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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Après chaque scandale, les ONG mettent en place de nouvelles mesures, chartes et commissions. Sans parvenir à empêcher de nouvelles affaires.
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Violences sexuelles par des humanitaires : les ONG peinent à trouver des solutions

Après chaque scandale, les ONG mettent en place de nouvelles mesures, chartes et commissions. Sans parvenir à empêcher de nouvelles affaires.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 18h01
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 18h19
   





                        



   


C’est un serpent de mer dans l’humanitaire, qui ressurgit périodiquement à la faveur de scandales médiatiques : des employés de ces organisations non gouvernementales profitent de leur statut pour obtenir des relations sexuelles en échange de leur assistance.
Le 8 février, le quotidien britannique The Times révélait que des membres haut placés d’Oxfam avaient eu recours à des prostituées et avaient abusé sexuellement de mineures en 2011 en Haïti, touché par un séisme violent l’année précédente. Depuis, de nouvelles accusations mettent en cause des employés d’Oxfam au Tchad, au Soudan du Sud et au Liberia. Des membres du personnel des agences de l’Organisation des Nations unies (ONU) et d’organisations caritatives internationales s’adonneraient aux mêmes pratiques en Syrie, en guerre civile depuis sept ans, a aussi révélé la BCC, le 27 février.

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Ces scandales sont loin d’être les premiers du genre. En février 2002, déjà, Le Monde mettait à sa « une » une affaire similaire, « Sexe contre nourriture », impliquant soixante-sept employés d’agences humanitaires en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone.
Quels mécanismes de prévention et de sanctions ont été mis en place par les ONG ? Sont-ils suffisants ? Etat des lieux.
Bouche-à-oreille et contact avec l’ancien employeur
Sur le terrain, la situation asymétrique entre le travailleur humanitaire et les bénéficiaires constitue un environnement propice aux abus. « Vous avez des personnes extrêmement vulnérables, qui ont tout perdu bien souvent, et d’autres qui ont accès à beaucoup de ressources, ce qui leur donne du pouvoir », rappelle à l’Agence France-Presse (AFP) Mike Jennings, directeur des études sur le développement à l’Ecole des études orientales et africaines de Londres.
La sélection des candidats qui vont évoluer dans ce contexte particulier est donc décisive. Mais pour Claire Colliard, cofondatrice du Centre de psychologie humanitaire de Genève :
« Les ONG, de taille moyenne ou de petite taille, notamment, n’ont pas de personnel des ressources humaines suffisant et suffisamment formé pour recruter des gens solides. La plupart des recrutements humanitaires se font sur la base de compétences techniques — on cherche un ingénieur, un logisticien, etc. —, mais les ONG, même les grosses, font rarement des questionnaires sur les compétences de vie. »
Pour tenter d’évaluer ces « compétences », la plupart des ONG effectuent des contrôles de routine lors du recrutement : le bouche-à-oreille et la prise de contact avec les anciens employeurs. Deux méthodes qui ont pourtant failli pour Roland Van Hauwermeiren et Gurpreet Singh, deux membres du personnel d’Oxfam au cœur du scandale actuel en Haïti.
En 2011, un rapport interne confirme qu’ils ont eu recours à des prostituées. Le premier, ancien directeur d’Oxfam en Haïti, démissionne à la suite du rapport, gardé secret par Oxfam. Peu de temps après, il prend la tête d’une mission au Bangladesh pour le compte d’Action contre la faim. Dans un communiqué du 12 février, l’ONG française a déclaré ne pas avoir été avertie de ses agissements alors qu’elle avait contacté d’anciens employeurs, dont Oxfam, lors du processus de recrutement.
Le second, Gurpreet Singh, renvoyé à la suite du rapport, est embauché quelques mois plus tard… comme consultant pour une mission d’Oxfam en Ethiopie, d’octobre à décembre 2011. « Embaucher Singh, même comme consultant de court terme dans une situation d’urgence, était une grosse erreur. Cela n’aurait jamais dû se passer », a reconnu un porte-parole d’Oxfam.
De son côté, Joël Weiler, directeur général de Médecins du monde, interrogé par l’AFP, fulmine :
« C’est fou que cela puisse arriver. L’humanitaire, c’est un tout petit milieu, les planches pourries, les gens qui traînent des valises, on les connaît. » 
Codes de conduite, systèmes de signalement et d’enquête
Pour tenter de prévenir ces scandales, les organisations caritatives mettent aussi en place des codes de conduite engageant les employés sur le terrain. Le code de conduite du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), par exemple, interdit explicitement l’achat de services sexuels « en toutes circonstances et dans le monde entier, y compris les pays où la prostitution est légale ».
D’autres ONG dispensent des cours d’éthique à ceux qui partent sur le terrain. De son côté, Oxfam a annoncé une série de mesures, dont la création d’une commission « indépendante » qui passera en revue la culture et les pratiques de l’ONG.
Le groupe de travail spécial du Comité permanent interorganisations (CPI) sur la protection contre l’exploitation et l’abus sexuels (PSEA) dans les situations de crise humanitaire, créé en 2002, publie également régulièrement des rapports listant les bonnes pratiques et mettant en garde les ONG. Dans une note de 2010, ce groupe de travail avait d’ailleurs alerté sur le fait que « la crise en Haïti crée un environnement à haut risque du point de vue de l’EAS [l’exploitation et les abus sexuels] ».
Enfin, un dernier axe d’amélioration a été identifié : rendre les systèmes internes de signalement et d’enquête plus efficaces, en facilitant encore davantage la remontée des plaintes et en donnant plus de temps et de moyens à ceux qui les vérifient. Même si ces objectifs contredisent en partie ceux des donateurs : ceux-ci souhaitent souvent que leurs dons soient dépensés sur le terrain, pour venir en aide aux bénéficiaires, plutôt que pour mettre en place davantage de contrôles lors des recrutements ou de moyens pour les enquêtes internes.
« Beaucoup de gens disent que les organisations humanitaires dépensent trop d’argent pour l’administration, et pas assez sur le terrain. Mais pour éviter ce type de comportement, vous devez mettre en place des contrôles. Et ça coûte de l’argent », rappelle Mike Jennings.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Les risques de harcèlement s’accroissent pour les citadines célibataires ayant un statut de cadre ou de profession intellectuelle supérieure.
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Sondage : une femme sur trois victime d’une forme de harcèlement sexuel pendant sa carrière

Les risques de harcèlement s’accroissent pour les citadines célibataires ayant un statut de cadre ou de profession intellectuelle supérieure.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 16h38
   





                        


Près d’une femme sur trois (32 %) dit avoir été victime d’une forme de harcèlement sexuel au cours de sa carrière, selon un sondage IFOP pour le site VieHealthy.com, publié mercredi 28 février.
Les formes verbales ou visuelles de harcèlement sont les atteintes les plus répandues, à commencer par les sifflements, gestes ou commentaires grossiers (34 % des femmes interrogées disent en avoir été victimes au moins une fois), suivis des remarques gênantes sur la tenue ou le physique (27 %).
24 % des femmes disent avoir été victimes au moins une fois de contacts physiques légers, comme par exemple un effleurement des mains, des cheveux, du visage ou des jambes, et 13 % de contacts de type « main aux fesses ».
Les pressions psychologiques visant à obtenir un acte de nature sexuelle constituent une pratique plus limitée, 8 % des femmes disant les avoir subies.

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Les femmes célibataires, qui résident dans une grande agglomération, notamment parisienne, ou sont titulaires d’un contrat de droit privé, voient les risques d’être les victimes de harcèlement augmenter.
Les femmes cadres et celles exerçant des professions intellectuelles supérieures sont quasiment deux fois plus nombreuses (40 %) que les ouvrières (23 %) à avoir déjà été harcelées ou agressées sexuellement sur leur lieu de travail.
Une majorité de victimes a parlé de son expérience à un tiers (surtout un proche ou collègue de même rang), mais celles en ayant parlé à un interlocuteur susceptible de résoudre le problème en interne (supérieur hiérarchique, syndicaliste) restent peu nombreuses, entre 7 % et 16 % selon les cas.

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Enquête réalisée en ligne auprès d’un échantillon représentatif de 2 008 femmes de 15 ans et plus, du 26 au 29 janvier (méthode des quotas).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Alors que commencent les négociations entre le gouvernement et les syndicats sur la réforme de la SNCF, Eric Béziat, journaliste spécialiste des transports, a répondu à vos questions.
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SNCF : « Le statut de cheminot n’est pas la raison de tous les maux du système ferroviaire »

Alors que commencent les négociations entre le gouvernement et les syndicats sur la réforme de la SNCF, Eric Béziat, journaliste spécialiste des transports, a répondu à vos questions.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 14h40
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 15h41
   





                        



   


Marc : Pourquoi y a-t-il urgence, d’après le premier ministre, Edouard Philippe, à réformer la SNCF ? Quelle est la situation du ferroviaire en France, par rapport à nos voisins allemand et britannique ?
Eric Béziat : Ses arguments : une dégradation de la qualité de service (retards, ralentissements, pannes géantes comme à Montparnasse, à deux reprises, en 2017) et un coût très élevé pour les finances publiques au sens large (en incluant aussi les dépenses des collectivités locales) : 10,5 milliards d’euros par an de subventions, 3,5 milliards pour payer les retraites des cheminots et 3 milliards d’augmentation de la dette. Au total, plus de 17 milliards d’euros par an.
Marie G : Les syndicats sont-ils tous opposés à cette réforme ?
Oui. Tous les syndicats représentatifs (CGT, UNSA, SUD-Rail, CFDT ainsi que FO-Cheminots) y sont opposés, en particulier depuis que le gouvernement a annoncé qu’il légiférerait par ordonnances.

