suspendu ; comment ils mènent leur guerre contre les bots ; leur méthodologie pour identifier les faux comptes ; et comment ils déterminent de quel pays viennent ces comptes. » Une réponse est attendue dans le courant du mois.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Le président américain a annoncé une hausse des tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium, provoquant l’indignation de ses partenaires commerciaux.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Ce qu’il faut retenir des annonces de Trump sur les importations d’acier aux Etats-Unis

Le président américain a annoncé une hausse des tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium, provoquant l’indignation de ses partenaires commerciaux.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 13h11
 • Mis à jour le
02.03.2018 à 16h01
   





                        



   


L’essentiel
Le président américain a annoncé, jeudi 1er mars, qu’il taxerait les importations d’acier et d’aluminium à hauteur respectivement de 25 % et de 10 %, à partir de la semaine prochaine.Donald Trump a déclaré vouloir défendre une industrie sidérurgique américaine « décimée par des décennies de commerce inéquitable ».L’annonce a suscité l’inquiétude sur tous les marchés mondiaux. A Wall Street, les actions des entreprises métallurgiques américaines ont vu leur cours s’envoler, mais la Bourse a rapidement dévissé pour finir en baisse de 1,68 %.
Le chiffre
27 %
C’est la part d’acier qui est importée par les Etats-Unis. Selon les participants à la réunion convoquée d’urgence à la Maison Blanche jeudi, la hausse des tarifs douaniers visera tous les partenaires des Etats-Unis, en particulier le Canada (16 % des importations d’acier), le Brésil (13 %), la Corée du Sud (12 %), le Mexique et la Russie (9 %), mais aussi l’Allemagne (3,8 %) et la Chine (2,2 %).
Le tweet

When a country (USA) is losing many billions of dollars on trade with virtually every country it does business with… https://t.co/lPSkkolNRP— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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« Quand un pays (les Etats-Unis) perd des milliards de dollars en commerçant avec virtuellement tous les pays avec lesquels il fait des affaires, les guerres commerciales sont bonnes et faciles à gagner », a déclaré le président américain sur Twitter vendredi. Ces nouvelles taxations accroissent le risque d’une guerre commerciale généralisée.
L’annonce du président américain intervient alors que Liu He, principal conseiller économique du président chinois, Xi Jinping, se trouve en visite à Washington et que la renégociation de l’accord de libre-échange nord-américain (Alena) a repris avec le Mexique et le Canada.
Plus généralement, les Américains sont en passe de s’affranchir de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Leur jeu fonctionne parce qu’ils sont les plus gros et n’ont pas subi, jusqu’à présent, de riposte violente de leurs partenaires, soucieux d’éviter une fermeture du commerce mondial. Jusqu’au jour où les gouvernements estimeront qu’ils peuvent ou doivent faire sans les Américains.
La réaction
« Cette décision ne peut qu’aggraver les choses. Nous ne resterons pas les bras croisés pendant que notre industrie est frappée par des mesures injustes. »
C’est par ces mots qu’a réagi Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, qui regrette « fortement » la décision de Donald Trump. « L’UE entamera le plus tôt possible des consultations sur le règlement des différends avec les Etats-Unis à Genève », siège de l’OMC, a ajouté la commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström.
L’Allemagne, le Royaume-Uni ou encore la Russie ont exprimé leur inquiétude. Le ministre des affaires étrangères allemand a affirmé que « l’UE doit réagir de manière ferme aux taxes douanières punitives des Etats-Unis, qui menacent des milliers d’emplois en Europe ». 
Pour le Canada, « tout tarif ou quota qui serait imposé à notre industrie de l’acier et de l’aluminium serait inacceptable », a déclaré jeudi le ministre du commerce international. Quant à la Chine, elle a demandé aux Etats-Unis de « refréner leur recours à des mesures protectionnistes » et de « respecter les règles du commerce multilatéral ».

Pour aller plus loin

        Lire aussi :
         

                Quel est le poids commercial de l’acier et de l’aluminium aux Etats-Unis ?




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                Taxes sur l’acier et l’aluminium : l’annonce de Donald Trump provoque de vives réactions




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                Le virage protectionniste accentue la « trumpisation » du Parti républicain




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                Commerce : Donald Trump prêt au bras de fer avec Pékin et Séoul




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                Les Etats-Unis de Donald Trump enregistrent leur plus gros déficit commercial depuis 2008








                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/02/19-9">
<filnamedate="20180302"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180302"><AAMMJJHH="2018030219">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Le Citarum, qui coule en Indonésie, est surnommé le « fleuve le plus pollué au monde ». Depuis peu, le gouvernement est déterminé à nettoyer cette poubelle aquatique.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ 
<article-nb="2018/03/02/19-10">
<filnamedate="20180302"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180302"><AAMMJJHH="2018030219">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Les pays membres de l’ONU sont appelés à négocier un pacte mondial sur la migration d’ici juillet. Pour la représentante spéciale de l’ONU, la protection des réfugiés peut bénéficier tant aux pays d’origine qu’aux pays d’accueil et aux migrants eux-mêmes.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Louise Arbour : « Une migration bien gérée est à l’avantage de tout le monde »

Les pays membres de l’ONU sont appelés à négocier un pacte mondial sur la migration d’ici juillet. Pour la représentante spéciale de l’ONU, la protection des réfugiés peut bénéficier tant aux pays d’origine qu’aux pays d’accueil et aux migrants eux-mêmes.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 12h42
 • Mis à jour le
02.03.2018 à 13h19
    |

            Marie Bourreau (New York, Nations unies, correspondante)








                        



                                


                            
Ancienne juge à la Cour suprême du Canada, Louise Arbour a aussi été procureure en chef du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, ainsi que de celui pour le Rwanda. Ex-haut commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, elle a été nommée, il y a un an, représentante spéciale de l’ONU pour les migrations internationales. Alors que les pays membres de l’ONU sont appelés à négocier un pacte mondial pour une migration sûre, ordonnée et régulière d’ici à juillet, Louise Arbour estime que les Etats devront faire preuve de « courage politique ».

