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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Sur les six anciens de la prestigieuse banque d’affaires américaine, trois ont déjà quitté leur poste à la Maison Blanche, quelques mois à peine après leur entrée en fonction.
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Défections autour de Trump : les anciens de Goldman Sachs font long feu

Sur les six anciens de la prestigieuse banque d’affaires américaine, trois ont déjà quitté leur poste à la Maison Blanche, quelques mois à peine après leur entrée en fonction.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 18h13
    |

            Mathilde Damgé








                        



   


Peut-on travailler durablement avec Donald Trump ? La question se repose avec acuité, alors que la quatrième directrice de la communication du président des Etats-Unis vient de jeter l’éponge. Hope Hicks avait succédé en juillet à Anthony Scaramucci − lui-même débarqué après une interview dans laquelle il insultait plusieurs collaborateurs du président.
Avec Anthony Scaramucci, Stephen Bannon et Dina Habib Powell, dont le départ a été annoncé par la Maison Blanche pour ce début d’année, la moitié des anciens de la banque d’affaires Goldman Sachs ont déjà quitté leur poste en à peine un an. En dépit de discours hostiles aux élites durant la campagne, Donald Trump avait en effet embauché six anciens « Goldmanites » à des postes-clés.

        Lire :
         

          En un an de Donald Trump, 27 collaborateurs poussés à la démission



Une présence tentaculaire
Toutes les administrations, de Bush à Obama, en passant par Clinton, ont eu recours aux services des cerveaux de cette banque surnommée la « pieuvre » et à leur réseau : les anciens de Goldman Sachs étaient installés directement au sein de l’administration, mais aussi dans des ambassades, à la Cour suprême, à la banque centrale américaine et parfois même au sein des institutions de régulation (comme le gendarme des marchés).
Comme le montre le graphique ci-dessous, la présence des anciens « Goldies » dans le sillage du pouvoir américain est tentaculaire, au point que les initiales de la banque ont été utilisées pour désigner un supposé « Government Sachs ». C’est sous l’administration Bush que « la pieuvre » a le plus étendu ses ramifications, tant du point de vue du nombre d’employés que de celui des organismes pénétrés.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Avec Donald Trump, le retour de « Government Sachs »




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AIG (sauvetage par des fonds publics)ambassade d'Allemagne
ambassade d'AllemagneBanque d'import export des Etats-Unis
Banque d'import export des Etats-UnisChambre des représentants
Chambre des représentantsConseil économique
Conseil économiqueCour suprême
Cour suprêmedépartement d'Etat
département d'EtatEtat de Californie
Etat de CalifornieEtat du New Jersey
Etat du New JerseyFed de New York
Fed de New YorkMaison-Blanche
Maison-BlancheRéserve fédérale américaine
Réserve fédérale américaineSecurities and Exchange Commission
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SénatTrésor
TrésorBush
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Trump

Notre décompte est accessible en suivant ce lien, en open data. Cette liste ne recense pas les conseillers officieux, communicants et amis généreux ayant œuvré d’un côté ou de l’autre (en faveur d’un président ou de la banque). Par exemple, les membres du groupe de réflexion Hamilton Project, certes financé par Goldman Sachs, sont de bons relais de la banque, mais ils ne sont pas forcément employés par cette dernière.
La dynamique des « revolving doors »
Avant même que la première année de la présidence Trump se finisse, Anthony Scaramucci, Stephen Bannon et Dina Habib Powell sont tous trois retournés dans le privé. Un aller-retour classique aux Etats-Unis entre la banque et l’administration, suivant la dynamique des « revolving doors » (« portes tambour », en français, c’est-à-dire le passage du public au privé).
Sauf que dans le cas des anciens Goldmanites, ces derniers retournent ensuite en majorité… chez Goldman Sachs. C’est le cas de Mme Powell, l’ancienne conseillère adjointe à la sécurité nationale, dont on a appris fin février qu’elle rejoignait la banque.

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AIGbanque centrale de Minneapolis
banque centrale de Minneapolisbanque centrale de New York
banque centrale de New YorkBanque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD)
Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD)Beeck Center
Beeck CenterBlackrock
BlackrockBloomberg
BloombergBreitbart News
Breitbart NewsChambre des représentants
Chambre des représentantsCour suprême
Cour suprêmeEvanston Capital Management
Evanston Capital ManagementFS Investments
FS InvestmentsGephardt Group
Gephardt GroupGoldman Sachs
Goldman SachsHamilton Project
Hamilton ProjectHamilton State Bank
Hamilton State BankHarvard University
Harvard UniversityKissinger Associates
Kissinger AssociatesManatt, Phelps & Phillips
Manatt, Phelps & PhillipsPaulson Institute
Paulson InstitutePerella Weinberg Partners
Perella Weinberg PartnersPerkins Coie
Perkins CoieRaytheon Corporation
Raytheon CorporationRock Creek Global Advisors
Rock Creek Global AdvisorsRockefeller & Co
Rockefeller & CoSecurities and Exchange Commission
Securities and Exchange CommissionSkyBridge Capital
SkyBridge CapitalStone Point Capital
Stone Point CapitalWinslow Partners
Winslow Partnersprivé
privépublic
public

Car, quoi qu’on pense de Goldman Sachs, force est de reconnaître qu’elle pousse ses employés à s’impliquer dans la société, comme le confiaient ainsi des membres de la banque au New York Times en 2008 :
« C’est dans son histoire et dans sa culture d’encourager ses associés à prendre des responsabilités de premier plan dans la sphère publique. Peu importe l’argent que vous accumulez, vous n’êtes pas une vraie vedette Goldman tant que vous n’avez pas marqué la sphère politique de votre empreinte. »
Intérêts bien compris
Parmi les Goldmanites nommés par Donald Trump, ou à son instigation, restent son conseiller économique Gary Cohn, Steven Mnuchin à la tête du département du Trésor, et Jay Clayton. Ce dernier dirige la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme boursier américain. La présence d’un banquier d’affaires à la tête de cette institution censée être indépendante fait craindre une dérégulation qui profiterait aux établissements bancaires.

        Lire  :
         

          Depuis la crise, 200 milliards d’euros d’amende pour les banques et le début d’un « effet Trump » ?



L’actuel dirigeant de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein, estime désormais que Donald Trump, dont il ne pouvait pas « imaginer » en 2016 « qu’il ait le pouvoir nucléaire », permet à l’économie américaine de mieux se porter que si sa rivale démocrate Hillary Clinton avait été élue (il l’avait pourtant soutenue).
En Europe, José Manuel Barroso, ancien président de la Commission européenne et désormais employé par Goldman Sachs, a rencontré un des vices-présidents de la Commission en octobre 2017, mettant à mal sa promesse de ne pas réaliser de lobbying dans l’UE pour le compte de la banque. Si cette révélation n’a pas ému l’actuel président de la Commission, Jean-Claude Juncker, elle a attiré l’attention de la médiatrice européenne Emily O’Reilly : l’Irlandaise a annoncé qu’elle inclurait ces éléments dans son enquête sur les « revolving doors ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Une frénésie d’achat de papier toilette s’est emparée de Taïwan depuis la mi-mars. A l’origine de cet affolement : l’annonce par les fabricants d’une hausse des prix imminente.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Le groupe anglais Kingfisher avait annoncé le 13 février la suppression de 400 postes en France, chez Castorama et Brico Dépôt. Un document suggérant que des salariés français formeraient leurs successeurs polonais a fuité.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Délocalisation en Pologne : la direction de Castorama plaide la « maladresse »

Le groupe anglais Kingfisher avait annoncé le 13 février la suppression de 400 postes en France, chez Castorama et Brico Dépôt. Un document suggérant que des salariés français formeraient leurs successeurs polonais a fuité.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 16h57
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 17h15
   





                        



   


Une « maladresse » de la direction a provoqué l’émoi jeudi 1er mars chez les salariés de Castorama : un document lié à la délocalisation de services en Pologne, aboutissant à la suppression de 409 emplois en France, édictait que les Polonais seraient formés par les employés français.
« Certains interlocuteurs (polonais) viendraient travailler aux côtés des équipes comptables de Castorama France à Templemars (Nord) pour se former aux procédures et modes opératoires », peut-on lire dans une capture d’écran de ce document que l’AFP s’est procurée, confirmant une information de Franceinfo.

        Lire aussi :
         

                Plus de 400 suppressions de postes annoncées chez Castorama et Brico Dépôt



« Aucun des collaborateurs concernés par une suppression de poste ne sera chargé de ces formations »
Il s’agit d’une « maladresse de formulation », a précisé une porte-parole de Kingfisher à l’AFP, ajoutant que le groupe « prenait en considération les salariés et ce qu’ils peuvent ressentir ».
Les nouveaux employés polonais « devront en effet être formés aux spécificités comptables françaises mais aucun des collaborateurs concernés par une suppression de poste ne sera chargé d’assurer ces formations », a assuré Olivier Lurson, directeur des ressources humaines, dans un communiqué transmis à l’AFP.
Des salariés et plusieurs syndicats ont vilipendé l’attitude de la direction. « Sur les réseaux sociaux, dans l’entreprise, les salariés ont dit : “Il est hors de question qu’on fasse ça, ils nous prennent pour des imbéciles, ils croient qu’on va marcher dans la combine” », a rapporté à l’AFP Jean-Paul Gathier, délégué syndical central FO Castorama au comité d’entreprise. « Ca les a choqués, ils étaient très remontés. »
« Pour les gens qui ont eu cette annonce, ça a été dur de se dire qu’ils allaient être remplacés et obligés de former leurs successeurs », a abondé Pascal Le Mangouero, délégué CFE-CGC.
Pour Jean-Paul Gathier, ce n’était pas une maladresse. « Je pense qu’ils avaient l’intention de le faire à la base mais ont reculé devant nos réactions. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Les négociatrices de la Commission, du Parlement et du Conseil européens ont annoncé, jeudi, être parvenues à un accord pour réviser la directive travailleurs détachés de 1996.
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Réforme du travail détaché : les Européens ont franchi une étape décisive

Les négociatrices de la Commission, du Parlement et du Conseil européens ont annoncé, jeudi, être parvenues à un accord pour réviser la directive travailleurs détachés de 1996.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 16h15
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 17h08
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        


Elisabeth Morin-Chartier est « une femme heureuse », comme les trois autres négociatrices présentes ce jeudi 1er mars au matin dans la salle de presse du Conseil européen – une exception dans un univers bruxellois encore très masculin. L’eurodéputée de droite (elle a quitté Les Républicains mi-février) n’a pas beaucoup dormi, mais elle a tenu à annoncer la bonne nouvelle, avec sa collègue sociale-démocrate néerlandaise Agnes Jongerius, la commissaire au social Marianne Thyssen, et la ministre du travail bulgare Zornitsa Roussinova : après trois mois de négociations, dont un dernier « trilogue » marathon mercredi soir, les élues mandatées par le Parlement européen sont parvenues à une « entente commune » avec les négociatrices du Conseil (les Etats membres) sur la révision de la directive travailleurs détachés de 1996.

