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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ L’Allemagne, qui a ouvert la voie à l’interdiction des véhicules les plus polluants dans les villes, était le seul grand pays à ne pas avoir de plan de sortie progressive du diesel.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Interdiction du diesel : quelle politique dans les pays européens ?

L’Allemagne, qui a ouvert la voie à l’interdiction des véhicules les plus polluants dans les villes, était le seul grand pays à ne pas avoir de plan de sortie progressive du diesel.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 18h08
    |

            Maxime Vaudano








                        



   


C’est une décision coup de poing qu’a pris le Tribunal administratif fédéral allemand : mardi 27 février, il a ouvert la voie à l’interdiction des vieux véhicules diesel dans les grandes villes. L’Allemagne, mère patrie du diesel, était en effet jusqu’à présent le dernier grand pays européen à ne pas avoir engagé de politique ambitieuse pour réduire le nombre de véhicules utilisant ce carburant, particulièrement nocif pour la santé.
Les diesels polluants bannis des principales villes européennes
Le Danemark a fait partie des premiers pays introduire, dès 2006, des zones à faibles émissions où sont bannis les véhicules diesel les plus polluants. Elles sont en place à Copenhague et dans les trois principales villes du pays.
En France, Paris a interdit depuis 2016 la circulation des véhicules les plus polluants et devrait progressivement durcir sa politique pour atteindre son objectif de faire disparaître les moteurs à diesel d’ici 2024. Plusieurs autres grandes villes françaises pourraient emboîter le pas à la capitale dans les prochaines années.
En Belgique, Bruxelles a interdit depuis janvier la circulation des véhicules les plus polluants, dont toutes les voitures diesel. La région de Wallonie a de son côté programmé l’interdiction totale du diesel à l’horizon 2030, avec le bannissement progressif des véhicules les plus polluants à partir de 2023 – et même plus tôt si certaines communes le souhaitent.
Les prochaines interdictions devraient intervenir en Espagne, en Italie et en Grèce : Barcelone a prévu de restreindre l’accès des véhicules les plus polluants à son centre-ville dès 2019, tandis que Rome vise 2024, Madrid et Athènes 2025 et Milan 2030.
Des objectifs nationaux dans certains pays
Aucun pays européen n’a fait le choix d’interdire complètement le diesel sur l’ensemble de son territoire, mais certains ont engagé des plans pour le faire disparaître par le biais de dispositions incitatives ou punitives.
La Norvège est pour l’instant l’Etat le plus ambitieux en la matière, puisqu’il s’est fixé l’objectif d’une disparition des ventes de véhicules diesel d’ici 2025. Le gouvernement, qui a exclu l’option d’une interdiction ferme, entend plutôt s’appuyer sur un système de bonus-malus fiscal pour encourager une tendance déjà fermement ancrée : en 2017, les ventes de véhicules électriques et hybrides ont pour la première fois dépassé celles de véhicules thermiques.
Aux Pays-Bas, le nouveau gouvernement de coalition installé à l’automne 2017 entend lui aussi faire de son pays un pionnier en la matière, puisqu’il vise tout bonnement l’interdiction des ventes de voitures à moteur thermique (essence et diesel) à l’horizon 2030.
Le Royaume-Uni se montre plus prudent, en visant une disparition du diesel d’ici 2040. A partir d’avril 2018, une surtaxe va peser sur les propriétaires des véhicules diesel les plus polluants, qui devaient déjà s’acquitter de pénalités financières pour entrer dans le centre de Londres depuis 2017.
Et en France ?
La France s’est fixé le même objectif de 2040, alors même qu’elle est aujourd’hui le pays d’Europe le plus dépendant au diesel. Il n’est pour l’instant pas question de mesures coercitives à l’échelle nationale : le ministre de la transition écologique Nicolas Hulot compte sur l’effet incitatif des nouvelles primes à la conversion pour les véhicules et sur l’effet dissuasif de la hausse des taxes sur le diesel.

Trois graphiques pour comprendre la situation française
La forte priorité donnée au diesel par les différents gouvernements depuis les années 1980, notamment par le biais d’incitations fiscales, a fait de la France le pays européen le plus dépendant du diesel.


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Part des véhicules diesel dans le parc automobile
En 2016.

Source : Eurostat



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Le changement de paradigme politique, qui a notamment conduit à réduire l’avantage fiscal du diesel sur l’essence, a commencé à inverser la tendance à partir de 2008.


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Evolution de la part du diesel dans les nouvelles immatriculations de voitures


Source : Association européenne des constructeurs automobiles



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La France se situe désormais dans la moyenne européenne en ce qui concerne les véhicules vendus : en 2016, un peu plus d’un sur deux fonctionnait au diesel.


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Part du diesel dans les nouvelles immatriculations de voitures
En 2016

Source : Association européenne des constructeurs automobiles



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<filnamedate="20180228"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180228"><AAMMJJHH="2018022818">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Le chimiste et toxicologue Jean-Marc Bonmatin explique que les industriels tentent de mettre sur le marché deux nouvelles molécules dont le mode d’action est semblable à celui des néonicotinoïdes.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ 
<article-nb="2018/02/28/18-3">
<filnamedate="20180228"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180228"><AAMMJJHH="2018022818">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Les monuments en pierre et sculptures de bronze de la capitale italienne sont menacés de forte dégradation en raison de la pollution atmosphérique.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Rome veut interdire les véhicules au diesel dans son centre d’ici 2024

Les monuments en pierre et sculptures de bronze de la capitale italienne sont menacés de forte dégradation en raison de la pollution atmosphérique.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 13h24
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 13h48
   





                        



   


La ville de Rome, l’une des plus embouteillées d’Europe, a l’intention d’interdire les véhicules au diesel dans son centre d’ici 2024, a fait savoir la maire, Virginia Raggi, membre du Mouvement 5 étoiles (M5S). Elle a annoncé cette décision sur sa page Facebook, assortie de ce commentaire : « Si nous voulons agir sérieusement, nous devons avoir le courage d’adopter des mesures fortes. »
La capitale italienne n’ayant pas d’importantes usines, la quasi-totalité de la pollution atmosphérique provient des véhicules. Selon une étude effectuée l’an dernier par un département du ministère de la culture, 3 600 monuments en pierre et 60 sculptures de bronze sont menacés dans Rome d’une forte dégradation en raison de la pollution atmosphérique.
Milan veut interdire le diesel en 2030
Environ deux tiers des 1,8 million de nouvelles voitures vendues en Italie l’an dernier roulent au diesel, selon des statistiques de l’industrie automobile. En Italie, la municipalité de Milan, ville du Nord au cœur d’un bassin industriel, a déjà annoncé qu’elle voulait interdire le diesel d’ici à 2030.
Ses déclarations font suite à une décision de la justice allemande qui a estimé mardi que les villes d’Allemagne étaient habilitées à interdire les véhicules au diesel de leurs rues.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/28/18-4">
<filnamedate="20180228"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180228"><AAMMJJHH="2018022818">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Politique européenne, pesticides, plan loup... Les dossiers auxquels sont confrontés responsables politiques et représentants du monde agricole.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Agriculture : les cinq raisons de la colère

Politique européenne, pesticides, plan loup... Les dossiers auxquels sont confrontés responsables politiques et représentants du monde agricole.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 12h32
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 17h40
    |

            Mathilde Damgé








                        


C’est un rituel immuable : chaque année, les politiques se pressent au Salon de l’agriculture, qui se tient pendant deux semaines à Paris, pour soigner leurs relations avec des professionnels dans un secteur en pleine mutation. Politique agricole européenne, utilisation des pesticides, plan loup… Le point sur les cinq dossiers chauds auxquels le milieu agricole est aujourd’hui confronté.

        Lire l’analyse (en édition abonnés) :
         

          Le « printemps » de l’agriculture promis par Macron face au scepticisme des exploitants



1. Une politique agricole commune à réformer
Neuf des onze candidats à la présidentielle proposaient de réformer la politique agricole commune (PAC) européenne, certains pour revenir à une politique agricole nationale, d’autres pour la rendre plus protectrice et écologique… Emmanuel Macron, qui s’est rendu pour la première fois au Salon de l’agriculture en tant que président, s’est engagé à mettre en place « des mécanismes de stabilisation des revenus adaptés à chaque filière (subvention contracyclique [rémunération minimale en cas de retournement du marché], régulation de la production…) » et à favoriser « une agriculture plus respectueuse de l’environnement ».
Le Royaume-Uni étant un contributeur net au budget européen, son départ de l’Union européenne va poser la question de l’enveloppe communautaire dédiée à la PAC. Une question sur laquelle Emmanuel Macron s’est voulu rassurant… mais sur laquelle il n’a pas complètement la main. Les Etats devraient recevoir leur enveloppe en une fois au début du nouveau cycle budgétaire de l’UE, à partir de 2021, pour la période 2021-2027.
La deuxième question est celle de l’utilisation de cette enveloppe car, de son côté, Bruxelles envisage de laisser davantage de marge de manœuvre aux Etats membres, notamment sur la définition des objectifs de production. Si les intentions du gouvernement français sur les choix d’une gestion française de la PAC ne sont pas encore connues, le rezonage des aides pour les zones défavorisées qu’il a proposé donne lieu depuis plusieurs semaines à des manifestations d’agriculteurs dans les départements français les plus touchés par la révision de la carte. Près de 1 400 communes devraient sortir de ce dispositif qui ouvre droit à une indemnité compensatoire de handicap naturel.
Pour sortir le monde agricole de sa dépendance aux fonds européens, Emmanuel Macron s’est par ailleurs engagé à réorganiser l’agriculture en « filières » pour tenter de garantir sa rentabilité grâce à un plan d’investissement de cinq milliards d’euros.

