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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Une frénésie d’achat de papier toilette s’est emparée de Taïwan depuis la mi-mars. A l’origine de cet affolement : l’annonce par les fabricants d’une hausse des prix imminente.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ On ne peut comprendre la vie intellectuelle française des XIXe et XXe siècles sans avoir à l’esprit l’immense influence de l’œuvre du comte de Saint-Simon, soutient le politiste Pierre Musso.
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Pierre Musso : « Nous sommes en train de redécouvrir l’importance de la pensée industrialiste »

On ne peut comprendre la vie intellectuelle française des XIXe et XXe siècles sans avoir à l’esprit l’immense influence de l’œuvre du comte de Saint-Simon, soutient le politiste Pierre Musso.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 17h20
    |

                            Julie Clarini








                        



                                


                            
Pierre Musso, spécialiste de sciences politiques, auteur de Saint-Simon et le saint-simonisme (« Que sais-je ? », PUF, 1999) et coéditeur des Œuvres complètes (PUF, 2013), s’attelle à faire redécouvrir le comte de Saint-Simon (1760-1825), père d’une véritable utopie sociale.

Saint-Simon passe pour un auteur inclassable, ce qui explique sans doute pourquoi il est à ce point méconnu. Pourtant, le sociologue Emile Durkheim disait qu’on trouvait chez lui « le germe de tous les grands courants qui se sont produits au XIXe ».
Durkheim a raison. Tous les grands courants du XIXe siècle s’en réclament : les socialistes (Marx l’a lu en français), mais aussi les libéraux ­ (l’économiste Friedrich Hayek dit ce qu’il doit à Saint-Simon) ; il est à la source du positivisme : Auguste Comte, jeune polytechnicien, est son secrétaire de 1817 à 1824, un an avant son décès ; il est également à la source de l’industrialisme, la philosophie associée à industrialisation. Et, bien sûr, il ne faut pas oublier le saint-simonisme.
On ne se rend plus compte à quel point le XIXe siècle est saint-simonien, et pas seulement la pensée : des écrivains comme Hugo ou Musset sont influencés par les saint-simoniens. Qu’est-ce que le saint-simonisme ? On trouve sous cette bannière une multitude de personnalités très différentes, avec des points de vue très divers. Ce qui a unifié la pensée saint-simonienne, ce sont les cours publics, les conférences, qui ont été donnés par ses disciples et publiés sous le titre Doctrine de Saint-Simon en 1830. L’interprétation qui y était donnée de la pensée de Saint-Simon n’avait que peu à voir avec l’œuvre véritable. Or, tout le XIXe siècle e st passé par ce filtre déformant…
Si l’on en revient au vrai Saint-Simon, comment présenter sa pensée ? Ce n’est ni l’Etat ni le marché ; c’est un pouvoir qui n’est pas vertical, plutôt horizontal,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Au début du XIXe siècle, le père de l’industrialisme exaltait les producteurs, honnissait les rentiers et se méfiait du « monde d’avant ». Les échos entre sa pensée et celle du président sont nombreux : analyse du politiste Bruno Cautrès.
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Ce que Macron doit à Saint-Simon

Au début du XIXe siècle, le père de l’industrialisme exaltait les producteurs, honnissait les rentiers et se méfiait du « monde d’avant ». Les échos entre sa pensée et celle du président sont nombreux : analyse du politiste Bruno Cautrès.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 17h19
   





                        



                                


                            

Par Bruno Cautrès
Analyser la généalogie politique et même philosophique d’Emmanuel Macron et du macronisme n’est pas une chose facile. En dehors même de la complexité de toute trajectoire politique, faite de choix et d’affirmations mais aussi de hasard et de circonstances, plusieurs risques existent : l’anachronisme en premier lieu, plaquer artificiellement sur une trajectoire politique du XXIe siècle une grille de lecture issue d’une autre expérience historique, ou encore forcer le trait en obligeant Emmanuel Macron, son parcours ou sa vision politique, à ne rentrer que dans une seule case.
Or, Emmanuel Macron n’est certainement pas facile à cataloguer. Une pluralité d’influences s’exprime dans ses discours et ses actions, pluralité qui reflète un parcours composite bien que fortement inscrit dans le modèle méritocratique de production des élites françaises. Une trame commune se repère néanmoins : la mobilité et la fluidité (qu’elle soit sociale, économique ou géographique) constituent le cœur de sa conception de la société. Plusieurs auteurs ont déjà souligné ce que cette conception doit à un « libéralisme égalitaire », où l’égalité des chances veut renforcer les capacités de chacun à accomplir son destin.
Si le discours sur l’égalité des chances et la société des statuts acquis plutôt qu’hérités évoque fortement Alexis de Tocqueville et l’égalisation des conditions, cet emprunt se mêle aux théories de la justice sociale du philosophe américain John Rawls (1921-2002) et à celle des « capabilités » de l’économiste indien Amartya Sen. Mais même là, tout est complexe : ainsi, si l’on peut lire dans Emmanuel Macron en relisant Tocqueville, la centralité de la société civile chez Tocqueville entrave ce rapprochement, car le philosophe en fait un point cardinal de la démocratie, ­tandis qu’Emmanuel Macron n’a pas, pour le moment, pleinement assumé ce choix.
Personnalité complexe et hybride
Au jeu de cache-cache...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Brève biographie de ce penseur du début du XIXe siècle, convaincu que la société de son temps se restructurait autour de l’industrie.
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L’œuvre du comte de Saint-Simon, colossale et foisonnante

Brève biographie de ce penseur du début du XIXe siècle, convaincu que la société de son temps se restructurait autour de l’industrie.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 17h18
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 17h22
    |

                            Julie Clarini








                        


Il avait bien un lien de parenté avec le fameux duc, mémorialiste de Louis XIV, mais le comte de Saint-Simon était fait d’un tout autre bois. Né en 1760, Claude-Henri de Rouvroy n’était pas particulièrement attaché à sa particule : « Je renonce à jamais à ce titre de comte que je regarde comme très inférieur à celui de citoyen », aurait-il déclaré en 1790.
Il faut se garder de n’y voir qu’opportunisme. A 19 ans, le jeune homme était parti combattre en Amérique aux côtés de La Fayette. Revenu en Europe, il s’était intéressé aux canaux et à la politique des grands travaux, en Hollande et en Espagne. Esprit encyclopédique, avide d’apprendre, il fréquente alors les milieux scientifiques ­ (notamment le mathématicien Gaspard Monge) et profite des bouleversements politiques de la période révolutionnaire pour faire fortune en spéculant.
Ciment spirituel
Ce n’est qu’en 1798 qu’il décide de se consacrer entièrement aux études et à la pensée. Après une visite à Madame de Staël, en 1802, il s’installe dans la capitale suisse où il rédige l’un de ses textes les plus fameux : Lettres d’un habitant de Genève à ses contemporains. Bientôt ruiné, il vit de petites missions (copiste, bibliothécaire…), puis d’expédients.

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                Ce que Macron doit à Saint-Simon



Pour l’écriture de son œuvre, colossale et foisonnante, il collabore avec Augustin Thierry, puis Auguste Comte. Il publie les cahiers de L’Industrie, ayant acquis la conviction que la société était en train de se restructurer autour de cette dernière. En 1819, le texte, connu plus tard sous le titre Parabole, lui vaut des poursuites judiciaires et un début de notoriété : il y défend que seules les abeilles (les producteurs) sont utiles à la société quand les frelons (les rentiers) sont des parasites.

        Lire l’entretien avec Pierre Musso :
         

          « Nous sommes en train de redécouvrir l’importance de la pensée industrialiste »



Le Nouveau Christianisme, son dernier ouvrage, voulait être le ciment spirituel de la société à venir. Le 19 mai 1825, avant de mourir, il déclare : « Toute ma vie se résume à une seule pensée : assurer à tous les hommes le plus libre développement de leurs facultés. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Alors que commencent les négociations entre le gouvernement et les syndicats sur la réforme de la SNCF, Eric Béziat, journaliste spécialiste des transports, a répondu à vos questions.
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SNCF : « Le statut de cheminot n’est pas la raison de tous les maux du système ferroviaire »

Alors que commencent les négociations entre le gouvernement et les syndicats sur la réforme de la SNCF, Eric Béziat, journaliste spécialiste des transports, a répondu à vos questions.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 14h40
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 15h41
   





                        



   


Marc : Pourquoi y a-t-il urgence, d’après le premier ministre, Edouard Philippe, à réformer la SNCF ? Quelle est la situation du ferroviaire en France, par rapport à nos voisins allemand et britannique ?
Eric Béziat : Ses arguments : une dégradation de la qualité de service (retards, ralentissements, pannes géantes comme à Montparnasse, à deux reprises, en 2017) et un coût très élevé pour les finances publiques au sens large (en incluant aussi les dépenses des collectivités locales) : 10,5 milliards d’euros par an de subventions, 3,5 milliards pour payer les retraites des cheminots et 3 milliards d’augmentation de la dette. Au total, plus de 17 milliards d’euros par an.
Marie G : Les syndicats sont-ils tous opposés à cette réforme ?
Oui. Tous les syndicats représentatifs (CGT, UNSA, SUD-Rail, CFDT ainsi que FO-Cheminots) y sont opposés, en particulier depuis que le gouvernement a annoncé qu’il légiférerait par ordonnances.

