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Les experts européens confirment les risques des néonicotinoïdes pour les abeilles

Dans une série de rapports rendus publics mercredi, l’Autorité européenne de sécurité des aliments estime que trois molécules présentes dans des insecticides sont un risque pour les abeilles.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 14h58
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 17h42
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            

Qu’on se le dise : les insecticides tuent les insectes. Vingt-cinq ans après la mise sur le marché des premiers néonicotinoïdes et l’interminable polémique entre les agrochimistes et le monde apicole qui s’en est ensuivie, l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a estimé, dans une série de rapports rendus publics mercredi 28 février, que trois de ces molécules (imidaclopride, thiaméthoxame, clothianidine) présentent bel et bien un risque pour les abeilles, domestiques et sauvages.
Rien de très surprenant pour les spécialistes. « De tels risques ont déjà été démontrés bien au-delà des abeilles à miel ou des abeilles sauvages, puisque c’est toute la biodiversité des invertébrés terrestres et aquatiques qui subit les effets délétères de ces substances, estime Jean-Marc Bonmatin, chercheur (CNRS) au centre de biophysique moléculaire d’Orléans et auteur de nombreux travaux sur le sujet. Cela est d’autant plus grave que des effets en cascade se produisent sur les prédateurs de ces espèces d’invertébrés, comme par exemple les oiseaux ou les poissons, qui déclinent également. »
« Il y a une variabilité dans les résultats, due à des facteurs comme l’espèce d’abeille, le mode d’utilisation du pesticide et la voie d’exposition », déclare dans un communiqué Jose Tarazona, chef du département pesticides de l’EFSA. Les abeilles peuvent en effet être exposées par le biais du pollen et du nectar des plantes traitées, mais aussi par le biais des poussières contaminées qui sont dispersées dans l’environnement au moment des semis ou encore par l’eau de guttation exsudée par les plantes traitées et à laquelle s’abreuvent les insectes.

« Pour une interdiction totale »
« Certains risques faibles ont été identifiés, mais globalement le risque pour les trois types d’abeilles que nous avons étudiés est confirmé », poursuit M. Tarazona. De fait, l’agence européenne (établie à Parme, en Italie) confirme ainsi...




                        

                        


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General Electric va développer une éolienne géante en France

Le groupe américain investit 165 millions d’euros dans l’Haliade-X, un nouveau modèle en mer de 260 m de haut et 50 % plus puissant que ses concurrents.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 12h17
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 15h59
    |

            Philippe Jacqué et 
                                Nabil Wakim








                        



                                


                            

Après Walt Disney, c’est au tour d’un autre poids lourd américain de faire une annonce importante pour la France. Le conglomérat General Electric (GE) a annoncé, jeudi 1er mars, le lancement de la plus puissante et performante éolienne en mer au monde : l’Haliade-X, dotée d’un générateur de 12 mégawatts (MW). C’est quasiment 50 % de plus que ce que proposent ses concurrents Vestas et Siemens Gamesa, qui dominent le marché européen.
Cette géante de 260 mètres de haut portera les plus grandes ­pales jamais utilisées et devrait être disponible à partir de 2021. Mais elle ne sera pas, pour l’instant, visible le long des côtes françaises. En effet, la France accuse un retard important dans le domaine de l’éolien offshore. Les ­appels d’offres lancés en 2011 pour des parcs éoliens au large de la Bretagne et de la Normandie n’ont toujours pas vu le jour.

GE Renewable, la filiale du groupe américain, qui est revenu sur ce marché à l’occasion de l’achat d’Alstom en 2015, espère surtout que cette nouvelle ­éolienne permettra de relancer son activité dans les énergies ­renouvelables. Et c’est en France que le groupe a décidé d’investir une grosse moitié des 400 millions de dollars (environ 330 millions d’euros) dévolus au lancement de cette éolienne.
Ainsi, 100 millions de dollars ­seront investis dans l’usine de Cherbourg (Manche), qui appartient à sa filiale LM Wind Power, et qui fabriquera les pales de 107 mètres de long qui viendront équiper les éoliennes. Cette usine, qui doit ouvrir en 2018, devrait créer « au moins 550 emplois directs et 2 000 emplois indirects », estime l’industriel, qui a déjà commencé les recrutements.
Concentration sur l’export
A cela s’ajoutent 60 millions de dollars investis dans la modernisation de l’usine de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), qui produira les nacelles. Actuellement, ce site rassemble 400 salariés.
Le reste des investissements (une quarantaine de millions de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Après les discussions entre industriels et distribution qui se sont achevées mercredi, les fabricants de produits laitiers attendent des revalorisations.
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Négociations sur les prix : la filière laitière se reprend à espérer

Après les discussions entre industriels et distribution qui se sont achevées mercredi, les fabricants de produits laitiers attendent des revalorisations.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 12h12
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Au Salon de l’agriculture, porte de Versailles, à Paris, les éleveurs laitiers ont – presque – le sourire. Une situation plutôt inédite, qui mérite d’être analysée. Alors que les négociations commerciales entre industriels et distribution se sont achevées, mercredi 28 février, l’espoir est de mise. « A priori, les négociations se traduisent par des hausses pour les fabricants de produits laitiers », déclare André Bonnard, secrétaire général de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), un syndicat affilié à la FNSEA.
« L’effet des Etats généraux de l’alimentation [fin 2017] s’est fait sentir », confirme Thierry Roquefeuil, président de la FNPL, mais aussi du Cniel, interprofession laitière. Il est vrai que cette filière était au cœur des débats sur l’avenir de l’agroalimentaire français souhaités par le président Emmanuel Macron. Un débat axé sur la meilleure répartition de la valeur entre agriculteurs, industriels et distributeurs, et une juste rémunération des exploitants agricoles, en mettant fin à la guerre des prix que se livrent les enseignes.
D’autres filières professionnelles se montrent moins optimistes. Industriels et coopératives n’ont cessé de dénoncer les pressions à la baisse exercées par les grandes enseignes et le non-respect de la charte d’engagement signée en novembre 2017 par tous les acteurs. « Dans la viande bovine ou la volaille, par exemple, on est dans des demandes de déflation. On est loin de l’idée de la création de valeur prônée par les Etats généraux et de la revalorisation des tarifs jusqu’au maillon de la production », lance Dominique Chargé, président Coop de France agroalimentaire.

« Le beurre continue à bénéficier d’un cours mondial élevé »
Et tout n’est pas rose pour les industriels laitiers. « Cette année, le mauvais joueur, c’est Alexandre Bompard. Le nouveau patron de Carrefour veut recadrer son offre sur ses marques, et donc réduit le volume...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Aucun parc éolien en mer n’a vu le jour dans l’Hexagone en dix ans. Et les projets en cours pourraient être encore repoussés.
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L’éolien offshore peine à décoller en France

Aucun parc éolien en mer n’a vu le jour dans l’Hexagone en dix ans. Et les projets en cours pourraient être encore repoussés.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 12h03
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 12h13
    |

                            Nabil Wakim








                        



   


Alors que la France possède le deuxième gisement d’éolien en mer d’Europe, le pays ne compte aucune éolienne offshore en activité. On en dénombre pourtant près de 4 000 sur le continent, installées dans dix pays. « Toute l’Europe se moque de nous parce qu’on n’a pas été fichus de sortir un parc en dix ans », déclare, amer, un bon connaisseur du secteur.
En 2009, la France se fixait des objectifs ambitieux, espérant installer 6 000 mégawatts d’ici à 2020, ce qui représente ­entre 700 et 1 000 mâts. En 2011, les premiers appels d’offres offshore sont lancés, dont trois sont remportés par EDF, allié à General Electric, et l’un par l’espagnol Iberdrola. En 2013, Engie et Siemens ­remportent un dernier projet au large du Tréport (Seine-Maritime).
A l’époque, les acteurs de la filière affichent leur optimisme. Avec ses 3 500 kilomètres de côtes, la France métropolitaine bénéficie de très bonnes conditions ­géographiques, tout en disposant de nombreux ports et d’un tissu industriel ­travaillant dans des secteurs-clés pour ­l’éolien comme la métallurgie, l’aéronautique et les chantiers navals.