        Lire :
         

          De l’incitation à la production à la sauvegarde d’un monde, cinquante ans de réformes agricoles



2. Les négociations à mener avec les distributeurs
Face à un agriculteur déguisé en vache, qui se plaignait du mépris de la grande distribution, le président a répliqué :
« Regardez-moi bien dans les yeux, il y aura des contrôles et des résultats concrets. (…) Vous verrez des sanctions fortes sur ce sujet des négociations commerciales. »
Les différents acteurs ont signé, en novembre 2017, une charte de bonne conduite, censée aboutir à une meilleure répartition de la valeur entre les acteurs de la chaîne. Les agriculteurs restent toutefois inquiets car, en dépit des nombreux rappels à l’ordre du gouvernement, la grande distribution n’a pas joué le jeu dans les négociations commerciales annuelles avec les producteurs, qui s’achèvent jeudi 1er mars : les quatre centrales d’achat continuent d’exiger des prix très bas.
Une nouvelle loi annoncée pour l’automne devrait toutefois permettre de mieux répartir la valeur dans la chaîne alimentaire par la revalorisation du seuil de revente à perte, l’encadrement des promotions et une inversion de la construction des prix, qui devra partir du coût de production des agriculteurs. En 2016, près de 40 % des chefs d’exploitation agricole ont perçu un revenu mensuel négatif ou n’excédant pas 360 euros, selon les statistiques de la Mutualité sociale agricole (MSA).

        Lire :
         

          Comprendre la guerre des prix entre grande distribution et producteurs



3. Le glyphosate : « des exceptions » à négocier
Au Salon de l’agriculture, M. Macron a subi des sifflets de la part de céréaliers qui protestaient contre la fin annoncée du glyphosate. Après la décision de Bruxelles de prolonger de cinq ans l’autorisation de cet herbicide, le président avait annoncé l’interdiction du principe actif du fameux Roundup de la firme Monsanto « au plus tard dans trois ans ».
M. Macron a, cette fois, donné des gages aux agriculteurs, en affirmant :
« Je n’imposerai jamais une sortie s’il n’y a pas d’alternative crédible. » 
En signe de bonne volonté, la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et 35 partenaires ont, de leur côté, annoncé la signature prochaine d’un « contrat de solutions », qui engagera les agriculteurs participants à trouver des alternatives aux pesticides grâce à l’aide des chambres d’agriculture, d’incitations financières et d’organismes comme l’Institut national de la recherche agronomique (INRA).
Le ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot, qui s’était battu l’an dernier pour une sortie du glyphosate en trois ans, se dit, désormais, prêt à envisager des « exceptions » :
« On est en train de recenser les alternatives qui existent et de leur donner les moyens de faire leurs preuves. Mais je ne suis pas buté et personne ne doit être enfermé dans une impasse : si, dans un secteur particulier ou une zone géographique, certains agriculteurs ne sont pas prêts en trois ans, on envisagera des exceptions. »

        Lire :
         

          Dangerosité, toxicité, utilité : le débat sur le glyphosate résumé en discussion pour/contre



4. Accords commerciaux : la menace plane
Emmanuel Macron s’est voulu rassurant : 
« Pour la prochaine PAC, je veux un mécanisme de garantie de prix minimum pour les éleveurs européens. Si on ne fait pas attention, on ne pourra plus choisir, ce sera le marché du prix qui aura décidé pour nous. »
Un message à l’attention de ceux qui s’inquiètent de la concurrence nouvelle induite par les accords commerciaux récemment conclus (comme le CETA – ou Comprehensive Economic and Trade Agreement – avec le Canada) ou en cours de négociation.
Cela n’a pas empêché la Coordination rurale, deuxième syndicat agricole français, de manifester mardi lors du Salon de l’agriculture contre les accords commerciaux internationaux qui font « crever les paysans ».
Les pourparlers entre l’Union européenne et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Paraguay, Uruguay) pour finaliser un accord de libre-échange ont repris la semaine dernière. La France et l’Irlande, en particulier, craignent l’importation chaque année en Europe de 70 000 tonnes de viande bovine sud-américaine, sans droits de douane. Une concurrence déloyale, selon eux, avec une viande industrielle produite à très bas coût.
Autre accord qui inquiète les éleveurs : le CETA, qui octroie une hausse des quotas d’importation de produits canadiens en Europe. D’ici à sept ans, le Canada pourra exporter chaque année sans droits de douane vers l’Europe 67 950 tonnes de bœuf sans hormones (contre 4 162 aujourd’hui), 75 000 tonnes de porc sans ractopamine (contre 5 549), 100 000 tonnes de blé ou encore 8 000 tonnes de maïs doux.

        Lire :
         

          Tout comprendre au CETA, traité transatlantique entre l’UE et le Canada



5. Le plan loup : un programme qui ne satisfait personne
Porte de Versailles, Emmanuel Macron a répondu à des éleveurs qui l’interpellaient sur le plan loup annoncé lundi par le gouvernement :
« Si vous voulez me faire dire qu’on supprimera les loups, je ne le dirai pas. Si vous voulez l’engagement qu’on renforcera les moyens de protection ou qu’on sortira les loups de ces bassins, je m’y engage. »
Le plan national d’action 2018-2023 sur le loup et les activités d’élevage a été publié après dix-huit mois de travail et autant d’oppositions entre associations écologistes et éleveurs, et ne satisfait aucun des deux camps.
Les tirs de prélèvement – non destinés à protéger un troupeau précis, mais autorisant l’abattage d’un ou plusieurs loups, sur une zone définie, en cas d’échec des autres mesures – ne pourront s’effectuer que du 1er septembre au 31 décembre et seront limités à des « territoires caractérisés par l’importance des attaques ».
De plus, les éleveurs devront avoir mis en place au moins deux parades connues (chiens, clôtures ou regroupement nocturne des bêtes, gardiennage ou surveillance par le berger… ) pour être dédommagés de la perte d’une ou de plusieurs brebis.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/02/28/18-5">
<filnamedate="20180228"><AAMM="201802"><AAMMJJ="20180228"><AAMMJJHH="2018022818">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ L’Agence européenne pour la sécurité des aliments a rendu, mercredi, un rapport attendu de longue date sur les pesticides « tueurs d’abeilles ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Néonicotinoïdes : une agence de l’UE confirme le risque pour les abeilles

L’Agence européenne pour la sécurité des aliments a rendu, mercredi, un rapport attendu de longue date sur les pesticides « tueurs d’abeilles ».



Le Monde
 |    28.02.2018 à 12h27
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 15h36
   





                        



L’Agence européenne pour la sécurité des aliments (EFSA) a confirmé, mercredi 28 février, le risque pour les abeilles, posé par trois néonicotinoïdes actuellement soumis à des restrictions d’usage dans l’Union européenne, dans un rapport attendu de longue date.
« Il y a une variabilité dans les résultats, due à des facteurs comme l’espèce d’abeille, l’emploi prévu du pesticide et la façon d’être exposé. Certains risques faibles ont été identifiés, mais globalement le risque pour les trois types d’abeilles que nous avons étudiés est confirmé », explique Jose Tarazona, à la tête du département Pesticides de l’EFSA, dans un communiqué.

        Lire aussi :
         

                Insectes : l’hécatombe invisible



L’avenir de ces trois pesticides néonicotinoïdes (la clothianidine, l’imidaclopride et le thiaméthoxame), substances neurotoxiques qui s’attaquent au système nerveux des insectes, est en suspens dans l’UE depuis 2013 après une première évaluation de l’EFSA. 
En France, la loi de 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, adoptée sous le précédent quinquennat, prévoit l’interdiction de tous les insecticides dits « néonicotinoïdes » à partir de 2018, avec des dérogations possibles jusqu’en 2020, alors que l’UE s’apprête à bannir seulement trois des sept molécules de la famille des « néonics ».

        Lire aussi :
         

          Matignon éteint en urgence la polémique sur les pesticides



Vote suspendu
L’agence scientifique de l’UE, basée à Parme (Italie), s’est lancée en 2015 dans une évaluation encore plus poussée, visant à rassembler « toutes les preuves scientifiques » publiées depuis, dont la conclusion avait pris du retard face à la masse de données collectées. L’évaluation couvre cette fois non seulement les abeilles à miel, mais aussi les abeilles sauvages (bourdons, abeilles solitaires).

        Lire la chronique :
         

          « Toutes les procédures d’évaluation des risques des pesticides sur les abeilles sont, au minimum, très discutables »



Deux géants des pesticides, dont des produits sont directement concernés par les restrictions d’usage, le suisse Syngenta et l’allemand Bayer, ont attaqué devant le Tribunal de justice de l’UE la décision de restreindre l’usage de ces trois « néonics », interdits pour les cultures qui attirent les abeilles (comme le maïs, le colza oléagineux ou le tournesol) sauf quelques exceptions. La procédure est toujours en cours.
La Commission avait d’ores et déjà commencé à soumettre aux Etats membres, décisionnaires au sein d’un comité technique chargé de réguler les pesticides, une nouvelle proposition pour restreindre encore plus l’utilisation des trois insecticides controversés, à un usage en serres. Mais aucun vote ne s’est tenu jusqu’à présent, notamment dans l’attente du nouveau rapport de l’EFSA.
La prochaine réunion de ce comité se tiendra les 22 et 23 mars.

