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Le quotidien régional « La Marseillaise » joue sa survie

En redressement judiciaire depuis janvier 2017, le journal communiste a sept jours pour présenter un plan de continuation du groupe.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 11h13
    |

                            Gilles Rof








                        



                                


                            

Une semaine décisive s’ouvre pour le quotidien communiste La Marseillaise, né en décembre 1943 et dont la santé financière apparaît de plus en plus dégradée. Mercredi 28 février, le tribunal de commerce de Marseille a accordé sept jours de délai à la direction du plus ancien des journaux marseillais pour présenter son plan de continuation du titre.
En redressement judiciaire depuis janvier 2017, La Marseillaise a déjà obtenu deux prolongations de sa période d’observation. L’audience intermédiaire de mercredi devait permettre au tribunal de jauger la solidité d’un plan de relance qui tarde à se concrétiser.
Ce court report va laisser le temps d’apprécier les résultats d’une table ronde fixée in extremis, jeudi 1er mars, à la préfecture des Bouches-du-Rhône. Une réunion où représentants syndicaux et direction comptent demander une aide concrète des services de l’Etat, notamment un rééchelonnement de la dette sociale du journal.
Un courrier du premier ministre, reçu le 27 février, leur donne bon espoir. Alerté par vingt-six députés de gauche comme de droite, Edouard Philippe dit suivre « avec la plus grande attention l’évolution de la situation » et assure que « les services déconcentrés du ministère de l’économie et des finances sont mobilisés sur ce dossier ». Il rappelle cependant que La Marseillaise a déjà bénéficié d’un prêt de 458 000 euros du Fonds de développement économique et social, en 2016.
Repris le 15 avril 2015 par les Editions des Fédérés, aujourd’hui présidées par l’ex-conseiller régional communiste Alain Hayot, La Marseillaise a pour l’instant échoué à se relancer. En moins de trois ans, 118 postes ont été supprimés, réduisant à 85 le nombre des salariés. Ces coupes claires n’ont pas suffi à résorber la dette (7 millions d’euros fin 2017) ni à éloigner la perspective d’une rupture de trésorerie, confirmée par la directrice générale Audrey Garino et prévue...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤ Le service de streaming musical a déposé une requête pour entrer à Wall Street. Le prix de l’action n’a pas encore été communiqué.
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Spotify veut entrer en Bourse

Le service de streaming musical a déposé une requête pour entrer à Wall Street. Le prix de l’action n’a pas encore été communiqué.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 00h06
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 09h26
   





                        



   


Le service suédois de streaming musical Spotify a déposé mercredi 28 février sa demande d’introduction en Bourse sur le New York Stock Exchange à Wall Street, selon un document fourni au gendarme boursier américain, la SEC.
La procédure devrait être réalisée en « cotation directe », un procédé atypique permettant à la société d’économiser des coûts liés à une entrée en Bourse traditionnelle, comme certaines commissions versées aux banques aidant les entreprises à séduire les investisseurs, et d’éviter de lever de nouveaux capitaux.
La société sera cotée sur le New York Stock Exchange sous le symbole « SPOT », mais Spotify n’a pas indiqué à quel prix il comptait réaliser ses premiers pas boursiers.
Toujours en perte
Dans son document d’introduction, la société suédoise affirme posséder 159 millions d’utilisateurs actifs mensuels sur sa plate-forme et 71 millions d’abonnés payants au 31 décembre 2017, le double de son principal rival, Apple Music. Dans ce document, Spotify affirme avoir vu ses revenus bondir de 38 % l’an dernier par rapport à 2016, à 4,09 milliards d’euros, mais a accusé des pertes de l’ordre de 1,24 milliard d’euros. Le groupe déclare par ailleurs avoir payé plus de 8 milliards d’euros de droits d’auteurs aux artistes, aux maisons de disques et aux éditeurs au 31 décembre 2017.
« Les revenus mondiaux de l’industrie musicale ont chuté de 40 % entre les 23,8 milliards de dollars en 1999 et les 14,3 milliards de dollars en 2014, après le lancement du premier service de téléchargement en ligne de musique », explique Spotify. « Cependant, alors que le modèle de Spotify prenait de l’ampleur, cette tendance s’est inversée en 2015 lorsque les revenus de l’industrie mondiale ont augmenté de plus de 3 %. La croissance s’est ensuite accélérée en 2016 lorsque les revenus ont atteint 15,7 milliards de dollars », soit une hausse de 6 %, la plus forte croissance en vingt ans, relève le groupe.
Dropbox se lance au Nasdaq
Spotify revendique une part de marché de 41 %, 42 % et 59 % aux Etats-Unis, au Brésil et au Royaume-Uni, ses trois principaux marchés. Cette annonce du géant du streaming musical intervient quelques jours après l’officialisation par la société de stockage de données en ligne Dropbox de son intention de lever 500 millions de dollars à travers une cotation sur le Nasdaq sous le symbole « DBX ».
Les annonces d’entrée en Bourse de ces deux « licornes », terme regroupant les sociétés non cotées du secteur technologique valorisées au-delà du milliard de dollars, étaient attendues depuis plusieurs mois.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ Trente-cinq prix Nobel appellent, dans une tribune au « Monde », le président turc à libérer sans délai journalistes et écrivains incarcérés.
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Article sélectionné dans La Matinale du 28/02/2018
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« Nous demandons à Erdogan un retour rapide à l’Etat de droit et à une totale liberté de parole et d’expression »

Trente-cinq prix Nobel appellent, dans une tribune au « Monde », le président turc à libérer sans délai journalistes et écrivains incarcérés.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 15h37
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 08h26
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Nous souhaitons attirer l’attention du président turc Recep Tayyip Erdogan sur les atteintes qui sont actuellement portées à la République turque, à sa réputation, à la dignité et au bien-être de ses citoyens, à travers ce que les plus hautes autorités internationales en matière de liberté d’expression estiment être la détention arbitraire et l’inculpation injustifiée d’écrivains et de penseurs, coupables uniquement d’avoir exercé ce droit universel qu’est la liberté d’expression. Nous attirons son attention sur le Mémorandum sur la liberté d’expression en Turquie (2017) rédigé par Nils Muiznieks, le commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, où figure cette mise en garde :
« L’espace du débat démocratique en Turquie s’est réduit de manière inquiétante à la faveur du harcèlement judiciaire croissant dont sont victimes de larges pans de la société – dont des journalistes, des parlementaires, des universitaires et des citoyens ordinaires – et d’une action gouvernementale qui restreint le pluralisme et mène à l’autocensure. Cette dégradation est apparue dans un contexte extrêmement difficile, mais ni la tentative de coup d’Etat, ni les autres menaces terroristes qui planent sur la Turquie ne sauraient justifier la prise de mesures bafouant la liberté des médias et violant l’Etat de droit à ce point. Les autorités devraient changer de cap dans les plus brefs délais en refondant la législation et la procédure pénales, reconsolider l’indépendance de la justice et réaffirmer leur engagement à protéger la liberté d’expression. »
Un vaste programme de répression
Il n’est d’exemple plus clair des inquiétudes du commissaire Muiznieks que la détention, en septembre 2016, d’Ahmet Altan, éditorialiste et romancier renommé, de Mehmet Altan, son frère, professeur d’économie et essayiste, et de Nazli Ilicak, éminente journaliste – tous font partie d’une vague d’arrestations qui a suivi le coup d’Etat...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ Le CSA a rouvert une procédure de nomination à laquelle Mme Saragosse a indiqué qu’elle se porterait candidate.
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Marie-Christine Saragosse nommée directrice générale de France Médias Monde

Le CSA a rouvert une procédure de nomination à laquelle Mme Saragosse a indiqué qu’elle se porterait candidate.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 21h53
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 07h13
   





                        


Marie-Christine Saragosse a été nommée directrice générale en charge de la stratégie de France Médias Monde et chargée d’une mission opérationnelle afin d’« éviter toute rupture » dans les activités du groupe après l’annulation de son mandat de PDG pour des raisons administratives.
« Au regard de la situation inédite et afin d’assurer la continuité de la gestion de France Médias Monde, le PDG suppléant a nommé Marie-Christine Saragosse au poste de directrice générale en charge de la stratégie et des antennes du groupe », fait savoir un communiqué publié mardi 27 février à l’issue d’un conseil d’administration extraordinaire.
« Marie-Christine Saragosse sera chargée, en tant que salariée du groupe pour une durée couvrant la période de suppléance, d’une mission opérationnelle contribuant à éviter toute rupture dans la poursuite des activités stratégiques et éditoriales. »

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                France Médias Monde : Saragosse n’est plus présidente à cause d’un oubli administratif



Une procédure de nomination rouverte
Le conseil « a pris acte de cette décision prise dans l’intérêt de l’entreprise et de ses salariés ». Il a également entériné l’intérim de Francis Huss à la tête du groupe comme le prévoient ses statuts.
Le mandat de la PDG de France Médias Monde, entreprise qui regroupe France 24, RFI et la radio Monte Carlo Doualiya, avait été annulé le 13 février à la suite d’un malentendu administratif, la dirigeante n’ayant pas transmis dans les délais ses déclarations de patrimoine et d’intérêts à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, faute selon elle d’avoir été avertie d’un changement des modalités de déclaration.
Le CSA a rouvert une procédure de nomination à laquelle Mme Saragosse a indiqué qu’elle se porterait candidate. La nomination interviendra au plus tard le 21 avril.