        Lire aussi :
         

                L’éolien français manque de souffle



Epreuve de force
Comme c’est le cas pour de très nombreux projets éoliens en France, les recours se multiplient et retardent la mise en œuvre des chantiers. D’autant que le cadre réglementaire n’est pas prêt, et que plusieurs autorisations tardent à venir. En conséquence, l’objectif fixé en 2009 et revu à la baisse depuis, sera très loin d’être atteint. Si le développement de l’éolien est l’une des priorités du gouvernement, aucun parc offshore ne devrait être opérationnel avant la fin du quinquennat, en 2022.
L’enjeu est pourtant de taille. Selon les prévisions de Réseau de transport d’électricité, si la France veut diminuer la part du nucléaire dans sa production d’électricité, elle doit développer entre 1 000 et 2 200 éoliennes d’ici à 2030.
Cela relève de la gageure. D’autant qu’un autre obstacle se dresse sur la route de l’éolien en mer : les appels d’offres de 2011 et 2013 ont été octroyés à un tarif de rachat de l’électricité élevé, qui correspondait au marché éolien de l’époque. Selon nos informations, le gouvernement réfléchit à revenir sur les conditions tarifaires de ces marchés, pour négocier des prix plus conformes à la situation actuelle, beaucoup plus bas.
Une épreuve de force pourrait s’engager entre l’Etat et les industriels, au risque de ­retarder encore la mise en place de parcs ­éoliens au large des côtes françaises.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Après avoir perturbé les transports dans le Sud, la neige arrivait jeudi dans le Nord, en causant peu de perturbations sur les routes franciliennes.
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Froid : vingt-quatre départements en vigilance orange pour neige-verglas

Après avoir perturbé les transports dans le Sud, la neige arrivait jeudi dans le Nord, en causant peu de perturbations sur les routes franciliennes.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 07h52
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 16h54
   





                        



   


La neige recouvrait d’une fine couche le nord de la France, jeudi 1er mars, après avoir fortement perturbé les transports et bloqué de nombreux automobilistes sur les routes et autoroutes du Sud, où l’alerte rouge a été levée dans l’Hérault.
Vingt-quatre départements du nord de la France étaient en vigilance orange neige-verglas jeudi après-midi. La Gironde et la Charente-Maritime étaient quant à elles en vigilance orange pluie-inondation. Quant à la Haute-Garonne et au Tarn, ils sont placés en vigilance orange vents violents. Plusieurs littoraux, notamment dans les Pyrénées-Orientales et dans la Loire-Atlantique, sont en vigilance orange vagues-submersion.
Du Centre-Ouest au sud des Hauts-de-France, au Grand-Est et aux Alpes, la neige est annoncée et sera suivie « d’un épisode de pluies verglaçantes », prévoit Météo-France. Un phénomène plus dangereux que la neige, selon le prévisionniste François Jobard.
En Ile-de-France, où on attendait entre 1 à 3 cm de neige, le préfet de police avait activé le plan neige-verglas, qui devait être en place jusqu’à jeudi 14 heures, et il « déconseille vivement les déplacements en voiture ». La circulation des poids lourds est interdite sur la N118 dans les Yvelines. Malgré un léger manteau neigeux tombé dans la nuit, les transports franciliens étaient peu perturbés jeudi matin, à l’exception des bus dans les départements du Val-de-Marne et des Hauts-de-Seine.
Problèmes de transports dans l’Hérault

   


Dans l’Hérault, où les principales difficultés se sont concentrées mercredi, la neige devrait être progressivement remplacée par la pluie dès la fin de nuit, selon Météo-France. Le département est sorti de l’alerte rouge et repassé vigilance jaune dans l’après midi.
Quelque 2 000 « naufragés de la route » ont été hébergés dans 35 centres ouverts pour les accueillir dans l’Hérault, dont 500 à Gignac, à 30 km au nord-ouest de Montpellier, selon la préfecture. Beaucoup d’entre eux ne pouvaient pas encore récupérer jeudi matin leurs voitures abandonnées sur les autoroutes A9 (Orange-Narbonne) et A75 (Clermont-Ferrand-Béziers). Environ 200 gendarmes ont été mobilisés dans le département pour les y aider.
Sur les autoroutes de l’Hérault, près de 2 000 voitures étaient encore bloquées jeudi matin, et les axes secondaires étaient encore très difficiles d’accès, voire impraticables à certains endroits, selon les gendarmes. La préfecture de l’Hérault comme les secours refusaient jeudi matin, comme la veille, de chiffrer les voitures immobilisées. « La tête de bouchon est en train de se résorber doucement », a assuré la préfecture de l’Hérault, jointe par l’Agence France-Presse.
A Montpellier, les tramways ont circulé difficilement et les vols étaient interrompus, comme à Biarritz. A Pau, de nombreux vols ont été annulés. En raison de l’alerte rouge, l’ensemble des établissements recevant du public seront fermés jeudi dans la métropole de Montpellier : crèches, haltes-garderies, centres de loisirs, piscines, médiathèques, maisons pour tous, halles et marchés, mairies annexes.
Phénomène rare sur les plaines de l’ex-Languedoc-Roussillon, la neige a recouvert la place de la Comédie et le parc du Peyrou à Montpellier, mais aussi la plage de Palavas-les-Flots, le port de Sète, les allées Paul-Riquet de Béziers ou les arènes de Nîmes.
Redoux spectaculaire attendu dans le Sud-Ouest
Dans le Gard, les dernières voitures bloquées sur l’A9 par la neige quittaient dans la soirée l’autoroute, a fait savoir la préfecture, ajoutant que « compte tenu des conditions climatiques, la circulation des semi-remorques de transport de marchandises de plus de 7,5 tonnes est interdite jusqu’à jeudi 10 heures sur l’ensemble des routes nationales et départementales ».
Dans les Bouches-du-Rhône, l’A54 a été fermée à 18 heures dans les deux sens de circulation entre Salon-de-Provence et Saint-Martin-de-Crau.

   


Dans le Sud-Ouest, l’épisode neigeux a aussi été très marqué mercredi matin, notamment dans les Landes. A Biarritz, des baigneurs ont dû traverser la plage enneigée pour se mettre à l’eau. A Saint-Jean-de-Luz, 5 à 10 cm de neige sont tombés en bord de mer. Une fine pellicule de neige a recouvert la dune du Pyla, la plus haute d’Europe (110 mètres), à la grande surprise des touristes.
Météo-France prévoit dès jeudi un redoux spectaculaire sur un vaste quart Sud-Ouest, avec 17 °C attendus à Tarbes et à Biarritz. Dans le nord de la France, les températures seront aussi en hausse jeudi mais elles resteront assez basses, à peine 1 à 2 °C jeudi après-midi à Lille, Strasbourg, Mulhouse, des températures très inférieures aux normales de saison.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Cette nouvelle génération d’agrotoxiques accusée de nuire aux abeilles n’augmenterait pas, dans la plupart des cas, les rendements agricoles.
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Article sélectionné dans La Matinale du 28/02/2018
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Les insecticides néonicotinoïdes, des molécules à l’utilité contestable

Cette nouvelle génération d’agrotoxiques accusée de nuire aux abeilles n’augmenterait pas, dans la plupart des cas, les rendements agricoles.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 12h02
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            

Quels sont les bénéfices réels offerts par les fameux insecticides néonicotinoïdes, utilisés en Europe depuis le milieu des années 1990 ? Une équipe internationale de chercheurs a exploré la littérature scientifique pour en avoir le cœur net et dresse, dans la dernière édition de la revue Environmental Science and Pollution Research, un constat perturbant : ces nouvelles générations de produits agrotoxiques utilisés de manière préventive en enrobage de semences, n’ont qu’une utilité marginale, voire nulle.
Publié dimanche 25 février, ce passage en revue de quelque 200 études publiées dans la littérature savante, conduit par l’agronome italien Lorenzo Furlan (Veneto Agricoltura, Legnaro) et ses coauteurs, met en outre en évidence des méthodes alternatives pour lutter contre les ravageurs.
« Le premier enseignement de cette synthèse des connaissances disponibles est que dans la grande majorité des cas, l’utilisation de ces substances n’augmente pas les rendements agricoles », assure Jean-Marc Bonmatin, chercheur (CNRS) au Centre de biophysique moléculaire d’Orléans, coauteur de ces travaux. Ce constat d’une quasi-absence d’impact positif des traitements insecticides des semences avait déjà été souligné en mars 2014 par le Center for Food Safety américain. Ce dernier avait identifié dix-neuf études publiées ne montrant aucune augmentation significative de rendement, contre seulement quatre suggérant des gains de productivité. Que le bénéfice du recours aux néonicotinoïdes soit nul la plupart du temps n’est, au reste, pas surprenant : l’utilisation préventive de ces pesticides en enrobage de semences est en effet systématique, que des ravageurs soient présents ou non sur la parcelle.