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                Tout comprendre aux pesticides néonicotinoïdes







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Deutsche Umwelthilfe a remporté une victoire considérable : le tribunal lui a donné raison dans un procès contre les autorités de Stuttgart et de Düsseldorf, ouvrant la voie à une interdiction des vieux diesels dans les villes afin de lutter contre la pollution.
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DUH, l’association écolo qui fait trembler l’industrie automobile en Allemagne

Deutsche Umwelthilfe a remporté une victoire considérable : le tribunal lui a donné raison dans un procès contre les autorités de Stuttgart et de Düsseldorf, ouvrant la voie à une interdiction des vieux diesels dans les villes afin de lutter contre la pollution.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 11h24
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

En avançant sur la passerelle de métal noirci, on n’ose à peine respirer. Est-ce le vertige que donne le surplomb des quatre voies bondées de la Cannstatter Strasse, véritable autoroute au milieu de Stuttgart ? Ou bien la triste notoriété du lieu ? L’endroit, appelé Neckartor, détenait jusqu’à l’an dernier le record du site le plus pollué d’Allemagne. La station de mesure de l’air, installée juste sous la passerelle, enregistre des taux d’émissions de dioxyde d’azote et de particules fines qui dépassent régulièrement les normes autorisées.
A chaque fois que Peter Erben, un militant, fait « visiter » la passerelle à des journalistes, il est sûr de son effet. On préfère effectivement ne pas trop s’y attarder pour l’interview. La conversation se poursuivra dans la salle paroissiale de l’église protestante de la Schubartstrasse toute proche, qui sert de QG aux activistes de la pureté de l’air dans le quartier, un peu comme les opposants au régime est-allemand en 1989 se réunissaient dans les églises.
Avec d’autres initiatives locales, ils ont organisé les premiers procès contre la pollution aux particules fines en 2008, avant de s’attaquer aux oxydes d’azote. « Tous les deux ans, la ville a lancé de nouveaux instruments pour combattre les particules. On a eu la balayeuse, puis le colleur à particules, et maintenant c’est le mur de mousse ! », ironise Manfred Niess, un autre militant. « On est dans une situation permanente de violation du droit. »

Pugnacité
Longtemps, ces activistes ont été considérés à Stuttgart, l’opulente patrie de Daimler, Bosch et Porsche, comme une poignée de fous. Mais depuis les succès de leurs alliés de l’association environnementale Deutsche Umwelthilfe (DUH), on les traite plutôt de dangereux terroristes. Mardi 27 février, la DUH a en effet remporté une victoire symbolique considérable : le tribunal administratif fédéral de Leipzig lui a donné raison dans un procès en appel contre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Gaz à effet de serre, rénovation des bâtiments, renouvelables… Le Conseil économique, social et environnemental appelle à accélérer dans tous les domaines.
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La France en retard sur tous ses objectifs de transition énergétique

Gaz à effet de serre, rénovation des bâtiments, renouvelables… Le Conseil économique, social et environnemental appelle à accélérer dans tous les domaines.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 18h13
    |

            Pierre Le Hir








                        



                                


                            

C’est le grand œuvre de l’ex-ministre de l’écologie, Ségolène Royal, laissé en héritage à son successeur, Nicolas Hulot : la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte du 17 août 2015. Un texte aux objectifs très ambitieux, mais dont l’application, près de trois ans après sa promulgation, souffre de retards dans tous les domaines. Tel est le constat sévère que dresse le Conseil économique, social et environnemental (CESE), dans un avis rendu mercredi 28 février.
Les corapporteurs, Madeleine Charru et Guillaume Duval, notent ainsi que s’agissant des gaz à effet de serre, « la trajectoire observée n’est pas la bonne », au regard de l’objectif de division par quatre des émissions d’ici à 2050 et, a fortiori, de la « neutralité carbone » que vise le plan Climat annoncé par M. Hulot en juillet 2017. Au lieu de décroître, les rejets carbonés de la France sont, au contraire, repartis à la hausse en 2015 et en 2016. Ce qui montre que « la baisse constatée au cours des années antérieures était davantage le résultat des profondes difficultés qu’a connues l’économie française depuis la crise de 2008 que celui d’un découplage structurel entre activités économiques et émissions de gaz à effet de serre. »

Le bilan n’est pas meilleur quant à la rénovation thermique des bâtiments résidentiels et tertiaires. « La cible de 500 000 rénovations de logements par an n’est atteinte que pour moitié environ, font savoir les rapporteurs. La situation n’a pas beaucoup évolué depuis la loi : les derniers chiffres officiels, qui portent sur l’année 2014, faisaient état de 288 000 rénovations de logements considérées comme performantes ou très performantes. »
Pilotage « peu efficace »
La France est également à la traîne dans le déploiement des énergies renouvelables : avec seulement 16 % de ses besoins énergétiques couverts par des ressources « vertes » fin 2016, elle est, avec les Pays-Bas, le pays...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Le tribunal administratif fédéral de Leipzig a jugé, mardi, que les grandes villes avaient le droit d’interdire la circulation des voitures diesel polluantes.
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Interdiction du diesel : les villes allemandes engagées dans une course contre la montre

Le tribunal administratif fédéral de Leipzig a jugé, mardi, que les grandes villes avaient le droit d’interdire la circulation des voitures diesel polluantes.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 11h39
    |

                            Cécile Boutelet (Berlin, correspondance)








                        



                                


                            

La décision est un tournant dans l’histoire de la mobilité et du diesel en Allemagne. Mardi 27 février, le tribunal de Leipzig, la plus haute juridiction administrative allemande, a décidé que les villes pourraient à l’avenir interdire aux vieux véhicules diesel de circuler, afin de lutter contre la pollution de l’air.
Par cet arrêt, qui a des conséquences dans tout le pays, les juges ont tranché en faveur de la petite association environnementale Deutsche Umwelthilfe contre les autorités des puissantes cités de Stuttgart et de Düsseldorf : celles-ci affirmaient que les interdictions n’étaient pas conformes au droit.
Pour des millions d’automobilistes allemands, il y aura un avant et un après Leipzig. Désormais, tout propriétaire d’un véhicule équipé d’un moteur diesel antérieur à la norme Euro 6 pourrait être contraint de le laisser au garage. Les conséquences économiques et sociales sont potentiellement considérables : sur les 15 millions de véhicules diesel en circulation outre-Rhin, presque dix millions sont dans ce cas.
La grande majorité des flottes d’entreprise est composée de véhicules équipés avec cette motorisation. Les automobilistes qui roulent au diesel sont aussi en général ceux qui font le plus de kilomètres ; ce sont ceux qui parcourent les plus longues distances entre leur travail et leur domicile. Non seulement ils pourront, sauf exception, être empêchés de circuler, mais leur véhicule a perdu, depuis mardi, une grande partie de sa valeur.
Course contre la montre
Les ventes de diesel, déjà en chute libre outre-Rhin, pourraient encore reculer. Une catastrophe pour l’industrie automobile – la première du pays –, qui répète depuis deux ans que le diesel, malgré les scandales, est encore une technologie d’avenir.
Que ces interdictions soient conformes au droit ne signifie pas forcément qu’elles seront appliquées. Face à l’émotion qu’a suscité la décision, la ministre de l’environnement, Barbara Hendricks, a...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ L’alerte « grand froid » est maintenue dans les trois quarts du pays. Météo France prévoit des chutes de neige et de pluies verglaçantes d’ici jeudi matin dans le Sud.
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Météo : 47 départements en vigilance orange neige-verglas

L’alerte « grand froid » est maintenue dans les trois quarts du pays. Météo France prévoit des chutes de neige et de pluies verglaçantes d’ici jeudi matin dans le Sud.



Le Monde
 |    28.02.2018 à 03h12
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 12h51
   





                        



   


L’offensive du froid, qui a atteint mardi 27 février son pic, a provoqué une quatrième mort en France, celle d’une personne âgée dans l’Ain, alors que les trois quarts du pays ont été placés en alerte « grand froid ». Aux premières heures du jour, le corps d’une nonagénaire, vraisemblablement morte de froid, a été trouvé par un livreur à Belley (Ain) devant le portail de la maison de retraite où elle résidait.
La majeure partie du pays est restée gelée tout au long de la journée avec des températures maximales de – 4 °C à 0 °C en plaine.
Météo France a porté mercredi midi à 47 le nombre de départements placés en vigilance orange en raison des chutes de neige et de pluies verglaçantes prévues d’ici jeudi matin dans le Sud. Dans la matinée, deux départements ont été retirés de la liste mais 36 autres ont été ajoutés, de la Bretagne à la Bourgogne en passant par la région parisienne, a précisé l’agence dans son dernier bulletin.
Pour les autorités, outre les personnes à la santé fragile, la priorité restait la mise à l’abri des personnes vivant dans la rue. Ainsi à Paris, dans la nuit de lundi à mardi, 169 personnes ont été hébergées dans un centre d’accueil d’urgence ouvert porte de la Villette. A Calais, le dispositif de « mise à l’abri » des migrants a été activé dans le cadre du « Plan Grand Froid », pour la 39e fois depuis le 9 décembre.