        Lire le décryptage :
         

          Six questions pour comprendre la directive européenne sur les travailleurs détachés



Si ce compromis est validé dans les semaines qui viennent, alors « nous aurons posé une pierre fondamentale de l’Europe sociale, pour une meilleure organisation du marché intérieur », s’est félicitée Mme Morin-Chartier :
« Cela doit montrer une chose à nos concitoyens : l’Europe n’est pas éloignée de leurs préoccupations, dont la première est l’emploi. »
Un sujet d’autant plus aigu en France que le nombre de travailleurs détachés s’y est envolé (l’article 2 du texte définissant ainsi « tout travailleur qui, pendant une période limitée, exécute son travail sur le territoire d’un Etat membre autre que l’Etat sur le territoire duquel il travaille habituellement »). En 2017, l’Hexagone en comptait un peu plus de 516 000, hors transport routier, une hausse de 46 % par rapport à 2016, selon un « bilan intermédiaire du plan national de lutte contre le travail illégal » (Le Monde du 5 février).
Quel était l’enjeu des discussions entre Parlement et Conseil européens ?
La Commission européenne, la Belgique et surtout la France réclamaient depuis des mois la modernisation de la directive travailleurs détachés.
Ce texte est censé protéger les travailleurs d’un pays membre en mission temporaire dans un autre Etat de l’Union. Mais il s’agit d’un cadre qui est daté : il a été conçu dans une Europe à quinze membres « où les écarts de salaires minimum n’étaient que de un à trois », comme le rappelle Mme Morin-Chartier (contre de un à dix aujourd’hui).
Sitôt élu, le président français, Emmanuel Macron, avait choisi de faire de la révision de la directive de 1996 une de ses premières batailles bruxelloises.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Travail détaché : un symbole politique d’importance pour Emmanuel Macron



Grâce au soutien appuyé de la Commission Juncker, il avait obtenu une majorité suffisante au conseil des ministres des affaires sociales d’octobre 2017. Mais cette étape n’était qu’intermédiaire : les ministres devaient trouver un terrain d’entente avec le Parlement.
L’« entente commune » sur un nouveau texte équivaut-elle à un accord ?
Les négociatrices sont restées très prudentes jeudi : leur « possible » accord reste fragile et devra encore passer la barre des 28 représentants des Etats membres, qui attendent de voir les termes du compromis couchés sur le papier pour se prononcer, d’ici mi-mars.
Mmes Morin-Chartier et Jongerius doivent aussi de nouveau convaincre les élus de leurs groupes politiques respectifs. D’abord en commission emploi du Parlement de Strasbourg. Avant l’indispensable validation ultime en séance plénière, aux alentours de juin.
Habituellement, ces étapes sont des formalités, mais pas dans le cas d’un texte aussi sensible. Certaines capitales de l’Est, très hostiles à sa révision, pourraient encore tenter de faire dérailler l’accord final. La révision de la directive cristallise la division, déjà profonde, entre Etats de l’est et Etats de l’ouest de l’Europe, les seconds criant au dumping social, les premiers s’inquiétant pour la compétitivité de leurs entreprises.

        Lire notre analyse (en édition abonnés) :
         

          Travail détaché : une révision symbolique



Quels sont les principaux points du texte de compromis ?
L’encadrement du travail posté : le compromis des dernières heures préserve l’exigence la plus médiatisée formulée par Emmanuel Macron : Paris tenait à ce que le travail posté soit limité à douze mois. Les autres capitales, très récalcitrantes, avaient accepté cette période restreinte, à condition qu’elle puisse être prolongée de six mois dans certains cas de figure. Le Parlement européen, qui tenait à une période plus longue, de vingt-quatre mois, a finalement cédé : elle restera de « douze plus six mois ».La spécificité du secteur des transports : le Parlement a aussi reculé sur les conditions de travail dans le transport, comme avait dû s’y résoudre Paris en octobre 2017. L’Espagne et les pays de l’Est exigeaient que les chauffeurs ne soient pas soumis aux dispositions protectrices du travail détaché, et que leurs conditions de rémunération soient précisées par un autre texte législatif encore à négocier à Bruxelles dans les mois à venir.Les conditions de révision du texte : seule concession du Conseil, il a accepté que la Commission procède à une révision de ce texte « transport » cinq ans après qu’il aura été promulgué.
Pour le reste, les négociatrices du Parlement de Strasbourg, globalement sur la ligne protectrice de la France et de la Commission, ont eu gain de cause.
Les rémunérations : les travailleurs détachés doivent bénéficier « de la même rémunération, pour le même travail sur le même lieu de travail », que les travailleurs locaux, a insisté Mme Thyssen, jeudi.Les conventions collectives : les employeurs de travailleurs détachés devront s’aligner sur les conventions collectives, alors que la directive de 1996 ne garantissait aux « détachés » que le salaire minimum dans le pays d’accueil, mais pas les primes (pénibilité, 13e mois, etc.). Ils pourront aussi être remboursés pour leurs frais (hébergement, transport), un autre point essentiel.La durée de transposition de la directive : les eurodéputées ont obtenu que celle-ci soit limitée à deux ans après son adoption définitive. Soit en 2020, si le texte est adopté cette année. Le Conseil européen réclamait quatre ans, donc pas avant 2022 au bas mot.
Quelles sont les premières réactions ?
« Le compromis trouvé cette nuit est très positif, il garantit toutes les avancées essentielles de la réforme, notamment le respect du principe : à travail égal, salaire égal », s’est félicité l’Elysée, jeudi.
La Confédération européenne des syndicats (CES) a appelé, jeudi, le Parlement et le Conseil à définitivement valider un presque accord qui garantirait enfin aux travailleurs détachés « un salaire égal et une meilleure protection ». 
« Pour quelque deux millions d’entre eux en Europe, c’est la perspective d’une augmentation salariale qui n’a que bien trop tardé », insiste Luca Visentini, le secrétaire général de la Confédération.  

        Lire :
         

          Travail détaché : la Cour de justice de l’Union européenne fait « tomber un dogme »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Pierre Durand a quitté le métier d’avocat pour créer une entreprise sociale. Il a raconté son parcours lors de l’une de nos conférences O21/S’orienter au 21e siècle.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Alors que commencent les négociations entre le gouvernement et les syndicats sur la réforme de la SNCF, Eric Béziat, journaliste spécialiste des transports, a répondu à vos questions.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

SNCF : « Le statut de cheminot n’est pas la raison de tous les maux du système ferroviaire »

Alors que commencent les négociations entre le gouvernement et les syndicats sur la réforme de la SNCF, Eric Béziat, journaliste spécialiste des transports, a répondu à vos questions.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 14h40
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 15h41
   





                        



   


Marc : Pourquoi y a-t-il urgence, d’après le premier ministre, Edouard Philippe, à réformer la SNCF ? Quelle est la situation du ferroviaire en France, par rapport à nos voisins allemand et britannique ?
Eric Béziat : Ses arguments : une dégradation de la qualité de service (retards, ralentissements, pannes géantes comme à Montparnasse, à deux reprises, en 2017) et un coût très élevé pour les finances publiques au sens large (en incluant aussi les dépenses des collectivités locales) : 10,5 milliards d’euros par an de subventions, 3,5 milliards pour payer les retraites des cheminots et 3 milliards d’augmentation de la dette. Au total, plus de 17 milliards d’euros par an.
Marie G : Les syndicats sont-ils tous opposés à cette réforme ?
Oui. Tous les syndicats représentatifs (CGT, UNSA, SUD-Rail, CFDT ainsi que FO-Cheminots) y sont opposés, en particulier depuis que le gouvernement a annoncé qu’il légiférerait par ordonnances.

