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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Le modèle allemand de codétermination, tant vanté, apparaît difficilement importable dans notre pays.
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La « cogestion à la française » à pas de fourmi

Le modèle allemand de codétermination, tant vanté, apparaît difficilement importable dans notre pays.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 14h00
    |

                            Jean-Christophe Chanut








                        



                                


                            

Imaginez un conseil d’entreprise qui dispose d’un droit de veto sur un projet de licenciement ou un projet d’embauche d’un salarié. Un conseil d’entreprise qui a le pouvoir de codéterminer avec l’employeur les horaires de travail… Ce sont les pouvoirs dont dispose, en Allemagne, le Betriebsrat, l’un des deux piliers du fameux modèle de « cogestion ». L’autre étant constitué par la présence massive des représentants des salariés dans les organes de direction des entreprises : un tiers des sièges leur est réservé dans les sociétés de 500 à 2 000 salariés et la moitié au-delà. Ce modèle de cogestion, tant vanté – codétermination ou codécision (chacun de ces termes a ses défenseurs) –, est-il importable en France ?
la négociation en France est structurée par le système dual : au CSE la fonction de représentation, aux syndicats celle de la négociation
Le candidat Macron, entre les deux tours de l’élection présidentielle, assurait : « Le modèle auquel je crois (…) est un modèle qui va jusqu’à la cogestion (…). »  Les ordonnances réformant le code du travail ont posé un premier jalon, en prévoyant la possibilité, par accord d’entreprise, de créer un conseil d’entreprise (CE). Cette nouvelle instance fusionnerait le nouveau comité social et économique (CSE – comité d’entreprise, délégués du personnel, comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) et… les délégués syndicaux. C’est-à-dire que ce conseil d’entreprise cumulerait les fonctions de représentation et celles de négociation. Mais les obstacles sont encore nombreux.

Outre le fait que la mise en place du CSE se prolongera jusqu’au 1er janvier 2020, la négociation en France est structurée par le système dual : au CSE la fonction de représentation, aux syndicats celle de la négociation, « ce qui ne facilite pas une forme de cogestion », explique Jean-Christophe Sciberras, DRH France du groupe Solvay, qui théorise ce sujet...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ L’élue de la 8e circonscription de la capitale a reçu une lettre contenant des insultes racistes et des menaces de mort.
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La députée LRM Laetitia Avia porte plainte pour une lettre raciste et des menaces de mort

L’élue de la 8e circonscription de la capitale a reçu une lettre contenant des insultes racistes et des menaces de mort.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 13h47
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 16h51
   





                        



   


La députée de La République en marche (LRM) Laetitia Avia a annoncé, mercredi 28 février, avoir reçu une lettre contenant des insultes racistes et des menaces de mort et avoir en conséquence déposé une plainte dans un commissariat de police de Paris. L’élue de la 8e circonscription de la capitale a publié ce courrier sur son compte Twitter.

28 février 2018. Aujourd’hui j’ai reçu une lettre d’un racisme inouï, ponctué d’une menace de mort. 
— LaetitiaAvia (@Laetitia Avia)


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« Je n’ai jamais subi une attaque d’un tel racisme. Et on me menace de mort. On ne peut pas laisser passer ça », a déclaré Mme Avia, née au sein d’une famille originaire du Togo.
La semaine dernière, l’annonce du choix d’une jeune métisse pour incarner Jeanne d’Arc aux prochaines festivités annuelles d’Orléans célébrant l’héroïne avait déclenché sur les réseaux sociaux un déferlement de commentaires injurieux et racistes. Le procureur de la République d’Orléans a ouvert une enquête préliminaire pour « provocation publique à la discrimination et la haine raciale » à propos de deux tweets comparant cette jeune femme à un singe.
Anne-Sophie Leclère, une ex-candidate FN, avait été condamnée en septembre 2016 à 3 000 euros d’amende avec sursis pour avoir comparé quelques années plus tôt Christiane Taubira, alors garde des sceaux, à un singe. Elle avait été exclue du Front national à la suite de la diffusion de ses propos.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Politique européenne, pesticides, plan loup... Les dossiers auxquels sont confrontés responsables politiques et représentants du monde agricole.
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Agriculture : les cinq raisons de la colère

Politique européenne, pesticides, plan loup... Les dossiers auxquels sont confrontés responsables politiques et représentants du monde agricole.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 12h32
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 17h40
    |

            Mathilde Damgé








                        


C’est un rituel immuable : chaque année, les politiques se pressent au Salon de l’agriculture, qui se tient pendant deux semaines à Paris, pour soigner leurs relations avec des professionnels dans un secteur en pleine mutation. Politique agricole européenne, utilisation des pesticides, plan loup… Le point sur les cinq dossiers chauds auxquels le milieu agricole est aujourd’hui confronté.

        Lire l’analyse (en édition abonnés) :
         

          Le « printemps » de l’agriculture promis par Macron face au scepticisme des exploitants



1. Une politique agricole commune à réformer
Neuf des onze candidats à la présidentielle proposaient de réformer la politique agricole commune (PAC) européenne, certains pour revenir à une politique agricole nationale, d’autres pour la rendre plus protectrice et écologique… Emmanuel Macron, qui s’est rendu pour la première fois au Salon de l’agriculture en tant que président, s’est engagé à mettre en place « des mécanismes de stabilisation des revenus adaptés à chaque filière (subvention contracyclique [rémunération minimale en cas de retournement du marché], régulation de la production…) » et à favoriser « une agriculture plus respectueuse de l’environnement ».
Le Royaume-Uni étant un contributeur net au budget européen, son départ de l’Union européenne va poser la question de l’enveloppe communautaire dédiée à la PAC. Une question sur laquelle Emmanuel Macron s’est voulu rassurant… mais sur laquelle il n’a pas complètement la main. Les Etats devraient recevoir leur enveloppe en une fois au début du nouveau cycle budgétaire de l’UE, à partir de 2021, pour la période 2021-2027.
La deuxième question est celle de l’utilisation de cette enveloppe car, de son côté, Bruxelles envisage de laisser davantage de marge de manœuvre aux Etats membres, notamment sur la définition des objectifs de production. Si les intentions du gouvernement français sur les choix d’une gestion française de la PAC ne sont pas encore connues, le rezonage des aides pour les zones défavorisées qu’il a proposé donne lieu depuis plusieurs semaines à des manifestations d’agriculteurs dans les départements français les plus touchés par la révision de la carte. Près de 1 400 communes devraient sortir de ce dispositif qui ouvre droit à une indemnité compensatoire de handicap naturel.
Pour sortir le monde agricole de sa dépendance aux fonds européens, Emmanuel Macron s’est par ailleurs engagé à réorganiser l’agriculture en « filières » pour tenter de garantir sa rentabilité grâce à un plan d’investissement de cinq milliards d’euros.

        Lire :
         

          De l’incitation à la production à la sauvegarde d’un monde, cinquante ans de réformes agricoles



2. Les négociations à mener avec les distributeurs
Face à un agriculteur déguisé en vache, qui se plaignait du mépris de la grande distribution, le président a répliqué :
« Regardez-moi bien dans les yeux, il y aura des contrôles et des résultats concrets. (…) Vous verrez des sanctions fortes sur ce sujet des négociations commerciales. »
Les différents acteurs ont signé, en novembre 2017, une charte de bonne conduite, censée aboutir à une meilleure répartition de la valeur entre les acteurs de la chaîne. Les agriculteurs restent toutefois inquiets car, en dépit des nombreux rappels à l’ordre du gouvernement, la grande distribution n’a pas joué le jeu dans les négociations commerciales annuelles avec les producteurs, qui s’achèvent jeudi 1er mars : les quatre centrales d’achat continuent d’exiger des prix très bas.
Une nouvelle loi annoncée pour l’automne devrait toutefois permettre de mieux répartir la valeur dans la chaîne alimentaire par la revalorisation du seuil de revente à perte, l’encadrement des promotions et une inversion de la construction des prix, qui devra partir du coût de production des agriculteurs. En 2016, près de 40 % des chefs d’exploitation agricole ont perçu un revenu mensuel négatif ou n’excédant pas 360 euros, selon les statistiques de la Mutualité sociale agricole (MSA).