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                Le CSA nommera d’ici au 21 avril un nouveau PDG à la tête de France Médias Monde






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤ Le Parlement s’apprête à transposer en droit français la directive européenne sur le secret des affaires, qui avait été décrite comme une menace pour la liberté d’informer lors de son adoption en 2016.
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La loi sur le secret des affaires menace-t-elle la liberté d’informer ?

Le Parlement s’apprête à transposer en droit français la directive européenne sur le secret des affaires, qui avait été décrite comme une menace pour la liberté d’informer lors de son adoption en 2016.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 19h37
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 10h43
    |

            Maxime Vaudano








                        



   


Deux ans après la polémique, voici venue l’heure de vérité pour la très décriée directive sur le secret des affaires. Ce nouveau cadre européen protégeant la confidentialité des informations des entreprises s’apprête à faire son apparition dans le droit français. Les députés macronistes ont déposé le 19 février une proposition de loi pour transposer cette directive européenne de juin 2016. De quoi relancer les inquiétudes sur les possibles conséquences sur la liberté de la presse et la protection des lanceurs d’alerte.

Qu’est-ce qu’une directive ?
C’est une sorte de loi européenne. Proposée par la Commission européenne, elle doit être adoptée obligatoirement par les 28 gouvernements européens et par les députés du Parlement européen.
Mais elle n’est pas directement applicable dans les 28 pays de l’Union européenne après ce vote. Ceux-ci ont deux ans pour voter une loi nationale conforme aux grands principes de la directive – ce qui laisse une petite marge de manœuvre pour l’appliquer différemment selon les pays.
Dans le cas présent, la France doit transposer avant le 9 juin 2018 la directive du 8 juin 2016 sur le secret des affaires en votant une loi, sous peine de sanctions.


Quel est l’enjeu ?
La directive vise à protéger les entreprises contre le vol de leurs secrets industriels ou leur divulgation à des concurrents ou au grand public. Qu’il s’agisse d’une recette, d’un brevet, d’un secret de fabrication, d’une donnée économique stratégique ou d’un document interne, ces informations confidentielles peuvent s’avérer précieuses. Or, selon les entreprises, les moyens de rétorsion contre ceux qui les subtilisent ou les diffusent étaient insuffisants dans l’UE. Elles réclamaient donc une uniformisation de la loi, leur permettant d’obtenir réparation en cas de violation et de punir les coupables.
Le souci du secret d’une entreprise peut cependant parfois entrer en contradiction avec l’intérêt général. Il est par exemple admis dans une démocratie qu’une entreprise doive publier chaque année ses comptes si elle est côtée en bourse, rendre compte de ses grandes décisions à ses salariés ou coopérer avec le fisc et la justice. De même, les journalistes et les lanceurs d’alerte estiment que le droit d’informer doit pouvoir justifier la révélation de certaines informations.
C’est cette tension entre deux objectifs parfois antagonistes qui a nourri la controverse pendant la préparation de cette directive. Les observateurs les plus critiques y voyaient une arme des multinationales pour bâillonner la liberté d’informer, et empêcher de nouveaux scandales financiers de type « LuxLeaks » ou « Panama Papers ». En effet, des entreprises empêtrées dans ce genre d’affaires d’évasion fiscale pourraient être tentées d’invoquer le secret des affaires pour empêcher la publication d’informations confidentielles compromettantes sur leurs pratiques.
Qu’est-ce qui va changer ?
La proposition de loi déposée par les députés de La République en marche le 19 février ne recèle guère de surprises : elle suit le texte de la directive européenne, que l’on connaît depuis 2016. Elle rend illégale l’obtention, l’utilisation ou la divulgation d’une information qui répond à ces trois critères :
Elle n’est pas connue ou aisément accessible à des personnes extérieures à l’entreprise ;Elle revet une valeur commerciale parce qu’elle est secrète ;Elle a fait l’objet de mesures de protection « raisonnables » de la part de l’entreprise.
Dès lors que ces conditions sont réunies, l’entreprise peut saisir la justice afin de prévenir ou faire cesser l’atteinte à son secret des affaires : cela peut aller de la destruction des disques durs sur lesquels l’information serait stockée, jusqu’à l’interdiction préventive d’une prise de parole visant à divulguer le secret. L’entreprise peut également réclamer à celui qui a violé son secret une réparation financière, proportionnelle à la perte subie et au préjudice moral que l’affaire lui a causé.
Cet arsenal a de quoi dissuader nombre d’aspirants espions industriels. Mais quid des journalistes, lanceurs d’alerte et salariés ? Pour eux, la loi prévoit des protections spécifiques. Ces dernières avaient déjà été obtenues dans le cadre de la directive européenne, sous la pression des organisations de la société civile et des associations de journalistes.
Les journalistes seront-ils protégés ?
La proposition de loi considère que le secret des affaires ne peut pas s’appliquer lorsqu’il s’agit d’« exercer le droit à la liberté d’expression et de communication, y compris le respect de la liberté de la presse ». Il est donc improbable que des entreprises puissent utiliser cette loi pour bloquer la publication d’une enquête ou réclamer des dommages et intérêts à un journal.
Ce qui ne signifie pas que les journalistes sont totalement protégés contre de telles pressions. Les nombreux angles d’attaque judiciaire qui étaient déjà à la disposition des entreprises avant cette loi demeurent. Par exemple, l’enseigne Conforama a récemment réussi à faire retirer un article de l’hebdomadaire Challenges faisant état de ses difficultés financières. Il a pour cela invoqué non pas le secret des affaires, mais une disposition du code du commerce français qui interdit de rendre publiques les procédures de « mandat ad hoc ».

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                Liberté de la presse : Des sociétés de journalistes solidaires de « Challenges »



Même si la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales garantit la liberté d’expression, elle autorise des restrictions à son exercice dans certains cas – et notamment « la protection de la réputation ou des droits d’autrui » et « la divulgation d’informations confidentielles ».
Que prévoit le projet de loi pour les lanceurs d’alerte ?
Pour eux, la situation est plus compliquée. La loi prévoit que le secret des affaires ne saurait être opposé aux personnes qui révèlent « de bonne foi une faute, un acte répréhensible ou une activité illégale dans le but de protéger l’intérêt public général ». Elle fait aussi référence à la loi « Sapin 2 », qui a pour la première fois défini et protégé le statut de lanceur d’alerte en décembre 2016.
Le problème réside précisément dans cette définition du lanceur d’alerte. Celle-ci est relativement claire pour la dénonciation de faits illégaux commis par l’entreprise. Mais un lanceur d’alerte peut aussi révéler au nom de l’intérêt général des faits légaux mais contraires à l’éthique : ce fut par exemple le cas dans l’affaire LuxLeaks, avec la mise au jour d’accords fiscaux secrets conclus entre l’administration luxembourgeoise et le cabinet PricewaterhouseCoopers pour le compte de grandes multinationales, qui n’étaient pas illégaux à l’époque. Les tribunaux protégeront-ils aussi les lanceurs d’alerte dans de pareils cas, en estimant que leurs révélations relèvent de l’intérêt général ?
« Selon nous, la transparence doit devenir la règle et le secret l’exception », avait déclaré Daniel Lebègue, directeur de l’ONG Transparency International, dans les colonnes du Monde en 2016. C’est la logique inverse qui s’appliquera aux lanceurs d’alerte qui, contrairement aux journalistes, devront faire la preuve de leur bonne foi pour être protégés. De quoi nourrir une incertitude juridique qui pourrait dissuader les velléités de dénonciation.