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                Réforme de la SNCF : les syndicats tentent d’organiser la riposte



FB : Qu’est-ce que le statut de cheminot ? Quels avantages comporte-t-il ?
Il s’agit d’une série d’avantages connus sous le nom de « statut des relations collectives entre la SNCF et son personnel », qui sont compilés dans la directive RH 0001. Celle-ci définit un ensemble de règles qui régissent les conditions d’entrée dans l’entreprise, la rémunération, le déroulement des carrières, les sanctions, la mobilité, les congés, les conditions de cessation de fonction, la couverture maladie et le droit syndical.
Les principaux avantages sont :
– l’absence de licenciement pour motif économique, ce qui signifie que le statut vous garantit l’emploi à vie, sauf en cas de faute ;
– une hausse de rémunération automatique et un déroulé de carrière garanti à condition de se former ;
– un régime de retraite avantageux, qui permet de partir avec une pension calculée sur les six derniers mois de salaire entre 52 ans ou 57 ans, selon que vous êtes roulant ou sédentaire, à condition d’avoir atteint la durée de cotisation requise ;
– une protection sociale avantageuse, avec un réseau de médecins généralistes et spécialistes que l’on peut consulter gratuitement et sans avance de frais ;
– le train gratuit (appelé facilités de circulation) et des billets gratuits ou à vil prix pour les membres de la famille. A noter que ce dernier avantage n’est pas lié au statut.
Antoine : Supprimer le statut fera-t-il arriver les trains à l’heure ? Est-il la raison du manque d’investissement dans les lignes régionales ?
Le statut de cheminot n’est pas la raison de tous les maux du système ferroviaire français. Il n’est en aucun cas la raison d’un manque d’investissement dans les petites lignes, qui est davantage dû à la raréfaction de l’argent public et à l’aimantation vers le TGV des investissements ferroviaires ces trente dernières années. Pas plus qu’il n’est la cause des retards des trains.
Cependant, certains observateurs, que l’on rangera parmi les plus libéraux, considèrent que certains éléments du statut (emploi à vie, augmentations automatiques) ne créent pas les incitations nécessaires au fonctionnement efficace d’une entreprise. Pour dire les choses plus crûment, il est plus difficile de mettre la pression à des salariés sous statut qu’à des employés classiques. C’est, d’après mes informations, une opinion partagée par la direction de la SNCF.
curieux49 : Est-il possible aujourd’hui de donner les origines des 54,5 milliards d’euros d’endettement de la SNCF ? Et de permettre ainsi de savoir si celui-ci est dû en partie au statut particulier des cheminots ?
L’accélération de la hausse de la dette est avant tout due aux décisions d’investissement dans de nouvelles lignes TGV, en particulier en 2007, lors du « Grenelle de l’environnement ». Ces décisions, qui sont des décisions d’Etat, ont été prises dans un contexte économique dégradé pour le modèle TGV. En particulier, en raison de la hausse du coût de l’infrastructure (4,9 millions d’euros actuels du kilomètre pour Paris-Lyon en 1981, contre 23 millions du kilomètre pour Tours-Bordeaux en 2015). Celle-ci a entraîné une augmentation des péages, qui a rendu le TGV nettement moins profitable, voire déficitaire sur certaines lignes.
Faire du statut des cheminots le principal responsable de la dette est une erreur. Cela dit, celui-ci a probablement empêché une partie des gains de productivité d’améliorer la situation en renchérissant les coûts d’exploitation. L’augmentation moyenne des salaires a été, entre 2003 et 2012, systématiquement supérieure à l’inflation.
Le statut des cheminots n’est donc pas la cause principale de l’endettement, mais il participe, pour une part minoritaire, mais réelle, d’un système ferroviaire cher et déficitaire.

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                Alors que le gouvernement s’apprête à la réformer, la SNCF affiche d’excellents résultats



Mathilde : Pouvez-vous nous apporter des précisions sur les conditions d’ouverture à la concurrence et les conséquences directes pour la SNCF ?
Il y a deux ouvertures à la concurrence, celle sur le train commercial (le TGV) et celle sur les lignes régionales de service public subventionnées.
Dans la première, les concurrents (Deutsche Bahn, Trenitalia) proposeront des liaisons à grande vitesse dans leurs propres trains, par exemple sur la ligne Paris-Lyon, en plus des TGV SNCF (InOUI et Ouigo). Dans ce cas, la SNCF prend un risque sur sa part de marché commerciale (aujourd’hui à 100 %), mais, d’une certaine manière, chacun reste chez soi.
Dans le deuxième cas, les régions (qui gèrent les TER et le Transilien pour la région Ile-de-France) mettront sur le marché des lignes ou des ensembles de lignes par le biais d’appels d’offres. Dans ce cas, la SNCF peut perdre le marché, et l’ensemble des salariés exploitant la ligne (conducteurs, chefs de gare) passent dans l’entreprise gagnante tout en conservant les caractéristiques de leur contrat de travail. Et, donc, leur statut.

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                SNCF : neuf propositions-chocs et une révolution dans le rapport Spinetta



PM : Guillaume Pepy, qui dirige la SNCF depuis 2008, n’est-il pas également responsable des déboires de l’entreprise ? Pourquoi le gouvernement a-t-il confiance en lui ?
M. Pepy a répondu aux attentes (souvent contradictoires) des pouvoirs publics depuis qu’il dirige la SNCF : plus de trains partout, moins chers. Il a en particulier tenter de faire baisser les coûts par une diminution des effectifs (12 000 cheminots en moins depuis qu’il est à la tête de la SNCF, soit – 7,5 % depuis 2008).
Il a entrepris une modernisation numérique de la SNCF, il a créé des centaines de filiales pour essayer de faire de la SNCF une entreprise plus agile et présente sur tous les marchés.
Le gouvernement pourrait à bon compte faire (symboliquement) tomber sa tête et la montrer au peuple mécontent des retards et du coût des billets, mais cela ne changerait pas grand-chose sur le fond. Un autre prendrait sa place, qui ferait probablement la même chose peu ou prou.
Brigitte : En Allemagne et au Royaume-Uni, les prix des billets de train acquittés par les usagers sont bien plus chers qu’en France. Une des conséquences de cette réforme pourrait-elle être la hausse des prix en France ?
En effet, dans les pays que vous citez, la réforme a entraîné une baisse des coûts, une hausse de la qualité de service, mais pas une baisse des prix des billets, et parfois même des augmentations.
En fait, pour la réforme française, tout dépendra du niveau d’argent public que nous, en tant que nation, accepterons de mettre dans le système ferroviaire. Ce dernier garde, ne l’oublions pas, de beaux atouts. C’est un transport décarboné, extrêmement efficace, dès lors qu’il s’agit de transporter beaucoup de monde en même temps.
La Suisse est une magnifique réussite en la matière (y compris pour le transport de marchandises), mais les concours publics y sont – rapportés au nombre d’habitants – une fois et demi supérieurs à ceux observés en France.

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                Le gouvernement s’attaque au tabou du statut des cheminots






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Dans une tribune au « Monde », David Godest, président d’une entreprise spécialisée dans le marketing éthique, estime que les GAFA, confrontées aux critiques tous azimuts vont devoir repenser leur modèle.
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« Les GAFA seront bientôt à la croisée des chemins »

Dans une tribune au « Monde », David Godest, président d’une entreprise spécialisée dans le marketing éthique, estime que les GAFA, confrontées aux critiques tous azimuts vont devoir repenser leur modèle.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 14h00
    |

David Godest (Président et fondateur de Dolmen, entreprise spécialisée dans le marketing éthique et la numérisation des commerces de proximité en B...







                        



                                


                            
Tribune. Il était temps. Après des années d’utilisation insouciante des ­réseaux sociaux et autres services numériques « gracieusement » mis à la disposition des ­consommateurs par les « philanthropes » de la Silicon Valley, l’heure semble être à la prise de conscience.
Longtemps resté lettre morte, l’aphorisme « si c’est gratuit, c’est vous le produit » n’est plus une abstraction. Enquêtes d’opinion et prises de parole se succèdent pour dénoncer la collecte des données personnelles en ­ligne. Une étude internationale menée récemment en Chine, en Inde, en France et aux Etats-Unis par l’agence BETC révélait l’inquiétude des internautes à propos de l’usage de leurs données personnelles par les entreprises.

Du côté des intellectuels, la dénonciation est également de mise malgré des divergences sur la façon de mettre un terme à cette captation. Si pour certains, comme le philosophe d’inspiration libérale Gaspard Koenig, la monétisation des données par ­chaque consommateur tient lieu de martingale, d’autres plaident pour l’intégration du respect des informations personnelles dans les stratégies des entreprises.
No man’s land
Enfin quelques voix se sont également élevées pour défendre l’idée ­selon laquelle le droit à la propriété privée – plus que le droit de propriété – est le meilleur outil pour protéger ses données personnelles.
Pendant longtemps, les géants ­d’Internet ont usé et abusé des spécificités de leur environnement numérique : celles d’un no man’s land. « Les données en ligne ne sont la propriété de personne ? Eh bien approprions-les nous », ainsi pourrait-on résumer leur philosophie. Mais, malheureusement pour eux et heureusement pour les internautes, il semblerait que les têtes de gondole de la Valley aient mangé leur pain blanc.

La prise de conscience populaire grandissante, associée aux dispositions législatives communautaires et nationales, est sur le point d’accoucher...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Dans sa chronique, la journaliste Audrey Tonnelier regrette que le chef de l’Etat se montre frileux par rapport à sa promesse de campagne de réduire les dépenses publiques et à son corrollaire : l’allocation des deniers publics.
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« La crédibilité du gouvernement se jouera sur le budget 2019 »

Dans sa chronique, la journaliste Audrey Tonnelier regrette que le chef de l’Etat se montre frileux par rapport à sa promesse de campagne de réduire les dépenses publiques et à son corrollaire : l’allocation des deniers publics.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 14h00
    |

            Audrey Tonnelier








                        



                                


                            
Tendance France. Réformes du marché du travail, du logement, de la Constitution, de l’apprentissage, de l’Etat, de la formation professionnelle ou encore du droit d’asile et de la SNCF : le rythme auquel l’exécutif mène la « modernisation » du pays – terme consacré à l’Elysée – commence à donner le tournis. Passé l’enthousiasme de la nouveauté, l’opinion se montre plus dubitative sur cette frénésie de changements, et le fait sentir. La popularité d’Emmanuel Macron a chuté de quatre points en un mois, révélait, mercredi 28 février, un sondage réalisé par BVA et Orange pour RTL et La Tribune. Les syndicats, eux, espèrent retirer les fruits de cette grogne, et retrouver un peu du poids qui leur a manqué durant l’été et l’automne 2017.
du point de vue des investisseurs et des chefs d’entreprise, le compte n’y est pas
Et pourtant. En dépit de l’image de volontarisme, voire d’autoritarisme qui colle à la peau d’Emmanuel Macron, il est un sujet sur lequel le chef de l’Etat s’est montré particulièrement frileux par rapport à ses promesses de campagne : la réduction des dépenses publiques. La baisse brutale de 5 euros de l’aide personnalisée au logement (APL) annoncée en juillet 2017, les coupes dans les emplois aidés ou encore la grogne – justifiée – de ce début d’année dans les Ehpad, les prisons ou les hôpitaux, ont contribué à brouiller le message. Mais, du point de vue des investisseurs et des chefs d’entreprise, le compte n’y est pas.
Dans son analyse de la loi de programmation des finances publiques, début février, la Cour des comptes déplorait des efforts repoussés en fin de quinquennat. « Le déficit public affiché reste proche de trois points de produit intérieur brut jusqu’en 2019 et ne commence réellement à baisser qu’à partir de 2020 », soulignaient les magistrats financiers ; il est attendu à 2,9 % en 2019, avant de chuter à 1,5 % en 2020. La faute à des éléments imprévus (invalidation par le Conseil constitutionnel...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Les salariés étaient réunis jeudi devant le siège de l’entreprise, à Massy (Essonne), après l’annonce de milliers de suppressions de poste fin janvier.
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Carrefour : environ 1 000 manifestants contre les suppressions d’emplois