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FB : Qu’est-ce que le statut de cheminot ? Quels avantages comporte-t-il ?
Il s’agit d’une série d’avantages connus sous le nom de « statut des relations collectives entre la SNCF et son personnel », qui sont compilés dans la directive RH 0001. Celle-ci définit un ensemble de règles qui régissent les conditions d’entrée dans l’entreprise, la rémunération, le déroulement des carrières, les sanctions, la mobilité, les congés, les conditions de cessation de fonction, la couverture maladie et le droit syndical.
Les principaux avantages sont :
– l’absence de licenciement pour motif économique, ce qui signifie que le statut vous garantit l’emploi à vie, sauf en cas de faute ;
– une hausse de rémunération automatique et un déroulé de carrière garanti à condition de se former ;
– un régime de retraite avantageux, qui permet de partir avec une pension calculée sur les six derniers mois de salaire entre 52 ans ou 57 ans, selon que vous êtes roulant ou sédentaire, à condition d’avoir atteint la durée de cotisation requise ;
– une protection sociale avantageuse, avec un réseau de médecins généralistes et spécialistes que l’on peut consulter gratuitement et sans avance de frais ;
– le train gratuit (appelé facilités de circulation) et des billets gratuits ou à vil prix pour les membres de la famille. A noter que ce dernier avantage n’est pas lié au statut.
Antoine : Supprimer le statut fera-t-il arriver les trains à l’heure ? Est-il la raison du manque d’investissement dans les lignes régionales ?
Le statut de cheminot n’est pas la raison de tous les maux du système ferroviaire français. Il n’est en aucun cas la raison d’un manque d’investissement dans les petites lignes, qui est davantage dû à la raréfaction de l’argent public et à l’aimantation vers le TGV des investissements ferroviaires ces trente dernières années. Pas plus qu’il n’est la cause des retards des trains.
Cependant, certains observateurs, que l’on rangera parmi les plus libéraux, considèrent que certains éléments du statut (emploi à vie, augmentations automatiques) ne créent pas les incitations nécessaires au fonctionnement efficace d’une entreprise. Pour dire les choses plus crûment, il est plus difficile de mettre la pression à des salariés sous statut qu’à des employés classiques. C’est, d’après mes informations, une opinion partagée par la direction de la SNCF.
curieux49 : Est-il possible aujourd’hui de donner les origines des 54,5 milliards d’euros d’endettement de la SNCF ? Et de permettre ainsi de savoir si celui-ci est dû en partie au statut particulier des cheminots ?
L’accélération de la hausse de la dette est avant tout due aux décisions d’investissement dans de nouvelles lignes TGV, en particulier en 2007, lors du « Grenelle de l’environnement ». Ces décisions, qui sont des décisions d’Etat, ont été prises dans un contexte économique dégradé pour le modèle TGV. En particulier, en raison de la hausse du coût de l’infrastructure (4,9 millions d’euros actuels du kilomètre pour Paris-Lyon en 1981, contre 23 millions du kilomètre pour Tours-Bordeaux en 2015). Celle-ci a entraîné une augmentation des péages, qui a rendu le TGV nettement moins profitable, voire déficitaire sur certaines lignes.
Faire du statut des cheminots le principal responsable de la dette est une erreur. Cela dit, celui-ci a probablement empêché une partie des gains de productivité d’améliorer la situation en renchérissant les coûts d’exploitation. L’augmentation moyenne des salaires a été, entre 2003 et 2012, systématiquement supérieure à l’inflation.
Le statut des cheminots n’est donc pas la cause principale de l’endettement, mais il participe, pour une part minoritaire, mais réelle, d’un système ferroviaire cher et déficitaire.

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Mathilde : Pouvez-vous nous apporter des précisions sur les conditions d’ouverture à la concurrence et les conséquences directes pour la SNCF ?
Il y a deux ouvertures à la concurrence, celle sur le train commercial (le TGV) et celle sur les lignes régionales de service public subventionnées.
Dans la première, les concurrents (Deutsche Bahn, Trenitalia) proposeront des liaisons à grande vitesse dans leurs propres trains, par exemple sur la ligne Paris-Lyon, en plus des TGV SNCF (InOUI et Ouigo). Dans ce cas, la SNCF prend un risque sur sa part de marché commerciale (aujourd’hui à 100 %), mais, d’une certaine manière, chacun reste chez soi.
Dans le deuxième cas, les régions (qui gèrent les TER et le Transilien pour la région Ile-de-France) mettront sur le marché des lignes ou des ensembles de lignes par le biais d’appels d’offres. Dans ce cas, la SNCF peut perdre le marché, et l’ensemble des salariés exploitant la ligne (conducteurs, chefs de gare) passent dans l’entreprise gagnante tout en conservant les caractéristiques de leur contrat de travail. Et, donc, leur statut.

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PM : Guillaume Pepy, qui dirige la SNCF depuis 2008, n’est-il pas également responsable des déboires de l’entreprise ? Pourquoi le gouvernement a-t-il confiance en lui ?
M. Pepy a répondu aux attentes (souvent contradictoires) des pouvoirs publics depuis qu’il dirige la SNCF : plus de trains partout, moins chers. Il a en particulier tenter de faire baisser les coûts par une diminution des effectifs (12 000 cheminots en moins depuis qu’il est à la tête de la SNCF, soit – 7,5 % depuis 2008).
Il a entrepris une modernisation numérique de la SNCF, il a créé des centaines de filiales pour essayer de faire de la SNCF une entreprise plus agile et présente sur tous les marchés.
Le gouvernement pourrait à bon compte faire (symboliquement) tomber sa tête et la montrer au peuple mécontent des retards et du coût des billets, mais cela ne changerait pas grand-chose sur le fond. Un autre prendrait sa place, qui ferait probablement la même chose peu ou prou.
Brigitte : En Allemagne et au Royaume-Uni, les prix des billets de train acquittés par les usagers sont bien plus chers qu’en France. Une des conséquences de cette réforme pourrait-elle être la hausse des prix en France ?
En effet, dans les pays que vous citez, la réforme a entraîné une baisse des coûts, une hausse de la qualité de service, mais pas une baisse des prix des billets, et parfois même des augmentations.
En fait, pour la réforme française, tout dépendra du niveau d’argent public que nous, en tant que nation, accepterons de mettre dans le système ferroviaire. Ce dernier garde, ne l’oublions pas, de beaux atouts. C’est un transport décarboné, extrêmement efficace, dès lors qu’il s’agit de transporter beaucoup de monde en même temps.
La Suisse est une magnifique réussite en la matière (y compris pour le transport de marchandises), mais les concours publics y sont – rapportés au nombre d’habitants – une fois et demi supérieurs à ceux observés en France.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ La ministre de la santé, Agnès Buzyn, a annoncé aux élus de la ville de la Nièvre une solution de pérennité du service la nuit, sans promettre un maintien des effectifs.
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A Clamecy, un combat pour conserver les urgences

La ministre de la santé, Agnès Buzyn, a annoncé aux élus de la ville de la Nièvre une solution de pérennité du service la nuit, sans promettre un maintien des effectifs.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 17h26
    |

                            Eléa Pommiers (Clamecy (Nièvre), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Les annonces de la ministre de la santé, Agnès Buzyn, jeudi 1er mars, lors des Etats généraux de la santé à Nevers (Nièvre), suffiront-elles à dissiper durablement les inquiétudes de ce département rural ? Depuis des semaines, élus et habitants du haut Nivernais et du sud de l’Yonne se battent pour empêcher un projet de fermeture des urgences de nuit de Clamecy, petite ville de 3 800 habitants du nord de la Nièvre. Soixante-dix élus, dont trente-six maires ont présenté leur démission au préfet pour empêcher ce qui serait pour eux « la punition de trop dans un territoire déjà sinistré ». 
La ministre de la santé s’est s’engagée à maintenir un service d’urgence vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Sous quelle forme ? Et pour combien de temps ? Là sera tout l’enjeu. L’annonce aura sans doute pour ces élus des airs de victoire à la Pyrrhus, alors que la ministre n’a pas confirmé que Clamecy ne perdrait pas un urgentiste de nuit. Les urgences de la ville, qui reçoivent une trentaine de passages en moyenne dans la journée et moins d’une dizaine la nuit, manquent de médecins urgentistes pour fonctionner correctement. Faute d’effectif garanti, les élus craignent que le démembrement du service ne soit plus qu’une question de temps.
« Ça voudrait dire qu’on est condamné ! »
Avançant un manque de deux cents urgentistes dans la région, l’agence régionale de santé (ARS) de Bourgogne-Franche-Comté doit présenter d’ici à juin son projet de santé comportant des « aménagements d’organisation » des services d’urgences pour « mieux répartir la présence [des médecins] » sur le territoire. La suppression d’une garde de nuit aux urgences de Clamecy permettrait de libérer un médecin pour d’autres hôpitaux, mais elle ne permettrait pas de conserver un service mobile d’urgence et de réanimation (SMUR) et un accueil des urgences à l’hôpital. Une suppression inacceptable dans une ville qui a déjà connu plusieurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Les prix du paquet de cigarettes augmentent le 1er mars pour atteindre environ 8 euros en moyenne. L’occasion de balayer quelques préjugés qui polluent un débat de société.
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Cinq idées reçues sur la hausse du prix du tabac