C’est la première fois que l’ONU se saisit du problème de la migration dans son ensemble, pourquoi avoir attendu aussi longtemps ?
Il est pertinent de préciser « dans son ensemble », car, jusqu’à présent, les Nations unies avaient géré cette question de façon très morcelée. On a tendance à généraliser et à dire que rien n’a été fait pour la migration. Il y a eu beaucoup d’initiatives régionales, sous-régionales et internationales, mais la mobilité humaine est évidemment un autre enjeu. Les Etats membres des Nations unies ont hésité, jusqu’à maintenant, à discuter en multilatéral de ces questions. Les êtres humains, contrairement aux biens par exemple, et, dans une moindre mesure, les capitaux, sont automoteurs. On ne peut pas complètement les contrôler. Puis les bouleversements en Europe [depuis 2015] ont mené vers une perception d’urgence. La première vague de déplacés par la guerre en Syrie a donné l’impression aux Européens que leurs gouvernements avaient perdu le contrôle de leurs frontières. Dans la foulée, il y a eu la crise libyenne. Je pense que ces événements nous ont amenés à négocier ce pacte.
Les réfugiés entrent dans une catégorie définie, pas les migrants. N’est-ce pas un problème pour négocier un pacte mondial sur cette question ?
Il y a, dans le monde, 250 millions de migrants, dont 25 millions sont des réfugiés...




                        

                        


<article-nb="2018/03/02/19-11">
<filnamedate="20180302"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180302"><AAMMJJHH="2018030219">
<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Selon le gouvernement burkinabé, au moins huit assaillants et sept membres des forces de l’ordre ont été tués. L’AFP évoque une « trentaine » de morts, en s’appuyant sur des sources sécuritaires françaises.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤         

Compte rendu

Burkina Faso : au moins sept morts dans des attaques terroristes à Ouagadougou

Selon le gouvernement burkinabé, au moins huit assaillants et sept membres des forces de l’ordre ont été tués. L’AFP évoque une « trentaine » de morts, en s’appuyant sur des sources sécuritaires françaises.


Le Monde.fr avec AFP, AP et Reuters
              datetime="2018-03-02T12:33:33+01:00"

        Le 02.03.2018 à 12h33

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-03-02T18:17:21+01:00"

        Mis à jour le 02.03.2018 à 18h17





L’essentiel
Des attaques ont visé, vendredi 2 mars, l’ambassade de France à Ouagadougou, au Burkina Faso, ainsi que l’état-major des forces armées burkinabées.Plusieurs heures après le début de l’attaque, le gouvernement a communiqué sur un bilan provisoire faisant état de sept morts parmi les forces de l’ordre burkinabées et de six blessés, dont deux civils.A Paris, le ministère des affaires étrangères annonce qu’aucun ressortissant français n’a été tué ou blessé dans ces attaques.



Des attaques armées ont eu lieu, vendredi 2 mars, dans le centre de Ouagadougou visant l’ambassade de France et l’état-major des armées burkinabées. Selon le gouvernement burkinabé, sept personnes ont été tuées parmi les forces de l’ordre nationales et huit assaillants ont été « abattus ». Six personnes ont également été blessées, dont deux civils, selon le gouvernement.
De son côté, l’agence France-Presse fait état d’une « trentaine » de morts, en s’appuyant sur plusieurs sources sécuritaires françaises, mais sans donner de détails sur l’identité des victimes. L’agence fait également état de 85 blessés, en s’appuyant sur des sources des services de santé de Ouagadougou.
Le gouvernement, qui a condamné des « actes lâches et barbares », a invité « les populations à garder le calme et à collaborer avec les forces de défense et de sécurité ». Ces attaques ont un « relent terroriste très fort », a déclaré le ministre burkinabé de l’information, Rémis Fulgance Dandjinou, à la télévision d’Etat RTB.
En début d’après-midi, des « tirs sporadiques » étaient toujours entendus non loin de l’état-major des forces armées burkinabées, et les unités spéciales des forces de défense et de sécurité du Burkina Faso étaient toujours « en opération », selon un communiqué du service d’information du gouvernement du Burkina Faso.
Les forces spéciales françaises de l’opération « Sabre », basées à Ouagadougou, sont déployées, mais l’état-major français n’a pas précisé si elles avaient participé à des opérations. Des hélicoptères français ont survolé la capitale.