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                Secret des affaires, transparence : où placer le curseur ?



Les salariés seront-ils protégés ?
La loi prévoit une troisième exception au secret des affaires, pour les salariés qui obtiennent des informations internes sur leur entreprise et les transmettent à leurs représentants (des délégués syndicaux, par exemple). Elle pose toutefois une condition importante à cette protection : la divulgation de l’information doit être « nécessaire » à l’exercice des fonctions du représentant du salarié. Ce qui pourrait encore une fois être sujet à interprétation de la part des tribunaux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤ Sérieusement bousculés sur le marché publicitaire, les médias américains maintiennent la pression sur Google et Facebook, et appellent les annonceurs à collaborer.
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Les médias américains souhaitent plus de régulation face à Google et Facebook

Sérieusement bousculés sur le marché publicitaire, les médias américains maintiennent la pression sur Google et Facebook, et appellent les annonceurs à collaborer.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 17h34
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 18h17
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



   


Leurs audiences ne cessent de croître et leurs revenus stagnent. Exaspérés par le duopole de Google et Facebook sur les recettes publicitaires, les médias américains en appellent à l’Etat. Dans une tribune publiée par le Wall Street Journal, le 25 février, David Chavern, président de la News Media Alliance (NMA), un syndicat d’éditeurs qui regroupe près de 2 000 journaux aux Etats-Unis et au Canada, souhaite une dérogation relative aux lois antitrust pour les médias américains.
Dans le cadre actuel, au nom de cette législation, les éditeurs de presse n’ont pas le droit de négocier collectivement face à Google et Facebook. Après avoir publié une première lettre ouverte en juillet 2017, les membres de la NMA ont décidé de mettre en place le premier comité d’action politique afin d’intensifier leurs efforts de lobbying au Congrès.
« Les lois antitrust américaines ont été conçues pour promouvoir une concurrence loyale et empêcher la mise en place de monopoles. Aujourd’hui, elles faussent la concurrence loyale entre les médias traditionnels et les géants de la Silicon Valley », a affirmé M. Chavern.

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                Abonnements, données : les promesses de Google aux médias



Selon la chaîne de télévision américaine CNBC, Google et Facebook captent désormais 83 % de la croissance des revenus publicitaires numériques et 73 % de la publicité numérique globale aux Etats-Unis. Alors que l’audience des éditeurs a grimpé de 42 % entre 2014 et 2016, leurs revenus publicitaires ont baissé de plus de 3 milliards d’euros. « Si les autorités ne peuvent pas protéger la société de l’influence des trusts modernes, le gouvernement devrait au moins se retirer et laisser les éditeurs se protéger eux-mêmes », ajoute M. Chavern.
« Reconnaître la valeur sociale du journalisme »
Facebook et Google ont présenté quelques solutions, notamment pour faciliter le recrutement et la fidélisation des abonnés. Ces annonces n’ont toutefois pas convaincu Rupert Murdoch, propriétaire du Wall Street Journal et président exécutif du groupe de presse News Corp.
Pour lui, « reconnaître la valeur sociale du journalisme professionnel » passe d’abord par « une indemnité d’utilisation, similaire au modèle adopté par les câblo-opérateurs », a-t-il déclaré, dans une lettre ouverte publiée, en janvier, après les annonces faites par les deux géants du numérique.
La presse n’est cependant pas la seule à exiger un changement de la législation pour faire face à la mainmise du duopole sur les recettes publicitaires. Jeff Zucker, président de CNN, a également orienté ses critiques vers les firmes de la Silicon Valley et souhaité une meilleure coopération des annonceurs. « Je pense que nous avons besoin de l’aide du monde de la publicité et du monde de la technologie pour trouver de nouvelles façons de monétiser le contenu numérique, sinon le bon journalisme disparaîtra », s’est-il alarmé, lundi 26 février, lors d’un discours au Mobile World Congress de Barcelone.
« Personne ne pense aux monopoles que sont devenus Facebook et Google. C’est là que le gouvernement devrait chercher à s’assurer que tout le monde survive. Je pense que c’est le plus gros problème auquel sera confronté le journalisme dans les années à venir », a-t-il conclu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ Il couvrait depuis plus de vingt ans la vie politique pour le quotidien « Libération » : le photographe de presse Laurent Troude est mort, samedi 24 février, à l’âge de 50 ans.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
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Mort du photojournaliste Laurent Troude

Il couvrait depuis plus de vingt ans la vie politique pour le quotidien « Libération » : le photographe de presse Laurent Troude est mort, samedi 24 février, à l’âge de 50 ans.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 16h42
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 19h06
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Jean-Claude Coutausse (Photojournaliste pour « Le Monde »)







                        



                                


                            

Le photojournaliste Laurent Troude est mort, samedi 24 février, à Paris, à l’âge de 50 ans. Né le 4 février 1968 à Rouen, il fait ses premières armes dans la photo en travaillant pour le bulletin municipal d’une banlieue rouge, puis démarre sa carrière professionnelle à L’Humanité. Au milieu des années 1990, il rejoint Libération et « couvre » des manifestations parisiennes. Jusqu’à sa disparition, il photographiera la vie politique pour ce quotidien.
C’est très ingrat, le photojournalisme politique : des heures d’attente derrière des cordons, les coups vicieux des services d’ordre, le mépris des communicants, peu de voyages derrière le périphérique et jamais au-delà des Pyrénées. Cette discipline reste malgré tout la seule à vous réserver la possibilité, l’espace d’un 250e de seconde, de prendre le pouvoir sur ceux qui ont le pouvoir.
La grâce
Laurent savait tirer pouvoir de chaque instantané. Il n’était pas neutre, assumait son point de vue et croyait en la fonction sociale de son travail. Il avait sa place dans la « meute », comme disent ceux qui ignorent l’ordre savant qui règne dans les grandes mêlées de preneurs d’images. Il ne courait ni les prix ni les expos dans les festivals. Pas besoin de ce genre de reconnaissance lorsqu’on est publié tous les jours.
Laurent avait la grâce. Ceux qui l’ont dans ce métier se comptent sur les doigts d’une main. Il voyait ce que les autres ne voyaient pas et savait le raconter à coups de cadrages et de compositions au rasoir. On reconnaissait ses images. Elles n’avaient pas besoin d’être soutenues par des arguments pompeux et se justifiaient d’elles-mêmes. Il savait casser les mises en scène et tirer des images pertinentes des situations misérables que nous fournit la communication politique.
Sa présence ne rassurait jamais, mais vous rendait meilleur. Voir débarquer dans la cour de l’Elysée ou de Matignon sa grande silhouette à la démarche nonchalante...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤ Le groupe Le Monde organise, du 13 au 15 juillet, la troisième édition du Festival international de journalisme de Couthures-sur-Garonne, dans le Lot-et-Garonne.
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A Couthures-sur-Garonne, un festival pour discuter de l’actualité sans tabou

Le groupe Le Monde organise, du 13 au 15 juillet, la troisième édition du Festival international de journalisme de Couthures-sur-Garonne, dans le Lot-et-Garonne.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 12h48
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 13h04
   





                        



   


Toutes celles et tous ceux qui ont participé, à un titre ou un autre, aux deux premières éditions du Festival international de journalisme de Couthures-sur-Garonne (Lot-et- Garonne) sont unanimes : l’esprit du lieu, cet attachant village de 400 habitants situé dans une boucle du fleuve, est à part et fait de ce rendez-vous un événement singulier.
Un événement où se retrouveront pendant trois jours, du 13 au 15 juillet, dans une ambiance à la fois attentive et ­décontractée, journalistes de tous bords, passionnés d’actualité, invités, artistes et festivaliers, attirés là par leur goût de l’information, de l’échange et des médias, qu’ils soient écrits, audiovisuels ou numériques.
Ces trois jours nous offrent l’occasion d’appuyer sur pause et de nous poser ensemble les bonnes questions sur l’année écoulée et ce qui nous attend : questions sur l’actualité, questions sur le fonctionnement des médias et de l’information, sans tabou mais loin des invectives qui stérilisent trop souvent des débats pourtant nécessaires.
Pour nous, médias, souvent critiqués pour notre parisianisme et notre élitisme, c’est – ne le cachons pas – l’occasion de recréer du lien avec vous qui nous lisez, nous écoutez, nous regardez. De partager du temps, d’écouter vos critiques, d’échanger, pourquoi pas autour d’un café sur la place du village ou d’un verre sur la prairie qui surplombe le fleuve.
Le succès du « speed-dating » entre journalistes et festivaliers lors des deux premières éditions nous incite à multiplier ces temps de dialogue, auxquels participeront notamment les journalistes du groupe Le Monde (Courrier international, le HuffPost, Le Monde, Le Monde diplomatique, L’Obs, Télérama et La Vie).