« Les données accumulées sur trente ans dans deux grandes régions agricoles du nord de l’Italie, en Vénétie et dans le Frioul, montrent que les ravageurs du maïs ciblés par les néonics ne sont présents en moyenne que sur 4 % des superficies,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ A l’image des tours du Bosco Verticale, à Milan, l’architecture se couvre d’arbres, jusqu’à camoufler les bâtiments. Nombre de projets n’en sont encore qu’à la phase préparatoire.
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Les forêts verticales s’enracinent en ville

A l’image des tours du Bosco Verticale, à Milan, l’architecture se couvre d’arbres, jusqu’à camoufler les bâtiments. Nombre de projets n’en sont encore qu’à la phase préparatoire.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 12h05
    |

            Grégoire Allix








                        



                                


                            

Une forêt qui s’enroule comme un ruban jusqu’à 150 mètres de hauteur autour d’un gratte-ciel de verre : plantée de quelque 500 arbres et arbrisseaux, la tour Occitanie, dessinée par l’architecte américain Daniel Libeskind, doit s’élever au-dessus de la gare Matabiau et du canal du Midi, à Toulouse. Son promoteur, la Compagnie de Phalsbourg, a acquis les terrains en janvier. Le permis de construire doit être déposé d’ici au mois de juin. Livraison prévue fin 2022… sauf si le projet trébuche sur les recours d’un collectif d’opposants, courroucés de voir une tour tutoyer le ciel de la Ville rose.
Des chantiers du Grand Paris à ceux de Nanjing (Chine), d’Utrecht (Pays-Bas) ou de Lausanne (Suisse), l’architecture commence à se couvrir de grands arbres, jusqu’à camoufler les bâtiments en forêts… Au moins sur le papier : la plupart de ces édifices sont encore à l’état de vues en 3D et de maquettes.
Leur modèle : le Bosco Verticale (« forêt verticale »), deux tours de logements inaugurées, en 2014, à Milan, en Italie, par l’architecte Stefano Boeri. Mélèzes, cerisiers, pommiers, oliviers, hêtres… Les deux bâtiments de 110 mètres et de 76 mètres de haut portent sur leurs profonds balcons quelque 20 000 plantes et arbres, autant que deux hectares de forêt. « Ces deux tours sont un prototype, il faudra encore quelques années pour en mesurer tous les effets, mais elles ont permis que ce concept soit enfin pris au sérieux », se félicite l’architecte milanais.
« Partie intégrante de l’architecture »
Pas si simple de faire pousser une forêt en façade, en altitude et en plein vent, dans ce milieu écologique hybride qu’est la ville. « Si on se contente de 30 cm de terre, on ne fait pas pousser des arbres, il faut plus d’un mètre de terre dans des balcons capables de supporter d’énormes charges, prévoir des systèmes d’irrigation, d’élagage… Ce n’est possible que si la végétalisation est pensée dès l’origine comme partie intégrante de l’architecture,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Au 1er mars, il sera obligatoire de transporter ces crustacés dans de meilleures conditions et de les étourdir avant de les faire cuire.
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En Suisse, les homards vivants ne doivent plus être précipités dans l’eau bouillante

Au 1er mars, il sera obligatoire de transporter ces crustacés dans de meilleures conditions et de les étourdir avant de les faire cuire.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 09h12
    |

                            Marie Maurisse (Genève, correspondance)








                        


En Suisse, le destin des homards vient de changer. Une ordonnance, entrée en vigueur jeudi 1er mars, oblige les cuisiniers à étourdir ces crustacés avant de les mettre à mort. En outre, il est aussi interdit de les transporter sur de la glace ou dans de l’eau glacée : ils doivent être conservés dans leur milieu naturel le plus longtemps possible avant d’être cuits.
Ces nouvelles dispositions ont été ajoutées à l’ordonnance sur la protection des animaux émise par l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV), à Berne. Le texte n’a rien d’anecdotique : il change véritablement la manière dont le homard devra être préparé dans les cuisines helvétiques.
Au restaurant du Beau-Rivage Palace, luxueux établissement situé à Lausanne, le chef, Kevin Gatin, a ainsi dû acheter une machine qui électrocute les homards avant de pouvoir les cuire. « Avant, nous les préparions au four vapeur, explique-t-il. Ce système va nous prendre un peu plus de temps, mais, d’après les spécialistes, la chair du crustacé sera plus tendre finalement. » Ce dispositif sera en place dès le 1er mars. Entre les mois de décembre et avril, Kevin Gatin reçoit au moins cinq homards par jour – servis à la carte –, qu’il accommode notamment avec des carottes, du café et des géraniums.
« Un couteau dans le cerveau »
L’alternative à l’électrocution est une « destruction mécanique du cerveau », selon les nouvelles dispositions. « En l’occurrence, il s’agit de planter fermement un couteau dans le cerveau du crustacé, précise Kevin Gatin. Cela ne me tentait pas. » « Toutes les dispositions utiles doivent être prises pour réduire à un minimum les douleurs, les souffrances et l’anxiété » de l’animal, précise également le texte de loi.

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Les cuisiniers professionnels sont-ils les seuls concernés ? « Non, les particuliers le sont aussi », explique Nathalie Rochat, porte-parole de l’OSAV. Et elle ajoute que ce sont les cantons qui sont chargés de contrôler la bonne application de la loi. Nul ne sait, à ce stade, quels seront les moyens alloués pour vérifier que les homards ne soient pas maltraités avant d’être cuits.
Loi inédite
Si le gouvernement suisse a pris ces mesures, c’est en réponse à une motion déposée au Parlement par la députée verte Maya Graf. Selon ce texte, déposé en septembre 2015, la Suisse consomme chaque année environ 130 000 homards importés vivants.
« Empilés comme des bouteilles de vin dans un carton, leurs pinces attachées avec des élastiques et leurs antennes souvent abîmées au cours du transport, ils ont déjà souffert le martyre pendant plusieurs mois avant d’arriver en Suisse. » Maya Graf demandait l’interdiction de leur importation en terre helvète. Mais celle-ci est impossible en raison des accords entre la Suisse et l’Union européenne.
L’OSAV s’est donc résolu à modifier les conditions de transport et d’abattage, en confirmant que, selon les études scientifiques récentes, les décapodes marcheurs sont tout aussi sensibles à la douleur que les vertébrés. « Dans l’idéal, le transport devrait s’effectuer dans des viviers adaptés avec des installations de traitement des eaux », précise aussi le texte.
Ce n’est pas la première fois que la Suisse promulgue une loi inédite sur la protection des animaux. Depuis 2008, les cochons d’Inde, chèvres ou tortues détenues par des particuliers doivent obligatoirement être en couple, afin de ne pas souffrir de la solitude. Une infraction à cette règle peut coûter jusqu’à 10 000 francs suisses (8 600 euros) d’amende.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Surnommée « La Bête de l’Est » par les médias britanniques, « L’Ours de Sibérie » aux Pays-Bas, le « Canon à neige » en Suède ou le « Moscou-Paris » en France, cette vague de froid a couvert de neige une grande partie de l’Europe.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Selon l’ONG, des milliers de cétacés sont tués chaque année au large de la Vendée et de la Charente-Maritime par les navires de pêche.
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Sea Shepherd alerte sur le sort des dauphins « exterminés » près des côtes françaises

Selon l’ONG, des milliers de cétacés sont tués chaque année au large de la Vendée et de la Charente-Maritime par les navires de pêche.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 18h41
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 18h58
    |

            Pierre Le Hir








                        



   


« Comment la France extermine ses dauphins ». C’est l’intitulé-choc de la campagne qu’a lancée mardi 27 février l’ONG de protection des océans Sea Shepherd, afin, explique-t-elle, d’« alerter sur le sort des dauphins le long des côtes françaises ». Sur la seule période de janvier à mars, affirme-t-elle, et au large des seules côtes de Vendée et de Charente-Maritime, quelque 6 000 dauphins sont tués en moyenne chaque année, victimes des chalutiers pélagiques utilisant des filets traînés par deux bateaux (technique dite « en bœuf »), et des chalutiers industriels. Des chiffres bien supérieurs, indique-t-elle, à ceux des cétacés abattus, selon des méthodes de chasse traditionnelles, dans les îles Féroé (Danemark) et la baie japonaise de Taiji, où ces « massacres » sont plus médiatisés.
A l’appui de sa dénonciation, Sea Shepherd rapporte qu’un de ses navires, le Bob Barker, a patrouillé dans cette zone le week-end du 24 février, sur le plateau de Rochebonne (un haut-fond du golfe de Gascogne), et a filmé deux chalutiers remontant des dauphins pris au piège dans leurs filets. « Cette scène macabre se reproduit toutes les nuits, toute l’année, avec un pic entre janvier et mars », dénonce l’ONG.