Helicopters fly around the French embassy in the #BurkinaFaso capital #Ouagadougou after it was attacked and four a… https://t.co/9u4qR4HrPo— AFP (@AFP news agency)


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Aucun ressortissant français n’avait été tué ou blessé
A Paris, l’entourage du ministre des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a affirmé qu’aucun ressortissant français n’avait été tué ou blessé et que la situation était « sous contrôle » à l’ambassade et à l’Institut français, situé à proximité de l’état-major.
Emmanuel Macron « suit très attentivement ce qui se passe » et « les ressortissants français présents à Ouagadougou doivent suivre les instructions de l’ambassade » en restant confinés, a déclaré l’Elysée.
« Une enquête de flagrance a été ouverte pour tentative d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle », a indiqué le parquet de Paris, compétent car l’attaque a visé des ressortissants et des intérêts français. Les investigations ont été confiées à la Direction générale des services intérieurs (DGSI) et aux policiers de la Sous-direction antiterroriste (SDAT).
Plusieurs hommes sont sortis d’une voiture
Selon une source sécuritaire jointe par la correspondante du Monde Afrique, une explosion a retenti sur le parking de l’état-major. « Une ou deux voitures ont probablement explosé », dit-elle. Au même moment, des tirs ont été entendus dans la zone de la primature et de l’ambassade de France. « Un périmètre de sécurité est en train d’être mis en place dans ces deux zones, où des attaques sont en cours », a précisé la police au Monde.

    
Des membres des forces de sécurité à proximité de l’Institut français de Ouagadougou, le 2 mars 2018.
Crédits : AHMED OUOBA / AFP


Selon des témoins, cinq hommes sont sortis d’une voiture et ont ouvert le feu sur des passants avant de se diriger vers l’ambassade de France, dans le centre de la capitale du Burkina Faso.
Xavier Lapeyre de Cabanes, l’ambassadeur de France à Ouagadougou, a posté un message sur Twitter : « Attaque en cours à Ouagadougou. Consignes de prudence absolue à tous les compatriotes de rester dans un endroit sûr ».

Attaque en cours à Ouagadougou. Consignes de prudence absolue à tous les compatriotes de rester dans un endroit sûr.— XavierLapdecab (@Xavier Lapdecab)


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Un correspondant de l’AFP a entendu des échanges de tirs intenses et a vu un véhicule en feu sur la chaussée – celui des assaillants, selon des témoins. Des unités de gendarmerie et de l’armée se déployaient sur les lieux a également constaté ce correspondant.

Images d'un nos @Observateurs à #Ouagadougou où des tirs sont actuellement entendus, épaisse fumée au loin... image… https://t.co/PxBE7l2esA— alexcapron (@Alexandre Capron)


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Plusieurs attaques à Ouagadougou
La capitale du Burkina Faso a essuyé ces dernières années plusieurs attaques djihadistes visant des cibles fréquentées par des Occidentaux. Des attaques de groupes djihadistes contre des représentants de l’Etat (gendarmeries, écoles notamment) sont régulières dans le nord du pays, frontalier des zones instables du Mali.
Le 13 août 2017, deux assaillants avaient ouvert le feu sur un café-restaurant hallal, l’Aziz Istanbul, sis sur la principale avenue de la capitale, faisant dix-neuf morts et vingt et un blessés. L’attaque n’a pas été revendiquée.
Le 15 janvier 2016, trente personnes, dont six Canadiens et cinq Européens, furent tuées lors d’un raid djihadiste contre l’hôtel Splendid et le restaurant Cappuccino, dans le centre de Ouagadougou. L’assaut donné par les forces burkinabés, soutenues par des militaires français, avait duré une douzaine d’heures, et l’attaque avait été revendiquée par Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI), qui l’attribue au groupe djihadiste Al-Mourabitoune.
Le nord du Burkina Faso est également le théâtre d’attaques djihadistes depuis le premier trimestre 2015, qui ont fait 133 morts en 80 attaques, selon un bilan officiel.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Dans le royaume scandinave, la nécessité de garantir les mêmes droits et d’attribuer les mêmes devoirs aux femmes et aux hommes a été intégrée dans l’identité nationale. Les Suédois considèrent pourtant qu’ils devraient faire mieux.
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L’égalité des genres à la suédoise : tous égaux, sauf certaines

Dans le royaume scandinave, la nécessité de garantir les mêmes droits et d’attribuer les mêmes devoirs aux femmes et aux hommes a été intégrée dans l’identité nationale. Les Suédois considèrent pourtant qu’ils devraient faire mieux.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 12h31
 • Mis à jour le
02.03.2018 à 13h16
    |

                            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



                                