Les prix du paquet de cigarettes augmentent le 1er mars pour atteindre environ 8 euros en moyenne. L’occasion de balayer quelques préjugés qui polluent un débat de société.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 13h29
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 15h44
    |

            Adrien Sénécat








                        


Les prix du tabac augmentent une nouvelle fois jeudi 1er mars. Cette deuxième hausse depuis l’élection d’Emmanuel Macron, après celle du mois de novembre, est loin d’être la dernière : le paquet de cigarettes coûte désormais autour de 8 euros et son prix continuera de grimper progressivement jusqu’à atteindre 10 euros à la fin de l’année 2020. Soit au total une hausse d’environ 50 % du coût du tabac en trois ans.
Le débat sur la lutte contre le tabagisme est souvent délicat, voire houleux. D’un côté, le gouvernement dénonce les effets désastreux de la consommation de tabac en termes de santé publique. De l’autre, il reste légitime d’interroger les moyens employés dans la lutte contre le tabagisme et leur efficacité. Mais au milieu, on voit régulièrement poindre des arguments discutables, voire complètement fallacieux.
Les Décodeurs vous proposent d’explorer ce débat en cinq questions, pour balayer certaines idées reçues.

Idée reçue sur le tabac n° 1 : « Les fumeurs remplissent les caisses de l’Etat »
FAUX
Plus de 10 milliards de recettes fiscales annuelles pour l’Etat…
Fumer vide le portefeuille, c’est un fait. Les fumeurs réguliers consumaient en moyenne 13,6 cigarettes par jour en 2010, selon l’Inpes, soit environ 250 paquets. A 8 euros l’unité, depuis le 1er mars, cela correspond à une dépense de 2 000 euros par an (en se fournissant légalement en France métropolitaine).
Les taxes sur le tabac représentent environ les trois quarts du prix actuel du paquet de cigarettes. Ce qui en fait une source de revenus considérable pour le budget de l’Etat.
Selon les estimations de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), un organisme indépendant de prévision et d’évaluation des politiques publiques, le montant total des taxes acquittées sur le tabac était de 11,4 milliards d’euros environ en 2017 en France (avant la hausse de novembre).
Il grimperait à 16,4 milliards annuels une fois le paquet de tabac passé à 10 euros, ce qui est l’objectif du gouvernement pour la fin de 2020, en tenant compte d’une baisse de 15 % de la consommation.
… mais des dépenses de santé exorbitantes
Prises seules, ces données tendraient à accréditer l’idée selon laquelle les fumeurs seraient les dindons de la farce, remplissant les caisses de l’Etat. Mais le tabac a aussi un coût pour la collectivité, comme l’a montré à plusieurs reprises l’économiste Pierre Kopp, notamment dans son étude de 2015 intitulée Le coût social des drogues en France.
Selon les calculs du chercheur, les dépenses de santé liées au tabagisme s’élevaient à elles seules à 25,9 milliards d’euros en 2010. Même en tenant cyniquement compte des « économies de retraites » liées aux morts prématurées de fumeurs, l’économiste conclut que le tabagisme est non seulement un problème majeur de santé publique, mais aussi un problème pour les finances publiques, puisqu’il les grèverait de 13,8 milliards d’euros annuels environ.
Les quelque 5 milliards d’euros supplémentaires de rentrées fiscales liées à la hausse des prix du tabac à 10 euros par paquet anticipés par l’OFCE ne suffiraient pas à annuler ce constat.
La difficile évaluation du « coût social du tabac »
L’économiste Pierre Kopp va plus loin en tentant d’ajouter à ce constat les coûts « externes » du tabac (vies perdues, pertes de production pour les entreprises, pertes de qualité de vie…) ainsi que ses effets sur le bien-être. Ce qui le fait aboutir à un « coût social » du tabac de l’ordre de 120 milliards d’euros par an.
Ce dernier chiffre est discutable, dans le sens où il mélange des coûts réels pour les finances publiques avec des « coûts » sociaux. Il a néanmoins le mérite de montrer qu’il faudrait une bonne dose de mauvaise foi pour affirmer que le tabac contribuerait positivement à la société.
Cet article fait partie d’une série de 5 idées reçues sur le tabac



Idée reçue sur le tabac n° 2 : « Augmenter les prix ne fait pas baisser la consommation »
C’EST PLUS COMPLIQUÉ
Les spécialistes de la lutte contre le tabagisme reconnaissent l’existence d’un lien entre les prix et la consommation. A condition que les hausses soient « significatives » et « répétées ».
En France, les dernières hausses marquantes ont été celles de janvier (8 %) puis d’octobre 2003 (18 %) et de janvier 2004 (9 %). Avec un effet sensible sur le nombre de fumeurs, passé de 35 % de la population âgée de 15 à 75 ans en 2000 à 30 % en 2005 (ce qui fait qu’environ un fumeur sur sept a arrêté sur cette période).
Depuis 2005, en revanche, les hausses ont été plus diluées, ce qui aurait contribué à limiter leur effet.
Une baisse de la consommation d’environ 15 % selon l’OFCE
En augmentant les prix du tabac de 50 % par six hausses consécutives en trois ans, le gouvernement entend provoquer une forte baisse de la consommation, de l’ordre d’un tiers. L’OFCE, de son côté, anticipe une baisse plus modérée, de l’ordre de 15 %.
L’une des difficultés de ce débat tient dans le fait qu’il existe des alternatives aux paquets vendus par les buralistes, autant légales (achat dans un pays frontalier) qu’illégales (contrebande). Il est donc d’autant plus difficile d’anticiper le comportement des fumeurs que l’alternative ne se limite pas à fumer ou non.
Enfin, certaines critiques à l’encontre du ministère de la santé font valoir que l’arsenal antitabac ne se résume pas à la hausse des prix. Des mesures de prévention ou d’accompagnement de fumeurs qui décrochent ont également fait leur preuve, comme le mois sans tabac, en novembre.
Ces mesures complémentaires sont d’autant plus cruciales que les sommes en jeu sont considérables pour les ménages les moins aisés.
Cet article fait partie d’une série de 5 idées reçues sur le tabac



Idée reçue sur le tabac n° 3 : « Avec la hausse des prix, seuls les moins riches arrêtent de fumer »
FAUX
La hausse des prix du tabac est une réponse à un enjeu de santé public. En étalant les augmentations sur trois ans, la ministre de la santé, Agnès Buzyn, a expliqué, en septembre 2017 sur Europe 1, vouloir « [permettre] aux gens de se préparer, de trouver les moyens d’arrêter de fumer » : « C’est un calendrier qui permet à chacun de se mettre dans la perspective de l’arrêt », a-t-elle précisé.
Pourtant, toutes les catégories de population ne sont pas égales face au tabagisme. On pourrait croire que le fait de frapper les fumeurs au porte-monnaie inciterait davantage les catégories les moins aisées à arrêter de fumer, mais c’est pourtant l’inverse qui s’est produit ces dernières années en France, selon les statistiques de Santé publique France.
Les plus riches sont presque deux fois moins nombreux à fumer
Au début des années 2000, la proportion de fumeurs quotidiens était peu ou prou équivalente dans les différentes catégories de revenus. On fumait à peine plus dans le premier tiers de la population, le moins aisé (31,9 %), que chez les plus riches (28,3 %). En à peine seize ans, un gouffre s’est créé : désormais, les plus riches sont presque deux fois moins nombreux à fumer que les plus pauvres.


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Les inégalités face au tabac ont explosé en 16 ans
Comparaison du nombre de fumeurs en fonction des revenus des ménages par unité de consommation depuis 2000.