        Lire :
         

          Comprendre la guerre des prix entre grande distribution et producteurs



3. Le glyphosate : « des exceptions » à négocier
Au Salon de l’agriculture, M. Macron a subi des sifflets de la part de céréaliers qui protestaient contre la fin annoncée du glyphosate. Après la décision de Bruxelles de prolonger de cinq ans l’autorisation de cet herbicide, le président avait annoncé l’interdiction du principe actif du fameux Roundup de la firme Monsanto « au plus tard dans trois ans ».
M. Macron a, cette fois, donné des gages aux agriculteurs, en affirmant :
« Je n’imposerai jamais une sortie s’il n’y a pas d’alternative crédible. » 
En signe de bonne volonté, la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et 35 partenaires ont, de leur côté, annoncé la signature prochaine d’un « contrat de solutions », qui engagera les agriculteurs participants à trouver des alternatives aux pesticides grâce à l’aide des chambres d’agriculture, d’incitations financières et d’organismes comme l’Institut national de la recherche agronomique (INRA).
Le ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot, qui s’était battu l’an dernier pour une sortie du glyphosate en trois ans, se dit, désormais, prêt à envisager des « exceptions » :
« On est en train de recenser les alternatives qui existent et de leur donner les moyens de faire leurs preuves. Mais je ne suis pas buté et personne ne doit être enfermé dans une impasse : si, dans un secteur particulier ou une zone géographique, certains agriculteurs ne sont pas prêts en trois ans, on envisagera des exceptions. »

        Lire :
         

          Dangerosité, toxicité, utilité : le débat sur le glyphosate résumé en discussion pour/contre



4. Accords commerciaux : la menace plane
Emmanuel Macron s’est voulu rassurant : 
« Pour la prochaine PAC, je veux un mécanisme de garantie de prix minimum pour les éleveurs européens. Si on ne fait pas attention, on ne pourra plus choisir, ce sera le marché du prix qui aura décidé pour nous. »
Un message à l’attention de ceux qui s’inquiètent de la concurrence nouvelle induite par les accords commerciaux récemment conclus (comme le CETA – ou Comprehensive Economic and Trade Agreement – avec le Canada) ou en cours de négociation.
Cela n’a pas empêché la Coordination rurale, deuxième syndicat agricole français, de manifester mardi lors du Salon de l’agriculture contre les accords commerciaux internationaux qui font « crever les paysans ».
Les pourparlers entre l’Union européenne et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay) pour finaliser un accord de libre-échange ont repris la semaine dernière. La France et l’Irlande, en particulier, craignent l’importation chaque année en Europe de 70 000 tonnes de viande bovine sud-américaine, sans droits de douane. Une concurrence déloyale, selon eux, avec une viande industrielle produite à très bas coût.
Autre accord qui inquiète les éleveurs : le CETA, qui octroie une hausse des quotas d’importation de produits canadiens en Europe. D’ici à sept ans, le Canada pourra exporter chaque année sans droits de douane vers l’Europe 67 950 tonnes de bœuf sans hormones (contre 4 162 aujourd’hui), 75 000 tonnes de porc sans ractopamine (contre 5 549), 100 000 tonnes de blé ou encore 8 000 tonnes de maïs doux.

        Lire :
         

          Tout comprendre au CETA, traité transatlantique entre l’UE et le Canada



5. Le plan loup : un programme qui ne satisfait personne
Porte de Versailles, Emmanuel Macron a répondu à des éleveurs qui l’interpellaient sur le plan loup annoncé lundi par le gouvernement :
« Si vous voulez me faire dire qu’on supprimera les loups, je ne le dirai pas. Si vous voulez l’engagement qu’on renforcera les moyens de protection ou qu’on sortira les loups de ces bassins, je m’y engage. »
Le plan national d’action 2018-2023 sur le loup et les activités d’élevage a été publié après dix-huit mois de travail et autant d’oppositions entre associations écologistes et éleveurs, et ne satisfait aucun des deux camps.
Les tirs de prélèvement – non destinés à protéger un troupeau précis, mais autorisant l’abattage d’un ou plusieurs loups, sur une zone définie, en cas d’échec des autres mesures – ne pourront s’effectuer que du 1er septembre au 31 décembre et seront limités à des « territoires caractérisés par l’importance des attaques ».
De plus, les éleveurs devront avoir mis en place au moins deux parades connues (chiens, clôtures ou regroupement nocturne des bêtes, gardiennage ou surveillance par le berger… ) pour être dédommagés de la perte d’une ou de plusieurs brebis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Editorial. L’exécutif est déterminé à engager une réforme en profondeur de l’entreprise ferroviaire, qui doit faire face à l’ouverture du rail à la concurrence en 2020.
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Dette, concertation, usagers... les trois défis de la SNCF

Editorial. L’exécutif est déterminé à engager une réforme en profondeur de l’entreprise ferroviaire, qui doit faire face à l’ouverture du rail à la concurrence en 2020.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 11h54
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 12h20
   





                        


Editorial du « Monde ». On ne change pas une méthode qui marche – ou, en tout cas, qui a marché jusqu’à présent. Telle pourrait être la devise du pouvoir exécutif. Déterminé à engager une réforme en profondeur de la SNCF, il procède comme il l’a fait à l’automne 2017 sur le dossier réputé hautement inflammable du droit du travail, puis sur ceux non moins épineux de l’entrée à l’université et du baccalauréat.
Dans chaque cas, avec des variantes, la démarche politique est la même. Le gouvernement se présente comme un réformateur avisé, affrontant enfin avec lucidité des transformations indispensables et trop longtemps différées. Ainsi pour la SNCF : personne ne peut le contester, la situation de l’entreprise ferroviaire est lourdement handicapée par une dette cumulée de quelque 50 milliards d’euros, elle n’a donc pas réalisé depuis des années les investissements nécessaires à sa modernisation et elle va aborder en position de faiblesse l’ouverture du rail à la concurrence à partir de 2020.

        Lire aussi :
         

                Alors que le gouvernement s’apprête à la réformer, la SNCF affiche d’excellents résultats



Devant cette situation « intenable », il y a donc urgence à réagir, comme l’a plaidé le premier ministre, lundi 26 février. Dix jours après le rapport de M. Spinetta posant le diagnostic, Edouard Philippe a fixé un calendrier des plus rigoureux pour boucler la réforme avant l’été. Sans craindre de heurter les syndicats qui dénoncent ce « passage en force » autant que les parlementaires de droite ou de gauche qui déplorent un « déni de démocratie », il a choisi de déposer, dès la mi-mars, après une très courte phase de discussion avec les syndicats, un projet de loi l’autorisant à procéder par ordonnances. Vite fait, bien fait, tel est le premier pari.
Efficacité de la manœuvre gouvernementale
Pour réussir, il lui importe de gagner la deuxième bataille du rail, celle de l’opinion. Sans craindre de forcer le trait. Faisant du statut des cheminots l’un des archaïsmes majeurs qui pèsent sur la gestion de la SNCF, soulignant la dégradation de la qualité du service public ferroviaire (ponctualité, sécurité, prix des billets, maillage du territoire), il s’est posé en premier défenseur des usagers du train.
Non sans habileté, il a circonscrit la suppression du statut aux futurs embauchés, renvoyé à 2019, dans le cadre de la réforme générale des retraites, la question délicate de celle des cheminots, et à 2020, au moment de l’ouverture à la concurrence, celle des petites lignes déficitaires. Quelle que soit leur volonté de combattre la réforme, les syndicats ne mésestiment pas l’efficacité de la manœuvre gouvernementale. Plutôt que de foncer tête baissée, ils ont renvoyé à la mi-mars le choix de leur riposte, bien conscients que nous ne sommes plus dans la situation de 1995, lorsque les cheminots, largement soutenus par les Français, avaient paralysé le pays et fait reculer le gouvernement Juppé.