                            
La tribune, publiée par les actrices et comédiennes suédoises, le 9 novembre 2017, dans le quotidien Svenska Dagbladet, a fait l’effet d’une bombe en Suède. Dans le sillage de l’affaire Weinstein aux Etats-Unis, 456 d’entre elles y racontaient, anonymement et sans nommer leurs agresseurs, le harcèlement sexuel et les violences dont elles avaient été victimes sur les scènes de théâtre et les plateaux de cinéma, depuis des années.
Les semaines suivantes, plus de 70 000 femmes, représentant des dizaines de professions, publient des textes similaires : 4 446 juristes, 10 000 médecins, 1 300 élues, 1 132 salariées de l’industrie technique, 4 627 ouvrières du BTP, 1 089 écuyères, 387 archéologues, des centaines d’employées de la défense, de l’Eglise luthérienne… La liste n’en finit plus. Mi-février, c’est au tour des « gameuses » de dénoncer, « les humiliations et le harcèlement », dont elles sont la cible dans l’univers des jeux vidéo en ligne.
La valeur « historique » de #metoo
Nulle part ailleurs, hormis aux Etats-Unis, le mouvement #metoo n’a connu un tel retentissement. Malena Rydell, l’une des deux journalistes à l’origine de la publication de la tribune des actrices, veut croire à la valeur « historique » de #metoo et à son impact sur la notion du consentement : « La ligne rouge de ce qui est acceptable a été redessinée, peut-être de façon définitive. » Difficile pourtant de ne pas voir un paradoxe dans ce déferlement de témoignages. Depuis des décennies, la Suède, avec ses voisins nordiques, passe en effet pour la championne de l’égalité entre les sexes, une valeur devenue partie intégrante de son identité nationale. En octobre 2017, le pays de 10 millions d’habitants était couronné, pour la cinquième fois de suite, par l’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes (EIGE).
La France, elle, s’est classée en cinquième position. Pour les secrétaires d’Etat successifs chargés de la politique...




                        

                        


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Bruxelles presse les géants du Web de mieux lutter contre les contenus illicites

La Commission européenne souhaite que tout contenu « terroriste » sur Internet soit supprimé dans l’heure suivant son signalement.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 12h20
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

La Commission européenne fait monter d’un cran la pression sur les plates-formes du Web. L’institution communautaire a réclamé, jeudi 1er mars, que tout contenu « terroriste » sur Internet soit désormais supprimé dans l’heure suivant son signalement par les autorités judiciaires des Etats membres ou Europol (l’agence européenne de lutte contre la criminalité), étant donné les dangers potentiels qu’il fait courir aux sociétés.
Le contenu à caractère terroriste étant « le plus préjudiciable au cours des premières heures de sa parution en ligne, toutes les entreprises doivent supprimer ce type de contenu dans le délai d’une heure à compter de son signalement en règle générale », a précisé la Commission.

Cette demande fait l’objet d’une recommandation. Un texte certes non contraignant, mais que les justices nationales sont tenues de prendre en considération si les plates-formes ne s’y conforment pas. La Commission donne rendez-vous aux acteurs du Web dans trois mois, espérant qu’ils auront tenu compte de ses exigences.
Forme de « censure »
Au-delà des contenus à caractère terroriste, la Commission a rappelé aux géants du Web le souhait émis en septembre 2017, à savoir que tous les contenus illicites (violations du copyright, ­contrefaçons, contenus haineux et liés à la pédopornographie) soient supprimés dans les vingt-quatre heures après leur signalement.
Manifestement déçue du résultat de cette concertation, Bruxelles recommande dorénavant aux grandes entreprises du Net d’adopter une démarche plus « proactive » en systématisant la détection automatique des contenus illicites et en partageant ce type de technologie coûteuse avec de petits sites moins fortunés, mais sur lesquels migrent souvent les contenus illicites chassés de Facebook ou de Twitter.
« On constate que plus de 90 % du contenu illégal enlevé avait déjà été signalé et supprimé une première fois. On veut vraiment s’attaquer...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Dans la région de l’Extrême-Nord, où sévissent les djihadistes de Boko Haram, des femmes réduisent des pierres en graviers pour pouvoir scolariser leurs enfants.
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Reportage

Au Cameroun, le travail de forçat des casseuses de pierres

Dans la région de l’Extrême-Nord, où sévissent les djihadistes de Boko Haram, des femmes réduisent des pierres en graviers pour pouvoir scolariser leurs enfants.

Par                                            Josiane Kouagheu (Maroua, Cameroun, envoyée spéciale)




LE MONDE
              datetime="2018-03-02T12:17:51+01:00"

        Le 02.03.2018 à 12h17






    
A l’entrée de Maroua, au Cameroun, les casseuses de pierres travaillent sur le bord de la route.
Crédits : Sylvain Cherkaoui/Cosmos


Des deux côtés de la route goudronnée où voitures et motos roulent à vive allure, des femmes, assises à même le sol, marteaux ou petites barres de fer entre les mains, visages suant parfois à grosses gouttes, concassent des pierres. Autour d’elles, des tas de graviers de tailles différentes ont été formés. Ils serviront à la construction ou à la réfection de routes, d’immeubles ou de maisons.
Chaque jour à Maroua, capitale régionale de l’Extrême-Nord, au Cameroun, une trentaine de casseuses de pierres investissent, dès les premières heures de la matinée, cette place rocailleuse ceinturée par les montagnes. Elles s’écorchent les doigts, se brûlent au soleil et, disent-elles, risquent souvent « la mort », pour assurer l’avenir de leur progéniture. D’après l’Institut national des statistiques, l’Extrême-Nord est la région la plus pauvre du Cameroun. C’est aussi dans cette zone frontalière du Nigeria que sévissent les djihadistes de Boko Haram.
« On souffre et on n’a pas grand-chose »
« Je casse des pierres pour que mes enfants aillent à l’école et n’intègrent pas Boko Haram. S’ils restent à la maison, ils deviendront oisifs et ne pourront pas avoir une bonne moralité. Ils seront tentés par n’importe quoi et n’importe qui », explique Jacqueline Djougoudoum. Sous un abri de fortune fait de piquets plantés dans le sol, ouvert aux quatre vents et recouvert par de vieux vêtements, cette femme de 39 ans, mère de sept enfants, s’échine à cette tâche depuis cinq ans. « Avant, je ne faisais rien, chuchote-t-elle, honteuse. Mais mes enfants ont commencé le collège et je ne pouvais plus rester inactive, car mon mari ne s’en sortait plus. Avec cet argent, je paie leur transport pour l’école, j’assure leur repas et j’aide mon mari à payer leur scolarité. »