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                Réforme de la SNCF : les syndicats tentent d’organiser la riposte



FB : Qu’est-ce que le statut de cheminot ? Quels avantages comporte-t-il ?
Il s’agit d’une série d’avantages connus sous le nom de « statut des relations collectives entre la SNCF et son personnel », qui sont compilés dans la directive RH 0001. Celle-ci définit un ensemble de règles qui régissent les conditions d’entrée dans l’entreprise, la rémunération, le déroulement des carrières, les sanctions, la mobilité, les congés, les conditions de cessation de fonction, la couverture maladie et le droit syndical.
Les principaux avantages sont :
– l’absence de licenciement pour motif économique, ce qui signifie que le statut vous garantit l’emploi à vie, sauf en cas de faute ;
– une hausse de rémunération automatique et un déroulé de carrière garanti à condition de se former ;
– un régime de retraite avantageux, qui permet de partir avec une pension calculée sur les six derniers mois de salaire entre 52 ans ou 57 ans, selon que vous êtes roulant ou sédentaire, à condition d’avoir atteint la durée de cotisation requise ;
– une protection sociale avantageuse, avec un réseau de médecins généralistes et spécialistes que l’on peut consulter gratuitement et sans avance de frais ;
– le train gratuit (appelé facilités de circulation) et des billets gratuits ou à vil prix pour les membres de la famille. A noter que ce dernier avantage n’est pas lié au statut.
Antoine : Supprimer le statut fera-t-il arriver les trains à l’heure ? Est-il la raison du manque d’investissement dans les lignes régionales ?
Le statut de cheminot n’est pas la raison de tous les maux du système ferroviaire français. Il n’est en aucun cas la raison d’un manque d’investissement dans les petites lignes, qui est davantage dû à la raréfaction de l’argent public et à l’aimantation vers le TGV des investissements ferroviaires ces trente dernières années. Pas plus qu’il n’est la cause des retards des trains.
Cependant, certains observateurs, que l’on rangera parmi les plus libéraux, considèrent que certains éléments du statut (emploi à vie, augmentations automatiques) ne créent pas les incitations nécessaires au fonctionnement efficace d’une entreprise. Pour dire les choses plus crûment, il est plus difficile de mettre la pression à des salariés sous statut qu’à des employés classiques. C’est, d’après mes informations, une opinion partagée par la direction de la SNCF.
curieux49 : Est-il possible aujourd’hui de donner les origines des 54,5 milliards d’euros d’endettement de la SNCF ? Et de permettre ainsi de savoir si celui-ci est dû en partie au statut particulier des cheminots ?
L’accélération de la hausse de la dette est avant tout due aux décisions d’investissement dans de nouvelles lignes TGV, en particulier en 2007, lors du « Grenelle de l’environnement ». Ces décisions, qui sont des décisions d’Etat, ont été prises dans un contexte économique dégradé pour le modèle TGV. En particulier, en raison de la hausse du coût de l’infrastructure (4,9 millions d’euros actuels du kilomètre pour Paris-Lyon en 1981, contre 23 millions du kilomètre pour Tours-Bordeaux en 2015). Celle-ci a entraîné une augmentation des péages, qui a rendu le TGV nettement moins profitable, voire déficitaire sur certaines lignes.
Faire du statut des cheminots le principal responsable de la dette est une erreur. Cela dit, celui-ci a probablement empêché une partie des gains de productivité d’améliorer la situation en renchérissant les coûts d’exploitation. L’augmentation moyenne des salaires a été, entre 2003 et 2012, systématiquement supérieure à l’inflation.
Le statut des cheminots n’est donc pas la cause principale de l’endettement, mais il participe, pour une part minoritaire, mais réelle, d’un système ferroviaire cher et déficitaire.

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                Alors que le gouvernement s’apprête à la réformer, la SNCF affiche d’excellents résultats



Mathilde : Pouvez-vous nous apporter des précisions sur les conditions d’ouverture à la concurrence et les conséquences directes pour la SNCF ?
Il y a deux ouvertures à la concurrence, celle sur le train commercial (le TGV) et celle sur les lignes régionales de service public subventionnées.
Dans la première, les concurrents (Deutsche Bahn, Trenitalia) proposeront des liaisons à grande vitesse dans leurs propres trains, par exemple sur la ligne Paris-Lyon, en plus des TGV SNCF (InOUI et Ouigo). Dans ce cas, la SNCF prend un risque sur sa part de marché commerciale (aujourd’hui à 100 %), mais, d’une certaine manière, chacun reste chez soi.
Dans le deuxième cas, les régions (qui gèrent les TER et le Transilien pour la région Ile-de-France) mettront sur le marché des lignes ou des ensembles de lignes par le biais d’appels d’offres. Dans ce cas, la SNCF peut perdre le marché, et l’ensemble des salariés exploitant la ligne (conducteurs, chefs de gare) passent dans l’entreprise gagnante tout en conservant les caractéristiques de leur contrat de travail. Et, donc, leur statut.

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                SNCF : neuf propositions-chocs et une révolution dans le rapport Spinetta



PM : Guillaume Pepy, qui dirige la SNCF depuis 2008, n’est-il pas également responsable des déboires de l’entreprise ? Pourquoi le gouvernement a-t-il confiance en lui ?
M. Pepy a répondu aux attentes (souvent contradictoires) des pouvoirs publics depuis qu’il dirige la SNCF : plus de trains partout, moins chers. Il a en particulier tenter de faire baisser les coûts par une diminution des effectifs (12 000 cheminots en moins depuis qu’il est à la tête de la SNCF, soit – 7,5 % depuis 2008).
Il a entrepris une modernisation numérique de la SNCF, il a créé des centaines de filiales pour essayer de faire de la SNCF une entreprise plus agile et présente sur tous les marchés.
Le gouvernement pourrait à bon compte faire (symboliquement) tomber sa tête et la montrer au peuple mécontent des retards et du coût des billets, mais cela ne changerait pas grand-chose sur le fond. Un autre prendrait sa place, qui ferait probablement la même chose peu ou prou.
Brigitte : En Allemagne et au Royaume-Uni, les prix des billets de train acquittés par les usagers sont bien plus chers qu’en France. Une des conséquences de cette réforme pourrait-elle être la hausse des prix en France ?
En effet, dans les pays que vous citez, la réforme a entraîné une baisse des coûts, une hausse de la qualité de service, mais pas une baisse des prix des billets, et parfois même des augmentations.
En fait, pour la réforme française, tout dépendra du niveau d’argent public que nous, en tant que nation, accepterons de mettre dans le système ferroviaire. Ce dernier garde, ne l’oublions pas, de beaux atouts. C’est un transport décarboné, extrêmement efficace, dès lors qu’il s’agit de transporter beaucoup de monde en même temps.
La Suisse est une magnifique réussite en la matière (y compris pour le transport de marchandises), mais les concours publics y sont – rapportés au nombre d’habitants – une fois et demi supérieurs à ceux observés en France.

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                Le gouvernement s’attaque au tabou du statut des cheminots






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ La ministre de la santé, Agnès Buzyn, a annoncé aux élus de la ville de la Nièvre une solution de pérennité du service la nuit, sans promettre un maintien des effectifs.
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A Clamecy, un combat pour conserver les urgences

La ministre de la santé, Agnès Buzyn, a annoncé aux élus de la ville de la Nièvre une solution de pérennité du service la nuit, sans promettre un maintien des effectifs.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 17h26
    |

                            Eléa Pommiers (Clamecy (Nièvre), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Les annonces de la ministre de la santé, Agnès Buzyn, jeudi 1er mars, lors des Etats généraux de la santé à Nevers (Nièvre), suffiront-elles à dissiper durablement les inquiétudes de ce département rural ? Depuis des semaines, élus et habitants du haut Nivernais et du sud de l’Yonne se battent pour empêcher un projet de fermeture des urgences de nuit de Clamecy, petite ville de 3 800 habitants du nord de la Nièvre. Soixante-dix élus, dont trente-six maires ont présenté leur démission au préfet pour empêcher ce qui serait pour eux « la punition de trop dans un territoire déjà sinistré ». 
La ministre de la santé s’est s’engagée à maintenir un service d’urgence vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Sous quelle forme ? Et pour combien de temps ? Là sera tout l’enjeu. L’annonce aura sans doute pour ces élus des airs de victoire à la Pyrrhus, alors que la ministre n’a pas confirmé que Clamecy ne perdrait pas un urgentiste de nuit. Les urgences de la ville, qui reçoivent une trentaine de passages en moyenne dans la journée et moins d’une dizaine la nuit, manquent de médecins urgentistes pour fonctionner correctement. Faute d’effectif garanti, les élus craignent que le démembrement du service ne soit plus qu’une question de temps.
« Ça voudrait dire qu’on est condamné ! »
Avançant un manque de deux cents urgentistes dans la région, l’agence régionale de santé (ARS) de Bourgogne-Franche-Comté doit présenter d’ici à juin son projet de santé comportant des « aménagements d’organisation » des services d’urgences pour « mieux répartir la présence [des médecins] » sur le territoire. La suppression d’une garde de nuit aux urgences de Clamecy permettrait de libérer un médecin pour d’autres hôpitaux, mais elle ne permettrait pas de conserver un service mobile d’urgence et de réanimation (SMUR) et un accueil des urgences à l’hôpital. Une suppression inacceptable dans une ville qui a déjà connu plusieurs...