        Lire aussi :
         

                Début d’une phase de concertation à la SNCF



Reste une évidence. Quoi qu’il advienne de ces deux premières batailles, leur sort ne réglera en rien la plus stratégique : celle de la dette qui plombe terriblement la SNCF, sa capacité à se moderniser et à affronter, demain, la concurrence. Or c’est le point aveugle du plan gouvernemental. Si l’Etat se dit prêt à prendre sa part de cette dette, il reste des plus évasif sur le calendrier (d’ici à « la fin du quinquennat »…), le montant qu’il envisage d’éponger et les modalités de cet apurement.
Au-delà des aménagements de statut ou de gouvernance, c’est la question cruciale. Faute d’y répondre clairement, le gouvernement s’expose, au bout du compte, à apparaître plus matamore que réformateur.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Toute la journée de mardi, le président du parti Les Républicains s’est montré en homme proche des agriculteurs et du terroir.
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Au Salon de l’agriculture, Wauquiez s’affiche en héraut d’une France « enracinée »

Toute la journée de mardi, le président du parti Les Républicains s’est montré en homme proche des agriculteurs et du terroir.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 11h32
    |

            Olivier Faye








                        


Toucher des vaches, embrasser des enfants, engloutir vin et fromage, s’enquérir de la santé de la filière ovine, bovine, viticole ou laitière… Laurent Wauquiez a répondu avec entrain, mardi 27 février, au rituel cahier des charges du responsable politique en visite au Salon de l’agriculture. « Voyez comme il connaît tout ça, comme il approche les bêtes. L’année prochaine, ils vont lui demander d’être juge ! Il est chez lui ici », s’extasie Isabelle Valentin, députée de Haute-Loire, elle-même agricultrice, qui a succédé à M. Wauquiez dans sa circonscription.
Selfies avec les curieux, tutoiement avec les exposants… Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes l’assure : « L’agriculture, ce n’est pas seulement une conviction, c’est une passion. » Ce sujet permet au président du parti Les Républicains (LR) de s’afficher en représentant d’une France « enracinée » face au président de la République, Emmanuel Macron. Et de ne pas parler des tensions internes à son parti, où il est notamment la cible de critiques d’Alain Juppé, qui lui reproche ses propos tenus devant des étudiants concernant sa gestion municipale à Bordeaux.
« Une part de la culture française »
« Combien de fois, depuis qu’il est président de la République, il est venu sur une exploitation agricole ?, a demandé M. Wauquiez au sujet d’Emmanuel Macron. Moi, tous les mois, je vais échanger et discuter avec des agriculteurs. Il y a quelque chose qu’il n’a pas compris : l’agriculture en France n’est pas juste un secteur économique. C’est une part de la culture française, et c’est ça qu’il faut défendre. »
Le président de LR a réclamé au chef de l’Etat de contribuer à sanctuariser le budget de la politique agricole commune. « Nous sommes totalement opposés à la signature de l’accord avec le Mercosur », a par ailleurs assuré M. Wauquiez, en référence à ce traité de libre-échange que l’Union européenne négocie en ce moment avec certains pays d’Amérique du Sud, qui pourrait faciliter l’importation de viande en Europe.
« C’est quelqu’un qui est très proche des éleveurs », félicite Jean-Michel Esteve, qui élève des vaches dans le Cantal. L’homme a néanmoins voté aux deux tours de la présidentielle 2017 pour Emmanuel Macron. « Macron, j’ai envie de croire en lui. Mais s’il nous laisse crever, le monde paysan, qui est un monde de droite, ira vers Marine [Le Pen]. » Omettant d’inclure le nom de Laurent Wauquiez dans le paysage. Pour LR, le chemin de la reconquête s’annonce encore long.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Dans sa chronique, Jean-Baptiste de Montvalon, journaliste au service politique, estime qu’Edouard Philippe a retenu les leçons d’un passé dont son mentor, Alain Juppé, fit les frais.
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édition abonné


Matignon et les fantômes de 1995

Dans sa chronique, Jean-Baptiste de Montvalon, journaliste au service politique, estime qu’Edouard Philippe a retenu les leçons d’un passé dont son mentor, Alain Juppé, fit les frais.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 11h26
    |

            Jean-Baptiste de Montvalon








                        



                                


                            
Un cheminot, un brin étourdi, aurait pu se surprendre à applaudir à tout rompre cet homme si bienveillant, si attentif au sort des Français en général et de sa situation en particulier. « Les cheminots, ils font un boulot qui est souvent très difficile. Quand vous vous occupez du ballast par le froid comme aujourd’hui, je n’ai aucun doute sur le fait que c’est un métier extrêmement difficile », expliquait Edouard Philippe, lundi 26 février, sur France 2. Dénigrer les cheminots ? « Je ne le ferai jamais », assurait le premier ministre en réponse à Anne-Sophie Lapix.

Au demeurant, le chef du gouvernement n’avait aucunement l’intention, ce soir-là, de dénigrer qui que ce soit. Le boxeur amateur avait rangé ses gants : « Je ne me situe absolument pas dans une logique de conflictualité, de guerre, de bras de fer. » Il ne voulait manifestement aucun mal aux cheminots, dont il – ou bien s’était-il agi d’un sosie ? – avait annoncé quelques heures plus tôt la suppression du statut pour les nouveaux arrivants.
Tout ce qu’il veut, M. Philippe, c’est beaucoup de bien aux « Français qui savent » tant de choses, et en particulier « que la qualité de service [de la SNCF] décroît année après année alors que nous mettons de plus en plus d’argent chaque année ». Le premier ministre est résolument favorable à ce que « les Français qui utilisent le train puissent avoir accès à un service public de qualité ». Les cheminots, se disait-on en l’écoutant, doivent peu ou prou poursuivre ce même objectif.
« Juppéthon »
Tout allait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes. Celui de l’exécutif, en tout cas, tel qu’il est apparu sous le visage avenant de cet homme calme, pondéré, disert et (en même temps) à l’écoute, aux mots tout en rondeurs démentant le mètre quatre-vingt-quatorze de son corps longiligne.
Edouard Philippe a manifestement retenu les leçons d’un passé dont son mentor, Alain...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ L’exécutif, épaulé par la haute fonction publique, vend ses réformes en niant tout engagement partisan mais en invoquant le « bon sens ».
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La fiction de l’apolitisme ou le triomphe de l’oligarchie macronienne

L’exécutif, épaulé par la haute fonction publique, vend ses réformes en niant tout engagement partisan mais en invoquant le « bon sens ».



Le Monde
 |    28.02.2018 à 11h21
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 14h08
    |

            Françoise Fressoz








                        



                                


                            
Emmanuel Macron a-t-il tué la politique ? Evidemment non, mais son élection a désorganisé les forces politiques de façon si profonde qu’une nouvelle ère s’est ouverte qui ne ressemble à aucune autre. Il est ainsi devenu furieusement à la mode, dans les sphères du pouvoir, de vanter l’action en niant toute dimension partisane. Bruno Le Maire, ancien candidat à la primaire de la droite, revendique ouvertement de ne plus faire de politique. Son credo : « Etre utile au pays. »
Edouard Philippe, débauché des rangs de LR, se retrouve dans la situation inédite d’être un premier ministre sans parti. Loin de s’en plaindre, il s’en vante : « Je suis le chef du gouvernement, le chef de la majorité », assure-t-il comme si le second titre découlait automatiquement du premier.
Ne comptez pas sur un membre du gouvernement pour raconter les débats qui ont présidé à telle ou telle décision ou pour dresser le hit-parade des bons et des mauvais ministres. La plupart se revendiquent apolitiques, techniciens en mission pour transformer le pays, concentrés sur leur tâche… Et lorsque quelques-uns sont issus du « vieux monde », comme Jean-Yves Le Drian ou Gérard Collomb, ils font tout pour le faire oublier. « Cela ne ressemble à rien de ce que j’ai connu, personne ne lorgne le poste de l’autre, chacun est à sa place, heureux de l’être », assure un ministre.
L’art de l’édredon
Cette négation de la dimension partisane se retrouve également dans la façon dont le gouvernement vend ses réformes. Chargé d’exécuter le projet présidentiel, le premier ministre est passé maître dans l’art de l’édredon, persuadé qu’il n’est nul besoin de donner des coups de menton pour mener à bien « la transformation » du pays. La faillite du « vieux monde », se suffit à elle-même.
Dans les domaines du transport mais aussi de l’éducation nationale, du travail, de la santé, des retraites, de l’assurance-chômage, le bon sens des Français est constamment...