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                Au Cameroun, « je mène une véritable bataille pour payer la scolarité de mes enfants »



Chaque jour, Jacqueline effectue le même rituel : elle se lève aux environs de 5 heures et prépare ses enfants pour l’école. Puis elle ramasse rapidement ses outils de travail : une cuvette et un marteau ou une petite barre de fer. Elle se rend sur les chantiers et ne s’accorde qu’une pause de trois heures, le temps de retourner chez elle cuisiner un repas pour sa famille. Elle n’achèvera son travail qu’après 17 heures.
Combien ces femmes gagnent-elles ? Avant de répondre, la plupart d’entre elles montrent leurs doigts zébrés d’écorchures. « On souffre et on n’a pas grand-chose, soupire Jacqueline. Le prix minimum d’un tas de graviers est de 500 francs CFA [0,76 euro]. Il y a des jours où je peux gagner 6 000 francs CFA et des jours où je n’ai rien. »

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Elles se ravitaillent auprès des hommes qui creusent les collines et les carrières environnantes. « Ils nous vendent le tas de grosses pierres 3 000 ou 4 000 francs CFA. Nous les cassons en petits morceaux pour la revente », détaille Ruth Doudja, la soixantaine et le visage marqué par de profondes rides. Mais certaines, comme Djara, 32 ans et mère de deux enfants, vont elles-mêmes chercher les pierres sur la colline, au péril de leur vie. Car selon des témoignages, six femmes sont mortes au cours d’accidents sur la montagne. « Moi je n’ai pas le choix, explique Djara. Cette année, mes deux enfants n’ont pas pu aller à l’école, faute d’argent. Je dois me battre. Mon mari est maçon et ne trouve pas du travail. »
« Je veux juste retourner à l’école »
D’après Mahamat Salé, délégué régional pour la promotion de la femme et de la famille, plus de cent casseuses de pierres ont été répertoriées le long de la chaîne montagneuse de Maroua. « La majorité de ces femmes viennent de familles pauvres. Ce sont parfois des veuves ou des femmes qui élèvent seules leurs enfants, dit-il. C’est une activité qui leur permet d’être autonomes et c’est la raison pour laquelle nous les avons aidées à s’organiser en association afin de mieux gérer leur activité. Ainsi, elles font de petites tontines qui les aident à épargner. » 

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                Cameroun : Amnesty International dénonce la banalisation de la torture dans la lutte contre Boko Haram



« Nous avons surtout besoin de matériel comme des brouettes, des marteaux, des pioches et même de petites machines qui nous permettront de travailler sans risquer notre vie », demande Zra Sabba, 45 ans. Comme les femmes, cet homme casse des pierres pour envoyer ses sept enfants à l’école : « Je vends des grosses pierres aux femmes, qui les cassent en petits graviers qu’elles revendent. On s’entraide et personne ne meurt de faim. » En face de lui, Naoura, rescapée des attaques de Boko Haram, appelle les « âmes de bonne volonté, les gentils », à leur fournir du matériel adapté pour qu’ils puissent « vivre dignement ».
« Moi je veux juste retourner à l’école », supplie Fadimatou, 14 ans. Son voisin, Daouda, 13 ans, a quitté les bancs en classe de 5e : son père, devenu brusquement aveugle, n’avait plus de quoi payer ses études. Leur rêve ? « Faire des économies et retourner à l’école », pour ne pas risquer d’être séduits par « ces gens » de Boko Haram.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Le directeur de l’agence des impôts est impliqué dans l’affaire d’une cession controversée de terrains à l’organisation éducative ultraconservatrice Moritomo.
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Au Japon, une fronde fiscale sur fond de scandale

Le directeur de l’agence des impôts est impliqué dans l’affaire d’une cession controversée de terrains à l’organisation éducative ultraconservatrice Moritomo.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 11h57
 • Mis à jour le
02.03.2018 à 12h01
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



                                