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Sept thématiques abordées
Cette troisième édition sera en effet organisée par le groupe Le Monde, en partenariat avec l’association du festival, Les Ateliers de Couthures, et avec le soutien de la région Nouvelle-Aquitaine, du département du Lot-et-Garonne, de Val de Garonne Agglo et de la ville de Marmande. Sud-Ouest, France 3 Nouvelle-Aquitaine et le quotidien suisse Le Temps sont également partenaires de l’événement.
Les débats, rencontres, projections, performances artistiques, expositions et ateliers divers se déclineront autour de sept thématiques, à savoir : intelligence arti­ficielle, vivre avec les robots ; les chemins de l’exil ; après ­#metoo, où sont les hommes ? ; vins du futur, futur du vin ; journalisme et politique, fatale attraction ; éducation à l’information : tout est à (re) faire ; journalistes, des historiens de l’immédiat ?
Des ateliers d’initiation au journalisme seront organisés pour les enfants et les adolescents, afin de permettre aux festivaliers de venir en famille en cette période de vacances. Le soir, concerts, performances et DJ-sets prendront le relais sur la place du village.
Les amateurs de football ne seront pas oubliés, puisque la finale de la Coupe du monde en Russie, prévue le 15 juillet, sera diffusée sur écran géant et qu’une « autre finale » sera proposée simulta­nément pour les allergiques au ballon rond. La liste complète des activités et toutes les informations nécessaires seront dispo­nibles prochainement sur le site du festival, Les-ateliers-de-couthures.fr.



                            


                        

                        


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édition abonné


Mediaset : le projet de « Netflix latin » de Vincent Bolloré en échec

Le délai de médiation entre Vivendi et le groupe de médias contrôlé par la famille Berlusconi est dépassé. La justice italienne va fixer la suite de la procédure.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 12h09
    |

            Alexandre Piquard








                        



                                


                            

Cette fois-ci, c’est fini : il n’y aura pas d’accord entre Vivendi et Mediaset avant le 27 février, date butoir fixée par le médiateur avant la reprise des hostilités juridiques. La justice italienne devait donc fixer mardi la suite de la procédure : le groupe de médias de la famille Berlusconi réclame à son homologue du clan Bolloré des dommages et intérêts pour avoir rompu sa promesse d’acheter la filiale de télévision payante Mediaset Premium. Vivendi pourrait devoir payer plusieurs centaines millions d’euros.
Officiellement, la maison mère de Canal+ et Universal ne commente pas et rappelle qu’un accord reste possible avant le procès. Mais une source proche du dossier reconnaît que « le délai supplémentaire accordé en décembre par le médiateur n’a pas amélioré les choses, au contraire ». « A l’époque, un accord était proche », ajoute-t-elle. Depuis, le clan de Silvio Berlusconi a voulu créer un nouveau rapport de forces, en misant sur le climat électoral favorable, ajoute cette source. En effet, le « Cavaliere », moribond il y a quelques années, a retrouvé du poids sur la scène politique italienne, à l’approche des élections générales du 4 mars. De plus, Vivendi n’a jamais transmis à Mediaset de « proposition ferme », précise une source proche du dossier en Italie.

Pour Vincent Bolloré et Vivendi, c’est un échec important : sur la méthode, ce ratage sanctionne l’approche de l’industriel, habitué à forcer les opportunités en mêlant le goût du rapport de forces à la connaissance fine du droit de la Bourse et des entreprises. Cette recette a réussi avec Vivendi ou Havas, mais n’a pas donné de résultats avec Mediaset, dirigée par un clan Berlusconi initialement bien disposé à l’égard de la famille Bolloré. Vivendi paye aussi l’erreur de ne pas avoir su bien évaluer la valeur de l’actif Mediaset Premium, avant de signer pour l’acheter. Malgré des semaines, des mois, puis des années de messages rassurants, les dirigeants...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-10"> ¤ Comcast a fait mardi une offre 25 milliards d’euros pour prendre son contrôle, défiant le magnat Rupert Murdoch et Disney qui compte racheter la majeure partie de la Fox.
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Le bouquet britannique Sky au cœur d’une bataille entre barons des médias

Comcast a fait mardi une offre 25 milliards d’euros pour prendre son contrôle, défiant le magnat Rupert Murdoch et Disney qui compte racheter la majeure partie de la Fox.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 09h51
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 11h06
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



   


Nouveau rebondissement dans le feuilleton haletant de la bataille pour acheter le bouquet satellite britannique Sky, le plus gros d’Europe : le géant américain Comcast, un câblo-opérateur qui possède aussi NBC et les studios Universal, a surenchéri mardi 27 février, proposant 22,1 milliards de livres (25,1 milliards d’euros) pour prendre le contrôle du groupe.
Comcast défie ainsi Disney, qui a fait en décembre une offre géante de 52,4 milliards de dollars (42,8 milliards d’euros) sur la majeure partie des actifs de 21st Century Fox, le groupe du magnat Rupert Murdoch, qui comprend le contrôle de Sky. Désormais, une bataille entre les deux groupes américains se profile, avec la possibilité de voir les enchères augmenter. « La seule certitude est que les Murdoch seront plus riches à la fin », note Claire Enders, d’Enders Analysis, l’une des meilleures connaisseuses des médias anglo-saxons.
Un casting de rêve
Cette bataille ferait une parfaite série télévisée, avec un casting de rêve. Intitulons-la « Barons (des médias) ». Son personnage principal ? Rupert Murdoch, 87 ans dans un mois, multimilliardaire aux quatre mariages, méchant caricatural, propriétaire de l’ultraconservatrice chaîne d’information Fox News, qui murmure à l’oreille du président Donald Trump. Face à lui, Brian L. Roberts, patron et principal actionnaire de Comcast, fils du fondateur du groupe. Voix grave à l’accent de la côte Est américaine, l’héritier mène l’expansion de son entreprise à marche forcée : fini de se contenter des tuyaux (téléphone, Internet, télévision…), il veut aussi contrôler les contenus et a racheté NBC Universal il y a sept ans. Quant à Disney, marque emblématique dirigée par Bob Iger, il est embarqué dans la même course à la taille.
Tous craignent la concurrence de Netflix et de la vidéo à la demande sur Internet, qui est en train de révolutionner la façon dont la télévision est regardée. L’heure de gloire des câblo-opérateurs et des bouquets satellites est passée, d’où cette bataille de géants pour être toujours plus gros et puissant.
Scandales et coups de théâtre
Résumé des saisons précédentes. En 1990, déjà à la tête d’un empire de journaux, Rupert Murdoch devine que l’heure de la télévision payante est venue. Il crée Sky au Royaume-Uni et en fait un succès retentissant, à coups de football et de films. Avec 23 millions d’abonnés, le groupe est une vache à lait financière.
Saison 2, en 2011. Sky est extrêmement rentable, mais la famille Murdoch n’en possède que 39 %. Le patriarche veut s’emparer du reste et lance une offre. Un scandale retentissant rend l’opération impossible. Le Guardian révèle que l’un des tabloïds du magnat, News of the World, a eu recours à des écoutes téléphoniques illégales pour obtenir des scoops. Le milliardaire se voit forcé de reculer, puis scinde son empire en deux, entre l’audiovisuel (21st Century Fox) et les journaux (News Corp).
Saison 3, épisode 1, juin 2017. James Murdoch, le très ambitieux fils cadet, désormais installé à New York, n’a jamais digéré l’échec de 2011. Sous sa houlette, 21st Century Fox lance une nouvelle offre sur Sky. L’opposition au Royaume-Uni est virulente, et la Commission sur la concurrence estime que cette acquisition pose un problème de pluralité des médias : les Murdoch posséderaient le Times, le Sun, et la chaîne d’information en continu Sky News. C’est trop. La Commission demande des garde-fous. La famille est actuellement en négociations pour résoudre ce problème.