Source : Santé Publique France



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De même, le niveau de diplôme est désormais lié à une consommation de tabac plus ou moins forte, ce qui n’était pas le cas en 2000. Plus significatif encore, les chômeurs sont aujourd’hui près d’un sur deux à fumer (49,7 %) contre trois personnes en emploi sur dix (30,6 %), alors que l’écart entre les deux catégories était d’à peine 5,8 points en 2000.
Sans remettre en cause le bien-fondé de la lutte contre le tabagisme, ces observations soulignent que le tabagisme est aussi un marqueur social. « Plusieurs facteurs peuvent expliquer une prévalence du tabagisme plus élevée parmi les populations socialement défavorisées », relevait Santé publique France dans son baromètre santé 2016, citant notamment le stress, la difficulté à se projeter dans l’avenir ou encore le déni du risque.
Et pourtant, « les fumeurs des catégories sociales moins favorisées sont aussi nombreux que les autres à vouloir arrêter de fumer et à tenter de le faire, mais ils y arrivent moins souvent », relevait l’organisme. Preuve que la lutte antitabac n’est pas seulement une question de prix du paquet de cigarettes.
Cet article fait partie d’une série de 5 idées reçues sur le tabac



Idée reçue sur le tabac n° 4 : « On exagère les dangers de la cigarette »
FAUX
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime actuellement que plus de 7 millions de morts par an sont imputables au tabac. Un peu plus de 6 millions seraient des fumeurs et 890 000 des victimes du tabagisme passif, dont un peu plus d’un quart d’enfants.
Rien qu’en France, environ 78 000 morts prématurées étaient attribuables au tabac pour l’année 2010, selon une étude publiée dans l’European Journal of Public Health. 73 000 seraient directement imputables au tabagisme actif, ce qui en fait la première cause de mortalité évitable dans le pays, devant l’alcool (autour de 49 000 morts annuels).
Les principales pathologies mortelles qui frappent les fumeurs sont les cancers, les maladies cardiovasculaires et les maladies respiratoires.
Un décès sur sept en France imputable au tabagisme
Selon la même source, environ un décès sur sept en France serait imputable au tabagisme. Une proportion qui grimpe à un sur trois pour les hommes de 35 à 69 ans. Et ce alors qu’on ne compte qu’un quart de fumeurs quotidiens dans la population de 15 à 75 ans (28,7 % en 2016 selon l’Agence nationale de santé publique).
Non seulement on meurt beaucoup du tabac, mais on meurt aussi nettement plus jeune : les spécialistes s’accordent à dire que le fumeur moyen perd de l’ordre d’une dizaine d’années d’espérance de vie. 
Cette estimation a été corroborée par une étude belge publiée en 2014, selon laquelle un fumeur de sexe masculin aurait une espérance de vie réduite de 7,87 années, contre 8,17 pour une fumeuse. Pis, les auteurs montrent qu’on vit moins longtemps en bonne santé que les autres quand on fume (6,8 ans de moins pour les hommes, 6,25 ans pour les femmes).
Cet article fait partie d’une série de 5 idées reçues sur le tabac



Idée reçue sur le tabac n° 5 : « La cigarette électronique est aussi dangereuse que la cigarette »
FAUX
Que sait-on des effets du vapotage sur la santé ? Sans doute pas tout, reconnaissait un article publié dans la revue Addiction en 2014 :
« Les cigarettes électroniques sont une nouveauté, et nous n’avons de toute évidence pas encore toutes les réponses sur leur impact sanitaire à long terme. »
Une certitude, en revanche : « Elles sont beaucoup moins dangereuses que les cigarettes, qui tuent plus de six millions de personnes par an dans le monde. » Une étude de 1996, avec expérimentation sur des souris, a montré que là où le tabagisme est responsable de nombreux cancers, l’inhalation de nicotine par vapeur ne semble pas présenter de graves dangers pour la santé.
Une étude américaine a semblé semer le trouble
Mais, à la fin janvier, la médiatisation d’une étude américaine a semblé semer le trouble. Les auteurs formulaient l’hypothèse, à partir d’observations chez la souris, que le vapotage pourrait contribuer à la formation de cancers du poumon et de la vessie, et augmenter les risques de maladies cardiaques.
Cette controverse invite à penser que se passer complètement de cigarettes, électronique ou non, est une bonne chose. Mais elle est loin de placer les effets de la « e-cig » sur un plan comparable à celui des méfaits avérés et massifs du tabagisme, étayés de longue date.
« Non, on ne peut pas comparer la toxicité, toujours hypothétique et au pire quasi négligeable, de la cigarette électronique à celle prouvée, massive, gravissime de la cigarette fumée, sans faire le jeu de la maladie, de la mort et des cigarettiers », estimait ainsi récemment le docteur Dominique Dupagne sur France Inter.
Cet article fait partie d’une série de 5 idées reçues sur le tabac





                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/01/19-6">
<filnamedate="20180301"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180301"><AAMMJJHH="2018030119">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Après la fermeture de la maternité, puis du service de chirurgie, c’est au tour des urgences de nuit d’être menacées de disparition, dans ce territoire désigné par l’ARS comme « rural, âgé et défavorisé », le profil le plus précaire de sa classification.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ 
<article-nb="2018/03/01/19-7">
<filnamedate="20180301"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180301"><AAMMJJHH="2018030119">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Quatre jeunes ont été interpellés à la suite de coups donnés à un garçon de 14 ans mercredi soir à Montmagny. Le caractère antisémite de l’agression a été retenu.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Un adolescent juif agressé dans le Val-d’Oise

Quatre jeunes ont été interpellés à la suite de coups donnés à un garçon de 14 ans mercredi soir à Montmagny. Le caractère antisémite de l’agression a été retenu.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 12h53
   





                        


Un garçon juif âgé de 14 ans a été agressé mercredi 28 février à la sortie de la synagogue de Montmagny, dans le Val-d’Oise. Quatre adolescents du quartier, trois âgés de 14 ans et un de 15 ans, ont été placés en garde à vue pour violences aggravées plus tard dans la soirée, a indiqué jeudi une source policière à l’AFP. Le caractère antisémite de l’agression était pour l’heure retenu.
Le garçon a expliqué avoir été encerclé par un groupe de jeunes qui lui auraient donné des coups, cassé ses lunettes et volé sa kippa tout en proférant des insultes antisémites, a précisé cette source à l’AFP. Selon les premiers éléments, des insultes avaient d’abord eu lieu vers 18 heures, avant l’office à la synagogue, alors que le garçon jouait avec des pétards dans un parc en compagnie de son frère et de sa sœur.
A la fin de l’office, le garçon était sorti de la synagogue peu avant sa famille. C’est alors que, « légèrement isolé », il aurait été pris à partie par le groupe de jeunes, selon la source policière.
Fin janvier, une affaire impliquant dans ce même département, à Sarcelles, un garçon juif de 8 ans avait suscité une vive émotion dans la communauté juive et la classe politique.



                            


                        

                        


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<filnamedate="20180301"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180301"><AAMMJJHH="2018030119">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ La ministre des transports, Elisabeth Borne, reçoit successivement jeudi les principaux syndicats de cheminots, opposés aux annonces d’Edouard Philippe lundi.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Concertation sur la réforme de la SNCF : la CGT cheminots n’est « pas rassurée du tout »

La ministre des transports, Elisabeth Borne, reçoit successivement jeudi les principaux syndicats de cheminots, opposés aux annonces d’Edouard Philippe lundi.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 11h55
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 16h15
   





                        



   


La CGT cheminots « n’est pas rassurée du tout » sur le projet de réforme de la SNCF, a déclaré son secrétaire général, Laurent Brun, jeudi 1er mars, à la sortie d’une première réunion de concertation avec la ministre des transports. Elisabeth Borne doit recevoir successivement les principaux syndicats de la SNCF (CGT, UNSA, SUD-Rail, CFDT), y compris FO, qui n’est pas représentatif.
Il y a eu « beaucoup d’échanges mais pas beaucoup de marges de manœuvre », a relevé Laurent Brun. La CGT participera aux réunions de concertation « sans beaucoup d’illusions », a-t-il ajouté.
Il a précisé avoir formulé à la ministre « un certain nombre de critiques » à l’égard du projet présenté lundi par le premier ministre, Edouard Philippe, qui prévoit notamment la fin du statut de cheminot pour les nouveaux embauchés, la transformation de la SNCF en société nationale à capitaux publics et de mener la réforme par ordonnances.
« Au-delà de la concertation, nous voulons de la négociation, nous n’avons pas eu gain de cause », a-t-il dit, en ajoutant que son syndicat remettrait « le 7 mars une proposition globale au ministère avec une analyse de la situation ». « Pour l’instant, la ministre n’a pas écarté nos craintes », a noté le syndicaliste.

        Lire l’analyse :
         

          Matignon et les fantômes de 1995



Alerte sociale déposée
Quant à l’alerte sociale, première étape du processus permettant d’appeler à la grève pour les cheminots, elle a été déposée « ce matin » par les quatre syndicats représentatifs. Réunie mardi, l’intersyndicale s’est donné rendez-vous le 15 mars pour décider d’un mouvement de grève, au vu du résultat de la concertation avec le gouvernement et du contenu du projet d’habilitation des ordonnances.
Evoquant la manifestation nationale du 22 mars, la CGT a proposé « à toutes les organisations syndicales de faire un appel commun » à manifester, en rappelant que l’UNSA (deuxième syndicat) et SUD-Rail (troisième) avaient déjà annoncé leur participation. « Cette manifestation s’annonce énorme », a prédit Laurent Brun, confirmant que ce jour-là il n’y aurait « pas d’appel national à la grève ».

        Lire aussi :
         

                SNCF : que signifie l’ouverture à la concurrence ?