                            LETTRE DE TOKYO

Une grogne fiscale gagne le Japon, faisant descendre des contribuables dans la rue. Vendredi 16 février, premier jour de la traditionnelle période de remise des déclarations d’impôts, des centaines de personnes se sont rassemblées dans plusieurs villes de l’archipel, de Sapporo, au nord, à Fukuoka, dans le sud-ouest, en passant par Osaka et Tokyo. L’ire populaire ne porte pas sur une énième hausse des taxes, mais sur le maintien à la tête de l’administration fiscale de Nobuhisa Sagawa et le soutien dont il bénéficie du premier ministre Shinzo Abe et du ministre des finances Taro Aso. « Chassons Abe, Aso et Sagawa », ont scandé les manifestants.
Le mécontentement tient aux derniers développements du scandale Moritomo Gakuen, du nom d’une entreprise d’Osaka spécialisée dans l’enseignement privé fondé sur les principes nationalistes d’avant la seconde guerre mondiale, souhaitant « nourrir le patriotisme et la fierté » des enfants du Japon, « nation la plus pure du monde ».
L’affaire embarrasse M. Abe depuis les premières révélations, en février 2017, selon lesquelles Moritomo a bénéficié d’un rabais de près de 85 % pour l’acquisition d’un terrain appartenant au ministère du territoire, où le groupe souhaitait construire une nouvelle école.
L’importance de la réduction a intrigué, car les dirigeants de Moritomo, Yasunori Kagoike, membre comme M. Abe de l’organisation ultraconservatrice Nippon Kaigi (« conférence du Japon ») et son épouse Junko seraient proches d’Akie Abe, l’épouse du premier ministre. Mme Abe avait été faite proviseure honoraire d’une école du groupe et y avait prononcé un discours. M. Kagoike prétendait faire du nouvel établissement une « école Shinzo Abe ».
Peu après ces révélations, le ministère des finances avait justifié le rabais par la nécessité de débarrasser le terrain de détritus et de décontaminer le sol, qui présentait des traces d’arsenic et de plomb.
« Honteuse...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ La Russie a décrété unilatéralement une « suspension » quotidienne des combats, qui n’a pas encore permis la livraison d’aide, ni les évacuations.
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Ghouta orientale : débat au Conseil des droits de l’homme de l’ONU

La Russie a décrété unilatéralement une « suspension » quotidienne des combats, qui n’a pas encore permis la livraison d’aide, ni les évacuations.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 11h52
 • Mis à jour le
02.03.2018 à 14h49
   





                        



   


Malgré la trêve demandée par Moscou, les forces gouvernementales syriennes et leurs alliés poursuivaient, vendredi 2 mars, leur offensive dans la Ghouta orientale, enclave rebelle à l’est de Damas, a déclaré vendredi un commandant de l’armée syrienne.
A la demande de la Grande-Bretagne, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU va organiser, vendredi, à Genève, un « débat urgent » sur la situation humanitaire dans la Ghouta orientale, en Syrie.
Le débat débutera à 15 heures au palais des Nations, siège des Nations unies à Genève. Un projet de résolution, déposé par la délégation britannique, sera discuté et soumis au vote des quarante-sept pays actuellement représentés au Conseil pour un mandat de trois ans. La Russie, alliée de la Syrie, n’y figure pas.
Commission d’enquête internationale
Le projet de résolution britannique demande au Conseil des droits de l’homme que la commission d’enquête internationale indépendante sur la Syrie « ouvre urgemment une enquête complète et indépendante sur les événements récents survenus dans la Ghouta orientale ».
Le document réclame l’application de la résolution votée samedi par le Conseil de sécurité de l’ONU, qui prévoit un cessez-le-feu de trente jours autour de l’enclave rebelle de la Ghouta orientale, proche de Damas.
Cette trêve n’a toujours pas été suivie d’effet mais la Russie a décrété unilatéralement une « suspension » quotidienne des combats, de cinq heures, qui n’a pour l’instant pas permis la livraison d’aide, ni l’évacuation de malades et de civils.

   


L’Unicef espère faire passer un convoi
Le gouvernement syrien pourrait autoriser le passage dimanche d’un convoi humanitaire pour porter assistance à 180 000 civils dans la ville de Douma, dans la région de la Ghouta orientale, a fait savoir Geert Cappelaere, directeur de l’Unicef pour le Moyen-Orient.
Le convoi de l’Unicef serait principalement constitué de médicaments et de nourriture à destination de quelque 70 000 enfants sur les 200 000 qui se trouvent dans l’enclave assiégée par les forces pro-Assad.
Réponse ferme en cas d’utilisation d’armes chimiques
Dans un communiqué, vendredi 2 mars, l’Elysée annonce que Donald Trump et Emmanuel Macron ont appelé la Russie à faire pression sur la Syrie pour qu’elle applique immédiatement la résolution 2401 du Conseil de sécurité des Nations unies visant à respecter une trêve dans la Ghouta orientale.
Emmanuel Macron a rappelé qu’« une réponse ferme serait apportée en cas d’utilisation avérée de moyens chimiques entraînant la mort de civils, en parfaite coordination avec nos alliés américains ». « La France et les Etats-Unis ne toléreront pas l’impunité. »
« Le régime syrien devra rendre des comptes pour la détérioration continue de la situation humanitaire dans la Ghouta orientale », ont estimé Angela Merkel et Donald Trump lors d’un entretien téléphonique, jeudi, rapporte la chancellerie allemande.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Pour conserver leurs avantages, les firmes devront justifier d’une implantation réelle aux Pays-Bas. Le gouvernement entend renforcer les contrôles.
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La Haye durcit la fiscalité des grandes entreprises

Pour conserver leurs avantages, les firmes devront justifier d’une implantation réelle aux Pays-Bas. Le gouvernement entend renforcer les contrôles.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 11h33
    |

            Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, Correspondant)








                        



                                


                            