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Episode 2, décembre 2017. Coup de théâtre. Le vieux Rupert Murdoch, toujours aussi rusé, a senti le vent tourner : face à la concurrence grandissante de Netflix et d’Internet, il cède la majeure partie d’un empire au sommet de sa valeur à Disney, pour 52,4 milliards de dollars (66 milliards de dollars en comptant les 13,7 milliards de dettes). Dans la corbeille se trouvent les 39 % de Sky, et la volonté de laisser la famille Murdoch mener à son terme l’acquisition du reste du bouquet satellite.
Une guerre fratricide ?
L’épisode 3 vient de se jouer ce mardi, avec l’arrivée de Comcast dans la bataille. Les épisodes suivants s’annoncent compliqués à écrire. Disney pourrait faire une offre directe sur Sky, pour contrer Comcast. Ou alors, Rupert Murdoch pourrait mener la contre-offre lui-même, avant de céder le tout à Disney. Sachant que les régulateurs peuvent aussi tout bousculer, en particulier aux Etats-Unis, où l’acquisition de 21st Century Fox par Disney pose de sérieuses questions de position dominante.

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Assiste-t-on, comme dans toute bonne série, à une guerre fratricide entre les magnats américains ? Pas du tout, répond Mme Enders. « Ces oligarques sont des amis aux Etats-Unis. Rupert Murdoch et Brian L. Roberts en particulier se connaissent depuis très longtemps. » Ce qui n’est pas une raison pour ne pas faire monter les enchères et vendre au plus offrant.
Reste enfin le possible coup de théâtre final : une offre de Comcast sur l’ensemble de 21st Century Fox, allant bien au-delà de Sky. Mardi, Brian L. Roberts a soigneusement évité de répondre aux questions sur ses ambitions dans ce domaine. Ce sera pour la prochaine saison. On n’arrête pas ainsi une série qui a un tel succès.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-11"> ¤ Après l’éviction de la rédactrice en chef Aude Rossigneux, l’ancien député écologiste a décidé de jeter l’éponge.
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Noël Mamère quitte Le Média, le site d’information de la gauche alternative

Après l’éviction de la rédactrice en chef Aude Rossigneux, l’ancien député écologiste a décidé de jeter l’éponge.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 17h47
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 06h39
    |

            Abel Mestre








                        



   


Le Média, pure-player de la gauche alternative, soutenu par des proches de La France insoumise (LFI), traverse une zone de turbulences. Après l’éviction de sa rédactrice en chef, Aude Rossigneux, l’ancien député Noël Mamère a confirmé au Monde avoir décidé de quitter Le Média, comme l’avait rapporté plus tôt France Culture, lundi 26 février. L’ancien maire de Bègles a déclaré au Monde : 
« Je ne souhaite pas faire de bruit autour de ça. Mais je suis très perturbé par la situation faite à Aude Rossigneux. J’ajoute à cela le traitement, vendredi, du conflit en Syrie. On ne peut pas dresser un parallèle entre Bachar Al-Assad et l’opposition. C’est contraire à ce que je pense. Comme mes interventions se font dans le cadre du JT, je me sens engagé par ce qui se dit dans ce journal. J’ai proposé à Gérard Miller [un des fondateurs] et à Sophia Chikirou [directrice générale] d’écrire un texte d’explication qui pourrait être lu à l’antenne. J’attends leur réponse. Je suis rentré en homme libre dans ce projet et je repars en homme libre. J’ai pu exercer mon métier de manière totalement libre. »

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Interrogé dimanche par l’AFP, Noël Mamère, qui avait renoué avec son métier de journaliste en rejoignant la rédaction du Média, avait déjà dit s’être « inquiété » auprès de Gérard Miller d’une « éviction [qu’il] trouve effectivement brutale ». « En fonction de ce qui est en train de se passer, je prendrai mes décisions en homme libre », avait-il ajouté.
Coup dur
C’est un coup dur pour Le Média. Noël Mamère, qui n’est pas membre de LFI et qui ne partage pas nombre d’options politiques de Jean-Luc Mélenchon, était le symbole d’une certaine ouverture du pure-player. Les fondateurs citaient souvent l’ancien candidat à l’élection présidentielle comme preuve de leur indépendance vis-à-vis de LFI.
« Je suis triste de son départ, mais c’est une décision que je comprends, je la respecte, même si j’aurais préféré qu’elle soit autre, a de son côté réagi Sophia Chikirou. Il a été pris dans un conflit de loyauté, c’est Aude Rossigneux qui nous l’avait présenté. »

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Dimanche soir, dans un communiqué adressé à l’AFP, les journalistes du Média, « tout en remerciant Aude Rossigneux pour le travail accompli avant et pendant le lancement du titre », ont écrit ne pas se reconnaître « dans la description qu’elle dresse de la rédaction et du Média ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤ Jan Kuciak avait publié des enquêtes sur des soupçons de fraudes fiscales impliquant Ladislav Basternak, le propriétaire d’un complexe immobilier.
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Slovaquie : la police enquête sur le meurtre d’un journaliste d’investigation

Jan Kuciak avait publié des enquêtes sur des soupçons de fraudes fiscales impliquant Ladislav Basternak, le propriétaire d’un complexe immobilier.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 15h39
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 11h56
    |

                            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        


Il était âgé de 27 ans, mais Jan Kuciak, du site Aktuality.sk, figurait déjà dans le carré de tête des meilleurs journalistes d’investigation de Slovaquie. Le mobile de son meurtre est d’ailleurs « très probablement lié » à son travail, selon la police locale. Jan Kuciak a été assassiné à bout portant avec sa compagne, Martina Kusnirova, dans la maison que le couple envisageait de retaper, à 65 kilomètres de la capitale, Bratislava, pour se construire un nid d’amour, en vue d’un probable mariage.
C’est la mère de Martina Kusnirova qui avait donné l’alerte, sans nouvelles du couple depuis plusieurs jours. Les secours ont trouvé deux corps gisant sans vie non loin l’un de l’autre, lundi 26 février. Lui avait été touché à la poitrine ; elle, à la tête. La date exacte de leur mort, entre le 22 et le 25 février, n’est pas encore établie.
L’assassinat d’un journaliste, par balle, survient pour la première fois dans ce pays d’Europe centrale depuis qu’il a rejoint l’Union européenne (UE), en 2004. Il suscite autant de sidération que d’émotion : ces dix dernières années, Reporters sans frontières a fait état de « seulement » trois meurtres de journaliste au sein de l’UE, en dehors du massacre de la rédaction de Charlie Hebdo, en 2015. L’ONG a d’ailleurs immédiatement réagi, réclamant « l’ouverture d’une enquête, afin de comprendre les circonstances exactes de la mort ».

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Contexte tendu
Mais la mort violente de Jan Kuciak survient dans un contexte particulièrement tendu. Depuis le retour au pouvoir du populiste de gauche (Smer) Robert Fico, en mars 2016, dans une coalition avec l’extrême droite, la presse slovaque a sorti plusieurs affaires de corruption impliquant le gouvernement. Et en pleine conférence de presse, le chef de l’exécutif, interrogé sur des révélations gênantes pour son pouvoir, a déjà insulté les journalistes, traitant certains d’entre eux de « sales prostitués antislovaques ».