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                Vague hivernale : « Le froid n’a pas besoin d’être très intense pour présenter un risque pour la santé »



Appel au civisme
La ministre de la santé Agnès Buzyn en a appelé au civisme. « Si je peux demander un service aux Français, c’est d’appeler le 115 [le numéro du Samusocial] quand ils voient une personne à la rue car elle-même n’a pas forcément [ce] réflexe », a-t-elle dit.
Une cinquantaine d’élus d’Ile-de-France ont décidé de passer la nuit de mercredi à jeudi dans les rues de la capitale pour réclamer symboliquement une meilleure prise en charge des sans-abri, avec un mot d’ordre : « Plus personne dehors ». Ils entendent dénoncer un « déni de dignité et de solidarité » et « l’explosion (…) inacceptable » du nombre de sans domicile en France. Fin janvier, le secrétaire d’Etat à la cohésion des territoires Julien Denormandie avait provoqué un tollé en parlant d’une « cinquantaine d’hommes isolés en Ile-de-France » alors qu’ils seraient plusieurs milliers.
Mardi soir, le ministère de la cohésion des territoires a annoncé que le nombre de départements concernés par le Plan Grand Froid passait de 68 à 72 et que 5 647 places supplémentaires pour les sans-abri avaient été créées, dont 1 926 à Paris.
Comme de nombreuses autres villes de France, à Strasbourg, où le mercure affichait – 7°C dans la nuit de lundi à mardi et jusqu’à – 12°C ressentis, les associations caritatives, Croix-Rouge et Restos du Cœur, assurent des maraudes nocturnes. « La soupe et le café sont un prétexte pour aller à la rencontre des personnes. L’objectif n°1 est d’être un lien social avec ceux qui dorment dehors », explique Gaëlle, 32 ans, bénévole des Restos du cœur.
Redoux « brutal » attendu
Météo France prévoit un redoux « brutal » en fin de semaine dans le sud qui devrait se diffuser progressivement sur le reste du pays avant un week-end printanier.
Après des chutes de neige sur Bastia et la promenade des Anglais à Nice lundi, la baie d’Ajaccio s’est réveillée le lendemain sous un manteau blanc, du jamais vu depuis 1986, selon Météo France. Conséquence : les vols au départ et à destination d’Ajaccio et de Figari ont été suspendus momentanément.
Sur le front énergétique, les centrales nucléaires restent très sollicitées. Dans la Drôme, EDF a décidé de repousser, en raison de la vague de froid, la visite de maintenance de l’unité de production n°4 de la centrale de Tricastin. « La disponibilité de la centrale du Tricastin, qui contribue à hauteur de 6 % à la production d’électricité d’origine nucléaire française, est indispensable », a dit EDF.

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                Comment le réseau électrique français fait face à la vague de froid



Après un mois de janvier historiquement doux et un début février neigeux, cet épisode de froid est marquant en raison de son caractère tardif. La France n’avait pas connu pareille vague de froid à cette période de l’année depuis 2005.
Le « phénomène Moscou-Paris » comme le désignent les spécialistes, a balayé toute l’Europe, faisant plus d’une vingtaine de morts depuis trois jours.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ La région arctique enregistre des températures supérieures de 30 degrés aux normales saisonnières, un phénomène lié à la vague de froid qui touche l’Europe, dit Météo France.
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Pic de « douceur » au pôle Nord

La région arctique enregistre des températures supérieures de 30 degrés aux normales saisonnières, un phénomène lié à la vague de froid qui touche l’Europe, dit Météo France.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 22h39
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 07h25
   





                        



   


Alors que l’Europe est touchée par une vague de froid tardive, le pôle Nord a connu un pic de chaleur avec des températures 30 degrés au-dessus des normales saisonnières, un phénomène exceptionnel qui s’inscrit sur fond de réchauffement de la région.
Le thermomètre a affiché jusqu’à − 35 °C dans certaines régions du centre de la Russie dimanche 25 février, − 12 °C en Pologne ou encore − 10 °C dans l’est de la France. Pendant ce temps, l’Arctique enregistrait des températures positives du fait de la présence d’un air doux. « On estime qu’il fait à peu près zéro degré Celsius au niveau du pôle Nord », a expliqué, mardi, Etienne Kapikian, prévisionniste chez Metéo France.
Ce pic de « douceur » est « directement lié » à la vague de froid en Europe, a-t-il ajouté. Il s’est produit « une situation de blocage anticyclonique sur le nord de la Scandinavie (…) avec une remontée d’air doux de l’Islande vers le pôle Nord, d’un côté, et, de l’autre côté de l’anticyclone, des descentes d’air froid de l’Oural et de la Russie occidentale vers l’Europe de l’Ouest », précise le prévisionniste.
6,2 °C au Groenland
Pour avoir une mesure plus précise, il faut aller à l’extrême nord du Groenland, où « on a relevé dimanche 6,2 °C », ajoute M. Kapikian. « C’est une valeur exceptionnelle, à peu près 30 °C au-dessus des normales de saison, voire 35 °C pour cette mesure très précise », poursuit-il.
Un épisode exceptionnel mais désormais plus récurrent : « Des températures positives près du pôle Nord en hiver ont été relevées quatre fois entre 1980 et 2010. (…) Elles ont à présent été relevées au cours de quatre des cinq derniers hivers », explique à l’Agence France-Presse (AFP) Robert Graham, climatologue à l’Institut polaire norvégien.
« On a un hiver exceptionnel sur l’Arctique, l’hiver précédent l’avait déjà été et on ne prend pas trop de risque en disant que le suivant le sera. (…) La tendance de fond est très claire, (…) c’est le réchauffement de l’Arctique », renchérit M. Kapikian.

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                En Arctique, la température excède la normale de 20 °C



La banquise se réduit
Ce phénomène est-il pour autant attribuable au dérèglement global du climat ? « Il est difficile de dire qu’un événement est lié au réchauffement climatique. Mais cette tendance que nous voyons, un Arctique chaud, un continent froid, peut être liée au changement climatique », répond Marlene Kretschmer, climatologue à l’Institut de Potsdam (Allemagne) pour la recherche sur le changement climatique.
Ces épisodes de hausse des températures ne sont pas une bonne nouvelle pour la banquise, dont la surface n’a jamais été aussi réduite pour la saison depuis le début des mesures il y a plus de cinquante ans.

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                Douceur anormale sur l’Arctique, plus de 0 °C au pôle Nord



Autour de l’archipel norvégien de Svalbard, à l’est du Groenland, la surface de glace mesurée lundi était de 205 727 km2, soit moins de la moitié de la superficie moyenne sur la période 1981-2010, selon des données norvégiennes. De façon plus globale, les climatologues estiment probable de voir l’océan Arctique libre de glace, d’ici à 2050, pendant l’été.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ La réserve mondiale de semences du Svalbard, sorte d’arche de Noé végétale, a franchi le million d’échantillons de graines en stock à l’occasion de son 10e anniversaire.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Pour le gouvernement et le gestionnaire du réseau, il n’y aura pas de coupure d’électricité. Mais la France devra en importer pour satisfaire sa consommation.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Comment le réseau électrique français fait face à la vague de froid

Pour le gouvernement et le gestionnaire du réseau, il n’y aura pas de coupure d’électricité. Mais la France devra en importer pour satisfaire sa consommation.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 16h05
 • Mis à jour le
28.02.2018 à 07h27
    |

                            Nabil Wakim








                        



   


De la neige en Provence, des vents glaciaux à Paris, du froid dans tout le pays : pour faire face à cette inhabituelle vague venue de Sibérie, les Français montent la température de leurs radiateurs. Ce réflexe a un effet immédiat sur la consommation d’électricité, qui atteint des niveaux très élevés, particulièrement en fin de journée, entre 18 h 30 et 21 heures.
Le gestionnaire du réseau de transport d’électricité, RTE, assure qu’il n’y a « pas d’inquiétude particulière concernant la sécurité de l’alimentation électrique de la France cette semaine ». Mais la CGT, premier syndicat à EDF, estime que « la fragilité du système électrique » est « anormale ». 
La France va-t-elle connaître des coupures d’électricité ?
La réponse est non. « Il n’y aura pas de coupure d’électricité, ni pour les ménages ni pour les entreprises », a assuré Brune Poirson, secrétaire d’Etat à la transition écologique et solidaire, lundi 26 février, en visite à RTE.
En France, 72 % de la production électrique est assurée par les centrales nucléaires, 12 % par les barrages hydroélectriques, 10 % par le gaz et le charbon, le reste étant notamment assuré par l’éolien et le solaire.
Selon RTE, ces moyens de production « permettent de couvrir les besoins électriques de la France et offrent des marges suffisantes, sans avoir à recourir à des solutions dites “exceptionnelles” », comme une baisse de la tension, par exemple. Mais pour éviter une surcharge du réseau, la France recourt à deux procédés.

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                Les trois quarts de la France en plan Grand Froid, les autorités en alerte



D’une part, l’effacement, qui consiste à réduire ou à reporter de façon volontaire la consommation par certaines entreprises. RTE encourage également les particuliers à être prudents sur leur consommation d’électricité et à modérer leurs usages. Et recommande d’éteindre la lumière dans les pièces inoccupées et de modérer sa consommation durant les heures de pointe, le matin et autour de 19 heures.
D’autre part, les importations, qui permettent d’acheter de l’électricité produite dans d’autres pays européens.
Pourquoi le pays est-il si sensible aux vagues de froid ?