                            


                        

                        


<article-nb="2018/03/01/19-9">
<filnamedate="20180301"><AAMM="201803"><AAMMJJ="20180301"><AAMMJJHH="2018030119">
<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Face à la pénurie d’urgentistes, la ministre de la santé, Agnès Buzyn, prévoit une « réorganisation » de certaines structures
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
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En France, des petits services d’urgences menacés d’une fermeture nocturne

Face à la pénurie d’urgentistes, la ministre de la santé, Agnès Buzyn, prévoit une « réorganisation » de certaines structures



Le Monde
 |    01.03.2018 à 11h42
    |

            François Béguin








                        



                                


                            

Que faire des quelques dizaines de « petits » services d’urgences, peu fréquentés, contraints pour fonctionner de recourir à des médecins intérimaires payés à prix d’or ? A cette question, la ministre de la santé, Agnès Buzyn, a récemment apporté une réponse très claire. « Nous pourrons être amenés à fermer certains services d’urgences de proximité la nuit », a-t-elle déclaré dans un entretien au Quotidien du médecin, le 8 janvier, en promettant une « réorganisation de certains services d’urgences », en concertation avec les urgentistes.
Où ? Combien ? Difficile pour l’instant de savoir comment cela se traduira, alors même que l’éventualité d’une fermeture des urgences de nuit de Clamecy (Nièvre) a provoqué un mouvement de colère de 36 maires des communes voisines qui ont, vendredi 23 février, présenté leur démission en sous-préfecture en signe de protestation. La ministre devait s’engager, jeudi, à y maintenir un service d’urgence 24h/24. A Wattrelos (Nord) ou à Thann (Haut-Rhin), des restructurations ont été récemment entreprises, dans la douleur là aussi. En mars 2016, l’hôpital de Valognes (Manche) avait été le premier à transformer ses urgences en un centre de soins non programmés, fermé la nuit et les week-ends.
A l’origine du problème, une importante pénurie de médecins urgentistes. Selon les derniers pointages de l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF), il y a trois ans, il en manquait plus de 750 pour faire tourner correctement les services d’urgences en France. Rien que pour la Bourgogne-Franche-Comté, particulièrement touchée, l’agence régionale de santé (ARS) a calculé qu’il en manquerait près de 200 cette année.
Conséquence : les prix payés aux intérimaires par les établissements explosent. Certaines gardes de 24 heures ont flambé « jusqu’à 3 000 euros » à Noël 2017 ou au Nouvel An, explique-t-on à l’AMUF. Pour des petits hôpitaux, la facture finit par être...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Dans Paris, mercredi soir, une trentaine d’élus de tous bords politiques sont allés, accompagnés de bénévoles, à la rencontre de personnes à la rue.
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Des élus dorment dehors : un « coup de com’ » assumé pour alerter sur le sort des sans-abri

Dans Paris, mercredi soir, une trentaine d’élus de tous bords politiques sont allés, accompagnés de bénévoles, à la rencontre de personnes à la rue.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 11h42
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 16h35
    |

                            Charlotte Herzog








                        



   


La température est glaciale. Mais une trentaine d’élus sont au rendez-vous en ce mercredi soir 28 février, sur le quai no 2 de la gare d’Austerlitz, dans le 13e arrondissement de Paris. En bandoulière, des écharpes tricolores. Dans un petit coin, quelques duvets. Sur une feuille qui circule, le recensement des familles politiques : La France insoumise (LFI), La République en marche (LRM), les Verts, Les Républicains (LR), le Front national (FN), le MoDem, l’UDI…
Pourquoi sont-ils là ? Pour « dormir dehors » et « montrer que la situation » des personnes à la rue, – les SDF, comme il est d’usage de dire ou d’écrire – n’est « pas normale » : « Elle ne l’est pas pour les 140 000 personnes qui dorment dehors tous les soirs en France », comme le résume, vers 21 h 15, Mama Sy, maire adjointe LR chargée de la jeunesse à Etampes (Essonne), au moment de donner le coup d’envoi de cette opération qu’elle a lancée quelques jours plus tôt.
« Je n’ai pas d’intérêt personnel, si ce n’est de rendre visible des personnes invisibles »
Mais l’initiative n’échappe pas aux critiques. Sur le réseau social Twitter notamment : cela changera quoi de dormir dehors juste une nuit ? Rien : une nuit blanche, tout le monde peut le faire, surtout pour faire le buzz ; des élus qui dénoncent, alors que ce sont eux qui ont le pouvoir de mettre fin à cette misère sociale en réquisitionnant des locaux vides, c’est se moquer du monde ; faire de l’observation en grosse doudoune n’est pas synonyme d’agir…
Mama Sy ne cache pas le caractère « symbolique » de cette opération. Cette jeune éducatrice spécialisée et militante associative depuis une quinzaine d’années ne savait que trop bien qu’elle serait critiquée. « Il n’est pas question de comprendre la question des sans-abri ce soir, ni de prétendre la régler » à travers cette initiative, assure-t-elle.
A la manière d’un « Indignez-vous ! », elle encourage presque l’engouement, bon ou mauvais, tant que cela fera du bruit. « Je n’ai pas d’intérêt personnel, si ce n’est de rendre visible des personnes invisibles. Ce qui doit indigner, ce n’est pas le fait que des élus passent la nuit dehors, c’est que des gens meurent dans la rue, avance-t-elle. Les gens estiment à juste titre que nous n’en avons pas fait assez. » 

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21 h 35. Anne Lebreton, adjointe (LRM) au maire du 4e arrondissement de Paris, qui ne connaissait pas Mama Sy, explique sa présence : « La solidarité et l’hébergement d’urgence sont au cœur de mes missions », dit-elle, tout en confiant appréhender « d’aller dormir dehors ». « Je suis souvent en contact avec des gens qui dorment dehors, mais ce n’est pas la même chose d’en faire l’expérience soi-même. » Avant d’ajouter : « Si l’opération ressemble à un gros coup de com’, c’est tant mieux. Le but, c’est d’emmener le sujet chez les gens. Le destinataire du message, ce n’est pas uniquement le gouvernement, c’est tout le monde. »
Sur le quai, en retrait, le collectif AC-lefeu de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) est représenté par un petit groupe composé majoritairement de femmes. Elles attendent que la « presse se calme un peu pour pouvoir donner la soupe ». Habituellement, elles se rendent porte de la Chapelle avec leur van, chargé de gants, de chaussettes et de grosses marmites pour distribuer trois cents bols de soupe. Elles sont là, malgré leur scepticisme : « Ils sont où les ministres, les Macron et les Pécresse ? Ils sont beaux avec leurs écharpes et leurs duvets, mais faut faire bouger les choses. »

   


22 heures. Mama Sy prend la parole et s’adresse à celles et ceux qui sont venus voir ce que l’opération #PersonneDehors a dans le ventre :
« On alerte et on se doit d’être force de proposition. Commençons par réquisitionner ce qui nous appartient : les locaux publics vides. Concertons les différents organismes sociaux. Réclamons des moyens pérennes pour l’accès au logement, mais aussi à l’emploi. Il faut une solution pour la réinsertion. » 
23 heures. Abdel Ait Omar, élu LR dans les Hauts-de-Seine, ceint de son écharpe tricolore par-dessus sa doudoune, a pris la tête d’un groupe qui se dirige vers l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, près de la gare. Un autre groupe s’est mis en route avec les membres du collectif AC-lefeu, parti distribuer la soupe.
Rue Buffon, dans le 5e arrondissement, un SDF est installé sur une grille au sol. Une vingtaine de journalistes s’arrêtent, l’entourent, le filment. « Zouzou » lui donne une gamelle en plastique remplie de soupe et une paire de gants neuve.
Les caméras tournent, les corps se rapprochent et l’oppressent, visiblement. Le SDF s’énerve, balance soupe, sel et poivre en direction du petit groupe, avant d’envoyer valser son café chaud dans le caniveau. Il leur dit qu’il n’est pas à vendre.
Un chauffeur Uber s’arrête. Lui donne deux billets de 5 euros. Vassili a 50 ans. Il est Russe. Parle slovaque, ukrainien, tchèque, anglais, espagnol. Et français, un petit peu. La journée, il peint sur le pont d’Austerlitz. Il peint des toiles qu’il emballe et garde dans une sacoche. En Russie, il peignait des murs décrépis. Mais il n’est pas peintre, il sait faire, c’est tout.
Une autre voiture s’arrête, lui donne un billet de 10 euros. Vassili le glisse dans « sa poche secrète ».
« C’est là que tu ranges tout ce que tu ne veux pas perdre ?
– Je n’ai rien à perdre. Rien ne compte. Il ne faut pas se perdre soi-même, c’est tout. Mais, ça ne m’est pas encore arrivé. Moi, je suis Vassili Vassilef. Né le 11 février 1974. Artiste de la route. Adresse ? 115. C’est ça mon passeport. J’ai pas besoin de papier. Moi, y a vingt ans que je suis sur la route. Et y a douze ans, j’ai fait de la prison. A cause d’une dame. Elle était suisse.
– Tu arrives à dormir ici sur la grille ?
– Un peu, mais surtout je rêve. »
Un livreur en scooter s’arrête. Lui donne une barquette remplie de taboulé, de houmous et de pain libanais. Avec un petit sandwich encore tiède et bien emballé.
Vassili me regarde. « Tiens, mange, j’ai déjà mangé chez un copain moi, j’ai plus de place. Et j’ai pas peur. »
Minuit passé. Boulevard de l’Hôpital, au bout de la rue Buffon. Trois élus se sont glissés dans leur duvet, au côté d’un SDF. Il y a une petite tente encore inoccupée. « Ah, vous êtes encore là les journalistes ? Vous êtes courageux, il fait froid. »
A l’entrée de la gare, un autre groupe d’élus, dont Mama Sy. Ils ont préparé leur petit coin pour la nuit. Duvets, bonnets, gants, couvertures en laine et de survie. En rang d’oignons, ils papotent, font connaissance pour ceux qui ne s’étaient encore jamais croisés.