                        

                        


<article-nb="2018/03/01/19-7">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Dans sa chronique, la journaliste Audrey Tonnelier regrette que le chef de l’Etat se montre frileux par rapport à sa promesse de campagne de réduire les dépenses publiques et à son corrollaire : l’allocation des deniers publics.
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« La crédibilité du gouvernement se jouera sur le budget 2019 »

Dans sa chronique, la journaliste Audrey Tonnelier regrette que le chef de l’Etat se montre frileux par rapport à sa promesse de campagne de réduire les dépenses publiques et à son corrollaire : l’allocation des deniers publics.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 14h00
    |

            Audrey Tonnelier








                        



                                


                            
Tendance France. Réformes du marché du travail, du logement, de la Constitution, de l’apprentissage, de l’Etat, de la formation professionnelle ou encore du droit d’asile et de la SNCF : le rythme auquel l’exécutif mène la « modernisation » du pays – terme consacré à l’Elysée – commence à donner le tournis. Passé l’enthousiasme de la nouveauté, l’opinion se montre plus dubitative sur cette frénésie de changements, et le fait sentir. La popularité d’Emmanuel Macron a chuté de quatre points en un mois, révélait, mercredi 28 février, un sondage réalisé par BVA et Orange pour RTL et La Tribune. Les syndicats, eux, espèrent retirer les fruits de cette grogne, et retrouver un peu du poids qui leur a manqué durant l’été et l’automne 2017.
du point de vue des investisseurs et des chefs d’entreprise, le compte n’y est pas
Et pourtant. En dépit de l’image de volontarisme, voire d’autoritarisme qui colle à la peau d’Emmanuel Macron, il est un sujet sur lequel le chef de l’Etat s’est montré particulièrement frileux par rapport à ses promesses de campagne : la réduction des dépenses publiques. La baisse brutale de 5 euros de l’aide personnalisée au logement (APL) annoncée en juillet 2017, les coupes dans les emplois aidés ou encore la grogne – justifiée – de ce début d’année dans les Ehpad, les prisons ou les hôpitaux, ont contribué à brouiller le message. Mais, du point de vue des investisseurs et des chefs d’entreprise, le compte n’y est pas.
Dans son analyse de la loi de programmation des finances publiques, début février, la Cour des comptes déplorait des efforts repoussés en fin de quinquennat. « Le déficit public affiché reste proche de trois points de produit intérieur brut jusqu’en 2019 et ne commence réellement à baisser qu’à partir de 2020 », soulignaient les magistrats financiers ; il est attendu à 2,9 % en 2019, avant de chuter à 1,5 % en 2020. La faute à des éléments imprévus (invalidation par le Conseil constitutionnel...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Après la fermeture de la maternité, puis du service de chirurgie, c’est au tour des urgences de nuit d’être menacées de disparition, dans ce territoire désigné par l’ARS comme « rural, âgé et défavorisé », le profil le plus précaire de sa classification.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ La présidente du FN a été mise en examen pour « diffusion d’images violentes », un délit passible de trois ans de prison et 75 000 euros d’amende.
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Marine Le Pen mise en examen pour avoir relayé des photos d’exactions de l’EI sur Twitter

La présidente du FN a été mise en examen pour « diffusion d’images violentes », un délit passible de trois ans de prison et 75 000 euros d’amende.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 12h57
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 15h29
   





                        



   


La présidente du Front national, Marine Le Pen, a été mise en examen, jeudi 1er mars, par un juge de Nanterre pour « diffusion d’images violentes », un délit passible de trois ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende, a fait savoir le parquet. En janvier, le député apparenté FN du Gard, Gilbert Collard, avait été mis en examen pour le même motif.
Le 16 décembre 2015, la chef de file de l’extrême droite française avait tweeté des photos issues de la propagande de l’organisation djihadiste Etat islamique (EI), en réponse à un journaliste de BFMTV-RMC qu’elle accusait d’avoir « fait un parallèle » entre l’EI et le FN. Evoquant un « dérapage inacceptable » et des « propos immondes », Mme Le Pen avait posté sur son compte trois photos mentionnant le journaliste, Jean-Jacques Bourdin, avec le texte « Daech c’est ça! ». Les photos montraient un soldat syrien écrasé vivant sous les chenilles d’un char, un pilote jordanien brûlé vif dans une cage et une photo du journaliste américain James Foley, le corps décapité et la tête posée sur le dos.
Gilbert Collard avait quant à lui diffusé la photo d’un homme gisant au sol, le crâne défoncé, avec ce commentaire : « Bourdin compare le FN à Daech: le poids des mots et le choc des bobos! »
Signalement de Cazeneuve
Quelques semaines après les sanglants attentats de Paris et Saint-Denis le 13 novembre 2015 (130 morts et des centaines de blessés), ces publications avaient immédiatement soulevé un tollé au sein de la gauche, alors au gouvernement, et de la droite, mais aussi au-delà du monde politique.
Le parquet de Nanterre avait lancé le jour même une enquête pour « diffusion d’images violentes » à la suite d’un signalement des clichés par le ministre de l’intérieur d’alors, Bernard Cazeneuve, à la direction de la police judiciaire. Deux informations judiciaires distinctes avaient ensuite été ouvertes, l’une visant Mme Le Pen et l’autre M. Collard. Le bureau de l’Assemblée nationale avait décidé, le 8 novembre, de lever l’immunité parlementaire de la députée du Pas-de-Calais.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Les prévisions financières de l’Unédic prévoient un retour progressif à l’équilibre dès 2019, même si la dette de l’organisme reste abyssale.
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Les comptes de l’assurance-chômage sortent de la zone rouge

Les prévisions financières de l’Unédic prévoient un retour progressif à l’équilibre dès 2019, même si la dette de l’organisme reste abyssale.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 12h04
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 12h49
    |

            Sarah Belouezzane








                        



                                


                            
La perception diffère parfois grandement de la réalité des choses. En France, le moral des ménages a, par exemple, fait une chute libre en février, atteignant son niveau de janvier 2015, d’après l’Insee. La raison de cette débâcle : une inquiétude croissante des Français quant à leur avenir financier. Pourtant, dans les faits, ce même institut ne cesse d’annoncer de bonnes nouvelles économiques à l’Hexagone : le chômage est descendu de façon inattendue sous la barre des 9 % et la croissance, elle, a été révisée à 2 % pour 2017. Une belle performance pour un pays jusqu’à présent à la traîne par rapport à ses partenaires européens. La dernière bonne nouvelle vient de l’assurance-chômage. En déficit chronique, le régime pourrait renouer avec l’équilibre dès 2019.
Publiées mercredi 28 février, les prévisions financières de l’Unédic, l’institut chargé de la gestion du régime, indiquent que celui-ci pourrait afficher un déficit de « seulement » 600 millions d’euros dès l’an prochain. D’après l’organisme, l’embellie a commencé en 2017 : l’assurance-chômage, qui était dans le rouge de 4,3 milliards d’euros en 2016, a amélioré son solde de 700 millions d’euros l’an dernier, le faisant passer à 3,6 milliards. En 2018, l’amélioration est encore plus nette avec un déficit qui descendrait à 2 milliards d’euros. Toujours abyssale, la dette elle, atteindrait 35,6 milliards d’euros en 2018, avant de grimper à 36,2 milliards l’an prochain.