Les salariés étaient réunis jeudi devant le siège de l’entreprise, à Massy (Essonne), après l’annonce de milliers de suppressions de poste fin janvier.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 13h24
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 13h57
   





                        



   


Environ un millier de salariés de Carrefour ont manifesté, jeudi 1er mars, devant le siège de l’entreprise à Massy (Essonne), à l’appel de Force ouvrière, pour « la défense de l’emploi » après l’annonce de suppressions de postes fin janvier. Carrefour prévoit la suppression de 2 400 postes dans les sièges du groupe, via un plan de départs volontaires, et la sortie du groupe de 273 ex-magasins Dia, qui affecte 2 100 salariés, avec un plan social à la clé.

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                Le plan d’action de Carrefour en chiffres



Une délégation du syndicat était reçue à 12 h 30 par un responsable de la direction, pour qui entre 600 et 700 personnes étaient réunies jeudi à Massy. « On est prêts à discuter », a assuré M. Enguelz, de FO, tout en prévenant que « la prochaine étape, c’est la grève générale, avec le blocage des entrepôts et des magasins ». Il a évoqué pour cette grève « une date symbolique ».
Perte de 500 millions d’euros
Les négociations sur le plan de sauvegarde de l’emploi de la branche Carrefour Proximité ont débuté la semaine dernière, celles sur le plan de départs volontaires de 2 400 salariés des sièges du groupe ont commencé lundi.
Publiés mercredi, les résultats de Carrefour France montrent une perte de 500 millions d’euros, ce qui justifie pour son patron, Alexandre Bompard, de « mettre en œuvre sans délai son plan de transformation » annoncé fin janvier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ La fusion du français, numéro un mondial des verres ophtalmiques, et de l’italien, géant des montures de lunettes, ne portera pas préjudice à la concurrence, a estimé jeudi la Commission européenne.
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Optique : l’UE autorise le projet de fusion entre Essilor et Luxottica

La fusion du français, numéro un mondial des verres ophtalmiques, et de l’italien, géant des montures de lunettes, ne portera pas préjudice à la concurrence, a estimé jeudi la Commission européenne.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 13h21
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 13h54
   





                        



   


La Commission européenne a autorisé, jeudi 1er mars, le projet de fusion du français Essilor, numéro un mondial des verres ophtalmiques, avec l’italien Luxottica, géant des montures de lunettes, a-t-elle annoncé dans un communiqué.
A l’issue d’une enquête approfondie ouverte en septembre 2017, l’exécutif européen est parvenu « à la conclusion que l’opération de concentration n’aurait pas d’effet préjudiciable sur la concurrence » dans le marché unique.
« Nous avons consulté près de 4 000 opticiens en Europe et, d’après les informations recueillies, Essilor et Luxottica ne deviendraient pas assez puissants sur le marché pour porter préjudice à la concurrence », a résumé la commissaire européenne à la concurrence, Margrethe Vestager.

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                2018, l’année de tous les dangers pour la filière optique



« Sans conditions »
« Nos préoccupations initiales n’ayant pas été corroborées par les résultats de la consultation des acteurs du marché, nous pouvons laisser cette concentration se réaliser sans l’assortir de conditions », a-t-elle ajouté.
La Commission remarque notamment qu’Essilor et Luxottica – propriétaire de marques comme Ray-Ban et Oakley – « vendent principalement des produits optiques complémentaires qui ne se trouvent pas en concurrence ».
Selon elle, « l’entité issue de la concentration ne serait pas en mesure d’utiliser sa puissance sur le marché des lunettes de soleil pour évincer du marché les fournisseurs de verres concurrents ».
La fusion d’Essilor et Luxottica, annoncée en janvier 2017, pourrait donner naissance au leader mondial intégré de l’optique, avec un chiffre d’affaires annuel de quelque 16 milliards d’euros et une capitalisation boursière de près de 50 milliards d’euros.

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                Les actionnaires d’Essilor approuvent la fusion avec Luxottica pour créer un géant de la lunette






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Après la fermeture de la maternité, puis du service de chirurgie, c’est au tour des urgences de nuit d’être menacées de disparition, dans ce territoire désigné par l’ARS comme « rural, âgé et défavorisé », le profil le plus précaire de sa classification.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Une étude de l’assureur-crédit Coface rappelle l’importance de la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain pour le pays, septième constructeur mondial.
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En attendant la refonte de l’Alena, l’automobile résiste au Mexique

Une étude de l’assureur-crédit Coface rappelle l’importance de la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain pour le pays, septième constructeur mondial.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 12h39
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

C’est le symbole de toutes les crispations autour de l’accord de libre-échange nord-américain (Alena). Le secteur automobile se trouve au cœur des négociations qui ont repris dimanche 25 février à Mexico, et doivent se tenir jusqu’au 5 mars, pour tenter de moderniser ce traité commercial entré en vigueur en 1994 entre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique.
Ce dossier est crucial pour le président américain, Donald Trump, qui accuse l’Alena d’avoir dépouillé l’industrie américaine au profit du Mexique. Les discussions se concentrent sur un point à la fois technique et hautement stratégique : les fameuses « règles d’origine ». Concrètement, un véhicule peut aujourd’hui bénéficier de l’exemption de droits de douane au sein de l’Alena dès lors qu’il contient 62,5 % de composants nord-américains. Pour M. Trump, ce seuil est insuffisant. Il souhaite le voir monter à 85 %, dont 50 % réservés… aux seuls Etats-Unis.
1,7 million d’emplois, directs ou indirects

Une requête jugée irrecevable par les partenaires de Washington, Mexique en tête. « Totalement inacceptable », a tempêté, lundi 26 février, le responsable de l’Association mexicaine de l’industrie automobile, Eduardo Solis. Hormis ce dossier litigieux, il importe surtout aux industriels mexicains d’éviter le pire, cette menace agitée de loin en loin par le locataire de la Maison Blanche : une abrogation pure et simple de l’Alena.
Les enjeux pour le secteur automobile mexicain sont résumés dans une note publiée, mardi 27 février, par l’assureur-crédit Coface. Ils sont considérables, à la hauteur de l’importance prise par cette industrie dans le sillage de la suppression des droits de douane en Amérique du Nord. Entre 1993 et 2015, la part de l’automobile dans la production manufacturière nationale est passée de 8,5 % à 18 %, rappelle Patricia Krause, l’auteure de l’étude. Le Mexique est le septième plus gros fabricant mondial et 1,7 million d’emplois, directs ou...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Le groupe américain investit 165 millions d’euros dans l’Haliade-X, un nouveau modèle en mer de 260 m de haut et 50 % plus puissant que ses concurrents.
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General Electric va développer une éolienne géante en France

Le groupe américain investit 165 millions d’euros dans l’Haliade-X, un nouveau modèle en mer de 260 m de haut et 50 % plus puissant que ses concurrents.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 12h17
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 15h59
    |

            Philippe Jacqué et 
                                Nabil Wakim








                        



                                


                            

Après Walt Disney, c’est au tour d’un autre poids lourd américain de faire une annonce importante pour la France. Le conglomérat General Electric (GE) a annoncé, jeudi 1er mars, le lancement de la plus puissante et performante éolienne en mer au monde : l’Haliade-X, dotée d’un générateur de 12 mégawatts (MW). C’est quasiment 50 % de plus que ce que proposent ses concurrents Vestas et Siemens Gamesa, qui dominent le marché européen.
Cette géante de 260 mètres de haut portera les plus grandes ­pales jamais utilisées et devrait être disponible à partir de 2021. Mais elle ne sera pas, pour l’instant, visible le long des côtes françaises. En effet, la France accuse un retard important dans le domaine de l’éolien offshore. Les ­appels d’offres lancés en 2011 pour des parcs éoliens au large de la Bretagne et de la Normandie n’ont toujours pas vu le jour.