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                Pour diminuer la part du nucléaire, EDF mise sur le solaire



La France est, de très loin, le pays européen le plus sensible aux températures négatives. En cause, le nombre très important de radiateurs électriques et l’isolation insuffisante d’une partie des bâtiments anciens. Le schéma est toujours le même : plus la température baisse, plus les radiateurs tirent sur le réseau électrique.
« Pour chaque degré franchi au-dessous des normales de saison, c’est comme si on ajoutait l’équivalent de la consommation de Paris intra muros », explique Jean-Paul Roubin, directeur national de l’exploitation à RTE. Exprimé autrement, c’est l’équivalent de deux réacteurs nucléaires qu’il faut mobiliser.
Une spécificité française : Jean-Paul Roubin souligne que la France représente « 50 % de la thermosensibilité européenne ». Nos voisins allemands, par exemple, sont peu équipés en radiateurs électriques et ne connaissent pas le même type d’inquiétudes sur le réseau.
Chaque année, entre décembre et février, le radiateur électrique représente à lui seul 29 % de la consommation.
Mais cette dépendance tend à se réduire depuis quelques années, souligne Pierre Leplatois, analyste à SIA Partners et expert des réseaux électriques. « On commence à voir les effets du changement de réglementation en 2012, les nouveaux bâtiments construits consomment moins », explique-t-il.
La France est-elle capable de produire assez d’électricité ?
« Le parc de production français disponible en ce début de semaine couvre tout juste le besoin de consommation. On doit donc importer de l’électricité pour satisfaire nos besoins », dit Jean-Paul Roubin.
La France importe notamment de l’électricité d’Allemagne et d’Espagne pendant les pics de consommation du matin et du soir. Ces deux pays ont des habitudes et des pics de consommation très différents de l’Hexagone.

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C’est précisément ce besoin d’importation qui est critiqué par les syndicats à EDF, selon lesquels le système électrique français est au bord de l’implosion. La CGT estime que « l’indépendance énergétique de la France est en danger ». De fait, mardi 27 au matin, entre 6 heures et 7 heures, la France importait quasiment le maximum de ce qu’elle peut importer, tout en mobilisant une grande partie de ses capacités de production.
Mais la situation est bien meilleure que lors du pic de l’hiver 2012 : les températures étaient descendues plus bas encore et, surtout, depuis, la France a installé plusieurs milliers d’éoliennes. « On a une configuration plutôt favorable, assure Pierre Leplatois. Même si le parc nucléaire n’est pas très disponible, on a un appui très important de l’éolien et une grande disponibilité des centrales au gaz. »

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Pour éviter des difficultés, EDF a prévu de reporter des opérations de maintenance sur les réacteurs nucléaires de Gravelines (Nord) et du Tricastin (Drôme et Vaucluse) pour les maintenir en production.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Le 12 octobre 2017, huit activistes de Greenpeace avaient été interpellés pour avoir pénétré dans la centrale de Cattenom (Moselle) afin d’alerter sur la vulnérabilité des sites nucléaires.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Greenpeace : des militants entrés sur le site d’une centrale condamnés à des peines de prison ferme

Le 12 octobre 2017, huit activistes de Greenpeace avaient été interpellés pour avoir pénétré dans la centrale de Cattenom (Moselle) afin d’alerter sur la vulnérabilité des sites nucléaires.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 15h09
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 22h48
   





                        



   


Un tribunal français a condamné mardi 27 février à des peines allant de cinq mois de prison avec sursis à deux mois ferme huit militants de Greenpeace qui s’étaient introduits dans la centrale nucléaire de Cattenom (Moselle) en octobre ainsi qu’un responsable de l’ONG.
Greenpeace France, représentée par son directeur général, Jean-François Julliard, a écopé pour sa part d’une amende de 20 000 euros. Les militants étaient poursuivis pour « intrusion en réunion et avec dégradation dans l’enceinte d’une installation civile abritant des matières nucléaires ».
« On assume cette action »
Des peines de six mois avec sursis avaient été requises à l’encontre de six des militants et du responsable de la campagne nucléaire de l’ONG, Yannick Rousselet. Six mois ferme avaient été, en outre, demandés à l’encontre de deux adhérents de l’ONG, déjà condamnés pour s’être introduits sur deux autres sites nucléaires en France.
« On assume cette action, on sait qu’elle était illégale (…), mais il y avait une raison très précise qui était de dénoncer les failles de sécurité », déclarait avant l’audience M. Julliard, qui comparaissait au côté des militants en tant que représentant de l’ONG. « C’est EDF qui devrait être sur le banc des accusés. Finalement, on a fait un audit gratuit », a renchéri un responsable de la campagne antinucléaire de l’ONG, Yannick Rousselet, poursuivi pour complicité.
« On est des lanceurs d’alerte avant tout », a dit Maxime, un militant antinucléaire de 35 ans, parmi cent quarante militants de Greenpeace qui brandissaient des drapeaux de l’organisation écologiste aux abords de l’hôtel de ville de Thionville. « Ce qu’on a fait n’est pas si grave en comparaison avec les risques que prend l’exploitant en laissant les piscines non protégées des actes de malveillance », a-t-il soutenu.
Alerter sur la vulnérabilité des sites nucléaires
Le 12 octobre, à l’aube, huit activistes de Greenpeace avaient été interpellés pour avoir pénétré dans la centrale afin d’alerter sur la vulnérabilité des sites nucléaires. Ils avaient diffusé sur le compte Twitter de l’organisation écologiste la vidéo d’un feu d’artifice, qu’ils disent avoir tiré tout près du bâtiment abritant la piscine à combustible. La préfecture de la Moselle et EDF avaient déclaré que les militants n’avaient pas accédé à la zone nucléaire.

Deux jours plus tôt, un rapport d’experts mandatés par Greenpeace établissait que les piscines de stockage de combustible usé étaient particulièrement vulnérables aux attaques extérieures.
Une nouvelle intrusion, sur le site nucléaire de Cruas-Meysse, en Ardèche, de vingt-deux activistes de Greenpeace, le 28 novembre, avait entraîné la création d’une commission d’enquête parlementaire sur « la sûreté et la sécurité des installations nucléaires » à l’initiative des députés LRM.

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En 2014, cinquante-cinq militants de l’organisation écologiste furent condamnés à deux mois de prison avec sursis pour s’être introduits dans la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin). Neuf autres furent condamnés à des peines de six mois de prison avec sursis pour une action similaire en 2011 à Nogent-sur-Seine (Aube).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Le gouvernement a minimisé la portée de cette décision, affirmant que les interdictions de circulation restaient « évitables ».
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Allemagne : la justice ouvre la voie aux interdictions des vieux véhicules diesel en ville

Le gouvernement a minimisé la portée de cette décision, affirmant que les interdictions de circulation restaient « évitables ».



Le Monde
 |    27.02.2018 à 12h35
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 17h31
   





                        



   


C’est une décision qui réjouit les associations de protection de l’environnement, plonge des millions d’automobilistes dans l’incertitude, fragilise les puissants constructeurs du pays et embarrasse les autorités allemandes. Le tribunal administratif fédéral de Leipzig a jugé, mardi 27 février, que les grandes villes avaient le droit d’interdire la circulation des voitures diesel polluantes, un jugement qui pourrait concerner 12 millions de véhicules dans le pays.
Les juges de Leipzig avaient été saisis par les autorités du Bade-Wurtemberg et de la Rhénanie du Nord-Westphalie, deux Länder où l’industrie automobile est très présente, contre des interdictions imposées par des juridictions locales aux villes de Stuttgart et Düsseldorf.
Que dit l’arrêt de la Cour administrative ?
La Cour administrative fédérale, installée à Leipzig, a confirmé deux décisions de justice contraignant les autorités régionales à interdire les véhicules diesel les plus anciens à Stuttgart et Düsseldorf pour assainir l’air.
Dans le détail, l’arrêt très attendu de la Cour prévoit des délais d’application, des exceptions pour les artisans et une mise en place progressive de telles interdictions. Ainsi, à Stuttgart, elles ne pourront pas entrer en vigueur avant septembre 2019 pour les voitures diesel de norme Euro 5, commercialisées jusqu’en 2015.
Mais les magistrats balaient nettement l’argument des Etats-régions concernés, qui affirmaient ne pas pouvoir agir sans loi nationale : ils lèvent ainsi l’obstacle planant sur de telles mesures dans d’autres villes tout aussi polluées.
Une victoire pour les écologistes
« C’est un grand jour pour l’air pur », s’est réjoui mardi Jürgen Resch, le chef de l’association de protection de l’environnement Deutsche Umwelthilfe (DUH). Celle-ci était à l’origine des interdictions de circulation des véhicules non conformes aux dernières normes les jours de forte pollution, ordonnées par des tribunaux locaux de Stuttgart et Düsseldorf.
Une décision que contestaient les constructeurs automobiles : une interdiction totale pourrait entraîner une décote sur le marché de l’occasion et une hausse du coût des contrats de location, qui sont indexés sur la valeur résiduelle des véhicules.
Pour lancer cette procédure, l’association DUH s’était appuyée sur le fait que les niveaux de particules enregistrés à Stuttgart et Düsseldorf n’étaient pas conformes aux normes européennes d’émissions d’oxyde d’azote (NOx). Les véhicules roulant au gazole sont considérés comme majoritairement responsables de la pollution aux oxydes d’azote, qui favorisent les maladies respiratoires et cardiovasculaires.
« La voie est enfin libre pour protéger la santé des gens », s’est aussi félicité mardi Niklas Schinerl, porte-parole de Greenpeace. « Chaque ville peut désormais défendre le droit de ses citoyens à un air pur ».
L’an dernier, quelque 70 villes allemandes présentaient encore des taux de dioxyde d’azote supérieurs au seuil annuel moyen de 40 microgrammes/m3 édicté par l’Union européenne, d’après l’Office fédéral de l’environnement. Munich, Stuttgart et Cologne sont les plus touchées.