« Bonne conjoncture »
Très sensibles à la conjoncture, les comptes de l’assurance-chômage ont bénéficié de la nette amélioration de la situation économique française. Un nombre moins élevé de demandeurs d’emploi implique, en effet ,moins d’indemnités à verser, donc moins de dépenses. Dans le même temps, plus de travailleurs assurent au régime plus de cotisations, et donc plus de recettes.
Or, en 2017, avec une croissance finalement estimée à 2 %, l’économie tricolore a créé 256 000 nouveaux emplois, faisant baisser le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Le dispositif sera testé dans le Bas-Rhin, l’Hérault, la Seine-Saint-Denis et la Guyane avant d’être étendu à l’ensemble du territoire.
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Le « Pass culture » lancé dans quatre départements en septembre

Le dispositif sera testé dans le Bas-Rhin, l’Hérault, la Seine-Saint-Denis et la Guyane avant d’être étendu à l’ensemble du territoire.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 13h37
   





                        


Le « Pass culture » sera lancé dans quatre départements en septembre avant d’être étendu au reste du pays, a indiqué Françoise Nyssen, la ministre de la culture, jeudi 1er mars. Le dispositif vise à aider les jeunes à fréquenter les lieux artistiques et à acheter des biens culturels.
Le « Pass » sera testé dès le deuxième trimestre dans le Bas-Rhin, l’Hérault, la Seine-Saint-Denis et la Guyane. Il sera ensuite officiellement lancé en septembre dans ces départements, avant d’être étendu au reste du territoire. Il sera accessible à tous à l’âge de 18 ans et crédité de 500 euros.
Application mobile
« Ce ne sera pas un chèque ou un ticket de consommation. C’est une application mobile qui sera comme une espèce de proposition culturelle géolocalisée : le jeune pourra voir, là où il est, toutes les propositions qui sont possibles dans son environnement », a expliqué la ministre au micro d’Europe 1.
Le « Pass culture » était une promesse de campagne d’Emmanuel Macron. La ministre a indiqué que le budget consacré au Pass s’élèverait à environ 400 millions d’euros. La part payée par l’Etat et la contribution des « offreurs » (cinémas, théâtres, musées…) reste à définir. Des banques pourraient être associées au dispositif, précise-t-on au ministère.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ La ministre des transports, Elisabeth Borne, reçoit successivement jeudi les principaux syndicats de cheminots, opposés aux annonces d’Edouard Philippe lundi.
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Concertation sur la réforme de la SNCF : la CGT cheminots n’est « pas rassurée du tout »

La ministre des transports, Elisabeth Borne, reçoit successivement jeudi les principaux syndicats de cheminots, opposés aux annonces d’Edouard Philippe lundi.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 11h55
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 16h15
   





                        



   


La CGT cheminots « n’est pas rassurée du tout » sur le projet de réforme de la SNCF, a déclaré son secrétaire général, Laurent Brun, jeudi 1er mars, à la sortie d’une première réunion de concertation avec la ministre des transports. Elisabeth Borne doit recevoir successivement les principaux syndicats de la SNCF (CGT, UNSA, SUD-Rail, CFDT), y compris FO, qui n’est pas représentatif.
Il y a eu « beaucoup d’échanges mais pas beaucoup de marges de manœuvre », a relevé Laurent Brun. La CGT participera aux réunions de concertation « sans beaucoup d’illusions », a-t-il ajouté.
Il a précisé avoir formulé à la ministre « un certain nombre de critiques » à l’égard du projet présenté lundi par le premier ministre, Edouard Philippe, qui prévoit notamment la fin du statut de cheminot pour les nouveaux embauchés, la transformation de la SNCF en société nationale à capitaux publics et de mener la réforme par ordonnances.
« Au-delà de la concertation, nous voulons de la négociation, nous n’avons pas eu gain de cause », a-t-il dit, en ajoutant que son syndicat remettrait « le 7 mars une proposition globale au ministère avec une analyse de la situation ». « Pour l’instant, la ministre n’a pas écarté nos craintes », a noté le syndicaliste.

        Lire l’analyse :
         

          Matignon et les fantômes de 1995



Alerte sociale déposée
Quant à l’alerte sociale, première étape du processus permettant d’appeler à la grève pour les cheminots, elle a été déposée « ce matin » par les quatre syndicats représentatifs. Réunie mardi, l’intersyndicale s’est donné rendez-vous le 15 mars pour décider d’un mouvement de grève, au vu du résultat de la concertation avec le gouvernement et du contenu du projet d’habilitation des ordonnances.
Evoquant la manifestation nationale du 22 mars, la CGT a proposé « à toutes les organisations syndicales de faire un appel commun » à manifester, en rappelant que l’UNSA (deuxième syndicat) et SUD-Rail (troisième) avaient déjà annoncé leur participation. « Cette manifestation s’annonce énorme », a prédit Laurent Brun, confirmant que ce jour-là il n’y aurait « pas d’appel national à la grève ».

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Dans Paris, mercredi soir, une trentaine d’élus de tous bords politiques sont allés, accompagnés de bénévoles, à la rencontre de personnes à la rue.
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Des élus dorment dehors : un « coup de com’ » assumé pour alerter sur le sort des sans-abri

Dans Paris, mercredi soir, une trentaine d’élus de tous bords politiques sont allés, accompagnés de bénévoles, à la rencontre de personnes à la rue.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 11h42
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 16h35
    |

                            Charlotte Herzog








                        



   


La température est glaciale. Mais une trentaine d’élus sont au rendez-vous en ce mercredi soir 28 février, sur le quai no 2 de la gare d’Austerlitz, dans le 13e arrondissement de Paris. En bandoulière, des écharpes tricolores. Dans un petit coin, quelques duvets. Sur une feuille qui circule, le recensement des familles politiques : La France insoumise (LFI), La République en marche (LRM), les Verts, Les Républicains (LR), le Front national (FN), le MoDem, l’UDI…
Pourquoi sont-ils là ? Pour « dormir dehors » et « montrer que la situation » des personnes à la rue, – les SDF, comme il est d’usage de dire ou d’écrire – n’est « pas normale » : « Elle ne l’est pas pour les 140 000 personnes qui dorment dehors tous les soirs en France », comme le résume, vers 21 h 15, Mama Sy, maire adjointe LR chargée de la jeunesse à Etampes (Essonne), au moment de donner le coup d’envoi de cette opération qu’elle a lancée quelques jours plus tôt.
« Je n’ai pas d’intérêt personnel, si ce n’est de rendre visible des personnes invisibles »
Mais l’initiative n’échappe pas aux critiques. Sur le réseau social Twitter notamment : cela changera quoi de dormir dehors juste une nuit ? Rien : une nuit blanche, tout le monde peut le faire, surtout pour faire le buzz ; des élus qui dénoncent, alors que ce sont eux qui ont le pouvoir de mettre fin à cette misère sociale en réquisitionnant des locaux vides, c’est se moquer du monde ; faire de l’observation en grosse doudoune n’est pas synonyme d’agir…
Mama Sy ne cache pas le caractère « symbolique » de cette opération. Cette jeune éducatrice spécialisée et militante associative depuis une quinzaine d’années ne savait que trop bien qu’elle serait critiquée. « Il n’est pas question de comprendre la question des sans-abri ce soir, ni de prétendre la régler » à travers cette initiative, assure-t-elle.
A la manière d’un « Indignez-vous ! », elle encourage presque l’engouement, bon ou mauvais, tant que cela fera du bruit. « Je n’ai pas d’intérêt personnel, si ce n’est de rendre visible des personnes invisibles. Ce qui doit indigner, ce n’est pas le fait que des élus passent la nuit dehors, c’est que des gens meurent dans la rue, avance-t-elle. Les gens estiment à juste titre que nous n’en avons pas fait assez. » 

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21 h 35. Anne Lebreton, adjointe (LRM) au maire du 4e arrondissement de Paris, qui ne connaissait pas Mama Sy, explique sa présence : « La solidarité et l’hébergement d’urgence sont au cœur de mes missions », dit-elle, tout en confiant appréhender « d’aller dormir dehors ». « Je suis souvent en contact avec des gens qui dorment dehors, mais ce n’est pas la même chose d’en faire l’expérience soi-même. » Avant d’ajouter : « Si l’opération ressemble à un gros coup de com’, c’est tant mieux. Le but, c’est d’emmener le sujet chez les gens. Le destinataire du message, ce n’est pas uniquement le gouvernement, c’est tout le monde. »
Sur le quai, en retrait, le collectif AC-lefeu de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) est représenté par un petit groupe composé majoritairement de femmes. Elles attendent que la « presse se calme un peu pour pouvoir donner la soupe ». Habituellement, elles se rendent porte de la Chapelle avec leur van, chargé de gants, de chaussettes et de grosses marmites pour distribuer trois cents bols de soupe. Elles sont là, malgré leur scepticisme : « Ils sont où les ministres, les Macron et les Pécresse ? Ils sont beaux avec leurs écharpes et leurs duvets, mais faut faire bouger les choses. »

   