   


Finalement une quinzaine d’entre eux sur la cinquantaine attendue dorment effectivement dehors ce soir, mais peu leur importe. Ce qui compte, c’est de tenter de rendre compte de la situation aussi intolérable que complexe des sans-abri. Comme l’a d’ailleurs souligné Mama Sy, deux heures plus tôt, l’ambition n’est pas de « faire de grandes phrases » mais d’« alerter » : « Ce que nous défendons, ce sont les valeurs de la France. Et en France, aujourd’hui, on ne meurt pas de froid. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Lénaïck Adam devra défendre son bilan pour remporter le scrutin de dimanche contre son adversaire soutenu par Jean-Luc Mélenchon.
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Législative partielle en Guyane : le député sortant LRM menacé

Lénaïck Adam devra défendre son bilan pour remporter le scrutin de dimanche contre son adversaire soutenu par Jean-Luc Mélenchon.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 11h27
    |

                            Laurent Marot (Cayenne)








                        



                                


                            

Le 23 février, devant plus de deux cents militants à Kourou, Rodolphe Alexandre, le président de la Collectivité territoriale de Guyane (CTG) et du parti Guyane Rassemblement, entame son discours, l’index levé vers le ciel : « La machine va repartir aujourd’hui, la machine de Guyane Rassemblement, de tous les Guyanais attachés aux valeurs de la République (…) pour couvrir tout le littoral jusqu’à la vallée du Maroni, et faire gagner Lénaïck Adam. » Homme fort du territoire, soutien du candidat Macron à la présidentielle, Rodolphe Alexandre lance « sa » campagne, devant Christophe Castaner, le délégué général de La République en marche (LRM), venu épauler Lénaïck Adam. Le jeune député – alors 25 ans – l’avait emporté de 56 voix (50,21 %), face au syndicaliste Davy Rimane, porte-parole du mouvement social de 2017. Le 8 décembre, le Conseil constitutionnel a annulé le second tour en raison de l’absence d’assesseur dans deux bureaux de vote à Maripasoula, où le candidat LRM était arrivé largement en tête. Le nouveau vote, qui verra s’affronter neuf candidats, doit avoir lieu les 4 et 11 mars.
Membre du groupe majoritaire à la CTG, Lénaïck Adam joue la carte du lien avec Paris : « En six mois, il y a eu de grandes victoires par rapport aux attentes des Guyanais, grâce à l’écoute favorable dont je bénéficie auprès du gouvernement et du président de la République », énonce-t-il devant les militants. Premier bushi-nengue – descendants des esclaves échappés des plantations du Surinam – élu député de Guyane, diplômé de Sciences Po Paris, Lénaïck Adam est épinglé par ses adversaires sur son bilan à l’Assemblée nationale : en six mois, quatre interventions en commission, aucune dans l’hémicycle, pas d’amendement présenté en son nom. Contesté dans son propre camp, le candidat LRM devra même affronter son ancien directeur de campagne, Jean-Philippe Dolor, qui se présente sans étiquette au scrutin de dimanche.

« Député fantôme »
Lénaïck...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Moins nombreux que leurs homologues européens, alors que leurs missions sont de plus en plus diversifiées, les ex-conseillers d’orientation-psychologues se sentent « malmenés » par la réforme de l’accès aux études supérieures
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Orientation : la mission impossible des psychologues de l’éducation nationale

Moins nombreux que leurs homologues européens, alors que leurs missions sont de plus en plus diversifiées, les ex-conseillers d’orientation-psychologues se sentent « malmenés » par la réforme de l’accès aux études supérieures



Le Monde
 |    01.03.2018 à 11h26
    |

            Séverin Graveleau








                        



                                


                            

Ce sont eux qui reçoivent les élèves de terminale quelque peu déboussolés par la réforme de l’accès aux études supérieures, adoptée définitivement le 15 février. Ce sont bien souvent eux, aussi, qui ont été mobilisés pour animer les réunions de présentation de Parcoursup, la nouvelle plate-forme d’Admission post bac, et les « semaines de l’orientation », organisées pour la première fois dans les lycées en décembre et en février pour aider les élèves à peaufiner leur projet d’études. Pourtant, le gouvernement a davantage communiqué sur le nouveau rôle des enseignants et des professeurs principaux dans les questions d’orientation que sur la place des conseillers d’orientation-psychologues (« CO-psy »). Pour la réforme du bac aussi.
Chez les « CO-psy », appelés depuis la rentrée 2017 psychologues de l’éducation nationale (« psy-EN »), la pilule est dure à avaler. Ces derniers font déjà régulièrement office de boucs émissaires des défaillances du système d’orientation à la française et concentrent parfois contre eux les rancœurs d’élèves désorientés.

Un conseiller pour 1 500 élèves
« En disant qu’à l’avenir les enseignants seront en mesure de faire le même travail que nous en étant formés quelques heures aux questions d’orientation, le ministère malmène à nouveau notre profession, commente, amère, Corine Tissier, représentante du syndicat SNES-FSU, première organisation syndicale du second degré. Il laisse entendre que nous ne sommes plus en mesure d’effectuer cette mission. » Alors même que les psychologues interrogés essaient de la mener à bien, malgré, argumentent-ils, leur faible nombre : environ 3 600. Soit un conseiller pour 1 500 collégiens et lycéens, contre un pour 800 en moyenne en Europe, et un pour 400 dans certains pays d’Europe du Nord. En 2002, le ratio français était d’un conseiller pour 1 300 élèves…
« Je me débrouille pour ne recevoir que les élèves qui n’y arrivent pas tout...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Le champion du monde du 800 m avait été au cœur d’une altercation en août dernier près d’Arcachon, dont il était sorti blessé au visage.
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L’athlète Pierre-Ambroise Bosse mis en examen pour violences

Le champion du monde du 800 m avait été au cœur d’une altercation en août dernier près d’Arcachon, dont il était sorti blessé au visage.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 11h26
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 12h25
   





                        



   


L’athlète français Pierre-Ambroise Bosse a été mis en examen pour violences volontaires, lundi 26 février, après une altercation survenue cet été, a annoncé le parquet de Bordeaux.
Un homme de 24 ans avait été mis en examen le 1er septembre pour l’agression du champion, qui avait alors dû mettre un terme à sa saison. Mais le jeune suspect avait à son tour porté plainte contre Bosse, l’accusant d’avoir déclenché la bagarre en lançant sur lui une canette de bière, entraînant l’élargissement de l’information judiciaire.
C’est dans ce cadre que l’athlète a été mis en examen le 26 février pour « violence avec usage ou menace d’une arme sans ITT » (incapacité totale de travail), en l’occurrence la canette, a indiqué le parquet de Bordeaux, confirmant une information du quotidien Sud Ouest. La mise en examen « n’a pas été accompagnée de mesures de sûreté », de contrôle judiciaire, a ajouté le parquet.
Altercation violente à Gujan-Mestras
Pierre-Ambroise Bosse, 25 ans, avait révélé le 30 août sur son compte Facebook avoir été victime d’une « violente agression » nocturne trois jours plus tôt à Gujan-Mestras (Gironde), près du Bassin d’Arcachon, subissant d’impressionnants traumatismes au visage. Il avait dit avoir « failli perdre un œil », et avait dû mettre un terme à sa saison d’athlétisme, qui touchait à sa fin, ne manquant qu’une seule épreuve, le DecaNation d’Angers.
Soupçonné d’être l’auteur de l’agression, un homme de 24 ans, sans casier judiciaire, avait été placé en garde à vue quelques jours plus tard, puis mis en examen pour violence en réunion, et placé, lui, sous contrôle judiciaire.
Mais si le suspect reconnaissait les coups, il niait être l’initiateur de l’altercation, survenue vers 4 heures sur le parking du casino de Gujan-Mestras, où l’athlète avait dû se livrer à une séance de selfies et d’autographes improvisée.
« J’ai toujours eu l’alcool joyeux »
Pour l’avocat du suspect, le « déclencheur » de l’altercation était « le jet de cette cannette de bière » sur son client, qui se trouvait aux abords de son véhicule, et lui avait occasionné un hématome. C’est alors que son client aurait frappé le sportif.
Revenant récemment sur l’altercation survenue « le premier soir où [il] fêtait en fait sa médaille » de Londres, Bosse avait déclaré sur SFR-Sport, « ce sont des choses qui arrivent en soirée. Apparemment il y a des gens qui ont l’alcool très mauvais, j’ai toujours eu l’alcool joyeux, moi », sans rentrer dans le détail des faits, en raison de l’instruction en cours. Mais il avait trouvé « extraordinaire d’être, apparemment [considéré comme] l’agresseur, maintenant ».
Pierre-Ambroise Bosse, qui a été formé pendant quinze ans au club d’athlétisme de Gujan-Mestras, a été révélé au grand public grâce à son exploit le 8 août sur 800 mètres aux Mondiaux de Londres.

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                Mondiaux d’athlétisme : Pierre-Ambroise Bosse, une surprise en or






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la cohésion des territoires a annoncé plusieurs mesures visant à restreindre « l’effet inflationniste sur les loyers ».
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L’Etat veut renforcer les sanctions contre les locations touristiques illégales

Le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la cohésion des territoires a annoncé plusieurs mesures visant à restreindre « l’effet inflationniste sur les loyers ».