   


L’embarras de Berlin
Soucieux depuis des mois d’éviter de telles interdictions de véhicules, politiquement très impopulaires et lourdes de conséquences pour les puissants constructeurs automobiles allemands, le gouvernement s’est efforcé mardi de minimiser la portée de l’arrêt de la Cour administrative fédérale.
La chancelière Angela Merkel a rappelé que la décision ne visait pas « tout le territoire » ni « tous les automobilistes », tandis que sa ministre de l’environnement, Barbara Hendricks, a jugé que les interdictions de circulation restaient « évitables ».
« Mon objectif reste d’éviter que de telles interdictions de circulation entrent en vigueur », a-t-elle déclaré. « Les Etats-régions, les communes et l’Etat fédéral » disposent « de nombreux instruments » pour améliorer la qualité de l’air, a-t-elle ajouté.
« Nous allons discuter de ce que nous pouvons faire », a renchéri son homologue aux transports, le conservateur Christian Schmidt. Selon lui, le nouveau gouvernement en gestation va affiner « dans les deux semaines » sa politique en la matière.
Outre la justice allemande, Berlin est sous la pression directe de la Commission européenne, qui menace l’Allemagne de poursuites si elle ne lutte pas plus vigoureusement contre la pollution.

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Pression accrue sur les constructeurs automobiles
Cette décision de la justice allemande accroît la pression sur l’industrie automobile, sommée de rendre les véhicules diesel plus propres. « Les villes ne veulent pas d’interdictions de circulation », a rappelé Markus Lewe, président de la Fédération des communes allemandes (Städtetag), en exhortant les constructeurs automobiles à faire davantage.
Les constructeurs tels que Volkswagen, Daimler et BMW ont mis en place, dans le sillage du scandale des moteurs truqués de VW, des primes à l’achat de véhicules plus propres et entamé une mise à jour logicielle de millions de véhicules roulant au diesel pour en réduire les émissions polluantes. Une initiative qui n’est toutefois possible que sur les véhicules équipés de systèmes de gestion s’appuyant sur des logiciels. Associations de protection de l’environnement et communes appellent désormais les constructeurs à aller plus loin en acceptant de modifier en profondeur le système de filtration des gaz d’échappement.
Quelque 15 millions de véhicules diesel circulent en Allemagne, premier marché automobile d’Europe, et seulement 2,7 millions d’entre eux seraient équipés de la dernière technologie Euro 6 en date.
A la Bourse de Francfort, Volkswagen, numéro un européen du secteur automobile, perdait près de 1,8 % à la mi-journée. Au même moment, BMW cédait 0,91 % ; à Paris, Renault abandonnait 0,4 % et PSA réduisait ses gains à 0,19 %.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Connectée et écologique, cette nouvelle zone d’urbanisation doit concrétiser le projet phare de la « nouvelle ère du socialisme à caractéristiques chinoises ».
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Xiong’an, la ville du futur dont rêve le président chinois Xi Jinping

Connectée et écologique, cette nouvelle zone d’urbanisation doit concrétiser le projet phare de la « nouvelle ère du socialisme à caractéristiques chinoises ».



Le Monde
 |    27.02.2018 à 11h57
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 12h22
    |

            Brice Pedroletti (Xiong'an, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Sur les reproductions en images de synthèse qui circulent dans les bureaux d’urbanisme chinois, elle se présente comme une ville rectangulaire à structures relativement basses et compactes, quadrillée par des avenues. Quelques canaux la traversent pour rejoindre, vers le sud, l’immense complexe de lacs et de marais de Baiyangdian, qui s’étendent sur 340 kilomètres carrés, la plus vaste zone humide de Chine du nord-est, dans la province du Hebei, à 120 kilomètres au sud-ouest de Pékin.
Rien de futuriste, rien de trop occidental : les agences d’architecture étrangères ont été conviées à un « appel à idées », mais pas au-delà. Les concepteurs seront essentiellement chinois. Cette ville encore à l’état de plan préfigure la « nouvelle zone de Xiong’an », dont le président chinois Xi Jinping veut faire le projet phare de sa « nouvelle ère du socialisme à caractéristiques chinoises », inaugurée par le 19e Congrès du parti communiste, en octobre 2017.
Dans un discours tenu fin février devant les membres du Comité permanent, l’instance suprême du parti, le numéro un chinois a appelé à faire naître à Xiong’an un « développement de haute qualité », à créer une zone qui puisse accueillir « les fonctions non capitales de Pékin » et une ville « à caractéristiques chinoises, verte et à faible intensité carbone ». Les « fonctions non capitales » désignent certaines administrations et institutions publiques, les sièges de société et des institutions d’éducation et de recherche.
Une « stratégie sur mille ans »
Xiong’an est par définition un projet politique, puisqu’il en va du prestige de M. Xi, qui fit justement ses premières armes comme jeune chef de parti dans un district reculé du Hebei. Pour piloter la nouvelle zone, le parti a choisi Chen Gang, un fringant quinquagénaire de formation scientifique. L’enjeu est de doter cette province connue pour ses industries lourdes et ses centrales thermiques,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Voyant que rien n’était fait pour eux, Frédéric Loinard, l’édile de Colleville-Montgomery (Calvados), a ouvert lundi un gymnase en urgence.
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Grand froid : les migrants de Ouistreham accueillis par le maire d’une commune voisine

Voyant que rien n’était fait pour eux, Frédéric Loinard, l’édile de Colleville-Montgomery (Calvados), a ouvert lundi un gymnase en urgence.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 12h19
   





                        



   


« Il y avait urgence à agir, alors on a agi. » Frédéric Loinard, le maire de Colleville-Montgomery, dans le Calvados, a ouvert un gymnase, lundi 26 février, pour accueillir temporairement les jeunes migrants de la ville voisine de Ouistreham, rapporte Liberté Caen.
En prévision de la vague hivernale qui touche la France, le plan grand froid a été activé dans le département, et le préfet a ouvert vingt places supplémentaires en hébergement d’urgence le 23 février. Pourtant, ce sont près d’une centaine de migrants qui dorment depuis plusieurs mois dans les bois de Ouistreham.

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Voyant que rien n’était fait pour eux, Frédéric Loinard, assuré du soutien de son conseil municipal, qui lui a dit sa « fierté » de le voir agir ainsi, a pris en main l’urgence humanitaire. « Je ne pouvais pas laisser ces jeunes gens dehors […], je voulais pouvoir dormir tranquille, alors j’ai pris la décision d’ouvrir cet accueil temporaire dans le gymnase. Il m’est seulement devenu impossible de rester insensible. »
Sans accord préalable
Frédéric Loinard, qui assure « ne pas faire ça contre la ville de Ouistreham », dont le maire est opposé à la présence d’un centre d’hébergement dans sa commune, a ouvert les portes du gymnase municipal sans accord préalable. « La préfecture m’a dit que j’aurais dû les prévenir en amont, pour respecter un process… Mais il y avait urgence à agir. » Et de préciser que l’accueil ouvert depuis ce lundi soir, « ne l’est que de manière temporaire, jusqu’au terme du plan grand froid ».
Dans un communiqué, le Collectif d’aide aux migrants de Ouistreham explique :
« Monsieur le curé de Ouistreham nous a aidés à monter cette opération, et les Restos du cœur participent avec nous à la logistique et nous fournissent les duvets. Emmaüs, de son côté, prend dix jeunes chaque soir depuis plusieurs semaines. »
Lundi soir, les habitants de Colleville et les bénévoles du Collectif d’aide aux migrants de Ouistreham ou des Restos du cœur se sont affairés pour amener tout le nécessaire afin d’accueillir les jeunes migrants. Les vestiaires ont été équipés de lits de camp et de duvets.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ La grande métropole de l’Asie du Sud-Est était encore récemment considérée comme un « modèle » régional pour la qualité de son air.
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Bangkok fait face à des pics de pollution alarmants

La grande métropole de l’Asie du Sud-Est était encore récemment considérée comme un « modèle » régional pour la qualité de son air.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 10h55
    |

            Bruno Philip (Bangkok, correspondant en Asie du Sud-Est)








                        



                                


                            

« Ça ne peut pas continuer comme ça : Bangkok est en train de s’asphyxier ! » C’est le cri d’alarme poussé, le 22 février, par le directeur de Greenpeace Thaïlande, Tara Buakamsri. Un peu plus tôt, des militants de son organisation avaient remis à un représentant du premier ministre un « cadeau » symbolisant le caractère d’urgence de la situation : un énorme sablier. Les trois jeunes gens, porteurs de masques antipollution et croulant sous le poids de l’objet, l’avaient prié de le remettre au général Prayuth Chan-ocha, chef de la junte militaire au pouvoir depuis le coup d’Etat militaire du printemps 2014.
Depuis le début de l’année, alors qu’elle avait plus ou moins bien réussi jusqu’à présent à éviter le sort des villes « chambre à gaz » de Chine, d’Inde ou d’Indonésie, Bangkok connaît des pics de pollution alarmants. Depuis janvier, dans la capitale de la Thaïlande, le taux de particules fines dites PM2,5 – d’un diamètre inférieur ou égal à 2,5 micromètres, celles qui pénètrent le plus en profondeur dans les poumons – a généralement excédé les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (ne pas dépasser 50 µm/m3 plus de trois jours par an).
A titre de comparaison, l’indice de qualité de l’air à Bangkok était, mardi 27 février en fin de matinée, de 153 (niveau « malsain »), alors que Paris affichait 60 au même moment.
Les raisons de cette dégradation sont clairement identifiées. L’une des principales est l’augmentation exponentielle de véhicules, dans l’une des villes les plus embouteillées de la planète : 9,5 millions, pour une population d’environ 10 millions d’habitants. En 2005, il y en avait presque deux fois moins. Selon le département des transports urbains, la mégapole compterait aujourd’hui 4,3 millions de voitures et 3,5 millions de motos, outre les bus et les camions.
Phénomène cumulatif
Une autre source majeure de pollution est la concentration toujours plus forte de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ La France peine à réduire sa dépendance aux pesticides, faute de pouvoir convaincre les agriculteurs que des alternatives crédibles existent.
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Pourquoi l’usage des pesticides persiste malgré leur dangerosité ?