22 heures. Mama Sy prend la parole et s’adresse à celles et ceux qui sont venus voir ce que l’opération #PersonneDehors a dans le ventre :
« On alerte et on se doit d’être force de proposition. Commençons par réquisitionner ce qui nous appartient : les locaux publics vides. Concertons les différents organismes sociaux. Réclamons des moyens pérennes pour l’accès au logement, mais aussi à l’emploi. Il faut une solution pour la réinsertion. » 
23 heures. Abdel Ait Omar, élu LR dans les Hauts-de-Seine, ceint de son écharpe tricolore par-dessus sa doudoune, a pris la tête d’un groupe qui se dirige vers l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, près de la gare. Un autre groupe s’est mis en route avec les membres du collectif AC-lefeu, parti distribuer la soupe.
Rue Buffon, dans le 5e arrondissement, un SDF est installé sur une grille au sol. Une vingtaine de journalistes s’arrêtent, l’entourent, le filment. « Zouzou » lui donne une gamelle en plastique remplie de soupe et une paire de gants neuve.
Les caméras tournent, les corps se rapprochent et l’oppressent, visiblement. Le SDF s’énerve, balance soupe, sel et poivre en direction du petit groupe, avant d’envoyer valser son café chaud dans le caniveau. Il leur dit qu’il n’est pas à vendre.
Un chauffeur Uber s’arrête. Lui donne deux billets de 5 euros. Vassili a 50 ans. Il est Russe. Parle slovaque, ukrainien, tchèque, anglais, espagnol. Et français, un petit peu. La journée, il peint sur le pont d’Austerlitz. Il peint des toiles qu’il emballe et garde dans une sacoche. En Russie, il peignait des murs décrépis. Mais il n’est pas peintre, il sait faire, c’est tout.
Une autre voiture s’arrête, lui donne un billet de 10 euros. Vassili le glisse dans « sa poche secrète ».
« C’est là que tu ranges tout ce que tu ne veux pas perdre ?
– Je n’ai rien à perdre. Rien ne compte. Il ne faut pas se perdre soi-même, c’est tout. Mais, ça ne m’est pas encore arrivé. Moi, je suis Vassili Vassilef. Né le 11 février 1974. Artiste de la route. Adresse ? 115. C’est ça mon passeport. J’ai pas besoin de papier. Moi, y a vingt ans que je suis sur la route. Et y a douze ans, j’ai fait de la prison. A cause d’une dame. Elle était suisse.
– Tu arrives à dormir ici sur la grille ?
– Un peu, mais surtout je rêve. »
Un livreur en scooter s’arrête. Lui donne une barquette remplie de taboulé, de houmous et de pain libanais. Avec un petit sandwich encore tiède et bien emballé.
Vassili me regarde. « Tiens, mange, j’ai déjà mangé chez un copain moi, j’ai plus de place. Et j’ai pas peur. »
Minuit passé. Boulevard de l’Hôpital, au bout de la rue Buffon. Trois élus se sont glissés dans leur duvet, au côté d’un SDF. Il y a une petite tente encore inoccupée. « Ah, vous êtes encore là les journalistes ? Vous êtes courageux, il fait froid. »
A l’entrée de la gare, un autre groupe d’élus, dont Mama Sy. Ils ont préparé leur petit coin pour la nuit. Duvets, bonnets, gants, couvertures en laine et de survie. En rang d’oignons, ils papotent, font connaissance pour ceux qui ne s’étaient encore jamais croisés.

   


Finalement une quinzaine d’entre eux sur la cinquantaine attendue dorment effectivement dehors ce soir, mais peu leur importe. Ce qui compte, c’est de tenter de rendre compte de la situation aussi intolérable que complexe des sans-abri. Comme l’a d’ailleurs souligné Mama Sy, deux heures plus tôt, l’ambition n’est pas de « faire de grandes phrases » mais d’« alerter » : « Ce que nous défendons, ce sont les valeurs de la France. Et en France, aujourd’hui, on ne meurt pas de froid. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Editorial. Jean-Luc Mélenchon, Laurent Wauquiez et Marine Le Pen ont livré ces derniers jours des attaques d’une rare virulence contre la presse et les journalistes.
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Mélenchon, Le Pen et Wauquiez déclarent la guerre aux médias

Editorial. Jean-Luc Mélenchon, Laurent Wauquiez et Marine Le Pen ont livré ces derniers jours des attaques d’une rare virulence contre la presse et les journalistes.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 11h41
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 12h36
   





                        


Editorial du « Monde ». Laurent Wauquiez, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen ont dénoncé en chœur, ces derniers jours, les attaques dont ils se disent les victimes. Ainsi, l’on a entendu le leader de La France insoumise témoigner sa sollicitude au président des Républicains, avant que la présidente du Front national ne tende une main solidaire aux deux premiers. Et quel est l’adversaire contre lequel ils forment cet insolite front commun ? Les médias, qu’ils accablent des critiques les plus cinglantes.
Epinglé après les propos intempestifs qu’il avait tenus devant des étudiants à Lyon, M. Wauquiez a dénoncé le « déchaînement médiatique surréaliste », le violent « défouloir » et le « travail de démolition » dont il s’estime « la cible ». Ulcéré que les journalistes aient jugé de leur devoir d’informer que la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques avait certes validé le compte de sa campagne présidentielle, mais également souligné de nombreuses irrégularités et 430 000 euros de dépenses insuffisamment justifiées, M. Mélenchon a été beaucoup plus loin.
« Meute médiatique »
Sur son blog, le 26 février, le député de Marseille s’est en effet livré à une charge d’une violence ahurissante : les informations en question ne sont, à ses yeux, que « basse besogne », « coup monté », « bourrage de crâne » et « manipulation » de la « CIA médiatique »… Suit un réquisitoire digne de Saint-Just. « La presse est la première ennemie de la liberté d’expression », elle est « le dernier pouvoir absolu », qui plus est « d’essence complotiste », écrit-il, avant de conclure : « La haine des médias et de ceux qui les animent est juste et saine. » Bref, le journaliste, voilà l’ennemi !, a-t-il théorisé devant les députés de La France insoumise, comme nous le rapportons aujourd’hui dans ces colonnes. Quant à Mme Le Pen, elle a fait depuis longtemps de la dénonciation de « l’acharnement » de la « meute médiatique » l’un de ses thèmes favoris.

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Nous en sommes là. Les responsables de trois des quatre principaux partis politiques nationaux – ensemble, ils ont réuni quelque 60 % des voix à l’élection présidentielle – ne trouvent rien de plus urgent et de salutaire que de déclarer la guerre aux médias. Et il convient d’ajouter, même si c’est dans un registre différent, que le président de la République n’hésite pas à jouer sur une corde similaire. Il y a peu, en aparté lors d’une réunion avec des parlementaires de la majorité, ne fustigeait-il pas cette « honte de la République » que constitue apparemment, à ses yeux, le fonctionnement ou la production de l’audiovisuel public ?

        L’éclairage :
         

          De Wauquiez à Le Pen, la « trumpisation » du discours politique gagne du terrain



Affligeant constat. Non que les médias soient au-dessus de tout reproche. Qui peut y prétendre ? Mais cela ne saurait justifier de passer par pertes et profits la mission permanente à laquelle ils s’emploient : informer scrupuleusement, enquêter solidement, raconter honnêtement, décrypter aussi intelligemment que possible la réalité, au service de leurs lecteurs ou auditeurs. Bref, transmettre la culture, nourrir la lucidité des citoyens.
Inquiétant constat. Car il suffit de rappeler combien la presse reste muselée, censurée, voire embastillée, dans tous les pays autoritaires ou illibéraux du monde pour savoir que l’information est un ressort essentiel de la démocratie. Un contre-pouvoir indispensable à sa vitalité. Que nos éminences politiques ne le supportent pas, au point de jeter les journalistes en pâture, est le symptôme d’une démocratie défaillante.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/01/19-15">
<filnamedate="20180301"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180301"><AAMMJJHH="2018030119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Eric Béziat, journaliste spécialiste des transports du « Monde », décrypte la réforme de l’entreprise ferroviaire publique, lancée lundi par le gouvernement.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤             Le gouvernement a lancé, lundi 26 février, la réforme de la SNCF qui se trouve, selon Edouard Philippe, « dans une situation alarmante, pour ne pas dire intenable ». Malgré les avertissements des organisations syndicales, le premier ministre a annoncé que, « face à l’urgence » et souhaitant faire voter « les principes-clés avant l’été », il allait recourir aux ordonnances.Mardi, les syndicats de la SNCF ont finalement décidé de donner une chance à la concertation sur la réforme de l'entreprise ferroviaire publique. Au menu des négociations qui débutent jeudi avec les organisations syndicales pour deux mois: les conditions de l'ouverture à la concurrence, l'organisation de la SNCF et le calendrier de l'arrêt du recrutement au statut de cheminot.Malgré les bons résultats du groupe (en 2017, le chiffre d’affaires a grimpé de 4,2 %, à 33,5 milliards d’euros, et le bénéfice, à 1,3 milliard d’euros, a plus que doublé en un an), l'endettement global du système ferroviaire français atteint 54,5 milliards d’euros.

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Le Monde
jeudi 01 mars 2018 à 13:15


Ce direct est à présent terminé. Merci à toutes et à tous de l'avoir suivi. Nous espérons avoir répondu au mieux à vos interrogations. Si vous souhaitez en savoir plus sur la réforme de la SNCF et, plus largement, sur tous les sujets ayant trait au secteur du transport, restez connectés sur Le Monde.fr. A bientôt ! 