GE Renewable, la filiale du groupe américain, qui est revenu sur ce marché à l’occasion de l’achat d’Alstom en 2015, espère surtout que cette nouvelle ­éolienne permettra de relancer son activité dans les énergies ­renouvelables. Et c’est en France que le groupe a décidé d’investir une grosse moitié des 400 millions de dollars (environ 330 millions d’euros) dévolus au lancement de cette éolienne.
Ainsi, 100 millions de dollars ­seront investis dans l’usine de Cherbourg (Manche), qui appartient à sa filiale LM Wind Power, et qui fabriquera les pales de 107 mètres de long qui viendront équiper les éoliennes. Cette usine, qui doit ouvrir en 2018, devrait créer « au moins 550 emplois directs et 2 000 emplois indirects », estime l’industriel, qui a déjà commencé les recrutements.
Concentration sur l’export
A cela s’ajoutent 60 millions de dollars investis dans la modernisation de l’usine de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), qui produira les nacelles. Actuellement, ce site rassemble 400 salariés.
Le reste des investissements (une quarantaine de millions de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Après les discussions entre industriels et distribution qui se sont achevées mercredi, les fabricants de produits laitiers attendent des revalorisations.
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Négociations sur les prix : la filière laitière se reprend à espérer

Après les discussions entre industriels et distribution qui se sont achevées mercredi, les fabricants de produits laitiers attendent des revalorisations.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 12h12
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Au Salon de l’agriculture, porte de Versailles, à Paris, les éleveurs laitiers ont – presque – le sourire. Une situation plutôt inédite, qui mérite d’être analysée. Alors que les négociations commerciales entre industriels et distribution se sont achevées, mercredi 28 février, l’espoir est de mise. « A priori, les négociations se traduisent par des hausses pour les fabricants de produits laitiers », déclare André Bonnard, secrétaire général de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL), un syndicat affilié à la FNSEA.
« L’effet des Etats généraux de l’alimentation [fin 2017] s’est fait sentir », confirme Thierry Roquefeuil, président de la FNPL, mais aussi du Cniel, interprofession laitière. Il est vrai que cette filière était au cœur des débats sur l’avenir de l’agroalimentaire français souhaités par le président Emmanuel Macron. Un débat axé sur la meilleure répartition de la valeur entre agriculteurs, industriels et distributeurs, et une juste rémunération des exploitants agricoles, en mettant fin à la guerre des prix que se livrent les enseignes.
D’autres filières professionnelles se montrent moins optimistes. Industriels et coopératives n’ont cessé de dénoncer les pressions à la baisse exercées par les grandes enseignes et le non-respect de la charte d’engagement signée en novembre 2017 par tous les acteurs. « Dans la viande bovine ou la volaille, par exemple, on est dans des demandes de déflation. On est loin de l’idée de la création de valeur prônée par les Etats généraux et de la revalorisation des tarifs jusqu’au maillon de la production », lance Dominique Chargé, président Coop de France agroalimentaire.

« Le beurre continue à bénéficier d’un cours mondial élevé »
Et tout n’est pas rose pour les industriels laitiers. « Cette année, le mauvais joueur, c’est Alexandre Bompard. Le nouveau patron de Carrefour veut recadrer son offre sur ses marques, et donc réduit le volume...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Les prévisions financières de l’Unédic prévoient un retour progressif à l’équilibre dès 2019, même si la dette de l’organisme reste abyssale.
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Les comptes de l’assurance-chômage sortent de la zone rouge

Les prévisions financières de l’Unédic prévoient un retour progressif à l’équilibre dès 2019, même si la dette de l’organisme reste abyssale.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 12h04
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 12h49
    |

            Sarah Belouezzane








                        



                                


                            
La perception diffère parfois grandement de la réalité des choses. En France, le moral des ménages a, par exemple, fait une chute libre en février, atteignant son niveau de janvier 2015, d’après l’Insee. La raison de cette débâcle : une inquiétude croissante des Français quant à leur avenir financier. Pourtant, dans les faits, ce même institut ne cesse d’annoncer de bonnes nouvelles économiques à l’Hexagone : le chômage est descendu de façon inattendue sous la barre des 9 % et la croissance, elle, a été révisée à 2 % pour 2017. Une belle performance pour un pays jusqu’à présent à la traîne par rapport à ses partenaires européens. La dernière bonne nouvelle vient de l’assurance-chômage. En déficit chronique, le régime pourrait renouer avec l’équilibre dès 2019.
Publiées mercredi 28 février, les prévisions financières de l’Unédic, l’institut chargé de la gestion du régime, indiquent que celui-ci pourrait afficher un déficit de « seulement » 600 millions d’euros dès l’an prochain. D’après l’organisme, l’embellie a commencé en 2017 : l’assurance-chômage, qui était dans le rouge de 4,3 milliards d’euros en 2016, a amélioré son solde de 700 millions d’euros l’an dernier, le faisant passer à 3,6 milliards. En 2018, l’amélioration est encore plus nette avec un déficit qui descendrait à 2 milliards d’euros. Toujours abyssale, la dette elle, atteindrait 35,6 milliards d’euros en 2018, avant de grimper à 36,2 milliards l’an prochain.

« Bonne conjoncture »
Très sensibles à la conjoncture, les comptes de l’assurance-chômage ont bénéficié de la nette amélioration de la situation économique française. Un nombre moins élevé de demandeurs d’emploi implique, en effet ,moins d’indemnités à verser, donc moins de dépenses. Dans le même temps, plus de travailleurs assurent au régime plus de cotisations, et donc plus de recettes.
Or, en 2017, avec une croissance finalement estimée à 2 %, l’économie tricolore a créé 256 000 nouveaux emplois, faisant baisser le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Aucun parc éolien en mer n’a vu le jour dans l’Hexagone en dix ans. Et les projets en cours pourraient être encore repoussés.
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L’éolien offshore peine à décoller en France

Aucun parc éolien en mer n’a vu le jour dans l’Hexagone en dix ans. Et les projets en cours pourraient être encore repoussés.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 12h03
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 12h13
    |

                            Nabil Wakim








                        



   


Alors que la France possède le deuxième gisement d’éolien en mer d’Europe, le pays ne compte aucune éolienne offshore en activité. On en dénombre pourtant près de 4 000 sur le continent, installées dans dix pays. « Toute l’Europe se moque de nous parce qu’on n’a pas été fichus de sortir un parc en dix ans », déclare, amer, un bon connaisseur du secteur.
En 2009, la France se fixait des objectifs ambitieux, espérant installer 6 000 mégawatts d’ici à 2020, ce qui représente ­entre 700 et 1 000 mâts. En 2011, les premiers appels d’offres offshore sont lancés, dont trois sont remportés par EDF, allié à General Electric, et l’un par l’espagnol Iberdrola. En 2013, Engie et Siemens ­remportent un dernier projet au large du Tréport (Seine-Maritime).
A l’époque, les acteurs de la filière affichent leur optimisme. Avec ses 3 500 kilomètres de côtes, la France métropolitaine bénéficie de très bonnes conditions ­géographiques, tout en disposant de nombreux ports et d’un tissu industriel ­travaillant dans des secteurs-clés pour ­l’éolien comme la métallurgie, l’aéronautique et les chantiers navals.

        Lire aussi :
         

                L’éolien français manque de souffle



Epreuve de force
Comme c’est le cas pour de très nombreux projets éoliens en France, les recours se multiplient et retardent la mise en œuvre des chantiers. D’autant que le cadre réglementaire n’est pas prêt, et que plusieurs autorisations tardent à venir. En conséquence, l’objectif fixé en 2009 et revu à la baisse depuis, sera très loin d’être atteint. Si le développement de l’éolien est l’une des priorités du gouvernement, aucun parc offshore ne devrait être opérationnel avant la fin du quinquennat, en 2022.
L’enjeu est pourtant de taille. Selon les prévisions de Réseau de transport d’électricité, si la France veut diminuer la part du nucléaire dans sa production d’électricité, elle doit développer entre 1 000 et 2 200 éoliennes d’ici à 2030.
Cela relève de la gageure. D’autant qu’un autre obstacle se dresse sur la route de l’éolien en mer : les appels d’offres de 2011 et 2013 ont été octroyés à un tarif de rachat de l’électricité élevé, qui correspondait au marché éolien de l’époque. Selon nos informations, le gouvernement réfléchit à revenir sur les conditions tarifaires de ces marchés, pour négocier des prix plus conformes à la situation actuelle, beaucoup plus bas.
Une épreuve de force pourrait s’engager entre l’Etat et les industriels, au risque de ­retarder encore la mise en place de parcs ­éoliens au large des côtes françaises.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ La ministre des transports, Elisabeth Borne, reçoit successivement jeudi les principaux syndicats de cheminots, opposés aux annonces d’Edouard Philippe lundi.
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Concertation sur la réforme de la SNCF : la CGT cheminots n’est « pas rassurée du tout »

La ministre des transports, Elisabeth Borne, reçoit successivement jeudi les principaux syndicats de cheminots, opposés aux annonces d’Edouard Philippe lundi.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 11h55
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 16h15
   





                        



   


La CGT cheminots « n’est pas rassurée du tout » sur le projet de réforme de la SNCF, a déclaré son secrétaire général, Laurent Brun, jeudi 1er mars, à la sortie d’une première réunion de concertation avec la ministre des transports. Elisabeth Borne doit recevoir successivement les principaux syndicats de la SNCF (CGT, UNSA, SUD-Rail, CFDT), y compris FO, qui n’est pas représentatif.
Il y a eu « beaucoup d’échanges mais pas beaucoup de marges de manœuvre », a relevé Laurent Brun. La CGT participera aux réunions de concertation « sans beaucoup d’illusions », a-t-il ajouté.
Il a précisé avoir formulé à la ministre « un certain nombre de critiques » à l’égard du projet présenté lundi par le premier ministre, Edouard Philippe, qui prévoit notamment la fin du statut de cheminot pour les nouveaux embauchés, la transformation de la SNCF en société nationale à capitaux publics et de mener la réforme par ordonnances.
« Au-delà de la concertation, nous voulons de la négociation, nous n’avons pas eu gain de cause », a-t-il dit, en ajoutant que son syndicat remettrait « le 7 mars une proposition globale au ministère avec une analyse de la situation ». « Pour l’instant, la ministre n’a pas écarté nos craintes », a noté le syndicaliste.

        Lire l’analyse :
         

          Matignon et les fantômes de 1995



Alerte sociale déposée
Quant à l’alerte sociale, première étape du processus permettant d’appeler à la grève pour les cheminots, elle a été déposée « ce matin » par les quatre syndicats représentatifs. Réunie mardi, l’intersyndicale s’est donné rendez-vous le 15 mars pour décider d’un mouvement de grève, au vu du résultat de la concertation avec le gouvernement et du contenu du projet d’habilitation des ordonnances.
Evoquant la manifestation nationale du 22 mars, la CGT a proposé « à toutes les organisations syndicales de faire un appel commun » à manifester, en rappelant que l’UNSA (deuxième syndicat) et SUD-Rail (troisième) avaient déjà annoncé leur participation. « Cette manifestation s’annonce énorme », a prédit Laurent Brun, confirmant que ce jour-là il n’y aurait « pas d’appel national à la grève ».