Des mammifères « particulièrement vulnérables »
En cause, la pêche au bar, sur des « zones de frayère » (où se reproduisent les dauphins) et en pleine période de reproduction. « La mortalité infligée aux dauphins par les bateaux de pêche met en péril la survie de la population à moyen terme », s’inquiète Sea Shepherd. D’autant, poursuit-elle, que ces mammifères marins « sont particulièrement vulnérables, avec une faible fécondité et une grande sensibilité à la pollution chimique et plastique ». A quoi s’ajoute la raréfaction de leurs ressources alimentaires, du fait de la surpêche. « Si nous voulons encore voir des dauphins en France demain, il est urgent de prendre des mesures de protection drastiques », prévient l’ONG.
Elle demande donc à l’Etat d’interdire la pêche au chalut sur les zones de reproduction du bar, de mettre en place une meilleure surveillance des pêcheries et de désigner un organisme – tel que l’observatoire Pelagis, rattaché au CNRS et à l’université de La Rochelle – pour centraliser les données sur les captures de dauphins par les engins de pêche. Quant aux consommateurs, elle les invite à « manger moins de poisson » et à « boycotter systématiquement les poissons issus de la pêche au chalut ».
Des systèmes de « dissuasion acoustique »
Mercredi, le ministre de l’agriculture, Stéphane Travert, et celui de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, ont assuré dans un communiqué que « la France rest [ait] mobilisée pour limiter les captures accidentelles de petits cétacés en Atlantique ». Un groupe de travail sur ce sujet a été mis en place à l’hiver 2016-2017, à la suite de l’échouage de 800 dauphins sur le littoral, entre Arcachon (Gironde) et les Sables-d’Olonne (Vendée). Un phénomène en hausse ces dernières années, que les experts attribuent, dans une majorité des cas, aux blessures provoquées par des captures accidentelles.

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                Les mammifères marins sont de plus en plus nombreux à s’échouer sur les côtes françaises



Les deux ministères précisent que ce groupe de travail a pour objectifs de « mieux comprendre les interactions entre les flottes de pêche et les populations de petits cétacés [dauphins, marsouins…] dans le golfe de Gascogne », d’« améliorer le suivi des captures accidentelles » et de « prévenir » ces dernières. L’une des pistes envisagées est le recours à des émetteurs d’impulsions sonores repoussant les cétacés hors des zones où ils risquent d’être pris dans un engin de pêche. De tels systèmes de « dissuasion acoustique » sont en cours d’expérimentation et un appel à projet a été lancé en janvier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Les températures glaciales, exceptionnelles pour la saison, affectent principalement les sans-abri. Jeudi, l’aéroport de Genève a été fermé « jusqu’à nouvel ordre ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 28/02/2018
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La vague de froid se poursuit en Europe et fait des dizaines de morts

Les températures glaciales, exceptionnelles pour la saison, affectent principalement les sans-abri. Jeudi, l’aéroport de Genève a été fermé « jusqu’à nouvel ordre ».



Le Monde
 |    28.02.2018 à 18h37
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 09h13
   





                        



   


La vague de froid sibérien qui frappe l’Europe se poursuivait, jeudi 1er mars au matin. Elle a fait au moins 47 morts, selon un décompte de l’Agence France-Presse (AFP) : dix-huit en Pologne, six en République tchèque, cinq en Lituanie, quatre en France et en Slovaquie, deux en Italie ainsi qu’en Roumanie, en Serbie et en Slovénie ; un aux Pays-Bas et au moins un autre en Espagne, au Pays basque.
Surnommée « La Bête de l’Est » par les médias britanniques, « L’Ours de Sibérie » aux Pays-Bas, le « Canon à neige » en Suède ou le « Moscou-Paris » en France, le phénomène marque les esprits en raison de son caractère tardif. Un tel épisode à cette période de l’année n’avait pas été observé dans l’Hexagone depuis 2005.

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Dans la nuit de mardi à mercredi, le mercure est tombé jusqu’à – 21 °C dans les régions montagneuses de Croatie et de Bosnie ; à – 20 °C à Lübeck, dans le nord de l’Allemagne ; à – 19 °C dans le sud de la Pologne ; à – 18 °C près de Liège, en Belgique, et à – 10 °C dans les environs de Londres. En France, où les prévisionnistes annoncent un redoux en fin de semaine, la nuit de mardi à mercredi a été la plus froide de l’hiver dans le nord-est du pays, avec – 12 °C à Metz..
Mobilisations pour les sans-abri
Ce froid glacial affecte principalement les sans-abri. Trois d’entre eux ont péri dans l’Hexagone et en République tchèque depuis vendredi, et deux en Italie, dont un qui refusait de quitter l’endroit où il dormait, à Milan.
En Belgique, plusieurs villes ont pris la décision inédite de forcer les personnes sans domicile fixe à rejoindre un refuge. En France, le ministre de la cohésion des territoires, Jacques Mézard, a annoncé que 150 000 places d’hébergement d’urgence étaient disponibles, « un chiffre jamais atteint ».
En Allemagne, l’Association d’aide pour les sans-abri a réclamé que les centres d’accueil soient ouverts toute la journée, et pas seulement la nuit : « On peut aussi mourir de froid pendant la journée », a insisté Werena Rosenke, à la tête de l’association, qui a recensé quatre décès dus au froid depuis le début de l’hiver outre-Rhin.

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« Ceux qui ont une maison peuvent aussi être vulnérables par ce temps. Si vous avez des voisins âgés ou fragiles, vérifiez qu’ils sont sains et saufs, qu’ils ont un stock suffisant d’aliments et de médicaments chez eux et qu’ils maintiennent leur logement au chaud (au moins 18 °C) », a demandé le maire de Londres, Sadiq Khan.
Vols annulés et aéroport fermé
Partout à travers l’Europe, la neige et le verglas ont semé la pagaille sur les routes et perturbé le trafic aérien et ferroviaire. De nombreux vols ont ainsi été annulés ou retardés dans les aéroports britanniques. En Irlande, la compagnie à bas coûts Ryanair a annulé tous ses vols au départ et à l’arrivée de Dublin. Jeudi matin c’est l’aéroport de Génève qui a annoncé sa fermeture en raison des chutes de neige. Plusieurs centimètres de neige sont tombés sur la région, battue par des vents glacés dans la matinée de jeudi.
En France, cinquante-six département étaient placés en vigilance orange jeudi matin en raison de chutes de neige et de pluies verglaçantes jeudi. De la neige était annoncée du centre-ouest au sud des Hauts-de-France, au Grand Est et aux Alpes. Elle devait être suivie « d’un épisode de pluies verglaçantes », selon Météo France ; un phénomène plus dangereux que la neige selon le prévisionniste François Jobard.

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                    data-slide-title=""
            data-slide-description="Les dunes de  la Teste-de-Buch, dans le sud-ouest de la France, le 28 février. En France, un tel épisode de baisse des températures à cette période de l’année n’avait pas été observé depuis 2005."
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            data-slide-description="Des membres de l’association des Ours blancs nagent dans l’océan, le 28 février, à Biarritz."
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            data-slide-description="A Saint-Sébastien, dans le Pays basque espagnol, où les écoles sont restées fermées, le 28 février."
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            data-slide-description="A Palavas-les-Flots, station balnéaire proche de Montpellier, le 28 février."
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            data-slide-description="La baie d’Ajaccio sous la neige, en Corse, le 28 février."
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            data-slide-description="Sur la promenade des Anglais, à Nice, le 26 février."
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            data-slide-description="A Venise, en Italie, le 28 février."
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            data-slide-description="Dans le centre de Rome, le 26 février."
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            data-slide-description="Un homme affronte la neige, à Hortiatis, en Grèce, le 26 février."
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            data-slide-description="A Pristina, au Kosovo, le 26 février."
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            data-slide-description="Une tempête de neige près de Letenye, à la frontière hongro-croate, en Hongrie, le mardi 27 février. Les autorités croates ont interdit aux camions d’entrer en Croatie depuis la Hongrie en raison de la neige."
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            data-slide-description="Un parc recouvert de neige, à Hambourg, en Allemagne, le lundi 26 février."
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            data-slide-description="Le port de Hambourg, en Allemagne, le 26 février."
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            data-slide-description="Une averse de neige tombe sur les trains qui passent en gare de Clapham Junction, à Londres, le lundi 26 février."
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            data-slide-description="A Londres, le 28 février."
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            data-slide-description="Près du village de Denshaw, dans le nord de l’Angleterre, le 28 février."
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            data-slide-description="Sur le tarmac de l’aéroport de Glasgow, en Ecosse, le 28 février."
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Les dunes de  la Teste-de-Buch, dans le sud-ouest de la France, le 28 février. En France, un tel épisode de baisse des températures à cette période de l’année n’avait pas été observé depuis 2005.

NICOLAS TUCAT / AFP
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ L’Allemagne, qui a ouvert la voie à l’interdiction des véhicules les plus polluants dans les villes, était le seul grand pays à ne pas avoir de plan de sortie progressive du diesel.
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Interdiction du diesel : quelle politique dans les pays européens ?