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Pour sa part, Jan Kuciak avait publié des enquêtes sur des soupçons de fraudes fiscales impliquant Ladislav Basternak, le propriétaire d’un complexe immobilier dans lequel réside M. Fico. En septembre 2017, il avait déposé une main courante à l’encontre d’un autre businessman, Marian Kocner, qui avait également acquis un appartement dans cet immeuble, avant de le revendre. Sur Facebook, Jan Kuciak avait dit avoir été menacé par ce dernier et disait avoir porté plainte, sans avoir jamais eu de réponse de la police, quarante-quatre jours après.
Il avait également écrit sur un autre oligarque proche du parti au pouvoir, Miroslav Bödör. « Sa mort est une grande perte pour la Slovaquie et un très mauvais signal envoyé à ceux qui se montrent critiques » a réagi Gabriel Sipos, de Transparency International, qui connaissait Jan Kuciak depuis deux ans.
« Quatre-vingt-dix pour cent des meurtres de journaliste ont lieu dans des pays où la corruption est importante. Mais il faut rester prudent quant aux mobiles du meurtre. Jan Kuciak travaillait en ce moment sur un dossier totalement inédit. »
Un million d’euros de récompense
Tom Nicholson, un journaliste d’investigation anglo-canadien connaissant très bien la Slovaquie, a indiqué aux médias du pays que Jan Kuciak travaillait récemment sur des soupçons de fraude en rapport avec des fonds structurels européens, organisée par la Mafia italienne, dans l’est de la Slovaquie.
L’opposition juge toutefois problématique tout maintien d’un membre du parti SMER au ministère de l’intérieur. « Les gens du Smer ont multiplié les attaques verbales à l’encontre des journalistes, s’insurge la députée de l’opposition Veronika Remisova. Ils ont participé au développement d’un climat délétère. »
Le premier ministre, Robert Fico, a dénoncé ce double meurtre :
« Depuis 1998, tous les gouvernements slovaques ont respecté le rôle des médias dans la société slovaque et considéré la liberté de la presse comme faisant partie, de manière irremplaçable, de notre démocratie. »
Robert Kalinak, le ministre de l’intérieur, lui-même souvent visé par le travail d’investigation de journalistes de son pays, a promis de tout faire pour que l’enquête aboutisse. Le gouvernement offre même un million d’euros à toute personne fournissant des informations permettant de confondre les assassins du journaliste et de sa compagne. Il demande aussi à l’opposition de ne pas instrumentaliser l’affaire.
Une marche rendant hommage à Jan Kuciak et visant à protester contre la corruption doit avoir lieu prochainement, après la formation spontanée d’un comité de soutien sur Facebook.
De son côté, le président du Parlement européen, Antonio Tajani, a également condamné le meurtre. « L’UE ne peut pas accepter qu’un journaliste soit tué pour avoir fait son travail. J’appelle les autorités slovaques à lancer une enquête minutieuse avec un soutien international si nécessaire », a écrit M. Tajani sur son compte Twitter. L’organisation Reporters sans frontières a, quant à elle, réclamé « l’ouverture d’une enquête afin de comprendre les circonstances exactes de la mort ».

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤ Jean-Luc Vergne, 69 ans, sera président par intérim de Radio France à partir du jeudi 1er mars, en remplacement de Mathieu Gallet qui est révoqué.
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Radio France : Jean-Luc Vergne, PDG par hasard

Jean-Luc Vergne, 69 ans, sera président par intérim de Radio France à partir du jeudi 1er mars, en remplacement de Mathieu Gallet qui est révoqué.



Le Monde
 |    26.02.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 10h10
    |

            François Bougon








                        



                                


                            

Est-ce l’approche du cinquantenaire de Mai 68 ? Ou une lointaine ressemblance physique avec le journaliste Serge July – le nez, la chevelure et la barbe poivre et sel évoquent l’ex-maoïste fondateur de Libération ? Toujours est-il qu’en plein entretien avec Jean-Luc Vergne, 69 ans, président par intérim de Radio France à partir du jeudi 1er mars, on ne peut s’empêcher de lui poser la question : qu’a-t-il fait de sa jeunesse ?
En 1968, à Bordeaux, il a participé aux manifestations, comme beaucoup de gens de sa génération. Né vingt ans plus tôt dans une famille modeste, d’un père ouvrier charpentier et d’une mère qui avait quitté l’école tôt, il avait soif de liberté dans une France gaulliste compassée et autoritaire. Certains voulaient tout renverser. Pas lui. Il n’a jamais été ni mao, ni trotskiste, ni « situ », et la révolution n’était pas son credo. On ne pourra pas donc dire qu’il est passé du col Mao aux grands groupes industriels français.
Influencé par une tradition familiale de gauche, il fut en revanche membre de l’UNEF, le syndicat étudiant ; à l’occasion, il a fait le coup de poing, toujours à Bordeaux, contre les « fachos » d’Occident. Cinquante ans après, il ne renie pas cette époque militante, même s’il n’a jamais pris de carte dans un quelconque parti politique – sauf dernièrement pour suivre La République en marche d’Emmanuel Macron, mais, précise-t-il légèrement jésuite, il s’agit d’un « mouvement »….

Au contraire, il défend ce moment de grande liberté, qui a permis à la société française de se décorseter : « Il y avait un côté festif, ouvert sur le monde, un côté égalité et justice. » « Beaucoup d’idées qui ont influencé Valéry Giscard d’Estaing ou Mitterrand par la suite ont émergé en 1968 », affirme-t-il dans ce café de la place du Trocadéro, au cœur des beaux quartiers parisiens, où il nous a donné rendez-vous.
« Escalier social »
Il habitait sur la rive...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤ Gérard Miller, l’un des fondateurs du site d’information proche de La France insoumise, répond à l’ancienne rédactrice en chef.
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« Le Média » se défend de tout « licenciement » et juge « infâmes » les accusations d’Aude Rossigneux

Gérard Miller, l’un des fondateurs du site d’information proche de La France insoumise, répond à l’ancienne rédactrice en chef.



Le Monde
 |    25.02.2018 à 17h31
 • Mis à jour le
26.02.2018 à 07h26
    |

            Abel Mestre








                        



   


La riposte est en cours. Après la publication par le site spécialisé Electron libre, samedi 24 février, d’un mail d’Aude Rossigneux, annonçant son éviction du poste de rédactrice en chef du pure player Le Média, les fondateurs de ce site d’information proche de La France insoumise entendent répondre point par point. Dans un communiqué de la rédaction diffusé dimanche soir, les journalistes de la webtélé, « tout en remerciant Aude Rossigneux pour le travail accompli avant et pendant le lancement du titre », affirment ne pas se reconnaître « dans la description qu’elle dresse de la rédaction et du Média ».
« Ils déplorent avoir été instrumentalisés dans un règlement de comptes dont la finalité est d’habiller un départ. Les valeurs du Média demeurent inchangées. »

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                « Le Média » se sépare de sa rédactrice en chef Aude Rossigneux



Dans sa lettre, Mme Rossigneux dresse un portrait au vitriol de la nouvelle webtélé. Sa rupture de contrat aurait été « brutale », et « violente ». Des salariés seraient « au bord du burn-out ». Et, selon elle, la gestion humaine serait proche d’une entreprise du groupe de Vincent Bolloré, personnage honni à gauche.
Silencieux jusqu’à présent, Gérard Miller − qui fait partie du comité de pilotage avec notamment Sophia Chikirou, sa directrice générale et par ailleurs stratège en chef de la communication de Jean-Luc Mélenchon − confie auprès du Monde qu’il n’a « jamais été question d’un licenciement » de Mme Rossigneux. « C’est la fin de sa période d’essai. Cela peut se faire à la demande de l’employeur ou du salarié », précise le psychanalyste. M. Miller conteste le contenu de la missive de la journaliste, aussi bien sur le fond que sur la forme. Pour lui, il n’y eut aucune « brutalité », contrairement à ce qu’affirme Aude Rossigneux.
« Réorganiser la formule »
« Quand on l’a prévenue qu’on souhaitait mettre fin à sa période d’essai, on lui a proposé de continuer avec nous », note le psychanalyste. « On voulait qu’elle prenne la tête d’une émission hebdomadaire, continue M. Miller. Elle nous a proposé deux émissions − une sur la santé, l’autre sur le jazz et le vin. On était OK pour une émission sur la santé. » Selon M. Miller, c’est à ce moment-là qu’aurait été convenu avec Mme Rossigneux de ne pas « communiquer tout de suite » sur le sujet. La comparaison avec les entreprises Bolloré a été mal vécue par la direction. Gérard Miller :
« On a mal pris la comparaison avec Bolloré. C’est d’une méchanceté inouïe, c’est infâme. Mais quand on veut tuer son chien on l’accuse d’avoir la rage. »
Pour le comité de pilotage du pure player, les raisons de l’éviction de Mme Rossigneux trouvent son origine sur un malentendu. Pour M. Miller, il n’a jamais été question pour Le Média d’avoir « une présentatrice unique du JT » ou une « rédactrice en chef ». « On lui avait dit qu’on ne voulait pas d’une hiérarchie comme dans les autres médias, assure l’ancien militant de la Gauche prolétarienne. Elle était journaliste, comme les autres. On voulait aussi, dès le début, une présentation tournante du JT. On lui a dit, au bout d’un mois, qu’il fallait réorganiser la formule. Elle ne voulait pas faire autre chose. »
M. Miller assure par ailleurs que l’ambiance est bonne au sein de la rédaction. « Il n’y a aucun arrêt de travail pour burn-out », affirme-t-il. Depuis dimanche après-midi, des journalistes du Média se relaient sur Twitter pour dire qu’il n’y a pas de souci en interne. Et ainsi allumer un contre-feu à la polémique qui frappe le jeune média dont les audiences du JT sont en baisse depuis son lancement le 15 janvier, si l’on se fie aux vues sur YouTube.