        Lire aussi :
         

                SNCF : que signifie l’ouverture à la concurrence ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Le gouvernement a lancé fin janvier un plan destiné à soutenir le secteur. Objectif : faire du pays le fer de lance des navires autonomes.
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édition abonné


Le Danemark se rêve en hub maritime mondial

Le gouvernement a lancé fin janvier un plan destiné à soutenir le secteur. Objectif : faire du pays le fer de lance des navires autonomes.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 11h33
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            Marie Charrel








                        



                                


                            

C’est certes inférieur à la moyenne européenne, mais cela reste le plus haut niveau enregistré depuis 2006. En 2017, l’économie danoise a crû de 2,1 %, contre 2,6 % pour l’ensemble de l’Union européenne, selon les chiffres officiels publiés mercredi 28 février. « Notre économie a retrouvé sa vitesse de croisière depuis plusieurs mois déjà, et la reprise est équilibrée », souligne Las Olsen, économiste en chef de Danske Bank, à Copenhague.
Surtout, le pays peut se féliciter d’être presque au plein-emploi depuis deux ans, avec un taux de chômage de 5,6 %, d’après Eurostat. « Cela tient beaucoup à notre flexisécurité, cocktail de flexibilité pour l’employeur, de sécurité pour le salarié et de remise à niveau régulière des compétences, résume Kirsten Biering, l’ambassadrice du Danemark en France. Grâce à cela, nous sommes capables d’afficher un taux d’emploi élevé et de nous adapter rapidement aux changements économiques. »
L’Etat mise, non sur des investissements colossaux, mais sur une quarantaine d’initiatives concrètes et variées
L’autre trait caractéristique du modèle danois, qui ne cesse de faire rêver la France, est le dialogue social et le pragmatisme. Le gouvernement vient de nouveau d’en apporter la preuve avec le plan dévoilé fin janvier pour soutenir la croissance du secteur maritime. Objectif : faire du pays un hub maritime mondial d’ici à 2025 et le fer de lance des navires autonomes.
Pour y parvenir, l’Etat ne va pas déployer d’investissements colossaux ou de projets spectaculaires. Il mise plutôt sur une quarantaine d’initiatives concrètes et variées visant à soutenir l’innovation, à simplifier les contraintes réglementaires, à assurer que le système de formation fournit suffisamment de jeunes diplômés tous les ans et à promouvoir le pavillon danois à l’échelle internationale.

« Une nation de marins »
Sur chacune de ces pistes, autorités, industriels, partenaires sociaux, instituts...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Eric Béziat, journaliste spécialiste des transports du « Monde », décrypte la réforme de l’entreprise ferroviaire publique, lancée lundi par le gouvernement.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤             Le gouvernement a lancé, lundi 26 février, la réforme de la SNCF qui se trouve, selon Edouard Philippe, « dans une situation alarmante, pour ne pas dire intenable ». Malgré les avertissements des organisations syndicales, le premier ministre a annoncé que, « face à l’urgence » et souhaitant faire voter « les principes-clés avant l’été », il allait recourir aux ordonnances.Mardi, les syndicats de la SNCF ont finalement décidé de donner une chance à la concertation sur la réforme de l'entreprise ferroviaire publique. Au menu des négociations qui débutent jeudi avec les organisations syndicales pour deux mois: les conditions de l'ouverture à la concurrence, l'organisation de la SNCF et le calendrier de l'arrêt du recrutement au statut de cheminot.Malgré les bons résultats du groupe (en 2017, le chiffre d’affaires a grimpé de 4,2 %, à 33,5 milliards d’euros, et le bénéfice, à 1,3 milliard d’euros, a plus que doublé en un an), l'endettement global du système ferroviaire français atteint 54,5 milliards d’euros.

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Le Monde
jeudi 01 mars 2018 à 13:15


Ce direct est à présent terminé. Merci à toutes et à tous de l'avoir suivi. Nous espérons avoir répondu au mieux à vos interrogations. Si vous souhaitez en savoir plus sur la réforme de la SNCF et, plus largement, sur tous les sujets ayant trait au secteur du transport, restez connectés sur Le Monde.fr. A bientôt ! 

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Le Monde
jeudi 01 mars 2018 à 13:14


Bonjour, en Allemagne et au Royaume-Uni, les prix des billets de train acquittés par les usagers sont bien plus chers qu'en France. Une des conséquences de cette réforme pourrait-elle être la hausse des prix en France ?BrigitteEric Béziat : Bonjour Brigitte,   En effet, dans les pays que vous citez, la réforme a entraîné une baisse des coûts, plutôt une hausse de la qualité de service, mais pas une baisse des prix des billets et parfois même, au contraire, des augmentations. En fait, pour la réforme française, tout dépendra du niveau d’argent public que nous, en tant que Nation, accepterons de mettre dans le système ferroviaire. Lequel garde - ne l’oublions pas - de beaux atouts. C’est un transport décarboné, extrêmement efficace, dès lors qu’il s’agit de transporter beaucoup de monde en même temps. La Suisse est une magnifique réussite en la matière (y compris pour le transport de marchandises), mais les concours publics y sont - rapportés au nombre d’habitants - une fois et demi supérieurs à ceux observés en France.

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Le Monde
jeudi 01 mars 2018 à 13:06


Supprimer le statut fera-t-il arriver les trains à l’heure ?Le statut est-il la raison du manque d’investissement dans les lignes régionales ?-Antoine Eric Beziat : Bonjour Antoine,    Le statut n’est en aucun cas la raison d’un manque d’investissement dans les petites lignes, qui est davantage dû à la raréfaction de l’argent public et à l’aimantation vers le TGV des investissements ferroviaires ces trente dernières années. Pas plus qu’il n’est la cause des retards des trains.Cependant, certains observateurs, que l’on rangera parmi les plus libéraux, considèrent que certains éléments du statut (emploi à vie, augmentations automatiques) ne créent pas les incitations nécessaires au fonctionnement efficace d’une entreprise. Pour dire les choses plus crûment, c’est plus difficile de mettre la pression à des salariés sous statut qu’à des employés classiques. C’est, d’après mes informations, une opinion partagée par la direction de la SNCF.  

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Le Monde
jeudi 01 mars 2018 à 12:58


Les syndicats sont-ils tous opposés à cette réforme ?Marie GEric Béziat : Bonjour Marie G, Oui. Tous les syndicats représentatifs (CGT, UNSA, SUD Rail, CFDT) ainsi que FO Cheminots, en particulier depuis que le gouvernement a annoncé qu’il légiférerait par ordonnances. 

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Le Monde
jeudi 01 mars 2018 à 12:54


Je ne comprends pas pourquoi il n'a jamais été question de la direction de la SNCF. M. Pepy, qui en est à la tête depuis plus d'une dizaine d'années n'est-il pas également responsable de ses déboires ? Quelles sont les raisons de cette confiance apparente du gouvernement pour M. Pepy ?PM Eric Beziat : Bonjour PM,   M. Pepy a répondu aux attentes (souvent contradictoires) des pouvoirs publics depuis qu’il dirige la SNCF : plus de trains partout, moins chers. Il a en particulier tenter de faire baisser les coûts par une diminution des effectifs (- 12 000 cheminots en moins depuis qu’il est à la tête de la SNCF, soit - 7,5 % depuis 2008). Il a entrepris une modernisation numérique de la SNCF, il a créé des centaines de filiales pour essayer de faire de la SNCF une entreprise plus agile et présente sur tous les marchés.Le gouvernement pourrait à bon compte faire (symboliquement) tomber sa tête et la montrer au peuple mécontent des retards et du coût des billets, mais cela ne changerait pas grand-chose sur le fond. Un autre prendrait sa place, qui ferait probablement la même chose peu ou prou.

     class="post post- post-1124896638"
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Le Monde
jeudi 01 mars 2018 à 12:41


Bonjour, pourquoi y a-t-il urgence, d'après Edouard Philippe, à réformer la SNCF ? Quelle est la situation du ferroviaire en France, par rapport à nos voisins allemands et britanniques ?MarcEric Béziat : Bonjour Marc, Ses arguments : une dégradation de la qualité de service (retards, ralentissements, pannes géantes comme à Montparnasse deux fois en 2017) et un coût très élevé pour les finances publiques au sens large (en incluant aussi les dépenses des collectivités locales) :10,5 milliards d’euros par an de subventions + 3,5 milliards pour payer les retraites des cheminots + 3 milliards d’augmentation de la dette. Au total, plus de 17 milliards d’euros par an.

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Le Monde
jeudi 01 mars 2018 à 12:37


Bonjour, pouvez-vous nous apporter des précisions sur les conditions d’ouverture à la concurrence et les conséquences directes pour la SNCF ?MathildeEric Béziat : Bonjour Mathilde,   Il y a deux ouvertures à la concurrence, celle sur le train commercial (le TGV) et celle sur les lignes régionales de service public subventionnées. - Dans la première, les concurrents (Deutsche Bahn, Trenitalia) proposeront des liaisons à grande vitesse dans leurs propres trains, par exemple sur la ligne Paris-Lyon, en plus des TGV SNCF (InOui et Ouigo). Dans ce cas, la SNCF prend un risque sur sa part de marché commerciale (aujourd’hui à 100%), mais d’une certaine manière chacun reste chez soi. - Dans le deuxième cas, les régions (qui gèrent les TER et le Transilien pour la région Ile-de-France) mettront sur le marché des lignes ou des ensembles de lignes par l'intermédiaire des appels d’offres. Dans ce cas, la SNCF peut perdre le marché et l’ensemble des salariés exploitant la ligne (conducteurs, chefs de gare) passent dans l’entreprise gagnante tout en conservant les caractéristiques de leur contrat de travail. Et donc leur statut.