L’Allemagne, qui a ouvert la voie à l’interdiction des véhicules les plus polluants dans les villes, était le seul grand pays à ne pas avoir de plan de sortie progressive du diesel.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 18h08
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 18h48
    |

            Maxime Vaudano








                        



   


C’est une décision coup de poing qu’a pris le Tribunal administratif fédéral allemand : mardi 27 février, il a ouvert la voie à l’interdiction des vieux véhicules diesel dans les grandes villes. L’Allemagne, mère patrie du diesel, était en effet jusqu’à présent le dernier grand pays européen à ne pas avoir engagé de politique ambitieuse pour réduire le nombre de véhicules utilisant ce carburant, particulièrement nocif pour la santé.
Les diesels polluants bannis des principales villes européennes
Le Danemark a fait partie des premiers pays à introduire, dès 2006, des zones à faibles émissions où sont bannis les véhicules diesel les plus polluants. Elles sont en place à Copenhague et dans les trois principales villes du pays.
En France, Paris a interdit depuis 2016 la circulation des véhicules les plus polluants et devrait progressivement durcir sa politique, pour atteindre son objectif de faire disparaître les moteurs diesel d’ici à 2024. Plusieurs autres grandes villes françaises pourraient emboîter le pas à la capitale dans les prochaines années.
En Belgique, Bruxelles a interdit depuis janvier la circulation des véhicules les plus polluants, dont toutes les voitures diesel. La région de Wallonie a, de son côté, programmé l’interdiction totale du diesel à l’horizon 2030, avec le bannissement progressif des véhicules les plus polluants à partir de 2023 – et même plus tôt si certaines communes le souhaitent.
Les prochaines interdictions devraient intervenir en Espagne, en Italie et en Grèce : Barcelone a prévu de restreindre l’accès des véhicules les plus polluants à son centre-ville dès 2019, tandis que Rome vise 2024, Madrid et Athènes, 2025, et Milan, 2030.
Des objectifs nationaux dans certains pays
Aucun pays européen n’a fait le choix d’interdire complètement le diesel sur l’ensemble de son territoire, mais certains ont engagé des plans pour le faire disparaître par le biais de dispositions incitatives ou punitives.
La Norvège est pour l’instant l’Etat le plus ambitieux en la matière, puisqu’il s’est fixé l’objectif d’une disparition des ventes de véhicules diesel d’ici à 2025. Le gouvernement, qui a exclu l’option d’une interdiction ferme, entend plutôt s’appuyer sur un système de bonus-malus fiscal pour encourager une tendance déjà fermement ancrée : en 2017, les ventes de véhicules électriques et hybrides ont pour la première fois dépassé celles de véhicules thermiques.
Aux Pays-Bas, le nouveau gouvernement de coalition installé à l’automne 2017 entend lui aussi faire de son pays un pionnier en la matière, puisqu’il vise tout bonnement l’interdiction des ventes de voitures à moteur thermique (essence et diesel) à l’horizon de 2030.
Le Royaume-Uni se montre plus prudent, en visant une disparition du diesel d’ici à 2040. A partir d’avril 2018, une surtaxe va peser sur les propriétaires des véhicules diesel les plus polluants, qui devaient déjà s’acquitter de pénalités financières pour entrer dans le centre de Londres depuis 2017.
Et en France ?
La France s’est fixé le même objectif de 2040, alors même qu’elle est aujourd’hui le pays d’Europe le plus dépendant au diesel. Il n’est pour l’instant pas question de mesures coercitives à l’échelle nationale : le ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot, compte sur l’effet incitatif des nouvelles primes à la conversion pour les véhicules et sur l’effet dissuasif de la hausse des taxes sur le diesel.

Trois graphiques pour comprendre la situation française
La forte priorité donnée au diesel par les différents gouvernements depuis les années 1980, notamment par le biais d’incitations fiscales, a fait de la France le pays européen le plus dépendant du diesel.


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		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
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	#container_15198280020.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
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	{
		font-size: 11px!important;
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	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15198280020 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Part des véhicules diesel dans le parc automobile
En 2016.

Source : Eurostat



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15198280020",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "bar",
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	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
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		series: {
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				allowOverlap: true,
				formatter:function(){ return Highcharts.numberFormat(this.y,1,",", "")+" %"},
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
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				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
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			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
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		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
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		endOnTick:true,
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		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Chypre","Finlande","Suisse","Hongrie","Pologne","Malte","Suède","Allemagne","Estonie","République tchèque","Royaume-Uni","Italie","Slovénie","Croatie","Norvège","Irlande","Lettonie","Portugal","Espagne","Belgique","Luxembourg","Lituanie","France"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Part des véhicules diesel dans le parc automobile en 2016 ",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        13.8
      ],
      [
        "",
        24.9
      ],
      [
        "",
        28.6
      ],
      [
        "",
        29.3
      ],
      [
        "",
        30.2
      ],
      [
        "",
        31.1
      ],
      [
        "",
        32.2
      ],
      [
        "",
        32.9
      ],
      [
        "",
        36.8
      ],
      [
        "",
        36.8
      ],
      [
        "",
        39.1
      ],
      [
        "",
        42.9
      ],
      [
        "",
        45.7
      ],
      [
        "",
        45.8
      ],
      [
        "",
        48.1
      ],
      [
        "",
        48.7
      ],
      [
        "",
        53.5
      ],
      [
        "",
        54.1
      ],
      [
        "",
        57
      ],
      [
        "",
        60
      ],
      [
        "",
        64.2
      ],
      [
        "",
        65.2
      ],
      {
        name:"",
        y:69.3,
        color:"#28beaa"
      }
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 1
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 1,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " %",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Le changement de paradigme politique, qui a notamment conduit à réduire l’avantage fiscal du diesel sur l’essence, a commencé à inverser la tendance à partir de 2008.


	#container_15198129523{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15198129523{
		height:500px;
	}
	#container_15198129523 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15198129523 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15198129523.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15198129523.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15198129523 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Evolution de la part du diesel dans les nouvelles immatriculations de voitures


Source : Association européenne des constructeurs automobiles



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15198129523",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "line",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#28beaa","#FFc832","#ff3232","#F19300","#0386c3","#191919","#821400","#191919","#608a32","","","","","","#ff3232"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y}  %",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value}  %",
			zIndex: -1
		},
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		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
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		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
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				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
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			to: "",
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				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["1990","1991","1992","1993","1994","1995","1996","1997","1998","1999","2000","2001","2002","2003","2004","2005","2006","2007","2008","2009","2010","2011","2012","2013","2014","2015","2016"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Autriche",
    "color": "#28beaa",
    "data": [
      [
        "",
        25.7
      ],
      [
        "",
        22.1
      ],
      [
        "",
        26.2
      ],
      [
        "",
        31.6
      ],
      [
        "",
        39.9
      ],
      [
        "",
        42.8
      ],
      [
        "",
        49.4
      ],
      [
        "",
        53.3
      ],
      [
        "",
        54.5
      ],
      [
        "",
        57.4
      ],
      [
        "",
        61.9
      ],
      [
        "",
        65.7
      ],
      [
        "",
        69.6
      ],
      [
        "",
        71.5
      ],
      [
        "",
        70.7
      ],
      [
        "",
        64.7
      ],
      [
        "",
        62.1
      ],
      [
        "",
        59
      ],
      [
        "",
        54.6
      ],
      [
        "",
        45.7
      ],
      [
        "",
        50.7
      ],
      [
        "",
        54.6
      ],
      [
        "",
        56.4
      ],
      [
        "",
        56.7
      ],
      [
        "",
        56.8
      ],
      [
        "",
        58.3
      ],
      [
        "",
        57.3
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": false,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Belgique",
    "color": "#FFc832",
    "data": [
      [
        "",
        32.7
      ],
      [
        "",
        30.8
      ],
      [
        "",
        31.8
      ],
      [
        "",
        36.9
      ],
      [
        "",
        42.4
      ],
      [
        "",
        46.8
      ],
      [
        "",
        45.7
      ],
      [
        "",
        49.8
      ],
      [
        "",
        52.2
      ],
      [
        "",
        54.3
      ],
      [
        "",
        56.3
      ],
      [
        "",
        62.6
      ],
      [
        "",
        64.3
      ],
      [
        "",
        68.2
      ],
      [
        "",
        70
      ],
      [
        "",
        72.6
      ],
      [
        "",
        74.5
      ],
      [
        "",
        77
      ],
      [
        "",
        79
      ],
      [
        "",
        75.3
      ],
      [
        "",
        75.9
      ],
      [
        "",
        75.3
      ],
      [
        "",
        68.8
      ],
      [
        "",
        64.8
      ],
      [
        "",
        61.9
      ],
      [
        "",
        59.7
      ],
      [
        "",
        52
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": false,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Danemark",
    "color": "#ff3232",
    "data": [
      [
        "",
        4.1
      ],
      [
        "",
        2.6
      ],
      [
        "",
        2.4
      ],
      [
        "",
        2.2
      ],
      [
        "",
        2.7
      ],
      [
        "",
        2.9
      ],
      [
        "",
        2.9
      ],
      [
        "",
        3
      ],
      [
        "",
        4.7
      ],
      [
        "",
        9.4
      ],
      [
        "",
        13.2
      ],
      [
        "",
        17.8
      ],
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La France se situe désormais dans la moyenne européenne en ce qui concerne les véhicules vendus : en 2016, un peu plus d’un sur deux fonctionnait au diesel.