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Le Monde
jeudi 01 mars 2018 à 13:14


Bonjour, en Allemagne et au Royaume-Uni, les prix des billets de train acquittés par les usagers sont bien plus chers qu'en France. Une des conséquences de cette réforme pourrait-elle être la hausse des prix en France ?BrigitteEric Béziat : Bonjour Brigitte,   En effet, dans les pays que vous citez, la réforme a entraîné une baisse des coûts, plutôt une hausse de la qualité de service, mais pas une baisse des prix des billets et parfois même, au contraire, des augmentations. En fait, pour la réforme française, tout dépendra du niveau d’argent public que nous, en tant que Nation, accepterons de mettre dans le système ferroviaire. Lequel garde - ne l’oublions pas - de beaux atouts. C’est un transport décarboné, extrêmement efficace, dès lors qu’il s’agit de transporter beaucoup de monde en même temps. La Suisse est une magnifique réussite en la matière (y compris pour le transport de marchandises), mais les concours publics y sont - rapportés au nombre d’habitants - une fois et demi supérieurs à ceux observés en France.

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Le Monde
jeudi 01 mars 2018 à 13:06


Supprimer le statut fera-t-il arriver les trains à l’heure ?Le statut est-il la raison du manque d’investissement dans les lignes régionales ?-Antoine Eric Beziat : Bonjour Antoine,    Le statut n’est en aucun cas la raison d’un manque d’investissement dans les petites lignes, qui est davantage dû à la raréfaction de l’argent public et à l’aimantation vers le TGV des investissements ferroviaires ces trente dernières années. Pas plus qu’il n’est la cause des retards des trains.Cependant, certains observateurs, que l’on rangera parmi les plus libéraux, considèrent que certains éléments du statut (emploi à vie, augmentations automatiques) ne créent pas les incitations nécessaires au fonctionnement efficace d’une entreprise. Pour dire les choses plus crûment, c’est plus difficile de mettre la pression à des salariés sous statut qu’à des employés classiques. C’est, d’après mes informations, une opinion partagée par la direction de la SNCF.  

     class="post post- post-1124897845"
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Le Monde
jeudi 01 mars 2018 à 12:58


Les syndicats sont-ils tous opposés à cette réforme ?Marie GEric Béziat : Bonjour Marie G, Oui. Tous les syndicats représentatifs (CGT, UNSA, SUD Rail, CFDT) ainsi que FO Cheminots, en particulier depuis que le gouvernement a annoncé qu’il légiférerait par ordonnances. 

     class="post post- post-1124897568"
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Le Monde
jeudi 01 mars 2018 à 12:54


Je ne comprends pas pourquoi il n'a jamais été question de la direction de la SNCF. M. Pepy, qui en est à la tête depuis plus d'une dizaine d'années n'est-il pas également responsable de ses déboires ? Quelles sont les raisons de cette confiance apparente du gouvernement pour M. Pepy ?PM Eric Beziat : Bonjour PM,   M. Pepy a répondu aux attentes (souvent contradictoires) des pouvoirs publics depuis qu’il dirige la SNCF : plus de trains partout, moins chers. Il a en particulier tenter de faire baisser les coûts par une diminution des effectifs (- 12 000 cheminots en moins depuis qu’il est à la tête de la SNCF, soit - 7,5 % depuis 2008). Il a entrepris une modernisation numérique de la SNCF, il a créé des centaines de filiales pour essayer de faire de la SNCF une entreprise plus agile et présente sur tous les marchés.Le gouvernement pourrait à bon compte faire (symboliquement) tomber sa tête et la montrer au peuple mécontent des retards et du coût des billets, mais cela ne changerait pas grand-chose sur le fond. Un autre prendrait sa place, qui ferait probablement la même chose peu ou prou.

     class="post post- post-1124896638"
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Le Monde
jeudi 01 mars 2018 à 12:41


Bonjour, pourquoi y a-t-il urgence, d'après Edouard Philippe, à réformer la SNCF ? Quelle est la situation du ferroviaire en France, par rapport à nos voisins allemands et britanniques ?MarcEric Béziat : Bonjour Marc, Ses arguments : une dégradation de la qualité de service (retards, ralentissements, pannes géantes comme à Montparnasse deux fois en 2017) et un coût très élevé pour les finances publiques au sens large (en incluant aussi les dépenses des collectivités locales) :10,5 milliards d’euros par an de subventions + 3,5 milliards pour payer les retraites des cheminots + 3 milliards d’augmentation de la dette. Au total, plus de 17 milliards d’euros par an.

     class="post post- post-1124896374"
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Le Monde
jeudi 01 mars 2018 à 12:37


Bonjour, pouvez-vous nous apporter des précisions sur les conditions d’ouverture à la concurrence et les conséquences directes pour la SNCF ?MathildeEric Béziat : Bonjour Mathilde,   Il y a deux ouvertures à la concurrence, celle sur le train commercial (le TGV) et celle sur les lignes régionales de service public subventionnées. - Dans la première, les concurrents (Deutsche Bahn, Trenitalia) proposeront des liaisons à grande vitesse dans leurs propres trains, par exemple sur la ligne Paris-Lyon, en plus des TGV SNCF (InOui et Ouigo). Dans ce cas, la SNCF prend un risque sur sa part de marché commerciale (aujourd’hui à 100%), mais d’une certaine manière chacun reste chez soi. - Dans le deuxième cas, les régions (qui gèrent les TER et le Transilien pour la région Ile-de-France) mettront sur le marché des lignes ou des ensembles de lignes par l'intermédiaire des appels d’offres. Dans ce cas, la SNCF peut perdre le marché et l’ensemble des salariés exploitant la ligne (conducteurs, chefs de gare) passent dans l’entreprise gagnante tout en conservant les caractéristiques de leur contrat de travail. Et donc leur statut.

     class="post post- post-1124895626"
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Le Monde
jeudi 01 mars 2018 à 12:27


Est-il possible aujourd'hui de donner les origines des 54,5 milliards d'euros d'endettement de la SNCF ? Et de permettre ainsi de savoir si celui-ci est dû en partie au statut particulier des cheminots ?curieux49Eric Béziat : Bonjour curieux49, L’accélération de la hausse de la dette est, avant tout, due aux décisions d’investissement dans de nouvelles lignes TGV, en particulier en 2007, lors du «grenelle de l’environnement». Ces décisions, qui sont des décisions d’Etat, ont été prises dans un contexte économique dégradé pour le modèle TGV. En particulier, en raison de la hausse du coût de l’infrastructure (4,9 millions d’euros actuels du kilomètre pour Paris-Lyon en 1981, contre 23 millions du kilomètre pour Tours-Bordeaux en 2015). Celle-ci a entraîné une augmentation des péages, qui a rendu le TGV nettement moins profitable, voire déficitaire sur certaines lignes.Donc, faire du statut des cheminots le principal responsable de la dette est une erreur. Cela-dit, le statut a empêché probablement une partie des gains de productivité d’améliorer la situation en renchérissant les coûts d’exploitation. L’augmentation moyenne des salaires a été, entre 2003 et 2012, systématiquement supérieure à l’inflation.On peut conclure que le statut des cheminots n’est pas la cause principale de l’endettement, mais qu’il participe, pour une part minoritaire, mais réelle, d’un système ferroviaire cher et déficitaire.   

     class="post post- post-1124894248"
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Le Monde
jeudi 01 mars 2018 à 12:04


Quelles sont les économies générées attendues par la réforme?-Aussie Eric Béziat : Bonjour Aussie,   Difficile à quantifier précisément.Si on prend pour hypothèse que le gouvernement reprendra une partie de la dette de SNCF Réseau (probablement de l’ordre de 35 milliards d'euros sur 46 milliards), on peut attendre une économie sur les intérêts de la dette de plus de 1 milliard d’euros par an.Si on compare à l’Allemagne, où une réforme qui ressemble beaucoup à celle que le gouvernement prépare a été mise en oeuvre en 1994, les coûts d’exploitation sont aujourd’hui 30 % moins élevés qu’en France. Ce qui, rapporté à la SNCF, pourrait, en théorie, générer jusqu’à 7 milliards ou 8 milliards d’euros par an d’économies. 

     class="post post- post-1124893421"
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Le Monde
jeudi 01 mars 2018 à 11:51


Qu'est-ce que le statut de cheminot ? Quels avantages comporte-t-il ?FBEric Béziat : Bonjour FB,  Il s’agit d’une série d’avantages sous l'appellation « statut des relations collectives entre la SNCF et son personnel », qui sont compilés dans la Directive RH 0001, laquelle définit un ensemble des règles régissant les conditions d’entrée dans l’entreprise, la rémunération, le déroulement des carrières, les sanctions, la mobilité, les congés, les conditions de cessation de fonction, l’assurance maladie et le droit syndical..Les principaux avantages sont : - L’absence de licenciement pour raisons économiques, ce qui signifie que, sauf en cas de faute, le statut vous garantit l’emploi à vie.- Une hausse de rémunération automatique et un déroulé de carrière garanti à condition de se former.- Un régime de retraite avantageux qui permet de partir avec une pension calculée sur les six derniers mois de salaire entre 52 ans ou 57 ans, selon que vous êtes roulant ou sédentaire, à condition d’avoir atteint la durée de cotisation requise.- Une protection sociale avantageuse avec un réseau de médecins généralistes et spécialistes que l’on peut consulter gratuitement et sans avance de frais.- Le train gratuit (appelé facilités de circulation) et des billets gratuits ou à vil prix pour les membres de la famille. A noter que ce dernier avantage n’est pas lié au statut. 

     class="post post- post-1124893146"
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Le Monde
jeudi 01 mars 2018 à 11:47


 Réforme de la SNCF : le gouvernement aura recours aux ordonnances pour « faire voter les principes clés avant l’été »Comme le craignaient les syndicats, le chef du gouvernement a choisi de reprendre à son compte l’essentiel des préconisations contenues dans le rapport Spinetta.

     class="post post- post-1124892003"
>


Le Monde
jeudi 01 mars 2018 à 11:28


Bonjour à tous, Notre journaliste spécialiste du transport, Eric Béziat, répond à vos questions sur la réforme de la SNCF (ouverture à la concurrence, organisation du groupe ferroviaire et statut de cheminot), alors que les négociations entre le gouvernement et les organisations syndicales commencent ce jeudi. Vous pouvez d'ores et déjà lui adresser vos questions, auxquelles il répondra en direct lors d'un tchat, à partir de 11 h 45.