                        

                        


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Fonction publique : « Macron a maintenu l’appareil d’Etat », affirme Pierre Birnbaum

Malgré l’arrivée au pouvoir d’un président passé par le privé, l’historien et sociologue estime que l’Etat reste plutôt fermé au monde des affaires.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 11h17
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 14h16
    |

            Bastien Bonnefous et 
Solenn de Royer








                        



                                


                            
Historien et sociologue, Pierre Birnbaum est un spécialiste, entre autres, de l’Etat et de la République. Il publie, le 1er mars, Où va l’Etat ? (Seuil, 160 pages, 18 euros), un essai sur « les nouvelles élites du pouvoir ».
Dans « Où va l’Etat ? », vous vous interrogez : « Le moment Macron, en dépit de sa symbolique jupitérienne, suit-il à son tour la pente inéluctable d’un affaiblissement de l’Etat ? » Quelle est votre réponse ?
Quand j’ai proposé à mon éditeur ce projet de livre, j’avais comme idée de l’appeler « La Fin de l’Etat », sans point d’interrogation, ou bien « L’HECisation du politique ». Dans la continuité de mes travaux antérieurs, je voulais vérifier dans quelle mesure l’Etat fort à la française, avec son service public et ses fonctionnaires si dévoués, faisait face à des défis insurmontables, notamment liés à la mondialisation et à la logique du marché. Si cet Etat était en train de s’écrouler, de se déliter, en s’alignant sur les autres sociétés occidentales. J’émettais l’hypothèse que cela pouvait constituer la remise en question de l’exception française. Finalement, et c’est pour le moins singulier, ce livre dit le contraire.
Pourquoi un tel revirement ?
Face au consensus sur le délitement de l’Etat, j’en suis arrivé à la thèse contraire, qui consiste à montrer que l’Etat résiste ; que, à l’encontre du modèle américain, l’entrée dans l’Etat demeure fermée aux intrus du monde des affaires. Emmanuel Macron a été beaucoup caricaturé depuis son apparition sur la scène publique : on se souvient notamment des dessins pendant la campagne présidentielle le représentant en serviteur du capitalisme mondialisé et apatride. Au-delà de ces caricatures populistes, il y a là un véritable défi de sociologie politique : est-ce que le fait, pour un énarque qui a eu une carrière de haut fonctionnaire, d’être passé par la banque privée, deviendrait prédominant et éliminerait...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Le groupe Les Républicains (LR) de l’Assemblée dénonce « un mépris total de l’opposition ».
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SNCF : l’opposition reproche à l’exécutif de « contourner le Parlement » avec les ordonnances

Le groupe Les Républicains (LR) de l’Assemblée dénonce « un mépris total de l’opposition ».



Le Monde
 |    28.02.2018 à 10h18
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 11h24
    |

            Alexandre Lemarié








                        



   


« Un passage en force. » Dans la foulée des syndicats de cheminots, l’opposition a fustigé la volonté du premier ministre, Edouard Philippe, de recourir aux ordonnances pour faire adopter, « avant l’été », la réforme de la SNCF. En dehors de la majorité, l’ensemble des groupes de l’Assemblée nationale reproche à l’exécutif de vouloir « contourner le Parlement », après avoir déjà utilisé cet outil à l’automne dernier pour transformer le code du travail.
« En voulant réformer la SNCF par ordonnances, Macron méprise le peuple et ses représentants. Cela montre qu’il mène une politique de technocrates et qu’il ne supporte aucune contestation », s’indigne le patron des députés Les Républicains (LR), Christian Jacob. « Un gouvernement peut utiliser des ordonnances sur des transpositions de directives européennes mais pas sur un sujet qui concerne l’ensemble des Français et qui, à ce titre, mérite un vrai examen au Parlement », affirme-t-il avant de dénoncer « un mépris total de l’opposition et une humiliation totale pour la majorité ». « Si le président de la République était sûr de sa majorité, ce texte passerait par l’Assemblée », conclut M. Jacob.

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                SNCF : les syndicats reportent au 15 mars la décision d’une éventuelle grève



Arme politique
Un constat partagé par les autres responsables de l’opposition, de La France insoumise au Front national, en passant par le président du groupe PS à l’Assemblée nationale, Olivier Faure, qui condamne « un déni démocratique ». Une formule utilisée dès le 22 février par le président LR du Sénat, Gérard Larcher, selon lequel « les ordonnances sont faites pour répondre à des situations particulières ». Et non pour légiférer sur « un sujet aussi important pour l’aménagement du territoire ». Tous appellent l’exécutif à respecter le débat parlementaire et à ne pas vouloir aller trop vite, au lieu de braquer l’opposition et des syndicats prêts à la mobilisation.
Il y a quatorze mois, le candidat Macron était d’ailleurs tout à fait conscient de ce risque et se disait même opposé à l’utilisation de cet outil prévu par l’article 38 de la Constitution. « Je ne crois pas une seule seconde aux cent jours et à la réforme par ordonnances », déclarait-il dans un entretien au Monde, le 25 novembre 2016, soulignant que « les gens le prennent très mal ». Une affirmation lancée à l’époque pour se démarquer de son rival Manuel Valls, qui avait utilisé l’article 49.3 pour faire adopter la loi travail, et des candidats à la primaire de la droite et du centre qui se disaient favorables aux ordonnances. Le discours de M. Macron avait évolué dans les mois suivants : lors de la campagne, il avait annoncé sa volonté d’y recourir pour réformer le code du travail. Mais sur la SNCF, « ce n’était pas un engagement de campagne », a relevé mardi Gilles Platret, porte-parole de LR.
Pour justifier le choix de l’exécutif, M. Philippe a mis en avant, lundi 26 février, l’« urgence » de mener la réforme ferroviaire, assurant que l’utilisation des ordonnances n’allait pas « escamoter pour autant la concertation ou le débat parlementaire ». « Lors de la réforme du code du travail, cela n’avait pas empêché le débat dans la société et au Parlement », appuie le porte-parole de La République en marche, Gabriel Attal. 
Contre l’esprit de la Constitution ?
Si l’outil des ordonnances a souvent été utilisé sous la Ve République, à commencer par le général de Gaulle et son premier ministre Michel Debré, en 1960, pour maintenir l’ordre en Algérie, ou par Alain Juppé, en 1996, pour sa réforme très contestée de la Sécurité sociale, le fait que le gouvernement y ait recours à deux reprises en l’espace de quelques mois traduit la volonté de l’exécutif d’en faire une arme politique, afin d’exercer sa primauté sur le pouvoir législatif.
« Les ordonnances sont une modalité institutionnelle, qui correspond à une situation d’urgence et qui doit être exceptionnelle. Elles n’ont pas été prévues pour être un mode de gouvernement, afin de réformer vite et éviter toute menace de conflit social. Elles ne peuvent être un outil antigrève », estime l’historien Christian Delporte qui accrédite l’idée d’un affaiblissement du rôle du Parlement sous la présidence d’Emmanuel Macron : « Utiliser une fois les ordonnances n’est pas un problème mais si un gouvernement en abuse, il prive le pays d’un débat contradictoire au Parlement – qui est le fondement de la démocratie. Cela peut dénaturer l’esprit de la Constitution, déstabiliser l’équilibre des pouvoirs et renvoyer les élus de la nation au rang de spectateurs. »
Une analyse partagée en partie par Jean Garrigues. « Dans un fonctionnement idéal de la démocratie, le fait que le gouvernement ait recours aux ordonnances pour la réforme de la SNCF traduit un recul du rôle du Parlement, car il aurait été logique qu’un grand débat parlementaire ait lieu sur un sujet aussi important, portant sur l’Etat-providence », juge le professeur d’histoire contemporaine à l’université d’Orléans et à Sciences Po, et président du comité d’histoire parlementaire et politique. Avant de nuancer son propos : « Mais d’un point de vue institutionnel, cela n’est pas le cas car l’affaiblissement du rôle du Parlement est inhérent aux institutions de la Ve République, qui donne la primauté à l’exécutif. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Selon l’Insee, la croissance du produit intérieur brut en 2017 serait de 0,1 point de plus que ce qui a été annoncé en janvier.
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La croissance française revue à la hausse à 2 %

Selon l’Insee, la croissance du produit intérieur brut en 2017 serait de 0,1 point de plus que ce qui a été annoncé en janvier.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 09h36
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 10h05
   





                        


La croissance du produit intérieur brut (PIB) a atteint 2 % en France en 2017, soit 0,1 point de plus que ce qui avait été préalablement annoncé, selon une deuxième estimation publiée mercredi 28 février par l’Insee.
Ce résultat s’explique par une croissance plus dynamique que prévu au premier trimestre, où le PIB a augmenté de 0,7 %, au lieu de 0,6 %, a précisé l’organisme public dans un communiqué. L’estimation pour les trois autres trimestres reste inchangée.
La croissance annuelle est de loin supérieure à celle de 2016, où la hausse du PIB avait plafonné à 1,1 %. Elle reste toutefois inférieure à celle de la zone euro, qui a été en 2017 de 2,5 %, selon l’Office européen de statistiques Eurostat.
Accélération de l’investissement
Ces résultats sont une bonne nouvelle pour le gouvernement, qui avait pronostiqué dans sa dernière loi de finances une hausse de l’activité de 1,7 %, en hausse de 0,2 point par rapport à son hypothèse initiale.