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Le Monde
jeudi 01 mars 2018 à 12:27


Est-il possible aujourd'hui de donner les origines des 54,5 milliards d'euros d'endettement de la SNCF ? Et de permettre ainsi de savoir si celui-ci est dû en partie au statut particulier des cheminots ?curieux49Eric Béziat : Bonjour curieux49, L’accélération de la hausse de la dette est, avant tout, due aux décisions d’investissement dans de nouvelles lignes TGV, en particulier en 2007, lors du «grenelle de l’environnement». Ces décisions, qui sont des décisions d’Etat, ont été prises dans un contexte économique dégradé pour le modèle TGV. En particulier, en raison de la hausse du coût de l’infrastructure (4,9 millions d’euros actuels du kilomètre pour Paris-Lyon en 1981, contre 23 millions du kilomètre pour Tours-Bordeaux en 2015). Celle-ci a entraîné une augmentation des péages, qui a rendu le TGV nettement moins profitable, voire déficitaire sur certaines lignes.Donc, faire du statut des cheminots le principal responsable de la dette est une erreur. Cela-dit, le statut a empêché probablement une partie des gains de productivité d’améliorer la situation en renchérissant les coûts d’exploitation. L’augmentation moyenne des salaires a été, entre 2003 et 2012, systématiquement supérieure à l’inflation.On peut conclure que le statut des cheminots n’est pas la cause principale de l’endettement, mais qu’il participe, pour une part minoritaire, mais réelle, d’un système ferroviaire cher et déficitaire.   

     class="post post- post-1124894248"
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Le Monde
jeudi 01 mars 2018 à 12:04


Quelles sont les économies générées attendues par la réforme?-Aussie Eric Béziat : Bonjour Aussie,   Difficile à quantifier précisément.Si on prend pour hypothèse que le gouvernement reprendra une partie de la dette de SNCF Réseau (probablement de l’ordre de 35 milliards d'euros sur 46 milliards), on peut attendre une économie sur les intérêts de la dette de plus de 1 milliard d’euros par an.Si on compare à l’Allemagne, où une réforme qui ressemble beaucoup à celle que le gouvernement prépare a été mise en oeuvre en 1994, les coûts d’exploitation sont aujourd’hui 30 % moins élevés qu’en France. Ce qui, rapporté à la SNCF, pourrait, en théorie, générer jusqu’à 7 milliards ou 8 milliards d’euros par an d’économies. 

     class="post post- post-1124893421"
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Le Monde
jeudi 01 mars 2018 à 11:51


Qu'est-ce que le statut de cheminot ? Quels avantages comporte-t-il ?FBEric Béziat : Bonjour FB,  Il s’agit d’une série d’avantages sous l'appellation « statut des relations collectives entre la SNCF et son personnel », qui sont compilés dans la Directive RH 0001, laquelle définit un ensemble des règles régissant les conditions d’entrée dans l’entreprise, la rémunération, le déroulement des carrières, les sanctions, la mobilité, les congés, les conditions de cessation de fonction, l’assurance maladie et le droit syndical..Les principaux avantages sont : - L’absence de licenciement pour raisons économiques, ce qui signifie que, sauf en cas de faute, le statut vous garantit l’emploi à vie.- Une hausse de rémunération automatique et un déroulé de carrière garanti à condition de se former.- Un régime de retraite avantageux qui permet de partir avec une pension calculée sur les six derniers mois de salaire entre 52 ans ou 57 ans, selon que vous êtes roulant ou sédentaire, à condition d’avoir atteint la durée de cotisation requise.- Une protection sociale avantageuse avec un réseau de médecins généralistes et spécialistes que l’on peut consulter gratuitement et sans avance de frais.- Le train gratuit (appelé facilités de circulation) et des billets gratuits ou à vil prix pour les membres de la famille. A noter que ce dernier avantage n’est pas lié au statut. 

     class="post post- post-1124893146"
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Le Monde
jeudi 01 mars 2018 à 11:47


 Réforme de la SNCF : le gouvernement aura recours aux ordonnances pour « faire voter les principes clés avant l’été »Comme le craignaient les syndicats, le chef du gouvernement a choisi de reprendre à son compte l’essentiel des préconisations contenues dans le rapport Spinetta.

     class="post post- post-1124892003"
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Le Monde
jeudi 01 mars 2018 à 11:28


Bonjour à tous, Notre journaliste spécialiste du transport, Eric Béziat, répond à vos questions sur la réforme de la SNCF (ouverture à la concurrence, organisation du groupe ferroviaire et statut de cheminot), alors que les négociations entre le gouvernement et les organisations syndicales commencent ce jeudi. Vous pouvez d'ores et déjà lui adresser vos questions, auxquelles il répondra en direct lors d'un tchat, à partir de 11 h 45.










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require(["jquery", "lib/jquery/plugin/jquery.ajah"],function($){$("#aj-704004").ajah({ url: "/ajah/5m/lemonde/www/Controller_Module_General_Footer_Serviciel/actionAfficher/WyJ/SVU/JSS/VFVRV9TRVJWSUNFUyJd/?key=48ef2c0f4847cd071d1f0a44fc735c67dafe3a50" })});





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        en ligne.




En Continu







require(["jquery","lmd/module/alerte"],function(b,a){new a({$el:b("#bandeau_bas .conteneur_alerte")})});
require(["jquery","lmd/module/encontinu"],function(b,a){new a({$el:b("#bandeau_bas .conteneur_en_continu")})});
require(["jquery","lmd/module/lives"],function(b,a){(new a).attach("#bandeau_bas .conteneur_lives")});






require(['lmd/core/dfp']);

require(["lmd/core/ux/widget-position"], function(a) { a.init(); });
    



    if (window.xtparam) {
        window.xtparam += '&x3=';
    } else {
        window.xtparam = '&x3=';
    }



    var blockAdBlock = (function (lmd) {
        'use strict';

        var blockAdBlock;
        var fnCallback;
        var status;
        // AT Internet x4 values : 1 and 2 are used in script, 3 for noscript and 4 not used here.
        var adblockStatus = {
            'YES': 1,
            'NO': 2,
            'NOSCRIPT': 3,
            'NSP': 4
        };

        var send = function () {
            require(['lmd/module/xiti/hit'], function (xiti) {
                if (!xiti.has_hit('Ad_Block::Actif')) {
                    xiti.hit(this, 'C', '0', 'Ad_Block::Actif', 'A');
                }
            });
        };

        var callXiti = function (adbStatus) {
            status = adbStatus;
            if (status === adblockStatus.YES) {
                send();
            }

            if (fnCallback) {
                fnCallback(status);
            }
        };

        require(['xitistatus'], function () {
            blockAdBlock = new BlockAdBlock({
                checkOnLoad: false,
                resetOnEnd: true
            });

            if (blockAdBlock === undefined) {
                callXiti(adblockStatus.YES);
            } else {
                blockAdBlock.onDetected(function () {
                    callXiti(adblockStatus.YES);
                });

                blockAdBlock.onNotDetected(function () {
                    callXiti(adblockStatus.NO);
                });

                blockAdBlock.check();
            }
        }, function (err) {
            callXiti(adblockStatus.NSP)
        });

        return {
            getStatus: function (fn) {
                if (status) {
                    fn(status);
                } else {
                    fnCallback = fn;
                }
            }
        };
    }(lmd));




        var xiti = (function (blockAdBlock) {
            var loadAfter = function (e, fn) {
                var rs = e.readyState;
                if (rs && rs !== 'complete' && rs !== 'loaded') {
                    return;
                }
                try {
                    fn.apply(this);
                } catch (ex) {

                }
            },

            loadJs = function (src, onload) {
                var a = document.createElement('script');
                a.type = 'text/javascript';
                a.async = false;
                a.src = src;
                if (typeof onload === 'function') {
                    if (a.addEventListener) {
                        a.addEventListener('load', function () {
                            loadAfter(a, onload);
                        });
                    } else {
                        a.attachEvent && a.attachEvent('onreadystatechange', function () {
                            loadAfter(a, onload);
                        });
                    }
                }
                (document.getElementsByTagName('head')[0] || document.getElementsByTagName('body')[0] || document.getElementsByTagName('script')[0].parentNode).insertBefore(a, null);
            },

            loadCore = function () {
                loadJs(lmd.conf.medias.location.base_url_version + '/js/lib/xiti/4.6.4/xtcore.js', function () {
                    require(['lmd/module/xiti/hit'], function (hit_xiti) {
                        hit_xiti.resolve();
                    });
                });
                lmd.context.page.xiti_call = true;
            };

            return {
                type: {
                    inscrits: 'INSCRIT'
                },
                init: function () {
                    require(['lmd/ui/refresh'], function (refresh) {
                        window.xtcustom.ir = refresh.isAutoRefreshed().toString();
                        if (window.xtparam === undefined || window.xtparam === null) {
                            window.xtparam = '';
                        }