Voir plus








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En Continu







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                        blockAdBlock.getStatus(function (status) {
                            window.xtparam += '&ac=' + window.xt_ac + '&an=' + window.xt_an + window.xt_multc + '&x4=' + status;
                            loadJs(lmd.conf.medias.location.base_url_version + '/js/lib/xiti/4.4.007/xtclicks.js', loadCore);
                        });
                    })
                }
            };
        })(blockAdBlock);

        xtnv = document;
        xtsd = (document.location.protocol === 'http:') ? 'http://logc2' : 'https://logs13';
        xtsite = function() {
            var viewPortWitdh = Math.max(document.documentElement.clientWidth, window.innerWidth || 0);
            var breakpoints = lmd.context.page.xiti.xtbreakpoints || {};
            var xtsite = lmd.context.page.xiti.xtsite;

            for (var device in breakpoints) {
                var isValidBreakpoint = true;

                if (breakpoints[device]['min']) {
= breakpoints[device]['min'];
                }

                if (isValidBreakpoint && breakpoints[device]['max']) {
                    isValidBreakpoint = viewPortWitdh                 }

                if (isValidBreakpoint) {
                    xtsite = lmd.context.page.xiti.xtsites[device];
                    break;
                }
            }

            lmd.context.page.xiti.xtsite = xtsite;

            return xtsite;
        }();
        xtn2 = lmd.context.page.xiti.xtn2; 
        xtcustom = lmd.context.page.xiti.xtcustom; 
        xtpage = lmd.context.page.xiti.xtpage; 
        xtergo = lmd.context.page.xiti.xtergo ? '1' : '0'; 
        xtdi ='';
        window.xt_an = ''; 
        window.xt_ac = ''; 

        window.xt_multc = lmd.context.page.xiti.xt_multc;
        if (window.xt_multc === null) {
            window.xt_multc = '';
        }

        xt_tag = lmd.context.page.xiti.xt_tag; 
        if (xt_tag != null) {
            if (window.xtparam != null) {
                window.xtparam += '&tag=' + xt_tag;
            } else {
                window.xtparam = '&tag=' + xt_tag;
            }
        }
        var x12 = lmd.context.page.xiti.x12;
        if (x12 != null) {
            if (window.xtparam != null) {
                window.xtparam += '&x12=' + x12;
            } else {
                window.xtparam = '&x12=' + x12;
            }
        }

        var x5 = lmd.context.page.xiti.x5;
        if (x5 != null) {
            if (window.xtparam != null) {
                window.xtparam += '&x5=' + x5;
            } else {
                window.xtparam = '&x5=' + x5;
            }
        }

        var element = false;
        var restreint = false;
        var tdb_user_id = '';

        if (typeof lmd === 'undefined' || lmd === '') {
            xiti.init();
        } else {
            if (lmd.context !== undefined && lmd.context !== null && lmd.context.element !== undefined && lmd.context.element !== null && lmd.context.element.restreint !== undefined) {
                element = true;
                restreint = lmd.context.element.restreint;
            }

            tdb_user_id = (document.cookie.match('(^|; )tdb_user_id=([^;]*)') || 0)[2];
            if (tdb_user_id === undefined || tdb_user_id === '') {
                if (element) {
                    window.xt_multc += '&x8=' + (restreint ? '24' : '13');
                }
                xiti.init();
            } else {
                require(['jquery', 'lmd/core/auth'], function ($, a) {
                    a.loadUser().done(function () {
                        var params;
                        var user = a.user;
                        if (user !== null) {
                            if (typeof user.magento_id !== "undefined" && user.magento_id) {
                                window.xt_an = user.magento_id;
                            } else {
                                window.xt_an = '';
                            }

                            if ('inscrit' === user.type) {
                                window.xt_ac = xiti.type.inscrits;

                                if (element) {
                                    params = { 'item_id': lmd.context.element.id };
                                    $.getJSON('/ws/1/restreint/verif_item/', params).done($.proxy(function (response) {
 0;
                                        window.xt_multc += '&x8=' + (restreint ? (achat_acte ? '23' : '24') : '13');

                                        xiti.init();
                                    }, this));
                                } else {
                                    xiti.init();
                                }
                            }

                            else if (user.type === 'abonne') {
                                if (typeof user.selection_code !== "undefined" && user.selection_code) {
                                    window.xt_ac = user.selection_code;
                                }

                                if (element) {
                                    window.xt_multc += '&x8=' + (restreint ? '23' : '13');
                                }

                                xiti.init();
                            }
                        } else {
                            xiti.init();
                        }
                    });
                });
            }
        }








        (function (w) {
            require(
                ['lmd/module/xiti/navigation'],
                function (xiti) {

                    switch(w.lmd.context.pageType) {
                        case 'Rubrique_Une': {
                            xiti.trackHome();
                            break;
                        }
                        case 'Element': {
                            var type = w.lmd.context.element.type.nom;

                            if (type === 'live') {
                                xiti.trackLive();
                            } else if (type === 'article') {
                                if (w.lmd.context.application === "abonnes") {
                                    xiti.trackArticleAbonne();
                                } else if (w.lmd.context.element.restreint) {
                                    xiti.trackArticleRestreint();
                                } else {
                                    xiti.trackArticle();
                                }
                            }

                            break;
                        }
                    }
                });
        }(window));




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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Lénaïck Adam devra défendre son bilan pour remporter le scrutin de dimanche contre son adversaire soutenu par Jean-Luc Mélenchon.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤                     
                                                   
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Législative partielle en Guyane : le député sortant LRM menacé

Lénaïck Adam devra défendre son bilan pour remporter le scrutin de dimanche contre son adversaire soutenu par Jean-Luc Mélenchon.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 11h27
    |

                            Laurent Marot (Cayenne)








                        



                                


                            

Le 23 février, devant plus de deux cents militants à Kourou, Rodolphe Alexandre, le président de la Collectivité territoriale de Guyane (CTG) et du parti Guyane Rassemblement, entame son discours, l’index levé vers le ciel : « La machine va repartir aujourd’hui, la machine de Guyane Rassemblement, de tous les Guyanais attachés aux valeurs de la République (…) pour couvrir tout le littoral jusqu’à la vallée du Maroni, et faire gagner Lénaïck Adam. » Homme fort du territoire, soutien du candidat Macron à la présidentielle, Rodolphe Alexandre lance « sa » campagne, devant Christophe Castaner, le délégué général de La République en marche (LRM), venu épauler Lénaïck Adam. Le jeune député – alors 25 ans – l’avait emporté de 56 voix (50,21 %), face au syndicaliste Davy Rimane, porte-parole du mouvement social de 2017. Le 8 décembre, le Conseil constitutionnel a annulé le second tour en raison de l’absence d’assesseur dans deux bureaux de vote à Maripasoula, où le candidat LRM était arrivé largement en tête. Le nouveau vote, qui verra s’affronter neuf candidats, doit avoir lieu les 4 et 11 mars.
Membre du groupe majoritaire à la CTG, Lénaïck Adam joue la carte du lien avec Paris : « En six mois, il y a eu de grandes victoires par rapport aux attentes des Guyanais, grâce à l’écoute favorable dont je bénéficie auprès du gouvernement et du président de la République », énonce-t-il devant les militants. Premier bushi-nengue – descendants des esclaves échappés des plantations du Surinam – élu député de Guyane, diplômé de Sciences Po Paris, Lénaïck Adam est épinglé par ses adversaires sur son bilan à l’Assemblée nationale : en six mois, quatre interventions en commission, aucune dans l’hémicycle, pas d’amendement présenté en son nom. Contesté dans son propre camp, le candidat LRM devra même affronter son ancien directeur de campagne, Jean-Philippe Dolor, qui se présente sans étiquette au scrutin de dimanche.