Ikea, Nike, Starbucks, Procter & Gamble : le traitement fiscal très favorable réservé par les Pays-Bas à ces multinationales a jeté une lumière crue sur des pratiques qui n’étaient pas nouvelles, mais que les « Panama Papers » – ainsi que certaines investigations de la Commission européenne – ont révélées au monde en 2017. Quelques mois plus tard, La Haye dévoile un plan afin de corriger son image de paradis ­fiscal pour grandes entreprises.
Le secrétaire d’Etat aux finances, Menno Snel, a envoyé, le 19 février, une lettre à la Chambre des députés. Il y évoque la nécessité de maintenir le principe des rulings (ou « rescrits »), ces accords censés assurer une sécurité juridique et fiscale aux entreprises qui négocient par anticipation leur statut. Pour M. Snel, les rescrits contribuent au « climat d’investissement favorable » qui prévaut dans le royaume.
Il s’interroge toutefois sur leur nombre et leur justification « dans tous les cas ». Plus question d’en octroyer à des firmes qui empruntent la voie néerlandaise pour échapper à une taxation et créent une simple boîte aux lettres à Amsterdam ou Rotterdam. Les critères d’une implantation réelle dans le pays et du volume d’emplois créés seront pris en compte.
L’exemple le plus étonnant des pratiques néerlandaises fut la ­révélation de l’autorisation octroyée au géant américain Procter & Gamble par un simple fonctionnaire, dont la signature autorisa le transfert de 676 millions de dollars (554 millions d’euros) vers les îles Caïman, en vertu d’un ruling.

La pratique du ruling cause « plus de mal que de bien »
Le secrétaire d’Etat estime que l’image négative donnée de son pays peut pénaliser son activité économique et les investissements dont il bénéficie. Il est appuyé par des experts dont – fait notable – Michiel Spanjers, qui fut, six années durant, conseiller d’un ministre des finances.
Dans une tribune parue il y a deux semaines...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Editorial. L’annonce du projet de supprimer la limite de deux mandats à la tête de la Chine renforce encore la concentration des pouvoirs et l’opacité mises en place par Xi Jinping depuis son accession au pouvoir.
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Chine : l’avènement de l’empereur Xi, aux pouvoirs sans partage

Editorial. L’annonce du projet de supprimer la limite de deux mandats à la tête de la Chine renforce encore la concentration des pouvoirs et l’opacité mises en place par Xi Jinping depuis son accession au pouvoir.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
02.03.2018 à 16h40
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Il fut un temps, pas si lointain, où le président Xi Jinping promenait sur un parterre de PDG admiratifs un regard bienveillant de libre-échangiste radieux. C’était en janvier 2017, et l’Occident avait envie d’y croire. Donald Trump prenait ses quartiers à la Maison Blanche, au terme d’une campagne virulente qui avait voué aux gémonies multilatéralisme et mondialisation. Le président chinois, lui, prononçait à Davos le discours que l’on aurait aimé entendre d’un président américain. Il se posait en champion des valeurs d’un monde ouvert, et son auditoire était conquis.

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Treize mois plus tard, la magie a disparu. Le vrai visage de Xi Jinping n’est plus celui du défenseur enthousiaste du libre-échange heureux, mais celui d’un dirigeant aspirant à un pouvoir personnel sans limites. Dimanche 25 février, l’agence officielle Xinhua a annoncé que le Parti communiste chinois (PCC) proposait d’abandonner la règle de la limite de deux mandats consécutifs pour le poste de chef de l’Etat, poste que M. Xi occupe depuis 2013. En clair, l’abandon de cette règle permettra à son actuel titulaire, qui est aussi secrétaire général du PCC et président de la commission militaire centrale, de se maintenir à la tête de l’Etat au-delà de 2023, lorsque prendra fin son deuxième mandat. Ses deux autres fonctions n’étant pas statutairement limitées dans le temps, Xi Jinping, 64 ans, peut ainsi imaginer conserver indéfiniment tous les leviers du pouvoir en régnant sur l’Etat, le parti et l’armée.
Dans un pays de 1,4 milliard d’habitants qui est déjà la deuxième économie mondiale, cela fait beaucoup pour un seul homme. Deng Xiaoping, le père de la réforme, avait quelque raison d’introduire la limite à deux mandats, dans les années 1980 : le long règne de Mao, de 1949 jusqu’à sa mort, en 1976, et les tragédies de la Révolution culturelle avaient montré les dérives du pouvoir illimité. Il fallait à la Chine, pensait Deng, une « direction collective », pour prévenir « la concentration excessive du pouvoir ».
Emprise personnelle
Xi Jinping rompt avec cette sage doctrine. Loin de démocratiser la Chine, ses réformes vont toutes dans le même sens, celui de l’opacité et de la concentration du pouvoir. Le 19e congrès du PCC, en octobre 2017, avait déjà consolidé son emprise personnelle sur l’organisation en associant son nom et sa théorie politique à la constitution du parti : sa « Pensée sur le socialisme aux caractéristiques chinoises pour une nouvelle ère » est désormais la doctrine officielle.
Le numéro un chinois contrôle aussi de la manière la plus ferme qui soit les médias et l’éducation. Les dissidents sont pourchassés sans pitié. Les modes d’expression liés à Internet font l’objet d’une vigilance particulière. Les avancées technologiques chinoises, notamment dans le domaine de l’intelligence artificielle, lui permettent une surveillance de plus en plus sophistiquée de ses concitoyens.
Quelques optimistes feront valoir que dans un pays aussi peuplé, transformé par des mutations aussi gigantesques, la stabilité du pouvoir peut présenter des avantages. Pour les démocraties occidentales, l’autoritarisme désormais sans limites de Xi Jinping, ajouté à celui de Vladimir Poutine, qui s’apprête à entamer son quatrième mandat, enterre l’illusion post-guerre froide selon laquelle l’ouverture économique mène à la démocratie. Mais là n’est pas le plus grave : le vrai danger de ces régimes pour le monde est celui de leur nationalisme, défendu d’une main de fer.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Pour Jean-François Carenco, ex-préfet d’Ile-de-France et président de Coallia, qui héberge de nombreux migrants, les associations ne vont pas devenir des auxiliaires de police.
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Migrants : « La circulaire Collomb a été diabolisée »