Le Monde
 |    01.03.2018 à 10h41
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 11h38
   





                        


L’Etat veut un « renforcement des sanctions financières » pour les loueurs mais aussi les plates-formes telles qu’Airbnb, lorsqu’ils proposent des annonces illégales, a annoncé jeudi 1er mars le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la cohésion des territoires, Julien Denormandie.
« Les plates-formes de location collaboratives c’est quelque chose de bien car ça permet à chacun de gagner en pouvoir d’achat, de pouvoir visiter des villes à moindre coup. Maintenant, il y a des règles, ce n’est pas la loi de la jungle », a-t-il insisté lors d’une interview sur France 2.
Les plates-formes de location telles qu’Airbnb ou encore Abritel HomeAway n’étaient jusqu’ici pas concernées par des sanctions financières. Depuis le 1er décembre, tout loueur de meublé touristique doit être enregistré et son numéro d’enregistrement doit figurer sur l’annonce en ligne afin de vérifier que les propriétaires ne dépassent pas la durée limite légale de location de cent vingt jours par an.

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                Plates-formes de location : comment rester dans la légalité



Ces règles « ne sont pas suffisamment respectées et (…) nous allons renforcer les sanctions quand ces règles ne sont pas respectées » via le projet de loi sur le logement, a annoncé M. Denormandie.
Nouvelles amendes civiles
L’article 51 de ce projet de loi prévoit :
qu’un loueur soit obligé « de transmettre à la commune, à sa demande, le décompte du nombre de nuitées ayant fait l’objet d’une location durant l’année en cours » ;que les amendes passent de 5 000 à 10 000 euros « pour les loueurs qui ne respecteraient pas leurs obligations » ;mais surtout « l’instauration d’amendes civiles nouvelles (de 10 000 euros à 50 000 euros) pour les plates-formes qui jusque-là n’étaient pas sanctionnées ».
L’objectif du gouvernement est « de limiter l’effet inflationniste sur les loyers de ce mode de location dans certaines villes touristiques et surtout l’effet de retrait du parc de logements disponibles des locaux loués à des fins touristiques, notamment quand il y a une “professionnalisation” de cette activité ».
M. Denormandie a assuré rencontrer « régulièrement » ces plates-formes et avoir avec elles « un dialogue ferme mais constructif ». Selon lui, « il n’est absolument pas question de fermer ces plates-formes mais il y a des règles qu’il faut respecter et quand on ne les respecte pas il y a des sanctions ».

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                Airbnb passe à l’offensive sur le haut de gamme



Le 6 février le tribunal d’instance de Paris du 6e arrondissement avait condamné Airbnb à verser plus de 8 000 euros au propriétaire d’un appartement parisien sous-loué sans son accord et pour le dépassement de la durée légale de cent vingt jours. C’était la première fois que la plate-forme américaine est condamnée par la justice française.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Edwige dépose 600 euros dans un guichet automatique du Crédit agricole, afin qu’ils soient crédités sur son compte. Hélas, les fonds ne sont pas retrouvés, et le ticket que l’automate a délivré ne peut faire preuve du dépôt.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Dans les cockpits comme dans les écoles de pilotage, la féminisation du métier de pilote de ligne se fait lentement.
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Le difficile parcours des femmes pilotes de ligne

Dans les cockpits comme dans les écoles de pilotage, la féminisation du métier de pilote de ligne se fait lentement.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 09h10
    |

                            Jean-Claude Lewandowski








                        



   


Si quelques pionnières ont joué un rôle important dans l’histoire de l’aviation, les femmes peinent toujours à s’imposer dans les cockpits des avions de ligne. La proportion de pilotes de sexe féminin y tourne autour de 10 % dans les meilleurs des cas ; mais elle est parfois proche de zéro – notamment dans certaines compagnies asiatiques, qui se ­refusent à féminiser leurs équipages. Air France, avec quelque 300 femmes sur environ 3 800 pilotes, se classe plutôt au-dessus de la moyenne.
« Nos promotions comptent autour de 10 % de femmes. »
La situation n’est guère différente dans les écoles de pilotage. « Nos promotions comptent autour de 10 % de femmes, indique Philippe Crébassa, directeur adjoint de l’Ecole nationale de l’aviation civile (ENAC), qui dispense la formation (gratuite) de l’Etat et forme aussi des « cadets » étrangers. Depuis quelques années, ce taux progresse légèrement, mais cela porte sur de tout petits effectifs. De façon générale, la représentation du métier demeure très mas­culine. » Le concours d’entrée à l’ENAC n’est d’ailleurs ouvert aux femmes que ­depuis 1973. Constat similaire pour ­l’Association française des femmes pilotes, qui souligne que, « si la présence des femmes dans les cockpits des avions de ligne a cessé d’être une exception, leur parcours reste difficile ».
Quelques signes d’évolution
Ces difficultés, Amélie Bussonet, 27 ans, diplômée de l’ENAC en 2012, y a longtemps été confrontée. « Dans ma promotion, nous n’étions que trois filles sur cinquante élèves, explique-t-elle. Mais cela ne m’a pas trop gênée. Après tout, quand tout va bien, on est aussitôt remarquée… » 
Attirée dès l’enfance par « l’envie de voler »,la jeune femme a passé dès le lycée son brevet d’initiation à l’aéronautique. On lui déconseille cependant d’envisager une carrière de pilote, à cause de sa ­myopie. Elle se présente malgré tout au concours d’entrée à l’ENAC… et est admise en 2009. A sa sortie, pas de chance : la crise ralentit le rythme des embauches dans les compagnies. Bien décidée à ­atteindre son objectif, Amélie Bussonet exerce donc divers emplois dans le secteur : pilote pour une ONG en Afrique, instructrice en aéro-club, puis à l’ENAC… Aujourd’hui, elle vient enfin d’être recrutée par Air France et se dit « ravie d’exercer ce métier magnifique ».

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Un biais dans la sélection ?
En dépit des clivages persistants, quelques signaux montrent une évolution du secteur. Plusieurs compagnies ­commencent à afficher des objectifs ambitieux de recrutement de pilotes femmes. C’est le cas des compagnies marocaines. Parallèlement, la proportion de candidates à l’ENAC augmente peu à peu : elle tourne désormais autour de 20 % du total. Ce qui a conduit l’école à engager une réflexion sur la sélection à l’entrée.
« Avec 20 % des candidatures, les femmes ne sont que 10 % à réussir le ­concours, constate Philippe Crébassa. A quoi attribuer ce décalage ? Existe-t-il un biais quelque part – dans les tests psychologiques ou lors de l’entretien ? Nous sommes en train d’y réfléchir. » Mais la route est encore longue vers la parité dans les cockpits…



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ La ministre de la santé, Agnès Buzyn, espère que le passage à 8 euros environ du paquet de cigarettes, à partir de jeudi, provoquera une « prise de conscience ».
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Tabac : le paquet de cigarettes augmente d’un euro

La ministre de la santé, Agnès Buzyn, espère que le passage à 8 euros environ du paquet de cigarettes, à partir de jeudi, provoquera une « prise de conscience ».



Le Monde
 |    01.03.2018 à 08h51
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 15h17
   





                        



La hausse d’un euro en moyenne du prix des paquets de cigarettes est entrée en vigueur jeudi 1er mars ; le paquet coûtera désormais autour de 8 euros. Le gouvernement avait décidé en 2017 d’augmenter progressivement la fiscalité sur le tabac pour relever le prix du paquet de cigarettes à 10 euros d’ici à 2020, contre 6,6 en 2017, afin de faire chuter la consommation de tabac.

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L’objectif de cette mesure est d’obtenir « une prise de conscience de ceux qui fument que ça représente un budget non négligeable, et qu’à une période où tout le monde a envie d’augmenter son pouvoir d’achat, peut-être que cette somme-là » pourrait être dépensée autrement, a déclaré la ministre de la santé, Agnès Buzyn mardi sur CNews.


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Le prix du paquet de cigarettes a presque triplé en 18 ans


Source : OFDT



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« 20 milliards d’euros chaque année »
La première hausse est intervenue en novembre 2017 (30 centimes). Et quatre autres paliers sont prévus d’ici à 2020 : 50 centimes en avril puis en novembre 2019, 50 centimes en avril 2020 et enfin 40 centimes en novembre 2020, afin d’atteindre à cette date le seuil psychologique de 10 euros.

        Lire aussi :
         

                Le paquet de tabac à 10 euros sera atteint en 2020, après six hausses de prix



« Huit euros, je pense que ça commence à impacter considérablement un pouvoir d’achat, il est important de savoir qu’à la fin de l’année ce sont plusieurs milliers d’euros par an qui sont mis dans les cigarettes [par chaque fumeur]. Et puis, ça a un coût sociétal avec 73 000 morts par an, et un coût pour la Sécurité sociale de 20 milliards d’euros chaque année, et des vies et des familles brisées », a défendu la ministre. L’Etat, qui a inscrit dans la Stratégie nationale de santé, adoptée fin 2017, la promotion des « comportements favorables à la santé », estime à 26,6 milliards les coûts sociaux liés au tabac.
Refusé par François Hollande au profit du paquet neutre, promis par Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle, le paquet de cigarettes à 10 euros – il en coûte 7 en moyenne aujourd’hui – était réclamé avec force par les associations de lutte contre le tabac mais celles-ci avaient critiqué le calendrier. Les hausses modérées et régulières ne décourageraient en effet pas les fumeurs. « Il faut augmenter les prix, mais il faut le faire de façon importante et brutale », résumait Yves Martinet, tabacologue et président du Comité contre le tabagisme, en septembre 2017.