« Député fantôme »
Lénaïck...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ La métropole veut mieux absorber la forte croissance du transport de marchandises. Le projet présenté, mercredi, va être soumis à l’approbation de 131 communes d’ici à l’été.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤                     
                                                   
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Un « pacte » pour la logistique du Grand Paris

La métropole veut mieux absorber la forte croissance du transport de marchandises. Le projet présenté, mercredi, va être soumis à l’approbation de 131 communes d’ici à l’été.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 11h24
    |

            Grégoire Allix








                        



                                


                            

Coordonner le flux de marchandises dans la zone dense de l’Ile-de-France, s’adapter à la révolution de l’e-commerce et répondre aux exigences des mobilités « vertes » : la Métropole du Grand Paris (MGP) veut organiser l’avenir de la logistique. Le président (LR) de la collectivité, Patrick Ollier, a présenté, mercredi 28 février, un projet de « pacte pour une logistique métropolitaine » qui va être soumis d’ici l’été à l’approbation des 131 communes qui composent la Métropole.
« Nous voulons à la fois dresser un état des lieux, fournir aux maires une boîte à outils pour les aider à gérer cette question, et mieux coordonner les actions de chaque ville, décrit M. Ollier. C’est un travail gigantesque auquel personne ne s’est jamais attaqué jusqu’à présent. La Métropole, créée il y a seulement deux ans, a cette volonté. » Une pierre dans le jardin de la région et de l’Etat, alors que le président de la République, Emmanuel Macron, doit rendre prochainement des arbitrages très discutés sur les périmètres et les compétences des différentes collectivités d’Ile-de-France.

Chaque jour, le transport de marchandises totalise 55 kg par Francilien. Quelque 200 millions de tonnes de produits variés sont ainsi transportées chaque année en Ile-de-France, à 90 % par la route. Et c’est la zone dense que constitue la métropole qui concentre l’essentiel des mouvements – livraisons et enlèvements. La logistique représente 15 % des déplacements de véhicules en milieu urbain et 25 % de l’occupation de la voirie. A la clé : pollution, bruit, bouchons, voies de bus et pistes cyclables occupées pour des livraisons… mais aussi un secteur qui fournit 400 000 emplois. Le commerce électronique, qui augmente de 8 % par an en France, vient accroître et complexifier ces flux. Avec un enjeu majeur : la logistique du dernier kilomètre.
Harmonisation des règlements de voirie
Le groupe de travail installé par la Métropole du Grand Paris en août 2017...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Loin d’être improvisées, les attaques du député de La France insoumise contre les médias font partie d’une stratégie.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤                     
                                                   
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Mélenchon théorise la « guerre permanente » contre « le parti médiatique »

Loin d’être improvisées, les attaques du député de La France insoumise contre les médias font partie d’une stratégie.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 11h23
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 15h50
    |

            Abel Mestre








                        



                                


                            

« Il faut taper tout le temps, et tant pis si l’on n’est pas des “proposants”. » La phrase, prononcée par Jean-Luc Mélenchon à l’occasion d’une réunion devant les collaborateurs parlementaires de La France insoumise, le 14 février, pourrait résumer à elle seule la tactique de l’ex-candidat à la présidentielle et la séquence qu’il vient de traverser.
Dans un compte rendu rédigé par l’un des trente participants que Le Monde a pu consulter, le chef de La France insoumise théorise « la guerre de mouvement », qu’il faut, selon lui, mener afin de conquérir le pouvoir par la révolution citoyenne et mettre en place une VIe République. Et reprenant les termes du penseur communiste italien Antonio Gramsci, il ajoute : « Nous ne pouvons pas entrer dans une guerre de position, où l’objectif est d’user l’adversaire. On finit par s’installer, on ne bouge plus, et on devient comme le PS ou Pierre Laurent [secrétaire national du PCF]. » Pour l’ancien sénateur socialiste, « l’hégémonie culturelle se gagnera par la production d’un imaginaire collectif, s’incarnant par des mots et des personnages dans leur manière d’être ».
Pour comprendre la stratégie de M. Mélenchon, il faut envisager le débat politique comme un champ de bataille, un conflit où s’affrontent deux ennemis irrémédiables : « les gens » et « la caste », dont les médias seraient les ultimes représentants. Pour se sortir d’un mauvais pas, il suffit donc d’attaquer frontalement ces derniers.
C’est ainsi devenu une habitude chez Jean-Luc Mélenchon. A chaque fois que lui ou son mouvement, La France insoumise (LFI), entrent dans une zone de turbulences, le réflexe est de s’en prendre au « parti médiatique ». Loin d’être un « dérapage », comme certains ont pu le croire, le procédé est au contraire théorisé.
Dernier exemple en date, sa note de blog de lundi 26 février. Dans ce long texte, le député des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ En redressement judiciaire depuis janvier 2017, le journal communiste a sept jours pour présenter un plan de continuation du groupe.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤                     
                                                   
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Le quotidien régional « La Marseillaise » joue sa survie

En redressement judiciaire depuis janvier 2017, le journal communiste a sept jours pour présenter un plan de continuation du groupe.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 11h13
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                            Gilles Rof








                        



                                


                            

Une semaine décisive s’ouvre pour le quotidien communiste La Marseillaise, né en décembre 1943 et dont la santé financière apparaît de plus en plus dégradée. Mercredi 28 février, le tribunal de commerce de Marseille a accordé sept jours de délai à la direction du plus ancien des journaux marseillais pour présenter son plan de continuation du titre.
En redressement judiciaire depuis janvier 2017, La Marseillaise a déjà obtenu deux prolongations de sa période d’observation. L’audience intermédiaire de mercredi devait permettre au tribunal de jauger la solidité d’un plan de relance qui tarde à se concrétiser.
Ce court report va laisser le temps d’apprécier les résultats d’une table ronde fixée in extremis, jeudi 1er mars, à la préfecture des Bouches-du-Rhône. Une réunion où représentants syndicaux et direction comptent demander une aide concrète des services de l’Etat, notamment un rééchelonnement de la dette sociale du journal.
Un courrier du premier ministre, reçu le 27 février, leur donne bon espoir. Alerté par vingt-six députés de gauche comme de droite, Edouard Philippe dit suivre « avec la plus grande attention l’évolution de la situation » et assure que « les services déconcentrés du ministère de l’économie et des finances sont mobilisés sur ce dossier ». Il rappelle cependant que La Marseillaise a déjà bénéficié d’un prêt de 458 000 euros du Fonds de développement économique et social, en 2016.
Repris le 15 avril 2015 par les Editions des Fédérés, aujourd’hui présidées par l’ex-conseiller régional communiste Alain Hayot, La Marseillaise a pour l’instant échoué à se relancer. En moins de trois ans, 118 postes ont été supprimés, réduisant à 85 le nombre des salariés. Ces coupes claires n’ont pas suffi à résorber la dette (7 millions d’euros fin 2017) ni à éloigner la perspective d’une rupture de trésorerie, confirmée par la directrice générale Audrey Garino et prévue...




                        

                        


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Réforme du travail détaché : les Européens ont trouvé un accord

L’accord entre la commissaire européenne aux affaires sociales et les négociateurs du Parlement européen et du Conseil, annoncé jeudi, est une étape décisive.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 09h22
   





                        


La commissaire européenne aux affaires sociales, Marianne Thyssen, et les négociateurs du Parlement européen et du Conseil – représentant les 28 pays de l’Union européenne (UE) – ont annoncé jeudi 1er mars s’être entendus sur un accord pour la réforme du travail détaché.
« Nous pensons que le paquet pour un accord que nous proposons est équilibré », ont-ils annoncé dans un communiqué, franchissant une étape décisive pour cette réforme que la France a particulièrement à cœur.

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Le détachement des travailleurs, qui permet à des Européens de travailler dans un autre pays de l’UE que le leur, en cotisant au système de sécurité sociale de leur pays d’origine, avait été un sujet emblématique de la campagne présidentielle française, opposant europhiles et eurosceptiques.
Etape obligée
Cet accord atteint dans la nuit de mercredi à jeudi entre les négociateurs des trois institutions européennes est l’étape obligée pour s’entendre sur un texte définitif de réforme. Il fait suite à l’accord du 23 octobre 2017 entre les 28 ministres du travail des affaires sociales de l’UE, considéré alors comme une victoire par le président français, Emmanuel Macron.

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Dans leur communiqué, les deux rapporteuses du Parlement européen, la ministre bulgare adjointe au travail et la commissaire européenne aux affaires sociales, ne donnent pas les détails de leur accord mais invitent à une conférence de presse à 10 heures à Bruxelles.

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En 2017, la France comptait un peu plus de 516 000 salariés détachés sur son territoire, soit une hausse de 46 % par rapport à 2016. Les chiffres, qui ne tiennent pas compte du transport routier, montrent que le secteur de l’intérim concentre la plus grande part des déclarations de détachement : 24 % en 2016, le ratio s’élevant à 20 % dans le bâtiment et les travaux publics et à 18 % dans l’industrie.

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