La France peine à réduire sa dépendance aux pesticides, faute de pouvoir convaincre les agriculteurs que des alternatives crédibles existent.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 10h20
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 11h51
    |

            Maxime Vaudano








                        



   


Glyphosate, contamination des fruits et légumes, de l’air, des cours d’eau, menaces pour les abeilles… Les débats sur les pesticides se concentrent souvent sur les risques qu’ils font peser sur la santé et l’environnement. Et pourtant, leur utilisation perdure. Pour le comprendre, il faut saisir le rôle que jouent ces produits dans notre agriculture, encore aujourd’hui très dépendante.
A quoi ça sert ?
Egalement appelés « produits phytosanitaires », les pesticides servent à protéger les cultures agricoles contre différentes menaces, afin de limiter les risques de perte de récoltes et donc d’améliorer le rendement.
Les agriculteurs utilisent principalement :
des herbicides, pour désherber les cultures, afin de lutter contre les mauvaises herbes qui viennent concurrencer les légumes et les céréales (c’est le type de pesticide le plus utilisé, avec en moyenne 1,2 à 2,9 doses par hectare) ;des insecticides, pour repousser les insectes et parasites qui s’attaquent aux cultures, comme les mouches qui pondent dans les fruits (entre 0 et 2 doses par hectare) ;des fongicides, pour lutter contre les champignons, qui provoquent des maladies sur les plantes (entre 0 et 1,7 dose par hectare).
Il existe aussi des produits moins populaires pour lutter contre les acariens (acaricides), les oiseaux (avicides), les escargots et limaces (molluscicides), les vers ronds (nématicide), les rongeurs (rodenticide) et même les poissons (piscicide). Au total, quelque 4 000 produits phytosanitaires sont autorisés sur le sol français.
Le type de pesticide utilisé dépend de la nature de la culture et des menaces identifiées par les agriculteurs. Ainsi, la pomme de terre est très souvent traitée avec des fongicides, car elle est extrêmement vulnérable au mildiou, un champignon qui la tue.


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		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15191415258.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15191415258.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15191415258 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Les cultures où les pesticides sont les plus présents
La valeur représente l'indicateur de fréquence des traitements (IFT), qui correspond au nombre moyen de doses homologuées par hectare de culture au cours d'une campagne culturale.

Source : Enquête sur les pratiques phytosanitaires en grandes cultures 2014 (Agreste)



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15191415258",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "bar",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
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				allowOverlap: true,
				format: "{y} ",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
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			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
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			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
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		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
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		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
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			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
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			to: "",
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				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:[" Pomme de terre"," Colza"," Betterave sucrière"," Blé tendre"," Pois protéagineux"," Orge"," Blé dur"," Canne à sucre"," Tournesol"," Maïs grain"," Triticale"," Maïs fourrage"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Herbicide",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        2.16
      ],
      [
        "",
        1.83
      ],
      [
        "",
        2.7
      ],
      [
        "",
        1.64
      ],
      [
        "",
        1.28
      ],
      [
        "",
        1.62
      ],
      [
        "",
        1.43
      ],
      [
        "",
        2.92
      ],
      [
        "",
        1.39
      ],
      [
        "",
        1.52
      ],
      [
        "",
        1.22
      ],
      [
        "",
        1.39
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Fongicide",
    "color": "#FFc832",
    "data": [
      [
        "",
        14.43
      ],
      [
        "",
        1.21
      ],
      [
        "",
        1.45
      ],
      [
        "",
        1.68
      ],
      [
        "",
        1.14
      ],
      [
        "",
        1.1
      ],
      [
        "",
        1.53
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        0.07
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        0.6
      ],
      [
        "",
        null
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Insecticide",
    "color": "#ff3232",
    "data": [
      [
        "",
        0.91
      ],
      [
        "",
        2.02
      ],
      [
        "",
        0.1
      ],
      [
        "",
        0.14
      ],
      [
        "",
        1.37
      ],
      [
        "",
        0.08
      ],
      [
        "",
        0.08
      ],
      [
        "",
        0.01
      ],
      [
        "",
        0.13
      ],
      [
        "",
        0.28
      ],
      [
        "",
        0.01
      ],
      [
        "",
        0.05
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Traitement des semences",
    "color": "#F19300",
    "data": [
      [
        "",
        0.78
      ],
      [
        "",
        0.88
      ],
      [
        "",
        0.99
      ],
      [
        "",
        0.95
      ],
      [
        "",
        0.82
      ],
      [
        "",
        0.93
      ],
      [
        "",
        0.97
      ],
      [
        "",
        null
      ],
      [
        "",
        0.91
      ],
      [
        "",
        0.9
      ],
      [
        "",
        0.8
      ],
      [
        "",
        0.92
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Autres",
    "color": "#28beaa",
    "data": [
      [
        "",
        0.64
      ],
      [
        "",
        0.57
      ],
      [
        "",
        0.03
      ],
      [
        "",
        0.53
      ],
      [
        "",
        0.03
      ],
      [
        "",
        0.51
      ],
      [
        "",
        0.21
      ],
      [
        "",
        0.83
      ],
      [
        "",
        0.33
      ],
      [
        "",
        0.13
      ],
      [
        "",
        0.11
      ],
      [
        "",
        0.03
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: 1,
		valueDecimals: 2,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: "",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Du côté des fruits, la pomme est beaucoup plus traitée que la pêche ou la prune :


	#container_15191425724{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15191425724{
		height:500px;
	}
	#container_15191425724 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15191425724 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15191425724.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15191425724.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15191425724 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Les cultures de fruits où les pesticides sont les plus présents
La valeur représente le nombre moyen de traitements aux pesticides.

Source : Enquête sur les pratiques phytosanitaires en arboriculture 2015 (Agreste)



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15191425724",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "bar",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y} ",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:"normal",
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Pomme","Pêche","Prune","Abricot","Cerise","Banane"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Fongicides et bactéricides",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        22.8
      ],
      [
        "",
        12.7
      ],
      [
        "",
        5.7
      ],
      [
        "",
        8.1
      ],
      [
        "",
        4.8
      ],
      [
        "",
        6
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Insecticides et acaricides",
    "color": "#FFc832",
    "data": [
      [
        "",
        9.1
      ],
      [
        "",
        7.8
      ],
      [
        "",
        4.2
      ],
      [
        "",
        2.7
      ],
      [
        "",
        3.4
      ],
      [
        "",
        null
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Herbicides",
    "color": "#ff3232",
    "data": [
      [
        "",
        2.2
      ],
      [
        "",
        1.8
      ],
      [
        "",
        1.7
      ],
      [
        "",
        1.7
      ],
      [
        "",
        1.1
      ],
      [
        "",
        3.7
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
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Contrairement à ce que voudrait une idée répandue, l’agriculture biologique peut, elle aussi, recourir à des pesticides : la moitié des fongicides utilisés chaque année le sont dans des exploitations bio. Si le soufre et le cuivre sont « sans chimie », ils peuvent quand même avoir des conséquences pour l’environnement et la santé.
Peut-on s’en passer ?
C’est le but du gouvernement français, qui est le seul en Europe à s’être fixé un objectif ambitieux de réduction de l’utilisation des pesticides : il vise une baisse de 50 % d’ici à 2025 par rapport à 2008. A en juger par la lenteur de l’évolution des pratiques, la démarche se révèle très compliquée. L’objectif, initialement fixé à 2018, a d’ailleurs dû être repoussé de sept ans. Il faut dire qu’avec 75 287 tonnes de produits phytopharmaceutiques, la France est un client particulièrement gourmand, qui se situe au huitième rang européen par hectare.