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                Pour Macron, le retour de la croissance, c’est une cagnotte et deux discours



Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, avait toutefois laissé entendre début janvier que le résultat pourrait être supérieur aux attentes et « approcher les 2 % », estimant que la France avait retrouvé « des couleurs économiques ».
Selon l’Insee, ce chiffre de 2 % a finalement été atteint, à la faveur notamment d’une accélération de l’investissement, tant du côté des entreprises (+ 4,4 % après + 3,4 % en 2016) que des ménages (+ 5,4 % après + 2,4 %).
La production a quant à elle accéléré (+ 2,4 % après + 0,9 %), notamment dans l’industrie manufacturière (+ 2 % après + 0,8 %) et le secteur agricole (+ 2,4 % après − 5,6 %), confronté en 2016 à des conditions climatiques défavorables.
Poursuite de la dynamique
Cette dynamique a permis une bonne tenue des exportations, en hausse de 3,3 %. Le solde commercial français a continué de peser sur l’activité, mais moins qu’en 2016 (− 0,3 point de PIB contre 0,8 point).
Selon l’Insee, la bonne dynamique enregistrée en 2017 devrait se poursuivre en 2018. L’institut de statistique prévoit ainsi une croissance de 0,5 % puis de 0,4 % aux premier et deuxième trimestres, grâce notamment à la bonne tenue des exportations.

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Pour l’ensemble de 2018, l’organisme public n’a pas encore publié de prévision. Mais selon l’OCDE, la croissance devrait rester cette année à un niveau similaire, soit 1,8 %, le FMI pariant de son côté sur 1,9 %. Dans son projet de budget, le gouvernement a tablé sur une hausse du PIB de 1,7 %, sans écarter une éventuelle bonne surprise.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Le chef de l’Etat perd quatre points d’opinions favorables (43 %) alors que le premier ministre en gagne deux (47 %), selon un sondage BVA diffusé mercredi.
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Popularité en baisse pour Macron, en hausse pour Philippe

Le chef de l’Etat perd quatre points d’opinions favorables (43 %) alors que le premier ministre en gagne deux (47 %), selon un sondage BVA diffusé mercredi.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 08h34
   





                        



   


La popularité d’Emmanuel Macron chute de quatre points, à 43 % de bonnes opinions, tandis que celle d’Edouard Philippe gagne deux points à 47 %, selon un sondage BVA diffusé mercredi 28 février et réalisé les 26 et 27 février auprès d’un échantillon de 1 019 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus (méthode des quotas).
Avec 43 % de bonnes opinions, le chef de l’Etat se rapproche de son plus mauvais score d’octobre 2017 (42 %) avec une baisse pour le deuxième mois consécutif. Une majorité de 53 % déclare avoir une mauvaise opinion du président, selon cette enquête pour Orange, RTL et La Tribune.
Parmi les raisons invoquées par les personnes ayant une mauvaise opinion de lui, on note ce mois-ci des références à la réforme annoncée de la SNCF, à « la casse des services publics et des acquis sociaux » ou encore au recours aux ordonnances, perçu comme un déni de démocratie.

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Laurent Wauquiez soutenu par son camp
Si Emmanuel Macron conserve une majorité de bonnes opinions auprès des personnes âgées de 65 ans et plus (51 %, – 1 point), les 35-49 ans sont beaucoup plus sévères avec le président de la République (32 %, – 6 points depuis janvier et – 16 points depuis décembre). Le chef de l’Etat a également perdu 11 points depuis le mois de décembre chez les salariés du public (32 %).
Les personnes sondées sont très partagées à l’égard du premier ministre : 47 % en ont une bonne opinion (+ 2) contre 48 % (stable) qui en ont une mauvaise.

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Nicolas Hulot (36 %, – 3), Alain Juppé (34 %, + 1), Jean-Yves Le Drian (34 %, + 5) sont en tête des personnalités dont les Français souhaitent qu’elles aient davantage d’influence. Ils devancent Xavier Bertrand (33 %, – 2), Jean-Michel Blanquer (30 %, + 3), Marion Maréchal-Le Pen (30 %, + 1) et François Baroin (29 %, – 1).

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Laurent Wauquiez perd trois points (19 % d’opinions favorables), mais reste très populaire dans son camp. Malgré ses propos polémiques tenus à Lyon, 69 % des Républicains font confiance au président de leur parti pour les années à venir.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 27/02/2018
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Fin de vie : 156 députés font pression pour une nouvelle loi

Dans une tribune publiée dans « Le Monde » mercredi, les élus demandent qu’un nouveau texte soit adopté « sans délai », alors que le gouvernement veut temporiser.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 10h28
    |

            François Béguin et 
Manon Rescan








                        



                                


                            

Y aura-t-il dans les douze prochains mois une majorité suffisante à l’Assemblée nationale pour voter une loi autorisant une aide médicale active à mourir sous certaines conditions ? Deux ans après l’adoption de la loi Claeys-Leonetti instaurant un droit à la sédation profonde et continue pour les malades en phase terminale, le débat pourrait de nouveau avoir lieu dans l’Hémicycle avec un rapport de force inédit.
Dans une tribune publiée dans Le Monde mercredi 28 février, 156 députés, dont 122 étiquetés La République en marche (LRM), demandent qu’une nouvelle loi soit adoptée « sans délai ». « Il convient de donner aux malades en fin de vie la libre disposition de leur corps et, c’est essentiel, de leur destin. C’est pourquoi nous, députés issus d’horizons différents, proposons de légiférer en ce sens au cours de l’année 2018 », écrivent-ils.

Jamais jusqu’à présent les députés élus en juin 2017 n’avaient si massivement pris position en faveur d’une évolution de la législation. L’été dernier, ils n’étaient qu’une cinquantaine à avoir signé la proposition de loi en ce sens du député du Rhône Jean-Louis Touraine (LRM, ex-PS), également à l’initiative de la tribune. « La majorité du groupe parlementaire est pour », assure aujourd’hui l’élu, estimant que « les nouveaux députés sont moins dans la réserve que lors des mandats précédents ».
Olivia Grégoire, porte-parole du groupe LRM, confirme le vif intérêt de la majorité sur ces questions. « Il y a beaucoup de parlementaires mobilisés, soit d’anciens professionnels de santé, infirmiers et médecins, soit des parlementaires qui ont vécu, comme moi, cette épreuve de vie douloureuse en accompagnant leurs proches », relate-t-elle. « On a une Assemblée plus jeune, plus féminine, prête à faire bouger les lignes », note Laurianne Rossi, députée LRM des Hauts-de-Seine, questeure de l’Assemblée et signataire de la tribune.
Liberté...