Pas vu l'ombre d'un Bolloré dans les couloirs du @LeMediaTV. Aucune souffrance ni brutalité. Calmons-nous #LeMedia— VirginieCresci (@Virginie Cresci)


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Pour moi #LeMédia n'est pas un lieu de souffrance, mais un lieu où ma singularité journalistique est accueillie avec bienveillance.— kouamouo (@kouamouo)


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"Brutalité", "burn out" ou "Bolloré". Des mots qui ne me concernent pas à #leMédia— Yanmdi (@Yanis Mhamdi)


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤ La journaliste présentait le journal télévisé du « pure player » de la gauche alternative depuis son lancement en janvier. Dans une lettre, elle dénonce la « brutalité » de la décision et évoque des tensions au sein d’une rédaction « pas loin du burn-out ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/02/2018
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« Le Média » se sépare de sa rédactrice en chef Aude Rossigneux

La journaliste présentait le journal télévisé du « pure player » de la gauche alternative depuis son lancement en janvier. Dans une lettre, elle dénonce la « brutalité » de la décision et évoque des tensions au sein d’une rédaction « pas loin du burn-out ».



Le Monde
 |    24.02.2018 à 21h04
 • Mis à jour le
25.02.2018 à 07h00
    |

            François Bougon








                        



   


A peine lancé Le Média, « pure player » de la gauche alternative soutenu par des proches de La France insoumise (LFI), connaît sa première crise. Sa directrice générale, Sophia Chikirou, a décidé de se séparer de la rédactrice en chef, Aude Rossigneux, a-t-on appris auprès de la rédaction, confirmant ainsi une information du site spécialisé Electron Libre. Aucune raison n’a été donnée.
Un licenciement dont l’intéressée dénonce la « brutalité qui n’est pas exactement conforme à l’idée que chacun se fait d’un “management” de gauche », dans une lettre adressée au comité de pilotage – qui regroupe notamment Mme Chikirou et Gérard Miller, le psychanalyste et documentariste –, publiée par Electron Libre. « Une brutalité qui serait peut-être un sujet pour Le Média si elle était le fait d’un Bolloré… », ajoute-t-elle.

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« Assommée »
Aude Rossigneux, qui s’était lancée dans le projet en septembre 2017, présentait également, depuis le 15 janvier, le journal télévisé diffusé à 20 heures, tous les jours de la semaine. Dans sa missive, elle explique avoir été « assommée » par la décision.
Elle souligne s’être investie dans ce projet à « corps perdu » : « Pendant la période de pré-lancement, j’ai été envoyée au charbon chez les confrères plus ou moins bien disposés, pour présenter et défendre le projet. Le moins que l’on puisse dire, c’est que je me suis exposée. » « Tout ce travail, je l’ai fait bénévolement, sans recevoir un sou pendant plusieurs mois. Je ne le regrette pas, je demande seulement qu’on s’en souvienne », ajoute-t-elle.
Dans son texte, elle évoque des tensions et, surtout l’épuisement des équipes, « pas loin du “burn-out” comme le montrent plusieurs arrêts de travail ».

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                « Le Média » enrôle Noël Mamère



Jeudi, Mme Chikirou s’était adressée aux « socios », les abonnés, à l’occasion d’un point d’étape, sans mentionner le licenciement de Mme Rossigneux. Elle s’était félicitée de la fréquentation du site, jugeant que Le Média « jouait dans la cour des grands ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤ La volonté des plates-formes de streaming de prendre, dans la vie quotidienne, la place qu’occupaient les chaînes de télévision, pourrait les inciter à refréner leur créativité, explique, dans sa chronique, Thomas Sotinel, journaliste au « Monde ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 22/02/2018
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La fin de l’éden des séries TV ?

La volonté des plates-formes de streaming de prendre, dans la vie quotidienne, la place qu’occupaient les chaînes de télévision, pourrait les inciter à refréner leur créativité, explique, dans sa chronique, Thomas Sotinel, journaliste au « Monde ».



Le Monde
 |    23.02.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
23.02.2018 à 09h09
    |

                            Thomas Sotinel








                        



                                


                            
Chronique. Il y a plus de quarante ans, en 1976, Pique-nique à Hanging Rock, l’excellent long-métrage de l’Australien Peter Weir, peinait à se faire accepter dans les festivals européens (il finit par trouver une place à Taormine, en Sicile). En 2018, à Berlin, Pique-nique à Hanging Rock, la série inspirée du film, a été retenue dans la section Berlinale Series. La grande manifestation allemande du cinéma, dont la 68e édition se termine le 25 février, accueille désormais les fictions épisodiques et les professionnels qui les fabriquent et les diffusent. Cette admission des séries au sein des festivals de cinéma (au Canada, Toronto programme également des séries sur une base régulière, et si Cannes n’a pas institutionnalisé cette ouverture, le festival a néanmoins projeté, en 2017, Twin Peaks de David Lynch et Top of The Lake de Jane Campion) est la consécration officielle de l’âge d’or de ce format.
Un spectateur ordinaire vit cet âge d’or comme un enfant lâché avec des fonds illimités dans un magasin de jouets. Comparés au coût d’une place de cinéma (et a fortiori de théâtre ou de concert), les abonnements aux plates-formes de streaming sont d’un prix dérisoire et donnent accès à une offre qui semble inépuisable. Dans cette floraison d’une vigueur tropicale, on trouvera aussi bien des spectacles épiques jadis réservés au grand écran, des comédies audacieuses qui n’hésitent pas à renverser les points de vue établis, des thrillers d’une complexité exigeante : on peut alterner Game of Thrones et I Love Dick, The Crown et Le Bureau des légendes. Comparé à l’entrée des multiplexes, le portail d’une plate-forme semble irrigué par une inépuisable créativité.
Annulations en série
Rompant avec une tradition vieille comme l’installation d’une caisse (en anglais, box-office) à l’entrée des théâtres, les grandes plates-formes gardent secrètes les audiences...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤ Rapport d’étonnement. En couverture du numéro de mars de la revue américaine, le patron de Facebook semble avoir été passé à tabac. Retour sur un exemple frappant de « fake » photographique.
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Comment « Wired » a tabassé Marc Zuckerberg

Rapport d’étonnement. En couverture du numéro de mars de la revue américaine, le patron de Facebook semble avoir été passé à tabac. Retour sur un exemple frappant de « fake » photographique.



Le Monde
 |    23.02.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
23.02.2018 à 10h55
    |

            Frédéric Joignot








                        



                                


                            

Nous avions l’habitude de le voir avec une bobine d’éternel étudiant, souriant, rayonnant. Cette fois, on dirait que Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, a été surpris par un paparazzi après une bagarre. Il est contusionné, il a vieilli et semble se demander ce qu’il lui arrive. L’image paraît réelle et pourtant on s’interroge. Qu’elle soit détourée sur un fond coloré, très posée, parfaitement cadrée, laisse penser qu’il s’agit d’un montage photoshopé et qu’un photographe a pris un malin plaisir à casser le cliché de la star de 33 ans à qui tout réussit.
Le logo du magazine Wired, mensuel californien des hautes technologies, aide à mieux comprendre. Dans le numéro de mars du magazine, une longue enquête rappelle les déboires que connaissent, depuis deux ans, Facebook et son PDG. En juillet 2016, le magnat des médias Rupert Murdoch reproche à Zuckerberg de phagocyter le marché publicitaire numérique et menace de le dénoncer dans ses journaux.
Puis, en novembre 2016, après l’élection de Donald Trump, de nombreux journalistes, chercheurs et politiques attaquent Facebook pour avoir massivement relayé des « fake news » sur Hillary Clinton, la candidate démocrate à l’élection présidentielle. Quand Zuckerberg répond que c’est « une idée assez folle » de penser que le réseau social a pu influencer l’élection, un tombereau de critiques lui répond. A la mi-2017, les reproches redoublent quand on apprend que des agents russes ont utilisé le réseau social pour discréditer les démocrates. Le Congrès s’en mêle : il reproche à Zuckerberg d’avoir créé des « plates-formes publiques mal utilisées ».
Entre réalité et fiction
Fin 2017, c’est au tour d’anciens dirigeants de Facebook de prendre leurs distances : le 19 novembre, Sandy Parakilas, ancien responsable des questions de vie privée, appelle le gouvernement à réglementer Facebook comme un service public. Le 11 décembre, Chamath Palihapitiya, l’ex-vice-président de la croissance...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤ Alors que le divorce semble acté entre Facebook et les éditeurs de presse, le géant américain a présenté à ces derniers un service censé les aider à recruter des abonnés.
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Abonnements, données : les promesses de Google aux médias

Alors que le divorce semble acté entre Facebook et les éditeurs de presse, le géant américain a présenté à ces derniers un service censé les aider à recruter des abonnés.