Pour Jean-François Carenco, ex-préfet d’Ile-de-France et président de Coallia, qui héberge de nombreux migrants, les associations ne vont pas devenir des auxiliaires de police.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 11h20
 • Mis à jour le
02.03.2018 à 12h24
    |

            Maryline Baumard








                        



                                


                            

Jean-François Carenco, préfet d’Ile-de-France entre 2015 et 2017, est président de Coallia, un acteur majeur du secteur social avec des foyers pour travailleurs immigrés, et des résidences d’hébergement d’urgence. Il se pose en défenseur de la « circulaire Collomb », ce texte, qui prône le recensement du statut des personnes dans l’hébergement d’urgence. Une circulaire que le Conseil d’Etat a recadrée le 20 février mais dont la future loi sur l’immigration et l’asile discutée en avril facilite l’application.

Quel est votre positionnement sur la « circulaire Collomb », très contestée par les associations ?
En tant que président de Coallia qui accueille et héberge tous les jours des milliers de migrants et avec l’ensemble des 3 500 salariés de l’association, nous comprenons et éprouvons au quotidien que la fraternité républicaine ne pose pas de question, et continuera avec cette circulaire à ne pas en poser.
On entrera toujours dans l’hébergement d’urgence sans montrer ses papiers – des papiers que dans plus de 70 % des cas, en Ile-de-France, on n’a d’ailleurs pas – dans le cadre de l’hébergement spécifique de l’hiver. Mais si notre société veut rester humaine, il lui faut de la rigueur. C’est la raison pour laquelle l’Etat doit savoir qui est hébergé dans les établissements de premier accueil afin de pouvoir mieux orienter les personnes accueillies.

Il existe des structures d’accueil adaptées pour chaque public, et il est nécessaire de les y orienter. L’idée qu’on ne connaisse pas les gens qui entrent dans le système est absurde. Cela rend le travail d’accueil inefficace et coûteux. Dépenser autant d’argent pour avoir des migrants mal ou non pris en charge, est humainement inacceptable et c’est un non-sens administratif.
Cette circulaire a été diabolisée, mais elle a vocation à ce qu’enfin, on connaisse ces personnes. Cependant, il faut veiller à ne pas délégitimer le secteur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Le système, qui gère 12  milliards d’empreintes digitales, exclut une partie des plus pauvres des aides sociales.
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Les ratés de l’identification biométrique en Inde

Le système, qui gère 12  milliards d’empreintes digitales, exclut une partie des plus pauvres des aides sociales.



Le Monde
 |    02.03.2018 à 11h17
 • Mis à jour le
02.03.2018 à 11h19
    |

            Julien Bouissou (New Delhi, correspondance)








                        



                                


                            

En Inde, le système d’identification biométrique Aadhaar connaît des ratés. Résultat : des millions de pauvres ne peuvent plus bénéficier des programmes sociaux depuis sa mise en place. L’Etat de Delhi a décidé de suspendre, mardi 20 février, ce mode d’authentification dans les 2 254 magasins qui distribuent des denrées alimentaires à prix subventionné. Selon le gouvernement local, près de 250 000 foyers étaient privés de l’aide alimentaire depuis l’adoption du programme Aadhaar.
Lancé en 2009, celui-ci a attribué depuis lors à chaque Indien un numéro d’identité unique à douze chiffres, associé à ses empreintes digitales, son iris et sa photo d’identité. La société française Morpho, devenue Idemia après sa fusion avec Oberthur Technologies en 2017, a participé à l’organisation de la campagne de collecte des données et à la mise en place du système biométrique. Fin 2017, la quasi-totalité de la population était recensée, et l’Inde dispose désormais de la plus grande base de données biométriques au monde, avec 2,4 milliards de scans d’iris, 12 milliards d’empreintes digitales et 1,2 milliard de photos d’identité.
7 milliards d’euros d’économies
Cette identification biométrique, devenue obligatoire dans certains endroits du pays pour bénéficier des aides sociales, est censée empêcher les fraudes et les détournements par des usurpateurs se cachant sous de fausses identités. Ou encore, permettre de diminuer le nombre de justificatifs pour ouvrir par exemple un compte bancaire ou obtenir une ligne téléphonique. Mi-février, le premier ministre indien, Narendra Modi, a annoncé que le programme Aadhaar avait permis à l’Etat d’économiser 7 milliards d’euros. Parfois au détriment des bénéficiaires.
Une étude menée par plusieurs économistes en 2017 dans le Jharkhand a montré que les habitants étaient cinq fois plus nombreux à ne pas avoir accès aux denrées alimentaires à prix subventionné dans les districts où l’identification biométrique est obligatoire....




                        

                        