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Part du diesel dans les nouvelles immatriculations de voitures
En 2016

Source : Association européenne des constructeurs automobiles



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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Le chimiste et toxicologue Jean-Marc Bonmatin explique que les industriels tentent de mettre sur le marché deux nouvelles molécules dont le mode d’action est semblable à celui des néonicotinoïdes.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Les monuments en pierre et sculptures de bronze de la capitale italienne sont menacés de forte dégradation en raison de la pollution atmosphérique.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Rome veut interdire les véhicules au diesel dans son centre d’ici 2024

Les monuments en pierre et sculptures de bronze de la capitale italienne sont menacés de forte dégradation en raison de la pollution atmosphérique.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 13h24
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 13h48
   





                        



   


La ville de Rome, l’une des plus embouteillées d’Europe, a l’intention d’interdire les véhicules au diesel dans son centre d’ici 2024, a fait savoir la maire, Virginia Raggi, membre du Mouvement 5 étoiles (M5S). Elle a annoncé cette décision sur sa page Facebook, assortie de ce commentaire : « Si nous voulons agir sérieusement, nous devons avoir le courage d’adopter des mesures fortes. »
La capitale italienne n’ayant pas d’importantes usines, la quasi-totalité de la pollution atmosphérique provient des véhicules. Selon une étude effectuée l’an dernier par un département du ministère de la culture, 3 600 monuments en pierre et 60 sculptures de bronze sont menacés dans Rome d’une forte dégradation en raison de la pollution atmosphérique.
Milan veut interdire le diesel en 2030
Environ deux tiers des 1,8 million de nouvelles voitures vendues en Italie l’an dernier roulent au diesel, selon des statistiques de l’industrie automobile. En Italie, la municipalité de Milan, ville du Nord au cœur d’un bassin industriel, a déjà annoncé qu’elle voulait interdire le diesel d’ici à 2030.
Ses déclarations font suite à une décision de la justice allemande qui a estimé mardi que les villes d’Allemagne étaient habilitées à interdire les véhicules au diesel de leurs rues.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Politique européenne, pesticides, plan loup... Les dossiers auxquels sont confrontés responsables politiques et représentants du monde agricole.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Agriculture : les cinq raisons de la colère

Politique européenne, pesticides, plan loup... Les dossiers auxquels sont confrontés responsables politiques et représentants du monde agricole.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 12h32
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 17h40
    |

            Mathilde Damgé








                        


C’est un rituel immuable : chaque année, les politiques se pressent au Salon de l’agriculture, qui se tient pendant deux semaines à Paris, pour soigner leurs relations avec des professionnels dans un secteur en pleine mutation. Politique agricole européenne, utilisation des pesticides, plan loup… Le point sur les cinq dossiers chauds auxquels le milieu agricole est aujourd’hui confronté.

        Lire l’analyse (en édition abonnés) :
         

          Le « printemps » de l’agriculture promis par Macron face au scepticisme des exploitants



1. Une politique agricole commune à réformer
Neuf des onze candidats à la présidentielle proposaient de réformer la politique agricole commune (PAC) européenne, certains pour revenir à une politique agricole nationale, d’autres pour la rendre plus protectrice et écologique… Emmanuel Macron, qui s’est rendu pour la première fois au Salon de l’agriculture en tant que président, s’est engagé à mettre en place « des mécanismes de stabilisation des revenus adaptés à chaque filière (subvention contracyclique [rémunération minimale en cas de retournement du marché], régulation de la production…) » et à favoriser « une agriculture plus respectueuse de l’environnement ».
Le Royaume-Uni étant un contributeur net au budget européen, son départ de l’Union européenne va poser la question de l’enveloppe communautaire dédiée à la PAC. Une question sur laquelle Emmanuel Macron s’est voulu rassurant… mais sur laquelle il n’a pas complètement la main. Les Etats devraient recevoir leur enveloppe en une fois au début du nouveau cycle budgétaire de l’UE, à partir de 2021, pour la période 2021-2027.
La deuxième question est celle de l’utilisation de cette enveloppe car, de son côté, Bruxelles envisage de laisser davantage de marge de manœuvre aux Etats membres, notamment sur la définition des objectifs de production. Si les intentions du gouvernement français sur les choix d’une gestion française de la PAC ne sont pas encore connues, le rezonage des aides pour les zones défavorisées qu’il a proposé donne lieu depuis plusieurs semaines à des manifestations d’agriculteurs dans les départements français les plus touchés par la révision de la carte. Près de 1 400 communes devraient sortir de ce dispositif qui ouvre droit à une indemnité compensatoire de handicap naturel.
Pour sortir le monde agricole de sa dépendance aux fonds européens, Emmanuel Macron s’est par ailleurs engagé à réorganiser l’agriculture en « filières » pour tenter de garantir sa rentabilité grâce à un plan d’investissement de cinq milliards d’euros.

        Lire :
         

          De l’incitation à la production à la sauvegarde d’un monde, cinquante ans de réformes agricoles



2. Les négociations à mener avec les distributeurs
Face à un agriculteur déguisé en vache, qui se plaignait du mépris de la grande distribution, le président a répliqué :
« Regardez-moi bien dans les yeux, il y aura des contrôles et des résultats concrets. (…) Vous verrez des sanctions fortes sur ce sujet des négociations commerciales. »
Les différents acteurs ont signé, en novembre 2017, une charte de bonne conduite, censée aboutir à une meilleure répartition de la valeur entre les acteurs de la chaîne. Les agriculteurs restent toutefois inquiets car, en dépit des nombreux rappels à l’ordre du gouvernement, la grande distribution n’a pas joué le jeu dans les négociations commerciales annuelles avec les producteurs, qui s’achèvent jeudi 1er mars : les quatre centrales d’achat continuent d’exiger des prix très bas.
Une nouvelle loi annoncée pour l’automne devrait toutefois permettre de mieux répartir la valeur dans la chaîne alimentaire par la revalorisation du seuil de revente à perte, l’encadrement des promotions et une inversion de la construction des prix, qui devra partir du coût de production des agriculteurs. En 2016, près de 40 % des chefs d’exploitation agricole ont perçu un revenu mensuel négatif ou n’excédant pas 360 euros, selon les statistiques de la Mutualité sociale agricole (MSA).

        Lire :
         

          Comprendre la guerre des prix entre grande distribution et producteurs



3. Le glyphosate : « des exceptions » à négocier
Au Salon de l’agriculture, M. Macron a subi des sifflets de la part de céréaliers qui protestaient contre la fin annoncée du glyphosate. Après la décision de Bruxelles de prolonger de cinq ans l’autorisation de cet herbicide, le président avait annoncé l’interdiction du principe actif du fameux Roundup de la firme Monsanto « au plus tard dans trois ans ».
M. Macron a, cette fois, donné des gages aux agriculteurs, en affirmant :
« Je n’imposerai jamais une sortie s’il n’y a pas d’alternative crédible. » 
En signe de bonne volonté, la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et 35 partenaires ont, de leur côté, annoncé la signature prochaine d’un « contrat de solutions », qui engagera les agriculteurs participants à trouver des alternatives aux pesticides grâce à l’aide des chambres d’agriculture, d’incitations financières et d’organismes comme l’Institut national de la recherche agronomique (INRA).
Le ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot, qui s’était battu l’an dernier pour une sortie du glyphosate en trois ans, se dit, désormais, prêt à envisager des « exceptions » :
« On est en train de recenser les alternatives qui existent et de leur donner les moyens de faire leurs preuves. Mais je ne suis pas buté et personne ne doit être enfermé dans une impasse : si, dans un secteur particulier ou une zone géographique, certains agriculteurs ne sont pas prêts en trois ans, on envisagera des exceptions. »

        Lire :
         

          Dangerosité, toxicité, utilité : le débat sur le glyphosate résumé en discussion pour/contre



4. Accords commerciaux : la menace plane
Emmanuel Macron s’est voulu rassurant : 
« Pour la prochaine PAC, je veux un mécanisme de garantie de prix minimum pour les éleveurs européens. Si on ne fait pas attention, on ne pourra plus choisir, ce sera le marché du prix qui aura décidé pour nous. »
Un message à l’attention de ceux qui s’inquiètent de la concurrence nouvelle induite par les accords commerciaux récemment conclus (comme le CETA – ou Comprehensive Economic and Trade Agreement – avec le Canada) ou en cours de négociation.
Cela n’a pas empêché la Coordination rurale, deuxième syndicat agricole français, de manifester mardi lors du Salon de l’agriculture contre les accords commerciaux internationaux qui font « crever les paysans ».
Les pourparlers entre l’Union européenne et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay) pour finaliser un accord de libre-échange ont repris la semaine dernière. La France et l’Irlande, en particulier, craignent l’importation chaque année en Europe de 70 000 tonnes de viande bovine sud-américaine, sans droits de douane. Une concurrence déloyale, selon eux, avec une viande industrielle produite à très bas coût.
Autre accord qui inquiète les éleveurs : le CETA, qui octroie une hausse des quotas d’importation de produits canadiens en Europe. D’ici à sept ans, le Canada pourra exporter chaque année sans droits de douane vers l’Europe 67 950 tonnes de bœuf sans hormones (contre 4 162 aujourd’hui), 75 000 tonnes de porc sans ractopamine (contre 5 549), 100 000 tonnes de blé ou encore 8 000 tonnes de maïs doux.