                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Dans une tribune au « Monde », un collectif de 156 députés, essentiellement issus de la majorité, appelle à mieux encadrer les droits et la liberté de mourir des personnes en fin de vie.
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Article sélectionné dans La Matinale du 27/02/2018
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Euthanasie : « Il ­convient de donner aux malades en fin de vie la libre disposition de leur corps »

Dans une tribune au « Monde », un collectif de 156 députés, essentiellement issus de la majorité, appelle à mieux encadrer les droits et la liberté de mourir des personnes en fin de vie.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 06h00
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 10h27
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. « On ne meurt pas bien en France. » Aujourd’hui, l’offre de soins palliatifs ne satisfait pas à la multiplicité des situations individuelles et des souffrances des personnes en fin de vie. Des souffrances accentuées par l’impossibilité pour chacun de « choisir sa fin de vie ».
Si quelques progrès ont été enregistrés avec la loi Claeys-Leonetti, force est de constater que celle-ci n’a pas permis d’introduire d’innovations significatives. Il s’est surtout agi de transcrire dans la loi ce qui était déjà acquis par voie réglementaire. Le problème actuel est qu’il manque – et c’est crucial ! – une liberté, un droit au choix. Attendre une évaluation des textes législatifs antérieurs avant de créer un nouveau droit aux malades en fin de vie aurait-il dès lors un sens ? Non ! Quand une lacune est identifiée, elle doit être comblée sans délai.
D’ailleurs, les Français apportent trois preuves de leur désir impatient de l’introduction de ce progrès humaniste. Dans un très récent sondage, réalisé par l’IFOP pour La Croix et le Forum européen de bioéthique, 89 % considèrent important de légaliser l’euthanasie et/ou le suicide assisté. Seulement 11 % des personnes interrogées se satisfont de la législation actuelle. En ce domaine, comme généralement dans les diverses questions de bioéthique, nos concitoyens sont plus avancés et plus en phase avec le progrès que certains responsables, qui apparaissent plus conservateurs ou frileux.
En toute illégalité
De nombreux Français au stade avancé d’une maladie incurable vont aussi chercher – et obtenir – la délivrance dans l’un ou l’autre des pays ayant déjà légiféré sur cette possibilité (Belgique, Suisse, Pays-Bas, Luxembourg, Canada, plusieurs Etats américains, etc.).
Un malade en fin de vie, dans une « impasse thérapeutique », peut obtenir une aide active à mourir dans les hôpitaux français. Ces euthanasies sont pratiquées en toute illégalité. Il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Il couvrait depuis plus de vingt ans la vie politique pour le quotidien « Libération » : le photographe de presse Laurent Troude est mort, samedi 24 février, à l’âge de 50 ans.
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Mort du photojournaliste Laurent Troude

Il couvrait depuis plus de vingt ans la vie politique pour le quotidien « Libération » : le photographe de presse Laurent Troude est mort, samedi 24 février, à l’âge de 50 ans.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 16h42
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 19h06
    |

Jean-Claude Coutausse (Photojournaliste pour « Le Monde »)







                        



                                


                            

Le photojournaliste Laurent Troude est mort, samedi 24 février, à Paris, à l’âge de 50 ans. Né le 4 février 1968 à Rouen, il fait ses premières armes dans la photo en travaillant pour le bulletin municipal d’une banlieue rouge, puis démarre sa carrière professionnelle à L’Humanité. Au milieu des années 1990, il rejoint Libération et « couvre » des manifestations parisiennes. Jusqu’à sa disparition, il photographiera la vie politique pour ce quotidien.
C’est très ingrat, le photojournalisme politique : des heures d’attente derrière des cordons, les coups vicieux des services d’ordre, le mépris des communicants, peu de voyages derrière le périphérique et jamais au-delà des Pyrénées. Cette discipline reste malgré tout la seule à vous réserver la possibilité, l’espace d’un 250e de seconde, de prendre le pouvoir sur ceux qui ont le pouvoir.
La grâce
Laurent savait tirer pouvoir de chaque instantané. Il n’était pas neutre, assumait son point de vue et croyait en la fonction sociale de son travail. Il avait sa place dans la « meute », comme disent ceux qui ignorent l’ordre savant qui règne dans les grandes mêlées de preneurs d’images. Il ne courait ni les prix ni les expos dans les festivals. Pas besoin de ce genre de reconnaissance lorsqu’on est publié tous les jours.
Laurent avait la grâce. Ceux qui l’ont dans ce métier se comptent sur les doigts d’une main. Il voyait ce que les autres ne voyaient pas et savait le raconter à coups de cadrages et de compositions au rasoir. On reconnaissait ses images. Elles n’avaient pas besoin d’être soutenues par des arguments pompeux et se justifiaient d’elles-mêmes. Il savait casser les mises en scène et tirer des images pertinentes des situations misérables que nous fournit la communication politique.
Sa présence ne rassurait jamais, mais vous rendait meilleur. Voir débarquer dans la cour de l’Elysée ou de Matignon sa grande silhouette à la démarche nonchalante...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Le document de travail remis, jeudi 15 février, par le gouvernement aux partenaires sociaux propose quelques pistes de réflexion. Syndicats et associations mettent en avant la nécessité de favoriser le maintien dans l’emploi.
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Vers une réforme de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés

Le document de travail remis, jeudi 15 février, par le gouvernement aux partenaires sociaux propose quelques pistes de réflexion. Syndicats et associations mettent en avant la nécessité de favoriser le maintien dans l’emploi.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 15h00
    |

Catherine Quignon







                        



                                


                            
Réunissant les syndicats d’employeurs et de salariés autour de la table, le gouvernement a lancé, jeudi 15 février, une concertation destinée à réformer la politique de l’emploi en faveur des personnes handicapées. Premier volet : la révision de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés (OETH) dans les secteurs public et privé. Autrement dit, la refonte de la politique des « quotas ». Ce sont principalement les pistes du rapport de l’Igas (lien vers PDF) qui sont sur la table des négociations.
Jusqu’ici, les entreprises de plus de vingt salariés comptant moins de 6 % de travailleurs handicapés dans leurs effectifs doivent payer une « contribution » finançant les aides à l’insertion professionnelle des travailleurs handicapés. Mais elles peuvent bénéficier de nombreuses exemptions.
Ce système montre ses limites : malgré une progression du taux d’emploi des personnes handicapées, leur taux de chômage stagne à un niveau deux fois supérieur à la moyenne nationale (18 % contre 9 %). Et les fonds qui financent les dispositifs d’insertion – l’Association nationale de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées (Agefiph) pour les salariés du privé et le Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP) – tirent la langue.

« Tout est envisageable », a affirmé la secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées Sophie Cluzel, citée par l’AFP, lors du lancement de la concertation. Mais le document de travail remis par le gouvernement aux partenaires sociaux, et dont Le Monde a eu connaissance, met en avant quelques pistes. Et en exclut d’autres.
Simplification
Tout d’abord, pas question de revenir sur le principe des « quotas » en lui-même. C’est d’abord une volonté de « simplification » qui est mise en avant par le gouvernement. Sophie Cluzel a déjà annoncé que les déclarations des employeurs relatives à leur OETH seraient simplifiées....




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Alors que le gouvernement a lancé une concertation pour réformer la politique de l’emploi des personnes handicapées, un rapport de l’Igas propose quelques pistes pour revoir le financement des dispositifs, dont celle de la refonte du calcul des quotas.
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Travailleurs handicapés : un rapport propose de revoir la politique des « quotas »

Alors que le gouvernement a lancé une concertation pour réformer la politique de l’emploi des personnes handicapées, un rapport de l’Igas propose quelques pistes pour revoir le financement des dispositifs, dont celle de la refonte du calcul des quotas.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 15h00
    |

Catherine Quignon







                        



                                