                        blockAdBlock.getStatus(function (status) {
                            window.xtparam += '&ac=' + window.xt_ac + '&an=' + window.xt_an + window.xt_multc + '&x4=' + status;
                            loadJs(lmd.conf.medias.location.base_url_version + '/js/lib/xiti/4.4.007/xtclicks.js', loadCore);
                        });
                    })
                }
            };
        })(blockAdBlock);

        xtnv = document;
        xtsd = (document.location.protocol === 'http:') ? 'http://logc2' : 'https://logs13';
        xtsite = function() {
            var viewPortWitdh = Math.max(document.documentElement.clientWidth, window.innerWidth || 0);
            var breakpoints = lmd.context.page.xiti.xtbreakpoints || {};
            var xtsite = lmd.context.page.xiti.xtsite;

            for (var device in breakpoints) {
                var isValidBreakpoint = true;

                if (breakpoints[device]['min']) {
= breakpoints[device]['min'];
                }

                if (isValidBreakpoint && breakpoints[device]['max']) {
                    isValidBreakpoint = viewPortWitdh                 }

                if (isValidBreakpoint) {
                    xtsite = lmd.context.page.xiti.xtsites[device];
                    break;
                }
            }

            lmd.context.page.xiti.xtsite = xtsite;

            return xtsite;
        }();
        xtn2 = lmd.context.page.xiti.xtn2; 
        xtcustom = lmd.context.page.xiti.xtcustom; 
        xtpage = lmd.context.page.xiti.xtpage; 
        xtergo = lmd.context.page.xiti.xtergo ? '1' : '0'; 
        xtdi ='';
        window.xt_an = ''; 
        window.xt_ac = ''; 

        window.xt_multc = lmd.context.page.xiti.xt_multc;
        if (window.xt_multc === null) {
            window.xt_multc = '';
        }

        xt_tag = lmd.context.page.xiti.xt_tag; 
        if (xt_tag != null) {
            if (window.xtparam != null) {
                window.xtparam += '&tag=' + xt_tag;
            } else {
                window.xtparam = '&tag=' + xt_tag;
            }
        }
        var x12 = lmd.context.page.xiti.x12;
        if (x12 != null) {
            if (window.xtparam != null) {
                window.xtparam += '&x12=' + x12;
            } else {
                window.xtparam = '&x12=' + x12;
            }
        }

        var x5 = lmd.context.page.xiti.x5;
        if (x5 != null) {
            if (window.xtparam != null) {
                window.xtparam += '&x5=' + x5;
            } else {
                window.xtparam = '&x5=' + x5;
            }
        }

        var element = false;
        var restreint = false;
        var tdb_user_id = '';

        if (typeof lmd === 'undefined' || lmd === '') {
            xiti.init();
        } else {
            if (lmd.context !== undefined && lmd.context !== null && lmd.context.element !== undefined && lmd.context.element !== null && lmd.context.element.restreint !== undefined) {
                element = true;
                restreint = lmd.context.element.restreint;
            }

            tdb_user_id = (document.cookie.match('(^|; )tdb_user_id=([^;]*)') || 0)[2];
            if (tdb_user_id === undefined || tdb_user_id === '') {
                if (element) {
                    window.xt_multc += '&x8=' + (restreint ? '24' : '13');
                }
                xiti.init();
            } else {
                require(['jquery', 'lmd/core/auth'], function ($, a) {
                    a.loadUser().done(function () {
                        var params;
                        var user = a.user;
                        if (user !== null) {
                            if (typeof user.magento_id !== "undefined" && user.magento_id) {
                                window.xt_an = user.magento_id;
                            } else {
                                window.xt_an = '';
                            }

                            if ('inscrit' === user.type) {
                                window.xt_ac = xiti.type.inscrits;

                                if (element) {
                                    params = { 'item_id': lmd.context.element.id };
                                    $.getJSON('/ws/1/restreint/verif_item/', params).done($.proxy(function (response) {
 0;
                                        window.xt_multc += '&x8=' + (restreint ? (achat_acte ? '23' : '24') : '13');

                                        xiti.init();
                                    }, this));
                                } else {
                                    xiti.init();
                                }
                            }

                            else if (user.type === 'abonne') {
                                if (typeof user.selection_code !== "undefined" && user.selection_code) {
                                    window.xt_ac = user.selection_code;
                                }

                                if (element) {
                                    window.xt_multc += '&x8=' + (restreint ? '23' : '13');
                                }

                                xiti.init();
                            }
                        } else {
                            xiti.init();
                        }
                    });
                });
            }
        }








        (function (w) {
            require(
                ['lmd/module/xiti/navigation'],
                function (xiti) {

                    switch(w.lmd.context.pageType) {
                        case 'Rubrique_Une': {
                            xiti.trackHome();
                            break;
                        }
                        case 'Element': {
                            var type = w.lmd.context.element.type.nom;

                            if (type === 'live') {
                                xiti.trackLive();
                            } else if (type === 'article') {
                                if (w.lmd.context.application === "abonnes") {
                                    xiti.trackArticleAbonne();
                                } else if (w.lmd.context.element.restreint) {
                                    xiti.trackArticleRestreint();
                                } else {
                                    xiti.trackArticle();
                                }
                            }

                            break;
                        }
                    }
                });
        }(window));




    if (lmd.conf.fsw.google_analytics) {
        var _gaq = _gaq || [];
        _gaq.push(['_setAccount', 'UA-15394037-2']);
        _gaq.push(['_setDomainName', '.lemonde.fr']);
        _gaq.push(['_setVisitorCookieTimeout', 86400 * 30 * 13 * 1000]); // 13 months in milliseconds
        _gaq.push(['_trackPageview']);
        _gaq.push(['_trackPageLoadTime']);
        var ga_src_require = ('https:' == document.location.protocol) ? 'https://ssl' : 'http://www';
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Avec Ring et ses sonnettes connectées, Amazon accélère dans la sécurité domestique

Le géant du commerce en ligne, qui vient de racheter la start-up américaine, cherche à développer les livraisons à l’intérieur des maisons.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 11h42
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



   


Amazon passe à la vitesse supérieure sur le marché de la sécurité domestique. Mardi 27 février, le géant américain du commerce en ligne a officialisé le rachat de Ring, une start-up américaine fabriquant des sonnettes et des caméras de surveillance connectées. Une gamme de produits qu’il pourrait mettre à profit pour livrer les achats de ses clients à l’intérieur de leur domicile. Et ainsi éviter les vols, fréquents, de colis laissés sur le palier.
Le montant de cette opération n’a pas été précisé. Mais, selon le New York Times, Amazon versera 1,1 milliard de dollars (901 millions d’euros). Il s’agirait alors de la troisième plus importante acquisition de son histoire, derrière les 13,7 milliards dépensés en 2017 pour la chaîne de supermarchés Whole Foods et le chèque de 1,2 milliard signé en 2009 pour le site Internet de vente de chaussures Zappos.
Une forte croissance
Lancée en 2012 sous le nom de Doorbot, Ring est surtout connue pour ses sonnettes équipées d’une caméra. Grâce à une application mobile, les utilisateurs sont avertis lorsqu’une personne sonne à leur porte et ils peuvent discuter avec elle. La start-up a depuis diversifié son activité, commercialisant des caméras de sécurité, des capteurs de mouvement et des détecteurs de fumée. Elle propose aussi deux abonnements, de 30 et 100 dollars par an, pour pouvoir enregistrer les flux vidéo.
En 2016, Amazon avait investi dans Ring par l’intermédiaire de son fonds Alexa Fund, qui apporte des capitaux aux entreprises intégrant son assistant vocal Alexa dans leurs produits. Avec cette acquisition, l’e-marchand espère désormais devenir un acteur majeur du marché de la sécurité domestique. Il y a deux mois, il avait déjà mis la main sur Blink, une jeune pousse concurrente de Ring.
Le cabinet Research and Markets estime que ce marché va croître de 9 % en moyenne par an au niveau mondial jusqu’en 2020, pour atteindre 51,5 milliards de dollars (42,2 milliards d’euros). Mais cette croissance devrait être beaucoup plus élevée pour les systèmes à installer soi-même, associés à des applications mobiles, qui gagnent en popularité au détriment des alarmes traditionnelles, notamment en raison de leur prix plus abordable.
Un tiers des Américains déjà victimes de vols de colis
Sous l’égide d’Amazon, Ring bénéficiera des moyens financiers et de la plate-forme de distribution pour gagner des parts de marché. A Wall Street, l’action d’ADT, le leadeur du secteur aux Etats-Unis, a chuté de 13 % mardi et mercredi. Elle sera aussi davantage en mesure d’affronter de grands groupes télécoms, comme Comcast et AT&T, qui couplent des offres de sécurité à leurs abonnements Internet, ou Nest, la filiale de Google, qui s’est lancée fin 2017 sur ce segment.
En investissant dans les sonnettes et les caméras de sécurité, Amazon cherche aussi à imposer la livraison à l’intérieur du domicile. Aux Etats-Unis, les vols de colis sont nombreux. Selon une enquête commandée par Comcast, un tiers des Américains en ont déjà été victimes. Ce type de livraisons pourrait jouer un rôle important dans l’alimentaire, où le groupe affiche de grandes ambitions.
« A terme, on imagine que les clients d’Amazon commanderont à leur enceinte Echo leurs courses, qui seront traitées chez Whole Foods puis déballées au domicile par les livreurs grâce à Ring », prédit l’analyste Colin Sebastian.
« A long terme, on peut imaginer que les clients d’Amazon pourront parler à leur enceinte Echo pour commander leurs courses, qui seront traitées chez Whole Foods puis déballées au domicile par les livreurs grâce à Ring », prédit Colin Sebastian, analyste chez le courtier Baird. « La capacité de livrer ou d’installer sans la présence du client pourrait aussi permettre à Amazon de gagner des parts de marché dans l’ameublement ou l’électroménager », ajoute-t-il.
En octobre 2017, la société de Seattle a fait un premier pas dans cette direction, en présentant le système Key, composé d’une serrure connectée et d’une caméra de sécurité, qui permet à ses livreurs d’ouvrir la porte d’entrée pour déposer un paquet. Le client peut regarder l’opération en direct sur son smartphone. Ce dispositif n’est pour le moment disponible que dans 37 villes aux Etats-Unis.
« Un écosystème de produits dans la maison connectée »
Le rachat de Ring s’inscrit également dans une stratégie plus globale. « Par une série de petites acquisitions et d’initiatives internes, Amazon forme un écosystème de produits dans la maison connectée pour être le leadeur du marché et le leadeur dans l’esprit des consommateurs », souligne Daniel Ives, de GBH Insights. L’entreprise a déjà pris une longueur d’avance avec sa gamme d’enceintes connectées Echo, qui capte environ 70 % du marché aux Etats-Unis.
Si Ring va conserver son indépendance, ses futurs produits seront certainement bâtis autour de l’assistant vocal Alexa. Et les interactions avec les enceintes Echo seront renforcées. Pour Amazon, l’objectif n’est pas tant de générer des recettes par la vente de ces appareils que « d’ouvrir de nouveaux relais de croissance pour le commerce en ligne, la recherche et la publicité », souligne M. Ives.



                            


                        

                        