        Lire :
         

          Tout comprendre au CETA, traité transatlantique entre l’UE et le Canada



5. Le plan loup : un programme qui ne satisfait personne
Porte de Versailles, Emmanuel Macron a répondu à des éleveurs qui l’interpellaient sur le plan loup annoncé lundi par le gouvernement :
« Si vous voulez me faire dire qu’on supprimera les loups, je ne le dirai pas. Si vous voulez l’engagement qu’on renforcera les moyens de protection ou qu’on sortira les loups de ces bassins, je m’y engage. »
Le plan national d’action 2018-2023 sur le loup et les activités d’élevage a été publié après dix-huit mois de travail et autant d’oppositions entre associations écologistes et éleveurs, et ne satisfait aucun des deux camps.
Les tirs de prélèvement – non destinés à protéger un troupeau précis, mais autorisant l’abattage d’un ou plusieurs loups, sur une zone définie, en cas d’échec des autres mesures – ne pourront s’effectuer que du 1er septembre au 31 décembre et seront limités à des « territoires caractérisés par l’importance des attaques ».
De plus, les éleveurs devront avoir mis en place au moins deux parades connues (chiens, clôtures ou regroupement nocturne des bêtes, gardiennage ou surveillance par le berger… ) pour être dédommagés de la perte d’une ou de plusieurs brebis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ L’Agence européenne pour la sécurité des aliments a rendu, mercredi, un rapport attendu de longue date sur les pesticides « tueurs d’abeilles ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Néonicotinoïdes : une agence de l’UE confirme le risque pour les abeilles

L’Agence européenne pour la sécurité des aliments a rendu, mercredi, un rapport attendu de longue date sur les pesticides « tueurs d’abeilles ».



Le Monde
 |    28.02.2018 à 12h27
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 15h36
   





                        



L’Agence européenne pour la sécurité des aliments (EFSA) a confirmé, mercredi 28 février, le risque pour les abeilles, posé par trois néonicotinoïdes actuellement soumis à des restrictions d’usage dans l’Union européenne, dans un rapport attendu de longue date.
« Il y a une variabilité dans les résultats, due à des facteurs comme l’espèce d’abeille, l’emploi prévu du pesticide et la façon d’être exposé. Certains risques faibles ont été identifiés, mais globalement le risque pour les trois types d’abeilles que nous avons étudiés est confirmé », explique Jose Tarazona, à la tête du département Pesticides de l’EFSA, dans un communiqué.

        Lire aussi :
         

                Insectes : l’hécatombe invisible



L’avenir de ces trois pesticides néonicotinoïdes (la clothianidine, l’imidaclopride et le thiaméthoxame), substances neurotoxiques qui s’attaquent au système nerveux des insectes, est en suspens dans l’UE depuis 2013 après une première évaluation de l’EFSA. 
En France, la loi de 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, adoptée sous le précédent quinquennat, prévoit l’interdiction de tous les insecticides dits « néonicotinoïdes » à partir de 2018, avec des dérogations possibles jusqu’en 2020, alors que l’UE s’apprête à bannir seulement trois des sept molécules de la famille des « néonics ».

        Lire aussi :
         

          Matignon éteint en urgence la polémique sur les pesticides



Vote suspendu
L’agence scientifique de l’UE, basée à Parme (Italie), s’est lancée en 2015 dans une évaluation encore plus poussée, visant à rassembler « toutes les preuves scientifiques » publiées depuis, dont la conclusion avait pris du retard face à la masse de données collectées. L’évaluation couvre cette fois non seulement les abeilles à miel, mais aussi les abeilles sauvages (bourdons, abeilles solitaires).

        Lire la chronique :
         

          « Toutes les procédures d’évaluation des risques des pesticides sur les abeilles sont, au minimum, très discutables »



Deux géants des pesticides, dont des produits sont directement concernés par les restrictions d’usage, le suisse Syngenta et l’allemand Bayer, ont attaqué devant le Tribunal de justice de l’UE la décision de restreindre l’usage de ces trois « néonics », interdits pour les cultures qui attirent les abeilles (comme le maïs, le colza oléagineux ou le tournesol) sauf quelques exceptions. La procédure est toujours en cours.
La Commission avait d’ores et déjà commencé à soumettre aux Etats membres, décisionnaires au sein d’un comité technique chargé de réguler les pesticides, une nouvelle proposition pour restreindre encore plus l’utilisation des trois insecticides controversés, à un usage en serres. Mais aucun vote ne s’est tenu jusqu’à présent, notamment dans l’attente du nouveau rapport de l’EFSA.
La prochaine réunion de ce comité se tiendra les 22 et 23 mars.

        Lire aussi :
         

                Tout comprendre aux pesticides néonicotinoïdes







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Deutsche Umwelthilfe a remporté une victoire considérable : le tribunal lui a donné raison dans un procès contre les autorités de Stuttgart et de Düsseldorf, ouvrant la voie à une interdiction des vieux diesels dans les villes afin de lutter contre la pollution.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
édition abonné


DUH, l’association écolo qui fait trembler l’industrie automobile en Allemagne

Deutsche Umwelthilfe a remporté une victoire considérable : le tribunal lui a donné raison dans un procès contre les autorités de Stuttgart et de Düsseldorf, ouvrant la voie à une interdiction des vieux diesels dans les villes afin de lutter contre la pollution.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 11h24
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

En avançant sur la passerelle de métal noirci, on n’ose à peine respirer. Est-ce le vertige que donne le surplomb des quatre voies bondées de la Cannstatter Strasse, véritable autoroute au milieu de Stuttgart ? Ou bien la triste notoriété du lieu ? L’endroit, appelé Neckartor, détenait jusqu’à l’an dernier le record du site le plus pollué d’Allemagne. La station de mesure de l’air, installée juste sous la passerelle, enregistre des taux d’émissions de dioxyde d’azote et de particules fines qui dépassent régulièrement les normes autorisées.
A chaque fois que Peter Erben, un militant, fait « visiter » la passerelle à des journalistes, il est sûr de son effet. On préfère effectivement ne pas trop s’y attarder pour l’interview. La conversation se poursuivra dans la salle paroissiale de l’église protestante de la Schubartstrasse toute proche, qui sert de QG aux activistes de la pureté de l’air dans le quartier, un peu comme les opposants au régime est-allemand en 1989 se réunissaient dans les églises.
Avec d’autres initiatives locales, ils ont organisé les premiers procès contre la pollution aux particules fines en 2008, avant de s’attaquer aux oxydes d’azote. « Tous les deux ans, la ville a lancé de nouveaux instruments pour combattre les particules. On a eu la balayeuse, puis le colleur à particules, et maintenant c’est le mur de mousse ! », ironise Manfred Niess, un autre militant. « On est dans une situation permanente de violation du droit. »

Pugnacité
Longtemps, ces activistes ont été considérés à Stuttgart, l’opulente patrie de Daimler, Bosch et Porsche, comme une poignée de fous. Mais depuis les succès de leurs alliés de l’association environnementale Deutsche Umwelthilfe (DUH), on les traite plutôt de dangereux terroristes. Mardi 27 février, la DUH a en effet remporté une victoire symbolique considérable : le tribunal administratif fédéral de Leipzig lui a donné raison dans un procès en appel contre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Gaz à effet de serre, rénovation des bâtiments, renouvelables… Le Conseil économique, social et environnemental appelle à accélérer dans tous les domaines.
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La France en retard sur tous ses objectifs de transition énergétique

Gaz à effet de serre, rénovation des bâtiments, renouvelables… Le Conseil économique, social et environnemental appelle à accélérer dans tous les domaines.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 18h13
    |

            Pierre Le Hir








                        



                                


                            