                            
Jeudi 15 février, le gouvernement a lancé une nouvelle concertation visant à réformer la politique de l’emploi des personnes handicapées, réunissant les organisations patronales et salariales. En guise de base de travail, l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) a remis en janvier un rapport sur le financement des dispositifs d’aide à l’insertion professionnelle (lien vers PDF). Rapport dont les pistes figurent sur la table des négociations.
Et celles-ci sont nombreuses. Première recommandation : revoir le mode de calcul de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés (OETH), les fameux « quotas » imposés aux employeurs. Rappelons que les entreprises de plus de vingt salariés qui n’atteignent pas le seuil de 6 % de travailleurs handicapés dans leurs effectifs doivent payer une pénalité. Cette contribution sert à financer les aides à l’insertion professionnelle des travailleurs handicapés.
Ce dispositif a pourtant fait ses preuves. « Le mode de financement actuel est porteur d’incitations pour les employeurs et a largement contribué à l’augmentation constatée du taux d’emploi des bénéficiaires de l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés (OETH) », fait valoir la mission de l’Igas. De fait, le taux d’emploi des travailleurs handicapés a augmenté de 0,8 point entre 2006 et 2014 dans le secteur privé, atteignant 4,1 %.
Effets pernicieux
Mais le taux de chômage des travailleurs handicapés continue à augmenter mécaniquement, du fait du vieillissement de la population. En septembre 2017, la barre des 500 000 travailleurs handicapés au chômage a été franchie, selon l’Association nationale de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées (Agefiph).
Le rapport préconise de revoir le mode de calcul du taux de personnes handicapées dans l’entreprise, jugé trop complexe
Et tout efficace qu’il soit, ce système de financement présente des effets pernicieux. Comme le taux de travailleurs handicapés...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Le groupe automobile a annoncé son intention de ne plus investir dans l’usine girondine. Bruno Le Maire presse Ford de « garantir la pérennité » du site.
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L’usine Ford de Blanquefort menacée

Le groupe automobile a annoncé son intention de ne plus investir dans l’usine girondine. Bruno Le Maire presse Ford de « garantir la pérennité » du site.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 13h54
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 14h10
   





                        



   


Ford Europe a décidé de ne plus investir dans son site de production de boîtes de vitesses de Blanquefort (Gironde), près de Bordeaux, où un millier d’emplois sont menacés, a annoncé le groupe automobile mardi 27 février aux élus du comité d’entreprise.
Dans un communiqué, le groupe affirme par ailleurs son « engagement à chercher une solution viable et pérenne au maintien de l’emploi sur le site », y compris « la recherche de tout repreneur potentiel intéressé par le site ».
Les emplois du site Ford Aquitaine Industries (FAI) étaient protégés par un accord quinquennal passé entre Ford et les autorités contre le versement d’aides publiques, mais cet accord s’achève à la fin de mai.

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                Ford prêt à supprimer des milliers d’emplois



Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a immédiatement réagi dans un communiqué, pressant Ford de « garantir la pérennité » de son usine de Blanquefort. M. Le Maire « souhaite que le groupe Ford travaille de manière étroite avec les représentants des salariés, les collectivités locales concernées et l’Etat afin de garantir la pérennité de ce site industriel et le maintien à long terme de l’emploi », écrit Bercy dans un communiqué.
Réunion « dans les prochains jours »
Le ministre de l’économie a annoncé qu’il réunirait « dans les prochains jours » au ministère « les représentants des salariés du site ainsi que les élus concernés, afin de faire le point sur la situation et les suites à lui donner ».
Le communiqué de Bercy précise que M. Le Maire a récemment rencontré le président Europe du groupe Ford, M. Steven Armstrong, et « lui a demandé de maintenir une charge de travail suffisante sur le site jusqu’à fin 2019 », afin de « permettre la recherche dans de bonnes conditions de nouvelles activités pour cette usine, au sein du groupe Ford ou en lien avec des partenaires externes ».
Reçus en septembre à Bercy, les syndicats de FAI-Blanquefort, avec en figure de proue Philippe Poutou (CGT, candidat du NPA à l’élection présidentielle de 2012), mobilisent depuis des années sur leurs craintes pour la survie du site. Ils ont fréquemment accusé Ford de repousser des décisions d’investissement pour gagner du temps, et réclamaient notamment une nouvelle boîte de transmissions, baptisée 8F-MID, dont la production à Blanquefort aurait assuré selon eux la continuité de l’usine, qui emploie actuellement 910 personnes, sans compter les intérimaires.
Débrayage
Mais les responsables de Ford Europe venus mardi à la rencontre des élus du CE ont douché les espoirs des syndicats. « Le projet 8F-MID n’est pas économiquement viable à Bordeaux, voilà leurs termes », a déclaré à l’AFP Gilles Lambersend, secrétaire CGT du comité entreprise de FAI.
« Comme nous l’avons déjà dit, l’activité industrielle à FAI dépend de la demande du marché, mais les projections actuelles de volume de production sont saines jusqu’au cours de 2019 », a souligné Ford dans son communiqué.
« A la place, on nous propose un “groupe de travail” pour trouver une solution alternative, mais cette solution ne viendra pas de Ford », a poursuivi le cégétiste, qui estime que cette annonce risque même de « précipiter la fermeture » du site de Blanquefort. « Il n’y a plus de produits Ford qui seront affectés à l’usine », a confirmé une source syndicale de la CFTC.
Les salariés de FAI ont entamé vers 13 heures un débrayage de deux heures et ont recouvert les portiques d’accès à l’usine d’une grande banderole proclamant « Ford Bordeaux, usine en danger, sauvons les emplois ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Le chef du parti Les Républicains s’est engagé dans une complète reconstruction de lui-même. Une conversion de laquelle naît le soupçon d’insincérité, analyse dans sa chronique Gérard Courtois, éditorialiste au « Monde »
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« Au lieu de mûrir, Laurent Wauquiez a muté »

Le chef du parti Les Républicains s’est engagé dans une complète reconstruction de lui-même. Une conversion de laquelle naît le soupçon d’insincérité, analyse dans sa chronique Gérard Courtois, éditorialiste au « Monde »



Le Monde
 |    27.02.2018 à 11h18
    |

            Gérard Courtois (Editorialiste au « Monde »)








                        



                                


                            

Chronique. L’on imagine déjà la lassitude du lecteur : encore Laurent Wauquiez ! N’en a-t-on pas assez soupé de ses propos à l’emporte-pièce tenus devant les élèves de l’Ecole de management de Lyon ? Du « cirque médiatique » (dixit l’intéressé) qui s’est ensuivi quand une télévision les a divulgués le 16 février ? Enfin, de l’énergique « J’assume ! » que le président des Républicains a opposé à ses procureurs, quelques jours plus tard, sur le plateau de BFM-TV ?

Lamentable algarade, ont commenté tous ceux pour qui le chef d’un grand parti, candidat putatif à de plus hautes fonctions, ne devrait pas dire ça. Beaucoup de bruit pour rien, ont songé les blasés. Après tout, M. Wauquiez n’est ni le premier responsable politique ni le dernier à dire pis que pendre de ses meilleurs amis ou à démolir sans pitié ses concurrents. Pas davantage à utiliser en privé un langage de charretier.

Il n’est pas non plus le premier à se persuader que le degré de détestation qu’il suscite est la meilleure preuve de la crainte qu’il inspire, donc de sa force. En la matière, Nicolas Sarkozy fut un bon modèle. Quant à penser que la polémique est la manière la plus simple de se faire entendre – je fais scandale, donc j’existe –, Jean-Marie Le Pen en a fait la démonstration avec un succès certain pendant trente ans.
Il était un pur produit du « système » ; il en devient le plus virulent pourfendeur. Il rêvait d’être le chouchou des médias ; il jubile d’en être désormais la tête de Turc
Pourquoi donc y revenir ? Parce qu’au-delà de ces postures, Laurent Wauquiez est un cas. Un cas clinique, si l’on ose dire. Longtemps, il a été un jeune homme parfait. Solide tradition familiale de la bourgeoisie industrielle du Nord, scolarité impeccable, diplômes prestigieux qu’il porta un temps en bandoulière au point que, comme chacun sait, il fut reçu 14e à l’Ecole normale supérieure, puis major à l’agrégation d’histoire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Au lendemain de ses annonces sur la SNCF, le gouvernement a différé ses arbitrages sur la formation professionnelle.
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Réformes : le jeu d’équilibriste de l’exécutif

Au lendemain de ses annonces sur la SNCF, le gouvernement a différé ses arbitrages sur la formation professionnelle.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 11h02
    |

            Sarah Belouezzane et 
Bastien Bonnefous








                        


Pour venir à bout des trois frères Curiaces, champions des ennemis de Rome, le dernier Horace a décidé de prendre du recul : après s’être enfui dans le désert, il a certes engagé le combat avec eux, mais en n’en prenant qu’un à la fois. Dans la guerre, comme en politique, il n’est pas bon d’ouvrir trop de fronts en même temps. Une stratégie que d’aucuns ont prêtée à Emmanuel Macron, lundi 26 février. Plutôt adepte du tapis de bombes des réformes, son gouvernement a finalement décidé à la dernière minute de décaler, sine die, des annonces, prévues au départ pour mardi matin, sur la refonte de la formation professionnelle. Officiellement, il s’agirait d’éviter que le volet sécurité des réformes sociales du président ne passe à l’as, étant donné la richesse de l’actualité. Voilà pour la forme.