Gaz et vignette Crit’Air : les baisses au 1er mars
Certes, le tabac augmente d’un euro – faisant passer le prix du paquet de cigarettes à 8 euros environ –, mais il y a aussi deux baisses notables en ce 1er mars.
Baisse du prix du gaz : les tarifs réglementés diminuent en moyenne de 3 %. Cette diminution est de 1 % pour ceux qui utilisent le gaz pour la cuisson, de 1,8 % pour ceux qui ont un double usage cuisson et eau chaude et de 3 % pour les foyers qui se chauffent au gaz.Baisse du prix de la vignette Crit’Air : le coût de la vignette Crit’Air, indicateur du niveau de pollution des véhicules à Paris et à Grenoble, recule de 59 centimes et passe de 3,70 euros à 3,11 euros (prix auquel il faut ajouter le coût de l’acheminement postal).





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Dans une tribune au « Monde », un collectif de professionnels du septième art demandent la création de quotas dans le financement du cinéma.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 28/02/2018
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Sexisme au cinéma : « Les quotas, une étape inévitable pour vaincre les inégalités »

Dans une tribune au « Monde », un collectif de professionnels du septième art demandent la création de quotas dans le financement du cinéma.



Le Monde
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Tribune. En France, chacun, chacune peut créer, inventer, s’exprimer librement au travers de la création artistique. Grâce à l’exception culturelle, notre Etat considère que le fruit de cette création n’est pas un bien marchand comme les autres, préservant ainsi la réalisation des œuvres culturelles. Avec son cinéma et ses actrices, la France incarne le septième art à travers le monde par sa diversité, sa singularité et son glamour.

Malgré tout, comme dans bien des domaines d’activité, les femmes restent discriminées dans le cinéma : moins d’un long-métrage sur quatre agréé par le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) est réalisé par une femme. Aucune exposition à la Cinémathèque française n’a été consacrée à une cinéaste. En soixante et onze ans de Festival de Cannes : une demi-Palme d’or a été décernée à Jane Campion en 1993, partagée avec Chen Kaige. Et un César de la meilleure réalisatrice pour Tonie Marshall en 2000. Sans parler d’inégalités salariales, avec un écart de 42 % en défaveur des femmes, et d’inégalité des chances, avec seulement 28 % des avances sur recettes attribuées par le CNC pour des projets menés par des femmes.
Le talent n’est pas qu’un don reçu au berceau
Si la France ne cesse d’œuvrer pour que les femmes parviennent à peser de la même façon que les hommes sur la société et sur son évolution, le chemin à parcourir reste encore long et sinueux. Ailleurs, dans le monde, émerge une prise de conscience pour une réelle égalité des sexes dans les métiers du cinéma.

La Suède et l’Irlande ont adopté des quotas avec pour objectif que, d’ici trois ans, 50 % des subventions aillent à des projets portés par des femmes. L’Espagne, elle, a choisi un système de points, qui bonifie les projets des femmes pour l’attribution des aides. Le Canada s’est donné trois ans pour atteindre et maintenir la parité en ce qui concerne le nombre de productions réalisées par des femmes...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté a saisi en urgence le gouvernement pour mettre fin à des violations de la dignité et des droits des patients
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Article sélectionné dans La Matinale du 28/02/2018
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Psychiatrie : des « traitements inhumains » à l’hôpital de Saint-Etienne

Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté a saisi en urgence le gouvernement pour mettre fin à des violations de la dignité et des droits des patients



Le Monde
 |    01.03.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 10h39
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



   


La dernière fois que le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) avait fait usage de la procédure d’urgence pour alerter publiquement le gouvernement sur une situation qu’il jugeait alarmante, c’était en décembre 2016 au sujet de la prison de Fresnes (Val-de-Marne), notoirement insalubre et occupée à plus de 200 %. Les mêmes termes de « traitement inhumain ou dégradant » se retrouvent aujourd’hui sous sa plume au sujet des conditions de vie de certaines personnes hospitalisées au pôle de psychiatrie du centre hospitalier universitaire (CHU) de Saint-Etienne.
Les constats établis lors d’une visite réalisée du 8 au 15 janvier, résumés dans ses recommandations publiées au Journal officiel (JO) du jeudi 1er mars, sont édifiants. Faute de lits disponibles en psychiatrie, certains patients sont « stockés » au service des urgences. Au moment du passage de l’équipe de contrôleurs de l’autorité indépendante, cinq patients relevant de la psychiatrie se trouvaient ainsi aux urgences générales du CHU depuis trois ou sept jours. « Ils n’avaient pu ni se laver, ni se changer, ni avoir accès à leur téléphone portable », écrit Adeline Hazan, la contrôleuse générale.
« Pratique générale d’isolement et de contention »
Au total, les urgences de l’hôpital accueillaient, à la mi-janvier, vingt patients de psychiatrie, dont treize étaient sur des brancards dans les couloirs. Sept personnes « faisaient l’objet de contentions au niveau des pieds et d’une ou des deux mains », qu’elles soient sous le régime de l’hospitalisation sans consentement ou en soins libres.
Depuis sa nomination en 2014, Adeline Hazan a accentué l’inspection, en plus des établissements pénitentiaires, des lieux de privation de liberté que sont aussi les hôpitaux et les unités psychiatriques. Son objectif est que chaque établissement soit visité au moins une fois d’ici la fin de son mandat, en 2020. Aucun signalement n’avait attiré son attention sur le CHU de Saint-Etienne avant sa visite de routine.

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Dans le service de psychiatrie (216 lits) de l’établissement de la Loire, la situation ne semble pas plus conforme au droit. « Une patiente non agitée mais souffrant de troubles compulsifs est ainsi placée en isolement dans sa chambre ordinaire depuis plusieurs mois, avec porte des toilettes fermée à clé et quatre sorties d’un quart d’heure autorisées par jour pour fumer », note le CGLPL. En l’absence de « projet médical de pôle », l’hôpital recourt de manière abusive à « une pratique générale d’isolement et de contention ».
« Le patient, un sujet de droit »
Selon les règles publiées en mars 2017 par la Haute Autorité de santé, un patient susceptible d’être dangereux pour lui-même ou pour les autres ne devrait pas être enfermé plus de douze heures et attaché plus de six, même si des prolongations limitées sont possibles. Au CHU de Saint-Etienne, l’isolement et la contention sont décidés « de manière fréquente » pour des durées de plusieurs jours.
« En matière de psychiatrie, le patient ne doit plus être un objet de soins, mais un sujet de droit », a l’habitude de dire la contrôleuse générale. Elle dresse une liste de recommandations pour faire cesser « immédiatement » ces violations de la dignité et des droits des patients. Le ministère de la santé, qui avait trois semaines pour lui répondre avant publication au JO, ne l’a pas encore fait. En revanche, le CGLPL a reçu un courrier du directeur de l’hôpital qui témoigne « d’une réelle volonté de changement ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ L’enseignant de 53 ans, qualifié d’« excellent professeur », a bloqué l’accès à sa salle de classe et a tiré lorsque le proviseur a tenté d’entrer.
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Etats-Unis : un professeur tire dans un lycée

L’enseignant de 53 ans, qualifié d’« excellent professeur », a bloqué l’accès à sa salle de classe et a tiré lorsque le proviseur a tenté d’entrer.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 02h33
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 09h38
   





                        



   


Un professeur armé d’un pistolet s’est retranché, seul, dans sa classe d’un lycée de Géorgie aux Etats-Unis et a tiré un coup de feu quand le proviseur a tenté d’ouvrir la porte, mais il n’y a pas eu de blessé, a annoncé mercredi 28 février la police après l’arrestation de l’enseignant.
L’incident, qui s’est produit au lycée de Dalton, à 145 km au nord d’Atlanta, intervient le jour de la reprise des cours au lycée Marjory Stoneman Douglas à Parkland, en Floride, où 17 personnes ont été tuées par un jeune de 19 ans il y a 15 jours.

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Selon le récit de la police, des élèves qui voulaient entrer dans une salle de classe ont constaté que leur professeur ne les laissait pas entrer.
Evacuation
Quand le proviseur est arrivé et a tenté d’ouvrir la porte avec une clé, un coup de feu a été entendu à l’intérieur de la pièce, ce qui a entraîné le lancement d’une procédure de sécurité avec évacuation de l’établissement, qui compte environ 2 000 élèves.
La police de Dalton a découvert le professeur, un enseignant en sciences sociales, retranché dans la classe avec une arme à feu. Il a été arrêté. La cause de son geste n’a pas été précisée.
Le professeur, Jesse Randal Davidson, 53 ans, a été inculpé, entre autres, d’agression aggravée, de port d’arme dans l’enceinte d’un établissement scolaire, menaces de type terroriste et conduite dangereuse.
Le proviseur de l’établissement, Steve Bartoo, a indiqué lors d’une conférence de presse que le Jesse Randal Davidson était un excellent professeur.



                            


                        

                        