C’est le grand œuvre de l’ex-ministre de l’écologie, Ségolène Royal, laissé en héritage à son successeur, Nicolas Hulot : la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte du 17 août 2015. Un texte aux objectifs très ambitieux, mais dont l’application, près de trois ans après sa promulgation, souffre de retards dans tous les domaines. Tel est le constat sévère que dresse le Conseil économique, social et environnemental (CESE), dans un avis rendu mercredi 28 février.
Les corapporteurs, Madeleine Charru et Guillaume Duval, notent ainsi que s’agissant des gaz à effet de serre, « la trajectoire observée n’est pas la bonne », au regard de l’objectif de division par quatre des émissions d’ici à 2050 et, a fortiori, de la « neutralité carbone » que vise le plan Climat annoncé par M. Hulot en juillet 2017. Au lieu de décroître, les rejets carbonés de la France sont, au contraire, repartis à la hausse en 2015 et en 2016. Ce qui montre que « la baisse constatée au cours des années antérieures était davantage le résultat des profondes difficultés qu’a connues l’économie française depuis la crise de 2008 que celui d’un découplage structurel entre activités économiques et émissions de gaz à effet de serre. »

Le bilan n’est pas meilleur quant à la rénovation thermique des bâtiments résidentiels et tertiaires. « La cible de 500 000 rénovations de logements par an n’est atteinte que pour moitié environ, font savoir les rapporteurs. La situation n’a pas beaucoup évolué depuis la loi : les derniers chiffres officiels, qui portent sur l’année 2014, faisaient état de 288 000 rénovations de logements considérées comme performantes ou très performantes. »
Pilotage « peu efficace »
La France est également à la traîne dans le déploiement des énergies renouvelables : avec seulement 16 % de ses besoins énergétiques couverts par des ressources « vertes » fin 2016, elle est, avec les Pays-Bas, le pays...




                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 27/02/2018
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Interdiction du diesel : les villes allemandes engagées dans une course contre la montre

Le tribunal administratif fédéral de Leipzig a jugé, mardi, que les grandes villes avaient le droit d’interdire la circulation des voitures diesel polluantes.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 11h39
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

La décision est un tournant dans l’histoire de la mobilité et du diesel en Allemagne. Mardi 27 février, le tribunal de Leipzig, la plus haute juridiction administrative allemande, a décidé que les villes pourraient à l’avenir interdire aux vieux véhicules diesel de circuler, afin de lutter contre la pollution de l’air.
Par cet arrêt, qui a des conséquences dans tout le pays, les juges ont tranché en faveur de la petite association environnementale Deutsche Umwelthilfe contre les autorités des puissantes cités de Stuttgart et de Düsseldorf : celles-ci affirmaient que les interdictions n’étaient pas conformes au droit.
Pour des millions d’automobilistes allemands, il y aura un avant et un après Leipzig. Désormais, tout propriétaire d’un véhicule équipé d’un moteur diesel antérieur à la norme Euro 6 pourrait être contraint de le laisser au garage. Les conséquences économiques et sociales sont potentiellement considérables : sur les 15 millions de véhicules diesel en circulation outre-Rhin, presque dix millions sont dans ce cas.
La grande majorité des flottes d’entreprise est composée de véhicules équipés avec cette motorisation. Les automobilistes qui roulent au diesel sont aussi en général ceux qui font le plus de kilomètres ; ce sont ceux qui parcourent les plus longues distances entre leur travail et leur domicile. Non seulement ils pourront, sauf exception, être empêchés de circuler, mais leur véhicule a perdu, depuis mardi, une grande partie de sa valeur.
Course contre la montre
Les ventes de diesel, déjà en chute libre outre-Rhin, pourraient encore reculer. Une catastrophe pour l’industrie automobile – la première du pays –, qui répète depuis deux ans que le diesel, malgré les scandales, est encore une technologie d’avenir.
Que ces interdictions soient conformes au droit ne signifie pas forcément qu’elles seront appliquées. Face à l’émotion qu’a suscité la décision, la ministre de l’environnement, Barbara Hendricks, a...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ L’alerte « grand froid » est maintenue dans les trois quarts du pays. Météo France prévoit des chutes de neige et de pluies verglaçantes jeudi matin dans le Sud.
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Météo : 56 départements en vigilance orange neige-verglas

L’alerte « grand froid » est maintenue dans les trois quarts du pays. Météo France prévoit des chutes de neige et de pluies verglaçantes jeudi matin dans le Sud.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 03h12
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 07h32
   





                        



   


La neige est attendue jeudi 1er mars sur le nord de la France après avoir perturbé les transports et bloqué de nombreux automobilistes sur les routes et autoroutes du Sud, où l’alerte rouge a été levée dans l’Hérault. Cinquante-six départements, du Sud, de l’Ouest, du Centre et de l’Est, sont depuis mercredi soir en vigilance orange principalement pour neige-verglas.
Du centre-ouest au sud des Hauts-de-France, au Grand Est et aux Alpes, la neige est annoncée et sera suivie « d’un épisode de pluies verglaçantes », prévoit Météo France. Un phénomène plus dangereux que la neige selon le prévisionniste François Jobard.
En Ile-de-France, où on attend entre 1 à 3 cm de neige, le préfet de police a activé le plan neige-verglas et « déconseille vivement les déplacements en voiture » jusqu’à jeudi 14 heures. La circulation des poids lourds est interdite sur la N118 dans les Yvelines.
Pour les autorités, outre les personnes à la santé fragile, la priorité restait la mise à l’abri des personnes vivant dans la rue. Ainsi, à Paris, dans la nuit de lundi à mardi, 169 personnes ont-elles été hébergées dans un centre d’accueil d’urgence ouvert porte de la Villette. A Calais, le dispositif de « mise à l’abri » des migrants a été activé dans le cadre du plan « grand froid », pour la 39e fois depuis le 9 décembre.

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Appel au civisme
Le préfet de police de Paris a activé le plan neige-verglas en Ile-de-France où entre 2 et 5 cm de neige sont annoncés dès la nuit de mercredi à jeudi. Le préfet « déconseille vivement les déplacements en voiture » jusqu’à jeudi 14 heures.
La ministre de la santé, Agnès Buzyn, en a appelé au civisme. « Si je peux demander un service aux Français, c’est d’appeler le 115 [le numéro du Samusocial] quand ils voient une personne à la rue car elle-même n’a pas forcément [ce] réflexe », a-t-elle dit.
Une cinquantaine d’élus d’Ile-de-France ont décidé de passer la nuit de mercredi à jeudi dans les rues de la capitale pour réclamer symboliquement une meilleure prise en charge des sans-abri, avec un mot d’ordre : « Plus personne dehors. » Ils entendent dénoncer un « déni de dignité et de solidarité » et « l’explosion (…) inacceptable » du nombre de personnes sans domicile en France. A la fin de janvier, le secrétaire d’Etat à la cohésion des territoires, Julien Denormandie, avait provoqué un tollé en parlant d’une « cinquantaine d’hommes isolés en Ile-de-France », alors qu’ils seraient plusieurs milliers.

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Mardi soir, le ministère de la cohésion des territoires a annoncé que le nombre de départements concernés par le plan « grand froid » passait de 68 à 72 et que 5 647 places supplémentaires pour les sans-abri avaient été créées, dont 1 926 à Paris.
Comme de nombreuses autres villes de France, à Strasbourg, où le mercure affichait – 7 °C dans la nuit de lundi à mardi et jusqu’à – 12 °C ressentis, les associations caritatives, Croix-Rouge et Restos du cœur, assurent des maraudes nocturnes. « La soupe et le café sont un prétexte pour aller à la rencontre des personnes. L’objectif no 1 est d’être un lien social avec ceux qui dorment dehors », explique Gaëlle, 32 ans, bénévole aux Restos du cœur.
Redoux « brutal » attendu
Météo France prévoit un redoux « brutal » en fin de semaine dans le Sud, qui devrait se diffuser progressivement au reste du pays, avant un week-end printanier.
Après des chutes de neige sur Bastia et sur la promenade des Anglais, à Nice, lundi, la baie d’Ajaccio s’est réveillée le lendemain sous un manteau blanc, du jamais-vu depuis 1986, selon Météo France. Conséquence : les vols au départ et à destination d’Ajaccio et de Figari ont été suspendus momentanément.
Sur le front énergétique, les centrales nucléaires restent très sollicitées. Dans la Drôme, EDF a décidé de repousser, en raison de la vague de froid, la visite de maintenance de l’unité de production n° 4 de la centrale du Tricastin. « La disponibilité de la centrale du Tricastin, qui contribue à hauteur de 6 % à la production d’électricité d’origine nucléaire française, est indispensable », a dit EDF.

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Après un mois de janvier historiquement doux et un début février neigeux, cet épisode de froid est marquant en raison de son caractère tardif. La France n’avait pas connu pareille vague de froid à cette période de l’année depuis 2005.
Le « phénomène Moscou-Paris », comme le désignent les spécialistes, a balayé toute l’Europe, faisant plus d’une vingtaine de morts depuis trois jours.




                            


                        

                        