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Sur le fond, certains se demandent si, pris dans le feu de la réforme de la SNCF, sujet ô combien délicat, le gouvernement n’aurait pas cédé à la tentation d’attendre un peu afin d’éviter d’attiser l’ire des syndicats ? Et par là d’éviter par tous les moyens que ne se cristallise en un seul mouvement, comparable à celui qu’avait connu la France en 1995, le mécontentement de différentes couches de la société sur des sujets aussi divers que le pouvoir d’achat, la tension dans les Ehpad, les réformes dans le champ social et maintenant les transports publics…
« Attention à la méthode »
Car certains craignent qu’une fois les orientations en matière de formation professionnelle et d’assurance chômage révélées, les partenaires sociaux ne se sentent floués devant des textes différents, potentiellement, en bien des points, des accords trouvés, jeudi 22 et vendredi 23 février, sur ces deux questions. Une situation qui donnerait corps aux reproches faits à Emmanuel Macron sur une méthode dite de « co-construction » mais où le dernier mot reviendrait systématiquement au président de la République. D’autant que ce dernier souhaite, contre toute attente, mener les changements au sein de la SNCF tambour battant par le biais d’ordonnances, comme lors de la réforme du droit du travail.
Mardi, Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, syndicat réformiste, a mis en garde le gouvernement, dans un entretien aux Echos d’une rare véhémence : « Nous revendiquons (…) un syndicalisme de transformation sociale. Mais attention à la méthode. Il y a dans ce pays des corps intermédiaires attachés à l’intérêt général qui méritent d’être écoutés, considérés ! (…) Attention au chamboule-tout décidé dans la précipitation et sans réel dialogue. Si on nous piétine, il ne faudra pas ensuite venir nous chercher pour éteindre l’incendie. »

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Le responsable syndical a ainsi largement fustigé les manières du chef de l’Etat : « La méthode Macron, c’est : vous discutez et je tranche, et personne ne sait de quel côté ça va tomber (…). Cela pose un problème de fonctionnement démocratique et d’efficacité. » Et de prévenir : « Le mécontentement ne se mesure pas tout le temps à l’aune du nombre de manifestants. Ce que je vois, c’est que les tensions s’accumulent dans les Ephad, les hôpitaux, chez Carrefour, dans les prisons, la police, l’éducation, les collectivités territoriales… Il faut apporter des réponses concrètes aux agents. (…) Si le gouvernement donne le sentiment qu’il se précipite, ça se passera mal… »
Concernant la SNCF, les critiques dépassent le cadre syndical. Dans un communiqué commun, Stéphane Le Foll et Frédéric Cuvillier, respectivement anciens ministres de l’agriculture et des transports du gouvernement de François Hollande, ont pour leur part regretté une « méthode brutale et arrogante ».
« Faire retomber la pâte »
Du côté de l’exécutif, on se défend de toute reculade et on affirme ne craindre en rien une coagulation des tensions sociales, dont la réforme de la SNCF pourrait être le catalyseur. « On ne peut plus être dans la logique du temps d’avant, celle du “point trop n’en faut” qui faisait reculer les gouvernements au premier problème. Le président Macron a été élu sur un programme de profonde transformation du pays et pas sur un programme de petites rustines », explique Matignon.
Idem à l’Elysée où on dément tout lien entre le report de la présentation de la réforme de la formation professionnelle et l’accueil plus que critique par les syndicats de la réforme de la SNCF. « Ce n’est pas vraiment notre style de reculer, répond-on dans l’entourage d’Emmanuel Macron. Cela n’aurait aucun sens de repousser la formation professionnelle sous prétexte qu’il y a le sujet SNCF. » 
Une source gouvernementale concède cependant qu’il « valait mieux laisser retomber la pâte après le big bang de Pénicaud, qui a été mal pris par les syndicats », faisant référence à la sortie de la ministre du travail qui reprochait aux partenaires sociaux de ne pas être allés assez loin dans leur copie. La complexité du sujet est par ailleurs mise en avant par des proches du dossier, soucieux d’expliquer que l’articulation entre les accords signés par les partenaires sociaux et les orientations de la réforme prend du temps à établir : « Il faut prendre un dernier temps pour affiner les réglages avant d’indiquer comment on se positionne sur chacun des deux. Mardi était sans doute trop tôt », explique l’un d’entre eux.

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Il n’empêche, certains comme Jean-Claude Mailly, patron de FO, ne peuvent s’empêcher de remarquer que « trop de fronts sont ouverts à la fois ». De son côté, Raymond Soubie, ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy et fondateur du groupe Alpha, spécialiste du dialogue social, estime que « le pouvoir lance beaucoup de chantiers en même temps dans des domaines à forte incidence sociale. Le risque est qu’il fasse des annonces qui déplaisent sur tous les fronts en même temps : aux syndicats de la SNCF, d’une part, et aux organisations dans leur globalité, d’autre part, en prenant des décisions qui ne respectent pas les accords trouvés au mépris des usages. »
Pas étonnant dans ce contexte, selon lui, que l’exécutif ait décalé sa conférence de presse afin de ne pas allumer trop de feux à la fois et d’éviter « une coagulation entre les deux sujets ». A ce jeu d’équilibriste, M. Soubie estime qu’Emmanuel Macron ne s’en sort pas trop mal : « Sur la SNCF, ils ont sorti la question des petites lignes de la réforme, ils ont évacué les régimes spéciaux des retraites et ont précisé que la SNCF ne pouvait pas être privatisée. Certes, ça ne va pas calmer les agents de la SNCF pour autant, mais la situation est loin de ressembler à celle de 1995. » Pour la formation professionnelle, le gouvernement sortira du bois dans quelques jours. Un combat à la fois.



                            


                        

                        


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Face à Emmanuel Macron, Laurent Wauquiez cultive son image de terrien

Le président du parti Les Républicains qui doit passer deux jours au Salon de l’agriculture à Paris veut se camper en champion des « territoires ».



Le Monde
 |    27.02.2018 à 09h36
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 10h21
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            Olivier Faye








                        



                                


                            

A rural, rural et demi. Après Emmanuel Macron, qui a arpenté pendant plus de douze heures le Salon de l’agriculture, samedi 24 février, Laurent Wauquiez devait profiter de sa double casquette de président du parti Les Républicains (LR) et de président de la région Auvergne-Rhône-Alpes pour passer, lui, deux jours, mardi 27 et mercredi 28 février, au rendez-vous de la porte de Versailles, à Paris.
L’occasion de continuer à tailler sa stature d’homme du « réel », prétendument en phase avec les aspirations profondes de la France, dans ce duel qu’il cherche à installer face à au président de la République, qui serait pour sa part « hanté par une haine de la province ». Président des villes contre challenger des champs ; apôtre de la mondialisation contre chantre de l’enracinement : voilà le match que Laurent Wauquiez entend camper dans les années à venir.
Lors du point presse hebdomadaire de LR, lundi, le porte-parole du parti, Gilles Platret, a résumé la tonalité du discours de la droite pour cette semaine où les politiques se pressent au « salon ». « Une véritable violence est faite au monde rural par ce gouvernement », a-t-il dénoncé. Non content de s’en prendre aux ruraux avec l’abaissement à 80 km/h de la vitesse maximale autorisée sur les routes secondaires ou encore avec l’augmentation des taxes sur le diesel et l’essence, l’exécutif laisserait les classes fermer en nombre dans ces territoires, sans s’en émouvoir. « L’ascenseur social est encore plus bloqué pour les zones rurales qu’il ne l’est parfois pour certaines zones urbaines défavorisées », a pourtant estimé M. Platret.

Virage droitier
Cette dichotomie entre agglomérations et « territoires » conditionne toute une partie du discours de la droite depuis les élections législatives de 2017. Un scrutin à l’occasion duquel les circonscriptions rurales et périurbaines ont permis à LR de sauver 102 sièges de députés. « Il y a un...




                        

                        