Le Monde
 |    22.02.2018 à 11h32
 • Mis à jour le
22.02.2018 à 19h21
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



                                


                            

Dans leur quête d’abonnés, les éditeurs de presse pourraient compter sur un nouvel allié. Et non des moindres, puisqu’il s’agit de Google, accusé d’accaparer, avec Facebook, les revenus publicitaires sur le numérique. Mais le géant américain, qui souhaite redorer son blason, se présente désormais en partenaire. C’est ce qu’il a fait, le jeudi 15 février à Amsterdam, lors d’une rencontre organisée avec une centaine de médias dans le cadre de la Digital News Initiative (un partenariat avec la presse lancé par Google), en présentant Google Subscribe, un outil clé en main censé faciliter le recrutement et la fidélisation d’abonnés.
Avec des recettes publicitaires en baisse, les revenus tirés des abonnements et les données relatives aux clients représentent un enjeu majeur pour les éditeurs. Le nouveau dispositif de Google prévoit donc un partage mutuel de ces dernières. Sur les abonnements, Google propose de prélever une commission comprise entre 5 % et 10 % du prix de la souscription. Bien loin des 30 % pratiqués par Apple News. « Grâce à ses puissants outils technologiques, Google est déterminé à agir en faveur des éditeurs, avec des résultats concrets », se réjouit Francis Morel, PDG du Groupe Les Echos-Le Parisien.

Alors que les relations entre Facebook et les éditeurs sont tendues depuis les modifications unilatérales apportées par le réseau social à son algorithme, Google, devenu la première source de trafic pour les médias, selon une étude de la société d’analyse Parse.ly publiée par le site d’information spécialisé Recode, semble plus à l’écoute. « Quand nous demandons à Facebook de nous aider à générer des abonnements, ils nous proposent de passer par Instant Articles, un outil que nous n’utilisons pas et que bon nombre de médias ont abandonné. Google est beaucoup plus ouvert », explique Bertrand Gié, directeur des nouveaux médias du groupe Figaro. Aux Etats-Unis, le New York...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-19"> ¤ La sanction du CSA avait été prise à la suite de la condamnation de M. Gallet à un an de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende, le 15 janvier, pour favoritisme lorsqu’il dirigeait l’INA.
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Radio France : Mathieu Gallet renonce à une procédure d’urgence contre sa révocation par le CSA

La sanction du CSA avait été prise à la suite de la condamnation de M. Gallet à un an de prison avec sursis et 20 000 euros d’amende, le 15 janvier, pour favoritisme lorsqu’il dirigeait l’INA.



Le Monde
 |    22.02.2018 à 10h33
 • Mis à jour le
22.02.2018 à 10h58
   





                        



   


Révoqué par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) de la présidence de Radio France à la fin de janvier, Mathieu Gallet a annoncé, jeudi 22 février, sur France Inter qu’il avait renoncé à contester cette décision par la procédure d’urgence d’un référé suspension auprès du Conseil d’Etat. Procédure qui aurait pu lui permettre de se maintenir à son poste le temps que le juge administratif se prononce.

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                Pourquoi le CSA a révoqué Mathieu Gallet de la présidence de Radio France



La sanction du CSA avait été prise à la suite de la condamnation de M. Gallet à un an de prison avec sursis et à 20 000 euros d’amende, le 15 janvier, pour favoritisme lorsqu’il dirigeait l’Institut national de l’audiovisuel (INA).
Départ fixé au 1er mars
Le Conseil avait justifié sa décision en expliquant qu’il n’était plus en capacité de continuer à diriger la radio publique. Mais pour l’ancien patron de Radio France, la décision du CSA est « contestable juridiquement », mais « pas en référé suspension ». Cependant, « j’ai encore quelques semaines pour pouvoir regarder [la possibilité d’un recours] au fond, non pas pour m’accrocher à cette maison, à ce poste, mais pour que le droit et tout le droit soit dit », a déclaré Mathieu Gallet.

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                Audiovisuel : l’annonce de la révocation de Mathieu Gallet arrive au plus mauvais moment pour Radio France



Interrogé ensuite sur ses projets, alors que son départ de Radio France a été fixé au 1er mars, et qu’il s’apprête à y passer ses dernières heures, Mathieu Gallet a répondu : « Je vais partir quelques jours en vacances et, après, je vais chercher du boulot, comme beaucoup de Français. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤ L’opérateur a gagné en trois ans 1,7 million de clients mobiles, et un million de clients fixes.
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Bouygues Telecom relève la tête, rejette toute velléité de reprise de SFR

L’opérateur a gagné en trois ans 1,7 million de clients mobiles, et un million de clients fixes.



Le Monde
 |    22.02.2018 à 08h40
 • Mis à jour le
22.02.2018 à 15h43
    |

            Sandrine Cassini








                        


Fragile il y a encore trois ans, Bouygues Telecom achève une belle remontée, profitant à la fois d’une politique commerciale efficace et des déboires de SFR. Entre fin 2014 et fin 2017, l’opérateur, qui a publié ses résultats annuels jeudi 22 février, a gagné 1,7 million de clients mobiles. Il comptait, en décembre 2017, 14,4 millions de clients, dont 7,9 millions dans la 4G.
Dans le fixe, où l’opérateur s’est montré très agressif en terme de prix dans l’accès ADSL, il a conquis sur la même période un million de clients supplémentaire à 3,4 millions d’abonnés. « On s’était retrouvé dans une situation épouvantable. On s’en est sorti. Et personne n’y croyait », a commenté Martin Bouygues.
Bouygues Telecom ne s’en tient pas qu’à l’accès ADSL et souhaite faire part de ses progrès dans la fibre, même s’il reste un acteur modeste par rapport à Orange.
Croissance notable
Fin 2017, il comptait 265 000 clients dans le très haut débit, doublant en un an, mais loin des 2 millions de clients de l’opérateur historique, qui a publié ses résultats annuels le 21 février. Bouygues Telecom a également accéléré le déploiement de son réseau de fibre. En décembre 2017, il était en mesure de commercialiser 4 millions de prises, soit 2 millions de plus qu’en 2016. Il en vise 12 millions fin 2019 et 20 millions en 2022. L’opérateur souhaite donc faire passer le message qu’il investit dans la fibre, même s’il dispose de moyens plus limités qu’Orange ou SFR.
Ces performances se traduisent dans les résultats. Le chiffre d’affaires 2017 de Bouygues Telecom a fait un bond de 7 % à 5,1 milliards d’euros. Une croissance notable dans une industrie qui souffre toujours. Ainsi, Orange qui se targue d’avoir remonté la pente n’a enregistré qu’un frémissement de son chiffre d’affaires France l’an passé, à 0,6 %. L’Ebidta, l’équivalent du résultat brut d’exploitation, a progressé de 27 % à 1,2 milliard d’euros.
Alors qu’il se murmure à Paris qu’il rêve de mettre un jour la main sur SFR, Martin Bouygues a tenu à démentir tout projet dans ce sens. « Nous ne mènerons en aucun cas un projet de cette nature. Je me vois mal aller dire aux collaborateurs, alors que nous sortons d’une période difficile, que nous allons nous lancer dans un mouvement de concentration. Tout le monde a voulu que nous soyons 4, c’est comme ça », a lancé le président du groupe éponyme.
En attendant, Martin Bouygues doit encore régler le conflit entre Orange et une autre de ses filiales, TF1. La Une réclame à l’opérateur une hausse substantielle du contrat de distribution. « La relation avance bien. Je ne suis pas inquiet. Mais si vous voulez acheter une voiture de luxe au prix d’une Lada, c’est normal d’avoir une discussion avec le vendeur, a dit l’entrepreneur, suggérant ainsi qu’Orange ne se montrait pas généreux. Mais j’ai bon espoir de voir les choses s’arranger ». Même si TF1 a assigné Orange en justice lui intimant de cesser la distribution de ses chaînes à travers les box, Martin Bouygues ne semble pas souhaiter que l’opérateur historique coupe réellement la Une, alors que les « discussions continuent ». 



                            


                        

                        