        Lire (en édition abonnés)  :
         

          Le plan du gouvernement pour réduire les pesticides



Le premier frein est économique : beaucoup d’agriculteurs craignent de perdre en rentabilité en abandonnant les pesticides. Un souci d’autant plus compréhensible que leurs revenus sont déjà souvent très bas. Pourtant, comme l’a montré un rapport d’experts remis fin 2017 au gouvernement, l’équation n’est pas toujours si simple.
Dans certaines exploitations, l’expérience a montré que les pesticides pouvaient être supprimés sans baisse de rendement – c’est particulièrement vrai pour les désherbants. En s’appuyant sur l’expérience du réseau de fermes expérimentales Dephy, les auteurs du rapport soulignent que les agriculteurs peuvent maintenir leur rendement (dans 94 % des cas) et leur revenu (78 %) en utilisant un tiers de pesticides en moins que la moyenne.
Beaucoup d’agriculteurs vaporisent des insecticides en prévision, comme une « assurance-récolte »
Les auteurs reconnaissent toutefois que la réduction des pesticides peut s’avérer beaucoup plus difficile pour certaines cultures (le blé, par exemple) et pour faire face à certains risques, comme l’émergence de nouveaux nuisibles, qui « rend parfois nécessaire le traitement ». En plus de cela, beaucoup d’agriculteurs vaporisent des insecticides en prévision d’une possible contamination, comme une « assurance-récolte »… même si cela s’avère in fine inutile dans la plupart des cas. Pour contrer ce comportement, une solution consisterait à mettre en place de véritables assurances, comme cela s’est fait en Italie en 2014.
La structure même du marché des pesticides pose aussi problème : beaucoup des coopératives et entreprises de négoce qui conseillent les agriculteurs sont dans une forme de conflit d’intérêts, puisqu’ils vendent aussi eux-mêmes des pesticides. Ils ont donc intérêt à les maintenir une dépendance à ces produits. Pour faire face à ce problème, le gouvernement envisage d’interdire prochainement la confusion entre ces deux activités.
La clé de la réduction de l’utilisation des pesticides réside toutefois dans la mise au point de solutions de substitution efficaces. Par exemple, les insecticides chimiques peuvent être remplacés par des filets de protection, des produits de confusion sexuelle ou des pièges à hormones.
Selon les spécialistes, c’est du côté des désherbants, comme le glyphosate, que l’étendue des alternatives est aujourd’hui suffisamment crédible pour envisager une réduction drastique de leur usage. Du grattoir à la désherbeuse mécanique, en passant par la projection de vapeur ou l’usage d’herbicides naturels, de nombreuses solutions sont déjà utilisées au quotidien par les communes françaises depuis qu’elles ont cessé d’utiliser du glyphosate, début 2017.
En signe de bonne volonté, la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et 35 partenaires ont d’ailleurs annoncé à l’occasion du Salon de l’agriculture 2018 la signature prochaine d’un « contrat de solutions », qui engagera les agriculteurs participants à trouver des alternatives aux pesticides grâce à l’aide des chambres d’agriculture, d’incitations financières et d’organismes comme l’Institut de recherche agronomique (INRA).

        Lire :
         

          Quelles sont les alternatives au glyphosate ?



L’autre axe consiste à utiliser la contrainte, en interdisant de plus en plus de produits. C’est ce que recommande le rapport remis au gouvernement à la fin de 2017. Ses auteurs préconisent de se concentrer sur les pesticides les plus dangereux, en pointant du doigt une vingtaine de substances autorisées mais très suspectes. A l’heure actuelle, les pesticides classés toxiques, très toxiques, cancérigènes, mutagènes ou reprotoxiques représentent encore 23 % des ventes.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 26/02/2018
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Les trois quarts de la France en plan Grand Froid, les autorités en alerte

Le phénomène « Moscou-Paris », qui s’accompagne de températures glaciales, perdurait mardi sur l’ensemble du pays.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 04h23
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 19h23
   





                        



   


Les trois quarts du pays en plan Grand Froid : autorités et associations étaient en alerte en France mardi 27 février, jour qui s’annonçait le plus glacial de cet hiver, avec une priorité, héberger les sans-abri.
« Si je peux demander un service aux Français, c’est d’appeler le 115 [le numéro du Samu social] quand ils voient une personne à la rue car elle-même n’a pas forcément (ce) réflexe », a lancé la ministre de la santé, Agnès Buzyn. Et de souligner :
« Aujourd’hui c’est intolérable de voir dormir des gens dans la rue. Beaucoup de réquisitions (de sites pour servir d’hébergement d’urgence) supplémentaires ont été faites pour cette semaine, et il faut impérativement orienter ces personnes via le 115 »
Lundi soir, le ministère de la cohésion sociale avait décidé de porter de 37 à 68 le nombre de départements concernés par le plan Grand Froid avec, à la clef, la création de 5 300 places supplémentaires pour les sans-abri dont 1 750 à Paris. Les gelées devaient rester quasi généralisées mardi sur une large part du territoire avec des températures n’excédant pas moins quatre à zéro degré en plaine.
Cette vague de froid a provoqué en France la mort d’au moins quatre personnes depuis dimanche. Le corps d’une nonagénaire, vraisemblablement morte de froid, a été trouvé mardi matin à Belley (Ain) devant le portail de la maison de retraite où elle résidait. Un sans-abri de 53 ans était mort lundi après-midi dans un champ à Grésy-sur-Aix (Savoie), alors que le thermomètre affichait − 3 à − 4 degrés.
Une bise glacée venue de Sibérie s’est abattue sur une grande partie de l’Europe depuis dimanche après-midi, avec des températures chutant à − 10 °C et − 18 °C en « ressenti » sous le vent.
Comme de nombreuses autres villes de France, à Strasbourg, où le mercure affichait − 7 degrés dans la nuit de lundi à mardi avec jusqu’à − 12 degrés ressentis, les associations caritatives, Croix-Rouge et Restos du cœur et leur proposer un hébergement dans un foyer ou un gymnase. « La soupe et le café sont un prétexte pour aller à la rencontre des personnes. L’objectif n° 1 est d’être un lien social avec ceux qui dorment dehors », explique Gaëlle, 32 ans, bénévole des Restos du cœur.
Ajaccio sous la neige
Et les flocons pourraient prendre le relais avec le radoucissement attendu en fin de semaine. Après des chutes de neige sur Bastia lundi, la baie d’Ajaccio s’est réveillée sous un manteau blanc, du jamais vu depuis 1986, selon Météo France. « #Neige A #Ajaccio, on a relevé 13 cm à 7 h du matin, la plus forte épaisseur depuis les 25 cm du 10 février 1986 ! », a précisé l’institut météorologique sur son compte Twitter, photos à l’appui.
En conséquence, les vols au départ et à destination d’Ajaccio et de Figari ont été suspendus. Lundi déjà, à Nice, de gros flocons avaient blanchi la célèbre promenade des Anglais et sa plage.

        Lire aussi :
         

          « Le froid n’a pas besoin d’être très intense pour présenter un risque pour la santé »



Sur le front énergétique, les centrales nucléaires restent très sollicitées. Dans la Drôme, EDF a décidé de repousser en raison de la vague de froid la visite de maintenance de l’unité de production n° 4 de la centrale de Tricastin qui devait débuter samedi dernier.
« La disponibilité de la centrale du Tricastin, qui contribue à hauteur de 6 % à la production d’électricité d’origine nucléaire française, est indispensable », a fait valoir EDF, laissant entendre que la situation énergétique était tendue.
Après un mois de janvier historiquement doux et un début février neigeux, cet épisode de froid est marquant en raison de son caractère tardif. La France n’avait pas connu une telle vague de froid à cette période de l’année depuis 2005.
Météo-France prévoit désormais un redoux « brutal » en fin de semaine dans le Sud qui devrait se diffuser progressivement sur le reste du pays avant un week-end printanier.
Loin de se cantonner aux frontières françaises, cette vague de froid que les spécialistes ont désigné comme le « phénomène Moscou-Paris » a balayé toute l’Europe, faisant au moins dix morts depuis trois jours.

        Lire aussi :
         

                Comment le réseau électrique français fait face à la vague de froid






                            


                        

                        


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Papouasie-Nouvelle-Guinée : une équipe d’évaluation envoyée sur la zone du séisme

Le pays a été frappé, lundi, par un tremblement de terre de magnitude 7,5. Les médias locaux font état d’une trentaine de morts et de plusieurs centaines de blessés.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 03h06
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 07h13
   





                        



   


Le puissant séisme de magnitude 7,5, qui a frappé lundi la Papouasie-Nouvelle-Guinée, aurait fait plus de trente morts, selon le décompte des médias locaux dévoilé mardi 27 février. Quelque 300 personnes auraient été blessées. Aucun bilan n’a, pour l’heure, été confirmé officiellement.
Une équipe d’évaluation, aidée de militaires, doit se rendre dans la région touchée par le tremblement de terre, dans la journée, pour mesurer l’ampleur des dégâts. « Des informations seront fournies au fur et à mesure qu’elles seront mises à disposition », a expliqué le secrétaire en chef du gouvernement, Isaac Lupari.
Zone riche en activités pétrolière et gazière
L’institut américain de géophysique, USGS, a situé l’épicentre du séisme à 90 km au sud de Porgera, dans la province montagneuse d’Enga, et à 35 km de profondeur. La secousse s’est produite à 3 h 45, heure locale. Aucun avis de tsunami n’a été émis.
La zone est riche en activités pétrolière et gazière. ExxonMobil PNG a fait savoir que certaines des installations de son usine gazière de Hides, dans la province frontalière de Hela, avaient été endommagées mais que les employés étaient sains et saufs. Le groupe a précisé que le personnel non essentiel serait évacué. Le groupe australien Oil Search a annoncé, de son côté, qu’il suspendait ses opérations dans la région, le temps d’évaluer les dégâts.
Les séismes sont fréquents en Papouasie-Nouvelle-Guinée, qui se trouve sur la « ceinture de feu » du Pacifique, où se rencontrent des plaques tectoniques, source de fréquente activité sismique et volcanique.



                            


                        

                        

